Seenthis
•
 
Identifiants personnels
  • [mot de passe oublié ?]

 
  • #p
  • #ps
RSS: #psy

#psy

  • #psysops
  • #psych
  • #psyckoze
  • #psycanalyse
  • #psyops
  • #psyonix
  • #psy-fi
  • #psy-ops
  • #psy-group
  • #psyrri
  • #psy_ops
  • #psy_a_deux_balles
  • #psy_pour_chiennes
  • #psygroup
  • #psygressive
  • #psylence
  • #psylocibine
  • #psylocybine
  • #psytoyen
  • #psytrance
  • #psyholigie
  • #psykedream
  • #psykocouac
0 | 25 | 50 | 75 | 100 | 125 | 150 | 175 | 200 | ... | 950
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 11/08/2026

    Individual differences in entrepreneurial tendencies: The impact of self-employment and the Dark Triad - ScienceDirect
    ▻https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0001691825012144

    — Permalink

    #openness #narcissism #psychopathy #darktriad #entrepreneurship #personality

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @colporteur
    colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 11/08/2026
    10
    @gillesm
    @roinu
    @vazi
    @biggrizzly
    @02myseenthis01
    @parpaing
    @mfmb
    @touti
    @7h36
    @fonkisifou
    10

    #Crise_climatique : vous ne souffrez pas d’éco-anxiété, mais de lucidité

    ▻https://www.liberation.fr/societe/sante/crise-climatique-vous-ne-souffrez-pas-deco-anxiete-mais-de-lucidite-20260

    Chaque jour, je constate les conséquences de cette #canicule sur les humains. Les conséquences physiques, les conséquences psychiques. Et le gouvernement, enfermé dans le déni pervers de son inaction qui lui permet de s’absoudre de toute responsabilité, pond, non pas un numéro vert cette fois-ci, mais un laïus délirant sur sa page Instagram pour faire face aux angoisses face au changement climatique. « Comprendre cette souffrance, repérer les signaux d’alerte, agir. » On est au-delà de 1984, on est au-delà d’Orwell. Les mots n’ont plus aucun sens. « L’éco-anxiété est une réponse légitime au regard de la crise environnementale. Le problème apparaît lorsque cette inquiétude devient envahissante. » Traduit en français, cet élément de langage infect signifie : oui, vous avez raison de vous inquiéter parce que nous n’avons rien fait pour lutter contre le changement climatique, à part tirer au LBD sur des écoterroristes et gazer des pompiers que nous vous demandons aujourd’hui d’applaudir à vingt heures, MAIS cette inquiétude ne doit en aucun cas vous paralyser et affecter votre rendement au service du système qui vous envoie tous dans le mur en klaxonnant.

    Et le décompte qui suit est aussi lunaire que cet aveu de je-m’en-foutisme : 6,3 millions de Français seraient moyennement éco-anxieux, « avec de premiers symptômes à ne pas laisser s’aggraver » ; 2,1 millions seraient fortement éco-anxieux « avec des symptômes commençant à menacer leur santé mentale » ; 2,1 millions supplémentaires seraient « très fortement éco-anxieux, avec des symptômes intenses et chroniques, à risque fort pour leur santé mentale » ; enfin 420 000 « ont leur santé mentale en réel danger ». Je ne sais pas si on mesure le niveau scientifique et médical risible de cette énonciation probablement pondue par ChatGPT.

    ▻https://justpaste.it/f3al4

    #contestation #écologie #psychiatrisation (douce)

    colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @roinu
      RoiNu @roinu 11/08/2026

      Curieusement, au chapitre « adaptez-vous » j’ai pas entendu le gouvernement dire « bossez deux fois moins vite »

      RoiNu @roinu
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 11/08/2026

      Faut pas décourager le travail ! Et pas non plus. certains loisirs

      Les golfs face au défi de la #sécheresse extrême - Golf Planète
      ▻https://www.golfplanete.com/le-fil-golf-planete/les-golfs-face-au-defi-de-la-secheresse

      Dans plusieurs départements, les golfs doivent de ce fait réduire l’arrosage, privilégiant d’abord les greens, tout en l’effectuant le plus souvent la nuit pour limiter l’évaporation. Les golfs sans accès à des retenues d’#eau ou à des systèmes de recyclage sont de facto les plus touchés. Les régions les plus exposées demeurent la Nouvelle-Aquitaine mais aussi la Provence, l’Occitanie et les Pays de la Loire.

      Différents niveaux d’alerte en Vendée

      En Vendée par exemple, les arrêtés préfectoraux distinguent plusieurs niveaux. Alerte : l’arrosage des golfs est interdit entre 8h00 et 20h00, avec une réduction de 15 à 30 % du volume hebdomadaire. Alerte renforcée : seuls les greens et les départs peuvent être arrosés, entre 20h00 et 8h00, avec une réduction d’au moins 60 % des volumes. Crise : seuls les greens peuvent encore être arrosés, la nuit, dans la limite de 350 m³ par semaine et par tranche de 9 trous, sauf pénurie d’eau potable.

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 13/08/2026

      Le Doubs

      https://cdn-s-www.estrepublicain.fr/images/8D88702D-96AB-4B3E-822E-8295704FDDFD/NW_raw/bassins-du-doubs-a-sec-1539793253.jpg

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @touti
      vide @touti 13/08/2026

      A Tours, une amie me dit qu’il n’y a plus d’eau dans la Loire ...

      https://static.mediapart.fr/etmagine/article_google_discover/files/2026/07/29/260729-secheresse-loire.jpg

      ▻https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/010826/secheresse-pollution-la-loire-le-fleuve-qui-ne-voulait-pas-mourir

      vide @touti
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 13/08/2026

      Il y a un mois, le 16 juillet, ça ergotait

      Non, la Loire n’est pas à sec, malgré ces images inquiétantes
      ▻https://www.20minutes.fr/planete/environnement/4234584-20260716-non-loire-sec-malgre-images-inquietantes

      Fake OFF•Des images de la Loire asséchée font le tour des réseaux et des médias pour illustrer le dernier épisode de chaleur. Les internautes ont relevé qu’il ne s’agissait pas du bras principal du fleuve, mais la situation reste inquiétante

      Mais, déjà en 2022

      https://cdn8.futura-sciences.com/a1080/images/secheresse%20loire%20france.jpg

      La sécheresse historique de la Loire en France, au cours de l’été 2022. © Image Source, Adobe Stock

      et même en octobre 2023

      https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyNDAxODBmNjhmNjA2N2M2MjNmM2QxYzZkNDkwYjMzYmY0MmE?width=1260&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=4852704a6c750934758746af820b1abfbe4f1d4b6da25a1e76a0fd8641f13b9a#.jpeg

      En ce 10 octobre 2023, le niveau d’eau du fleuve la Loire est bas à cause de la sécheresse comme ici dans le bras de Loire de Varades. (Photo d’illustration) | FRANCK DUBRAY / ARCHIVES OUEST FRANCE

      ▻https://www.ouest-france.fr/environnement/rechauffement-climatique/rechauffement-climatique-9-francais-sur-10-jugent-quil-faudra-changer-n

      La conscience reste attardée. Ce qui n’empêche pas une lucidité anxiogène.

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @touti
      vide @touti 13/08/2026

      Centrales nucléaires à l’arrêt : « Le scénario combinant canicule durable, eau trop chaude et baisse des débits met à mal le parc français »
      #quelle_surprise

      ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/13/centrales-nucleaires-a-l-arret-le-scenario-combinant-canicule-durable-eau-tr

      et la course ne va pas s’arrêter là, ce serait donner raison aux antinucléaires et on est fier chez edf-macron de pédaler dans le mur ...

      9 milliards d’euros à investir d’ici à 2035 : comment EDF adapte son parc nucléaire aux fortes chaleurs

      vide @touti
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 13/08/2026

      Canicule : les récoltes des vignes vont déjà commencer en Gironde
      ▻https://www.bfmtv.com/societe/video-canicule-les-recoltes-des-vignes-vont-deja-commencer-en-gironde_VN-2026

      Vendanges en canicule ? Il est temps de réenchanter le travail de nuit.

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 13/08/2026

      Roumanie : Dynamitage du Danube pour sauver la centrale
      ▻https://informedclearly.com/fr/energie/59600/roumanie-dynamitage-danube-centrale-cernavoda-2025

      C’est la seule du pays. Ce coup de génie a juste retardé la mise hors service de la centrale.

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    Écrire un commentaire
  • @lejournalcorrosif
    LeJournalCorrosif @lejournalcorrosif 11/08/2026

    Psychothérapie institutionnelle : entre mensonge et réalité
    ▻https://www.lejournalcorrosif.fr/sante-mentale/psychiatrie-mensonge-realite

    Découvrez le témoignage d’Aurélie B. sur la psychiatrie : entre mensonge et réalité, souffrance et résilience, avec une touche corrosive et d’espoir. Je dis par mon exemple et au nom de mon exemplarité qu’il est très dangereux pour un patient pour qui exerce un psychiatre de vouloir entrer dans sa tête. <p>The post Psychothérapie institutionnelle : entre mensonge et réalité first appeared on Le Journal Corrosif.</p>

    #Psychiatrie
    #Temoignage
    #Mensonge
    #Réalité

    LeJournalCorrosif @lejournalcorrosif
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 9/08/2026

    #incentives are for losers - by Adam Mastroianni
    ▻https://www.experimental-history.com/p/incentives-are-for-losers

    — Permalink

    #psychology #behavior #courage #cognition #purpose #action #moral #ethics #effort #bestof

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 9/08/2026

    #rumination in Daily Life Is Linked to Poorer Psychological #health in the United States Than in #japan - Danfei Hu, Yuri Miyamoto, Yulia Chentsova-Dutton, Lisya Kaspi, Renee J. Thompson, Tomotaka Okuyama, Maya Tamir, 2026
    ▻https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/19485506251407414

    — Permalink

    #wellbeing #psychology #culture #emotions #valence #depression #mentalhealth #US

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @lejournalcorrosif
    LeJournalCorrosif @lejournalcorrosif 28/07/2026

    Mon intérêt spécifique

    Publié par Lana sur son blog -Et en réalité, autiste-

    Une des plus grandes souffrances dans ma vie actuelle, c’est d’avoir perdu l’accès à mon intérêt spécifique. Et pourtant, je fais face à beaucoup de deuils et d’épreuves : la perte de mon travail, des violences médicales, de l’incompréhension de proches, le validisme un peu partout où on accepte que je sois autiste uniquement si je me conduis comme une alliste ou fait tout pour tendre vers ce but ultime d’avoir un cerveau qui ne s’éloigne pas de la norme, des démarches épuisantes, sans parler des douleurs permanentes, de la fatigue extrême, des crises autistiques, du découragement, des limites avec lesquelles négocier en permanence, des idées suicidaires et du manque de sommeil.

    ▻https://blogschizo.wordpress.com/2026/07/26/mon-interet-specifique

    #Autisme, #Psychiatrie

    https://blogschizo.wordpress.com/wp-content/uploads/2025/09/img_0528.jpg

    LeJournalCorrosif @lejournalcorrosif
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 20/07/2026

    Je suis devenu Libre le jour où j’ai arrêté de me Définir [ REDIFF ÉTÉ ] - Le Fil Mental - Fabien Olicard | Acast
    ▻https://shows.acast.com/le-fil-mental/episodes/je-suis-devenu-libre-le-jour-ou-jai-arrete-de-me-definir-red

    — Permalink

    #psychologie #identité #être #faire #assignation #liberté #sécurité

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 20/07/2026
    1
    @02myseenthis01
    1

    OSF | AI #advice suppresses people’s willingness to say “I don’t know”, even when the advice is wrong and #accuracy is incentivized
    ►https://osf.io/preprints/psyarxiv/5y6m4_v1

    — Permalink

    #artificialintelligence #knowledge #confidence #bias #cognition #psychology

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 20/07/2026
    1
    @02myseenthis01
    1

    Is #intelligence related to #happiness ?
    ▻https://www.psypost.org/is-intelligence-related-to-happiness

    — Permalink

    #emotions #emotionregulation #wellbeing #satisfaction #mentalhealth #individualism #culture #relationships #work #complexity #litteracy #comparison #numeracy #language #cognition #psychology

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @lejournalcorrosif
    LeJournalCorrosif @lejournalcorrosif 15/07/2026

    Le témoignage d’une femme maniaco-dépressive à la rue

    Le témoignage glaçant d’une femme (Camille (pour de faux)) maniaco-dépressive, à la rue, sans-abri et SDF en France.

    ▻https://lejournalcorrosif.fr/precarite/le-temoignage-dune-femme-maniaco-depressive-a-la-rue

    #FemmeSDF #Femmes #Précarité #Psychiatrie #Sansabrisme

    LeJournalCorrosif @lejournalcorrosif
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 10/07/2026
    1
    @02myseenthis01
    1

    Frontiers | Editorial: The dynamics of #workplace #violence: #emotions, abusive relationships, and response in #organizations
    ▻https://www.frontiersin.org/journals/psychology/articles/10.3389/fpsyg.2026.1913769/full

    — Permalink

    #work #management #abuse #psychodynamics #mentalhealth #health #wellbeing

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 9/07/2026
    1
    @02myseenthis01
    1

    “Beyond #leadership”: unraveling the impact of ethical leadership on the most influential factors, an analysis of the mediating role of ethical climate and employee moral identity
    ▻https://www.frontiersin.org/journals/psychology/articles/10.3389/fpsyg.2026.1870811/full

    — Permalink

    #ethics #ethicalleadership #management #organization #psychology #behavior #integrity #transparency #wellbeing #commitment

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 7/07/2026

    Frontiers | Editorial: #stress-induced #psychopathology: from mechanisms to interventions
    ▻https://www.frontiersin.org/journals/psychology/articles/10.3389/fpsyg.2026.1889052/full

    — Permalink

    #depression #anxiety #schizophrenia #PTSD #psychology #mentalhealth

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 4/07/2026
    1
    @02myseenthis01
    1

    Evolutionary Mismatch, #stress, and #competition: Making Sense of Psychosocial Problems in the Polycrisis Era
    ▻https://www.mdpi.com/2076-328X/16/5/650

    — Permalink

    #cognition #psychology #evolution #population #polarization #fragmentation #communities #inequality #insecurity #status #hostility #withdrawal #culture #mentalhealth #wellbeing #acceleration #complexity #civilization #anthropology #bestof

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 2/07/2026

    Frontiers | When Inclusive #leadership Promotes #innovation: The Role of Team Psychological Safety and Leader Power Distance Orientation
    ▻https://www.frontiersin.org/journals/psychology/articles/10.3389/fpsyg.2026.1868768/full

    — Permalink

    #inclusion #inclusiveleadership #psychologicalsafety #management

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @veronique_petit
    CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé @veronique_petit 2/07/2026
    2
    @veronique_petit
    @mfmb
    2

    « Infiniment merci, j’avais besoin d’être écouté » : à Paris, une unité dédiée à la prise en charge psychiatrique des migrants - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/72175/infiniment-merci-javais-besoin-detre-ecoute--a-paris-une-unite-dediee-

    https://scd.infomigrants.net/media/resize/my_image_small/b81e6594581d27d22202e4d2e941d68bec4a663f.png

    « Infiniment merci, j’avais besoin d’être écouté » : à Paris, une unité dédiée à la prise en charge psychiatrique des migrants
    Par Romain Philips Publié le : 01/07/2026
    Située en plein coeur de Paris, Capsys est une unité hospitalière dédiée à la prise en charge psychiatrique des exilés. Ici, une équipe accompagne les patients à surmonter les traumatismes de l’exil et les difficultés de la précarité en France.
    Reportage : Une béquille sous chaque bras, Jérôme*, 34 ans et originaire du Congo-Brazzaville, entre lentement dans la salle de consultation. Par petits pas, il avance délicatement ses pieds au sol, son sac à dos pend sur son épaule gauche. Il le dépose sur la chaise puis fixe son interlocutrice. « Merci de me recevoir aujourd’hui, j’ai besoin d’aide ». Depuis son arrivée en France en décembre 2025, il peine à joindre les deux bouts. « Je suis traumatisé et j’ai de fortes pertes de mémoire », admet-il dans un français parfait. « J’oublie les casseroles sur le feu, j’ai même failli me faire renverser plusieurs fois par des voitures ». Et subitement, le Congolais s’effondre en larmes : « J’ai l’impression que mon cerveau me lâche ».
    « Prenez votre temps », lui répond Francesca Carrani en lui tendant un mouchoir pour épancher ses larmes. Depuis janvier, elle officie en tant que psychiatre à l’unité Capsys, spécialisée dans le traitement psychologique des exilés. C’est la première fois qu’elle reçoit Jérôme en consultation. La professionnelle cherche à découvrir l’origine du traumatisme.Rapidement, son patient évoque des cauchemars, des cris en pleine nuit. « Je revois tout ce qu’il s’est passé », dit-il. Jérôme marque une pause. Cherche ses mots. Puis montre sur ses jambes les cicatrices, traces des coups reçus. Et les larmes reprennent. « On m’a battu, ligoté et traîné au sol puis laissé là, comme pour mort, sur un trottoir ». Victime d’un passage à tabac pour son engagement politique dans l’opposition de son pays, c’est la raison pour laquelle il a pris la fuite vers la France.
    « Vous avez vécu beaucoup de choses, c’est normal que votre cerveau ait du mal à rester concentré », explique la psychiatre. « La perte de mémoire est un symptôme de cet état de stress post-traumatique », ajoute-t-elle. Aujourd’hui, Jérôme cherche encore une raison de croire en l’avenir et admet avoir plusieurs fois eu « des idées noires ». Il marque une nouvelle pause, se masse la nuque, dont il se plaint de fortes douleurs.La première fois qu’il a envisagé le suicide, c’est lorsqu’il a perdu sa fille, alors âgée d’à peine quelques années, d’une maladie. « Les médicaments étaient sur la table, j’allais le faire. Mais j’ai pensé à mes autres enfants, c’est ce qui m’a fait renoncer », soulève le père de famille. Et il s’interroge : « Qu’ai-je fait pour mériter ça ? Je ne sais même plus combien de fois j’en ai pleuré dans ma vie ».
    Comme lui, ils sont des centaines chaque année à franchir la porte de Capsys, l’unité du pôle Psychiatrie Précarité du groupe hospitalier universitaire (GHU) de Paris. Financé par l’agence régionale de santé d’Ile-de-France, ce service, lancé en 2021, est spécialisé dans la prise en charge psychiatrique des exilés.Ici, deux psychiatres, une psychologue, un infirmier et des interprètes reçoivent tous les jours des exilés - qu’ils soient sans-papiers ou en règle - venus d’Ile-de-France. Ils tentent de venir en aide à cette population pour qui l’angoisse et la tristesse viennent souvent s’ajouter à un parcours migratoire traumatisant. « C’est un peu la clinique du désespoir », résume lapidairement Andrea Tortelli, psychiatre et cheffe de l’unité. « Ce qu’on fait ici, c’est les aider à tenir ».
    Mais la précarité des patients, qu’elle soit financière, sociale ou administrative, rend la tâche difficile. L’équipe médicale tente de prendre en charge un concentré colossal de désespoir et le moral « en dent de scie » des patients. « On commence à les suivre, ils vont mieux. Mais rapidement, il y a toujours quelque chose qui tombe comme un refus de titre de séjour ou d’asile, une perte de logement, une famille qui se retrouve à la rue. Et là, c’est la rechute. On recommence à zéro », détaille la psychiatre.
    Pour Marie*, la rechute a eu lieu quand elle a reçu une photo de sa fille, l’œil rouge ensanglantée après s’être fait frapper à l’école. Cette Guinéenne de 35 ans suivie depuis plus d’un an n’a pas vu ses enfants depuis près de cinq ans. Mariée de force à son cousin qui la maltraitait, elle a pris la fuite vers la France en laissant ses filles chez sa sœur, au Nigeria.Mais faute de papiers, elle n’a jamais pu leur rendre visite ou les faire venir en France. En mai dernier, après une demande d’asile rejetée, elle a obtenu un récépissé de demande de titre de séjour pour raisons médicales, ayant été opérée du cœur. Elle dispose également d’une carte d’invalidité. Des documents qui lui permettent enfin d’être en situation régulière en France, mais pas de voyager.D’un ton faible, elle raconte être envahie par ses pensées. « Je ne dors plus. Seulement une ou deux heures, puis je me réveille. La journée, je ne fais rien. Je suis épuisée », raconte Marie, d’une voix chevrotante. Sous sa casquette, ses yeux noircis par les cernes témoignent de son quotidien. Le regard perdu vers le sol, elle répète, comme pour se convaincre elle-même : « Ca va. Ca va. Ca va ».
    En fin de consultation, les médecins peuvent prescrire un traitement : antidépresseurs, anxiolytiques ou somnifères. Ce sera le cas pour Marie, afin de l’aider avec son stress et ses insomnies. Le Capsys dispose d’une petite pharmacie pour les migrants qui ne peuvent pas se faire rembourser. « Avec ces traitements, on fait aussi beaucoup de prévention car sans prise en charge, de nombreuses pathologies déjà existantes risqueraient de s’aggraver », explique Andrea Tortelli.
    Après quelques semaines de traitements, les patients se portent mieux. « On voit énormément de personnes arrivées dans un piètre état, puis aller beaucoup mieux au fur et à mesure des séances », raconte Mosadiq Safi, l’un des interprètes de l’unité. Arrivé en France en 2017, depuis un pays qu’il ne veut pas divulguer craignant pour sa famille, il a obtenu l’asile. « Mais avant cela, j’ai vécu à la rue, j’ai connu l’angoisse et l’attente d’un recours devant la CNDA [Cour nationale du droit d’asile, ndlr]. Et à l’époque, un endroit comme Capsys n’existait pas », dit-il.
    Preuve de l’intérêt d’un tel dispositif : la patientèle ne cesse de grandir. « Chaque année, on accompagne de plus en plus de monde. L’année dernière, c’était 1 000 patients. Si on continue à ce rythme, on en aura près de 1 500 cette année », se réjouit Andrea Tortelli. Le budget alloué à l’unité a même récemment été presque doublé.
    « On a quasiment deux nouveaux patients par jour », ajoute la psychiatre. « La demande est là mais on est obligé de faire du tri car on est débordé ». Elle rappelle que « le seul critère, c’est l’argument clinique ». « Jamais le statut administratif ne sera un critère », insiste-t-elle devant un emploi du temps plein à craquer sur plusieurs mois.
    Car aujourd’hui, malgré l’enveloppe budgétaire, l’unité de soin tourne avec la moitié de ses effectifs. « Il nous manque un médecin, deux infirmiers et tous les postes d’assistants sociaux sont vacants », résume la cheffe. En cause ? La difficulté du métier. « Il y a une fatigue importante qu’il faut encaisser. On accueille la détresse des gens et on doit être à la hauteur », détaille Andrea Tortelli. La salle d’attente, elle, est pleine. Merveille*, une Congolaise, en sort pour son rendez-vous. Ce sont de bonnes nouvelles qu’elle vient apporter. Elle a retrouvé son mari dont elle avait été séparée en Grèce, et sa procédure Dublin prend fin. Elle espère donc demander l’asile en France. Ici, elle a vécu à la rue, dans des hôtels ou dans des gymnases après des opérations de « mises à l’abri ». « J’ai aussi subi des actes de tortures sur la route de l’Europe », glisse-t-elle succinctement. « Venir ici m’a vraiment aidé à surmonter (sic) », explique-t-elle à InfoMigrants.De l’autre côté du couloir, après près d’une heure d’entretien, Jérôme rattrape ses béquilles et se prépare à s’en aller. « Rien que d’avoir été écouté m’a aidé. Ma douleur à la nuque s’est dissipée. Infiniment merci, j’avais besoin d’être écouté. Vous êtes un remède », glisse-t-il à Francesca Carrani en partant. Son prochain rendez-vous sera dans le courant de l’été

    #Covid-19#migrant#migration#france#santementale#psychiatrie

    CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé @veronique_petit
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 2/07/2026

    Frontiers | When Inclusive #leadership Promotes #innovation: The Role of Team Psychological Safety and Leader Power Distance Orientation
    ▻https://www.frontiersin.org/journals/psychology/articles/10.3389/fpsyg.2026.1868768/abstract

    — Permalink

    #inclusion #inclusiveleadership #psychologicalsafety #management

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 30/06/2026

    Toward a holistic understanding of #wellbeing: a psychometric evaluation of the #7DHW model in a Portuguese sample
    ▻https://www.frontiersin.org/journals/psychology/articles/10.3389/fpsyg.2026.1855916/full

    — Permalink

    #psychometry #health #mentalhealth

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @veronique_petit
    CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé @veronique_petit 18/06/2026
    1
    @veronique_petit
    1

    « Ceux qui restent » : À Mbour, le deuil « en silence » des enfan... | Seneweb -
    ►https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ceux-qui-restent-a-mbour-le-deuil-en-silence-des-enfants-de-migrants-dispar

    https://image.seneweb.com/content/news/2026-25-18//thumb_1260x800_6a33caf42d833_qXKPB7c4vV.jpg

    « Ceux qui restent » : À Mbour, le deuil « en silence » des enfants de migrants disparus en mer
    Auteur : AFP
    « Depuis lors, je suis devenu silencieux », murmure Fallou, 12 ans, dans une évocation déchirante de la mort de sa mère sénégalaise après le naufrage de la pirogue qui l’emmenait vers l’Europe. La jeune Sokhna est, elle, tourmentée par des rêves où réapparaît son père migrant disparu en mer, au point qu’elle évite de passer devant l’océan et ses fantômes traumatiques.
    On les appelle « ceux qui restent » : ces orphelins doivent composer face à l’attente insoutenable et le deuil impossible des « absents-présents », leurs parents morts en mer ou dont on n’a plus jamais eu de nouvelles après la disparition de leur embarcation.Le nombre de ces morts et disparus - et de leurs enfants - se chiffre au moins « à des milliers » au Sénégal ces dernières années, indique à l’AFP Saliou Diouf, fondateur de l’association « Boza Fii » qui lutte contre l’oubli des personnes migrantes disparues.
    Dans la ville portuaire de Mbour (ouest), les vies abîmées et la parole sensible de ces enfants s’écoutent derrière les murs des maisons. Le tabou entoure encore le choix de partir de leurs parents. La peur des familles de se confier aussi, dans un contexte où les autorités ont essentiellement une approche répressive pour empêcher les départs de pirogues, arrêter les passeurs, et secourir régulièrement des embarcations à la dérive."J’ai beaucoup pleuré... et puis après je me suis dit que c’est la volonté divine", souffle à l’AFP dans une diction hachée Fallou, silhouette agitée de spasmes, en évoquant la mort de sa mère.A Tefees, quartier de pêcheurs, aux ruelles de sable et maisonnettes précaires, Fallou et son frère de neuf ans sont heureux de se retrouver, appuyés l’un contre l’autre dans la chambre et seule pièce de vie de leur grand-mère, Ndeye Ndiaye.
    Leur vie a basculé quand leur mère, Awa, âgée d’une trentaine d’années, est décédée au Maroc en 2024, après le naufrage d’une pirogue.Depuis ce drame, « je suis devenu silencieux », lâche Fallou. Le garçon « n’en parle pas avec sa grand-mère ni avec ses amis », seulement avec son père lors de ses visites. « Il me raconte que ma mère était une bonne personne... ». Comme souvent dans les familles où la mère migrante a disparu, la famille s’est disloquée : le père est retourné vivre dans sa famille, les enfants sont restés avec leur grand-mère. Mais acculée par le dénuement, elle a dû séparer les frères, confiant le plus jeune à son parrain.Awa n’avait pas informé sa mère de son projet, mais elle déplorait souvent de la voir « se fatiguer » et voulait lui « venir plus en aide »
    "Elle m’a simplement dit qu’elle devait aller à Dakar", la capitale, relate Ndeye. Mais un soir, Awa l’appelle : « Maman, j’ai pris une pirogue pour rejoindre l’Europe et je voudrais que tu pries pour moi ».
    Deux semaines d’angoisse plus tard, un appel leur annonce son décès dans un hôpital au Maroc."On ne m’a pas rapporté son corps et j’en suis toujours là...", murmure Ndeye, qui ne peut retenir ses larmes. « Voir des enfants, des innocents comme eux, devoir vivre sans mère, ça vous affecte au plus profond de vous ».
    En 2024, au moins 10.457 migrants sont morts ou disparus « à la frontière occidentale euro-africaine » en tentant de rejoindre l’Espagne via la périlleuse route Atlantique, selon Caminando Fronteras, le nombre le plus élevé enregistré depuis le début du recensement en 2007 opéré par cette association.Poussés par le désespoir face au manque d’opportunités dans leur pays (chômage, disparition des ressources halieutiques, etc...) et du fait que l’Europe restreint les visas et contrôle drastiquement ses frontières, les candidats à l’exil sont forcés de recourir à des embarcations clandestines, souvent vétustes et surchargées.
    « Souvent les familles n’obtiennent pas assez d’informations pour faire leur deuil », souligne Saliou Diouf. « L’acceptation de la disparition se fait très difficilement ». Les enfants apprennent parfois la nouvelle brutalement dans la rue ou chez des voisins. Certains se débattent entre une attente insupportable, le refus d’accepter le décès, ou la colère. C’est le cas de Sokhna, 11 ans, visage d’ange assombri par un regard douloureux. Sa mère Fatou Ngom, son frère et sa soeur vivotent à Mbour dans une chambre et une cour louée à plusieurs familles. Le père, Assane, est porté disparu depuis que la pirogue qui le transportait a pris feu au large des côtes en 2022. On a simplement rapporté à Fatou qu’il « faisait partie des victimes ».
    Fatou explique que Sokhna a depuis des moments « d’absence », notamment en classe, et du retard dans sa scolarité. « Des fois la nuit, elle fait des rêves, elle crie +papa » plusieurs fois" dans la chambre où toute la famille vit.Même si leur relation semble complice, Sokhna explique sans détour que sa mère, encore accablée par le chagrin et qui a beaucoup de mal à parler de la disparition de son mari, ne la « comprend pas » quand elle veut lui parler de son père."Quand je rêve de lui et que j’ai peur parce que j’ai vraiment l’impression qu’il me parle, le lendemain je vais voir ma grand-mère", confie Sokhna. « Elle me raconte quand mon père courtisait ma mère, et des histoires sur lui... »."Je pense toujours à mon père quand je vois la mer", souffle-t-elle. C’est sa grand-mère, voyant son chagrin, qui a dit à Sokhna d’éviter de circuler par la plage et son alignement de pirogues.
    Contrairement à sa soeur qui garde son chagrin enfoui, Boubacar, 14 ans, a du mal à retenir son émotion en racontant ce jour de 2022 : « ma famille est venue trouver ma mère ; elle préparait du café. Ils ont dit +Assane est mort dans la pirogue+ ; elle était en état de choc, elle s’est mise à pleurer, et nous aussi »."Mon père voulait nous construire une maison. Avant d’y arriver, Dieu a pris son âme...".
    « Je pense souvent à lui, surtout quand ma mère n’a pas l’argent pour la dépense quotidienne parce que c’est lui qui nous aidait à vivre », sanglote-t-il. A 14 ans, l’adolescent travaille déjà régulièrement après l’école dans un atelier de menuiserie métallique pour aider sa mère.Ces orphelins doivent tenter de se reconstruire dans des familles brisées et qui tombent dans une précarité encore plus prégnante (réduction du nombre de repas, déscolarisation des enfants, endettement...). Nombre d’entre eux grandissent trop vite, éprouvés par les responsabilités.
    Près de Boubacar, sa soeur Coumba, cinq ans, pieds nus, vêtements élimés, s’amuse à dessiner sur un tableau accroché au mur de la cour. La fillette a grandi sans presque connaître son père."C’est elle qui me fait pleurer parce qu’elle me demande toujours des nouvelles de son père", confie Fatou. « Je lui réponds qu’il est en voyage »."Elle peut devenir folle si on lui explique maintenant...", renchérit Boubacar.La douce Amy Dramé n’a pas non plus dit la vérité à ses enfants de dix, six et trois ans. Son mari - qui avait vu tous ses collègues pêcheurs acculés par la pauvreté tenter la traversée - l’a appelée depuis un bateau le 10 août 2024."Il m’a demandé des nouvelles des enfants, et de prier pour lui ; c’est la dernière fois que j’ai eu des nouvelles", dit-elle, bouleversée.Un mois après, les autorités les ont informés que la pirogue avait échoué au Cap-Vert, sans survivants.
    Amy continue à dire à ses enfants que leur père est en campagne de pêche. « Ce sont des enfants... », lâche-t-elle. « Ils prennent tout le temps mon téléphone pour regarder des vidéos de leur père ; ils ne vont pas l’oublier... ».Tenter de briser ce silence, c’est l’objectif d’un programme pionnier au Sénégal de prise en charge psycho-sociale de ces enfants, débuté en 2024.Plus d’une cinquantaine d’orphelins sont accompagnés par l’ONG internationale Délégation diocésaine des Migrations du Sénégal (DDM Sénégal) et le Collectif des victimes de l’émigration irrégulière au Sénégal (Coves), qui ont entamé ce travail après avoir constaté la souffrance des femmes de disparus et leurs enfants, particulièrement due au « deuil ambigu » lié à l’incertitude sur le décès."On a constaté que beaucoup de leurs enfants souffraient aussi, d’une manière différente, plus en silence, avec beaucoup de colère", explique Jordi Balsells, directeur de la DDM.L’ONG fait trois tournées par an dans d’autres régions du Sénégal, et mène des accompagnements à domicile.Dans le centre de Mbour, dans un bâtiment baigné de lumière, alors que leurs mères travaillent dans un atelier de couture pour avoir une source de revenus supplémentaire, les enfants - tous orphelins de pères migrants - sont reçus en thérapie.Si en apparence plusieurs chahutent en patientant, cela masque souvent une attitude fragile.
    Babacar Ndiaye, 12 ans, submergé par l’émotion, ne parviendra pas à se confier sur la disparition de son père mareyeur en 2024 dans le chavirement d’une pirogue au large de Mbour."Sache que si tu veux parler, on est là", lui dit doucement Tesa Reimat Corbella, médecin spécialisée dans le deuil, qui s’occupe de l’accompagnement psycho-social.
    A l’inverse, son frère de neuf ans, Pape Balla, dégage une assurance étonnante. Il se confie tout en ne lâchant pas deux figurines de crocodile et de lama."Mon père ne voulait pas partir mais c’est celui qui a organisé le voyage qui l’a forcé !", lance-t-il, manière à lui de faire face à cet abandon qu’il ne comprend pas. « Ca me fait mal qu’il ait disparu ; je voulais qu’il reste avec nous... ».
    « J’ai des amis au quartier qui ont vécu la même chose mais on n’en discute pas », ajoute Pape, qui raconte aussi des souvenirs aux côtés du père. « Il m’achetait souvent des ballons et ça me manque... ».
    A l’instar de Babacar, Bambi Diop, 10 ans, ne pourra d’abord n’articuler que quelques mots : « je veux pas parler de mon père... ».
    Avec sollicitude, la psychothérapeute Katy Faye prend Bambi par les épaules et tente de calmer son accès de larmes."Quand je pars en classe je pense à lui", lâche Bambi finalement, expliquant que c’est souvent son père qui la déposait à l’école.La fillette reste en partie dans le déni, affirmant à l’AFP que son père vit dans une autre ville du Sénégal et qu’il va « bien ». Des mots qui surprendront sa mère, qui assure que sa fille « sait » que son père est décédé dans un naufrage en 2024.Pour Tesa Reimat Corbella, le principal défi, « c’est de casser le silence » entourant la disparition. « Il faut commencer à donner des mots à ce qui s’est passé, pouvoir parler avec les enfants du souvenir de qui était leur père, et travailler avec le parent qui est resté ».
    Elle se réjouit que l’ONG ait réussi à créer « un espace sûr, où ils peuvent partager avec les autres enfants ». « Le fait qu’ils acceptent ce qui est arrivé et qu’ils peuvent en parler sans peur, sans honte, c’est le plus important ».
    Mais il y a « encore beaucoup de travail », reconnaît-elle. « Quand les enfants sortent de cet espace, à l’école ou dans la rue il y a encore de la stigmatisation ».Acteur de la société civile et spécialiste depuis 20 ans des questions migratoires, Mamadou Diop Thioune regrette que le soutien économique et psycho-social à ces familles ne soient « pas pris en compte dans (nos) politiques publiques ».Il pointe le manque d’information des autorités, d’outils et de personnel formé, alors que les « conséquences sociales » pour le Sénégal de ces disparitions d’exilés « sont dramatiques ».Au centre DDM, une lumière douce de fin de journée apaise l’atmosphère. Les enfants alignés sur des matelas au sol sont fascinés par le film d’animation « Kirikou et la Sorcière », sous le regard de Tesa et ses collègues.
    La société sénégalaise doit être davantage « sensibilisée sur la situation des disparus et de leurs familles », martèle Tesa. « C’est important de redonner une dignité aux personnes disparues, des gens qui étaient partis chercher une vie meilleure », plaide-t-elle.
    « Il faut qu’on puisse parler de ce sujet sans cacher ces enfants et ces familles ».

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mortalite#sante#santementale#migrationirreguliere#psychosocial

    CEPED_MIGRINTER_ICMigrations_santé @veronique_petit
    Écrire un commentaire
  • @fsoulabaille
    François Isabel @fsoulabaille CC BY-NC-ND 17/06/2026
    7
    @mad_meg
    @simplicissimus
    @kassem
    @7h36
    @colporteur
    @ericw
    @sombre
    7

    Atteinte d’Alzheimer et muette depuis cinq ans, une octogénaire se remet subitement à parler après avoir pris des champignons hallucinogènes - Science et vie
    ▻https://www.science-et-vie.com/cerveau-et-intelligence/alzheimer/atteinte-dalzheimer-et-muette-depuis-cinq-ans-une-octogenaire-se-rem

    La démence à un stade évolué passe pour une descente sans retour, où parole et autonomie s’effacent. Un cas brésilien rouvre la question de la psilocybine dans l’Alzheimer avancé après une embellie spectaculaire mais passagère.

    Au dernier stade des maladies neurodégénératives, la médecine n’offre plus guère que des soins de confort, tant le déclin de la mémoire et des gestes quotidiens paraît irréversible. Et si certaines capacités n’étaient pas perdues, mais seulement devenues inaccessibles ? Une observation isolée relance la piste de la psilocybine dans l’Alzheimer avancé, après le réveil temporaire d’une patiente que la maladie avait réduite au silence.

    Cinq ans de silence, puis quatre heures de récits

    La patiente, une américaine d’origine japonaise octogénaire, vivait depuis 10 ans avec la maladie d’Alzheimer. Depuis 5 ans, elle ne prononçait plus que des monosyllabes, souffrait d’incontinence, peinait à avaler et à se déplacer, et n’exprimait presque plus d’émotions, le visage le plus souvent figé.

    Sous supervision, elle a reçu une dose unique de 5 grammes de champignons à psilocybine. La phase aiguë a mêlé sueurs abondantes, fièvre présumée et un long sommeil profond. Vers 3h30 du matin, soit environ 19 heures après la prise, elle s’est réveillée et a parlé d’elle-même pendant près de 4 heures, selon le cas rapporté dans la revue Frontiers in Neuroscience.

    L’intervention, purement exploratoire, n’obéissait à aucun protocole établi, faute de cadre de dosage validé pour ce stade de la maladie. La quantité administrée, élevée au regard des essais cliniques actuels, avait été choisie pour la profondeur et la durée des effets recherchés. Aucun effet indésirable grave, ni agitation prolongée ni instabilité cardiaque, n’a été relevé pendant le suivi.

    Ce que la psilocybine dans l’Alzheimer avancé a fait remonter

    Dans les jours suivants, les progrès se sont enchaînés. Elle a retrouvé la continence après 5 ans, remarchait seule, s’habillait à nouveau, reconnaissait ses proches et soutenait une conversation. Elle croisait les regards, échangeait des sourires et se souvenait de qui lui avait rendu visite. Un mois plus tard, toujours améliorée, elle a reçu une seconde dose de 3 grammes, au cours de laquelle elle a évoqué des images de surf avec son fils sur une île paisible.

    La psilocybine agit sur les récepteurs 5-HT2A de la sérotonine. Elle perturbe alors, de façon temporaire, le dialogue entre les grands réseaux du cerveau. Chez l’animal, cette molécule semble aussi favoriser la repousse de prolongements neuronaux et de nouvelles connexions. Les auteurs y voient une piste intéressante. Cette réorganisation pourrait rendre accessibles certaines fonctions restées en sommeil. En revanche, elle ne réparerait pas les lésions provoquées par la maladie.

    Un seul cas, et beaucoup de prudence

    Jusqu’ici, la psilocybine a surtout été testée contre la dépression ou dans des formes précoces de certaines maladies neurologiques. En revanche, les données restent presque inexistantes dans les démences très avancées. Ce cas isolé ne suffit donc pas à combler ce vide. Les médecins évitent aussi de parler de guérison, puisque la maladie elle-même n’a pas reculé.

    La prudence reste d’autant plus nécessaire qu’il ne s’agit que d’une seule patiente. Aucune imagerie cérébrale ni échelle cognitive standardisée n’a permis de mesurer précisément l’effet observé. De simples variations spontanées ne peuvent donc pas être exclues. Le diagnostic reposait aussi sur l’examen clinique, sans confirmation par biomarqueurs. Une part vasculaire pourrait ainsi avoir joué un rôle. Les auteurs appellent désormais à des études contrôlées, afin de vérifier si certaines capacités latentes peuvent réellement être réactivées.

    François Isabel @fsoulabaille CC BY-NC-ND
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 17/06/2026

      #psilocybine #psilocybine_thérapeutique

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 17/06/2026

      #thérapies #psychédéliques #lucidogènes

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    Écrire un commentaire
  • @splann
    splann @splann via RSS 15/06/2026
    3
    @sylvain_ernault
    @sombre
    @colporteur
    3

    [Reportage vidéo] « Je suis traitée pour #dépression et anxiété » : Cécile Weyer, maraîchère, poursuit #maël_de_calan après la perte de son #rsa
    ▻https://splann.org/reportage-video-cecile-maraichere-rsa-finistere

    La date du 15 juin est cochée depuis plus de deux mois dans l’agenda de Cécile Weyer. La maraîchère bio de Guengat, dans le Sud-Finistère, a rendez-vous ce lundi au tribunal judiciaire de Brest. Radiée du RSA, elle s’est portée partie civile contre Maël de Calan dans la procédure pour « harcèlement moral institutionnel » engagée par la #cgt. L’article [Reportage vidéo] « Je suis traitée pour dépression et anxiété » : Cécile Weyer, maraîchère, poursuit Maël de Calan après la perte de son RSA est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #agricultrice #agriculture #agriculture_biologique #bimbamjob #burn_out #cécile_rigard #charlie_renaud #confédération_paysanne #ferme #finistère #ludovic_morin #maraîchage #minima_sociaux #nathan_martin #pauvreté #paysanne #précarité #psychologie #souffrance #travail

    splann @splann via RSS
    Écrire un commentaire
  • @marcimat
    marcimat @marcimat 13/06/2026
    1
    @kassem
    1

    À force de chercher un sens à votre vie, vous avez oublié de la vivre ! avec Albert Moukheiber - YouTube
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=hgiqiVnYXjc

    On fait semblant de croire que tout est une question de volonté, comme si on maîtrisait tout. Mais c’est un mensonge ! La méritocratie, le “si tu veux tu peux”, la force de la volonté, la loi de l’attraction, l’univers qui va nous répondre… Tout cela c’est de la sur-responsabilisation de l’individu.”

    💫 Notre invité de la semaine : ALBERT MOUKHEIBER
    Neuroscientifique et thérapeute, Albert Moukheiber nous invite cette semaine à penser contre nous-même. Avec lui, on remet sur la table la question du sens de notre vie, de la quête de soi et de l’existence de Dieu. Et si tout cela reposait sur une illusion ? Et si la vie n’avait de sens que celui qu’on lui donnait ? Le neuroscientifique n’en fait pas pour autant un motif de désespoir mais plutôt un encouragement à nous mettre en action. Avec lui, on essaie de mettre sur pause notre introspection pour nous concentrer sur ce qui est : le moment présent, le réel et ce qu’on peut créer à partir de là.

    #psychologie #bonheur #émotions

    j’ai bien aimé cet entretien, qui laisse du temps à Albert Moukeiber pour aborder des sujets intéressants notamment sur les limites du développement personnel et la recherche du bonheur...

    marcimat @marcimat
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 13/06/2026

    Tous des traîtres | RTS
    ▻https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/tous-des-traitres-29196611.html

    — Permalink

    #trahison #relations #psychologie

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 11/06/2026
    1
    @02myseenthis01
    1

    Individual differences in #intelligence and #personality guide human social #learning - ScienceDirect
    ▻https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0191886926000024

    — Permalink

    #openness #behavior #cognition #culture #psychology

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 11/06/2026

    L’Art de la #manipulation | RTS
    ▻https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/l-art-de-la-manipulation-29214031.html

    — Permalink

    #négociation #influence #psychologie #conflit #croyance #empathie

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
0 | 25 | 50 | 75 | 100 | 125 | 150 | 175 | 200 | ... | 950

Thèmes liés

  • #psychology
  • #psychologie
  • #psychiatrie
  • #management
  • #cognition
  • #mentalhealth
  • #wellbeing
  • #bestof
  • #emotions
  • #leadership
  • #psychologicalsafety
  • #santémentale
  • #culture
  • #artificialintelligence
  • #learning
  • #engagement
  • #behavior
  • #dépression
  • #politique
  • #sociologie
  • #ia
  • #generativeai
  • #narcissism
  • #ethics
  • #bias
  • #violence
  • #travail
  • #mhpss
  • #global_health
  • #child_protection
  • #psychosocial_support
  • #ukraine
  • #psychopathy
  • #personality
  • #psychiatrie
  • #effort
  • #health
  • #depression
  • #emotionregulation
  • #satisfaction