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  • Canada : Allégement fiscal pour le forage albertain La Presse canadienne - 23 Novembre 2018 - Le devoir

    https://www.ledevoir.com/economie/542054/allegement-fiscal-pour-le-forage-albertain

    La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, accorde des allégements fiscaux aux sociétés de forage de pétrole et de gaz naturel, en plus de critiquer le manque de compréhension d’Ottawa quant au sérieux des problèmes que représente la réduction de prix à laquelle est soumis le pétrole de l’Ouest canadien.


    Photo : Jason Franson La Presse canadienne Rachel Notley a annoncé que son gouvernement ajouterait le forage pétrolier et gazier à une liste d’industries exposées au commerce et exemptes de la taxe sur le carbone de la province.

    Dans un discours prononcé lors d’un événement à Calgary, organisé par l’association canadienne des entrepreneurs en forage de puits pétroliers (CAODC), elle a annoncé que son gouvernement ajouterait le forage pétrolier et gazier à une liste d’industries exposées au commerce et exemptes de la taxe sur le carbone de la province. L’exemption, rendue rétroactive à l’entrée en vigueur de la taxe au début de 2017, devrait permettre au secteur du forage un allégement d’entre 750 000 $ et 1,5 million par année.

    Mme Notley a par la suite critiqué un rapport financier fédéral dévoilé mercredi qui, selon elle, sous-estime la crise des prix du pétrole dans l’Ouest canadien. Le problème est imputé à la capacité insuffisante des pipelines, ce qui ne permet pas d’éliminer la surabondance de pétrole brut en Alberta, qui attend d’être exporté. Elle a fait valoir aux journalistes que, si le secteur manufacturier canadien avait autant souffert, cela aurait été mentionné dans le premier paragraphe du discours de présentation de l’Énoncé économique de l’automne.

    La CAODC, quant à elle, dit s’attendre à une légère amélioration de l’activité de forage l’année prochaine. Dans ses prévisions pour 2019, elle dit prévoir une augmentation de 51 puits, à environ 7000 puits. Cela représente une baisse par rapport aux quelque 13 000 puits qui étaient en activité en 2014, avant la chute des prix mondiaux du pétrole.

    « D’autres industries dans la même situation tendraient la main pour obtenir un renflouement gouvernemental. Pourtant, notre industrie a seulement demandé la permission et le soutien du gouvernement pour livrer nos produits sur le marché, a affirmé le président de l’association, Mark Scholz. Le manque d’action et d’attention du gouvernement fédéral à l’égard de cette question urgente est assourdissant. »

    #ruisselement #pétrole #fiscalité #énergie #pollution #pollution #sables_bitumineux #gaz #environnement #économie #gaz_de_schiste #extractivisme #canada #femme


  • Ambulanciers en grève : 408 kilomètres de bouchons ce lundi matin en Ile-de-France suite à des opérations escargot
    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/ile-de-france-grosses-perturbations-sur-l-a4-et-le-peripherique-suite-a-u

    Frankreich erlebt eine landesweite Protestwelle nach Angriff der Macron-Regierung auf das Sytem des Krankentransports. Bisher wurden Patienten die Kosten des Krankentransports von der nationalen Krankenversicherung erstattet, wobei nach einer Verschreibung feste Preise gezahlt wurden. Mit der kürzlich in Kraft getretenen Gesetzesänderung wird der Krankentransport Teil der Gesundheitsleistung, die durch Kliniken erbracht und deren Preis von ihnen mit den Fahrdiensten individuell verhandelt werden.

    Bisher beauftragte der Kranke regelmäßig seinen Lieblingschauffeur und rechnete die Kosten mit der staatlichen Versicherung ab. Jetzt veranstalten die Kliniken Ausschreibungen und lassen die Krankentransporte vom billigsten Anbieter durchführen. Die internationalen Vermittler von Mobilitätsdientleistungen stehen in den Startlöchern für das Rennen um den neu geschaffenen Markt.

    Diese Entwicklung wird zahlreiche kleine Unternehmen in den Ruin und ihre Angestellten in die Arbeitslosigkeit zwingen. Die bereits jetzt niedrigen Löhne werden voraussichtlich brutal mit allen bekannten Tricks unterhab des Mindestlohnniveaus gedrückt. Dies ist der Plan von Präsident Macron und seiner Gesundheitsministerin Agnès Buzyn, die ungeachtet landesweiter Proteste an der sozialschädlichen Umstrukturierung festhalten.

    Lundi 5 novembre 2018 - Les ambulanciers manifestent ce lundi contre la réforme du financement des transports sanitaires et ils ont organisé des opérations escargot ce matin en Ile-de-France. Il y avait 408 kilomètres de bouchons vers 09h00. Les cortèges sont attendus vers 16h00 devant le ministère de la Santé.

    Ambulanciers en grève. Le périphérique parisien bloqué, 14 interpellations
    https://www.ouest-france.fr/ile-de-france/paris-75000/ambulanciers-en-greve-le-peripherique-parisien-bloque-14-interpellation

    Publié le 06/11/2018 - Le périphérique parisien a été de nouveau bloqué ce mardi, au deuxième jour d’une mobilisation d’ambulanciers contre une réforme du financement des transports sanitaires menaçant selon eux les petites et moyennes entreprises.

    Ils sont en colère, certains désespérés - «  Nous ne partirons pas  !  ». Bloquant encore ce mardi matin le périphérique parisien, les ambulanciers ont entamé ce mardi 6 novembre leur deuxième jour d’action. Ils sont mobilisés contre la réforme du financement des transports sanitaires qui, selon eux, menacent les petites et moyennes entreprises.

    Certains ambulanciers sont restés la nuit et une bonne partie de la matinée sur le périphérique, notamment vers la porte de Bercy, avant l’intervention des CRS.

    Une ambulance mise à la fourrière

    Au total, 14 d’entre eux ont été interpellés pour participation délictueuse à un attroupement, entrave à la circulation et obstacle à l’enlèvement, selon la préfecture de police. Une ambulance a également été enlevée et mise à la fourrière. Le blocage a été levé à 10 h 35.

    Dans la ligne de mire des manifestants, l’article 80 du projet de budget de la sécurité sociale 2017, entré en vigueur le 1er octobre 2018.

    Depuis cette date, la prise en charge des transports des patients revient directement aux hôpitaux et cliniques plutôt qu’à l’Assurance maladie, tout comme le choix des ambulances privées, auparavant réservées aux patients.

    «  C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase  », a affirmé Olivier Meraud, directeur des ambulances Brie-Comte-Robert, en Seine-et-Marne. Il cite, pêle-mêle «  la hausse des prix du gasoil, la tarification des transports qui n’a pas été revalorisée depuis 2013, les normes  ».

    Un mouvement parti du terrain
    Le mouvement, auquel ne participaient pas les principales fédérations du secteur, est parti de coordinations de terrain, mené par l’Association pour la défense du transport sanitaire (ADTS), créé il y a un mois. «  Les syndicats ne nous représentent pas  », selon Olivier Meraud, qui a participé au mouvement lundi, «  car légal et déposé en préfecture  », mais n’est pas resté jusqu’à mardi matin.

    Sinan Cakir, gérant des ambulances du Châtelet (Seine-et-Marne), a continué la mobilisation et compte poursuivre «  jusqu’à ce que l’on soit reçu par la ministre  ». «  L’article 80, c’est la mort des petites structures, qui ne peuvent concurrencer les grosses sur les appels d’offres des hôpitaux  », justifie-t-il.

    De source aéroportuaire, une quinzaine d’ambulanciers bloquaient en milieu de journée les routes menant aux terminaux de Roissy, rendant la circulation «  difficile  » près du Terminal 1.

    La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a rejeté les inquiétudes exprimées par les ambulanciers lundi soir, disant avoir été «  très attentive à ne pas favoriser l’uberisation  » du secteur. «  Les dépenses de transport ont considérablement augmenté d’année en année  », a par ailleurs rappelé la ministre, qui veut inciter les hôpitaux à «  rationaliser les transports  ».

    Des ambulanciers en colère ont paralysé les routes de l’Aveyron - 09/11/2018 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/article/2018/11/09/2903382-operation-escargot-cours-ambulanciers-a75-aveyron.html

    Publié le 09/11/2018 - La «  loi 80  » a du mal à passer chez les ambulanciers aveyronnais et lozériens, qui ont tour à tour perturbé la circulation, organisé un barrage filtrant et investi la ville de Rodez pour exprimer leur colère. Plus de 150 véhicules étaient présents lors du mouvement.

    Les transporteurs sanitaires se mobilisent contre l’article 80 du financement de la Sécurité sociale de 2017. Ce texte, entré en vigueur au 1er octobre, modifie le financement des ambulanciers : c’est désormais aux hôpitaux et aux cliniques de payer les transporteurs, et non plus à la Caisse primaire d’assurance maladie elle-même. Un changement qui inquiète les ambulanciers à plus d’un titre.

    Prix cassés, uberisation, non-respect du choix du patient

    Désormais, l’Etat sera chargé de donner une enveloppe aux établissements de santé qui servira à payer les ambulanciers. "Notre crainte c’est que les hôpitaux et les cliniques tirent les prix vers le bas, car ils sont déjà étranglés par leur budget", explique Jean-Marc Ginesty, gérant d’une entreprise d’une vingtaine de salariés. Qui dit établissement public, dit également appel d’offres. Pour être concurrentiel par rapport aux autres entreprises, il faut être en mesure de proposer des remises. Impossible pour les petites structures de s’aligner. "Au final, ça peut avoir un impact sur l’emploi", redoute Jean-Marc Ginesty. 

    Il craint même une "uberisation" des ambulances : "certaines sociétés attendent que les transports se libéralisent pour pouvoir proposer leurs services et casser les prix". "Cela risque de faire travailler des personnes non formées au métier d’ambulancier", estime Hervé Guilhot, gérant de la société Ambulances Arnal à Millau.

    Autre motif de contestation : "le non-respect du choix du patient pour les transports" pour les trajets entre hôpitaux et les consultations externes, affirme Hervé Guilhot. Avant, quand le patient choisissait, on créait des liens avec lui. Désormais, il n’aura plus le choix de son transporteur, c’est l’hôpital qui choisira pour lui", regrette Hervé Guilhot. "Dans ce travail, le contact humain est très important, le client nous donne sa confiance", confirme Jean-Marc Ginesty.

    Circulation perturbée

    Après avoir exprimé leur mécontentement en gênant la circulation aux abords de Rodez et Millau tôt ce matin, ces derniers, rejoints par leurs homologues lozériens, ont choisi d’employer la manière forte, en réalisant dans la foulée une nouvelle opération escargot sur la RN88 et suivi d’un barrage sur l’A75 obligeant les automobilistes à faire un détour par l’aire de l’Aveyron.

    Le barrage en question a été levé vers 16 heures et une opération escargot entre Sévérac et la Lozère a pris le relais. Une nouvelle action s’est ensuite mise en place à Rodez où une dizaine de manifestants a été reçue en préfecture.

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    #disruption #Frankreich #Gesundheit #Personentransport #Krankenversicherung


  • How #technology is revolutionizing the #cannabis market
    https://hackernoon.com/how-technology-is-revolutionizing-the-cannabis-market-2dc04c15d965?sourc

    (Source)There is a growing demand for cannabis in North America and growers are struggling to keep up. Those in the retailing business in Alberta, Canada are already having trouble keeping up and it has only been days since the legalization of recreational #marijuana. Those in the U.S. are not facing the same problem yet but if the Senate makes progress towards amending the federal law on cannabis substances, then growers and retailers will be put on the same spot.Since the industry is going through massive changes, technological advancements are beginning to play an important role in the daily operations of growers and retailers. Technology is being used for an array of purposes including supply chain management, e-commerce guidance and even artificial intelligence in the production (...)

    #innovation #emerging-technology


  • Canada : La Santé publique s’inquiète des pressions du privé sur la distribution du cannabis Fabien Deglise
    - 2 Novembre 2018 - Le Devoir

    https://www.ledevoir.com/societe/540388/la-sante-publique-s-inquiete-des-pressions-du-prive-sur-la-distribution-du

    Alors que le nouveau gouvernement de François Legault s’apprête à rouvrir d’ici la fin de l’année la loi encadrant le cannabis, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) s’inquiète des pressions qu’exercent plusieurs producteurs pour éroder le monopole étatique de distribution en place au Québec et s’assurer que le secteur privé trouve, comme dans d’autres provinces canadiennes, une place dans la distribution de cette substance.

    « Les intérêts économiques des producteurs qui doivent répondre à leurs actionnaires ne sont pas compatibles avec l’esprit de la loi actuelle qui cherche avant tout à prévenir la consommation et à protéger la santé des gens, dit Émilie Dansereau-Trahan, de l’ASPQ. Depuis le début des discussions sur la légalisation, les acteurs de la santé publique martèlent qu’il ne faut pas de liens directs entre le producteur et le consommateur. Et il ne faudrait pas que ça change. »


    Depuis plus d’un an pourtant, le producteur de cannabis Aurora, un des fournisseurs de la Société québécoise du cannabis (SQDC), embauche un lobbyiste à Québec pour faire avancer la cause d’une privatisation de la distribution auprès des élus chargés de construire le cadre légal autour du cannabis récréatif. Son mandat est actif jusqu’à la fin de décembre et vise à « encourager le commerce en ligne de cannabis sans intermédiaire pour assurer des prix compétitifs », indiquent les informations inscrites au registre des lobbyistes.

    Hexo, premier fournisseur de cannabis de la SQDC, a également cherché à défendre cette position dans la dernière année en présentant « au gouvernement les avantages à caractère économique, de santé et de sécurité publique associés au modèle coopératif et de distribution privée ». L’entreprise dit toutefois avoir récemment changé son fusil d’épaule. « Nous n’avons plus d’intérêt à avoir des discussions sur la vente privée au Québec, a avoué au Devoir Isabelle Robillard, porte-parole de l’entreprise. Nous sommes fiers de notre statut de fournisseur privilégié [de la SQDC]. Nous travaillons avec le gouvernement selon la loi qui a été établie. »

    En accédant au pouvoir, le gouvernement Legault s’est engagé à réécrire la loi sur le cannabis au Québec afin de faire passer l’âge légal des consommateurs de 18 à 21 ans, mais également pour étendre les lieux où la consommation de cette substance va être interdite. Entre autres. Le dossier est porté par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant.

    Dans le cadre réglementaire sur le cannabis présenté par la Coalition avenir Québec en septembre 2017, le parti disait préférer un modèle public de distribution et d’exploitation des points de vente au Québec. « Nous insistons sur le fait que la consommation ne doit pas avoir comme objectif de générer plus de revenus », a indiqué cette semaine Ewan Sauves, porte-parole du gouvernement.

    Depuis le 17 octobre dernier, le secteur privé est actif dans la distribution du cannabis dans les provinces centrales, soit en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, où des commerces non gérés par l’État ont désormais pignon sur rue. Le Manitoba reste toutefois la seule province qui autorise la vente directe de cannabis récréatif, sans intermédiaire, entre le producteur et le consommateur.

    #cannabis #privatisation

    Le crime organisé aurait ses entrées
    Des producteurs de cannabis ont reçu le feu vert de Santé Canada malgré des liens avec le crime organisé, a révélé jeudi l’émission Enquête. Les enquêtes menées sur ces compagnies par Santé Canada et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avant de leur délivrer un permis de production se sont limitées aux têtes dirigeantes. Les investisseurs et les sociétés mères qui les détiennent sont passés sous le radar. Santé Canada s’est défendue en disant n’avoir « aucune preuve » d’une quelconque infiltration du crime organisé parmi l’un des 130 producteurs agréés par le gouvernement fédéral depuis 2013. La GRC a invoqué de son côté le manque de ressources, notamment lorsqu’il est question d’investisseurs basés dans des paradis fiscaux. « Si jamais les corps policiers nous disent qu’ils ont besoin de plus de ressources, c’est sûr que c’est quelque chose que nous allons évaluer », a commenté la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor. Elle a assuré que les enquêtes de l’agence et de la police fédérales sont « très exhaustives », refusant de commenter directement les allégations de Radio-Canada. Guillaume Lepage

    #mafia #multinationales


  • Canada : Les surdoses mortelles d’opioïdes continuent d’augmenter Marie Vastel - 19 Septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/537059/les-surdoses-mortelles-aux-opioides-continuent-d-augmenter

    Le nombre de décès causés par des surdoses liées aux opioïdes continue de se multiplier au Québec et au Canada. À tel point que, si la tendance des trois premiers mois de l’année se maintient, le nombre de morts surpassera celui de l’an dernier.
 

    Le Canada a maintenant perdu plus de 8000 vies, depuis janvier 2016, à cause de la crise des surdoses d’opioïdes qui sévit particulièrement à l’ouest du Québec, rapportait mardi l’Agence de la santé publique du Canada.


    Au cours des trois premiers mois de l’année 2018 seulement, ce sont 1036 personnes qui ont perdu la vie apparemment à cause d’une consommation d’opioïdes – une augmentation constante par rapport aux mêmes périodes en 2017 et en 2016. Au Québec, 82 décès liés à une consommation d’opioïdes ont été constatés entre janvier et mars 2018 : 320 en Ontario, 203 en Alberta et 390 en Colombie-Britannique.

    À ce rythme, pas moins de 328 personnes pourraient ainsi perdre la vie au Québec en 2018. En 2016, 235 décès avaient été constatés. En 2017, le gouvernement fédéral n’avait reçu que des chiffres incomplets du Québec, répertoriant seulement les décès survenus pendant la deuxième moitié de l’année, et ceux-ci s’élevaient à 181 décès.

    La tendance à la hausse est la même dans les provinces les plus touchées par ce phénomène. L’an dernier, 3996 personnes sont décédées de surdoses d’opioïdes au Canada (1473 en Colombie-Britannique et 1265 en Ontario), tandis que le chiffre atteignait 3005 personnes en 2016 (1011 en Colombie-Britannique et 867 en Ontario). Si on extrapole les statistiques du comité consultatif fédéral-provincial sur l’épidémie de surdoses d’opioïdes, dévoilées mardi, plus de 1500 personnes pourraient ainsi décéder en Colombie-Britannique cette année, plus de 800 en Alberta et près de 1300 en Ontario.

    Des décès constatés entre janvier et mars dernier, 94 % ont été classées comme des surdoses accidentelles. Et 73 % de celles-ci impliquaient la drogue #fentanyl (une drogue de synthèse qui peut être 100 fois plus forte que la morphine et qui est intégrée à certaines drogues du marché noir à l’insu des consommateurs).

    La ministre Petitpas-Taylor a déploré l’état de la crise. « Nous avons toujours dit qu’il n’y a pas de solution magique pour la crise des opioïdes. On va continuer de travailler en étroite collaboration avec les provinces et territoires, et aussi les gens qui travaillent dans la rue avec ces gens qui sont souvent affectés par la crise des opioïdes », a-t-elle réagi mardi.

    #Quebec #opioïdes #overdose #big_pharma #pharma #drogues #drogue #opiacés #overdose #santé #santé_publique #marché_noir


    • Le texte ? On peu le demander gentiment, le texte en clair ?

      Les abus du Canada sont incroyables et trop bien cachés. Envers la terre, envers le territoire, envers les habitants déjà. Un pays pareil, tant vanté par le commun, aucun paywall ne peut se justifier face à la denonciation de ses exactions. Si ?!

      J’dis ça, en l’air.

    • Tout à fait..., Simon Roger partage sûrement cet avis.

      Au Canada, troisième réserve pétrolière mondiale, le poison de l’or noir de l’Alberta
      Par Simon Roger

      Publié le 06 Septembre 2018
      Contaminations (5/7). La province canadienne est souillée et défigurée par l’exploitation des sables bitumineux, qui empoisonne les fleuves, les lacs et les populations amérindiennes.

      A la sortie du long virage qui laisse entrevoir les premiers chalets de Fort Chipewyan, un panneau invite tout individu témoin d’un crime à contacter la cellule téléphonique mise à disposition par la police.

      La localité de 900 âmes du nord de l’Alberta, accessible par la route seulement quelques semaines par an, lorsque le froid est si mordant qu’il fige le lit des rivières en une glace suffisamment épaisse pour laisser circuler les véhicules, n’a pourtant pas le profil d’une cité de la peur. Ses habitants sont d’ailleurs bien incapables de se remémorer le moindre acte criminel commis ces dernières années dans le village peuplé de Premières Nations Mikisew Cree et Athabasca Chipewyan, deux groupes amérindiens parmi les cinquante composantes autochtones du Canada.

      La population de « Fort Chip », pourtant, débute la journée avec la boule au ventre, redoutant de tomber malade et inquiète pour l’avenir du lac dont la rive méridionale domine le panorama. Au milieu de l’hiver, seules quelques taches sombres rompent la monotonie de cette ligne d’horizon d’un blanc infini : elles signalent les îlots sur lesquels la végétation émerge du manteau neigeux.

      D’une superficie de près de 8 000 km2, le lac est de loin la plus grande retenue d’eau d’Alberta et de l’Etat voisin du Saskatchewan. Il est aussi la principale source de subsistance pour les populations amérindiennes, habituées depuis toujours à pêcher le grand brochet et le doré jaune dans l’Athabasca, à traquer le caribou, l’élan ou le bison dans les forêts alentour et à récolter des baies dans la nature environnante. Un mode de vie ancestral qui semble de moins en moins compatible avec une autre histoire albertaine, débutée celle-là vers la fin des années 1960, celle de l’extraction du pétrole issu des sables bitumineux.

      « On ne fait que survivre au jour le jour, maugrée Ray Ladouceur, un pêcheur de 76 ans. Depuis plus d’un demi-siècle, je vis du produit de ma pêche. Aujourd’hui, l’eau est polluée et le gouvernement a dû interdire la commercialisation de la pêche. »
      « On ne fait que survivre au jour le jour, maugrée Ray Ladouceur, un pêcheur de 76 ans. Depuis plus d’un demi-siècle, je vis du produit de ma pêche. Aujourd’hui, l’eau est polluée et le gouvernement a dû interdire la commercialisation de la pêche. » .
      « On ne fait que survivre au jour le jour, maugrée Ray Ladouceur, un pêcheur de 76 ans. Depuis plus d’un demi-siècle, je vis du produit de ma pêche. Quand les entreprises minières ont commencé à déverser leurs eaux usées dans la rivière Athabasca, qui se jette dans le lac, elles ont contaminé le poisson. Aujourd’hui, l’eau est polluée et le gouvernement a dû interdire la commercialisation de la pêche. » « Jusqu’où irons-nous, nous, les êtres humains, dans la destruction de toute chose ? », s’interroge le vieil homme avant de confier avoir perdu une quinzaine de membres de sa famille, victimes de cancers. Les rejets industriels qui affectent l’air, l’eau et le sol en seraient la cause.

      Infirmière au centre de santé, Jane Lepine recense de plus en plus de cas de cancers de l’estomac, du poumon ou du foie, de diabètes, de pathologies neurodégénératives, « parmi la population adulte, mais également chez les enfants de Fort Chipewyan ». « Cet endroit est une décharge publique de substances contaminantes, se désole l’infirmière, pour qui la prévalence de ces maladies ne peut être dissociée des émissions des activités pétrolières. Malheureusement, on manque de données sanitaires qui confirmeraient nos craintes. » Ce n’est pourtant pas faute d’avoir alerté l’autorité de santé de la province, Health Alberta, et son équivalent fédéral, Health Canada, qui a compétence pour agir dans les réserves indiennes dont fait partie le territoire de Fort Chipewyan.

      « Se faire soigner coûte très cher ici »
      Mais jusqu’à présent, les questions de la population locale n’ont reçu que des réponses très parcellaires. Cette quête de vérité obsède aussi John O’Connor. Ce médecin irlandais est arrivé au Canada il y a trente ans pour y remplacer un collègue européen ; il a fini par s’installer à demeure à Fort McMurray, la grande agglomération du nord de l’Alberta.

      Depuis 2000, lorsque plusieurs familles lui ont demandé d’y assurer quelques consultations hebdomadaires, le praticien s’intéresse au sort du village. « Je suivais déjà d’autres populations indiennes, mais pas Fort Chip, qui a la particularité d’être une communauté très isolée et condamnée à vivre en autosuffisance, explique John O’Connor. La route hivernale n’est ouverte que deux mois par an. Le reste du temps, il faut prendre l’avion pour aller se faire soigner à Fort McMurray, mais ça coûte très cher. »

      « Avant on se baignait dans le lac. Maintenant on ne peut plus. Mon grand-père chasse mais il ne trouve plus d’animaux. La plupart des jeunes s’en foutent des problèmes de pollution », se désole Chantel Wanderingspirit, 20 ans, au café de la station-service de Fort Chipewyan.
      « Avant on se baignait dans le lac. Maintenant on ne peut plus. Mon grand-père chasse mais il ne trouve plus d’animaux. La plupart des jeunes s’en foutent des problèmes de pollution », se désole Chantel Wanderingspirit, 20 ans, au café de la station-service de Fort Chipewyan. .
      Au gré de ses allers et venues, le médecin accumule les témoignages. « Les discussions tournaient beaucoup autour des changements de l’environnement, comme la raréfaction du nombre d’oiseaux, la mauvaise qualité de la viande issue de la chasse, les difformités constatées sur certains poissons… avec une préoccupation centrale, la qualité de l’eau du lac, décrit le praticien. J’ai observé ensuite des pathologies que je n’aurais jamais pensé identifier parmi une population d’un millier de personnes, par exemple plusieurs cas de cancers des voies biliaires, une maladie qui touche en temps normal un individu sur 100 000. » Il en informe les chefs des Premières Nations, interroge ses collègues médecins à Fort McMurray puis interpelle, en 2005, les autorités de santé. Sans réponse de ces dernières.

      Ce mutisme prendra fin après la diffusion par la télévision nationale canadienne CBC, quelques mois plus tard, d’un sujet relayant les questionnements de John O’Connor. Contraint de réagir à l’écho médiatique du reportage, Health Canada dépêche trois médecins sur place en mars 2006.

      Devant les journalistes qui couvrent la visite au centre de santé de Fort Chipewyan, l’un des représentants de l’agence fédérale boit un verre d’eau du robinet : preuve est faite que l’eau est parfaitement potable ! Aucune mesure sanitaire ne s’impose, concluent les trois experts avant de rejoindre leur avion en esquivant les questions de l’auditoire.

      « Taux de cancers plus élevés de 29 % »
      Les autorités de santé s’intéressent en revanche de près au docteur un peu trop suspicieux. Une procédure de radiation pour « mauvais comportement » dans le dossier de Fort Chip est ouverte contre John O’Connor par le collège des médecins et chirurgiens d’Alberta. La procédure ne s’éteindra qu’en novembre 2009, grâce à l’intervention d’un avocat et des habitants qui lancent une pétition pour soutenir leur médecin.

      Au même moment, fin 2009, sont rendues publiques les conclusions d’un rapport de l’Alberta Cancer Board sur l’incidence des cancers à Fort Chipewyan entre 1995 et 2006. Le document confirme l’augmentation de plusieurs types de pathologies (cancer des voies biliaires, du sang, du système lymphatique) et exige des études complémentaires afin d’en préciser les causes et d’évaluer l’état de santé général de la population. Une demande, là encore, classée sans suite.

      George Poitras est un ancien chef de la communauté indienne Mikisew Cree de Fort Chipewyan. « C’est David contre Goliath. Tout le delta est contaminé. Moins de 1 % des terres exploitées par les compagnies pétrolières ont été restaurées en cinquante ans. » SAMUEL BOLLENDORFF POUR LE MONDE
      « Ces taux de cancers 29 % plus élevés que la moyenne sont-ils de cause héréditaire, liés au mode de vie ou d’origine environnementale ? Nous avons plus que jamais besoin d’une étude impartiale, complète et rigoureuse pour répondre à cette question », insiste John O’Connor. Au centre de santé, on répond poliment que les informations – logiquement publiques – ne sont pas disponibles.

      « En 2017, plus de vingt personnes sont mortes à Fort Chip, presque toutes d’un cancer. C’est devenu une chose normale », relève Warren Simpson. A 48 ans, cet ancien salarié de plusieurs entreprises de sables bitumineux, qui fait face lui-même à son deuxième cancer, admet que peu de ses concitoyens osent pointer du doigt les industries. « C’est compliqué de scier la branche sur laquelle on est assis. »

      Ici comme partout ailleurs en Alberta, le pétrole règne en maître. Sur la route du cimetière de Fort Chipewyan se dresse un lycée. Il a été construit grâce aux subsides de la compagnie Shell Albian, comme le signale un panneau placé bien en évidence. Un peu plus loin sur la même chaussée apparaît un vaste complexe sportif, avec son terrain de hockey et sa piscine. Ces équipements ont été financés par le premier groupe pétrolier canadien, Syncrude, dont le logo orne la façade du bâtiment devant lequel se rangent, en fin d’après-midi, les pick-up qui laissent tourner leur moteur pour résister aux températures glaciales.

      « Notre industrie est le plus gros employeur de personnes autochtones au Canada, avance Terry Abel, vice-président de l’Association des producteurs de pétrole du Canada (CAPP en anglais). Au cours des dernières années, l’industrie bitumineuse a participé pour 4 milliards de dollars canadiens [2,5 milliards d’euros] au chiffre d’affaires des entreprises autochtones. Aucun autre secteur ne réalise un volume d’affaires équivalent avec elles », assène le dirigeant au siège de la CAPP, dans le quartier des affaires de Calgary, la capitale économique de l’Alberta.

      Des sables bitumineux faciles d’accès
      Le Canada possède la troisième réserve pétrolière de la planète, derrière le Venezuela et l’Arabie saoudite. Plus de 95 % de cet or noir imprègne les sables bitumineux, l’hydrocarbure non conventionnel composé de sable, de bitume et d’eau (80 % à 85 % de silice et d’argile pour environ 10 % de bitume).

      Selon les projections du Centre de recherches internationales associant Sciences Po et le CNRS (CERI), l’exploitation des sables bitumineux devrait apporter, au cours des vingt prochaines années, 200 milliards de dollars par an à l’économie canadienne. Seule la Russie pourrait se prévaloir d’une telle manne, mais ses gisements bitumineux, localisés en Sibérie, sont à des latitudes trop extrêmes pour envisager une activité rentable.

      Un site industriel de Syncrude, le premier groupe pétrolier canadien. La neige et le ciel virent au jaune, et les odeurs de soufre et d’ammoniac envahissent l’air de Fort McMurray.
      Un site industriel de Syncrude, le premier groupe pétrolier canadien. La neige et le ciel virent au jaune, et les odeurs de soufre et d’ammoniac envahissent l’air de Fort McMurray. .
      Les sables d’Alberta, en revanche, sont faciles d’accès. Autour de Fort McMurray, le bitume affleure à moins de 70 mètres de profondeur : il est extractible à l’aide de pelles géantes. Dans les deux autres gisements de la province, plus profonds, Peace River et Cold Lake, les compagnies recourent à la technique dite « in situ » : elles forent des puits et y injectent de la vapeur d’eau pour liquéfier le bitume, aspiré ensuite vers la surface. Ensemble, ces trois gisements couvrent une zone exploitable de 142 000 km2, plus vaste que la superficie de l’Angleterre, qui fit du Canada un dominion de la Couronne britannique en 1867.

      A cette époque, Fort Chipewyan était le haut lieu du commerce de fourrure de la région. Fondé en 1788 par la Compagnie du Nord-Ouest, le plus vieux comptoir de l’Alberta vivait au rythme des saisons de trappe et des campagnes de pêche sur le lac. Une existence à laquelle les doyens des communautés indiennes ont pu goûter, avant que l’industrialisation ne vienne rompre cet équilibre.

      « Quand j’étais enfant, on pouvait boire l’eau du lac, parfaitement limpide, et la forêt autour de Fort Chip était d’un vert profond, se remémore Ed Marten, conseiller au centre de santé local. Aujourd’hui, l’eau est couleur chocolat et la végétation est flétrie. »

      A la suite de la mise en route des premières installations minières en 1973, « des trappeurs sont tombés malades après avoir bu l’eau des rivières environnantes. On a vu arriver, venant du Sud, des fumées et des cendres des installations de Syncrude. On se disait que quelque chose ne tournait pas rond », retrace le Mikisew Cree de 65 ans, atteint d’un cancer à l’estomac, comme sa mère, morte en 2017.

      « Rejets durables »
      La génération d’Ed Marten a connu aussi le départ forcé pour le pensionnat catholique, « coupé des miens, de ma langue et de ma culture ». Ce passé douloureux est perceptible dans d’autres communautés indiennes, comme à Fort Smith, à 200 kilomètres plus au nord.

      Un panneau routier y signale le passage de la frontière avec la province voisine des Territoires du Nord-Ouest, mais rien ne distingue la localité de 2 500 habitants de sa cousine albertaine. Même quadrillage urbain, mêmes habitations colorées, même concentration humaine autour des points cardinaux de la vie dans le Grand Nord que représentent les stations-service et les épiceries.

      « Mon peuple vit ici depuis des milliers d’années. Tout ce que nous savons, nous le devons à la terre et à l’eau », confie François Paulette, un chef de la communauté Smith’s Landing.
      « Mon peuple vit ici depuis des milliers d’années. Tout ce que nous savons, nous le devons à la terre et à l’eau », confie François Paulette, un chef de la communauté Smith’s Landing. .
      François Paulette, un des chefs de la communauté Smith’s Landing, a préféré s’installer à la lisière de la forêt bordée par l’Athabasca. Dans cette zone où la rivière est agitée de puissants rapides, l’eau reste libre de glace au plus fort de l’hiver. « Un peu plus loin, on trouve un autre cours d’eau, Dog River, sur le plateau canadien, indique-t-il d’un geste ample. Mon peuple vit ici depuis des milliers d’années. Tout ce que nous savons, nous le devons à la terre et à l’eau. »

      « Mais il fut un temps [au début des années 1960] où le gouvernement décida de nous expulser de nos terres, prétextant que notre manière de vivre était en voie d’extinction, poursuit le chef de la communauté Déné, retiré à ses parents à l’âge de 6 ans pour l’école paroissiale. Quant à l’eau, il faudrait être naïf ou stupide d’espérer ne pas être touché par l’industrialisation. Les usines de pâte à papier, et après elles les compagnies de sables bitumineux, ont consommé beaucoup d’eau et rejeté beaucoup de déchets dans la rivière. »

      Le « traité no 8 », le texte qui régit depuis 1899 les rapports entre les communautés du nord de l’Alberta et la Couronne d’Angleterre, accorde aux populations indiennes un droit inaliénable de chasse et de pêche. Que vaut cet engagement sur des étendues de terres et d’eau souillées par les activités humaines ?, interpelle François Paulette.

      La région de Fort Smith n’a pourtant pas de pétrole, pas plus que celle de Fort Chip. Mais elles sont toutes deux irriguées par le réseau hydrographique de l’Athabasca. C’est par cette veine immense et ses affluents que les infrastructures pétrolières installées à plus de 200 km en amont diffusent leur poison liquide.

      « Le programme de suivi de la qualité de l’eau mis en place par le gouvernement d’Alberta n’est pas adapté aux risques des activités industrielles, soutient l’hydrogéologue canadien Gilles Wendling. On n’étudie pas, par exemple, les effets cumulatifs de ces rejets durables. » C’est l’une des revendications de l’association Keepers of the Water Athabasca (« Gardiens de l’eau de l’Athabasca »), qui tente de mesurer les impacts hydrographiques de l’exploitation des sables bitumineux, très consommatrice d’eau. L’ONG créée en 2006 recourt à l’expertise de chercheurs indépendants comme Gilles Wendling. « On en avait assez de la propagande des industriels et des agences gouvernementales de régulation, explique Jule Asterisk, l’une des porte-parole de Keeper. Les résistances sont très fortes lorsqu’on se penche sur ce sujet. »

      Dans la région de Fort McMurray, l’extraction des sables bitumineux se fait à partir de mines à ciel ouvert, comme cette unité du groupe pétrolier Suncor.
      Dans la région de Fort McMurray, l’extraction des sables bitumineux se fait à partir de mines à ciel ouvert, comme cette unité du groupe pétrolier Suncor. SAMUEL BOLLENDORFF POUR LE MONDE
      Sujet de tension entre la société civile, les autorités et les industriels, la question de l’eau n’épargne pas la sphère académique d’Edmonton, la capitale administrative de la province. Dans les bâtiments de briques rouges qui donnent à l’université d’Alberta un petit air de campus anglais, une étude alimente particulièrement la controverse, celle du professeur David Schindler. Connu pour avoir identifié, dans les années 1970-1980, les pluies acides comme vecteur de la mortalité des poissons des Grands Lacs, le biologiste a publié en 2010 la première étude d’importance sur la rivière Athabasca et ses affluents. Son équipe a retrouvé dans l’eau treize types de métaux lourds attribués à l’industrie des sables bitumineux, parmi lesquels du mercure, du nickel, du plomb, du thallium, de l’uranium et de l’arsenic.

      « Les concentrations de métaux lourds sont toutes très basses, en amont comme en aval des installations de sables bitumineux, et elles n’ont pas varié depuis des décennies », affirme de son côté William Shotyk, titulaire de la chaire d’agriculture et d’environnement de l’université d’Alberta, à partir de mesures collectées en 2016. Pour ce géologue, fier de faire visiter le laboratoire ultramoderne construit grâce aux fonds d’Alberta Innovates, l’agence de recherche financée par la province et le secteur pétrolier, « on retrouve les mêmes valeurs de contaminants que celles que l’on peut observer au nord de la Norvège, dans la région la mieux préservée d’Europe ! »

      « Risque extrême »
      « Soutenir qu’une industrie qui brûle de fortes quantités de pétrole et utilise des solvants chimiques en grand nombre ne génère pas de pollution n’est tout simplement pas crédible, rétorque le biologiste, aujourd’hui retraité. La question n’est pas de savoir si la pollution est avérée ou non, mais jusqu’à quel point elle affecte la biosphère. »

      Six mois après l’étude de David Schindler, un autre rapport scientifique a corroboré ses résultats, les experts de la Société royale du Canada ont notamment relevé le haut niveau de toxicité « chronique » des eaux rejetées par l’industrie dans ses bassins de décantation. Un an plus tard, la presse albertaine rendait public un document confidentiel du ministère de l’environnement qui qualifiait la contamination de la rivière Athabasca de « sujet de première importance ».

      Robert Grandjambe, guide et trappeur à Fort Chipewyan. « On mange du poisson du lac, du caribou, du canard sauvage. 90 % de notre alimentation provient du lac et des bois... Parfois, je me demande si nous voulons vraiment sauver l’environnement. »
      Robert Grandjambe, guide et trappeur à Fort Chipewyan. « On mange du poisson du lac, du caribou, du canard sauvage. 90 % de notre alimentation provient du lac et des bois... Parfois, je me demande si nous voulons vraiment sauver l’environnement. » .
      Masqués par la neige abondante de l’hiver, ces lacs artificiels vérolent peu à peu le paysage du nord de l’Alberta. Après un demi-siècle d’activité pétrolière, ils contiennent, en volume cumulé, 1 300 milliards de litres d’eau polluée, et pourraient nécessiter 50 milliards de dollars de frais d’assainissement, selon les calculs de Pembina. L’institut canadien spécialisé dans l’énergie a alerté à plusieurs reprises sur les fuites de certains bassins remplis de déchets industriels. « C’est un risque extrême sur le plan environnemental, confirme Simon Dyer, le directeur de Pembina à Edmonton, d’autant que le gouvernement d’Alberta continue d’exempter les entreprises de nettoyer ces bassins, comme la réglementation les y oblige. » En 2008, Syncrude avait été condamné à une amende de 3 millions de dollars à la suite de la mort de 1 600 canards qui s’étaient posés sur l’un des bassins de la compagnie pétrolière.

      La forêt boréale porte elle aussi les stigmates de cette addiction à l’or noir. Depuis la route bosselée et glissante qui relie Fort Chipewyan à Fort McMurray, l’agglomération de 75 000 habitants développée pour et par l’industrie bitumineuse, les futaies d’épinettes, de sapins, de mélèzes et de peupliers font apparaître d’impressionnantes trouées. Certaines sont dues aux feux de forêts qui embrasent régulièrement l’Ouest canadien pendant l’été. Mais les clairières résultent aussi des coupes dictées par les compagnies extractives.

      Cette déforestation n’est pas sans effets sur la biodiversité animale. Le caribou figure au premier rang des espèces les plus menacées. « En coupant les arbres, on crée des corridors qui permettent aux prédateurs comme le loup d’accéder plus facilement aux hordes de caribous », déjà fragilisés par le réchauffement climatique, explique Simon Dyer. Dans certaines régions de l’Alberta, leur population a décliné de 80 % depuis les années 2000, note l’Institut Pembina.

      Regroupé dans le parc national Wood Buffalo, le plus grand troupeau du monde de bisons des bois en liberté pourrait être la prochaine victime collatérale de l’industrie pétrolière. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983, cette aire naturelle n’est qu’à 30 km d’un énorme projet d’exploitation de sables bitumineux porté par le consortium sino-canadien Teck Resources. Cette mine à ciel ouvert, d’une superficie de 290 km2, permettrait d’extraire 260 000 barils de pétrole par jour pendant plus de quarante ans.

      « Sentiment de honte »
      Teck assure que le projet n’affectera pas l’« intégrité » du parc. Les conclusions de l’entreprise, relayées par l’agence canadienne d’évaluation environnementale, ne convainquent pas les communautés riveraines, qui ont alerté l’Unesco. Dans leur rapport de mission, les experts onusiens estiment que le Canada manque à ses devoirs de protection et demandent aux autorités de mettre en œuvre d’ici à la fin 2018 les dix-sept recommandations énumérées dans leur synthèse.

      Près du parc naturel de Wood Buffalo, classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
      Près du parc naturel de Wood Buffalo, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. SAMUEL BOLLENDORFF POUR LE MONDE
      « Le gouvernement refuse de choisir entre croissance économique et exigence environnementale, analyse Becky Kostka, et les petites communautés indiennes du Nord ne pèsent pas face aux besoins énergétiques des grandes villes du sud de la province, Edmonton et Calgary. » La responsable des terres et des ressources de la Première Nation de Fort Smith, qui n’est pas d’ascendance indienne, dénonce aussi un problème de mentalité : « La plupart des Canadiens ignorent le sort des Premières Nations ou alors ils éprouvent un sentiment de honte face aux missions catholiques qui les ont colonisées par le passé. »

      Avec l’expansion de l’activité bitumineuse, la colonisation prend un autre visage en Alberta, celui d’hommes blancs célibataires, originaires des quatre coins du Canada et parfois même des Etats-Unis ou d’Europe, tous aimantés par « Fort McMoney » (le surnom de Fort McMurray) et sa ceinture d’usines fumantes et crépitantes. Car en dépit des variations du prix du pétrole, les sables bitumineux restent le meilleur filon pour amasser des dollars.

      Souvent installée dans des baraquements à la sortie de la ville, cette population uniforme écume à la nuit tombée les bars de la ville. Entre deux pintes de bière, Brad et ses collègues natifs d’Ontario ou du Nouveau-Brunswick, à l’autre bout du pays, partagent la même motivation. Opérateurs pour Syncrude, ils gagnent 150 000 dollars par an, « cinq fois plus que ce que l’on pourrait toucher dans nos provinces d’origine », précise Brad. « L’eau n’est pas polluée et le Canada est bien moins émetteur de gaz à effet de serre qu’un pays comme la Chine », ajoute son ami Daven.

      « Il faut stopper cette industrie sale »
      De toute façon, « les sables bitumineux, c’est comme la politique, mieux vaut ne pas aborder le sujet si vous voulez conserver vos amis, ironise Denis Roy, électricien pendant quarante ans à Fort McMurray. Bien sûr que l’industrie pétrolière contamine la région, confie le retraité, mais personne ne veut perdre son boulot. »

      Selon les prévisions de la CAPP, la production de pétrole brut (issu des sables bitumineux de l’Ouest canadien) devrait passer de 2,3 millions de barils par jour en 2015 à 4,8 millions en 2030. « Tant que la demande mondiale de pétrole sera forte, l’industrie canadienne des sables pétrolifères souhaitera y répondre », commente sobrement Terry Abel, le numéro deux des producteurs de pétrole.

      De Calgary à Fort Chipewyan, 900 km plus au nord, personne n’envisage la fin prochaine de l’exploitation des gisements bitumineux. « On a besoin l’un de l’autre, résume Archie Waguam, le chef des Mikisew Cree de Fort Chip, à propos des compagnies pétrolières. Et puis, si c’est nécessaire, on peut sortir un carton rouge et bloquer un projet trop nocif pour l’environnement. » Mais le leader indien préfère sortir son carnet de chèques et faire prospérer les affaires des siens. En décembre 2017, les Mikisew Cree et la Première Nation de Fort McKay ont conclu une participation de 49 % dans un parc de stockage du pétrolier Suncor d’un montant historique de 500 millions de dollars.

      Le tableau blanc sur lequel Archie Waguam a griffonné les priorités de sa communauté pour les cinq ans à venir fait apparaître le développement économique en tête de liste, et la santé en cinquième position. Les permis d’exploitation accordés aux compagnies pétrolières assurent aux Premières Nations des revenus de plusieurs millions de dollars chaque année. « On a plusieurs joint-ventures avec les pétroliers et on développe nos propres affaires. On vient par exemple de lancer la construction d’un hôtel de luxe à Fort McMurray », se vante le responsable.

      Si les montants de ces tractations demeurent confidentiels, l’existence de négociations entre populations locales et secteur privé est connue de tous. « Qu’est-ce qui est préférable, poursuivre une entreprise pour atteinte à l’environnement et prendre le risque de perdre devant la justice, ou négocier directement avec elle des compensations financières ? », argumente Melody Lepine, qui défend les intérêts des Mikisew Cree auprès de l’industrie.

      Au milieu de l’hiver, seules quelques taches sombres rompent la monotonie du lac Athabasca : elles signalent les îlots sur lesquels la végétation émerge du manteau neigeux.
      Au milieu de l’hiver, seules quelques taches sombres rompent la monotonie du lac Athabasca : elles signalent les îlots sur lesquels la végétation émerge du manteau neigeux. SAMUEL BOLLENDORFF POUR LE MONDE
      Parmi les habitants de Fort Chip, tout le monde ne goûte pas le pragmatisme des élus indiens. « L’argent est l’autre fléau qui mine notre communauté », s’inquiète le guide et trappeur Robert Grandjambe, qui dénonce pêle-mêle la corruption de certains chefs et les enveloppes de 350 dollars distribuées par les compagnies pétrolières, selon plusieurs témoins, aux participants à leurs réunions publiques.

      « C’est l’argent qui mène le monde aujourd’hui, constate aussi Alice Rigney, la responsable du centre local pour les jeunes. Mon père a vécu quatre-vingt-dix ans, il n’avait que ce qu’il pêchait dans le lac et ce qu’il trouvait dans la nature, mais il est mort heureux. Il faut stopper cette industrie sale qui contamine l’eau et pollue la planète. » « Personne n’ignore aujourd’hui que les énergies fossiles aggravent l’état de la planète, et pourtant elles continuent de se développer, note l’ancien chef des Mikisew Cree de Fort Chipewyan, George Poitras. C’est comme si quelqu’un vous frappait et que vous lui répondiez : ne t’arrête pas, continue de frapper. »

      Contaminations : sept reportages dans des zones souillées à tout jamais
      Depuis dix mois, Le Monde s’est associé au photographe Samuel Bollendorff pour explorer et rendre compte d’une réalité à peine imaginable. Des zones entières du globe, des villes, des forêts, des lacs, des océans, sont devenues impropres au développement humain, souillées à tout jamais, peut-être le prélude à notre monde de demain. Ces territoires se situent majoritairement dans les pays qui ont vu naître l’industrialisation.

      Sept journalistes se sont succédé d’Anniston aux États-Unis à Dzerjinsk en Russie, de Fort Chipewayn au Canada, à Regencia au Brésil, de Fukushima au Japon à « la terre des feux » à côté de Naples, jusqu’au grand gyre du Pacifique. Ils ont enquêté sur ces millions de kilomètres carrés contaminés aux produits chimiques, aux hydrocarbures, à la radioactivité. Et ont découvert des paysages dévastés ainsi que des populations rongées par un mal invisible, le lent poison qui s’est infiltré dans leur environnement, avec l’assentiment des autorités. Leurs reportages ont été rassemblés dans une série baptisée « Contaminations », que nous publions du 1er au 8 septembre en sept volets.

      Au premier abord, dans les images, tout semble paisible, harmonieux, rassurant : une mer calme, une forêt éclairée par une lumière douce… Mais derrière cette séduction apparente, la réalité est toxique. Car la contamination est bien souvent invisible à l’œil nu. Et c’est tout l’intérêt de cette démarche photographique : elle donne l’illusion de la beauté bucolique à l’endroit même où la nature est empoisonnée. Le travail photographique de Samuel Bollendorff est aussi exposé à Visa pour l’image, le festival international du photojournalisme à Perpignan, du 1er au 16 septembre.


  • Au Canada, les fabricants d’opiacés seront poursuivis en justice
    https://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2018/08/30/opiaces-la-colombie-britannique-poursuit-des-entreprises-pharmaceuti

    La Colombie-Britannique, l’une des provinces canadiennes les plus touchées par les surdoses d’opiacés, a annoncé, mercredi 29 août, avoir lancé des poursuites contre plus de quarante entreprises pharmaceutiques fabriquant ou commercialisant ces puissants analgésiques à l’origine de milliers de morts au Canada.

    Par cette action en justice, la première du genre dans le pays, le gouvernement provincial espère récupérer les millions de dollars qu’auraient coûtés les services d’urgence et les hospitalisations, liés à ces médicaments antidouleurs vendus sur ordonnance.

    « Il est temps que les compagnies [qui fournissent] des opiacés assument leur responsabilité face au coût financier et humain que leurs produits ont entraîné pour tant de familles », a fait valoir le ministre de la justice de la Colombie-Britannique, David Eby, dans un communiqué.

    Lire aussi : Le New Hampshire en overdose
    Près de 4 000 morts en 2017

    La quarantaine de sociétés poursuivies sont principalement américaines et canadiennes. Parmi elles figure Purdue Pharma, dont le médicament OxyContin est accusé d’être une des causes de l’épidémie d’opiacés qui frappe toute l’Amérique du Nord.

    Selon le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique, les fabricants et distributeurs de ces médicaments ont eu recours à un « marketing trompeur » cachant les vrais risques des opiacés.

    Purdue Pharma fait déjà l’objet de plusieurs procédures aux Etats-Unis, notamment de la part de la ville de New York qui lui réclame un demi-milliard de dollars pour aider à financer la lutte contre cette épidémie.

    Les victimes canadiennes et leurs familles avaient de leur côté obtenu 20 millions de dollars canadiens (13,2 millions d’euros) de la société américaine, somme jugée insuffisante par un juge qui a bloqué la transaction en mars.

    La crise des opiacés a fait près de 4 000 morts en 2017 au Canada, principalement à la suite de surdoses au fentanyl, un puissant analgésique, selon l’Agence de santé publique du pays. Environ 90 % des 3 987 décès enregistrés l’an dernier ont été recensés dans trois provinces : la Colombie-Britannique, l’Ontario et l’Alberta.

    #Opioides #Santé_publique #Canada


  • Sinéad O’Connor fut parmi les premières à oser dénoncer la pédophilie dans l’Église catholique | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/166118/pedophilie-eglise-catholique-excuses-sinead-oconnor

    Dix ans avant que l’Amérique ne découvre l’horreur des scandales pédophiles au sein de son Église Catholique, elle humiliait la chanteuse et ruinait sa carrière pour avoir voulu les dénoncer.

    #catholicisme #culture_du_viol #misogynie #Magdalene_laundry #pedoviol #déni


  • Pénurie de bitume ou d’asphalte en europe : L’explication : Isabelle Porter - 1 Aout 2018 - Le Devoir

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    Chose certaine, le prix du bitume a explosé depuis l’an dernier, avec une augmentation de 40 %.

    Par contre, cela n’a rien à voir avec le prix du pétrole, note-t-il. L’Amérique du Nord fait plutôt face à une pénurie de bitume sans précédent. « Plusieurs raffineries connaissent des difficultés d’exploitation. Il y en a même une qui a explosé au Wisconsin, poursuit-il. Dès lors, on commande du bitume par bateau en provenance d’Europe pour pallier le manque. »

    L’explosion au Wisconsin est survenue en avril à la raffinerie Husky, propriété du groupe du même nom basé à Calgary. La raffinerie produisait du bitume à partir notamment des sables bitumineux de l’Alberta. La catastrophe, dont la cause demeure inconnue, avait fait au moins 11 blessés et forcé l’évacuation des 27 000 personnes vivant dans les environs.

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    Source : https://www.ledevoir.com/politique/ville-de-quebec/533573/titre-la-ville-de-quebec-reporte-15-de-ses-chantiers
    #bitume #asphalte #routes #entretien #Quebec #USA

    • Explosion dans une raffinerie Husky au Wisconsin - Publié le jeudi 26 avril 2018
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1097602/petroliere-husky-energy-accident-etats-unis

      Une explosion dans une raffinerie de pétrole de la compagnie Husky Energy basée à Calgary a fait au moins 11 blessés dans l’État du Wisconsin, aux États-Unis, et forcé l’évacuation de maisons, d’écoles et d’un hôpital en plus d’envoyer un nuage de fumée toxique dans l’atmosphère, selon les autorités.

      Les résidents de la ville de Superior, où a eu lieu l’incident, ont été autorisés à revenir chez eux jeudi soir après une évacuation forcée plus tôt en journée.
      Le feu, qui a envoyé un épais nuage de fumée noire nocif dans l’air, a été éteint vers 18 h 45, précise Husky Energy dans un communiqué.
      Les autorités ont déclaré qu’un réservoir de pétrole brut ou d’asphalte a explosé à environ 10 h à la raffinerie située à Superior, une ville d’environ 27 000 habitants.
      Les autorités ont précisé qu’une personne avait été gravement blessée au moment de l’explosion, mais que personne n’est mort. Elles ajoutent que la fumée noire envoyée dans l’atmosphère est toxique et demandent aux résidents de prendre des précautions.
      Un ordre d’évacuation a été donné après l’explosion dans un radius de 5 kilomètres autour de la raffinerie, qui est dans une zone industrielle, mais où se trouve aussi un quartier résidentiel à proximité.
      Les écoles de Superior ont annulé leurs cours vendredi par précaution.
      La société Husky Energy de Calgary, en Alberta, a acheté la raffinerie de Calumet Specialty Products Partners basé à Indianapolis l’année dernière pour 490 millions de dollars. C’est la seule raffinerie du Wisconsin et elle produit de l’essence, de l’asphalte et d’autres produits.

    • @BigGrizzly , on entendra peut être parler de l’explosion et l’incendie de la #raffinerie irving Saint-Jean au Canada
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_explosion-et-incendie-dans-une-raffinerie-au-canada?id=10040162

      Une importante explosion, suivie d’un incendie, s’est produite lundi dans une raffinerie de la compagnie Irving Oil, à Saint-Jean au Nouveau Brunswick dans l’est du Canada, mais n’a fait que des blessés légers.


      La compagnie canadienne a indiqué dans un tweet en début d’après-midi que « plusieurs employés contractuels étaient traités pour des blessures ne mettant pas leur vie en danger ».
      Elle a précisé que « tous ses employés et travailleurs contractuels travaillant sur le site avaient pu être comptabilisés ».

      Un responsable des services d’urgence du Nouveau Brunswick, Geoffrey Downey, cité par Radio Canada, a indiqué de son côté que seules des blessures mineures avaient été rapportées pour le moment.

      Irving Oil avait confirmé plus tôt qu’un « événement majeur » s’était produit lundi matin dans sa raffinerie de Saint-Jean, la plus importante du pays. Elle produit normalement plus de 300.000 barils par jour.
      . . . .
      La raffinerie, la plus importante du Canada, produit plus de 300.000 barils par jour.


  • Canada : Le parc national Wood Buffalo, le plus vaste au pays, en déclin Bob Weber - 15 Juillet 2018
    https://www.ledevoir.com/societe/532487/le-parc-national-wood-buffalo-le-plus-vaste-au-pays-en-declin

    Une étude exhaustive du plus vaste parc national au Canada conclut que pratiquement chaque aspect de son environnement se détériore.

    Le rapport de 561 pages sur le parc national Wood Buffalo, dans le nord de l’Alberta, signale que l’industrie pétrolière, les barrages hydroélectriques, les changements climatiques et même les cycles naturels sont en train de saigner à blanc le delta des rivières Paix et Athabasca.

    L’étude fédérale a été conduite en raison des inquiétudes soulevées à l’égard du statut de patrimoine mondial de l’UNESCO du parc. Alors que le delta dépend de « la réalimentation de ses lacs et bassins », celle-ci est en déclin, peut-on lire dans le rapport qui signale que « sans intervention immédiate », sa valeur patrimoniale sera perdue.

    Sur les 17 indicateurs de santé environnementale étudiés, 15 sont en déclin.


    Fondée sur des décennies de recherches, avec 50 pages de références, l’étude constitue sans doute l’évaluation la plus complète de cette région en aval des plus importants centres de production énergétique et d’un des plus grands barrages hydroélectriques au pays.

    « Il y a littéralement des centaines d’études différentes en cours par rapport au parc ou aux sables bitumineux ou à Hydro C.-B. », souligne Don Gorber, qui était à la tête de l’initiative d’Environnement Canada.

    M. Gorber a découvert que l’eau — ou plutôt son absence — est à la source de la dégradation du parc.

    Le débit de la rivière Paix a reculé de 9 % depuis la construction du barrage Bennett en Colombie-Britannique. Celui de la rivière Athabasca a pour sa part chuté de 26 %.

    Les embâcles de glace qui inondaient auparavant les milieux humides et les lacs inondés ne se produisent plus. Par conséquent, l’habitat des bisons rétrécit, des espèces envahissantes étouffent la végétation locale et les oiseaux migratoires commencent à éviter des zones où ils faisaient autrefois escale par millions.

    Les Autochtones qui se rendent par bateau sur une bonne partie de leur territoire ancestral y ont perdu accès. Les trappeurs qui piégeaient des centaines de rats musqués chaque saison rapportent que ces petits rongeurs friands d’eau sont disparus. D’autres signalent que l’eau stagnante, dépourvue d’oxygène, tue les poissons.

    Produits chimiques
    Avec des niveaux d’eau plus bas, la concentration de produits chimiques similaires à ceux produits par les sables bitumineux monte en flèche. Les oeufs d’oiseaux présentent des traces de métaux lourds et d’hydrocarbures.

    « Mon intention était de déterminer s’il y avait un problème dans le parc et pas de pointer le responsable du doigt », soutient Don Gorber.

    Que les incendies de forêt, l’agriculture, les cycles naturels ou l’industrie forestière soient également à blâmer ou pas, « sans aucun doute, il y a quelque chose qui se passe », conclut-il.

    #Environnement #destruction #eau #Barrages #rivières #poissons#oiseaux #sables_bitumineux #capitalisme


  • Le néo-populisme est un néo- libéralisme | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/analyse/2018/07/03/neo-populisme-neo-liberalisme

    Un examen plus poussé des porte-drapeaux de la Droite nous conduit cependant à nous demander si le clivage « petites gens / privilégiés » résume de manière adéquate la situation politique actuelle. Pourquoi l’un des négociateurs FPÖ de la coalition dirige-t-il un institut portant le nom du pape de l’ultra-libéralisme, Friedrich Hayek, lequel reçut des mains de George Bush la Médaille présidentielle de la Liberté en 1991 ? Pourquoi le délégué parlementaire à Munich du parti de l’AfD – et désormais président de la Commission du budget au parlement – est-il un bloggeur libertarien et un consultant en métaux précieux qui vendait, lors des conventions, des lingots signés des responsables du parti ? Et pourquoi bon nombre des conseillers universitaires et des principales têtes pensantes du parti sont-ils aussi membres de la Société du Mont Pèlerin, think tank créé par Friedrich Hayek ? Je pense notamment à Roland Vaubel, Joachim Starbatty et à l’un des responsables actuels du parti, l’économiste de formation et ancienne employée de Goldman Sachs, Alice Weidel.

    En d’autres termes, que faisaient ces parfaits candidats pour Davos, à la tête de partis fondés sur la critique de l’Islam et l’opposition à l’immigration non blanche ?

    Le néolibéralisme et le nativisme ne sont contradictoires qu’en apparence. L’histoire nous aide à comprendre que les partis « populistes » de l’Europe centrale représentent en effet une souche du libre-échangisme mondialisé (free market globalism) plutôt que sa contestation.

    Les néolibéraux se sont toujours souciés des conditions extra-économiques de la survie du capitalisme, mais, en règle générale, ils s’attachaient surtout aux lois, à la religion et à l’ordre moral. L’influence croissante des idées liées à la théorie hayekienne de l’évolution culturelle ainsi que la popularité grandissante des neurosciences et de la psychologie évolutionniste incitèrent de nombreuses personnes à invoquer les sciences. Pour Charles Murray, notamment, la recherche des fondements de l’ordre du marché exigeait d’aller « plus profond dans le cerveau », ou Deeper into the Brain comme l’écrit en l’an 2000 ce membre de la Société du Mont Pèlerin. D’autres, comme Detmar Doering, membre de la branche allemande de cette même Société, sont allés jusqu’à réhabiliter le darwinisme social. Comme devait le déclarer en 2014 Peter Boettke, économiste diplômé de l’université George Mason et président actuel de la Société, la sécurisation du capitalisme est passée de la question du « bon prix » à la question des « bonnes institutions » et enfin à celle de la « bonne culture ».

    Les libertariens et les néolibéraux ont formé des alliances avec les partisans du traditionalisme, du nationalisme et de l’homogénéité culturelle. Les néolibéraux de droite de ces nouveaux partis populistes n’ont pas rejeté la dynamique de la concurrence du marché : ils l’ont renforcée. Les libertariens partisans de la fermeture des frontières continuent d’exiger la libre circulation des capitaux et des biens – en revanche, ils s’opposent catégoriquement à la libre circulation d’un certain type de personnes.

    Ce qui est sans doute le plus frappant concernant ce « New Fusionism » est la manière avec laquelle ce mouvement mélange convictions néolibérales en matière de marché et affirmations psycho-sociales douteuses. Leur obsession pour les tests d’évaluation de l’intelligence est particulièrement notable. Bien que le terme de « capital cognitif » soit habituellement associé aux marxistes français et italiens, le néolibéral Murray devait s’en emparer dès 1994 dans son ouvrage The Bell Curve pour décrire les différences d’intelligence héritable selon les groupes de population, différences quantifiables en QI. En bon disciple du théoricien de la race Richard Lynn, le sociologue allemand Erich Weede, co-fondateur de la Société Hayek (et qui reçut la médaille Hayek en 2012 ) considère l’intelligence comme le principal déterminant de la croissance économique. La richesse et la pauvreté des nations ne s’expliquent pas par l’histoire mais par les qualités irréductibles de leurs populations, dit l’ancien membre du directoire de la Bundesbank, Thilo Sarrazin, dont le livre L’Allemagne disparaît : quand un pays se laisse mourir (Deutschland schafft sich ab) s’est vendu en Allemagne à plus d’1,5 millions d’exemplaires et a stimulé le succès des partis islamophobes comme l’AfD, dont le programme officiel affichait le titre Ne laissez pas mourir l’Allemagne.Sarrazin cite également Lynn et d’autres chercheurs de l’intelligence pour argumenter contre l’immigration en provenance de pays majoritairement musulmans et ce sur la base du QI.

    #Neofascisme #Pentafascisme #Migrants #Néolibéralisme


  • Tag der deutschen Arbeit
    https://de.wikipedia.org/wiki/Tag_der_nationalen_Arbeit


    Le premier mai 1933 marque le début de la dissolution des syndicats libres par le gouvernement de droite. En même temps c’est l’introduction du jour du travail allemand en tant que jour férié. Depuis les fêtes du premier mai en Allemagne ne se passent jamais sans arrière-goût amer et la gauche radicale et féministe s’amuse plutôt pendant la nuit précédent les fêtes officielles à jouer au cache-cache avec les policiers du pays entier venus dans la capitale assurer le déroulement tranquille des fêtes post-fascistes.

    Zur Vereinnahmung der Arbeiter hat die NSDAP den früheren Kampftag der internationalen Arbeiterklasse national umgedeutet und den 1. Mai zu einem gesetzlichen Feiertag erklärt. Von Anfang an, dem 1. Mai 1933, wurde die Feier mit der Zerschlagung der freien Gewerkschaften verbunden – so wurden auch die Gewerkschaftshäuser am 2. Mai 1933 durch NSBO, SA und SS besetzt.

    Vidéo - Berlin, Tempelhof, 1 May 1933
    https://www.youtube.com/watch?v=q7hoEuB5WMY

    Joseph Goebbels notierte am 24. März 1933 in sein Tagebuch: „Ich bringe als ersten Gesetzentwurf die Erklärung des 1. Mai zum nationalen Feiertag des deutschen Volkes durch und wurde vom Kabinett mit seiner Durchführung beauftragt. Wir werden das in größtem Rahmen aufziehen und zum ersten Mal das ganze deutsche Volk in einer einzigen Demonstration zusammen fassen. Von da ab beginnt dann die Auseinandersetzung mit den Gewerkschaften. Wir werden nicht eher Ruhe bekommen, bis sie restlos in unserer Hand sind.“


    Flugzeugaufnahme vom 1.Mai 1933 auf dem Tempelhofer Feld

    May Day - Berlin (1933)
    https://www.youtube.com/watch?v=DYiTisZ0bHs


    Le titre Youtube donne une date erronnée, d’abord parce que le stade olympique de Berlin n’existait pas encore en 1933 puis les lettres GROSSDEUTSCHLAND composées par les participants sur les rangs du stade indiquent que la prise de vue date du permier mai de l’année 1938 . Deux mois avant les troupes allemandes ont été acceuillies avec enthousiasme par les Autrichiens de droite. Leur pays était devenue la Ostmark , la terre de l’Est du Reich.
    La vidéo nous montre donc une fête du mois de mai sous la forme accomplie du Tag der deutschen Arbeit réunissant le peuple allemand entier comme Volksgemeinschaft sans égard de leur classe sociale - y compris les Autrichiens.

    Dans la deuxième partie de la vidéo on entend la chanson de la SS-Panzer-Division Hitlerjugend Vorwärts ! Vorwärts ! schmettern die hellen Fanfaren . Cette unité militaire a commis de nombreux crimes de guerre notamment les massacres de Tourouvre et d’Ascq.

    Massacre d’Ascq
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d%27Ascq

    Tourouvre
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Tourouvre#Histoire

    Le 13 août 1944, lors de la bataille de Normandie, alors que les troupes allemandes se replient et que les Américains sont tout proches, des éléments de la division SS Hitlerjugend, en occupation à Tourouvre depuis le mois d’avril, massacrent dix-huit personnes et incendient une partie du village. Deux odonymes locaux (« rue du 13-Août-1944 » et « cour du 13-Août-1944 ») rappellent cet événement.

    #Allemagne #Autriche #histoire #nazis #syndicalisme


  • La banque lettone ABLV déclarée en « faillite » par la BCE Le Figaro - 24 Février 2018

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/02/24/97002-20180224FILWWW00074-la-banque-lettone-ablv-declaree-en-faillite-par-l

    La Banque centrale européenne a déclaré samedi « en état de faillite ou faillite probable », la troisième banque commerciale en Lettonie, ABLV Bank, dont la situation s’était fortement dégradée après des accusations de blanchiment d’argent venant de Washington.

    La BCE avait déjà imposé lundi un gel des paiements à ABLV, une mesure inédite de la part de Francfort pour éviter une hémorragie de fonds avant de déclarer, cinq jours plus tard que la banque lettonne n’était en réalité pas viable.

    La Banque centrale européenne a justifié dans un communiqué cette étape supplémentaire en invoquant les liquidités insuffisantes de la banque ABLV qui « ne sera probablement pas en mesure de payer ses dettes » et de « résister à des retraits massifs de dépôts » de clients affolés une fois le gel levé et en attendant un hypothétique plan de sauvetage de Riga.

    De son côté, ABLV crie au sabotage et assure avoir pris la semaine dernière toutes les dispositions nécessaires, en faisant notamment entrer dans ses caisses « 1,36 milliard d’euros en quatre jours ouvrés » afin de rassurer la BCE

    #lettonie #pays_baltes #Latvia #Latvija #AB.LV #banques #BCE #Washington #économie


  • Au Québec, le gouvernement ouvre la voie aux fracturations hydrauliques...

    Denis Paquet, producteur laitier dans la région, est lui sur le qui-vive. « Si ces règlements passent, je ne suis plus maître sur mes terres », explique-t-il à Libération. Dans sa ferme, c’est la compagnie Questerre, venue d’Alberta, qui convoite le sous-sol et son gaz de schiste. Pour l’agriculteur, le risque est limpide : « la contamination de l’eau », par les produits chimiques injectés dans la terre. Les dégâts provoqués par la technique de fracturation aux Etats-Unis sont largement médiatisés et nourrissent la mobilisation.

    http://www.liberation.fr/planete/2018/01/18/au-quebec-les-projets-gaziers-se-rapprochent-des-maisons_1620534
    #environnement #energie #quebec #paysan


  • http://www.hobo-diffusion.com/catalogue/1646/l-echaudee-n-7


    L’échaudée n°7 bientôt dans votre boîte à lettre

    Au sommaire : Entretien avec Nadine et Thierry Ribault sur Fukushima – Entretien avec Chantal Montellier auteure de Schelter Market – L’affaire Judith Forest avec les éditions belges La 5e Couche – Claude Guillon et ses « petits métiers » – Emidio Santana, figure majeure de l’anarchisme portugais, présenté par Alfredo Fernandes – Un portrait du peintre espagnol surréaliste engagé Eugenio Granell par Charles Reeve – textes de Julien Bal, Manuel Anceau, Christine Delcourt – Fragments, bande dessinée de Jérôme LeGlatin – Portrait de Martin Nadaud par Yves Labbé – ainsi que les dessins, bandes dessinées et images d’Anne Van der Linden, Stéphane Goarnisson et Barthélémy Schwartz…et

    @l_l_de_mars
    Si vous n’êtes pas abonné.e c’est par ici :
    http://www.makassar-diffusion.com
    https://abiratoeditions.wordpress.com
    ou chez Hobo-diffusion
    #échaudée #Ab_irato #revue


  • Des pratiques sexuelles régulières observées entre des macaques et des cerfs
    http://www.lemonde.fr/sciences/video/2017/12/21/des-pratiques-sexuelles-regulieres-observees-entre-des-macaques-et-des-cerfs


    (vidéo incorporée)

    Pour la première fois, des comportements sexuels entre des femelles macaques et des cerfs ont été observés au Japon. Des chercheurs de l’université canadienne de Lethbridge (Alberta, Canada) ont observé des femelles macaques se frotter les parties génitales sur des cerfs… à 257 reprises au total.
    En janvier 2017 déjà, un cas isolé de macaque mâle montant une biche avait été observé à plus de 1 000 kilomètres de là, sur l’île de Yakushima. Après le « viol » d’un pingouin par un phoque en 2014, c’est seulement la deuxième fois que des pratiques sexuelles entre deux espèces si différentes (humains exceptés) sont détectées.
    Mais dans le cas des macaques et des cerfs de Minoo, les chercheurs pensent que cela pourrait être le début d’une nouvelle pratique. Même si pour l’instant, chez les cervidés, seuls les mâles sont consentants. Selon les chercheurs, les biches, elles, ne se laissaient pas faire.

    Une partie des images montées dans la vidéo du Monde
    https://www.youtube.com/watch?v=8akxdrCZ3sA


  • Alice Weidel : AfD-Fraktionschefin erhebt schwere Vorwürfe gegen die Kirche - FOCUS Online
    https://amp.focus.de/politik/deutschland/alice-weidel-afd-fraktionschefin-erhebt-schwere-vorwuerfe-gegen-die-kirche

    L’extrême droite déclare que l’AfD serait désormais le seul parti vraimentchrétien sur le sol allemand. A l’entendre on a l’impression qu sa patronne Alice Weide nous promet une fête pleine de rire jaune et de joie absurde.

    Zugleich betonte die AfD-Fraktionschefin gegenüber FOCUS, die AfD sei „die einzige christliche Partei, die es noch gibt“. Der CDU sprach sie das Christliche dagegen indirekt ab. „Das C bei der CDU ist ab absurdum geführt worden. Christliche Werte spielen dort keine Rolle mehr“, sagte Weidel. Dagegen gebe es „mit den Christen in der AfD eine sehr große und starke Vereinigung von Gläubigen in einer Partei“.

    La soirée de théâtre absurde continue. Un autre membre de son parti déclare la guerre contre les soixante-huitards qui seraient en train de mener une guerre totale contre l’école et la culture allemande. Il ne suffit pas por ce petit gaillard de ne pas savoir compter (les soixante-huitards sont actuellement tous morts ou à la retraite) mais il se trompe simplement de millénaire. Pour Steffen Königer l’échec de son parti ence qui concerne le vote des jeune est la conséquence de l’indoctrination des enfants à l’école et de l’hostilité de la gauche pour la culture allemande.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Steffen_K%C3%B6niger

    #wtf #politique #extrême_droite #allemagne


  • Du « pot » plutôt que des tomates _ Le Devoir - Marie Vastel - 19 décembre 2017 *
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/515801/agroalimentaire-du-pot-plutot-que-des-tomates

    Les Serres Bertrand seront converties pour produire du cannabis
    Le producteur de tomates Les Serres Bertrand se recycle… dans le cannabis. L’entreprise québécoise s’associe au producteur de marijuana Canopy Growth pour faire pousser 60 tonnes de cannabis par année dans ses serres de Mirabel.
     
    Stéphane Bertrand a hésité lorsque Canopy Growth l’a approché en août dernier.
     
    « La première décision, c’était non », admet-il au Devoir, en raison de « préjugés » à l’endroit des producteurs de marijuana. Mais le patron des Serres Bertrand est tout de même allé rendre visite à Canopy Growth, un gros joueur ontarien de l’industrie de la marijuana médicale. Les appréhensions de Stéphane Bertrand ont été apaisées.
     
    « Ce n’est pas des Joe Bleau [n’importe qui]. C’est des professionnels. Et on est revenus avec une image totalement différente », raconte le président des Serres Bertrand.

    Sa compagnie souhaite donc se joindre à Canopy Growth pour créer la coentreprise Vert Cannabis, qui ferait pousser de la marijuana sur les 700 000 pieds carrés de terres de la serre de Mirabel. À terme, la production atteindrait 60 tonnes de cannabis par année, pour un chiffre d’affaires annuel de 100 millions, prédit Adam Greenblatt de Canopy Growth.
     
    La demande de permis a été présentée lundi à Santé Canada, qui octroie les permis de production de marijuana médicale en attendant la légalisation de la marijuana récréative. Les partenaires de Vert Cannabis visent les deux marchés, lorsque le second sera légalisé.
     
    Stéphane Bertrand y voit une occasion d’affaires. « Il y a une niche qui se présente à moi. […] Je devrais être, au Québec, le joueur majeur en ce moment. »
     
    La part du lion
    Le Québec ne compte que deux autres producteurs approuvés par le gouvernement fédéral pour l’instant : Hydropothecary, à Gatineau, et Aurora, qui a obtenu un permis de production pour son usine de Pointe-Claire fin octobre.
     
    La récolte des Serres Bertrand et de Canopy Growth serait destinée d’abord et avant tout au Québec, assure Adam Greenblatt.
     
    « Nous ciblons tous les marchés du cannabis au Québec. La part du lion qu’on fera pousser dans cette serre-là est destinée au marché québécois. C’est clair qu’il y a un manque de producteurs homologués ici, et beaucoup d’inquiétudes par rapport à l’alimentation du marché [lorsque la marijuana récréative sera légalisée]. Donc on se positionne pour être des leaders dans tous les marchés du cannabis, y compris au Québec. »
     
    Stéphane Bertrand ne délaisse pas pour autant entièrement la production de tomates du Québec. Sa serre de Mirabel en produisait, de même que des concombres et des poivrons, mais sa nouvelle serre de 100 000 pieds carrés à Lanoraie continuera de faire pousser des tomates roses.
     
    « Ce n’est pas de gaieté de coeur qu’on a dit “c’est fini” après 27 ans de production », a confié le patron. Mais Canopy Growth a cogné à sa porte, au moment où il trouvait déjà difficile de rivaliser avec les producteurs mexicains qui vendent leurs caisses de tomates à bas prix, explique-t-il.
     
    Production timide au Québec
    Le Québec ne représente qu’une petite part de la production de marijuana au pays. Seuls deux permis de production de cannabis ont été approuvés pour la province, sur 221 demandes présentées au fédéral, selon des données récentes de Santé Canada.

    L’Ontario compte 44 permis approuvés sur un total de 664 demandes, tandis que, pour la Colombie-Britannique, 18 permis ont été octroyés sur un total de 527 demandes. C’est dans ces deux dernières provinces que le plus grand nombre de permis ont été délivrés.
     
    Suivent l’Alberta et la Saskatchewan, avec quatre permis chacune, puis le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et le Québec, avec deux permis par province. L’Île-du-Prince-Édouard en compte un seul.
     
    Au Québec, 22 permis ont été refusés, mais 197 autres demandes étaient toujours à l’étude il y a dix jours.

    « La rapidité avec laquelle l’autorisation est accordée dépend beaucoup de l’état de préparation du demandeur », a expliqué Santé Canada au Devoir, puisque les antécédents judiciaires des employés sont vérifiés, tout comme les futurs sites de production.
     
    « Plusieurs demandeurs du Québec ont des installations complètes et Santé Canada prévoit que d’autres producteurs recevront des autorisations au cours des prochains mois », a fait valoir le ministère.

    6,2 milliards - C’était la valeur (en dollars) du marché noir du cannabis au Canada en 2015, selon une nouvelle étude de Statistique Canada. L’étude estime que le marché du cannabis atteignait la moitié ou les deux tiers de la taille du marché de la bière, dont la valeur était de 9,2 milliards. L’agence fédérale calcule aussi qu’il peut équivaloir à entre 70 et 90 % des 7 milliards du marché du vin.  La Presse Canadienne.

    #Canada #Canabis #marijuana #Quebec #Importation #Commerce

    



     


  • I cite : This Changes Some Things
    http://jdeanicite.typepad.com/i_cite/2015/03/this-changes-some-things.html
    Jodi Dean : pourquoi l’approche de Naomi Klein ne va pas assez loin.

    How do we imagine the climate changing?

    Some scenarios involve techno-fixes like cloud-seeding or new kinds of carbon sinks. Cool tech, usually backed by even cooler entrepreneurs, saves the day — Iron Man plus Al Gore plus Steve Jobs. In green.

    Other scenarios are apocalyptic: blizzards, floods, tsunamis, and droughts; crashing planes; millions of migrants moving from south to north only to be shot at armed borders. The poor fight and starve; the rich enclave themselves in shining domed cities as they document the extinction of charismatic species and convince themselves they aren’t next.

    And there is climate change as unconscious: the stuff of stress, inconvenience, anxiety, and repression; the relief at not having to manage anymore; the enjoyment of change, destruction, and punishment. There will be a last judgment after all. Here those of us who follow the reports of emissions, temperature increases, and political failure get to enjoy being in the know, being those with access to the truth. We can’t do anything about it, but we can judge everyone else for their blind, consumerist pleasures. We can name our new era, marking our impact as the Anthropocene (hey, we have changed the world after all.) Anticipatory Cassandras, we can watch from within our melancholic “pre-loss,” to use Naomi Klein’s term, comforted at least by the fantasy of our future capacity to say we knew it all along. We told you so.

    The hardest thing is doing something about it. Coming together. Fighting against the multiple centrifugal forces that have produced us as individuals preoccupied with our particular freedoms, preferences, conveniences, and choices. It’s no wonder in this setting that market approaches to climate change have appeared as popular options. They affirm the selves we’ve become and promise to solve the problems all in one new light-bulb or electronic car.

    Some of our present difficulty comes from the challenge of imagining a better future. Does it involve a kind of re-peasantization? The elimination of all industry, of all the advantages accrued to some of us under late capitalism? Or is it closer to what we have now, but with windmills and bicycles, the Dutchification of everything? Or is it really not that big a deal at all, a few tweaks here and there so that society looks pretty much like it did in the 70s (Taxi Driver? New York told to drop dead?).

    Naomi Klein’s bold attempt in This Changes Everything is to take up the challenge of creating an alternative to the grim inequalities of our present trajectory by using climate change as a frame for galvanizing left politics. What the economic crises of the seventies and eighties were for the right (opportunities to deepen and extend neoliberalism), climate change can be for the left (an opportunity to “pull huge swaths of humanity out of poverty”). If the left fails to take this opportunity, that is, if we don’t take advantage of the “existential urgency” that climate change provides to develop a more focused left strategy, we are doomed to “climate-change-fueled disaster capitalism—profiteering disguised as emission reduction, privatized hyper-militarized borders” etc (154). What we need, she tells us, is a People’s Shock.

    Rejecting narrow market-based approaches like cap and trade, Klein argues that climate change

    could be the best argument progressives have ever had to demand the rebuilding and reviving of local economies; to reclaim our democracies from corrosive corporate influence; to block harmful new free trade deal and rewrite old ones; to invest in starving public infrastructure like mass transit and affordable housing; to take back ownership of essential services like energy and water; to remake our sick agricultural system into something much healthier; to open borders to migrants whose displacement is linked to climate impacts; to finally respect Indigenous land rights — all of which would help to end grotesque levels of inequality within our nations and between them. (7)

    Just as Marx and Engels linked communism to the workers movement, making communism the mission of the working class, so does Klein link a vision of a progressive future to the climate movement. If the only way to eliminate the exploitation of the workers is the abolition of capitalism, the only to eliminate the exploitation of the planet is .... multiple, dispersed activities combined within a diffuse policy framework oriented toward long-term planning and inspired by an essentialist, overly romantic vision of locality, indigeneity, and democracy (that is to say, populism).

    Klein’s attempt to make climate change the basis for a stronger left politics is a crucial political move. But she weakens it. She fails to see it through. At the site of this failure is a red hole, a missing communism that distorts her vision. She invokes radical politics, but ultimately pulls back into the formula of the alter-globalization movement: in a movement of movements, multiple communities can solve their problems democratically.

    Klein presents the “core problem” preventing adequate response to climate change as “the stranglehold of market logic” and “unfettered corporate power.” She says that “our economy is at war with many forms of life on earth, including human life.” (21) We are in the midst of a battle between capitalism and the planet. If capitalism wins, and at this point it is winning, extremely dangerous warming will lock-in, threatening the habitability of the planet. What is to be done? We have to change everything.

    Everything rides on how we understand “everything.” Klein seems to understand it in terms of neoliberalism, where neoliberalism involves privatization, deregulation of the corporate sphere, lowering of taxes within a broader setting of global trade. By rendering the problem in terms of neoliberalism, she doesn’t have to advocate the abolition of capitalism, even when her arguments tend in that direction. So her solution is a kind of global Green Keynesianism, a step back into the time before neoliberalism dismantled the welfare state. It is hard to say exactly what Klein has in mind, though, since she offers so many options in a giant menu of change. It’s like she thinks “everything” should be on the table and we (each “community”) should be able to pick what we want (perhaps in a truer, more democratic market).

    Klein’s sense of “everything” is limited by the absence of a communist alternative. For example, even as she criticizes market fundamentalism, she sometimes seems fully ensconced in it. She wants to “buy time for clean energy sources to increase their market share and to be seen as more viable alternatives, weakening the power of the fossil fuel lobby” (349). But if we have to change everything, why not just nationalize the fossil fuel industries and undertake a 5-10 year process of dismantling them? Or why not nationally fund clean energy and inject so many taxes and regulations into the carbon economy that it withers away? It’s like Klein feels so fully trapped within the economic system we have that she can’t break free even as she insists we must break free. There has been and still is a name for this break — communism.

    Some of the components of Klein’s new Green Keynesianism would likely include: a carefully planned economy; basic annual income; big public sector expenditures; higher taxes on the rich; and tougher business regulations. The Green justification for the higher taxes on the rich is that they are the ones who need to curb their consumption. The big expenditures would include better public transit, energy efficient housing, and changes in land use to encourage local agriculture. Klein also favors doing a lot with taxes, following the “polluter pays” principle applied to corporations and the rich. It was never clear to me who or what was engaged in the long-term planning she advocates and what sort of force these plans would have. I expect that planning would occur on multiple levels. Given Klein’s insistence on local, decentralized communities, it also isn’t clear to me how the plans would be integrated.

    Klein opposes the nationalization of energy. She advocates instead the model of democratically run, community-based utilities — let a thousand renewable energy providers bloom! She treats this as a project of the commons (her models are Germany and Denmark). Governments provide a national framework within which decentralized, small-scale, local providers supply renewable energy.

    Accompanying the core problem of market fundamentalism is a cultural narrative regarding human domination of the earth. This narrative, Klein argues, underlies much of the left as well as the capitalist right. The former Soviet Union, Mao’s China, and contemporary extractivist left-wing governments in Latin America are clear examples, but so are trade unions fighting for “dirty” jobs instead of clean ones, and so are any left Keynesians who continue to think in developmentalist terms. In place of this narrative of domination, Klein’s Green Keynesianism would emphasize regeneration, “relationships of reciprocity and interconnection with the natural world” (182).

    How, then, can we make the change we want to see? Not with big Green: “the ’market-based’ climate solutions favored by so many foundations and adopted by many greens have provided an invaluable service to the fossil fuel sector as a whole” (199). These include consumer-based solutions (buy Green!) as well as carbon trading schemes, and fracking as a clean energy bridge to renewables. In addition to having done little to nothing to lower emissions over the last twenty years, these approaches, she argues, make the problem worse by failing to challenge the hegemony of the market.

    Klein has more confidence in the “movement of many movements” that she calls “Blockadia.” These include anti-fracking, anti-extractive industry, and pipeline protests all over the world. Klein rightly emphasizes how the contemporary resistance movement is more than a NIMBY struggle. Across multiple sites, activists share the conviction that fossil fuels must remain in the ground. They use local issues (health, safety, livelihood) as instruments for getting at the global problem of climate change.

    The struggles of Blockadia are the flip side of the extreme energy boom going on for the last decade (the one with Sarah Palin’s tagline, “drill, baby, drill!”). In the US and Canada, this boom has made more visible the war that the fossil fuel industry has long tried to hide, namely, that the carbon economy—and the capitalist economy more generally—relies on sacrifice zones. Klein writes:

    for a very long time, sacrifice zones all shared a few elements in common. They were poor places. Out-of-the-way places. Places where residents lacks political power, usually having to do with some combination of race, language, and class (310).

    With the “extreme energy frenzy,” the sacrifice zone has expanded. More people—and more people in the north and west, in areas formerly privileged enough to think they were entitled to turn their heads—are now in the zone of allowable sacrifice. From the vast reach of the Bakken, Marcellus, and Utica shale plays, to the Alberta tar sands, to the continent crossing pipelines, to deep-water oil rigs, to the exploding bomb trains, the intensification of the carbon economy has extended the range of expendable people and places.

    Although Klein doesn’t use these terms, climate change makes clear the scale of expropriation underpinning the carbon economy. The surplus value captured by the top— by the owners, shareholders, and executives of the fossil fuel industry — is expropriated not just from the workers in the industry (which it is), and not just from those living nearby (which it is), but from those living hundreds and thousands of miles away (which is a characteristic also of nuclear power). “Sacrifice zone” has the capacity to be a key concept for knitting together anti-capitalist and climate struggles.

    It’s correlative concept could then be the “commons.” For example, we would want to eliminate sacrifice zones and treat the entire planet as a commons. Having disallowed communism, Klein can’t get us to this point. More specifically, in the place in her argument where Klein could — and should — point to an internationalist egalitarian vision such as that championed by communists she appeals to a vague notion of democracy understood as multiplicity combined with a romantic vision of indigenous people. This combination embeds unresolved tensions in her argument.

    The first problem is the equation of the Blockadia movements with a struggle for democracy. Klein writes: this emergent network of resistance is “driven by a desire for a deeper form of democracy, one that provides communities with real control over those resources that are most critical to collective survival—the health of the water, air, and soil” (295) and “the fight against violent resource extraction and the fight for greater community control, democracy, and sovereignty are two sides of the same coin” (309). Klein displaces particular struggles (pipeline, fracking, climate) into the political field rather than seeing how the struggles themselves change the field by contesting its terms. Most of the time, activist groups aren’t majorities. They are small groups trying to force a position and bring more people over to their side — as well they should!

    Additionally, Klein implies that communities are somehow unified and that they encounter an external force (state or corporation) that is violently extracting resources from them. But division goes all the way through communities. The communities themselves are divided. The deadlocked political system that we have is both a cause and an effect of this division. Marxists refer to this division as class conflict (which works well enough if we have a loose understanding of ’class’). By omitting the constitutive place of division, Klein can suggest that community sovereignty is a goal, again, as if the community were united against fossil fuels — but the fact that we are not united is precisely the problem the book, and the movement, encounters.

    To use a local example, in the battle against the expansion of methane gas storage and LPG storage in the fragile salt caverns adjacent to Seneca Lake, the Town of Reading — where the facility is located — endorses the gas storage plan. Schuyler County — where the facility is located — also supports the plan, although the vote came down to 1 person in their local board and the community is clearly divided. All the other counties surrounding the lake oppose the plan, but most of this opposition came from votes by city or county boards after petitions from activists. The state is considering the issues, and will make a decision. The federal government has already agreed to let the methane storage proceed, but might reconsider. Which level counts as the community? Why? And what sense does this make in a global setting? No one involved has said that the process has not been democratic. This is what democracy looks like. We just don’t think it has yielded the right outcome.

    The second problem is Klein’s association of communities with indigeneity and land. Klein writes, “communities with strong ties to the land have always, and will always, defend themselves against businesses that threaten their ways of life” (309). Here again she denies division, as if everyone in a community agreed on what constituted a threat, as if they were all similarly situated against a threat, as if they were never too deluded, tired, or exploited to defend themselves, as if they could never themselves constitute a threat to themselves. Cities, towns, states, and regions make bad decisions all the time; they stimulate industries that destroy them. Klein, though, has something else in mind, “a ferocious love” that “no amount of money can extinguish.” She associates this love “with an identity, a culture, a beloved place that people are determined to pass on to their grandchildren, and that their ancestors may have paid for with great sacrifice.” She continues, “And though this kind of connection to place is surely strongest in Indigenous communities where the ties to the land go back thousands of years, it is in fact Blockadia’s defining feature” (342).

    Participants in my seminar found this description racist or fascist. Even though this is not Klein’s intent, her rhetoric deploys a set of myths regarding nature, and some people’s relation to nature, that make some people closer to nature (and further from civilization) than others. It also justifies an intense defense of blood and soil on the part of one group’s attachment to a place such that others become foreign, invaders, rightly excluded as threats to our way of life, our cultural identity. Given that climate change is already leading to increased migration and immigration and that the US and Europe are already responding by militarizing borders, a language of cultural defense and ties to the land is exactly what we don’t need in a global movement for climate justice.

    Klein’s argument, though, gets worse as it juxtaposes indigenous people’s love of place with the “extreme rootlessness” of the fossil fuel workforce. These “highly mobile” pipefitters, miners, engineers, and big rig drivers produce a culture of transience, even when they “may stay for decades and raise their kids” in a place. The language of rootless echoes with descriptions of cosmopolitan Jews, intellectuals, and communists. Some are always foreign elements threatening our way of life.

    In contrast, I imagine climate politics as breaking the link between place and identity. To address climate change, we have to treat the world itself as a commons and build institutions adequate to the task of managing it. I don’t have a clear idea as to what these institutions would look like. But the idea that no one is entitled to any place seems better to me as an ethos for a red-green coalition. It requires us to be accountable to every place.

    I should wrap this up. The final tension I want to address comes in Klein’s conclusion, as she emphasizes mass social movements. Invoking the abolition movement, Klein is inspiring, properly crediting Chris Hayes for his influential Nation article linking climate change and the emancipation of the slaves in the US. Nonetheless, her argument is strange. She calls for societal transformation but refuses the term “revolution.” Throughout the book, she has said that we are running out of time to stop a warming trend so severe as to destroy civilization as we know it if not eliminate the human species altogether. She invokes Brad Werner’s famous paper announcing that earth is basically fucked. But she writes:

    And let’s take it for granted that we want to do these radical things democratically and without a bloodbath, so violent, vanguardist revolutions don’t have much to offer in the way of roadmaps (450).

    This lets her completely discount the revolutionary movements of the 19th and 20th centuries, as if there is nothing to learn from any of the large scale organizing undertaken by communists, socialists, wobblies, and unionists. Her model for the left thus relies on extracting from the left a central component of our history. Frankly, at the level of tactics alone, this is a bad call: why sign on to a political project premised on the rejection of working class achievements (a move which repeats a ubiquitous gesture of erasure since 1989). Wouldn’t incorporating these achievements be fundamental to any effort to reinvent “the very idea of the collective, the communal, the commons, the civil, and the civic after so many decades of attack and neglect” (460)? Klein is trying to open up a collective desire for collectivity, but without communism.

    It is also without revolution, which Klein dismisses as vanguardist, as if her Blockadians weren’t themselves at the vanguard of climate struggle. But what does it mean to reject revolution? If the movements are mobilized as she suggests, what will stop them? What would block or hinder the people after they are moving? Perhaps the state, since Klein hasn’t said anything about seizing it. Perhaps each other, since she thinks of us as divided into local communities. Perhaps the capitalist system, since she hasn’t called for its abolition. Or perhaps this isn’t the worry, since we are unlikely to be mobilized enough in time at all — and for enough of us in the north, that will be okay, at least for a while.

    #climat #écologie #capitalisme #politique


  • Agriculture bio : attention au fétichisme du label
    https://theconversation.com/agriculture-bio-attention-au-fetichisme-du-label-73926

    Mais l’action du label ne s’arrête pas là. S’il est un vecteur d’information, permettant de différencier les produits bio des produits non bio, il tend aussi à masquer la diversité des agricultures biologiques. C’est ce que j’appelle, en référence au « fétichisme de la marchandise » autrefois décrit par Karl Marx, un « fétichisme du label » : l’incapacité à voir la diversité d’organisation existant derrière le seul label.

    Le #label #AB ne dit, par exemple, rien de la taille des exploitations ou des conditions d’embauche des ouvriers agricoles. Il ne permet pas non plus de distinguer les démarches plus exigeantes, qui vont bien au-delà des attentes de la réglementation.

    Par exemple, des producteurs légumiers refusent d’utiliser les semences #CMS, qu’ils considèrent comme des #OGM, alors qu’elles sont autorisées en bio. De même, des éleveurs bovins alimentent presque exclusivement leurs bêtes avec des rations produites sur leur ferme, alors que le label n’exige que cela soit réalisé qu’à hauteur de 60 %. Sur un autre plan, des transformateurs et distributeurs établissent avec des producteurs des partenariats inspirés du commerce équitable.

    Même si cela n’est pas systématique, beaucoup de ces démarches se soldent par des coûts de production plus élevés que ceux qui résultent d’une #bio calée sur la réglementation.

    #éthique


  • #Climat : les #banques continuent de financer les énergies fossiles
    https://www.mediapart.fr/journal/international/051117/climat-les-banques-continuent-de-financer-les-energies-fossiles

    Mine de sables bitumineux de Syncrude, au nord de Fort McMurray, en Alberta, au Canada (Reuters, Todd Korol) La #COP23 démarre le 6 novembre à Bonn. Malgré l’accord de Paris, des sommes considérables d’argent public et privé continuent de financer les énergies fossiles, première cause des dérèglements du climat. Y compris la France en Afrique, ou les banques françaises avec les sables bitumineux.

    #International #Accord_de_Paris #AFD #Amis_de_la_terre #Développement #Oxfam


  • Quand le viol n’est plus un crime, par Sophie Boutboul (Le Monde diplomatique, novembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/11/BOUTBOUL/58085

    n France, chaque année, 84 000 femmes et 14 000 hommes disent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol dans les enquêtes de victimation. Pourtant, les cours d’assises ne prononcent qu’environ 1 500 condamnations pour ce crime défini par le code pénal comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise » et passible de quinze ans de prison (vingt ans si la victime a moins de 15 ans).

    Ces chiffres traduisent les obstacles qui jalonnent le parcours d’une victime : pressions qu’exerce le violeur pour qu’elle se taise ; refus de la police d’enregistrer les plaintes sous des prétextes souvent illégaux, comme l’absence de certificat médical ou un mauvais lieu de dépôt, selon le Collectif féministe contre le viol. Les forces de l’ordre ne comptabilisent ainsi qu’environ 12 000 plaintes par an. dont deux tiers sont classées sans suite par le parquet.

    Parmi les plaintes poursuivies, le renvoi des affaires criminelles de viol vers les tribunaux correctionnels — appelé « correctionnalisation » — constitue un phénomène mal connu au-delà des juristes et des associations d’aide aux victimes. La correctionnalisation prend plusieurs formes. Dans certains cas, le parquet ou le juge d’instruction peuvent juger manquer de preuves pour maintenir la qualification criminelle de viol. Plus discutables sont les affaires de viol dans lesquelles les faits sont établis, mais qui ne sont finalement traitées que comme un simple délit d’agression sexuelle. C’est le cas quand le ministère public correctionnalise ab initio, à l’issue d’une enquête préliminaire ou de flagrance de la police judiciaire, ou quand un juge correctionnalise « en opportunité » en fin d’instruction, avec l’accord de la victime.

    voire aussi ceci : https://www.seine-saint-denis.fr/IMG/pdf/enquete_viol.pdf

    et ceci : https://seenthis.net/messages/636634
    ou ceci : https://seenthis.net/messages/632568
    ou cela : https://seenthis.net/messages/630362
    ca aussi : https://seenthis.net/messages/622719

    #correctionnalisation #viol #injustice #culture_du_viol

    • @vanderling et @lulzcats j’ai supprimé le premier poste que j’avais fait car j’était mal à l’aise de voire le sujet dévié sur un point de vue centré sur les agresseurs et leurs interets.
      J’aime pas supprimé des messages mais si vous voulez parlé des sujets que vous avez abordé faites le sans moi et ailleurs que sur mes messages comme ca je pourrais ne pas les lire.


  • Des parents avouent à leurs enfants qu’ils consomment du #cannabis - Newsweed
    https://www.newsweed.fr/parents-enfants-consomment-cannabis

    Comme le rappelle Geraint Osborne, professeur de sociologie à l’Université d’Alberta, la meilleure protection contre n’importe quel abus de substance est le savoir et l’éducation. L’éducation commence à la maison, et devrait intervenir le plus tôt possible, avec un langage approprié à chaque âge. — Permalink


  • Poulehouse, l’œuf qui ne tue pas la poule, arrive chez Biocoop - Bioaddict
    http://www.bioaddict.fr/article/poulehouse-l-oeuf-qui-ne-tue-pas-la-poule-arrive-chez-biocoop-a5704p1.html

    Concrètement, qu’est-ce que cela veut-dire ? Sébastien Neusch, DG de Poulehouse, explique : « Nous sauvons les poules pondeuses d’une mort prématurée, car à ce jour, dans n’importe quel mode d’élevage, elles sont abattues à l’âge de 18 mois suite à une baisse de leur taux de ponte alors que leur espérance de vie est de 6 ans et plus. Nous travaillons avec des éleveurs bio qui s’engagent à ne pas envoyer leurs poules à l’abattoir, puis nous les rachetons afin de les accueillir dans notre refuge, la Maison des Poules » Sébastien Neusch, DG de Poulehouse.

    Située dans le Limousin, avec 16 hectares de terrain, équipée de bâtiments mobiles et conduite selon les normes AB (agriculture biologique), la Maison des Poules est une nouvelle association qui accueillera dès février 2018 les poules de réforme. Dans cette « maison de repos pour poules », ces dernières pourront continuer à vivre paisiblement jusqu’à leur fin de vie et pondre à leur rythme !

    Les œufs bio « éthiques » Poulehouse garantissent ainsi aux consommateurs des produits de qualité, une juste rémunération des éleveurs, mais également un circuit de prise en charge respectueux des animaux. Cela a cependant un coût : la boîte de 6 œufs Poulehouse est en effet vendue à 6€.

    C’est une sorte de pub mais je suis trouve interessant cette réponse au problèmes éthiques végétarienne.
    Il existe des retraites pour chevaux mais j’avais entendu dans une conférence sur la boucherie et son histoire que c’était une arnaque.

    • Il envoie sa jument à la retraite, il la retrouve à l’abattoir !
      http://www.midilibre.fr/2011/12/08/la-jument-retraitee-retrouvee-aux-abattoirs,427416.php

      Une visite sur place lui fait plutôt bonne impression : des enfants viennent jouer auprès des animaux, lui dit-on. Il signe donc le contrat d’adoption, paie les frais d’enregistrement et monte les quatre chevaux le 14 septembre.

      Vendredi dernier, pourtant, le téléphone lui apporte une nouvelle qui le laisse sans voix. L’appel vient de l’abattoir de Narbonne et l’informe qu’une jument lui appartenant était arrivée pour être abattue le 9 décembre mais que ses papiers étaient faux. En fait, elle était marquée de deux puces...

      Nouveau scandale - « Ami des chevaux », il fournissait des abattoirs
      http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Nouveau-scandale-autour-de-la-viande-de-cheval-525932

      Des marchands de chevaux de l’est de la France arrivaient à convaincre cavaliers et clubs hippiques de leur confier leurs animaux vieillissants, promettant à leurs équidés une retraite paisible dans des prairies vertes. En réalité, les montures fatiguées partaient en Belgique, où leurs carnets de santé étaient falsifiés, et revenaient ensuite en France direction l’abattoir. Quelques abattoirs du pays – Alès (Gard), Pézénas (Hérault) et Valenciennes (Nord) – seraient concernés.

      Ce trafic peut engendrer un risque toxique pour les consommateurs, les animaux concernés étant impropres à la consommation. Les chevaux – de selle, de club ou issus de la compétition – reçoivent en effet des traitements médicamenteux lourds qui les excluent des circuits de boucherie. Outre un risque sanitaire, cette fraude pose un problème moral. « Le Républicain Lorrain », qui avait évoqué l’affaire dès le début du mois de juillet, racontait le désarroi d’une propriétaire de chevaux victime de la supercherie.


  • L’Ouest canadien en proie au plus grand brasier de son histoire
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/08/23/l-ouest-canadien-en-proie-au-plus-grand-brasier-de-son-histoire_5175281_3244

    L’état d’urgence est en vigueur depuis le 7 juillet dans cette province, qui connaît les pires incendies de son histoire et aussi l’un de ses étés les plus chauds et les plus secs. La plupart des 46 000 personnes qui avaient dû être évacuées ont pu regagner leur domicile, mais 2 700 étaient toujours affectées. Cent trente-quatre feux étaient actifs, mardi, en #Colombie-Britannique, mobilisant quelque 3 900 pompiers et 200 avions.

    Depuis avril, plus de 1,2 million d’hectares (12 000 km2) de forêt y ont été détruits, un chiffre sans précédent dans les annales de la province, selon M. Skrepnek. C’est presque deux fois plus que l’incendie de Fort McMurray, qui avait jeté 100 000 personnes sur la route en 2016 en Alberta et avait été qualifié de plus grande catastrophe naturelle de l’histoire du Canada.

    #Canada #feux_de_forêt #sécheresse