• Affinités électriques, le songe obsédant d’une physique de l’âme (II)
    http://www.larevuedesressources.org/affinites-electriques-le-songe-obsedant-d-une-physique-de-l-am

    Les mécanismes de l’électrochoc sont difficiles à évaluer. En réalité, ce qui importe, c’est que l’on puisse renouer avec la fascinante métaphore du « cerveau électrique » qui fait office, depuis plus d’un siècle, de voie d’accès privilégiée à la connaissance du cerveau. La prégnance de cette métaphore est renforcée par la « mystique » de l’électricité salvatrice, rédemptrice et purificatrice. Affinités électriques, le songe obsédant d’une physique de l’âme (I) Affinités électriques, le songe obsédant d’une physique (...)

    #Agora

    / #Psychanalyse, #Milieu_hospitalier, #Psychologie, #Psychisme, #Neurosciences, Anthropologie / Ethnologie, Électricité, #Électrochoc, #Ugo_Cerletti, Aktion (...)

    #Anthropologie_/_Ethnologie #Électricité #Aktion_T4

  • Affinités électriques, le songe obsédant d’une physique de l’âme (I)
    http://www.larevuedesressources.org/affinites-electriques-le-songe-obsedant-d-une-physique-de-l-am

    Lorsqu’il rédigeait son récit autobiographique, Freud ne soupçonnait pas que ce qu’il nomme un « édifice fantasmagorique » issu de la « suggestion médicale » se développerait et menacerait même, à peine plus d’un siècle plus tard, d’enterrer à la fois la #Psychanalyse et toute autre forme de psychothérapie en faveur de traitements électrisants s’appliquant aux entités physiques proprement dites, c’est-à-dire aux neurones en tant que tels. Car le début du XXIe siècle entérine le triomphe du réductionnisme (...)

    #Agora

    / Psychanalyse, #XXe_siècle, #XVIIIe_siècle, #XIXe_siècle, #Milieu_hospitalier, #Psychologie, #Psychisme, #Neurosciences, #Folie, Anthropologie / Ethnologie, #Galvani, #Volta, #Charcot, Mesmer (Franz-Anton), Électricité, Duchenne de (...)

    #Anthropologie_/_Ethnologie #Mesmer_Franz-Anton_ #Électricité #Duchenne_de_Boulogne

  • Les sublimes « cinépoèmes » du trop méconnu Artavazd Pelechian

    http://pelechian.free.fr/Pelechian/Pelechian___Differentes_conceptions_du_montage.html

    Artavazd Pelechian est un #cinéaste arménien, longtemps inconnu en Europe et aujourd’hui encore largement méconnu.
    Découvert en France dans les années 1980 en particulier par
    #Serge_Daney et #Jean-Luc_Godard, cet « inconnu mondialement célèbre » (expression de Pierre Murat) est considéré par de nombreux #cinéphiles dans le monde, comme un véritable mythe.

    Notre siècle ( 1982)
    http://www.youtube.com/watch?v=g7FrY3CRZ1U

    Ses films sont originaux, #surprenants, #troublants. Sans dialogue, sans #acteur, sans #histoire, des images toujours en #mouvement qui ne cessent de revenir, de manière envoûtante, accompagnées d’une #musique omniprésente. Des #images de l’homme et de la nature, des images universelles où il est question du secret de la #vie, tel est le cinéma de Pelechian.

    Pour réaliser ses #cinépoèmes Pelechian travaille les images et les #sons au #montage qui constitue l’étape essentielle de son travail.

    Comme les #cinéastes #soviétiques des années 1920, Artavazd Pelechian a théorisé sa pratique ; il a en particulier inventé le concept du montage à distance.

    Les Habitants (1970)
    http://www.youtube.com/watch?v=enoJAHDoQ5w


    A propos du montage comme moyen de redéfinir et d’imaginer un nouveau cinéma.
    #Eisenstein détruit le récit linéaire et s’intéresse à la façon de produire des idées abstraites par le #montage.
    Dans son célèbre article Montage 1938, repose les bases de ses #théories du montage, à savoir que deux plans montés, collés bout à bout font naître inévitablement une idée nouvelle. Il conçoit le montage comme une collision entre les plans (alors que dans le cinéma narratif traditionnel il s’agit d’accorder de façon harmonieuse les images) et, dit-il, « de la collision de deux facteurs surgit un concept ». Il veut un montage productif : « si le montage doit être comparé à quelque chose, les collisions successives d’un ensemble de plans peuvent être comparées à une série d’explosions dans un moteur d’automobile ou de tracteur. Comme ceux-ci impriment le mouvement à la machine, le dynamisme du montage donne l’impulsion au film et le conduit à sa finalité expressive » - S. Eisenstein, Film Form, Meridian Books, New-York, 1957, p.38.

    Par ce #montage_intellectuel, il veut agir sur le #psychisme du #spectateur et faire naître chez lui des idées.
    Avec l’arrivée du parlant, Eisenstein et les autres #cinéastes_soviétiques réfléchissent au rapport entre images et sons. Eisenstein a signé, en 1928, un manifeste, le « Manifeste du contrepoint orchestral ». Ce manifeste prônait la "non-coïncidence" des images et des sons, regrettant l’utilisation redondante que la plupart des films parlants font du son et de la parole (souvent le son correspond exactement à ce que montre déjà l’image, il a alors seulement une fonction illustrative - ou théâtrale pour la parole). Tous les cinéastes, signataires ou pas du Manifeste, s’entendent cependant sur la nécessité de #désynchroniser, d’induire un #interstice entre images et son. Ainsi, le montage du son contribue, à l’égal de l’image et grâce à leur « désynchronisation », à la création de sens, renforçant ou contredisant le discours de l’image.

    #Artavazd_Pelechian #Cinéma #Expérimental #Arménie #URSS #Vidéo

  • le surréalisme n’aime pas perdre la raison ; il aime ce que la raison nous fait perdre

    Ferdinand Alquié

    André Breton par Marguerite Bonnet
    http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/breton2.html

    Cet #homme de la #quête n’a jamais eu le goût des #voyages lointains. A l’errance de Breton, suffisent la #ville et les #rues ; homme du voyage #intérieur, il demeure avant tout un sédentaire et un #terrien : « la grande #aventure #mentale » est tout ce qu’il importe de courir.

    [Ses] premiers #textes, tout appliqués qu’ils soient au bien-dire, nous emmènent au-delà des influences, vers les constantes d’une nature qui cherche, d’emblée, dans la culture, ce qui s’accorde à ses directions instinctives.

    http://www.youtube.com/watch?v=1rwHcEo4JY4

    A l’écoute des #œuvres de son #temps pour reconnaître vers quoi tend sa propre sensibilité, il la découvre plus accordée, dans ses oscillations, à l’inéprouvé, à l’#inattendu, au #mouvant, qu’à la #permanence du connu, si parfaite qu’en soit la réalisation. Ce qui bouge, même s’il est difficile de saisir le sens du #mouvement, supplante pour lui ce qui demeure.

    Il s’oppose en #art à toute anecdote – « Ecrire n’est pas forcément raconter » – comme à la représentation de la vie réelle, même interprétée, la jugeant « à peine moins servile que l’imitation fidèle » ; il veut atteindre à une #réalité autre qui, #tangentielle à celle du #monde #objectif, appartient en propre à l’œuvre et impose de ne la juger que selon ses propres lois.
    (...) Fort de l’exemple de la peinture de #Braque et de #Picasso, c’est pour une existence pleinement autonome de l’œuvre qu’il combat, refusant de la rapporter avant tout à un réel préexistant. Mais il ne tombe pas non plus dans le #formalisme : « aucune #liberté formelle ne pourra jamais remplacer ce que est l’#âme même de la poésie ».
    (...) Ce qui vient, ce qui, furtivement, est déjà arrivé, c’est la certitude que l’#écriture #automatique délivre, irréfutable : il faut que le poème meure pour que la poésie vive.

    L’expérience de l’#automatisme, dès le premier moment, tend à supprimer ou du moins à affaiblir l’opposition entre ce qui est en nous et ce qui est hors de nous, l’arbitraire n’étant arbitraire que pour notre ignorance et ouvrant en réalité en direction du monde comme des êtres, une autre voie de #connaisssance et de #communication.

    Le caractère « sans précédent » des #Champs_magnétiques, selon l’expression d’#Aragon, leur est donné non seulement par la méthode d’édriture dont lils relèvent, mais aussi par la visée à laquelle pour Breton ils répondent. Dans la grande quête parfois hagarde où, depuis 1916, il se trouve engagé pour confondre l’aventure poétique t la vie, ils marquent un tournant, mais un tournant périlleux : "Les Champs magnétiques dit #André_Breton dans ses notes, « c’est le désir d’écrire un livre dangereux ».

    La poésie de toutes parts, déborde les poèmes ; elle déborde le #langage même ; elle se fait existence. En choisissant de s’abandonner à la parole en dérive, Breton trouve provisoirement un solution au #conflit angoissant de l’écriture et du silence ÷ il n’écrit plus, il est écrit. C’est pourquoi l’écriture automatique figure alors une délivrance.

    La notion de surréalisme (…) rassemble sous l’appellation d’automatisme psychique, à côté de l’écriture, tous les modes d’expresion découverts – et à découvrir – capables d’amener au jour sans médiation réflexive les pulsions de l’inconscient dont la réalité enfouie s’oppose aux « #réalités_sommaires » de la #conscience. Le second temps de la définition, annoncé comme l’acception #philosophie du terme, vise à fonder en raison le surréalisme en l’établissant « sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d’associations négligées jusqu’à lui, à la toute-puissance du #rêve, au jeu désintéressé de la #pensée ». C’est dire que l’homme n’est pas ce qu’il croit être et que la méthode de connaissance définie par l’#automatisme lui révèlera sa vraie nature, « les étendues illimitées où se manifestent ses désirs ».

    Rien dans le Manifeste ne postule une #transcendance ; il n’y a pas d’ambiguïté dans la revendication qui ferme la définition ; non content d’assigner pour tâche au surréalisme l’expression du « fonctionnement réel de la pensée », Breton lui attribue le pouvoir de changer l’existence, ici et maintenant.
    Réduire le Manifeste à une #déclaration de guerre à la raison est simplifier excessivement les #choses ; c’est à l’#avènement d’une nouvelle raison qu’il œuvre, celle qu’invoquait #Rimbaud, raison plus large, capable d’intégrer l’ensemble de la réalité humaine. #Alquié,[dans sa Philosophie du surréalisme] est tout à fait fondé à écrire : « le surréalisme n’aime pas perdre la raison ; il aime ce que la raison nous fait perdre ».

    #Littérature #Poésie #Peinture #Surréalisme #Psychisme #Psychanalyse #Dada #Tristan_Tzara #Livres #Vidéo