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  • Zacatechichi , l’herbe aux rêves perdus

    Fabrice Kilanovic

    https://lavoiedujaguar.net/Zacatechichi-l-herbe-aux-reves-perdus

    Accéder à l’au-delà par le rêve, voilà une croyance qui remonte aux premiers âges de l’humanité. Au Mexique comme dans d’autres parties du monde, les peuples originaires ont développé plus d’une mythologie à ce sujet. Cependant, la consommation de plantes sacrées pour y parvenir n’est pas une pratique très répandue. Certaines recherches affirment que c’est le cas des Chontales des Hautes Terres avec Zacatechichi. Qu’en est-il donc du mystérieux pouvoir de l’Herbe des rêves ?

    Zacatechichi (Calea Ternifolia ou Calea Nelsonii pour les botanistes) est une plante sylvestre de la famille des Asteraceae qui pousse au Mexique, dans les États de Morelos, Michoacán, San Luis Potosí et Oaxaca, au niveau des zones humides et ensoleillées inférieures à 300 mètres d’altitude sur des arbustes ramifiés allant de 50 centimètres à 3 mètres. Son nom provient de la langue náhuatl. Ses feuilles rugueuses, aux bords dentelés et au dos finement poilu, ont une forme ovale et pointue (...)

    #Mexique #Oaxaca #Chontales #Zacatechichi #plante_sacrée #Herbe_des_rêves

  • Au Mexique, les ravages de la culture de l’avocat

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/08/22/au-mexique-les-ravages-de-la-culture-de-l-avocat_4985916_3244.html

    Le monument en forme d’avocat géant trône à l’entrée de Tancitaro, à l’ouest du Mexique. La sculpture symbolise l’importance de ce fruit pour les habitants de cette petite ville de l’Etat du Michoacán, devenue la capitale mondiale de l’avocat. Le boom de la consommation des Américains, mais aussi des Européens, Français en tête, fait flamber les prix du fruit, rebaptisé l’or vert du Mexique. Une ruée qui provoque une déforestation massive et profite au crime organisé.

    Vu du ciel, des pans entiers de forêt sont zébrés de champs d’avocatiers sur les flancs des montagnes boisées du Michoacán. La région concentre les quatre cinquièmes de la production nationale d’avocat. Cette terre volcanique au climat tempéré sied au fruit, dans un pays qui en est le premier producteur mondial, avec près du tiers de la récolte. En trente ans, les plantations sont passées de 31 000 à 118 000 hectares, selon le ministère de l’agriculture. L’année dernière, la production a atteint 1,6 million de tonnes, en hausse de 6,6 % en un an.
    La face cachée de ce succès économique : la destruction des forêts de pins, dont certains endémiques. « Les agriculteurs plantent clandestinement des avocatiers au milieu des pins, explique Victor Manuel Coria, directeur de l’Institut national de recherches forestières, rattaché au ministère de l’agriculture. C’est une opération de fourmis sur plusieurs années. Petit à petit, ils coupent les branches, puis les troncs séchés. »

    La faune est aussi menacée : coyotes, pumas et autres oiseaux rares habitent la forêt, qui accueille aussi des millions de papillons Monarques lors de leur grande migration annuelle. Sans parler du problème de l’eau consommée en masse par les avocatiers, qui affecte le niveau des rivières, ou de celui des pesticides, qui contaminent les nappes phréatiques.

    « Testicule » en langue indienne

    « Pas question de diaboliser pour autant le fruit qui a des vertus diététiques exceptionnelles et fait vivre des milliers de familles », souligne M. Coria. Le Mexique est le centre d’origine de l’avocat, cultivé bien avant l’arrivée des conquistadors au début du XVIe siècle. En espagnol, le nom du fruit, « Aguacate », est le dérivé de « Ahuacatl », qui signifie « testicule » en langue indienne nahualt. Par sa forme suggestive, le fruit était considéré par les peuples pré-hispaniques comme un aphrodisiaque. Mais sa production à grande échelle ne débute dans le Michoacán qu’à partir des années 1960, avec l’introduction de nouvelles variétés.

    « Depuis quatre ou cinq ans, les zones de cultures traditionnelles sont saturées, observe M. Coria. Les paysans empiètent sur la forêt pour répondre à la demande. »
    A qui la faute ? Plus de la moitié de la production est exportée. La France est le second importateur d’avocats mexicains, après les Etats-Unis, et avant le Japon et le Canada. Dans l’Hexagone, le fruit se mange plutôt en hors-d’œuvre ou en salade, tandis que le guacamole, purée d’avocat épicée, a gagné ses lettres de noblesse dans les rayons des supermarchés.

    Un succès économique lié à une stratégie marketing agressive : en 2013, les 19 000 producteurs mexicains et les 46 entreprises exportatrices d’avocats se sont rassemblés au sein d’Avocados from Mexico. Deux ans plus tard, l’organisation déboursait un million de dollars pour un spot publicitaire diffusé durant le Super Bowl, l’événement sportif phare aux Etats-Unis. Une première pour une entreprise mexicaine.
    Depuis, la demande fait bondir les prix. En juin aux Etats-Unis, l’avocat se vendait 1,10 dollar pièce, contre 86 centimes en janvier. De l’autre côté de la frontière, les Mexicains, qui l’achètent au kilo, ne sont pas épargnés par la hausse. En juillet, l’avocat pouvait atteindre 60 à 80 pesos le kilo.

    Incendies criminels

    Devenu plus cher que certains métaux, le fruit suscite la convoitise du crime organisé. En 2013, les habitants de plusieurs villages du Michoacán ont pris les armes, exaspérés par les rackets d’un cartel de la drogue, qui tentait de s’emparer de leur or vert dans cette zone stratégique de la production de marijuana et de méthamphétamines. « Au début, ils nous demandaient 1 000 pesos par hectare, puis ils ont voulu prendre une partie de nos terres », raconte un producteur sous le sceau de l’anonymat.

    Organisés en milice d’autodéfense, les habitants ont libéré les communes de l’emprise de la mafia. Le sang a coulé à Tancitaro. Mais la production d’avocats n’a jamais été affectée. Elle a même légèrement augmenté. Aujourd’hui, les milices ont intégré des « corps de défense ruraux », créés par le gouvernement.

    « Mais le crime organisé reste implanté dans la région », confie le producteur, qui lui attribue une vague d’incendies criminels ravageurs. Tacintaro est l’une des municipalités du Michoacán les plus affectées par ce fléau. Selon une étude de la Commission nationale des forêts (Conafor), des incendies en série ont détruit, en 2009, 12 500 hectares de bois dans la région. « Un an plus tard, la superficie des cultures d’avocats gagnait 8 000 hectares supplémentaires », alertait, déjà en mai, le journaliste michoacano, Jésus Lémus, dans le magazine d’investigation Reporte Indigo.
    Depuis, la situation semble avoir empiré : le 9 août, Osvaldo Fernández Orozco, responsable régional de la Conafor, a révélé que, cette année, 818 incendies ont dévasté 15 620 hectares de bois, soit 9 % de la surface forestière du Michoacán.

    Appât du gain

    En face, le gouvernement tente d’empêcher la modification illégale des sols forestiers par des programmes de développement économique et le renforcement de la surveillance du territoire. Le 13 juillet dans le Michoacán, la police a arrêté treize suspects en possession de plants d’avocatiers qu’ils s’apprêtaient à planter clandestinement. Mais ses actions semblent dérisoires au regard de l’espace forestier à surveiller.
    Sans compter qu’un nouveau boom du marché est annoncé : le 21 juillet, le gouverneur du Michoacán, Silvano Aureoles, s’est félicité des perspectives d’un récent accord commercial avec la Chine. Pour répondre à cette hausse de la demande, le gouvernement mise sur de nouvelles terres cultivables dans d’autres Etats mexicains. Pas facile pour autant de dissuader les agriculteurs du Michoacán de céder à l’appât du gain.

    • Au Mexique, la population prend les armes

      Le 27 janvier 2014, le gouvernement du président mexicain Enrique Peña Nieto a décidé de légaliser les milices d’autodéfense dans l’Etat du Michoacán, situé sur la côte Pacifique, pavant ainsi la voie au surarmement militaire et civil d’une zone d’ores et déjà quadrillée.
      par Guillaume Beaulande, décembre 2014

  • Au Mexique, la population prend les armes, par Guillaume Beaulande
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/12/BEAULANDE/51137

    Le 27 janvier 2014, le gouvernement du président mexicain Enrique Peña Nieto a décidé de légaliser les milices d’autodéfense dans l’Etat du Michoacán, situé sur la côte Pacifique, pavant ainsi la voie au surarmement militaire et civil d’une zone d’ores et déjà quadrillée.

  • Jihad on Drugs
    http://english.al-akhbar.com/content/jihad-drugs

    A Mexican federal policeman stands guard in a street in Nueva Italia, state of Michoacan, #Mexico, on January 17, 2014. Mexican federal forces have taken over police duties in some 20 towns in the restive state of Michoacan, where vigilante groups are fighting a drug cartel. (Photo: AFP - Hector Guerrero). A Mexican federal policeman stands guard in a street in Nueva Italia, state of Michoacan, Mexico, on January 17, 2014. Mexican federal forces have taken over police duties in some 20 towns in the restive state of Michoacan, where vigilante groups are fighting a drug cartel. (Photo: AFP - Hector Guerrero).

    In a recent ThinkProgress article called “What Everyone Should Know About Legal Pot and Terrorism," Zack Beauchamp (...)

    #Opinion #Articles #Hezbollah #Latin_America #united_states #US_Congress