provinceorstate:pennsylvanie

  • Mumia Abu-Jamal obtient le droitde faire appel de sa condamnation

    Cette décision du juge Tucker a été rendue publique hier soir (ce vendredi 28 décembre au matin heure française). Elle est fondée sur le fait que Ronald Castille, alors juge en chef à la Cour suprême de Pennsylvanie, aurait dû se récuser lors de l’examen de l’affaire Mumia en raison de son implication précédente en qualité de procureur sur le même dossier et de ses déclarations favorables à la peine de mort lorsqu’il s’agissait d’homicide de policiers.

    Le juge Tucker a toutefois rejeté, faute de preuve « significative », l’argument de la défense selon lequel Castille avait joué un rôle « important » dans l’appel de Mumia contre sa condamnation à mort.

    Justifiant sa décision, Tucker a écrit « L’attente du public d’une justice impartiale était nécessaire. La moindre apparence de partialité ou d’impartialité mine le système judiciaire dans son ensemble » . Et de conclure « Une nouvelle plaidoirie devant la Cour suprême de Pennsylvanie serait donc préférable ». Pour sa part, Maître Judith Ritter, l’avocate de Mumia, a déclaré que Tucker avait ainsi reconnu « la nécessité d’un nouvel appel non entaché de parti pris » .

    L’avenir judiciaire de Mumia est désormais entre les mains du procureur général Larry Krasner, élu en 2017 et connu pour ses positions progressistes, notamment sur l’incarcération de masse, les discriminations sociales et raciales, les agissements de la police. Selon l’agence Associated Press, sa porte-parole a déclaré « qu’il était en train d’examiner la décision et qu’il n’avait pas encore décidé de la contester ». Pour ce faire, il dispose d’un délai de 30 jours.

    Nos amis, soutiens américains à Mumia, saluent « cette victoire légale et inédite comme la meilleure chance que nous avons de libérer Mumia depuis des décennies » .

    Le Collectif français LIBERONS MUMIA salue également le succès judiciaire et la mobilisation internationale qui a contribué à faire émerger la vérité et qui doit se poursuivre pour que Mumia quitte définitivement l’univers carcéral où il est enfermé depuis 37 ans.

    Comme chaque premier mercredi du mois, un rassemblement aura lieu à proximité de l’ambassade des Etats-Unis le 2 janvier (18h) PLACE DE LA CONCORDE à Paris (angle rue de Rivoli / jardin des Tuileries).

    Venez nombreux fêter ce succès judiciaire et montrer notre détermination à poursuivre le combat tant que MUMIA ne sera pas libéré !

    Et pensez, à la mesure de vos moyens, à apporter votre soutien financier à la défense de Mumia sans lequel il ne pourrait espérer rejoindre sa épouse, ses enfants et ses petits-enfants après tant d’années de séparation :

    Ø en achetant un livre (pour vous ou pour l’offrir) traitant de l’affaire Mumia en consultant notre site : http://mumiabujamal.com/v2/multimedias/livres

    #Mumia_Abu_Jamal #Justice #Etats-Unis


  • Sois heureux et travaille : quand le bonheur devient une injonction de tous les instants - Idées - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/idees/sois-heureux-et-travaille-quand-le-bonheur-devient-une-injonction-de-tous-l

    Selon la sociologue israélienne Eva Illouz, professeure à l’Université hébraïque de Jérusalem et directrice d’études à l’EHESS, auteure avec Edgar Cabanas d’Happycratie. Comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, la psychologie positive, née aux Etats-Unis à la fin des années 1990, qui promeut à tout-va l’épanouissement personnel et le bien-être, a fait des ravages. Le bonheur n’est plus une émotion, idéale source de vertu durant des siècles de philosophie, il est devenu une injonction de tous les instants, une norme sociale qui dicte sa loi et enferme l’individu dans un moule. « Le portrait-robot de la personne heureuse correspond point par point au portrait idéal du ­citoyen néolibéral »…

    L’une des caractéristiques de cette « happycratie », c’est d’étouffer toute revendication sociale ou politique…
    L’happycratie est cette injonction permanente au bonheur, considéré comme l’horizon suprême du moi, l’expression la plus haute de l’accomplissement personnel. Qu’elle soit portée par des psys, des coachs, des conférenciers, des manuels, des blogs, des applications pour téléphone ou des émissions télévisuelles, la pseudo-science du bonheur promet d’enseigner à tous l’art d’être heureux, l’art de voir les choses de façon positive. Cette idéologie, centrée sur l’individu, le considère logiquement comme responsable de ses succès et de ses échecs, source de ses biens et de ses maux : il n’y aurait donc jamais de problème structurel, politique ou social, mais seulement des déficiences psychologiques individuelles, pouvant être traitées et améliorées. Nous ne sommes pas loin de la vision néolibérale d’une Margaret Thatcher qui disait que la société n’existait pas, et qu’il n’y avait que des individus… La tyrannie du bonheur fait en effet peser sur le seul individu tout le poids de son destin social.

    A partir du moment où Martin Seligman, l’inventeur de la psychologie positive, professeur à l’Université de Pennsylvanie, a été élu en 1998 à la tête de l’APA (American Psychological ­Association), des multinationales comme Coca-Cola et des institutions comme l’armée ont commencé à financer ce nouveau champ de recher­che, qui optimisait à leurs yeux les chances d’avoir des salariés ou des soldats performants et obéissants. Car ce qu’exalte Martin Seligman, ce sont très étrangement les qualités psychiques nécessaires à l’organisation économique et au mode de travail des gran­des entreprises ; la capacité à être flexible, à passer d’un emploi à un autre ; l’aptitude à gérer cette incertitude sans anxiété et à voir toujours le bon côté des choses ; le fait de pouvoir non seulement accepter un probable licenciement mais de s’en réjouir.

    Comment cette science du bonheur est-elle devenue une industrie ?
    Appliquée à tous les domaines de la vie quotidienne, le travail, la sexualité, le couple, l’alimentation, le sommeil, etc., elle est gouvernée par une pure logique de marché. Avec elle, le marché des consommateurs potentiels de la psychologie n’a cessé de s’élargir. Au départ, la psychologie s’occupait des fous et des névrosés ; elle s’intéresse aujourd’hui à tous ceux qui se sentent bien, ou pas trop mal, et leur vend l’idée qu’ils pourraient maximiser leur bien-être, dans la lignée de la pensée libérale et utilitariste du philosophe anglais Jeremy Bentham (1748-1832). C’est le grand tournant opéré par Martin Seligman : changer le paradigme d’une psychologie centrée sur la pathologie par une psychologie centrée sur le bonheur. C’est comme si on allait chez le médecin pour qu’il nous parle exclusivement des organes qui fonctionnent bien dans notre corps… La psychologie ne cherche plus à remédier à la souffrance — elle la nie au contraire, comme on l’a vu. Elle cherche à maximiser les potentialités de l’individu.

    #Psychologie #Néolibéralisme #Happycratie #Eva_Illouz


  • USA: Plus de 500 prêtres de l’Illinois accusés d’abus sexuels - Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/201218/usa-plus-de-500-pretres-de-lillinois-accuses-dabus-sexuels

    Le ministère de la Justice de l’Etat de l’Illinois a recensé des accusations d’abus sexuels commis sur des enfants par au moins 500 prêtres catholiques et membres du clergé de l’Etat, des affaires que les diocèses ont dissimulées ou pour lesquelles ils n’ont pas mené d’enquêtes approfondies.

    L’annonce a été faite mercredi par la ministre de la Justice de l’Etat, Lisa Madigan, au moment de dévoiler les conclusions d’une enquête ouverte en août dernier suite à la révélation par son homologue de l’Etat de Pennsylvanie que des prêtres ont commis des abus sur un millier d’enfants durant une période de plus de 70 ans.

    « En choisissant de ne pas enquêter de manière approfondie sur ces accusations, l’Eglise catholique a failli à son obligation morale de fournir aux survivants, à ses paroissiens et au public un compte-rendu précis de tous les comportements sexuels inappropriés impliquant des prêtres dans l’Illinois », a déclaré Lisa Madigan.

    Cela signifie aussi que « l’Eglise catholique n’a jamais cherché à déterminé si le comportement des prêtres mis en accusations a été ignoré ou dissimulé par les supérieurs », a-t-elle ajouté.

    Dans un communiqué publié en réaction au rapport du ministère de la Justice de l’Etat, l’archevêque de Chicago a fait part de « regrets » quant à l’absence de réaction appropriée des diocèses face à ce « fléau ». Il a souligné que les accusations d’abus sexuels étaient systématiquement transmises aux autorités depuis 2002.

    Selon le rapport, le ministère de la Justice de l’Illinois a identifié 500 prêtres et membres du clergé accusés d’abus sexuels en plus des 185 noms qu’avaient publiquement dévoilés les diocèses.

    #pedoviol #catholicisme


  • Le Vatican bloque des mesures des évêques américains contre les abus sexuels Belga - 13 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-vatican-bloque-des-mesures-des-eveques-americains-contre-les-abus-sex

    Le Saint-Siège a ordonné lundi à la conférence des évêques américains de ne pas se prononcer, lors de son assemblée générale, sur des mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, lui demandant d’attendre la tenue d’une conférence sur le sujet en février.

    Lors de son discours d’ouverture, le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence, a confirmé avoir reçu une lettre de la Congrégation pour les évêques et annoncé qu’aucun vote ne se tiendrait lors de cette assemblée générale, contrairement à ce qui était prévu initialement.

    Le cardinal Blase Cupich, évêque de Chicago, a lui précisé, dans un communiqué, que le Vatican avait demandé à la conférence de « reporter » le vote final dans l’attente d’une rencontre des conférences épiscopales du monde entier, convoquée en février à Rome.

    Le cardinal DiNardo a fait part de sa « déception » lors d’une conférence de presse à la mi-journée, lundi, au premier jour de l’assemblée générale qui se tient à Baltimore (nord-est) jusqu’à mercredi.

    Régulièrement mise en cause ces dernières années pour sa gestion du scandale des abus sexuels au sein de l’église catholique américaine, la conférence des évêques américains avait annoncé, en octobre, plusieurs mesures phares, qui devaient faire l’objet d’un vote.

    Le haut clergé américain proposait notamment un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la création d’une commission d’enquête menée par des personnes n’appartenant pas à l’église catholique américaine.

    « Nous ne sommes pas satisfaits de cela », a assuré le cardinal DiNardo au sujet de la demande du Vatican. « Nous travaillons dur pour passer à l’action. Et nous allons le faire. Nous rencontrons juste un contretemps. »

    Mi-août, les services du procureur de Pennsylvanie ont publié un rapport accablant, détaillant des abus perpétrés durant plusieurs décennies par plus de 300 prêtres et dont ont été victimes plus de 1.000 enfants.

    Le rapport dépeint une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

    #pédophilie    #culture_du_viol    #viol    #église   #enfants    #catholicisme    #eglise   #viols    #religion    #violences_sexuelles #pedocriminalité   #vatican    #eglise_catholique #pape #usa #prêtres


  • De quoi être retournée
    http://otir.net/dotclear/index.php/post/2018/10/27/De-quoi-etre-retournee

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le Shabbat est le jour le plus saint de tous pour les Juifs religieux. C’est le jour où ils se rassemblent dans leurs sanctuaires, qu’ils soient une synagogue, ou que cela soit à la maison et dans leur coeur.

    Aujourd’hui, une attaque sanglante et meurtrière contre la synagogue Tree of Life - Or L’Simcha (ce qui signifie : l’arbre de vie - lumière et joie) dans la banlieue de Pittsburgh en Pennsylvanie, laisse à l’heure où j’écris huit personnes assassinées, par un suspect arrêté, un homme blanc armé d’une kalashnikov AR-15 l’arme de prédilection des massacreurs de ce siècle, qu’il est relativement aisé de se procurer dans ce pays où règne la loi des lobbys des armes et de l’argent.

    Autant dire que je suis suffisamment retournée pour que cela me pousse à laisser un billet (...)

    #Divers #antisémitisme #attentats #terrorisme


  • Les ambassades américaines à Cuba et en Chine visées par des armes à micro-ondes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/09/03/les-ambassades-americaines-a-cuba-et-en-chine-visees-par-des-armes-a-micro-o

    Les Etats-Unis, la Russie, la Chine et de nombreux pays d’Europe sont considérés comme ayant le savoir-faire nécessaire pour développer une arme à micro-ondes.

    Les « incidents de santé » subis pas des diplomates américains à Cuba et en Chine au cours des deux dernières années pourraient avoir été causés par des faisceaux de micro-ondes, a écrit le New York Times, samedi 1er septembre, citant des experts et des scientifiques.

    Depuis la fin 2016, 25 diplomates américains et les membres de leur famille à Cuba ont été victimes de mystérieuses « attaques » décrites comme des sons aigus très intenses –provoquant des blessures ressemblant à des traumatismes cérébraux. Au moins un autre employé du gouvernement américain en Chine a aussi été frappé par les mêmes symptômes.

    Ces attaques ont parfois été qualifiées d’« acoustiques » même si leur cause n’a pas été élucidée et que leurs éventuels auteurs sont toujours inconnus. Les symptômes signalés comprenaient des étourdissements, des maux de tête, des acouphènes, de la fatigue, des problèmes cognitifs, des problèmes visuels ou encore des troubles de l’oreille et du sommeil, selon le département d’Etat américain.

    Une étude détaillée sur les incidents à Cuba, publiée par la revue JAMA en mars, faisait seulement mention d’une « source d’énergie inconnue » mais son auteur principal, Douglas Smith, de l’université de Pennsylvanie, avait affirmé au quotidien que la piste des micro-ondes était désormais envisagée.

    En janvier, James Lin, de l’université de l’Illinois, avait également estimé plausible que les maux endurés par le personnel diplomatique aient été causés par des faisceaux de micro-ondes. Dans la revue Bio Electro Magnetics, il avait déclaré que des faisceaux de haute intensité pouvaient avoir été dirigés « seulement sur la cible visée » depuis un endroit dissimulé.

    Les Etats-Unis, la Russie, la Chine et de nombreux pays d’Europe sont considérés comme ayant le savoir-faire nécessaire pour développer une arme à micro-ondes, capable d’affaiblir ou même de tuer une cible, selon le New York Times. Cette arme pourrait ressembler à une antenne satellite, portée à bout de bras ou cachée dans un véhicule, un bateau ou un hélicoptère, qui fonctionnerait sur quelques centaines de mètres.

    Bref, on ne sait toujours rien…

    De plus, je vois mal quel serait l’intérêt pour qui que ce soit «  d’attaquer  » une ambassade par de tels moyens. Ah, c’est vrai, les Russes (ou les Chinois) sont méchants. Pas (ou pas encore…) les «  nombreux pays d’Europe  ».


  • Britney Spears : « L’Europe ne doit pas seulement avoir une tête, mais aussi un coeur qui bat »
    Le flash-back en play-back de Bono

    Pédophilie en Pennsylvanie, des documents accablent Trump
    Le Vatican accuse Twitter et Google actualités de « censure »

    Interdites d’élite des écoles maternelles s’accrochent aux branches.

    Faute de bons jeux « Kalachnikov », les fans développent les leurs

    Le Vatican n’est plus dans le carcan du menu obligatoire
    Pédophilie en Pennsylvanie : des document accablent ARTE

    #de_la_dyslexie_creative


  • Ce n’est pas un sacre, c’est un massacre Nancy Huston - 22 Aout 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/534990/ce-n-est-pas-un-sacre-c-est-un-massacre

    Cher François,

    Ces jours-ci, le monde tangue sous le choc d’un nouveau scandale de pédophilie qui, en Pennsylvanie cette fois, vient « éclabousser » l’Église catholique : sur une période de 70 ans, 1000 enfants abusés ou violés par des prêtres, et, compte tenu de la célérité des intéressés à escamoter les preuves et de la honte des victimes à témoigner, l’on peut être certain que ce chiffre est encore inférieur à la vérité. Certain aussi que, pour nombreux qu’ils soient, les cas connus ne forment que la pointe de l’iceberg.


    Comme moi, comme d’autres, vous avez dû être frappé par la ressemblance entre cette salve de révélations « scandaleuses » et une autre, qui défraie l’actualité depuis bientôt un an : celle des témoignages #MeToo sur le harcèlement sexuel. Ici et là, même propension des hommes à profiter de leur pouvoir pour satisfaire leurs besoins sexuels. Si l’on mettait à la disposition des enfants du monde entier un site Internet où ils pourraient déposer leur plainte en toute sécurité, ce « #balancetonpretre » provoquerait un tsunami mondial qui, par sa violence et son volume, dépasserait à coup sûr celui de « #balancetonporc ». Seraient encore reléguées au silence, il est vrai, les nombreuses victimes qui, en raison de leur jeune âge (18 mois, exemple entendu ce matin) ou de leur misère (enfants du Tiers-Monde, illettrés et/ou non connectés), n’auraient pas accès au site.

    Ce nouveau scandale vous a poussé à publier une longue « lettre au peuple de Dieu ». Mais, François, jamais la honte, la prière, le jeûne et la repentance ne mettront fin à ce fléau. À moins de changer les données qui engendrent ces gestes intempestifs, ils continueront à se produire. Pour les harceleurs de tout poil, il serait de la toute première importance de chercher les causes de leur acting-out machiste. Pour les prêtres catholiques, en revanche, point n’est besoin de chercher. La raison est là, évidente, flagrante comme le nez au milieu du visage.

    Ils ont peur
    Pourquoi s’en prennent-ils de façon si prépondérante aux enfants et aux adolescents ? Non parce qu’ils sont pédophiles — la proportion de vrais pédophiles parmi les prêtres est sûrement aussi minuscule que dans la population générale — mais parce qu’ ils ont peur , et que les plus jeunes sont les plus faibles, les plus vulnérables, les plus faciles à intimider, les moins aptes donc à les dénoncer. S’ils abordaient avec leur sexe tumescent — ce pauvre sexe nié, perpétuellement réprimé — des adultes de leur paroisse, ou s’ils allaient rendre visite aux travailleur(euse)s du sexe, ils seraient « pris » tout de suite. Avec les jeunes, ça peut durer des années… des décennies. On prend les nouveaux enfants de choeur… les fillettes qui viennent de faire leur première communion… cette toute jeune femme, dans le secret du confessionnal… ce tout jeune homme, pendant les vacances en colonie… On a sur elle, sur lui, sur eux, une ascendance, un pouvoir plus qu’humain, quasi divin… Et l’année d’après on recommence, avec les mêmes ou d’autres… François, ce n’est pas un sacre, c’est un massacre.

    À moins de se dire que seuls les pédophiles et les pervers sont intéressés par le sacerdoce chrétien, le problème n’est ni la pédophilie ni la perversion. Il faut abandonner ces clichés une fois pour toutes. Le problème, c’est que l’on demande à des individus normaux une chose anormale. C’est l’Église qui est « perverse » dans son refus de reconnaître l’importance de la sexualité et les conséquences désastreuses de son refoulement.

    Ces dernières décennies, nous autres, pays chrétiens — ou États laïques issus du christianisme —, avons pris l’habitude de dénoncer les coutumes d’autres cultures que nous considérons comme barbares ou injustes : je pense notamment à l’#excision ou au port de la #burqa. À ceux qui les pratiquent, nous aimons à faire remarquer que nulle part dans le Coran (par exemple) il n’est stipulé que l’on doive couper leur clitoris aux petites filles ou couvrir le visage des femmes, que ces pratiques ont commencé pour des raisons précises, à un moment précis de l’Histoire, afin d’aider les sociétés à mieux organiser les mariages et gérer la distribution des richesses. Les jugeant foncièrement incompatibles avec les valeurs universelles (liberté, égalité, fraternité) et les droits de l’individu — notamment le droit à l’intégrité corporelle —, nous nous estimons en droit de les interdire sous nos latitudes.

    Or ceux qui les pratiquent les considèrent comme irréfragables, constitutives de leur identité… de la même manière exactement que l’Église considère le #dogme du célibat des prêtres ! N’entrons pas, ici, dans le débat byzantin des raisons plus ou moins avouables pour lesquelles, après la scission des deux Églises, orientale et latine, celle-ci a tenu à se distinguer de celle-là en rendant obligatoire le célibat de ses officiants. Il est bien connu que Jésus n’a rien dit à ce sujet. Si lui-même n’a pas pris femme, il y avait parmi ses apôtres des hommes mariés, et, à d’autres époques et sous d’autres formes, le christianisme a autorisé et autorise encore ses prêtres à se marier. Le dogme catholique du célibat ne remonte qu’au Moyen Âge, un grand millier d’années après la mort du Christ.

    Les dégâts d’un dogme
    Ce qu’il s’agit de souligner, c’est que ce dogme, qui fait largement autant de dégâts que l’excision ou que la burqa, est lui aussi le résultat d’une certaine évolution historique. Cela veut dire qu’elle peut être annulée par une autre décision historique, décision que vous seul, cher François, êtes en mesure de prendre. Oui, vous seul avez la possibilité de lever l’injonction au célibat sous toutes les latitudes, protégeant ainsi d’innombrables enfants, adolescents, hommes et femmes à travers le monde.

    La preuve a été refaite et refaite. Le célibat obligatoire des prêtres ne marche pas. La plupart des prêtres ne sont pas chastes. Ils n’arrivent pas à l’être. Il faut en prendre acte et enterrer une fois pour toutes ce dogme inique. Il est criminel de tergiverser alors que, partout où il sévit, le massacre continue. Vous le savez, François ; nous le savons tous. Le rôle de l’Église est de protéger non les forts mais les faibles, non les coupables, mais les #innocents. « Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent » (Matthieu 19 : 14). Depuis mille ans, combien de millions d’enfants ont été détournés de l’Église, dégoûtés de l’Église, empêchés de venir à Jésus, en raison de ce traumatisme ?

    Alors, dites STOP, François. En tant qu’autorité suprême de l’Église catholique, ce serait de loin l’acte le plus important, le plus courageux et le plus chrétien de tout votre mandat. Vous ne le feriez pas pour votre gloire personnelle… et pourtant, cela ne fait pas de doute, cette décision vous apporterait une gloire immense. Pendant des siècles, les prêtres et leurs ouailles vous remercieraient de votre prescience, de votre humanité, de votre sagesse.
    Ayez ce courage, je vous en conjure. Le moment est venu. L’Église doit cesser de cautionner (et donc de perpétuer, c’est-à-dire de perpétrer ) des crimes qui, à travers le monde et les âges, ont bousillé des vies sans nombre. Dites BASTA, François.
    Et si vous ne le faites pas, de grâce… expliquez-nous au moins pour quelles raisons vous ne voulez pas le faire.

    #enfants #femmes #garçons #filles #pape #prêtres #viols #machisme #pédophilie #massacre #catholicisme #sexe #perversité


  • « Pour le pape François, la lutte contre la pédophilie n’est pas une urgence »

    À la suite d’un nouveau scandale d’abus sexuels perpétrés par des prêtres aux États-Unis, le pape reconnaît dans une lettre les manquements de l’Église dans la lutte contre ce fléau.
    Gianluigi Nuzzi, spécialiste du Vatican, décrypte la lettre du pape qui condamne de tels actes.

    Il en appelle au « peuple de Dieu », traduisez tous les baptisés du monde entier. Dans une lettre publiée lundi, le pape François exhorte les catholiques à se mobiliser face aux actes pédophiles commis par le clergé afin d’éradiquer cette « culture de la mort ». Il reconnaît également les manquements de l’Église dans la lutte contre ce fléau. La missive aux allures de mea culpa a été rédigée à la suite d’un nouveau scandale d’abus sexuels perpétrés par plusieurs centaines de prêtres pendant des décennies aux États-Unis, en Pennsylvanie.

    À l’instar des associations de victimes de curés-bourreaux, le célèbre journaliste italien d’investigation Gianluigi Nuzzi, spécialiste du Vatican et auteur du livre « Péché originel » (Flammarion), regrette que le souverain pontife s’en tienne à un discours et ne prenne pas de décisions concrètes pour en finir avec ces « crimes ». Décryptage avec celui qui connaît le mieux les arcanes du Saint-Siège, principal destinataire en 2012 et 2015 de documents ultra-confidentiels ayant fuité à la curie, des affaires baptisées VatiLeaks dévoilant au grand jour corruption et népotisme au sein du minuscule État.

    Quel sens donner à la lettre du pape François ?

    GIANLUIGI NUZZI. Ce sont des paroles fortes, le pape François fait des efforts mais c’est un acte qui entre totalement dans la politique de communication de ce pontificat. Dans la lutte contre la pédophilie, il y a eu davantage d’avancées sous Benoît XVI qui a dit, notamment, qu’il fallait indemniser les victimes. Pour François, ce n’est pas une urgence. Ce qui avait été lancé sous Ratzinger a été ralenti depuis le début de son pontificat.

    Que lui reste-t-il à faire ?

    On n’a pas la sensation qu’il a envie d’ouvrir les tiroirs, de sortir les dossiers. Il ne s’est jamais attaqué au système. Il doit réduire à l’état laïc les prêtres qui ont commis des agressions sexuelles, mettre à la porte les évêques et les cardinaux qui ont fermé les yeux, lancer rapidement des enquêtes, indemniser les victimes… Il est temps d’agir maintenant. Il a créé la commission pontificale pour la protection des mineurs, mais sans grands succès puisque certains de ses membres ont démissionné faute de changements.

    Pourquoi ne prend-il pas des mesures à la hauteur du fléau ?

    Je pense qu’il y a des résistances au sein de la curie. Il existe une peur de la réalité. Car « Spotlight » n’est pas seulement un film, c’est aussi une réalité. En Italie, il n’y a pas eu de scandales, c’est bizarre tout de même…

    Le Vatican vient d’annoncer que le pape François s’entretiendrait avec des victimes de prêtres pédophiles lors de son voyage ce week-end en Irlande…

    C’est important de rencontrer des victimes mais il faut aussi ouvrir les archives ! On ne peut pas imaginer qu’il y ait encore des secrets d’État sur les abus sexuels. La pédophilie laisse des souffrances à vie pour les victimes. Mais l’autre victime, c’est l’Église et sa crédibilité.

    La popularité du pape argentin est-elle écornée ?

    Je ne pense pas. Les catholiques espèrent que le pape François réussira à changer les choses. Et l’espérance, c’est ce qui fait vivre l’Église.

    #catholicisme #culture_du_viol


  • « 300 prêtres pédophiles auraient fait près de 1000 victimes aux Etats-Unis | « Singulier masculin
    https://singuliermasculin.wordpress.com/2018/08/15/300-pretres-pedophiles-auraient-fait-pres-de-1000-victi

    C’est un titre de ce 14 aout 2018. Il faut lire l’article pour comprendre que cette information concerne la seule Pennsylvanie.

    Mais réfléchissons deux minutes, avec Wikipédia. La Pennsylvanie est un état très peuplé pour les USA, mais qui ne réunit que 12.700.000 habitants en 2013. C’est un état très industrialisé et frappé par la crise : sa population a dû s’accroître encore mais pas de beaucoup, on va tabler sur 14.000.000.

    Et cet État comprend 25 % de Catholiques, soit 3.500.000 habitants. Soit le territoire d’une région française ou belge. 300 prêtres, c’est sans doute à peu près un prêtre par canton français, un prêtre par commune wallonne (en Belgique). Bien sûr, c’est un calcul « à la grosse cuiller ».

    Si on voulait extrapoler ces chiffres d’un État à la totalité des USA, s, la proportion de catholiques étant comparable dans les USA, il faudrait multiplier les nombres par 20 ou 25 et titrer : 6.000 prêtres pédophiles et 20.000 enfants victimes.

    (Il faut souligner que les faits de ce genre ne sont apparus qu’au compte-goutte en France ; et qu’ils ont été plus étudiés en Belgique (commission parlementaire d’enquête ou d’un statut proche de cela), mais n’ont débouché que sur des mesures limitées d’écoute et de dédommagement… collectif).

    On nous dit que la quasi totalité des crimes pédophiles commis est prescrite (seuls deux prêtres sont poursuivis pour des faits commis en 2010). Ils ont profité d’une large protection de leur hiérarchie. Mais le rapport d’enquête conclut seulement à des renforcements de la loi, pour réduire la prescription et les arrangements visant à acheter le silence.

    Au fond, on se trouve devant une culture du silence, de l’Omerta et de l’impunité sur des violences masculines, qui est comparable à la culture du viol. Ce viol des enfants par des éducateurs devrait spécialement nous révulser. Mais la protection de la sacro-sainte institution religieuse a été assurée par les institutions et par les médias aux mains des hommes. Si j’écoute ce qui se raconte ici aux villages, ce sont les familles qui ont pris des mesures de protection individuelle, en avertissant les enfants, en les retirant d’un organisme scolaire ou de « catéchisme ».

    Et le titre généraliste de l’article (dépêche reprise par touts les journaux) fait partie de cette banalisation. Ainsi que l’absence d’interrogation journalistique. A la limite, c’est parce que l’Église Catholique est minoritaire aux USA que les procédures d’enquête y reçoivent plus de retentissement.

    Il est frappant qu’aucun État n’ait envisagé une mesure de répression collective. Si cette organisation était considérée une secte, tous ses dirigeants seraient en prison et lourdement condamnés. On n’accepterait pas leurs protestations d’ignorance des faits. Ici, c’est le contraire. On a fait confiance à des enquêtes « internes » des tribunaux ecclésiastiques et les hiérarchies et les institutions ont évidemment été protégées. La collusion entre tribunaux du Roy et tribunaux ecclésiastiques étaient l’habitude au Moyen-Age (la femme déviante était convaincue de sorcellerie par les ecclésiastiques puis condamnée et exécutée par les forces publiques). Le respect de l’Église passe encore avant celui des femmes et des enfants.

    #viol #catholicisme #culture_du_viol #pédoviol #fraternité


  • Un prêtre pédophile a été recommandé par son diocèse pour un job à DisneyWorld | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/166052/un-pretre-pedophile-ete-recommande-par-son-diocese-pour-un-job-disneyworld

    Le procureur de l’État de Pennsylvanie aux États-Unis vient de publier un rapport de 884 pages sur la façon dont la hiérarchie de six diocèses catholiques a couvert plus de trois cent prêtres coupables d’agressions sexuelles et viols sur enfants. Parmi ces nombreuses histoires, plusieurs médias ont raconté l’absurde trajectoire d’Edward Ganster, un prêtre accusé d’abus sexuels qui avait malgré tout reçu une lettre de recommendation de la part de ses supérieurs pour travailler dans un parc d’attraction.

    Au début des années 1970, une mère s’était plainte au diocèse : Ganster aurait agressé sexuellement son fils de 13 ans lors d’un voyage. Le prêtre a alors été transféré dans une autre paroisse et lorsqu’il a voulu quitter la soutane pour se marier en 1990, il a demandé une lettre de recommandation pour pouvoir travailler à DisneyWorld en Floride.

    Selon le rapport du procureur, un de ses supérieurs lui a écrit ce message :

    « Je suis sûr que le diocèse pourra vous donner une référence positive en ce qui concerne vos années de travail ici en tant que prêtre. »

    Ganster a alors travaillé pendant des années à DisneyWorld en tant que conducteur de train, et après son départ du diocèse, il fut de nouveau accusé d’agressions sexuelles. En 2002, un ancien enfant de choeur a évoqué des attouchements, des coups et des violences quand il avait 14 ans, et une mère a contacté le diocèse pour dire qu’il avait abusé sexuellement de son fils de douze ans.

    « Bien qu’ils aient reçu deux plaintes et procuré du soutien psychologique à une des victimes, le diocèse n’a pas contacté le bureau du procureur de Northampton County avant 2007 », précise l’enquête.

    Ganster est décédé en 2014 à l’âge de 74 ans. Comme l’immense majorité des prêtres mentionnés dans le rapport, il n’aura donc jamais été inquiété par la justice.

    Dans presque chaque cas, les agressions sexuelles et viols sont prescrits : sur les plus de 300 prêtres cités, seuls deux vont être poursuivis.

    Les auteurs du rapport ont ainsi résumé la situation : « Les prêtres ont violé des petits garçons et des petites filles et les hommes de Dieu qui devaient les protéger n’ont non seulement rien fait ; ils ont tout caché. »

    Les enquêteurs ont recensé plus de mille victimes mais estiment que comme beaucoup sont restés silencieux, il y en a probablement eu beaucoup plus.

    La lettre de recommandation dont il est question ici, c’est pas seulement de la dissimulation comme le disent les auteur (·es ?) du rapport : c’est de la complicité active, le diocèse organise des viols en série en toute conscience aussi bien dans ses églises, écoles que chez Disney. Le catholicisme n’est pas une religion, c’est une organisation pédocriminelle internationale ( car si les curées ont violés autant en Pennsylvanie, j’ose pas imaginé ce qui reste dissimulé pour l’Amérique du sud, l’Afrique, l’Asie, l’Océanie et là nous ne parlons que des viols d’enfants, les viols de religieuses, séminaristes ne sont même pas évoqués).

    #catholicisme #viol #pédoviol #culture_du_viol #mafia #criminalité_organisée


  • Susan Meiselas « Carnival Strippers »


    Membre de Magnum Photos depuis 1976, Susan Meiselas questionne la pratique documentaire. Elle s’est fait connaître par ses images sur les zones de conflit en Amérique centrale dans les années 1970 et 1980, notamment grâce à la force de ses photographies couleur.

    Couvrant de nombreux sujets et pays, de la guerre aux questions des droits de l’homme, de l’identité culturelle à l’industrie du sexe, elle utilise la photographie, le film, la vidéo et parfois des matériaux d’archives dans une volonté constante de construire des récits auxquels elle associe ses sujets en tant qu’acteurs.

    Entre 1982 et 1975, Meiselas a consacré ses étés américains à photographier et interviewer les femmes qui se produisaient dans les fêtes foraines de la Nouvelle Angleterre, de la Pennsylvanie et de Caroline du Sud.
    https://laspirale.org/photo-555-susan-meiselas-%C2%A0carnival-strippers.html
    #Susan_Meiselas #Magnum #Photos #laspirale


  • C’est officiel : #Donald_Trump devient un épouvantail à électeurs
    https://www.mediapart.fr/journal/international/140318/c-est-officiel-donald-trump-devient-un-epouvantail-electeurs

    L’élection partielle de #Pennsylvanie dans une terre acquise au Parti républicain paraissait jouée d’avance. Donald Trump y avait gagné haut la main en 2016. Un an et demi plus tard, son candidat est devancé par un démocrate. Et s’il était en train de couler son propre parti ?

    #International #élection #Etats-Unis


  • Aux États-Unis, une Église bénit les armes automatiques de ses fidèles
    http://www.lefigaro.fr/photos/2018/02/28/01013-20180228ARTFIG00443-aux-etats-unis-une-eglise-extremiste-benit-les-ar

    En Pennsylvanie, une église controversée accueillait mercredi plusieurs dizaines de personnes équipées d’armes automatiques. Une célébration tout sauf anodine dans une Amérique plus que jamais tiraillée par la question du contrôle des armes à feu après la tuerie de Parkland.

    Des dizaines de personnes qui se font bénir dans une église, la main serrée sur leur arme semi-automatique : l’image est insolite, mais elle illustre à sa manière le fossé aux États-Unis entre défenseurs de la liberté de s’armer, et partisans d’un contrôle plus strict.

    La scène se passe dans une église de Newfoundland, un bourg d’une région rurale de Pennsylvanie, dans l’est du pays, qui a voté pour Donald Trump à 68% en 2016.

    L’organisatrice de l’événement n’est pas anodine : l’Église du sanctuaire est une émanation de l’Église de l’unification, plus connue sous le nom de secte Moon, dirigée par Hyung Jin Moon, fils cadet du Révérend Moon, décédé en 2012. Homophobe et proche de la droite dure, selon le Southern Poverty Law Center qui suit les groupes extrémistes, Hyung Jin Moon prône une religion faite d’armes et de prières.

    Samedi, il organisait un dîner de « remerciement au président Trump », aux bénéfices destinés à une association américaine de propriétaires d’armes, la Gun Owners Foundation.

    On est loin des foules que connaissait Moon à son apogée des années 1970. Les dimanches, l’Église du Sanctuaire rassemble quelque 200 participants, plus un nombre non précisé de fidèles, en Corée ou au Japon notamment, qui suivent les cérémonies via internet, selon un de ses responsables, Tim Elder.

    Mercredi, l’Église organisait une cérémonie de mariage collectif comme Moon père les affectionnait. Mais, nouveauté, son fils avait encouragé les participants - environ 500 personnes - à montrer leur volonté de défendre leur famille et leur religion en apportant une arme semi-automatique de type AR-15 - chargeur vidé et verrouillé pour éviter tout incident.

    #religion #armes


  • Pédophilie : l’Église catholique dans la tourmente | ARTE Info
    https://info.arte.tv/fr/affaires-pedophiles-leglise-catholique-dans-la-tourmente

    Depuis une quinzaine d’année, les révélations d’abus perpétrés par des prêtres souvent ignorés, voire couverts par leur hiérarchie, se multiplient. Viol d’enfants sourds et muets dans un institut catholique argentin, agression de près de 547 choristes du célèbre chœur allemand des Moineaux de Ratisbonne… En 2017, une soixantaine d’affaires concernant des actes de pédophilie commis par des prêtres étaient entre les mains de la justice dans le monde. Les accusations atteignent les plus hautes sphères du pouvoir pontifical : le trésorier du Vatican, George Pell, a été inculpé l’été dernier. De Lyon à la Pennsylvanie, de l’Argentine à l’Italie, Arte a mené l’enquête sur une multitude d’abus souvent méconnus.

    Vu, c’est une enquête très large (allemagne,italie,france,usa, etc) qui montre parfaitement la systémique du viol des enfants et la protection de leurs violeurs au sein de l’église #catholique.

    https://www.youtube.com/watch?v=fLHgSVp8Byo


    Petrolio... bruceremo le chiese e noi vogliamo la libertà.


  • #tomate Le #capitalisme raconté par le #ketchup, par Jean-Baptiste Malet (Le Monde diplomatique, juin 2017) #libertarien #anar_de_droite
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/MALET/57599

    Traversé continuellement d’un essaim de camions tractant des doubles bennes de fruits rouges, l’établissement est le plus compétitif du monde. Il fonctionne en trois-huit et n’emploie que soixante-dix travailleurs par rotation. L’essentiel des ouvriers et des cadres ont été éliminés, remplacés par des machines et des ordinateurs. De ce traitement de « première transformation » sortent de grandes caisses contenant différentes qualités de concentré.

    Mises en conteneurs, elles circuleront sur tous les océans du globe. On les retrouvera, aux côtés de barils de concentré chinois, dans les mégaconserveries napolitaines qui produisent l’essentiel des petites boîtes de concentré vendues par la grande distribution européenne. Les usines dites « de seconde transformation » des pays scandinaves, d’Europe de l’Est, des îles Britanniques ou de Provence emploieront également du concentré importé comme ingrédient dans leur nourriture industrielle — ratatouille, pizzas surgelées, lasagnes... Ailleurs, ce produit pourpre et visqueux, mélangé à de la semoule ou à du riz, entre dans les recettes populaires et les mets traditionnels, du mafé à la paella en passant par la chorba. Le concentré de tomate est le produit industriel le plus accessible de l’ère capitaliste : on le trouve sur la table des restaurants branchés de San Francisco comme sur les étals des villages les plus pauvres d’Afrique, où il se vend parfois à la cuillère, comme dans le nord du Ghana, pour l’équivalent de quelques centimes d’euro (lire « Des produits chinois frelatés pour l’Afrique »).

    Apparues au XIXe siècle aux États-Unis, la boîte de soupe à la tomate Campbell’s et le flacon rouge Heinz — dont il se vend annuellement 650 millions d’unités à travers le monde — rivalisent avec la bouteille de Coca-Cola pour le titre de symbole du capitalisme. Fait méconnu, ces deux marchandises ont précédé l’automobile dans l’histoire de la production de masse. Avant que Ford n’assemble des automobiles sur des chaînes de montage, les usines Heinz de Pittsburgh, en Pennsylvanie, fabriquaient déjà des conserves de haricots à la sauce tomate sur des lignes de production où des tâches telles que le sertissage des boîtes étaient automatisées. Des photographies de 1904 montrent des ouvrières en uniforme Heinz travaillant sur des lignes de production : les bouteilles de ketchup s’y déplacent sur un rail. Un an plus tard, Heinz vend un million de bouteilles de ketchup. En 1910, il produit quarante millions de boîtes de conserve et vingt millions de bouteilles de verre. L’entreprise est alors la plus importante multinationale américaine


  • Tous formatés par les machines

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/02/18/tous-formates-par-les-machines_5258770_3232.html

    Rapport d’étonnement. Nos manières d’être et de réfléchir sont influencées par les robots avec lesquels nous interagissons sans cesse. Gare, car la réalité est bien plus complexe que les algorithmes qui prétendent la représenter.

    Beaucoup s’inquiètent que les robots et l’intelligence artificielle détrônent les humains dans tous les métiers. Mais peu se demandent : l’omniprésence des machines n’influence-t-elle pas les humains eux-mêmes ? Nos façons de penser et d’agir ? Nos manières de travailler ? Plutôt que de craindre les robots, ne devrions-nous pas redouter d’être nous-mêmes robotisés ?

    Nous connaissons le test imaginé en 1950 par le mathématicien Alan Turing pour évaluer l’intelligence d’un robot : elle est jugée de haut niveau quand un humain n’arrive plus à discerner s’il communique avec un homme ou avec une machine. Brett Frischmann, professeur de droit à l’université Villanova (Radnor Township, Pennsylvanie), a conçu un test de Turing « à l’envers » afin de « déterminer à quel moment les technologies nous déshumanisent ». Il cherche à identifier les qualités et les défauts qui nous distinguent des machines : le « sens commun », la « pensée rationnelle », mais aussi la capacité de se comporter de « façon irrationnelle » ou « émotionnelle » (car il existe chez l’homme une intelligence émotionnelle), enfin le « libre arbitre », défini comme le fait de vouloir être « l’auteur de sa propre vie ». Si ces capacités vous manquent, vous avez réussi le test de ­ Frischmann : vous êtes devenu un robot.

    Brett Frischmann s’apprête à publier, avec le philosophe des technologies Evan Selinger, Re-Engineering Humanity (Cambridge University Press, à paraître en avril). Ils y pointent tous les domaines de nos vies dans lesquels nous sommes robotisés. Par exemple, nous ne savons plus si l’opérateur d’un centre téléphonique est un être humain ou une machine. Si les « joyeux anniversaires » envoyés par LinkedIn ou Facebook le sont par des vraies personnes ou par des bots. Si les messages chaleureux reçus par mails proviennent d’avatars. De fait, les relations humaines se raréfient dans nombre de nos communications avec les services et les institutions. Nous nous habituons tant et si bien à vivre des relations désincarnées que nous finissons, des études psychologiques le montrent, par les reproduire avec les humains – comme le dit Selinger : « l’automatique » remplace de plus en plus « le délibératif ».

    « Nous sommes des robots »

    Cette robotisation de l’esprit, estiment les deux chercheurs, a commencé au début du XXe siècle dans le monde du travail avec le taylorisme : « Taylor et ses disciples ont exalté les vertus de la décomposition des tâches en intrants et extrants, en processus et procédures analysés mathématiquement et transformés en recettes pour une production efficace. » Or, cette organisation « scientifique » du travail se poursuit dans les entreprises informatisées (Uber, Amazon, ateliers robotisés…), où des « plates-formes numériques » gèrent les travailleurs, les surveillent, les suivent à la trace – si bien que l’employé d’un entrepôt d’Amazon déclarait, dans un reportage diffusé en 2013 par la BBC : « Nous sommes des robots. Nous pourrions aussi bien brancher notre scanner sur nous-mêmes. »

    Pour Frischmann et Selinger, la robotisation n’a pas seulement gagné les employés et l’entreprise. Chacun de nous, ligoté dans les réseaux sociaux, est en permanence identifié, géolocalisé, numérisé, modélisé, évalué par des algorithmes, transformé en données pour le Big Data. Nos manières d’être et de réfléchir sont influencées par le fait que nous sommes encerclés d’« armes de destruction mathématique ». L’expression est celle de la mathématicienne américaine Cathy O’Neil, experte de la finance devenue militante d’Occupy Wall Street après la crise des subprimes, auteure en 2016 de Weapons of Math ­Destruction (Crown Books, non traduit).

    Elle y décrit comment nous avons abandonné aux algorithmes – à des robots – notre gestion du temps et des risques dans l’éducation, la publicité, la justice, la finance, l’assurance, la police, le recrutement… Or, les algorithmes sont loin d’être neutres ou scientifiques, comme on l’a vu pendant la crise financière de 2007 où ils n’ont fait qu’amplifier l’aveuglement général.

    O’Neil donne mille exemples où ils décident à notre place, parfois de façon inhumaine. Des étudiants écartés d’une embauche après un premier test de personnalité se voient par la suite refuser tout travail parce que toutes les entreprises utilisent le même test. Un DRH lance une enquête sur l’excellence à tel ou tel poste et en conclut que les femmes ne sont pas aptes pour cette fonction : l’algorithme n’a fait que confirmer un préjugé. Or, pour Cathy O’Neil, c’est certain : « Le monde réel, humain, avec toutes ses complications, est en dehors de l’univers des algorithmes. » Cela ne les empêche pas d’organiser notre compréhension du monde… jusqu’au moment où la « bulle » du réel éclate.

    • Ça fait longtemps qu’on dit ça, et un gimmick qui tournait souvent sur feu le forum decroissance.info, c’est que c’est « facile » de mettre les robots au niveau des humains après avoir fait des humains des robots (une fois que leurs tâches, leurs travails, leurs relations, toute leur vie, a été simplifié à outrance).


  • Quel est le mal mystérieux dont souffrent les diplomates américains à Cuba ?

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/02/15/quel-est-le-mal-mysterieux-dont-souffrent-les-diplomates-americains-a-cuba_5

    Un rapport médical précise les troubles neurologiques persistant depuis plus de trois mois chez 21 ex-employés de l’ambassade de La Havane, sans en expliquer la cause.

    A la fin de l’année 2016, des fonctionnaires affectés à l’ambassade des Etats-Unis à La Havane ont commencé à se plaindre de divers symptômes neurologiques, incluant des anomalies de l’audition, de l’équilibre et de la sensibilité. Ces signes se manifestaient soit dans les locaux diplomatiques, soit dans leur chambre d’hôtel. L’accumulation de cas – vingt-quatre employés de l’ambassade ont fait état de ces maux –, a fait naître à Washington des soupçons d’attaques coordonnées, ce dont se sont vigoureusement défendues les autorités cubaines. En septembre 2017, plus de la moitié des diplomates américains en poste à La Havane ont été rappelés par le département d’Etat américain. De son côté, Cuba a accusé les Etats-Unis d’entraver son enquête en refusant aux enquêteurs cubains l’accès aux victimes ou à leurs dossiers médicaux.

    Aucune explication plausible n’a été apportée à ce jour à ces troubles. Le suivi médical des fonctionnaires concernés s’est poursuivi, sous la coordination des chercheurs du Centre pour les lésions cérébrales et leur réparation de l’université de Pennsylvanie, à Philadelphie. Jeudi 15 février, ces derniers ont publié en libre accès sur le site du Journal of the American Medical Association un rapport préliminaire de leurs constatations. Il ne s’agit toutefois que d’une description des troubles persistants présentés par les employés de l’ambassade, qui ne propose pas d’hypothèse sur leurs mécanismes déclencheurs.

    Le département d’Etat américain a recensé des témoignages faisant état de phénomènes sonores ou sensoriels émanant d’une direction précise mais sans qu’une source puisse être identifiée. Sur les vingt-quatre fonctionnaires susceptibles d’avoir été exposés, vingt et un ont passé un bilan médical pluridisciplinaire complet, en moyenne sept mois après l’apparition des troubles. Cette évaluation incluait divers tests d’équilibre, de motricité oculaire, de cognition (mémoire, jugement, compréhension, raisonnement) et d’audiométrie, ainsi que des examens d’imagerie médicale.

    Anomalies cognitives

    Dans une forte proportion des cas, des symptômes persistant plus de trois mois à compter de l’exposition ont été signalés chez ces vingt et une personnes. Par ordre de fréquence, les fonctionnaires se plaignaient de troubles visuels et de difficultés à dormir (86 % des cas), de troubles cognitifs (81 %), de céphalées (76 %), de problèmes d’équilibre (71 %) et d’audition (68 %). Les tests pratiqués ont mis en évidence des troubles de l’équilibre (81 %), ainsi que des anomalies cognitives (76 %) et des troubles de la mobilité des yeux (71 %). De plus, trois individus présentaient une baisse de l’audition.

    Les troubles du sommeil et les maux de tête dont se plaignaient les diplomates ont nécessité un traitement médicamenteux pour respectivement quinze et douze d’entre eux. Quatorze ex-employés de l’ambassade étaient en arrêt de travail lorsque le bilan a été pratiqué. La moitié d’entre eux ont par la suite repris une activité, mais de manière restreinte et en suivant un programme de rééducation.

    Les médecins de l’université de Pennsylvanie estiment que ces manifestations « pourraient représenter une nouvelle entité clinique, qui semble avoir résulté d’un dysfonctionnement étendu du réseau cérébral (cognitif, oculo-moteur et vestibulaire) tel qu’on l’observe dans les lésions traumatiques peu sévères du cerveau ou les commotions cérébrales ».

    A cette différence près que, dans le cas des employés de l’ambassade à Cuba, il n’y a aucune notion de traumatisme crânien. Les chercheurs écartent comme peu plausibles un phénomène d’hallucination collective, une infection virale ou l’action d’un agent chimique.


  • Atelier populaire d’#urbanisme

    L’Atelier Populaire d’Urbanisme de la Villeneuve est une initiative lancée à l’automne 2012 pour construire une alternative au projet de rénovation urbaine de l’urbaniste Yves Lion et de la ville de Grenoble alors dirigé par M.Destot.

    Ce projet décidé "d’en haut avait suscité beaucoup des oppositions de la part d’habitants qui refusaient la logique qui a mené à la démolition du 50 galerie de l’Arlequin, la construction d’un nouveau parking et le redécoupage du réseau routier. Un collectif contre la démolition, ensuite surnommé Vivre à la Villeneuve a lancé la mobilisation, dénoncé la fausse concertation et a lancé un appel à la ministre du logement pour la remise en cause du projet de rénovation urbaine.

    En 2013, à l’occasion du 40ème anniversaire de la Villeneuve et à l’initiative du collectif interassocati Villeneuve Debout, une multitude d’ateliers ont aboutit à la formulation d’un projet urbain stratégique et démocratique. Ce projet a montré qu’une autre approche de l’urbanisme est possible, issue « d’en bas », basée sur les intérêts des habitants, et qui visent les logiques de pouvoir d’agir des habitants.

    http://www.assoplanning.org

    #association_planning #grenoble #droit_à_la_ville #logement #Villeneuve #droit_au_logement #activisme_urban #urban_matter #villes #méthodes_participatives #savoirs_citoyens #savoirs_pratiques #savoirs_théoriques #community_organizing #advocacy_planning #désorganisation_sociale #empowerment

    Les liens et documents qui suivent dans ce fil de discussion sont tirés d’informations que j’ai entendu dans un cours donné par David Gabriel, co-auteur du livret « Les tours d’en face » (https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01261860/document)

    • #Saul_Alinsky

      Saul David Alinsky, né le 30 janvier 1909 à Chicago et mort le 12 juin 1972 à Carmel (Californie), est un écrivain et sociologue américain, considéré comme le fondateur du groupement d’organisateurs de communauté (community organizing) et le maître à penser de la gauche radicale américaine.


      https://fr.wikipedia.org/wiki/Saul_Alinsky

      Un livre de Saul Alinsky: «#Rules_for_radicals»
      –-> ici des extraits choisis

    • #Jane_Jacobs

      Jane Jacobs (née Jane Butzner 4 mai 1916 à Scranton, Pennsylvanie - 25 avril 2006 à Toronto) est une auteure, une militante et une philosophe de l’architecture et de l’urbanisme. Ses théories ont sensiblement modifié l’urbanisme nord-américain.

      Jane Jacobs a passé son existence à étudier l’urbanisme. Ses études sont basées sur l’observation : elle commença par observer les villes, reporter ce qu’elle observe, puis créa des théories pour décrire ses observations. Elle a changé le cours de l’urbanisme dans de nombreuses villes nord-américaines, y compris Toronto.

      En 1944, elle épouse Robert Hyde Jacobs, avec qui elle a eu deux fils, James Kedzie (né en 1948) et Edward Decker (né en 1950) et une fille, Mary. En 1968, durant la guerre du Viêt Nam, elle quitte les États-Unis avec ses fils afin de leur éviter le service militaire et trouve refuge au Canada.

      En 1980, elle offre une perspective « urbanistique » sur l’indépendance du Québec dans son livre The Question of Separatism : Quebec and the Struggle over Sovereignty.


      https://fr.wikipedia.org/wiki/Jane_Jacobs

    • #Personnalisme

      Le personnalisme, ou #personnalisme_communautaire, est un courant d’idées fondé par #Emmanuel_Mounier autour de la revue Esprit et selon le fondateur, recherchant une troisième voie humaniste entre le capitalisme libéral et le marxisme. Le personnalisme « post-mounier » est une philosophie éthique dont la valeur fondamentale est le respect de la personne. Le principe moral fondamental du personnalisme peut se formuler ainsi : « Une action est bonne dans la mesure où elle respecte la personne humaine et contribue à son épanouissement ; dans le cas contraire, elle est mauvaise. »1

      Il a eu une influence importante sur les milieux intellectuels et politiques français des années 1930 aux années 1950. Il a influencé, entre autres, les milieux de l’éducation populaire et plus tard de l’éducation spécialisée2, et les libéraux-chrétiens notamment conservateurs dont Chantal Delsol.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Personnalisme

    • Forum social des quartiers populaires :

      Le #FSQP sera un lieu d’échanges et de confrontations autour des expériences militantes dans les quartiers.
      Pour dépasser les discours abstraits, l’ambition est de déboucher sur des perspectives de luttes communes, tant au niveau national que local, autour des questions suivantes :

      > Apartheid urbain
      La politique de rénovation urbaine brasse des milliards d’euros sans réelle participation des habitant-e-s des quartiers. Quel pouvoir des habitant-e-s pour le futur de leur quartier ?

      > Education au rabais
      L’école joue mal son rôle d’accès au savoir dans nos quartiers. Elle devient un lieu de discrimination, de gardiennage et de sélection programmée vers des voies de garage. Quelle relation entre l’école et le quartier (élèves, parents, etc.) ?

      > Police-Justice
      Les multiples révoltes populaires contre les crimes policiers depuis une trentaine d’années révèlent la gestion policière et judiciaire des banlieues. Trop de jeunes sont destinés au parcours piégé : échec scolaire - police - justice - prison. Comment s’organiser face aux violences policières, une justice de caste et des prisons hors-la-loi ?

      > Engagement politique et social
      Les quartiers ne sont pas des déserts politiques. Il est nécessaire de confronter les différentes formes d’engagement et d’en faire un bilan (les limites du milieu associatif, la participation aux élections, les associations musulmanes, etc.). Vers un mouvement autonome des quartiers populaires ?

      > Chômage et précarité
      Les taux de chômage et de précarité (intérim permanent) atteignent des « records » dans les banlieues. Le fossé entre les syndicats et les cités marque l’abandon des classes populaires par la gauche. Quelles relations entre les quartiers et le mouvement ouvrier ?

      > Les anciens dans la cité
      La question de la vieillesse dans les banlieues n’est pas prise en compte dans les grands plans de solidarité nationaux. Quelles formes de solidarité et de mobilisation pour les anciens ?

      > Histoire et mémoire
      Malgré l’occultation par les institutions et les problèmes de transmission de la mémoire, l’histoire des luttes des quartiers et de l’immigration est riche d’expériences et d’enseignements. Comment transmettre nous-mêmes cette Histoire aux plus jeunes ?

      > Les musulmans entre criminalisation et engagement dans la cité
      Les musulmans subissent un climat islamophobe et des lois d’exception. Comment y faire face ? Quelle implication des organisations musulmanes dans les luttes sociales et politiques des quartiers ?

      > Cultures des quartiers
      Les banlieues sont des lieux de brassage, de solidarités et d’invention culturelle. Comment défendre et mettre en valeur cette richesse ?

      Nous avons décidé que la question des femmes et de leurs luttes sera transversale à l’ensemble des thèmes.


      http://fsqp.free.fr/archives-2007-2012

    • William Foote Whyte

      William Foote Whyte (né le 27 juin 1914 et mort le 16 juillet 2000), était un sociologue américain surtout connu pour son étude ethnologique de sociologie urbaine, Street Corner Society.

      Pionnier de l’#observation_participante, il vécut quatre ans dans une communauté italienne de Boston alors qu’il étudiait par ailleurs à Harvard dans le but d’analyser l’organisation sociale des gangs du North End.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Foote_Whyte

    • Street Corner Society. La structure sociale d’un quartier italo-américain

      Street Corner Society fait partie du petit nombre des classiques de la sociologie mondiale. Mais si la description saisissante que fait William Foote Whyte de la vie d’un quartier italien de Boston dans les années trente a connu un succès durable aux États-Unis, ce n’est pas seulement parce qu’il s’agit d’un modèle pour les recherches d’ethnologie urbaine. Reconnu bien au-delà des cercles universitaires, Street Corner Society est en effet de ces livres qui font passer un souffle d’air frais dans le territoire austère des sciences sociales.
      À l’écoute des humeurs de la rue, écrit dans une langue exempte de tout jargon et proche de la meilleure prose journalistique, cette fascinante immersion dans la vie d’un quartier, de ses sous-cultures et de ses systèmes d’allégeance a bouleversé les images convenues de la pauvreté urbaine et de l’identité communautaire. Référence majeure pour quiconque affronte les problèmes de l’observation participante en sociologie, Street Corner Society constitue également une lecture délectable pour le profane et un portrait savoureux de la comédie humaine dans sa version italo-américaine.

      http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Street_Corner_Society-9782707152879.html

    • #Edward_Chambers

      Edward Thomas Chambers (April 2, 1930 – April 26, 2015) was the executive director of the Industrial Areas Foundation from 1972 to 2009, a community organizing group founded by Saul Alinsky.[1] Chambers was born in Clarion, Iowa to Thomas Chambers and Hazella Downing.[2] He is credited with developing systematic training of organizers and leaders of congregation-based community organizations, and establishing relational meetings (or “one-on-ones”) as a critical practice of organizers. He is the author of Roots for Radicals: Organizing for Power, Action, and Justice (Continuum International Publishing Group, 2003, ISBN 0-8264-1499-0.[3]). A memorial article in The New Yorker called him “community organizing’s unforgiving hero.” [4] He died of heart failure in Drimoleague, Ireland in 2015.[2]


      https://en.wikipedia.org/wiki/Edward_T._Chambers

      The Power of Relational Action

      In this booklet, Ed Chambers mulls about the building of relationships in public life that allow us to share our values, passions and interests with one another — what he calls “mixing human spirit.” He describes the art of the relational meeting or “one-to-one,” which he helped develop and which is now being used by clergy, leaders and organizers around the United States and in several other countries to build their congregations and community institutions and to take joint action for the common good.

      http://actapublications.com/the-power-of-relational-action

    • La production d’études comme instrument de mobilisation dans le cadre de la campagne pour un « revenu décent londonien » (London Living Wage)

      A recent campaign led by London Citizens - a coalition of churches, mosques, trade unions, schools and other associations - brought on the forefront the issue of low paid workers. The production of studies is the linchpin of this campaign for decent wages. It is more the process of making the studies, linked to the methods of community organizing, rather than the end product itself that has established the opportunity and feasibility of new wages policies. The urban study is here considered as a tool for mobilization. Its authors, its subjects and its addressees are the actors of the London Living Wage campaign.

      7Le travail des employés de London Citizens est basé sur la construction de relations avec les habitants membres des 160 groupes de l’alliance. Dans son contrat de travail, il est stipulé qu’un community organizer doit effectuer une moyenne hebdomadaire de quinze entretiens en face à face (appelés « #one_to_one »). Ces entretiens ne sont ni retranscris ni soumis à une analyse statistique mais ont pour but de construire une relation d’égal à égal avec chacun des membres de l’alliance. Ils permettent aux community organizers d’acquérir une connaissance des problèmes auxquels font face les citoyens de leur alliance. L’organisation a également pour but de former des leaders dans chaque groupe membre. Ces leaders sont encouragés à relayer ce travail de développement de relations au sein de leur institution. Ils sont par exemple invités à organiser des house meetings, des réunions dans leur domicile ou sur leur lieu de travail avec des amis, voisins ou collègues. Les leaders et les employés de London Citizens imaginent alors des idées de campagne en fonction des intérêts des personnes rencontrées. C’est toujours grâce à ces entretiens et réunions qu’ils peuvent ensuite tester ces idées avec d’autres personnes. Ce processus participatif est finalisé lors d’assemblées annuelles où les institutions membres votent, parmi les idées évaluées, les campagnes à mener dans l’année.

      http://journals.openedition.org/geocarrefour/8114?lang=en

    • #Theory_U

      Theory U is a change management method and the title of a book by #Otto_Scharmer.[1] During his doctoral studies at Witten/Herdecke University, Scharmer studied a similar method in classes taught by Friedrich (Fritz) Glasl, and he also interviewed Glasl.[2] Scharmer then took the basic principles of this method and extended it into a theory of learning and management, which he calls Theory U.[1] The principles of Theory U are suggested to help political leaders, civil servants, and managers break through past unproductive patterns of behavior that prevent them from empathizing with their clients’ perspectives and often lock them into ineffective patterns of decision making.[3][4]


      https://en.wikipedia.org/wiki/Theory_U

      La théorie U d’#Otto_Scharmer

      Ces 5 étapes visent à capter de nouveaux modes d’émergence et à rénover l’approche collaborative et la conduite de projet. La théorie U est donc un modèle de conduite du changement fondé sur la conscience de l’urgence pour la mise en place de solutions durables et globales. Les 9 environnements d’apprentisssage qu’il propose constituent une réponse concréte aux questions posées.

      http://4cristol.over-blog.com/article-la-theorie-u-d-otto-scharmer-98615598.html

    • L’ambition démocratique du community organizing

      La mise en place, depuis quelques années, des méthodes de community organizing peut-être envisagée comme une tentative de dépassement des limites du système représentatif. Par un rappel des ressorts de leur développement, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, et par l’observation de leur mise en pratique au sein de l’Alliance citoyenne de l’agglomération grenobloise, cet article s’attache à montrer ce qui fait l’originalité de ces démarches : rapport pragmatique au pouvoir, mobilisation autour des « colères » des habitants, actions collectives centrées sur le conflit. Un regard sur l’objectif de prise d’autonomie des habitants, formulé par les fondateurs de l’alliance, permet d’inclure une analyse de la structure et des méthodes du community organizing sous l’angle des processus d’émancipation qu’elles sont susceptibles de favoriser.

      https://www.cairn.info/revue-mouvements-2015-3-p-168.htm


  • En Turquie, anatomie d’une purge

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/02/13/en-turquie-anatomie-d-une-purge_5255858_3214.html

    Accusé d’appartenir au réseau du prédicateur Fethullah Gülen, le cerveau du putsch, selon les autorités turques, le policier Kürsat Cevik comparaît mardi 13 février. Son épouse, franco-irlandaise, se bat depuis la France pour prouver son innocence.

    La vie sans nuage d’Elaine Ryan, mère de famille franco-irlandaise de 37 ans, s’est assombrie après le putsch raté du 15 juillet 2016, lorsque son mari turc, Kürsat Cevik, commissaire de police, a été arrêté avec une quinzaine de ses collègues.

    Accusé d’appartenir à « une organisation terroriste armée » (le réseau du prédicateur Fethullah Gülen, le cerveau du putsch, selon les autorités turques), Kürsat Cevik a été incarcéré à la prison de Sanliurfa, non loin de la frontière syrienne, où il partage une cellule prévue pour dix avec vingt-quatre autres prisonniers. La dernière audience de son procès aura lieu mardi 13 février.

    Elaine ne sera pas présente, « l’ambassade de France me l’a déconseillé ». Rentrée en France avec leurs deux enfants en bas âge, elle a très peu de contacts avec son conjoint. Pas de correspondance, c’est interdit. Ils se parlent dix minutes chaque quinze jours par téléphone.

    Comme la plupart des 50 000 personnes arrêtées depuis le coup d’Etat manqué, l’officier de police est accusé d’avoir chargé sur son portable l’application mobile ByLock, décrite par Ankara comme l’outil de communication des conjurés du 15 juillet, ce qu’il nie.

    La justice maintient l’accusation alors qu’« en dix-huit mois d’instruction, le procureur n’a pas pu apporter une seule preuve allant dans ce sens », déplore Elaine, qui se bat depuis la France pour prouver l’innocence de son époux.

    « En deux ans, il a été muté sept fois »

    Avoir l’application sur un téléphone suffit-elle à faire de son détenteur un putschiste ? Tous les doutes sont permis, surtout depuis que le parquet d’Ankara a reconnu, le 27 décembre 2017, que ByLock pouvait être installée sur un smartphone à l’insu de son propriétaire. C’est le cas pour 11 480 téléphones portables, reconnaît le parquet.

    Par ailleurs, ByLock est une preuve seulement « s’il est établi techniquement et de façon irréfutable que la communication a eu lieu dans le cadre de l’organisation [le mouvement Gülen] », a statué la Cour suprême en juin 2017. Débordés, soumis aux pressions politiques, les tribunaux n’en tiennent pas compte. Les dossiers d’accusation sont tous bâtis sur le même modèle.

    « Dans ce genre d’affaires, les procès-verbaux d’interrogatoires comportent sept questions-type systématiquement posées à l’accusé », explique une avocate soucieuse d’anonymat. Avoir eu ByLock sur son téléphone portable, un compte à la banque Asya, des enfants scolarisés dans les écoles du réseau Gülen, une bourse d’études pour une université étrangère, sont autant d’éléments à charge.

    La bourse d’études obtenue en 2008 par Kürsat Cevik, officier de police bien noté qui mena à bien une thèse de doctorat à l’université de Nottingham en Grande-Bretagne, est une tache noire dans son dossier. Proposées alors de façon tout à fait légale aux policiers, ces bourses, constatent aujourd’hui les juges, étaient « monopolisées par les membres du FETÖ », selon l’acronyme utilisé par les autorités pour désigner le mouvement gülen.

    « Les purges ont visé essentiellement des personnes éduquées qui, pour la plupart, avaient fait des études dans des universités étrangères. Les collègues de mon mari les plus diplômés sont aujourd’hui derrière les barreaux », assure Elaine. Avant de partir à l’étranger, l’officier travaillait à direction pour la lutte contre le crime organisé (KOM) à Ankara mais à son retour en Turquie, il en a été écarté.

    Cette direction était notoirement l’une des plus noyautées par le mouvement Gülen. Réelle, l’infiltration des organes de police et de justice par le mouvement a eu lieu avec le plein aval du gouvernement islamo-conservateur. Recep Tayyip Erdogan, alors premier ministre, et Fethullah Gülen, l’imam turc installé en Pennsylvanie (Etats-Unis), furent longtemps les meilleurs associés avant de devenir les pires ennemis. En 2013, leur alliance vole en éclats.

    C’est à ce moment-là que Kürsat Cevik rentre au pays. « Les purges ont commencé. En deux ans, il a été muté sept fois », raconte Elaine, certaine que son mari n’a jamais été güleniste.

    Un verdict inversé après un tweet du gouvernement

    Elle a frappé à toutes les portes, en vain. « Les avocats qui acceptent de défendre des accusés gülenistes demandent des honoraires exorbitants. J’ai tenté d’en trouver par le biais d’ONG, mais je n’ai reçu aucun soutien car mon mari est officier de police, et, en Turquie, les ONG se consacrent à la défense des militants des droits de l’homme et à celle des Kurdes. »

    En avril 2017, le groupe de travail sur les détentions arbitraires des Nations unies (WGAD) a qualifié le cas de son mari d’« arbitraire ». Ankara est restée sourde à cette exhortation.

    « En représailles, les médias pro-gouvernementaux ont accusé Kürsat d’être un espion français. »
    Vers qui se tourner ? La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui a vu les requêtes venues de Turquie augmenter de 276 % en 2016, a déclaré irrecevables les dossiers liés à l’état d’urgence imposé après le putsch raté. Le requérant doit d’abord épuiser les voies de recours internes. La Cour constitutionnelle turque en est une, ou plutôt elle l’était avant le 4 février.

    Ce jour-là, ses juges ont ordonné le maintien en prison des journalistes Mehmet Altan (66 ans) et Sahin Alpay (73 ans), en détention provisoire depuis 2016. Le 11 janvier, les mêmes juges s’étaient prononcés pour leur remise en liberté. Il aura suffi d’un tweet de Bekir Bozdag, le porte-parole du gouvernement, dénonçant « un mauvais verdict », de la part d’une Cour ayant « outrepassé ses pouvoirs législatifs et constitutionnels », pour que la décision soit inversée dans le sens voulu par le pouvoir politique.


  • Aux Etats-Unis, les créationnistes repassent à l’offensive

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/19/aux-etats-unis-les-creationnistes-repassent-a-l-offensive_5217118_3232.html

    Bien qu’en perte de vitesse, le mouvement fondamentaliste qui tente d’empêcher que la théorie de l’évolution soit enseignée à l’école est toujours puissant. Un combat centenaire pour la science se poursuit.

    Assise sur un banc, devant l’arche de Noé « grandeur nature » posée depuis un an dans ce coin de campagne du Kentucky, Rebecca, 39 ans, se remet de ses émotions. Cette mère au foyer venue de l’Indiana sort de la construction imposante édifiée par les fondamentalistes chrétiens de l’organisation Answers in Genesis (AIG), qui défendent une lecture littérale de la Bible. Entre « musée » et parc d’attractions, l’Ark ­Encounter a séduit cette « passionnée d’histoire », profondément croyante.

    « Les dinosaures étaient dans l’arche »

    Dans des cages en bois, au premier étage de l’embarcation longue de 150 mètres, des dizaines de couples d’animaux empaillés, existants ou disparus, font la joie des enfants. Les parents, eux, lisent les panneaux expliquant comment le Déluge a formé le Grand Canyon. Pour Rebecca, « les réponses apportées par le musée sont convaincantes ». Elle y a même découvert que « les dinosaures aussi étaient dans l’arche, avant d’être noyés lorsque les eaux du Déluge se sont retirées ».

    Rebecca fait partie du million de visiteurs qui ont arpenté les trois étages de l’arche depuis son ouverture. Le plus souvent, les voyages sont organisés par les Eglises protestantes du pays. Les responsables du lieu et de son précurseur, le Musée de la Création, ouvert il y a dix ans à 50 kilomètres de là, ne s’en cachent pas : les croyants sont leur cœur de cible. « Nous devons leur donner des outils pour qu’ils défendent leurs convictions. Toutes les Eglises protestantes devraient être sur la même ligne, sans compromis avec la théorie de l’évolution », explique, dans son bureau saturé de livres, Nathaniel Jeanson, « chercheur en biologie et conseiller scientifique » des deux institutions.

    Une manière de conforter le mouvement créationniste qui, bien qu’en perte de vitesse, reste puissant dans le pays. Selon un sondage Gallup publié en mai, 38 % des Américains pensent que Dieu a créé la Terre et l’homme dans sa forme actuelle il y a moins de 10 000 ans. Ce chiffre a beau être historiquement bas, il place toujours les Etats-Unis dans le peloton de tête des pays les plus enclins à douter de l’évolution.

    Le « procès du singe »

    « On peut mettre cette spécificité en partie sur le compte du protestantisme, majoritaire dans le pays, et du principe “scriptura sola”, selon lequel les Ecritures seules font autorité », explique Glenn Branch, vice-président du National Center for Science Education, organisation qui défend l’enseignement scientifique contre les interférences idéologiques. « Ajoutons à cela un éloignement géographique des controverses sur l’évolution au XIXe siècle et une forte décentralisation dans l’enseignement, qui a longtemps permis aux écoles, selon les Etats et les comtés, d’adopter un programme plus ou moins conforme aux convictions religieuses locales. » Depuis près d’un siècle, des militants créationnistes tentent donc d’imposer leurs vues dans l’enseignement. Et l’histoire américaine est jalonnée de décisions de justice mettant aux prises opposants de l’évolution et scientifiques.

    Pionnier en la matière, le professeur John Thomas Scopes est passé à la postérité en 1925 lors du procès dit « du singe ». Cet enseignant de lycée contestait une loi alors en vigueur dans son Etat du Tennessee, le Butler Act, qui interdisait d’enseigner la théorie de l’évolution dans les écoles publiques. Ce texte devait son nom à un élu, John Washington Butler, fermier de profession, pour qui « les évolutionnistes, qui nient l’histoire de la ­Création telle qu’elle est rapportée dans la Bible, ne peuvent pas être chrétiens ».

    Scopes fut condamné à une peine légère, 100 dollars d’amende, mais la victoire médiatique et intellectuelle revint aux évolutionnistes, tant les défenseurs du Butler Act avaient, durant le procès, donné de leurs convictions une image obscurantiste. Néanmoins, le Butler Act prospérera jusqu’en 1967, date à laquelle un autre enseignant décida de le contester. Il emporta cette fois la bataille judiciaire, faisant valoir la « liberté d’expression » inscrite dans le premier amendement de la Constitution américaine.

    Premier amendement

    Cet épisode fondateur est le premier d’une longue série de contentieux, au cours desquels les créationnistes ont subi défaite sur défaite. Ainsi, l’Arkansas tenta à deux reprises de chasser la théorie de l’évolution de ses écoles publiques. Mais, en 1968, la Cour suprême estima cette pratique inconstitutionnelle, affirmant que le premier amendement n’autorisait pas un Etat à imposer ou interdire un enseignement en fonction d’une croyance religieuse. En 1982, la tentative de ce même Etat d’instaurer un enseignement « équilibré » entre évolution et créationnisme fut également rejetée. Depuis les années 1980, les offensives créationnistes de plusieurs Etats ont eu le même sort.

    Après ces revers, les militants anti-évolution ont ajusté leur stratégie. « On peut classer les tentatives politiques pour attaquer l’enseignement de l’évolution aux Etats-Unis en trois vagues », estime Nicholas J. Matzke, auteur d’une étude parue en 2015 dans Science, pour laquelle il a analysé 67 projets de loi ­anti-évolution proposés depuis 2004. Les interdictions pures et simples étant devenues impossibles après 1968, les créationnistes ont tenté d’introduire la notion de « science de la Création », puis de « dessein intelligent » (DI). Ces tentatives ont aussi échoué.

    En 2005, un juge fédéral interdit à un comté de Pennsylvanie d’introduire le « dessein intelligent » dans les programmes scolaires. Le projet affirmait que le DI constituait une explication alternative au darwinisme sur les origines de la vie. Le juge dénia au DI le statut de « science » et, confirmant son lien avec une croyance religieuse, l’exclut des salles de classe.

    Incompréhension

    De même, les tentatives des créationnistes de jouer sur les mots se sont heurtées à la justice. En 2002, un comté de Géorgie fit apposer sur chaque manuel de sciences l’autocollant suivant : « L’évolution est une théorie, pas un fait. » Deux ans plus tard, des parents d’élèves portèrent l’affaire en justice et firent retirer cet avertissement. « Cette tentative illustre l’incompréhension dans le public de ce qu’est une théorie en matière scientifique, note Philip Crowley, enseignant en biologie à l’université du Kentucky. Les créationnistes veulent faire croire que la théorie de l’évolution est sujette à discussion, à évaluation, à controverses car elle ne serait qu’une hypothèse. » En 1996, le pape Jean Paul II, se démarquant des courants chrétiens créationnistes, avait affirmé que « l’évolution est plus qu’une hypothèse ».

    Ces déboires n’ont pas découragé les tenants du créationnisme. Ils s’efforcent désormais de diluer l’évolution dans une série de sujets jugés « polémiques », moins directement liés à la croyance religieuse. Ils appellent à développer « l’esprit critique » des élèves ou à défendre la « liberté académique » des enseignants. Depuis deux ans, les offensives se sont multipliées. Le Missouri a tenté de faire passer un texte qui aurait accordé aux enseignants plus de latitude pour aborder les sujets scientifiques « controversés ». Le Montana a défendu une résolution plaidant pour le développement de la « pensée critique » dans les cours sur les origines de la vie, la sélection naturelle, l’ADN… D’autres Etats, comme le Dakota du Sud, incluent dans ces sujets « polémiques » le réchauffement climatique ou le clonage humain.

    La dernière tentative a eu lieu au printemps, au Texas. Elle entendait donner aux enseignants la liberté d’enseigner « les forces et faiblesses de théories scientifiques existantes ». Là encore étaient cités « le changement climatique, l’évolution biologique, les origines chimiques de la vie et le clonage humain ». Tous ces textes ont été rejetés.

    « Penser différemment »

    M. Crowley reste convaincu que, « devant la justice, les arguments scientifiques finissent toujours par l’emporter ». Mais il reconnaît un regain de procédures dans les Etats du sud et du centre des Etats-Unis. « Ce sont des cycles. Quand il y a une poussée de la droite conservatrice, comme en ce moment, les fondamentalistes reprennent de la voix. » De telles législations sont en vigueur dans plusieurs Etats – le Mississippi, le Tennessee et la Louisiane – et des milliers d’enfants sont exposés à la promotion du créationnisme.

    Mettant en avant sa formation scientifique en microbiologie, M. Jeanson, pilier d’Answers in Genesis, fait partie des militants avides de débat. Dans son nouveau livre, Replacing Darwin (« remplacer Darwin », Master Books), il affirme utiliser la géographie et la biologie plus que les Ecritures pour démontrer « les failles de la théorie de l’évolution ». « Je ne fais pas de l’antiscience. Mais les enfants, qui entendent une chose à l’école, pourront lire mon ouvrage à la maison pour penser différemment. » Car, à ses yeux, le « consensus scientifique » qui rendrait l’évolution inattaquable ne tient pas. « La science est toujours questionnable », assure ce jeune père de famille qui n’hésite pas à convoquer Darwin pour étayer ses dires. « En publiant L’Origine des espèces en 1859, lui-même a fait exploser le consensus du moment. »

    Face à de telles convictions, M. Branch conserve un certain optimisme. « Les enseignants plus jeunes sont mieux formés et, depuis le début des années 2000, on assiste à une centralisation des normes d’enseignement et des programmes au niveau fédéral. » Cela n’a pas empêché les Américains d’élire en 2016 un vice-président fondamentaliste chrétien, Mike Pence, qui, lors d’une audition devant le Congrès en 2002, affirmait : « Darwin n’a jamais pensé l’évolution autrement que comme une théorie. Donc, je voudrais simplement et humblement demander : ne peut-on pas l’enseigner comme telle et envisager aussi d’enseigner d’autres théories sur l’origine des espèces ? » « Ces positions relèvent de la liberté d’expression, conclut, philosophe, M. Crowley. A nous, éducateurs, de lutter contre l’ignorance. » Un combat centenaire.


  • Les premiers artistes préhistoriques seraient des femmes
    http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/11/art-femmes-prehistoire_n_4083237.html

    ART - Il y a des milliers d’années, naissait l’art. Des peintures murales préhistoriques dans des grottes, et notamment des empreintes de mains. On a toujours pensé que ces peintures étaient l’oeuvre des hommes, chasseurs-cueilleurs, qui reproduisaient sur les murs les récits de leurs activité. Et bien non. Une récente étude montre que 75% de ces peintures auraient été faites par des femmes rapporte le National Geographic.

    En 1998, un biologiste anglais, John Manning, faisait une découverte somme toute banale. La longueur des doigts des hommes diffère de celle des doigts de femme. Les femmes auraient un annulaire et un index de la même longueur, alors que l’annulaire des hommes est plus long que leur index.
    De l’autre côté de l’Atlantique, Dean Snow, de l’université d’Etat de Pennsylvanie, remarque cette étude de Manning. Ouvrant un livre de peintures préhistoriques, il observe alors la taille des index et des annulaires. Qui pour la plupart, sont de taille égale. « Je me suis dit, mince, si Manning sait de quoi il parle, alors ce sont certainement des mains de femme », se rappelle-t-il.

    Snow se lance alors dans l’exploration des grottes. Il examine des centaines d’empreintes (dont 32 sont retenues dans l’étude) dans huit grottes en France (Gargas, Pech Merle) et en Espagne (El Castillo).

    Grâce aux différentes mesures qu’il a relevé, taille des doigts, de la main, ratio taille de l’index/de l’annulaire, ration taille de l’index/ de l’auriculaire, il a pu déterminer si à quelle sexe appartenaient les empreintes, le tout, à l’aide un algorithme.

    S’il était utilisé aujourd’hui l’algorithme n’aurait une précision que de 60%, car les mains des hommes et des femmes peuvent plus ou moins se ressembler, mais à la préhistoire, leurs mains étaient bien distinctes.

    75% des empreintes sont des mains de femmes

    Résultats : sur 32 mains, 24 sont de femmes, soit 75%. Pourquoi a t-on toujours cru que ces peintures étaient masculines ? Notamment parce qu’elles représentent des scènes de chasse, et que seuls les hommes chassaient. Sauf que les femmes étaient aussi concernées : ce sont elles qui amenaient la viande au camp.

    Si certains chercheurs pensent que c’est une découverte importante, pour d’autres, ce sont des résultats à prendre avec des pincettes, notamment parce qu’il se pourrait bien que ces mains dites de femme soient en fait des mains d’adolescents.

    #femmes #préhistoire #arts #peinture #historicisation

    • Je prépare un travail sur les femmes au temps de la préhistoire. Les infos sont plutot rares et très contradictoires.
      Ici par exemple cette partie :

      Grâce aux différentes mesures qu’il a relevé, taille des doigts, de la main, ratio taille de l’index/de l’annulaire, ration taille de l’index/ de l’auriculaire, il a pu déterminer si à quelle sexe appartenaient les empreintes, le tout, à l’aide un algorithme.

      S’il était utilisé aujourd’hui l’algorithme n’aurait une précision que de 60%, car les mains des hommes et des femmes peuvent plus ou moins se ressembler, mais à la préhistoire, leurs mains étaient bien distinctes.

      Me semble douteuse.
      D’abord cette étude sur les longueurs de doigts manque de sérieux, c’est Odile Fillod qui la décortique, j’irais chercher le lien toute à l’heure.°
      L’autre chose qui me rend preplexe c’est le fait que le dimorphisme sexuel était bien marqué à la préhistoire, voire plus qu’à notre époque. Or d’autres sources disent qu’avant l’arrivée de l’agriculture le dimorphisme sexuel etait très faible voire nul. Comme la peinture rupestre c’est bien plus ancien que la pratique agricole je voie pas trop comment on peu se fier à ces tailles de mains.

      –-----

      ° pour l’étude sur le ratio index-annulaire voila ce que j’ai trouvé sur le blog d’Odile Fillod :

      Voilà pour ce qui est des propos de Max repris ci-dessus. Quant à la conférence de Jacques Balthazart, certaines des remarques précédentes s’y appliquent, mais il faudrait en ajouter d’autres, portant sur sa présentation fallacieuse des études animales (ah, les fameux béliers « homosexuels », « intéressés de façon exclusive par les autres mâles », qui à 5 ont pourtant spontanément réussi à féconder pas moins de 330 brebis en 21 jours…), mais aussi des données concernant les filles exposées au DES in utero, de celles concernant les femmes ayant une hyperplasie congénitale des surrénales et des études faites sur le ratio des longueurs de l’index et de l’annulaire . Je ne vais pas les développer ici, et me permets de renvoyer pour une revue critique approfondie au livre de Rebecca Jordan-Young déjà cité, qui montre bien à la fois la fragilité ou la fausseté de certains des résultats prétendus, et le caractère illusoire de la convergence du fameux faisceau d’indices qu’ils constitueraient en faveur de la théorie de l’organisation prénatale du cerveau humain par les hormones dites « sexuelles ».

      http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2017/06/02/max-bird-et-la-biologie-de-lhomosexualite/#more-1924

      –—
      sur le dimorphisme sexuel chez Neanderthal je trouve ceci :

      Dimorphisme sexuel modéré : taille d’environ 1.65 m pour 90 kg
      chez les mâles et d’1.55 m pour 70 kg chez les femelles.

      http://www.ac-grenoble.fr/lycee/elie.cartan/spip/IMG/pdf_TS_A14_TP13_neanderthal.pdf

      Chez Sapiens je commence par wikipédia avant de chercher mieux :

      Par exemple, les masses corporelles des hommes comme des femmes sont distribuées de façon à peu près régulière. Aux États-Unis, la masse moyenne d’un homme adulte est de 88,5 kg, alors que la femme adulte pèse en moyenne 62 kg.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Dimorphisme_sexuel#Chez_les_.C3.AAtres_humains

    • L’article que tu cites ici précède de 4 jours celui ci déjà cité ici (mais auquel je n’arrive pas à accéder) :

      Les peintures rupestres majoritairement réalisées par des femmes ?
      Nicolas Revoy, le Journal de la Science, le 15 octobre 2013
      http://www.journaldelascience.fr/homme/articles/peintures-rupestres-majoritairement-realisees-femmes-3279
      https://seenthis.net/messages/372186

      Les deux reprennent en fait les infos de cet article en anglais :

      Were the First Artists Mostly Women ?
      Virginia Hughes, National Geographic, le 9 octobre 2013
      https://news.nationalgeographic.com/news/2013/10/131008-women-handprints-oldest-neolithic-cave-art

      Qui lui même reprend les infos de cet article « scientifique » :

      SEXUAL DIMORPHISM IN EUROPEAN UPPER PALEOLITHIC CAVE ART
      Dean R. Snow, American Antiquity, 78:746-761, October 2013
      http://www.jstor.org/stable/43184971

      Cela dit, ils peuvent tous découler d’une hypothèse initiale erronée sur le dimorphisme des mains...

    • Quelle était la place de la femme à la préhistoire ?
      http://www.museedelhomme.fr/fr/quelle-etait-place-femme-prehistoire
      Réponse de Marlène Patou-Mathis, archéozoologue au musée de l’homme.

      La femme préhistorique avait un rôle tout aussi essentiel que son homologue masculin. Elle s’occupait du groupe, confectionnait des outils, aidait à la chasse et participait sans doute aux premières activités artistiques.

      La femme préhistorique a d’abord souffert de beaucoup d’a priori et de clichés. On oppose pendant longtemps un homme fort, triomphant à la chasse, à une femme frêle. Une vision que l’on doit avant tout aux préjugés qui ont cours jusqu’au début du XXe siècle, où la femme est considérée comme inférieure à l’homme par nature.

      Pourtant dans les sociétés du Paléolithique, les femmes ont un rôle aussi essentiel que celui des hommes, tant économique que social. Elles œuvrent dans la sphère domestique mais également symbolique. En effet, aucune preuve archéologique n’exclut leur participation à toutes les tâches : portage et éducation des enfants, confection d’outils, d’armes ou de parure (la taille de la pierre ou de l’os exige plus d’habileté que de force physique), construction des habitats, collecte et cueillette, traitement du gibier (dépeçage, cuisine, peaux), voire même participation à la chasse non seulement au petit mais également aux grands mammifères. L’étude des squelettes de néandertaliens de sexe féminin montre souvent un bras avec une attache musculaire comparable à celle des hommes. Autrement dit, les femmes elles aussi pratiquent le lancer lors des temps de chasse.

      Récemment, une étude américaine a avancé que les empreintes de mains que l’on rencontre fréquemment dans l’art pariétal appartenaient le plus souvent à des femmes ou à des adolescents. Hommes et femmes s’impliquent donc ensemble dans l’art des cavernes, une pratique chargée de beaucoup de symboles et de mystères pour les humains de l’époque.

      Si la femme était moins mobile de par son rôle dans la reproduction (grossesse puis allaitement), cela ne l’empêchait pas de participer activement aux activités du groupe.

      Ca manque de sources et cette fois il est pas question de la taille mais du développement de la musculature du bras.

      Il y a aussi de l’essentialisme ici : « la taille de la pierre ou de l’os exige plus d’habileté que de force physique » si la femme du paléolithique est aussi musclée que l’homme qui lui est contemporain, alors pourquoi le fait qu’elle ne sois pas aussi forte est utilisé ici.

    • Que savons-nous des femmes de la Préhistoire ?
      http://rf.proxycast.org/1254359409027457024/13957-14.01.2017-ITEMA_21197149-0.mp3

      Que savons-nous des femmes de la Préhistoire ? Furent-elles reines, déesses, matriarches ou bien passives, sempiternellement traînées par les cheveux, exploitées et dominées ? Ont-elles changé au cours des millénaires dans leur apparence physique, dans leurs attitudes et leurs gestes, leurs rôles et leurs statuts sociaux, et dans leurs rapports aux hommes ?

      Invitée : Claudine Cohen, directrice d’Etude à l ’EHESS et à l’EPHE, où elle enseigne l’histoire et la philosophie des sciences. Elle est l’auteur de Femmes de la Préhistoire (Belin, octobre 2016)

      Je suis étonnée que Claudine Cohen ignore le travail de Françoise Héritier et Paola Tabet. Elle tiens pourtant un discours qui repose sur des exemples de sexisme.

      –---

      critère de sexuation des fossiles : gracilité, ouverture du bassin.

      A 29 mins elle parle de dimorphisme

      Homme de Menton est devenu la dame du Cavillon

      Sur la Dame de l’aquina qui est cité je trouve rien.

      Je suis perplexe sur la question des ornements et la selection par les femelles de males trop forts qui ont fini par prendre le dessus.

      Pour les mains ca s’appel « indice de Manning » je note pour faire des recherches plus tard.

      A partir du mesolithique et neolithiques on trouve des massacres, les corps massacrés sont surtout de femmes et d’enfants. Nombreuses traces de coups et violences sur les corps des femmes + violences indirectes via malnutrition.

      Pour la perte de l’œstrus nous avons cette particularité en commun avec nos cousines bonobos. Les bonobos ne sont pas violents et infanticides et du coup les théories de Maurices Godelier sur l’inceste tombent un peu à l’eau.
      Sur l’inceste il y a une grosse hypocrisie, ce qui est interdit c’est d’en parlé, vu le nombre de filles victimes de leur pères et la tolérance pour ces viols on peu pas dire que la société y est réellement opposé. Elle est juste opposé à ce qu’on en parle. Un tabou c’est une chose dont on doit pas dire le nom, pas une chose qu’on a pas le droit de faire.

      La théorie sur le sang me semble fumeuse. Si le sang des femmes est l’objet d’un tabou c’est pas parcequ’il est malfesant ou je sais quoi, c’est parceque les hommes s’en sont servit comme justification pour assoire leur domination.
      Ca veux pas dire que le fait que les femmes saignent et accouchent n’a pas une incidence sur le lien entre femmes et plantes. Les femmes ayant plus de raisons de chercher certaines plantes pour leurs besoins alimentaires particuliers pendant les grossesses, allaitement, pour les soins pendant les accouchements ect.


  • Retour en terre trumpiste
    https://www.mediapart.fr/journal/international/251017/retour-en-terre-trumpiste

    Harrisburg, Steelton, Hershey : le président des États-Unis #Donald_Trump vient souvent dans ce coin de #Pennsylvanie. Cet État rural et industriel du Nord-Est a joué un rôle clé dans sa victoire. Il en a fait un symbole de l’Amérique à laquelle il veut rendre sa « grandeur ». Il y était encore récemment. Mediapart est parti à la rencontre de soutiens extatiques et d’opposants désemparés.

    #International #Etats-Unis #Maison_Blanche


  • Les MOOC font pschitt
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/10/22/les-mooc-font-pschitt_5204379_3232.html

    Des vidéos en ligne de cours avec des quiz pour vérifier que les apprenants ne décrochent pas : une disruption, vraiment ?

    (...)

    En revanche, un débat fertile a (re)surgi à la ­faveur de l’éclatement de la bulle MOOC. Puisque le savoir est « partout sur la Toile, dis­ponible, objectivé, accessible à tous », comme ­l’écrivait, en 2011, Michel Serres, pourrait-on recentrer le rôle de l’enseignant sur le débat, la pensée critique, et les questions que se posent les étudiants ? Ce qui pourrait prendre la forme d’un dispositif bien connu avant l’arrivée des MOOC : la classe inversée.

    #mooc #grognons_du_numérique

    • Une étude de l’université de Pennsylvanie, publiée en décembre 2013, montrait que la moitié des inscrits consultait une seule séance du cours et seuls 4 % d’entre eux allaient jusqu’au bout.

      Je suis bien dans la moyenne : j’ai testé, j’ai aussi vite décroché et oublié.

    • La première manifestation de cette « bataille » se cristallisa rapidement autour de la pauvreté de cette innovation. Des vidéos en ligne de cours avec des quiz pour vérifier que les apprenants ne décrochent pas : une disruption, vraiment ? […] A y regarder de plus près, les MOOC constituent en effet une version ­virtuelle mais littérale d’un cours magistral ­accompagné d’un questionnaire qui ressemble à un simple contrôle de connaissances basé sur la mémoire immédiate.
      […]
      Mais au moment où le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur se lançait, fin 2013, dans la création d’une plate-forme de MOOC francophones, étrangement résumée à son acronyme FUN (France université numérique), les premières études vinrent donner ­raison aux sceptiques.
      Aux Etats-Unis, les taux d’abandon étaient vertigineux.
      […]

      #éducation #classe_inversé #NTIC #pédagogie


  • USA : démission de l’élu #anti-IVG qui voulait faire avorter sa maîtresse - La Libre
    http://www.lalibre.be/actu/international/usa-demission-de-l-elu-anti-ivg-qui-voulait-faire-avorter-sa-maitresse-59d71


    L’#hypocrisie des anti-IVG qui se foutent de la vie des fœtus, mais qui veulent surtout le #contrôle de l’#utérus des femmes

    Un #scandale a éclaté mardi quand un journal local de Pennsylvanie, le Pittsburgh Post-Gazette, a découvert un message furieux envoyé en janvier dernier par une psychologue avec laquelle il avait une liaison. « Tu n’as aucun problème à afficher partout une position #pro-vie (anti-avortement, ndlr) alors que ça ne te posait pas de problème de me demander d’avorter encore la semaine dernière », a écrit la femme, qui finalement n’était pas enceinte.