• L’Israélien MeaTech veut mettre sur la table du porc cultivé en laboratoire Shoshanna Solomon
    https://fr.timesofisrael.com/lisraelien-meatech-veut-mettre-sur-la-table-du-porc-cultive-en-lab

    MeaTech 3D Ltd, un fabricant de produits carnés cultivés en laboratoire, a déclaré avoir entamé des recherches sur la production de viande de porc cultivée, pour éventuellement produire en masse la viande la plus consommée dans le monde sans tuer de porcs dans le processus.

    En fonction de l’avis des rabbins, le bacon pourrait également être considéré comme casher, a déclaré Simon Fried, responsable du développement commercial de l’entreprise Ness Ziona, basée en Israël, qui a été fondée en 2018 par Omri Schanin et Sharon Fima.


    Image illustrative de bacon en train de cuire dans une poêle à frire (Crédit : Krasyuk ; iStock by Getty Images)

    « Le jury est encore en train de délibérer », a déclaré Fried dans une interview. « Il n’y a pas de réponses toutes faites pour savoir si cela sera jugé casher ou non. »

    Les aliments casher sont des produits conformes aux exigences alimentaires définies par le judaïsme. La viande de porc n’est jamais casher, alors que les vaches ou les poulets, par exemple, sont casher s’ils sont abattus d’une manière particulière et que leur viande est traitée d’une manière prescrite qui implique un trempage et un salage.

    La production de MeaTech n’implique pas l’abattage d’animaux, a déclaré M. Fried, mais le produit final a des propriétés « identiques » à celles de la chair animale.

    MeaTech puise les cellules souches des animaux et les reproduit par une sorte de processus de fermentation dans des bioréacteurs, dans lesquels « nous recréons les conditions à l’intérieur de l’animal », a déclaré Fried dans une interview.

    Cela permet aux cellules de se multiplier « de manière exponentielle », a-t-il ajouté. Elles peuvent ensuite être utilisées comme additifs alimentaires ou pour créer des tissus animaux cultivés, puis des morceaux de viande cultivés.

    Les bioréacteurs, a expliqué M. Fried, « sont comme un hôtel cinq étoiles » dans lequel les cellules « reçoivent tout ce dont elles ont besoin pour se propager, comme dans la nature. »

    Le « scénario idéal », selon M. Fried, serait de continuer à utiliser les cellules cultivées pour créer encore plus de cellules, en laissant les vrais animaux en dehors du processus, à terme. Les morceaux produits ne seraient que des parties que les gens sont prêts à manger – pas d’os, de sabots ou de queues.

    La société MeaTech prévoit d’imprimer à terme des produits à base de bœuf, de volaille, de porc et de poisson, ainsi que de la graisse de poulet et d’oie.

    Le fait que l’on se demande même si la viande de porc cultivée pourrait être casher est un signe de l’ »énorme révolution » qui se produit sur le terrain, a déclaré le cofondateur Schanin dans l’interview.

    Une quarantaine d’entreprises dans le monde entier se battent pour être les premières à commercialiser des produits carnés à base de cellules qui ont le goût et l’apparence de la vraie viande et qui peuvent être produits en masse à un prix abordable pour répondre à la demande massive de protéines dans un monde dont la population augmente et s’enrichit.



    Omri Schanin, cofondateur et PDG adjoint de MeaTech, à gauche, et Sharon Fima, cofondateur et PDG (MeaTech)

    Selon une étude publiée dans la revue Nature , l’élevage de vaches pour la viande a l’un des plus grands impacts négatifs sur l’environnement mondial. Il est donc nécessaire de réduire la consommation de viande pour diminuer les émissions de gaz et éviter le dérèglement climatique. Quelque 56 milliards d’animaux – vaches, agneaux et volailles – sont abattus chaque année pour nourrir le monde, où la consommation de viande devrait augmenter de 70 % d’ici à 2050, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, les classes moyennes d’Asie et d’Afrique devenant de plus en plus carnivores.

    Israël joue un « rôle substantiel » sur le marché mondial des protéines alternatives et est considéré comme un pionnier dans ce domaine, les startups israéliennes ayant levé un montant record auprès des investisseurs en 2020, indique un rapport de The Good Food Institute Israel, une organisation à but non lucratif qui cherche à promouvoir la recherche et l’innovation dans ce domaine.

    La semaine dernière, la société israélienne Aleph Farms a déclaré avoir obtenu un investissement de 105 millions de dollars pour mettre sur le marché des steaks cultivés en laboratoire. Future Meat Technologies, qui produit également de la viande à partir de cellules animales, a bouclé un tour de table de 27 millions de dollars en février. Selon le rapport, le secteur de la viande cultivée est appelé à prospérer dans les années à venir, lorsque les entreprises passeront du stade du développement à celui de la production.

    Même si leurs processus cellulaires sont similaires, a expliqué M. Schanin, ce qui différencie MeaTech des autres entreprises, c’est qu’elle développe également ses propres technologies d’impression 3D pour imprimer à terme les produits carnés entiers. Pour les imprimantes, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec Tal Dvir, de l’université de Tel Aviv, dont l’équipe de chercheurs a imprimé en 2019 un cœur humain en 3D, avec des tissus et des vaisseaux, dans un développement décrit comme une avancée médicale majeure.

    Dvir est le conseiller scientifique de MeaTech, a déclaré Schanin, ajoutant que MeaTech a eu l’idée d’imprimer en 3D ses produits de viande de culture à partir de la technologie médicale. Tout comme les chercheurs impriment des organes à des fins médicales, a déclaré M. Shanin, les mêmes technologies peuvent être utilisées pour créer des protéines de viande de culture.

    Les produits de MeaTech et les imprimantes en sont encore au stade de la recherche et du développement, a précisé M. Fried. L’entreprise a déclaré en mai qu’elle prévoyait de mettre en place une usine de production de graisse de poulet de culture en Belgique. Le processus de production de graisse de poulet de culture utilisera des technologies développées par la filiale belge de MeaTech, Peace of Meat, que l’entreprise israélienne a acquise au début de l’année.

    L’idée est de produire de la graisse de poulet de culture, fabriquée à partir de cellules de poulet, pour l’utiliser comme additif et arôme dans l’industrie alimentaire, notamment pour donner aux aliments d’origine végétale comme les hamburgers végétariens la saveur, le parfum et la sensation du vrai produit.



    Simon Fried, responsable du développement commercial de MeaTech (Crédit : MeaTech)

    D’ici la fin de l’année, a déclaré M. Fried, la société a pour objectif d’imprimer un steak de 100 grammes, afin de démontrer sa technologie.

    L’objectif de MeaTech est de développer les lignées cellulaires et les imprimantes et d’octroyer des licences pour ses technologies aux producteurs de viande et à d’autres fabricants de produits alimentaires, qui cherchent à fournir des protéines de remplacement sous la forme de produits hybrides – un mélange de protéines végétales et de cellules cultivées pour une meilleure saveur – ou de versions hachées ou entières des produits de viande cultivée. Ces dernières sont plus difficiles à produire et prendront plus de temps à développer, a déclaré M. Fried.

    Les actions de MeaTech ont commencé à être négociées à la bourse de Tel Aviv en octobre 2019 et la société a organisé une offre d’actions sur le Nasdaq en mars 2021. La société a déclaré en mai qu’elle prévoyait de retirer ses actions de la Bourse de Tel Aviv le 5 août.

    La radiation de la bourse de Tel Aviv facilite la gestion des relations avec les investisseurs en envoyant un seul ensemble de messages à une seule bourse plutôt qu’à deux, a déclaré M. Fried, et résout les problèmes de délai d’information, étant donné le décalage entre les marchés boursiers, et de bureaucratie, a déclaré M. Fried.

    La valeur de marché de la société sur le Nasdaq est de 90 millions de dollars et ses actions ont baissé d’environ 26 % depuis le début de leur négociation en mars de cette année.

    L’extension des activités de recherche et de développement de MeaTech au porc fait partie de sa stratégie visant à développer une offre plus large de sa technologie, qui comprend déjà des lignées cellulaires de bœuf et de poulet. L’agriculture cellulaire porcine, si elle est développée avec succès, pourrait élargir la portée du marché potentiel de MeaTech, a déclaré la société.

    Ses activités de fabrication de viande de porc ont déjà suscité l’intérêt du groupe Tiv Ta’am, propriétaire d’une chaîne de supermarchés en Israël et producteur et fournisseur de viande non casher, notamment de viande de porc. Tiv Ta’am a déclaré mercredi qu’il avait signé une lettre d’intention non contraignante avec MeaTech pour coopérer au développement conjoint de produits de viande cultivée, en mettant l’accent sur son porc cultivé.

    Selon l’accord, que les parties s’efforceront de transformer en accord contraignant, Tiv Ta’am et MeaTech coopéreront dans le domaine de la recherche, mettront en place une usine de production de produits carnés cultivés et accorderont des droits de distribution et de commercialisation à Tiv Ta’am, y compris d’éventuels droits exclusifs sur les produits développés conjointement.

    Tiv Ta’am s’attend à ce que la demande croissante entraîne une augmentation de l’utilisation de la graisse de porc comme matière première dans les années à venir, ont déclaré les entreprises dans un communiqué.

    « Nous voulons reconnecter l’ensemble de l’industrie », a déclaré M. Fried, et il y a « beaucoup de place » pour les concurrents. « Nous voulons rendre l’accès à la nourriture plus compétitif et permettre aux fabricants de produire des produits de culture n’importe où, y compris dans les pays où le bœuf et la volaille ne sont pas produits, a-t-il ajouté.

    #MeaTech #MeaTech_3D #religion #lignées_cellulaires #matière_première #casher #cellules_souches #bioréacteurs #os #sabots #queues #protéines #startups #recherche_&_développement #impression_3d #imprimante_3d #imprimantes_3d

  • #Covid-19 : quand le SARS-CoV-2 se déleste de petits fragments de son matériel génétique pour échapper aux anticorps – Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2021/02/08/covid-19-quand-le-sars-cov-2-se-deleste-de-petits-fragments-de-son-materiel-

    Avec l’apparition de nouveaux #variants SARS-CoV-2, on sait désormais que ce coronavirus, dont le génome était considéré jusqu’à présent relativement stable, peut muter. Cette variabilité génétique repose sur l’apparition de mutations consistant en la substitution d’un nucléotide par un autre, autrement dit d’une « lettre » par une autre dans l’ARN viral.

    Comme pour tout virus à ARN, des erreurs surviennent de façon aléatoire lors de la réplication du génome du SARS-CoV-2. Celles-ci ont d’autant plus de chance de se produire que le génome des coronavirus est extrêmement long. Celui du SARS-CoV-2 comporte environ 30 000 bases, ce qui en fait le plus long des génomes des virus à ARN connus.

    Les coronavirus possèdent néanmoins un système de relecture et de correction qui procède au retrait des nucléotides erronés, autrement dit à l’excision des « lettres » introduites par erreur dans le génome viral. Sauf que toutes les mutations ne sont pas corrigées. Au total, le SARS-CoV-2 mute moins que d’autres virus à ARN. Le taux de substitution par nucléotide au sein du génome du SARS-CoV-2 est ainsi inférieur à celui observé pour le virus du sida (VIH) ou celui de la grippe (virus influenza), probablement du fait de cette activité enzymatique correctrice.

    [...]

    Il s’avère que l’étude des chercheurs américains mettant en évidence la capacité du SARS-CoV-2 à subir rapidement des délétions lui permettant d’échapper à la réponse immunitaire a précédé la découverte de l’émergence de variants plus transmissibles.

    Ces nouveaux variants sont porteurs de délétions RDR. C’est notamment le cas du variant isolé dans des fermes d’élevage de visons au Danemark (mink cluster 5, porteur de la délétion Δ69-70), ainsi que du variant identifié au Royaume-Uni (lignage B.1.1.7) qui renferme les délétions Δ69-70 et Δ144/145, ou encore du variant B.1.351 identifié en Afrique du Sud porteur de la délétion Δ242-244.

    Des délétions identifiées avant la description des nouveaux variants

    Avant même la description des nouveaux variants, l’étude des chercheurs de l’université de Pittsburgh a donc permis de montrer que des délétions récurrentes dans le domaine NTD de la protéine S désorganisent des motifs (épitopes) sur lesquels se fixent habituellement des anticorps neutralisants.

    #protéine_S #délétions #immunité

  • #Covid-19 : ce que l’on sait de la nouvelle souche plus contagieuse du coronavirus - AFP
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/20/covid-19-ce-que-l-on-sait-de-la-nouvelle-souche-plus-contagieuse-du-coronavi

    Le Royaume-Uni a informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la propagation « jusqu’à 70 % » plus rapide de la nouvelle souche, selon le premier ministre, Boris Johnson.

    (...) Le ministre de la santé britannique, Matt Hancock, a estimé dimanche 20 décembre que cette variante était « hors de contrôle » , justifiant ainsi le #reconfinement de Londres et d’une partie de l’Angleterre, reconfinement qui pourrait selon lui durer jusqu’à la mise en place généralisée de la campagne de vaccination.

    « Nous devions reprendre le contrôle, et la seule manière de le faire est de restreindre les contacts sociaux », a déclaré Matt Hancock sur Sky News. « Ce sera très difficile de garder [cette souche] sous contrôle jusqu’à ce qu’un vaccin soit déployé », a-t-il ajouté. La nouvelle #souche du virus serait apparue mi-septembre, soit à Londres soit dans le Kent (sud-est), selon lui.

    Un virus plus contagieux, mais pas plus de mortalité constatée

    [...]

    L’information « concernant cette nouvelle souche est très préoccupante », renchérit le Pr Peter Openshaw, immunologiste à l’Imperial College de Londres et cité sur le site du Science Media Centre, notamment parce qu’ « elle semble de 40% à 70% plus [fortement] transmissible ». « C’est une très mauvaise nouvelle », ajoute le Pr John Edmunds, de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, (...). Pour autant, « rien n’indique pour le moment que cette nouvelle souche cause un taux de mortalité plus élevé ni qu’elle affecte les vaccins et les traitements. Toutefois, des travaux urgents sont en cours pour confirmer cela », ajoute Chris Whitty.

    Une souche qui gagne du terrain

    Le conseiller scientifique du gouvernement britannique, Patrick Vallance, avait estimé samedi 19 décembre que cette nouvelle variante du Sars-CoV-2, en plus de se propager rapidement, devenait aussi la forme « dominante » dans les régions concernées, ayant entraîné « une très forte hausse » des hospitalisations en décembre.
    Cet avis s’appuie sur le constat d’une « augmentation– laquelle semble être causée par la nouvelle souche – très forte des cas de contamination et des hospitalisations à Londres et dans le Sud-Est, par rapport au reste de l’Angleterre ces derniers jours », indique Paul Hunter, professeur de médecine à l’université d’East Anglia, lui aussi cité par le Science Media Centre.

    « Les coronavirus mutent tout le temps »

    Sur sa page Facebook, le généticien français Axel Kahn a rappelé que, à ce jour, « trois cent mille mutants de CoV-2 ont été séquencés dans le monde ». [d’autres, épidémiologistes, disent 4 000 variants séquencés, n’ai pas vérifié, ndc] La nouvelle souche porte notamment une mutation, nommée N501Y, dans la protéine du spicule du coronavirus, (la pointe qui se trouve à sa surface et lui permet de s’attacher aux cellules humaines pour les pénétrer). Selon le Dr Julian Tang, de l’université de Leicester, « cette mutation N501Y circulait déjà sporadiquement bien plus tôt cette année et en dehors du Royaume-Uni : en Australie en juin-juillet, aux Etats-Unis en juillet et au Brésil en avril ».

    (...) « Le plus important est de chercher à savoir si ce variant a des propriétés qui ont un impact sur la santé des humains, les diagnostics et les vaccins » . Comme le relève le Pr Axel Kahn :
    « Plus il y a de virus produits – et donc de personnes infectées –, plus il y a de mutations aléatoires, et plus grande est la fréquence de mutations avantageuses pour le virus. »

    L’association entre un nombre si élevé de mutations fait également dire à certains spécialistes que le virus aurait pu évoluer non seulement en sautant d’un hôte à l’autre, mais aussi au sein des cellules d’un même patient, qui aurait hébergé longtemps le SARS-CoV-2. Quoi qu’il en soit, comme un génome viral ne cesse de se transformer et d’évoluer, vivre avec le virus suppose qu’il faille vivre aussi avec les annonces relatives à ses inquiétantes mutations.

    Bon, beaucoup de « semble-t-il »... Mais si l’AFP publie une info qui met en cause la politique sanitaire française, ce n’est peut-être pas pour rien.

    De ce que j’avais vu, les mutations du virus étaient jusqu’ici infinitésimales, n’invalidaient ni les tests ni les vaccins, n’étaient pas non plus davantage contagieuses ou mortelles. Sauf que même à taux de mortalité constant, sans politique de suppression du virus, une contagiosité fortement accrue c’est davantage de risques de saturation/débordement des systèmes de santé, donc de mortalité (prises en charge au rabais, déprogrammations).

    Pendant ce temps, scènes d’exode à Londres avant le reconfinement, Eurostar et avions partent de GB vers le reste du monde.

    Cet excellent entretien (de juin dernier mais passé inaperçu ici) avec Isabelle Stengers aborde les mutations de virus, la crise des systèmes de santé et bien d’autres questions de façon très éclairante https://seenthis.net/messages/892363

    Edit

    L’Allemagne rejoint la liste des pays - Autriche, Pays-Bas, Belgique, Italie - qui interrompent les voyages depuis le Royaume-Uni. En France, un conseil de défense a lieu en ce moment sur la variante du Covid19
    https://www.lefigaro.fr/societes/inquiets-de-la-nouvelle-variante-du-covid-19-des-pays-coupent-leurs-liaison

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté appelé ses membres en Europe à « renforcer leurs contrôles ». Selon l’OMS, outre « des signes préliminaires que la variante pourrait être plus contagieuse », la variante « pourrait aussi affecter l’efficacité de certaines méthodes de diagnostic », là aussi selon « des informations préliminaires ». Il n’y a en revanche « aucune preuve d’un changement de la gravité de la maladie », même si ce point fait aussi l’objet de recherches.

    Pour autant, les scientifiques n’ont pas encore réussi à prouver en laboratoire que ce dernier est effectivement plus contagieux.
    https://www.lesechos.fr/monde/europe/coronavirus-ce-quon-sait-de-la-nouvelle-souche-apparue-au-royaume-uni-12756

    « Tout peut être expliqué par une expansion spontanée du virus, similaire à celle observée en France, en Allemagne ou en Suède, observe Patrick Berche, membre de l’Académie de médecine et ancien directeur général de l’Institut Pasteur à Lille.

    #mutation #contagiosité #protéine_Spike #spicule

    • Mutant coronavirus in the United Kingdom sets off alarms but its importance remains unclear
      https://www.sciencemag.org/news/2020/12/mutant-coronavirus-united-kingdom-sets-alarms-its-importance-remains-unc

      #Christian_Drosten, a virologist at Charité University Hospital in Berlin, says that was premature. “There are too many unknowns to say something like that,” he says. For one thing, the rapid spread of B.1.1.7 might be down to chance. Scientists previously worried that a variant that spread rapidly from Spain to the rest of Europe—confusingly called B.1.177—might be more transmissible, but today they think it is not; it just happened to be carried all over Europe by travelers who spent their holidays in Spain. Something similar might be happening with B.1.1.7, says Angela Rasmussen, a virologist at Georgetown University. Drosten notes that the new mutant also carries a deletion in another viral gene, ORF8, that previous studies suggest might reduce the virus’s ability to spread.

      Une incertitude de plus. Bien que l’hypothèse de variants plus dangereux demeure (oui, ça nous pend... au nez), pas de vérification pour l’heure, y compris dans ce cas, comme le disait il y a peu @arno https://seenthis.net/messages/891532

      Par ailleurs, il semble qu’en France on séquence si peu le virus qu’il faille attendre des recherches faites ailleurs toute avancée de la connaissance sur ses mutations (avec dans la presse nawak, entre 4 000 et 300 000 variants identifiés, par les spécialistes les plus éminents). Au pays des Lumières éteintes, ca doit être comme les masques en mars dernier, sans intérêt.

    • Neuf questions sur le nouveau variant du SARS-CoV-2 observé au Royaume-Uni
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/12/21/neuf-questions-sur-le-nouveau-variant-du-sars-cov-2-observe-au-royaume-uni_6

      Appelé VUI-202012/01 (variant under investigation n° 1 du mois de décembre 2020), ce variant du SARS-CoV-2 présente au total 17 mutations de son génome par rapport au coronavirus qui avait été séquencé en janvier 2020 à Wuhan.

      Huit de ces 17 mutations impliquent la protéine de spicule présente sur la surface du virus, celle-là même qui donne au virus sa forme de couronne et qui lui permet d’infecter certaines cellules humaines (porteuses du récepteur ACE2).

      Parmi elles, deux sont surveillées de près en raison de leur emplacement stratégique sur la protéine de spicule : N501Y et P681H. Ces deux mutations ont été observées indépendamment l’une de l’autre depuis plusieurs mois, mais n’ont jamais été combinées avant la détection de ce variant.

      A cela s’ajoutent six mutations supplémentaires qui n’engendrent pas un changement de composition des protéines correspondantes, ce qui aboutit à 23 changements génétiques au total. Ce nombre est inédit par rapport à ce qui avait été observé auparavant : selon une étude publiée dans Annals of Surgery début novembre, le génome du SARS-CoV-2 accumule une à deux mutations par mois, un rythme deux fois moins élevé que celui de la grippe et quatre fois moins élevé que pour le VIH.

      On ne peut cependant pas vraiment parler de nouvelle souche [à l’inverse de l’article du même journal cité plus haut, ndc], car le nombre de mutations reste faible par rapport à la taille du génome du virus (23 sur 29 903 nucléotides), et que le comportement et les caractéristiques du virus n’ont pas changé. Il est pour l’instant plus adapté de parler de « #variant ».

      Quand et où est apparue cette mutation ?

      Le consortium Covid-19 Genomics UK (COG-UK), qui s’occupe de la surveillance et du séquençage des mutations du SARS-CoV-2 au Royaume-Uni, a formellement nommé ce variant le 13 décembre à la suite d’une hausse des cas dans le sud-est de l’Angleterre. Mais les premiers génomes porteurs des mutations spécifiques à ce lignage de virus (nommé B.1.1.7) ont été identifiés le 20 septembre dans le Kent et le 21 septembre dans le Grand Londres.

      Un nombre important de mutations ont été observées chez des patients #immunodéprimés, chez qui l’ARN du coronavirus reste détectable environ deux à quatre mois. Cette durée est suffisante pour que la population virale présente une plus grande diversité génétique. Il est donc possible, selon le rapport des chercheurs du COG-UK publié le 19 décembre, que ce lignage soit apparu chez un patient immunodéprimé atteint chroniquement du Covid-19.

      [...]

      « Les modélisations préliminaires montrent une forte association entre la présence de ce nouveau variant dans le Kent, les régions du sud-est de l’Angleterre et l’incidence en hausse de Covid-19 », écrivent les épidémiologistes du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) le 20 décembre. Elle n’est encore qu’une corrélation, non une cause, de l’accélération de l’épidémie dans ces régions.

      Ce qui est notable, en revanche, c’est que ce variant du virus est devenu dominant dans les cas détectés en quelques semaines. A Londres, ce variant était responsable de 28 % des infections début novembre et de 62 % au 9 décembre.

      De plus amples observations, in vitro et in vivo, sont nécessaires pour déterminer si ce nouveau variant a acquis des propriétés qui le rendent plus transmissible. Une des mutations connues, N501Y, est suspectée d’améliorer nettement la stabilité de la liaison chimique entre le virus (précisément le domaine de liaison de sa protéine de spicule) et le récepteur ACE2, la porte d’entrée du virus dans les cellules humaines, selon des travaux publiés dans la revue Cell en août 2020 et confirmés chez la souris un mois plus tard.

      « Les données dont on dispose aujourd’hui sont épidémiologiques, mais des données virologiques sont indispensables pour mieux caractériser ce variant et ses éventuelles conséquences sur les infections et la #vaccination, souligne Vincent Enouf, directeur adjoint du centre de référence des virus respiratoires de l’Institut Pasteur. Nos collègues anglais sont en train d’isoler ces nouveaux virus [sur des malades]. Ensuite, ils les mettront au contact d’une collection de sérums provenant de patients infectés à différents moments de l’épidémie, voire de personnes vaccinées. Grâce à une technique dite de microneutralisation, on pourra vérifier pour chacun des types de sérum si les anticorps neutralisent ou pas ce variant anglais. Les résultats devraient être connus d’ici environ une semaine. »

      (...)« Il n’existe aucune preuve que le nouveau virus est plus ou moins dangereux. Malheureusement, nous allons devoir attendre et voir si les hospitalisations et les décès évoluent dans un sens ou un autre pour le savoir », a expliqué Simon Clarke, professeur de microbiologie à l’université de Reading, au Science Media Center britannique.

      (...) « Pour le moment, il n’existe aucune preuve suggérant que ce vaccin ne soit pas efficace contre la nouvelle variante », a déclaré lundi Emer Cooke, la directrice générale de l’Agence européenne des médicaments, en donnant le feu vert au produit développé par Pfizer-BioNTech. Sur Europe 1, le ministre de la santé, Olivier Véran, a expliqué que « les anticorps développés par les deux principaux vaccins qui arrivent, Pfizer-BioNTech et Moderna, ne ciblent pas cette zone mutée du virus ».

      C’est aussi la conclusion de travaux publiés dans la revue Cell en septembre par une équipe chinoise, qui ont montré que cette mutation N501Y n’avait pas eu, chez les souris, d’effet sur la capacité neutralisante ou la quantité des anticorps fabriqués contre le virus.

      Les mutations du gène codant la protéine de spicule concernent 9 nucléotides sur les 3 821 que contient le gène au total. Les vaccins produisent des anticorps dont l’action neutralisante est dirigée contre de nombreuses régions de la protéine de spicule. Même si on ne peut l’exclure, ce risque est jugé très limité.
      « L’idée du vaccin est que la protéine Spike dans son ensemble est montrée à votre système immunitaire et vous apprenez donc à en reconnaître de nombreuses parties différentes », explique Emma Hodcroft, épidémiologiste à l’université de Berne interrogée par l’AFP. Du coup, « même si quelques parties changent, vous avez toujours toutes les autres parties pour reconnaître » le virus, selon elle.

      Ce variant circule-t-il déjà en France ?

      Lundi 21 décembre, aucun cas positif avec ce nouveau variant n’avait été détecté en France et les cas repérés ailleurs en Europe sont limités : selon le rapport de l’ECDC du 20 décembre, 20 cas avaient été identifiés au Pays de Galles au 14 décembre, 9 au Danemark, 3 aux Pays-Bas et un en Australie. Les médias belges ont rapporté quatre cas.

      Il n’est pas étonnant que le variant ait été observé au Royaume-Uni et au Danemark, deux pays où les efforts de #séquençage à partir des prélèvements de tests positifs sont importants et continus.
      « On ne sait pas si on va tenir très longtemps sans identifier ce nouveau variant en France. Il serait utile que les personnes rentrées d’Angleterre récemment se fassent tester et que ce nouveau variant soit recherché », relève le virologue Vincent Enouf, en précisant que les laboratoires qui séquencent les virus du Covid (dont le laboratoire de référence de Pasteur) partagent leurs données sur la base internationale Gisaid, ce qui permet de repérer rapidement l’apparition de nouvelles mutations.

      D’autres chercheurs estiment cependant que le travail de séquençage est relativement dispersé entre plusieurs acteurs (IHU de Marseille, CNR Pasteur, services de virologie des CHU, etc.), qui ne se partagent pas les séquences obtenues et ne mettent pas en commun leurs efforts pour identifier les lieux et moments où apparaissent les variants en circulation. Une désorganisation qui « conduit à diminuer très fortement l’impact de ce travail », selon une note rédigée par plusieurs chercheurs du collectif FranceTest à l’intention du ministre de la santé, Olivier Véran, à sa demande et transmise lundi 21 décembre à Emmanuel Macron. Ces chercheurs appellent à la création d’un consortium national appelé Senticov, « qui aurait la tâche de mettre en place le séquençage permanent des génomes viraux ».

      Les tests PCR peuvent-ils le détecter ?

      Les scientifiques britanniques ont rapporté que la mutation génétique spécifique sur les 69e et 70e acides aminés de la protéine de spicule (protéine S) observée avec ce variant pouvait être « manquée » par certains #tests_RT-PCR et ainsi donner un résultat négatif lors du dépistage.

      Dans leur rapport, les experts de l’ECDC recommandent de ne plus se fier uniquement aux RT-PCR ciblant le gène de la protéine S « pour la détection primaire de l’infection au SARS-CoV-2 », car « les mutations sont plus susceptibles de se produire dans ce gène ». Mais d’autres tests PCR peuvent détecter le virus en ciblant d’autres régions dans le génome, qui sont insensibles au variant. Le gouvernement britannique a indiqué que les « tests pouvaient être adaptés rapidement pour répondre à ce nouveau variant ».

      Edit Après les avertissements d’arno, un rappel par @kassem, citant Antoine FLAHAULT
      https://seenthis.net/messages/892557

      Durant les épidémies de virus émergents un peu longues, les mutations du virus sont souvent sur-interprétées pour expliquer l’évolution de la situation épidémiologique.

    • Les scientifiques britanniques ont rapporté que la mutation génétique spécifique sur les 69e et 70e acides aminés de la protéine de spicule (protéine S) observée avec ce variant pouvait être « manquée » par certains #tests_RT-PCR et ainsi donner un résultat négatif lors du dépistage.

      Plusieurs connaissances ont eu depuis octobre des symptômes correspondants aux nombreux symptômes potentiels du virus, mais avec des retours de tests négatifs.

    • Le Doc, @Le___Doc
      https://twitter.com/Le___Doc/status/1344422158844497922

      50% d’augmentation des cas en une semaine en Angleterre , +15% d’hospitalisations. 1000 décès en 24h.
      Ce que l’on sait, c’est que le variant B117 prédomine désormais, à 80%. Pour le reste...

      une #variante + contagieuse de 50%, c’est une bien plus mauvaise nouvelle qu’une variante 50% + mortelle
      https://seenthis.net/messages/893449

  • Potée vegan de chou
    https://cuisine-libre.fr/potee-vegan-de-chou

    Faites gonfler les protéines de soja texturées dans le thé, avec le kacha, et du sel. Pendant ce temps, lavez et tranchez le chou en lamelles. Grattez ou pelez la carotte, coupez-la en bâtons de la taille d’un petit doigt. Faites cuire à feu doux le soja au kacha, une dizaine de minutes : il faut qu’il soit tendre à cœur. Pendant ce temps, faites dorer les carottes dans un peu de gras, puis ajoutez l’ail coupé gros et le chou, mouillez avec du thé fumé (ou de l’eau ou du vin blanc) ; le chou ayant…

    #Chou_vert, #Sarrasin, #Potées, #Ragoûts, #Protéines_de soja / Végétalien (vegan), #Sans_viande, #Sans_œuf, #Végétarien, Sans (...) #Végétalien #vegan #Sans_lactose

  • Le véganisme fait-il le jeu du capitalisme ? (France Culture, 27.02.17)
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/le-veganisme-fait-il-le-jeu-du-capitalisme

    « Être anti-vegan, c’est défendre l’unité du genre humain » (Paul Ariès, L’Humanité, 30.01.2019)
    https://www.humanite.fr/alimentation-etre-anti-vegan-cest-defendre-lunite-du-genre-humain-667130

    Les #vegan sont les chevaux de Troie de l’#industrialisation et de la #dépolitisation des enjeux agricoles et alimentaires. Voilà plusieurs années que de grands PDG […], affirment qu’il faut en finir avec la viande d’élevage. Leur objectif est d’imposer sur le #marché les fausses viandes, qu’elles soient végétales ou cellulaires. Ces dernières relèvent de la prouesse #biotechnologique.
    […]
    Oui, mais je n’oppose pas #protéines végétales et protéines animales. Or, c’est cela, le piège tendu. On est en train de nous faire croire que notre régime alimentaire d’#omnivores a intrinsèquement une responsabilité dans la #crise_climatique ou celle de la #faim. Or c’est faux. C’est le développement de l’#élevage_industriel et intensif qui conduit aux travers environnementaux et sanitaires que l’on sait. Et c’est précisément cette responsabilité que le #capitalisme refuse de nommer.
    […]
    Le mouvement vegan est la figure de proue du courant #antispéciste, derrière lequel on trouve un philosophe clé, Peter Singer, auteur de la #Libération_animale, qui prône l’égalité entre tous les #êtres_vivants. Cela peut paraître une belle idée, mais il nous dit très vite qu’un jeune chien est plus digne d’intérêt qu’un nourrisson, qu’un grand handicapé ou qu’un vieillard sénile. Il réintroduit de la division, et elle n’est pas spécifiquement favorable à nos frères humains.

  • La #France veut plus de protéine végétale dans ses champs et ses étables

    Alors que les paysans sont sommés de monter en gamme pour tourner le dos à la crise, la France importe presque la moitié des protéines végétales qu’elle donne à manger à ses animaux d’élevage, notamment bovins, dans lesquelles on retrouve notamment du soja #OGM, en provenance des #Etats-Unis ou du #Brésil.

    https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/la-france-veut-plus-de-proteine-vegetale-dans-ses-champs-et-ses-eta
    #agriculture #protéines_végétales #élevage #importations

    via @franz42

  • Les lentilles : le remède à la faim dans le monde
    https://www.arte.tv/fr/videos/065803-000-A/les-lentilles-le-remede-a-la-faim-dans-le-monde

    Cette plante modeste, cultivée aussi bien en Inde qu’en Éthiopie ou en Amérique du Nord, suscite d’immenses espoirs. Non seulement cette #légumineuse s’acclimate à merveille aux régions arides, mais elle a également la particularité de capter l’azote de l’air pour le stocker dans ses tubercules – ce qui en fait un fertilisant naturel. La #lentille regorge par ailleurs de #protéines – autour de 25 %, plus que certaines viandes ! –, de #minéraux et d’#oligoéléments. Il suffit de la compléter d’une céréale, comme du riz complet, pour composer un repas équilibré. Variétés plus robustes Misant sur les nombreux atouts de cette plante, des chercheurs du monde entier travaillent à mettre au point des variétés plus robustes, plus productives et plus riches en éléments essentiels, mais aussi à maturité rapide, adaptées à l’alternance des cultures pratiquée par les petits paysans des pays pauvres. Enrichies par croisements en fer ou en zinc, les lentilles pourraient apporter une solution à la « faim invisible » que représentent les carences alimentaires. Détrônant l’Inde, le Canada en est le plus grand producteur mondial. Face à la double urgence du réchauffement climatique et de la croissance démographique, les résultats des recherches en la matière combleront-ils les attentes ?

    #alimentation #agriculture

  • Elevage de larves d’insectes à consommer au quotidien :
    Livin Farms’ bench-top insect farms are intended to make mealworms part of our everyday diet
    https://www.dezeen.com/2017/06/27/livin-farms-benchtop-insect-farm-intended-make-mealworms-part-everyday-diet-

    “We want to get insects to a point where they are not something strange but actually part of our everyday life and our everyday diet.”

    “Insects combine the best of meat- and plant-based proteins while taking only a quarter of the feed and 10 per cent of the land that is usually required to grow the same amount of beef.”

    #régime_alimentaire #protéines #miam !

  • La recherche sur la réduction de la résistance aux antimicrobiens nécessite un bond de géant, estime la FAO
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=38489

    Le rapport consacre une attention particulière sur l’#élevage, car la demande future de #protéines d’origine animale devrait accélérer les choses vu que le contact étroit entre animaux multiplie l’incidence potentielle des pathogènes de la résistance aux #antimicrobiens.

    La #volaille, principale source de protéines animales du monde, ainsi que les porcins, sont d’importants vecteurs alimentaires de transmission aux humains de la résistance aux antimicrobiens. Les cas qui se sont déclarés en Tanzanie et au Pakistan démontrent également le risque provenant de systèmes aquacoles intégrés qui utilisent les déchets agricoles et avicoles pour nourrir les poissons.

    Une biosécurité élevée aide à réduire les risques. De même, la prévention de la contamination des aliments et l’élimination des bactéries de la chaîne alimentaire peuvent être très efficaces pour réduire la transmission de la résistance aux antimicrobiens. Au Nebraska, une étude récente du bétail a révélé des souches d’E. coli sur toutes les peaux, mais sur 0,5% seulement des carcasses et aucune dans la viande destinée aux consommateurs. Les vecteurs environnementaux, notamment le vent, le sol, l’eau et les déchets, peuvent s’avérer plus difficiles à maîtriser en matière de #transmission de la résistance aux antimicrobiens.

    Vu que les animaux ne métabolisent qu’une petite partie des agents antimicrobiens qu’ils ingèrent, la propagation des antimicrobiens à partir des déchets animaux est une préoccupation de taille.

    #antibiotiques #résistance_aux_antibiotiques #viande #agriculture

  • Le ver qui rajeunit après avoir vieilli | Passeur de sciences
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2016/06/22/le-ver-qui-rajeunit-apres-avoir-vieilli

    C’est en sortant ces larves-vieillardes de leur état de dormance que les auteurs de l’étude ont découvert un surprenant effet Benjamin Button : « Nous les avons transférées dans des boîtes de Petri où nous les avons nourries avec leur repas favori, des bactéries, raconte Antoine Roux. Et alors que leur développement reprenait, tous les marqueurs du #vieillissement ont disparu sauf un, l’agrégation des protéines. Nous avons ainsi vu les #mitochondries redevenir jeunes c’est-à-dire longues et connectées en réseau alors qu’elles s’étaient vieilles et fragmentées. Les cellules ont aussi arrêté de produire des radicaux libres, autre signe de vieillissement. » Antoine Roux et ses collègues ont aussi identifié un gène indispensable pour que ce #rajeunissement prenne place, gène qui #code pour une #protéine dont le rôle consiste à organiser la défense de la cellule en cas de stress. Le même gène se retrouve chez l’homme avec une fonction similaire.

  • Homard à l’américaine

    Mets raffinés et coûteux, huîtres et homards n’ont pas toujours bénéficié de cette réputation, comme le rappelle Tim Hayward dans le Financial Times.

    La capacité des huîtres et des homards à survivre hors de l’eau signifiait que l’on pouvait les acheminer loin à l’intérieur des terres et y distribuer ainsi des #protéines d’une fraîcheur revigorante, bien avant que la réfrigération rende cela possible pour d’autres types de produits marins. C’est pourquoi ils étaient souvent considérés comme une #nourriture de pauvres, notamment dans les villes industrielles. Au XIXe siècle, dans plusieurs Etats côtiers américains, les directeurs de prison avaient l’interdiction de les mettre au menu des détenus tous les jours de la semaine. Pareil traitement eût été considéré comme cruel.

    http://www.ft.com/cms/s/0/b3e6f2fa-8eb6-11e5-8be4-3506bf20cc2b.html

    #cdp #st

    http://zinc.mondediplo.net/messages/15085 via Le Monde diplomatique

  • Les mouches vous dégoûtent ? Votre poulet en mangera peut-être bientôt - Terra eco
    http://www.terraeco.net/Les-mouches-vous-degoutent-Votre,57593.html

    Sur les quelque 1 900 espèces d’#insectes consommés dans le monde, bien peu trouvent grâce auprès des papilles occidentales. Mais un autre destin se dessine pour les arthropodes : servir de nourriture à nos poissons et nos volailles.

    Ce programme de près d’un million d’euros, labélisé par l’Agence nationale de la recherche, rassemble neuf laboratoires français et deux entreprises. Il s’agit ni plus ni moins que de mettre au point, en trois ans, une « #entoraffinerie », capable de fournir aux éleveurs des farines d’insectes protéinées, produites localement. Pour cela, il faut réussir à domestiquer et produire à l’échelle industrielle Tenebrio molitor, le ver de farine, dont les besoins en température et en humidité sont très modestes, et Hermetia illucens, la mouche soldat, capable de consommer des déchets carnés et du lisier, une vraie machine antigâchis ! Tenebrio molitor a donné des premiers résultats : les « entoraffineurs » en ont extrait une huile riche en oméga-6 et oméga-9 et une farine fort prometteuse, contenant jusqu’à 67% de protéines, surpassant ainsi le bon vieux tourteau. Dans quelques semaines, cette farine sera servie aux animaux des laboratoires de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) pour savoir si elle se digère bien.

    #élevage #alimentation #protéines

    • Les journalistes sont vraiment des crétins pour inventer des titres comme ça ... Comme si les poules n’étaient pas déjà censées manger toutes sortes d’insectes. Y a que dans les conditions industriel qu’il n’y a plus un truc vivant à grailler, ou que pour l’industriel de luxe on vend des poulets élevés 100% sur du végétal (du soja pour les protéines quoi).

      J’ai pour projet d’expérimenter l’élevage de « Black Soldier Fly Larvae » (pas de nom vernaculaire en français) pour quand j’aurai repris des poules. Plus par curiosité que par nécessité vu le nombre de m² qu’elles auront

    • C’est conforme au processus industriel classique, on construit une grosse usine, on transforme la matière première, on l’emballe, on stocke et envoie ça par camions à des centaines ou des milliers de kilomètres... C’est sans doute plus simple de transporter des farines que des bestioles vivantes et aussi plus simple à entreposer.

  • Introducing: Open Bug Farm
    http://www.tiny-farms.com

    We’re building the world’s first Open Source Bug Farm Kit
    Whether you want to develop a product, start a farm, or you’re just curious about how bug farming works, we’re developing an inexpensive kit containing everything you need to start growing nutritious edible insects. Raising bugs is easy, and you could soon be producing enough to eat - or to sell.

    #protéines #insectes #bidouille #diy

  • Cultiver des #algues sur les toits de Bangkok
    http://www.lemonde.fr/planete/video/2013/08/27/de-la-spiruline-sur-les-toits_3466900_3244.html

    Déjà utilisée en Afrique notamment pour lutter contre la malnutrition, la spiruline est une algue qui contient une forte dose de protéines. En Thaïlande, une entreprise a décidé de la cultiver sur les toits. Cette algue est la dernière innovation de l’#agriculture_urbaine, idéale dans une mégalopole qui manque de place.

    #alimentation #circuits_courts #nutrition

    • Au goût c’est pas terrible, mais avec son 1% de #chlorophylle et l’apport de #protéines, cette algue #autotrophe est apparemment un bon #complément_alimentaire et une aide contre la #malnutrition. La Chine l’aurait déclarée aliment national avec 50% de la production mondiale. Elle reste très chère et attention à contrôler son origine car il n’existe aucune certification bio véritable.

      http://www.spiruline-occitane.com/spiruline-bio-producteur-france-achat.html

      http://www.eurekasante.fr/parapharmacie/complements-alimentaires/spiruline.html

      http://www.spirulinedurenouveau.com/proprietes_consommation.htm

      La chlorophylle est parfois appelée le « sang vert » en raison de la très grande ressemblance de sa structure moléculaire avec l’hémoglobine : le sang a en effet un atome de Fer en son centre, lui donnant sa couleur rouge, tandis que la chlorophylle a un atome de magnésium, lui donnant sa couleur verte.

    • J’aime plutôt bien le goût... mais pas avec n’importe quoi. C’est vaguement salé, avec un goût un peu marin, mais pas très prononcé. ça passe très très bien en salade (carotte rapées plutôt que tomates) et en omelette, par exemple.

      Techniques de production :
      http://www.antenna.ch/recherche/malnutrition/spiruline-production

      Sur la nutrition :

      http://biospirulina.ch/composition

      La composition de la Spiruline

      La Spiruline contient pratiquement tous les composants d’un aliment complet idéal : protéines en proportion considérable, vitamines, sels minéraux, glucides, pigments, oligo-éléments et acides gras essentiels. De plus, contrairement à certaines autres algues, elle est aisément comestible.

      PROTEINES

      La Spiruline est particulièrement riche en protéines végétales (55 % à 70 % de son poids), une valeur tout à fait exceptionnelle. Les meilleures sources de protéines végétales n’arrivent qu’à la moitié de ces teneurs, la farine de soja, par exemple, contient 35% de protéines.
      D’un point de vue qualitatif, les protéines de la Spiruline sont complètes, car elles contiennent l’ensemble des acides aminés essentiels (47% du poids total des protéines).

      VITAMINES

      Les vitamines de source naturelle rencontrées dans la Spiruline sont les suivantes par 100 g : • ß-carotène : 212 mg, • B1 : 3.5 mg, • B2 : 4.0 mg, • B12 : 350 mcg, • E : 10.0 mg.

      La teneur en ß-carotène est exceptionnelle, elle est 30 fois plus élevée que pour la carotte. La biodisponibilité des caroténoïdes de la Spiruline a été démontrée dans plusieurs études cliniques.

      La teneur en vitamine B12 (cobalamine) est également exceptionnelle. Cette vitamine est de loin la plus difficile à obtenir dans un régime sans viande car aucun végétal courant n’en contient. La Spiruline est 4 fois plus riche que le foie cru, longtemps donné comme sa meilleure source. Une dose de 4g / jour de Spiruline séchée suffit amplement à couvrir la totalité des besoins en vitamine B12.

      La Spiruline contient aussi de la vitamine E, dans des proportions comparables à celles du germe de blé, qui est reconnu comme une excellente source de vitamine E.
      Les principales vitamines antioxydantes contenues dans la Spiruline sont le ß-carotène, les autres caroténoïdes et la vitamine E. Elles protègent nos cellules de l’agression des radicaux libres (effet anti-vieillissement).

      MINERAUX

      Les minéraux spécialement intéressants dans la Spiruline sont le fer, le magnésium, le calcium et le phosphore.
      La Spiruline est une source importante de fer (20 fois plus élevée que le germe de blé). Le fer est un minéral présent essentiellement dans les aliments d’origine animale comme la viande, les abats et le poisson). Elle est d’un grand intérêt pour végétariens, sportifs, femmes enceintes et adolescents en phase de croissance. La disponibilité du fer contenu dans la Spiruline a été démontrée.

      La Spiruline permet une diminution significative des risques de carence et de déficience en micronutriments essentiels et ne présente aucune contre-indication.

  • Bactéries du futur [1/4] | Marion Wagner
    http://owni.fr/2012/03/21/bacteries-du-futur-partie-1

    Dans leurs éprouvettes, des chercheurs préparent la #biologie et la génétique de demain. Des « biologistes-ingénieurs » qui redéfinissent le vivant, et tentent de détourner des #bactéries de leur fonction. Pour eux, la #science est sur le point de pouvoir mettre un terme au bricolage inopérant de l’évolution darwinienne. #Enquête.

    #Culture_scientifique #Science #adn #biocarburants #biologie_moléculaire #cellules #craig_venter #DIY #gène #génome #médicaments #OGM #protéines #synthèse #xénobiologie