provinceorstate:bande de gaza

  • Une diplomatie honteuse - [UJFP]
    mardi 11 décembre 2018 par le Bureau national de l’UJFP
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6834

    En cette fin d’année 2018, quand on fait le bilan de tout ce qu’a fait la France en tant qu’État à propos de la Palestine et d’Israël, on ne peut qu’être consterné.

    Salah Hamouri, citoyen français, a passé plus d’un an en prison en Israël sans procès. Aucune protestation publique. Au contraire, pendant cette détention, le président Macron a donné plusieurs fois l’accolade à son « cher Bibi ».

    Pas plus de réaction face aux arrestations massives d’enfants, à la détention d’Ahed Tamimi ou de la députée Khalida Jarrar qui est en prison sans jugement depuis juillet 2017.

    Depuis le 30 mars 2018, l’armée israélienne assassine comme dans un stand de tir des manifestant-e-s désarmé-e-s dans la bande de Gaza. Il y a à ce jour 230 mort-e-s et des milliers d’estropié-e-s, victimes des balles explosives, armes formellement interdites. Pas un mot de la France contre ce carnage prémédité. Ce silence permet que le crime continue et se renouvelle régulièrement chaque vendredi. (...)


  • Comment le plus grand festival de films de Palestine défie les murs, les barrages routiers et le manque de moyens
    6 décembre | Melanie Goodfellow pour Screen Daily | Traduction Michel Basileo

    Comment créer un festival national du film dans un pays morcelé et étouffé par le manque de financement ? Screen Daily rend visite aux « Palestine Cinema Days ».
    https://www.aurdip.org/comment-le-plus-grand-festival-de.html

    La cinquième édition des « Palestine Cinema Days » - le plus grand festival de cinéma de Palestine - s’est déroulée en octobre avec un programme généreux de projections de 60 titres, réparties dans les villes de Ramallah, Bethléem et Naplouse, ainsi qu’à Jérusalem et dans la Bande de Gaza déchirée par une situation conflictuelle.

    L’événement a été lancé par le Filmlab Palestine de Ramallah en 2014 afin d’encourager les jeunes Palestiniens à s’emparer du cinéma pour témoigner de leur vécu, de construire une structure de production et de promouvoir une culture du cinéma. « Les Palestiniens ont principalement accès au cinéma par le biais de chaînes de télévision par satellite, qui ont tendance à diffuser des films commerciaux hollywoodiens », explique Hanna Atallah, directeur artistique du Filmlab Palestine. « Au début, il n’y avait q’une poignée d’invités, principalement nos amis. Nous leur disions : "Viens, puis fais marcher le bouche à oreille." »

    L’édition de cette année accueillait les deuxièmes Rencontres du Film Palestinien (PFM), animées par le cinéaste Muayad Alayan, qui a récemment réalisé le film « The reports on Sarah and Saleem » plusieurs fois primé. Ces rencontres présentaient des projets de longs métrages locaux, dont sept avaient participé à un atelier proposé par « l’European Audiovisual Entrepreneurs » (EAVE) organisé à Ramallah en mars dernier. (...)

    #Soumoud


  • Maroc-Israël : Hassan II, la grande imposture, par René Naba – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/22/maroc-israel-hassan-ii-la-grande-imposture-par-rene-naba

    Le Roi Hassan II du Maroc, Président du Comité Al Qods » (Jérusalem), hôte du premier sommet islamique de l’époque contemporaine (Rabat 1969), apparaît rétrospectivement comme l‘un des grands traîtres à la cause arabe et son long règne de 38 ans (Mars 1961-Juillet 1999) une vaste supercherie, si toutefois sont avérées les révélations contenues dans le livre du journaliste israélien Ronen Bergman « Rise and Kill First : The secret History of Israel’s targeted assassinations », ED. Penguin Random House.

    LES DIRIGEANTS ARABES PLACÉS SUR ÉCOUTE SUR ORDRE DE RABAT
    Réputé pour son sérieux, chroniqueur militaire de Yedioth Aharonoth et du New York Times, l’auteur soutient que les dirigeants arabes ont été placés sur écoute des services israéliens grâce à la connivence marocaine lors du Sommet arabe de Casablanca de septembre 1965. Du jamais vu même dans les fictions les plus satiriques, cette trahison dénote la désinvolture du monarque chérifien à l’égard de ses pairs et de son mépris pour la cause palestinienne.

    Version arabe de ce récit selon la recension de l’ouvrage établi par le site en ligne Ar Rai Al Yom à l’intention du locuteur arabophone.
    https://www.raialyoum.com/?p=821705

    La date n’est pas anodine. Scellé par la signature d’un pacte de solidarité et de coexistence pacifique entre régimes arabes, ce sommet s’est tenu en septembre 1965, au terme d’un été particulièrement brûlant au Maroc, marqué par la terrible répression de la révolte étudiante de Casablanca (23 mars 1965) qui fit officiellement 7 morts et 168 blessés. En fait 400 morts selon l’ambassade de France à Rabat.

    Sentant le vent du boulet, le jeune monarque a eu la lumineuse idée de se tourner alors vers les Israéliens, comme garde fou aux débordements de son opposition interne et externe. Autrement dit, contre la volonté de son peuple, il s’allia aux ennemis du Monde arabe pour la survie de son trône, dans la pure tradition de la servitude coloniale. Un schéma identique sera observé 70 ans plus tard par le trône wahhabite, bradant la Palestine, par une alliance ouverte avec Israël.

    Dans une sorte d’échange de bons procédés, Hassan II percevra le prix de sa forfaiture au plan arabe, un mois plus tard, par l’élimination d’un des espoirs de la renaissance arabe, Mehdi Ben Barka.

    Figure mythique de l’opposition démocratique marocaine, l’ancien professeur de mathématiques d’Hassan II sera enlevé en octobre 1965 à Paris avec la complicité du Mossad, et carbonisé par des sbires marocains, un mois après la tenue du sommet de Casablanca.

    Principal opposant socialiste au roi Hassan II et leader du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste, Mehdi Ben Barka a été enlevé le 29 octobre 1965 à Paris alors qu’il tentait, en sa qualité de « commis-voyageur de la révolution », de fédérer les mouvements révolutionnaires du tiers-monde en vue de la Conférence Tri-continentale devant se tenir en janvier 1966 à la Havane en vue de faire converger « les deux courants de la révolution mondiale : le courant surgi avec la révolution d’Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ». Pour l’historien René Galissot, « c’est dans cet élan révolutionnaire de la Tri-continentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka ».

    Sur ce lien, Le rôle de Mehdi Ben Barka et de la tri-continentale dans le réveil des peuples colonisés

    https://www.madaniya.info/2015/12/20/non-alignes-tricontinentale-60-eme-anniversaire-1-2
    https://www.madaniya.info/2015/12/26/non-alignes-tri-continentale-60-eme-anniversaire-2-2
    La mise sur écoute des dirigeants arabes a permis aux Israéliens de prendre note de la stratégie de reconquête de la Palestine, comme des divergences inter arabes. La décision marocaine aura constitué « Le plus grand trésor stratégique d’Israël ». Le journaliste israélien a estimé que cette information était « la raison principale qui a poussé Israël à prendre la décision de faire la guerre aux États arabes en Juin 1967 », deux ans après le sommet de Casablanca, et qui a infligé une terrible défaite à l’Égypte, à la Syrie et à la Jordanie.

    L’incendie de la Mosquée Al Aqsa par un illuminé israélien, en 1969, donne l’occasion au souverain chérifien de se refaire une virginité politique à l’occasion du sommet Islamique de Rabat, en 1969. Deux ans après la défaite de juin 1967, dont il en a été indirectement responsable, le « Commandeur des Croyants » va cumuler cette fonction spirituelle avec celle plus politique de président du « Comité Al Qods ».

    Le sommet islamique de Rabat a marqué, sur le plan idéologique, le début de l’instrumentalisation de l’Islam comme arme politique contre l’athéisme soviétique et le nationalisme arabe, et, sur le plan stratégique, le détournement du combat pour la libération de la Palestine, vers des contrées périphériques, à des milliers de km du champ de bataille de la Palestine, avec Al Qaida en Afghanistan et les djihadistes arabo afghans au Caucase et en Bosnie au Kosovo, avant d’être dirigé contre les pays arabes à structure républicaine (Libye, Syrie) à l’occasion du déclenchement de la séquence dite du « printemps arabe » et le surgissement de groupements terroristes islamistes Daech, Jabat An Nosra, Jaych al Islam, opérant, dans le sud de la Syrie, en coopération avec Israël.

    Le Maroc figurera lors de cette séquence comme l’un des plus gros exportateurs du terrorisme islamique vers l’Europe occidentale (Attentat de Madrid 2004 qui a fait 200 morts, l’assassinat de Théo Van Gogh, les attentats de Bruxelles en 2015 et les attentats de Barcelone en 2017).

    Pour aller plus loin sur ce thème

    http://www.renenaba.com/de-l-instrumentalisation-de-l-islam-comme-arme-de-combat-politique

    Nonobstant la coopération sécuritaire entre le Maroc et Israël, Hassan II, fait rarissime dans les annales, devra faire face à deux séditions militaires, à son palais de Skhirat, le 10 juillet 1971, jour de son anniversaire, puis l’année suivante contre son propre Boeing par un groupe d’aviateurs ; indice d’un fort ressentiment à son égard, deux ans après son sacre de Rabat.

    Au delà du rôle du Mossad dans l’enlèvement de Mehdi Ben Barka, la vassalité du trône alaouite à l’égard de l’État Hébreu s’est concrétisée sous le règne de son successeur Mohammad VI avec le scandale du « Collier de la Reine » dans sa version tropicale ; un scandale qui titre son nom du bijou offert par l’épouse du Roi à Tzipi Livni, ancien ministre israélien des Affaires étrangères, dans la foulée de la destruction de la bande de Gaza (2007-2008), dont l’ancienne agent du Mossad en Europe en a été la coordonnatrice.

    Pour aller plus loin sur l’affaire du collier de la reine
    http://www.renenaba.com/le-collier-de-la-reine

    LE MAROC, PIVOT CENTRAL DU DISPOSITIF OCCIDENTAL EN AFRIQUE VIA LE SAFARI CLUB
    Pivot central du dispositif occidental en Afrique, le Royaume fondera, en 1976, avec la France, l’Egypte, l’Iran et l’Arabie saoudite, le « Safari Club », se donnant ainsi l’illusion de « jouer dans la cour des grands ». En pleine négociation de paix égypto-israélienne, il assumera le rôle de gendarme, non sur le champ de la confrontation israélo-arabe, mais à des milliers de kilomètres de là, non pour la récupération des Lieux Saints de l’Islam, mais pour le maintien au pouvoir d’un des dictateurs les plus corrompus de la planète le Zaïrois Mobutu, agent attitré des Américains dans la zone centrale de l’Afrique, l’assassin de Patrice Lumumba, le chef charismatique de l’Indépendance du Congo ex belge.

    En soutien à Jonas Savimbi, l’agent de la CIA en Angola ; ou encore l’ivoirien Félix Houphouet Boigny, le principal pourvoyeur des djembés et des mallettes à une caste politico médiatique française vénale.

    Le Maroc était représenté au sein de cette structure par le général Ahmad Dlimi, un des artisans de la liquidation de Mehdi Ben Barka, l’ancien lieutenant du général Mohamad Oufkir, l’homme des basses oeuvres de la dynastie alaouite, tous les deux liquidés sans autre forme de procès sur ordre du Palais royal.

    À propos du safari Club

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Safari_Club

    La dynastie chérifienne a constamment justifié sa relation privilégiée avec Israël par la spécificité du judaïsme marocain.

    Cf sur ce point, l’analyse d’Abraham Sarfati, l’un des plus célèbres opposants marocain à Hassan II.
    http://www.renenaba.com/jordanie-et-maroc-additif

    Il n’en demeure pas moins que le règne d’Hassan II, malgré les prosternations d’une presse française vénale, sera néanmoins qualifié de « Règne du Bagne et de la Terreur », dont le cas le plus illustre aura été le bagne de Tazmamart et l’arbitraire qui frappa notamment les Frères Bourequat.

    Pour aller plus loin sur cette affaire, cf le lien suivant
    http://www.renenaba.com/maroc-les-trois-freres-bourequat-40-ans-apres-le-retour-des-fantomes-vivan

    LE MAROC, POURVOYEUR DE PROSTITUÉES POUR LES PÉTROMONARCHIES ET REFUGE DE LA MAFIA ISRAÉLIENNE
    Un des principaux pourvoyeurs de la prostitution à destination du Golfe pétro monarchique, où près de vingt mille marocaines y font l’objet d’exploitations sexuelles, le Maroc passe de surcroît pour être un refuge pour la mafia israélienne. Le royaume aurait accueilli plusieurs anciens membres de la mafia israélienne, selon le quotidien israélien Haaretz, en date du vendredi 14 septembre 2012.

    Gabriel Ben-Harush et Shalom Domrani, deux figures puissantes de la mafia israélienne, recherchées depuis des années par l’Interpol, figuraient parmi les noms cités par le journal. Cf à ce propos : http://www.yabiladi.com/articles/details/12903/maroc-refuge-pour-mafia-israelienne.html

    Pour aller plus loin sur ce sujet cf :
    http://www.renenaba.com/yves-mamou-et-le-phenomene-de-serendipite

    Ronen Bergman mentionne 2700 assassinats ciblés orchestrés par Israël ; soit en moyenne 40 opérations par an. Les Israéliens n’auront fait que reprendre les méthodes en vigueur en Palestine par les britanniques, notamment le général Orde Wingate, qui avait créé dans la décennie 1930 les « Special Night Squads », les « Escadrons Nocturnes Spéciaux » composés de combattants juifs chargés des raids contre les villages arabes en procédant à l’élimination des meneurs.

    La France en a fait usage pendant la guerre d’Algérie et François Hollande a même admis que Paris y avait eu recours dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les deux derniers présidents américains ont eu également recours aux « assassinats extrajudiciaires », George W. Bush jr, après les attentats terroristes du 11 Septembre 2001, et Barack Obama a ordonné plusieurs centaines d’exécutions ciblées par drones.

    YASSER ARAFAT, CHEIKH AHMAD YASSINE, ABDEL AZIZ RANTISSI
    La connivence israélo-marocaine s’est poursuivie en dépit de la décapitation du leadership palestinien, par les Israéliens, et le recours aux assassinats « extra judiciaires » des deux principaux dirigeants du Hamas, Cheikh Ahmad Yassine et son successeur Abdel Aziz Rantissi. Une collision qui acte une forme de forfaiture de la part du pouvoir chérifien.

    Le livre suggère aussi clairement qu’Israël a utilisé un poison radioactif pour tuer Yasser Arafat, le chef historique palestinien, ce que les dirigeants israéliens ont toujours nié. Bergman écrit que la mort d’Arafat en 2004 correspondait à un modèle et avait des partisans. Mais il évite d’affirmer clairement ce qui s’est passé, expliquant que la censure militaire israélienne l’empêche de révéler ce qu’il pourrait savoir.

    Deux monuments ont été édifiés au Maroc pour immortaliser l’oeuvre d’Hassan II : son mausolée à Rabat et la Mosquée de Casablanca, l’une des plus grandes du monde, qui porte son nom. Mais celui que la presse occidentale, particulièrement la presse française engourdie par la diplomatie de la Mamouniya, encensait comme un « Machiavel arabe doté de la baraka », se révélera être, à la lecture des révélations du livre de Ronen Bergman, un mauvais génie, une imposture.

    Et les deux monuments édifiés à la gloire posthume du Commandeur des Croyants et Président du comité Al Qods, -mais néanmoins un des principaux artisans du bradage de la Palestine, au même titre que l’Arabie saoudite-, se perçoivent, rétrospectivement, comme les stigmates du règne hideux d’un parfait sous traitant de l’impérium israélo-occidental. D’un être maléfique. D’un souverain vil et servile.

    Source : Madaniya, René Naba, 17-11-2018                                           https://www.les-crises.fr/maroc-israel-hassan-ii-la-grande-imposture-par-rene-naba


  • « Fuir l’enfer pour vivre dans un enfer » : quitter Gaza via le poste frontalier de Rafah
    Entre pots-de-vin et postes de contrôle, quitter la bande assiégée est un processus coûteux, ardu et extrêmement difficile pour les Palestiniens
    Middle East Eye - Kaamil Ahmed - 21 novembre 2018

    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/fuir-l-enfer-pour-vivre-dans-un-enfer-quitter-gaza-le-poste-frontalie

    (...) Pour quitter la bande de Gaza, ses habitants palestiniens passent presque une journée à Rafah avant que des bus ne les transportent à travers le désert du Sinaï, pour ensuite traverser le canal de Suez en ferry et se diriger vers des hôpitaux en Égypte ou plus loin, jusqu’au Caire, pour accéder à des soins de santé, à l’enseignement ou à l’emploi.

    En réalité, ce processus n’est pas aussi fluide ; il connaît des à-coups et dans tous les cas, très peu de gens se retrouvent ne serait-ce que proches d’effectuer le voyage, de nombreuses tentatives étant frustrées dès les premières étapes par la frontière généralement fermée et les listes d’attente trop longues.

    Pour éviter ces listes, il faut payer quelqu’un, généralement du côté égyptien. Ces pots-de-vin sont devenus de plus en plus courants au cours des six derniers mois, lors desquels la frontière a été ouverte pendant des périodes sans précédent depuis plusieurs années, ce qui a encouragé les Palestiniens à quitter Gaza et ceux qui espéraient rentrer à franchir la frontière.

    « Les personnes qui veulent quitter Gaza, elles fuient l’enfer pour vivre dans un enfer dans le désert du Sinaï », explique Ibrahim Ghunaim, un rappeur palestinien qui a quitté l’enclave sous blocus pour se consacrer à son travail, freiné à Gaza par l’impossibilité de voyager pour se produire.

    Pour traverser le désert, il lui a fallu passer quatre jours à attendre de pouvoir franchir des postes de contrôle sur les terres arides et militarisées du Sinaï.

    « C’est comme traverser le territoire d’un ennemi. » (...)

    #Gaza


  • En Israël, la culture est prise entre deux feux
    Pierre Sorgue, Le Monde, le 16 novembre 2018
    https://www.lemonde.fr/m-actu/article/2018/11/16/en-israel-la-culture-est-prise-entre-deux-feux_5384505_4497186.html

    Lana Del Rey, Brian Eno, Peter Gabriel ou Arcade Fire… L’appel au boycott d’Israël pour dénoncer le sort des Palestiniens rencontre de plus en plus d’écho chez les artistes. Un dilemme pour le monde de la culture israélien.

    A trois heures du matin, The Block est à bloc. Le plus célèbre club électro de Tel-Aviv, enfoui sous le béton de la gare routière centrale, reçoit Carl Craig, ponte de la techno de Detroit (Michigan) aux Etats-Unis.

    La foule ondule, saute, tressaute au rythme des basses, dans le brouillard bleu que découpent les faisceaux de projecteurs épileptiques.

    BDS pour Boycott, désinvestissement, sanctions

    Yaron Trax, le maître des lieux, s’est glissé entre les danseurs pour s’assurer des bons réglages de sa sono analogique, réputée l’une des meilleures du monde. Le quadragénaire aux airs adolescents est aux anges parmi ces jeunes gens dont beaucoup sont venus au club comme ils étaient à la plage, en short et tee-shirt. Celui que porte Yaron ce soir-là reproduit les briques et la typographie reconnaissable entre toutes : Pink Floyd, The Wall. Lorsqu’on lui fait remarquer, il sourit comme un enfant contrit : « C’est un tee-shirt formidable et l’album l’est aussi. Quel dommage que Roger Waters soit devenu aussi décevant… »

    Car le musicien britannique, ex-membre de Pink Floyd, est le spectre qui hante la scène israélienne et dérange l’intelligentsia de gauche, celui qui empêche la bulle libérale et hédoniste qu’est Tel-Aviv de flotter innocemment à cinquante kilomètres du mouroir à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza.

    Depuis des années, Roger Waters offre sa voix aux militants internationaux du BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), mouvement né en 2005 de la société civile palestinienne, un an après que la Cour internationale de justice a jugé illégal le mur de séparation construit entre Israël et les territoires occupés.

    Il prône les pressions sur l’État d’Israël pour parvenir à ce que n’ont jamais obtenu des décennies de guerre, de résolutions de l’ONU et de vains processus de paix pendant lesquels le nombre des colons n’a cessé de croître (500 000 aujourd’hui) : la fin de l’occupation des territoires, la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël, le droit au retour des réfugiés chassés de leurs terres.

    La scène musicale comme estrade politique

    Il suffit de voir les gratte-ciel bleutés qui poussent à Tel-Aviv pour s’en convaincre : le boycott économique n’a que peu d’effets. La « start-up nation » se porte bien, ses relations commerciales et diplomatiques n’ont cessé de se développer avec l’Afrique, l’Inde, la Chine, voire certains pays arabes. En ce mois d’octobre encore estival, les plages sont noires de monde, les ruelles de la vieille ville de Jérusalem, pleines de visiteurs : le pays aura accueilli plus de 4 millions de touristes à la fin de l’année, soit 46 % de plus qu’en 2016.

    Au-delà du portefeuille, le BDS s’attaque aussi aux cœurs et aux têtes. Il appelle au boycott culturel et académique, comme celui qui s’exerçait sur l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Et celui-là trouve, ces derniers mois, un écho bien supérieur. Depuis longtemps, la scène musicale sert d’estrade politique. D’un côté, Roger Waters, Peter Gabriel, Brian Eno, Elvis Costello, Lauryn Hill (The Fugees), Arcade Fire et d’autres ont annoncé qu’ils ne joueront plus en Israël tant qu’ils ne pourront en accepter la politique.

    De l’autre, Nick Cave, Radiohead, Paul McCartney, Alicia Keys, parmi beaucoup, sont venus au nom du dialogue et du refus de se voir dicter leur conduite. Mais, récemment, deux chanteuses moins politisées et plus populaires parmi les adolescents ont suivi le mouvement : en décembre, Lorde, la jeune rockeuse néo-zélandaise, annulait son concert après avoir été « alertée » par une lettre ouverte signée de deux fans – l’une Juive, l’autre Palestinienne –, puis en septembre, après de nombreux appels dont celui de Roger Waters, Lana Del Rey faisait faux bond. Parce qu’elle ne pourrait pas se produire également dans les territoires palestiniens, dit-elle, elle renonçait à jouer au festival Meteor qui devait être une sorte de Coachella version kibboutznik, dans le nord d’Israël.

    Un « tsunami d’annulations »

    Après le refus, en avril, de l’actrice Natalie Portman de recevoir le Genesis Prize (considéré comme un « Nobel » israélien) pour exprimer son désaccord avec le gouvernement Nétanyahou et les violences commises à Gaza, après la défection de l’équipe d’Argentine de Lionel Messi qui, en juin, a annulé une rencontre amicale avec celle d’Israël à la suite de pressions internationales (de menaces, dit-on du côté israélien), le retrait de Lana Del Rey fut une autre secousse médiatique.

    « Une belle surprise qui aidera peut-être les jeunes à se poser des questions sur une politique insoutenable dans les territoires occupés, mais aussi en Israël, où les Palestiniens, qui représentent 20 % de la population, sont victimes d’une cinquantaine de lois discriminatoires, à commencer par le logement et la terre », explique Kobi Snitz, chercheur en neurobiologie au Weizmann Institute et cofondateur de Boycott from Within (« boycott de l’intérieur »), qui rassemble une poignée de militants suffisamment téméraires pour affronter les torrents de haine qu’ils suscitent au sein du pouvoir, des médias et sur les réseaux sociaux.

    Dans la foulée de Lana Del Rey, quatorze artistes, dont plusieurs DJ, ont décliné l’invitation du festival. Des dizaines d’autres ont exprimé leur soutien au boycott sur les réseaux sociaux. Yaron Trax commence à se faire du souci pour « la capitale du clubbing » qu’est Tel-Aviv. Idit Frenkel, qui officie souvent derrière les platines de The Block, a signé un long article dans le quotidien israélien Haaretz, pour évoquer le « tsunami d’annulations ». Le titre de la tribune était emprunté aux paroles d’une chanson de Don McLean, American Pie (1971) : « The day the music died » [« le jour où la musique est morte »].

    Le boycott la laisse amère : « On peut comprendre ceux qui veulent lutter de manière non violente contre les morts de Gaza, le développement des colonies ou la décision de Trump d’installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Mais ne pas venir, c’est punir ceux qui essaient de changer les choses, y compris dans la minuscule scène underground qu’abhorrent les nationalistes et les religieux du gouvernement. »

    Si certaines figures de l’électro, comme l’Américano-Chilien Nicolas Jaar ou les Français d’Acid Arab, viennent encore en Israël, ils ne jouent plus à Tel-Aviv mais à Haïfa, au Kabareet, tenu et animé par Jazar Crew, un collectif d’artistes palestiniens. Haïfa, la cité portuaire qui soigne sa réputation de tolérance et de coexistence entre Juifs et Arabes…

    Une forme d’apartheid ?

    Attablé dans un café du centre-ville, Ayez Fadel, 31 ans, l’un des fondateurs et DJ de Jazar Crew, connaît l’antienne par cœur : « Mais même ici, grandir en étant palestinien, c’est éprouver la discrimination. Les écoles publiques arabes moins dotées que les établissements juifs, les boîtes de nuit où l’on te demande ton “Hoger”, le livret militaire que tu n’as pas [la majorité des Arabes citoyens d’Israël n’effectuent pas leur service militaire], la langue… Une nouvelle loi fait de l’hébreu la seule langue officielle, elle dit aussi que le pays est “l’Etat-nation du peuple juif”, alors que je suis un Palestinien vivant ici par la force de l’histoire, que mes impôts servent à protéger les colonies juives et à financer une armée qui a tué 44 enfants palestiniens ces trois derniers mois… Parler d’apartheid ne me paraît pas exagéré. »

    Ayez Fadel comprend le boycott et revendique la dimension politique de Jazar Crew : « Une manière de sensibiliser les jeunes. Nous n’avons plus honte d’être palestiniens, nous sommes éduqués et confiants. Et nous ne cessons de répéter que nos positions ne sont pas contre les Juifs mais contre ce régime. » Le jeune homme se dit prêt à collaborer avec Yaron Trax, qui l’a appelé pour que The Block et Kabareet « organisent quelque chose ensemble ». Mais, précise-t-il, « à condition qu’il fasse une déclaration claire sur l’occupation des territoires et les droits des Palestiniens ».

    Les turbulences qui agitent le microcosme underground reflètent assez bien le désarroi du monde de la culture devant ces appels au boycott. « En ce moment, pas un dîner sans qu’on en parle », reconnaît la responsable d’une galerie d’art installée aux franges de Florentine, ancien quartier d’entrepôts et d’ateliers de Tel-Aviv devenu le préféré des artistes et des bobos. Comme beaucoup d’opposants à l’occupation, elle refuse d’acheter les produits des colonies – certaines se sont spécialisées dans l’agriculture et l’élevage bio – ou le vin venu du Golan. « Mais le BDS culturel, dit-elle, frappe ce qui reste de l’élite de gauche, celle que Nétanyahou et son gouvernement détestent. Si on la muselle, on n’entendra plus que les voix des plus réactionnaires… »

    C’est aussi ce que pense Avi Pitchon, écrivain, critique et commissaire d’expositions : « Le boycott culturel réduit le débat à une polarisation extrême entre les activistes et le gouvernement, il déshumanise et nourrit la paranoïa, ce “nous” contre “eux” dont joue un régime de moins en moins démocratique. Ce tout ou rien est un piège, quoi que disent les créateurs ils seront perdants. Alors, ils préfèrent laisser parler leur art… »

    C’est peut-être pour cela que chercher à les rencontrer pour évoquer la question relève de la chasse au dahu. Groupe pop connu pour ses textes radicaux, écrivain loué comme l’une des « grandes voix morales » du pays, cinéastes, producteurs de concerts, responsables de théâtre, de centre d’art contemporain… tous se disent trop occupés. D’autres se ravisent après avoir parlé et demandent à n’être plus cités.

    Pnina Blayer, la directrice artistique du Festival international du film de Haïfa qui s’est déroulé fin septembre sans les « grands noms » invités, exige les questions par courriel et adresse des réponses aussi sèches que le fleuve Jourdain surexploité : selon elle, la situation dans la bande Gaza et la guerre en Syrie sont les motifs des absences, dont aucune n’a été motivée par le BDS, qui n’aura découragé qu’un film marocain, et si Agnès Varda, à qui le festival rendait hommage, n’est pas venue, ce n’est pas pour des raisons politiques.

    Il faut comprendre sa prudence : pendant que le festival est soumis aux pressions de l’étranger, sa propre ministre de la culture, la très droitière Miri Regev, demande à celui des finances de lui couper les vivres pour avoir accueilli deux films israéliens qui « sapent les valeurs et symboles » de l’Etat (l’un d’eux raconte l’histoire d’un metteur en scène palestinien qui monte une pièce narrant un amour entre une Juive et un Arabe…).

    Le projet de loi « Loyauté dans la culture »

    La même ministre se démène pour l’adoption d’un projet de loi « Loyauté dans la culture » qui veut supprimer les fonds à toute organisation déniant « Israël comme un Etat juif et démocratique » ou qui ferait du jour de l’indépendance celui de la Nakba, la « catastrophe » que vécurent 700 000 Palestiniens expulsés en 1948.

    Le monde de la culture a manifesté le 27 octobre contre ce texte, de nombreux cinéastes israéliens, comme Amos Gitaï ou Ari Folman, sont parmi les signataires d’une tribune parue lundi 12 novembre dans Le Monde pour demander le retrait du texte. En attendant, des députés ont également proposé de punir de sept ans de prison tout appel au boycott et l’entrée du pays est déjà interdite à tout étranger qui soutient activement le BDS.

    Car, pour le gouvernement, c’est la guerre. Au vingt-neuvième étage d’une tour de Bnei Brak, dans la banlieue de Tel-Aviv, une trentaine de personnes travaillent au sein de la National Task Force for Countering Delegitimization (« force d’intervention contre la délégitimisation »), qui dépend du ministère des affaires étrangères.

    « Nous révélons les relations entre le BDS et des organisations terroristes comme le Hamas ou le Front populaire de libération de la Palestine ; comment, sous couvert de droits de l’homme, il s’attaque à la légitimité d’Israël ; comment il bombarde les artistes par des cyberattaques menées par des robots. Nous travaillons avec des centaines d’organisations pro-israéliennes en leur offrant articles, vidéos et autres outils pour affronter les arguments du BDS », résume Tzahi Gavrieli, le directeur.

    Le bureau a lancé la plate-forme 4il sur Internet, Facebook et Twitter : des images de jolies filles montrent la diversité du pays, des vidéos soulignent la réussite de certains « Arabes israéliens ». Des posts saluent la criminalisation du boycott en France (en 2015, la justice a confirmé la condamnation de militants ayant appelé au boycott des produits israéliens) ou en Allemagne (le BDS a été jugé antisémite par l’Office fédéral de la protection de la constitution de Berlin).

    Un post du 23 octobre relaie le rapport de Human Rights Watch sur la torture pratiquée par le Hamas et l’Autorité palestinienne en demandant si la communauté internationale va exercer sur eux les mêmes pressions que sur Israël… Des messages vantent le concours Eurovision de la chanson de mai prochain : avec ses 186 millions de téléspectateurs, la manifestation est une vitrine que le gouvernement ne veut pas voir entachée, malgré l’appel au boycott lancé par 140 artistes internationaux.

    L’« instrumentalisation » du monde de la culture ?

    La lutte contre le BDS est aussi l’affaire d’Adam Shay au sein du Jerusalem Center for Public Affairs, un think tank niché dans un quartier tranquille de la ville sainte. Il « scrute » les militants locaux, conseille les promoteurs de spectacles, essaie de convaincre des artistes ciblés que ce qu’on leur raconte est un tissu de mensonges et qu’ils ne regretteront pas de venir.

    « David Guetta était là la semaine dernière », se réjouit le jeune homme avant de confier qu’il cherchait à faire venir Rachid Taha, peu avant sa mort, en septembre : « Cela aurait été un gros truc » (vu les relations qui liaient le rockeur français à Brian Eno, très impliqué dans le BDS, on imagine mal une réponse positive).

    C’est cette « instrumentalisation » du monde de la culture qui, aux yeux des militants du BDS, justifie les appels au boycott de ceux dont les travaux ou les voyages sont financés par le gouvernement. Ils aident, disent-ils, le pays à soigner son image de démocratie favorable à la liberté d’expression. Les artistes se retrouvent coincés entre le marteau du gouvernement, qui tient (et serre) les cordons de la bourse, et l’enclume des pressions internationales.

    « À l’étranger, nous sommes considérés par certains comme des collaborateurs ; ici, comme des traîtres. Mais l’argent du ministère est aussi celui de mes impôts. Si la solution est de dire non, où va-t-il aller et qui va dire ce que l’on dit ? », demande Hillel Kogan, danseur et chorégraphe de la célèbre compagnie Batsheva, qui dut affronter cet été quelques militants pro-BDS à Montpellier et à Toulouse alors que, invité de la très diplomatique saison « France-Israël », il s’apprêtait, avec le Palestinien d’Israël Adi Boutros, à interpréter sa pièce We Love Arabs.

    Certains dans le pays ont regretté que l’écrivain David Grossman, considéré comme une « conscience » par le camp de la paix, se laisse « enrôler » par le pouvoir en acceptant le prix Israël de littérature 2018 des mains du ministre de l’éducation ou, en 2017, lorsqu’il accompagne à New York une pièce tirée de l’un de ses romans et adaptée par deux troupes israéliennes qui s’étaient produites dans les colonies (ce que l’auteur désapprouve). Ce, sous les yeux de la ministre de la culture qui avait fait le voyage. « Une manière de résister au BDS qui est une nouvelle forme d’antisémitisme », avait dit Miri Regev ce jour-là.

    Car c’est l’argument massue des contempteurs du BDS. Le mouvement a beau condamner racisme et antisémitisme, le public hétéroclite qu’il mobilise laisse parfois suinter des attaques haineuses, voire négationnistes. Dans le petit théâtre de Jérusalem où il travaille avec de jeunes comédiens juifs et arabes, Arik Eshet se souvient du festival de théâtre d’Édimbourg de 2014, lorsque des militants « agressifs » avaient fait annuler son spectacle : « Tu entends des gens crier qu’Israël ne devrait pas exister. C’est traumatisant… »

    La nécessaire mobilisation de la société civile

    Roger Waters est systématiquement accusé d’infamie. Du coup, Gideon Levy, le journaliste de Haaretz qui se démène inlassablement pour évoquer le sort des Palestiniens, ne cesse de défendre le chanteur. « J’ai passé de longues nuits à discuter avec lui, rien ne lui est plus étranger que les sentiments antisémites, ces accusations sont intolérables », assène-t-il dans le salon de sa maison, dont un mur est orné d’une vieille publicité ensoleillée où est inscrit : « Visit Palestine ».

    Un BDS efficace, ajoute-t-il, serait le seul moyen d’en finir avec les bains de sang : « Le changement ne viendra pas de l’intérieur d’Israël, la vie est trop bonne ici. Or les Etats-Unis soutiennent le pays et l’Europe est une plaisanterie : le seul espoir est la mobilisation de la société civile. La gauche sioniste appelle depuis des lustres à deux Etats mais n’a rien fait pour ça, nous devons en payer le prix. La criminalisation du BDS est un scandale : pourquoi serait-il légitime de boycotter l’Iran et pas Israël ? »

    En les réduisant au rang de producteurs de « biens culturels » ou d’instruments du soft power d’un Etat dont ils n’approuvent pas la politique, le BDS interroge les artistes de manière inconfortable sur leurs responsabilités de créateurs et de citoyens au cœur d’une opinion publique au mieux indifférente, au pis de plus en plus xénophobe. Et dans les conversations un nom revient souvent, comme s’ils étaient orphelins d’une figure capable d’indignation, de « courage », disent certains.

    « Il nous manque un penseur comme Leibowitz », glisse le photographe Miki Kratsman, l’un des fondateurs de l’ONG Breaking the Silence qui recueille les témoignages des soldats sur les exactions auxquelles les contraint l’occupation. C’est aussi ce que dit Zeev Tene, un vieux rockeur dont Ari Folman utilisa une chanson pour son film Valse avec Bachir et qui, depuis deux ans, part, le 6 juin, date anniversaire de la guerre des Six-Jours, le long du mur de séparation avec quelques musiciens et un camion en guise d’estrade pour jouer devant une banderole qui proclame « Make Israel small again ».

    Yeshayahu Leibowitz, mort en 1994, grand penseur et moraliste, religieux convaincu et sioniste affirmé, fut un critique féroce de l’occupation qui « détruit la moralité du conquérant ». Outré par la torture, il alla jusqu’à employer le terme de « judéo-nazis »… Or, constate l’historien « post-sioniste » Shlomo Sand, qui fait lui aussi référence à Leibowitz, « je n’ai pas vu l’Université se mettre en grève lorsqu’une succursale a été ouverte dans la colonie d’Ariel. Je n’ai entendu aucune de nos voix de la gauche sioniste prôner l’objection de conscience dans les territoires ou soutenir les refuzniks [qui refusent de servir dans l’armée]. Le BDS les met devant leurs contradictions… »

    Mais le malaise, explique-t-il, vient aussi du fait que, « en posant le droit au retour des réfugiés, le BDS questionne les conditions mêmes de la naissance d’Israël dans un pays encore hanté par la Shoah. Ce droit au retour ne peut être ignoré, mais il faut être honnête : on ne pourra pas accueillir 5 millions de réfugiés. Je soutiens le BDS à condition qu’il ne mette pas en danger l’existence d’Israël. »

    Une situation parfois absurde

    L’historien déplore aussi la « stupidité » de certains appels au boycott culturel. Les musiciens d’Apo and the Apostles, un Arménien de Jérusalem et trois Palestiniens de Bethléem, partagent sûrement son avis. Lorsque ces talentueux garçons qui mêlent leur folk-rock à des nuances orientales doivent se produire dans un festival de musique alternative arabe à Tel-Aviv, le BDS décrète que ce n’est pas acceptable parce qu’ils ne sont pas des « Palestiniens de 48 », ceux restés en Israël…

    Shady Srour aussi a quelques remarques à faire sur les censeurs du BDS : cinéaste palestinien de Nazareth, il a tourné un très joli film dans sa ville natale, Holy Air, où comment un homme essaie de s’en sortir en vendant de l’« air saint » aux touristes venus sur les traces de Jésus. C’est drôle, féministe, sexy, acide, « beckettien », plus grave lorsque les rêves sont empêchés par le seul fait de n’être pas un citoyen comme les autres.

    Mais le BDS ne rit pas : il a demandé son retrait d’un festival du film israélien à Londres, puis du Festival des cinémas arabes de l’Institut du monde arabe, à Paris, qui a congédié le réalisateur d’un bref courrier. « Je suis palestinien, mon père fut l’un de ceux chassés vers le Liban. Me boycotter, c’est m’empêcher d’affirmer mon propre récit face à celui des Israéliens. Le BDS vient chez moi pour me couper la langue… Aucun financement arabe ne m’est accordé parce que j’ai un passeport israélien, où est-ce que je trouve l’argent ? » On comprend que son film soit teinté de tristesse et d’absurde.

    #Palestine #Culture #Apartheid #BDS #Boycott_culturel


  • Gaza : 25 blessés par des tirs israéliens dont un cameraman d’AP, annonce le ministère de la Santé
    AFP - 19/11/2018
    https://www.lorientlejour.com/article/1144320/gaza-25-blesses-par-des-tirs-israeliens-dont-un-cameraman-dap-annonce

    Vingt-cinq Palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens lundi dans le nord de la bande de Gaza, dont un caméraman travaillant pour l’agence de presse américaine Associated Press (AP), a annoncé le ministère de la Santé gazaoui.

    Le journaliste Rached Rachid a été touché par une balle à la cheville au moment où il filmait des centaines de Palestiniens manifestant près de la barrière séparant l’enclave palestinienne d’Israël, a dit le porte-parole du ministère. Il a été transporté à l’hôpital.

    Ces manifestations, qui ont lieu tous les lundis dans la localité de Beit Lahya, font partie du mouvement de protestation lancé fin mars dans l’enclave dirigée par le Hamas pour exige la levée du blocus israélien étouffant la bande de Gaza depuis plus d’une décennie.

    #marchecôtière


  • Gaza a donné au monde une leçon de dignité et de courage
    par Abdel Bari Atwan - 17 novembre 2018 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://www.chroniquepalestine.com/gaza-a-donne-au-monde-une-lecon-de-dignite-et-de-courage

    (...) En dépit du siège de famine imposé par Israël et certains pays arabes, les habitants de la bande de Gaza sont descendus dans les rues pour se réjouir, se félicitant mutuellement et distribuant des friandises, comme s’ils voulaient signifier que la guerre devrait durer plus longtemps. Cela a contredit Benjamin Netanyahou, qui a affirmé que les ennemis d’Israël avaient « imploré pour un cessez-le-feu ». Le Premier ministre israélien a expliqué qu’il était attentif à la voix des habitants du sud d’Israël qui avaient subi des bombardements, mais, a-t-il dit : « avec les responsables de la sécurité, je vois la situation générale de la sécurité d’Israël », et « le public peut parfois ne pas avoir connaissance de considérations décisives. Elles doivent être dissimulées à notre ennemi. »

    Netanyahou mentait. Ce sont les colons autour de Gaza qui ont « imploré » un cessez-le-feu après avoir été forcés de descendre dans leurs abris. Leurs écoles ont été condamnées à fermer leurs portes et leurs oreilles étaient remplies du son de sirènes d’alerte et de missiles volant au-dessus d’eux et explosant. (...)


  • Israël/Territoires palestiniens (12.11.18) - France-Diplomatie - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
    https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/processus-de-paix/evenements/article/israel-territoires-palestiniens-12-11-18

    La France condamne avec la plus grande fermeté les nombreux tirs de roquettes revendiqués par le Hamas, qui ont visé délibérément ces dernières heures plusieurs communes du sud d’Israël depuis la bande de Gaza. Elle exprime sa solidarité aux populations touchées, et en particulier aux familles des victimes. Elle demande la cessation immédiate de ces actions inacceptables et injustifiables et appelle les parties à éviter un nouveau cycle de violences dont les populations civiles seraient les premières victimes.

    Nos postes diplomatiques et consulaires suivent la situation avec attention et se tiennent prêts à porter assistance à nos compatriotes qui en auraient besoin.

    #Francediplo


  • Le bidasse-speak pour les nuls : « en plein accès de fièvre », « gouvernée par le mouvement islamiste palestinien », « aucune victime », « frappes », « évacuer les lieux avant une attaque ». Les bombardements israéliens sont tellement prévenants qu’on serait presque jaloux d’autant de tendresse.

    Gaza : le bâtiment de la télévision du Hamas détruit par l’aviation israélienne
    http://www.lefigaro.fr/international/2018/11/12/01003-20181112ARTFIG00362-gaza-le-batiment-de-la-television-du-hamas-detrui

    L’aviation israélienne a détruit lundi soir le bâtiment d’Al-Aqsa TV, la chaîne de télévision du Hamas, en plein accès de fièvre dans et autour de la bande de Gaza gouvernée par le mouvement islamiste palestinien. Aucune victime n’a été rapportée dans un premier temps. Les frappes israéliennes ont été précédées par l’envoi de dispositifs non explosifs ou de faible puissance communément employés par l’armée israélienne pour signifier aux occupants d’un bâtiment civil d’évacuer les lieux avant une attaque.


  • « Notre but n’est pas la sécurité d’Israël, mais de contrôler les Palestiniens » - Le Point

    INTERVIEW. Ancien sniper de Tsahal de 2005 à 2008, le militant israélien Nadav Weiman interprète les consignes données aux soldats israéliens. De notre envoyé spécial à Tel Aviv, Armin Arefi

    https://www.lepoint.fr/monde/notre-but-n-est-pas-la-securite-d-israel-mais-de-controler-les-palestiniens-

    Deux cent dix-huit Palestiniens tués. Un mort, côté israélien. Depuis le 30 mars dernier, les balles de snipers de Tsahal pleuvent chaque vendredi à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, pour empêcher des milliers de manifestants palestiniens de s’approcher de la barrière de sécurité qui sépare l’enclave palestinienne de l’État hébreu. À travers cette « Marche du retour », les Gazaouis entendent retourner sur la terre dont leurs ancêtres ont été expulsés à l’issue de la première guerre israélo-arabe de 1948. Mais ils comptent avant tout sur cette mobilisation pour obtenir la levée du double blocus économique et sécuritaire israélo-égyptien qui a contribué à faire de leur minuscule territoire l’un des plus pauvres au monde. Chômage record, pénurie d’électricité et eau polluée, « Gaza est en train d’imploser », s’est alarmé le mois dernier Nickolay Mladenov, émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient.
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    inRead invented by Teads

    Lire aussi Gaza : « Nous vivons tous grâce aux aides de l’UNRWA »

    « À l’origine, le mouvement [de la Marche du retour] n’a pas été créé par le Hamas », admet le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne (Tsahal). « Mais cette organisation terroriste l’a facilement récupéré et toute sa logistique est désormais entre les mains du Hamas. » S’ils étaient au départ en majorité pacifiques, les manifestants palestiniens ont ensuite lancé de nombreux cerfs-volants incendiaires qui ont atteint les localités israéliennes avoisinantes et brûlé des champs.

    De son côté, Tsahal a mobilisé dès les premiers jours de nombreux snipers qui n’ont pas hésité à tirer sur les manifestants. Mais le lieutenant-colonel Jonathan Conricus reste droit dans ses bottes : le Hamas utilise désormais des civils comme arme pour tenter de rentrer en Israël en traversant la grille de sécurité », affirme-t-il. « Si nous ne les arrêtons pas, alors leur prochaine cible sera les communautés israéliennes qu’ils n’hésiteront pas à tuer. »

    Lire aussi Gaza : traverser la frontière, et après ?
    Une version à laquelle n’adhère sûrement pas Nadav Weiman. Sniper de l’armée israélienne entre 2005 et 2008 en Cisjordanie, à Gaza et à la frontière libanaise, cet ancien soldat de Tsahal est aujourd’hui membre de l’ONG Breaking the Silence, visant à éclairer le public israélien et la communauté internationale sur les pratiques des FDI (forces de défense israélienne). Dans une interview au Point, ce militant israélien de 32 ans nous donne sa vision des consignes données aux soldats de Tsahal.

    « L’ordre est d’instiller la peur chez les Palestiniens. De leur donner le sentiment qu’ils sont chassés, que Tsahal peut être partout, tout le temps »


  • L’UE face au défi du plan de paix israélo-palestinien de Trump - Mediapart - 31 octobre 2018 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/311018/lue-face-au-defi-du-plan-de-paix-israelo-palestinien-de-trump?onglet=full

    (...) PARTENAIRE ÉCONOMIQUE MAJEUR

    Sur le papier, l’UE est pourtant en position de force pour peser sur l’issue du conflit, puisqu’elle est à la fois le premier partenaire commercial d’Israël (34,3 milliards d’euros d’échanges en 2016 et un tiers des exportations israéliennes absorbées par les Vingt-Huit) et la première contributrice à l’aide aux Palestiniens, un rôle encore plus crucial depuis que les Etats-Unis ont cessé de financer l’UNRWA.

    Dans les arcanes de la diplomatie européenne, certains rêvent de voir Bruxelles hausser le ton, surtout si l’éventuel plan de paix de Donald Trump devait, comme il y a tout lieu de le craindre, remettre en cause la création, ou la viabilité, d’un Etat palestinien.

    « Une réponse potentiellement efficace serait d’annoncer que l’UE va reconnaître l’Etat palestinien », suggère un diplomate en poste à Paris.

    Plusieurs Etats membres ont récemment fait cette démarche à titre individuel (Portugal en 2012, Suède en 2014) et d’autres avant leur adhésion à l’UE et le lancement du processus de paix d’Oslo, lors de la proclamation unilatérale d’indépendance du Conseil national palestinien en 1988 (Malte, Chypre et les pays de l’ex-bloc de l’Est).

    Mais une reconnaissance collective aurait plus de poids et elle éloignerait le spectre d’un enterrement de première classe de la solution à deux Etats, veut croire le diplomate.

    « Cela permettrait à l’UE de faire pression sur l’Autorité palestinienne pour qu’elle respecte sa part du marché, notamment le processus de réconciliation dans la bande de Gaza bloqué par (le président palestinien) Mahmoud Abbas pour des raisons de tactique politicienne intérieure, tout en faisant comprendre à Israël que la politique du fait accompli ne fonctionnera pas », argumente-t-il.

    Encore faudrait-il que l’UE accepte de se concevoir en tant que grande puissance, un enjeu qui dépasse de loin le cadre du processus de paix au Proche-Orient. (...)

    #Israel-UE


  • Le Conseil central de l’OLP soutient la suspension de la reconnaissance de l’Etat d’Israël
    AFP - 29 oct 2018 - Mise à jour 30.10.2018 à 00:00
    https://information.tv5monde.com/info/le-conseil-central-de-l-olp-soutient-la-suspension-de-la-recon

    Les membres du Conseil central palestinien, un organe clé de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), se sont prononcés lundi en faveur de la suspension de la reconnaissance de l’Etat d’Israël et de l’arrêt de la coopération sécuritaire en Cisjordanie avec l’Etat hébreu.

    Les membres du Conseil central ont émis le souhait que cette suspension se prolonge jusqu’à la reconnaissance de l’Etat palestinien par Israël, à l’issue de deux jours de réunion à Ramallah en Cisjordanie occupée.

    Le Conseil central palestinien autorise l’OLP, l’entité reconnue internationalement comme représentant les Palestiniens des Territoires et de la diaspora, et l’Autorité Palestinienne à « mettre fin à leurs obligations (...) concernant les accords avec les autorités d’occupation », selon un communiqué.

    Il s’agit de suspendre l’historique reconnaissance d’Israël remontant à 1988, jusqu’à ce que l’Etat hébreu reconnaisse l’Etat palestinien, avec Jérusalem comme capitale, ainsi que de cesser toute coopération dans le domaine sécuritaire.

    • Territoires palestiniens : l’OLP menace de ne plus reconnaître Israël
      Par RFI Publié le 30-10-2018 - Avec notre correspondant à Jérusalem,Guilhem Delteil
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181030-territoires-palestiniens-olp-menace-israel-plus-reconnaitre

      C’est un organe clé de la vie politique palestinienne qui s’est réuni dimanche 28 et lundi 29 octobre à Ramallah. Le conseil central de l’Organisation de libération de la Palestine devait définir une nouvelle stratégie, alors qu’elle se trouve dans une situation délicate. La réconciliation avec le Hamas qui contrôle la bande de Gaza n’avance pas et les Etats-Unis ont cessé l’essentiel de leur aide aux Palestiniens. Dans ce contexte, le conseil central recommande une mesure assez radicale : le retrait de la reconnaissance par l’OLP de l’Etat d’Israël.

      Son communiqué final marque l’agacement croissant de l’Organisation de libération de la Palestine. Depuis la signature des accords d’Oslo il y a 25 ans, elle attend la création d’un Etat palestinien. Et le texte publié ce lundi soir dénonce les « atteintes continues aux accords signés de la part d’Israël ».

      Vers un arrêt de la coopération sécuritaire ?

      Face à l’absence d’avancées et aux pressions exercées par l’administration Trump, le conseil central de l’OLP recommande donc de retirer la reconnaissance d’Israël jusqu’à ce que le pays reconnaisse à son tour la Palestine comme un Etat, dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.

      Cette reconnaissance d’Israël date de 1988 et avait été un prélude aux accords d’Oslo. Son retrait, accompagné de l’arrêt de la coopération sécuritaire, pourrait marquer la fin de ce processus engagé au début des années 90.

      Mais cette menace palestinienne n’est pas récente. Elle avait déjà été formulée en janvier dernier ainsi qu’en 2015. Pour l’instant, elle n’a jamais été mise en oeuvre par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Mais cette fois-ci, un comité a été créé pour étudier les moyens d’appliquer cette recommandation. Et le ministre israélien de l’Economie accuse l’OLP de « torpiller le processus de paix ».


  • Cette photo d’un Palestinien protestant contre le blocus de Gaza est devenue virale
    Al HuffPost Maghreb - Par Salma Khouja - 25/10/2018
    https://www.huffpostmaghreb.com/entry/cette-photo-dun-palestinien-protestant-contre-le-blocus-de-gaza-est

    PALESTINE - Une photo déjà iconique. Alors qu’un groupe de palestiniens protestait contre le blocus maritime de la bande de Gaza, le 22 octobre dernier, le photographe de l’agence de presse turque Anadolu, Mustafa Hassouna, saisit les affrontements opposant les manifestants aux soldats de l’armée israélienne. Parmi les photos de Mustafa Hassouna, l’image ci-dessous, d’A’ed Abu Amro, 20 ans, devient virale.

    Interrogé par Al Jazeera, le jeune homme se dit surpris de la viralité de cette photo. “ Je ne vais pas à des manifestations pour pour me faire prendre en photo, mais cela m’encourage à continuer de manifester”, dit-il, précisant qu’il “manifeste toutes les semaines, et toujours accompagné de son drapeau. “Mes amis se moquent de moi, me disent que ce serait plus facile de jeter des pierres sans mon drapeau à la main, mais je m’y suis habitué (...) Si je meurs, je veux être enroulé dans ce drapeau. Nous réclamons notre droit au retour, et manifestons pour notre dignité et celle des générations à venir ”.

    Liberté guidant le peuple

    Largement partagé sur les réseaux sociaux, la photo n’a pas manqué de rappelé une célèbre toile à de nombreux internautes, qui comparent la photo au tableau de Delacroix, “La Liberté guidant le peuple” :


  • Des chars israéliens stationnés près de la bande de Gaza
    AFP - Ajoutée le 19 oct. 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=TQoTVnzhuQE&feature=youtu.be

    Des dizaines de chars israéliens sont stationnés le long de la frontière entre l’État hébreu et la bande de Gaza. L’émissaire de l’Onu pour le Proche-Orient met en garde le Conseil de sécurité contre le risque d’un nouveau conflit « dévastateur » à Gaza, lors d’une réunion tendue.

    #Gaza


  • 25e Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre :
    1er Prix
    Mahmud HAMS | AFP | Clashes on Gaza’s border | PALESTINE
    http://www.prixbayeux.org/2018/10/13/25e-prix-bayeux-calvados-normandie-des-correspondants-de-guerre-le-palma

    Le Palestinien Saber al-Ashkar, 29 ans, lance des pierres durant des affrontements contre les forces israéliennes, le long de la frontière de la bande de Gaza à l’Est de la ville de Gaza, le 11 mars 2018. Les Palestiniens manifestent pour le droit au retour dans leur terre d’origine, désormais considérée comme territoire israélien © AFP PHOTO / MAHMUD HAMS

    • EN IMAGES : Gaza vue par Mahmoud Hams, lauréat du Prix photo Bayeux-Calvados
      15 octobre 2018
      https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/gaza-vue-par-mahmoud-hams-laur-du-prix-photo-bayeux-calvados-11451936

      Le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre a été décerné, samedi, à la photo du Palestinien Mahmoud Hams de l’Agence France-Presse

      Déjà récompensé en 2007 à Bayeux du prix photo et du prix du public, le photographe de l’AFP, Mahmoud Hams, 38 ans, se voit à nouveau attribuer le Prix Bayeux-Calvados photo pour « Clashes on Gaza’s border » (affrontements à la frontière avec Gaza), réalisé dans une zone « d’accès très difficile et très dangereux ».
      (...)
      La photo primée montre Saber al-Ashqar, 29 ans, lançant des pierres sur les soldats de l’armée israélienne le 11 mai 2018, lors des manifestations de la Grande marche du retour.

      Amputé des deux jambes, ce jeune Gazaoui devient vite un symbole. Il a perdu ses jambes suite au bombardement par Israël d’un atelier de ferronnerie en 2009 dans le quartier d’Az-Zaytoun à Gaza.


  • Le « laboratoire » de Gaza génère des profits pour l’industrie mortifère d’Israël
    Gabriel Schivone - The Electronic Intifada - 5 October 2018 - Traduction : Chronique de Palestine
    http://www.chroniquepalestine.com/laboratoire-gaza-genere-profits-industrie-mortifere-israel

    (...) Lors de notre premier jour là-bas, alors que nous assistions à une conférence annuelle sur les drones, nous avons rencontré Guy Keren, PDG charismatique et d’âge moyen d’une société de sécurité intérieure israélienne appelée iHLS. C’est la société iHLS de Keren qui avait organisé la conférence sur les drones.

    Quelques jours plus tard, nous avons rencontré Keren dans le tout nouveau siège social de iHLS dans la ville côtière méditerranéenne de Raanana, connue pour son parc industriel de haute technologie. Nous lui avons parlé dans la salle de conférence, au-dessus du laboratoire informatique de sa société.

    Au-dessous de nous, les technologues en herbe étaient collés à leurs claviers. Selon Keren, ce complexe phare pourrait accueillir jusqu’à 150 startups.

    Keren a expliqué à quel point la bande de Gaza offrait à Israël – et à iHLS – un avantage concurrentiel par rapport aux autres pays en raison des possibilités de tester en temps réel de nouveaux produits toute l’année. Israël a gagné le surnom de « nation startup » parmi les élites du monde des affaires à travers le monde.

    Nous avons demandé à Keren pourquoi l’industrie technologique israélienne avait un niveau de productivité époustouflant, en particulier dans le secteur militaire.

    « Parce que nous vérifions nos systèmes en temps réel », a-t-il déclaré. « Nous sommes tout le temps en situation de guerre. Si cela ne se produit pas maintenant, cela se fera dans un mois. »(...)


  • Couso protesta por dar espacio en el Parlamento Europeo al criminal de guerra israelí Avi Dichter
    Izquierda Unida | Ajoutée le 8 oct. 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=AygbhahLXNM&feature=youtu.be

    Intervención en la comisión AFET (Asuntos Exteriores) del Parlamento Europeo de Javier Couso, eurodiputado de Izquierda Unida, durante el intercambio de puntos de vista con Avi Dichter, presidente del Comité de Asuntos Exteriores y Defensa de la Knesset

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    Exchange of views with Mr Avi Dichter from the Knesset
    AnaGomesMEP
    Ajoutée le 8 oct. 2018 | 8 October 2018 -
    https://www.youtube.com/watch?v=hWgMQV9CGO4

    Intervention of MEP Ana Gomes at the exchange of views with Avi Dichter, Chair of the Foreign Affairs and Defence Committee of the Knesset (Israel’s unicameral parliament), at the Committee on Foreign Affairs (AFET)

    • Le député Avi Dichter insulté au Parlement européen
      By Haï - Oct 9, 2018
      https://www.jforum.fr/le-depute-avi-dichter-insulte-au-parlement-europeen.html

      Le député Avi Dichter (Likoud), président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, était l’invité du Parlement européen à Bruxelles dans le cadre de la rencontre annuelle de cette commission avec son homologue du Parlement européen.

      Avant même qu’il n’ait pris la parole, il a été pris à partie et insulté par des parlementaires issus des partis de gauche.

      La député européenne Ana Gomes (Socialiste – Portugal) s’est adressée au président de séance sans même regarder l’invité venu d’Israël : “Monsieur le président, vous avez dit tout à l’heure que vous êtiez honoré par la visite de M- Dichter. Moi non. Je suis même dégoûtée. Avi Dichter, lorsqu’il était directeur du Shin Bet a été responsable de la politique des éliminations ciblées lors desquelles de nombreuses personnes ont été tuées sans procès dans la Rive occidentale et dans la bande de Gaza depuis 2001. Il a été accusé de crimes de guerre même aux Etats-Unis et a failli être arrêté en Grande-Bretagne en 2007. C’est lui qui est à l’origine de la loi raciste de la Nation qui transforme les Arabes israéliens en citoyens de seconde catégorie (…) Je suis membre du Parlement européen et habituée à parler avec tout le monde, y compris Satan, mais là, je n’ai rien à dire à M. Dichter. C’est un provocateur de guerre qui souhaite une confrontation entre Israéliens et Palestiniens” .

      Un autre député s’est joint à cette honteuse attaque. Javier Couso Permuy (Gauche Unie – Espagne) et vice-président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement européen a enfoncé le clou, s’adressant lui aussi au président : “Je n’ai aucune question à poser à votre invité car la seule question qui devrait être adressée à ce criminel de guerre devrait l’être par un tribunal. Celui qui est à côté de vous est un criminel de guerre. Il a ordonné des tortures sur des détenus palestiniens, des exécutions sommaires d’activistes (sic) du Hamas et il a fait bombarder des civils. L’homme qui est assis à côté de vous a aussi initié la loi de la Nation qui instaure une discrimination raciale. Le gouvernement dont cet homme fait partie interdit aux députés européens de se rendre dans la bande de Gaza. Je ne veux pas parler avec un criminel de guerre car je suis dégoûté et je vais d’ailleurs quitter la salle sur le champ”.


  • Razan el-Najjar, emblème d’une Palestine blessée à mort
    par Mathieu Pedro | Politis | Publié le 9 octobre 2018
    https://www.politis.fr/articles/2018/10/razan-el-najjar-embleme-dune-palestine-blessee-a-mort-39432

    Tuée par un sniper israélien à la frontière de la bande de Gaza, la jeune secouriste est le sujet d’un documentaire qui va être montré dans une vingtaine de villes françaises. Politis a rencontré ses parents.

    L ’occupation m’a privée du rêve pour lequel j’ai vécu toute ma vie. » Sabreen el-Najjar se livre à la caméra d’Iyad Alasttal dès les premières minutes de son documentaire. Ce « rêve » était celui de voir Razan, sa fille aînée – sa « première joie » – porter la robe de mariée, et lui offrir ses premiers petits-enfants. Le destin en a voulu autrement : le 1er juin 2018, en pleine « grande marche du retour » où des civils palestiniens réclament pacifiquement la levée du blocus israélien de Gaza, une balle de fusil tirée par un sniper traverse la poitrine de Razan el-Najjar, qui succombe une demi-heure après. (...)


  • Porter la guerre sur le sol iranien
    Abdel Bari Atwan - 23 septembre 2018 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine
    http://www.chroniquepalestine.com/porter-la-guerre-sur-le-sol-iranien

    Les États-Unis et l’Arabie Saoudite activent leurs plans de déstabilisation de l’Iran.

    Lorsque le président américain Donald Trump accuse l’Iran d’être derrière la plupart des attaques terroristes, sinon toutes, dans le monde, le prince héritier saoudien Muhammad Bin-Salman jure ouvertement de mener sa bataille contre l’Iran en territoire iranien et Israël menace de continuer à attaquer les cibles militaires iraniennes pour empêcher le pays d’établir des bases de missiles en Syrie.

    L’attaque sanglante de samedi contre un défilé militaire à Ahvaz au cours de laquelle 29 personnes ont été tuées n’est pas une surprise. En effet, un tel incident aurait pu être attendu plus tôt, et de telles attaques, même plus sanglantes, pourraient être attendues à l’avenir. La région se trouve au seuil d’une guerre terroriste sans précédent menée par les services de renseignement et qui sera destructrice pour toutes les parties concernées.

    Trump impose un blocus économique suffocant à l’Iran qui devrait atteindre son maximum en novembre, lorsque sa composante la plus importante, l’interdiction des exportations de pétrole, deviendra opérationnelle. Son principal objectif est de déstabiliser sinon détruire le régime iranien dans le but de le renverser définitivement par la force militaire. L’expérience nous a appris que les guerres américaines dans notre région ne tombent pas du ciel, mais sont l’aboutissement de stratégies qui impliquent des années de préparation.

    Trump sait bien que les sanctions économiques seules ne peuvent pas renverser les régimes. Sinon, les régimes nord-coréen et cubain seraient tombés il y a des années, sans parler du régime irakien dirigé par Saddam Hussein et l’administration du Hamas dans la bande de Gaza. Les blocus qui ne sont pas suivis d’une intervention militaire ont tendance à se retourner contre leurs auteurs. C’est la raison pour laquelle le projet en question a commencé par créer un « OTAN arabe » composé des six États du Golfe, plus l’Égypte, la Jordanie et le Maroc, en prévision d’une telle intervention, si elle devait avoir lieu. Les frappes aériennes israéliennes successives en Syrie sont l’une de ses composantes. (...)


  • Gaza : les espoirs d’Oslo enfouis sous les ruines de l’aéroport international
    La Croix - afp , le 12/09/2018 à 11h10
    https://www.la-croix.com/Monde/Gaza-espoirs-Oslo-enfouis-ruines-aeroport-international-2018-09-12-1300968

    Le haut responsable palestinien Saeb Erakat (C) effectue une visite de l’aéroport international de Gaza, en compagnie d’un expert militaire israélien (G) et du chef du département de l’aviation civile palestinienne (D), le 21 novembre 1997, à l’apprche de son inauguration / AFP/Archives

    « Nous avons construit cet aéroport comme le premier symbole de notre souveraineté. Il ne reste plus rien que des ruines ».

    Photo prise le 9 septembre 2018 montrant une vue de l’ancien « aéroport international Yasser Arafat », détruit et déserté, situé dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza / AFP

    #Gaza #Oslo


  • Pourquoi les États-Unis cessent-ils de financer l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens ?
    Orient XXI > Isabelle Avran > 10 septembre 2018
    https://orientxxi.info/va-comprendre/pourquoi-les-etats-unis-cessent-ils-de-financer-l-agence-des-nations-uni

    (...) Le directeur de l’Unrwa, Pierre Krähenbühl, a rappelé que l’agence est vitale jusqu’à ce que soit trouvée une solution définitive au conflit israélo-palestinien.

    Avant même la décision américaine, l’agence onusienne, qui dépend des versements volontaires des États, subissait déjà un grave déficit. « Fin septembre, l’Unrwa n’aura plus un sou, y compris pour les écoles et les centres médicaux », a annoncé le porte-parole de l’Unrwa, Chris Gunness. La situation est particulièrement grave dans la bande de Gaza assiégée où la majorité de la population dépend de l’aide internationale.

    Le 30 août, la Jordanie a annoncé l’organisation d’une conférence le 27 septembre à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, pour obtenir un soutien financier pérenne de l’Unrwa d’ici la fin de l’année pour combler son déficit. En France, Jean-Yves le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, n’a annoncé une augmentation que de 2 millions d’euros de la contribution française, laquelle passe ainsi à 10 millions annuels.

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    Pierre Krähenbühl, Commissaire général de l’#UNRWA
    7 mars 2018 Par Fabienne Sintes
    https://www.franceinter.fr/personnes/pierre-krahenbuhl
    de 01:00 à 16:20

    Après les réductions drastiques de l’aide américaine, faut-il repenser le système d’aide aux réfugiés palestiniens ?


  • ONU : les recommandations d’António Guterres pour protéger les Palestiniens
    Par RFI Publié le 18-08-2018
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180818-onu-antonio-guterres-rapport-palestiniens?ref=tw_i

    Alors que de nouvelles manifestations meurtrières ont éclaté vendredi 17 août à la frontière israélienne, sur fond de négociations pour une trêve « de longue durée », dit-on, entre Israël et le Hamas qui contrôle la bande de Gaza, le secrétaire général de l’ONU vient de présenter des recommandations pour la protection des Palestiniens dans les territoires occupés. António Guterres envisage notamment le déploiement d’une force sous mandat onusien.

    Quatorze pages, quatre recommandations. Dans ce rapport, António Guterres suggère de renforcer la présence de l’ONU sur le terrain, d’augmenter l’aide humanitaire et l’aide au développement, de mettre en place une force civile d’observation dans les zones sensibles, comme les points de contrôle israélien ou les colonies en Cisjordanie occupée.

    Enfin, quatrième recommandation : le patron des Nations unies propose le déploiement d’une « force policière ou militaire sous mandat de l’ONU » pour une protection physique des civils palestiniens.

    Israël n’a pas encore réagi à ce rapport d’António Guterres, mais on imagine mal l’Etat hébreu accepter un tel déploiement, qu’il a toujours fermement exclu.

    #ONU


  • EXCLUSIF : Israël propose d’accorder un passage maritime au Hamas si les attaques cessent
    Correspondant de MEE - 17 août 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/exclusif-isra-l-propose-d-accorder-un-passage-maritime-au-hamas-si-le

    Israël a proposé d’ouvrir tous les postes frontaliers vers la bande de Gaza et d’accorder au Hamas l’accès à un passage maritime vers Chypre en échange de l’arrêt de toutes formes d’attaques depuis l’enclave, indique un haut responsable du Hamas à Middle East Eye.

    Dans le même temps, depuis Ramallah, dont le chef des services de renseignement égyptiens Abbas Kamel est parti ce jeudi sans avoir rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas, qui aurait eu d’autres obligations, le responsable du Fatah chargé de la réconciliation intrapalestinienne a indiqué que le Hamas se livrait à un « stratagème hostile » qui briserait l’unité palestinienne.

    « En négociant avec Israël un cessez-le-feu et une trêve à Gaza ainsi que des arrangements séparés pour Gaza, le Hamas s’engage dans le stratagème hostile qui vise à séparer Gaza de l’État de Palestine internationalement reconnu selon la ligne de 1967 », a déclaré Azzam al-Ahmad, responsable du Fatah chargé de la réconciliation, ce jeudi à MEE.

    « Nous avons accepté que ce passage soit sous le contrôle [de l’Autorité palestinienne], comme le poste frontalier de Rafah, et sous surveillance internationale »

    - Source du Hamas

    La découverte des détails de l’accord intervient alors que la source a précisé que le Hamas et Israël avaient réalisé « des progrès significatifs » vers une trêve à long terme autour de la situation à Gaza, tandis que les négociations engagées avec la médiation de l’Égypte, largement considérées comme faisant partie de l’« accord du siècle » américain, se poursuivent.

    « Nous avons accepté que ce passage soit sous le contrôle [de l’Autorité palestinienne], comme le poste frontalier de Rafah, et sous surveillance internationale », a indiqué la source.

    Selon la source, Israël a abandonné ses revendications historiques, notamment le désarmement du Hamas, l’arrêt du creusement de tunnels et la libération d’Israéliens captifs ou disparus à Gaza. Dans le même temps, le Hamas a fait pression en faveur du déploiement de projets humanitaires à Gaza, portant notamment sur l’eau, l’électricité et les eaux usées.

    Toutefois, jusqu’à présent, le plus grand obstacle rencontré au cours des négociations s’est avéré être le choix du moment où le Hamas aurait accès au passage qui relierait Gaza au port chypriote de Spyros. (...)


  • A Gaza, un bateau avec des bouteilles en plastique pour survivre
    Par AFP , publié le 15/08/2018 à 20:42 , mis à jour à 22:43
    https://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/a-gaza-un-bateau-avec-des-bouteilles-en-plastique-pour-survivre_2031033.htm

    Gaza (Territoires palestiniens) - Rassemblant des centaines de bouteilles en plastique abandonnées sur les côtes de Rafah dans la bande de Gaza, Mouath Abou Zeid a fabriqué de toutes pièces un bateau de pêche qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille.

    Ce Palestinien de 35 ans, père de quatre enfants, a utilisé de la colle, de vieux filets de pêche et une planche en bois pour façonner la petite embarcation capable de transporter jusqu’à huit personnes, selon lui.

    Depuis deux semaines, il prend le large environ huit heures par jour et réussit à pêcher entre cinq et sept kilos de sardines, de rougets et d’autres petits poissons qu’il vend aux passants sur la corniche longeant la mer, pour une somme variant entre 20 à 40 shekels (4 à 9 euros).

    Les deux petits frères de Mouath Abou Zeid -Mohammed, 23 ans et Achraf, 20 ans- l’accompagnent en mer, faute de trouver du travail.

    « Je suis peintre artisan mais à cause de la situation (à Gaza), je suis au chômage », affirme l’apprenti pêcheur. « Ce bateau nous a sauvés, ma famille et moi ».


    #Gaza


  • Israël veut mettre Gaza à genoux
    Abdel Bari Atwan - 11 août 2018 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine
    http://www.chroniquepalestine.com/israel-veut-mettre-gaza-a-genoux

    L’accord visant à instaurer le « calme » à Gaza a en réalité pour objectif d’affirmer une domination israélienne absolue.

    De nombreuses personnes à l’intérieur et à l’extérieur de la bande de Gaza s’attendaient à une annonce imminente du Caire concernant un accord « pour le calme » conclu entre le Hamas et l’État d’occupation israélien par le biais de la médiation égyptienne.

    Deux jours de raids aériens israéliens ont non seulement dissipé ces attentes, mais ont également révélé le véritable visage et les véritables objectifs d’Israël. Sa poursuite des tueries et des destructions visait à montrer que l’armée israélienne a toujours le dessus, que les négociations ne sont pas entre deux parties égales et que le prétendu accord est plutôt un diktat affirmant une domination israélienne absolue.

    Ce sont les dirigeants israéliens qui ont entamé la dernière escalade. Elle a délibérément cherché à humilier les membres du bureau politique exilés du Hamas venus de l’étranger pour discuter des termes de l’accord et formuler leur approbation finale par l’intermédiaire des dirigeants égyptiens. Les avions de combat israéliens ont perpétré un nouveau massacre dont les victimes comprenaient la famille Abu-Khammash. Trois de ses membres ont été mis en pièces par les missiles israéliens qui ont pénétré dans le toit de leur modeste maison à Deir al-Balah : Inas Abu-Khammash, enceinte de six mois d’une petite-fille, et sa fille, Bayan. Le père de Bayan a été blessé et leur voisin Ali Ghandour a été tué. Je connais cette famille, comme je connais la plupart des familles de cette ville immuable, car je suis née dans son camp de réfugiés. (...)

    #Gaza