• HCR - Les réfugiés en première ligne contre la pandémie de Covid-19 en 2020
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2020/12/5fedb172a/refugies-premiere-ligne-contre-pandemie-covid-19-2020.html

    Certes, l’année 2020 a été difficile, mais les réfugiés nous ont montré ce qu’est la résilience et comment surmonter une crise. Voici cinq façons dont ils sont passés à l’action durant cette année qui fera date.
    1. Des réfugiés médecins et travailleurs de santé ont rejoint les équipes en première ligne face à la crise de COVID-19. Début mars, avant même que la crise de Covid-19 ne soit déclarée en tant que pandémie, le médecin vénézuélien Samuel Suárez donnait déjà des conseils pour éviter l’infection aux Équatoriens dans des régions rurales à risque. Il n’était pas le seul. En Iran, le médecin réfugié afghan Fezzeh Hosseini a travaillé sans relâche pour aider les patients locaux et afghans touchés par le virus, en leur fournissant des informations et des conseils pour rester en bonne santé. Au Bangladesh, des agents de santé communautaires formés – tous sont des réfugiés rohingyas - ont parcouru en long et en large le plus vaste camp de réfugiés au monde pour orienter les patients suspectés d’être atteints de Covid-19 vers les soins disponibles.
    2. Des réfugiés fabriquent du savon, des masques et du matériel médical​
    Innocent Havyarimana, un producteur de savon burundais, tient un récipient de désinfectant pour les mains fraîchement fabriqué, qu’il vend à prix réduit à ses pairs réfugiés à Kakuma, aux travailleurs humanitaires et aux Kényans de la communauté locale, pour aider à la lutte contre la crise de Covid-19.
    Dans un camp de réfugiés au Kenya, le réfugié burundais Innocent Havyarimana fabrique du savon, en baissant ses prix pour le rendre largement disponible. Au Kenya également, Fardowsa Ibrahim, une réfugiée somalienne de 24 ans, s’est inscrite à un cours de couture, sans se rendre compte que, six mois plus tard, elle fabriquerait des masques faciaux - une protection très recherchée rendue nécessaire par la pandémie. Au Mexique, des réfugiés comptent désormais parmi les employés d’une entreprise qui fabrique des machines à laver spécifiques pour assurer la sécurité des travailleurs de santé en première ligne en Amérique latine. Des efforts similaires ont été déployés par les réfugiés dans des camps, des installations et des communautés à travers le monde entier.
    3. Des réfugiés améliorent la santé mentale et le bien-être​
    Rita Brown, réfugiée ougandaise et professeure de yoga, exécute un mouvement de yoga devant son logement dans le camp de Kakuma, au Kenya. Dans un contexte de difficultés économiques croissantes et de confinements prolongés, les problèmes de santé mentale se sont aggravés. Les réfugiés ont réagi en cherchant à améliorer leur bien-être mental et physique. Au Pérou, des psychologues vénézuéliens ont offert à d’utres réfugiés des « premiers secours psychologiques » par le biais de sessions à distance sur Internet pour les aider à faire face à la pandémie de coronavirus. En Irak, des réfugiés formés au travail communautaire ont introduit des services de santé mentale dans des camps confinés. Au Kenya, la réfugiée ougandaise Rita Brown a adopté une approche différente. Enseignante de yoga, elle a assuré ses cours en ligne afin de promouvoir l’acceptation de soi et le bien-être mental des réfugiés, tant au Kenya qu’au-delà de ses frontières.

    #Covid-19#migrant#migration#refugie#sante#santementale#psychologie#bienetre#confinement#vulnerabilite#frontiere

  • Le respect des règles (à géométrie variable) chez les automobilistes français
    http://carfree.fr/index.php/2020/12/02/le-respect-des-regles-a-geometrie-variable-chez-les-automobilistes-francais

    Le respect des règles de conduite est essentiel pour limiter le nombre d’accidents. Et pourtant, le nombre d’infractions reste considérable. Le contentieux routier représente plusieurs millions d’infractions par an. Une Lire la suite...

    #Insécurité_routière #code_de_la_route #loi #psychologie #recherche #sécurité #sécurité_routière

  • La prière et le drapeau
    https://laviedesidees.fr/La-priere-et-le-drapeau.html

    À propos de : Alex Alber, Joël Cabalion, Valérie Cohen, Un impossible travail de déradicalisation, Erès. Les centres de « déradicalisation », ouvert à grand bruit en 2016, ont rapidement capoté. Un livre revient sur les impasses de cette ambition qui prétendait remplacer le fanatisme religieux par la discipline militaire.

    #Société #media #religion #éducation #psychologie #terrorisme #islamisme #pédagogie #djihadisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20201104_deradicaliser.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20201104_deradicaliser.docx

  • Port du masque à 6 ans : avons-nous perdu (l’âge de) raison ? - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/11/01/port-du-masque-a-6-ans-avons-nous-perdu-l-age-de-raison_1804083

    Un enfant de six ans auquel nous imposons des règles continues, contraignantes, qui n’ont pas de sens pour lui et qu’il n’est pas en capacité de respecter, au mieux, pose des questions auxquelles nous tentons de répondre, si tant est que l’on puisse l’entendre… Au pire, il s’inhibe, il s’agite, il somatise. Si nous n’y prenons garde, il entame son estime de lui-même, devient anxieux, voire déprime, comme nombre d’enfants, d’adultes et adolescents que nous entendons et accompagnons quotidiennement depuis sept mois dans nos cabinets et consultations, pétris d’angoisses de mort et de sensations de privations de lien social.

    Je me questionne sur cette tribune du 1er novembre. Des avis par ici ?

    On m’a transmis cette source en argument de demander à ne pas faire porter de masque à l’école aux (jeunes) enfants. Comme ça, ça me semble un peu maigre, et ça fait entrer des problématiques de bénéfices / risques. Cela étant dit, il est évident que l’épidémie Covid19, son traitement médiatiques, les contraintes que cela crée, amène des problématiques psychologiques, mais est-ce du au seul port du masque ?

    Par ailleurs, il n’y a pas que les enfants qui ressentent des privations de lien social là (pour ma part, je me sens bien frustré aussi !)

    –---

    Qui plus est, la tribune cite un texte du 14 septembre (récent donc) de la Société Française de Pédiatrie (encore) https://www.sfpediatrie.com/actualites/rentree-scolaire-covid19-propositions-actualisees-sfp qui indique entre autres (et sans source !) :

    Nos connaissances sur ce virus ont beaucoup progressé, même s’il persiste des incertitudes. Il y a aujourd’hui consensus sur le fait que les enfants, et en particulier ceux de moins de 10 ans, ne contribuent pas significativement à la transmission de COVID19. Les transmissions entre enfants, ou d’enfants à adultes, sont très peu fréquentes

    Ce n’est pas très fondé ça, on est d’accord ?

    #enfants #masques #covid19 #question #psychologie #écoles

    • Il y a une alternative au masque à l’école.

      L’ancien directeur de la Santé [William Dab] préconise aux élèves de garder le masque à la maison

      https://twitter.com/BFMTV/status/1322973950792634371
      et spécialement chez les fauchés à petits logements.
      Il est temps de se res-pon-sa-bi-li-ser.

      Mauvaise blague mise à part, je vois dans pas mal de réseaux ex Gilets jaunes, circuler du Perrone, Toussaint, Raoult, Wonner, etc pour dire (en date du 31/10...) « la deuxième vague n’existe pas », le masque est inefficace et nuisible".

      Un, deux, trois, mille ministères du mensonge.

    • Bon, juste à temps, à l’instant, au 1er novembre 2020 :

      https://ducotedelascience.org/le-masque-des-6-ans-en-france-une-mesure-indispensable-dans-un-pr

      Le masque dès 6 ans en France : une mesure indispensable dans un protocole sanitaire de lutte contre la propagation du coronavirus dans les écoles

      L’objectif du présent article est de discuter l’intérêt du port du masque dès 6 ans sur le risque de transmission du SARS-CoV-2 par les enfants, à la lumière des dernières connaissances scientifiques internationales et des spécificités françaises (classes de 25 à 35 élèves, séparation des écoles maternelle et élémentaire, des collèges et lycées, etc.).

      Article extrêmement complet (et sourcé)...

      Avec pour conclusion :

      [...] Il n’existe aucun risque identifié au port du masque par les enfants. La balance bénéfices-risques est donc largement en faveur du port généralisé du masque, dès que possible. Le port du masque obligatoire pour les enfants, quel que soit leur âge (à partir de 6 ans en milieu scolaire) sera toujours plus efficace qu’aucune mesure ; à défaut, en cas de port imparfait, un complément par double protection (masque et visière) pourrait être secondairement envisagé.

    • Les enfants sont aussi contagieux que les autres, même s’ils sont moins souvent malades et développent rarement une forme grave.
      Par contre, on ne sait toujours pas vraiment s’ils sont concernés par les séquelles de merde et il semblerait bien que oui.
      Ensuite, les petits asiatiques portent le masque depuis un bail et ils vont très bien, merci  !

    • lu sur le site de l’OMS
      https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/question-and-answers-hub/q-a-detail/q-a-schools-and-covid-19

      Quel est le rôle des enfants dans la transmission ?

      On connaît mal le rôle joué par les enfants dans la transmission du virus. Jusqu’à présent, il y a eu peu de flambées signalées impliquant des enfants ou des écoles. Quoi qu’il en soit, le nombre réduit de flambées signalées parmi le corps enseignant ou le personnel associé suggère également que la propagation de la COVID-19 dans les structures éducatives peut être limitée.

      Comme les enfants sont généralement plus légèrement atteints et présentent moins de symptômes, les cas peuvent parfois passer inaperçus. Il est important de noter que selon les premières données des études, le taux d’infection peut être plus élevé chez les adolescents que chez les enfants plus jeunes.

      Nombre de pays commencent à lever progressivement les restrictions aux activités. Les répercussions à long terme de la poursuite de l’activité scolaire sur la transmission communautaire restent donc à évaluer. D’après certaines études de modélisation, la réouverture des écoles pourrait avoir un effet réduit sur une transmission plus large dans la communauté, mais ce point n’est pas encore parfaitement maîtrisé.
      D’autres études sont en cours sur le rôle des enfants dans la transmission dans et en dehors des structures éducatives. L’OMS collabore avec des scientifiques du monde entier pour élaborer des protocoles que les pays peuvent utiliser pour étudier la transmission de la COVID-19 dans les établissements d’enseignement ; ces protocoles seront bientôt disponibles en anglais ici.

  • RETRACTED — Le féminisme & la théorie de l’évolution (Peggy Sastre) TeL#35

    Emission retirée de la playlist principale car des doutes trop importants s’accumulent sur les méthodes et les valeurs de l’invitée qui s’adonne à une forme de harcèlement de notre équipe depuis des années pour nous accuser de tomber dans l’idéologie, c’est-à-dire toute prise de position qui ne s’aligne pas avec l’idéologie de Peggy Sastre.
    Nous n’avions pas conscience à l’époque que PS était avant tout en mission idéologique sous un alibi scientifique, ce qui nous a empêché de réagir comme nous aurions dû le faire. En conséquence la diffusion de ce programme tel quel est incompatible avec notre mission, elle ne répond pas aux critères de qualité minimale que nous devons honorer.

    Retracted = dans le monde scientifique, quand le ou les auteurs comprennent que l’article repose sur des données fausses ou fragiles, qu’un vice quelconque entache la manifestation du vrai, la rétractation est une mesure appropriée.

    --Communication PERSONNELLE— par Acermendax (extrait)
    Version complète ici : https://www.youtube.com/post/UgzXO1VN...

    L’émission n’est plus en accès libre sur notre chaîne. Je n’ai plus confiance dans son contenu, je suis gêné de la tribune que cette vidéo offre à une personne qui est devenue franchement hostile à notre travail et s’avère même incarner des valeurs qui nous sont étrangères. J’ai honte des comportements trollesques de cette dame et des réactions inappropriées que cela provoque depuis l’enregistrement de cette vidéo.

    Nous sommes contre toutes les instrumentalisations idéologiques de la science, raison pour laquelle certains acharnés nous dépeignent en sympathisants de l’extrême droite tandis que d’autres accablés nous reprochent d’être des intersectionnels endiablés jusque sur mon mur Facebook personnel. Nous sommes la cible d’une animosité bilatérale bien plus lourde que ce que subit Peggy Sastre, et dont nous ne tirons pas la conclusion que nous sommes de pauvres victimes dont on veut censurer la parole, mais simplement que nous œuvrons sur le passage étroit d’un travail juste (jamais neutre, jamais objectif) qui attise la convoitise de ceux qui veulent que la science soit de leur côté, parce qu’eux savent que la réalité est telle qu’ils la vivent.

    Je constate et regrette que le mode de communication à base de coups de canif et de prophéties victimaires de madame Sastre a mis un terme aux possibilités de conversation. Depuis des années, nos rapports se limitent à subir son agitation empressée à base de provocations suivies de plaintes quand on ose la remettre à sa place, abusant alors de la rhétorique « féministe » qu’elle passe par ailleurs son temps à critiquer en nous accusant de « mansplaining » ou de « manterrupting » et plus récemment en faisant des blagues sur la transphobie. Vous devez savoir que nous ne manquons pas d’humour, mais nous sommes dans l’équipe de Pierre Desproges. Ce cirque puéril et désarmant nous met face à des choix : se taire et supporter ; la combattre sur son terrain de la provoc ; mettre un terme à la comédie. J’ai fait le choix numéro 3.

    On ne peut pas m’accuser de ne pas m’être intéressé au travail de Peggy Sastre ou d’être hostile à la psychologie évolutionnaire au sujet de laquelle elle a traduit des travaux très intéressants. Je l’ai invitée, je lui ai donné la parole, je l’ai interrogée, convaincu qu’elle avait des choses à apporter. L’exercice n’a pas porté ses fruits, et pourtant j’ai voulu y « croire » et j’ai repoussé les critiques qui, à l’époque, me mettaient en garde . Depuis, j’ai eu le temps de réfléchir, de travailler, de lire et d’observer. Je le souhaite à tout le monde. J’ai changé d’avis à son sujet. Et à cause de cela, elle m’accable d’injures, affirme que je suis converti au « wokisme », bref me ripoline en vilain traître.

    Dans les faits : j’ai donné sa chance à Peggy Sastre et à ses méthodes. Et puis j’ai pris mes distances. La remise en question est une chose que je valorise, les erreurs de parcours font partie de la vie, et si nous nous en servons pour apprendre, elles ne sont pas vaines.

    Les règles du bullshit sur Internet étant ce qu’elles sont, la moins mauvaise manière de gérer la situation est de ne pas laisser en ligne une vidéo périmée qui envoie le signal faux que madame Sastre se soucie de la philosophie qui est la nôtre, qu’elle appartient à notre famille intellectuelle, que nous avons des choses à apprendre d’elle au sujet du féminisme. Ses livres existent toujours, sa parole demeure sur les réseaux sociaux, elle écrit dans la presse, sera sans doute encore invitée à la télévision, bref sa liberté de parole est intacte. Mais nous ne légitimerons plus son discours de plus en plus décomplexé, nous ne servirons pas d’alibi.

    Nous reviendrons sur les sujets abordés dans cette émission supprimée, mais en nous montrant plus circonspect dans nos choix et dans nos questions. J’ose croire que la grosse centaines d’invités passés chez nous vous montre à quel point nous savons trouver des intervenants de qualité.

    https://www.youtube.com/watch?v=S3DzWMrexco

    • Autour d’une étude de Joffrey Fuhrer & Florian Cova : “Quick and dirty” : Intuitive cognitive style predicts trust in Didier Raoult and his hydroxychloroquine-based treatment against COVID-19
      https://psyarxiv.com/ju62p
      Où on trouve plusieurs choses intéressantes comme le fait que cette croyance et son soutien ne soit pas corrélé avec la peur, et que la tendance à le croire (et la tendance au conspirationnisme) est plus élevée sur la droite de l’échelle politique...

  • 4 Minute Men. Le pitch ascenseur avant l’heure
    https://medium.com/france/4-minute-men-f2bf8ab2428

    Pour convaincre l’opinion américaine, des moyens sans précédent furent employés, même si leurs résultats ne furent pas convaincants — il a été nécessaire de faire appel aux conscrits de l’armée vu le faible nombre de volontaires.

    Les #Four_Minute_Men étaient à cet effet un groupe de comédiens volontaires autorisés par le gouvernement fédéral à prononcer des discours en place public pour promouvoir l’effort de guerre américain. La principale utilité de cette initiative était de pouvoir s’adresser à de nombreux américains à la fois par le biais de voix reconnues, locales et populaires : l’organisation était répartie dans les grandes villes stratégiques, notamment Chicago — point central du mouvement socialiste — puis au sein de communautés dans ces mêmes villes.

    https://en.wikipedia.org/wiki/Four_Minute_Men

    #charlie_chaplin
    #Douglas_Fairbanks
    #Edward_Bernays

    • découvert sur
      https://infokiosques.net/IMG/pdf/TumerFue_LIGNE_livre.pdf

      En plus des outils habituels de la propagande d’État — campagnes de presse, tracts et affiches — elle emploie pour la première fois des techniques psychologiques balbutiantes. Elles ne consistent pas à asséner un message clair, comme la réclame en vigueur à l’époque, mais usent de moyens détournés et d’associations d’idées visant les inconscients. Les Four Minute Men par exemple, étaient des personnes bien en vue dans leur communauté et mandatées par Washington pour prendre ino-pinément la parole en public. Elles semblaient le faire en leur nom, mais diffusaient en réalité le point de vue gouvernemental sur l’entrée en guerre. Ces techniques ont très bien fonctionné, et l’opinion publique s’est vue retournée en moins d’un an. À la fin du conflit, ces messieurs ont continué à vendre leurs services à celles et ceux qui pouvaient se les payer, c’est-à-dire les entreprises et les gouvernements qui avaient déjà à l’époque pas mal de camelote à écouler et des démocraties à organiser.

      voir https://seenthis.net/messages/856784

      #propagande
      #psychologie_persuasive

  • Solidaire, similaire ou fier d’être un animal?
    Marie-Claude Bourdon, Actualités UQAM, le 18 septembre 2019
    https://www.actualites.uqam.ca/2019/solidaire-similaire-ou-fier-etre-un-animal

    Divers énoncés ont été soumis aux répondants, qui devaient se prononcer sur leur degré d’accord ou de désaccord avec ces énoncés : « Je ressens un lien avec les animaux », « Être un animal est une partie importante de mon identité », « J’éprouve du respect envers les autres animaux », etc.

    Dans le contexte actuel, avec la montée des revendications pour les droits des animaux et la préoccupation croissante à l’égard des conséquences environnementales de la consommation de viande animale, la thématique des liens entre humains et animaux suscite de plus en plus d’intérêt dans la communauté scientifique. Avec ses collègues, Catherine Amiot fait partie des précurseurs de ce nouveau champ de recherche.

    Article original:
    Amiot, C. E., Sukhanova, K., & Bastian, B. (2020). Social identification with animals: Unpacking our psychological connection with other animals. Journal of Personality and Social Psychology, 118(5), 991–1017
    https://psycnet.apa.org/record/2019-35073-001

    #Catherine_Amiot #humains #animaux #psychologie

  • [PBG] #foule sans tri mental
    http://www.radiopanik.org/emissions/pbg/foule-sans-tri-mental

    Emportés par la foule qui nous traîne, nous entraîne, écrasés l’un contre l’autre, nous ne formons qu’un seul corps, et le flot sans effort nous pousse, enchaînés l’un et l’autre, et nous laisse tous deux épanouis, enivrés et heureux.

    Ou bien la bave aux lèvres, aux ordres d’un tyran et prêts à massacrer quconque se présente devant.

    C’est que c’est à double tranchant, une foule.

    Et parce qu’on y revient, à la foule, aux rassemblements, à la musique en #live, et parce qu’on s’interroge sur ce qu’est une foule, parce qu’on aime les musiciens qui suent et les gens qui pogotent, ou qu’on les déteste (selon les situations), parce qu’on a peur des foules, bref, pour toutes ces raisons, l’équipe de PBG sort ses lunettes épaisses, ses grimoires de savants, et vous livre la substantifique moelle de leurs (...)

    #suer #pogo #psychologie_de_bazar #les_humains_cette_nuisance #live,foule,suer,pogo,psychologie_de_bazar,les_humains_cette_nuisance
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/pbg/foule-sans-tri-mental_09377__1.mp3

  • Accountability for medical participation in torture - The Lancet
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)31325-8/fulltext?dgcid=raven_jbs_etoc_email

    After revelations of the participation of US health professionals in torture of detainees in military or CIA custody in the wake of 9/11, citizens filed complaints to disciplinary and licensing boards in seven states against psychologists who had been publicly identified as having been part of the torture apparatus. All of the complaints were eventually dismissed, only one with an explanation. In light of the disciplinary bodies’ resistance to investigate participation in torture, much less impose sanctions, colleagues and I, then representing Physicians for Human Rights, helped a New York legislator, Richard Gottfried, draft a bill designed to facilitate discipline of health professionals for torture. We naively thought that bill would pass easily. Instead, the state psychiatric association opposed it as a regulatory intrusion that would stimulate bogus complaints and the Medical Society of the State of New York complained that potential barriers in access to evidence would make it difficult to defend health professionals. Despite otherwise broad support and Gottfried’s efforts, the bill never passed.

    #Torture #Psychologie #Ethique_médicale

  • Bipolar Disorder and the Imposter Syndrome - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=4iyDPHxPH78

    When you are feeling well, have you ever felt like your depression or mania was just a scam? This video is based on a viewer question asking about feeling like she is an imposter when she is in between episodes.

    The 6 Signs of High Functioning Depression | Kati Morton - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=EUJ4j6_ypE0

    High functioning depression isn’t an actual diagnosis, it’s just more catchy than the real diagnostic term, “#dysthymia” is. Dysthymia (also called Persistent Depressive Disorder) is described in the DSM as “depressed mood for most of the day, for more days than not, as indicated by either subjective account or observation by others, for at least two years,” and includes the presence of two or more of the following symptoms, “Poor appetite or overeating; insomnia or hypersomnia; low energy or fatigue; low self-esteem; poor concentration or difficulty making decisions; feelings of hopelessness.” People with dysthymia may still be able to get up, go to work or school, and from the outside look just fine. But inside they are exhausted, frustrated, and feel terrible about their situation.

    #psychologie #hopelessness #low_self-esteem #dépression

  • Mom-Shaming Ourselves - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/05/20/parenting/mom-shaming-social-media.html?smid=tw-nytimes&smtyp=cur

    I am usually fairly immune to the social media performance of parenthood. I know that behind the curtain there is someone else watching the children as the crackers are being made, or that the compliant toddler ripped her mask off moments after the photo was taken.

    But now, two months into staying at home, I find myself engaging in painful comparisons with other moms. I’m particularly disgusted with myself for the pettiness, considering how much death, fear and disruption I read about and report on every day.

    And yet, I can’t help myself from getting sucked into the scroll and compare. I asked Amanda Hess, the host of The Times’s video series “Internetting with Amanda Hess” and an incisive cultural critic, about why it is so irresistible. “I have also been thinking about the insane explosion of low-level gossip,” Hess said. “We don’t have these in-person bonds, where if I saw you at a bar, we might gossip a little bit about a friend, and that might release something in us.” Because we’re deprived of those bonds right now, when you see some cracker-making jerk on your timeline, “it looms in your mind.”

    Kathryn Jezer-Morton, a sociology Ph.D. candidate at Concordia University who researches the internet and motherhood and has written for NYT Parenting, said that part of the reason that comparing ourselves to others may feel irresistible right now is that we’re all under lockdown orders, and so our lives are superficially similar. “It flattens the playing field in a disturbing way,” she said.

    There’s a body of research about what psychologists call “social comparison,” or the comparison of one’s self to others. Researchers have described social comparison as “a fundamental psychological mechanism influencing people’s judgments, experiences and behavior.” During health scares, the need for social comparison increases, because the future isn’t clear and there are “no objective standards of how to cope,” researchers have found. In other words, we look to our peers even more intensely to figure out how we’re supposed to behave and what we’re supposed to feel.

    #psychologie_sociale #confinement #réseaux_sociaux #maternité #femmes #chez_soi

    https://www.nytimes.com/2020/04/16/parenting/mommy-influencers.html
    https://www.nytimes.com/video/arts/100000007120740/celebrity-bookshelves-coronavirus.html

  • Reasons to Be Cheerful (Ep. 417) - Freakonomics Freakonomics
    https://freakonomics.com/podcast/reasons-to-be-cheerful

    Well, it’s still really important to pay attention to bad things when you’re in, you know, because getting along with people, the bad stuff matters much more. It’s important to pay attention to that. But life has gotten so much safer than it ever was. It’s so much more peaceful than it ever was. And yet we still have this ancient reaction to catastrophize and imagine the worst. And the worst effect is that we live in a high-bad environment. We’re just surrounded all day by people trying to get our attention on various screens. And they know the easiest way to do that is to scare us, to tell us bad news, to tell us there’s a crisis. So the merchants of bad, as we call them, are just going at us around the clock trying to sell us their wares. And our ancient brain just immediately reacts.

    #bonheur #freakonomics #biais_de_négativité #psychologie #négativité #audio

    • Il est aussi question de filtrer l’info pour les personnes que ça déprime et de mettre des #trigger_warning s. Le TW, c’est ce truc à la mode pour les jeunes adultes, qui vient de la psychologie et du constat que les victimes de violences peuvent connaître des chocs traumatiques bien après les faits, liés à leur expérience de la violence et déclenchée (triggered) par un rappel de cette expérience. En mettant un TW on peut éviter à chacun·e de se confronter à ces déclencheurs. Mais ça devient un peu tout et n’importe quoi et j’ai passé un chouette article sur le sujet ici.
      https://seenthis.net/messages/807820
      La BBC commence à mettre en place un dispositif sur son site qui ne cache pas mais floute les infos liées aux triggers des gens et qu’ils ont préalablement renseignés (pédophilie, viol, violence sur animaux, climat, etc.). Leur justification, c’est que les personnes qui vivent trop mal certains types de mauvaises nouvelles finissent par ne plus s’informer et que ça pourrait leur redonner accès aux infos. Et il semblerait qu’on puisse s’habituer doucement à recevoir ces infos... même si après tout il est assez normal de déprimer en regardant tout ça.

  • Comment gérer son stress et celui de ses élèves lors du déconfinement ? (INOVAND, Hôpital Robert Debré)
    https://www.pedopsydebre.org/post/comment-gérer-son-stress-et-celui-de-ses-élèves-lors-du-déconfinement

    Le déconfinement nous inquiète tous, en tant qu’adultes mais aussi en tant que professionnels de l’enfance. La reprise du travail en présentiel est envisagée par les enseignants comme particulièrement difficile : non seulement les modalités de reprise restent incertaines, mais en plus la crainte d’être infecté par les élèves est très importante.

    #école #stress #confinement

    • # J’applique 3 règles de prévention : je hiérarchise, je m’épargne et je me montre indulgent envers moi-même.

      Je hiérarchise : Posez-vous la question suivante : « Qu’est-ce qui est le plus important tout de suite ? » Exemple : Faire à manger ou répondre à mon enfant qui a besoin de moi à cet instant ?

      Je hiérarchise : Posez-vous la question suivante : « Qu’est-ce qui est le plus important tout de suite ? » Exemple : que vite les enfants de 2 à 10 ans retournent à l’école ou la crèche, dans un environnement angoissé angoissant et pour s’y voir interdits de bouger, se toucher, échanger... ou bien imaginer d’autres types de déconfinement pour et avec elles/eux ?

    • Comment gérer le stress de mes élèves ?
      La gestion du stress de la classe n’est jamais simple. Il y a une vraie dynamique de classe qu’il est important de mobiliser. Vous connaissez parfaitement votre classe, et vous verrez combien finalement les enfants sont heureux de revenir à l’école et de reprendre leurs habitudes.
      Cependant, cela ne saurait cacher un certain nombre d’inquiétudes chez vos élèves.

      * Elles sont toutes assez communes, et donc vous avez déjà l’habitude de les gérer. Elles seront juste un peu plus intenses ou présentes chez un plus grand nombre d’élèves. Il peut s’agir par exemple de la peur de résultats scolaires insuffisants, de l’échec, de la séparation avec leur famille, d’un déménagement qui aura lieu prochainement...

      Comment rassurer les enseignant·es et les inciter à retourner bosser ? Avec quelques conseils pour « se sentir bien »
      #psychologie_comportementale

  • Communication et gestes barrières : comment s’y prendre pour que les messages sanitaires soient « mieux » entendus des publics auxquels ils s’adressent ? #santé #communication #publics #engagement #psychologie

    https://sms.hypotheses.org/24711

    L’information et la communication sont des activités sociales tellement partagées que chacun, surtout en temps de crise, développe plus ou moins l’idée d’une compétence personnelle. Il rejoint alors les rangs des experts. Lors des crises sanitaires, les experts en médecine, les journalistes, les gouvernants (…) sont amenés à participer très activement à la conception, la réalisation et la diffusion de messages persuasifs. Ceux-ci peuvent être à visée préventive ou bien liés aux traitements et médications. Ils peuvent aussi inviter à respecter une hygiène de vie, de « bons » comportements (par exemple, des gestes barrières), de « bonnes » habitudes afin de se protéger soi-même et de protéger les autres.

    Cette surexposition des publics aux messages persuasifs est-elle « efficace » ? Hors contexte de crise, le livre blanc de la Fondation Concorde L’observance des traitements : Un défi aux politiques de santé (2014) constatait le non-respect des consignes sanitaires et évaluait son « coût » : « Un Français sur deux ne respecte pas son traitement. Le coût humain est de 8000 décès par an et le coût financier de 2 milliards d’euros par an, avec 1 million de journées d’hospitalisation induites ». En 2020, au moment de la crise du Covid-19, les coûts humains et financiers sont bien évidemment très au-delà de ce qui pourrait paraître imaginable à la lecture de ce livre blanc (...)

    • le billet sur la méditation dont il est question dans la 4eme video -

      Tout le monde vous le dira : la méditation peut aider à calmer l’esprit. Et le corps. Ou pas. Du tout.

      Ce que la méditation permet surtout c’est de nous confronter à nos pensées, à notre bavardage intérieur, à nos obsessions, à nos compulsifs camouflages mentaux, à nos réponses automatiques. Rapidement, elle nous fait réaliser notre très grande tendance à fuir la réalité ; les faits comme les pensées.

      Oui, la méditation est un outil formidable pour aborder en conscience ce que nous avons dans la tête et aussi ce que notre corps exprime au travers de douleurs cycliques ou permanentes. En cultivant une attention soutenue à ce qui se présente, de manière systématique et chirurgicale, nous pouvons discerner et disséquer chaque mouvement mental, chaque répétition, chaque réflexe de fuite.

      Mais mais mais, la méditation ne nous permet pas, et je dirais même ne nous autorise pas à réfléchir notre petit (grand) manège mental. Car la technique, toutes écoles confondues, nous demande très expressément de mettre de côté chacune de nos pensées ou sensations, dès qu’elle est identifiée... jusqu’à ce que la suivante prenne le relais.

      En conséquence, une fois que nous avons aiguisé notre capacité d’attention - et si tant est que nous soyons intéressés par notre santé psychologique et par l’intelligence qui peut en émerger - il est important que l’analyse prenne le relais de la méditation/observation.

      Sinon, comment comprendre ce qui se passe dans notre esprit ? Comment ne pas perpétuer sans fin et à notre corps défendant toutes ces pensées parasites et majoritairement insensées ? Précisons ici que certaines peuvent être très très (très) étranges, dérangeantes, voire même effrayantes...

      De nombreux méditants, en réalisant la qualité de leurs pensées choisissent de méditer de manière soutenue, jusqu’à plusieurs heures par jour, afin d’évacuer ces circonvolutions problématiques (mais se rendent bien vite compte qu’elles reviennent toujours). Ou bien, ils sautent à pieds joints dans la pensée magique, l’adhésion à des croyances spirituelles pleines de vérités éthérées, voire se raccrochent à l’autorité rassurante d’un leader charismatique.

      Voilà l’histoire. Voilà comment la méditation peut mener à des souffrances plus importantes que celles qu’elle était supposée « soigner » ; à un profond manque de compréhension, à de lourds malentendus, à des échappatoires farfelues... et même à des désordres mentaux.

      La méditation est un outil puissant qui peut réellement affiner notre capacité d’attention et ainsi constituer un terreau favorable à une pensée de qualité.

      Ce n’est pas une voie magique vers la transcendance de notre corps ou de notre esprit, dans une dimension rêvée.

      Dans le plus grand intérêt de notre santé mentale, gardons bien ça en tête.

      – Élisabeth Feytit

      #méditation

      https://www.metadechoc.fr/aaah-la-meditation

      Interessant moi qui commence à pratiquer l’hypnose sur le figaro live ! et que j’ai réussi pour la première fois ce matin malgré les efforts soutenu de mon greffier pour me faire les abdos en même temps. Et quand même je suis vachement moins relou qu’hier enfin je pense ou j’espère. Mais c’est vrai que mon hypnotiseur du figaro m’apprend à laisser glisser mes ruminations et à etre aussi intelligente qu’une vache. Il dit quand même qu’il pense que ces ruminations sont un message de l’inconscient pour prévenir d’un danger mais un peu trop dosé pour pouvoir y reflechir utilement. En fait c’est pas contradictoire avec ce que dit Elisabeth Feytit !

      ps l’hypnotiseur en question est ici
      https://www.youtube.com/watch?v=c5vFsFbVDq4

      Peut etre que l’hypnose et la méditation c’est différent sinon il y aurais un même mot.

    • Sur la méditation dans un commentaire à son texte Elisabeth Feytit ajoute ;

      Effectivement, la méditation est contre-indiquée pour certains malades psychiatriques, notamment parce qu’elle les met brutalement face aux méandres de leurs propres pensées, ce qui peut faire empirer leur état. Elle est cependant utilisée de manière clinique contre les troubles de l’anxiété ou de syndromes post-traumatique.

      Ok nickel pour bibi merci madame Feytit

    • oui mais j’entend tellement de personnes me venter les médiations comme remède à tout faire et le jus d’herbe à blé contre le cancer que ca fait du bien cette parole ultra minoritaire. Tout comme le discours sur le HP ca fait du bien aussi et même ici j’ai plutot lu des croyant·es que l’inverse (y compris moi)

  • Petites considérations sociologiques sur le #confinement

    Cette période de confinement liée à l’épidémie du #Covid-19 constitue une #épreuve_sociale inédite, qu’on peut comparer à une expérience de laboratoire in vivo. Le grand historien médiéviste, Marc Bloch, qui avait fait la « grande guerre » et en avait été très marqué, a écrit peu après, en 1921 dans la Revue de synthèse historique, un célèbre article, « Réflexions d’un historien sur les fausses nouvelles de la guerre » (publié aux Éditions Allia en 1999). Il y décrivait la guerre de 14-18 « comme une sorte de vaste #expérience naturelle. On a le droit en effet de considérer comme telle la guerre européenne : une immense expérience de #psychologie_sociale, d’une richesse inouïe. Les conditions nouvelles d’existence, d’un caractère si étrange, avec des particularités si accentuées, où tant d’hommes à l’improviste se sont trouvés jetés, — la force singulière des sentiments qui agitèrent les peuples et les armées — tout ce bouleversement de la vie sociale, et, si l’on ose ainsi parler, ce grossissement de ses traits, comme à travers une lentille puissante, doivent, semble-t-il, permettre à l’observateur de saisir sans trop de peine entre les différents phénomènes les liaisons essentielles ».

    Indépendamment de la déclaration du Président Macron (« nous sommes en guerre… »), il peut être intéressant de tirer ce fil entre situation de #guerre_militaire et celle de confinement. Ce dernier impose de très fortes #privations et #contraintes aux individus qui, dans les sociétés occidentales, n’y sont guère habitués. Les premières questions qui viennent à l’esprit à ce sujet sont les suivantes : le confinement est-il respecté en France ? « Un peu, beaucoup, pas du tout » ? Par qui ? Comment ? Plus en campagne qu’en ville ? plus en centre-ville que dans les « quartiers » ? etc. Faute de données statistiques fiables, le premier réflexe qu’on doit avoir en la matière est celui de la prudence interprétative.

    Avant d’aborder la manière dont on peut procéder par la mobilisation d’une série d’indices, à même de nous guider vers des hypothèses de travail, commençons par un étonnement. Que voici. En fidèle téléspectateur du Journal télévisé (JT) de France 2 (défense du service public oblige…), on remarque que la question du #vécu du confinement dans les #quartiers_populaires y a été fort peu abordée, voire pas du tout. La fuite des Parisiens vers leurs #résidences_secondaires a été un sujet traité, mais la manière dont les jeunes et les familles, parfois nombreuses, vivent leur confinement dans leurs appartements #HLM semble avoir été oubliée. Est-ce un oubli volontaire ? Ou la simple trace médiatique de la moindre importance accordée aux conditions sociales d’existence des #classes_populaires dans le milieu des professionnels de l’information ? On ne saurait laisser de côté l’hypothèse du respect de l’« #union_nationale » requise en cette période de confinement. Celle-ci suppose une mobilisation de l’appareil d’information et l’opération d’un tri dans l’amoncellement des « nouvelles du front ». Priorité est donnée dans le #JT de la #télévision_publique au suivi des opérations dans les hôpitaux, à la découverte du travail de tous les soignants et de leur entier dévouement, à l’écoute des avis des grands professeurs de médecine (« infectiologues »). Bref, une #mise_en_scène télévisuelle de l’« #effort_national » — ce qui, en soi, n’est pas critiquable.
    Sur le versant des effets sociaux de cette #pandémie, les reportages sur les #familles face au confinement (#école_à_la_maison, #télétravail des parents, aménagements divers de cette nouvelle vie…) semblent surtout réservés aux familles de milieu favorisé. Sans doute parce qu’elles laissent entrer plus facilement les caméras à leur domicile. Il ne s’agit pas pour autant de crier tout de suite au complot d’Etat et/ou de dénoncer une chaine de télévision « aux ordres du gouvernement ». Sans doute peut-on penser que le #service_public_télévisé contribue à sa manière à l’union nationale en laissant prudemment dans l’ombre ce qui pourrait l’entacher.

    A géométrie variable

    Une fois examiné la manière dont le thème du confinement est traité à la télévision (publique), donnons un petit coup de projecteur sur la manière dont il est opéré en pratique. Procéder à une petite revue de presse dans les quotidiens régionaux (L’Est républicain, Le Parisien, Le Progrès), permet de recueillir des indices suggestifs, sinon probants, sur le confinement à géométrie variable lors de cette première semaine. Sans surprise, le confinement a mis un peu de temps à se mettre en place et semble respecté de manière inégale.

    Selon les témoignages des directeurs de la #sécurité_publique ou des gendarmes, différents profils de « #déviants » à la #norme apparaissent, comme ici dans la région du Grand est particulièrement touchée. Le lieutenant de gendarmerie François qui coordonne le dispositif dans le sud du Territoire de Belfort fait le diagnostic suivant : « Une grande majorité les respecte… Mais une partie n’a pas compris l’#esprit_du_confinement et une autre n’est pas prête à le comprendre. » Le maire (et infirmier) de la ville ouvrière de Valentigney (proche de l’usine de Sochaux-Peugeot et avec une grande ZUS, les Buis), observe « dans le quartier mais également au centre-ville des comportements dangereux, irresponsables ». La journaliste de L’Est s’est donc rendue dans la cité des #Buis pour aller y voir de plus près et, là, elle a rencontré une dizaine de jeunes près d’une place, plutôt amènes.

    Pris en défaut

    Laissons la relater la scène et la manière dont ces jeunes pris en défaut de groupement non autorisé tentent de se justifier : « Chez nous, on ne tient pas en place », note l’un d’entre eux qui, comme ses potes, se sent à l’abri du virus. « On se lave les mains, on garde nos distances, c’est la base », souligne un deuxième. Un troisième Doubien montre son attestation : « On a le droit de sortir fumer une clope. Surtout que certains n’ont pas le droit de fumer chez eux… Et puis, on s’ennuie ici, il n’y a rien à faire ! Rester un mois enfermé, c’est inimaginable. » Jeudi soir, ils ont même organisé un barbecue : « Quand on a vu les policiers, on a couru pour leur échapper. Et vous savez ce qu’ils ont fait, Madame, ils ont gazé notre viande. C’est du gâchis. » (Est républicain, 21/03/2020). Dans un article du même jour, le directeur général de la compagnie des bus du Pays de Montbéliard livre des informations congruentes : « En cette période de grave #crise_sanitaire, certains jouent aux #malins. On a dû raccourcir une ligne, que nous sous-traitons, parce que des #jeunes montaient chaque jour dans le bus, à la même heure, pour le squatter ! » Enfin, à Bourg-en-Bresse, selon le commissaire de police, « Ce sont plutôt les plus jeunes et les plus anciens qui bravent l’interdiction. Malheureusement, on a verbalisé certains jeunes à tour de bras dans certains quartiers. Des jeunes disent qu’ils s’en fichent et que le coronavirus est une invention pour casser l’économie » (Le Progrès, 22/03/2020).

    Ces témoignages ne suffisent pas à baliser tout le terrain d’enquête. Loin de là. Ils ont pour principal intérêt de mieux faire entrevoir les raisons qui peuvent conduire certaines fractions de la population à ne pas vouloir – et surtout ne pas pouvoir – respecter le strict confinement désormais imposé en France. Le groupe des plus #réfractaires au confinement a de fortes chances de se retrouver dans une population plutôt jeune et masculine, soit en situation de #décrochage_scolaire, soit appartenant à la population « flottante » des quartiers. A lire entre les lignes ces articles de presse, on pressent quelques facteurs clés de leur penchant pour la #transgression de la règle du confinement : bien sûr, en tout premier lieu, « l’#ennui » et le besoin quasi vital de se retrouver « entre potes » mais aussi la difficulté de cohabiter harmonieusement avec leurs parents et de devoir respecter des interdits au domicile familial (l’exemple de « fumer »). Les divers types de #résistance qu’on voit surgir dans les quartiers déshérités de la République méritent examen et ne doivent pas être renvoyés trop facilement du côté de la #faute_morale.

    Sentiment de #marginalité

    Même s’il est incontestable que le non-respect des règles de confinement fait courir collectivement des #risques_sanitaires, il dit quand même beaucoup de choses sur le sentiment de marginalité (#outcast) qu’ont d’eux-mêmes ces individus. On pourrait à ce titre, se risquer à faire l’analogie avec le mouvement des gilets jaunes et la signification sociale des formes de violence (inusitée) qu’il a employées pour se faire entendre des « puissants ».

    La pratique de la lecture est distribuée de manière très inégale selon les groupes sociaux

    A partir de ces premières incursions en terre de confinement, faut-il déplorer comme notre historien national (autoproclamé) Stéphane Bern le fait dans Le Figaro (22/3/2020), « la perte du #sens_civique » dans notre vieille France ? Ne convient-il pas plutôt de rappeler que ce confinement constitue une très forte #contrainte qui est – et sera – vécue de manière très différente selon les #conditions_sociales de nos concitoyens. D’abord les conditions matérielles : on sait bien que ceux qui possèdent un grand logement, un jardin, qui peuvent sortir les enfants à la campagne, etc., souffrent moins du confinement. Ensuite, les #conditions_culturelles : le président Macron a dit à ses concitoyens : « Lisez ! » Mais la pratique de la #lecture est distribuée de manière très inégale selon les groupes sociaux.
    Ce long moment de confinement opère déjà comme un très grand amplificateur des #inégalités spatiales et sociales. C’est peu dire que les semaines qui s’annoncent vont constituer une véritable épreuve pour ceux qui appartiennent à la catégorie des « pauvres », définis aussi bien à partir de leur #capital_économique que de leur #capital_culturel.

    https://www.alternatives-economiques.fr/stephane-beaud/petites-considerations-sociologiques-confinement/00092259
    #sociologie #Stéphane_Beaud #classes_sociales

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    citations pour @davduf :

    Jeudi soir, ils ont même organisé un barbecue : « Quand on a vu les policiers, on a couru pour leur échapper. Et vous savez ce qu’ils ont fait, Madame, ils ont gazé notre viande. C’est du gâchis. » (Est républicain, 21/03/2020).

    Enfin, à Bourg-en-Bresse, selon le commissaire de police, « Ce sont plutôt les plus jeunes et les plus anciens qui bravent l’interdiction. Malheureusement, on a verbalisé certains jeunes à tour de bras dans certains quartiers. Des jeunes disent qu’ils s’en fichent et que le coronavirus est une invention pour casser l’économie » (Le Progrès, 22/03/2020).

  • La méthode #TRE, (Tension and Trauma Releasing Exercices), de David Berceli - De Clerck ViolaineSomabpsy
    http://www.mieux-etre.org/La-methode-TRE-Tension-and-Trauma.html

    David Berceli s’intéresse à l’implication de la musculature dans la réaction de protection lors du trauma et à l’importance de celle-ci pour réduire l’impact du trauma sur l’organisme. Il met en lumière deux mécanismes corporels impliqués dans le trauma : la réaction réflexe de protection dans la position fœtale et le mécanisme de relâchement de la chaine musculaire incluant les psoas : les tremblements.

    bon, bien sûr le dévellopement P, le mieuzêtre toussa toussa, beh eh, c’est critiquable...

    https://www.jefklak.org/demande-toi-ce-que-tu-peux-faire-pour-ten-sortir

    Mais il se trouve qu’il y a quelques mois, je me suis mis à avoir des spasmes de ce genre en faisant des exos de relaxation et que c’était à la fois très agréable et tout chelou.

    https://youtu.be/YJL-13Dbk2Y

    Donc, Un, content de ne plus être seul à trembler, deux, c’est vraiment à tester en tout cas ça me semble digne d’être partagé.

    Les exos sont vraiment hyper simples :

    https://youtu.be/9ZFI9sCiEkY

    moi je chercherais un peu d’accompagnement quand même, pour gérer le tremblement.

    Très combinable avec des trucs de sophro genre respire par ton pied. Ou alors de se mettre en position pompes, le nez contre le sol, pendant le plus longtemps possible, ça va trembler pas de doute, et c’est vraiment hyper relaxant, garanti par le DrChouchou

  • Power Causes Brain Damage - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2017/07/power-causes-brain-damage/528711

    Je reposte à part, cet article de 2017 était perdu en commentaire à la fin d’un fil.

    The historian Henry Adams was being metaphorical, not medical, when he described power as “a sort of tumor that ends by killing the victim’s sympathies.” But that’s not far from where Dacher Keltner, a psychology professor at UC Berkeley, ended up after years of lab and field experiments. Subjects under the influence of power, he found in studies spanning two decades, acted as if they had suffered a traumatic brain injury—becoming more impulsive, less risk-aware, and, crucially, less adept at seeing things from other people’s point of view.

    That loss in capacity has been demonstrated in various creative ways. A 2006 study asked participants to draw the letter E on their forehead for others to view—a task that requires seeing yourself from an observer’s vantage point. Those feeling powerful were three times more likely to draw the E the right way to themselves—and backwards to everyone else (which calls to mind George W. Bush, who memorably held up the American flag backwards at the 2008 Olympics). Other experiments have shown that powerful people do worse at identifying what someone in a picture is feeling, or guessing how a colleague might interpret a remark.

    The fact that people tend to mimic the expressions and body language of their superiors can aggravate this problem: Subordinates provide few reliable cues to the powerful. But more important, Keltner says, is the fact that the powerful stop mimicking others. Laughing when others laugh or tensing when others tense does more than ingratiate. It helps trigger the same feelings those others are experiencing and provides a window into where they are coming from. Powerful people “stop simulating the experience of others,” Keltner says, which leads to what he calls an “empathy deficit.”

    As Susan Fiske, a Princeton psychology professor, has persuasively argued, power lessens the need for a nuanced read of people, since it gives us command of resources we once had to cajole from others. But of course, in a modern organization, the maintenance of that command relies on some level of organizational support. And the sheer number of examples of executive hubris that bristle from the headlines suggests that many leaders cross the line into counterproductive folly.

    Less able to make out people’s individuating traits, they rely more heavily on stereotype. And the less they’re able to see, other research suggests, the more they rely on a personal “vision” for navigation.

    PepsiCo CEO and Chairman Indra Nooyi sometimes tells the story of the day she got the news of her appointment to the company’s board, in 2001. She arrived home percolating in her own sense of importance and vitality, when her mother asked whether, before she delivered her “great news,” she would go out and get some milk. Fuming, Nooyi went out and got it. “Leave that damn crown in the garage” was her mother’s advice when she returned.

    For Winston Churchill, the person who filled that role was his wife, Clementine, who had the courage to write, “My Darling Winston. I must confess that I have noticed a deterioration in your manner; & you are not as kind as you used to be.” Written on the day Hitler entered Paris, torn up, then sent anyway, the letter was not a complaint but an alert: Someone had confided to her, she wrote, that Churchill had been acting “so contemptuous” toward subordinates in meetings that “no ideas, good or bad, will be forthcoming”—with the attendant danger that “you won’t get the best results.”

    #hubris #pouvoir #psychologie #hiérarchie