provinceorstate:cisjordanie

  • Palestine : La coupe de football reportée faute d’autorisations israéliennes
    20 Minutes avec agences - Publié le 04/07/19
    https://www.20minutes.fr/monde/2556595-20190704-palestine-coupe-football-reportee-faute-autorisations-isr

    Prévue ce mercredi soir, la finale de la Coupe de football de Palestine a été reportée. Les autorités israéliennes n’ont pas donné leur accord permettant la venue de joueurs de la bande de Gaza, a annoncé l’Association palestinienne de football.

    Le vainqueur de la Coupe de Gaza, le club de Khadamat Rafah, devait affronter celui de la Coupe de Cisjordanie, le Balata FC, pour un match retour. Le gagnant doit repartir avec la Coupe de Palestine. Le premier match, qui a eu lieu dimanche dernier dans la bande de Gaza, s’était soldé par un 1-1.
    Seulement quatre autorisations accordées

    Le match retour devait avoir lieu ce mercredi soir près de Naplouse, en Cisjordanie occupée. L’équipe de Gaza a sollicité les autorités israéliennes afin d’avoir une autorisation de voyager pour 35 personnes. Mais seules quatre autorisations ont été accordées, dont trois pour des responsables du club. « Les Israéliens sont intransigeants sur leur refus » a regretté Susan Shalabi, vice-présidente de l’Association palestinienne de football, précisant qu’ils avaient invoqué des motifs sécuritaires, sans plus de détails.

  • L’atelier du Bahreïn et l’usine de Ramallah | مجد كيّال | السفير العربي
    Majd Kayyal (Chercheur et romancier Palestinien de Haïfa ) - Traduit de l’Arabe par Fourate Chahal Rekaby
    Texte publié dans Assafir al Arabi, le 20-06-2019

    http://assafirarabi.com/fr/26175/2019/06/26/latelier-du-bahrein-et-lusine-de-ramallah

    (...) En réalité, les passerelles entre les hommes d’affaires palestiniens et israéliens n’ont besoin d’aucun voyage ni d’aucun « atelier » au Bahreïn, puisque nous avons, en Cisjordanie, une usine entière (hautement productive) à fabriquer la « paix économique » sous occupation, avec la bénédiction de – et des profits pour – l’Autorité palestinienne.

    Nous connaissons bien la « paix économique », nous la voyons dans tous les recoins de la Palestine : appauvrir les gens, les affamer et les étouffer puis présenter Israël comme la seule et unique échappatoire pour une vie acceptable dans laquelle les conditions minimales de survie et de dignité seraient assurées. Plus simplement : il s’agit d’associer le pain quotidien à une soumission totale à Israël et, en même temps, de faire profiter l’économie israélienne d’une main d’œuvre bon marché et exploitable à souhait et du pouvoir d’achat palestinien.

    La paix économique signifie que plus de 100 mille ouvriers palestiniens obtiennent des permis de travail « à l’intérieur d’Israël » - permis dont la condition principale est l’absence de tout « casier sécuritaire ». Israël détient arbitrairement cette carte de chantage et l’utilise lorsque bon lui semble, soit pour intimider les gens et les éloigner de toute implication politique, soit, pire encore, pour les faire tomber dans le piège de la collaboration.
    (...)
    Ce qui est appelé « paix économique » est une stratégie d’assujettissement menée par l’armée israélienne. Cette stratégie repose sur la coordination directe et permanente entre l’occupation, des dirigeants locaux et des « dignitaires » de familles, et ce en parallèle de la coordination au niveau politique et sécuritaire avec l’Autorité palestinienne, et au-delà de celle -ci. (...)

    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/06/30/latelier-du-bahrein-et-lusine-de-ramallah
    #Palestine

  • Oman veut ouvrir une ambassade en Cisjordanie - moyen orient
    Publié le 26-06-2019 - RFI
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190626-oman-veut-ouvrir-ambassade-cisjordanie

    Le sultanat d’Oman va ouvrir une ambassade dans les Territoires palestiniens. L’annonce a été faite ce mercredi 27 juin alors que le pays est de plus en plus présent dans le dossier israélo-palestinien.

    Le ministère omanais des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué qu’une mission se rendrait à Ramallah en Cisjordanie, siège de l’Autorité palestinienne, pour préparer l’ouverture de cette mission diplomatique.Avec cette représentation, Oman va devenir le cinquième pays arabe, mais le premier du Golfe, à ouvrir une ambassade dans ce territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans.

    Ce geste de « soutien au peuple palestinien », comme le présente le ministère omanais des Affaires étrangères, est aussi l’occasion pour le sultanat de renforcer sa présence dans les Territoires palestiniens et possiblement de se poser en tant que médiateur avec les Israéliens, relève notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil.

    Car Mascate est de plus en plus présent dans le dossier israélo-palestinien. En octobre dernier, le sultan , Qabus ibn Saïd a notamment reçu à tour de rôle le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Oman n’entretient pourtant pas de relation diplomatique avec Israël. (...)

  • Les universitaires israéliens qui ont contribué à la conception de l’émigration palestinienne
    Edo Konrad, +972 Magazine, le 18 juin 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/06/21/les-universitaires-israeliens-qui-ont-contribue-a-la-conception

    Des documents récemment découverts révèlent comment, dans les jours qui ont suivi l’occupation, Israël a instauré un « Comité des professeurs » afin d’élaborer des politiques qui pacifient les Palestiniens et leur fassent quitter la Cisjordanie et Gaza de manière permanente.

    Jusqu’à la guerre de 1967, la question centrale dans le conflit israélo-palestinien était celle des réfugiés palestiniens, qui ont été chassés ou qui ont fui de ce qui est devenu Israël et qu’Israël a empêchés de revenir dans leurs maisons après la guerre de 1948. Avec la fin de la guerre de 67, Israël s’est retrouvé à régner sur beaucoup de ces mêmes réfugiés qui avaient fui en Cisjordanie et à Gaza près de 20 ans plus tôt.

    #Palestine #Université #Boycott_universitaire #BDS #complicité #colonisation #occupation #expulsions #déportations #réfugiés #Nakba #Naksa

  • Les Européens qui souhaitent vivre avec leur famille palestinienne doivent affronter la puissante bureaucratie israélienne
    Amira Hass, Haaretz, le 10 juin 2019
    https://www.aurdip.org/les-europeens-qui-souhaitent-vivre.html

    La question étant encore d’actualité, la demande courtoise présentée au département consulaire par les auteurs de la lettre reste également valide : ils souhaitent que les missions soient informées de façon claire, complète et transparente de toutes règles applicables aux citoyens européens pour l’octroi de visas leur permettant de vivre, de travailler ou d’étudier à Jérusalem ou en Cisjordanie.

    1. Les citoyens européens mariés à des Palestiniens ne reçoivent habituellement pas de visas de regroupement familial de longue durée même lorsqu’ils vivent de façon permanente avec leur famille à Jérusalem ou en Cisjordanie. Les personnes mariées à des Palestiniens résidants permanents en Cisjordanie font face à des difficultés lorsqu’elles entrent en Israël et/ou arrivent en Cisjordanie. Elles reçoivent un visa B-2 avec un tampon « Permis de visite en Judée et Samarie ».

    Il existe maintenant une nouvelle exigence relative aux visas : les demandeurs de visas de regroupement familial doivent signer une déclaration selon laquelle ils n’ont pas l’intention d’entrer en Israël. À l’occasion, des demandeurs ont été priés de démissionner de leur emploi avant de présenter leur demande. De plus, alors que les visas de cette catégorie étaient auparavant émis pour une durée allant jusqu’à un an, on a vu récemment des cas de visas d’une durée de deux semaines à six mois.

    2. Les citoyens européens bénévoles ou employés en Cisjordanie, notamment dans le cadre d’organisations sans but lucratif, se heurtent également à des difficultés quant à l’obtention de visas auprès des autorités israéliennes. Il semble que le personnel étranger employé par des ONG ne bénéficie plus de visas de travail B-1 mais de visas de tourisme B-2. Dans le cas de ces bénévoles ou employés, souvent engagés pour des périodes longues, il semble qu’on ne peut accéder à d’une information transparente et facilement disponible sur la réglementation des demandes.

    3. Des étudiants européens, y compris des étudiants Erasmus dans des universités palestiniennes, nous ont informés qu’ils sont maintenant empêchés de prolonger leur séjour au-delà de trois mois parce qu’ils ne peuvent ni obtenir un visa pour une période plus longue ni renouveler le visa qu’ils ont déjà.

    Les raisons pour lesquelles les Européens s’impliquent dans cette question sont diverses et évidentes : il s’agit de leurs citoyens et de pratiques que ceux-ci subissent et considèrent comme abusives.

    #Palestine #Jérusalem #Cisjordanie #Territoires_occupés #Europe #Union_Européenne #visa #regroupement_familial #ONG #étudiants #injustice

  • « Made in colonies » : l’avocat général de la Cour de l’UE favorable à l’étiquetage
    Par RFI Publié le 13-06-2019
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190613-israel-etiquetage-colonies-cour-justice-union-europeenne

    L’avocat général de la Cour de Justice de l’Union européenne a donné ce jeudi 13 juin un avis favorable à ce que les produits originaires des colonies israéliennes dans les territoires occupés soient étiquetés comme tels, par souci d’information aux consommateurs. C’est une bataille qui dure depuis plusieurs années.

    L’affaire remonte à 2015. La Commission européenne préconise l’étiquetage des produits alimentaires en provenance des territoires occupés par Israël. Un an plus tard, la France prolonge cette recommandation et demande à ce que ces produits portent la mention « colonie israélienne ». Tollé chez certaines organisations juives. Elles crient à la discrimination et demandent l’annulation de cette requête au Conseil d’État français. Ce dernier saisit alors la Cour de justice de l’Union européenne pour avoir son avis.

    L’avocat général de la Cour vient de se prononcer : un produit originaire d’un territoire occupé par Israël depuis 1967 doit être étiqueté comme tel, le droit de l’Union européenne l’exige. Le consommateur doit pouvoir faire la différence entre ce qui vient du territoire israélien et ce qui vient des colonies israéliennes implantées majoritairement en Cisjordanie. Car la colonisation, rappelle l’avocat général, est « une violation manifeste du droit international ».

    Pour des raisons éthiques, le consommateur européen pourrait s’opposer à l’achat de produits des colonies israéliennes, comme ce fut le cas durant l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, poursuit le magistrat, dont les avis sont en général suivis par les juges de la Cour de Justice de l’UE.

    #BDS

  • Israël veut vendre aux enchères de l’aide humanitaire accordée aux Palestiniens
    Par Guilhem Delteil, De notre correspondant à Jérusalem, Publié le 05-06-2019
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190605-israel-vente-encheres-biens-confisques-palestiniens-aide-humanitaire

    Israël avait prévu de procéder cette semaine à la vente aux enchères de biens confisqués en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l’armée israélienne. La vente a finalement été reportée, officiellement pour « des raisons techniques ». Mais elle pourrait aviver des tensions diplomatiques : des biens fournis par des pays européens dans le cadre d’une aide humanitaire aux Palestiniens étaient inclus dans cette vente.

    C’est un encart publié dans Maariv, un quotidien israélien, le 6 mai dernier qui a éveillé l’attention de B’Tselem, une organisation israélienne de défense des droits de l’homme en Cisjordanie. L’annonce faisait part d’une vente aux enchères organisée par le Cogat, la branche de l’armée en charge de l’administration civile des territoires occupés, dans un délai de 30 jours, de biens confisqués à des communautés israéliennes et palestiniennes de Cisjordanie.

    (...) S’il s’agit d’une procédure habituelle pour les autorités israéliennes, ces enchères prévues lundi près de Ramallah et mardi près de Bethléem ont attiré l’attention, car des biens fournis à des communautés palestiniennes au titre de l’aide humanitaire ont été identifiés dans le catalogue de la vente : deux préfabriqués donnés à l’école d’une communauté bédouine du nord de Cisjordanie ainsi que trois tentes et deux plaques de zinc qui avaient été offertes à une autre communauté palestinienne dans la vallée du Jourdain, là aussi pour servir d’abri aux élèves durant les heures de classe. Ces biens avaient été financés par plusieurs pays européens ainsi que Echo, la branche humanitaire de l’UE, et confisqués par Israël le 23 octobre et le 5 novembre dernier.

    Destructions

    « Il n’y avait pas de biens européens dans cette vente même si la confiscation datait de plus de trois mois », se défend Shani Sasson, la porte-parole du Cogat. Mais le catalogue, que RFI a pu consulter, ne laisse guère de doute : il fait figurer le lieu et la date de la confiscation, le numéro de l’ordre de confiscation ainsi que le nom de l’agent chargé de cette opération. « Il n’y a aucun doute sur l’origine de ces biens », assure Sarit Michaeli, responsable de plaidoyer international à B’Tselem.

    Les acteurs humanitaires qui interviennent en soutien aux communautés bédouines de Cisjordanie se doutaient de cette mise aux enchères des biens confisqués. « Mais nous n’avions encore jamais pu en avoir la preuve. D’habitude, le système de mise en vente est plus complexe », confie une source humanitaire contactée par RFI. Chaque année, entre 400 et 600 structures palestiniennes en zone C sont détruites par l’armée israélienne. 12% d’entre elles sont financées par des pays européens ou Echo.

    (...) La vente aux enchères prévue cette semaine a finalement été reportée d’au moins une semaine. Pour des « raisons techniques », affirme le Cogat, pas en raison de pressions diplomatiques ou de l’ampleur médiatique prise par l’affaire. Mais ce report ne met pas fin au contentieux entre les deux parties. A ce stade-là, il n’est pas clair encore si les biens financés par les Européens seront proposés à la vente lors des prochaines enchères. « Nous voulons donner aux pays européens plus de temps pour récupérer leurs biens », assure Shani Sasson, la porte-parole du Cogat. Mais elle affirme également que son organisation a pris contact avec les pays concernés. Or, plusieurs sources diplomatiques européennes nient à RFI avoir été informées par le Cogat d’une volonté d’entamer un dialogue sur les biens confisqués.

    https://seenthis.net/messages/784593

  • L’archéologie, donc la science et des universitaires, sont utilisés de manière frauduleuse pour servir des intérêts politiques et, au final, voler toujours plus de terres aux Palestinien.ne.s. Et il ne faudrait pas mêler l’université au boycott ?

    Israël utilise l’archéologie pour effacer l’histoire non juive
    Talya Ezrahi et Yonathan Mizrachi, Forward, le 29 mai 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/06/03/israel-utilise-larcheologie-pour-effacer-lhistoire-non-juive

    en Israël, l’archéologie a toujours été liée au projet de construction de la nation. L’historien Amos Elon a un jour expliqué que les archéologues israéliens ne font pas des fouilles que pour découvrir et connaître, mais pour réassurer leurs racines.

    #Palestine #archéologie #boycott_universitaire #BDS #colonisation #histoire #roman_national #mythe_fondateur #falsification #historicisation #Cité_de_David #Silwan

  • Israël s’apprête à vendre aux enchères des salles de classes préfabriquées, dons de l’UE aux Palestiniens
    1er juin | Oliver Holmes pour The Guardian |Traduction JPP pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/israel-s-apprete-a-vendre-aux.html

    Le ministère de la Défense israélien prévoit d’organiser une vente aux enchères, la semaine prochaine, afin de vendre deux salles de classe préfabriquées données par l’UE aux élèves palestiniens.

    L’Administration civile, qui est l’organisme chargé de diriger l’occupation, a démoli et confisqué les classes en octobre dernier. Elles étaient destinées à 49 élèves de la première à la sixième année, à Ibziq, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

    Une annonce publiée dans le journal israélien Maariv a indiqué que la vente aurait lieu dans les bureaux de l’Administration civile en Cisjordanie.

    Quand les salles de classe ont été démontées, la mission de l’UE à Jérusalem et Ramallah a condamné les autorités israéliennes et elle leur a demandé de reconstruire ces structures, au même endroit, et « sans délai ». (...)

    traduction de cet article : https://seenthis.net/messages/784361

    • Israël : l’armée veut revendre des salles de classe financées par l’UE pour des Palestiniens
      Par Guillaume Gendron, correspondant à Tel-Aviv — 1 juin 2019 à 12:54
      https://www.liberation.fr/planete/2019/06/01/israel-l-armee-veut-revendre-des-salles-de-classe-financees-par-l-ue-pour

      Les préfabriqués, confisqués en octobre et dont la restitution est réclamée par l’Union européenne, doivent être présentés lors d’une vente aux enchères dans les Territoires occupés.

      Même les connaisseurs les plus blasés des mille histoires kafkaïennes découlant chaque jour de l’occupation israélienne n’en reviennent pas. En début de semaine prochaine, l’armée israélienne compte vendre aux enchères deux salles de classe financées par l’Union européenne et confisquées à une communauté palestinienne en Cisjordanie occupée.

      C’est l’administration civile israélienne, dite Cogat (la branche de l’armée chargée des affaires du quotidien dans les Territoires occupés), qui se chargera de la vente des préfabriqués, financés par plusieurs pays européens, dont la France, à travers ECHO, la branche humanitaire de l’UE. Ces classes étaient utilisées par les enfants de la communauté d’Izbiq (nord-est de la Cisjordanie), avant leur confiscation par les militaires en octobre dernier, sous prétexte que le village, situé en zone C, c’est-à-dire sous contrôle militaire israélien, serait un site archéologique biblique.
      Petite annonce

      C’est par une petite annonce publiée début mai dans les colonnes du quotidien populaire local Maariv que les diplomates européens ont eu des nouvelles de leurs salles de classe, dont ils avaient officiellement réclamé la restitution aux bénéficiaires et la réinstallation au moment de leur démantèlement. Sans précondition et « sans délai ». Un appel resté lettre morte.

      Dans le catalogue de vente, auquel Libération a eu accès, des équipements correspondants en tout point à ceux financés par l’UE sont listés aux côtés de matériaux de construction divers (tuyaux, poutres, sacs de ciment…) et d’autres bien confisqués (de la vieille Suzuki à des cargaisons de presse-agrumes et d’écharpes) tant à des colons qu’à des Palestiniens. Les enchères auront lieu à deux dates différentes dans les locaux du Cogat aux abords des checkpoints contrôlant l’accès de Ramallah et Bethléem.

      La revente de saisies en Cisjordanie occupée se fait de façon quasiment automatique sous 90 jours - les amendes et frais de restitution étant généralement dissuasifs. La petite annonce de l’armée laisse par ailleurs « 30 jours aux propriétaires après publication de cette annonce pour réclamer leurs biens », chose faite dès octobre par l’UE. Contactés par Libération sur d’éventuels efforts de joindre les bureaux de l’Union européenne à Jérusalem et Ramallah, les fonctionnaires israéliens n’ont pas donné suite.
      « Première preuve d’une revente de matériel humanitaire »

      « On avait entendu parler de ce genre de choses, mais c’est la première fois que nous avons la preuve d’une revente de matériel humanitaire. D’ordinaire le processus est plus nébuleux », confie une source humanitaire à Libé.

      Vendredi, dans une réponse officielle, le bureau du représentant européen à Jérusalem a condamné auprès de Libération « l’ordonnance militaire […] autorisant la vente aux enchères et le fait que les autorités israéliennes n’ont pas restitué les structures confisquées ou n’ont pas fourni de réparations pour les dommages subis », estimés à 15 320 euros.

      Le communiqué précise qu’aux deux salles de classe confisquées à Ibziq s’ajoutent deux tentes et trois hangars métalliques donnés à la tribu al Hadidiya, une communauté de bergers de la vallée du Jourdain, soumis eux aussi à la vente. Selon l’UE, ces actes « violent l’obligation de la puissance occupante de rétablir et assurer l’ordre public et la sécurité dans l’intérêt des personnes protégées (à savoir la population palestinienne), sous réserve des besoins militaires légitimes ». (...)

    • Israël veut vendre des structures humanitaires confisquées aux bédouins
      AFP - 31/05/2019
      https://www.lorientlejour.com/article/1172962/israel-veut-vendre-des-structures-humanitaires-confisquees-aux-bedoui

      L’Union européenne (UE) a condamné vendredi un projet, qu’elle attribue au gouvernement israélien, de vente de structures humanitaires, fournies par l’UE à des villages bédouins en Cisjordanie occupée, et confisquées selon elle par les autorités.

      Selon le porte-parole de l’UE à Jérusalem Shadi Othman, cette vente doit être effectuée par le Cogat, l’organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens.

      Le Cogat n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de confirmation de ces informations.

      Les structures en question ont été saisies en 2018 selon l’UE. Il s’agit de deux pré-fabriqués servant de classes donnés par l’Union européenne aux bédouins du village de Ibziq, et de deux tentes et trois hangars attribués à cette communauté à al-Hadidiya dans la vallée du Jourdain, précise l’UE dans un communiqué.

      Le texte cite une annonce légale parue le 6 mai dans le quotidien israélien Maariv dans laquelle il est fait mention de « bien saisis en Cisjordanie ».

      « Dans le cas où les propriétaires de ces biens ne procèdent pas à une demande de restitution de leurs biens dans un délai de 30 jours suivant la publication de cette annonce, les biens seront vendus » aux enchères, est-il précisé.

      M. Othman a assuré à l’AFP qu’une demande de l’UE de restitution avait été « communiquée via un communiqué officiel » aux autorités mais qu’elle n’avait « jamais » reçu de réponse.

      « Les missions de l’Union européenne à Jérusalem et Ramallah (en Cisjordanie occupée) ont appelé les autorités israéliennes à rendre les biens confisqués à leurs bénéficiaires sans condition préalable et aussi vite que possible, et à défaut de leur fournir sans délai des compensations » financières, ajoute l’UE.

      Selon le communiqué, les structures saisies ont une valeur de 15.320 euros.

      L’UE finance fréquemment des structures humanitaires dans les villages bédouins de Cisjordanie occupée. Les autorités israéliennes les confisquent régulièrement, au motif que leurs bénéficiaires ne disposent pas des permis nécessaires à leur construction.

      Israël occupe depuis près de 50 ans la Cisjordanie où plusieurs communautés de bédouins sont installées.

  • « L’archéologie évangélique soutient l’occupation israélienne » en Cisjordanie - Wilson FACHE à Jérusalem et Salomé PARENT à Tel Shiloh - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1172376/-larcheologie-evangelique-soutient-loccupation-israelienne-en-cisjord

    ❝Des archéologues évangéliques ont fait des territoires palestiniens leur terrain de jeu pour retrouver les traces de prétendus sites bibliques. Leur but : démontrer l’authenticité de leur vision messianique du christianisme, avec pour conséquence de légitimer l’occupation militaire israélienne.
    Wilson FACHE à Jérusalem et Salomé PARENT à Tel Shiloh | OLJ
    28/05/2019

    Une journée de fouilles archéologiques commence toujours par une lecture de la Bible. « Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie », répète le groupe de vingt chrétiens évangéliques, en majorité américains. Il est à peine cinq heures du matin à Jérusalem, l’heure pour les Associates for Biblical Research de monter à bord d’un bus en direction de Tel Shiloh, en Cisjordanie. C’est là, disent-ils, que le tabernacle originel – la tente qui abritait l’arche d’alliance à l’époque de Moïse – aurait reposé pendant près de quatre siècles.

    Le site est baigné dans une douce lumière matinale. Le visage couvert d’un chapeau de cow-boy beige et de lunettes de soleil, le Dr Scott Stripling, chef d’équipe, affiche un sourire éclatant. S’il correspond à l’image hollywoodienne surannée d’un archéologue, son travail est pourtant loin d’être conventionnel. Fiers évangéliques, ce Texan et son équipe estiment que la Bible doit être lue littéralement et peut servir de manuel à leurs recherches archéologiques.

    « La Bible est-elle un document historique fiable ? J’ai des confrères israéliens qui ne sont pas d’accord, mais moi je pense que oui », explique-t-il, parlant de « préjugés » contre l’Ancien Testament qui, selon lui, n’a pas moins de valeur historique que les textes de l’Égypte ancienne ou de Mésopotamie. « Je ne me balade pas avec une Bible dans une main et une pioche dans l’autre, se justifie Scott Stripling. Je suis religieux, mais ça ne signifie pas que je suis biaisé. Je suis capable de compartimenter. » C’est la troisième année de fouilles dans la colonie de Tel Shiloh, située dans la zone C de la Cisjordanie, soumise à un contrôle israélien total, et M. Stripling espère trouver de nouveaux indices qui pourront confirmer que le mythique tabernacle a bien un jour reposé ici. L’année dernière, ils avaient déjà découvert une grenade en céramique, un fruit symboliquement associé au sanctuaire sacré. Emeline et Perry Ginhart, un couple d’Américains fraîchement mariés, espèrent faire d’autres découvertes qui les aideront à soutenir l’authenticité de leur vision messianique du christianisme. Sous le soleil brûlant, le couple passe sa lune de miel à examiner le parterre dont il est en charge. « En aidant Israël, nous aidons notre cause. Notre Créateur nous a donné ces terres pour que nous en prenions soin », se félicite M. Ginhart.

    Une relation interreligieuse opportuniste
    « Je vois souvent des Américains idiots qui payent des fortunes pour venir grattouiller la terre. C’est tout simplement de l’archéologie confessionnelle. C’est ça le mot-clef. Et dès lors qu’elle est confessionnelle, elle s’éloigne de l’orbite de la science », assène amer un archéologue européen actif au Proche-Orient. « Les évangéliques et l’archéologie, ce sont des contes de Perrault. Ça n’a aucun sens. Il faut que l’armée israélienne arrête le massacre archéologique dans les territoires », implore ce spécialiste, qui souhaite rester anonyme.

    Les pièces déterrées à Tel Shiloh sont ramenées chaque jour à Jérusalem, avant d’être analysées en collaboration avec l’agence gouvernementale chargée du patrimoine dans un processus pour le moins opaque. À la mi-mai, la Cour suprême a statué qu’Israël n’était pas obligé de divulguer des informations sur les fouilles archéologiques menées en Cisjordanie, rejetant un appel de deux organisations non gouvernementales. Depuis la convention de La Haye de 1954, il est pourtant interdit de fouiller dans un territoire occupé, sauf en cas de menace sur le patrimoine. Un argument régulièrement utilisé par Scott Stripling pour justifier ses travaux. « Tout ce que nous trouvons est stocké en Israël, et si une solution politique au conflit est trouvée, les responsables du territoire auront alors accès aux objets. Mais je serai mort avant que ça n’arrive », dit-il en riant.

    Leah Tramer, l’une des rares Israéliennes de l’équipe, collabore régulièrement avec les évangéliques américains qui viennent creuser dans la région et pour qui la « Judée et Samarie » – le nom biblique de la Cisjordanie – est une extension naturelle de l’État d’Israël. « C’est merveilleux que des chrétiens nous aident à redécouvrir notre passé », se réjouit cette assistante à l’Université d’Ariel, située dans une grande colonie. La relation interreligieuse qui existe entre certains juifs israéliens et des « chrétiens sionistes » est parfois qualifiée par ses critiques d’opportuniste. Un sous-ensemble de la communauté évangélique étant convaincu de la signification biblique du retour des juifs sur la terre de leurs ancêtres, préambule prophétique indispensable au retour du Messie et à la fin des temps, tandis que les Israéliens sont à la recherche d’alliés pour légitimer leur occupation militaire vieille d’un demi-siècle.

    L’archéologie comme outil politique
    S’il ne fait aucun doute que les juifs ont un lien historique avec la Cisjordanie, c’est la façon dont les découvertes archéologiques sont instrumentalisées pour éclairer le patrimoine d’un peuple plutôt qu’un autre pour des raisons politiques et idéologiques qui est source de controverse. « Israël utilise l’archéologie comme outil politique à Jérusalem-Est et en Cisjordanie pour tenter de justifier sa présence. Cela explique pourquoi ils travaillent avec des évangéliques, qui soutiennent le même récit », analyse Yonathan Mizrachi, directeur de l’ONG israélienne Emek Shaveh, l’une des deux organisations signataires de la pétition déboutée par la Cour suprême. « Les évangéliques ne font pas de la recherche pour le bénéfice de la communauté locale, mais pour leur propre bénéfice et pour soutenir l’occupation, » assène-t-il.

    En 2013, Scott Stripling avait trouvé à Khirbet el-Maqatir des restes humains qu’il estimait être des juifs tués pendant la grande révolte contre Rome il y a environ 2 000 ans. Il les a ensuite remis à la colonie d’Ofra, qui les a enterrés en secret en 2017. « L’inhumation a servi de symbole pour les résidents, selon lesquels la colonie – illégale en vertu du droit international – n’est en fait qu’une continuation de l’ancienne implantation juive historique sur cette terre », estime Michael Press, un expert en archéologie en Israël et dans les territoires palestiniens. « Le fait que les résultats de ces fouilles servent à renforcer le contrôle israélien sur la Cisjordanie est très dommageable. Mais il n’y a pas d’institution pour faire respecter le droit international et personne ne veut exercer de pression, donc rien ne changera. »

    De nombreux autres sites à travers les territoires occupés ont soulevé la controverse, comme la « cité de David », un complexe archéologico-touristique censé être, selon les références bibliques, l’emplacement d’origine de Jérusalem à l’époque du roi David, il y a 3 000 ans. Depuis son exploitation, ce site n’aura de cesse d’alimenter les polémiques en raison de son emplacement en plein cœur du quartier palestinien de Silwan, à Jérusalem-Est. Surtout, le site est administré par une organisation privée controversée, Elad, à l’objectif explicite : « la revitalisation résidentielle », un euphémisme qui désigne une politique assumée de colonisation avec l’implantation de familles juives israéliennes dans le quartier.

    « Jamais plus important que les gens qui vivent à la surface »
    D’après la population palestinienne locale, les fouilles archéologiques menées en sous-sol ont sévèrement endommagé une quinzaine d’habitations. Mazen Aweida, 48 ans, montre d’un geste las les fissures épaisses qui courent le long des murs de sa maison. L’évier de la cuisine est à moitié effondré, et le sol de la chambre est tellement gondolé qu’il semble près d’exploser. « J’ai des enfants en bas âge, et j’ai peur que des débris ne tombent sur eux. Ça me stresse énormément. J’ai toujours peur que mon fils soit blessé », murmure ce père de sept enfants en jetant un regard vers son petit garçon, assis à côté d’une cicatrice béante qui file du sol au plafond. « La seule option, c’est qu’ils trouvent une solution pour stopper la dégradation. En tout cas, je ne partirai pas, même si la maison s’effondre sur nous, » prévient Mazen Aweida.

    Question de principe : certains résidents estiment aujourd’hui que les fouilles archéologiques font partie d’une stratégie visant à chasser les habitants palestiniens pour prendre le contrôle de leurs terrains. Contactée à plusieurs reprises, la direction d’Elad n’a pas donné suite à nos demandes d’interview. Elle avait par le passé déjà balayé ces allégations d’un revers de la main, niant toute forme de responsabilité dans la détérioration de maisons palestiniennes. « Ils ont le droit de rechercher des vestiges de leur histoire – si tant est que de tels vestiges existent bien à cet endroit, estime Sahar Abassi, coordinatrice dans un centre social de Silwan. Mais quoi qu’ils trouvent dans le sous-sol, ce ne sera jamais plus important que les gens qui vivent à la surface. »

    À 13h tapantes, le son d’un chofar, un cor traditionnel juif, résonne à travers les collines rocheuses de Tel Shiloh pour marquer la fin de la journée. Les participants seront de retour à l’aube à la recherche du tabernacle, bien qu’ils n’aient encore rien trouvé de concluant. Peu importe. « L’absence de preuve, prévient M. Stripling, n’est pas la preuve d’une absence. »

    #archéologie #palestine

  • Bon résumé de la situation légale :

    L’appel au boycott des produits israéliens est-il légal en France ?
    Ghislain Poissonnier, Revue Silence, juin 2019
    https://www.revuesilence.net/numeros/479-Bebes-ecolos/l-appel-au-boycott-des-produits-israeliens-est-il-legal-en-france-4415

    Depuis cet arrêt de la Cour de cassation, un doute s’est emparé de certain·es des act·rices des associations mobilisées en faveur du respect du droit international en Palestine. Leurs revendications et leurs actions BDS ne seraient-elles pas interdites par la loi pénale française ?
    La jurisprudence de la Cour de cassation n’interdit pas l’appel au boycott de l’État israélien, de ses institutions publiques (notamment ses universités), de ses évènements (festivals culturels, performances artistiques, conférences scientifiques, rencontres sportives etc.) et des organismes qui soutiennent la politique du gouvernement israélien (syndicats, ordres professionnels, associations). L’appel au boycott des différentes formes de coopération institutionnelle avec Israël reste possible.
    De même, s’agissant des produits israéliens, il est possible d’appeler au boycott de produits spécifiques : par exemple, ceux fabriqués dans les colonies israéliennes de Cisjordanie ou ceux fabriqués par des sociétés israéliennes ayant des liens particuliers avec les industries d’armement ou des liens avec les colonies.

    #Palestine #France #Boycott #BDS

  • La Palestine à Cannes :

    De Cisjordanie à Cannes, la course d’obstacles d’un jeune cinéaste palestinien
    L’Express, le 24 mai 2019
    https://www.lexpress.fr/actualites/1/culture/de-cisjordanie-a-cannes-la-course-d-obstacles-d-un-jeune-cineaste-palestini

    Etudiant à l’université de Bethléem en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, Wisam al-Jafari fait parti des 17 étudiants en école de cinéma dont le court-métrage a été choisi par la Cinéfondation parmi plus de 2.000 reçus. Grâce à leur exposition médiatique pendant le festival, ils peuvent être repérés par des producteurs et trouver des financements pour leurs projets.

    oops, déjà là, mais sur un autre site :
    https://seenthis.net/messages/783260

    Elia Suleiman reçoit une mention spéciale du jury pour It Must Be Heaven à Cannes
    Le Figaro, le 25 mai 2019
    https://seenthis.net/messages/783329

    #Palestine #Cinéma #Festival_de_Cannes #Elia_Suleiman #Wisam_al-Jafari

  • Israël : un pic de chaleur provoque des centaines d’incendies - moyen orient -
    Publié le 23-05-2019 - RFI - Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190523-israel-pic-chaleur-provoque-centaines-incendies-evacuations

    Une vague de chaleur touche en ce moment le Proche-Orient. Des températures dépassant les 40° ont été mesurées sur le littoral méditerranéen, entre la bande de Gaza et le nord d’Israël. Et les pompiers israéliens font face à des centaines d’incendies. Le Premier ministre, Benyamin Netanyahu, a demandé une aide aérienne internationale pour aider à combattre ces feux.

    Tout au long de la journée, ce sont des centaines d’incendies qui se sont déclarés sur le territoire israélien et en Cisjordanie. La plupart de ces feux ont été contenus, mais dans le centre d’Israël, deux foyers ont pris de l’ampleur.

    Le chef des pompiers de la région a, dans l’après-midi, mobilisé l’ensemble de ses effectifs. Mais face à la progression des flammes, le Premier ministre a jugé nécessaire de faire appel à une aide internationale. Il a demandé à ses services de solliciter « immédiatement » un soutien aérien de pays voisins.
    (...)
    Selon les pompiers israéliens, le pic de chaleur combiné à une tradition juive serait à l’origine de la majorité de ces incendies. Israël célébrait ce jeudi Lag BaOmer, une fête au cours de laquelle des feux de joie sont allumés. Certains auraient été mal éteints.

    • Largement plus de 40¨en Egypte

      https://www.tunisienumerique.com/egypte-deces-et-incendies-en-raison-dune-vague-de-chaleur-sans-pre
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      L’Égypte vit depuis mercredi une vague de chaleur sans précédent qui a provoqué des incendies dans plusieurs installations et moyens de transport, faisant trois morts jeudi.

      Un incendie a éclaté dans un bus au Caire, près du stade de “Défense aérienne” et le véhicule a été évacué de tous les passagers avant d’être réduit en cendres, a rapporté le quotidien Akhbar al-Youm.

    • The Carmel wildfire is burning all illusions in Israel
      Max Blumenthal, The Electronic Intifada, 6 December 2010
      https://electronicintifada.net/content/carmel-wildfire-burning-all-illusions-israel/9130

      After Weitz’s wishes were fulfilled, the JNF planted hundreds of thousands of trees over freshly destroyed Palestinian villages like al-Tira, helping to establish the Carmel National Park. An area on the south slope of Mount Carmel so closely resembled the landscape of the Swiss Alps that it was nicknamed “Little Switzerland.” Of course, the nonindigenous trees of the JNF were poorly suited to the environment in Palestine. Most of the saplings the JNF plants at a site near Jerusalem simply do not survive, and require frequent replanting. Elsewhere, needles from the pine trees have killed native plant species and wreaked havoc on the ecosystem. And as we have seen with the Carmel wildfire, the JNF’s trees go up like tinder in the dry heat.

  • L’Eurovision en Israël : « Oser rêver » sauf si l’on est enfermé à Gaza par Abier Almasri
    https://www.hrw.org/fr/news/2019/05/16/leurovision-en-israel-oser-rever-sauf-si-lon-est-enferme-gaza

    Les Palestiniens vivant dans la bande de Gaza aspirent pourtant aussi à la liberté et à l’égalité

    Ces jours-ci, Israël accueille à Tel Aviv le concours Eurovision de la chanson, sous le slogan « Osez rêver » (« Dare to dream »). De nombreux Européens ont parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour se rendre en Israël afin d’assister aux festivités. Mais en tant que résidente de Gaza, je n’ai moi-même pas le droit de faire ce voyage, alors qu’il durerait moins d’une heure en voiture.

    En coordination avec l’Égypte, Israël a transformé Gaza en une prison à ciel ouvert, renfermant deux millions de Palestiniens sur une petite superficie. Depuis près de 12 ans, les autorités israéliennes ont sévèrement restreint la possibilité de traverser la frontière, essentiellement réservée à des « cas humanitaires exceptionnels ». Ceci équivaut à une interdiction généralisée de voyager qui est illégale, et ne repose sur aucune évaluation individuelle de risques sécuritaires. En 2018, le nombre de personnes autorisées à traverser le pont d’Erez pour sortir de Gaza ne représentait plus qu’environ 1 % du nombre enregistré en septembre 2000, avant l’imposition du blocus.

    Malgré cette dure réalité, j’ai longtemps « osé rêver » de pouvoir voyager et de voir le monde, et même simplement de visiter Jérusalem, non loin de Gaza. L’année dernière, l’armée israélienne m’a enfin permis de quitter Gaza pour la première fois de ma vie, à l’âge de 31 ans, afin d’assister à des réunions au siège de Human Rights Watch à New York. J’ai par la suite été autorisée à me rendre en Israël et en Cisjordanie pour la première fois. J’ai savouré chaque instant, sachant que ce serait peut-être la dernière fois.

    Je sais aussi que j’ai plus de chance que la plupart des habitants de Gaza, dont 80 % dépendent d’aide humanitaire et plus de la moitié sont sans emploi.

    Je souhaiterais que des spectateurs de l’Eurovision viennent aussi ici à Gaza et prennent connaissance de notre propre réalité, comme les longues et fréquentes coupures de courant, et le supplice psychologique de se sentir piégé et interdit de voyage.

    En tant que Palestiniennes et Palestiniens de Gaza, nous ne sommes pas en mesure d’assister sans entrave à l’Eurovision, mais nous ne cesserons jamais d’oser rêver de liberté.

  • Rashida Tlaib a fixé les dates pour sa visite en Cisjordanie
    Par JTA 9 mai 2019, 13:50
    https://fr.timesofisrael.com/rashida-tlaib-a-fixe-les-dates-pour-sa-visite-en-cisjordanie

    WASHINGTON — L’élue démocrate Rashida Tlaib, Michigan, a fixé les dates pour sa visite en Cisjordanie.

    Tlaib, membre du Congrès américano-palestinienne, a proposé le voyage après qu’elle a été élue au Congrès pour la première fois, comme un contre-poids aux voyages organisés par l’American Israel Education Foundation(AEIF), un groupe affilié à l’AIPAC.

    Mercredi, le journal Jewish Insider a publié le prospectus que Tlaib distribuait pour promouvoir le voyage du 17 au 22 août.

    L’Institut Humpty Dumpty, une organisation à but non lucratif, semblait sponsoriser l’initiative.(...)

  • صحيفة "يسرائيل هايوم" الإسرائيلية تكشف التفاصيل الكاملة لـ"صفقة القرن" بوثيقة مسربة داخل وزارة الخارجية الإسرائيلية - رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d8%b5%d8%ad%d9%8a%d9%81%d8%a9-%d9%8a%d8%b3%d8%b1%d8%a7%d8%a6%d9%8a%d9%84

    Des fuites israéliennes assez détaillées sur le contenu du "deal du beau-fils" plus connu sous le nom de "deal du siècle"... Ci-dessous, c’est plus commode en français, la version qu’en donne Al-Manar (http://french.almanar.com.lb/1355312)

    Selon Israel Yahom, un quotidien qui prône une ligne éditoriale en faveur du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, cette transaction élaborée par le gendre du président américain Jared Kushner, comprend un accord tripartite entre l’entité sioniste, l’Organisation de libération de la Palestine et le Hamas en vue de fonder un Etat palestinien.

    Comme prévu, ce dernier n’a rien à voir avec la Palestine préconisée par le Droit international, sans compter la Palestine historique. Baptisé Nouvelle Palestine (New Palestine), il s’étendra sur des parties de la Cisjordanie occupée, sans les colonies, ainsi que sur la bande de Gaza.
    L’accord accorde à « Israël » les colonies isolées, au même titre que les blocs de colonies.

    Toujours selon ce journal dont les révélations devraient être lues avec précaution, la ville sainte d’al-Quds Jérusalem serait partagée entre l’entité sioniste et la Nouvelle Palestine, où les habitants arabes devraient être transférés.
    La responsabilité de la ville sainte en incombera à la municipalité israélienne à laquelle la Nouvelle Palestine devra payer les impôts. Il ne serait plus permis aux Juifs de s’acheter des maisons arabes et vice versa.
    Les lieux saints resteraient tels quels.

    S’agissant de la bande de Gaza, l’Egypte devrait accorder de nouvelles terres à la Palestine afin d’y édifier un aéroport, des usines, une zone de transit commercial et agricole. Les Palestiniens ne seraient pas autorisés à y résider.
    La superficie des territoires et leur cout devraient faire l’objet d’une entente entre les différents protagonistes, par l’intermédiaire des Etats favorables. C’est-à-dire les Etats-Unis, l’Union européenne et les pays pétroliers du Golfe.
    La définition de l’Etat palestinien viendra ultérieurement.

    Une autoroute devrait relier la bande de Gaza à la Cisjordanie, tout en permettant l’installation de canaux hydroliques souterrains entre les deux. 30 milliards de dollars seraient alloués à la Nouvelle Palestine, sur une durée de 5 années, dont 20% seraient procurés par les Etats-Unis, 10% par l’UE et 70% par les pays pétroliers du Golfe. Les plus riches parmi ces derniers devraient payer le plus car selon l’accord, ils profitent le plus de l’accord.

    Le prix des colonies annexées par Israël dont celles isolées devraient être fournies par Israël.

    Il est interdit à la Nouvelle Palestine d’avoir une armée. Le seul arsenal dont elle peut disposer est celui de la police. Et c’est à Israël que revient de la défendre contre toute offensive étrangère. A condition qu’elle lui paie le prix de cette défense. Des négociations auront lieu entre l’entité sioniste et les pays arabes sur la valeur qu’ils auront à payer à l’armée israélienne en échange de cette défense.

    Lors de la conclusion de l’accord, le Hamas devra démanteler son arsenal et le livrer aux Egyptiens. Il n’aura droit qu’à des armes individuelles et personnelles pour ses dirigeants. En échange, ces derniers vont percevoir des salaires mensuels que les Etats arabes auront à leur payer.

    Les frontières de la bande de Gaza seront ouvertes au commerce international via les passages israéliens et égyptiens. Le marché de Gaza sera ouvert à la Cisjordanie et à la mer aussi.

    Un an après l’accord, seront organisées en Nouvelle Palestine des élections démocratiques auxquelles tous les Palestiniens peuvent se porter candidat. Un an plus tard, les détenus seront libérés progressivement, sur une durée de trois ans.

    En cinq années, un port maritime et un aéroport vont être érigés en Nouvelle Palestine. Entretemps, les Palestiniens utiliseront les aéroports et ports israéliens.

    Les frontières entre la Nouvelle Palestine et « Israël » seront ouvertes devant les citoyens et les marchandises comme c’est le cas entre les pays amis.
    Un pont suspendu sur une hauteur de 30 mètres au-dessus du sol sera construit entre Gaza et la Cisjordanie. Sa construction sera confiée à une société chinoise. La Chine aura à participer à son coût à hauteur de 50%, alors que le Japon, la Corée du sud, l’Australie, et le Canada, devront chacun déverser 10% de son prix. Les Etats-Unis et l’union européenne rembourseront quant à eux deux 10% de son prix.

    Concernant la vallée du Jourdain, elle restera entre les mains des Israéliens. Sa route 90 sera divisée en quatre parcours, tous sous la supervision israélienne, dont les deux qui relieront la nouvelle Palestine à la Jordanie.

    Au cas où le Hamas et l’OLP refusent l’accord, les Etats-Unis enrayeront toute l’aide financière qu’ils fournissent aux Palestiniens et s’attelleront pour empêcher toute aide de parties tierces.

    Au cas où l’OLP accepte les conditions de l’accord, mais le Hamas et le Jihad islamique les rejettent, la responsabilité de l’échec leur incombera. Si un affrontement éclate entre Israël et le Hamas, les Etats-Unis soutiendront Israël pour nuire à leurs dirigeants.

    #palestine #deal_du_siècle #kushner

    Et si Israël refuse l’accord, le soutien économique que les USA lui procurent sera suspendu.

  • Les végans meilleurs soutiens de Nétanyaou ? Israël terre promise du vegan-washing Paul Aries - 24 Avril 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/les-vegans-meilleurs-soutiens-de-netanyaou-israel-terre-promise-du-veg

    Un site végan me soupçonnait récemment d’antisémitisme (ce qui est un comble) parce que j’évoquais l’importance du lobby végan en Israël dans ma Lettre aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser (Larousse). Je vais cependant récidiver en m’abritant derrière le site autorisé de la Chambre de commerce France-Israël qui titrait, au lendemain de la réélection du candidat de la droite la plus dure : « Le véganisme : clé de la victoire de Nétanyaou ? ».

    La thèse, même sous forme interrogative, mérite le détour pour qui connait Israël. Il est exact que pour emporter les voix des « amis des animaux », Netanyahou a annoncé arrêter de consommer de la viande. Lors d’une conférence de presse donnée le 10 mars 2019, la députée Sharren Haskel, membre du parti du Likoud et proche de « Bibi », a annoncé que le Premier ministre et toute sa famille « avaient opté pour le végétarisme ». « Pas entièrement », a-t-elle ajouté à mi-mot. La presse conclut qu’en « s’entourant de cette figure appréciée par les défenseurs des bêtes, « Bibi » a probablement gagné des points dans les urnes ». Beaucoup de sites dont Actualité Israël ont repris aussitôt cette analyse. Sharren Haskel a joué effectivement un rôle central dans la véganisation de la droite. Ex-membre volontaire des commandos de la police des frontières, opposée récemment aux projets d’amélioration de la situation juridique des gays, reconnue comme proche idéologiquement du Tea Party des Etats-Unis, elle n’a cessé de se droitiser, au fils des années, expliquant, par exemple, qu’« ll n’y a pas d’armée plus morale dans le monde que la nôtre » (sic). Les journalistes s’interrogent cependant : « Deux questions émergent lorsqu’on constate l’importance de ces mouvements en Israël : y a-t-il un lien entre l’antispécisme et la spécificité historique d’Israël, à savoir sa définition comme « Etat des Juifs » ? Ensuite, cet engouement pour la cause animale a-t-il un lien avec le conflit israélo-palestinien ? ». La faute politique du candidat travailliste aurait été de ne jamais préciser si, de son côté, il mangeait encore du poulet, lit-on sous la plume des experts.

    L’instrumentalisation du véganisme à des fins politiques ne date pas cependant de cette seule période électorale ni même de la présence de Sharren Haskel. Nétanyaou se dit depuis longtemps favorable aux « lundis sans viande » et l’armée israélienne se proclame végane (alimentation et vêtements).

    Les faits sont assez têtus pour permettre de raconter une tout autre histoire. Cette pseudo « première nation végane » (comme on le lit dans la presse) reste l’un des pays au monde consommant le plus de viande (80 kilos par personne et par an contre 66 en France), notamment de poulets (57 kilos), et les végans, avec 8 % de la population, n’y sont guère plus nombreux qu’ailleurs… Alors pourquoi Israël passe-t-elle pour être le paradis des végans dans le monde ? L’Etat israélien est l’inventeur du vegan-washing en tant que stratégie politique.

    Israël a été d’abord le laboratoire d’une expérience grandeur nature, en matière de conversion, puisque 60 % des téléspectateurs réguliers de l’émission de télé-réalité « Big Brother » ont changé leur façon de manger. Tel Gilboa (née en 1978), fondatrice du Front israélien de libération des animaux (ALF) en 2013, a remporté la sixième édition de « Big Brother » en 2014, en utilisant, avec la complicité de la production, l’émission pour propager, en prime time, le véganisme, et ceci durant trois mois et demi… Végan France titrait le 10 février 2016 : « Une activiste végane remporte « Big Brother » ». Elle portait pour la finale un T-shirt « Go Végan », son opposant en finale (Eldad) était aussi végan, comme d’ailleurs 4 des 18 occupants de la « maison ». On sait aujourd’hui qu’elle a bénéficié d’une véritable mise en scène, un autre candidat était un pseudo-éleveur bovin engagé par la production et dont le rôle était de provoquer et de pousser la participation végane, la production a même autorisé l’ami de Tal à venir parler de véganisme devant les résidents de la « maison » et leur a projeté une vidéo sur l’industrie des œufs, de la viande et du lait, séance enregistrée puis projetée à la télévision, avec une séquence montrant les résidents fondant en larmes. Yoram Zack, directeur de la production, a prononcé un discours après sa victoire : « Il y a cent neuf jours vous êtes entrée dans la maison pour accomplir une mission. Vous êtes venue ici pour servir de voix à ceux qui ne peuvent pas parler . »

    Cette belle aventure n’est pas sans lien avec le fait que le gouvernement israélien a choisi de faire des biotechnologies (notamment dans le domaine agricole) un secteur de pointe, avec la fondation de plus 1 350 firmes, dont 612 créées depuis 2007, et qui mobilisent 20 % du total des investissements. Un exemple : la start-up SuperMeat commercialise une viande vegan friendly , grâce à un blanc de poulet issu de cultures cellulaires, les cellules sont prélevées par biopsie puis cultivées industriellement en laboratoire, elles se nourrissent d’acides aminés d’origine végétale et de glucose. L’association #L214 a relayé l’appel aux dons à SuperMeat sur Facebook. Le professeur Yaakov Nahmias, cofondateur et directeur de recherche de SuperMeat, est aussi directeur du Grass Center for Bioengineering de l’Université hébraïque de Jérusalem et membre du Broad Institute de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ces projets sont soutenus par des organisations comme l’ONG A #Well-fed_World (Un monde bien nourri) qui distribue de l’alimentation végane aux nécessiteux. Cette ONG travaille avec le Fonds international pour l’Afrique afin de généraliser des repas scolaires strictement végétariens (Éthiopie). La #Modern_Agriculture_Foundation et l’université de Tel-Aviv ont lancé, en 2014, un projet de viande de poulet cultivée, sous la direction d’Amit Gefen, un des principaux experts mondiaux en ingénierie tissulaire. La firme #Jet-Eat vient de lancer la première imprimante alimentaire 3D végane…au monde.

    Cette belle aventure n’est pas non plus sans lien avec la possibilité que donne le #vegan-washing de laver plus blanc l’Etat d’Israël et sa politique de colonisation.

    Gary Yourofsky, le meilleur VRP végan en Israël
    Le militant étasunien Gary Yourofsky est l’un des nouveaux visages du véganisme israélien. Sa vidéo a été visionnée par plus d’un million d’habitants sur une population de huit millions, ses conférences font le plein et attirent l’élite de la société y compris des politiques comme Tzipi Livni (ancienne agente du Mossad, ancienne députée, elle vient d’abandonner la politique) … à tel point que la presse se demandait si Netanyaou n’irait pas la prochaine fois dans le cadre de sa stratégie assister à une conférence de Yourofsky. Gary Yourofsky ne recycle pas seulement les plus vieux clichés du végétarisme, l’humanité serait herbivore, toutes les maladies majeures seraient dues à la consommation carnée, car il se veut aussi ouvertement misanthrope et « dérape » souvent : « Au fond de moi, j’espère sincèrement que l’oppression, la torture et le meurtre se retournent dix fois contre les hommes qui s’en moquent ! Je souhaite que des pères tirent accidentellement sur leurs fils à l’occasion des parties de chasse, pendant que les carnivores succombent lentement à des crises cardiaques. Que chaque femme emmitouflée dans la fourrure doive endurer un viol si brutal qu’elle en soit marquée à vie. Et que chaque homme couvert de fourrure se fasse sodomiser si violemment que ses organes internes en soient détruits. Que chaque cowboy et chaque matador soit encorné jusqu’à la mort, que les tortionnaires du cirque se fassent piétiner par des éléphants et lacérer par des tigres . » Gary Yourofsky a pris position également en faveur d’Israël contre la Palestine : « Alors que les Israéliens sont dans un processus de destruction des industries de viande, de produits laitiers et d’œufs – ce qui amènera à l’éradication des camps de concentration pour les animaux, les Palestiniens et leurs sympathisants “droitdelhommistes”, psychotiques, sont en train de construire encore plus de camps pour les animaux ! […] Les Palestiniens sont le problème. C’est le groupe de personnes le plus psychotique du monde . »

    Cette position n’est malheureusement pas isolée. Eyal Megged appelle Netanyahou à faire d’Israël la terre des droits des animaux plutôt que de chercher inutilement une paix impossible avec les Palestiniens . Aeyal Gross, professeur israélien de droit international, s’insurge : « Le végétarisme devient un outil pour améliorer l’image des forces de défense israélienne, ou celle d’Israël dans son ensemble […] À Tel-Aviv aujourd’hui, il est beaucoup plus facile de trouver de la nourriture dont la préparation n’a pas impliqué l’exploitation des animaux que de trouver une nourriture dont la production n’a pas entraîné l’oppression et le déracinement d’autres êtres humains ». Le mouvement palestinien de défense des animaux dénonce Israël comme le premier pays du monde à faire du vegan-washing (blanchiment de l’image par le véganisme comme d’autres font du green-washing alors qu’ils bousillent la planète). On peut lire sur le site de Palestinian Animal League la mise en garde suivante : « Israël utilise le vegan washing pour couvrir les dégâts causés aux vies palestiniennes et au véganisme en Palestine, et obtient maintenant le soutien international de végétaliens bien connus, qui sont intentionnellement ou involontairement des outils dans le jeu de vegan washing du « paradis végétarien ». Les Palestiniens dénoncent ainsi le rôle d’institutions de propagande comme Vibe Israël qui invite d’éminents blogueurs végétaliens à visiter « l’empire végan appelé Israël ». Le mouvement palestinien accuse aussi Binthnight Israël, une association de défense d’Israël auprès des juifs du monde entier, d’avoir ajouté à son programme « Israël pour les végans »… Les palestiniens rappellent que la plus grande partie des productions véganes est réalisée dans les colonies israéliennes illégales à l’intérieur des territoires palestiniens.
    
Le gouvernement israélien, et notamment, son armée communique sur « Tsahal, l’armée la plus vegane au monde… », de là à soutenir qu’elle fait une guerre propre, le passage est souvent étroit).

    Cette propagande consistant à utiliser le véganisme pour légitimer la politique d’Israël fonctionne à plein au sein des multiples relais communautaires. Le JForum.fr (portail juif francophone) a ouvert un Forum sur « Israël, terre promise des végans ». Infos-Israël.News ajoute qu’Israël, paradis pour les végétariens mérite le détour et le soutien actif… L’association végétarienne de France titre « Ici, il fait bon être végé ! » et intègre Tel-Aviv « nation végane selon le Ministère du tourisme » dans les lieux de vacances de tout bon végan. Tribune Juive se fait l’écho cependant du débat qui secoue la communauté.

    Israël champion du vegan-washing ?
    Jérôme Segal nous aide à comprendre les raisons du véganisme israélien. Il y voit déjà une idéologie de substitution pour une gauche orpheline de victoires. Il cite le rôle des juifs, comme Peter Singer et Henry Spira, dans la naissance du véganisme. Il prolonge, également l’analyse de Jean Stern, selon lequel le pinkwashing était une stratégie politique visant à promouvoir Tel-Aviv comme capitale mondiale de la tolérance envers les minorités sexuelles dans le seul but de présenter le pays autrement que comme un Etat épinglé par des associations humanitaires pour ses manquements aux droits humains. Jérôme Segal parle donc du vegan-washing comme d’une stratégie délibérée servant les intérêts militaristes, colonialistes, économiques de l’Etat israélien. Le journaliste Gidéon Levy (éditorialiste au quotidien Haaretz) explique que le véganisme permet de mieux camoufler ce qui se passe en Cisjordanie. La gauche israélienne a tenté naturellement de surfer sur ce courant végan (comme certains dirigeants politiques de la gauche française le font encore). Conséquence : la gauche est de plus en plus marginalisée en Israël, au point que le seul parti qui ose encore se dire de gauche aujourd’hui, Meretz, n’a obtenu que 3,6 % des suffrages en avril 2019. Ce n’est pas pourtant faute d’avoir fait des efforts, puisque Tamar Zandberg, député du Meretz, est l’organisateur de la journée végane, au sein même de la Knesset, réunissant tous les députés…

    La gauche et les milieux écologistes israéliens ne parviendront à retrouver une parole forte qu’en se portant à la défense de l’élevage paysan israélien et palestinien.

    Paul Ariès

    #végan #biotechnologies #véganisation de la droite #antispécisme #vegan-washing #SuperMeat #vibe_israël #végétalisme #tsahal
    #sharren_haskel https://fr.wikipedia.org/wiki/Sharren_Haskel
    #gary_yourofsky https://fr.wikipedia.org/wiki/Gary_Yourofsky
    # Tzipi_Livni https://fr.wikipedia.org/wiki/Tzipi_Livni
    . . . . . . . . .

  • Les soldats doivent tirer sur les Palestiniens : C’est la façon pour Israël de les maintenir sous contrôle
    Amira Hass | Publié le 28/4/2019 sur Haaretz | Traduction : Jean-Marie Flémal
    http://www.pourlapalestine.be/les-soldats-doivent-tirer-sur-les-palestiniens-cest-la-facon-pour-is

    Les soldats n’ont d’autre choix que de tirer. Ils n’ont d’autre choix que de frapper les manifestants, les lanceurs de pierres et les paramédicaux qui se portent volontaires lors des confrontations, que de tuer ceux qui brandissent des couteaux. La surprise de voir des soldats qui tirent même sur des jeunes menottés et aveuglés par un sac ou un bandeau fait partie d’un temps révolu.

    Elle appartient aux années 1970 ou 1980, quand nous pensions encore que la domination militaire sur une population de non-citoyens était un accident, une déviation temporaire qui n’allait pas tarder à être rectifiée. Quand nous n’avions pas encore reconnu que le rôle des militaires était de protéger le butin de guerre plutôt que notre existence. Quand il n’y avait pas encore de caméras partout pour faire voler en éclats notre naïveté.

    Si les Palestiniens ne reçoivent pas un message clair chaque jour où ils risquent leur propre vie en résistant à notre domination, demain ils marcheront par milliers et dizaines de milliers, les mains vides ou armés de pelles et de pierres, vers les colonies, avant-postes, check-points et bases militaires d’Israël implantés au cœur même d’une population civile.

    Ils marcheront et diront : Nous voulons récupérer notre terre. Nous voulons de l’eau. Nous voulons être en mesure de nous déplacer. Nous voulons une industrie. Nous voulons aussi planifier, construire et nous construire. Imaginez des dizaines de milliers de personnes marchant vers les colonies à Jérusalem, imaginez les manifestations d’octobre 2000 multipliées par 100, imaginez des centaines de flottilles et marches du retour. Et alors nos soldats et policiers devront tirer pour tuer et blesser des douzaines, des centaines, des milliers de gens en une seule journée.

    Cette tuerie mesurée mais résolue maintient tout cela sous contrôle. Elle est destinée à enseigner à la majorité de se ternir tranquille, d’être effrayée, de se terrer dans ses enclaves de crainte que l’armée ne s’engage demain dans des tueries massives. Non seulement à Gaza mais en Cisjordanie. Et, en Israël, à Sakhnin et, sur la côte, à Acra aussi. (...)

  • Écouter les informations palestiniennes tous les matins est une torture
    24 avril | Amira Hass pour Haaretz |Traduction SF pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/ecouter-les-informations.html

    Fatma Sleiman, une enseignante du village de Tuqu au sud de la Cisjordanie, a été tuée jeudi dans un accident de voiture. Des témoins ont dit qu’un camion israélien avait heurté sa voiture. Cela n’a pas été rapporté en Israël et ne fera certainement jamais l’objet d’une enquête comme collision suspecte de voitures. Même la couverture des media palestiniens a été maigre et des nouvelles sur les événements qui ont suivi sa mort n’ont été trouvées que sur Facebook et sur des sites locaux d’actualités. Plus d’éléments ci-après. (...)

    https://seenthis.net/messages/775739

  • نتألّم لحريق كنسية نوتردام ولكن لأسبابٍ أُخرى.. لماذا لم تتعاطفوا معنا بالقدرِ نفسه أو حتّى عُشر عندما تعرّضت كنائسنا ومساجدنا لأعمالٍ إرهابيّةٍ في فِلسطين المحتلة وغيرها؟ هل هذه الكاتدرائيّة أكثر قداسةً وأهميّةً من كنيسة المهد مثلًا التي حُوصِرت وجرى تجويع راهِباتها ورُهبانها وقصف أبراجها؟ - رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d9%86%d8%aa%d8%a3%d9%84%d9%85-%d9%84%d8%ad%d8%b1%d9%8a%d9%82-%d9%83%d9%8

    Abdel-Bari Atwane, décidemment précieux !
    "L’incendie de Notre Dame nous fait souffrir mais pour d’autres raisons : pourquoi n’ont-ils pas manifesté la même sympathie, ou même seulement un dixième de cette sympathie, lorsque nos églises et nos mosquées ont subi des attaques terroristes en Palestine et ailleurs ? Cette cathédrale est-elle plus sacrée et plus importante que la basilique de la Nativité qui a été encerclée et dont on a a affamé les religieuses et les religieux après avoir bombardé ses tourelles ?

    نتألّم لحريق كنسية نوتردام ولكن لأسبابٍ أُخرى.. لماذا لم تتعاطفوا معنا بالقدرِ نفسه أو حتّى عُشر عندما تعرّضت كنائسنا ومساجدنا لأعمالٍ إرهابيّةٍ في فِلسطين المحتلة وغيرها؟ هل هذه الكاتدرائيّة أكثر قداسةً وأهميّةً من كنيسة المهد مثلًا التي حُوصِرت وجرى تجويع راهِباتها ورُهبانها وقصف أبراجها؟

    Je colle ici une partie de la notice de Wikipedia pour le rappel des faits :

    Siège de 2002

    De mars à avril 2002, l’armée israélienne réalise l’Opération Rempart en Cisjordanie après une vague d’attaques meurtrières contre des Israéliens41,42 et dans le cadre de ces opérations militaires de grande envergure, Bethléem est occupé et des militants palestiniens sont poursuivis par Tsahal. Le 1er avril 2002, environ 200 activistes palestiniens dont certains armés et considérés par Israël comme des terroristes43, appartenant au Fatah44, au Hamas ou au Jihad Islamique palestinien45, trouvent refuge dans l’église, accompagnés par plusieurs dizaines de moines ou religieuses46,41.

    Après 39 jours de siège, le 22 mai, un accord est conclu entre les belligérants : l’armée israélienne lève le siège et les Palestiniens évacuent l’église. Ils s’exilent à Chypre, en Europe et dans la bande de Gaza sans être poursuivis43,42. A l’intérieur de l’église, les dégâts provoqués par plus d’un mois de siège sont nettoyés47,41.

    #Palestine #tartuffes #hypocrites

  • Laminée, la #gauche_israélienne en pleine introspection - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/04/17/laminee-la-gauche-israelienne-en-pleine-introspection_1721890

    Les partis historiques de la gauche sioniste ont obtenu leur plus mauvais score lors des dernières #élections législatives, remportées une nouvelle fois par Benyamin Nétanyahou. L’heure est à une douloureuse remise en question.

    À l’inverse, Ben Simon reconsidère toute l’histoire. « Des poètes ou activistes vraiment de gauche, qui voulaient la fin de l’occupation, il y en a eu. Des politiques ? Non. En 1967, après la guerre de Six Jours, ce sont les travaillistes qui envoient les premiers tractopelles en Cisjordanie et dans le Golan. Rabin n’a jamais cédé un pouce de territoire. Cette gauche de gouvernement, qui cherche la paix et pas juste un "processus", je crois qu’elle n’est jamais vraiment née. »

  • Un tribunal israélien approuve l’#expulsion du directeur de #HRW

    Un tribunal israélien a approuvé mardi une décision du ministère de l’Intérieur d’expulser le directeur local de Human Rights Watch (HRW), accusé de « soutenir le boycott d’Israël ».

    Le tribunal de Jérusalem a accordé à #Omar_Shakir, un citoyen américain, jusqu’au 1er mai prochain pour quitter le territoire, après avoir rejeté son appel contre un ordre d’expulsion. Il peut toutefois faire appel devant la cour suprême.

    le tribunal avait reporté son expulsion en mai 2018 après un recours de l’organisation de défense des droits humains contre une décision du ministère de l’Intérieur.

    Dans sa déclaration mardi, le tribunal de Jérusalem a affirmé qu’il « a été prouvé » que M. Shakir « continue à appeler publiquement au boycottage d’Israël et en même temps demander qu’il (l’Etat hébreu) lui ouvre ses portes ».

    Le ministre des Affaires stratégiques Gilad Erdan a salué la décision de la justice israélienne, précisant que c’est son ministère qui avait fourni les éléments à charge pour incriminer le directeur du HRW et recommander son expulsion.

    « Les activistes du BDS doivent réaliser qu’il y a un prix à payer pour leur activité contre Israël et ses citoyens », a ajouté le ministre.

    Les autorités israéliennes avaient indiqué en 2018 que M. Shakir était depuis des années un militant du BDS soutenant le boycott d’Israël de manière active.

    Le BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions), l’une des bêtes noires des autorités israéliennes, est une campagne mondiale de boycott économique, culturel ou scientifique d’Israël destinée à obtenir la fin de l’occupation et de la colonisation des Territoires palestiniens.

    Le gouvernement israélien combat farouchement tout ce qui ressemble à une entreprise de boycott et en 2017, il a adopté une loi interdisant à tout militant BDS d’entrer en Israël.

    HRW a démenti que son directeur ait soutenu le BDS, et affirmé mardi vouloir saisir la cour suprême israélienne.

    Tom Porteous, adjoint au directeur des programmes de HRW, a affirmé dans un communiqué que la décision de justice constituait une « nouvelle et dangereuse interprétation de la loi » car elle assimilait la critique des entreprises opérant en Cisjordanie à un boycott d’Israël.

    https://www.lorientlejour.com/article/1166762/un-tribunal-israelien-approuve-lexpulsion-du-directeur-de-hrw.html
    #Israël
    ping @nepthys @reka

  • Documents falsifiés, force et intimidation : comment les colons volent les maisons et les terres des Palestiniens
    Par Akram Al-Waara à RAMALLAH, Territoires palestiniens occupés (Cisjordanie) - Date de publication : Lundi 15 avril 2019 - Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/news/documents-falsifies-force-et-intimidation-comment-les-colons-volent-l

    L’œil au beurre noir d’Abdel Qader Abou Srour est toujours visible. Ce père de deux enfants est fatigué. Après quatre jours de garde à vue, il vient d’être libéré d’une prison israélienne. « Les deux premiers jours, ils m’ont maintenu en isolement dans une cellule gelée sans couvertures, rien de chaud à boire et aucun soin médical », raconte-t-il à Middle East Eye.

    Abou Srour, 27 ans, a été arrêté le 7 février après avoir été passé à tabac par des soldats israéliens devant son domicile à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée. Ils escortaient un groupe de colons israéliens qui affirmaient que sa maison était, en réalité, la leur.

    « Ils veulent notre maison, alors maintenant ils feront tout pour l’obtenir »

    - Abdel Qader Abou Srour

    « L’un des colons, le chef du groupe, a prétendu que notre maison leur appartenait et que nous devions partir », poursuit le jeune homme. Une dizaine de soldats, dont trois lourdement armés, sont arrivés chez lui.

    « Quand je lui ai dit que cette maison était la nôtre et que nous avions les papiers pour le prouver, il a commencé à me menacer, décrétant que nous avions dix jours pour quitter la maison et que si nous ne le faisions pas, il la détruirait pendant que nous serions encore à l’intérieur.

    « Plus de cinq soldats m’ont battu, m’ont donné des coups de pieds et m’ont frappé avec leurs fusils, pendant que les colons les encourageaient », déclare Abou Srour. Les soldats ont également lancé des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes sur sa mère et ont pulvérisé un spray au poivre sur lui à bout portant.

    « Tout cela parce que les colons leur ont dit de le faire », insiste-t-il. « Ils veulent notre maison, alors maintenant ils feront tout pour l’obtenir. » (...)

  • Airbnb revient sur sa décision de se retirer des colonies de Cisjordanie occupée
    Par Le Figaro avec AFP Publié le 10/04/2019
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/airbnb-revient-sur-sa-decision-de-se-retirer-des-colonies-de-cisjordanie-oc

    La plateforme de location saisonnière Airbnb a annoncé mardi revenir sur sa décision très controversée de cesser de référencer des logements situés dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, mettant ainsi fin aux poursuites engagées contre elle.

    « Nous comprenons la complexité de ce sujet », a souligné Airbnb. Et de préciser : « nous continuerons à accepter des offres de location en Cisjordanie, mais Airbnb ne tirera aucun bénéfice de l’activité dans la région ».

    L’entreprise était poursuivie en Israël mais aussi devant un tribunal fédéral américain, où des plaignants juifs américains l’accusaient de discrimination religieuse. L’entreprise a affirmé que tout bénéfice réalisé dans l’ensemble de la Cisjordanie serait remis à une organisation humanitaire à but non lucratif opérant dans différentes parties du monde, précise le communiqué.

    Airbnb va appliquer la même politique en Ossétie du sud et en Abkhazie, « deux autres régions disputées ». L’entreprise dit avoir toujours été opposée au mouvement de boycott contre Israël. « Airbnb n’a jamais boycotté Israël ou des entreprises israéliennes ou les plus de 20.000 hôtes israéliens qui sont actifs sur la plateforme », insiste-t-elle.

    #BDS

  • Israël. Netanyahu évoque l’annexion des colonies en Cisjordanie - Monde - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/monde/israel-netanyahu-evoque-l-annexion-des-colonies-en-cisjordanie-07-04-20

    Benjamin Netanyahu a déclaré, ce samedi, prévoir l’annexion des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée en cas de réélection à l’issue des législatives du 9 avril.

    Interrogé sur le point de savoir s’il avait le projet d’annexer des colonies en Cisjordanie, Benjamin Netanyahu a répondu que c’était bien son intention : « J’appliquerai la souveraineté (israélienne) sans faire de distinction entre les (plus grands) blocs de colonies et les colonies isolées », a indiqué le Premier ministre israélien.