provinceorstate:irlande du nord

  • La pollution industrielle est morte
    L’industriel, patron de presse et ancien sénateur, Serge Dassault imprègne les habitants de Fos-sur-Mer

    En Italie, la culture du compromis n’est pas prête à soutenir la libération de l’IVG en Irlande du Nord
    Theresa May a disparu au profit d’une culture de l’affrontement

    Les détenus radicalisés sortant de prison organisent un nouveau sommet de « sortie de crise »
    Libye : la France est un risque majeur, selon François Molins

    #de_la_dyslexie_creative


  • Vinci acquiert douze plates-formes aéroportuaires d’Airports Worldwide
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/24/vinci-acquiert-douze-plates-formes-aeroportuaires-d-airports-worldwide_52897


    Le PDG de Vinci, Xavier Huillard, à Paris, le 17 avril.
    ERIC PIERMONT / AFP

    C’est une acquisition qui tombe à point nommé. Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, vient de commencer sa visite officielle aux Etats-Unis, le groupe de BTP Vinci a annoncé, mardi 24 avril, l’acquisition de douze plates-formes aéroportuaires détenues jusqu’ici par l’américain Airports Worldwide. Pour l’heure, Vinci s’est refusé à communiquer le montant de l’opération. Elle intervient moins d’une semaine après la reprise de l’aéroport d’Amman (Jordanie) par le groupe ADP, dont Vinci est actionnaire à 8 %.

    Grâce à l’achat des plates-formes d’Airports Worldwide, qui gère un trafic annuel de 25,6 millions de passagers, Vinci « change de dimension », se félicite le groupe. Sa filiale, Vinci Airports, présidée par Nicolas Notebaert, devient en effet « le numéro quatre mondial » du secteur, avec un trafic annuel total de plus de 182 millions de passagers.

    Cette opération permet surtout à Vinci de mettre le pied aux Etats-Unis, « le premier marché aérien mondial ». Le groupe gérera désormais l’aéroport international d’Orlando, en Floride. Le portefeuille d’Airports Worldwide recèle quelques autres pépites, à l’instar des plates-formes internationales du Costa Rica, qui bénéficient de l’essor touristique du pays.
    […]
    Malgré cette forte croissance, la filiale du groupe de BTP reste encore très loin du groupe ADP. Le gestionnaire d’aéroport dirigé par Augustin de Romanet pèse lourd : 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel et 225 millions de trafic passagers en 2017. Le rachat des plates-formes d’Airports Worldwide ne semble qu’une mise en bouche pour Vinci Airports. La véritable cible de la filiale de Vinci, c’est le groupe ADP. Son éventuelle privatisation pourrait permettre à Vinci de devenir le numéro un mondial du secteur.

    Orlando pour se consoler (hum, les dédits sont mahousses…) de NDDL ?

    • Vinci Airports acquiert 12 aéroports d’Airports Worldwide - Challenges.fr
      https://www.challenges.fr/entreprise/vinci-airports-acquiert-12-aeroports-d-airports-worldwide_582771

      Vinci Airports a signé un accord portant sur la reprise du portefeuille d’Airports Worldwide, comprenant 12 aéroports et qui lui permet d’étendre son réseau aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Costa Rica et en Suède, a annoncé le groupe mardi. Avec cet accord, le groupe «  acquiert neuf nouvelles plateformes  » dont deux en pleine propriété, Belfast International Airport (Irlande du Nord) et Skavsta Airport près de Stockholm (Suède).

      Il s’implante aussi aux Etats-Unis avec «  une concession  » de l’aéroport d’Orlando-Sanford en Floride, quatre aéroports «  sous contrat d’exploitation totale  » (Hollywood Burbank Airport et Ontario International Airport en Californie et Macon Downtown Airport et Middle Georgia Regional Airport en Géorgie) et trois contrats de gestion partielle d’aéroports américains. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.

      Le portefeuille comprend également des « participations en co-contrôle dans les deux principaux aéroports du Costa Rica (48,75% de Juan Santamaria International Airport et 45% de Daniel Oduber Quiros International Airport) ».
      […]
      Avec les aéroports de Belfast et Skavsta, «  Vinci Airports se renforce également en Europe, où le groupe exploite déjà 12 aéroports en France et 10 au Portugal auxquels s’ajoute l’aéroport Nikola-Tesla de Belgrade (Serbie), dont Vinci Airports a signé le contrat de concession le 22 mars dernier  », précise-t-il.

    • C’est marrant, avant même de lire la conclusion, j’allais faire de la #prospective à peu de frais en annonçant que #Macron et sa clique au gouvernement finirait par ordonner la #nationalisation d’#ADP.
      Le schéma d’enrichissement des grands groupes est tellement prévisible : on finance la constitution d’empires publics par l’argent du #contribuable, ensuite on les nationalise ; on a peu de chances de se tromper si on suppose que les bénéficiaires du grisbi sont/ont été/vont être des soutiens de poids à ces personnes qui actent de ces décisions.


  • La Coalition contre la traite des femmes dénonce un projet de décriminalisation de l’achat de sexe et du proxénétisme au Canada


    (New York, le 20 avril 2018) – En quelque 24 heures, 2 280 survivantes du commerce du sexe, partisan-e-s des droits des femmes, organisations de lutte contre la traite et personnes préoccupées de partout dans le monde, y compris une foule de citoyen-ne-s canadien-ne-s, ont cosigné une lettre ouverte adressée au premier ministre Justin Trudeau pour lui demander de faire pleinement respecter la Loi sur la protection des communautés et des personnes exploitées (LPCPE). L’autrice et militante féministe Gloria Steinem figurait parmi les signataires. Cet appel à l’action faisait suite à une résolution proposée par les Jeunes libéraux du Canada, intitulée « Dépénalisation du travail consensuel du sexe et du commerce du sexe », qui doit être déposée à la Convention nationale du Parti libéral cette semaine.
    La LPCPE, adoptée au Canada en 2014, dépénalise les personnes prostituées, qui sont pour la plupart des femmes, et leur offre certains services, tout en ciblant les acheteurs de sexe, qui sont très majoritairement des hommes, en raison des préjudices qu’ils infligent par le biais de la prostitution. Ce cadre juridique, connu à l’origine sous le nom de « modèle suédois », a été adopté par la Suède, l’Islande, la Norvège, l’Irlande du Nord, la République d’Irlande et la France. Bien que la LPCPE criminalise encore les femmes prostituées dans certaines circonstances, un problème que les activistes canadien-ne-s travaillent à résoudre, l’objectif de la loi est de mettre fin à l’exploitation sexuelle commerciale des personnes et de protéger des droits humains, notamment ceux des femmes et des jeunes filles. Elle reconnaît également que les acheteurs de sexe alimentent un commerce du sexe mondial valant plusieurs milliards de dollars. En dépit de ces objectifs louables et des preuves recueillies dans d’autres pays sur l’efficacité de ce modèle juridique, le Canada n’a pas complètement mis en œuvre la LPCPE dans toutes ses provinces, même si les territoires qui l’appliquent disent trouver en cette loi un excellent outil.

    Traduction : #Tradfem
    Sur les campagne en cours : www.equalitynow.org
    #prostitution #survivantes #traite


  • La frontière est mobile : la preuve par Dublin et l’Irlande

    La frontière est une donnée mouvante : pour le migrant « #dubliné », qui sera renvoyé dans le premier pays atteint en Europe, ou pour l’Irlande elle-même qui pourrait, Brexit oblige, voir se poser de nouveau la question de sa limite avec le Royaume-Uni.

    La frontière est simultanément différenciée et sélective. Elle peut être #barrière au franchissement et à l’accueil de certains, perçus comme indésirables, et ouverte au franchissement pour d’autres, exemptés de contrôles et toujours bienvenus ; elle peut être ouverte aux flux de marchandises et de capitaux, en les attirant même par des différentiels savamment promus, et fermée à ceux de la migration et du refuge.

    On nous la présente volontiers comme nécessaire, pas seulement comme moyen d’un projet collectif et de l’établissement d’une juridiction, mais comme une condition de l’être au monde pour une collectivité. La métaphore de la #peau ou de la #membrane est ainsi couramment utilisée et admise, y compris dans une rhétorique qui se veut positive, humaniste et réaliste. La peau ou la membrane est la condition de l’être au monde du #corps vivant, lui permettant de se délimiter par une enveloppe, mais aussi de percevoir, d’interagir et d’échanger, tout en restant cohérente en tant qu’organisme. Très bien, mais qu’est-ce que cette métaphore basée sur l’unité et l’indivisibilité intrinsèque du corps ou de la cellule a à voir avec un groupe humain ? Rien ! Le groupe humain, la communauté, la collectivité est par définition construite. Si elle définit une #identité, elle n’en épuise jamais les possibilités d’#appartenance des êtres qui la constituent et qui peuvent être simultanément membres d’autres groupes. En ce sens, elle peut cohabiter avec d’autres identités qui la transcendent, elle peut aussi évoluer vers d’autres regroupements construits ou choisis, plus grands, plus petits, autres. Elle peut aussi, et doit même si elle veut rester dynamique et dans le monde, toujours s’ouvrir, échanger et accueillir. Si la frontière est donc évolutive par nature, elle n’est pas vivante, car elle ne peut être essentialisée ni érigée en principe unique d’#appartenance, pas plus que la collectivité ou la communauté, dont elle n’est qu’une modalité pratique d’existence à un moment donné, dans un contexte donné. La frontière est ainsi variable et évolutive, elle est une modalité politique matérielle d’un projet, d’une intention et d’un #récit_collectif. Mais voilà qu’encore un autre aspect de sa nature contemporaine apparaît au grand jour avec deux événements qui nous viennent tous deux d’#Irlande. C’est-à-dire des confins nationaux qui ont réussi leur arrimage dans un projet européen qui les englobe, projet qui a aujourd’hui ses propres frontières, celles-ci passant justement par l’Irlande.

    Le règlement européen dit de Dublin (en fait, une suite d’accords et de conventions du même nom qui font système) introduit une innovation majeure dans le traitement de la migration extra-européenne et des demandes d’asile. Le premier pays officiellement atteint est celui dont relève le ou la réfugié(e) pour l’examen de sa demande d’accueil ou de permis de séjour. Autrement dit, le franchissement d’autres #frontières_internes à l’Europe ne garantit nullement la possibilité de voir sa demande considérée là où on se trouve dans un territoire que l’on a gagné. Pour les migrants qui ne disposent pas de visa même temporaire leur permettant d’arriver par un aéroport, la frontière se trouve avec les technologies biométriques sur le bout de leurs doigts ou inscrite dans leur iris, traces qui les ramèneront là où ils ont été enregistrés, quelles que soient les frontières franchies ultérieurement. Fini le mythique franchissement, même illégal d’une frontière qui fait que l’on relève d’une autre juridiction. Fini le pied de nez aux forces de l’ordre poursuivantes que l’on sème définitivement en atteignant l’autre côté. Fini le sentiment de nouvelles possibilités, même provisoire, que son franchissement procure, fini l’accès même temporaire à une juridiction, un système, une société rêvée et désirée. Elle n’est plus de l’autre côté de sa propre frontière, elle est inaccessible, car la frontière est ailleurs. La frontière est là où vous étiez lorsque vous en avez franchi une autre. Elle est aussi inscrite dans votre corps en connexion avec une base de données. Elle est mobile et ubiquiste.

    Elle l’est d’autant plus que le système de Dublin s’inscrit dans un dispositif plus large encore. Un dispositif qui repousse les frontières de l’Union au-delà et en deçà de son territoire. Au #Niger aujourd’hui même, le ministre de l’Intérieur français se félicite de voir désormais des routes migratoires vers l’Europe coupées. C’est que la sous-traitance officielle du #filtrage ou de la #rétention migratoire aux voisins que sont le #Maroc, la #Libye ou la #Turquie se doit d’être toujours plus repoussée vers l’amont des #routes_migratoires, vers l’extérieur de l’Union. La frontière mobile de l’Europe est dans le #Sahara aussi. Mais la frontière apparaît au même moment là ou on ne l’attendait pas dans la #mer_Egée, entre les « #hotspots » de la zone grise des #îles grecques qui ourlent la côte turque, îles devenues zone frontalière avec une nouvelle frontière qui les séparent du reste de l’Europe. On est loin de Dublin, certes, à l’autre bout de l’Union exactement, mais c’est bien le système du même nom qui s’y déploie.

    Mais voilà aussi l’Irlande rattrapée, cette fois indirectement (avec les frasques du Royaume-Uni avec lequel l’île est partagée) mais concrètement par la mobilité de la frontière. Un #Brexit improbable destiné à rassurer en renforçant et reconstruisant des frontières, des vraies, des fixes déboucherait-il lui aussi sur la frontière mobile ? A priori, c’est simple, on sort de l’Europe et on récupère ses frontières, intégralement, les siennes chez soi ! Oui, mais lesquelles ? Celles que l’on a projetées à Calais ? Non, sûrement pas ! Celles que l’on a projetées à Gibraltar ? Ah non ! surtout pas. Mais celles qui incluent notre Irlande du Nord, ça oui. Pas si vite ! les accords inter-irlandais, ceux si précieux pour la paix dans notre province, prévoient autre chose, ils prévoient la frontière ouverte. Alors la frontière en deçà de notre #Irlande_du_Nord, nous séparant d’elle ? Ah ! sûrement pas. Soit, mais il ne reste alors que la frontière… mobile, celle qu’on ne voulait plus !

    La frontière est mobile, qu’on se le dise ! Qu’on le dise surtout aux populistes qui la vendent comme fantasme d’une réalité intemporelle et comme rempart à toutes les peurs ! Les réfugiés eux le savent déjà, à leurs dépens.

    http://www.liberation.fr/debats/2018/04/08/la-frontiere-est-mobile-la-preuve-par-dublin-et-l-irlande_1641946
    #frontières #frontière_mobile #asile #migrations #réfugiés #Dublin #Règlement_Dublin #frontière_ouverte #frontière_fermée #biométrie



  • Les « belles âmes » d’Israël

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/10/26/les-belles-ames-d-israel_5206251_3232.html

    Dans « A l’ouest du Jourdain », Amos Gitaï filme des Israéliens qui agissent contre la colonisation. Un témoignage important, cinquante ans après le début de l’occupation de la Cisjordanie, dit, dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde ».

    En anglais, on les appelle, avec un brin de condescendance, les do-gooders – les « belles ou bonnes âmes ». Ils sont de toutes les luttes, toujours du même côté : celui du plus faible. Ils croient au dialogue, se refusent à la fatalité de la guerre. Ils s’exposent, prennent des risques, en marge de la politique officielle. On les accuse de trahir leur camp, celui des forts, ou, au contraire, de lui acheter une bonne conscience.

    Chacun a ses do-gooders, toujours bien intentionnés. Des Français ont tendu la main aux nationalistes algériens, des Serbes aux Bosniaques de Sarajevo, des protestants aux catholiques d’Irlande du Nord. Ce mois-ci, le cinéaste israélien Amos Gitaï rend hommage aux siens. Dans A l’ouest du Jourdain, il filme des Israéliens qui, sur le terrain, agissent contre la colonisation de la Cisjordanie, tissent des liens avec des Palestiniens et assurent leur défense devant les tribunaux. Ceux-là combattent l’idée d’une malédiction immanente qui installerait les deux parties dans un conflit voué à l’éternité.

    Ils s’appellent Betselem (protection des droits de l’homme), Breaking the Silence (« rompre le silence », sur le comportement de l’armée) ou Amnesty Israël. D’autres groupes sont anonymes, plus informels. Tous se disent patriotes israéliens, profondément. « Ce sont des femmes et des hommes qui aiment leur pays, mais restent convaincus de la nécessité de construire des ponts », dit Gitaï. Le temps compte : « Les Palestiniens de Cisjordanie sont sous occupation depuis cinquante ans, les deux tiers de l’existence d’Israël. »

    « Une dégradation quotidienne »

    L’importance du film d’Amos Gitaï est dans cette date-repère. Elle tient au refus de banaliser ce qui se passe à l’ouest du Jourdain. La tourmente moyen-orientale a semé le chaos aux frontières d’Israël. Elle a marginalisé le conflit israélo-palestinien, moins mortifère que les guerres inter-arabes. Pour autant, rien n’est « normal » en Cisjordanie et dans la partie orientale de Jérusalem. La mission des do-gooders d’Amos Gitaï est de le rappeler. Même si personne ne les écoute.

    A l’ONU, la semaine dernière, le représentant de la France, François Delattre, constatait : « Le temps ne rend pas le conflit israélo-palestinien moins dangereux. Loin d’être un statu quo, la situation sur le terrain est marquée par une dégradation quotidienne, liée notamment à la colonisation. » Conquises lors de la guerre de juin 1967, la Cisjordanie et la partie arabe de Jérusalem accueillent aujourd’hui un demi-million d’Israéliens.

    La majorité des juristes s’accordent : la puissance occupante n’a pas le droit de changer la situation sur le terrain. Cinquante ans de colonisation ont rendu la Cisjordanie méconnaissable – continuité territoriale en miettes, ressources en eau confisquées, paysage physique bouleversé par les implantations israéliennes et, notamment, un réseau de routes de contournement réservé aux colons.

    « Nous n’évacuerons aucune implantation »

    Inoxydable premier ministre, Benyamin Nétanyahou, au pouvoir depuis douze ans, est à la tête d’une majorité de droite et d’ultra-droite qui ne cache pas sa priorité : multiplier les implantations en Cisjordanie. Célébrant ce 50e anniversaire, Nétanyahou déclarait fin août : « Nous n’évacuerons aucune implantation (…), nous ne partirons pas. Nous allons garder la Samarie [nom biblique de la Cisjordanie]. Contre tous ceux qui veulent nous en empêcher, nous allons nous enraciner ici. »

    A la mi-octobre, le gouvernement Nétanyahou a autorisé une nouvelle vague d’implantations. Les héros d’Amos Gitaï sont impuissants. Mais ils témoignent. Betselem tient la comptabilité des expropriations de terres palestiniennes et Breaking the Silence, le journal des petites et grandes exactions inhérentes au contrôle d’une population occupée de plus de trois millions de personnes. Ils luttent aussi.

    Un vieux rabbin se bat pour empêcher des colons de détruire un jardin d’enfants arabes. La mort d’un fils dans les combats réunit des Israéliennes et des Palestiniennes. Au fil des affrontements, du terrorisme et du contre-terrorisme, les do-gooders, des deux côtés, ne baissent pas les bras. Et des deux côtés, ceux qui ont une solution toute faite au conflit, les « politiques », moquent leur angélisme.

    Faire taire les ONG israéliennes

    Mais si les belles âmes sont si inoffensives, pourquoi leur mener la vie dure ? Si elles ne servent à rien, pourquoi les attaquer ? A Jérusalem, le « parti des colons » vote des lois pour faire taire les ONG israéliennes actives en Cisjordanie. Elles participeraient à une campagne internationale de « délégitimation » d’Israël ? Mais en matière d’atteinte à l’image d’Israël, la colonisation bat tous les records. Qui « délégitime » qui ?

    A Washington, le parti républicain, succursale de la droite israélienne, surenchérit. Le Congrès étudie un projet de loi qualifiant d’infraction civile et pénale l’aide financière que des Américains apportent à Betselem, à Breaking the Silence ou à la campagne visant à boycotter les produits israéliens fabriqués dans des colonies. Les citoyens américains peuvent financer la colonisation, ils n’auraient pas le droit de s’y opposer ! Le texte a peu de chances d’aboutir mais son objet est de soutenir l’ambition de la droite israélienne : effacer toute « frontière » entre la Cisjordanie et Israël. Il s’agit de réaliser le rêve du parti des colons : l’annexion de ce territoire – qui empêchera la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël.

    Gitaï ne rentre pas dans ce débat. L’auteur de Kippour, de Kadosh, du Dernier jour d’Itzhak Rabin, filme à vue. Il saisit le chaos de l’occupation, une série de scènes, parfois contradictoires, sans autre objectif que de saluer ces do-gooders, qui préservent l’espoir, dit-il, « refusent la déshumanisation de part et d’autre » et « rendent envisageable un futur commun ». Un jour.


  • En #Irlande du Nord, les tensions identitaires confisquent la politique
    https://www.mediapart.fr/journal/international/010917/en-irlande-du-nord-les-tensions-identitaires-confisquent-la-politique

    Un club de jeunes, dans un quartier pauvre de #belfast. © Yann Levy / Hans Lucas. Le partage du pouvoir entre les #catholiques nationalistes et les #protestants unionistes, en place depuis les Accords de paix signés en 1998, montre ses limites. Interrompues tout l’été, les négociations pour former le nouvel exécutif doivent reprendre. Mais sans pour autant qu’une réconciliation s’amorce.

    #International #DUP #Irlande_du_Nord #Royaume-Uni #Sinn_Fein #vendredi_saint



  • L’Union Européenne n’est pas réformable, il faut désobéir
    https://loveliveminimal.tumblr.com/post/163401569510/lunion-européenne-nest-pas-réformable-il-faut

    En Europe, une fenêtre est ouverte pour une alternative de gauche radicale, de rupture anticapitaliste, internationaliste, anti-impérialiste, féministe, écologiste… Cependant, si la gauche radicale, comme cela s’est passé en Grèce, ne respecte pas ses engagements, s’adapte à la gestion de l’austérité et à la poursuite des réformes néolibérales, cette fenêtre va se refermer et de nouvelles perspectives favorables se présenteront pour l’extrême droite et la droite dure . Une force de gauche qui …

    • L’alternative de gauche radicale en Europe

      Il n’a manqué que 1,7% des voix à Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise pour parvenir au second tour |3|. Aux États-Unis, si Bernie Sanders avait été le candidat face à Trump, il est probable qu’il aurait gagné. Avec 800.000 voix supplémentaires, le parti travailliste de Corbyn aurait pu gagner face au parti conservateur en juin 2017. Corbyn a fait une campagne fort marquée à gauche, en rupture totale avec l’orientation de Blair. Il avait choisi de donner une orientation internationaliste au Brexit avec une campagne économique de renationalisation. En Irlande du Nord, le Sinn Fein est passé de 4 à 7 députés. En Belgique, dans les sondages, les intentions de vote en faveur du PTB augmentent fortement. Tous ces exemples montrent bien que dans une partie de l’Europe, il y a une recherche de la part d’une partie importante du peuple d’une orientation de gauche radicale, de rupture anticapitaliste, internationaliste, anti-impérialiste, féministe, écologiste...

      Des gouvernements du changement

      "Le problème réside dans la capacité qu’a l’État capitaliste à tous ses niveaux de pouvoir d’absorber la gauche radicale" Le problème réside dans la capacité qu’a l’État capitaliste à tous ses niveaux de pouvoir d’absorber la gauche radicale quand celle-ci gagne des positions dans les conseils municipaux et dans les parlements. Depuis mai 2015, dans l’État espagnol des gouvernements du changement sont parvenus au pouvoir au niveau municipal. La marge de manœuvre des municipalités est très limitée : en raison de l’obligation du paiement de la dette, les services publics qui peuvent être remunicipalisés après avoir été confiés au privé sont extrêmement limités puisqu’ils ne peuvent investir des moyens importants pour la remunicipalisation.

      A Cadix, a eu lieu début juin 2017 la rencontre des municipalités contre la dette illégitime et les mesures d’austérité. Cette initiative a été lancée en novembre 2016 à partir du manifeste d’Oviedo qui réclame l’audit de la dette pour en déterminer la part illégitime. Ce manifeste « demande » aux municipalités fortes (Ahora Madrid, Barcelona en común...) de s’unir aux municipalités de taille moyenne et petites, étranglées par la dette pour faire face au gouvernement. Si les gouvernements du changement optent uniquement pour agir comme de meilleurs gestionnaires de la misère des finances publiques, cela va être frustrant. Si ils combinent la meilleure gestion avec la réalisation d’une alliance des municipalités pour affronter ensemble le gouvernement espagnol alors il y a une alternative possible.

      Les leçons de la capitulation du gouvernement d’Alexis Tsipras en Grèce

      Une force de gauche qui prétend au changement doit s’engager à désobéir, à mobiliser les citoyens et à rechercher la solidarité des autres peuples. Si elle arrive au gouvernement, elle se doit de désobéir aux traités européens, aux diktats de la commission européenne et des créanciers. Le cas grec en est l’exemple contraire. Tsipras est parvenu fin janvier 2015 au poste de premier ministre avec un appui populaire très fort mais il a fait le pari de maintenir une bonne relation avec la Commission européenne à travers des négociations interminables tout en continuant à payer la dette. Il pensait qu’il pourrait parvenir ainsi à une réduction importante de la dette concédée par les autorités européennes. Cela n’est pas possible. L’Union européenne n’est pas réformable. Un gouvernement du changement doit utiliser la marge de manœuvre qui découle de l’appui populaire dont il bénéficie pour affronter la Commission européenne avec des arguments de justice sociale et la volonté d’en finir avec l’austérité. C’est là l’option de la désobéissance.

      Une seconde leçon est qu’un gouvernement du changement doit s’engager à mobiliser les citoyens de son pays et du reste du continent. Tsipras et Varoufakis voyageaient régulièrement à l’étranger pour négocier avec des représentants de la Commission ou du FMI sans mobiliser le peuple grec, ni en appeler aux peuples européens à se solidariser avec les Grecs pour affronter la Commission européenne. Si Tsipras avait informé l’opinion publique en permanence du contenu réel des négociations et du chantage auquel son gouvernement était soumis, si il avait convoqué des mobilisations, si il avait adopté un discours offensif appelant les peuples d’Europe à se mobiliser pour des objectifs communs, la situation aurait été radicalement différente. La Grèce, un des pays les plus faibles et périphérique de la zone euro aurait été – en suspendant le paiement de la dette - en condition de gagner la bataille contre la Commission européenne.

      Pour payer la dette, Tsipras a vidé le Trésor Public et exigé des administrations et entreprises publiques qu’elles transfèrent leurs liquidités à la Banque centrale. A cause de cela, il n’avait plus de ressource pour financer un plan d’urgence humanitaire à un niveau suffisamment important. Entre février et juin 2015, la Grèce a payé 7 milliards d’euros à ses créanciers sans recevoir un euro en contrepartie. Pendant ce temps, la BCE a utilisé tous les moyens de pression dont elle disposait. Dès le 4 février 2015, alors que le gouvernement Tsipras n’avait qu’une semaine d’existence, la BCE a bloqué les liquidités à l’égard des banques grecques ne mettant à leur disposition que les liquidités d’urgence bien plus coûteuses. Quelques mois plus tard lorsque Tsipras a convoqué le référendum, la BCE a également bloqué les liquidités d’urgence et le gouvernement grec a dû fermer les banques. La BCE a utilisé tous les moyens dont elle disposait contre le gouvernement de Tsipras tandis que lui n’en a utilisé aucun. Malgré le chantage auquel il était soumis, le peuple grec a rejeté massivement les exigences des créanciers le 5 juillet 2015. Tsipras a trahi ce mandat.

      Pour les pays périphériques comme la Grèce, la désobéissance implique la suspension du paiement de la dette pour dégager une marge de manœuvre pour investir dans son économie.

      Il faut combiner à cela d’autres mesures unilatérales : le contrôle des capitaux, la socialisation du secteur bancaire et l’augmentation du déficit budgétaire pour augmenter les dépenses publiques. C’est possible et nécessaire. C’est vrai que cela peut déboucher sur l’expulsion de la zone euro, même si les statuts de l’eurozone ne le prévoient pas puisque c’est à chaque pays de décider si il quitte ou non l’union monétaire. Je pense qu’avant de sortir il faut désobéir et ouvrir une marge de manœuvre pour activer une transition dans laquelle il est possible d’accumuler des forces et de maintenir l’appui populaire par la mobilisation, la participation et l’auto-organisation populaire.

      C’est une option radicale et un gouvernement peut prendre des mesures fortes si il est parvenu à convaincre les citoyens de la nécessité d’une telle perspective : il y a des secteurs stratégiques qui doivent être transférés au secteur public. La santé, l’éducation, l’énergie ou le secteur financier privé doivent être transférés au secteur public. Les pouvoirs publics ont besoin d’instruments pour investir massivement dans la transition écologique et cela implique de socialiser le système bancaire.

      L’Union européenne n’est pas réformable. Il faut donc mener la bataille à son encontre et montrer aux peuples qu’il y a des possibilités en utilisant la capacité de prendre des mesures unilatérales souveraines.

      http://www.cadtm.org/L-Union-Europeenne-n-est-pas


  • Royaume-Uni. Avortement : les Nord-Irlandaises seront désormais prises en charge | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/royaume-uni-avortement-les-nord-irlandaises-seront-desormais-

    Les femmes nord-irlandaises pourront désormais avoir recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG) ailleurs au Royaume-Uni, qui sera prise en charge par le service de santé, le NHS. C’est ce que le gouvernement britannique de Theresa May a annoncé le 29 juin, rapporte The Guardian. Jusque-là, les Nord-Irlandaises ayant une grossesse non désirée se voyaient obligées de voyager en Grande-Bretagne et de payer les frais de l’intervention – quelque 900 livres (plus de 1 000 euros) – de leur poche.

    L’Irlande du Nord est l’un des pays où la législation sur l’avortement est parmi les plus strictes au monde : l’IVG n’y est autorisée que lorsque la grossesse met en danger la vie de la mère.

    Le journal note que la Première ministre a accepté la mesure après une proposition faite le 28 juin par une députée travailliste, Stella Creasy, soutenue par un grand nombre d’élus issus de tous partis. Le gouvernement, déjà affaibli, a accepté la proposition dans la foulée. Selon le journal, Theresa May a fait “un changement de cap radical pour éviter une révolte néfaste parmi les députés conservateurs”. En effet, des dizaines d’élus conservateurs étaient en faveur de la proposition.
    “Le gouvernement a capitulé”

    Pour The Guardian, “le gouvernement a donc capitulé” face aux élus. “Cela illustre pour la première fois les nouveaux pouvoirs dont disposent les députés”, qui siègent dans un Parlement où aucun des partis n’a la majorité depuis les élections anticipées du 8 juin.

    Jusque-là, “le gouvernement n’avait pas souhaité financer les avortements des femmes nord-irlandaises pour ne pas miner l’autorité [du palais] de Stormont”, le Parlement nord-irlandais. De plus, le ministre de la Santé britannique, Jeremy Hunt, avait même “dans le passé, proposé de réduire le délai légal pour l’avortement de 24 à 12 semaines”, rappelle le quotidien.

    Dans un éditorial, le journal salue la “volte-face” du gouvernement et les nouveaux rapports de force :

    Le gouvernement a reculé [sur la question de l’avortement] et c’est avant tout une victoire pour les droits des femmes. Mais cet événement marque aussi une nouvelle dynamique politique : on observe que les rapports de force entre les ministres et les députés ont changé en faveur des derniers.”

    #IVG #femmes


  • Le pari de la première ministre britannique Theresa May a tourné au désastre. Après avoir convoqué, alors que rien ne l’y obligeait, des élections anticipées en vue d’accroître son pouvoir de négociation avec l’Union européenne sur le #Brexit (négociations qui commencent le 19 juin) et promis un « gouvernement fort et stable », Mme May se retrouve sans majorité au Parlement. Elle entend désormais former un gouvernement minoritaire grâce aux élus du Parti unioniste démocrate (DUP) d’Irlande du Nord. Le #Labour, porté par le succès de son Manifeste, gagne 29 sièges (40 % des voix contre 42,4 % pour les tories) à l’issue d’un scrutin marqué par une forte participation des jeunes. Son chef, Jeremy Corbyn, a aussitôt demandé à Mme May de démissionner. Combien de temps tiendra-t-elle ?

    Lire Paul Mason, en campagne avec les troupes de Jeremy Corbyn, dans le numéro de juin https://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/MASON/57562 #st

    http://zinc.mondediplo.net/messages/69376 via Le Monde diplomatique


  • En #Irlande du Nord, le Sinn Féin bien parti pour renforcer son emprise
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240517/en-irlande-du-nord-le-parti-nationaliste-sinn-fein-bien-parti-pour-renforc

    Le Sinn Féin espère accroître son influence en #Irlande_du_Nord à l’occasion des législatives du 8 juin au #Royaume-Uni. Reportage dans la circonscription de #belfast Nord, un bastion traditionnellement unioniste, où ce parti nationaliste et anti-Brexit pourrait remporter le scrutin.

    #International #Grande-Bretagne #parti_unioniste_démocrate #Sinn_Fein #Theresa_May


  • Les décodeurs sont incroyables, cette fois ci je n’ai même pas envie d’essayer d’argumenter pour déconstruire leur blabla : ça prend trop de temps et l’énonciation des simples inter-titre est suffisamment éloquente.

    François Hollande laisse-t-il le pays dans une situation meilleure qu’en 2012 ? Par Eléa Pommiers et Maxime Delrue | Les Décodeurs

    1/ La croissance : situation meilleure

    2/ Le chômage : situation pas meilleure mais encourageante

    3/ Le déficit public : situation meilleure mais insuffisante

    4/ Pouvoir d’achat et consommation : la situation s’améliore

    5/ Le logement : la situation s’améliore

    6/ Les entreprises : la situation est meilleure

    Non, je n’ai oublié aucun titre de partie.

    Et le paragraphe de conclusion :

    Les marchés boursiers ont par ailleurs réagi positivement à l’élection d’Emmanuel Macron, éloignant le spectre d’une sortie de l’euro en cas de victoire de Marine Le Pen. Le nouveau président débute donc son quinquennat sous de bien meilleurs auspices que son prédécesseur, mais sous un niveau d’exigence tout aussi élevé. La Commission européenne lui a d’ores et déjà rappelé l’impérative nécessité de respecter les engagements européens.

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/05/15/francois-hollande-laisse-t-il-la-france-dans-un-meilleur-etat-qu-il-ne-l-a-t

    • Irlande du Nord, Potemkine & G8
      dimanche 23 juin 2013, par rocbo
      350 000 euros débloqués pour un « village Potemkine »
      http://www.rocbo.net/spip/spip.php?article712

      Le G8 s’est réuni ce 17 juin à Enniskillen, dans une région durement touchée par la crise. Pour cacher la misère, le gouvernement de Belfast a refait le décor.

      Les autorités nord-irlandaises ont dépensé plusieurs centaines de milliers de livres pour offrir un lifting aux villages du comté de Fermanagh où s’est tenu le sommet du G8. Dans les environs de la résidence de Lough Erne, qui a accueillie le G8, plus d’une centaine de bâtiments ont été repeints ou passés au Kärcher. Ce rafraîchissement n’aurait eu qu’un objectif : dissimuler le désarroi dans lequel est plongée la région aux yeux de Barack Obama, d’Angela Merkel, de François Hollande et de leurs homologues. À Belcoo, par exemple, les devantures de deux magasins ont été rénovées pour faire croire que leurs affaires étaient florissantes. La façade de Flanagan’s a été repeinte, et des affiches collées sur la vitrine donnent l’illusion que la boutique est encore en activité. De l’autre côté de la rue, une ancienne pharmacie a été reconvertie en boutique de fournitures de bureau et de grandes affiches ont été placardées pour masquer les bâtiments désaffectés.


      Tous ces travaux sont financés par un « fonds de rénovation ». Environ 350 000 euros ont été débloquées par les ministères de l’Environnement et du Développement social, et des fonds supplémentaires sont attendus. Cette initiative est une « chance formidable », avait déclaré Brendan Hegarty, le directeur du conseil local. « Nous voulons présenter le comté sous son meilleur jour afin d’en faire la promotion industrielle et touristique. »

      Que vient faire Grigori Potemkine, l’amant de Catherine II, dans cette affaire ?
      En dehors de ses frasques avec Catherine, son nom est surtout connu pour la légende de mises en scène de façades de villages prospères sur une réalité misérable (villages Potemkine). . . . . .


  • Les prisonniers politiques palestiniens, avant-garde d’une nation enfermée | Isabelle Avran
    http://orientxxi.info/magazine/les-prisonniers-politiques-palestiniens-avant-garde-d-une-nation-enferme

    À l’appel de Marwan Barghouti, près de 1 500 prisonniers politiques palestiniens ont entamé lundi 17 avril une grève de la faim nommée « Liberté et Dignité », pour le respect de leurs droits élémentaires. Alors que le gouvernement israélien prend modèle sur l’ancienne première ministre britannique Margareth Thatcher qui, en 1981, avait préféré laisser mourir dans ses geôles Bobby Sands et ses compagnons d’Irlande du Nord, toute la société palestinienne manifeste sa solidarité aux prisonniers. Plus de 6 500 (...) Source : Orient XXI


  • Irlande : Des matières fécales dans les boite de coca cola The Independent - Claire O’Boyle - 28 Mars 2017

    Les boites de coca à remplir dans l’usine de Lisburn, Co Antrim venaient d’Allemagne.

    Probe launched after ’human waste’ found in Coca-Cola cans in Irish factory
    http://www.independent.ie/irish-news/probe-launched-after-human-waste-found-in-cocacola-cans-in-irish-factory
    Un coup de Translate :
    . . . . . . .
    La police a lancé une enquête après ce qui semble être des déchets humains a été trouvé dans un envoi de boîtes de conserve à une usine de coke.

    Le changement de nuit à l’usine de Lisburn, Co Antrim, a été perturbé la semaine dernière quand un récipient de boîtes pensé pour être arrivé d’Allemagne a bouché les machines - seulement pour des ouvriers pour découvrir qu’un certain nombre étaient remplis avec ce qui a ressemblé à des déchets humains.


    « C’était absolument horrible, et les machines ont dû être arrêtées pendant environ 15 heures pour être nettoyées », a déclaré une source. "C’était inhabituel parce que normalement les boîtes de conserve viennent d’ailleurs dans le Royaume-Uni, mais cette fois, ils apparemment venus de l’Allemagne.
    . . . . . . . . .
    La source a expliqué que les boîtes arrivaient à l’usine sans dessus, pour être remplies de la boisson gazeuse avant qu’elles soient scellées et vendues à travers l’Irlande du Nord.

    . . . . . . . . .
    #coca_cola #Irlande #Allemagne #Transport #déjections #multinationale #transport


  • A la veille du #Brexit, l’Irlande du Nord est dans l’impasse
    https://www.mediapart.fr/journal/international/270317/la-veille-du-brexit-l-irlande-du-nord-est-dans-l-impasse

    Depuis janvier, l’Irlande du Nord n’a plus de #gouvernement – le délai à ne pas dépasser était fixé ce lundi. Une situation alarmante alors que le lancement des négociations pour le Brexit est attendu mercredi. Si un exécutif n’est pas bientôt formé, l’Irlande du Nord ne pourra pas faire entendre sa voix, alors qu’elle est la province la plus fragilisée par cette décision, contre laquelle les habitants ont majoritairement voté.

    #International #Irlande



  • [Soulèvements] La révolte n’est pas une expo d’art


    https://paris-luttes.info/soulevements-la-revolte-n-est-pas-7276

    Depuis le 18 octobre, et jusqu’au 15 janvier 2017, avec l’expo « Soulèvements », la bourgeoisie parisienne se donne des frissons au Jeu de Paume, centre d’art institutionnel subventionné par le ministère de la Culture et de la Communication ainsi que par des mécènes privés plutôt fortunés et pas tellement connus pour leurs désirs de renverser le système capitaliste (la banque Neuflize OBC et l’entreprise d’horlogerie de luxe Jaeger-LeCoultre).

    #art #bourgeoisie #soulèvements

    • L’approximation politique de l’exposition est cependant révélée dès le départ par l’image de couverture du catalogue : alors que pratiquement toutes les images « politiques » présentées font partie du spectre « de gauche », la photo de couverture est prise du côté réactionnaire puisqu’on y voit des émeutiers unionistes, favorables à la présence du pouvoir britannique en Irlande du Nord... Bonjour la confusion des genres, mais il faut croire que ce qui a compté avant tout, c’est le swag des lanceurs de pierres plus que leurs objectifs politiques. C’est d’ailleurs confirmé explicitement par Georges Didi-Huberman dans une interview à RFI : « ils sont d’une beauté extraordinaire ». Ha bah dans ce cas...

      C’est curieux, je me tenais un semblable discours en visitant cette exposition ( https://seenthis.net/messages/541005 ) je oyais bien qu’il y avait récupération esthétique, mais je ne trouvais pas le flagrant délit de contresens, à part, par exemple, de trouver une pilote de numéros de Tiqqun sous cloche comme des fétiches. Mais cet exemple des lanceurs de pierres irlandais est remarquable.

      Quelle déception pour moi de la part d’un tel penseur, Didi-Huberman, quand même !

    • D’accord avec cette critique politique de l’expo.
      Mais les artistes ont de quoi l’avoir mauvaise aussi, qu’un historien « de l’art » instrumentalise ainsi les œuvres exposées pour servir d’abord et avant son propre discours. Il tartine ses théories en gros pavés partout sur le mur, comme si les œuvres en question n’étaient pas capables de parler toutes seules...
      Il suffisait d’ailleurs d’entendre la promo de l’expo à la radio pour comprendre. L’argument phare, ce n’était même pas un résumé clair et succinct de ce que l’expo entend dire des « soulèvements » (sans doute parce qu’elle n’en dit pas grand chose d’autre effectivement que « c’est d’une beauté extraordinaire »...). C’était : « Didi-Huberman fait son expo ». Autrement dit le Commissaire prime sur les œuvres, sur les artistes, sur le contenu.
      Donc : le commissaire fait sa promo perso. Le jeu de paume s’occupe du marketing. Les médias, à ce que j’en ai vu, ont du mal à exprimer leurs réserves. Si bien qu’on est pas mal à s’être fait avoir.
      Taguer leurs affiches dans ce contexte, je trouve que c’est presque leur faire trop d’honneur.


  • Le #Brexit et l’avenir de l’Union
    http://www.pressefederaliste.eu/Le-Brexit-et-l-avenir-de-l-Union

    Le Royaume-Uni sortira de l’Union européenne. Le vote britannique peut être analysé selon plusieurs perspectives et il entraîne des implications selon plusieurs points de vue, à différents niveaux d’analyse. Du point de vue historique nous avons peut-être assisté en direct à l’expérience du suicide politique d’un État tout entier. Au moment où il sort de l’Union, le Royaume-Uni s’engage probablement à cesser d’être le même. En Écosse et en Irlande du Nord, le Remain a nettement prévalu. La Première ministre (...)

    #Numéro_173_-_Septembre_2016

    / Brexit


  • #Brexit : le cas de l’Irlande
    http://www.taurillon.org/brexit-le-cas-de-l-irlande

    Avait-on seulement envisagé les conséquences du Brexit sur le territoire irlandais ? Il est ironique de constater que dorénavant, la seule frontière terrestre du Royaume-Uni avec le reste de l’Union Européenne sera celle entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord.

    Actualités

    / #Irlande, Brexit, #Référendum


  • #Pays_basque, le « bélier » de la reconstruction européenne

    Le 25 septembre, les électeurs de « la communauté autonome basque » sont appelés à renouveler leur Parlement. Les nationalistes, divisés en deux groupes, y sont largement majoritaires ¹. Les plus déterminés espèrent cette fois arriver en tête du scrutin. Ils entendent profiter de la dynamique enclenchée par le Brexit qui a eu pour conséquence indirecte de raviver l’idée d’#indépendance en Écosse et Irlande du Nord. Rencontre avec Arnaldo Otegi, ancien de l’#ETA, chef de file de la coalition de gauche #EH_Bildu ².


    Photo : @albertocampiphoto
    https://www.lacite.info/politiquetxt/pays-basque-belier-europe
    #indépendantisme #nationalisme #Espagne


  • La première ministre britannique rencontre Merkel et Hollande à propos du Brexit
    http://www.wsws.org/fr/articles/2016/jul2016/ukpm-j26.shtml

    Elle veut qu’ils modèrent leur exigence d’une invocation rapide de l’article 50 du traité de Lisbonne et de l’ouverture d’une période de négociations de deux ans afin de finaliser la sortie britannique du bloc politique et économique. May souhaite disposer d’un temps de grâce – au moins jusqu’à l’an prochain – pour faire les plans nécessaires, mener les négociations avec l’Ecosse, le Pays de Galle et l’Irlande du Nord, qui ont déjà démarré, et explorer les révisions disponibles du traité pour maintenir l’accès du commerce et de l’investissement britanniques au marché européen commun.


  • L’Irlande inquiète des conséquences du #Brexit
    http://fr.myeurop.info/2016/07/24/l-irlande-inqui-te-des-cons-quences-du-brexit-14669

    P margin-bottom : 0.21cm ; A la veille de la première visite de Theresa May, la nouvelle Première ministre britannique, les Irlandais redoutent les conséquences du Brexit sur la libre circulation en place entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord.

    P margin-bottom : 0.21cm ; lire la suite

    #Institutions #INFO #Politique #Irlande #Royaume-Uni


  • Le Brexit c’est maintenant !
    http://www.pressefederaliste.eu/Le-Brexit-c-est-maintenant

    Le référendum britannique en faveur du Brexit a ouvert une période de grande incertitude pour l’Union européenne (UE) et le Royaume Uni (RU) ; mais aussi pour de nombreux Européens : citoyens d’autres pays de l’UE vivant dans les îles britanniques, Anglais, Ecossais, Gallois et habitants d’Irlande du nord ou de Gibraltar vivant sur le continent européen. L’Ecosse et l’Ulster, Gibraltar souhaitent majoritairement demeurer dans l’UE quitte à remettre en cause leur appartenance au RU. Rien de cela n’avait (...)

    Numéro 175 - Juin 2016

    #Numéro_175_-_Juin_2016_


  • A la #frontière irlandaise, la crainte d’un retour en arrière après le #Brexit
    https://www.mediapart.fr/journal/international/030716/la-frontiere-irlandaise-la-crainte-d-un-retour-en-arriere-apres-le-brexit

    À Dundalk, à la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. © M.T. / Mediapart C’est la question qui agite l’Irlande depuis le Brexit : des postes de contrôle vont-ils être réinstallés à la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, qui reste membre de l’UE ? Un tel scénario inquiète les transfrontaliers, encore marqués par les checkpoints durant la guerre civile. Et il pourrait avoir des conséquences économiques et politiques désastreuses.

    #International #checkpoint #europe #Irlande #Irlande_du_Nord #référendum #Royaume-Uni #union_européenne #vote