• La jeunesse contre le vieux monde Yann FIEVET - 30 Mars 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/la-jeunesse-contre-le-vieux-monde.html

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    Et, le vieux monde partout résiste. L’université PSL-Paris-Dauphine va ouvrir en septembre prochain une licence consacrée au développement durable qui sera intégralement soutenue par un « mécène » unique, BNP-Paribas. Le montant de la convention qui courra sur cinq ans n’est pas mince : près de 8 millions d’euros.

    Cette formation a été mise sur pied en un temps record, dit-on à Paris-Dauphine, afin de « répondre à l’urgence du défi climatique ». Elle accueillera trente étudiants. Cette entreprise ne se déroule pas sans remous : un collectif d’étudiants, baptisé « PSL contre-attaque », s’est créé illico. Il entend dénoncer les termes du partenariat pour le moins opaques. La forte intervention d’entreprises privées dans des formations qui vont dans leur intérêt, puisqu’elles vont pouvoir recruter ceux qui auront été formés grâce à elles, est pour le moins dérangeante. BNP Paribas tente, ici comme ailleurs, d’afficher un visage éco-friendly. Le collectif n’entend pas aider la banque à reverdir son image, elle qui continue de financé massivement les énergies polluantes. cette histoire montre aussi à quel point PSL fait fi de la démocratie. « Nous n’avons aucune information sur le contenu précis des cours qui seront dispensés ». Les inscriptions ont démarré comme prévu le 6 mars mais Pour le moment, en raison du climat de tensions, le nom des professeurs qui enseigneront dans cette licence est tenu secret, tout comme le contenu précis du cursus. ce qui choque particulièrement les opposants à ce projet est qu’il cristallise toutes les évolutions et les dangers qui guettent l’université française. Une enseignante à Dauphine, membre du comité de lutte, résume le sentiment général : « Cette licence financée par BNP est le cheval de Troie d’une série à venir.

    L’État ne paye plus, donc le privé vient à la rescousse. On est obligés de se conformer à leurs conditions. C’est effrayant. » Sur le plan philosophique, les opposants dénoncent la « marchandisation du savoir ». Certes, ces mécénats ne sont pas nouveaux, diverses universités agissent ainsi, mais « c’est la première fois qu’un cursus de licence est financé par un mécène unique. »

    On le comprend, les plus grands profiteurs des règles régissant le vieux monde ne vont pas se laisser déposséder facilement de leur pactole. En cela la question n’est pas que climatique. Elle est tout autant sociale et politique. Aux jeunes générations il incombe ainsi de joindre au combat pour la justice climatique le combat pour la justice sociale. C’est bien dans cette jonction impérative que vont résider les combats politiques à venir.

    #université #climat #Paris-Dauphine #BNP-Paribas #green_washing #privatisation #marchandisation #PSL-Paris-Dauphine #mécénat #banque #finances

    • Le vieux monde n’en finit pas de s’accrocher à ses vieilles lunes, celles qui ont fait un temps sa fortune mais le poussent désormais vers un abîme insondable. Le vieux monde ici désigné est celui qui croit mordicus que son avenir réside toujours dans les feux ardents d’une Croissance infinie quand la plupart des ressources disponibles sont finies. Il s’agit du monde des « pays avancés », celui des économistes orthodoxes qui ne jurent que par l’extension des marchés pour l’avènement prochain du Marché total quel qu’en soit le coût social et environnemental. C’est aussi celui de tous ceux qui suivent aveuglément cette dévorante folie. Malgré les nombreuses et pertinentes dénonciations de ce monde sans cesse maladroitement ripoliné les inégalités sociales criantes y persistent ou y prospèrent. De COP en COP le péril climatique grandit. Cependant, 2019 pourrait marquer un tournant : voilà que la jeunesse semble vouloir se dresser contre l’incurie générale. Une poussée inattendue mais probablement pas sporadique.

      La jeunesse, dit-on, est le temps de toutes les impatiences. Pourtant, devant la vitrine rutilante dressée par la société consommationiste et habilement promue par la propagande publicitaire il pouvait sembler que les impatiences juvéniles étaient opportunément contenues ou détournées vers des fins ludiques ou bassement mercantiles.
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      Le début de l’article.


  • Un projet de licence universitaire financée par BNP Paribas fait débat
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/22/un-projet-de-licence-universitaire-financee-par-bnp-paribas-fait-debat_54269

    La dizaine d’élus représentant les enseignants, les personnels et les étudiants du conseil d’administration – qui réunit 30 membres – du regroupement universitaire PSL (comptant dans ses rangs l’université Paris-Dauphine, l’Ecole normale supérieure Paris, l’Observatoire de Paris…) s’est mobilisée, quand elle a découvert qu’une licence sur les questions de développement durable était sur les rails avec la grande banque française pour seul mécène. Le projet a néanmoins été adopté à une large majorité (19 pour, trois contre, sur le total des 22 votants), lors du conseil d’administration de PSL, jeudi 21 février, délocalisé au rectorat de Paris, à la suite d’une tentative de blocage d’étudiants, mobilisés sur cette question.

    ça fait envie, hein ?
    https://www.youtube.com/watch?v=cGrzjSuMq8k


    #enseignement_supérieur #formation #privatisation

    • Argent public, profits privés : BNP Paribas et la « School of Positive Impact »
      http://pssp-lab.org/Argent-public-profits-prives-BNP-Paribas-et-la-School-of-Positive-Impact.h

      Les premiers articles parus dans la presse ont largement mis en avant le financement par le seul groupe BNP Paribas : « Un projet de licence universitaire financée par BNP Paribas fait débat », « BNP Paribas se paye un cursus universitaire pour se reverdir », etc. Or, cette manière de présenter les choses tend à occulter le fait que les dépenses de mécénat effectuées par les entreprises sont défiscalisées à hauteur de 60 %, dans les limites de 0,5 % de leur chiffre d’affaire (soit un plafond confortable de 212 millions d’euros pour BNP Paribas, selon les résultats du groupe en 2018). Autrement dit, le coût réel de cette « School of Positive Impact » pour la banque serait de seulement 3,2 millions d’euros, le reste (4,8 millions d’euros) étant à la charge de l’État, sous la forme de perte de recettes budgétaires. BNP Paribas engage ainsi, de manière irrévocable, de l’argent public, sans que le ministère du Budget (sans même mentionner le Parlement !) puisse se prononcer sur le bon emploi de cet argent.

      Reste également à savoir pour qui l’impact sera positif. Cet argent, qui est dans sa composition davantage public que privé, bénéficierait à un regroupement d’universités et de grandes écoles déjà très bien dotées par rapport à d’autres établissements dans l’enseignement supérieur. De manière classique, mais contrairement aux idées reçues sur la #philanthropie et le #mécénat, les riches donnent d’abord... aux riches. C’est ce qu’illustre bien le cas des « #fondations_académiques », créées en 2007 par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités : les fondations qui ont réussi à collecter le plus grand volume de dons sont celles de grandes écoles telles que HEC (160 millions d’euros collectés entre 2008 et 2017) ou l’École polytechnique (80 millions), loin devant celles des universités, accueillant pourtant un bien plus grand nombre d’étudiants (35 millions pour la fondation la mieux dotée des universités françaises – celle de l’Université de Strasbourg –, seulement 1,5 million pour celle de l’Université Paris-Sud) (2)... Bien loin de réduire les inégalités de dotation déjà criantes au sein de l’enseignement supérieur, les dons effectués par les entreprises et les riches particuliers les renforcent.


  • Valorisation du #Fonds_cartographique du Laboratoire de Graphique de l’#EHESS

    Ce projet #PSL-EHESS s’inscrit dans le déploiement d’une Plateforme géomatique à l’EHESS qui vise à construire un référentiel de données géoréférencées pour le mettre à la disposition de la communauté scientifique dans une démarche d’ouverture des données et d’élaboration d’une #cartothèque patrimoniale numérique, en articulation avec le portail PSL-Explore.

    L’ EHESS a souhaité valoriser les travaux produits par le #Laboratoire_de_Graphique créé par #Jacques_Bertin qui a acquis et produit, entre 1954 et 2000, plusieurs milliers de cartes. Celles-ci publiées au format papier ne sont, la plupart du temps, pas accessibles sous format numérique. Elles concernent la plupart des aires culturelles et des périodes (de la préhistoire à la période contemporaine) étudiées à l’ EHESS. Les archives du laboratoire ont été déposées en deux versements aux Archives Nationales (2001 et 2015). Elles regroupent les archives de fabrication des cartes, les notes de travail ainsi que certains des documents finalisés. Outre les cartes produites par le Laboratoire de Graphique, le fonds contient également plus de 2500 cartes topographiques acquises auprès de différents organismes (IGN, Orstom, services de cartographies étrangers…) et datant de la fin du XIXe siècle aux années 1990.

    https://www.ehess.fr/fr/focus-sur-collection/valorisation-fonds-cartographique-laboratoire-graphique-lehess
    #archive #cartographie
    cc @reka @fil


  • #Pays-Bas : les sociaux-démocrates en perdition
    https://www.mediapart.fr/journal/international/160317/pays-bas-les-sociaux-democrates-en-perdition

    Mark Rutte, premier ministre sortant (VVD) © Reuters Le scrutin législatif aux Pays-Bas est marqué par l’effondrement historique des sociaux-démocrates. Le système partisan néerlandais, plus que jamais polarisé et fragmenté au lendemain de cette élection, est en fait déstabilisé depuis une vingtaine d’années.

    #International #Geert_Wilders #social-démocratie


  • A Paris, le PS construit beaucoup de logements sociaux… pour les riches | StreetPress
    http://www.streetpress.com/sujet/1489586907-paris-construit-logements-sociaux-riches

    Si peu de #Parisiens savent qu’ils peuvent prétendre à un #logement_social lorsque qu’ils gagnent plus de 2.000 € par mois encore plus rares sont ceux à avoir compris que c’était particulièrement pour eux que l’on en construisait.

    En effet, les logements financés entre 2001 et 2015 l’ont été à 44,6 % en PLUS (6,66 €/m2 max), à 29,8 % en PLS (13,00 € / m2 max)et à 25,6 % en PLAI (5,94 € m2 max).

    Or, cette répartition n’a que peu à voir avec la réalité de la demande : si seulement 9,4 % des demandeurs inscrits fin 2015 sont éligibles aux critères du PLS il s’agit du mode de financement de près de 30 % des nouveaux logements sociaux. A contrario, moins de 26 % des logements sont financés en PLAI alors que plus de 70 % des demandeurs y sont éligibles.

    Pour résumer, ce diagramme présente le nombre de logements par catégorie de financement comparé au nombre de demandeurs pouvant y prétendre fin 2015 : ...

    #PSLVMH #logement


    • Désormais : un revenu sous condition, même pour les jeunes

      Benoît Hamon a d’abord ajouté dans une interview au Monde jeudi un nouveau volet à sa promesse, évoquant un complément de revenus versé sur la fiche de paie de « tout travailleur qui perçoit un salaire net jusqu’à 1,9 smic mensuel » (2 165 euros par mois). Il a ainsi évoqué un gain de 200 euros par mois pour un salarié au smic actuellement).

      Mais la révision de sa promesse ne s’arrête pas là. Dans « L’Emission politique » de France 2, le candidat a enterré l’idée de verser un revenu universel d’existence dès 2018 à « tous les jeunes de 18 à 25 ans » sans condition. En effet, le socialiste a affirmé que les jeunes bénéficiant des 600 euros mensuels seront plutôt les jeunes sans ressources, par exemple les étudiants.

    • Gabrielle Guallar : la femme de Benoît Hamon défendait la loi Macron
      http://www.linternaute.com/actualite/politique/1355813-gabrielle-guallar-la-femme-de-benoit-hamon-defendait-la-loi-mac

      Gabrielle Guallar, la compagne de Benoît Hamon, suscite la curiosité depuis que son compagnon a été élu candidat à la présidentielle par les sympathisants de gauche... Mais qui est-elle ?

      Benoît Hamon était l’invité de L’Émission politique ce jeudi 9 mars. L’occasion pour le candidat désigné par la primaire de la gauche de revenir sur son programme, ses idées. Des idées que sa compagne, Gabrielle Guallar, ne semble pas forcément toujours partager. Il est vent debout contre le travail dominical et de nuit, mais son épouse a défendu, devant les sénateurs, l’ouverture des magasins LVMH en soirée. Gabrielle Guallar, la femme de Benoît Hamon, travaille en tant que responsable des affaires publiques du groupe de luxe LVMH. Un job qui l’a parfois amenée à prendre des positions que son candidat de mari n’approuverait guère. Sur le travail de nuit, l’anecdote remonte au 10 mars 2015. Gabrielle Guallar était auditionnée par une commission spéciale du Sénat sur la loi Macron. Une loi pour « la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » dont elle dira le plus grand bien. Gabrielle Guallar intervenait en tant que chargée de mission pour le secrétaire général, Marc-Antoine Jamet, auprès de la rapporteure du texte au Sénat, Catherine Deroche. Et elle intervenait à dessein dans ce dossier : le magasin Sephora des Champs-Élysées, filiale de LVMH, avait été condamné en 2013 à fermer ses portes à 21 heures par cour d’appel de Paris alors qu’il disait réaliser 20% de son chiffre d’affaires après cette heure...

      À cette époque, Benoît Hamon ne manquait pas de sévérité à l’égard d’Emmanuel Macron et de son texte, qu’il combattait en tant que député à l’Assemblée. La loi sera finalement adoptée dans le cadre de l’article 49-3. Benoît Hamon déposera par ailleurs plusieurs amendements à la loi sur le dialogue social pour la reconnaissance de troubles psychiques comme maladies professionnelles. On imagine que les discussions au sein du couple ont dû parfois être pimentées pendant la primaire de la gauche. Et on comprend aussi un peu mieux pourquoi le couple rechigne à s’afficher dans la presse...


  • Yesterday I watched the #ISRO #PSLV-C37 onboard camera showing the Flock 3p 104 #satellite separation. I didn’t understand why releasing so close together a bunch of satellites that lack any propulsion: isn’t the whole point of a constellation to cover different orbits ? I got the answer today: they will use differential drag over the next few months - https://arxiv.org/pdf/1509.03270.pdf

    And the video: https://www.youtube.com/watch?v=cvJYSmplzXc&feature=youtu.be&t=55

    #espace #space