• L’externalisation : un inéquitable « partage du fardeau »
    https://migreurop.org/article3622.html

    Au cœur de la stratégie de l’Union européenne (UE) pour gérer les migrations, l’externalisation se décline sous de multiples formes depuis la fin des années 1990. Le projet de « hubs de retour » apparu sur le devant de la scène en 2026 avec la réforme de la directive « Retour » n’est qu’un avatar de plus d’une politique de coopération migratoire que les pays de l’UE imposent à leurs « partenaires » non européens, au détriment des droits des exilé·es, et parfois de leurs propres intérêts. (…) #Publications_des_membres

  • I magistrati contabili smentiscono le Olimpiadi «a costo zero»: debito di almeno un miliardo e paura per «logiche d’azzardo»
    https://lavialibera.it/it-schede-2811-olimpiadi_milano_cortina_i_costi_nascosti_allarme

    Olimpiadi a costo zero? Una bugia. Anche i magistrati contabili faticano a capire quanti soldi dovranno sborsare gli enti pubblici per ripianare gli eventuali debiti dei Giochi di Milano–Cortina 2026. Le sezione della Corte dei conti di Veneto, Lombardia, Trento e Bolzano hanno ricostruito nei documenti di bilancio pubblicati quest’estate quanto la kermesse sportiva ha pesato sulle casse regionali e provinciali, aggiornando i dati al 2025. L’obiettivo è stato anche quello di proiettare i bilanci nei prossimi anni per capire quanto costeranno complessivamente questi Giochi, vista la grande incertezza sul bilancio di Fondazione Milano–Cortina, l’ente privato (ma con garanzie pubbliche) che ha organizzato la manifestazione sportiva. Milano–Cortina, dopo la festa debiti e lavori (…)

    #PUBBLICO_INTERESSE

  • INTERVISTA. Luigi Del Prete, #sindaco di #Frattamaggiore: «un nuovo PUC per contenere la cementificazione»
    https://informareonline.com/intervista-luigi-del-prete-sindaco-di-frattamaggiore-un-nuovo-puc-p

    Frattamaggiore si trova davanti a un passaggio cruciale. La città sta attraversando una fase di forte sviluppo e la sfida è riuscire a governarla: trasformare le opportunità esistenti in un’occasione per consolidare il ruolo della città come punto di riferimento dell’area nord di Napoli, evitando che la crescita si traduca in speculazione edilizia e cattiva […] L’articolo INTERVISTA. Luigi Del Prete, sindaco di Frattamaggiore: «un nuovo PUC per contenere la cementificazione» proviene da Informareonline, scritto da Luca Capone

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Settembre_2026 #Puc_Piano_urbanistico_comunale_

  • #acqua_bene_universale: verso la Conferenza Mondiale sull’Acqua dell’ONU
    https://informareonline.com/acqua-bene-universale-verso-la-conferenza-mondiale-sullacqua-dellon

    Il prossimo 8-10 dicembre 2026 si dovrebbe svolgere ad Abu Dhabi la Conferenza Mondiale sull’Acqua organizzata dalle Nazioni Unite. I temi affrontati sono molteplici ma poco coraggiosi, perché non tentano di imporre delle scelte strategiche agli Stati. Acqua bene comune prioritario? Assolutamente sì, ma non basta! Se il lungimirante e visionario presidente della S.S.C. Napoli, […] L’articolo Acqua Bene Universale: verso la Conferenza Mondiale sull’Acqua dell’ONU proviene da Informareonline, scritto da Luca De Matteis

    #Ambiente #Approfondimenti #Magazine_Settembre_2026 #Pubblicazioni_Scientifiche #ambiente. #conferenza_mondiale_sull'acqua #ONU

  • Arriva la nuova edizione del “Puccianiello in #festival” tra musica, spettacolo e tradizione
    https://informareonline.com/arriva-la-nuova-edizione-del-puccianiello-in-festival-tra-musica-sp

    L’affascinante borgo di #Puccianiello, nel cuore della provincia di #caserta, si prepara ad accendersi di luci, colori e grande spettacolo per uno degli appuntamenti più attesi dell’anno: si tratta della nuova edizione del “Puccianiello in Festival“. Tra i cittadini casertani, infatti, sta crescendo sempre di più l’impazienza di riunirsi tra i vicoli del centro storico, […] L’articolo Arriva la nuova edizione del “Puccianiello in Festival” tra musica, spettacolo e tradizione proviene da Informareonline, scritto da Maria Grazia Canzano

    #Approfondimenti #Cultura #consuelo_alfieri

  • Glossaire critique des politiques migratoires européennes
    https://migreurop.org/article3621.html

    Ce glossaire a été publié dans le numéro 146 de la revue "Plein Droit !" du Gisti (association membre de Migreurop), intitulé « L’Europe en guerre contre les migrations : une histoire qui dure ». Ce glossaire, qui se veut informatif et critique, identifie les mots-clés des politiques migratoires européennes depuis 20 ans, décrivant des réalités anciennes mais hélas aggravées. Glossaire critique des politiques migratoires européennes Par Violaine Carrère, Brigitte Espuche et Alain (…) #Publications_des_membres

    https://www.gisti.org/spip.php?article7811
    https://www.gisti.org/spip.php?article7814

  • Donald #Trump s’attaque à la science américaine et prend le risque qu’elle soit distancée par la Chine
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/09/01/donald-trump-s-attaque-a-la-science-americaine-et-prend-le-risque-qu-elle-so

    Vu de Paris, cela ressemble à un mystère. Comment les Etats-Unis, qui depuis près d’un siècle donnent le tempo de la science mondiale, peuvent-ils détruire méthodiquement leur position dominante, et, surtout, pourquoi le font-ils ? Pourquoi le pays renonce-t-il à un instrument fondamental de son soft power, alors qu’il semble obsédé par sa propre puissance ? Jusqu’où peut-il laisser des pans entiers de sa recherche s’effondrer, au risque de laisser à son premier concurrent, la Chine, le nouveau leadership planétaire ?

    Dès son retour aux affaires, en janvier 2025, le président américain, Donald Trump, a pris plusieurs décrets afin de s’attaquer à une science selon lui rongée par le gauchisme et par l’« idéologie woke ». Les programmes de diversité, équité et inclusion, qui encadraient l’organisation universitaire, ont été supprimés. Plus de 350 mots ou expressions, parmi lesquels « crise climatique », « mixité », « pollution » ou encore « femme », ont été prohibés, sous peine de retrait de financement. Des centaines de bases de données ont vu leur accès bloqué, quand elles n’étaient pas simplement détruites.

    Les agences fédérales ont toutes vu leurs têtes tomber, des départements entiers disparaître dans la recherche sur le climat, les discriminations, l’environnement. Près de 300 000 emplois ont été supprimés en dix-huit mois. L’administration Trump a annoncé une saignée budgétaire pour 2026 : − 24 % pour l’agence spatiale (la NASA), − 40 % pour les Instituts nationaux de la santé (NIH), et même − 56,9 % pour la National Science Foundation, qui finance la recherche universitaire. Cette fois, ce ne sont plus des domaines précis qui sont visés pour leur portée idéologique, mais la science dans son ensemble.

    Des dégâts déjà visibles
    Au Congrès, les élus démocrates, mais aussi de nombreux républicains, sont sous le choc. La #Constitution de 1787 n’a-t-elle pas pris soin d’inclure, dès son article premier, une clause visant à « promouvoir le progrès de la #science et des arts utiles » ? Depuis le projet Manhattan sur la bombe atomique jusqu’à la conquête spatiale, la science a rythmé l’histoire des Etats-Unis. Les parlementaires ont fini par rétablir l’essentiel des crédits, mais l’administration ne s’avoue pas vaincue. Elle a bloqué la distribution des fonds fédéraux et annoncé une réforme du bureau chargé de l’exécution budgétaire (Office of Management and Budget, #OMB). Ce ne sont plus des commissions de #chercheurs qui désormais décideront des projets à soutenir – leur avis ne sera plus que consultatif –, mais un représentant de l’OMB. Son rôle : s’assurer de la « #conformité des #recherches avec les priorités gouvernementales ».

    Le président américain, Donald Trump, au centre spatial Lyndon B. Johnson de la NASA, à Houston (Texas), le 28 août 2026. WIN MCNAMEE/AFP
    La réforme doit s’appliquer le 1er octobre. D’ici là, l’OMB devra examiner les 496 000 commentaires qui se sont déversés sur son site – dont 95 % sont opposés à la #réforme, selon un examen par la presse américaine des 52 000 premiers commentaires publiés. Outre le #contrôle_politique, ces messages dénoncent l’« interdiction de fonds fédéraux pour les #collaborations_étrangères », explicitement prévue par le texte, la possibilité d’interrompre à tout moment un soutien fédéral, ou encore l’accès limité aux conférences et aux #publications scientifiques, pourtant au cœur du processus de #recherche.

    « Les Etats-Unis ont bâti la plus grande entreprise scientifique de l’histoire de l’humanité sur une idée simple : financer les meilleures idées, choisies par les meilleurs experts, et ne pas s’en mêler, écrit ainsi David Miller, physicien de l’université de Chicago, dans un commentaire repris par le site d’enquête Propublica. Ce n’est pas un principe partisan. C’est le principe qui a donné naissance au transistor, à Internet, au GPS, à l’IRM et à tous les vaccins modernes. (…) Ce projet de règlement démantèle entièrement ce principe. »

    D’ores et déjà les dégâts sont visibles. Le nombre d’entrées en thèse a diminué de 15 % cette année dans les 55 principales universités américaines. Les meilleurs étudiants étrangers ne veulent plus se confronter à l’arbitraire du système des visas. Des sociétés savantes américaines délocalisent leurs congrès à l’étranger pour accueillir la fine fleur de la science mondiale.

    L’annonce, début juillet, par le Jordano-Palestinien Omar Yaghi, Prix Nobel de chimie 2025, qu’il quittait l’université de Californie à Berkeley pour l’université Tsinghua, à Pékin, a fait sensation. La Chine supplante désormais les Etats-Unis dans de nombreux domaines scientifiques. Depuis 2019, elle est passée au premier rang mondial dans les dépôts de brevet ; depuis 2023, elle domine le Nature Index des publications scientifiques et ne cesse de creuser l’écart. En 2024, elle a aussi dépassé les Etats-Unis dans les dépenses de recherche et développement. Un déclin amorcé avant le second mandat de Donald Trump, qui promet de s’accélérer.

    Alors pourquoi un tel sabordage ? Par bêtise, disent certains. Inutile de financer la recherche en biologie, puisque les nouveaux médicaments seront découverts grâce à l’intelligence artificielle, a ainsi expliqué le secrétaire américain à la santé, Robert Kennedy Jr. Présidente de #Stand_Up_for_Science, le mouvement d’opposition à l’offensive gouvernementale né en janvier 2025, la psychologue Colette Delawalla rappelle que le secteur des sciences, technologies et médecine représente 39 % du produit intérieur brut des Etats-Unis.

    Le business devrait donc, au contraire, conduire les trumpistes à soutenir la science… mais une autre dimension intervient. « A leurs yeux, embrasser la science revient à s’éloigner de Dieu, explique-t-elle. Leur vision nationaliste chrétienne du monde ne laisse aucune place à une réalité où la science et la religion pourraient coexister. » Le puritanisme contre la science : une vieille histoire à laquelle les Etats-Unis offrent une nouvelle jeunesse.

  • friki, i #punk cubani che si iniettavano l’hiv. il dito di et. farsi penetrare dal cane. terrore anale. porkast di #malormone del 24 agosto 2026
    https://radioblackout.org/podcast/friki-i-punk-cubani-che-si-iniettavano-lhiv-il-dito-di-et-farsi-penet

    Malormone riki friki e bello hardcore in questa puntata: los frikis, i punk cubani che si iniettavano l’hiv ad inizio anni ’90il dito di e.t., come illuminarsi l’uteroil florido mercato dello sperma di Varennefarsi penetrare dal caneterrore anale

    #antispecismo #cuba #E.T. #hiv #preciado
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/08/friki24082026.mp3

  • Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à #plouvara, l’État dresse le constat d’une #usine d’équarrissage en difficulté
    https://splann.org/secanim-plouvara-dysfonctionnements

    Les fortes chaleurs n’expliquent pas seules la pestilence qui se dégage de l’usine d’équarrissage de Plouvara, près de Saint-Brieuc (22). Le 21 août, au terme d’un été cauchemardesque pour les riverains, l’État a sommé l’entreprise #secanim de rétablir en urgence son outil de production dans un état de marche normal. L’article Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à Plouvara, l’État dresse le constat d’une usine d’équarrissage en difficulté est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #Santé_publique #agroindustrie #animaux #Côtes_d'Armor #DDPP #élevage #élevage_bovin #élevage_intensif #elevage_porcin #équarrissage #groupe_rethmann #groupe_sarda #Guy_Le_Gal #icpe #industrie #inspection #mauvaises_odeurs #mise_en_demeure #mortalité #multinationale #nuisances_olfactives #odour_live #Philippe_Le_Méhauté #plerneuf #ploufragan #préfecture #puanteur #saint_brieuc #saint-brandan #saint-donan #volaille

    • Equarrissage, crises sanitaires et canicules : attention danger - Pleinchamp
      article du 09/05/2024
      https://www.pleinchamp.com/actualite/equarrissage-crises-sanitaires-et-canicules-attention-danger


      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage
      Crédit photo : R. Lecocq

      Un rapport du CGAAER pointe un risque d’« embolie » des services d’équarrissage en cas de crise et invite l’Etat et les parties prenantes à définir une stratégie partagée de gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage, de nature à anticiper les crises, en explorant plusieurs solutions alternatives.

      Imaginons une situation de crise, totalement fictive, générée par une épidémie de peste porcine africaine (PPA) en Bretagne, où la détection d’un foyer dans un périmètre de 10 km contenant 150 élevages de 200 truies conduirait à devoir traiter jusqu’à 400 t/jour d’animaux : il n’en faudrait pas plus pour toucher aux limites des capacités d’équarrissage du territoire métropolitain. C’est l’alerte lancée par une mission du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation, de l’environnement et des espaces ruraux (CGAAER) et consacrée au service public de l’équarrissage, publiée l’an passé.

      En réalité, ce scénario purement fictif a déjà été rattrapé par la réalité par deux fois en 2022, avec le pic épidémique d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) au printemps générant jusqu’à 1400 t/jour de cadavres de volaille, puis les effets de la canicule estivale en Bretagne générant jusqu’à 1500 t/jour de cadavres de volailles là aussi. « Si l’efficience du dispositif peut être qualifiée de bonne en temps de paix, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système qui affecte aussi bien le service privé que le service public de l’équarrissage, tant ils sont imbriqués », lit-on dans le rapport.

      Service public et privé
      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage (SPE). Celui-ci concerne les cadavres d’animaux morts en fourrières, refuges, parcs zoologiques, animaux sauvages morts collectés en bord de route, animaux victimes d’inondation, oiseaux sauvages morts de la grippe aviaire, cétacés échoués, pour un total de 4582 tonnes, anecdotique comparativement aux volumes des ATM. En 2021, le service privé de l‘équarrissage a en effet concerné 3,07 millions de tonnes de SPAN (sous-produits animaux), dont 70% relevant de la catégorie C3 (sous-produits d’abattoirs, sous-produits du secteur agroalimentaire, denrées alimentaires déclassées, matières laitières, sang, placenta, cuirs, peaux, phanères, sous-produits des filières œufs, mollusques et crustacés, déchets de cuisine et de table...), 30% des catégories C1 et C2 (cadavres d’animaux d’élevage, Matériels à risques spécifiés (MRS) des abattoirs et ateliers de découpe, sous-produits animaux des boucheries...).

      Concentration du secteur
      Selon le rapport du CGAAER, « l’extrême concentration » du secteur explique pour partie les risques d’embolie en cas de crise. Le service SPE et les marchés ATM sont assurés par quatre entreprises, dont deux « grosses » (Secanim et Atemax) et deux « petites » (Provalt et Sopa, Secanim étant par ailleurs actionnaire à 50% de cette dernière). Elles étaient encore six en 2013. Quant aux usines d’équarrissage, leur nombre est passé en métropole de onze à huit3entre 2015 et 2019 avec la fermeture de trois usines du groupe Saria- Secanim, sans augmentation de la capacité des usines restantes. « Il en résulte une baisse de la capacité nationale de traitement et un allongement significatif des distances et temps de collecte sur certains territoires, notamment en région Sud où la densité d’élevages est particulièrement faible ». La mission du CGAAER s’inquiète par ailleurs de « la question de la fermeture de l’usine Sopa de Cros-de-Montvert (Cantal), évoquée devant elle par un de ses principaux actionnaires (...) Elle doit être analysée avec soin au regard de la couverture territoriale actuelle et des risques de poursuite du mouvement de concentration ».

      Des ATM et filières insuffisamment impliquées dans la gestion de crise
      Le rapport pointe également la responsabilité des associations ATM, au nombre de huit (porc, ruminants volaille de chair, ponte, palmipèdes gras, lapin, équins et gibiers), dont trois (ruminants, porc et volailles de chair) fournissent aux équarrisseurs 95% des tonnages. « Les ATM, ou tout au moins certaines d’entre elles, ont une approche purement comptable de leur mission et ne s’investissent pas réellement dans la gestion de l’équarrissage, alors qu’elles étaient censées se substituer à l’État au terme de la réforme de 2009, relève la mission. Elles ne se sentent en tout état de cause pas concernées par la gestion de crise » . Selon la DGAL, citée dans le rapport, en situation de canicule, lorsque les ATM décident de ne plus prendre en charge les animaux morts, les équarrisseurs se retournent vers l’EEtat. En définitive, les ATM sont des acteurs peu visibles et peu connus, notamment des éleveurs auprès desquels elles ne communiquent pas. Selon un Directeur départemental en charge de la protection des populations (DDPP), nombreux sont les éleveurs qui pensent que la collecte de leurs animaux morts relève toujours du SPE. « Les ATM, on ne les voit jamais et on ne sait même pas comment les contacter. Pour les éleveurs on est toujours au temps du SPE et quand il y a un problème, ils appellent la DDPP et on ne sait pas vers qui les orienter. La plupart ne savent même pas qu’ils paient une cotisation pour l’équarrissage ».

      « La mutualisation, l’énorme force du système »
      Au plan financier justement, le CGAAER pointe « un incontestable effet bénéfique de la mutualisation » et qui fait que le prix payé par l’éleveur au sein d’une filière est le même sur tout le territoire tout en faisant office d’amortisseur entre filières. Selon l’ATM coordinatrice, la mutualisation, « c’est l’énorme force du système ». Le CGAAER reconnaît que l’équarissage, privatisé depuis 2009, est une activité « qui semble économiquement maîtrisée, tout du moins en temps de paix », même si « la situation de quasi-monopole qui prévaut ne parait guère favorable à une baisse des coûts ».

      Le rapport pointe également une faute originelle : le transfert au secteur privé d’une mission de service public ne s’est accompagné d’aucune délégation formalisée à laquelle il serait possible de se référer pour vérifier qu’elle est bien réalisée conformément à des exigences spécifiées de qualité de service.

      Les recommandations du CGAAER
      C’est du reste la première des recommandations du rapport, la deuxième portant sur la nécessité de disposer de données partagées, fiables et accessibles, notamment pour éclairer le volet économique. La mission recommande d’élaborer, sous pilotage de l’Etat et en mobilisant l’ensemble des acteurs, une stratégie partagée sur la gestion des mortalités en élevage et l’équarrissage. Mentionnant des cas rapportés d’intégrateurs de la filière volaille ayant refusé d’accorder à leurs éleveurs l’autorisation de dé-densifier en anticipation de la canicule de l’été 2022, la mission souligne que la meilleure manière d’éviter la saturation des outils de collecte et de traitement, c’est de réduire les mortalités. « Cela est d’autant plus important que l’impact d’une accumulation de cadavres est potentiellement désastreux en termes d’image ».

      La mission réclame un diagnostic du parc industriel de collecte et de traitement afin d’évaluer précisément sa capacité et les marges disponibles en temps de crise. Pour anticiper les crises, elle prône la mise en œuvre de délestages (national ou zonal, inter-entreprises) et de solutions alternatives (maturation aérobie et entreposage de cadavres de porcs, compostage de cadavres de porcs et de volailles, enfouissement, stockage temporaire...). En guise de réflexion complémentaire, la mission s’interroge sur l’opportunité de développer offre assurantielle couvrant les frais liés à la collecte et à l’élimination des cadavres d’animaux morts en élevage, à l’image de ce qui existe en Espagne ou encore en Italie.

    • Réforme du service public de l’équarrissage | Ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
      27/09/2023
      https://agriculture.gouv.fr/reforme-du-service-public-de-lequarrissage

      Rapport de mission de conseil et d’expertise n°22035
      Avril 2023

      Enjeux
      L’organisation et le fonctionnement de l’activité d’équarrissage, définie comme la collecte et l’élimination des cadavres d’animaux et, plus largement, des sous-produits animaux non destinés à l’alimentation humaine ou à une valorisation « matière », sont, pour des raisons sanitaires, une préoccupation majeure de la puissance publique. Le cadre de l’activité étant stabilisé depuis 2009, le CGAAER a été chargé d’en tirer un bilan compte tenu des éléments de contexte suivants :
      • Le retour de la France au statut de pays à risque négligeable vis-à-vis de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB),
      • La multiplication des aléas climatiques et sanitaires, avec en toile de fond un risque de saturation des outils en situation de crise,
      • L’inflation du prix de la matière première et notamment de l’énergie.

      Méthodologie
      Après une analyse documentaire approfondie, la mission a rencontré une centaine d’interlocuteurs parmi les acteurs concernés et a effectué plusieurs visites de terrain.

      Elle a aussi recueilli des informations sur l’organisation en place dans deux États membres de l’Union européenne : l’Espagne et l’Italie.

      Enfin, en considération des risques potentiels de crises sanitaires, elle a procédé à une analyse à 360 ° de l’équarrissage.

      Résumé
      Les prestations d’équarrissage rémunérées par des crédits publics ou des fonds privés, telles qu’elles résultent de la nouvelle organisation mise en place en 2009, sont globalement assurées de manière satisfaisante en situation normale. A contrario, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système en raison notamment de la saturation de l’outil industriel, d’un manque d’anticipation dans la mise en place de solutions alternatives, d’un manque d’implication des filières et de la difficulté pour l’État de piloter un dispositif qui repose en grande partie sur des marchés privés.

      Pour sortir de cette impasse, la mission formule plusieurs recommandations, au premier rang desquelles l’élaboration d’une stratégie partagée de la gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage associant l’ensemble des acteurs. La mission indique ce qu’en pourraient être les grandes lignes.

      La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…). Elle préconise que soit sanctuarisée la capacité actuelle de collecte et de traitement qu’il conviendrait en outre d’optimiser par un recours résolu aux délestages entres sites et par l’extension des plages de fonctionnement en situation de crise.

      Pour se prémunir des phénomènes de saturation qui surviennent à l’occasion de circonstances exceptionnelles telles qu’épizootie ou catastrophe naturelle, elle recommande aussi d’anticiper la mise en œuvre de solutions alternatives appropriées, tenant compte à la fois des contraintes techniques, des risques sanitaires et des risques environnementaux.

      Pour illustrer ses propos et alimenter la réflexion, la mission a présenté plusieurs scénarios de crise et à analyser la capacité de réponse des outils et de l’organisation existants.

      le rapport :
      https://agriculture.gouv.fr/telecharger/138092

    • La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…)

      dans le résumé du rapport (avril 2023)…

    • 3.2.2. Quelques scénarios de crise envisageables
      […]
      Canicule comme en 2022 : pic à 1 500 t/j en Bretagne (voir supra) – l’amélioration de la prise en
      compte du risque d’étouffement dans les élevages devrait faire baisser les pics, mais les canicules
      devraient être plus fréquentes et plus sévères aussi la mission fait-elle à ce stade le choix de
      conserver ce scénario,
      […]

      3.2.3. Des solutions à combiner en situation de crise majeure
      Avec 400 t/j de marge (H1), nous pourrions faire face de justesse à la crise PPA mais à aucune des
      deux autres sans mettre en œuvre des solutions alternatives. Il en est de même avec H2 (marge de
      1 100 t/j).

      En revanche H4 (1 900 t/j), dont la faisabilité technique reste à vérifier, permet de faire face à
      chacune des crises individuellement, à la combinaison PPA avec chacune des deux autres prises
      individuellement (de justesse), mais pas à une combinaison des trois, qui ne peut être exclue a priori.

      Pour absorber les tonnages correspondant au cumul des trois scénarios, il faudrait une marge de 3
      300 t/j : il manque donc 1 400 t/j de marge dans le meilleur des cas. Un stockage temporaire sur un
      site dédié coûterait 4.6 M€/j pendant la pointe de crise (les tonnages étant ensuite à reprendre et à
      éliminer), un enfouissement à la ferme 140 000 €/j, un traitement en UIOM ou ISDND 588 000€/j.

      rappel, au 29 juin (la « deuxième canicule » a démarré le 21 juin – seuil d’alerte) et rien qu’en volailles, en Bretagne…
      Canicule : plus de 6 600 tonnes de volailles mortes en Bretagne | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/canicule-6-600-tonnes-de-volailles-mortes-en-bretagne-7074121.php

      « En Bretagne, en tout, on a plus de 6 600 tonnes de volailles mortes depuis le début de la canicule », nous informe le ministère de l’Agriculture, ce lundi. Selon le cabinet d’Annie Genevard, « ces volumes sont traités progressivement, par enfouissement en site dédié ou à la ferme, et une partie du flux part également dans le circuit classique d’équarrissage ».

    • Face à ce goulet d’étranglement qu’est l’équarrissage, les alternatives ne sont pas assez encouragées.

      « Plus de 300 cadavres » de porcs dans une exploitation en Bretagne : la préfecture prend des mesures contre l’élevage
      https://www.ouest-france.fr/societe/maltraitance-animale/plus-de-300-cadavres-de-porcs-dans-une-exploitation-en-bretagne-la-pref

      Le lundi 10 août 2026, l’association L214 publiait de terribles images d’animaux morts et en décomposition parmi d’autres porcs, vivants, dans un élevage sur deux sites, à Hénon et Saint-Carreuc.

  • L’Unité du monde. Carl Schmitt inédit
    https://legrandcontinent.eu/fr/2025/04/06/lunite-du-monde-carl-schmitt-inedit

    « C’est pourquoi je considère la dualité actuelle du monde non comme une étape préalable à son unité mais comme le passage vers une multiplicité nouvelle. »

    À la veille du quarantième anniversaire de sa mort, nous publions la première traduction scientifique et l’édition critique d’un texte fondateur de la #géopolitique de #Carl_Schmitt.

    Initialement prononcé sous forme de conférence en Espagne en 1951, le présent article constitue l’unique contribution du philosophe et juriste Carl Schmitt à la revue Merkur, où il paraît en janvier 1952 . Sa publication fit scandale (...). Toutefois, la réflexion de Schmitt, qui inaugure une série d’articles consacrés à la nouvelle guerre froide dans les années 1950-1960, témoigne d’une assimilation conceptuelle de la défaite du « Reich de mille ans », auquel l’auteur avait un temps lié l’espoir d’un droit nouveau, et de la nécessité de repenser l’#ordre_international d’après-guerre. Schmitt y défend la thèse selon laquelle la « dualité actuelle du monde » — par où il désigne l’affrontement entre les États-Unis et l’Union soviétique — ne relève pas d’« une étape préalable à son unité », comme le suggère l’universalisme politique des droits humains promu par les Nations Unies sous hégémonie américaine, mais constitue plutôt « le passage vers une multiplicité nouvelle ». Transposée dans notre présent, cette idée schmittienne apparaît comme une critique anticipée des discours sur la « fin de l’histoire », aujourd’hui mise en échec par la montée des rivalités géopolitiques et la résurgence du néo-mercantilisme à l’époque de la « seconde guerre froide ».

    [...]

    Selon Kervégan, quatre arguments peuvent être dégagés des écrits de Schmitt pour justifier l’hypothèse d’un #ordre_mondial fondé sur une nouvelle multiplicité de puissances, que ce dernier qualifie par ailleurs de « pluraliste et #multipolaire » . Premièrement, Schmitt récuse la thèse d’une unification du monde par la technique. Certes, « les ennemis se rejoignent en ce qui concerne l’auto-interprétation historique de leurs situations respectives », dans la mesure où la philosophie de l’histoire progressiste transcende le rideau de fer. Mais selon lui, la technique ne saurait résoudre le problème de l’unité au sens proprement politique du terme. Deuxièmement, il interprète la guerre froide comme une reconfiguration de l’opposition, formulée dès De la terre et de la mer, entre #puissances_maritimes (d’abord l’Angleterre puis les États-Unis) et #puissances_continentales dont fait partie l’Union soviétique — opposition qui empêche toute unification réelle de l’ordre mondial. Troisièmement, Schmitt soutient que « la terre excédera toujours la somme des points de vue et horizons qui forment l’alternative du dualisme actuel du monde », et qu’« il y a toujours un troisième facteur, voire sans doute plusieurs facteurs tiers ». En évoquant la Chine, l’Inde, l’Europe, le monde hispano-lusitanien ou encore le bloc arabe, il anticipe ainsi la notion de Tiers-Monde, que le démographe Alfred Sauvy contribuera à populariser quelques mois plus tard. Enfin, si Schmitt reconnaît que « la philosophie de l’histoire se fait force historique », comme l’illustre selon lui la guerre froide, il affirme aussi que « l’#histoire excède toute #philosophie_de_l’histoire ». Ce credo du philosophe exprime « la méfiance du machiavélien proclamé qu’il est envers des constructions idéologiques qui masquent et servent à la fois le conflit des puissances ».

    #monde_multipolaire

  • Die Bildhauerin Nänzi aus Berlin: Wenn sie schwach war, war sie stark
    https://www.berliner-zeitung.de/article/naenzi-kunst-nachlass-vdbk-1867-10290355

    Auf die Straße pissen war mal. Heute ist Kunst, am besten mit toten Künstlern, noch besser mit denen mit dem Innen am Ende. Fuck you !

    18.8.2026 von Ingeborg Ruthe - Für die einstige Punkerin Nänzi war Kunst Lebensprinzip. Das wird jetzt überdeutlich im VdBK 1867, in dem einst die Kollwitz lernte und lehrte. Eine Ausstellung für ungehorsame Frauen.

    Was Nänzi zur in der Werbung suggerierten „perfekten“ Frauenschönheit zu sagen hatte, machte sie 2010 mit „Minna muss zum Film“ sinnbildlich: Zweifellos ein hypersatirisches Selbstporträt als Dorftrampel: Korpulent gebaut wie das titelgebende „Fettklößchen“ (Boule de suif) aus Guy de Maupassants Novelle, das doch gern eine verführerische, männerfressende „Nana“ von Zola wäre. Und der traditionelle Schwarzwald-Bollenhut mit den roten Wollkugeln obenauf verrät auch noch, dass keiner das Landei begehrte. Die roten Bollen besagen: „Die ist unverheiratet.“

    Nänzi: „Vivienne“, 2011, Acrystal © Nachlass Nänzi

    Nänzis schräge Frauen- und Mädchengestalten sind keine stylischen Püppchen zum Vorzeigen und Spielen. Es sind verstörende Wesen: derb, skurril, verhauen, nervig, manchmal verrucht und auch sehr wütend. Vor allem ungehorsam. Die Bildhauerin Nänzi war eine Nachfahrin im Geiste der Expressionisten. In ihren schrillen, bunt bemalten Figuren lebte sie Übertreibung aus. Sie zwang – und zwingt noch immer – jedermann zum Hingucken. Und zum Nachdenken. Die Frauenzeitschrift Emma schrieb geradezu begeistert über sie.

    Ein Dorftrampel aus dem Badischen

    Emotion, Exzentrik und frecher Witz knallen einem jetzt aufs Auge im Schöneberger Projektraum des Vereins der Berliner Künstlerinnen 1867, in dem einst die junge Käthe Kollwitz gelernt, später gelehrt hat, weil Künstlerinnen vor 1919 weder an staatlichen Kunsthochschulen studieren durften noch gute Ausstellungschancen hatten.

    Nänzis „Minna muss zum Film“, 2010, Gips, Farbe, Stoff © VdBK

    Nänzis kunsthistorische Nachlassbetreuerin Helen Adkins hat diesen puren Ausdruck für weibliche Lust, Freude, Schmerz, Angst und Wut in 40 Werken im Galerieraum versammelt, zuvor geordnet und erforscht.

    Die Bildhauerin Nänzi, 1962 geboren und aufgewachsen als Sybille Reichert auf einem Bauernhof in Boxberg bei Baden, so 110 Kilometer vom Schwarzwald weg, starb 2013 plötzlich an einem Aneurysma in ihrem nach dem Mauerfall bezogenen Atelier in Berlin, Prenzlauer Berg. Sie litt schon eine Zeit lang unter krassem Kopfschmerz.

    Nänzis Kunst hatte einen starken Ich-Bezug, inszeniert mit einzigartiger Selbstironie. Diese im heutigen Ego-Gehabe seltene Gabe zieht sich wie ein roter Faden durch ihren Nachlass: Skulpturen aus bemaltem Gips, Beton, Acrylharz, aus Textilien und Papier. Hinzu kommen Collagen, Künstlerbücher, Fotos, Zeichnungen, Übermalungen, Drucke.

    Nänzi: „Karma Frau“, beißend ironisch posierend vor männlichem Königsgehabe, Gips, bemalt, Stoff, ohne Datum (links oben an der Wand ein Porträtfoto der Bildhauerin © Nachlass Nänzi/VdBK 1867

    Ungerührt beschreiben lassen sich diese Körperdarstellungen nicht. Alles lebt vom Kontrast zwischen Realität und maßlos kühn übertriebener naturalistischer Darstellung, was Nänzi unter ihrem Credo „Wenn ich schwach bin, bin ich stark“, einer Zeile des Apostel Paulus aus dem Neuen Testament, subsumierte. Die Sentenz steht für Hoffnung, eine unter vielen, welche die Bildhauerin in ihre Kunst eingebettet hat. Sie verwendete diesen Satz allerdings als Zitat der Grimm’schen Märchenfigur Schneewittchen.

    Schluss mit Drogen. Die Kunst wurde ihr Rausch

    Zur Vorgeschichte: Nänzi, Schulabbruch mit 16, haute 1983 via Karlsruhe ab aus dem Badischen nach West-Berlin. Sie landete in der Punk-Clique, nannte sich mystisch „Nänzi“, nach der rätselhaftesten Leiche der Punkszene, der Muse von Sid Vicious, dem Sex-Pistols-Bassisten, die man 1978 im Chelsea Hotel N.Y. tot auffand. Was damals den Kultmusiker zum Mordverdächtigen machte. Der gab sich ein Jahr später den „Goldenen Schuss“.

    Der Namensbezug hatte einen fatalen Hintergrund: Heroin und toxische Abhängigkeit prägten auch Nänzis Punkjahre. Doch sie kriegte die Kurve, schwor 1988 nach dem Drogentod ihres damaligen Freundes Alkohol und Drogen ab. Die Kunst wurde ihr Rausch.

    Von 1990 bis 1996 studierte sie an der Hochschule der Künste Berlin bei Joachim Schmettau, wurde dessen Meisterschülerin. Später war sie eine Bewunderin von Vivienne Westwood, die nach dem Mauerfall bis 2004 an der UdK lehrte. Noch zwei Jahre vor ihrem Tod formte Nänzi die rothaarige „Vivienne“, als von Humor strotzende, mit schottischen Beinstulpen versehene Figur der englischen Mode-Design-Ikone (Westwood engagierte sich für Schottlands Unabhängigkeit).

    Typisch schräger Humor: Nänzi im Jahr 2003 als „Läydi Marmelaid“ © H.Atkins

    Schon während des Studiums und in den Jahren danach verwandelte Nänzi mit unvergleichlicher Selbstironie und existenziellem Lebensgefühl Schmerz, Gewalt und Trotz aus weiblicher Perspektive in Bildwerke, die radikal aus dem Leben gegriffen und zugleich mythisch aufgeladen sind. Ins Tagebuch schrieb sie: „Die Figur ist für mich ein lebendiges Gegenüber, mit dem ich kommuniziere.“

    Nänzi: „Fuck your Morals“, Gips , bemalt, Textil, undatiert © Nachlass Nänzu/VdBK 1867

    Selbstredend verschreckte sie Männer und verstörte auch Frauen, die sich so keinesfalls sehen wollten. Nänzi provozierte den gutbürgerlichen Geschmack. Bei vielen Kunstkollegen indes war sie anerkannt, hatte jedoch bei Galeristen kein Glück. Diese Spezies verwechselte die laszive Extrovertiertheit mit Ermutigung. Me too war damals noch kein Begriff. Nänzi reagierte verletzt bis schroff, und so verblieben ihre Figuren bei Freunden oder im Atelier, statt auf dem Kunstmarkt zu reüssieren.

    Nänzi „… kann hexen, echt!“, Frauentag 1989 als „Königin von Berlin“, mit Kittelschürze und DDR-Wappen-Dada-Hut © Archiv/Nachlass Nänzi

    Viele ihrer Figuren scheinen verstörend existenziell bedroht zu sein, andere strotzen vor Erotik: Huren und Madonnen, Amazonen und Heldinnen, Göttinnen und Hausfrauen, alle sind ihre „Modelle“. Und oft ist sie es selbst, irritierend intim, tragikomisch, aber auch stark und witzig. Immer mit den Füßen auf der Erde.

    Nänzi. Wenn ich schwach bin, bin ich stark. Schneewittchen. Projektraum VdBK 1867 e.V., Eisenacher Straße 118., Do–Sa 16–19 Uhr. Eintritt frei, Führungen Sa 22.+29. August, 17 Uhr. Bis 5. September

    Nänzi (1962 - 2013)
    https://de.wikipedia.org/wiki/N%C3%A4nzi

    Vivienne Westwood (1941 - 2022)
    https://de.wikipedia.org/wiki/Vivienne_Westwood

    #Berlin #Kunst #Punk #Mode #wtf

  • Lewis Mumford, Le Mythe de la machine, “Le Pentagone de la puissance”, 1970 – Et vous n’avez encore rien vu…
    https://sniadecky.wordpress.com/2026/07/12/mumford-pentagone

    A partir du XVIIe siècle, la société marchande européenne en pleine expansion s’affranchit, dans sa philosophie et sa compréhension du monde, de toutes les limitations issues du passé. Les anciens dogmes moraux et religieux chrétiens servant désormais à justifier une quête effrénée de profit et de puissance sur la nature et sur les hommes. Grâce à l’élaboration progressive de techniques nouvelles, issues des sciences exactes et soutenues par un capitalisme vigoureux et sans état d’âme, cette quête de profit et de puissance ne connaît aucune limite – jusqu’à faire main basse sur la vie psychique de nos contemporains.

    Si Mumford fut lucide sur le destin de la mégamachine technique en pressentant « que les forces destructrices actuellement à l’œuvre vont poursuivre leur trajectoire jusqu’à leur inéluctable autodestruction », il pensait néanmoins que « les bienfaits potentiels de ce système, s’il était dirigé de manière plus humaine, demeurent immenses », et qu’un sursaut salvateur était non seulement souhaitable mais toujours possible. N’étant pas pour autant un prophète révolutionnaire, il ne s’est jamais étendu sur les modalités pratiques d’un tel renversement, se contentant de décrire les qualités humaines nécessaires pour l’envisager.

    Là aussi réside la remarquable actualité de son œuvre, dans ces jours sombres où semblent perdus, dans un même naufrage, le navire et les capacités mentales des officiers de pont, réduits à demander à l’« intelligence artificielle » ou IA – nouvel outil de la mégamachine – le temps qu’il reste avant de couler.

    #publication #Lewis_Mumford #histoire #livre #mégamachine #Encyclopédie_des_nuisances

  • The Story Behind The Song : The Clash take aim at terrorism on ‘Tommy Gun’
    https://faroutmagazine.co.uk/the-clash-terrorism-tommy-gun-song-meaning

    Joe Strummer once directed a bizarre gangster punk-noir film starring The Clash Credit : John Joe Coffey

    Quelle belle chanson punk, preuve du génie musical des Clash, mais alors quels idiots petit bourgeois ils ont été ! Le message pacifiste de la chanson est beau comme l’anarchisme mais réactionnaire comme certains courants anars parce qu’ils confondent les extrémistes exités ouest-européens avec les soldats de la lutte anticoloniale qui se battent dans les guerres aysymmétriques.

    En fin de compte demeure une chanson à la gloire d’un militaire, Brigadier General John T. Thompson. Hors du Roysume Uni on ne comprend pas les paroles et on s’en fout.

    https://www.youtube.com/watch?v=67oBk49x_bg

    Paroles
    https://genius.com/The-clash-tommy-gun-lyrics

    28.11.2020 by Joe Taysom - The reason why The Clash became ‘The only band that matters’ is because of their fierce, uncompromised and authentic view of the world. When other bands were making songs about utter nonsense, The Clash simply couldn’t stand for that and, instead, wrote an anthem in ‘Tommy Gun’ which took aim at terrorism in true punk fashion.

    Spearheaded by the enigmatic Joe Strummer, there was no band who could hold a candle to The Clash’s roaring blaze in 1978. They had the substance which the Sex Pistols lacked and they didn’t just make punk music for the sake of making punk — Strummer saw it as the perfect mechanism for spreading his socialist ideology which, he believed, would change the world for the better. However, punk music and nuance aren’t always the greatest bedfellows, which meant that ‘Tommy Gun’ stoked up controversy due to the difficult topic they deal with on the track. Following the success of their debut album, making this the lead single from Give ‘Em Enough Rope and the track secured them their first-ever top 20 single, landing at number 19.

    Some saw Strummer as an apologist for terrorism because of some controversial attire that he’d worn live on stage, which acted like catnip to the right-wing tabloids who declared The Clash as public enemy number one. The frontman had previously made controversial comments appearing to support the Red Brigade of Italy, he also often wore a red ‘Brigade Rosse’ T-shirt in support of when playing live, including at their famous Rock Against Racism show in 1978. He also appeared to support the Red Army Faction of Germany, and many Irish fans voiced anger when he wore a ‘H-Block’ T-shirt in solidarity with IRA prisoners held there, which was deemed to be insensitive.

    The fury that the song received from some quarters was amplified because of drummer Topper Headon mimicking the sound of bullets with rapid-fire snare hits. This was, of course, coupled with Strummer’s on the bone lyrics, “I’m cutting out your picture from page one/I’m gonna get a jacket just like yours/And give my false support to your cause/Whatever you want, you’re gonna get it,” then he contentiously finishes the song by sniping, “If death comes so cheap/Then the same goes for life.”

    “In the late 1970s, the National Front [a right-wing extremist hate group] was spreading across England,” Strummer later reflected on the political sphere in which ‘Tommy Gun’ was born. “They were a terrorist group if there ever was one, but bands like the Clash were deemed dangerous, evil even, by Thatcher and the like,” the late singer then added.

    Carl Barat from The Libertines once described ‘Tommy Gun’ perfectly in the liner notes of The Clash’s Singles Box when he said: “It’s (‘Tommy Gun’) a product of the volatile climate of the late seventies — all those references to terrorist organizations like Baader-Meinhof and The Red Brigades. It’s like a punk rock adaptation of The Beatles’ ‘Revolution’.”

    In the album liner notes to Clash on Broadway, Joe Strummer explained that he believed terrorists probably enjoy reading about their killings in the news, in a similar way to popstars would be elated with a rave review for their latest record. He told the NME: “I was saying us rock ‘n’ rollers are all posers and egomaniacs, but we know that terrorists are as bad, or worse than we are. They definitely love to read their own press… I know they dedicate their life to a cause, but they’re always posing for pictures.”

    Of course, ‘Tommy Gun’ didn’t solve any of the world’s big issues that were dividing the world in the late ’70s but it gave Strummer a platform to air his views on a somewhat difficult topic and got people talking about these issues. Now, over 40 years on, ‘Tommy Gun’ also plays a role as a historic artefact showing us in 2020 what life was like during these divisive socio-political times of 1978. As the world edged closer and closer towards the era of Thatcher and Reagan — two politicians who only divided and conquered the population even further — Strummer was taking one last shot.

    #musique #punk #terrorisme #histoire

  • Olimpiadi Milano-Cortina, al Parlamento arrivano solo le briciole
    https://lavialibera.it/it-schede-2800-olimpiadi_milano_cortina_trasparenza_al_parlamento_arriva

    Poco e tardi. È di sole tre pagine il documento inviato dal ministro dello Sport Andrea Abodi al parlamento per rendicontare l’operato del 2025 del Consiglio olimpico congiunto, organismo che mette insieme tutti gli enti coinvolti nei Giochi invernali Milano-Cortina 2026. La relazione è stata presentata il 23 luglio, sforando la data di consegna del 30 giugno ed è stata assegnata alla commissione cultura solo il 28 luglio. Lavialibera ha chiesto l’atto al ministero dello Sport e al Comitato olimpico nazionale italiano (Coni) ed è riuscita a visionare in esclusiva i contenuti. Olimpiadi Milano-Cortina, finita la festa restano i debiti e i cantieri aperti Cos’è il consiglio olimpico congiunto e la prima (e ultima) relazione prima dei Giochi olimpici Partiamo dall’inizio. Nel (…)

    #PUBBLICO_INTERESSE

  • Mégaferme à #saumons : le projet contesté est autorisé par la préfecture de #Gironde

    Par un arrêté du 4 août, la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a accordé l’#autorisation_environnementale au projet très contesté de méga-usine terrestre de saumons, au #Verdon-sur-Mer. Ce projet porté par la société #Pure_Salmon, financé par un fonds d’investissement singapourien, prévoit la construction d’une usine sur 14 hectares au bout de l’estuaire de la Gironde, pour produire 10 000 tonnes de saumons par an.

    « Ce projet présente un grand intérêt économique et industriel pour le territoire. Il est encadré par des prescriptions environnementales particulièrement exigeantes, que les services de l’État veilleront à faire respecter », affirme la préfète dans un communiqué.

    « Cette décision est irresponsable »

    Pas de quoi rassurer les habitants, associations et élus opposés à la construction de l’usine. « Cette décision est irresponsable, surtout dans le contexte de mégafeux et de sécheresse que connaît la Gironde en ce moment même », réagit Marc Porcheron, élu à Saint-Vivien-de-Médoc, une autre commune de l’estuaire. Plus de 2 millions de m3 d’#eau devront être prélevés dans les nappes souterraines chaque année pour alimenter l’installation, dont les eaux d’élevage et de refroidissement seraient ensuite rejetées dans l’estuaire.

    Le coanimateur du collectif #Usine_de_saumons_non_merci voit dans cette décision « un déni scientifique et démocratique ». Il pointe notamment l’avis défavorable rendu par le Conseil scientifique de l’estuaire de la Gironde, mais aussi la participation inédite à l’enquête publique, au cours de laquelle une grande majorité d’avis défavorables a été exprimée. Le commissaire enquêteur avait malgré tout rendu un avis favorable, de même que le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst).

    Cette #autorisation intervient alors qu’une proposition de loi soutenue par une centaine de députés, déposée en mars 2025 mais qui n’a pas été examinée depuis à l’Assemblée nationale, réclame un moratoire de dix ans sur ces #fermes-usines de saumons. Plusieurs associations ont d’ores et déjà annoncé leur intention de déposer un recours auprès du tribunal administratif de Bordeaux contre l’autorisation préfectorale.

    https://reporterre.net/Megaferme-a-saumons-le-projet-conteste-est-autorise-par-la-prefecture-de
    #poissons #France #élevage #pisciculture #industrie_agro-alimentaire #résistance

  • La plus grande victoire de la #mafia est d’avoir cessé de ressembler à la mafia

    Aujourd’hui, la mafia semble plus puissante que jamais – il suffit de regarder les chiffres de la #cocaïne pour s’en rendre compte –, mais aussi plus invisible. Comment en est-on arrivé là ?

    Quand j’ai écrit Extra pure en 2020, la cocaïne était déjà partout ; aujourd’hui, elle est partout et coûte moins cher. La production mondiale a plus que triplé et les saisies atteignent des niveaux records. C’est justement là le problème : saisir des tonnes sans faire grimper le prix revient à vider l’océan à la cuillère.

    La structure a changé : on n’a plus de cartels verticaux, mais un système de courtage, des cellules interchangeables, l’Équateur devenu une plaque tournante, l’Europe du Nord avec Anvers et Rotterdam comme portes d’entrée, la ‘Ndrangheta en tant que banquier du système. Et puis les drogues de synthèse, qui n’ont besoin ni de terre ni d’agriculteurs, mais seulement d’un hangar.

    Mais la véritable nouveauté se trouve là où l’on ne regarde pas.
    Quel est cet angle mort ?

    Oliver Bullough l’a baptisé « Moneyland », un pays sans frontières où l’argent sale circule librement tandis que les lois censées le traquer restent nationales. Le criminologue Michael Levi répète depuis des années que, en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, on mesure l’activité et jamais le résultat : on compte le nombre de signalements envoyés et non la quantité de crimes qui ont été empêchés.

    Il en résulte que l’on récupère 0,05 % des produits du crime et que les coûts de mise en conformité dépassent de cent fois l’argent saisi
    1
    . C’est le paradoxe du réverbère : nous cherchons les clefs là où il y a de la lumière, dans les formulaires, dans les signalements des banques, dans la bureaucratie de la conformité, alors que les clefs se trouvent dans l’obscurité et que personne ne veut s’y aventurer.
    Quels signaux plus ou moins faibles voyez-vous en France où l’on parle de plus en plus d’une mexicanisation du pays ?

    Chaque fois qu’un jeune meurt à Marseille, la France regarde le cadavre et dit : « Le Mexique ». C’est là que réside l’erreur. Le mort est la seule partie du trafic de drogue qui accepte de se laisser photographier. C’est le résidu, le bilan des erreurs, le coût d’un marché qui n’a pas encore trouvé son équilibre. Un marché qui tue est un marché immature. Quand le système fonctionne vraiment, personne ne meurt : on signe un acte notarié. Le sang n’est pas le signe de la puissance criminelle, c’est le signe de son adolescence.

    Le signal grave, c’est l’autre, et par définition, on ne le voit pas, car sa réussite coïncide exactement avec son invisibilité.

    Commençons par la langue, qui trahit toujours. Les Français parlent de « blanchiment ». En Italie, nous parlons de « recyclage ». Ce sont deux philosophies opposées.
    C’est-à-dire ?

    Le blanchiment promet la purification, la tache qui disparaît, l’argent qui redevient innocent. Le recyclage admet au contraire que la substance reste et ne change que de forme. La France s’est bercée pendant des décennies de l’illusion de pouvoir « laver » ; l’Italie a appris à ses dépens que rien ne se lave, mais se transforme. Ce n’est pas un détail lexical : Tracfin appelle encore aujourd’hui « sociétés lessiveuses » les entités qui blanchissent les fonds du crime organisé. Toute la métaphore de la lessive est présente dans le vocabulaire administratif de l’État.

    Et voici la partie historique que la France refuse de lire. Le trafic qui a inondé l’Amérique d’héroïne pendant trente ans s’appelait la « French Connection ». Le mot « français » figurait dans son nom, les laboratoires se trouvaient à Marseille, et la France a tout de même réussi à considérer cela comme l’affaire des autres : d’abord des Corses, puis des Italiens, ensuite des Maghrébins, aujourd’hui des Slaves et des Albanais.

    Chaque génération a eu son étiquette ethnique, et chaque étiquette a servi à ne pas nommer la structure. Car si les laboratoires étaient marseillais, l’argent ne restait jamais dans le milieu : il passait par des banques, des biens immobiliers sur la Côte d’Azur, des casinos, des chantiers. Le trafic peut être étranger.
    Et le blanchiment ?

    Le blanchiment, non. Le blanchiment est toujours local, par nécessité technique : pour blanchir de l’argent, il faut un notaire, un expert-comptable, un établissement de crédit, un marché public, un cadastre. Il faut donc les institutions de ce pays et les professionnels de ce pays.

    Les chiffres le montrent avec une brutalité que les chroniques n’ont pas. La Cour des comptes européenne a estimé le blanchiment à 1,3 % du PIB de l’Union chaque année, soit environ 38 milliards d’euros pour la seule France. La commission d’enquête du Sénat évalue à 50 milliards le chiffre d’affaires des réseaux spécialisés dans le blanchiment de capitaux d’origine criminelle dans le pays. Le chiffre d’affaires du trafic de drogue français est estimé par les autorités entre trois et six milliards.

    Mettons ces chiffres côte à côte : la drogue n’en représente qu’une fraction. Le Sénat l’écrit sans détours dans son rapport du 18 juin 2025 : le blanchiment d’argent est aujourd’hui le trafic le plus lucratif de France, et il n’existe pas de stratégie cohérente pour le combattre ; le système n’est qu’un assemblage de dispositifs disparates. Le titre du rapport est déjà un verdict : « Ces dizaines de milliards qui gangrènent la société. »
    Qu’en est-il des chiffres sur la supposée origine étrangère du problème ?

    Nous avons un chiffre qui met fin à tout débat sur l’origine étrangère du problème. En 2024, Tracfin a reçu plus de 215 000 déclarations de soupçons, mais le secteur non financier — notaires, greffiers, maisons de jeux — ne représente que 7 % du total. Les avocats n’en ont transmis que quinze. Les agents sportifs, une catégorie à très haut risque, n’en ont jamais transmis une seule.

    Quinze signalements pour toute une profession. Ce n’est pas un problème de frontières : c’est un problème de classe professionnelle. La ligne qui sépare l’argent sale du patrimoine propre passe par les cabinets du centre de Paris, pas par les ports. Le cas le plus révélateur remonte à sept semaines.
    Que s’est-il passé ?

    Le 9 juin 2026, la JIRS de Marseille a démantelé un réseau de blanchiment d’argent en bande organisée : treize interpellations, cinq personnes mises en examen, des sommes réinvesties dans l’immobilier ou transférées à l’étranger. 2,7 millions d’euros, des lingots d’or et quatorze voitures de luxe ont été saisis. Tout avait commencé au printemps 2024 par un simple contrôle fiscal dans la banlieue de Narbonne.

    Les sociétés utilisées comme écrans étaient des entreprises de construction de Perpignan, Narbonne et Béziers, avec une activité économique réelle et un chiffre d’affaires réel. Pas de sociétés fantômes aux Seychelles : des chantiers français qui construisaient réellement. Le président de la fédération du bâtiment des Bouches-du-Rhône admet que ces entreprises remportent les appels d’offres avec des propositions inférieures de 25, 30, voire 40 % au prix du marché, et que le secteur subit des menaces et du racket concernant les embauches sur les chantiers autour de Marseille.

    Autrement dit : l’argent de la drogue remporte des marchés publics français en vendant à perte. Il élimine les entreprises légales pour cette raison même : sa rentabilité, il l’a déjà faite ailleurs. C’est la définition parfaite d’une méthode mafieuse, et personne ne l’a importée de l’extérieur.

    Le nouveau Parquet national anticriminalité organisée a saisi, en cinq mois, près de 990 millions.
    Ce n’est donc pas suffisant…

    C’est un bon début. Mais il faut le mettre en perspective avec les 38 milliards estimés chaque année. Le rapport entre ces deux chiffres résume tout le problème français.

    C’est pourquoi le terme de « mexicanisation » est réconfortant, et doit être rejeté précisément par ceux qui dénoncent ces pratiques. Parler du Mexique revient à dire : « Ils nous importent leur violence. » Cela déplace le centre de gravité vers l’extérieur, vers l’ethnie, vers l’immigration, et transforme un problème de système économique en un problème d’ordre public.

    Les mafias ne se mesurent pas au nombre de morts qu’elles causent : elles se mesurent aux patrimoines qu’elles parviennent à blanchir. Les meurtres, c’est ce que le trafic de drogue perd. Le blanchiment d’argent, c’est ce qu’il gagne. Et aucun État n’a jamais été détruit par ce que les criminels perdent.
    La déstabilisation de certains pays européens pourrait-elle atteindre les niveaux que l’on a connus en Amérique latine ?

    La différence est structurelle, et non de degré. En Amérique latine, le trafic de drogue a érodé le monopole de l’État sur la violence, avec des territoires où l’État ne pénètre pas, des taux d’homicides à deux chiffres pour 100 000 habitants, des forces de police infiltrées jusqu’aux plus hauts échelons, des candidats assassinés en pleine campagne électorale.

    En Europe, ce n’est pas le cas. Ici, les mafias ne défient pas l’État, elles le traversent. Elles achètent des marchés publics, blanchissent des capitaux, s’immiscent dans la logistique portuaire et dans le secteur du bâtiment. Peu de violence, forte pénétration économique. Un modèle opposé, et justement pour cette raison plus difficile à percevoir.
    Quelle devrait être la réponse à adopter ?

    La dérive autoritaire n’est la réponse à aucun de ces deux modèles. Les mafias n’ont jamais eu peur d’un État fort. Elles ont peur de l’État qui contrôle l’argent. Ce qui les touche, ce sont une magistrature indépendante, les enquêtes patrimoniales, les confiscations, la transparence des marchés publics, un journalisme capable d’écrire sans craindre de poursuites abusives. Ce sont les mêmes outils que tout gouvernement autoritaire s’empresse d’affaiblir en premier lieu, car ils peuvent aussi le toucher.

    Deux exemples historiques. Le fascisme s’est vanté d’avoir vaincu la mafia grâce au préfet Mori, mais il n’a frappé que la base et a laissé intacte, voire favorisée, la bourgeoisie mafieuse qui avait rejoint le régime, à tel point qu’en 1943, ce réseau était prêt à se reconstituer. Aujourd’hui, le modèle Bukele, avec ses prisons de masse et son état d’exception permanent, a fait chuter le nombre d’homicides sans toucher au trafic de drogue ni au blanchiment d’argent. On arrête la rue, on laisse le capital intact.

    L’autoritarisme produit une sécurité perçue et une impunité réelle aux échelons supérieurs. Contre les mafias, c’est le contraire qu’il faut. Moins de spectacle, plus de bilans.
    En matière de lutte contre le crime organisé, l’Italie a une certaine expérience (notamment depuis les années 1980). Pensez-vous qu’elle est assez étudiée par les autres pays européens ?

    Absolument pas. L’Europe est à la traîne, le reste du monde l’est encore plus.

    L’Italie possède le meilleur savoir-faire au monde, et c’est un savoir-faire né du sang : l’article 416-bis existe parce que Pio La Torre a été assassiné ; l’article 41-bis et le système des collaborateurs de justice existent parce que Falcone et Borsellino ont été assassinés. Derrière chaque instrument législatif italien se cache un cercueil. C’est une législation écrite dans le deuil, et c’est pour cela qu’elle fonctionne : elle n’est pas née dans un séminaire, mais de l’urgence d’un État qui était en train de perdre pied.

    Presque aucun autre pays européen ne connaît le délit d’association de type mafieux. On juge les délits individuels – le trafic, le meurtre, le blanchiment d’argent –, mais pas l’organisation en tant que telle, ni la méthode, ni la force d’intimidation que représente le lien d’appartenance. Et presque partout, l’attaque contre le patrimoine fait défaut : mesures de prévention, confiscation élargie, administration judiciaire des entreprises. Le reste de l’Europe arrête des personnes ; l’Italie a compris qu’il fallait leur retirer leur argent, car un parrain en prison dont le patrimoine reste intact continue de diriger.

    Y a-t-il à ce niveau un décalage entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud ?

    L’Europe du Nord a longtemps entretenu un malentendu : celui selon lequel la mafia serait un problème folklorique du Sud, fait de casquettes et de fusils. Pendant qu’on pensait cela, la cocaïne est entrée par Rotterdam et Anvers, la ‘ndrangheta a investi dans toute l’Allemagne (Duisbourg 2007 n’a rien enseigné) et à Marseille, la DZ Mafia a mis en place un système de violence que la France peine même à nommer. Ce n’est pas que les mafias soient arrivées en Europe : c’est que l’Europe ne disposait pas des catégories pour les percevoir.

    Car le véritable phénomène est tout autre : ce ne sont pas seulement les mafias qui se sont capitalisées, c’est le capitalisme qui s’est mafiosisé. Les organisations criminelles ne sont plus le corps étranger qui s’attaque à l’économie légale. Elles sont le fournisseur de liquidités le plus fiable du marché : elles ne demandent pas de garanties, paient en espèces, et en cas de crise, elles arrivent avant les banques. Et l’économie légale a cessé de se demander d’où vient cet argent.

    Tant que l’Europe traitera la mafia comme une question d’ordre public et non de marché, de marchés publics, de logistique portuaire, de fonds publics, elle restera structurellement sans défense, et continuera à demander conseil à l’Italie sur les morts sans en copier les lois.
    S’il ne fallait retenir qu’une seule leçon de votre travail et de vos livres, laquelle ce serait ?

    La leçon est simple. On ne peut pas changer ce qu’on ne connaît pas.

    Le capitalisme criminel existe parce qu’il reste indéchiffrable. On ne peut pas le combattre si l’on ne comprend pas son mécanisme, conçu exprès pour passer inaperçu.

    Il est très facile de dire que ce sont les immigrés qui s’en prennent aux villes. La détresse a un corps, un visage, elle est dans la rue, on peut la photographier. L’argent, non. Il passe par des virements, des sociétés écrans, des marchés publics, et ne fait pas la une des journaux télévisés. Ainsi, l’indignation se porte toujours sur le pauvre visible et jamais sur le flux invisible — ce qui est exactement ce que ce flux souhaite.

    Mon travail a consisté à mettre en lumière cette ombre. J’en ai payé le prix. Chaque jour, je me demande si cela en valait la peine.
    Comment comprendre la fascination que suscitent les narcotrafiquants ? Netflix, par exemple, semble en avoir fait son fond de commerce.

    Le trafiquant de drogue ne fascine pas parce qu’il se tient en marge du système. Il fascine parce qu’il incarne le système débarrassé de toute hypocrisie. L’entrepreneur légal doit présenter un récit moral de son enrichissement : le mérite, l’innovation, la valeur apportée au territoire, et aujourd’hui, le bilan de développement durable. Le trafiquant de drogue en est dispensé. Son capital n’a pas besoin de s’excuser. Le spectateur reconnaît une structure qu’il connaît déjà : l’ascension, le risque, le capital réinvesti, l’élimination du concurrent, débarrassée des mots qui la rendent méconnaissable lorsqu’elle revêt une veste. Ce n’est pas le revers de notre monde, c’est notre monde dont on a coupé le son de la justification.

    De là naît un plaisir que j’appellerais gnostique, et c’est le véritable moteur de la série. Celui qui regarde a le sentiment d’avoir été admis au secret, d’avoir enfin vu comment fonctionne vraiment le monde. C’est la face B. Mais c’est un plaisir épistémologique, non moral, et pour cette raison dangereusement compatible avec l’inertie. Comprendre comment fonctionne la machine procure une satisfaction qui ressemble beaucoup à la capitulation.
    Que faudrait-il faire ?

    Il y a une objection à se faire à soi-même, et c’est la partie qui fait tenir tout le reste. Le narcotrafiquant n’est pas du tout dépourvu d’hypocrisie. Il dispose d’un appareil de légitimation extrêmement raffiné : la famille, l’honneur, le terrain de foot construit dans la commune, le pauvre qui se venge de l’oligarchie, la Vierge sur le mur.

    Escobar avait un discours politique, pas seulement une fortune. Il ne dit pas la vérité sur le capital : il raconte un autre mensonge, archaïque plutôt que managérial, et justement pour cela plus séduisant, car il parle le langage du mythe et non celui du communiqué de presse.

    Et là, le piège réside dans le récit lui-même. La véritable face cachée n’est pas spectaculaire. C’est le notaire, la facture gonflée, le transporteur, la société écran à Malte. La série raconte l’exception, le parrain, la fusillade, le charisme, et finit ainsi par protéger la règle, qui est la continuité parfaite entre l’économie criminelle et l’économie légale. Le narcotrafiquant représenté comme un monstre est un alibi. Si le narcotrafiquant était présenté comme un collègue, ce serait alors vraiment insupportable.
    Qu’a pu apporter en plus du livre, selon vous, l’adaptation de Gomorra aux écrans ?

    Je ne pense pas que la série apporte quelque chose : je pense qu’elle enlève. Elle enlève le « je », elle enlève la voix off, elle enlève le témoin. Il ne reste que le monde, sans personne pour le juger à notre place.

    C’est par cette soustraction que Gomorra est devenue une grammaire visuelle mondiale — au point d’universaliser Scampia. PNL tourne le clip Le monde ou rien aux Vele parce que cette banlieue est déjà la leur : Manille, Philadelphie, Paris, Le Caire… toutes les banlieues obéissent à la même logique.
    La légalisation représente-t-elle une solution pour casser les trafics de drogue ?

    Non, la légalisation ne met pas fin au trafic de drogue. Elle en élimine une partie, et il faut préciser laquelle.

    En ce qui concerne les drogues douces, l’expérience a déjà été menée et elle a fonctionné. Après la légalisation au Colorado et dans l’État de Washington, le trafic de cannabis mexicain s’est effondré : les saisies à la frontière ont été réduites à une fraction négligeable. Aucune opération de police n’avait jamais obtenu un résultat similaire. La légalisation a accompli ce que quarante ans de guerre contre la drogue n’avaient pas réussi à faire.

    Le pire modèle est celui qui reste à mi-chemin : une demande tolérée, une offre illégale. Le backdoor problem néerlandais a alimenté pendant quarante ans la filière à partir de laquelle s’est développée la Mocro Maffia. Dépénaliser la consommation sans réglementer la production est le cadeau idéal pour le crime organisé. Les Néerlandais ont reconnu le problème et tentent d’y remédier. Depuis 2023, l’Experiment gesloten coffeeshopketen, la « chaîne fermée », est en cours : dix communes — dont Breda, Tilburg, Arnhem, Groningue, Maastricht et Nimègue — où les coffee shops ne vendent que du cannabis issu d’une production légale, provenant de cultivateurs privés agréés, sous le contrôle de l’Inspection et de l’autorité alimentaire. À partir d’avril 2025, la vente de tout autre produit est interdite. Durée prévue : quatre ans.
    Quel rapport entretenez-vous maintenant avec Naples, vos terres natales mais terres où vous êtes en permanence menacé ? Comment se manifeste chez vous cette ambivalence ?

    Naples m’a chassé. C’est la blessure la plus profonde, car elle ne vient pas de mes ennemis. De la part de mes ennemis, on s’y attend, ça fait partie du jeu. Elle vient de chez moi. D’une partie de ma ville qui a décidé que le problème n’était pas la camorra, mais ceux qui en parlaient.

    Et on m’a chassé sur la base d’une fausse accusation : celle selon laquelle parler du mal détruirait le lieu qui l’abrite. C’est exactement le contraire qui s’est produit. Après ces récits, le tourisme a explosé, les ruelles dont j’avais parlé se sont remplies. Ce n’est pas à moi qu’en revient le mérite. Mais cette théorie, selon laquelle le silence protège et la parole détruit, est le mensonge le plus ancien du pouvoir criminel. Naples en est la réfutation vivante.

    C’est là que réside le paradoxe le plus obscène : ceux qui m’accusent d’avoir diffamé Naples sont très souvent ceux qui ont tiré profit de cette transformation. Ceux qui ont acheté, ceux qui ont vu la valeur d’un bien immobilier tripler dans un quartier que personne ne voulait traverser il y a vingt ans. Ils vivent de ce changement et crachent sur ceux qui l’ont déclenché.
    Si c’était à refaire, écririez-vous et publieriez-vous de nouveau vos livres à cause desquels vous êtes aujourd’hui menacé ?

    Non. Je ne le referais pas. Non pas parce que je renie quoi que ce soit de ce que j’ai écrit, mais parce que je n’ai pas été le seul à en payer le prix. Le livre est vivant et continue son chemin ; moi, je suis resté figé depuis vingt ans et ma famille s’est effondrée.
    Les derniers mots de Gomorra (« Fils de pute, je suis encore vivant ! ») sont-ils devenus, de façon presque performative, les mots qui caractérisent votre vie ?

    Je les ai écrits à 26 ans et ils sont devenus une prophétie sur ma vie.
    Quel est le lieu le plus important pour vous à Naples ? Y avez-vous un beau souvenir ?

    Je répondrais à ces deux dernières questions en citant Dante : « Il n’est pas de plus grande douleur que de se souvenir des temps heureux dans la misère »…

    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/08/02/la-plus-grande-victoire-de-la-mafia-est-davoir-cesse-de-ressembler-
    #criminalité_organisée #Roberto_Saviano #in/visibilité #drogue #ndrangheta #Moneyland #blanchiment_d'argent #mort #puissance #invisibilité #lessive #vocabulaire #terminologie #mots #Marseille #France #French_connection #trafic_de_drogue #argent_sale #BTP #bâtiment #appels_d'offre #marchés_publics #mexicanisation #économie #pénétration_économique #autoritarisme #loi #législation #patrimoine #argent #Rotterdam #Anvers #capitalisme #fonds_publics #lutte_contre_la_mafia #logistique #narcotrafique #mythe #légalisation #légalisation_de_la_drogue #coffee_shops #Pays-Bas

  • « La #puissance ne repose plus seulement sur les territoires, les ressources ou l’armée : elle dépend de la capacité à contrôler les #flux »

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/01/la-puissance-ne-repose-plus-seulement-sur-les-territoires-les-ressources-ou-

    Selon l’historien Xavier Carpentier-Tanguy, spécialiste des mondes marins, le bras de fer autour du détroit d’Ormuz révèle l’émergence d’une « #rhéocratie », un nouvel ordre géopolitique où la puissance ne dépend plus seulement de la maîtrise des territoires mais aussi de la capacité à contrôler, sécuriser ou perturber les flux physiques et immatériels mondiaux.

  • Au #Vietnam, la scène #punk en dialogue avec les autorités communistes : #reportage
    https://lvsl.fr/au-vietnam-la-scene-punk-en-dialogue-avec-les-autorites-communistes-reportage

    Contrairement à de nombreux pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est, le Vietnam n’a pas connu les soulèvements de la génération Z, en dépit de son système autoritaire et des inégalités persistantes. À Hanoï, capitale du pays profondément marquée par l’empreinte communiste, la jeunesse des scènes underground apparaît plus patiente et légitimiste que radicale et portée à la révolte. Reportage.

    #Culture #communisme #Scène_underground

  • Prestiti Safe per il riarmo, le carte che raccontano ciò che il governo non dice
    https://lavialibera.it/it-schede-2797-prestiti_safe_armi_ue_cosa_governo_meloni_non_dice

    Carta canta, dice il proverbio. Mentre la maggioranza mostra tentennamenti e divisioni sui prestiti europei ". Safe" per le armi e i membri del governo di Giorgia Meloni assicurano che nessuna decisione è stata presa né sarà presa senza il parlamento, documenti ufficiali ottenuti da lavialibera mostrano che già mesi fa l’esecutivo aveva richiesto formalmente l’accesso a questo strumento, elaborato un piano di spesa e nominato rappresentanti per coordinarne l’implementazione con la Commissione europea e gli altri Stati membri. Cosa sono i prestiti Safe per le armi Lo strumento Safe, acronimo di "Security action for Europe" (azione per la sicurezza dell’Europa), è uno dei due meccanismi messi in campo dall’Unione europea per incoraggiare gli Stati membri ad (…)

    #PUBBLICO_INTERESSE

  • New ‘Facilitation’ Directive: migrant people and solidarity under threat
    https://migreurop.org/article3606.html

    On 28 November 2023, the European Commission adopted a proposal for a Directive laying down minimum rules to prevent and counter the facilitation of unauthorised entry, transit and stay in the Union (known as the ’Facilitation’ Directive), without any prior impact assessment. Intended to replace and expand the EU legal framework currently in force on this matter (the 2002 ’Facilitators Package’), it updates the definition of the offence of facilitation and the existing criminal law (…) #Publications

    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=CELEX:52023PC0755

  • Nouvelle directive « facilitation » : personnes exilées et solidarité en péril
    https://migreurop.org/article3605.html

    Le 28 novembre 2023, la Commission européenne a adopté une proposition de directive établissant des règles minimales pour prévenir et combattre l’aide à l’entrée, au transit et au séjour non autorisés dans l’Union (dite directive « facilitation »), sans étude d’impact en amont. Destinée à remplacer et à élargir le cadre juridique européen actuellement en vigueur à ce sujet (le « train de mesures anti-passeurs » de 2002), elle met à jour la définition de l’infraction de facilitation et le (…) #Publications

    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52023PC0755

  • Transiscope, au-delà de la carte
    https://framablog.org/2026/07/31/transiscope-au-dela-de-la-carte

    Résultat d’une écriture collective, Transiscope : Cartographier pour coopérer est un #Livre issu du projet Des Livres en Commun et dont la sortie est prévue le 8 septembre 2026. Il retrace une décennie d’expérimentations techniques et humaines visant à rendre visibles … Lire la suite­­

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