• Palm oil giant Korindo silences critical report with cease-and-desist letter
    https://news.mongabay.com/2019/09/palm-oil-korindo-fsc-papua-indonesia-investigation-violations

    The Forest Stewardship Council, the world’s foremost body certifying the sustainable forestry industry, has delayed the publication of its findings into a palm oil company’s operations in Indonesia, following a cease-and-desist letter.

    The FSC found earlier this year that subsidiaries of Korindo, an Indonesian-South Korean joint venture that’s an FSC associate, had violated the terms of that association by clearing valuable tracts of rainforest in the Papua region. It also found that the companies failed to properly consult local communities about plans to convert their land into oil palm plantations.

    The full findings of the two-year investigation, compiled into three investigative reports, had been set for publication on Sept. 5. However, Korindo, one of the biggest palm oil companies operating in Papua, sent a letter to the FSC ordering it not to publish further information specific to the findings, in a move perceived as a legal threat.

    As a result, the FSC has decided to postpone the release of the reports indefinitely, according to FSC Indonesia country manager Hartono Prabowo.

    #forêt #déforestation #FSC #publication (ou non) #industrie_palmiste

  • #Notre-Dame-des-Landes : lettre ouverte au comité de rédaction de la revue Z
    https://fr.squat.net/2019/09/06/notre-dame-des-landes-lettre-ouverte-au-comite-de-redaction-de-la-revue-z

    A propos de l’article « Alors, vous avez gagné ? » paru dans le numéro 12 de la revue (septembre 2018), p. 218 à 225. Bonjour, Nos commentaires qui suivent à propos de l’article sur les luttes sur la ZAD de NDDL sont motivés par le fait que nous disposons de la connaissance de quelques faits, d’éléments […]

    #légalisation #publication

  • Scientific research is booming in China
    https://www.nationalgeographic.com/magazine/2019/05/data-show-why-china-science-research-is-booming/?sf217412084=1

    Science is getting a boost in China. Research funding is second only to that of the United States, and the largesse is bearing fruit: The number of papers that Chinese scientists published in major journals rose 17 percent from 2016 to 2018.

    #sciences #recherche #classement #visualisation

  • St-Jean-du-Gard (Cévennes) : pourquoi #La_Borie n’est pas expulsable
    https://fr.squat.net/2019/08/13/st-jean-du-gard-cevennes-pourquoi-la-borie-n-est-pas-expulsable

    Le projet de l’arrogance // Pourquoi La Borie n’est pas expulsable légalement Une fois l’arrivée fracassante de cette nouvelle actrice dans le dossier La Borie, ça a pris quelques temps pour se remettre de nos émotions. Rappelons que cette personne s’est installée sur un terrain où vivent déjà des gens, sans même être venue nous […]

    #Cévennes #gentrification #publication #Saint-Jean-du-Gard

  • Simone de Beauvoir, la mémoire des femmes, l’humanisme
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/08/10/simone-de-beauvoir-la-memoire-des-femmes-lhumanisme-chere-

    « Simone de Beauvoir, la mémoire des femmes, l’humanisme », carnets Chère Simone de Beauvoir, 10 août 2019 — À lire sur lirecrire.hypotheses.org/1688 Publicités

    #Publications
    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa

  • Speechless. I’ve just read a blog on the #Elsevier site recommending that authors should not cite works in languages other than English in their articles. Please, please do not follow this advice.

    https://twitter.com/MccowanTristan/status/1148582033670565888
    #langue #édition_scientifique #université #publications #anglais #Elsevier #langues

    Il s’agit de la recommandation 11, du document publié par Elsevier 11 steps to structuring a science paper editors will take seriously.
    Comme vous pouvez le voir, entre temps, la phrase mise en évidence par Tristan McCowan dans son tweet a été barrée :

    voir aussi la Editor’s note du 10 juillet 2019 :

    This 2014 post conveys the advice of a researcher sharing his experience and does not represent Elsevier’s policy. However, in response to your feedback, we worked with him to update this post so it reflects our practices. For example, since it was published, we have worked extensively with researchers to raise visibility of non-English language research. – July 10, 2019

    https://www.elsevier.com/connect/11-steps-to-structuring-a-science-paper-editors-will-take-seriously

    –-> la note a donc été publiée le jour suivant le tweet, qui date du 9 juillet

    Et si vous cliquez sur le lien vers lequel la « Editor’s note » renvoi, la voici :
    https://www.elsevier.com/connect/raising-the-global-visibility-of-local-research
    En sous-titre c’est noté :

    A Colombian university’s Research and Innovation Office and library collaborate with Elsevier to make #non-STEM, #non-English research more accessible

    https://www.elsevier.com/connect/raising-the-global-visibility-of-local-research

    Comme suggère mon amie et collègue Virginie Mamadouh :

    non-English = local = non-STEM (= non-science)

    ping @fil @reka

    • « Je ne publierai plus jamais dans une revue scientifique »

      #Olivier_Ertzscheid, enseignant-chercheur et blogueur renommé, explique pourquoi le système des revues scientifiques – depuis l’évaluation par les pairs jusqu’aux abonnements exorbitants – va à l’encontre du travail scientifique et de sa diffusion au plus grand nombre.

      Enseignant-chercheur, je ne publie plus que vraiment très occasionnellement dans des revues scientifiques. Et ce pour plusieurs raisons.
      Monde de dingue

      D’abord le modèle économique de l’oligopole (voire du quasi monopole dans le cas des SHS), qui gère aujourd’hui la diffusion des connaissances au travers de revues, est celui d’une prédation atteignant des niveaux de cynisme (et de rente) de plus en plus hallucinants.

      A tel point que de plus en plus d’universités préfèrent carrément renoncer à l’ensemble de leurs abonnements chez Springer ou Elsevier. La dernière en date est celle de Montréal.

      Hallucinante tant les tarifs d’Elsevier (ou de Springer) et les modalités d’accès proposées relèvent du grand banditisme et de l’extorsion de fonds.
      Ubuesque car nous sommes dans une situation où des universités doivent renoncer, j’ai bien dit renoncer, à accéder à des revues scientifiques. Monde de dingue.

      Un peu comme si des agriculteurs devaient renoncer à certaines graines et semences du fait des pratiques de certaines firmes agro-alimentaires. Monde de dingue au carré.

      D’autant qu’on sait que dans ce choix extrêmement délicat effectué par l’université de Montréal, l’existence de Sci-Hub, (site « illégal » dont je vous reparlerai un peu plus tard dans ce billet), pourrait avoir largement pesé dans la balance.
      Making of
      Olivier Ertzscheid, enseignant chercheur en Sciences de l’information et de la communication a initialement publié cet engagement sur son excellent blog affordance.info. Il nous l’a adressé et nous le publions avec plaisir. Rue89

      Parce que c’est ahurissant mais c’est ainsi, pour faire de la recherche scientifique aujourd’hui en France (et ailleurs dans le monde), il faut nécessairement passer par des bibliothèques clandestines (Shadows Libraries).

      Ensuite les « éditeurs » desdites revues ont arrêté depuis bien longtemps de produire le travail éditorial qui justifiait le coût et l’intérêt desdites revues : ils se contentent le plus souvent d’apposer leur « marque », toutes les vérifications scientifiques (sur le fond) sont effectuées gratuitement par d’autres chercheurs, et les auteurs eux-mêmes se coltinent l’application de feuilles de style la plupart du temps imbitables.
      Un système totalement biaisé

      Alors bien sûr vous allez me dire que l’intérêt des publications scientifiques dans des revues c’est que des « pairs », d’autres universitaires, vérifient que l’on ne raconte pas de bêtises. Et moi je vais vous répondre en un mot comme en 100 : B-U-L-L-S-H-I-T. Total Bullshit. Hashtag Total Bullshit même.

      Bien sûr que l’évaluation par les pairs c’est important. Sauf que même à l’époque où je publiais encore régulièrement dans des revues soumises à l’évaluation par les pairs, (et en l’occurrence « soumises » n’est pas un vain mot), ladite évaluation de mes pairs se résumait neuf fois sur dix à m’indiquer :

      Que je n’avais pas, ou insuffisamment, cité les travaux de tel ou tel mandarin (ou de l’évaluateur lui-même...).
      Que c’était très intéressant mais que le terme « jargon 1 » prenait insuffisamment en compte les travaux se rapportant au terme « Jargon 2 ». Jamais, je dis bien jamais aucun débat scientifique, aucune idée neuve, aucune confrontation d’idée, juste une relecture tiédasse.
      Que ce serait mieux si je changeais cette virgule par un point-virgule.

      Mais nonobstant, c’est vrai que la vraie évaluation par les pairs c’est important. Sauf que JAMAIS AUCUN CHERCHEUR NE S’AMUSERA A PUBLIER DES CONNERIES juste pour voir si ses pairs s’en rendront compte ou pas.

      Parce que, d’abord, en général, les chercheurs sont plutôt des gens instruits, relativement compétents, et relativement soucieux de contribuer à l’avancée des connaissances.

      Et aussi parce que SI TU PUBLIES UN ARTICLE AVEC DES CONNERIES SCIENTIFIQUES OU DES METHODOLOGIES FOIREUSES ben tu te fais immédiatement aligner et ta carrière est finie. Sauf bien sûr si c’est pour faire une blague ; -)
      Des revues lues par personne

      Alors soyons clair, nul n’est heureusement infaillible et, à moi aussi, il m’est arrivé de publier des articles sur mon blog de chercheur contenant sinon des conneries, en tout cas quelques inexactitudes ou imprécisions.

      Lesquelles m’ont été immédiatement signalées de manière tout à fait constructive par les lecteurs dudit blog, qui sont loin d’être tous des scientifiques-chercheurs-universitaires.

      Bref le syndrome Wikipédia. Oui il y a des erreurs dans Wikipédia, mais non il n’y en a pas plus que dans les encyclopédies classiques, et oui, à la différence des encyclopédies classiques, elles sont presque immédiatement signalées et corrigées.

      Parce que ces putains de revues scientifiques ne sont lues par personne !

      Ai-je besoin de développer ? Des milliards (oui oui) d’euros de budget par an versés à quelques grands groupes que je n’ose même plus qualifier « d’éditoriaux » et un lectorat proportionnellement équivalent à celui du bulletin paroissial de Mouilleron Le Captif (au demeurant charmante bourgade de Vendée avec un patronyme trop choupinou).
      Ça n’est pas notre métier

      Celle qui surclasse toutes les autres. La vraie raison c’est que notre putain de métier n’est pas d’écrire des articles scientifiques et de remplir des dossiers de demande de subvention qui nous seront refusés plus de trois fois sur quatre (chiffres officiels de l’AERES).

      Notre putain de métier c’est d’enseigner, de produire des connaissances scientifiques permettant de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons ET DE PARTAGER CES PUTAINS DE CONNAISSANCES AVEC LES GENS. Pas JUSTE avec nos gentils étudiants ou JUSTE avec nos charmants collègues, AVEC LES GENS.

      Notre putain de métier ce n’est pas d’attendre deux putains d’années que d’improbables pairs qui auraient par ailleurs bien mieux à faire – de la recherche ou des cours – aient bien constaté que nous n’écrivions pas n’importe quoi pour nous donner, au bout de deux ans, la permission de voir nos écrits diffusés avec un niveau de confidentialité qui rendrait jaloux les banques suisses et avec un coût d’accès qui ... rendrait aussi jaloux les banques suisses.
      Parce qu’il y’a ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent

      Et que ceux qui creusent, on les connaît. A commencer par les présidents d’université auxquels j’avais déjà par le passé témoigné de toute mon admiration pour le côté visionnaire de leur immobilisme.

      Sans oublier bien sûr tous mes charmants collègues qui, à force de « c’est trop compliqué », « j’ai pas le temps », et autres « c’est pas la priorité » ou « les éditeurs de revues ne veulent pas », ne déposent même pas la version auteur de leurs articles dans des archives ouvertes, et qui mettent donc une hallucinante énergie mortifère à creuser leur propre tombe (ça c’est leur problème) mais hélas, aussi et surtout, la tombe de la diffusion des connaissances et de l’accès aux savoirs.
      Parce que tant qu’il y aura des couilles éditoriales en or, y’aura des lames d’Open Access en acier

      Je vous avais déjà parlé d’Alexandra Elbakyan. S’il y avait un Panthéon des militants de l’accès aux connaissances scientifiques (et du courage scientifique du même coup), elle siègerait aux côtés d’Aaron Swartz.

      Cette femme a créé le site Sci-Hub qui est tout simplement à l’heure actuelle la plus grosse bibliothèque scientifique clandestine du Web, plus de 50 millions d’articles scientifiques, et dont la controverse qu’il suscite ne va pas assez loin.

      Bien sûr Elsevier lui colle un procès, bien sûr diverses manipulations plus ou moins légales tentent de faire disparaître ce site, qui heureusement, résiste et résiste encore. Pour s’y connecter actuellement, si l’adresse sci-hub.cc ne répond pas, tentez sci-hub.ac ou carrément l’IP 31.184.194.81 : -)
      Open Access Guerilla Manifesto

      Parce que ces requins du grand banditisme éditorial sont partout et qu’ils ont bien compris d’où venait le danger. A tel point que l’on apprenait il y a quelques jours qu’Elsevier ,(encore...), avait réussi à racheter une archive ouverte en sciences sociales (et pas l’une des moindres... SSRN). Carrément.

      Alors figurez-vous que y’a pas que Martin Luther King qui fait des rêves. Moi aussi j’ai fait un rêve.

      J’ai rêvé que les acteurs publics de la recherche publique (l’Etat, les universités, les présidents d’université, les enseignants-chercheurs, les bibliothèques universitaires) lisaient, adhéraient et appliquaient à la lettre le manifeste pour une guerilla de l’Open Access d’Aaron Swartz.

      J’ai rêvé que plus un centime d’argent public ne soit versé à ces escrocs mais que la totalité dudit argent public soit consacré à développer, construire et soutenir des initiatives comme Sci-Hub ou toute autre forme d’archive ouverte ou de libre accès, que ces initiatives soient légales ou illégales.

      J’ai rêvé que des gens qui disposent majoritairement d’un bac+8 soient capables de comprendre et d’entendre que le fruit de leur travail (de recherche), que leur rôle dans la société (faire avancer les connaissances et mettre ces connaissances à disposition du public), que tout cela était non seulement menacé, mais en train d’être entièrement détruit depuis déjà des dizaines d’années par un système devenu totalement dingue et atteignant un niveau de cynisme ahurissant et piloté par quelques grands groupes qui osent encore se dire « éditoriaux » quand la réalité de leurs pratiques les constitue en autant de mafias.

      J’ai rêvé que des gens qui disposent d’un bac+8, d’un salaire confortable, et d’un temps de cerveau disponible non-entièrement dédié à Coca-Cola, soient capables d’entendre et de comprendre que pour des populations entières sur cette planète, que pour des millions de personnes souffrantes, malades, exploitées ou tout simplement... curieuses, la privatisation des connaissances était littéralement, je dis bien littéralement, mortifère.

      Et comme depuis plus de 15 ans que je fais ce rêve, je me suis réveillé avec une putain de gueule de bois, à peine atténuée par la récente médaille d’or de l’innovation attribuée à Marin Dacos.
      Bon et là vous vous dites : « ok il est énervé », « ok c’est réjouissant », mais « ok il exagère »

      Parce que vous me connaissez hein. Pondéré. Pas sanguin pour deux sous. Raisonnable au-delà des attendus du devoir de réserve. La faconde de la grande muette à moi tout seul. Donc devinette.

      Qui a écrit :
      « Les éditeurs et les scientifiques insistent sur l’importance cruciale de l’évaluation par les pairs. Nous la dépeignons au public comme si c’était un processus quasi-sacré qui aide à faire de la science notre accès le plus objectif à la vérité. Mais nous savons que le système d’évaluation par les pairs est biaisé, injuste, non fiable, incomplet, facilement truqué, souvent insultant, souvent ignare, parfois bête, et souvent erroné. »

      Un punk à chien ? Non, le rédacteur en chef de la revue « The Lancet ».

      Qui a écrit :
      « Nous avons peu de données quant à l’efficacité réelle du processus, mais nous avons la preuve de ses défauts. En plus d’être peu efficace pour la détection de défauts graves et presque inutile pour la détection des fraudes, il est lent, coûteux, distrait le chercheur de son laboratoire, est très subjectif, tient de la loterie, et peut facilement abuser. Vous soumettez une étude pour un journal. Elle entre dans un système qui est en fait une boîte noire, puis une réponse plus ou moins justifiée sort à l’autre extrémité. La boîte noire est comme la roulette, et les profits et pertes peuvent être grands. Pour un universitaire, une publication dans un journal important comme Nature ou Cell équivaut à toucher le jackpot. »

      Un marxiste léniniste ? Non, Richard Smith du Journal of Royal Society of Medicine.

      Qui a écrit : qu’il n’enverrait plus jamais d’articles à des revues comme « Nature, Science ou Cell dans la mesure où ces revues à comité de relecture faussent le processus scientifique, et constituent une tyrannie qui doit être brisée. »

      Un agitateur anarcho-autonome ? Le prix nobel de médecine 2016.
      Résultat en libre accès

      Du coup, je me sens un peu moins seul, et pas uniquement du fait de ma schizophrénie. Donc non, je ne publierai plus jamais dans des « revues scientifiques », (et s’il m’arrive de le faire une ou deux fois à titre exceptionnel pour des gens que j’estime intellectuellement ou amicalement, la version intégrale – pas juste la version « auteur » – sera toujours disponible sur ce blog et dans une ou plusieurs archives ouvertes). Et s’il faut pour cela être dans « l’illégalité », j’y serai plutôt deux fois qu’une, et ce ne sera pas la première fois...

      Je ne publierai plus jamais dans des revues scientifiques qui ne me permettent pas de mettre simultanément en libre accès le résultat de ma recherche. Et j’espère sincèrement que nous serons de plus en plus nombreux à le faire.
      Dix ans de perdus ?

      Il y a à peine plus de dix ans, le 15 mars 2005 très précisément, un autre universitaire avait pris un tel engagement. Celui de « ne plus jamais publier dans des revues scientifiques qui ne me permette pas au minimum les libertés d’une licence Creative Commons Attribution NonCommercial. »

      Ce type, c’était Lawrence Lessig. Sur son blog. Lawrence Lessig. Le même qui, lors de l’enterrement d’Aaron Swartz après son suicide, prononçait avec une immense peine ces quelques mots, le 12 Janvier 2013 :
      « Mais quiconque affirme qu’il y a de l’argent à faire avec un stock d’articles scientifiques est soit un idiot, soit un menteur. »

      Dix ans plus tard je vais m’autoriser à aller un peu plus loin : quiconque affirme aujourd’hui qu’en acceptant de publier dans des revues scientifiques sans systématiquement déposer son texte dans une archive ouverte et/ou avec une licence d’attribution non-commerciale, ignore, ou feint d’ignorer, sa part de responsabilité dans la situation catastrophique de privatisation de la connaissance que mettent en œuvre quelques grands groupes éditoriaux à l’échelle de la planète. Celui-là est à la fois un idiot, un menteur et surtout un irresponsable.

      Alors je ne publierai plus jamais d’articles dans des revues scientifiques. Et je continuerai de m’opposer, de manière légale ou illégale, à toute forme de privatisation de la connaissance. Et vous ?

      https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-sciences/20160519.RUE2928/je-ne-publierai-plus-jamais-dans-une-revue-scientifique.html

  • Publications scientifiques : la justice française ordonne aux FAI de bloquer Sci-Hub et LibGen, à la demande des éditeurs Elsevier et Springer Nature
    https://www.developpez.com/actu/253749/Publications-scientifiques-la-justice-francaise-ordonne-aux-FAI-de-bloqu

    En France, comme dans d’autres pays, #Elsevier et #Springer Nature ont donc saisi la justice pour obliger les fournisseurs d’accès internet à bloquer #Sci-Hub ainsi que #LibGen, un moteur de recherche d’articles et livres scientifiques qui facilite aussi l’accès aux contenus soumis à un péage. Les deux hébergeraient respectivement plus de 70 millions et plus de 25 millions d’articles scientifiques, d’après les éditeurs.

    Le verdict est tombé plus tôt ce mois de mars. Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a statué que les éditeurs ont suffisamment démontré que les plateformes Sci-Hub et LibGen sont entièrement dédiées ou quasi entièrement dédiées au piratage de leurs articles. Il a donc demandé à Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom de mettre tout en oeuvre pour bloquer l’accès aux domaines de Sci-Hub et LibGen, soit une liste de 57 domaines (y compris des adresses de redirection). Le blocage devra être en vigueur pendant un an.

    Le tribunal estime que s’ils ne sont pas responsables du contenu auquel ils donnent accès, « les FAI et les hébergeurs sont tenus de contribuer à la lutte contre les contenus illicites, et plus particulièrement, contre la contrefaçon de droits d’auteur et droits voisins, dès lors qu’ils sont les mieux à même de mettre fin à ces atteintes ». Le TGI précise également qu’aucun texte ne s’oppose à ce que les mesures à mettre en oeuvre pour mettre fin à ces violations soient supportées par les intermédiaires techniques, c’est-à-dire ici les FAI, quand bien même ces mesures sont susceptibles de représenter pour eux un coût important. Donc le coût de la mise en oeuvre des mesures nécessaires restera à la charge des FAI.

    Même si les FAI décidaient de ne pas faire appel de cette décision, on pourrait se décider s’il est vraiment possible de bloquer ces différents sites. La réalité est qu’après de tels blocages, il y a toujours des sites miroirs qui réapparaissent. Conscients de cela, les deux éditeurs avaient demandé que les FAI surveillent la réapparition de sites miroirs et les bloquent systématiquement ; une demande que le tribunal ne leur a pas accordée. Cela veut dire que si, après avoir été bloqués, Sci-Hub et LibGen réapparaissent sous d’autres domaines, les éditeurs devront à nouveau se rendre au tribunal pour actualiser leur liste de domaines à bloquer. Ce qui prendra du temps et permettra aux sites ciblés de rester en ligne presque sans interruption.

    #savoirs #partage #publications #paywall

  • Nouvelle brochure : « Comme une étincelle en travers de la gorge »
    https://fr.squat.net/2019/03/30/nouvelle-brochure-comme-une-etincelle-en-travers-de-la-gorge

    Compil de textes traduits de l’italien à propos des deux opérations répressives à #Turin, Trento et #Rovereto du début de l’année 2019. Sommaire : – L’Asilo non si tocca (Opération « Scintilla ») – Le dîner du dimanche peut être spécial (lettre de Lorenzo depuis la #prison de Turin) – Le coeur au-delà des barreaux (texte diffusé […]

    #Italie #Opération_Étincelle #publication #Trente

  • Academics, don’t write for #The_Conversation, they are not good people. I judge you every single time you post Conversation links. It’s like wearing a sticker saying you don’t support your precarious colleagues.

    The Conversation won’t let non-affiliated academics write for them, thus excluding casualised and unemployed academics. They also syndicate to the right wing press, thus exposing scholars doing anti-racist, pro-migration, and gender work to a great deal of abuse.

    https://twitter.com/DrFloraPoste/status/1110139262157099008
    #publication #stratégie_de_publication #édition_scientifique #université #précarité #extrême_droite
    #boycott ?

  • Quelle #Justice_fiscale pour le Sud ?
    https://www.cetri.be/Quelle-justice-fiscale-pour-le-Sud

    La fiscalité joue théoriquement trois rôles dans les économies modernes : financer la dépense publique, redistribuer les richesses et orienter les comportements économiques. Aujourd’hui, ces trois rôles sont en crise. L’évasion fiscale prive les gouvernements de recettes vitales. L’éludement de l’impôt par les plus riches creuse les inégalités. Et les politiques fiscales récompensent de plus en plus, de facto, les comportements les plus prédateurs. La situation se révèle particulièrement critique pour (...)

    #Alternatives_Sud

    / #Alternatives_Sud, Justice fiscale, #Homepage_-_Publications_à_la_une, Homepage - Menu « Découvrez », Publications en vente - > (...)

    #Homepage_-_Menu_« Découvrez » #Publications_en_vente_-_> ;_Shop
    https://www.cetri.be/IMG/pdf/as_justice_fiscale_pdf.pdf
    https://www.cetri.be/IMG/epub/as_justice_fiscale_epub.epub

  • Mon idée pour la France : « Créer un média par établissement scolaire »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/02/21/mon-idee-pour-la-france-creer-un-media-par-etablissement-scolaire_5426119_32

    La pratique existe déjà mais elle repose sur l’envie des personnels. On voit fleurir par exemple depuis une petite dizaine d’années des webradios dans des écoles, collèges ou lycées et les Comités territoriaux de l’audiovisuel (CTA) ouvrent de plus en plus d’antennes temporaires scolaires.

    Hélas, la proposition de 2015 n’a été ni vraiment suivie, ni systématisée et nombre d’élèves en sont encore privés. Elle répond pourtant à des nécessités criantes. Parce que c’est en produisant des contenus médiatiques (qu’ils aient pour support la radio, la presse écrite, la vidéo ou le web) qu’on devient un lecteur, un auditeur, un téléspectateur averti. Qui a fait de la radio une fois ne l’écoute plus jamais de la même oreille : il sait qu’un micro-trottoir est le résultat d’un choix, d’un angle, que les recherches doivent être sérieuses, validées et que l’information se vérifie et se contextualise.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Mon idée pour la France : doter notre pays d’une « constitution éducative »

    Et cette leçon s’étend à d’autres situations : elle permet de comprendre qu’on ne doit pas, sur les réseaux sociaux, répercuter sans vérifier, s’indigner sans savoir qui parle, ou se complaire dans la surenchère scandaleuse en partageant une image tronquée.

    Parce que les médias concernent tous les champs du savoir et qu’on peut pratiquer dans le cadre scolaire le journalisme scientifique, sportif, littéraire, etc. Chaque enseignant peut y trouver sa place et traiter des contenus de son programme en faisant produire les élèves.

    Les exemples ne manquent pas. Sont aussi très formateurs les temps dédiés à la publication, à l’éditorialisation, à sa technique mais aussi à son éthique et à ses règles, qui permettent de saisir concrètement les questions de droits

    Parce que produire des contenus médiatiques c’est à la fois travailler en équipe et s’ouvrir au monde extérieur, sortir de l’école ou montrer ce que l’on y fait. C’est communiquer « pour de vrai » et faire en sorte que l’école ne soit plus un monde clos.

    #Education #Médias #Publication

  • COMPare: a prospective cohort study correcting and monitoring 58 misreported trials in real time | Trials | Full Text
    https://trialsjournal.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13063-019-3173-2

    Methods

    We identified five high-impact journals endorsing Consolidated Standards of Reporting Trials (CONSORT) (New England Journal of Medicine, The Lancet, Journal of the American Medical Association, British Medical Journal, and Annals of Internal Medicine) and assessed all trials over a six-week period to identify every correctly and incorrectly reported outcome, comparing published reports against published protocols or registry entries, using CONSORT as the gold standard. A correction letter describing all discrepancies was submitted to the journal for all misreported trials, and detailed coding sheets were shared publicly. The proportion of letters published and delay to publication were assessed over 12 months of follow-up. Correspondence received from journals and authors was documented and themes were extracted.

    [...]

    Conclusions

    All five journals were listed as endorsing CONSORT, but all exhibited extensive breaches of this guidance, and most rejected correction letters documenting shortcomings. Readers are likely to be misled by this discrepancy. We discuss the advantages of prospective methodology research sharing all data openly and pro-actively in real time as feedback on critiqued studies. This is the first empirical study of major academic journals’ willingness to publish a cohort of comparable and objective correction letters on misreported high-impact studies. Suggested improvements include changes to correspondence processes at journals, alternatives for indexed post-publication peer review, changes to CONSORT’s mechanisms for enforcement, and novel strategies for research on methods and reporting.

    #laxisme #biais #prestige #recherche #publications

  • #science et médias
    http://www.radiopanik.org/emissions/dans-une-heure-c-est-termine/science-et-medias

    Dasn cette émission le Köllektoef revient sur le chemin parfois tortueux que les chercheurs doivent emprunter pour être édités. L’émission est aussi l’occasion de réfléchir sur les liens qui existent entre #publication scientifique et #vulgarisation. Pour les accompagner dans ces réflexions les membres du Köllektoef ont invité Christian Du Brulle, créateur du journal scientifique en ligne dailyscience.be, et par téléphone Juliette De Maeyer, professeure adjointe au département communication de l’Université de Montreal.

    Retrouvez également le Journal des News de l’Actu de la Science en début d’émission !

    Bonne (...)

    #science,publication,vulgarisation
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/dans-une-heure-c-est-termine/science-et-medias_06141__1.mp3

  • Quand les scientifiques se révoltent contre les géants de l’édition savante Marco Fortier - 25 Janvier 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/546298/rebellion-contre-une-revue-predatrice

    Les 27 membres du comité éditorial du magazine « Journal of Informetrics » — qui proviennent d’universités établies dans 11 pays — ont démissionné en bloc, le 10 janvier, pour protester contre les pratiques commerciales jugées abusives de leur éditeur Elsevier.

    La bataille du milieu scientifique contre les géants de l’édition savante gagne en intensité. Le comité éditorial d’un des magazines les plus prestigieux, publié par le conglomérat Elsevier, vient de démissionner en bloc pour fonder sa propre publication, qui offrira tous ses articles en libre accès, loin des tarifs exorbitants exigés par les revues dites « prédatrices ».

    Ce coup d’éclat fait grand bruit dans le monde normalement feutré de l’édition scientifique. Les 27 membres du comité éditorial du magazine Journal of Informetrics qui proviennent d’universités établies dans 11 pays ont démissionné en bloc, le 10 janvier, pour protester contre les pratiques commerciales jugées abusives de leur éditeur Elsevier. Ils ont lancé dès le lendemain leur propre revue savante, Quantitative Science Studies, https://www.mitpressjournals.org/loi/qss qui vise à devenir la nouvelle référence dans le monde pointu de la recherche en bibliométrie.

    « C’est une grande décision : on saborde la revue qui est la plus prestigieuse dans la discipline et on lance notre propre publication », dit Vincent Larivière, professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal.

    M. Larivière a été nommé éditeur intérimaire (et bénévole) du nouveau magazine. Il est un des meneurs de cette rébellion contre le géant Elsevier, plus important éditeur scientifique de la planète, qui a fait des profits de 1,2 milliard $US en 2017 https://www.relx.com/~/media/Files/R/RELX-Group/documents/reports/annual-reports/relx2017-annual-report.pdf en hausse de 36 %.

    « Ça fait des années qu’on dénonce les pratiques de l’industrie de l’édition scientifique. Il faut être cohérents et reprendre le contrôle de nos publications », explique le professeur, qui est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante.

    Contre une « arnaque »
    Vincent Larivière n’hésite pas à parler d’une « arnaque » lorsqu’il décrit les pratiques commerciales des cinq plus grands éditeurs scientifiques, qui publient plus de la moitié des articles savants dans le monde. Ces cinq conglomérats — les groupes Elsevier, Springer Nature, John Wiley Sons, Taylor Francis et Sage Publications — étouffent littéralement les bibliothèques universitaires en accaparant entre 70 et 80 % des budgets d’acquisition. Le problème est si grave que plusieurs bibliothèques n’ont plus les moyens d’acheter des livres, a rapporté Le Devoir en juin dernier https://www.ledevoir.com/societe/education/531214/les-geants-de-l-edition-etouffent-les-bibliotheques .

    Le modèle d’affaires de ces géants est simple : ils obtiennent gratuitement leurs articles, qu’ils revendent à gros prix aux bibliothèques universitaires. Les chercheurs ne sont pas payés pour leur travail. Les textes sont aussi révisés gratuitement par des pairs. Les bibliothèques universitaires n’ont pas le choix de s’abonner aux périodiques savants pour que professeurs et étudiants aient accès à la littérature scientifique.

    Plus préoccupant encore, les grands éditeurs font payer des milliers de dollars aux chercheurs qui veulent publier leurs articles en libre accès. Ce modèle d’affaires est remis en question avec de plus en plus de véhémence dans les universités de partout dans le monde.

    Appui du MIT
    Le nouveau magazine fondé par les 27 professeurs de bibliométrie, le Quantitative Science Studies, sera ainsi publié en collaboration avec l’éditeur du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il s’agit d’une association toute « naturelle », indique au Devoir Nick Lindsay, directeur des périodiques et des données ouvertes chez MIT Press.

    « Nous sommes déterminés à trouver des façons de publier davantage de livres et de journaux sur le modèle du libre accès », précise-t-il. MIT Press a publié à ce jour une centaine de livres et huit périodiques en données ouvertes, donc accessibles gratuitement.

    La fondation de la Bibliothèque nationale de science et technologie d’Allemagne s’est aussi engagée à verser 180 000 euros (272 772 $CAN) sur trois ans au nouveau magazine.

    Les membres du comité éditorial du Journal of Informetrics ont négocié en vain durant plus d’un an et demi avec Elsevier dans l’espoir de changer le modèle d’affaires du magazine, explique Vincent Larivière. Ils tenaient notamment à baisser les frais de 1800 $US exigés des chercheurs qui veulent publier en libre accès (le nouveau Quantitative Science Studies facturera entre 600 $ et 800 $ aux auteurs).

    Ils voulaient aussi que les références citées dans le texte soient offertes gratuitement, ce qu’Elsevier a refusé — et que la nouvelle publication offrira.

    Le comité éditorial voulait d’abord et avant tout que la société savante de la discipline — l’International Society for Scientometrics and Informetrics (ISSI) — devienne propriétaire du magazine, ce qui n’était « pas négociable », a indiqué Elsevier dans une longue déclaration publiée le 15 janvier https://www.elsevier.com/connect/about-the-resignation-of-the-journal-of-informetrics-editorial-board .

    « Il arrive parfois que les comités éditoriaux et les éditeurs aient des opinions divergentes au sujet de l’avenir et de la direction d’un journal. Dans certains cas, une entente ne peut être conclue. Le comité éditorial peut décider d’offrir ses services ailleurs, surtout s’il reçoit du soutien financier », a écrit Tom Reller, vice-président aux communications chez Elsevier.

    « Toute démission d’un comité éditorial est malheureuse », ajoute-t-il, mais l’éditeur conserve des relations fructueuses avec les membres des dizaines d’autres publications de l’entreprise. Il y a trois ans, le comité éditorial du magazine Lingua, propriété du groupe Elsevier, avait claqué la porte dans des circonstances similaires. Lingua a survécu. Son nouveau concurrent aussi.

    #elsevier #édition_scientifique #université #recherche #open_access #science #publications_scientifiques #résistance #publications #business #partage #articles_scientifiques #savoir #édition #openaccess #Informetrics #bibliométrie #édition_scientifique #rébellion #libre_accès #Springer_Nature #John_Wiley_Sons #Taylor_Francis #Sage_Publications #racket #escroqueries #MIT #universités

  • Police et paysages
    https://aris.papatheodorou.net/police-et-paysages

    Police et paysages se veut un voyage photographique singulier traversant « les mondes du maintien de l’ordre et des résistances ». Un livre en devenir du photographe nantais Yves Monteil qui « explore et interroge la militarisation croissante de notre société et de nos vies » au travers d’une centaine de photographies prises entre 2012 et 2018 dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes et les rues de Nantes.

    Yves Monteil et Claire Leleu ont besoin pour mener à terme ce projet de soutien : un minimum de 250 personnes qui achètent l’ouvrage en prévente de façon à en financer la fabrication (livraison prévue en avril 2019).

    Acheter le livre en pré-vente sur KissKiss BankBank
    https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/police-et-paysages

    #photographie #publication #police #Notre-Dame-des-Landes #Nantes

  • Les données que récolte #Google, #Document complet
    https://framablog.org/2019/01/12/les-donnees-que-recolte-google-document-complet

    Ces dernières semaines nous avons publié par #chapitres successifs notre #Traduction de Google Data Collection, l’étude élaborée par l’équipe du professeur Douglas C. Schmidt, spécialiste des systèmes logiciels, chercheur et enseignant à l’Université Vanderbilt. Vous trouverez ci-dessous en un seul … Lire la suite­­

    #G.A.F.A.M. #Internet_et_société #Annexes #collecte #étude #Framalang #Publication

  • « Ce site est hébergé par Write.as. Certains et certaines l’auront peut-être remarqué. L’occasion pour moi de dire quelques mots de ce service de publication sur le Web atypique au concept plutôt original qui combine minimalisme éditorial, respect de l’anonymat (et même droit aux identités multiples), développement open source, et intégration à la fédiverse. »

    https://aris.papatheodorou.net/write-as-cest-comme-ca (par @aris )

    #WriteFreely #publication #Markdown

  • ’We are transforming our university into a place where talent once again feels valued and nurtured’

    Our university should once again belong to the academics, rather than the bureaucracy, writes the rector of #Ghent_University, Rik Van de Walle.

    Ghent University is deliberately choosing to step out of the rat race between individuals, departments and universities. We no longer wish to participate in the #ranking of people.

    It is a common complaint among academic staff that the mountain of paperwork, the cumbersome procedures and the administrative burden have grown to proportions that are barely controllable. Furthermore, the academic staff is increasingly put under pressure to count publications, citations and doctorates, on the basis of which funds are being allocated. The intense competition for funding often prevails over any possible collaboration across the boundaries of research groups, faculties and - why not - universities. With a new evaluation policy, Ghent University wants to address these concerns and at the same time breathe new life into its career guidance policy. Thus, the university can again become a place where talent feels valued and nurtured.

    We are transforming our university into a place where talent once again feels valued and nurtured.

    With the new career and evaluation model for professorial staff, Ghent University is opening new horizons for Flanders. The main idea is that the academy will once again belong to the academics rather than the bureaucracy. No more procedures and processes with always the same templates, metrics and criteria which lump everyone together.
    We opt for a radically new model: those who perform well will be promoted, with a minimum of accountability and administrative effort and a maximum of freedom and responsibility. The quality of the individual human capital is given priority: talent must be nurtured and feel valued.
    This marks the end of the personalized objectives, the annual job descriptions and the high number of evaluation documents and activity reports. Instead, the new approach is based on collaboration, collegiality and teamwork. All staff members will make commitments about how they can contribute to the objectives of the department, the education programmes, the faculty and the university.
    The evaluations will be greatly simplified and from now on only take place every five years instead of every two or four years. This should create an ’evaluation break’.

    We opt for a radically new model: those who perform well will be promoted, with a minimum of accountability and administrative effort and a maximum of freedom and responsibility. At the same time, we want to pay more attention to well-being at work: the evaluations of the supervisors will explicitly take into account the way in which they manage and coach their staff. The model must provide a response to the complaint of many young professors that quantitative parameters are predominant in the evaluation process. The well-known and overwhelming ’publication pressure’ is the most prominent exponent of this. Ghent University is deliberately choosing to step out of the rat race between individuals, departments and universities. We no longer wish to participate in the ranking of people.
    Through this model, we are expressly taking up our responsibility. In the political debate on the funding of universities and research applications, a constant argument is that we want to move away from purely competitive thinking that leaves too little room for disruptive ideas. The reply of the policy makers is of course that we must first do this within the university itself. This is a clear step in that direction, and it also shows our efforts to put our own house in order.
    With this cultural shift, Ghent University is taking the lead in Flanders, and we are proud of it. It is an initiative that is clearly in accordance with our motto: ’#Dare_to_Think'. Even more so, we dare to do it as well.
    A university is above all a place where everything can be questioned. Where opinions, procedures and habits are challenged. Where there is no place for rigidity.

    I am absolutely convinced that in a few years’ time we will see that this new approach has benefited the overall quality of our university and its people.


    https://www.ugent.be/en/news-events/ghent-university-talent-rat-race-transformation-career-evaluation-model.htm
    #université #alternative #résistance #Ghent #Belgique #bureaucratie #bureaucratisation #compétition #collaboration #carrière #évaluation #liberté #responsabilité #performance #publish_or_perish #publication #pression_à_publier #travail

    Je rêve que mon université fasse aussi un grand pas en cette direction, mais je crains que ça restera un rêve...

    • THE developing ranking based on #Sustainable_Development_Goals

      New league table will be first to measure global universities’ success in delivering on UN targets

      Times Higher Education is developing a new global university ranking that aims to measure institutions’ success in delivering the United Nations’ Sustainable Development Goals.

      The 17 goals – which include providing inclusive and equitable quality education, achieving gender equality and fostering innovation – were adopted by the UN in 2016 and provide a framework for developing the world in a sustainable way.

      The first edition of the ranking will include metrics based on 11 SDGs, but the long-term goal is to measure performance against all 17 goals.

      Data will be collected from universities and Elsevier to produce an overall ranking of universities based on the best four or five SDGs per university. Individual rankings of the universities that are best achieving the 11 SDGs will also be published.

      The ranking will be open to all accredited universities that teach undergraduates, and the first edition will be launched at THE’s Innovation and Impact Summit in South Korea in April 2019. Data collection will begin this autumn.

      Metrics currently being explored include the number of graduates in health professions, the proportion of women in senior academic positions, and policies and practices regarding employment security.

      An initial draft of the metrics will be developed in partnership with Vertigo Ventures, an organisation that works with leading research institutions globally to help them identify, capture and report the impact of their work, and there will be a workshop on the first iteration of the methodology at THE’s World Academic Summit in Singapore later this month.

      Phil Baty, THE’s editorial director of global rankings, said that THE originally planned to launch an impact ranking based primarily on universities’ economic impact – examining their interactions with business and their development of commercially exploitable ideas – but has decided to expand its approach to cover a much wider definition of impact, based on feedback from the sector.

      While some national systems were trying to gather evidence on universities’ role in achieving the SDGs, the new ranking will be the first global attempt at measuring this activity and “moves well beyond established ranking parameters of research and reputation”, he added.

      Mr Baty said that the new table will also provide an opportunity for institutions that do not usually appear in the THE World University Rankings to feature.

      “We are working to develop metrics that enable universities across the world to evidence their impact – not just those that are located in more developed nations,” he said.

      https://www.timeshighereducation.com/news/developing-ranking-based-sustainable-development-goals

      #SDGs

    • The English Trojan horse destroying Dutch universities

      In December, the Dutch Inspectorate of Education published the results of an investigation which suggest that in May last year the association ‘Beter Onderwijs Nederland’ (BON or Better Education Netherlands) had perfectly good reasons for filing a lawsuit against two Dutch universities and the inspectorate of education itself in an attempt to stop the unbridled anglicisation of higher education in the Netherlands.

      Had the results of the inspectorate’s investigation been available at that point, BON might perhaps have won the case by framing the arguments in their legal brief somewhat differently.

      Beyond any doubt, the investigation shows that many institutions of higher education in the Netherlands violate the Dutch Higher Education Law. In addition, it suggests that the inspectorate has failed in its task of monitoring whether these institutions comply with the relevant articles in the law (WHW 1.3 and 7.2).

      If it had indeed followed developments regarding internationalisation, as it says in the very first sentence of the investigation report’s summary, shouldn’t it – or the minister responsible – have acted accordingly years ago when all the official figures about degree programmes taught entirely in English indicated that the law was being massively ignored?

      So what does the law, issued in 1992, state with respect to the language of instruction in Dutch higher education and how does the incidence of English-only degree programmes fare against this legislation?

      Article 1.3 of the WHW dictates that institutions of higher education should advance the Dutch language proficiency of all Dutch students. The related article 7.2 states that instruction and examinations should be in Dutch, except if (a) the degree programme in question specifically aims to help them acquire another language; (b) a lecture is given by a visiting lecturer who doesn’t speak Dutch, or (c) the specific nature, organisation or quality of teaching or the origin of the students necessitates the use of a language other than Dutch.

      If 7.2c applies, the necessity of using another language should be explained in a code of conduct that is adopted by the institution’s executive board. Beyond all doubt, the law supports the idea that the default language in Dutch higher education is Dutch.

      Reaching a tipping point

      In view of the unmistakable intent of the WHW to safeguard the position of Dutch, the figures concerning the number of degree programmes completely taught in English in Dutch universities are downright stunning, and higher than anywhere else in Europe.

      In the academic year 2017-18, 23% of all bachelor degree programmes and 74% of all masters degree programmes offered by Dutch universities were entirely in English.

      Nevertheless, the anglicisation process continues. The latest numbers, issued in December 2018, show that this academic year there has been an increase of 5% for bachelor degree programmes and 2% for the masters programmes that are conducted entirely in English.

      Tipping point reached

      With these new figures, the tipping point has been reached of more programmes being taught in English than in Dutch. At the University of Twente and Maastricht University, the two universities that BON summoned to court in 2018, English saturation is nearly complete, including in bachelor degree programmes.

      The percentages of all-English programmes show that universities clearly do not act in the spirit of WHW articles 1.3 and 7.2. But do they actually violate the law?

      The inspectorate’s investigation points out that many Dutch institutions of higher education, including a couple of universities, are indeed breaking the law.

      The inquiry focused on the code of conduct mentioned in article 7.2c, such a code being obligatory in all cases where English (or any other language) instead of Dutch is used as the language of instruction. It is even required if English is the language of instruction in only part of a programme and it should always explain the need to use a language other than Dutch.

      Two of the main questions addressed in the investigation therefore were whether institutions of higher education that offer at least one programme entirely or largely in English actually have a code of conduct and, if so, whether its content complies with legal requirements.

      Seventy-seven of the 125 Dutch higher education institutions fulfilled the criteria for inclusion in the investigation, among them publicly funded research universities, universities of applied science (‘hogescholen’) and non-publicly funded institutions. Remarkably, only 43 of these 77 actually had a code of conduct so the other 34 thus clearly violated the law.

      Equally noteworthy is the fact that the need for instruction in English was not substantiated by weighty arguments in any of the 43 codes of conduct as article 7.2c requires.

      It is extremely puzzling that in about one-third of the codes of conduct a different principle than the clear ‘Dutch unless’ standard is adopted, including its opposite, the ‘English unless’ principle – and the reasons for deviating from Dutch as the default language are often not explained.

      In view of the fact that the law was issued in 1992, a final noteworthy outcome of the inspectorate’s inquiry is that half of the codes of conduct date from 2017 and 2018. One cannot help suspecting that the institutions in question may have drawn them up to retroactively legitimise their language policy, possibly responding to growing public concern about English rapidly replacing Dutch in Dutch higher education.

      Impact on internationalisation

      The main motive for providing all-English programmes is that these are strong magnets for foreign students, who, in an increasing number of programmes, outnumber their Dutch peers.

      For example, the percentage of international students among first-year psychology students at the University of Twente, Maastricht University and the University of Amsterdam rose, respectively, from 50% to 80%, from 52% to 86% and from 3% to 57% the year entire programmes were first offered in English.

      Dutch (research) universities have seen their student numbers expand substantially over the last couple of years, mainly due to the increasing influx of international students. Just this academic year the student population increased by 5%. Since 2000 universities have seen their student population grow by 68% without any proportional rise in funding.

      They have now reached a point at which they can no longer cope with the influx – there are more than 1,000 first-year students bursting out of the lecture halls in some fields of study.

      Ironically, in an attempt to gain control over the inflow of international students, the Association of Universities in the Netherlands (VSNU) is trying to get the minister’s approval for a cap on enrolment on all-English programmes in order to secure the educational quality that is jeopardised by universities’ uncontrollable growth.

      Fluency risk

      Another reason why educational quality is at risk on all-English programmes is that proficiency in a second language is generally lower than in a native language. This also applies to the Dutch, who tend to greatly overestimate their fluency in English. This lower proficiency in English impedes students’ knowledge acquisition and academic development and hampers the transfer of knowledge and skills by lecturers.

      In view of the fact that WHW article 1.3 clearly aims to foster students’ Dutch language proficiency and protect the position of Dutch in general, all-English instruction also adversely affects educational quality because it results in the opposite: a declining Dutch language proficiency in students enrolled on such programmes and the gradual disappearance of Dutch as a scientific and cultural language.

      Let there be no mistake. The opponents of anglicisation of higher education in the Netherlands do not object to the prominent presence of English in education next to Dutch. Many would even welcome the balanced presence of Dutch and English on truly bilingual programmes.

      What they instead oppose is the complete replacement of Dutch by English, as happens on all-English programmes. It is by offering these programmes on such a large scale that Dutch universities have built a Trojan horse that is now defeating them within their own walls.

      https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20190121062548730
      #anglicisation #anglais #langue #cheval_de_Troie

  • Peer Review: The Worst Way to Judge Research, Except for All the Others - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/11/05/upshot/peer-review-the-worst-way-to-judge-research-except-for-all-the-others.html

    A 1982 paper describes a study in which two researchers selected 12 articles already accepted by highly regarded journals, swapped the real names and academic affiliations for false ones, and resubmitted the identical material to the same journals that had already accepted them in the previous 18 to 32 months. Only 8 percent of editors or reviewers noticed the duplication, and three papers were detected and pulled. Of the nine papers that continued through the review process, eight were turned down, with 89 percent of reviewers recommending rejection.

    #publications