• Je suis furax. #Thinkerview a invité #Laurent_Obertone... et lui permet de dérouler sa pensée (il se présente comme #libertarien) avec très, trop peu de contradiction. Le nombre d’assertions fausses et des approximations est énorme, les glissements et sous entendus aussi. Le #factchecking de #CaptainFact n’y suffira pas et bien peu iront voir la vidéo sur ce support : https://captainfact.io/videos/gKE3


    La plupart du public ira seulement sur youtube et passera à côté de toutes les #fakenews. Pire, le côté gentil débat montre un mec sympa qui papote peinard et se marre avec un autre mec qui lui pose autant de questions promotionnelles (parler de son boulot, de ses précédents bouquins) que de questions tranquilles, et bien peu de contradictions.
    Selon sa présentation, Thinkerview a pour objectifs :
    – Mettre à l’épreuve les idées/discours en décelant leurs failles, leurs limites.
    (bah là c’est loupé)
    – Écouter les points de vue peu médiatisés afin d’élargir nos prismes de lecture.
    (peu médiatisé, c’est vite dit vu l’activité de la faschospère sur le web)
    – Appréhender toute la complexité des enjeux actuels et futurs de notre monde.
    (à force d’amalgames douteux ?)
    C’était la deuxième interview fleuve de l’après-midi pour thinkerview, le journaliste est fatigué, il fait même une pause pipi en pleine interview et porte ensuite, enfin, un peu plus de la contradiction, mais essentiellement à coup de « quelles sont vos sources ? ». Tout sourire, Obertone déroule tranquillement son rejet de la migration et de l’intégration sous couvert des « faits historiques », de « chiffres scientifiques » et surtout, très fier, de « sources bien placées » (il insistera dessus plusieurs fois).
    Obertone peinait à promouvoir son livre. L’interviewer n’explique même pas leur choix... C’est une cata....
    J’explique ça ici parce que sur twitter c’est essentiellement la fachosphere qui fait la promo de l’émission. Et ça marche quand même : déjà 81k de vues contre 37k pour « Terrorisme ou Légitime défense ? » avec Thibault de Montbrial, enregistrée elle aussi en direct quelques heures plus tôt.
    C’est la honte de laisser ça en ligne comme ça, de ne pas prendre ses responsabilités au vu de ce qui est affirmé, la théorie du #grand_remplacement et de la disparition de la « race blanche »...
    Ouaip, je suis furax !

    #migration #immigration #confusionnisme #nationalisme #protectionnisme #souverainisme #racisme

    • Pour qu’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : ça ne me gêne pas que Obertone, Chouard et autres soient invités, ça ne me gêne pas d’entendre des opinions différentes des miennes. Je suis pour la liberté de s’exprimer quand bien même je tente de déconstruire la #kyriarchie (je viens de découvrir ce mot/concept et le trouve très pratique !) Ce qui me gène c’est que la chaine se présente comme capable de « Mettre à l’épreuve les idées/discours en décelant leurs failles, leurs limites » et qu’elle ne le fasse pas. Et ici c’est très grave. Sans cette #déconstruction et l’indication claire de toutes les #manipulations (je crois qu’il détient le record chez @Captainfact), j’estime que laisser s’exprimer de telles idées, c’est collaborer à leurs progressions.

    • La solution pour rendre ça acceptable (même si personnellement, je pense qu’un mec de cet acabit qu’on voit partout à la télé et qui distille le même discours que Zemmour n’a pas besoin qu’on lui serve de nouveau la soupe sur une émission un peu underground du net) c’est que thinkerview devrait faire une video debrief en présentant les principales failles relevées sur captain fact. Et puis l’interviewer devrait faire un peu moins le malin et mieux préparer les interviews plutôt que de tout laisser reposer sur du « fact checking » a posteriori, qu’effectivement peu de monde va regarder.

    • devrait faire un peu moins le malin et mieux préparer les interviews plutôt que de tout laisser reposer sur du « fact checking » a posteriori, qu’effectivement peu de monde va regarder

      Oui c’est ça le problème principal, genre « je le fais parler longtemps et ensuite on va tout décortiquer », sauf que la majorité des gens ne vont regarder que l’interview.

    • Tsss tsss @alexcorp ! C’est pas bien de me donner envie de retourner voir une de leurs vidéos !
      Ceci dit, ce billet coup de gueule me permet de prendre acte d’une vraie modification de l’impact des réseaux virtuels : publié initialement ici, il aurait eut, je crois, peu d’impact si Thinkerview ne m’avait pas bloquée sur twitter et ainsi mise en colère au point de le diffuser sur les #réseaux_sociaux, ce que je n’avais pas initialement prévu de faire. Je l’ai donc fait à la fois sur #facebook, #twitter et #mastodon. Et bien c’est sur mastodon qu’il a eut le plus d’impact, le plus de commentaires... Vient en second twitter puis, très loin derrière, facebook (où j’ai dû le publier en mode privé, mais ça n’aurait pas changé grand chose je crois).
      C’est aussi sur Mastodon qu’il a été évoqué une piste de réponse hyper intéressante, faisant justement référence à #Arrêt_sur_image et la technique de « la ligne jaune » de #Guy_Birendaum : https://mamot.fr/@sossalemaire/101040373765679230
      Et comme toujours c’est sur Seenthis que se prolonge le plus la réflexion <3
      Ceci dit ça continue de m’intriguer de savoir que c’est suite à ma publication ici que j’ai été bloquée par Thinkerview sur twitter... seraient-ils dans les parages ?

    • @whilelm : Non !!! J’ai été bloquée avant de le faire, j’ai même dû le faire à l’aveugle, ensuite. Mais en recherchant l’historique de mes interactions avec eux, je me dis que je les ai peut-être vexés le 24 septembre dernier : https://twitter.com/search?f=tweets&q=valkphotos%20(thinkerview%20OR%20thinker_view)&src=typd ;)

      @ninachani : je n’ai aucune envie de partir sur un autre débat ici et maintenant. Mettre les deux noms ensemble ne signifie pas forcément que j’estime qu’ils ont les mêmes pensées, mais surement que ce sont des noms qui entrainent souvent des polémiques autour du fait de leur donner la parole. Si tu veux en savoir plus, n’hésite pas à aller voir les nombreux articles sur #Chouard ou #Etienne_Chouard.

    • J’ai vu avec Schneidermann, et effectivement, c’est flagrant comment tu sens le journaliste chevronné, peu importe si on est d’accord avec lui ou pas, mais qui a la tradition de bosser ses sujets avant, etc. Et l’autre qui a 3/4 de questions très générales, enfin ça fait pas très travaillé, que ce soit amateur/bénévole n’étant pas vraiment une raison à partir du moment où le but affiché est plus haut que ça.

    • @val_k ben non j’ai pas envie d’aller voir des articles SUR chouard. Je cherche des trucs problématiques (vu ce que tu dis) qu’il aurait dit ou écrit pas ce que des gens disent de lui : du 1ère main en quelque sorte. Comme j’ai écouté beaucoup d’audios/vidéos de lui sans que rien ne me pose problème, au contraire, j’aimerais savoir sur quoi se fonde le fait que par exemple tu le cites comme quelqu’un à qui il ne faudrait pas donner la parole. Et je dis ça sans aucune intention de polémiquer mais peut-être de changer d’avis sur quelqu’un dont je trouve la pensée pertinente, mais quelque chose aurait pu m’échapper.
      Je viens de regarder vite fait ton lien hashtag sur seenthis et je vois qu’il y a eu des discussions à n’en plus finir avec une réprobation générale. Et pourtant impossible de savoir ce qui fait qu’il est classé dans l’extrême-droite. Ça serait pas un phénomène un peu « moutonnesque » cette histoire s’il n’y a personne qui peut dire ce qui le gêne concrètement dans ses propos ? Je suis perplexe ! Les vidéos en lien soit ne répondent pas à mon interrogation, soit ne sont plus visibles.

      Quant à Thinkerview, moi j’ai toujours trouvé le gars qui interview totalement insupportable. Et le fait qu’ils te bloquent à la première critique, qui est quand même argumentée et plutôt constructive, ça me laisse sur le cul ! En fait c’est le moment où on comprend qu’ils sont juste dans la posture et rien de plus profond. Leurs vidéos sont intéressantes quand l’invité a de la matière sinon ils sont vides !

    • Ah c’est exactement ça

      Leurs vidéos sont intéressantes quand l’invité a de la matière sinon ils sont vides !

      et

      le gars qui interview totalement insupportable

      à couper l’interviewé au milieu d’une réponse construite avec une question débile ou une private joke quand il connaît personnellement l’invité...

    • C’est assez amusant au final parce que ce qui est reproché à Thinkerview est de la même famille que ce qui est reproché à Chouard : donner une tribune sans suffisamment souligner les problèmes que posent certaines assertions ou certains choix.
      Je vais donc faire un énorme effort, @ninachani , (si, si, je t’assure, mon niveau d’épuisement à ce sujet est total, et ton insistance me rappelle à quel point les « Gentils Virus » ont failli tuer plein demodérateur-ices quand iels ont débarqué).
      Voici donc une vidéo qui exprime pas mal ma pensée, elle est nuancée, étayée et provient en plus d’une personne qui apprécie beaucoup Chouard dans un premier temps, elle est donc d’autant plus audible : Usul / mes chers concitoyens : https://youtu.be/QVFTC7MngDI


      Mais je vais être très claire : si ensuite tu reviens ici pour parler de Chouard plutôt que de Thinkerview, ma fatigue extrême m’obligera à te bloquer, non pour t’empêcher de parler, tu le pourras toujours, mais pour ne pas relancer la charge mentale de la modératrice / administratrice de réseaux que je suis dans l’ombre (plusieurs comptes twitter et facebook) : je ne verrai ainsi plus tes publications.
      En tout cas ton analyse finale en une phrase assassine de Thinkerview m’a bien fait rire : merci !

    • @ninachani je sais que c’est un lien vers un article (qui date un peu) mais cette discussion Ruffin/Chouard donne un aperçu des limites du bonhomme (faut descendre de 50/60 lignes pour trouver le passage utile) : http://www.fakirpresse.info/L-air-du-soupcon.html
      Mon opinion : Chouard n’est pas « facho » mais il est assez peu critique de l’extrême droite et leur donne parfois de la visibilité (en étant méchant, on pourrait appeler ça un idiot utile à l’extrême droite).

    • @val_k

      si ensuite tu reviens ici pour parler de Chouard plutôt que de Thinkerview, ma fatigue extrême m’obligera à te bloquer

      étant donné que c’est toi qui a cité Chouard dans ce fil de conversation, je trouve ça assez gonflé de me dire ça. Pourquoi tu lui donnes de la visibilité en le citant alors ?
      Je préfère m’arrêter maintenant, je déteste les menaces et ce n’est certainement pas avec ce genre d’échange que je reverrai mon jugement. Bye bye et bonne continuation.
      @alexcorp merci pour le lien. Le problème c’est que le racisme de Ruffin s’est clairement exprimé dans sa prise de parole en public quand on lui a demandé de s’engager pour défendre Adama Traoré. Par conséquent si c’est Ruffin qui est censé donner la leçon ou servir d’exemple de bonnes pratiques contre l’extrême droite, ça va pas le faire !


  • La Nouvelle-Zélande interdit aux étrangers d’acheter des maisons Associated Press à Wellington, en Nouvelle-Zélande - 15 Aout 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/534556/la-nouvelle-zelande-interdit-aux-etrangers-d-acheter-des-maisons

    Auparavant, le marché du logement était ouvert aux investisseurs du monde entier, mais le gouvernement a adopté mercredi une loi autorisant uniquement les résidents néo-zélandais à acheter des maisons.

    Au cours des dernières années, de nombreuses anecdotes ont circulé faisant état d’étrangers fortunés provenant de Silicon Valley et d’ailleurs qui s’achetaient des ranchs dans la pittoresque région rurale de la Nouvelle-Zélande pour pouvoir échapper à un monde turbulent.


    On a également entendu parler d’acheteurs chinois bien nantis qui damaient le pion à des Néo-Zélandais pour mettre la main sur des maisons de banlieue dans la ville principale d’Auckland.

    Les statistiques indiquent qu’environ 3 % des maisons néo-zélandaises sont vendues à des étrangers, mais cette proportion atteint 5 % dans la région pittoresque de Queenstown et 22 % dans le centre d’Auckland.

    Le mois dernier, les directeurs du conseil d’administration du Fonds monétaire international ont encouragé la Nouvelle-Zélande à reconsidérer l’interdiction qui, selon eux, ne fera rien pour améliorer l’accessibilité au logement.

    Mais le gouvernement affirme qu’il ne fait aucun doute que les étrangers gonflent les prix, et la seule question qui reste est de savoir de combien.

    Il y a quelques exceptions. Les étrangers ayant le statut de résident de la Nouvelle-Zélande pourront toujours acheter des maisons, tout comme ceux d’Australie et de Singapour, grâce aux accords de libre-échange existants.

    Les étrangers qui possèdent déjà des maisons en Nouvelle-Zélande ne seront pas touchés. Et les acheteurs étrangers pourront toujours faire des investissements limités dans de grands immeubles et des hôtels.

    La montée en flèche des prix des logements à #Auckland préoccupe particulièrement les Néo-Zélandais, même si ce marché s’est refroidi au cours de l’année écoulée. Pourtant, les prix restent parmi les plus élevés au monde par rapport aux revenus des habitants.

    Les chiffres publiés mercredi par l’Institut de l’immobilier de Nouvelle-Zélande indiquent que le prix médian des logements à Auckland est de 835 000 dollars néo-zélandais (720 000 dollars canadiens) alors que le prix médian est de 550 000 dollars (475 000 dollars canadiens).

    #Nouvelle-Zélande #immobilier #spéculation #mondialisation #globalisation #Logement #FMI


  • Acier : Trump n’a pas les moyens de son #protectionnisme
    https://www.mediapart.fr/journal/international/080318/acier-trump-n-pas-les-moyens-de-son-protectionnisme

    Alors qu’il devait signer jeudi 8 mars le texte instaurant les taxes sur les importations d’acier et d’aluminium, le président américain a attisé la crainte d’une guerre commerciale. Mais ses capacités d’action sont en réalité limitées, en raison notamment du poids de sa dette.

    #International #Economie #Donald_Trump #droits_de_douane #libre-échange #Mondialisation



  • L’Éthiopie, terre d’industrie
    http://www.laviedesidees.fr/L-Ethiopie-terre-d-industrie.html

    Si en 1984, l’Éthiopie « mourait peu à peu », c’est aujourd’hui un des pays à la plus forte croissante économique. Comment la politique industrielle menée par le gouvernement éthiopien a-t-elle contribué à un tel résultat ?

    Livres & études

    / #Afrique, #développement, #industrie, #protectionnisme

    #Livres_&_études


  • Le #Japon, champion inattendu du libre-échange agricole
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/031117/le-japon-champion-inattendu-du-libre-echange-agricole

    Traditionnellement parangon du #protectionnisme agricole, le Japon de #Shinzo_Abe a changé de pied. Il est prêt désormais à d’importantes concessions pour sauver le #TPP ou négocier un partenariat économique avec l’UE. Inattendu mais logique.

    #Economie #GATT #OMC #riz #UE #Zenchu


  • #libre-échange : les opposants au #CETA préparent leurs dernières cartouches
    https://www.mediapart.fr/journal/international/080917/libre-echange-les-opposants-au-ceta-preparent-leurs-dernieres-cartouches

    Le premier ministre canadien #Justin_Trudeau et #Emmanuel_Macron, le 7 juillet 2017 au G20 de Hambourg © Reuters / Ian Langsdon L’accord de libre-échange avec le #Canada peut-il encore dérailler ? Alors qu’un panel d’experts français juge que le CETA « manque d’ambition » sur l’environnement et s’inquiète de ses silences sur le climat, les ratifications ont déjà commencé dans les capitales des 28. Plus que sur la France, les adversaires du traité misent sur la #Belgique, l’Autriche et les Pays-Bas, pour enrayer le processus.

    #International #Economie #CJUE #commerce #Commission_européenne #protectionnisme #TAFTA #UE


  • touteconomie : Nocturne des étudiants 2017 : Le retour des frontières : la fin de la mondialisation ?

    http://www.touteconomie.org/index.php?arc=v61

    http://www.dailymotion.com/video/x5gue4c

    http://www.dailymotion.com/video/x5hbh1b

    Le début des années 1980, après les élections de Margaret Thatcher au Royaume-Uni et de Ronald Reagan aux États-Unis, a marqué le début de la deuxième mondialisation. Les votes qui se sont déroulés dans ces deux pays en 2016, le Brexit et l’élection de Donald Trump, sont perçus comme un appel pour un retour des frontières, annonciateurs de la fin de l’ère actuelle de mondialisation.
    Cette troisième Nocturnes de l’économie est consacrée à ce retour des frontières et le possible arrêt dans le processus de mondialisation en cours. Nous aborderons cette question selon trois thèmes distincts, dans le cadre d’une table ronde où les intervenants dialogueront avec un panel d’étudiants.

    Migrations internationales : la fermeture des frontières ?
    La mondialisation ne concerne pas que les biens et les capitaux, elle s’est également traduite par une plus grande liberté de mouvements de main d’œuvre. La population née à l’étranger dans les pays de l’OCDE s’établissait à 117 millions de personnes en 2013, soit 40% de plus qu’en 2000. La libre circulation des personnes dans l’espace européen est même un principe fondamental de l’union Européenne. C’est pourtant cette question de la migration intra-européenne venant des pays de l’Est de l’Europe qui a été au cœur du vote en faveur du Brexit. Pour retrouver le contrôle de leurs frontières et des flux de migrants européens, les anglais ont préféré quitter l’UE et son marché unique. Cette question s’est télescopée avec la crise des réfugiés qui a révélée l’incapacité de l’UE à la gérer en raison de l’hostilité de pays membres à une politique commune d’accueil.

    #frontières #murs #asile #migrations #réfugiés #protectionnisme #nationalisme


    • 10 ans après - Avons-nous tiré les leçons de la crise financière ?

      http://www.arte.tv/fr/videos/075225-013-A/28-minutes

      on discute 12’30’’ - 35’

      10 ANS APRÈS : AVONS-NOUS TIRÉ LES LEÇONS DE LA CRISE FINANCIÈRE ? 2007. Aux États-Unis, le secteur immobilier s’effondre. Des millions de personnes, incapables de rembourser leurs prêts immobiliers, se retrouvent à la rue. Si l’épicentre de la crise se situe aux États-Unis, le cancer s’est propagé dans le monde entier, donnant ainsi naissance à l’une des plus graves crises financières depuis 1929. Les séquelles de ce séisme se ressentent en Europe avec des millions de personnes au chômage et une chute importante de la croissance. Dix ans plus tard, alors que la dette explose et que les taux d’intérêt sont bas, les excès de la finance inquiètent. Face au président Trump qui veut à nouveau déréguler la finance, sommes-nous à l’abri d’un nouveau choc sur les marchés ? Avons-nous tiré les leçons de la crise précédente ? Pour en discuter, nous recevons Jézabel Couppey-Soubeyran, économiste et Maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’économiste et historien Nicolas Baverez et Christian Chavagneux, éditorialiste à Alternatives Economiques

      #banques [too big to fail] #crise_2007 #marchés
      #transactions_à_haute_fréquence #protectionnisme

    • Il faut arrêter de faire des comparatifs avec les maladies, ce vocabulaire de bas niveau est juste une catastrophe de #journaliste_inculte qui ne sait pas quoi dire d’autre pour alimenter la croyance en signifiant qu’on y peut rien et qu’il n’y aurait pas de responsable, stoppppp, ça suffit !


  • Peut-on voter pour Marine Le Pen quand on est un électeur de Jean-Luc Mélenchon ?
    http://www.francetvinfo.fr/politique/melenchon/peut-on-voter-pour-marine-le-pen-quand-on-est-un-electeur-de-jean-luc-m

    Les électeurs de Jean-Luc #Mélenchon se laisseront-ils tenter par Marine Le Pen ? Alors que le leader de la France insoumise n’a donné aucune consigne de vote (en précisant qu’il ne voterait pas Le Pen), la candidate frontiste multiplie les appels du pied en direction des 19,58% d’électeurs mélenchonistes au premier tour de la présidentielle. Et sur les réseaux sociaux circule un tract destiné à convaincre les « insoumis » de voter Marine Le Pen.


  • #FMI : le printemps fragile de l’économie mondiale
    https://www.mediapart.fr/journal/international/260417/fmi-le-printemps-fragile-de-l-economie-mondiale

    « L’économie mondiale monte en puissance », se félicite le FMI, soulagé de voir une sortie du marasme. La #croissance mondiale devrait s’établir à 3,5 % cette année et à 3,8 % en 2018, selon ses prévisions. Pourtant, tout reste fragile, selon l’institution internationale. La montée des #inégalités qui alimente les populismes et le #protectionnisme constitue un danger majeur pour l’avenir.

    #International #Economie #commerce_mondial #économie_mondiale


  • Les États-Unis bloquent la déclaration contre le #protectionnisme dans le communiqué du #G20
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/mar2017/prot-m21.shtml

    L’opposition de Mnuchin s’aligne sur la position de « l’Amérique d’abord » de l’administration Trump et ses menaces d’imposer des taxes sur les importations, d’augmenter les tarifs douaniers contre la Chine et de chercher à contourner les décisions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) si ces dernières s’opposent aux intérêts américains.

    Puisque les décisions du G20 sont fondées sur le consensus, la majorité a été confrontée à l’alternative d’une #rupture ouverte avec les États-Unis, et peut-être la dissolution de toute l’organisation, ou d’accepter une formule de compromis pour tenter de voiler les différends.

    Ils ont choisi cette dernière option, en déclarant dans le communiqué qu’ils œuvreraient seulement à « renforcer la contribution du commerce à nos économies ». En déférence à la position des États-Unis selon laquelle le système actuel est préjudiciable aux intérêts de l’Amérique, la déclaration a ajouté que les États membres du G20 « s’efforceraient de réduire les déséquilibres mondiaux excessifs ».

    Le communiqué a également abandonné, sur l’insistance des États-Unis, tout engagement de lutte contre le changement climatique, que Trump a déjà dénoncé comme un « canular ».

    Mnuchin a déclaré qu’il « ne pouvait pas être plus heureux avec le résultat » et qu’il y avait un « consensus ». Les États-Unis se sont concentrés sur le fait qu’ils ont des déficits commerciaux qu’ils voulaient réduire et qu’il y a une « nouvelle administration et une vision différente sur le commerce. »


  • L’offensive commerciale de Trump contre la Chine se fait attendre
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/200317/l-offensive-commerciale-de-trump-contre-la-chine-se-fait-attendre

    On allait voir ce qu’on allait voir… Pour l’instant, on ne voit rien du tout. La guerre commerciale promise à la Chine par le candidat Trump pourrait-elle se transformer en pétard mouillé ? En tout cas, la Chine est prête et le Tartarin de la Maison Blanche trouverait à qui parler. Analyse.

    #Economie #Arthur_Kroeber #Automobile #Death_by_China #Donald_Trump #endaka #GaveKal #Japon #Peter_Navarro #protectionnisme #section_201 #section_301 #Steve_Bannon #transplants #UAW #Wilbur_Ross


  • Trump met l’Allemagne sous pression
    http://www.taurillon.org/trump-met-l-allemagne-sous-pression

    Les premières semaines de mandat de Donald Trump ressemblent à un grand huit, beaucoup de sensations fortes, des tournants rapides avec la sensation que l’on ne sait pas vraiment ce qui nous attendra au tournant. Dernière cible en date de l’administration Trump : l’Allemagne.

    Économie & Société

    / #Allemagne, #Economie, #Protectionnisme, #Libre_échange

    #Économie_&_Société


  • Trump inaugure son approche « business » avec #Shinzo_Abe
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/130217/trump-inaugure-son-approche-business-avec-shinzo-abe

    Le président des États-Unis a inauguré avec le premier ministre japonais son approche affairiste des relations internationales et de la diplomatie commerciale. Des « deals » négociés sur les parcours de #golf. Résultats attendus plus qu’incertains.

    #Economie #accord_du_Plaza #Asie #Automobile #Chine #défense #Donald_Trump #Hiro_Honma #Japan_bashing #Nobosuke_Kishi #protectionnisme #yen/dollar #yuan


  • #Trump, #Le_Pen et les charlatans du #protectionnisme | Editorial de #Lutte_Ouvrière
    http://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/trump-le-pen-et-les-charlatans-du-protectionnisme-74075.html

    Il a suffi à Trump, qui n’est pas encore investi comme président, de faire quelques tweets sur l’industrie automobile, pour se faire applaudir de ce côté-ci de l’Atlantique. Marine Le Pen l’a ainsi salué pour « la démonstration qu’on peut […] imposer dans l’intérêt du peuple américain la relocalisation d’activités industrielles ». #Montebourg a affirmé sans rire : « Donald Trump reprend mes thèmes. » Et #Mélenchon a déclaré qu’il se réjouirait « de négocier avec un homme pareil ».

    De quoi s’agit-il ? Après des menaces de Trump, qui a fait campagne contre les délocalisations, Ford a dit qu’il renonce à construire une usine au Mexique et qu’il investira au contraire dans le Michigan. Trump a également mis en garde General Motors pour des investissements au Mexique.

    Trump est un charlatan et Le Pen lui fait une publicité mensongère. En réalité, Ford avait pris sa décision avant les élections. Et rien ne dit que la multinationale créera des emplois aux États-Unis : ces dernières années, les constructeurs ont augmenté leur production sans embaucher. Ce n’est pas Ford qui cède à Trump, mais Trump qui déroule le tapis rouge aux grandes firmes capitalistes. Car s’il a menacé de taxer les produits fabriqués à l’étranger, il a surtout annoncé qu’il réduira le taux d’impôt des sociétés de 35 % à 15 %. Autrement dit, il s’apprête à faire des États-Unis un grand paradis fiscal.

    La baisse de l’impôt des sociétés sera compensée par une hausse de la fiscalité pour les travailleurs, ou alors l’État taillera dans les programmes de santé, d’aide sociale ou d’équipements utiles à la population ! Trump promet aussi d’alléger les contraintes en matière de pollution, ce qui permettrait aux firmes automobiles d’économiser des milliards et aurait des conséquences néfastes sur la santé publique.

    Aujourd’hui, le protectionnisme nous est vendu comme une protection pour les travailleurs. Chaque période de crise voit resurgir ce type de boniment. Si la France devenait protectionniste, les autres pays européens le seraient à leur tour, entraînant ici une hausse des prix pour les consommateurs et le chômage pour des centaines de milliers de salariés qui travaillent à l’exportation. Dans les années 1930, la montée du protectionnisme aggrava la crise. Et la guerre économique prépara la guerre tout court.

    L’économie a complètement internationalisé la production. Un Airbus A380 est assemblé à Toulouse avec trois millions de pièces fabriquées dans 77 pays, dont des pièces essentielles fabriquées… aux États-Unis ! Cela illustre l’absurdité de prétendre « produire français ». Et même les protectionnistes les plus stupides ne proposent pas de fabriquer des avions 100 % Haute-Garonne, de cultiver le coton et le cacao en Picardie, ni d’extraire l’uranium dans le Massif central. Quant à « acheter français », est-ce acquérir une Toyota Yaris fabriquée dans le Nord de la France ou une Citroën C3 assemblée en Slovaquie ?

    Le protectionnisme consiste à protéger les intérêts des capitalistes, donc en premier lieu contre les travailleurs, au nom de la #compétitivité. Le Pen veut ainsi mettre fin à la durée légale du travail, se dit opposée au tiers-payant généralisé, veut supprimer des postes de fonctionnaires et prend le parti des « entrepreneurs ».

    Le problème n’est pas la #mondialisation, c’est le #capitalisme ! Ce que les travailleurs doivent protéger, c’est leur travail, ce sont leurs salaires et leurs retraites.

    Mettre fin au #chômage, cela ne peut se faire qu’en répartissant le travail entre tous sans perte de salaire et, bien sûr, en interdisant aux grandes entreprises les plans de suppressions d’emplois et les licenciements.

    Pour protéger le niveau de vie, il faut non seulement qu’aucun travailleur ne gagne moins de 1800 euros nets par mois, mais que les salaires, les pensions et les allocations soient indexés sur la hausse réelle des prix.

    Et pour empêcher les capitalistes de maquiller leur comptabilité, ce qui leur permet de justifier les licenciements tout en arrosant les actionnaires, il faut que les travailleurs contrôlent les comptes des entreprises. Il faut lever le secret des affaires, le secret commercial et bancaire.

    Voilà des exigences pour le monde du travail que ni Le Pen, si respectueuse de l’ordre capitaliste, ni aucun des charlatans du protectionnisme ne reprendront. Des exigences que notre candidate, #Nathalie_Arthaud, portera dans l’élection présidentielle.


  • La démondialisation selon Trump
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/090117/la-demondialisation-selon-trump

    Si #Donald_Trump, une fois au pouvoir, donne libre cours à son atavisme protectionniste, la Trump Tower pourrait devenir, pour l’économie américaine, la tour catastrophe des “nanards” d’Hollywood, comme le démontre une étude des économistes du Peterson Institute for International Economics. Et ce n’est pas de la fiction. Analyse.

    #Economie #ALENA #arcelor #Chine #Etats-Unis #Mexique #OMC #PIIE #protectionnisme #sidérurgie #TPP #Wilbur_Ross


  • Pourquoi les portes de l’Europe se ferment devant l’acier russe | Actualités russes

    http://fr.rbth.com/economie/2016/08/08/pourquoi-les-portes-de-leurope-se-ferment-devant-lacier-russe_619051

    L’Union européenne a introduit des taxes antidumping sur l’acier en provenance de Russie et de Chine. Les entreprises russes subissent des pertes et s’apprêtent à contester la décision de l’UE après de l’OMC.

    #russie #europe #acier


  • Quand la barbarie du monde nous rattrape | Le dernier #éditorial de Lutte Ouvrière. Un texte à lire.
    http://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/quand-la-barbarie-du-monde-nous-rattrape-62400.html

    #Bombardements, quartiers dévastés, #attentats, #assassinats, #tortures, populations terrorisées par des régimes sanguinaires, #réfugiés survivant dans des conditions infâmes : chaque jour la télévision et la presse amènent leur lot d’images barbares.

    Cela se passe en #Syrie, en #Turquie, en Israël, dans les territoires palestiniens occupés. C’est en #Irak, en #Libye, au #Yemen, au #Nigeria ou en #Afghanistan. C’est à des milliers de kilomètres d’ici. Mais même ceux qui veulent ne pas voir ne peuvent pas faire comme si cela n’existait pas.

    Parce que les victimes de ces guerres sont jetées sur les routes par centaines de milliers et frappent aujourd’hui à nos portes. Parce qu’avec la menace du #terrorisme, nous payons les contrecoups de ces #oppressions et de ces #guerres.

    Et ce n’est pas un hasard : notre gouvernement est coresponsable de cet enfer. Parce qu’il bombarde en #Irak et en Syrie. Parce qu’il apporte son soutien à l’État d’Israël, au gouvernement turc et aux #dictatures du Golfe. Parce qu’il manœuvre en #Afrique pour que la bourgeoisie française continue d’exploiter les richesses de ce continent. Cette barbarie ne peut pas ne pas rejaillir sur nous.

    Elle aggrave d’ores et déjà le cours réactionnaire dans lequel l’Europe est engagée depuis quelques années. De partout en Europe, la crise, le chômage de masse et les politiques anti-ouvrières menées par tous les gouvernements, de gauche ou de droite, ont affaibli les partis gouvernementaux au profit de partis souverainistes anti-immigrés.

    Ces partis d’#extrême_droite, pour différents qu’ils soient, ont en commun de s’appuyer sur des peurs et des préjugés et de les attiser. Ils sont partout profondément réactionnaires et anti-ouvriers.

    Mais si l’extrême droite est championne du repli sur soi, elle n’est pas la seule force politique à pousser dans ce sens. La volonté affichée par tous les dirigeants européens de renforcer les frontières européennes, d’expulser ceux qui ne sont pas considérés comme de « vrais réfugiés » et même de rétablir des frontières au sein de l’#espace_Schengen, en témoigne.

    Ici en #France, sans même parler du Front national qui joue sur les #préjugés les plus crasses, comment la droite et les socialistes présentent-ils les migrants ? Non pas comme des victimes, mais comme des indésirables ! Non pas comme des femmes et des hommes qui nous ressemblent, mais comme des « fardeaux » ! Qu’un élan de solidarité s’exprime, et la propagande mensongère et honteuse se met en marche pour marteler qu’il ne faut pas créer d’appel d’air.

    Tout est fait pour que nous taisions nos sentiments de #fraternité. Tout est fait pour nous convaincre que les migrants représentent une menace pour nous et nos enfants. Tout cela pour accréditer, ouvertement ou hypocritement, l’idée que le salut viendra du #protectionnisme, de la #méfiance à l’égard de l’étranger, des frontières voire des barbelés.

    La France et la Grande-Bretagne - deux pays riches pour lesquels absorber quelques dizaines de milliers de migrants n’est pas un vrai problème - en sont à s’accuser mutuellement pour ce qui se passe à #Calais. En #Allemagne et en Suède, des minorités d’extrême droite s’organisent pour incendier des foyers de réfugiés. Combien d’autres racistes, portés par le climat actuel, se sentiront autorisés à s’attaquer aux #immigrés ?

    Dans les années 1990, en #Yougoslavie, la #démagogie xénophobe a débouché sur la constitution de milices puis sur la #guerre_civile. Il y a deux ans, dans l’est de l’Ukraine, on a vu comment ces mêmes réflexes ont dégénéré en escalade guerrière.

    Si on n’y prend garde, la #barbarie du monde, la #xénophobie, les guerres nous rattraperont. Le #nationalisme, la méfiance généralisée nous ont déjà rattrapés. Il faut que les travailleurs conscients prennent le contrepied de cette évolution délétère.

    Ce n’est pas en se barricadant derrière des frontières qu’on se protégera du fléau du #chômage, de la concurrence et de la misère du monde. Ces méfaits ne viennent pas de l’extérieur, mais de l’intérieur de notre société. Ils sont propres au capitalisme, et on ne s’en débarrassera qu’en renversant ce système.

    Tout se tient : les bombes là-bas, l’exploitation et le chômage ici. Car elles ont une source commune, la course au profit et la domination d’une minorité sur toute la société.

    La seule force capable de renverser cette domination est la classe ouvrière consciente de ses intérêts et organisée à l’échelle internationale. Cela commence par comprendre que toutes les victimes du #capitalisme ont le même intérêt fondamental de mettre fin à ce système aussi injuste qu’inhumain.


  • « La "#croissance verte" est une mystification absolue »
    http://reporterre.net/La-croissance-verte-est-une-mystification-absolue

    Cette expression est avant tout un pied-de-nez à la « high tech », au mirage des technologies salvatrices. Dans ce livre, je pose les questions fondamentales suivantes : pourquoi produit-on ? Que produit-on ? Et comment produit-on ? Mon propos est de dire que l’on pourrait d’ores et déjà produire moins sans que notre qualité de vie en pâtisse, bien au contraire. Par exemple, on pourrait supprimer le million de tonnes de prospectus publicitaires qui sont distribués chaque année. On pourrait étendre le rechapage des pneus à tous les véhicules, comme cela se fait déjà pour les avions et les camions. On pourrait rétablir la consigne pour les emballages et favoriser la vente en vrac. On pourrait progressivement limiter la vitesse maximale, brider les moteurs, interdire les voitures trop puissantes. La voiture « propre » n’existe pas, mais en attendant de tous enfourcher un vélo, la voiture à 1 litre au 100 km est à portée de main. Simplement, elle fait 500 kg et ne dépasse pas les 80 km/h, ce qui suffirait pour une large part des besoins de déplacement.

    En même temps, il faut pousser l’éco-conception au maximum. Il faut que les produits que l’on utilise tous les jours soient plus facilement réparables, réutilisables, modulaires, à plus longue durée de vie, constitués d’un seul matériau plutôt que de matériaux composites, etc. Il faut accepter d’avoir des produits un peu moins performants, légers, esthétiques.

    Enfin, la façon dont on produit ces biens est également cruciale. Aujourd’hui, l’organisation industrielle mondiale est telle que quelques usines fabriquent des quantités phénoménales de produits. La part du travail humain se réduit toujours plus, au profit de la mécanisation, des robots et bientôt des drones. Au contraire, il faut relocaliser une partie de cette production, retrouver l’échelle du territoire, des petites entreprises, des ateliers, de l’artisanat, d’un tissu industriel et commercial à l’échelle de l’Homme.

    Se pose alors inévitablement la question – épineuse mais inévitable – du protectionnisme et de l’échelle des territoires à protéger. Soyons là aussi réalistes : comment une industrie chimique locale, nationale ou même européenne, aux normes environnementales élevées et intégrant pleinement un coût du carbone, pourrait-elle résister à l’industrie des gaz de schiste américains, ou au gaz « gratuit » du Qatar ? Comment des élevages de taille moyenne pourraient-ils concurrencer la production brésilienne et les poulets trempés dans le chlore ? La logique du « consomm’acteur » ne suffira pas, il faut se donner les moyens réglementaires et normatifs de faire émerger et prospérer des solutions plus vertueuses.


  • Le programme économique du FN décrypté par un keynésien
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/11/03/31001-20141103ARTFIG00273-le-programme-economique-du-fn-decrypte-par-un-key

    Loin d’être une utopie, le #nationalisme_économique est probablement une des rares options alternatives à un libéralisme débridé. Mais la question qui se pose est : Marine Le Pen l’aborde-t-elle correctement ?

    Voici ce qu’elle écrit : « Il faut rompre avec l’extrémisme #ultralibéral… Cela veut dire retrouver notre monnaie, l’adapter à notre économie, ce qui nous permettra de retrouver la compétitivité. Il faut ensuite retrouver la maîtrise de notre économie, faire le choix du patriotisme économique… Et maîtriser nos frontières économiques en mettant en place des droits de douane modulés contre la concurrence internationale déloyale. » Considérer qu’un pays doive retrouver la gestion de sa politique monétaire pour l’adapter à son économie est loin d’être farfelu, en revanche, il convient de s’interroger sur l’objet de cette souveraineté. Marine Le Pen est très claire sur ses ambitions : « retrouver la compétitivité » et lutter « contre la concurrence internationale déloyale ». Elle ne prétend donc pas rompre avec le #libéralisme, elle désire s’y inscrire autrement et positionner la France plus avantageusement. C’est peut-être là que réside l’incohérence de sa proposition. Elle désire que les entreprises françaises aient l’avantage sur le territoire national ; elle désire également protéger la production française sur le territoire national au moyen de droits de douanes ; mais elle désire dans le même temps que les entreprises françaises continuent d’exporter leurs produits librement, et de surcroît que cette exportation soit favorisée par une politique monétaire adaptée. Comment peut-on s’attendre à taxer les produits étrangers et en retour espérer exporter librement nos produits dans ces pays ? Comment, à l’heure de l’hyper-information mondialisée, peut-on imaginer mettre en place une telle politique économique sans que les pays concurrents, et surtout les marchés, ne mettent instantanément en place des mesures propres à la contrer ? Le problème central est que le « patriotisme économique » de Marine Le Pen n’est rien d’autre qu’une forme de #protectionnisme. Et nous savons fort bien que le protectionnisme, qu’il soit douanier ou monétaire, a déjà été utilisé, de très nombreuses fois, et qu’il n’a jamais fait ses preuves. Il peut parfois être utile, de façon temporaire et ciblée, pour protéger certains secteurs fragilisés, mais il ne saurait constituer une politique économique globale d’avenir. La nécessité, non pas d’un patriotisme économique, mais d’un nationalisme économique, demeure cependant. Quelle forme pourrait-il prendre ?


    John Maynard #Keynes a été, en plus du penseur de l’Etat providence, un critique sérieux du libéralisme : « Le capitalisme international, et cependant individualiste, aujourd’hui en décadence, aux mains duquel nous nous sommes trouvés après la guerre, n’est pas une réussite. Il est dénué d’intelligence, de beauté, de justice, de vertu, et il ne tient pas ses promesses. » L’économiste de Bloomsbury a, en outre, répondu à la question que nous nous posons en pointant du doigt le nœud du problème libéral, ce qui l’a amené à sympathiser « avec ceux qui souhaitent réduire au minimum l’interdépendance entre les nations ». Lorsque le périmètre économique excède le périmètre politique d’une nation, comment éviter sa fragilisation, surtout connaissant la nature imparfaite de la concurrence internationale ? Pour être plus précis, une entreprise nationale, en exportant de sa production, se soumet, sans que l’Etat n’y puisse rien, aux aléas de la conjoncture internationale (perte de compétitivité prix ou qualité, « désengouements » pour les produits fabriqués en France, influences des taux de change, des politiques nationales, etc.) Le nationalisme économique implique que les deux sphères politiques et économiques coïncident le plus possible, afin de permettre au politique de jouer son rôle de régulateur. Cette position est semblable, voire symétrique, à celle qu’ont prise les partisans de la création d’autorités régulatrices supra-étatiques vis-à-vis du marché mondial. Mais, prenant acte de l’incapacité de ces organismes à jouer efficacement leur rôle du fait de la souveraineté des nations, le nationalisme économique prend le problème à l’envers, et prend pour postulat de son raisonnement la nation, pour l’étendre ensuite à des régions économiques plus larges, comme l’Europe. Partir de la nation pour penser une politique économique signifie emboiter le pas à Keynes lorsqu’il affirme : « Les idées, la connaissance, l’art, l’hospitalité, les voyages : ce sont là des choses qui, par nature, doivent être internationales. Mais produisons des marchandises chez nous chaque fois que c’est raisonnablement et pratiquement possible… » Et l’on doit ajouter, de façon impérative, « et consommons ces marchandises chez nous chaque fois que c’est pratiquement et raisonnablement possible. » Le nationalisme économique ne saurait en effet se limiter à un nationalisme producteur, car il doit englober également la consommation pour que les débouchés de la production nationale soient assurés. Il s’agit d’un contrat de la nation tout entière avec elle-même : les entrepreneurs s’engageant à #renationaliser leur production, de manière à favoriser l’emploi national, et à demeurer dans les limites de la nation pour respecter le cadre économique défini par Keynes et éviter d’accroître l’interdépendance, source de perturbations économiques potentielles ; et les consommateurs s’engagent à soutenir de façon ferme et constante cette production, car sans soutien, une telle politique n’aura aucune chance de voir le jour.

    Keynes est très lucide sur ce type de politique. Il sait qu’une renationalisation globale est impensable, et que toute tentative doit être le fruit de la patience, et ne se faire que lorsque c’est « pratiquement et raisonnablement possible. » Certains secteurs économiques sont ainsi plus propices que d’autres - le secteur #agricole par exemple, avec le développement des circuits courts et d’économies locales. Par ailleurs, il ne s’agit pas ici de protectionnisme, comme dans le cas du patriotisme économique prôné par le FN, car si le protectionnisme vise en effet à limiter l’importation de biens manufacturés, il suppose en revanche de conserver intacte l’exportation. Keynes, lorsqu’il évoque l’#autosuffisance #nationale inclut à la fois #production et #consommation à l’intérieur du pays. On remarque par ailleurs que le désengagement de l’Europe est devenu inutile ; il peut même être contre-productif, car la régionalisation économique, la coopération politique et le maintien d’une monnaie commune constituent des facteurs facilitants. Il semble donc que, contre le protectionnisme économique du Front National et de certains souverainistes, Keynes demeure pertinent, audacieux, et visionnaire…


  • Scandale au Bac ES | RussEurope via @lucile
    http://russeurope.hypotheses.org/2421

    On trouve donc de tout dans les sujets du Bac ; parfois des « perles » et même de la propagande. C’est le cas pour les sujets de 2014 dans l’épreuve de sciences économiques et sociales pour la section ES (Sujets : BAC-ES2014).
    http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/981/files/2014/06/BAC-ES2014.pdf

    Cette propagande peut être grossière, comme c’est le cas pour les (malheureux) élèves qui auront choisi l’épreuve composée. La première question de cette dernière (valant 6 points) se compose de deux sous-questions :

    • Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage ?

    • À quels risques économiques peuvent s’exposer les pays qui mènent une politique protectionniste ?

    On ne saurait imaginer choix plus tendancieux, et plus erroné du point de vue de la science économique.

    #économie #SES #protectionnisme #libéralisme cc @rl @sh

    Même s’il ne fait pas bon citer Sapir depuis que @lewer a relevé qu’après avoir expliqué qu’il ne voterait ni pour EELV, ni pour l’UMP, ni pour Nouvelle Donne, ni pour le PS, ni pour Christine Boutin, Jacques Sapir concluait, dans http://russeurope.hypotheses.org/2297 :

    Je me suis engagé, parce qu’il s’agissait d’un parti naissant porteur d’un véritable espoir, à voter pour le Front de Gauche aux précédentes élections en 2009. Je dois constater que ce parti n’a su ou pu concrétiser tous les espoirs mis en lui. C’est pourquoi, je ne ferai aucun appel public et voterai, le 25 mai [2014, aux européennes], selon mes convictions.



  • Si le Front de gauche voulait vraiment lutter contre le FN…

    http://www.marianne.net/Si-le-Front-de-gauche-voulait-vraiment-lutter-contre-le-FN_a234798.html?co

    « Le traumatisme que provoque l’émergence du Front national est si terrible qu’on assiste à un abandon de toute solution nationale dans les discours des partis ou des intellectuels de la gauche radicale. (…) Tout ce qui vient du Front national provoque une telle répulsion chez [ses militants] que le tri n’est plus fait entre “les idées du Front national” et les idées qui n’appartiennent à personne, mais sont reprises par le Front national ». Sévère ? Nécessaire, plutôt. Salutaire même à l’approche des élections européennes.

    Avec son dernier ouvrage, bref mais néanmoins charpenté, La gauche radicale et ses tabous *, Aurélien Bernier donne à comprendre « pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national ». Cet ancien dirigeant d’Attac et collaborateur du Monde diplomatique, qui se définit lui-même comme un « proche du Front de gauche », n’épargne pas ses camarades altermondialistes, communistes et trotskystes et cible trois interdits qui règnent en maître au pays de la gauche de la gauche. Trois « tabous » qui ne manqueront pas de faire polémique. (...)

    #gauche #changement #Front-De-Gauche #alternative #politique #euro #Europe #protectionnisme #sécurité #laïcité

    • Le truc, à mon sens, ce n’est pas tellement de « lutter » contre le FN... mais plutôt de parvenir à le contourner pour tâcher de devenir audible dans le brouhaha. Le président en exercice pour se faire élire a usé exactement de la même stratégie au discours du Bourget en 2012... « Mon ennemi c’est la Finance ». Et ça a fonctionné. Comme cela fonctionne avec le FN.

      Ces discours de reproches au FdG sont ... lourds à la longue... en ce qu’ils ressemblent beaucoup à des « y-a-qu’à »... et en ce qu’ils occultent d’une certaine façon toutes les embuches présentes pour qu’une vraie opposition de gauche parvienne à exister.

    • Si contourner le FN permet de lutter contre, alors pourquoi pas. Il est essentiel de lutter contre le FN qui ne propose que des solutions simplistes et fausses à certains problèmes (à l’exclusion d’autres) et existe essentiellement par sa démagogie « spectaculaire » dont sont friands la plupart des médias, sans scrupules, pour faire de l’audience et glaner par conséquent le fric des annonceurs.

      Je ne crois pas que Hollande ait été élu sur sa petite phrase sur la finance. Peu de gens étaient dupes de qui il était et de ses idées (ou plutôt leur absence). Il s’agissait d’abord de virer Sarkozy.

      Le FDG ne peut pas se permettre le luxe de se regarder le nombril. Il doit faire sans tarder son auto-critique et ne pas « contourner » les vrais problèmes et les vraies questions, uniquement par le talent, la culture, et la subtilité de son leader, qui séduisent mais ne résolvent rien.

      Le FDG doit lutter pied à pied, par réponses argumentées et crédibles, contre le FN sur les sujets réellement importants pour les Français(es) et la France. Et de même démontrer qu’une bonne partie des sujets de base du FN sont secondaires et/ou factices, montés en épingle.

      Il appartient ensuite à chaque citoyen sensible et motivé de relayer ces informations, puisque la plupart des médias ne le font généralement pas, mais que quand Mélenchon leur permet de faire de l’audience.


  • Retour vers le futur | RussEurope
    http://russeurope.hypotheses.org/1672

    Le texte de J.M. Keynes sur la nécessité d’une autosuffisance nationale se révèle d’une lecture étrangement actuelle et dérangeante. Aujourd’hui, comme en 1933, les raisons de mettre en doute le Libre-Échange s’accumulent. Les experts de la Banque Mondiale ont brutalement révisé à la baisse leurs estimations des “gains” d’une libéralisation du commerce international[1], alors même qu’ils sont calculés sans référence à de possibles coûts. Une étude de la CNUCED montre ainsi que le “cycle de Doha” de l’OMC pourrait coûter aux pays en voie de développement jusqu’à 60 milliards de dollars alors qu’il ne leur apporterait que 16 milliards de gains[2]. Loin de favoriser le développement, l’OMC pourrait bien contribuer à la pauvreté mondiale.

    Même les investissements directs étrangers, longtemps considérés comme la solution miracle du développement, sont aujourd’hui mis en cause[3]. La concurrence à laquelle se livrent nombre de pays pour tenter de les attirer a clairement des effets négatifs dans le domaine social et de la protection de l’environnement[4]. Dans ce cadre, les propos du Premier Ministre français, M. Dominique de Villepin sur le “patriotisme économique” durant l’hiver 2005-2006 n’apparaissent plus comme une aberration idéologique. Ils se révèlent en réalité étroitement proches de la pensée de Keynes en 1933.

    Le texte de Keynes doit se lire dans son contexte. Écrit dans les dernières semaines de 1932, situé entre deux ouvrages majeurs, le Treatise on Money et la General Theory, il correspond à un tournant dans la pensée de son auteur. On peut considérer que le Keynes des années 20, même s’il est parfaitement lucide quant aux limites de la théorie économique standard de son temps, en particulier en ce qui concerne la monnaie, reste un libéral[5]. Jusqu’aux désastreuses élections de 1924 qui voient l’effondrement du Parti Libéral il reste d’ailleurs affilié aux Whigs, dont il anime l’université d’été en 1923[6]. Son attachement au Libre-Échange est profond. Il n’entame une évolution intellectuelle radicale qu’à la fin des années 20, et cette dernière est loin d’être achevée en 1932-33. Par ailleurs, ce texte est destiné à une revue américaine, qui le publiera quelques mois seulement après la prise de fonction de F.D. Roosevelt. Keynes ainsi n’écrit pas seulement dans un moment de grand trouble économique et d’évolution personnelle. Il écrit aussi pour des lecteurs vivants au milieu d’une économie qui s’effondre, et qui doivent confronter leurs croyances les plus sacrées, en particulier dans les vertus du Libre-Échange, aux réalités tragiques de la Grande Dépression.

    L’argumentaire développé par Keynes mérite la plus grande attention. Il faut souligner qu’il ne discute pas simplement la question de protections tarifaires mais celle d’une autosuffisance nationale. De fait, on est ici aux limites de l’autarcie. Un second point important est que Keynes concentre son attention sur les mouvements de capitaux plus que ceux des biens. C’est par la question de l’internationalisation du capital qu’il aborde sa remise en cause de l’internationalisme économique. La démarche peut sembler étrange, car le protectionnisme est avant tout lié à la question des échanges de biens et services.

    #économie
    #crise
    #libre-échange
    #protectionnisme
    #J.M._Keynes