• Hôpitaux psychiatriques : l’indignation d’Adeline Hazan sur les conditions de confinement des patients
    https://www.franceinter.fr/hopitaux-psychiatriques-l-indignation-d-adeline-hazan-sur-les-conditions

    Alertée sur des « violations graves des droits des personnes » dans un établissement public de santé mentale du Val-d’Oise, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté a organisé une visite « surprise » le 18 mai dernier. Elle a permis de constater des traitements indignes, décrits dans un rapport cinglant.

    En venant visiter l’établissement Roger Prévot de Moisselles (dans le Val-d’Oise) avec trois de ses collaborateurs, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté ne s’attendait sans doute pas à un si triste spectacle. Des patients privés de leurs effets personnels, habillés d’un pyjama en tissu déchirable, parfois sans sous-vêtements. Des chambres sans douche, sans télé ni radio, sans horloge, voire sans chaise (sauf pour les repas). Et surtout, des patients parfois « enfermés à clé 24 heures sur 24 », sans aucune décision liée à leur état psychiatrique et « dans des espaces dangereux car non aménagés à cet effet ».

    L’une d’elle a même fini aux urgences après avoir tenté vraisemblablement de s’enfuir par la fenêtre de sa chambre, au deuxième étage.

    Dans son rapport publié ce vendredi, Adeline Hazan dénonce "une confusion entre le régime de l’isolement psychiatrique [...] et le confinement sanitaire". Autrement dit, l’établissement a restreint de manière excessive les libertés de ses patients, sans aucune autre justification que le risque de contamination par le Covid-19 . Une situation en partie corrigée depuis, constate-t-elle, mais qui justifie d’émettre en urgence plusieurs recommandations à suivre et de montrer l’exemple à ne pas suivre à d’autres établissements du même type. Une procédure très rare.

    Officiellement, cette décision d’enfermer à clé les patients a été prise sur la base d’une circulaire détaillant des mesures de confinement lié à l’épidémie de coronavirus, mais la Contrôleure générale note que "le confinement strict en chambre fermée à clé n’est pas mentionné dans cette circulaire". "Les praticiens l’ont décidé en lui donnant un caractère systématique, prétendant que les patients de psychiatrie ne seraient pas à même de comprendre et de respecter les gestes barrière." Une « mauvaise compréhension prétendue », selon le rapport, qui n’est "pas démontrée, et en tout cas, loin d’être générale".

    "Ces privations de liberté injustifiées et illégales ont été mises en œuvre dans des conditions indignes", assène encore le texte.
    Adeline Hazan adresse donc plusieurs recommandations de principe : un patient en soins libres qui refuserait d’être hospitalisé en unité « Covid » doit pouvoir quitter l’hôpital ; l’enfermement dans une chambre ne peut reposer que "sur une décision d’isolement motivée par la mise en danger immédiate ou imminente du patient ou d’autrui" ; enfin "une telle contrainte ne peut être imposée ni à un patient en soins libres ni pour une durée excédant quelques heures" .

    Elle prohibe également "les mesures d’enfermement, de sédation ou de contention" justifiées uniquement par "les moyens dont dispose l’établissement", comme le manque de personnel ou d’infrastructures. _" Aucune mesure de privation de liberté ne peut être prise ni aggravée pour des raisons d’organisation, principe qui ne peut souffrir aucune exception."_

    Ces recommandations ont été adressées au ministre des Solidarités et de la Santé, qui n’y a pour l’instant pas répondu. La direction générale de l’offre de soins (qui dépend du ministère) a de son côté rappelé l’existence d’une fiche relative à la liberté d’aller et venir des patients dans les services de psychiatrie en période de déconfinement.

    (graisses d’origine)

    #psychiatrie #psychiatrisés #psychiatres #hôpital #enfermement #isolement #contention #privation_de_liberté

  • Olivier Hertel sur Touiteur : Thread : Dr Violaine Guérin (24 mai)
    https://twitter.com/olivierhertel/status/1264480432395083784

    Thread : Dr Violaine Guérin

    Après son intervention @BFMTV pour contester l’étude du Lancet sur l’hydroxycloroquine je me suis intéressé à cette medecin du Collectif Laissons les médecins prescrire. Et là, surprise...

    1/n

    Cette coordinatrice du collectif est aussi présidente de l’association Stop aux violences sexuelles qui tenait ses assises 2020 @UNESCO_fr.
    C’est dans le cadre de l’asso, qu’elle soutient une vision surprenante de l’impact des abus sexuels.

    2/n

    Certaines maladies ne seraient que expression de ces traumatismes. Ex : un viol en bas âge se traduirait chez une patiente par un cancer du sein. En prendre conscience, c’est éviter la rechute.

    C’est ce qu’elle explique dans un livre auto édité au nom de l’asso.👇

    3/n

    Objectif : donner un sens à la maladie car « à son avis » cela permet d’éviter la rechute.

    Donc une prévention du cancer par la catharsis.

    Et les ex. du même genre qui sont en fait des témoignages, foisonnent dans ce livre.

    4/n

    Cette vision de la maladie, d’inspiration Freudienne est surtout très proches des théories fumeuses des Dr Hamer et Sabbah, condamnés par la justice et qui eux aussi s’efforçaient de donner un sens à la maladie. J’ai écrit pas mal de papiers sur ce sujet @Sciences_Avenir

    5/n

    En pratique, il faut découvrir le stress, le conflit, le traumatisme, à l’origine de sa maladie pour en prendre conscience et ainsi guérir. Les abus sexuels dans le cadre familiale sont souvent évoqués pour expliquer cancer du sein par ex. Ils parlent d’un « conflit de nid ».

    6/n

    Outre le fait que cette lecture de la maladie n’a aucun fondement, elle expose les malades aux risques de faux souvenirs induits. Car pour comprendre le sens de leur maladie ils recherchent le traumatisme vécu souvent pendant la petite enfance et dans la famille.

    7/n

    Or c’est justement ce type de témoignages que l’on retrouve dans le livre du Dr Violaine Guerin.

    Quels impacts psy, familiale, social pour les malades qui pensent que leur cancer (ou autres) a pour origine un viol, commis éventuellement par un parent ?

    Fin.

    • C’est absolument dégueulasse d’expliquer à la place d’une personne les origines de ses problèmes de santé. Encore plus dans le cas d’une maladie comme le cancer qui rend la personne vulnérable.
      J’ai eu droit durant la traversée d’un cancer à ce genre d’interprétations fumeuses de la part de divers psys :
      La psy à la clinique avant l’opération :
      – mon embonpoint survenu à la suite d’un avortement chimique ? un désir de grossesse non avoué et pas du tout un détraquement hormonal à cause des hormones administrées
      La psy à la maison des adolescents
      – un cancer du sein ? bien sur, c’est le lieu de la maternité, donc un problème avec ma mère non résolu doublé du fait de ne pas assumer mon statut de mère. J’ai carrément été accusée d’être une mauvaise mère parce que j’utilisais le mot « confié à » et que cela signifiait « abandonner ».
      La psy à qui j’avais « confié » ma fille :
      – c’est un déni de ne pas vouloir prévenir certaines personnes de son entourage de ce qu’on traverse (même si elles sont toxiques) et donc elle s’est lavé les mains du secret médical.

      Et dès que tu vas essayer de justifier pour contrer parce que c’est n’importe quoi ça devient la preuve même de ton déni. La dernière psy que j’ai vu m’a reçu un peu beaucoup en morceaux, son avantage : être bienveillante et à l’écoute et m’aider à remonter doucement sans m’asséner ses vérités à elle.

    • #cancer #psychologisation #responsabilisation

      Une copine à qui les écolos de la vallée demandent quand elle a un cancer du sein : « Qu’est-ce que tu as fait pour avoir ce cancer ? » C’est un cancer qui a des causes environnementales...
      Une autre, sous anti-psychotiques, est devenue obèse. La psy : « C’est féminin, les rondeurs, vous avez quelque chose contre la féminité ? » Psychiatre, soit médecin, refuse de voir la différence entre une obésité pathologique et des « rondeurs ».

    • Ma môme quand elle était petite revient de l’école primaire et me dit « j’ai compris que les adultes sont définitivement des sadiques ». Et je me rappelle cette phrase parce que finalement c’est bien toute la société qui manque de bienveillance, de ce qui se nomme le #soin, celui qu’on devrait se donner les un·es aux autres, le soin de soi même, l’empathie, la #bienveillance et ses mots comme bénédiction (la bonne diction / les bons mots ceux qui soignent et non pas la récupération religieuse de notre vocabulaire) et la malédiction, ces mots infects qui sortent de la bouche de psys mal soignés qui te prennent pour une poubelle.
      Quand dans une société le mot gentil ou gentille passe pour une insulte, et que donner un sens à une maladie comme un prix à un kilo de pommes est une nécessité capitaliste, parce que la capacité de soigner est depuis bien avant Molière l’exercice d’un pouvoir occulte et ignare, et un moyen de culpabilisation efficace.
      Et à l’institut Curie quand la médecin refuse de répondre à mes questions et me met dehors en disant que la médecine n’est pas une science exacte, qu’avoue-t-elle sinon son ignorance et son incapacité à soigner.

      A propos du soin, de Cynthia Fleury, je conseille le très court et percutant « Le soin est un humanisme »