• La lutte des places des prostituées | Revue Projet
    https://www.revue-projet.com/articles/2020-09-caro-la-lutte-des-places-des-prostituees/10586

    La rue Saint-Denis, à Paris, est un lieu historique de prostitution. Peu à peu, la gentrification efface les silhouettes féminines transgressives et les vitrines érotiques. Récit d’une mobilisation de prostituées pour conserver leur ancrage dans le quartier.

    [...Les prostituées engagées dénoncent aussi le changement urbain à l’œuvre au cœur de Paris, auquel elles donnent les couleurs d’une gentrification annoncée. La rénovation du quartier des Halles voisin et le renouvellement de sa population joueraient selon elles un rôle non négligeable dans les menaces de fermetures de studios. Elles soulignent d’une part que le périmètre prostitutionnel visé est celui du bas de la rue Saint-Denis, proche du forum des Halles, où la valeur des appartements a décuplé en quelques années depuis la rénovation du quartier. Au regard de cet élément, elles dénoncent dans Le Parisien libéré du 28 mars 1985 une vaste opération de spéculation immobilière : « L’offensive menée aujourd’hui n’est qu’une question de gros sous, on veut récupérer les studios que nous habitons et dont nous sommes propriétaires, pour réaliser une importante affaire immobilière. » D’autre part, elles signalent les attitudes de rejet qu’elles subiraient de la part de nouveaux habitants. Assurant être intégrées au tissu local sans troubler le quartier, elles décrivent un réseau d’interconnaissance bienveillant développé avec le voisinage antérieur à la rénovation urbaine : « Les riverains, on les connaît tous. Les vrais habitants du quartier, on s’entend très bien avec eux. Ceux qui râlent, ce sont les jeunes cadres qui veulent vivre aux Halles. » (AFP, 25 mars 1985). Elles déplorent l’arrivée d’une nouvelle population, qui inciterait selon elles le maire à « faire de l’électoralisme », suscitant une volonté politique de modifier les usages du quartier...]

    L’espace de la prostitution. Eléments empiriques et perspéctives en sociologie de la déviance [article] Lilian Mathieu
    https://www.persee.fr/doc/socco_1150-1944_2000_num_38_1_1794
    #prostitution #prostituées #proxénétisme #grève_du_sexe #gentrification #Paris #revue_projet

  • Tribune collective : Sous le Strass, le corporatisme d’un monde libéral et antiféministe – Marche Mondiale des Femmes France
    https://marchemondialedesfemmesfrance.org/2020/07/31/tribune-collective-sous-le-strass-le-corporatisme-dun
    https://secure.gravatar.com/blavatar/a17b88ff42a5c07770b64d8d57994623?s=200&ts=1596704692

    En fait, un syndicat doit faire preuve d’une totale indépendance à l’égard de l’employeur. Ce n’est manifestement pas le cas du Strass puisque ses principales revendications portent sur « la dépénalisation du #proxénétisme et le refus de pénaliser les clients. Autrement dit, garantir et préserver la liberté pleine et entière d’exploiter ! » soulignent Sophie Binet et Sabine Reynosa, de la CGT.
    Le Strass tout comme Médecins du monde France (contrairement à Médecins du monde Espagne qui se bat pour l’abolition de la #prostitution) ont saisi le Conseil constitutionnel en janvier 2019 pour demander la suppression du délit « d’achat d’un acte sexuel sur les enfants, les personnes handicapées, les femmes enceintes et les personnes vulnérables », arguant que ces catégories de personnes pouvaient elles aussi « consentir ». Leur argumentaire juridique consiste à soutenir que « pénaliser le client » porterait gravement atteinte « à la liberté individuelle, la liberté contractuelle et la liberté d’entreprendre » ! Discours classique de l’idéologie libérale qui fait abstraction de l’atteinte à la dignité des personnes prostituées et ne dit rien des violences qu’elles subissent au quotidien.

    Rappelons que 80 % des personnes qui « consentent » à subir des pénétrations sexuelles non désirées sont des personnes étrangères et que 90 % sont des femmes. L’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 14 ans et leur espérance de vie moyenne est de 34 ans ! La prostitution est une domination de classe profondément misogyne, raciste et LGBTphobe. C’est aussi un système largement pédocriminel (enfant-e-s et adolescent-e-s étant source de plus de profit).

  • Incroyable cette histoire !

    7 hommes entre 40 et 50 ans et 3 femmes entre 20 et 25 ans (ça commence mal...), qui voyagent dans un jet privé de Londres à Marseille, où les attendent des hélicoptères pour les emmener passer le week-end de Pâques dans une luxueuse villa de Cannes.

    On ne vit pas sur la même planète...

    Des Croates (celui qui loue le jet est un Croate dans la finance et la propriété, pour ce que ça veut dire...), des Allemands, des Français, des Roumains et des Ukrainiens...

    Ils ont essayé de passer quelques coups de fil pour qu’on les laisse passer, mais ils ont finalement été renvoyés en Angleterre, et les pilotes d’hélicoptères ont aussi été verbalisés

    French police turn back private jet of holidaymakers from UK
    Kim Willsher, The Guardian, le 10 avril 2020
    https://www.theguardian.com/world/2020/apr/10/french-police-turn-back-private-jet-of-holidaymakers-from-uk

    #coronavirus #le_sens_des_priorités

  • Au Québec, le lobby réglementariste se sert des médias pour continuer à envoyer au casse-pipes de la prostitution à l’heure du COVID-19 les filles et les femmes les plus précarisées.
    Ci—dessous : Commentaire de JOHANNE ST-AMOUR, féministe radicale, sur une entrevue complaisante du lobby STELLA, publiée il y a quelques jours dans LE DEVOIR (https://www.ledevoir.com/societe/576142/l-industrie-du-sexe-ne-s-arrete-pas) :
    #prostitution #violences_sexuelles #putiers #prostitueurs #proxenetisme #culture_du_viol #coronavirus #covid-19
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    dimanche 5 avril 2020

    Prostitution : quand la pandémie est un prétexte à protéger un système et ses exploiteurs

    "Je m’attendais à mieux de la part du Devoir qu’un mauvais reportage sur la détresse des acheteurs de la prostitution et les astuces « innovantes » d’un groupe qui maintient des femmes dans l’exploitation sexuelle. Mais c’est bien ce à quoi ressemble l’article de Jessica Nadeau, « L’industrie du sexe ne s’arrête pas ». (1)

    Nous apprenions alors que les membres du groupe Stella sont des « expertes du sécurisexe ». « Des compétences transférables à d’autres types d’infection » sont intégrées dans ce contexte de pandémie.

    Sandra Wesley, directrice de l’organisme qui défend les « travailleuses du sexe », soutenait qu’on travaillait, à travers le monde, à développer des guides pour minimiser les risques : « On tente de voir si ça se transmet dans le sperme ou non et quelles sont les précautions à prendre si quelqu’un est obligé de travailler ». On n’arrête pas le progrès ! Surtout que la distanciation (physique) ne semble pas au programme.

    La prostitution serait-elle devenue un service essentiel ?

    Derrière ces femmes qui auront besoin du revenu de la prostitution, Mme Wesley cache les hommes pour qui les désirs et fantasmes sexuels sont soi-disant incontrôlables.

    Comment faire respecter des « nouvelles règles de sécurité » quand des exploiteurs ne respectent même pas le port du condom ? Quand les exploiteurs n’ont aucune considération pour les femmes qu’ils prostituent et sont axés sur leurs propres désirs ou leur propre profit ?

    J’avais l’impression de lire un mauvais article du Journal des Affaires qui relatait le plan de réajustement d’urgence d’une entreprise indispensable à la population. Il ne s’agissait que d’une entreprise criminalisée que certains aiment bien appeler l’« industrie du sexe ».

    « Les travailleuses du sexe s’adaptent toujours au marché et sont très créatives ! » Pensez au misérable gars qui est pris à la maison et n’a pas accès à sa « camgirl » ajoutait Mme Wesley. Le Devoir rapporte ces propos, alors que nos besoins de base sont actuellement soumis à des règles strictes pour s’approvisionner. Étonnant !

    Prostituer est-il aussi devenu un droit ?

    Un droit que popularise Mme Wesley qui, je le rappelle, est membre du CA de la Fédération des femmes du Québec.

    Un droit qu’on dérobe sous le concept vaporeux d’agentivité des prostituées que la FFQ a voté en 2018, une façon détournée de cautionner la prostitution.

    Madame Wesley en a profité pour demander la décriminalisation totale de la prostitution. Elle avait fait la même chose suite au meurtre de Marylène Lévesque à Québec.

    Stella a l’habitude de mettre de l’avant les quelques femmes qui disent exercer cette activité par choix. C’est toujours plus « glamour ». La situation actuelle nous montre le côté plus réaliste, et plus dramatique : la pauvreté et la précarité des femmes qui sont exploitées. La très grande majorité. (...)

    L’ARTICLE DE JOHANNE ST-AMOUR EST À LIRE AU COMPLET SUR SISYPHE
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    (1) http://sisyphe.org/spip.php?article5572

    • @martin4 sachant que tu es pas très à l’aise avec la netiquette et probablement les rouages techniques de seenthis je me permet de te donner quelques conseils d’utilisation du réseau.

      – quant tu cite un texte je te conseil d’utiliser l’option « citation » qui s’affiche en haut à droite de la fenêtre dans lequelle tu ecrit (il suffit de cliquer dessus et les «  » spéciaux apparaitrons dans ton message. ou sinon le raccourci clavier maj+tab permet la même chose. Ca permet de distingué ce qui est écrit par toi de ce qui ne l’est pas.

      – on utilise les hashtags ou tags pour retrouvé les ressources partagés par exemple pour le texte que tu rapporte ici les tags que ca m’inspire sont :
      #prostitution #violences_sexuelles #putiers (ma manière de nommer les consommateurs de viols tarifés) et #proxenetisme #culture_du_viol #coronavirus #covid-19

      – tu peu aussi éditer à tout moment tes propres messages pour mettre les tags qui te plaisent, ajouter un commentaire, une image, mettre les parties citées en citation, orthographe, amélioré ta mise en page... Quand tu survole ton message apparait deux commandes en bas du message « modifié et supprimé ».

      Merci pour le partage des infos et bonne continuation à toi.

  • #TRISHA_BAPTIE et #CHERRY_SMILEY : Le meurtre commis à Québec souligne la nécessité d’abolir la prostitution
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/13/le-meurtre-commis-a-quebec-souligne-la-necessite-dabolir-la-prost

    Les partisans de la dépénalisation intégrale affirment souvent que la dépénalisation rendrait la prostitution plus « sûre » en donnant aux femmes plus de temps pour « filtrer » leurs « clients ». L’idée que les femmes sont capables de dire quel homme sera violent et à quel moment est un mythe qui ne sert qu’à blâmer les victimes. Lorsque nous acceptons le mensonge selon lequel une femme peut dire quel homme lui fera du mal, il lui incombe de s’en protéger. Si elle est attaquée, c’est de sa faute car elle a opéré un mauvais « filtrage ». Mais la réalité est qu’aucune femme n’est capable de déterminer à l’avance si elle sera agressée par un homme, aucune femme n’est jamais responsable des violences commises à son égard, et même les membres de la commission des libérations conditionnelles qui ont eu tout le temps de « filtrer » Gallese n’ont pas su déterminer qu’il agresserait une autre femme.

    En 2014, le Canada a adopté une version partielle du modèle de loi sur la prostitution pour l’égalité des femmes (ou modèle nordique). Ce modèle a d’abord été mis en œuvre en Suède et est également utilisé dans d’autres pays. Il comporte trois composantes principales : 1) La criminalisation du proxénétisme et de l’achat de sexe, et la décriminalisation de la vente de sexe. 2) Il fournit de robustes services sociaux préventifs qui aident également les femmes à quitter la prostitution. 3) Il sensibilise le public à la prostitution en tant que forme de violence masculine à l’égard des femmes qui affecte le statut des femmes.

    Le Canada a échoué à adopter l’ensemble du modèle nordique et à appliquer de manière cohérente la loi telle qu’elle existze actuellement. Oui, le Canada a reconnu que la prostitution est un système intrinsèquement exploiteur – l’achat de sexe a été criminalisé, et la vente de sexe décriminalisée. Mais le pays n’a pas encore adopté ou mis en place de solides services sociaux et d’éducation publique, les autres composantes du modèle d’égalité des femmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://policyoptions.irpp.org/magazines/february-2020/quebec-city-murder-underscores-need-to-abolish-prostitution
    #féminicides #violences_masculines #système_prostitutionnel #modèle_nordique #Eustachio_Gallese #Marylène_Lévesque #Chantal_Deschênes #proxénétisme #Canada #exploitation_sexuelle

  • #Janine_Benedet, #Isabel_Grant et #Elizabeth_Sheehy : L’application des lois sur la prostitution aurait pu sauver Marylène Lévesque
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/12/lapplication-des-lois-sur-la-prostitution-aurait-pu-sauver-maryle

    #Marylène_Lévesque a été tuée par un homme à Québec le mois dernier, et non par une loi, comme le prétendent certains partisans de l’industrie du sexe. L’idée que son assassin aurait été moins dangereux s’il avait eu le droit légal d’acheter du sexe est fausse.

    Au contraire, l’échec de la police à faire respecter la loi contre les proxénètes, les bordels et les acheteurs de sexe — et la complicité des agents de libération conditionnelle, qui ont permis à cet homme de commettre un crime alors qu’il était en semi-liberté — garantissent ensemble que des femmes comme Marylène Lévesque resteront extrêmement vulnérables à la violence des hommes.

    En 2014, le Parlement a modifié le Code pénal pour ériger en infraction le fait d’acheter ou de tenter d’acheter des services sexuels, en quelque lieu que ce soit, à une personne de tout âge. Cet acte a été classé comme une « infraction contre la personne », ce qui signifie qu’il s’agit d’un acte de violence.

    Dans le même temps, la loi a précisé que les personnes qui vendent des services sexuels, qui sont pour la plupart des femmes, ne seraient pas poursuivies dans presque tous les lieux. Cette loi a également criminalisé les actes de ceux qui profitent de la prostitution d’autrui — les proxénètes et les propriétaires de maisons closes, par exemple.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.thestar.com/opinion/contributors/2020/02/10/enforcing-prostitution-laws-could-have-saved-marylne-lvesque.html
    #système_prostitutionnel #violences_masculines #féminicide #proxénétisme #loi_abolitionniste

  • #Raquel_Rosario_Sanchez : La prostitution selon Amnesty International
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/03/la-prostitution-selon-amnesty-international

    La première ligne d’un communiqué d’Amnesty International, envoyé aux journalistes un peu partout dans le monde à la fin mars 2019, énonce : « En République dominicaine la police viole, frappe, humilie et agresse verbalement et régulièrement » des femmes et d’autres personnes qui participent à ce que l’organisation désigne comme « travail du sexe ». La directrice du secrétariat international d’Amnesty International des Amériques, Erika Guevara-Rosas, déclare : « La violence de genre est une épidémie en Amérique Latine et aux Caraïbes ; les travailleuses du sexe sont particulièrement vulnérables aux violences des fonctionnaires de l’État et autres individus. »

    En lisant ce communiqué, on pourrait croire qu’Amnesty International s’inquiète des violences dont sont victimes les femmes de la prostitution. Pas du tout. L’organisation a simplement tenté de faire d’une pierre deux coups : tout d’abord, elle exerce une pression sociale pour que l’avant-projet de loi sur l’Auto-identification sexuelle (label politique de l’avant-projet de la Loi générale pour l’égalité et la non-discrimination) soit accepté ; ensuite, elle défend ses intérêts en tant qu’organisation qui promeut le proxénétisme. Le proxénétisme ? Oui, le proxénétisme.

    Traduction : #Ana_Minski pour #Tradfem
    Version originale : https://tribunafeminista.elplural.com/2019/04/la-prostitucion-segun-amnistia-internacional
    #système_prostitutionnel #proxénétisme #violences_masculines #pro-prostitution #ONG #pseudo_progressistes

    • Mais c’est une habitude d’Amnesty International de contourner la procédure démocratique pour imposer, que cela plaise ou non, des idées et des politiques publiques à l’efficacité douteuse.

      En août 2015, cette organisation a scandalisé le monde, et plus particulièrement les milieux féministes, en déclarant que « suite à une longue consultation de nos membres », elle adopterait comme politique institutionnelle la décriminalisation totale de la prostitution, aussi bien pour les clients des prostituées que pour les proxénètes, et elle ferait pression sur les États pour qu’ils élaborent des lois nationales allant dans ce sens. En vérité, seuls 40 % des membres d’Amnesty ont participé à cette consultation, la majorité n’ayant pas été prévenue de cette initiative. Les voix dissidentes qui s’opposèrent à cette décision, comme la Dre Marcia R. Lieberman, coordinatrice d’Amnesty International à Rhode Island (EEUU) depuis 1983, furent sommairement expulsées de l’organisation.

      Amnesty s’est bien gardée de dire à ses membres que sa politique en faveur du « travail du sexe » était rédigée par un proxénète britannique du nom de Douglas Fox, qui avait lui-même présenté une première motion en ce sens en 2008. Dans son bordel se pratiquent l’achat et la vente de femmes, mais le concept du « travail du sexe » transforme un proxénète en un simple employeur et un trafiquant en simple escorteur. C’est ainsi que Monsieur Fox, copropriétaire d’une des plus grandes agences d’escortes du nord de l’Angleterre, peut se considérer comme un « travailleur du sexe » et collaborer, en tant que personne marginalisée, avec Amnesty International.

      #enfumage #néo-colonialisme

  • Emma Becker : « Le sexe est le dernier bastion d’apolitisme dans l’existence »

    https://www.franceculture.fr/emissions/signes-des-temps/emma-becker-pour-une-femme-la-jouissance-est-politique-et-cest-un-comb

    La maison close comme poste d’observation pour explorer les rapports hommes/femmes, un choix radical ?

    Emma Becker : Je voulais faire l’expérience de cette condition très schématique : une femme réduite à sa fonction la plus archaïque, celle de donner du plaisir aux hommes. N’être rien d’autre que cela. Il y avait une forme de bravade mais pas de courage, j’étais tellement fascinée, intriguée, j’avais envie d’écrire sur ce sujet c’est cela qui m’a aidée à pousser la porte du premier bordel.

    Quitte à nourrir une admiration presque naïve pour la figure de la prostituée, mythifiée , et pour ce milieu interdit en France ?

    Emma Becker : En effet, j’étais fascinée par les prostituées, par cette évidence avec laquelle elles se tiennent là, splendides, sanglées dans leur corset, objectivement faites pour être louées par des hommes, par cette paisible toute-puissance. Toute une part de la littérature en fait des figures mythologiques . J’avais besoin de les faire descendre de ce piédestal sur lequel je les avais mises, et au travers de ma propre expérience, soit de m’élever à leur niveau soit de les ramener au mien. En tout cas j’avais envie de les comprendre.

    Si l’on cherchera en vain dans La Maison une critique des rapports de domination et du patriarcat, Emma Becker - qui affirme clairement son engagement en faveur de la légalisation de la prostitution en France - livre en revanche une confession à la fois très littéraire et très intime sur ce que cette expérience a changé dans son rapport à son propre désir, pour aboutir à une revendication de la dimension "apolitique" de la sexualité :

    Emma Becker : Pour moi, le sexe est le dernier bastion d’apolitisme que l’on a dans l’existence. Il ne devrait pas y avoir de politique. Malheureusement, il y en a, on réfléchit beaucoup en ce moment à « Qui domine qui ? » « Qui est soumis à qui ? » Mais moi la question de l’égalité dans le sexe ne me fait pas bander. Ce que je trouve très excitant en revanche c’est à quel point la personne qui avait les rênes soudain les lâche, que l’on puisse se réinventer constamment. Que les hommes puissent assumer cette part de féminité dans le sexe, que les femmes accèdent à cette part de pouvoir, de masculinité, et qu’au fond, tout le monde s’en foute. Je pense que la porte de la chambre à coucher devrait rester fermée à toutes ces considérations hystérisées de domination et de soumission.

    Ah que c’est misogyne - toutes ces considérations hystérisées -
    J’ai toujours trouvé que les personnes se revendiquant de l’ #apolitisme sont en réalité des personnes dont les idées politiques sont à l’extrème droite. Maintenant que ce dessine un #extrême_centre il me semble que le discours tenu par Emma Becker est de ce bord là.

    Dans le discours faussement apolitique de Mme Becker on trouve un champ lexical de la domestication non-humaine (femmes sanglées, tenir et lâcher les reines). On retrouve la dialectique Hégelienne maitre-esclave, qui permet toutes les pirouettes inversives. Elle dit plusieurs fois que la prostitution est un myth mais n’as pas l’air de comprendre les mots qu’elle emploie.

    Cette écrivaine a reçu le prix Roman des étudiants France Culture-Télérama 2019, il y a une grosse médiatisation autour de son discours. Juste à coté d’articles dénonçant Epstein et Matzneff.

    Ce livre est promu sur l’e-monde.fr pour les fêtes de fin d’année, probablement pour renfloué les caisses des anciens propriétaires de cette femme http://www.leparisien.fr/faits-divers/mougins-la-femme-dont-le-corps-a-ete-decouvert-partiellement-brule-a-ete-

    C’est un bel exemple de #backlash contre le discours abolitionnistes et une réponse à l’affaire Epstein et des suites de #metoo
    Le discours de Mme Becker est assez limpide. La #prostitution c’est la réduction des #femmes à l’état d’objet. La sexualité ne peut être que de l’inégalité. Je dit sexualité mais son discours est en fait très hétérocentré, elle précise bien que la fonction des femmes est de donner du plaisir aux hommes et rien d’autre que cela.

    Je relève aussi la manière dont la qualité littéraire est utilisé pour faire passer l’intérêt (a)politique du bouquin.

    Je pense qu’une des clés de son discours se trouve ici ; « le sexe est le dernier bastion d’apolitisme que l’on a dans l’existence. » c’est enrober d’une belle couche d’hypocrisie, en fait elle dit que le sexe est le premier bastion de la politique que l’on a dans l’existence
    La lutte politique de Mme Becker c’est que les femmes ne soient que des objets et rien d’autre.

    #femme_de_droite #extrême_centre #proxenetisme #culture_du_viol

    • C’est curieux, parce que justement, c’est un des faits du féminisme de montrer que le sexe est politique. Construction en opposition à tout·es celleux qui œuvrent encore pour faire croire que le sexe est un espace apolitique. Pour les tenants de cette vision archaïque où derrière la porte tout est permis et surtout opacifié par le mot plaisir, il y a sciemment des omissions. Comment expliquer sans être ridicule que nos gestes, postures, productions et pensées, qu’ielles soient dans l’espace public ou dans l’intimité puissent échapper au capitalisme et au patriarcat. Comment réfuter si ce n’est par le #déni que le #sexe_est_politique et comment alors expliquer l’influence de l’industrie de la pornographie sur les taux de féminicides ?
      https://tradfem.wordpress.com/2019/12/24/il-est-temps-de-cesser-de-frequenter-les-hommes-consommateurs-de-

      La pornographie est profondément liée aux crimes sexuels, puisqu’on la trouve sur les lieux de 80 % des crimes sexuels violents ou aux domiciles des auteurs de ces crimes. Le département de police de l’État du Michigan a constaté que la pornographie est utilisée ou imitée dans 41 p. 100 des crimes sexuels sur lesquels il a fait enquête. Une étude réalisée en 2015 a révélé une forte corrélation entre l’augmentation de l’accès à Internet en Inde et les taux de viols de filles mineures ainsi que d’autres formes de violence sexuelle.

      #antiféminisme

  • Femmes nigérianes prostituées à #Lyon : « payer l’enfer pour rester en enfer »

    Lors du procès d’un vaste réseau de prostitution de femmes Nigérianes qui a pris fin vendredi 15 novembre à Lyon, aucune des dix-sept victimes n’a témoigné à la barre. Mais lors de leurs plaidoiries, les avocats des parties civiles ont levé le voile sur le parcours de vie de ces femmes. Des récits glaçants, qui les mènent de #Benin_City à la traversée de la Libye et de la Méditerranée, jusqu’aux trottoirs de Lyon.

    Pas une n’aura témoigné à la barre, ou dans la presse. Les dix-sept femmes Nigérianes victimes d’un vaste #réseau_de_prostitution ont été les grandes absentes du procès qui s’est ouvert au tribunal correctionnel de Lyon mercredi 6 novembre et qui doit se terminer vendredi.

    « On préfère qu’elles ne soient pas là, pour les protéger », explique à Infomigrants, Anne Portier, avocate d’Équipes d’action contre le #proxénétisme (EACP), l’une des deux associations qui s’est constituée partie civile aux côtés des victimes. L’avocate évoque ainsi « la #peur » de ces jeunes femmes dont certaines ont d’ailleurs retiré leur #plainte et « les risques de pressions » dans une petite communauté « où l’information circule vite ». De fait, 23 des 24 prévenus poursuivis pour aide au séjour irrégulier, proxénétisme aggravé, traite d’êtres humains, association de malfaiteurs et blanchiment d’argent en bande organisée sont, comme les victimes, originaires du Nigéria.

    Les avocats des parties civiles se sont donc succédé, mercredi 13 novembre, pour retracer par fragments la trajectoire de vie de chacune de ces femmes aujourd’hui âgées de 17 à 38 ans et qui tentent de reconstruire leur vie à l’étranger, en région parisienne ou encore en Isère.

    De Benin City à Lyon, le même piège pour toutes

    De prime abord, leurs parcours se ressemblent jusqu’à se confondre : une jeune femme, originaire de Benin City dans l’État nigérian d’Edo, peu éduquée et parfois en rupture avec ses parents, à qui une connaissance fait miroiter le rêve d’une vie meilleure en Europe. S’ensuit, avant le départ, le rite #vaudou du « #juju » au cours duquel la jeune femme s’engage à rembourser une #dette de plusieurs dizaines de milliers d’euros au titre de sa migration. Un montant dont il est difficile de prendre la mesure, 30.000 nairas nigérians équivalant à environ 80 euros.

    Vient ensuite la traversée de la Libye puis de la Méditerranée et l’arrivée en Europe, souvent en Italie, avant le passage en France et « la prise en charge » par une « mama » proxénète (10 des prévenus sont des femmes). La routine infernale s’enclenche alors avec les passes à 10 ou 30 euros dans une camionnette stationnée dans les quartiers lyonnais de Perrache ou Gerland. Au-delà de la dette de 30.000 ou 50.000 euros à rembourser, les femmes prostituées doivent encore payer un loyer de plusieurs centaines d’euros par mois. Tout est d’ailleurs prétexte pour leur facturer davantage, même la clé perdue de leur camionnette. « Payer l’enfer pour rester en enfer », résumera un des avocats des parties civiles.

    Détails de vie terribles

    Au fil des plaidoiries, la singularité des histoires, des parcours et des personnalités apparaît et des détails terribles surgissent. Il y a E. et M., aujourd’hui âgées de 23 ans, et compagnes de voyage et d’infortune dans leur périple jusqu’en France. L’une travaillait dans un salon de coiffure, l’autre rêvait de devenir couturière en Europe lorsqu’on leur propose de quitter le Nigeria. L’espoir tournera vite au cauchemar en Libye lorsque E. sera violée par trois gardiens sous les yeux de M., après s’être interposée pour défendre cette dernière. « Quand on les rencontre aujourd’hui, elles ont une attitude forte. Mais dès que l’on gratte, ça s’effondre », résume leur avocate.

    Il y a E., 17 ans et demi, la plus jeune victime de cette affaire. Son avocat la décrit comme une jeune fille « sous la coupe de la sorcellerie auquel s’ajoute un lien de famille (la jeune fille a été prostituée par sa propre mère NDLR) qui vient sceller un quasi silence ». Et l’avocat d’insister sur le serment quasi sacré qui la liait du fait du ‘juju’ : « Même longtemps après, dans un lieu de confiance, devant des associatifs, elle n’en parlait jamais. Cela dit bien le poids que cela peut représenter ».

    Il y a C. qui a contracté une dette de 70.000 euros, « à 30 euros la passe, cela représente 2.300 passes », relève son avocate. Frappée lorsqu’elle ose s’opposer à son proxénète, sa situation irrégulière la retiendra longtemps de se présenter aux services de police.

    Il y a J., vierge à son arrivée en France, et violée par son proxénète avant d’être prostituée.

    Il y a E. dont l’avocate raconte qu’un de ses clients lui a, un jour, posé un mouchoir sur le nez et qu’elle ne se souvient pas de ce qui s’est passé ensuite. « Elle a été dépossédée de son corps pendant 5 heures », dit l’avocate.

    Il y aussi Cynthia. Son statut dans cette affaire est particulier : à la fois prévenue et victime, elle a témoigné à la barre vendredi dernier. "Cynthia a été un an la prostituée d’Helen (une des « mamas » proxénètes NDLR) et un an son affranchie", a expliqué son avocate. Alors que les écoutes téléphoniques indiquent qu’une fois « affranchie » après avoir honoré sa dette en 14 mois en « travaillant tous les jours », Cynthia a fait venir, à son tour, une jeune Nigériane pour l’exploiter. « Monter en grade », est souvent la seule issue pour ces femmes qui ne parlent pas français, selon les associations de lutte contre la prostitution.

    « Qui est le propriétaire de X ? »

    « On se passe ces femmes comme des objets, on parle d’elles comme de choses », dénoncera une des avocates des parties civiles en appelant à condamner les passeurs. L’avocate d’Équipes d’action contre le proxénétisme (EACP) citera, elle, dans sa plaidoirie les expressions révélatrices utilisée par les proxénètes sur écoute téléphonique : « qui est le propriétaire de X ? », « dans le lot »…

    Alors que des prévenus sont poursuivis pour « traite d’êtres humains », Anne Portier dénoncera dans sa plaidoirie un #esclavage du 21ème siècle où les bateaux pneumatiques traversant la Méditerranée ont remplacé les navires négriers traversant l’Atlantique et où les champs de coton sont désormais des camionnettes où se succèdent les clients.

    Le ministère public a requis dix ans de prison pour les deux chefs du réseau et diverses peines allant de six à dix ans pour les maillons.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/20877/femmes-nigerianes-prostituees-a-lyon-payer-l-enfer-pour-rester-en-enfe
    #prostitution #France #migrations #Nigeria #traite_d'êtres_humains #néo-esclavage #exploitation #esclavage_moderne

  • L‘économie du #viol : la #prostitution en Allemagne (1/3) - 50 - 50 Magazine50 – 50 Magazine | « les péripéties de l’égalité femmes/hommes »
    https://www.50-50magazine.fr/2019/10/09/leconomie-du-viol-la-prostitution-en-allemagne-1-3
    https://i0.wp.com/www.50-50magazine.fr/_19/wp-content/uploads/2019/10/Capture-d’écran-2019-10-09-à-10.15.44.png?fit=1470%2C824&ssl=1

    Vue de France, l’Allemagne est un pays prospère, avec un taux de chômage bas, beaucoup d‘entreprises florissantes, des institutions fortes et stables. Vue de Roumanie, l’Allemagne est un pays où l‘on peut envoyer sa fille, nièce ou cousine de façon à ce qu’elle gagne de quoi faire vivre toute la famille.

  • En Allemagne, deux gynécologues face à la justice pour « publicité pour l’IVG »
    https://www.liberation.fr/planete/2019/06/14/en-allemagne-deux-gynecologues-face-a-la-justice-pour-publicite-pour-l-iv

    « Une IVG médicamenteuse et sans drogues anesthésiantes est également pratiquée par la Dr Gaber. » Ces mots ont mené Bettina Gaber devant la justice. Ce vendredi, cette gynécologue berlinoise comparaît devant le tribunal de première instance du Tiergarten, à Berlin, pour « publicité pour l’IVG ». Elle est accusée, ainsi que sa collègue Verena Weyer avec qui elle partage son cabinet, d’avoir détaillé sur son site internet les méthodes avec lesquelles elle pratique l’avortement. Or, en Allemagne, c’est interdit. Elle tombe sous le coup du paragraphe 219a du Code pénal allemand, qui réprime toute « publicité pour l’IVG », et risque une forte amende.

    Ce n’est pas la première fois qu’une gynécologue est poursuivie pour un tel motif ; mais c’est la première fois depuis que la loi a été légèrement assouplie, en février. Jusqu’ici, le paragraphe 219a du code pénal – relique de l’ère nazie datant de 1933 afin de criminaliser les médecins juifs et communistes – interdisait toute mention de l’IVG sur un site professionnel. Les médecins étaient susceptibles d’être poursuivis pour l’avoir simplement écrit sur leur site. C’est ce qui est arrivé à Kristina Hänel, de Gießen (Hesse), condamnée à 6 000 euros d’amende en 2017. Son cas, très médiatisé, a fini par entraîner un large débat en Allemagne. Des voix en faveur d’un assouplissement de la loi – voire de sa suppression – se sont fait entendre.

    À lire aussi En Allemagne, l’IVG est un chemin de croix

    C’est ainsi qu’une légère refonte du texte, votée par la grande coalition au pouvoir (CDU-SPD) a été décidée en février. Les professionnels de santé sont désormais autorisés à annoncer qu’ils pratiquent des IVG. Mais pas à en détailler les méthodes, que les patientes peuvent découvrir sur une liste établie par l’Ordre fédéral des médecins – qui n’est toujours pas disponible, quatre mois après le vote du texte. « De toute manière, explique la gynécologue berlinoise Jutta Pliefke, membre de Pro Familia, le Planning familial allemand, il semble peu réaliste d’avoir recours à ce genre de listes. De nombreux docteurs ne souhaitent pas y figurer, de peur de devenir la cible de militants anti-IVG. Et puis, comment la tenir à jour correctement ? »
    Les Verts, Die Linke et le FDP demandent la suppression de l’article 219a

    « Je ne connais pas un seul collègue qui écrive maintenant sur son site qu’il pratique des IVG, a expliqué Bettina Gaber à Die Zeit. Je ne crois pas non plus que beaucoup de collègues voudront être sur la liste de l’Ordre des médecins. Parce qu’ils se sentent toujours criminalisés. » La réforme reste contestée par les Verts, Die Linke et les Libéraux du FDP, qui demandent la suppression pure et simple du texte. « Le cas de Bettina Gaber montre bien que même après la réforme de la loi, les gynécologues continuent d’être poursuivis », dit Kate Cahoon, du Collectif pour l’autodétermination sexuelle (Bündnis für sexuelle Selbstbestimmung), représentant plusieurs associations prochoix.

    De manière générale en Allemagne, pays conservateur et sous forte influence de l’Eglise, l’IVG est difficile d’accès. Dans son livre témoignage intitulé le Politique est privé, Journal d’une médecine avorteuse (1), Kristina Hänel évoque les nombreuses lettres qu’elle a reçues. Notamment celle d’une jeune femme tombée enceinte sous stérilet. « J’habite dans le sud de la Bavière, explique la jeune femme, et la doctoresse de l’hôpital qui a confirmé la grossesse n’a pas voulu entendre que j’envisageais un avortement. La seule information qu’elle m’a donnée est qu’une telle intervention ne serait effectuée ni dans cet hôpital, ni ailleurs dans la région, et que je devrais me rendre "à Salzbourg ou quelque chose dans le genre". Le prix de l’avortement est d’environ 800 euros et bien entendu, cet acte n’est couvert par aucune compagnie d’assurance maladie allemande. »

    En Allemagne, l’acte est dépénalisé, mais toujours criminalisé – en vertu du paragraphe 218, que les prochoix veulent également voir disparaître. « L’IVG n’a rien à faire dans le code pénal aux côtés du meurtre et de l’infanticide », dit la gynécologue Jutta Pliefke.
    Des gynécologues traqués par des militants anti-IVG

    L’IVG ne se pratique que sous certaines conditions : après un délai légal de réflexion et après avoir demandé conseil dans un centre spécialisé agréé (ou l’entretien se doit, selon la loi, de « servir la protection de la vie non (encore) née ») ; en cas de menace pour la vie de la mère ; à la suite d’un viol. L’acte n’est remboursé que dans très peu de cas. Et cela ne risque pas de changer avec Jens Spahn (CDU) – qui ne cache pas sa profonde hostilité à l’avortement – à la tête du ministère fédéral de la Santé, et qui a annoncé ces derniers temps financer une étude sur « les conséquences psychologiques de l’IVG ».

    Dans ce contexte, de moins en moins de médecins osent pratiquer cet acte. « Les pressions à leur égard ont augmenté », dit Jutta Pliefke. Ils sont traqués par les militants antiavortement. Deux d’entre eux, Yannic Hendricks et Klaus Günter Annen, se sont fait une spécialité d’éplucher leurs sites internet afin de les épingler en vertu du fameux paragraphe 219a. C’est ce qui est arrivé à Bettina Gaber et à Kristina Hänel.

    Les noms des médecins avorteurs sont listés sur un site appelé « Babycaust », contraction de « Baby » et « Holocauste ». Les deux hommes noient les gynécologues sous les fax insultants, les traitent de tueurs d’enfants. Mais leur arme la plus efficace est sans doute ce paragraphe 219a. Car elle touche au portefeuille et épuise les médecins, forcés de se lancer dans une longue et fastidieuse procédure judiciaire. D’autant qu’en Allemagne, contrairement à la France, le délit d’entrave à l’IVG n’existe pas.

    Ainsi, pour de plus en plus de médecins, pratiquer l’IVG devient un acte militant. « Bien des gynécologues ont fini par se politiser depuis l’affaire Hänel », commente Kate Cahoon. C’est ainsi que le procureur a proposé à Bettina Gaber d’abandonner les poursuites si elle enlevait de son site la phrase concernant sa pratique de l’IVG. Elle a refusé, expliquant à Die Zeit : « Je me suis rendue compte que c’était aussi une bataille féministe. »

    (1) Das Politische ist persönlich. Tagebuch einer Abtreibungsärztin (« Le politique est privé, Journal d’une médecine avorteuse), Argument Verlag, 2019, non traduit en français.
    Johanna Luyssen correspondante à Berlin

    Pas le droit d’informer sur l’IVG, harcelement judiciaire des médecin·es et restrictions de l’IVG, dans ce pays où les mères sont traitées de corbeau si elles ont un emploi et où chaque homme est un putier en puissance qui peu aller défoncer des femmes et filles pauvres au forfait et sans capote si l’envie lui prend.

    #ivg #contraception #contrôle_des_femmes #hétérosexualité #nazisme #grossesses_forcées #viol_géstatif #domination_masculine #catholicisme #protestantisme #religion #natalisme #féminicide #proxenetisme #prostitution #culture_du_viol #hommerie #sexisme #misogynie #guerre_aux_pauvres #guerre_aux_femmes #femmes

    • La loi sur le pantalon a été abrogée sous Hollande @sandburg et par rapport à l’IVG en Allemagne l’article ci-dessus dit que l’IVG reste criminalisé, que les medecin·es sont harcelés judiciairement et que l’IVG n’est pas remboursé sauf en cas de viol reconnu par les tribunaux, autant dire jamais (quel délais pour un procès pour viol par rapport à une grossesse et le délais d’IVG ? ). Il me semble que ca indique que c’est pas pareil que la loi sur le pantalon. Si tu as d’autres sources qui indiquent autre chose je les veux bien mais pour le moment ce qu’indique cet article est particulièrement grave pour les femmes. La comparaison entre des grossesses forcées et le porte du pantalon c’est pas pertinant. Enfin si ces lois sur le pantalon sont tombées aujourd’hui en désuétude, c’etait des lois qui ont été appliquées par le passé et les femmes se sont battues pour ce droit au port du pantalon. Elles se battent encore car les entreprises leur imposent souvent des tenues de travail sexuées et invalidantes type talons haut, jupe, maquillage... sans parler du dress code des milliers de bordel allemands qui doit pas autorisé beaucoup de pantalons aux femmes. N’oublions pas non plus les hommes dans l’espace publique qui imposent aussi toujours de lourdes restrictions sur le code vestimentaire des femmes et des filles par leur harcelement massif, pareil à l’école, pareil à la maison où pères, frères et maris font la loi du dress code féminin. Oui on l’applique la loi sur le pantalon, c’est une loi sans tribunaux, sans avocats, les hommes étant toujours considéré comme les maîtres des femmes, ils sont autorisés à juger et à exécuter leur sentence en toute tranquillité. La police et les juges demandent toujours aux victimes féminines de violences sexuelles comment elles étaient habillées. C’est bien la manifestation qu’il y a toujours de lourdes restrictions sur les vetements autorisés aux femmes.

    • Même si c’etait reconnu, combien de temps pour obtenir une sentence de viol et quel délais autorisé pour une IVG ? Si c’est comme en France, l’IVG pour les femmes ayant subit un viol (par surprise ou autre technique), serait autorisé au mieux 3 ou 4 ans après la naissance...

  • Une vaste affaire de corruption éclabousse la police genevoise Raphaël Leroy/ebz - 8 Avril 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/geneve/10351515-une-vaste-affaire-de-corruption-eclabousse-la-police-genevoise.html

    Un nombre sans précédent de membres des forces de l’ordre genevoises se retrouvent mouillés dans une affaire de corruption, d’acceptation d’un avantage et de violation du secret de fonction.
    L’affaire, ébruitée par le GHI samedi, a pour cadre le très sulfureux quartier des Pâquis, mais elle a débuté en Valais.

    Un Genevois, actif depuis une quinzaine d’années dans la prostitution, veut investir dans un projet immobilier valaisan. Il arrive sur place avec un demi-million de francs et veut payer cash. Mais le procédé interpelle les acteurs de la transaction.

    L’homme est dénoncé au fisc genevois. L’administration fiscale cantonale constate qu’il ne déclare que 40’ 000 francs de revenus par an. Le Genevois, âgé d’une quarantaine d’années, est alors arrêté et placé en détention. Il y est d’ailleurs toujours aujourd’hui, selon les informations de la RTS, deux mois après les faits.

    Dans son téléphone, les enquêteurs, sans le savoir, ouvrent une véritable boîte de Pandore : ils tombent sur de multiples échanges WhatsApp entre le prévenu et des policiers. Et cela sur près de six ans.

    Une messagerie riche d’indices
    Dans les archives de la messagerie, les enquêteurs trouvent quantité de photos, vidéos et documents prouvant des comportements problématiques, potentiellement illégaux, des agents. Au moins 20 policiers sont concernés. Des gendarmes du poste des Pâquis, des agents de police municipale et même des membres du groupe prostitution de la police judiciaire.

    Selon plusieurs sources concordantes, trois types d’agissements leur sont reprochés. D’une part, certains agents auraient été en affaire avec le proxénète. Ils auraient participé financièrement à la location d’appartements à des prostituées.

    D’autres auraient, à l’occasion, joué le rôle de rabatteurs de filles pour le compte du prévenu, et cela contre rémunération. Enfin, l’accusé aurait fourni gratuitement du champagne et des filles de joie aux agents dans le cadre de partouzes, dont certaines ont été filmées.

    Une enquête menée par l’IGS
    L’Inspection générale des services (IGS) est chargée de cette enquête sensible. Elle travaille en lien avec la brigade financière de la police judiciaire dans une ambiance extrêmement tendue. Le procureur général, Olivier Jornot, aurait demandé à ce que tout policier qui parle de cette affaire aux enquêteurs lui soit immédiatement remonté. Un autre événement en dit long sur les ramifications de l’affaire. Un inspecteur fraîchement nommé il y a trois mois à l’IGS a dû quitter la police des polices. Car cet ancien du groupe prostitution se retrouve lui aussi mouillé dans l’histoire.

    #prostitution #police #complicité #femmes #culture_du_viol #domination_masculine #corruption #Suisse #Paquis #WhatsApp #proxénétisme

  • De l’art du titrage
    Illes sont en forme ce matin sur l’e-monde.fr

    Le meurtre d’un videur à Mayfair marque-t-il le retour des orgies chics ?

    Ce que le monde appel orgies chics cette fois sans guillemets, c’est en fait un réseau de proxenetisme et un homicide entre proxénètes.

    « Eddie était l’organisateur de la soirée. Il était à l’entrée avec un lecteur de Carte bleue, facturant 2 000 livres (2 300 euros) pour cinq entrées masculines », a assuré un témoin anonyme du drame de Mayfair.

    « orgies chics » c’est donc un euphémisme pour désigné un bordel tenu par des mafieux roumains. Du coup la suite est encore plus surprenante, pourquoi parler d’un « retour » dans le titre alors que des ordures masculines bourgeoises qui se vide les couilles dans des roumaines trafiquées c’est pas une nouveauté.

    « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » (Albert Camus)

    source sous #paywall
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/27/le-meurtre-d-un-videur-a-mayfair-marque-t-il-le-retour-des-orgies-chics_5428

  • Start-ups et proxénétisme : la mutation néo-libérale de l’industrie du sexe | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/12/28/start-ups-et-proxenetisme-la-mutation-neo-liberale-de-l

    Concrètement – et sur la base du fait que deux Allemands sur trois ont acheté du sexe – cela signifie que les femmes allemandes doivent accepter le fait que leur partenaire visite des prostituées. Elles devront aussi accepter que leur fils, quand il aura 15 ans, sera probablement amené dans un bordel par ses copains. Elles ne doivent pas s’offusquer si leur mari donne ses rendez-vous d’affaires dans un bordel. Elles devront se résigner au risque d’attraper une MST si leur conjoint a eu des rapports sexuels non-protégés avec une prostituée avant d’avoir de rapports sexuels avec elles. Sans parler de la perte de confiance et de la grande détresse psychologique qu’entraîne pour ces « Schattenfrauen » (femmes de l’ombre) le fait de savoir que leur mari est client de la prostitution (22). Les femmes allemandes savent aussi qu’elles ne doivent pas aller dans certains quartiers, sous peine d’être harcelées comme si elles étaient elles-mêmes des prostituées. Elles doivent s’habituer au fait que, si elles se rendent avec des amies dans un bar, elles seront la cible d’un harcèlement sexuel insistant de la part des hommes présents – comportement qui est considéré socialement inacceptable en Suède. D’une façon générale, le comportement des hommes envers toutes les femmes est affecté si la prostitution et la pornographie sont socialement légitimées et omniprésentes. Comme en témoigne le fait qu’actuellement, presque toutes les jeunes femmes sexuellement actives se sont vu demander par un ou plusieurs partenaires de performer un acte sexuel proposé dans le porno. La prostitution et le porno représentant les femmes comme des objets sexuels achetables et vendables par les hommes à volonté et selon leur plaisir, leur validation sociale renforce inévitablement la misogynie et le mépris des femmes qui sont le ciment du patriarcat.

    Impressionnant de découvrir que 2/3 des allemands sont des putiers qui violent contre de l’argent pour leur petit confort narcissiques.

    #proxénétisme #prostitution #sexisme #capitalisme #racisme #néo-colonialisme #pédosexualité #esclavage #hommerie #violence_masculine #violences_sexuelles

  • Révolt ! Don’t react
    L’avenir sera soit révolutionnaire, soit réactionnaire.

    #Traduction d’un texte du Journal de #Pamela_Anderson, le 18 décembre 2018
    https://www.pamelaandersonfoundation.org/news/2018/12/18/revolt-dont-react
    ///edit : quelques ajouts d’importance en commentaires de cette traduction ///

    Dans son célèbre poème, La Solution, #Bertolt_Brecht a dit en plaisantant que "Le peuple, a par sa faute perdu la confiance du gouvernement" et qu’il serait plus simple "pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre".

    Cela m’a donné matière à réflexion. Je suis aux États-Unis depuis quelques jours et je suis attentive à ce qui se passe ici.

    Pas grand chose a changé. Les États-Unis ont toujours les meilleures universités au monde mais des écoles désastreuses. Beaucoup d’étudiants sont illettrés. Il y a une augmentation énorme de la dépendance aux produits pharmaceutiques. Plus d’hyperactivité. Pas de média libre (je ne considère pas les médias remplis de propagande comme libres). Beaucoup de division selon des critères raciaux et ethniques. En bref, un pays en crise.

    Deux ans plus tard, le gouvernement actuel et les démocrates et leurs grands amis des médias sont toujours obsédés par le rôle présumé de la Russie lors de la dernière élection présidentielle. Les récents rapports de la Commission du Sénat sur le Renseignement affirment que la Russie aurait pris pour cible des électeurs afro-américains et aurait « exploité les tensions raciales et le sentiment d’isolement ». Ils croient encore naïvement que les électeurs américains ont été soumis au lavage de cerveau par une puissance étrangère pour élire le président.

    Et, ils donnent l’impression d’un clivage politique entre les bons et les méchants. D’un côté, le camp de la « civilité » et des valeurs. De l’autre, celui de la frustration et de la haine.

    C’est tellement superficiel.

    Je trouve cela absurde et pathétique. Parce qu’ils ne comprennent toujours pas : ce pays est ce qu’il est à cause du système que les démocrates et les médias ont contribué à bâtir. Au lieu de dissoudre le système, ils préféreraient dissoudre le peuple.

    Cela est particulièrement clair dans le Sud ; le Ventre de la bête.

    J’aimerais visiter le sud. Je suis curieuse de connaître cette partie des États-Unis qui adorerait prétendument les fusils et Trump. Les libéraux voient dans ces gens un tas de moins que rien. Ils les accusent de toutes sortes de choses : d’être des arriérés ; de se conformer au "restez tranquilles, ne vous faites pas remarquer, ne causez pas de problèmes et soyez rentrés à 22 heures".

    Je regarde autour de moi et, dans tant de pays, je vois un dénominateur commun. Une révolte de la périphérie. Depuis l’élection de #Trump à la présidence, en passant par le #Brexit, la #Catalogne, les #Gilets_Jaunes... et je me demande si c’est parce que le #capitalisme est toujours plus radical, plus cruel en périphérie.
    Les gens dans tant d’endroits ne se sentent pas représentés par les ou leurs politiciens. Ils savent que le choix de ceux qui votent n’a pas vraiment d’importance car rien ne changera dans leur vie. Parce que le vrai pouvoir ne siège pas dans l’urne. Il est assis ailleurs. Le pouvoir est entre les mains des grandes entreprises mondiales et du capital financier.

    Et dans ce monde post-démocratique, arrivent les dénommés "populistes". Ou - comme certains appellent ça - la politique de "l’homme fort".

    Pourquoi ont-ils autant de succès ?

    C’est parce qu’ils ont réussi à sensibiliser les plus démunis ? A mettre la lumière sur l’histoire de ces outsiders qui ont survécu au travers des conditions créées par le capitalisme prédateur ? L’histoire de gens qui ont d’horribles emplois dans des chaînes de production, des usines et des supermarchés. Les personnes qui croient que le travail acharné améliorera leur vie et celle de leurs enfants.

    Les hommes-forts politiques ne leur offrent pas d’alternatives. Ils répondent simplement à leurs sentiments d’exclusion. Ils rendent la fierté aux gens, ou du moins c’est ce qui est dit, mais tout ce qu’ils font, c’est leur rendre leur illusion de la fierté. Ils leur offrent de l’émotion.

    Pour moi, il est logique que la périphérie vote comme elle le fait. Le statu quo les empêche de rêver d’un avenir différent, d’un avenir meilleur, ils sont donc obligés d’idéaliser le passé.

    Je comprends également pourquoi ils ne répondent pas aux appels à la solidarité. La solidarité ne peut être commandée. Les classes moyennes et les travailleurs pauvres, qui ne peuvent pas se permettre beaucoup, se sentent obligés de défendre le peu qui leur reste et se radicalisent par la peur ; la peur de la perte. Et puis, les riches et les privilégiés et l’État (ainsi que les banques) sont déjà si puissants et si riches qu’ils dirigent leur colère vers les groupes les plus faibles de la société. Vers les réfugiés et les minorités.

    Cela a donc du sens, mais c’est aussi inquiétant.

    Inquiétant parce que ces jours-ci, les gens aux États-Unis (et ailleurs) n’ont pas énormément de choix. Ils doivent choisir entre les néolibéraux, c’est-à-dire des gens égarés qui répètent le même désastre économique qui dure depuis une décennie, ou les hommes-forts. Cependant, le problème n’est pas le politicien populiste ou l’homme-fort (qui se mélangent dans certains cas). Le problème est l’économie et l’inégalité économique. Le problème est le néolibéralisme.

    Je veux aider les gens à devenir des révolutionnaires en formation.

    J’ai lu une récente interview d’#Adam_Curtis dans The Economist (L’antidote à l’effondrement des civilisations). Curtis est un documentariste britannique qui parle d’un sentiment de malheur et du fait que rien ne change jamais. Je suis d’accord avec tout ce qu’il dit.

    Nous devons cesser de croire que le système actuel est gravé dans la pierre et incapable de changer. Nous devons cesser de croire que ce que nous avons est le meilleur système possible. Nous devons cesser de prétendre que l’autre côté est mauvais, confus ou avec le cerveau lavé par les #fake-news. Au lieu de cela, nous devons faire mieux que simplement hisser le drapeau de la tolérance et de la civilité. Nous devons nous efforcer d’offrir une histoire politique plus forte.

    Nous devons lutter contre ceux qui non seulement détiennent le pouvoir et la richesse, mais s’y accrochent avec une ténacité implacable.

    Nous devons nous opposer au néolibéralisme et à ses institutions mondiales et régionales. Nous devons offrir une société alternative, démocratique et juste sur le plan social, sans compromis en matière de démocratie sociale (en particulier pour les grandes entreprises).

    J’ai mis en place une nouvelle fondation pour soutenir les militants et autres révolutionnaires, elle s’appelle Tenure. Nous prévoyons des choses radicalement formidables.

    Mais il faut aller plus loin. Il y a des universitaires qui offrent une alternative à l’économie, il y a un nouveau manifeste d’économistes français. Très intéressant.

    L’avenir sera soit révolutionnaire, soit réactionnaire.

    Je souhaite également réunir d’autres artistes et créateurs, des personnes intelligentes, pour voir grand. Penser ambitieux. Faisons notre manifeste pour l’avenir révolutionnaire et réfléchissons à la façon de le mettre en pratique. Je souhaite rassembler des personnes capables de décrire avec précision la société. Et alors, nous pouvons la CHANGER. J’ai tellement d’idées.

    Cela dépend de nous Il y a suffisamment de ressources pour construire de meilleures alternatives.

    Je veux construire l’avenir révolutionnaire. Et dissoudre le #SYSTÈME, pas les personnes.

    Es-tu avec moi ?

    Avec amour

    Pamela

  • #Meghan_Murphy : Dennis Hof est mort, mais son héritage survit grâce à ceux et celles qui prônent la légalisation de la prostitution.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/10/17/dennis-hof-est-mort-mais-son-heritage-survit-grace-a-ceux-et-cell

    Je ne suis jamais soulagée lors du décès d’hommes pervers. Au contraire, je me sens en colère, flouée. Ces hommes n’ont jamais eu ce qu’ils méritaient.

    Aujourd’hui, un roi parmi ces hommes est mort trop tôt. Il y a tout juste 24 heures, #Dennis_Hof fêtait son 72e anniversaire, entouré de son « produit », des femmes, bien sûr.


    Hof a vécu la vie dont il rêvait aux États-Unis et il est mort avant d’avoir été tenu responsable de décennies d’agressions qu’il a infligées à d’innombrables femmes.

    Hof était probablement le proxénète le plus connu au monde, bien qu’il ait travaillé très fort pour se présenter comme un propriétaire d’entreprise légitime et respectable.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/10/16/dennis-hof-dead-legacy-lives-advocate-legalize-prostitution
    #prostitution #feminist_current #gauchistes #proxénétisme #viol #troisième_vague

    • (Au delà de l’article, je découvre, ce que je ne savais pas, que le strass est issu avant tout, de deux mecs gays… Quand cette activité, pour ne pas dire ce fléau, touche immensément plus les femmes, et a des conséquences avant tout sur les femmes, y compris toutes celles qui n’en sont pas comme déjà expliqué plusieurs fois par ici.)

      (Aussi ce commentaire effarant d’une connaissance de l’auteur, apparemment aussi gay, où on voit vraiment la haine parfois entre les différents mouvements qui s’opposent : « Cette loi est un desastre mais elle a finalement atteint son but réel :

      1°) Penaliser des hommes.
      2°) Engraisser les assoc comme le nid qui l’avait portée via les stages de re-éducation à la crédibilité scientifique plus que douteuse.

      Mais pour continuer a contenter les assoc et les femino-misandres il faut imperativement que la prostitution perdure, et qu’elle s’exerce dans les pires conditions possibles pour satisfaire aux schémas des Lesbos-misandres. »)

    • Il y a pourtant bien deux points ouvrez les guillemets, ce qui signifie que c’est une citation. Une citation de quoi ? Je le dis juste avant les deux points, une citation d’un commentaire de l’article, suffit d’aller voir, tu le retrouveras dessous, comme tous les commentaires. Je n’arrive pas à faire de lien direct dessus.

      Commentaire que je décris donc comme effarant. Il semblerait de ce que je comprends, que ce soit un gay qui crache sur les lesbo-misandres anti-prostitution.

    • C’est fantastique cette maniere de faire porter les actes des prostitueurs aux feministes abolitionnistes. Des mecs qui exigent des pénétrations sans capotes il y en a lorsque le proxénétisme est légal. Ici pas c’est les feministes qui sont pointés du doigts êt absolument pas ces hommes qui utilisent leur pouvoir economique pour donner le sida aux prostituees êt à leurs compagnes (en Angleterre 62% des prostitueurs sont en couple) En Allemagne seul 4% des prostitué.es sont déclarées ca veut dire que 96% des prostituees sont à la mercie des clients, proxos qui multiplient les pubs pour de la prostitution sans capotes.
      #misogynie #proxenetisme #culture_du_viol #feminicide #domination_masculine

    • Pas plus tard qu’hier matin, j’ai une connaissance qui m’explique, sans lien avec cet article, que la loi de pénalisation des clients est hypocrite : « on autorise la prostitution, mais on interdit aux clients d’aller les voir, c’est absurde ».

      Bon, là, ce que l’on voit, c’est qu’il y a toujours autant de personnes qui ont besoin de la prostitution pour survivre, et qu’il y a moins de clients... Mécaniquement, l’offre devrait décroitre, dans la mesure où il n’y a plus de marché. Ce qui n’empêche pas que les clients qui restent, et qui étaient déjà là avant, sont les plus accros et les plus au fait de ce qu’est ce rapport d’argent et de pouvoir.

      Le VIH n’a pas eu besoin d’attendre la pénalisation des clients pour se propager.

    • Le Strass dit pas que c’est un viol. Il dit pas que ces hommes qui profitent de la loi libéral de l’offre et de la demande sont des violeurs. Lè strass a des moyens médiatique, il les utilisent pour combattre les feministes pas pour combattre les violeur-contamineurs de prostituees. Ces hommes qui violent les prostituees Lè strass pourrait menacer de publié leurs noms et leur photos pour les empêcher de nuire, lè strass pourrait menacer de porter pleinte contre ces violeurs. Mais non lè strass il veux pas que les viols sans capotes des prostituees s’arrêtent, il veut la légalisation du proxenetisme. En Allemagne ou le proxenetisme est legal, le sexe sans capotes est un produit d’appel très prisé des bordels.

    • Je pense souvent au commerce d’organe par rapport à la prostitution. La plus part des gens pourraient vendre un rein, leur sang, leurs gamètes sans que ca les tuent. J’ai pas de reproches à faire à des gens qui voudraient vendre un de leur rein, leur sang ou leurs gamètes. Par contre j’ai un problème avec celles et ceux qui achetent des reins, du sang et des gamètes et aussi un problème avec celleux qui veulent organisé ces commerces. Les organes, le sang, les gamètes ca se donne parce que leur vente implique trafique et exploitation dans la très large majorité des cas. Comme je suis privilégiée je pourrait vendre mes organes, mon sang et mes gamètes probablement dans de bonnes conditions, mais je sais que lorsque ces conditions ne sont pas réunis ce commerce prive des personnes vulnérables (mineurs, sans papiers, personnes racisées, en situation de handicape, trans, intersexe, victimes revictimisées, toxico, jeunes rejetés par leurs familles...) de leur intégrité physique et psychique. Je sais que cette comparaison a des limites, comme toute comparaison mais je trouve qu’elle permet de bien voire la différence entre les personnes qui vendent et celles qui l’achètent et favorisent le commerce des personnes.
      Par rapport à la prostitution on est quant même face à un commerce dans lequel les acheteurs exigent le droit de transmettre des MST et parfois avec une grossesse forcée à d’autres personnes contre de l’argent.

    • Le sujet de l’article ce n’est pas de savoir ce qu’on pense de la prostitution mais de mettre en valeur ce qui arrive une fois de plus à cause des lois répressives. La loi est présentée comme un moyen « d’aider les prostitué·e·s » et elle a pour effet de les mettre encore plus en danger, de les obliger à avoir des conduites à risque pour leur intégrité physique, d’accentuer les risques de contracter des I.S.T. Il est toujours important de rappeler qu’on ne sort jamais les gens en situation d’aliénation (pour ceux et celles qui sont dans ce cas de figure) en les réprimant ou en les précarisant encore plus. Ça semble évident mais toutes les lois concernant la prostitution ont toujours ce schéma.

    • Il y a moins de clients, car les clients sont pénalisés, mais les prostitué·e·s conservent le droit de se prostituer. Par contre, il y a moins de clients, donc excédent d’offre de prostitution... Loi de l’offre et de la demande, les prix baissent. C’est là qu’on pourrait argumenter « en supprimant les clients, on précarise la prostitution ». Ok. Ça tient debout. Par contre, dire qu’on réprime la prostitution, je vois pas. La loi sur le racolage, qui est une vraie saloperie sans nom, pour le coup vraiment hypocrite, est encore appliquée ?
      Y-a plus qu’à changer de métier.
      Les alternatives ne sont pas réjouissantes, mais elles sont pour un certain nombre de raisons plus... euh... moins... euh... moins traumatisantes, à priori.

      Au passage, merci @mad_meg pour la mise en mots de tout cela.

    • @ninachani ok, il y a l’aspect hypocrite non seulement des lois qui évitent les vrais questions, aux vraies personnes :
      – quels sont les moyens pour éviter l’entrée en prostitution
      – comment faciliter la sortie
      parce que c’est un problème social et pas seulement une histoire de viol contre de l’argent ou d’un commerce quelconque
      Plus le marché du travail se dérégularise plus la pauvreté s’étend avec en corolaire la prostitution

      mais tout de même, tu ne vois pas l’hypocrisie du strass, qui fait ici la démonstration de ses moyens médiatiques pour légitimer la prostitution en donnant en pature les féministes abolitionnistes. On sait que le strass est #réglementariste,
      https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9glementarisme
      et c’est difficile d’entendre autre chose que sa volonté de légaliser la prostitution et d’en faire un métier ordinaire quand il n’a comme argument que de pointer la soit disant responsabilité de telle ou telle association abolitionniste.

      Ce serait pas mal d’avancer une bonne fois sur cette question pour se consacrer à un changement social. Et merci aussi @mad_meg pour tes mots et les chiffres que tu donnes qui sont clairs. Un peu marre des systèmes idéologiques qui imposent la violence comme un choix de vie.

    • @ninachani Je suis d’accord pour dire que les moyens n’ont pas été mis pour aidé les prostitué·es à quitter ce milieu. Je proposerais bien un impôt de 15% des revenus, prélévés chez tous les hommes pour financé l’aide à la sortie de la prostitution et d’autres choses profitables aux femmes, mais c’est pas moi qui décide.

      Plutôt que de taper sans cesse sur les féministes abolitionnistes, le Strass devrait appeler ses aficionados les prostitueurs pour qu’ils pallient aux lacunes gouvernementales. Les prostitueurs sont riches, ils ont les moyens pour acheter de la prostitution. Si les fonds manquent pour aider à sortir de la prostitution, c’est qu’il y a de nombreuses personnes candidates à la sortie de ce milieu dans lequel « on » demande des pénétrations sans préservatifs. Le Strass pourrait au moins faire que les prostitueurs qui demandent des pénétrations sans préservatifs aient des problèmes. Il s’agit de tentative d’homicide, faut le faire savoir aux prostitueurs, que le Strass leur dise. Mais non, toute l’énergie, le fric, le réseau, du Strass est utilisé à faire taire des féministes et soutenir un lobby qui est à l’intersection du pire du capitalisme, du sexisme et du racisme.

      Si c’est légal la prostitution, ca changera quoi pour les prostituées illégales, les sans papiers, victimes de violences sexuelles par leur mec-mac, les mineurs et toutes les personnes trafiquées ? C’est pas parce que la prostitution est légale que la prostitution illégale disparaît, au contraire, c’est un appel d’air comme on l’a vu en Allemagne. Nous faire croire qu’en France la légalisation sera moins nocive qu’en Allemagne j’y croie pas une seconde, les français sont encore plus misogynes que les allemands. Le légalisation ca fait les affaires des proxenètes.

  • Hariri et l’Arabie saoudite : les caprices des princes, la tirelire du roi
    https://www.mediapart.fr/journal/international/171217/hariri-et-l-arabie-saoudite-les-caprices-des-princes-la-tirelire-du-roi

    Le fils du roi Fahd d’Arabie saoudite, le sulfureux #prince_Abdelaziz_ben_Fahd, pouvait tout demander à #Saad_Hariri. Une division « VIP » créée au sein du groupe de BTP de la famille Hariri était chargée des besoins du prince, y compris d’« attirer des femmes sans méfiance » dans sa suite. Un temps donné pour mort en novembre, le prince n’est pas réapparu depuis la #Purge de Riyad.

    #International #France #Arabie_Saoudite #Mohammed_ben_Salmane #Saudi_Oger

  • Lyon : un pasteur à la tête d’un réseau de prostitution d’une cinquantaine de femmes - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/lyon-un-pasteur-a-la-tete-d-un-reseau-de-prostitution-d-une-cinquantaine-

    Les filles arrivaient principalement du Nigéria en traversant la Méditerranée. Certaines savaient ce qui les attendaient, d’autres non.

    Exploitation sexuelle, misère et migration clandestine. Sept hommes et onze femmes, âgés de 27 à 42 ans, ont été mis en examen, jeudi et devaient être mis en examen ce vendredi à Lyon (Rhône) pour proxénétisme. Le réseau exploitait, depuis fin 2016 au moins cinquante jeunes femmes, âgées de 20 à 22 ans qui assuraient des passes à bord de 30 camionnettes, garées dans le quartier de Gerland. L’entreprise qui rapportait entre 100 000 et 150 000 euros par mois était dirigée par un pasteur évangéliste de 33 ans.

    #migrantes #proxénétisme #prostitution

  • #Julie_Bindel : Pourquoi la gauche refuse-t-elle de reconnaître que la prostitution repose sur un racisme brutal ?
    https://tradfem.wordpress.com/2017/09/03/2687

    Ce n’est un secret pour personne que le commerce du sexe est tissé de misogynie. La gauche libérale et d’autres soi-disant « progressistes » laissent souvent de côté leurs principes pour appuyer un commerce mondial multimilliardaire fondé sur la douleur et l’oppression des femmes et des filles. Cela n’est pas surprenant, compte tenu du sexisme généralisé de la gauche, mais les mêmes apologues restent souvent silencieux quant au fait incontestable que les femmes et les filles noires, brunes et autochtones du monde entier sont les premières achetées et vendues dans la prostitution. Au cours d’une recherche approfondie menée en préparation de mon nouvel ouvrage sur l’industrie du sexe (The Pimping of Prostitution : Abolishing the Sex Work Myth), j’ai rencontré et interviewé des femmes et des hommes qui résistent à la banalisation du racisme au sein de la prostitution.

    En 2015, par exemple, j’ai rencontré #Ne’cole_Daniels, une Afro-américaine survivante de cette industrie et membre de l’organisation abolitionniste SPACE International, lors d’une conférence aux États-Unis. Daniels ne laisse planer aucun doute sur le racisme sous-jacent aux systèmes de prostitution étatsuniens. « Le commerce du sexe fonctionne exactement comme le racisme, dit-elle. Ils prétendent que certaines d’entre nous valent moins que les autres. »

    #Pala_Molisa, une universitaire d’origine Pacifica qui milite contre la violence masculine en Nouvelle-Zélande, a souvent été accusée d’être « putophobe » après avoir analysé la prostitution comme une forme d’oppression. Molisa a été menacée de perdre son emploi, elle a été la cible d’une campagne d’intimidation et de harcèlement en ligne, et a été accusée par des propagandistes du travail du sexe d’être une « bigote sexuellement réprimée ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.independent.co.uk/voices/prostitution-sex-trade-is-built-on-brutal-racism-a7925476.html

    Le livre de Julie Bindel « The Pimping of Prostitution : Abolishing the Sex Work Myth. » sera publié par Palgrave Macmillan le 27 septembre. On trouvera ici plus de détails sur le lancement du livre et un débat organisé à cette occasion.

    #prostitution #racisme #gauche