provinceorstate:idaho

  • #Rachel_Dolezal, au centre d’une tempête, lance un défi : « Je m’identifie comme noire. » [traduction d’articles du New York Times]
    https://tradfem.wordpress.com/2018/09/30/a-propos-du-transracialisme

    Quand elle est venue vivre au sous-sol chez son oncle à Cœur d’Alene, dans l’Idaho, une ville à la population en grande partie blanche, en 2004, Rachel.A.Dolezal était encore blonde et pâle de teint ; elle s’identifiait en tant que femme blanche ayant quitté un mari noir et ayant un enfant métis.

    Mais après quelques années, son engagement déjà bien ancré pour les causes et les cultures noires s’intensifia. Ses collègues de travail comme sa famille commencèrent à entendre dire, par elle et par d’autres, que ses origines étaient un mélange de races – et même qu’elle s’était dite noire.

    Beaucoup mirent en question la manière dont elle se décrivait, tandis que d’autres l’acceptèrent au pied de la lettre. Personne ne sembla en faire un problème, mais beaucoup virent en elle une force de caractère qui faisait d’elle une avocate puissante et passionnée au Human Rights Education Institute à Coeur D’Alene où elle commença bientôt à travailler.

    « C’est vraiment impressionnant, ce qu’elle a accompli ; elle a apporté beaucoup d’énergie en ces lieux », s’est rappellé son oncle Daniel A.Dolezal dans une interview téléphonique mardi dernier, en parlant du groupe des Human Rights, ainsi que de la section du N.A.A.C.P. de Spokane, qu’elle a fini par diriger plus tard. Il a rappellé son parcours depuis l’époque où elle était une mère célibataire malchanceuse, qui donnait des cours à temps partiel, qui essayait de vendre ses œuvres d’art, et travaillait dans son magasin de photographie à Coeur d’Alene, dans cette partie de la bande côtière de l’Idaho qui avait été autrefois le quartier général de la Aryan Nations, un groupe suprémaciste blanc.

    Alors quand Mme Dolezal (prononcer Dole-Uh-Zahl) apparut à la télévision mardi pour la première fois depuis qu’elle était l’objet d’un débat qui faisait rage sur l’identité raciale et le mensonge, ce ne fut pas une surprise, car bien qu’elle ne puisse se targuer d’aucune filiation d’origine noire, elle refusa d’admettre qu’elle avait trompé qui que ce soit. « Je m’identifie comme noire », a-t-elle dit tout sourire.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.nytimes.com/2015/06/17/us/rachel-dolezal-nbc-today-show.html
    #transracialisme #antiracisme #N.A.A.C.P. #identité


  • How Fake News Turned a Small Town Upside Down - The New York Times

    https://www.nytimes.com/2017/09/26/magazine/how-fake-news-turned-a-small-town-upside-down.html

    On a Tuesday morning in June 2016, Nathan Brown, a reporter for The Times-News, the local paper in Twin Falls, Idaho, strolled into the office and cleared off a spot for his coffee cup amid the documents and notebooks piled on his desk. Brown, 32, started his career at a paper in upstate New York, where he grew up, and looks the part of a local reporter, clad in a fresh oxford and khakis that tend to become disheveled over the course of his long days. His first order of business was an article about a City Council meeting from the night before, which he hadn’t attended. Brown pulled up a recording of the proceedings and began punching out notes for his weekly article. Because most governing in Twin Falls is done by a city manager, these meetings tend to deal with trivial subjects like lawn-watering and potholes, but Brown could tell immediately that this one was different.

    #une_histoire...


  • Ralph Nader : Les démocrates sont incapables de défendre les Etats-Unis face aux républicains “le plus brutal” de l’histoire The Intercept, Jon Schwarz, 25-06-2017 Traduction Les Crises
    https://www.les-crises.fr/ralph-nader-les-democrates-sont-incapables-de-defendre-les-etats-unis-fac

    LE PARTI DÉMOCRATE est à son niveau le plus bas de mémoire d’homme. Il a perdu la Maison-Blanche et les deux chambres du Congrès. A l’échelle de l’État, il s’agit du niveau le plus bas depuis 1920. Et aujourd’hui en 2017 les Démocrates n’ont gagné aucune des 4 élections spéciales destinées à élire les remplaçants des membres républicains du congrès qui ont rejoint l’administration de Trump.
    Comment en est-on arrivé là ? Personne dans le Parti démocrate ne va poser la question, mais peut être le devrait-on et c’est ce que fait le légendaire défenseur des consommateurs, trois fois candidat aux élections présidentielles, Ralph Nader.

    Nader, âgé maintenant de 83 ans et installé à Washington D.C depuis plus de 50 ans, a été aux premières loges de la lente chute des Démocrates. Après ses révélations explosives sur l’industrie automobile américaine dans son livre « Ces voitures qui tuent », lui et ses organisations ont collaboré avec les Démocrates du Congrès pour passer un kyrielle de lois visant à protéger l’environnement, les consommateurs et les lanceurs d’alerte. Le journaliste William Greider a dit de lui qu’il était l’un des trois plus grands modèles du militantisme démocratique, avec Saul Alinsky et Martin Luther King Jr. D’un autre côté, le « Memo Powell » de 1971, qui pose les bases d’une résurgence des droits des entreprises, le considère comme l’ennemi principal du « système » et l’appelle « l’unique opposant efficace au pouvoir des entreprises américaines ».


    Quoi qu’il en soit, Nader est bien évidemment devenu persona non grata dans le Parti démocrate depuis ses candidatures pour le Parti vert dans les années 2000. George W. Bush a officiellement battu Al Gore en Floride de 537 voix, avec les votes électoraux menant Bush à la Maison-Blanche bien que ce dernier n’ait pas gagné le vote populaire. En réalité, cependant, une étude approfondie, peu remarquée, publiée peu après le 11 Septembre a établi que Gore aurait gagné en Floride si tous les votes contestés avaient été recomptés.
    Les démocrates ont fustigé Nader, qui a obtenu 97 000 votes en Floride, pour avoir permis l’élection de Bush. Puisqu’ il est impossible de refaire l’histoire, il n’y a aucune manière de savoir si Gore aurait gagné sans la candidature de Nader. Certes il aurait pu gagner, mais il est possible aussi que, sans la menace Nader, qui a beaucoup poussé Gore à prendre des positions plus populaires, plus progressistes, le candidat démocrate aurait fait un score encore pire avec une élection où Nader n’aurait pas figuré.

    En tout cas, il est maintenant incontestable que le Parti démocrate a d’importants problèmes qui ne peuvent être imputés à ce qu’a fait Ralph Nader en 2000. Dans une interview récente, Nader, toujours très bien informé et riche d’une expérience de plusieurs dizaines d’années, donne son opinion sur la manière dont les États-Unis en sont arrivés là dans le domaine politique :

    JON SCHWARZ  : Je suis intéressé par l’histoire des Démocrates cédant à la pression, devenant de plus en plus désireux de faire tout ce que la droite veut, lors de ces 40 dernières années. Prenons les récentes histoires à propos de Jared Kushner. Quelle que soit l’ultime réalité ici, je pense qu’il est juste de dire que si un président démocrate avait désigné son gendre à un poste de grand pouvoir à la Maison-Blanche – si Hillary Clinton avait désigné Marc Mezvinsky le mari de Chelsea – et si les péripéties sur sa tentative de mettre en place des liens informels avec la Russie étaient sorties dans le Washington Post et le New York Times, il aurait été mis à la porte avant la fin de la journée.

    RALPH NADER  : Voulez-vous que je vous raconte l’histoire du déclin et de la décadence du Parti Démocrate ? Je vais vous donner les boulets que traîne le Parti Démocrate qui sont des événements marquants.
    Le premier grand événement fut en 1971. Tony Coelho, qui était un membre californien du Congrès, et qui s’occupait de la trésorerie de campagne des Démocrates, a convaincu les Démocrates qu’ils devraient solliciter l’argent des entreprises, et qu’ils pourraient grâce à des levées de fonds obtenir beaucoup d’argent. Pourquoi les laisser aux Républicains et simplement miser sur le socle des syndicats pour le financement, quand vous avez un énorme pot de miel dans le milieu des affaires ?

    Et ils l’ont fait. Et j’ai pu voir la différence presque immédiatement. Premièrement, ils ont perdu l’élection face à Reagan. Et ensuite ils ont commencé à devenir plus faibles au congrès. A ce moment, 1980, quelques-uns de nos plus grands alliés perdirent après la victoire écrasante de Reagan face à Carter, nous avions perdu le sénateur [Gaylord] Nelson, le sénateur [Warren] Magnuson, le sénateur [Frank] Church. Nous avions davantage de difficultés pour obtenir des audiences devant le Congrès à propos des malversations des sociétés par les dirigeants Démocrates [commission du congrès]. Quand les Démocrates regagnèrent la Maison-Blanche [en 1992] vous pouviez voir la différence dans les nominations pour les agences de réglementation, la difficulté pour leur faire améliorer la santé et les réglementations de sécurité.

    Le second boulet est le fait qu’ils ne savaient pas comment traiter avec Reagan. Et les Républicains en prirent note. Cela veut dire paroles douces, sourires… Vous pouvez dire des choses terribles et faire des choses terribles aussi longtemps que vous avez ce genre de présentation.

    [Les Démocrates] continuaient de penser que les conservateurs Républicains étaient ternes, stupides et sans humour. Ils ne s’étaient pas adaptés.

    Ronald Reagan battant le président Jimmy Carter le 4 novembre. Reagan est montré tenant une copie du 4 novembre de The News World, prédisant sa victoire écrasante sur Carter pour l’élection du Président des États-Unis. Ronald Reagan tient une copie du 4 novembre de The News World prédisant sa victoire écrasante sur Carter pour l’élection du président des États-Unis.

    RN  : De plus en plus ils commencèrent à juger leur opposition face aux Républicains à travers la quantité d’argent qu’ils levaient. Vous parliez à [Marcy] Kaptur de Cleveland, elle disait, nous allons au « caucus » démocrate à la Chambre des Représentants, nous y allons pour parler d’argent, nous continuons de parler d’argent, et nous allons sortir avec notre part d’argent…

    La conséquence est que cela a fait sortir les questions économiques de la table, celles-là qui ont permis aux Démocrates de gagner encore et encore dans les années 30 et 40. Les questions sur le travail, les questions sur le salaire minimum, la question de l’assurance maladie, les questions sur les pensions. Et ce fut bien sûr une grande aubaine pour le parti Républicain car le parti Républicain ne pouvait faire face sur la question économique. Ils faisaient face sur la question raciale, sur la question de l’intolérance, et c’est comme cela qu’ils ont commencé à prendre un contrôle sur le solide Sud démocrate après le vote des lois sur les droits civils.

    Lever de l’argent de Wall Street, des compagnies pharmaceutiques, des compagnies d’assurance santé, des sociétés énergétiques, éloignaient les Démocrates de leur principal avantage sur les Républicains, qui est, dans le langage de Roosevelt : « Le Parti Démocrate est le parti des familles de travailleurs, les Républicains sont le parti des riches ». Cela s’est complètement inversé et a laissé les Démocrates extrêmement vulnérables.

    Cela a eu pour conséquence de les faire reculer géographiquement, vers la côte est, la côte ouest et autres.

    Et ils ont créé un autre boulet : ils n’ont pas fait de campagne [présidentielle] dans les 50 États. Si vous ne faites pas campagne dans les 50 États, premièrement vous renforcez le parti adverse dans ces États que vous avez abandonnés, ils peuvent donc prendre ces États pour acquis et se concentrer sur les États qui sont dans la zone grise. C’était le raté numéro un.

    Le raté numéro deux est ce que Ben Barnes, le politicien averti au Texas, m’a dit. Il m’a dit, quand vous ne vous battez pas pour la présidentielle au Texas, cela pourrit tout le parti… jusqu’aux maires et conseils municipaux. Ainsi cela répète cette décadence et perte de pouvoir pour les années futures.

    Quand ils ont abandonné les États rouges, ils ont abandonné cinq États dans la zone de Rocky Mountain et ont commencé déjà avec un handicap de 9 ou 10 sénateurs.

    Vous devez vous souvenir de votre histoire, les deux sénateurs du Montana étaient Démocrates, le Sénateur Church de l’Idaho était un Démocrate, le Sénateur Frank Moss, grand défenseur des consommateurs, un Démocrate de l’Utah. Maintenant il n’y a presque plus personne. Les deux sénateurs du Wyoming sont Républicains, les deux sénateurs du Montana sont Républicains [John Tester,le sénateur principal du Montana, est un Démocrate], les deux sénateurs de l’Utah sont Républicains. Je pense que les Démocrates ont un siège au Colorado. Ensuite vous descendez en Arizona et c’est deux Républicains.

    Ainsi ils n’ont jamais été à l’abri d’un veto de l’opposition même à leur apogée au Sénat. Et bien sûr plus tard lorsqu’ils n’étaient pas à leur apogée cela leur coûté le Sénat encore et encore. Et maintenant ils sont dans un grand trou, avec la débâcle aux sénatoriales de 2016, ils font face à trois fois plus de Démocrates pour une réélection en 2018.
    Le [troisième] boulet est qu’ils ont décidé de faire campagne à la télévision, avec des consultants politiques les influençant et recevant leurs parts de 15-20 pour cent. Quand vous faites campagne à la télévision, avec des slogans, vous ne faites pas campagne sur de la politique.

    Le boulet suivant, les syndicats ont commencé à devenir faibles, faibles en nombre et faibles en leadership. Ils ont commencé à verser beaucoup d’argent aux Démocrates pour la télévision. Et en même temps qu’ils s’affaiblissaient ils perdirent leur capacité de mobilisation populaire au nom des Démocrates.

    Les Démocrates avaient initié le procédé où le message précède la politique. Non – la politique précède le message. Cela signifie qu’ils continuent de dire à quel point les Républicains sont mauvais. Ils ont fait campagne non pas en disant, regardez comme nous sommes bons, nous allons vous apporter l’assistance médicale [à tous], nous allons sévir face aux crimes des sociétés contre les travailleurs et les consommateurs et l’environnement, volant, mentant, vous trompant. Nous allons vous donner un salaire minimum. Nous allons avoir une défense moins importante, une meilleure défense, et investir un peu de cet argent et commencer à reconstruire vos écoles et ponts et systèmes d’eau et d’assainissement, et librairies, et cliniques.

    Au lieu de dire cela, ils ont fait campagne en disant « Pouvez-vous croire à quel point les Républicains sont mauvais ? » Un fois cela dit, ils ont piégé leur aile progressiste, car leur aile progressiste est le seul segment qui peut changer le parti en un formidable opposant. Car ils ont dit à leur aile progressiste : « vous n’avez nulle part où aller, fichez-nous la paix ».

    Et cela nous amène aux boucs émissaires de ces 20 dernières années. « Oh, c’est Nader, oh, c’est les frères Koch, oh, c’est le collège électoral, oh, c’est de la misogynie, oh, ce sont les lamentables rednecks ». Ils ne se sont jamais regardés dans la glace.

    Le bouton de campagne pour Ralph Nader, qui se présentait comme le candidat du Parti Vert au élections présidentielles de 2000.

    RN  : Les Républicains, quand ils perdent, ils se battent sur les idées, aussi terrifiantes soit-elles. Les idées du Tea Party, les idées libertaires, les mornes idées républicaines. Ils se battent. Mais les Démocrates veulent de l’uniformité, ils veulent faire taire les gens. Ainsi ils ont la transition la plus défectueuse de toutes. Ils ont la transition de Nancy Pelosi à Nancy Pelosi, quatre fois perdante face au pire Parti Républicain de l’histoire du Parti Républicain.

    Si vous mettiez aujourd’hui des politiques Républicains d’avant le fantôme de Teddy Roosevelt, Dwight Eisenhower, et « Mr Conservateur » le sénateur Robert Taft, ils se retourneraient dans leurs tombes. C’est la forme radicalement extrémiste, cruelle, vicieuse, Wall Street, militariste du parti républicain. Cela aurait signifié que les Démocrates les auraient écrasés. Ils ne les auraient pas juste battus, ils les auraient écrasés dans le corps législatif dans tout le pays, les gouverneurs, le Président et le congrès.
    Mais non, ce sont toujours les boucs émissaires. Peut-être que Jill Stein, le petit Parti Vert, ont pris la Pennsylvanie et le Michigan au faucon Hillary.

    JS  : Les Démocrates semblent avoir assimilé les vues des Républicains sur tout ce qui concerne l’armée.

    RN  : [Un autre] boulet est qu’ils ne se sont jamais différenciés des Républicains sur la politique militaire étrangère – car ils étaient comme eux. Ils n’ont jamais remis en question le budget de l’armée, ils n’ont jamais remis en question la politique étrangère militarisée, comme le faucon Hillary sur la Libye, qui fit peur aux généraux et fuir [le secrétaire à la défense Robert] Gates qui s’était opposé à ce qu’elle aille à la Maison-Blanche pour [prôner] le renversement du régime, métastasant la violence dans sept ou huit pays africains à ce jour.
    Ainsi ils ont abandonné la politique étrangère et militaire, car ils recevaient de l’argent de Lockheed et Boeing et General Dynamics et Raytheon et d’autres. Même Elizabeth Warren quand elle a eu sa chance commença en discutant du maintien de ces contrats avec Raytheon. Voilà l’aile gauche du parti discutant avec la société Raytheon, qui est le plus grand gâchis de subvention à l’est du Pécos.

    [Un autre] boulet est : personne n’a été viré. Ils enchaînent défaite après défaite, et ne peuvent pas remplacer leurs compères par de nouvelles personnes, vigoureuses, énergiques. Même chose pour les syndicats. Ils [gardent leurs positions] des années 80 peu importe à quel point le syndicat est décalé de la réalité. Vous n’êtes pas viré quelle que soit l’envergure de la perte, à l’inverse du milieu des affaires, où vous vous faites virer.

    Le dernier boulet est qu’ils prennent leurs précautions en harcelant les tierces partis progressistes afin que ces tierces partis ne les dépassent pas. Je suis un expert dans ce domaine. Ils ont essayé de les faire disparaître du vote. Nous avions eu 24 poursuites judiciaires en 12 semaines durant l’été 2004 par le Parti démocrate pour nous faire disparaître du vote dans des dizaines d’États. Même si nous n’avions que 5 pour cent, 6 pour cent de votes, ils subiraient une forte pression pour changer de direction et changer leurs pratiques car il y aurait assez d’électeurs américains pour dire aux Démocrates, « nous avons un autre endroit où aller », un troisième parti viable. Ils les harcèlent, violent les libertés civiles, ils utilisent leurs juges Démocrates désignés pour rendre de mauvais jugements ou les harceler de dépositions. Avant que [les troisièmes partis] soient liquidés, c’est de toute façon la Fête du travail et ils ont une campagne de huit semaines.

    Il y a certaines personnes qui pensent que le Parti démocrate peut être réformé de l’intérieur sans changer le personnel. Je leur dis bonne chance. Que s’est-il passé ces 20 dernières années ? Ils se sont retranchés davantage. Débarrassez-vous de Pelosi, vous avez Steny Hoyer. Débarrassez-vous d’Harry Reid, vous avez [Charles] Schumer. Bonne chance.

    Malheureusement, en résumé, les Démocrates sont incapables de défendre les États-Unis d’Amérique du [Parti Républicain] le plus vicieux, ignorant, soumis aux entreprises, militariste, anti-syndical, contre les intérêts du consommateur, anti-environnement, contre la postérité, de l’histoire.

    Article original : https://theintercept.com/2017/06/25/ralph-nader-the-democrats-are-unable-to-defend-the-u-s-from-the-most-v
    #USA #républicains #démocrates #Ralph_Nader


  • How I Coaxed a Western Medicine Skeptic to Get a Biopsy - Facts So Romantic
    http://nautil.us/blog/how-i-coaxed-a-western-medicine-skeptic-to-get-a-biopsy

    Calculated humility in a physician may be the difference between life and death.Photograph by Tonhom1009 / ShutterstockAlthough I have lived the majority of my life in New Jersey, Utah has always felt like home. Three of my grandparents were multigenerational Utahns, of pioneer stock, and the other grandparent grew up in nearby Idaho. Our family disrupted this pattern when my father pursued a position as a materials science professor that eventually led him to Rutgers University. I had only two sisters, but our extended family, like most Mormon families, is substantial. I have 32 first cousins, and my wife (also from Idaho) has more than 50. Being the only oncologist our family knows, I have become aware of most relatives, relatives of relatives, or friends of relatives with cancer. (...)


  • As Elites Switch to Texting, Watchdogs Fear Loss of Transparency - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/07/06/business/as-elites-switch-to-texting-watchdogs-fear-loss-of-transparency.html

    In a bygone analog era, lawmakers and corporate chiefs traveled great distances to swap secrets, to the smoke-filled back rooms of the World Economic Forum in Davos, Switzerland, or the watering holes at the annual Allen & Company conference in Sun Valley, Idaho.

    But these days, entering the corridors of power is as easy as opening an app.

    Secure messaging apps like WhatsApp, Signal and Confide are making inroads among lawmakers, corporate executives and other prominent communicators. Spooked by surveillance and wary of being exposed by hackers, they are switching from phone calls and emails to apps that allow them to send encrypted and self-destructing texts. These apps have obvious benefits, but their use is causing problems in heavily regulated industries, where careful record-keeping is standard procedure.

    “By and large, email is still used for formal conversations,” said Juleanna Glover, a corporate consultant based in Washington. “But for quick shots, texting is the medium of choice.”

    “After the 2016 election, there’s an assumption that at some point, everyone’s emails will be made public,” said Alex Conant, a partner at the public affairs firm Firehouse Strategies and a former spokesman for Senator Marco Rubio of Florida. Most people are now aware, Mr. Conant said, that “if you want to have truly private conversations, it needs to be over one of those encrypted apps.”

    For now, America’s elites seem to be using secure apps mostly for one-on-one conversations, but the days of governance by group text might not be far-off.

    Intéressant de voir des usages principalement le fait des jeunes (Snapchat) devenir des outils pour les dirigeants. Quand les jeunes veulent se cacher de leurs parents ou surtout ne pas qu’on prenne plus au sérieux que ça leurs blagues entre amis, les élites s’en servent pour échapper à la loi.

    #Messagerie #Mail #Chiffrement


  • Vers un renforcement de la réglementation en matière de protection des données personnelles aux Etats-Unis ? | Cabinet Sfez Avocats - Paris
    https://www.avocats-sfez.fr/single-post/2015/05/15/Vers-un-renforcement-de-la-r%C3%A9glementation-en-mati%C3%A8re-de-prote

    La protection de la vie privée des élèves

    Les lois sur la vie privée des élèves, de l’école maternelle au lycée, se multiplient. On compte aujourd’hui huit états ayant adopté des lois sur la protection de la vie privée des élèves, et plus d’une centaine de projets de lois sont envisagés par 42 états. A ce titre, sept états (Californie, Caroline du Nord, Colorado, Idaho, Kentucky, Louisiane, et l’état de New-York) ont adopté en 2014 de nouveaux textes (lois ou amendements à des lois existantes) relatifs à la vie privée des écoliers.

    Ainsi, les états de l’Idaho et de New-York ont promulgué des lois interdisant aux entreprises d’utiliser les données personnelles des élèves à des fins marketing, publicitaire et commerciale. Le Kentucky a voté une loi proscrivant aux fournisseurs de services de Cloud computing le traitement des données personnelles des élèves à des fins commerciales. (3)

    La Californie a adopté le « Student Online Personal Information Protection Act » (SOPIPA). Cette loi, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2016, interdit aux opérateurs sur internet de vendre et d’utiliser les données des élèves pour réaliser de la publicité ciblée via des sites internet et des applications mobiles. La Californie prévoit également de modifier les dispositions concernant la vie privée dans son « Business and Professions Code ». Cet amendement interdira de manière générale l’utilisation des données des étudiants à des fins autres que la finalité initiale, à savoir, les buts inhérents à l’éducation, de l’école maternelle au lycée (« K-12 school purposes »).

    Enfin, en Géorgie, le « Student Data Privacy, Accessibility and Transparency Act », adopté le 6 mai 2015, crée un droit d’accès, pour les parents d’élèves qui en font la demande, aux dossiers scolaires de leurs enfants et aux données personnelles qu’ils contiennent. En pratique, les parents d’élèves ont désormais la possibilité de consulter ces dossiers et de modifier et/ou de supprimer les informations personnelles concernant leurs enfants.

    #éducation #vie_privée #données_personnelles #Etats-Unis


  • Voyage dans l’Amérique en guerre (2/4) : « Thank you for your service »

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/04/voyage-dans-l-amerique-en-guerre-2-4-thank-you-for-your-service_5057751_3222

    Au nom de la lutte contre le djihadisme, le 11-Septembre a précipité les Etats-Unis dans quinze années de combats. Deuxième volet de notre reportage sur le culte des vétérans.

    Les vétérans sont à la fois au cœur de l’Amérique post-11-Septembre et un peu, comme toujours, les incompris de l’Histoire. Contrairement aux soldats revenus du Vietnam, accusés d’avoir mené une sale guerre colonialiste et mal accueillis par une génération contestataire, ceux des guerres d’Afghanistan et d’Irak sont formidablement bien reçus et célébrés au retour à la maison. Eux-mêmes s’en moquent parfois, entre eux. La politique n’entre pas en ligne de compte dans leur statut d’icônes. Le 11-Septembre est passé par là. L’unité de la nation prime sur tout. Même les Américains opposés à l’invasion de l’Irak, qui sont aujourd’hui une forte majorité, vont dire « Thank you for your service » à un vétéran.

    « Il existe un sentiment de culpabilité collective sur la manière dont furent traités les soldats au retour du Vietnam. Aujourd’hui, il y a un respect presque excessif », témoigne John Nagl, un ex-lieutenant-colonel qui a dirigé le Center for a New American Security, un temps le think tank le plus influent de Washington sur les questions de stratégie militaire. Attablé dans un relais de chasse non loin de l’université d’Haverford, dans la région de Phila­delphie (Pennsylvanie), où il enseigne, Nagl témoigne que « quiconque a porté un uniforme au cours des quinze dernières années vous racontera qu’au restaurant ou au café on lui annonce, au moment de payer l’addition, qu’un inconnu a déjà réglé la note. C’est ça l’Amérique ! ».

    Les vétérans sont fiers de cet accueil, même s’ils le trouvent souvent décalé par rapport à leur expérience sur le terrain. Rares sont ceux qui contestent la célébration permanente dont les militaires font l’objet. Perry O’Brien est de ceux-là, un des trente objecteurs de conscience que compte l’armée en moyenne par an. Lui a demandé à rompre son contrat, à son retour d’Afghanistan, « pour des raisons morales ».

    Un tank réformé, à Mountain Home (Idaho), le 24 septembre 2016.

    A New York où il vit, O’Brien s’est engagé au sein des Vets Against the War (« Vétérans contre la guerre »), devenus cette année les Vets Against Hate (« Vétérans contre la haine »), puis les Vets Against Trump (« Vétérans contre Trump »). « L’Amérique est bizarre. D’un côté, elle célèbre ses soldats et leurs batailles, alors que la guerre est un truc vraiment lointain et abstrait. D’un autre côté, les gens ont tendance à oublier que, si Obama a été élu après Bush, c’était essentiellement parce qu’il était contre la guerre et promettait de ramener les troupes à la maison, commente O’Brien. Pour ma part, je crois que nous n’avons fait qu’augmenter les menaces pour notre sécurité nationale. Ces guerres, ces occupations de pays étrangers, ont créé les conditions qui font que nous avons aujourd’hui davantage d’ennemis. » O’Brien s’est attelé à l’écriture d’un roman sur la guerre.

    « IL EXISTE UN SENTIMENT DE CULPABILITÉ COLLECTIVE SUR LA MANIÈRE DONT FURENT TRAITÉS LES SOLDATS AU RETOUR DU VIETNAM. AUJOURD’HUI, IL Y A UN RESPECT PRESQUE EXCESSIF », TÉMOIGNE JOHN NAGL, UN EX-LIEUTENANT-COLONEL

    Si la société américaine ne connaît de la guerre que ces hommes en uniforme, souvent muets sur leur vie en Afghanistan et en Irak, et les films hollywoodiens, souvent irréels, certains commencent à se rendre compte de ce qu’ont vécu leurs concitoyens envoyés au bout du monde avec un fusil. Cette prise de conscience passe notamment par des livres, et par les lectures publiques et discussions accompagnant ces parutions. Comme ce fut le cas après le Vietnam avec une admirable littérature de guerre, certains vétérans ont commencé à raconter leur histoire, que ce soit sous la forme d’un récit documentaire ou d’une fiction. Deux hommes ont notamment écrit des livres qui ont touché les Américains au cœur : Phil Klay, avec Redeployment (Fin de mission, Gallmeister, 2015), et, avant lui, Kevin Powers, avec Yellow Birds (Stock, 2013).

    Une littérature de guerre

    Phil Klay boit des bières au comptoir de Shorty’s, dans le quartier de Hell’s Kitchen, à New York, en attendant d’aller assister au forum présidentiel entre Hillary Clinton et Donald Trump, une discussion publique consacrée aux affaires stratégiques et organisée à bord de l’Intrepid, le porte-avions amarré à Manhattan devenu Musée de la mer, de l’air et de l’espace.

    De gauche à droite et de haut en bas : Phil Klay, auteur de « Fin de mission », à New York, le 12 octobre ; l’ex-colonel Stuart Bradin, à Arlington (Virginie), le 21 septembre ; l’ex-lieutenant-colonel John Nagl, à Philadelphie (Pennsylvanie), le 16 septembre ; Kevin Powers, auteur de « The Yellow Birds », en Virginie, le 17 septembre.

    « Il est vrai que, contrairement à ce qui s’est passé au retour du Vietnam, les gens nous remercient d’avoir servi, et que même ceux qui étaient opposés à la guerre d’Irak respectent le choix que nous avons fait de nous engager… Le problème est que la société est totalement déconnectée de la guerre, et que les soldats ne racontent pas la vérité à leurs parents et amis. Les gens n’ont que deux images du vétéran : le gamin paumé qui revient traumatisé et le Navy SEAL qui écrit ses mémoires de super-héros-tueur-de-djihadistes. La figure du vétéran doit être celle d’une victime ou d’un héros, constate l’ex-sous-lieutenant Klay. Or la vaste majorité des vétérans ne se reconnaissent pas dans ces clichés. Leur expérience de la guerre est différente… »

    « LE PROBLÈME EST QUE LA SOCIÉTÉ EST TOTALEMENT DÉCONNECTÉE DE LA GUERRE, ET QUE LES SOLDATS NE RACONTENT PAS LA VÉRITÉ À LEURS PARENTS ET AMIS », COMMENTE L’ÉCRIVAIN PHIL KLAY

    « Le retour est un truc compliqué…, raconte lui aussi Kevin Powers. Ta mère te demande : “Es-tu OK ?” Et toi tu réponds : “Oui.” Alors que non, je n’étais pas “OK” du tout. J’étais simplement plus “OK” que beaucoup de camarades, je n’étais ni blessé ni mentalement dérangé. Mais j’étais effrayé tout le temps, je percevais des dangers. J’étais en colère. Et puis, même si je savais très bien que cette guerre d’Irak était une connerie, tu quittes le champ de bataille avec le sentiment que rien n’est fini, avec la culpabilité d’être à la maison pendant que d’autres soldats sont encore là-bas. »

    Powers s’apprête à baptiser ses jumeaux le lendemain. Des parents arrivent dans sa maison d’Henrico, près de Richmond (Virginie). Yellow Birds a changé sa vie, comme Redeployment celle de Klay. Outre son statut d’écrivain reconnu et sa nouvelle vie consacrée à la littérature et à la poésie, il constate que les Américains qu’il rencontre commencent à comprendre que la guerre n’est pas ce qu’ils imaginaient. « Pour résumer, on passe de “Merci pour votre service” à “Putain, on n’aurait jamais dû vous envoyer là-bas !”. Les gens me demandent si on a changé l’Irak en mieux, et je raconte les villes en ruine, les centaines de milliers de civils tués. »

    Kevin Powers travaille, dans la cave de sa maison où quelques souvenirs de guerre sont éparpillés, à un autre livre sur les Etats-Unis et la violence. « Mon prochain roman portera sur les conséquences pour la société de la guerre de Sécession. Sur le sens du combat et du sacrifice. Et sur cette attirance incroyable qu’a l’espèce humaine pour la violence. » Non loin de chez lui, dans ce coin de Virginie, d’anciens champs de bataille portent encore les stigmates de la guerre la plus terrible, la plus meurtrière, de l’histoire des Etats-Unis.

    Une garde prétorienne

    La société américaine entretient un rapport complexe avec la guerre. Depuis la fin de la guerre du Vietnam, il n’y a plus de conscription. Un lien avec la nation a été rompu. Le pays est désormais commandé, d’un point de vue militaire, par une élite d’officiers issus de familles où tout le monde ou presque s’engage sous le drapeau. Une garde prétorienne de l’Amérique, accompagnée d’une troupe issue du bas de l’échelle sociale, de soldats venus des milieux populaires et des migrations récentes, qui s’engagent davantage pour un salaire ou pour payer leurs frais de scolarité que pour une cause.

    Un soldat et sa fille, à Arlington (Virginie), le 21 septembre 2016.

    Donc, même si le 11-Septembre a provoqué, par réflexe patriotique, une vague d’engagements volontaires sans précédent, la société reste très éloignée des communautés très spécifiques qui composent les forces armées. Les Américains se sentent également très éloignés des débats sur l’état du monde et les menaces, sur la doctrine militaire et les combats à mener. La majorité d’entre eux fait confiance aux hommes en armes pour protéger le pays. Sans se poser de questions.

    Dans cette garde prétorienne, quinze ans de « guerre au terrorisme » décrétée par Bush au lendemain du 11-Septembre ont permis à des officiers de se distinguer. Une génération de types éduqués et malins, dont peu d’ailleurs avaient l’expérience du feu, a remplacé la génération du Vietnam, marquée par la défaite, et celle de la guerre froide, ankylosée dans une vision conventionnelle de la guerre.

    A la tête de cette bande d’officiers aussi à l’aise dans les symposiums de théorie militaire que sur une ligne de front, rois aussi, comme le veut l’époque, de la communication, on trouve notamment l’ex-commandant emblématique des opérations spéciales Stanley McChrystal et trois généraux qui ont dirigé le Commandement central (Centcom), l’état-major responsable des guerres d’Afghanistan et d’Irak : James Mattis – qui s’apprête à devenir le secrétaire à la défense du gouvernement Trump –, John Allen, et le plus célèbre de tous, l’icône d’une génération, David Petraeus.

    Au mémorial de la guerre du Vietnam, à Washington, le 19 septembre 2016.

    C’est sous l’impulsion de ce général, qui a mené son bataillon à la conquête de Mossoul lors de l’invasion de l’Irak, que l’armée américaine a revu sa doctrine de fond en comble. « Le chef d’état-major m’a dit : “Bouscule l’armée, Dave !” Alors, c’est ce que j’ai fait, se souvient David Petraeus. On a brassé des idées et écrit très vite, en un an, une nouvelle doctrine. Et comme nous contrôlions aussi les écoles militaires et les entraînements, nous avons imposé cette vision. »

    SOUS L’IMPULSION DU GÉNÉRAL PETRAEUS, L’ARMÉE AMÉRICAINE A REVU SA DOCTRINE DE FOND EN COMBLE

    M. Petraeus a rédigé le manuel 3-24 de l’armée, Counterinsurgency (« contre-insurrection »), conçu avec une poignée d’officiers et un brillant théoricien de la guerre non conventionnelle, le capitaine australien David Kil­cullen, en 2006. L’idée principale est que, pour combattre efficacement des insurgés, il faut s’allier la population. Le général Petraeus obtient alors, à son retour en tant que commandant à Bagdad, le seul véritable succès de quinze années d’aventures militaires américaines : en s’appuyant sur les tribus sunnites, il met temporairement fin à la guérilla et coupe la tête d’Al-Qaida en Irak.

    Si le manuel guide encore aujourd’hui la stratégie américaine sur le champ de bataille, on ne peut toutefois pas dire que Kilcullen, qui expliquait à l’époque que « la contre-guérilla, c’est 20 % de militaire et 80 % d’activités non combattantes », ait été entendu.

    « Cela aurait bien sûr été formidable de tuer Ben Laden à Tora Bora, mais je crois que la guerre aurait tout de même continué. D’autres auraient poursuivi ses activités terroristes, pense David Petraeus. Et puis, bon, nous ne l’avons pas tué, et il était hors de question d’envoyer des troupes le traquer au Pakistan. Voilà la réalité. Et nous, militaires, nous agissons en fonction de la réalité. »

    La guerre aurait-elle pris une telle tournure régionale, voire planétaire, même sans l’invasion de l’Irak ? David Petraeus assume. « Je ne peux pas répondre à cette question. J’ai eu l’honneur de commander nos troupes en Irak, et j’ai dû écrire tant et tant de lettres de condoléances aux mères et pères de nos hommes et femmes en uniforme… »

    Le culte des forces spéciales

    Depuis la révolution militaire introduite par le 11-Septembre et par la « doctrine Petraeus », le culte des forces spéciales a atteint son apogée aux Etats-Unis. L’ex-colonel Stuart Bradin dirige, à Tampa (Floride), la première fondation qui leur est consacrée, la Global SOF Foundation. Il croit qu’« avant le 11-Septembre, nous vivions dans le déni que la guerre, depuis la Corée et le Vietnam, avait changé de nature. Elle est devenue asymétrique et non conventionnelle. La précision – les armes de précision – est le plus grand changement dans l’art de la guerre depuis Napoléon ».

    Stuart Bradin est heureux de constater qu’« aujourd’hui, 80 % des opérations militaires américaines dans le monde sont des opérations spéciales ». Le contingent de guerriers d’élite est monté à 70 000 hommes. « On a coutume de dire que le monde des opérations spéciales a été multiplié, depuis le 11-Septembre, par 2, 3 et 4 : 2 fois le nombre de soldats, 3 fois le budget, 4 fois le nombre d’opérations. De toute façon, il n’y a pas le choix : la guerre conventionnelle, c’est fini. Il faut des opérations spéciales, et s’appuyer sur les armées locales. A elles de faire le travail… En Afghanistan, les forces spéciales avaient fini la guerre en décembre 2001. Pourquoi ensuite y avoir déployé des forces conventionnelles ? Cela n’avait aucun sens. Je crois que l’une des raisons est que nous avions des généraux qui se prenaient pour Eisenhower ou Patton et y voyaient un moyen d’être promus. »

    « LA GUERRE CONVENTIONNELLE, C’EST FINI. IL FAUT DES OPÉRATIONS SPÉCIALES, ET S’APPUYER SUR LES ARMÉES LOCALES. A ELLES DE FAIRE LE TRAVAIL… », ANALYSE L’EX-COLONEL STUART BRADIN

    Bradin ne jure que par ces hommes d’action de l’ombre. Selon lui, eux seuls peuvent gagner le combat contre les djihadistes. A leur retour, ils sont aussi les vétérans qui sont les plus recherchés par le monde de l’entreprise : « On retrouve beaucoup des nôtres à Wall Street et dans la Silicon Valley », rapporte-t-il fièrement. Les soldats d’élite peuplent aussi désormais, dès qu’ils quittent le service actif, les conférences, les médias, les réseaux sociaux. Afficher le label « special ops » est un formidable passe-partout dans l’Amérique post-11-Septembre et, parmi les forces spéciales, celui de « Navy SEAL Team Six » équivaut, depuis la mort de Ben ­Laden, à une couronne en or.

    Cette reconnaissance absolue n’est pas pour déplaire à Dick Couch. Le romancier et professeur à l’Académie navale a vécu toute sa vie avec les Navy SEAL. Célèbre pour avoir, à la tête du peloton Navy SEAL Team One, libéré des soldats prisonniers derrière les lignes ennemies au Vietnam, il a ensuite dirigé les opérations paramilitaires navales de la CIA et, à cetitre, puisé dans le contingent des Navy SEAL pour les missions les plus délicates. Il s’inspire désormais de cette expertise unique pour écrire des romans d’action à la Tom Clancy.

    Dick Couch donne ses rendez-vous au Sawtooth Club de Ketchum (Idaho), dans la Sun Valley. Il est impossible d’arriver à Ketchum et d’entamer une conversation sur la guerre sans évoquer d’abord « papa » Hemingway, qui y a fini sa vie en se suicidant avec son fusil favori devant la porte de sa maison. Au bout de la rue principale, au cimetière, une tombe au nom d’Ernest Miller Hemingway est recouverte de crayons et de bouteilles vides. La plume et l’alcool, pour résumer la vie de l’écrivain aventurier.

    Pour Dick Couch, l’Amérique est embarquée dans une « guerre sans fin ». « Depuis le 11-Septembre, nos soldats des opérations spéciales ont été présents, à des titres variés et pas forcément uniquement pour des combats, dans une soixantaine de pays. Or nous avons de plus en plus d’ennemis, donc c’est sans fin. ­Notre rôle, à nous special ops, est de tuer des types. On ôte des vies. Je ne veux pas savoir combien de gens nous avons tués depuis quinze ans, mais c’est énorme… Et ça va durer encore très longtemps. »

    L’ex-Navy SEAL, qui considère que « Petraeus et McChrystal sont deux des meilleurs leaders de l’histoire de l’Amérique », en veut beaucoup au premier d’avoir eu une fin de carrière au parfum de scandale. Il a été forcé de démissionner de la direction de la CIA – où le président Obama l’avait nommé après qu’il eut quitté l’armée avec les honneurs – pour avoir communiqué par mails des informations classées secrètes à Paula Broadwell, sa biographe et amante. « Petraeus nous a laissés tomber, nous les militaires. Il était le premier d’entre nous depuis Eisenhower qui aurait pu devenir un jour président des Etats-Unis. »

    A Boise (Idaho), le 23 septembre 2016.


  • Rise in Infant Drug Dependence in U.S. Is Felt Most in Rural Areas
    http://www.nytimes.com/2016/12/12/health/rise-in-infant-drug-dependence-in-us-is-felt-most-in-rural-areas.html

    Doctors frequently prescribe opioids to mothers-to-be to treat back pain or abdominal pain. Nearly 42 percent of pregnant women in Utah on Medicaid were prescribed opioids, and roughly 35 percent in Idaho, a 2014 study found.

    #addiction #opiacés #santé


  • En avril 2010 : Chris Hedges : Noam Chomsky Has ‘Never Seen Anything Like This’
    http://www.truthdig.com/report/item/noam_chomsky_has_never_seen_anything_like_this_20100419/P700

    “It is very similar to late Weimar Germany,” Chomsky told me when I called him at his office in Cambridge, Mass. “The parallels are striking. There was also tremendous disillusionment with the parliamentary system. The most striking fact about Weimar was not that the Nazis managed to destroy the Social Democrats and the Communists but that the traditional parties, the Conservative and Liberal parties, were hated and disappeared. It left a vacuum which the Nazis very cleverly and intelligently managed to take over.”

    “The United States is extremely lucky that no honest, charismatic figure has arisen,” Chomsky went on. “Every charismatic figure is such an obvious crook that he destroys himself, like McCarthy or Nixon or the evangelist preachers. If somebody comes along who is charismatic and honest this country is in real trouble because of the frustration, disillusionment, the justified anger and the absence of any coherent response. What are people supposed to think if someone says ‘I have got an answer, we have an enemy’? There it was the Jews. Here it will be the illegal immigrants and the blacks. We will be told that white males are a persecuted minority. We will be told we have to defend ourselves and the honor of the nation. Military force will be exalted. People will be beaten up. This could become an overwhelming force. And if it happens it will be more dangerous than Germany. The United States is the world power. Germany was powerful but had more powerful antagonists. I don’t think all this is very far away. If the polls are accurate it is not the Republicans but the right-wing Republicans, the crazed Republicans, who will sweep the next election.”

    “I have never seen anything like this in my lifetime,” Chomsky added. “I am old enough to remember the 1930s. My whole family was unemployed. There were far more desperate conditions than today. But it was hopeful. People had hope. The CIO was organizing. No one wants to say it anymore but the Communist Party was the spearhead for labor and civil rights organizing. Even things like giving my unemployed seamstress aunt a week in the country. It was a life. There is nothing like that now. The mood of the country is frightening. The level of anger, frustration and hatred of institutions is not organized in a constructive way. It is going off into self-destructive fantasies.”

    “I listen to talk radio,” Chomsky said. “I don’t want to hear Rush Limbaugh. I want to hear the people calling in. They are like [suicide pilot] Joe Stack. What is happening to me? I have done all the right things. I am a God-fearing Christian. I work hard for my family. I have a gun. I believe in the values of the country and my life is collapsing.”

    • Juillet 2016, Michael Moore : Cinq raisons pour lesquelles Trump va gagner
      http://www.huffingtonpost.fr/michael-moore/cinq-raisons-pour-lesquelles-trump-va-gagner

      1. Le poids électoral du Midwest, ou le Brexit de la Ceinture de rouille

      Je crois que Trump va porter une attention particulière aux États « bleus » de la région des Grands Lacs, c’est-à-dire le Michigan, l’Ohio, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Ces quatre États traditionnellement démocrates ont chacun élu un gouverneur républicain depuis 2010, et seule la Pennsylvanie a opté pour un démocrate depuis ce temps. Lors de l’élection primaire du mois de mars, plus de résidents du Michigan se sont déplacés pour choisir un candidat républicain (1,32 million) qu’un candidat démocrate (1,19 million).

      Dans les plus récents sondages, Trump devance Clinton en Pennsylvanie. Et comment se fait-il qu’il soit à égalité avec Clinton en Ohio, après tant d’extravagances et de déclarations à l’emporte-pièce ? C’est sans doute parce qu’il a affirmé (avec raison) qu’Hillary a contribué à détruire la base industrielle de la région en appuyant l’ALÉNA. Trump ne manquera pas d’exploiter ce filon, puisque Clinton appuie également le PTP et de nombreuses autres mesures qui ont provoqué la ruine de ces quatre États.

      Durant la primaire du Michigan, Trump a posé devant une usine de Ford et menacé d’imposer un tarif douanier de 35 % sur toutes les voitures fabriquées au Mexique dans le cas où Ford y déménagerait ses activités. Ce discours a plu aux électeurs de la classe ouvrière. Et lorsque Trump a menacé de contraindre Apple à fabriquer ses iPhone aux États-Unis plutôt qu’en Chine, leur cœur a basculé et Trump a remporté une victoire qui aurait dû échoir au gouverneur de l’Ohio John Kasich.

      L’arc qui va de Green Bay à Pittsburgh est l’équivalent du centre de l’Angleterre. Ce paysage déprimant d’usines en décrépitude et de villes en sursis est peuplé de travailleurs et de chômeurs qui faisaient autrefois partie de la classe moyenne. Aigris et en colère, ces gens se sont fait duper par la théorie des effets de retombées de l’ère Reagan. Ils ont ensuite été abandonnés par les politiciens démocrates qui, malgré leurs beaux discours, fricotent avec des lobbyistes de Goldman Sachs prêts à leur écrire un beau gros chèque.

      Voilà donc comment le scénario du Brexit est en train de se reproduire. Le charlatan Elmer Gantry se pose en Boris Johnson, faisant tout pour convaincre les masses que l’heure de la revanche a sonné. L’outsider va faire un grand ménage ! Vous n’avez pas besoin de l’aimer ni d’être d’accord avec lui, car il sera le cocktail molotov que vous tirerez au beau milieu de tous ces bâtards qui vous ont escroqué ! Vous devez envoyer un message clair, et Trump sera votre messager !

      Passons maintenant aux calculs mathématiques. En 2012, Mitt Romney a perdu l’élection présidentielle par une marge de 64 voix du Collège électoral. Or, la personne qui remportera le scrutin populaire au Michigan, en Ohio, en Pennsylvanie et au Wisconsin récoltera exactement 64 voix. Outre les États traditionnellement républicains, qui s’étendent de l’Idaho à la Géorgie, tout ce dont Trump aura besoin pour se hisser au sommet ce sont les quatre États du Rust Belt. Oubliez la Floride, le Colorado ou la Virginie. Il n’en a même pas besoin.

      En version originale : http://michaelmoore.com/trumpwillwin


  • 1.4 Million Adults Identify As Transgender In America, Study Says : The Two-Way : NPR
    http://www.npr.org/sections/thetwo-way/2016/06/30/484253324/1-4-million-adults-identify-as-transgender-in-america-study-says


    A map of the U.S. shows the number of adults who identify as transgender by state. Darker colors indicate a higher percentage.
    Williams Institute

    The numbers fluctuate by state, but they also double the findings from a decade ago: An estimated 1.4 million people – around 0.6 percent of U.S. adults — identify as transgender, according to a new study.
    […]
    The fully urban District of Columbia has the highest percentage of adults who identify as transgender, with 14,550 people — around 2.77 percent of the federal district’s population.

    Several states have 100,000 or more people who identify as transgender, according to the researchers: California, with 218,000; Florida, with 100,300; and Texas, with 125,350.

    The highest percentages of adults identifying as transgender per state were found in Hawaii, California, Georgia, and New Mexico — all with 0.8 percent — followed by Texas and Florida with 0.7 percent, according to the study.

    Five states were found to have the lowest percentages of transgender-identified adults, all with 0.3 percent: North Dakota, Iowa, Wyoming, Montana, and South Dakota.

    • L’étude How Many Adults Identify as Transgender in the United States ?
      http://williamsinstitute.law.ucla.edu/wp-content/uploads/How-Many-Adults-Identify-as-Transgender-in-the-United-St

      et sa méthodologie dans le résumé

      This report utilizes data from the CDC’s Behavioral Risk Factor Surveillance System (BRFSS) to estimate the percentage and number of adults who identify as transgender nationally and in all 50 states.
      […]
      To estimate the population by state, we relied on multilevel regression and post-stratification.

      Dans le détail de la méthodologie, il s’agit d’un module optionnel (par état) de l’enquête nationale de la CDC.

      Since this question is included in an optional module, some states did not ask this question while others did. The 19 states that did ask this question include: Delaware, Hawaii, Idaho, Indiana, Iowa, Kansas, Kentucky, Louisiana, Maryland, Minnesota, Montana, Nevada, New York, Ohio, Pennsylvania, Vermont, Virginia, Wisconsin, and Wyoming.

      In total, 0.52% of BRFSS respondents in these states identified as transgender, and 151,456 respondents answered this question.

      Et les détails sur le questionnaire

      The BRFSS contains optional module questionnaires in addition to its standard questionnaire for each state.9 The 2014 BRFSS had 19 optional modules that states were able to opt-into. One of the modules contained the following question:
      Do you consider yourself to be transgender?
      • Yes
      • No

      [If Yes] Do you consider yourself to be male-to-female, female-to-male, or gender non-conforming?
      If the interviewer is asked for a definition of transgender, they respond:
      Some people describe themselves as transgender when they experience a different gender identity from their sex at birth. For example, a person born into a male body, but who feels female or lives as a woman would be transgender. Some transgender people change their physical appearance so that it matches their internal gender identity. Some transgender people take hormones and some have surgery. A transgender person may be of any sexual orientation – straight, gay, lesbian, or bisexual.


    • In one famous case, on February 19, 1914, a four-year-old girl named Charlotte May Pierstorff was “mailed” via train from her home in Grangeville, Idaho to her grandparents’ house about 73 miles away, Nancy Pope writes for the National Postal Museum. Her story has become so legendary that it was even made into a children’s book, Mailing May.

      “Postage was cheaper than a train ticket,” [United States Postal Service historian #Jenny_Lynch] says.

      Luckily, little May wasn’t unceremoniously shoved into a canvas sack along with the other packages. As it turns out, she was accompanied on her trip by her mother’s cousin, who worked as a clerk for the railway mail service, Lynch says. It’s likely that his influence (and his willingness to chaperone his young cousin) is what convinced local officials to send the little girl along with the mail.

      (...) “According to the regulations at that point, the only animals that were allowed in the mail were bees and bugs,” Lynch says. “There’s an account of May Pierstorff being mailed under the chicken rate, but actually chicks weren’t allowed until 1918.”

      But while the odd practice of sometimes slipping kids into the mail might be seen as incompetence or negligence on the part of the mail carriers, Lynch sees it more as an example of just how much rural communities relied on and trusted local postal workers.

      “Mail carriers were trusted servants, and that goes to prove it,” Lynch says. “There are stories of rural carriers delivering babies and taking [care of the] sick. Even now, they’ll save lives because they’re sometimes the only persons that visit a remote household every day.”

      #enfants #poste #courrier #histoire


  • Les élections américaines, les attaques contre les militants et un changement dans le discours
    3 mai 2016
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2016/05/03/les-elections-americaines-les-attaques-contre-les-militants-et-

    Traduction d’un article de Rashid Khalidi sur alshabaka
    https://al-shabaka.org/commentaries/us-elections-attacks-activists-changing-discourse

    Extraits :

    Il y a de toute évidence une mutation en cours du discours. C’est en partie une question de génération et en partie dû au mouvement vers de nouveaux media, des media alternatifs et les réseaux sociaux. C’est cette mutation qui explique pourquoi des campagnes BDS sont maintenant possibles et aussi un candidat come Bernie Sanders qui peut dire le genre de choses qu’il a dites dans son discours dans l’Idaho – ce qu’il n’a pas dit à AIPAC – par exemple parler du contrôle par Israël de 80% des réserves d’eau de la Cisjordanie ce qui injecte un peu de réalité dans le discours....

    ... la réaction au militantisme de solidarité avec la Palestine aux USA a été bien plus qu’égale. Elle est massive, manipulée et payée par des milliardaires et par des dizaines d’organisations qui ont des budgets multi millionnaires, toutes engagées dans l’opposition au militantisme étudiant....

    Tandis que certaines parties de la société américaine se fondent désormais davantage sur la vérité, rien n’a changé quant à la façon dont les élites US définissent les intérêts stratégiques de ce pays au Moyen Orient, et donc rien n’a changé sur le statu quo politique...

    Le fait que l’administration Obama ait fourni plus de soutien à Israël que les précédentes n’a pas été suffisamment reconnu, et c’est largement dû à l’aversion virulente et viscérale à son égard en Israël, en partie motivée par le racisme déclaré, sans honte, qui caractérise le discours politique israélien. Il fut un temps où Israël était dirigé par de « bons libéraux » et des intellectuels qui, du moins au plan théorique, n’étaient pas des racistes déclarés. Maintenant, la nature discriminatoire de l’État n’est plus masquée, et c’est manifeste, par exemple, dans le traitement des Africains et dans le discours ouvertement raciste. Ils ne peuvent dissimuler leur mépris pour cet homme.

    Les intérêts politiques américains et israéliens se rejoignent à un point qui n’est pas communément apprécié. Beaucoup d’hommes politiques israéliens, dont l’essentiel du gouvernement actuel, sont juste un appendice des fanatiques qui ont pris le contrôle du Parti Républicain. Adelson en est symptomatique : il est l’un des plus gros donateurs à l’aile droite des Républicains et à la droite israélienne. La droite israélienne au pouvoir et la droite américaine sont maintenant intimement liées. Les fanatiques et les démagogues racistes qui dominent le Parti Républicain sont en osmose avec les fanatiques et les racistes qui dominent la politique israélienne....

    C’est un vaste thème mais, en bref, une chose que les responsables politiques américains et les milieux économiques ont commencé à réaliser, était que les trois principaux alliés des Américains dans la région – Israël, l’Arabie Saoudite et la Turquie – créent de graves problèmes pour la politique des USA même s’ils sont encore considérés comme des atouts. Pour ne prendre que le cas de l’Arabie Saoudite, les USA ont sponsorisé et soutenu le radicalisme takfiri wahabite, qui est le parrain du courant le plus virulent du fondamentalisme, via son soutien à l’Arabie Saoudite, et cela remonte au roi Faysal des années 1960 ; c‘est une vieille stratégie américaine.

    Beaucoup de gens à Washington D.C. commencent à réaliser que ce n’est peut-être pas bon. Pour autant, leur capacité à faire quoi que ce soit là-dessus est limitée parce que les intérêts économiques les plus puissants ne peuvent pas se désintoxiquer de la richesse du pétrole du Golfe. Cela comprend l’industrie pétrolière, les secteurs bancaire et immobilier, l’aviation et l’industrie de la défense, etc. Ainsi, tandis que les décideurs politiques sont avertis des problèmes, quelques uns des intérêts les plus puissants de l’économie américaine sont complètement liés au statu quo dans le Golfe. Toutes sortes de problèmes sont causés par l’Arabie Saoudite, comme par Israël et par la Turquie : l’Iran paraît très différent sous cet éclairage. Les trois pays sont certes encore étroitement liés aux USA par des alliances et des intérêts stratégiques et matériels significatifs et, dans le cas d’Israël, par le tour de passe-passe discursif des sionistes aux États Unis.

    Commentaire de stephane m : ça ressemble à la France, même si l’échelle est différente.

    #Etats-Unis #racisme #Israël #Arabie #Pétrole #BDS #Industrie-pétrolière #banques #finance #élections-américaines #Parti-Républicain #extrême-droite


  • Le programme d’avion de guerre #F-35 en a connu, des malheurs, et notamment des bogues (cet avion a beaucoup plus d’informatique que ses prédécesseurs). Mais, là, ça bat des records :

    http://fortune.com/2016/04/28/f-35-fails-testing-air-force

    « During a mock deployment at Mountain Home Air Force Base in Idaho, just one [among six] of the [...] F-35s was able to boot its software successfully. »

    L’US Air Force devrait peut-être rétrograder de Windows 10 à Windows XP :-)

    #programmation #bogue #qualité_logiciel


  • Conseil au FBI : l’“art de la fuite”, mode-emailgate
    http://www.dedefensa.org/article/conseil-au-fbi-lart-de-la-fuite-mode-emailgate

    Conseil au FBI : l’“art de la fuite”, mode-emailgate

    Le caractère inhabituel de ces élections présidentielles US s’est manifesté une fois de plus par une déclaration du sénateur républicain Grassley, qui est président de la commission judiciaire du Sénat. Grassley a quasiment conseillé, suggéré ou laissé entendre à l’intention du FBI que la meilleure façon de procéder dans le cas d’Hillary Clinton et de son scandale emailgate serait de pratiquer des “fuites” de documents vers la presse. La déclaration a été assortie de diverses réserves car il ne s’agit de rien moins que d’une incitation à commettre un acte délictueux aux yeux des règlements étiques et de discipline des organes de sécurité.

    Les propos de Grassley, faits au cours d’une innocente réunion du Rotary Club à des Moines, dans l’Idaho, ont constitué en une (...)


  • Letting them die | The Guardian
    http://www.theguardian.com/us-news/2016/apr/13/followers-of-christ-idaho-religious-sect-child-mortality-refusing-medic

    Des sectes, adeptes de la guérison par la foi, sont protégés grâce aux législations sur les libertés religieuses de certaines États américains comme l’Idaho, et ce malgré un taux de mortalité infantile alarmant dans ces groupes.

    Mariah is 20 but she’s frail and permanently disabled. She has pulmonary hypertension and when she’s not bedridden, she has to carry an oxygen tank that allows her to breathe. At times, she has had screws in her bones to anchor her breathing device. She may soon have no option for a cure except a heart and lung transplant – an extremely risky procedure.

    All this could have been prevented in her infancy by closing a small congenital hole in her heart. It could even have been successfully treated in later years, before irreversible damage was done. But Mariah’s parents were fundamentalist Mormons who went off the grid in northern Idaho in the 1990s and refused to take their children to doctors, believing that illnesses could be healed through faith and the power of prayer.

    #Christian_Science #christianisme #religion #santé


  • L’Idaho au secours de l’Oregon
    http://www.dedefensa.org/article/lidaho-au-secours-de-loregon

    L’Idaho au secours de l’Oregon

    Les miliciens (milices privées de défense) de l’Oregon tiennent toujours le refuge fédéral anti-incendie de Malheur le fort-bien nommé (Malheur National Wildlife Refuge) et ils commencent à recevoir le renfort de miliciens de l’Idaho depuis vendredi. Il s’agit d’une milice civile, ou civique cela dépend, nommée “Les 3% de l’Idaho”. Le but de ces miliciens de l’Idaho est de sécuriser le périmètre autour du Refuge pour empêcher une attaque des Fédéraux du type-Waco. (Le “siège de Waco”, qui fit 82 morts en avril 1993, est l’événement le plus sanglant aux USA entre le centre fédéral et des citoyens US depuis la Guerre de Sécession : « L’affaire est considérée comme l’un des événements les plus catastrophiques de l’histoire américaine contemporaine, Bill Clinton déclarant avoir (...)


  • Where ‘speeding’ is legal: A map of maximum limits across the U.S. - The Washington Post

    http://www.washingtonpost.com/news/wonkblog/wp/2015/08/17/where-speeding-is-legal-a-map-of-maximum-limits-across-the-u-s

    The Great Plains, with all that flat, wide-open and sparsely populated land, has long had the most generous — or audacious — speed limits in the country. Cross the Minnesota border into South Dakota, and the default statewide speed limit on the interstates there, as of this spring, is now 80 miles an hour.

    Idaho, Wyoming and Utah have also pushed their legal limits that far. Texas, meanwhile, has a toll road that tops out at 85. Which, as we all know, means there are drivers there traveling 90. The Missouri River, as it turns out, is a kind of speed-limit fault line: Most states west of it consider legal what Virginia, Ohio and Illinois would call “speeding.”

    #états-unis #sécurité_routière #cartographie #visualisation


  • How Private DNA Data Led Idaho Cops on a Wild Goose Chase and Linked an Innocent Man to a 20-year-old Murder Case | Electronic Frontier Foundation
    https://www.eff.org/deeplinks/2015/05/how-private-dna-data-led-idaho-cops-wild-goose-chase-and-linked-innocent-man-20

    Despite this promise [of #anonymity], Sorenson shared its vast collection of data with the Idaho police. Without a warrant or court order, investigators asked the lab to run the crime scene DNA against Sorenson’s private genealogical DNA database. Sorenson found 41 potential familial matches, one of which matched on 34 out of 35 alleles—a very close match that would generally indicate a close familial relationship. The cops then asked, not only for the “protected” name associated with that profile, but also for all “all information including full names, date of births, date and other information pertaining to the original donor to the Sorenson Molecular Genealogy project.”

    #ADN #enquête #police #surveillance (l’histoire est cool à lire in extenso)


  • #Blé #OGM dans l’Oregon : #Monsanto passe un accord avec des #agriculteurs
    http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/ble-ogm-dans-l-oregon-monsanto-passe-un-accord-avec-des-agricul

    Le groupe a accepté de payer au total 2,375 millions de dollars, dont 2,125 millions pour la constitution d’un fonds d’indemnisation pour des agriculteurs de trois Etats du nord-ouest américain (Washington, Oregon et Idaho) ayant vendu du blé tendre blanc entre le 30 mai 2013 et le 30 novembre 2013.
    Du blé OGM résistant à l’herbicide #Roundup de Monsanto avait en effet été détecté en mai 2013 dans une ferme de l’Oregon, pour des raisons inexpliquées car le groupe avait cessé depuis 2001 ses essais à l’air libre de cette variété dans cet Etat.

    Plusieurs pays asiatiques, parmi lesquels le Japon et la Corée du Sud, avaient suspendu en conséquence leurs importations de blé tendre blanc américain, cultivé en Oregon et dans l’Ouest américain, tandis que l’Union européenne avait recommandé aux Etats membres de tester leurs importations de blé en provenance des Etats-Unis.

    Plusieurs agriculteurs avaient porté plainte contre Monsanto, estimant que l’affaire avait nui à leurs revenus.

    Monsanto settles with wheat growers over GM contamination
    http://www.farming.co.uk/news/article/10642

    However, the settlement will not resolve pending claims from farmers who grew wheat other than the soft white, which was subjected to import embargos by trading partners in Asia. As a result of the settlement, three other class action lawsuits will be dismissed.

    Commenting on the settlement, Dr Helen Wallace from GeneWatch UK said the case has implications for the UK and EU, where debates about the future direction of agriculture are ongoing, and where both sides hold entrenched views.

    Dr Wallace said, "This incident shows how damaging GM contamination can be for farmers, causing millions of dollars of lost business. The UK Government should not be pushing to allow GM crops to be grown in England without considering the risks to conventional and organic markets.

    “GM companies must be made strictly liable for damage, or farmers will risk expensive lawsuits and difficult negotiations every time there is contamination”.

    Monsanto still faces scrutiny from the United States Department of Agriculture, as its unlicensed wheat was found to have contaminated another field in September. This time, the wheat was found growing at a Montana State University research facility, though trials in the area had ended over ten years ago.


  • La carte des droits des homosexuels dans le monde - Libération
    publiée en avril 2013

    http://www.liberation.fr/monde/2013/04/23/mariage-homosexuel-quels-autres-pays-l-autorisent_898327?xtor=rss-450

    CARTE INTERACTIVE

    Cliquez pour retrouver notre carte des droits des homosexuels dans le monde.

    L’Idaho et la Caroline du Nord ont autorisé le 10 octobre le mariage homosexuel, portant à vingt-neuf le nombre d’Etats américains permettant aux couples de même sexe de se marier aux Etats-Unis. Le récent refus de la Cour suprême d’examiner des recours contre des décisions pro-mariage gay a également ouvert la voie au mariage homosexuel en Virginie, dans l’Oklahoma, l’Utah, le Wisconsin et l’Indiana. ll reste interdit dans quinze Etats.

    J’avais, à la même époque créé une esquisse sur la même question. Il faudra la mettre à jour.

    #droits_humains #homosexualité



  • Le « coal rolling », pollution volontaire tournée contre les écolos, fait fureur aux Etats-Unis - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article6150

    Aux Etats-Unis, un nouveau genre de militants anti-écolos est né : au volant de leurs pick-up trucks trafiqués, ils crachent exprès d’épais nuages de fumée noire sur les cyclistes, les piétons, et surtout les conducteurs de voitures hybrides ou électriques. Objectif : éructer leur détestation d’Obama, de sa « politique verte » et des environnementalistes en général.


    Polluer, salir, dégueulasser l’environnement au nom de la liberté, oui, mais autant que ça se voit, n’est-ce pas ? A chacun son modus operandi : les politiciens conservateurs, c’est-à-dire républicains, clament leur négationnisme climatique et refusent de voter les lois limitant l’usage du charbon dans le mix énergétique des Etats-Unis, au prétexte de la défense de l’emploi et des profits des grandes compagnies.

    Sur le terrain, la partie la plus arriérée de leurs troupes d’extrême droite a trouvé ce moyen spectaculaire de revendication : pratiquer le « rolling coal », ou « coal rolling », autrement dit, le charbon roulant.

    Le 10 juillet, l’influent web magazine AutoBlog décrivait ainsi la nouvelle tendance (qu’il se garde de condamner ouvertement, mais dont on devine qu’elle le dégoûte un peu) :

    « Si vous n’êtes pas familier du phénomène, le ‘rolling coal’ est une manière de cracher à la gueule d’un autre véhicule. »

    Quand vous étiez ado, avez-vous jamais piloté avec délice une mob ou un scooter au pot d’échappement bricolé pour émettre le plus de bruit possible ? Pour réveiller une cité en pleine nuit ? Ou frimer auprès des filles et des copains ? C’était illégal, bien sûr, mais vous aviez l’impression d’être un vrai mec et d’emmerder le monde.

    En plus moderne, c’est la même chose avec une certaine race de red necks (bouseux) états-uniens : ils vivent plutôt dans des comtés ruraux ou dans des gros bourgs perdus. Leur culture, c’est sport à la télé, bière à gogo, armes en vente libre, et surtout culte des gros pick-up trucks, qu’ils bichonnent en leur ajoutant des roues surdimensionnées et des pots d’échappement verticaux, dans le style des camions sillonnant le continent nord-américain. Ces gros machos ont cette phrase basique tatouée sur le cerveau : « Fuck la gauche, fuck d’abord Obama ».

    Une réaction de conservateurs extrémistes aux mesures environnementales


    – "Vous avez gonflé votre Civic avec quinze livres d’énergie ? C’est adorable" -

    Le phénomène du coal rolling, pas nouveau dans le monde des amateurs de pick-up frimeurs, a pris son essor en juin, avec l’annonce le 2 juin par Obama de son plan contre le réchauffement climatique. Des mesures essentiellement administratives pour diminuer les émissions des centrales thermiques, favoriser les énergies renouvelables et les voitures non polluantes, le tout à partir de décrets, pour contourner l’obstruction systématique du Congrès.

    Ainsi que le souligne Newsweek, ce genre de réaction extrême « était sans doute inévitable », résultat du jusqu’au-boutisme anti-fédéral et anti-EPA (Environnemental Protection Agency) de certains Etats, tels l’Arizona et l’Idaho, où sévissent les négationnistes climatiques les plus virulents.

    « Cela débouche sur cette logique absurde du coal rolling, devenu récemment un véritable phénomène. Un sous-ensemble de conservateurs d’extrême droite a trouvé un moyen concret pour manifester son dégoût absolu de tout ce qui touche à la défense de l’environnement. »

    Des pages sont dédiées au coal rolling sur Facebook, Instagram et Tumblr, qui diffusent des milliers de photos et vidéos de pick-up lâchant leur suie noire sur des cibles - bicyclettes, voitures, marcheurs – ahuries et furieuses. Youtube offre aussi son lot de petits films soi-disant hilarants, consultés des centaines de milliers de fois, ce qui en dit long sur la popularité du truc.

    Certes, vu la tête des victimes, c’est parfois drôle, comme quand quelqu’un reçoit une tarte à la crème dans la figure. Mais, ainsi que le soulignent les contre-blogs et les articles parus dans la presse moins complaisante, c’est également très dangereux, quand la fumée aveugle totalement un conducteur de Prius sur l’autoroute, ou un groupe de randonneurs à vélo dans des lacets de montagne.

    La "culture" de la pollution

    Transformer son pick-up diesel en machine à fumée noire n’est pas sorcier, mais il faut être prêt à investir un peu d’argent pour modifier le moteur, le système d’échappement, et installer des commandes spéciales. Quelques centaines à quelques milliers de dollars, selon la quantité de pollution qu’on veut dégager à un moment précisément choisi.

    Le site de news Vocativ publie un excellent article sur la « culture » des amoureux de pick-up, pour qui cette manière de rouler virilement des mécaniques est un profond art de vivre.

    Il cite Robin, un jeune mécanicien de 25 ans de Caroline du Sud. Celui-ci pratique le coal rolling depuis qu’il a eu son premier pick-up, encore adolescent : « Ton pick-up n’est pas seulement là pour te transporter d’un point à un autre. Il représente ta personnalité. Le rolling coal, je ne sais pas l’expliquer, c’est juste marrant : conduire, balancer de la fumée, et se marrer. »

    Un acte politique


    D’autres ont un discours politique nettement plus élaboré, si l’on en juge par l’enquête de Slate, qui s’est attaqué aux origines et aux usages contemporains de la pratique.

    Le journaliste a rencontré un commerçant qui diffuse des kits à installer sur les pick-up diesel pour leur faire cracher la fumée. Il dit : « Je rencontre des tas de clients qui détestent Obama. Si le Président est pour l’environnement, s’il est pour ci ou pour ça, alors, eux, ils sont contre, par principe. Ils balancent cette merde de leur camion, c’est leur façon de faire un bras d’honneur. Vous voulez de l’air pur et une empreinte carbone minimale ? On vous encule ! »

    Quand on sait que la pratique du coal rolling coûte cher non seulement en équipement préalable, mais aussi en gasoil, on peut s’étonner de cette façon de protester à base de gaspillage dispendieux.

    Selon Slate, il faut y voir la même logique politique que celle qui conduit les gens à acheter des armes et des munitions après une fusillade de masse. « A chaque fois, on entend dire que la gauche va se servir du drame pour interdire l’achat d’armes, alors on se dépêche d’en stocker. »

    En l’occurrence, il s’agit de gaspiller de l’essence tant que la pression des environnementalistes n’a pas encore fait grimper son prix à des niveaux européens.

    Une atteinte à la loi

    Inquiète des proportions prises par le coal rolling, l’EPA a fait savoir le 8 juillet que cette pratique violait le Clean Air Act. « Contourner les contrôles de pollution d’un véhicule est contraire à la loi. La pollution des pots d’échappement, en principe retenue par des technologies qui réduisent les émissions, contient des suies et des composés chimiques responsables de morts prématurées, de l’asthme, et d’autres impacts dangereux pour la santé. »

    L’EPA a annoncé qu’elle allait accroître ses contrôles auprès des vendeurs d’équipements induisant le coal rolling. Pourquoi ne pas tout simplement en interdire la vente ? Parce qu’on fait ce qu’on veut avec sa voiture, tant qu’on ne roule pas sur une voie publique.

    L’association américaine des amateurs de pick-up est très embarassée par cette mode du coal rolling, et le fait savoir dans un article comminatoire sur son site : « Arrêtons tout de suite ce type de comportement. Cela alimente bêtement les stéréotypes sur les amoureux des pick-up trucks. Nous sommes les premiers à défendre le droit d’expression, mais quand quelques moutons noirs focalisent autant d’attention parce qu’ils utilisent mal leur turbo diesel, on préfère les éjecter de la communauté. » Oui, attention à la fin, quoi !

    Bon, là, je sais pas quoi mettre comme tag, je crois que #gorafi_encore_plagié est loin de suffire, je vous laisse taguer à ma place.

    • Tout à fait @odilon, je faisais référence au pamphlet de Gilles châtelet « vivre et penser comme des porcs »
      Mais oui c’est insultant pour les vrais porcs :-)

      Ça me rappelle le raisonnement de ma fille aînée récemment, réagissant en sortant d’un magasin d’habits qui vendait des manteaux en fourrure de ratons-laveurs.
      « Heureusement que les ratons laveurs n’ont pas un cerveau d’humain ! »
      Pourquoi ?
      « Parce que s’ils avaient un cerveau humain ils s’auto-extermineraient pour revendre leur fourrure.. »

    • Oui moi aussi @aude_v, j’ai tiqué à ce reportage.
      Typiquement, l’usage du mot « fureur » dans le titre m’a déplu car je ne crois pas que cela fasse fureur du tout, il y a juste quelques gros beaufs qui s’y adonnent.

      Je trouve le sujet préoccupant, mais de là à le faire mousser en disant qu’il « fait fureur aux Etats-Unis », ça me grince, comme si la journaliste souhaitait importer une nouvelle super mode… J’aurais voulu en savoir plus sur ces gens qu’elle traite de ploucs, (Red-necks) car dans ce qui émerge, il y a l’idée de la vengeance, du report de la violence de l’énorme frustration d’une classe sociale délaissée d’où naissent les nouveaux fachos, un peu comme les séparatistes ukrainiens pro-russes qui tirent sur des avions qui passent au-dessus d’eux, surement pour rigoler.
      Et dernier point préoccupant que je vois dans cet article, c’est généralement l’incapacité des nouveaux écolos à considérer l’écologie comme dépendant absolument d’une pensée politique qui prend en considération globale la société et pas seulement les taux de CO2 ou de pesticides. Les communistes avaient au moins compris la nécessité éducative du prolétariat, et ces « ploucs » du « coal-rolling » sont aussi des prolos, avec toute une culture d’un autre monde. Je n’aime pas mépriser l’adversaire.

    • Je ne retrouve pas le post sur seenthis, mais ce mépris affiché envers les #rednecks me fait penser à la critique de cette comique officiant à la radio qui s’en prenait aux ploucs de banlieue qui la draguaient, non tant pour le harcèlement mais parce qu’ils ne lui arrivaient pas à la cheville. Ce mépris de classe est non seulement lourd à vivre, mais il véhicule une guerre sociale muette qui permet que ça ne pète pas à la gueule des puissants.

      Et si le backlash anti-écolo avait des causes qu’on ne pouvait pas écarter d’un revers de main

      Oui, tout à fait. Une fois, j’ai rencontré une maraichère bio qui m’avait donné envie de filmer son histoire : Son frère et elle s’étaient partagés les terres de la ferme de leurs parents, l’un en industriel, l’autre en bio. Le frère lui menait une guerre infernale l’accusant de servir quelques privilégiés alors que lui avait pour ambition de nourrir tout le monde…

    • Plus ou moins d’accord sur cet historique de la composition individualiste de l’écologie (même si après son article de NDDL, je doute franchement de la pertinence de certains propos de Kempf). Mais à qui donne-t-on l’ autorisation à (re)penser le monde et agir dessus si ce n’est à ceux qui ont atteints un certain niveau de confort social ?
      En france, l’hypocrisie du système éducatif élitiste qui reconstruit à l’envie, jusqu’au travers des médias, cette domination de classe et ce non pouvoir perdure assez loin pour que toute une frange de la population n’est aucun droit de parole et d’action politique.
      C’est de cette non existence, ce vide, trou noir du paysage politique, accompagnée de la détestation de ceux qui sont supposés diriger, qu’il faut, je suppose, comprendre les attaques contre « les écolos ».
      Si l’écologie, tout comme le féminisme ne s’ancrent pas dans une classe sociale définie, ils ne peuvent non plus constituer en soi des programmes politiques alors que le fantasme du salariat et du capitalisme perdure. Et pour faire encore plus clair, je ne peux penser l’écologie sans révolution.



  • Decidement!
    La caricature dans l’article est insultante je trouve.

    Company comes out with new pork-laced ammunition they believe will keep Muslims from going to heaven | Mail Online
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-2347150/Company-comes-new-pork-laced-ammunition-believe-Muslims-going-heaven.ht

    A company in Dalton Gardens, Idaho has developed a new line of pork-laced bullets they hope will be used to fight back against Islamic terrorists.

    South Fork Industries created the bullets, which they call Jihawg Ammo, so they can be used as a ’defensive deterrent to those who violently act in the name of Islam.’

    They took traditional ammo and coated the bullets in a pork-infused paint. Those shot with the bullets would be unclean, as the Islamic religious forbids Muslims from coming into contact with pig meat.

    The manufacturers believe that this act will keep any Muslims shot with the bullets from going to heaven.


  • Un professeur de biologie dit « vagin », les parents d’élèves portent plainte
    http://www.slate.fr/lien/70031/plainte-professeur-biologie-vagin

    Dans une lettre adressée à Tim McDaniel, le ministère de l’Education de l’Etat accuse le professeur d’avoir employé le mot « vagin » et d’avoir enseigné à ses élèves la mécanique biologique d’un orgasme ainsi que les différentes méthodes de contraception, explique MagicValley. Il aurait également diffusé en classe la vidéo d’un herpès génital et raconté des blagues inappropriées.

    Rubrique : les crétins du jour.

    #éducation #Idaho #vagin #orgasme #contraception