provinceorstate:cisjordanie

  • Face à une recrudescence de la violence en Cisjordanie, l’Autorité palestinienne est sous pression
    Middle East Eye | Zena Tahhan | 18 décembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/face-une-recrudescence-de-la-violence-en-cisjordanie-l-autorit-palest

    RAMALLAH, Territoires palestiniens occupés (Cisjordanie) – Après une semaine de fusillades au volant et d’attaques au couteau, de meurtres de Palestiniens commis par les forces israéliennes, de raids militaires, d’arrestations et de démolitions, l’incertitude persiste quant aux conséquences politiques et sécuritaires de cet épisode pour la Cisjordanie occupée.

    Tandis qu’Israël a attribué les différentes attaques au Hamas, des analystes interrogés par Middle East Eye expliquent que ces incidents ont impliqué des assaillants isolés et reflètent plutôt les tensions entre Palestiniens de Cisjordanie, qui ont atteint un point critique.

    Selon eux, l’Autorité palestinienne (AP), qui gouverne la Cisjordanie depuis plus de deux décennies, est de plus en plus proche d’un tournant critique et sera contrainte de procéder à des changements audacieux pour rester en place.

    « Ces événements me rappellent la première Intifada. Il y a eu de nombreuses attaques individuelles, mais la colère est généralisée », a indiqué à Middle East Eye Mohammad Daraghmeh, analyste politique basé à Ramallah. « Les gens ont perdu tout espoir. Ce n’est pas le Hamas, c’est le peuple. » (...)


  • Palmarés du Prix des droits de l’homme 2018/ | CNCDH
    Date de publication : 28/11/18
    https://www.cncdh.fr/fr/actualite/palmares-du-prix-des-droits-de-lhomme-2018

    En cette année anniversaire des 70 ans la Déclaration universelle des droits de l’homme et des 20 ans la Déclaration des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a décidé d’honorer les défenseurs des droits de l’homme.

    Le jury du Prix des droits de l’homme, composé de membres de la CNCDH, a établi le palmarés suivant pour l’édition 2018 du Prix des droits de l’homme de la République française « Liberté, égalité, fraternité ».
    Les 5 lauréats sont :
    #CNCDH
    Un avocat chinois, militant pour les droits de l’homme ;
    B’Tselem (Centre d’information israëlien sur les droits de l’homme dans les territoires occupés) et l’association Al Haq, en Israël-Cisjordanie (récompense commune) ;
    Moviemiento nacional de victimas de Estado (MOVICE), en Colombie ;
    Tournons la page Niger, au Niger ;
    Leonid Sudalenko, avocat biélorusse.
    (...)
    Le prix sera remis le 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme


  • Le mouvement BDS rebat les cartes du débat israélo-palestinien | Nathan Thrall
    https://orientxxi.info/magazine/le-mouvement-bds-rebat-les-cartes-du-debat-israelo-palestinien,2730

    Le 19 novembre Airbnb Inc. a retiré de ses offres de location les logements situés dans les colonies de Cisjordanie « qui sont au cœur du conflit entre Israéliens et Palestiniens ». En réaction, le ministre israélien du tourisme Yariv Levin a demandé à son administration de réduire l’activité de Airbnb Inc. en Israël même. Cette décision, parmi d’autres, confirme l’importance prise par la campagne Boycott-désinvestissement-sanctions (BDS). Source : Orient XXI


  • Plainte collective de colons israéliens contre Airbnb
    22 novembre 2018 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/221118/plainte-collective-de-colons-israeliens-contre-airbnb?onglet=full

    Des avocats de colons israéliens ont déposé jeudi une plainte en nom collectif contre la plateforme Airbnb qu’ils accusent de discrimination après le retrait de ses listes des hébergements proposés à la location dans les colonies juives de Cisjordanie.


  • Khan al-Ahmar : nous défendons le rêve de la Palestine face à la démolition
    Middle East Eye - Eid Khamis - 22 novembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinions/khan-al-ahmar-nous-d-fendons-le-r-ve-de-la-palestine-face-la-d-moliti

    Je m’appelle Eid Khamis et Israël veut détruire Khan al-Ahmar, le village où j’ai vécu toute ma vie.

    Je suis né dans ce village ; je me suis marié dans ce village ; mes enfants sont nés dans ce village et ils s’y sont mariés. Tous mes souvenirs sont ici, les bons comme les mauvais. Je vis ici depuis 52 ans.

    En 1951, les forces israéliennes nous ont expulsés de force de nos terres d’origine dans le désert du Naqab, où nous vivions en tant que bédouins, et nous sommes aujourd’hui contraints de vivre dans des cabanes en acier et de nous battre pour les droits de l’homme les plus élémentaires.

    Colonisation et démolition

    Nos grands-pères vivaient à Tal Arad, qui surplombe la mer Morte. Les terres appartenaient à notre tribu – les Jahalin – et chaque famille possédait son propre lopin de terre, qu’elle exploitait et utilisait pour son bétail. Ils cultivaient du blé, de l’orge et des lentilles.

    Lorsque nous avons été déplacés en Cisjordanie, nous avons vécu comme des nomades jusqu’à notre installation à Khan al-Ahmar, à l’est de Jérusalem. Il y avait deux sources d’eau, un espace pour l’élevage et le marché de la vieille ville de Jérusalem pour vendre nos produits, yaourts, lait ou beurre.

    Nous avons loué nos terres à des propriétaires privés palestiniens dans la ville d’Anata, à proximité. Nous, bédouins, avons noué des relations étroites et bénéfiques avec les villageois. Le propriétaire terrien prenait 50 % de nos bénéfices. La situation était paisible jusqu’en 1967, lorsque Israël a occupé la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

    En 1975, l’armée israélienne s’est approprié la région et l’a déclarée zone militaire fermée pour l’établissement de colonies de peuplement illégales à proximité.

    Au fil des ans, l’armée a démoli de nombreuses structures, y compris des maisons, et a rendu notre vie de plus en plus difficile, dans l’espoir de nous contraindre à fuir.

    Le 5 septembre dernier, après plus de huit ans de bataille juridique – avec des avocats, des audiences et des propositions de plans de zonage généraux –, la Cour suprême israélienne a décidé que le village devait être démoli et a rejeté toutes nos suggestions.

    La route vers Jérusalem

    Le problème de Khan al-Ahmar est plus grand que le village lui-même. Ce n’est pas un problème de construction ou d’école. Il s’agit de la création d’un État palestinien ; les soi-disant efforts de paix dépendent de ce village. Si ce village est démoli, c’est le rêve palestinien qui s’effondre.

    Israël veut notre terre pour deux raisons. Premièrement, Israël a déjà coupé la Cisjordanie de Jérusalem au nord, au sud et à l’ouest en créant un ensemble de colonies autour de la ville. Désormais, les Palestiniens n’ont qu’une seule porte ouvrant sur Jérusalem, et c’est l’est – où nous sommes. L’Occupation vise à fermer cette dernière porte aux Palestiniens.

    #Khan_al-Ahmar


    • 1) il faudra vérifier qu’ils tiennent promesse
      2) il faudra leur expliquer que Jérusalem Est et le Golan sont tout aussi illégalement occupés
      3) il faudra leur expliquer que la campagne BDS s’applique aussi aux investissements dans les frontières de 1948 !


  • Territoires palestiniens occupés : des journalistes internationaux malmenés
    RFI - Publié le 18-11-2018 - Avec notre correspondante à Ramallah,Marine Vlahovic
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181118-territoires-palestiniens-occupes-qalandiya-journalistes-internationaux-

    La Fédération internationale des journalistes, qui représente plus de 180 syndicats et 600 000 journalistes dans le monde entier, tient ce week-end une réunion de son comité exécutif à Ramallah, la capitale de l’Autorité palestinienne. Au cours d’une manifestation samedi 17 novembre pour demander la liberté de circulation, la délégation a été accueillie par des nuages de gaz lacrymogènes aux abords du checkpoint israélien de Qalandiya. Une agression inacceptable pour cette fédération et qui illustre les conditions de travail difficiles pour les journalistes locaux dans les Territoires palestiniens occupés.

    Munis de leur seule carte de presse que les journalistes se sont dirigés vers le checkpoint de Qalandiya, l’un des plus importants barrages militaires israéliens de Cisjordanie occupée, avant d’être accueillis par une salve de grenades lacrymogènes, sans aucune sommation de l’armée.

    Une agression physique « gratuite », dénonce le Belge Philippe Leruth, président de la Fédération internationale des journalistes : « Nous étions une trentaine, et nous avancions pacifiquement. On criait certains slogans comme "Liberté de la presse", "Les journalistes ne sont pas des terroristes", etc. J’ai couvert beaucoup de manifestations, et d’habitude la police intervient et dit :"Vous arrêtez, vous n’allez pas plus loin". Ici, pas du tout, on a entendu des détonations et les premières explosions de gaz lacrymogènes se sont produites. Depuis très longtemps les journalistes palestiniens nous informent de ce qu’ils vivent, mais quand vous l’expérimentez sur le terrain ça prend un tout autre relief. »(...)


  • Airbnb to remove listings in Jewish West Bank settlements
    Noa Landau, Yotam Berger, Jack Khoury and Reuters Nov 19, 2018 6:11 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/airbnb-to-remove-listings-in-jewish-west-bank-settlements-1.6662443

    Home-renting company Airbnb Inc said on Monday that it had decided to remove its listings in Jewish settlements in the West Bank, enclaves that most world powers consider illegal for taking up land where Palestinians seek statehood. In response, Israel’s Tourism Minister Yariv Levin instructed the ministry to restrict the company’s operations across the country.

    A statement on Airbnb’s website said: “We concluded that we should remove listings in Israeli settlements in the occupied West Bank that are at the core of the dispute between Israelis and Palestinians.”

    It did not say when the decision, which according to Airbnb affects some 200 listings, would take effect. (...)

    #BDS

    • Airbnb se retire des colonies de Cisjordanie, menaces de sanctions israéliennes
      Par AFP — 19 novembre 2018 à 19:09 (mis à jour à 21:05)
      https://www.liberation.fr/planete/2018/11/19/airbnb-se-retire-des-colonies-de-cisjordanie-menaces-de-sanctions-israeli

      La plateforme de réservation de logements en ligne Airbnb a annoncé lundi qu’elle renonçait à faire des offres dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, provoquant des menaces de sanctions de la part d’Israël.

      La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis plus de 50 ans. Les colonies qui y sont construites par Israël sont considérées comme illégales par la communauté internationale qui les voient comme l’un des principaux obstacles à la paix. Le gouvernement israélien conteste cette vision.

      « Nous avons conclu que nous devrions retirer de nos listes les logements dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée qui sont au cœur de la dispute entre Israéliens et Palestiniens », a indiqué dans un communiqué Airbnb.

      « Nous savons que des gens vont être en désaccord avec cette décision et nous respectons leur perspective. C’est une question controversée », a ajouté le texte.

      La plateforme indique que 200 logements sont répertoriés dans les colonies, mais ne précise pas quand cette mesure entrera en vigueur.

      Le ministre israélien du Tourisme Yariv Levin a immédiatement dénoncé dans un communiqué la décision « honteuse et malheureuse » d’Airbnb. « Notre ministère a commencé à préparer des mesures immédiates pour limiter les activités d’Airbnb » en Israël.

      Il a ajouté qu’il comptait lancer un programme pour encourager la location de courte durée de logements dans les colonies de Cisjordanie.

    • Airbnb n’offrira plus de locations dans les colonies juives de Cisjordanie
      Par Piotr Smolar Publié le 19 novembre à 22h03, mis à jour le 20 novembre 2018 à 08h59
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/11/19/airbnb-supprime-les-locations-dans-les-colonies-juives-de-cisjordanie-israel

      La chambre est vraiment peu séduisante mais le prix attractif – 36 euros la nuit – et les collines environnantes offrent un cadre naturel magnifique. Il était encore possible de la louer, mardi 20 novembre, sur le site d’Airbnb.

      Située dans la colonie juive d’Itamar au nord de la Cisjordanie, à proximité de Naplouse, cette offre doit pourtant être retirée, à une date inconnue. La célèbre plate-forme de location a choisi d’anticiper la publication d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) et s’est engagée dans un communiqué, publié le 19 novembre, à ne plus proposer de logements sis dans les colonies, soit environ 200 annonces.

      « Il existe des opinions opposées pour savoir si les entreprises devraient conduire des activités dans les territoires occupés qui sont soumis à des disputes historiques entre Israéliens et Palestiniens », commence prudemment le texte. Après une longue réflexion, l’entreprise a décidé de ne pas se réfugier uniquement derrière la loi américaine, qui l’autorise à mener ses activités en Cisjordanie.

      Elle évoque, parmi les motifs de son choix, les « souffrances humaines » que ces annonces peuvent susciter et leur lien avec le conflit. En revanche, Airbnb ne précise pas si Jérusalem-Est et le plateau du Golan, annexés par Israël sans reconnaissance internationale, étaient concernés par sa mesure.(...)

    • Airbnb efface de son site les propositions de location dans les colonies israéliennes
      19 novembre 2019 – Al Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine
      http://www.chroniquepalestine.com/airbnb-efface-de-son-site-les-propositions-de-location-dans-les-

      Al Jazeera – Le service mondial de location en ligne, Airbnb, a annoncé qu’il supprimerait ses annonces dans les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée.

      La décision de lundi entraînera la suppression d’environ 200 annonces du site Web populaire d’hébergement, qui permet aux propriétaires de louer des chambres, des appartements et des maisons à des individus.

      « Nous avons conclu que nous devrions supprimer les inscriptions dans les colonies de peuplement israéliennes situées en Cisjordanie occupée qui sont au cœur du différend entre Israéliens et Palestiniens », indique un communiqué publié sur le site Internet d’Airbnb.

      La suppression des inscriptions aura lieu dans les prochains jours, a déclaré un porte-parole d’Airbnb à l’agence de presse Reuters.

      La société a déclaré être parvenue à cette conclusion sur la base d’un rapport interne servant à évaluer la manière dont elle gère les propositions dans les territoires occupés du monde entier.

      « La législation américaine autorise des sociétés telles qu’Airbnb à exercer des activités sur ces territoires. Parallèlement, de nombreux membres de la communauté internationale ont déclaré que les sociétés ne devraient pas y exercer leurs activités, estimant qu’elles ne devraient pas tirer profit de terres accaparées », dit la déclaration.

      « D’autres pensent que les entreprises ne devraient pas retirer leurs activités de ces zones », a ajouté le responsable.

      « Nous savons que des gens ne seront pas d’accord avec cette décision et tiendront à leur point de vue. C’est une question controversée. »

      Toutes les colonies israéliennes sont illégales au regard du droit international.

      Les listes d’hébergement de Airbnb en Cisjordanie occupée ont longtemps été critiquées par la communauté palestinienne et les défenseurs des droits de l’homme.


  • A l’encontre » Israël/Palestine. Couper des oliviers palestiniens, pour s’emparer, demain, de terres
    Par Amira Hass Article publié dans le quotidien Haaretz, le 5 novembre 2018 ; traduction A l’Encontre
    http://alencontre.org/moyenorient/palestine/israeel-palestine-couper-des-oliviers-palestiniens-pour-semparer-demain-

    Une vidéo du 4 octobre 2018 évoque la scène d’une récolte d’olives. Après tout, c’est la saison. Deux jeunes, dont au moins un est mineur, tiennent une grande bâche. Le plus petit d’entre eux tient un bâton et donne des coups à un arbre [pour faire tomber les olives], mais plutôt que de récolter les olives, les coups cassent les branches de l’olivier.

    Les oliviers du village palestinien de Burin, en Cisjordanie, dans le nord de la Cisjordanie, n’appartiennent pas à ces jeunes hommes, et personne ne leur a donné la permission de récolter des olives dans cette oliveraie à l’ouest du poste de contrôle de Hawara. Ils sont indubitablement juifs, comme l’indiquent clairement leurs kippas blanches, leurs papillotes et leurs franges rituelles tzitzit.

    On a demandé à un résident de Burin, qui sera identifié ici seulement comme N., de filmer ce qui se passait. Il a réussi à arriver sur les lieux environ 20 minutes plus tard. Il a appelé la police et, à leur arrivée, 15 à 20 minutes plus tard, il avait réussi à filmer les jeunes hommes donnant des coups contre trois arbres. (...)


    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-tree-terror-settlers-attack-palestinian-farmers-produce-israel-doe


  • « Notre but n’est pas la sécurité d’Israël, mais de contrôler les Palestiniens » - Le Point

    INTERVIEW. Ancien sniper de Tsahal de 2005 à 2008, le militant israélien Nadav Weiman interprète les consignes données aux soldats israéliens. De notre envoyé spécial à Tel Aviv, Armin Arefi

    https://www.lepoint.fr/monde/notre-but-n-est-pas-la-securite-d-israel-mais-de-controler-les-palestiniens-

    Deux cent dix-huit Palestiniens tués. Un mort, côté israélien. Depuis le 30 mars dernier, les balles de snipers de Tsahal pleuvent chaque vendredi à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, pour empêcher des milliers de manifestants palestiniens de s’approcher de la barrière de sécurité qui sépare l’enclave palestinienne de l’État hébreu. À travers cette « Marche du retour », les Gazaouis entendent retourner sur la terre dont leurs ancêtres ont été expulsés à l’issue de la première guerre israélo-arabe de 1948. Mais ils comptent avant tout sur cette mobilisation pour obtenir la levée du double blocus économique et sécuritaire israélo-égyptien qui a contribué à faire de leur minuscule territoire l’un des plus pauvres au monde. Chômage record, pénurie d’électricité et eau polluée, « Gaza est en train d’imploser », s’est alarmé le mois dernier Nickolay Mladenov, émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient.
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    Lire aussi Gaza : « Nous vivons tous grâce aux aides de l’UNRWA »

    « À l’origine, le mouvement [de la Marche du retour] n’a pas été créé par le Hamas », admet le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne (Tsahal). « Mais cette organisation terroriste l’a facilement récupéré et toute sa logistique est désormais entre les mains du Hamas. » S’ils étaient au départ en majorité pacifiques, les manifestants palestiniens ont ensuite lancé de nombreux cerfs-volants incendiaires qui ont atteint les localités israéliennes avoisinantes et brûlé des champs.

    De son côté, Tsahal a mobilisé dès les premiers jours de nombreux snipers qui n’ont pas hésité à tirer sur les manifestants. Mais le lieutenant-colonel Jonathan Conricus reste droit dans ses bottes : le Hamas utilise désormais des civils comme arme pour tenter de rentrer en Israël en traversant la grille de sécurité », affirme-t-il. « Si nous ne les arrêtons pas, alors leur prochaine cible sera les communautés israéliennes qu’ils n’hésiteront pas à tuer. »

    Lire aussi Gaza : traverser la frontière, et après ?
    Une version à laquelle n’adhère sûrement pas Nadav Weiman. Sniper de l’armée israélienne entre 2005 et 2008 en Cisjordanie, à Gaza et à la frontière libanaise, cet ancien soldat de Tsahal est aujourd’hui membre de l’ONG Breaking the Silence, visant à éclairer le public israélien et la communauté internationale sur les pratiques des FDI (forces de défense israélienne). Dans une interview au Point, ce militant israélien de 32 ans nous donne sa vision des consignes données aux soldats de Tsahal.

    « L’ordre est d’instiller la peur chez les Palestiniens. De leur donner le sentiment qu’ils sont chassés, que Tsahal peut être partout, tout le temps »


  • Palestine.
    Le droit à l’appel au boycott reconnu par la Cour d’appel de l’Angleterre et du pays de Galles - AURDIP
    https://www.aurdip.org/le-droit-a-l-appel-au-boycott.html

    La Cour d’appel de l’Angleterre et du pays de Galles (Division civile) a rendu le 3 juillet 2018 un arrêt dans une affaire opposant l’association « Jewish Human Rights Watch » à la mairie de Leicester. La Cour estime que l’appel au boycott des produits des colonies israéliennes, même lancé par un conseil municipal, relève de la liberté d’expression politique et n’y voit aucune incitation à la discrimination raciale (texte de l’arrêt).

    L’affaire porte sur la légalité de la résolution adoptée par le conseil municipal de Leicester le 13 novembre 2014. La résolution appelle « au boycott de tout produit originaire des colonies israéliennes illégales de Cisjordanie jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international et se retire des territoires palestiniens occupés ». L’association « Jewish Human Rights Watch » demande à la justice anglaise d’annuler la résolution, en faisant valoir son caractère discriminatoire et les risques qu’elle comporterait vis-à-vis de la communauté juive de la ville, notamment en ce qu’elle conforterait l’idéologie du mouvement BDS.

    Dans un jugement du 28 juin 2016, la Haute cour de justice (division administrative) considère que la résolution n’a pas violé la règlementation anglaise, notamment les lois relatives à l’égalité de 2010 et aux collectivités locales de 1988 (texte du jugement). L’arrêt du 3 juillet 2018 de la Cour d’appel confirme le jugement du 28 juin 2016.

    L’arrêt rendu est commenté en anglais par le professeur Robert Wintemute (professeur de droits de l’homme au King’s College de Londres), dans un article publié dans la newsletter de septembre 2018 (p. 5) de l’association « British Committee for the Universities of Palestine » (BRICUP).


  • Walid Pharès, le John Bolton’s boy par excellence ou les dérives mortifères de l’irrédentisme maronite – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/07/walid-phares-le-john-boltons-boy-par-excellence-ou-les-deriv

    Une grande honorabilité bardée d’expertise. Des postes prestigieux dans la haute administration américaine républicaine : La vitrine d’exposition est parfaite, mais sous le vernis de la respectabilité, une façade lézardée, un personnage gangréné.

    Contrairement à ce que suggère son nom patronymique en arabe, Walid Pharès n’est pas le fils d’un preux chevalier, mais plutôt le parfait exemple d’un dévoiement par sectarisme. Libanais d’origine, naturalisé américain, il est en fait « UN ISRAELIEN d’ORIGINE LIBANAISE », comme l’a très justement qualifié le quotidien libanais « Al Akhbar ».

    « La propulsion de Walid Pharès au poste de conseiller du président Donald Trump ne constitue pas, loin s’en faut, une reconnaissance du savoir faire libanais encore moins un succès diplomatique pour le Liban, mais plutôt une percée majeure de la stratégie israélienne par la promotion d’un des affidés libanais de l’État Hébreu dans le cercle décisionnaire du pouvoir à Washington.(…) Preuve est faite qu’il est plus aisé pour les Forces Libanaises (milices chrétienens) de décrocher un poste regalien à Washington qu’à Beyrouth », poursuit Al Akhbar dont le portrait de l’ancien milicien se trouve sur ce lien pour le lectorat arabophone.

    http://www.al-akhbar.com/node/268049

    UN ISOLATIONNISTE VINDICATIF
    La biographie en langue française de cet isolationniste vindicatif est lisse.
    Sa biographie en langue anglaise, éditée par le site Mother Jones, est infiniment plus caustique et toxique.
    Sur ce lien : http://www.motherjones.com/politics/2011/10/walid-phares-mitt-romney-lebanese-forces

    Natif de la localité de Ghouma, district de Batroun, dans le Nord Liban, en 1957, Walid Pharès a effectué une scolarité éclectique à l’Université Saint Joseph des Pères Jésuites et à l’Université Libanaise à Beyrouth, avant de décrocher, en 1981, à 24 ans un Master en Droit International à l’Université Jean Moulin LYON III, une structure où a longtemps professé une figure de proue de l’extrême droite française Bruno Gollnisch, passé à la postérité pour avoir matraqué des journalistes avec son parapluie.

    Précoce, il publie à 22 ans, en 1979, son premier ouvrage « At Taadoudiya Fi Loubnane », « le pluralisme au Liban ». Edité par l’Université du Saint Esprit de Kaslick, le fief du militantisme des moines maronites lors la guerre civile libanaise sous le magistère du Père Charbel Kassis, ce livre paru quatre ans après le déclenchement de la guerre civile, reprend en les popularisant les thèmes des milices chrétiennes sur la spécificité chrétienne, particulièrement maronite, dans le Monde arabe.

    Considérant qu’il existe au Liban deux cultures distinctes, la culture chrétienne par essence démocratique et la culture islamo-arabe qui l’est moins ou pas du tout, l’idéologue en herbe reprend à son compte en l’amplifiant le thème « du choc des civilisations », théorisé par l’universitaire américain Samuel Huttington. Il préconise en conséquence la ségrégation entre groupes libanais et prône le développement séparé, s’inspirant de thèses de la « white supremacy », si courantes dans certains milieux du Sud des États-Unis.

    LE CORPUS IDÉOLOGIQUE DE CE SOLDAT DE LA GUERRE FROIDE
    En 1981, l’année qui précède l’invasion israélienne du Liban, il fonde une publication « La voix de l’Orient » pour poulariser ses idées et adhère au « Comité des Chrétiens du Moyen Orient » (MECHRIC), et trois ans plus tard, à l’ Union Sociale Démocratique Chrétienne (USDC). Une démarche destinée à se doter, via ce gropuscule, d’ un vernis social démocrate chrétien, afin d’atténuer quelque peu les aspérités de son personnage belliqueux animé de surcroît d’une volonté de croisade.

    Prolixe, il récidive en 1981 en publiant Hiwar Dimucrati (Le dialogue démocratique), dans une maison d’édition libanaise Dar Al Mashreq Press, conviant ses compatriotes de confession musulmane au dialogue. Une proposition de pure forme, destinée à la galerie en vue de bonifier l’image des milices chrétiennes, discréditées par leurs massacres successifs. Son idole, Bachir Gemayel dont il fut un proche collaborateur, ayant décrété qu’il existait « un peuple de trop » au Moyen orient, en pointant du doigt les Palestiniens, avait initié la première guerre d’épuration ethnique de l’époque contemporaine en ordonnant les massacres de la Quarantaine, janvier 1976, Tall El Zatar, en juillet 1976, enfin Sabra Chatila, septembre 1982 que son assassinat suscita par réflexe pavlovien.

    Sous l’effet du matraquage idéologique, ses frères d’armes miliciens chrétiens ignoreront d’ailleurs allégrement, l’année suivante, cette invitaiton au dialogue envers les musulmans, s’en donnant à cœur joie, au mépris de la tradition chrétienne de commisération, aux massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra Chatila, dans la banlieue est de Beyrouth, en 1982, sous la supervision israélienne.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :

    http://www.madaniya.info/2017/09/15/malediction-de-sabra-chatila-35-ans-apres

    Celui qui avait gouverné par l’épée périra par l’épée, dynamité dans son fief d’Achrafieh, le secteur chrétien de Beyrouth Est, à la veille de son entrée en fonction. Farouchement islamophobe et araphobe, épris d’Occident, son idéologie xénophobe et populiste irriguera naturellement la pensée de ses disciples qui en seront les apôtres sur la scène internationale :

    « Le Liban ne fait partie du Monde arabe. Le Liban est une civilisation et n’a aucun apport avec le tiers monde. Veuillez bien marquer dans vos démarches que nous n’appartenons pas au Tiers monde. Sortons de ce monde d’arriérés. Rallions le monde européen et le Monde libre de l’Amérique », lancera-t-il à ses subordonnés à peine élu président.

    Sur la pensée de Bachir Gemayel et ses méfaits :
    http://www.madaniya.info/2017/09/05/sabra-chatila-operation-salami-1-2

    http://www.madaniya.info/2017/09/10/sabra-chatila-operation-salami-2-2

    Walid Pharès appliquera à la lettre ses enseignements. C’est ainsi qu’en 1986, l’année où le Liban vivait une spirale infernale de prise d’otages occidentaux, le graphomane publie, dans le droit fil de la pensée de son idole, un opus révélant l’objet de sa fixation. Non son oeuvre majeure mais le sujet de sa vindicte publique : Al Thawra al Islamiya al Khumaynia (La Révolution de Khomeiny – Dar Al Machreq Press).

    Pour ce milicien chrétien, l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny avait eu le triple tort d’évincer le Chah d’Iran, gendarme du Golfe pour le compte de l’OTAN, grand bailleur de fonds des formations paramilitaires chrétiennes libanaises, et surtout grand allié d’Israël, parrain de ses camarades de combat.

    Thème gratifiant s’il en est en ce qu’il diabolisait la République Islamique d’Iran et exonérait de leurs turpitudes les pays occidentaux : la France de son satut de « co belligérant de l’Irak » contre l’Iran (1979-1989) et le double jeu américain à l’égard des deux belligérants, illustré par le scandale de l’Irangate et les promesses d’assistance faites simultanément à Saddam Hussein par Donald Rumsefd en personne, à l’époque secrétaire général de la Mlaison Blanche, sous la présidence Ronald Reagan et futur ministre de la défense sous présidence George Bush jr, artisan de l’invasion américaine de l’Irak, en 2003.

    Putchiste dans l’âme, nulllement légaliste, il trempera dans la conjuration visant à évincer de la présidence des Forces Libanaises, les deux successeurs de Bachir Gemayel : son Frère et successeur Amine ainsi que son ancien lieutement Elie Hobeika. Il en sera gratifié en retour d’un siège au commandement de la formation milicienne sous la présidence de Samir Geagea.

    Inconsolable de la perte de Bachir Gemayel, il quitte les milices chrétiennes en 1989 pour rallier le général Michel Aoun lors de la guerre fratricide inter chrétienne. Il demeurera fidèle jusqu’à la chute du chef du gouvernement intérimaire libanais, le 13 octobre 1990. Placé sur une liste des opposants les plus recherchés du Liban, il s’exile en même temps que son deuxième mentor. Il fuit le Liban, via Israël et s’établit aux États-Unis, obtenant sans retard la nationalité américaine.

    Des mésaventures des milices chrétiennes libanaises, il en tirera deux ouvrages relatant les avatars de la guerre inter-factionnelle inter-chrétienne libanaise : « Lebanese Christian Nationalism : The rise and fall of an ethnic resistance (L. Rienner Published 1995) et « The Nationalist claim and the Lebanese Christian resistance : an ethnic case study ».

    À l’heure de la mondialisation, ce chrétien issu d’une société libanaise pluriconfessionnelle prônera, non le brassage culturel et le métissage humain, mais la ségrégation, la séparation, la grande muraille de démarcation, à l’exemple du Mur d’Apartheid dressé par ses amis israéliens en Cisjordanie. Le ghetto en somme.

    Mais, faille capitale de son argumentaire, ce fervent admirateur de l’Occident occultera le fait majeur de l’histoire contemporaine, le fait que ses idoles, -l’Amérique suprématiste et puritaine et l’Europe chrétienne,- auront été les principaux fossoyeurs de la cause des chrétiens arabes, maronites ou non : De la création d’Israël, en 1948, provoquant l’exode des Palestiniens chrétiens vers la Californie, à l’expédition franco anglo israélienne contre l’Egypte, en 1956, entraînant l’exode des chrétiens égyptiens vers l’Europe et l’Amérique du Nord, à la guerre civile libanaise (1975-1990), à l’invasion américaine de l’Irak, à la guerre de Syrie, 2011, vidant quasiment le Moyen Orient de sa population chrétienne.

    Pour aller plus loin sur ce thème :
    https://www.renenaba.com/france-vatican-les-deux-francois-et-la-chretiente-d-orient

    LE PARCOURS AMÉRICAIN
    Mariée à une américaine, il atterit en Floride, le fief des anticastristes cubains, où il enseignera à l’Université Atlantique de Floride (1993-2004), qu’il quittera au lendemain de l’invasion américaine de l’Irak pour présider the « Global Policy Institute ».
    Collaborateur du « Centre Ariel de Recherches Politiques » de Jerusalem, il se livrera, en tandem avec le lobby juif américain, à un actif lobbying anti syrien en vue de faire adopter par le Congrès américain la « Syrian Accountability Act » et de criminaliser le Hezbollah libanais, via une disposition législative similaire le « Hezbollah accountabilty Act ». Via son réseau israélien, il fait parvenir aux dirigeants israéliens un vade mecum pour une nouvelle gouvernance du sud Liban à la suite de la déconfiture de leurs supplétifs libanais dans la zone frontalière libano-israélienne ; une zone à forte majorité chiite, qui deviendra par la suite le fief du Hezbollah.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :

    https://www.renenaba.com/sous-la-syrie-le-hezbollah

    Taiseux pendant pendant les cinq premières années de l’occupation américaine de l’Irak, alors que l’armée américaine était en butte à la guerilla anti américaine tant djihadiste que baasiste, Walid Pharès retrouvera l’inspiration en 2007, -l’année qui a suivi la riposte balistique victorieuse du Hezbollah contre Israël de 2006-, pour commettre un ouvrage intitulé « The War of Ideas : Djihadisme against Democracy » (Palgrave Mac Millan).

    Mais, en bon soldat de la guerre froide, il s’attaquera aux combattants islamistes, les terroristes islamiques, ses semblables musulmans du temps où il était milicien chrétien, de surcroit « idiots utiles » de la stratégie atlantiste dans la fragmentation du Monde arabe. Amnésique, il s’abstiendra de dénoncer la connivence des pétromonarchies dans le financement du terrrorisme islamique, de même que la complaisance des États-Unis à l’égard de l’islamisme politique et de son instrumentalisation en Afghanistan et ailleurs dans une guerre de détournement du champ de bataille de la Palestine.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :
    https://www.renenaba.com/de-l-instrumentalisation-de-l-islam-comme-arme-de-combat-politique

    Sa qualité de correspondant du Centre israélien Ariel renforce sa crédibilité dans les milieux néo conservateurs américains et le propulse au sein du cercle dirigeant du parti conservateur. Il sera ainsi tour à tour conseiller du candidat Mitt Romney pour les présidentielles américaines de 2008, puis conseiller du président Donald Trump pour le Moyen Orient et le terrorisme en 2016.
    À l’accession de Donald Trump à la présidence américaine, Walid Pharès, dévient Secrétaire général du Groupe parlementaire transatlantique sur le contre-terrorisme (TAG), une tribune destinée à asseoir son rôle prescripteur, dans un domaine de prédilection des Etats Unis, à détourner en fait l’attention de l’opinion internationale sur le rôle trouble des administrations successives américaines avec le terrorisme islamique.

    La promotion simultanée de l’ultra faucon John Bolton président de l’ultra conservateur « Gatestone Institute » au poste de conseiller de Donald Trump à la Maison Blanche et de Mike Pompeo, l’homme des ténèbres de la CIA, à la tête du Département d’état, a placé Walid Pharès dans un état de lévitation comparable à celui qu’il a vécu à l’élection de son mentor Bachir à la présidence libanaise, avant son trépassement violent. En synchronisation avec Joseph Jibeily, le dirigeant du « Centre des Renseignements du Liban », une officine des Forces Libanaises de Samir Geagea basée à Washington, il mulitiplie ses actions de lobbying au sein du Congrès américain en vue d’obtenir l’exclusion du gouvernement libanais, le Hezbollah, pourtant grand vainqueur des élections législatives libanaises de Mai 2018, et disposant de surcroït, d’une majorité relative à la chambre des députés.

    La propulsion de John Bolton à l’épicentre du pouvoir américain a renforcé la capacité de nuisance de son correspondant libanais, Samir Geagea, dont le discours souverainniste masque en fait une servilité à l’égard des Saoudiens en substitution à sa soumission aux Israéliens durant la guerre civile libanaise (1975-1990), consacrant le chef des « Forces Libanaises », l’un des plus grands criminels de la guerre comme l’un des plus grands mercenaires du personnel politique libanais.

    Sur l’équipée des milices chrétiennes particulièrement Samir Geagea, ce lien :
    https://www.madaniya.info/2017/09/15/malediction-de-sabra-chatila-35-ans-apres

    GATESTONE, JOHN BOLTON, ANNE ELIZABETH MOUTET, ET L’ÉMISSION 28 MINUTES SUR ARTE
    Présidée par le monarchiste iranien Amir Tahiri, ancien directeur du journal Keyhan sous le règne de la dynastie Pahlevi, dans la décennie 1970, la structure européenne de Gatestone est composée de Marc D’anna, aka Alexandre Del Valle, le théoricien du « patriotisme intégrateur », ainsi que de l’universitaire Guy Millière et d’Anne Elizabeth Moutet, deux « dinstinguished senior fellow » de cette instance.

    La liste des auteurs de Gatestone sur ce lien :
    https://www.gatestoneinstitute.org/authors

    En dissonance toutefois avec Bernard Henry Lévy, Amir Tahéri, une fois n’est pas coutume, brisera net le délire fabulatoire du philo mondain sur les origines hitlériennes du terme Iran, lancée par le fer de lance médiatique du lobby pro israélien en Europe dans une campagne d’intoxication de l’opinion occidentale préludant à sa préparation à une intervention militaire de l’Otan contre la République Islamique d’Iran. Monarchiste revanchard, Amir Taheri ciblera dans son argumentaire de refutation les « Gardiens de la Révolution et le régime islamique, ces deux bêtes noires, mais non le fondement même de la démarche du théoricien du Botul.
    https://www.gatestoneinstitute.org/12333/hitler-reza-shah

    Intervenante régulière de la chaîne franco allemande ARTE dans l’émission d’Elizabeth Quinn « 28 Minutes », la chroniqueuse du Daily Telegraph justifiera le carnage israélien des Palestiniens de Gaza (57 morts et 2.400 blessés), -le jour du transfert de l’ambassade américaine vers Jérusalem, le 14 Mai 2018-, en reprenant textuellement les « éléments de langage » de la propagande israélienne.
    Cette séquence a plongé dans la stupeur les autres participants à l’émission par la virulence de sa défense de la politique israélienne, faisant volet en éclat l’apparente objectivité qu’elle s’evertuait à afficher pour la défense de la politique atlantiste.
    L’émission a été diffusée le vendredi 17 mai sur Arte en présence des deux présentatrices du programme Elizabeth Quin et Nadia Daam, ainsi que de l’historien Pascal Blanchard et Alexis Poutin, journaliste au Monde Moderne. Elle demeurera dans les mémoires comme un morceau d’anthologie de la duplicité professionnelle, lorsqu’elle se pare de la qualité journalistique pour propager des thèses d’un think tank néo conservateur, sous l’apparence de la neutralité.

    Sur ce lien, la séquence :
    https://sites.arte.tv/28minutes/fr/le-club-28-revisite-lactualite-de-la-semaine-28minutes-75

    LE JOURNALISME MILICIEN EN FRANCE
    La reconversion des journalistes miliciens dans l’expertise contre terroriste est une pratique courante. Une forme de recyclage dans la respectabilité, qui s’est développée tant aux Etats Unis qu’en France.
    Walid Pharès a ainsi fait son apparition dans les lucarnes françaises notamment sur France 24, sous la direction de Christine Ockrent, auditrice assidue du groupe de Bilderbeg, réputé pour son atlantisme.

    Sur ce lien le portrait de Christine Ockrent : https://www.renenaba.com/christine-ockrent-le-passe-droit-permanent

    Le journalisme milicien qu’il incarne si parfaitement a trouvé son illustration en France, sous couvert d’expertise anti terroriste, en la personne de deux libanais maronites habitués des plateaux français : Antoine Basbous, Directeur de « l’Observatoire des Pays arabes », auparavant ancien porte-parole des Forces Libanaises, l’organisation dirigée par Samir Geagea, un des plus grands criminels de la guerre libanaise et fossoyeur du leadership chrétien, et, Antoine Sfeir, Directeur des « Cahiers de l’Orient et des Pays arabes », auparavant cheville ouvrière sur le plan médiatique de la campagne pour l’élection à la présidence de la République Libanaise du chef milicien phalangiste Bachir Gemayel, en 1982, puis de son frère Amine.

    Pour aller plus loin sur ce sujet, cf ce lien : https://www.renenaba.com/les-thuriferaires-libanais-de-la-dictature-ben-ali-sur-le-grill-tunisien

    Et pour le recyclage des membres de l’« État Profond américain » dans les médias américains, sur ce lien : https://www.mondialisation.ca/des-anciens-de-letat-profond-sont-embauches-par-les-medias-grand-public/5623065

    Walid Pharès a vécu 33 ans au Liban de 1957 à 1990. Mais ses nuisances continuent à se faire encore sentir de nos jours contre sa patrie d’origine. Son retour au pays natal, il l’a accompli muni d’un passeport diplomatique américain. Doté d’une immunité et d’une impunité pour revisiter ses méfaits, comme étranger à ses forfaits comme étranger au pays qu’il a tant contribué à sinistrer.

    Le tropisme pro israélien des dirigeants maronites libanais, auquel il a grandement contribué, a conduit le président phalangiste Amine Gémayel à conclure un Traité de Paix entre le Liban et Israël, en 1983, mais la mise en œuvre de ce document a été entravée par un soulèvement de la population de Beyrouth, cas unique dans les annales diplomatiques internationales d’un traité mort-né, abrogé par la volonté populaire.

    Parfait exemple d’un dévoiement par sectarisme, Walid Pharès appartient à la cohorte des soldats perdus d’une cause perdue, sécrétée par la guerre interfactionnelle libanaise ; À l’exemple du commandant Saad Haddad, l’officier félon libanais, garde frontière d’Israël au sein de l’Armée du Sud Liban (ASL), de son successeur, le général Antoine Lahad, dont la famille a eu l’outrecuidance de vouloir enterrer au Liban mais que la vox populi l’en dissuada ; Tous vivant sans le savoir une pathologie passée dans l’histoire comme étant « le complexe des exilés de Coblence », du nom de ses exilés monarchistes français qui ont rallié les ennemis de la France pour abattre la révolution.

    Autant de manifestations des pulsions mortifères de l’irredentisme maronite qui débouchèrent sur la relégation politique du leadership maronite, désormais réduit à un rôle d’appoint ou de nuisance, non à un rôle constructif de proposition, mais à un rôle destructeur d’obstruction, au terme de quinze ans de bruits et de fureurs, de dérives et de délires.

    EPILOGUE : LE SYNDROME MARONITE
    Cadeau empoisonné de la France, le confessionnalisme constitue une négation de la démocratie en ce que la citoyenneté libanaise est conditionnée et handicapée par la naissance.

    Mur de verre invisible et infranchissable, il contribue à ce titre à la nécrose de la vie poilitique libanaise. Sur un point nommé, dans des domaines précis, la naissance confère un primat à une communauté au détriment des autres communautés par le Fait du Prince, l’arbitraire du pouvoir colonial.

    Elle prédétermine les membres d’une communauté à des fonctions indépendamment de leur compétence. Elle conforte une communauté dans un sentiment de supériorité ou de frustration.

    Les exemples sont nombreux des dérives du confessionnalisme. Le leadership maronite a ainsi assumé, par une sorte de Hold up, la direction des combats du camp chrétien lors de la guerre civile libanaise (1975-1990), à l’exclusion des autres composantes de la chrétienté libanaise, quand bien même elles en subissaient les conséquences.

    Le primat conféré par la France à la communauté maronite dans l’exercice des responsabilités suprêmes au Liban aurait dû se vivre comme une délégation de pouvoir au bénéfice de l’ensemble des communautés chrétiennes du Monde arabe et non comme la marque d’une supériorité immanente d’une communauté spécifique au détriment des autres, en ce que les Maronites constituaient la plus importante minorité des minorités chrétiennes du Liban et non la communauté chrétienne majoritaire d’un Monde arabe, majoritairement musulman.

    Pour n’avoir pas observé cette règle non écrite de la prudence politique, elle en paiera le prix par le déclassement de ses prérogatives constitutionnelles, entraînant dans sa relégation les autres composantes chrétiennes innocentes de cet emballement.
    Victimes innocentes souvent, bourreaux parfois plus que de besoin, les camps palestiniens de la quarantaine (est de Beyrouth), en 1976, et de Sabra Chatila (sud de Beyrouth), en 1982, passeront dans l’histoire comme de sanglantes illustrations pathologiques de la déraison humaine, au passif du leadership maronite, particulièrement les milices chrétiennes des Forces Libanaises.

    Par une sorte d’abus de position dominante conféré par la France en sa qualité de puissance mandataire sur le Liban et la Syrie, les Maronites ont procédé à une sorte de captation d’héritage se présentant comme les dépositaires des intérêts supérieurs de la chrétienté d’Orient, réduisant la chrétienté aux seuls intérêts de l’Eglise maronite, confondant en somme maronitisme et chrétienté, se vivant en maître incontesté du Liban.

    L’extravagante position de Camille Chamoun, président du Liban (1952-1958), se refusant seul contre l’ensemble arabe, à rompre ses relations diplomatiques avec la France, dans la foulée de l’expédition de Suez, alors que l’Egypte faisait l’objet d’une agression concertée entre la France, Israël et la Grande Bretagne (1956) et que l’Algérie ployait sous le joug des ratonnades coloniales, constituait déjà un indice prémonitoire de la psychorigidité maronite, de la cécité politique de ses dirigeants et de la serviabilité extrême dont témoignent des membres de cette communauté à l’égard des puissances occidentales particulièrement de la France et des États-Unis, se plaçant paradoxalement en situation de « dhimitude » par rapport à leurs protecteurs occidentaux, une servitude qu’il dénonçait du temps de l’époque ottomane. Le discours souverainiste des Libanais masque mal une logique de vassalité à l’ordre atlantiste.

    L’inculpation en juillet 2010 de plusieurs officiers supérieurs chrétiens de même que des cadres supérieurs exerçant des responsabilités sensibles à un poste stratégique de leur entreprise de communications pour « intelligence avec l’ennemi », au même titre que la formation d’une armée de supplétif sous commandement chrétien au service des israéliens durant la guerre civile libanaise (1975-1990), ont alimenté la suspicion sur la loyauté des chrétiens arabes à leur environnement avec ses conséquences corrosives sur le sort des chrétiens dans le monde arabe.

    L’alliance du leadership maronite avec Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe, constituera l’un des points noirs de l’histoire de la chrétienté arabe, et les chefs de cette équipée suicidaire, Bachir Gemayel, président éphémère du Liban, et ses successeurs, Elie Hobeika et Samir Geagea, comme les plus sinistres personnages de l’histoire du Liban en termes de bilan pour la chrétienté, en ce qu’ils ont substitué la lutte pour la réalisation des droits nationaux des Palestiniens, par la recherche de l’éradication d’un peuple déjà spolié de sa patrie, les Palestiniens, en compensation des turpitudes occidentales à l’égard des Juifs européens.

    Les miliciens chrétiens ont intériorisé, ce faisant, la perversité de la logique occidentale dans un tragique dévoiement de la pensée, ne s’imaginant pas un seul instant que « le peuple de trop au Moyen orient », selon l’expression du chef phalangiste Bachir Gémayel, pourrait être un jour « le peuple chrétien arabe ».

    Pour aller plus loin sur les Maronites, ce lien :

    www.renenaba.com/france-liban-a-propos-des-maronites/

    ILLUSTRATION
    Walid Phares lecturing in front of a Lebanese Forces banner in 1986Photo courtesy of An-Nahar                                                                                                                                                           By René Naba , in Actualités Liban Moyen-Orient Portrait on 6 novembre 2018 .


  • Le Conseil central de l’OLP soutient la suspension de la reconnaissance de l’Etat d’Israël
    AFP - 29 oct 2018 - Mise à jour 30.10.2018 à 00:00
    https://information.tv5monde.com/info/le-conseil-central-de-l-olp-soutient-la-suspension-de-la-recon

    Les membres du Conseil central palestinien, un organe clé de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), se sont prononcés lundi en faveur de la suspension de la reconnaissance de l’Etat d’Israël et de l’arrêt de la coopération sécuritaire en Cisjordanie avec l’Etat hébreu.

    Les membres du Conseil central ont émis le souhait que cette suspension se prolonge jusqu’à la reconnaissance de l’Etat palestinien par Israël, à l’issue de deux jours de réunion à Ramallah en Cisjordanie occupée.

    Le Conseil central palestinien autorise l’OLP, l’entité reconnue internationalement comme représentant les Palestiniens des Territoires et de la diaspora, et l’Autorité Palestinienne à « mettre fin à leurs obligations (...) concernant les accords avec les autorités d’occupation », selon un communiqué.

    Il s’agit de suspendre l’historique reconnaissance d’Israël remontant à 1988, jusqu’à ce que l’Etat hébreu reconnaisse l’Etat palestinien, avec Jérusalem comme capitale, ainsi que de cesser toute coopération dans le domaine sécuritaire.

    • Territoires palestiniens : l’OLP menace de ne plus reconnaître Israël
      Par RFI Publié le 30-10-2018 - Avec notre correspondant à Jérusalem,Guilhem Delteil
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181030-territoires-palestiniens-olp-menace-israel-plus-reconnaitre

      C’est un organe clé de la vie politique palestinienne qui s’est réuni dimanche 28 et lundi 29 octobre à Ramallah. Le conseil central de l’Organisation de libération de la Palestine devait définir une nouvelle stratégie, alors qu’elle se trouve dans une situation délicate. La réconciliation avec le Hamas qui contrôle la bande de Gaza n’avance pas et les Etats-Unis ont cessé l’essentiel de leur aide aux Palestiniens. Dans ce contexte, le conseil central recommande une mesure assez radicale : le retrait de la reconnaissance par l’OLP de l’Etat d’Israël.

      Son communiqué final marque l’agacement croissant de l’Organisation de libération de la Palestine. Depuis la signature des accords d’Oslo il y a 25 ans, elle attend la création d’un Etat palestinien. Et le texte publié ce lundi soir dénonce les « atteintes continues aux accords signés de la part d’Israël ».

      Vers un arrêt de la coopération sécuritaire ?

      Face à l’absence d’avancées et aux pressions exercées par l’administration Trump, le conseil central de l’OLP recommande donc de retirer la reconnaissance d’Israël jusqu’à ce que le pays reconnaisse à son tour la Palestine comme un Etat, dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.

      Cette reconnaissance d’Israël date de 1988 et avait été un prélude aux accords d’Oslo. Son retrait, accompagné de l’arrêt de la coopération sécuritaire, pourrait marquer la fin de ce processus engagé au début des années 90.

      Mais cette menace palestinienne n’est pas récente. Elle avait déjà été formulée en janvier dernier ainsi qu’en 2015. Pour l’instant, elle n’a jamais été mise en oeuvre par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Mais cette fois-ci, un comité a été créé pour étudier les moyens d’appliquer cette recommandation. Et le ministre israélien de l’Economie accuse l’OLP de « torpiller le processus de paix ».


  • Territoires palestiniens – Suspension de la démolition du village palestinien de Khan al-Ahmar - France-Diplomatie - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
    22octobre 2018
    https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/article/territoires-palestiniens-suspension-de-la-demolition-du-village-pale

    La France prend note de la décision du Premier ministre israélien de surseoir à la démolition du village palestinien de Khan al-Ahmar (Cisjordanie).

    La France, en lien avec ses partenaires européens, a appelé à plusieurs reprises les autorités israéliennes à ne pas procéder à la destruction de Khan al-Ahmar et à l’évacuation forcée de ses habitants.

    Nous demandons aux autorités israéliennes de renoncer définitivement au projet de démolition de Khan al-Ahmar et de lever l’incertitude qui pèse sur le sort de ce village, situé dans une zone essentielle à la continuité d’un futur Etat palestinien et donc à la viabilité de la solution des deux États.

    #Khan_al-Ahmar

    • France urges Israel to permanently cancel Khan al-Ahmar demolition
      Oct. 23, 2018 4:14 P.M. (Updated: Oct. 23, 2018 5:18 P.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=781570

      BETHLEHEM (Ma’an) — The French Foreign Ministry welcomed, on Tuesday, the Israeli Security Cabinet’s decision regarding the postponement of the evacuation of the Bedouin village of Khan al-Ahmar, east of Jerusalem, yet urged Israeli authorities to “permananetly abandon their plans to demolish the village.” (...)


  • Israël repousse mais maintient son projet d’évacuation de Khan al Ahmar
    Reuters•21/10/2018
    https://www.boursorama.com/bourse/actualites/israel-repousse-mais-maintient-son-projet-d-evacuation-de-khan-al-ahmar-

    JERUSALEM, 21 octobre (Reuters) - Israël a repoussé l’évacuation du village bédouin de Khan al Ahmar, en Cisjordanie occupée, mais l’opération finira par avoir lieu, a prévenu dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Cette localité abrite 180 habitants dans des cabanes de tôle et de planches sur une colline aride près d’une route israélienne reliant Jérusalem à la mer Morte. Israël prévoit de démolir Khan al Ahmar et de reloger ses habitants 12 km plus loin, près du village palestinien d’Abou Dis et à côté d’une décharge d’ordures. Ce projet a provoqué un tollé chez les Palestiniens et les critiques de pays européens. Un responsable du gouvernement israélien a déclaré samedi sous condition d’anonymat que l’évacuation avait été repoussée et qu’un plan alternatif de relocalisation était examiné conjointement avec l’Autorité palestinienne. Devant les journalistes dimanche, Benjamin Netanyahu a toutefois averti qu’il n’avait « pas l’intention de reporter (l’opération) indéfiniment, contrairement à ce qui peut être dit, mais pour une courte période ». (...)

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    A Khan Al-Ahmar, la guerre d’usure d’Israël contre un village bédouin
    17 octobre 2018 Par René Backmann
    https://www.mediapart.fr/journal/international/171018/khan-al-ahmar-la-guerre-d-usure-d-israel-contre-un-village-bedouin

    Les bédouins de Khan Al-Ahmar vivent entre deux colonies israéliennes décidées à réunir leurs terres pour parachever le Grand Jérusalem cher à Netanyahou. Ils espéraient que la Cour suprême d’Israël empêcherait leur expulsion, qui viole le droit international. Erreur : les magistrats ont donné leur feu vert à la destruction du village et à leur transfert forcé, le troisième en soixante-dix ans.

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    Khan al-Ahmar : « S’ils détruisent, nous reconstruirons »
    Cécile Galluccio - 19 septembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/khan-al-ahmar-s-ils-d-truisent-nous-reconstruirons-1657679551

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    Khan al-Ahmar
    Haaretz.com | Mise en ligne le 5 sept. 2018
    #Khan_Al-Ahmar
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=19&v=5pOuGesuUkg


    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israel-to-put-off-evacuation-of-contested-west-bank-village-khan-a


  • L’armée dissuade les Palestiniens d’aider le tueur de Barkan à fuir
    Par Times of Israel Staff 18 octobre 2018, 17:39
    https://fr.timesofisrael.com/larmee-dissuade-les-palestiniens-daider-le-tueur-de-barkan-a-fuir

    Les soldats ont placardé des affiches en Cisjordanie listant les risques qu’encourent ceux qui aideront Ahsraf Na’alowa, qui a tué deux Israéliens, à se cacher

    L’armée israélienne a averti les résidents de la ville palestinienne de Tulkarem de ne pas aider l’auteur présumé de la fusillade terroriste de Barkan qui a fait deux morts israéliens.

    La chasse à l’homme à la recherche d’Ashraf Na’alowa, 23 ans, originaire de Shuweika, en est à son onzième jour.

    Les soldats israéliens en patrouille dans la région de Tulkarem jeudi matin ont accroché des posters dans le nord de la Cisjordanie, qui mettent en garde les résidents et les avertissent de ne pas aider le fugitif.

    L’armée a déclaré que les affiches indiquent que quiconque aidera Na’alowa « s’expose à des poursuites, notamment la détention, la démolition de sa maison, la révocation des permis de travail de l’ensemble de la famille. Nous n’hésiterons pas à sanctionner quiconque aide le suspect ».

    L’armée a aussi lancé des messages via haut-parleur qui appellent Na’alowa à se rendre.

    Lundi, les responsables ont remis aux parents de Naalowa un ordre de démolition de sa maison, a fait savoir l’armée israélienne.

    Na’alowa est en fuite depuis qu’il a tué Kim Lengrond Yehezkel et Ziv Hajbi le 7 octobre au sein du parc industriel de Barkan, où il travaillait. Une troisième victime israélienne, Sara Vaturi, a été blessée.

    #Barkan
    https://seenthis.net/messages/727342


  • Chantons pour eux, pas contre eux
    Dominique Grange (chanteuse engagée à perpétuité), Fête de l’Huma, le 15 septembre 2018
    https://www.bdsfrance.org/temoignage-chantons-pour-eux-pas-contre-eux-dominique-grange

    Un grand merci, tout d’abord, aux camarades de BDS qui m’ont invitée. Je suis touchée et fière d’avoir ici, aujourd’hui, l’opportunité de pouvoir publiquement réaffirmer mon soutien au peuple palestinien et mon adhésion profonde et entière à toute forme de Boycott impulsé par la Campagne BDS, notamment ce boycott culturel qu’exercent de nombreux artistes dans de nombreux pays, à l’égard d’un régime qui bafoue quotidiennement les principes fondamentaux du Droit International et de la Justice, violant les droits humains d’un peuple qu’il a spolié de ses biens et de ses terres et pratiquant le terrorisme d’État contre qui ose lui résister.

    Pour moi, cette prise de conscience a pris racine il y a déjà longtemps. Je sais où et comment ça a commencé : je suis de cette génération née pendant, ou juste après la seconde guerre mondiale, une génération dont les familles ont vécu l’occupation de la France par l’Allemagne nazie, ou en ont été chassées pour être expédiées vers les camps de la mort. Et en grandissant, j’ai entendu, puis lu les témoignages de ce qu’elles ont subi tout au long de ces cinq années sous la botte ennemie, quand seuls régnaient, l’arbitraire et la terreur -avec le soutien d’un gouvernement collaborationniste- et que la résistance populaire, à mesure qu’elle s’organisait, était l’objet de représailles sanglantes. Notre génération a grandi avec cette menace et la hantise que tout cela puisse recommencer…

    D’autres guerres ont ensuite éclaté, mais elles étaient différentes : des guerres de Libération nationale, cette fois. J’étais encore petite au moment de la guerre d’Indochine, puis adolescente pendant la guerre d’Algérie, que le gouvernement français nomma tout d’abord « les évènements » d’Algérie ! Peu à peu, des mots nouveaux sont entrés dans ma tête via les nouvelles qui nous parvenaient sur l’unique chaîne d’une petite télé en noir et blanc que mon père avait achetée pour suivre les « Actualités » : impérialisme, colonisation, pacification, nettoyage, racisme, torture…mais aussi Front de Libération Nationale, Lutte armée, Guerre populaire, Résistance à l’occupant, Moudjahids… Alors, à partir de la Guerre d’Algérie, bien qu’encore très jeune, j’ai choisi mon camp.

    En mai 68, le rejet de l’oppression et de toute forme d’autoritarisme a trouvé un terreau idéal au sein de notre génération dont les vingt ou trente premières années de vie venaient d’être si profondément marquées par les guerres. Nous étions prêts car notre conscience révolutionnaire s’était forgée dans les échos de luttes dans lesquelles nous nous reconnaissions : luttes anticolonialistes et anti-impérialistes, pour l’émancipation et l’autonomie des peuples.

    En février 1969, sont nés les premiers Comités Palestine, à l’initiative de la Gauche prolétarienne et d’ouvriers maghrébins proches, pour « soutenir la lutte révolutionnaire du peuple palestinien contre le sionisme et contre l’impérialisme -avec à sa tête l’impérialisme américain-, et appuyer activement le mouvement de Libération Nationale de la Palestine ». La cause du peuple palestinien est alors devenue celle de nombreux jeunes comme moi, que le mouvement révolutionnaire de mai 68 avait mis en mouvement et qui ne s’avouaient pas vaincus par l’apparent « retour à la normale », ni par la répression policière dont ils avaient parfois été l’objet, pour la première fois de leur vie. Le massacre dit « de Septembre noir » (en 1970) par l’armée du roi Hussein de Jordanie dans les camps de réfugiés palestiniens fit près de 3.500 victimes et environ 11.000 blessés. Ce crime de masse contre le peuple palestinien a mobilisé très largement les travailleurs arabes en France et également toute une partie de la jeunesse, lycéens, étudiants, intellectuels, artistes, y compris dans des actions de rue violemment réprimées, au quartier latin, à l’Ambassade de Jordanie… Depuis lors, beaucoup d’entre nous avons soutenu sans réserve la résistance du peuple palestinien. Aussi, au jour d’aujourd’hui, cinquante après, le boycott culturel d’Israël est pour moi non seulement une évidence mais un devoir. Les artistes portent une responsabilité énorme lorsqu’ils acceptent d’aller pratiquer leur art en public, à l’invitation de ce gouvernement israélien scélérat et de son armée terroriste qui, depuis 70 ans, inflige à tout un peuple, dans la plus totale impunité et le silence des nations, humiliations, spoliations, violences, actes de torture, incarcérations et détentions administratives sans fin (comme pour Salah Hamouri), punitions collectives, expulsions, destructions de maisons, violations des libertés les plus essentielles, assassinats… !

    La saison croisée France-Israël ne peut pas nous laisser sans réaction face à une aussi grossière entreprise de blanchiment de crimes. Que les Francofollies, entre autre, – le Festival fondé par Jean-Louis Foulquier en 1985 pour donner une nouvelle tribune à la jeune et bonne chanson française engagée – puissent être ainsi « exportées » vers Israël sans la moindre protestation de ceux qui ont contribué à lui donner son essor – Renaud, Lavilliers… entre autres ! –, est parfaitement insupportable. Nombre d’artistes revendiquent un certain apolitisme, une neutralité de bon ton qui leur évite de s’interroger sur le contexte dans lequel ils vont exercer leur art et de comprendre qui ils servent en acceptant de le faire dans un Etat ultras-sécuritaire où, contrairement à ce qu’on leur fait miroiter, « il ne fait pas bon vivre » pour tout le monde ! Cette soi-disant « neutralité » ne peut que réjouir ceux qui oppriment les Palestiniens. Aussi, les artistes ont-ils un rôle essentiel à jouer : nous n’avons pas le droit de rester neutres ! Mais sans doute un grand nombre ne l’a-t-il pas encore compris … L’appel au boycott par des organisations de la société civile palestinienne est pourtant une forme de résistance simple qui nous est proposée pour en finir avec une « collaboration » culturelle qui ne peut trouver d’excuses tant que le gouvernement israélien poursuivra impunément sa politique de colonisation et d’apartheid.

    En 2010, je suis allée chanter à Ramallah, en Cisjordanie occupée et par la suite, j’ai écrit une chanson, « Détruisons le Mur ! », pour témoigner de la douleur, de l’enfermement, de l’interdiction du droit au retour pour les exilés, et de toutes les injustices que subissent chaque jour les Palestiniens soumis à l’apartheid israélien. Parce qu’elle témoigne de la réalité, cette chanson est mon boycott à moi pour contribuer à désamorcer toute tentative de blanchiment de crimes de la part d’Israël…Je regrette seulement que le silence de nombre de mes « collègues » chanteur(se)s concernant l’occupation israélienne reste assourdissant. Pourquoi ne se sont-ils/elles pas élevé(e)s massivement contre les bombardements qui ont dévasté Gaza en 2008, puis en 2014 ? Pourquoi ne les entend-on pas aujourd’hui, protester contre les tireurs d’élite israéliens qui, chaque vendredi depuis le 30 mars 2018, lors de la Grande Marche du Retour, assassinent des enfants palestiniens, des membres des équipes de secours, des journalistes, des photographes, en blessant et en mutilant des milliers d’autres ? Je le répète, nous les chanteur(se)s, avons une responsabilité particulière parce que nous sommes « visibles » et « audibles » ! Nous paraissons en public, nous avons des micros pour porter la voix des plus faibles, de ceux qui n’ont pas la parole et résistent jour après jour, souvent au prix de leur liberté, voire de leurs vies. Aussi, j’espère que cet appel à la solidarité sera entendu et que nous serons nombreux à poursuivre le boycott de la Saison croisée France-Israël, les Francofollies, l’Eurovision, et toute manifestation culturelle organisée par Israël dans le but de masquer sa politique criminelle, raciste et génocidaire à l’égard du Peuple palestinien.

    Et puisque nous, chanteurs/chanteuses, avons le pouvoir de briser le silence, refusons de nous rendre complices de ces crimes et soutenons la résistance héroïque des Palestiniens contre la colonisation et l’occupation militaire :

    CHANTONS POUR EUX, PAS CONTRE EUX !

    Rappel, sa vidéo de 2015 : Détruisons le mur !
    https://www.youtube.com/watch?v=wRDdqDluwNg

    #Palestine #France #solidarité #Dominique_Grange #Musique #Chanson #BDS #Boycott_culturel #histoire


  • Déclaration du Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, concernant la situation en Palestine
    Déclaration : 17 October 2018
    https://www.icc-cpi.int/Pages/item.aspx?name=181017-otp-stat-palestine&ln=fr

    Je suis de près, non sans préoccupation, l’expulsion programmée de la communauté bédouine de Khan al-Ahmar, en Cisjordanie. Une évacuation par la force semble désormais imminente, ce qui génère des risques d’aggravation de la situation et de violence.

    Il convient de rappeler, de manière générale, que la destruction massive de biens injustifiée sur le plan militaire et les transferts de population dans un territoire occupé sont constitutifs de crimes de guerre visés au Statut de Rome.

    #Khan_al-Ahmar


  • Attaque armée en Cisjordanie : deux des Israéliens blessés sont décédés
    07 octobre 2018 10h50
    https://www.romandie.com/news/959991.rom

    Deux des trois Israéliens blessés lors d’une attaque armée perpétrée dimanche près d’une zone industrielle adjacente à une colonie de Cisjordanie occupée sont décédés, a indiqué l’armée israélienne.

    Selon Jonathan Conricus, un porte-parole de l’armée, l’assaillant, toujours en fuite, est un Palestinien de 23 ans qui travaillait dans la même entreprise que les victimes, dans la zone industrielle de Barkan.

    L’armée israélienne a qualifié l’attaque de « terroriste », ajoutant que d’autres facteurs étaient également entrés en jeu, sans plus de détails. « C’était ce qu’on appelle une attaque perpétrée par un loup solitaire », a précisé M. Conricus.

    La zone industrielle se trouve à côté des colonies de Barkan et d’Ariel, dans le nord de la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans.

    Palestiniens et Israéliens travaillent côte à côte dans cette zone industrielle.

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    Shooting attack near illegal settlement leaves 2 Israelis dead
    Oct. 7, 2018 10:32 A.M. (Updated : Oct. 7, 2018 1:55 P.M.)
    https://www.maannews.com/Content.aspx?id=781363

    BETHLEHEM (Ma’an) — Two Israeli settlers were killed, while the third Israeli settler suffered severe injuries, on Sunday, after a Palestinian allegedly carried out a shooting attack in the Barkan industrial area, near the illegal Israeli settlement of Ariel near Salfit City, in the northern occupied West Bank.

    According to Hebrew-language news outlets, that 23-year-old Ashraf Naalwa, resident from the northern West Bank, used a Carl Gustaf rifle to carry out the shooting attack.

    The Palestinian entered one of the offices in Barkan, which is part of the illegal Israeli settlement of Ariel, one of the largest settlements in the occupied Palestinian territory, and shot at three Israeli settlers from a very short distance.


  • Israël : le Franco-Palestinien Salah Hamouri libéré
    RFI - Publié le 30-09-2018
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180930-israel-le-franco-palestinien-salah-hamouri-libere-apres-plus-an-detenti

    L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, 33 ans, a été libéré de prison dimanche après plus d’un an de détention administrative en Israël. Il lui est interdit de célébrer sa libération et de participer à des activités militantes pendant 30 jours. Il a rejoint le domicile familial à Jérusalem-Est.

    Dans leur maison située dans un faubourg de Jérusalem-Est, les parents de Salah Hamouri, ont mis de la musique en fond sonore, même si l’avocat franco-palestinien a interdiction de fêter sa libération. Après 13 mois de prison, il fait son retour sous des cris de surprise, rapporte notre correspondante à Jérusalem, Marine Vlahovic.

    Soupçonné de conduire des « activités illégales » en Cisjordanie et à Jérusalem et placé en détention administrative, c’est à dire sans inculpation, ni vrai procès, le trentenaire dénonce une arrestation arbitraire.

    « Il n’y a rien qui explique pourquoi ils sont venus. Ils n’y a aucune charge. Rien. »

    Désormais libre, Salah Hamouri a un objectif : retrouver sa femme française et son fils, qui sont interdits de territoire par Israël depuis bientôt deux ans.

    « Le retour de ma femme et de mon enfant, c’est un deuxième combat pour moi, parce que je sais bien que le seul but pour les Israéliens c’est de se débarrasser de moi. Ils veulent m’obliger à sortir du pays. Ça je ne veux pas, c’est une décision définitive pour moi. Moi je reste là. Ils me manquent beaucoup, mais malgré cela, le moral ça va. Et j’espère que pour le reste des prisonniers, ils vont sortir au plus vite. »

    Selon des organisations de défense des droits des prisonniers, 450 palestiniens sont incarcérés en Israël sous le régime de la détention administrative.

    #Salah_Hamouri

    • Israël libère l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, après plus d’un an de prison
      LE MONDE | 30.09.2018 à 16h59 • Mis à jour le 01.10.2018 à 09h37 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/09/30/apres-plus-d-un-an-de-detention-israel-libere-l-avocat-franco-palestinien-sa

      L’homme de 33 ans avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles, comme c’est souvent le cas pour les détentions administratives.
      (...)
      Il a été libéré sous certaines conditions, notamment celle de limiter ses activités militantes pour la cause palestinienne. Celui qui a passé l’essentiel de sa détention administrative dans la prison de Ketziot dans le désert du Néguev raconte volontiers le quotidien de son expérience derrière les barreaux. Dans la section III, six tentes de vingt détenus, lits superposés. Chaque jour, réveil à 6 h 30, inspection. Puis on s’occupe comme on peut :

      « Avec mon expérience de la prison, je savais qu’il fallait rendre chaque journée utile, et ne pas fixer les murs ou compter les étoiles. On essayait d’améliorer notre niveau culturel, de courir un peu, de faire des pompes. J’ai donné des cours d’histoire de la Palestine, de français aussi. »

      Son surnom : « le Français ». « C’est mieux que son dernier passage en prison, où on l’appelait Sarkozy ! », rit sa mère, qui est française. Emprisonné pour la première fois en 2005, Salah Hamouri est une figure emblématique en France des réseaux propalestiniens. Il estime que Paris n’a pas tout fait pour accélérer sa libération, malgré la visite consulaire mensuelle. « Je sais que mon dossier était dérangeant et que les relations avec Israël sont spéciales », affirme-t-il

    • France Diplomatie
      Israël - Libération de Salah Hamouri (30 septembre 2018)
      https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/relations-bilaterales/evenements/article/israel-liberation-de-salah-hamouri-30-09-18

      La France se réjouit de la libération hier de notre compatriote Salah Hamouri, en faveur duquel le Président de la République et le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sont intervenus à plusieurs reprises auprès du Premier ministre israélien.

      Au cours des treize mois de la détention administrative de notre compatriote, les autorités consulaires françaises lui ont rendu régulièrement visite.

      Nous souhaitons à présent que l’épouse et le fils de Salah Hamouri puissent obtenir le droit de se rendre à Jérusalem pour le retrouver.


  • Bantoustans en Palestine
    par Robert Fisk - 24 août 2018 – The Independent – Traduction : Chronique de Palestine – Dominique Muselet - 23 septembre 2018
    http://www.chroniquepalestine.com/bantoustans-en-palestine

    Montrez-moi quelque chose qui va me choquer, ai-je demandé à Amira Hass. La seule journaliste israélienne qui vit en Cisjordanie – ou en Palestine, si vous croyez encore en ce mot si peu orthodoxe – m’a donc emmené sur une route à l’extérieur de Ramallah qui dans mon souvenir était une autoroute qui menait à Jérusalem. Mais maintenant, sur la colline, elle se transforme en une route à l’abandon, à moitié goudronnée, bordée de magasins fermés par des volets rouillés et des ordures. La même odeur putride d’égouts à l’air libre plane sur la route. L’eau puante stagne, verte et flasque, en flaques au pied du mur.

    (...) C’est une Israélienne qui me parle, la fille solide et inébranlable d’une résistante bosniaque qui a dû se rendre à la Gestapo et d’un survivant juif roumain de l’Holocauste, une fille à qui le socialisme a donné, à mon avis, un courage marxiste inflexible.

    Elle ne serait peut-être pas d’accord, mais je la considère comme une enfant de la Seconde Guerre mondiale, même si elle est née 11 ans après la mort d’Hitler. Elle pense qu’il ne lui reste plus qu’entre 100 et 500 lecteurs israéliens ; Grâce à Dieu, pensent beaucoup d’entre nous, son journal, Haaretz, existe toujours.

    Lorsqu’on l’a emmenée de la gare à Bergen-Belsen en 1944, la mère d’Amira, a été frappée par les ménagères allemandes qui venaient voir la file de prisonniers terrorisés, toutes ces Allemandes qui les « regardaient de loin ». Je crois qu’Amira Hass ne regardera jamais de loin. Elle s’est habituée à être haïe et insultée par son propre peuple. Mais elle est réaliste.

    « Tu sais, on ne peut pas nier que, pendant un certain temps, [le Mur] a eu un impact sécuritaire, » dit-elle. C’est vrai. Il a stoppé la campagne palestinienne d’attentats-suicide. Mais le Mur a aussi un objectif expansionniste ; il a confisqué des terres arabes qui ne font pas plus partie de l’État d’Israël que les vastes colonies qui abritent aujourd’hui environ 400 000 Juifs à travers la Cisjordanie. Pas encore, en tout cas.

    Amira porte des lunettes rondes qui la font ressembler à un de ces dentistes un peu déprimés, qui inspectent avec tristesse et cynisme votre dentition en perdition. C’est comme ça qu’elle écrit. Elle vient de terminer un long article pour Haaretz qui sera publié deux jours plus tard ; c’est une dissection féroce de l’accord d’Oslo de 1993 qui n’est pas loin de prouver que les Israéliens n’ont jamais voulu que l’accord de « paix » permette aux Palestiniens d’avoir un État.

    « La réalité des bantoustans, réserves ou enclaves palestiniens, écrit-elle à l’occasion du sombre 25ième anniversaire des accords d’Oslo, se voit sur le terrain… il n’a été précisé nulle part que l’objectif était la création d’un État palestinien dans le territoire occupé en 1967, contrairement à ce que les Palestiniens et beaucoup de gens du camp israélien à l’époque et dans les pays européens avaient imaginé. » Amira me confie : » Le problème, c’est que les rédacteurs en chef d’Haaretz, – je les appelle les enfants – changent de couplet tous les deux ans et à chaque fois ils me demandent : » Comment sais-tu qu’Oslo n’avait pas la paix comme objectif ? Il y a 20 ans, ils pensaient que j’étais folle, maintenant ils sont fiers d’avoir eu quelqu’un au journal qui avait tout compris dès le début. » (...)


  • Le long périple des enfants palestiniens vers l’école — devant les colons avec leurs armes
    26 septembre | Amira Hass pour Haaretz |Traduction CG pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/le-long-periple-des-enfants.html

    Depuis 14 ans, une jeep de l’armée israélienne doit accompagner une dizaine d’enfants à leur école, et de retour, pour éviter qu’ils ne soient harcelés, attaqués, ou aient à faire un long détour.

    Un chemin de terre devenant une route asphaltée. Filles et garçons d’âge scolaire y marchent, avec une jeep militaire avançant lentement derrière eux
    Cette vision étrange est devenue une partie familière du paysage pour le village de Al-Tuwani au sud de Yatta, dans le sud de la Cisjordanie. Mais le matin du 9 septembre, quelque chose était différent. Au lieu de la jeep militaire, qui était en retard, il y avait un véhicule civil blanc. Son conducteur a essayé de bloquer les élèves et leurs deux accompagnateurs, des volontaires de l’organisation pacifiste italienne Opération Colombe.

    L’homme, qui portait une chemise grise et une kippa, avec un fusil pointant sous sa chemise, est sorti de la voiture et a crié en hébreu : « Vous n’avez pas le droit de traverser seuls ». Ensuite, il a dit en anglais : « Vous n’avez pas le droit de traverser avant que les soldats n’arrivent ». Une accompagnatrice italienne a répliqué : « Ce n’est pas vrai. Les soldats ont déjà une heure de retard ». L’Israélien a maintenu sa position et a dit en anglais : « Eux [les enfants] n’ont pas le droit, et vous, n’avez même pas le droit d’être ici ».

    Le groupe a continué à avancer. L’Israélien a dit à quelqu’un au téléphone : « Est-ce que vous venez ? Ils se baladent ici, les gauchistes et les Européens ». Apeurés, mais déterminés, les enfants ont continué de marcher parce qu’ils avaient déjà raté la première leçon et étaient sur le point d’être en retard pour la deuxième.

    « Vous êtes un touriste, et en tant que touriste vous n’avez pas le droit d’être ici », a dit l’homme. « Attendez les soldats », a-t-il ordonné à l’accompagnatrice italienne. Elle l’a photographié. Il l’a photographiée. « Est-ce que vous êtes fier d’effrayer les enfants ? », a-t-elle demandé. L’Opération Colombe est une organisation pacifiste catholique qui prône la non-violence et ses volontaires vivent et travaillent au sein de la population civile dans des zones de conflit.

    L’homme avec le fusil et la kippa a commencé à marcher rapidement, s’est rapproché des enfants d’un air menaçant et a continué ses avertissements au téléphone : « Des gauchistes et des Arabes marchent ici seuls ». Il a ensuite regagné en courant sa voiture blanche, où deux filles et un garçon d’âge scolaire étaient assis. Avec les enfants à l’intérieur, l’homme a avancé, a rattrapé les élèves et a essayé encore de les bloquer.


  • Le train rapide Jérusalem-Tel-Aviv entre en service Michael Smith - Agence France-Presse à Jérusalem - 26 septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/537648/le-train-rapide-jerusalem-tel-aviv-entre-en-service

    Ils étaient une dizaine, mardi à l’aube, à embarquer pour la première fois dans le train rapide reliant Jérusalem à Tel-Aviv. Après plus d’une décennie de retard, cette nouvelle ligne ferroviaire a été ouverte partiellement au public.

    Empruntant des escaliers mécaniques descendant 80 mètres sous terre, une partie des passagers de la nouvelle gare de Jérusalem étaient présents uniquement pour profiter de cette nouvelle expérience, effectuant l’aller-retour — 21 minutes par trajet — vers l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv.

    « On attend ce réseau depuis plus de dix ans », se réjouit Richard Elkaim, 71 ans, accompagné de sa femme et de trois de ses petits-enfants.

    La nouvelle ligne ferroviaire n’est pas encore opérationnelle dans sa totalité, mais, à terme, Jérusalem et Tel-Aviv devraient être à une demi-heure l’une de l’autre, avec des trains glissant à 160 km/h.


    Photo : Ahmad Gharabli Agence France-Presse

    Une aubaine pour les nombreux Israéliens qui parcourent régulièrement les 70 km séparant ces deux villes, où se concentre l’essentiel de l’activité économique et politique du pays.

    Jérusalem et Tel-Aviv n’étaient jusqu’alors desservies que par une ligne sinueuse qui suivait le tracé de l’ancienne ligne du mandat britannique et il fallait compter au moins une heure et demie pour faire le trajet par rail.

    La ligne devait initialement commencer à fonctionner en 2008. Mais le chantier sous maîtrise israélienne en partenariat avec des entreprises chinoise, italienne et russe, a accusé de nombreux retards.

    Les groupes Bombardier, du Canada, Semi, d’Espagne, et Alstom, de France, ont également pris part au projet.

    La nouvelle ligne, dont le chantier est chiffré à 6,5 milliards de shekels (2,3 milliards canadiens), est présentée par ses promoteurs comme une prouesse d’ingénierie.

    Coupant en plein dans le relief semi-montagneux qui entoure Jérusalem, elle comprendra à terme 40 kilomètres de tunnels et 8 ponts.

    Une partie de la ligne est exposée aux critiques politiques puisqu’elle passe par la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis plus de 50 ans.

    Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saeb Erakat, avait dénoncé ce train comme « une volonté israélienne de transformer l’occupation en annexion en utilisant de manière illégale les terres palestiniennes occupées ».

    #Alstom #Bombardier #Semi #Cisjordanie #Palestine #israel #jérusalem #tel-aviv #Transports


    • Le 1er mai, à Paris, c’est une mousse très spéciale qui a été utilisée. Le canon projetait ainsi « des protéines de viande macérées, mélange de sang séché et d’os broyés », à l’odeur pestilentielle. « Les manifestants ont été réellement surpris, commente un opérateur. Ils ne savaient pas de quoi il s’agissait. »

    • Ces types sont fous. Je sais que la population parisienne est habituée à inhaler pas mal de merdes, mais les risques sanitaires sont probablement assez importants, surtout pour les bébés. Déjà que la pollution de l’air fait environ 2500 morts par an à Paris, c’est peut-être pas la peine d’en rajouter…

      Par ailleurs ça rappelle la « fameuse » Purple Rain de la police du régime d’apartheid, le 2 septembre 1989, à Cape Town
      https://www.youtube.com/watch?v=fTtxPNX1dhs

    • @arno : oui, c’est le Skunk
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Skunk_(liquide)

      La skunk (de l’anglais « skunk », moufette, en référence à ses excrétions nauséabondes) est un liquide chimique nauséabond1 développé par une entreprise privée (Odortec LTD) et utilisé principalement par les forces de sécurité israéliennes depuis 2008 notamment dans les manifestations palestiniennes2. Il répond au besoin d’une alternative au gaz lacrymogène pour le contrôle des foules. Son emploi s’effectue de la même façon que les lances à eau dissuasives lors de rassemblements protestataires afin de disperser les manifestants, ou après les manifestations3.

      Il est également employé à des fins punitives, par l’armée israélienne. En février 2012, il est utilisé sur un cortège funéraire à Hébron (appelé localement Al-Khalil ou Hevron)4. En mars 2013 par exemple, à la suite d’une manifestation contre le Barrière de séparation israélienne clôturant la Cisjordanie, dans le village de Nabi Saleh, l’armée à aspergé les maisons du village5.

      Sa particularité principale demeure dans son odeur persistante (souvent deux ou trois jours, possiblement jusqu’à trois semaines6) sur les cibles aspergées (de tout type, personnes comme bâtiments ou objets).

      La composition de la skunk est gardée secrète mais selon David Ben Harosh, le directeur des développements technologiques de la police israélienne, elle ne contiendrait que des ingrédients naturels (eau, levures), et pourrait être ingérée sans risque7.

      La toxicité de la skunk sur le vivant serait avérée par l’apparition chez l’humain de rougeurs cutanées, ou des problèmes d’estomac dans le cas d’ingestion8.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Skunk_(weapon)

      The company sells a special soap, available to authorities but not the general public, that neutralises the smell of skunk water if officers are accidentally sprayed. It has been suggested that rubbing a surface contaminated with skunk with ketchup, and then washing it off, will diminish the smell.[12]

      foxnews.com/tech/2015/08/20/latest-in-non-lethals-stink-bomb-for-crowd-control.html

      Apparently, Skunk eclipses the stench of its namesake animal.

      Some journalists exposed to Skunk have described as a combination of rotting meat, very dirty unwashed socks and an open sewer.

      The stench is so powerful it drives people to run away and stay away. Reuters described the odor like a “chunk of rotting corpse from a stagnant sewer, placing it in a blender and spraying the filthy liquid in your face.”

    • Pour les odeurs fétides, il semblerait que la chose ait été lancée il y a 10 ans par les Israéliens (police des frontières puis armée). Cf. The Skunk dans
      Proven Effective : Crowd Control Weapons in the Occupied Palestinian Territories, Report by Who Profits Research Center, avril 2014
      https://whoprofits.org/sites/default/files/weapons_report-8.pdf
      3 case studies :
      • gaz lacrymogène
      • systèmes sonores (LRAD, pas encore expérimentés en Occident, en dehors de quelques cas isolés – G20 à Pittsburgh en 2009, p. ex.) https://en.wikipedia.org/wiki/Long_Range_Acoustic_Device
      • la «  moufette  » (skunk), surtout à base de levures, semble-t-il.

    • Ah, ça doublonne…
      Et je sélectionne, doublon aussi, ce passage :

      À terme devraient également être mis en œuvre des PMC, des produits de marquages codés, comme l’indique une touche spécifique dans le « cockpit » des engins. Inodores et invisibles, ils peuvent rester jusqu’à trois semaines sur la peau, beaucoup plus sur les vêtements, et ainsi matérialiser la présence d’un individu dans une manifestation. « Il suffit d’un éclairage ultraviolet pour les mettre en évidence, décrypte un spécialiste. C’est possible y compris depuis un hélicoptère. »

    • J’ajoute pour mémoire un peu de documentation sur le #Skunk

      skunk-skunk.com/121755/About-Us

      A “green” company, #Odortec ’s products are designed to be environmentally friendly, while meeting the highest safety and health standards. We only use ingredients that are proven to be 100% safe for people, animals and plants, as well as harmless to the natural environment.

      skunk-skunk.com/121755/The-Product

      In addition, the Skunk is the most cost-effective solution for law enforcement agencies concerned about keeping down budgetary expenses. Deployment of the Skunk is far less costly than any special riot control equipment or compliance weapon alternatives. With the Skunk, manpower expenses are lowered dramatically, as fewer police officers can quickly and effectively restore order in relatively large area.

      http://observers.france24.com/fr/20140731-eau-sale-putois-police-jerusalem-est-puanteur-massive

      Alors que la procédure d’utilisation de la police israélienne stipule que seuls les manifestants doivent être visés par les canons, l’ONG Association for Civil Rights in Israel (ACRI) et des journalistes sur place rapportent qu’elle n’hésite pas à asperger aussi les murs et les passants.

      (...) Ma sœur vit dans cette rue. Sa cage d’escaliers, qui avait été aspergée, sentait également toujours très fort. Elle m’a dit qu’elle avait essayé tous les produits de nettoyage possibles, du savon, du produit vaisselle, de l’eau chlorée notamment, et que rien n’y faisait. Elle a honte de recevoir des amis avec cette odeur, alors qu’elle n’y peut rien.

      (...) Le fait d’asperger toute la rue, les murs, les portes, les enseignes de magasins, c’est une punition collective : la police n’arrive pas à attraper ceux qui lui jettent des pierres, alors elle sanctionne toutes les personnes autour.

      (Incidemment, @simplicissimus, le LRAD est devenu d’usage plus courant aux États-Unis ou au Canada, et il a été exporté en dehors des pays occidentaux, par exemple en Géorgie ou en Thaïlande. Les Chinois en ont fait une copie et les Israëliens, quant à eux, ont le Shophar, aux effets comparables.)


  • Yuval Noah Harari : « On pourra bientôt pirater les êtres humains »

    https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/09/19/yuval-noah-harari-on-dispose-des-technologies-pour-pirater-les-etres-humains

    Il existe un paradoxe israélien. Le pays est au sommet de l’innovation mais, en même temps, il semble s’avancer vers un tribalisme sans précédent. Pourquoi ?

    Ce n’est pas un paradoxe. On sait, grâce à l’histoire, que le fanatisme religieux, le nationalisme et le tribalisme peuvent coexister avec les innovations technologiques. Il est courant de mettre les technologies les plus avancées au service d’idées mythologiques et de passions tribales. Ce qui rend en partie Israël si innovant est son sentiment de crise existentielle permanente – cette idée que, si on n’innove plus, on sera détruit. Ce processus renforce aussi les sentiments tribaux.

    Prenons l’intelligence artificielle. L’un des laboratoires les plus importants, dans le domaine de la formation d’une dictature numérique, se trouve en Cisjordanie occupée. Là, se rencontrent les pires aspects du tribalisme israélien et juif – le fanatisme religieux – et les technologies les plus avancées. Comment contrôler de façon efficace, une population de 2,5 millions de personnes en utilisant l’intelligence artificielle, le big data, les drones et les caméras ? Israël est leader en matière de surveillance : le pays fait des expériences puis les exporte dans le monde entier.

    Ce que vivent les Palestiniens en Cisjordanie est peut-être le préambule de ce que vivront des milliards de personnes dans le monde : on sera constamment sous l’œil d’un régime de surveillance extrême. En Cisjordanie, on peut déjà difficilement passer un coup de fil, se retrouver entre amis, aller d’Hébron à Ramallah, sans être filmé et repéré. Toutes ces données sont intégrées dans des flux, des algorithmes, des ordinateurs dits intelligents qui possèdent d’innombrables informations sur vous et déterminent des modèles. On apprend à reconnaître des schémas types de comportement humain. Pas besoin d’attendre que quelqu’un écrive sur Facebook : « Je veux tuer un Israélien. »

    C’est l’une des raisons pour lesquelles l’occupation israélienne est si sophistiquée et efficace. On a besoin de beaucoup moins de soldats sur le terrain. Il y a un aspect positif : on peut lutter plus facilement contre le terrorisme et éviter la brutalité extrême que représente un flot de soldats déployés sur le territoire. Mais il y a aussi un aspect négatif : les Israéliens développent des méthodes de plus en plus complexes pour contrôler des millions de personnes, puis les exportent dans le monde entier. Toutes sortes de régimes savent qu’Israël est en pointe dans ce domaine.