• #Quebec : L’énigme des postes vacants Robert Dutrisac - 29 novembre 2021
    https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/650490/penuries-de-main-d-oeuvre-l-enigme-des-postes-vacants

    Le Québec compte 68 000 chômeurs de plus qu’avant la première vague de la pandémie en mars 2020. En dépit de cette main-d’œuvre en principe disponible, le nombre de postes vacants a explosé au Québec, passant de 147 000, ou 4,2 % du total des emplois, au premier trimestre de cette année à 279 000 en septembre, ou 7,3 %.

    Avant la pandémie, le nombre de postes vacants, dont se plaignait déjà le patronat, était de 3,5 %. C’est donc, en arrondissant, une progression du simple au double.

    Le phénomène est nord-américain. Nos voisins ontariens ont également vu une forte progression du nombre de postes vacants, qui est passé de 3,4 % à 5,6 % du total des emplois salariés. Aux États-Unis, le nombre de postes a également fortement progressé, passant de 4,5 % avant la pandémie à 7,1 %, selon les dernières données.

    Les explications ne sont pas évidentes. Pour l’économiste et prix Nobel Paul Krugman, c’est une surprise, comme il l’écrivait dans une de ses récentes chroniques du New York Times. Ainsi, les pénuries de main-d’œuvre persistent en dépit du fait qu’il y ait cinq millions moins d’emplois qu’avant la pandémie. Il note que les travailleurs américains quittent leur emploi à un taux record, ce qui est une indication qu’ils s’attendent à trouver un nouvel emploi sans trop de difficulté, tandis que les salaires sont en hausse.

    Ce serait ce qu’il appelle la « grande démission ». Au sud de notre frontière, on ne peut expliquer le phénomène par l’aide financière que les travailleurs ont reçue du gouvernement pendant la pandémie. Ces allocations ont pris fin en juin dans plusieurs États et au début de septembre à l’échelle du pays sans que le taux d’activité de la population ait augmenté de façon notable.

    Krugman cite Arindrajit Dube, économiste spécialisé celui-là en matière de marché du travail, qui avance qu’historiquement, les travailleurs américains à bas salaire sous-estimaient jusqu’à quel point leur emploi était détestable. Bas salaire — le salaire minimum aux États-Unis est de 10 $ l’heure ou moins dans la plupart des États —, mauvaises conditions de travail, vacances et avantages sociaux faméliques, c’est leur lot. Il n’est pas rare que ces travailleurs au bas de l’échelle occupent plus d’un emploi, seul moyen pour eux d’avoir une vie un tant soit peu décente.

    Or cette vague de démissions pourrait être la conséquence d’une vaste remise en question de la part des salariés durant la pandémie, fait valoir Krugman.

    Le marché du travail au Québec est certes bien différent. Aux États-Unis, dont certains voudraient que nous imitions le modèle, les pauvres sont plus misérables et les bas salariés sont souvent pauvres et piètrement traités par des employeurs implacables qui, depuis des années, ont les bonnes cartes dans leur jeu.

    Au Québec, l’aide du gouvernement fédéral aux salariés par le truchement de la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) n’a pris fin que le 23 octobre. Comme les entreprises cherchent à reprendre leurs activités au même rythme qu’avant la pandémie, il est donc possible que la PCU soit pour quelque chose dans la forte augmentation des postes vacants constatée dernièrement : les travailleurs retarderaient leur retour à l’emploi. En outre, les travailleurs âgés qui approchent du moment de la retraite — ils sont particulièrement nombreux au Québec — ont pu décider de la devancer après des mois d’inactivité durant la pandémie.

    Il faut interpréter les dernières données sur les postes vacants avec une certaine prudence, car elles doivent être confirmées. Mais si nombre de travailleurs ont pu réfléchir à ce qu’ils veulent faire dans la vie, il est possible qu’ils se montrent plus sélectifs. Cela peut faire boule de neige, comme aux États-Unis : plus il y a d’emplois disponibles, plus les salariés se montrent exigeants et quittent leur emploi afin d’améliorer leur sort, ce qui pousse à la hausse le nombre d’emplois disponibles.

    Avant la pandémie, le patronat québécois était déjà aux abois. Dans sa dernière mise à jour économique et financière, le ministre des Finances, Eric Girard, fait état de l’objectif d’ajouter 550 000 personnes à la population active d’ici 2036, malgré les départs à retraite. Le gouvernement Legault devra déployer une panoplie de mesures, dont les résultats ne pourront être instantanés.

    La rareté de la main-d’œuvre n’est pas un phénomène qui est propre au Québec, nous rappelle l’économiste Pierre Fortin. Les États-Unis composent avec ce problème depuis des années, l’Ontario également. Les changements sont toutefois plus rapides ici, et la pression exercée sur le bassin de main-d’œuvre imposera aux entreprises, mais aussi au secteur public, une difficile adaptation.

    Une version précédente de ce texte indiquant que c’est la Prestation canadienne d’urgence (PCU) qui a pris fin le 23 octobre a été corrigée. C’est plutôt la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE). 

     #travail #emploi #Salaires #covid-19 #migrations #économie #emploi #capitalisme #exploitation #conditions_de_travail #postes_vacants #main-d’œuvre #précarité #Krugman #Canada

  • #Quebec : Une vingtaine de voiturettes de golf volées à Waterloo
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1834333/vol-voitures-golf-waterloo

    Une vingtaine de voiturettes ont été volées dans la nuit de dimanche à lundi au club de golf de Waterloo.

    La Sûreté du Québec (SQ) a ouvert une enquête pour tenter de retrouver ces véhicules, dont la valeur est estimée à 3000 $ chacun.

    Les voiturettes ont été volées alors qu’elles se trouvaient dans un enclos pour l’entreposage.


    Photo : Courtoisie : Club de golf Transcontinental

    “Nous avons reçu une plainte pour une introduction par effraction et vol. C’est assez inusité qu’une telle quantité de voiturettes soient volées au même moment”, constate la porte-parole de la SQ en Estrie, la sergente Aurélie Guindon.
    Le service d’identité judiciaire de la SQ s’est d’ailleurs rendu sur place.

     #voiture #mobilité #sport #club #golf #privilège #humour #Canada

    • La Ville de Winnipeg répare un trottoir 28 ans après le signalement des dégâts mais avec 16 ans d’avance sur la date prévue
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1834307/trottoir-service-311-reparation-saint-vital

      Une équipe de la Ville de Winnipeg a réparé une bordures de trottoir dans la rue Tyrone Bay, à Saint-Vital, au grand bonheur d’un résident du quartier qui a signalé le problème aux services municipaux il y a 28 ans.

      La réparation est même faite 16 ans avant la date prévue par les autorités municipales.


      En 1993, pour la première fois, Calvin Hawley a signalé à la Ville que la bordure du trottoir était endommagée par une machine de déneigement.

      Mais ce n’est qu’en 2019 que le résident de Saint-Vital a reçu un numéro de suivi par le biais du service téléphonique 311. La Ville lui a alors annoncé que le trottoir serait réparé d’ici le 26 juin 2037. Cela signifierait une attente de 44 ans pour terminer les réparations dudit trottoir.

      “C’est frustrant”, raconte Calvin Hawley. “Quand on obtient une réponse comme celle-là, on ne comprend pas. Il n’y a aucun recours ou aucune possibilité de se renseigner à ce sujet, car on ne peut pas parler à quelqu’un directement dans ce département.”

      Selon lui, la présence de l’équipe sur le terrain 16 ans plus tôt que prévu ne résout pas le problème du manque de transparence de la ligne 311.

      Malgré ses critiques, le fonctionnaire provincial à la retraite reconnaît l’importance du travail des employés municipaux.

      “Honnêtement, je ne crois pas qu’ils allaient attendre jusqu’en 2037, mais s’ils l’avaient fait, nous aurions une tout autre discussion”, ajoute-t-il.
      #Humour toujours !

  • #Quebec, vidéo : Pourquoi on ne mange pas ce qu’on pêche ?

    Saviez-vous que près de 80 % des produits de la mer du Québec sont exportés à l’extérieur de la province ?
    Ironiquement, près de 85 % de la consommation des Québécois est comblée par les marchés étrangers.
    Partez à la rencontre de ceux qui veulent changer cette tendance.

    La vidéo : https://ici.radio-canada.ca/info/videos/media-8514309/pourquoi-on-ne-mange-pas-ce-qu-on-peche

     #pêche #surpêche #mer #environnement #alimentation #biodiversité #travail

  • Refus de faire des heures supplémentaires : des infirmières devant le tribunal
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1809692/temps-supplementaires-infirmieres-urgence-mont-laurier

    Dans une cause liée aux heures supplémentaires des infirmières, le Tribunal administratif du travail vient d’ordonner à des infirmières de l’urgence de l’Hôpital de Mont-Laurier de cesser de refuser de façon concertée de faire leur prestation normale de travail.


    Le CISSS des Laurentides avait demandé l’intervention du Tribunal administratif du travail, après le sit-in de sept infirmières de l’urgence de l’Hôpital de Mont-Laurier. Photo : getty images/istockphoto

    C’est le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides qui avait demandé l’intervention du Tribunal, après le sit-in de sept infirmières de l’urgence de cet hôpital, qui avaient refusé d’entamer leur quart de travail. Il alléguait aussi qu’elles avaient refusé, de façon concertée, de donner leurs disponibilités pour effectuer du travail en heures supplémentaires.

    Le CISSS n’a eu gain de cause qu’en partie.

    Le Tribunal administratif du travail a jugé que le refus de faire sa prestation normale de travail constituait un “moyen de pression illégal”.

    Il a donc ordonné aux infirmières de l’urgence de l’Hôpital de Mont-Laurier de “cesser immédiatement de refuser de façon concertée de fournir leur prestation usuelle de travail”.

    Le Tribunal n’a toutefois pas donné gain de cause au CISSS concernant le refus de faire des heures supplémentaires.

    Il a estimé qu’à ce sujet la preuve était insuffisante, puisqu’elle reposait sur du ouï-dire. Il s’agissait d’un témoin qui disait avoir entendu une conversation qui lui avait permis de conclure qu’un refus de faire des heures supplémentaires volontaires se préparait le 13 juillet.

    La décision du Tribunal administratif du travail a été déposée devant la Cour supérieure, ce qui lui donne le même poids. Ainsi, “elles sont conséquemment susceptibles d’outrage au tribunal en cas de contravention” à l’ordonnance.

    “Tout le monde est épuisé”
    En entrevue avec La Presse canadienne, Julie Daignault, présidente du Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides, de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), a dénoncé la situation. “Tout le monde est épuisé. Tout le monde a travaillé longuement pendant la pandémie.”

    “On est présentement devant une situation qui est très critique. L’employeur continue de gérer les horaires avec des temps supplémentaires et des temps supplémentaires obligatoires. Il force nos membres à rentrer travailler malgré leur épuisement”, a-t-elle critiqué.

    Mme Daignault concède qu’il y a pénurie d’infirmières, mais elle affirme qu’il y a là aussi un problème de gestion des horaires, d’affichage de postes qui soient intéressants et de recours trop fréquents aux heures supplémentaires.

    “Je sais que je ne le vis pas seulement à Mont-Laurier, qu’on le vit partout dans les Laurentides et au Québec”, ajoute la dirigeante régionale de la FIQ.

    “Si on continue comme ça, à obliger des professionnelles en soins à faire du temps supplémentaire obligatoire, on s’en va vers des gens qui vont tomber en maladie, qui vont démissionner et vouloir faire autre chose”, prévient Mme Daignault.

    La version du CISSS
    Le CISSS des Laurentides, de son côté, a soutenu qu’il n’avait guère le choix d’agir comme il l’a fait, parce qu’il doit veiller à la continuité des soins pour le public.

    “Il est vrai que la situation actuelle peut être difficile pour nos équipes de soins. Cependant, il est essentiel pour nous que les usagers demeurent au coeur des décisions. Nous avons tous la responsabilité de collaborer dans la mise en place de solutions au bénéfice de nos usagers et de notre personnel”, a-t-il fait savoir, par courriel.

    Le CISSS des Laurentides fait valoir que “le sit-in à l’Hôpital de Mont-Laurier survient après celui ayant eu lieu à l’Hôpital régional de Saint-Jérôme”.

    Il ajoute que “tout arrêt de travail concerté, comme le cas du sit-in à l’Hôpital de Mont-Laurier, est une grève illégale. Le personnel du quart de soir, anticipant qu’une ressource manquerait pour le quart de nuit et que du temps supplémentaire obligatoire pourrait être requis, a tenu un sit-in. Les employés ont donc réagi avant même que l’employeur puisse agir et trouver une solution à cette situation précise qui aurait pu survenir 8 heures plus tard”.

    Le CISSS se dit disposé à chercher des solutions aux problèmes soulevés par le syndicat de la FIQ. “Nous souhaitons envoyer un signal clair : il y a d’autres voies pour améliorer la situation, soit celle de la communication et collaboration.”

    “En aucun temps nous n’avons été passifs face à la situation à l’Hôpital de Mont-Laurier. Depuis le 10 mai dernier, une cellule de crise est active et déjà un grand nombre d’actions ont été déployées. La révision des corridors de services, la modulation des lits disponibles en fonction des ressources, la couverture de quarts de travail par d’autres équipes au CISSS des Laurentides qui libèrent du personnel pour donner un coup demain ne sont que quelques exemples de ce qui est déjà en place”, conclut le CISSS.

    #Quebec #Gréve #Syndicats #Femmes #urgences #travail #capitalisme #exploitation #santé #hôpital #femmes #infirmières #soin #conditions_de_travail #soins #soignantes

  • Des résidences pour aînés du Québec réclament la fin des simulations d’incendie
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1828930/simulations-incendie-blesses-morts-rqrpa

    Les exercices d’évacuation en cas d’incendie dans les résidences pour aînés (RPA) causent des blessures graves, voire des morts.

    Le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRPA) dénonce ces simulations et demande d’y mettre fin. Il exige plutôt des séances d’information destinées aux résidents et une meilleure formation du personnel.

    Au cours d’une entrevue à La Presse canadienne, le président du RQRPA Yves Desjardins ne cachait pas sa colère. “C’est épouvantable, je ne suis plus capable d’endurer ça”, a-t-il déclaré.


    Les résidents d’une résidence pour personnes âgées n’ont pas tous la même mobilité. - Photo : Radio-Canada

    Les aînés se cachent. On en a trouvé dans des placards ou sous des lits. Ils ont peur de descendre les escaliers en vitesse. Et au ministère [de la Santé], on dit : "Non, ça se passe bien." Moi, j’en fais des exercices d’évacuation et c’est épouvantable.
    Une citation de :Yves Desjardins, président du RQRPA

    Dans une RPA de la Montérégie, un exercice d’évacuation chronométré par les pompiers s’est soldé par plusieurs blessures à la suite de chutes. Une femme a subi plusieurs fractures le lendemain, et son décès a été constaté dans les jours qui ont suivi. “Ce n’est pas directement l’exercice, mais cela a rapport avec l’exercice.”

    Au total, quatre personnes ont chuté, deux ont été hospitalisées, et les aînés éprouvant des troubles cognitifs ont aussi encaissé un choc.

    En effet, des personnes aux prises avec des problèmes de mémoire et de démence, atteints de la maladie d’Alzheimer par exemple, peuvent être ébranlées pendant plusieurs jours.

    Quand on tombe avec des personnes de 96 ans qui ne filent pas le matin et qu’on les fait sortir parce que la semaine de la prévention, c’est la semaine prochaine, je viens hors de moi. Faites-les mourir, tant qu’à faire... Arrêtez !
    Une citation de :Yves Desjardins, président du RQRPA

    Selon M. Desjardins, ce genre de situation se reproduit régulièrement dans les centaines de RPA partout au Québec. Il évoque aussi un autre cas, celui d’un aîné souffrant d’un problème de tension artérielle qui n’avait pas dormi de la nuit à la suite d’un exercice, et qui est mort le lendemain.

    Les pompiers visés
    Le RQRPA accuse également des services de pompiers de mal connaître les règles actuelles et de faire de l’excès de zèle.

    Par exemple, certains ont exigé de déménager un aîné au rez-de-chaussée en raison de son manque de mobilité, ce qui n’est pas de leur ressort.

    D’autres ont menacé de retirer l’accréditation d’une RPA parce que l’exercice a pris quelques secondes de plus que temps prévu, ou encore, certains exigent de reprendre l’exercice dès la semaine suivante. Or ces exigences ou sanctions sont farfelues et n’existent nulle part, précise le président du RQRPA.

    “On a mis nos avocats là-dessus. Non, vous ne le referez pas, on n’est pas obligé de le faire. Ce n’est pas comme ça qu’il faut faire les choses.”

    Des exercices « antipédagogiques »
    Le RQRPA déplore le fait de ne pas avoir été consulté en amont pour la révision du guide sur la sécurité incendie en RPA, même si le gouvernement l’avait assuré du contraire.

    À ses yeux, ces exercices sont “antipédagogiques” et il faudrait plutôt tirer des enseignements des méthodes en transport aérien.

    Ainsi, il faudrait plutôt donner des séances de renseignement aux résidents sur les sorties d’urgence et les procédures à effectuer, sans reproduire l’exercice, comme on le fait pour les passagers dans les vols commerciaux.

    C’est alors le personnel qui maîtrise les procédures, souligne-t-il. De même, il faut mieux former le personnel, qui est de garde 24 heures sur 24 dans les RPA.

    M. Desjardins demande aussi que la participation des aînés aux deux exercices prévus chaque année soit facultative.

    #Quebec #ehpad #inhumanité #violence #ehpad #vieux #vieillesse #ephad #incendie #exercice

  • #Quebec : Des matelas d’occasion vendus comme neufs François Dallaire
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1826153/matelas-occasion-vendus-comme-neufs

    Des matelas usagés sont vendus comme neufs dans les succursales de la chaîne Dormez-vous ? La compagnie emploie l’expression « matelas démo » pour décrire ces matelas. Mais la pratique est trompeuse et illégale.


    Un magasin Dormez-vous ? _Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

    Le couple formé par André Drapeau et Lysane Boiteau était tout heureux de son achat d’un matelas neuf, livré la veille par Dormez-vous ? Au réveil, pas d’arôme de café frais, mais une odeur suspecte flotte dans la pièce.

    “Le lendemain matin, je sens une odeur dans le lit. Ça sent l’Antiphlogistine”, dit Lysiane Boiteau. Elle est inquiète pour son conjoint. “Je lui demande : "Chéri, où as-tu mal ?"” De son côté, M. Drapeau croit que c’est sa conjointe qui souffre d’un mal de dos, car il n’a jamais mis de crème analgésique. “On venait de réaliser qu’on s’était fait flouer”, dit André Drapeau

    Le matelas provient de la chaîne canadienne Sleep Country, qui fait affaire au Québec sous le nom de Dormez-vous ? Au moment de notre passage, près de trois semaines après l’achat du matelas, une odeur d’Antiphlogistine persistait dans la chambre à coucher. “On dort là-dedans !”, lance avec dépit Mme Boiteau.

    Après avoir porté plainte, le couple a reçu un nouveau matelas ainsi qu’un bon d’achat d’une somme de 150 $. “J’ai reçu mon nouveau matelas. Par contre, je ne saurai même pas si c’est un neuf, car les livreurs l’ont déballé dans le camion !”, indique Lysane Boiteau.

    Une garantie de 100 nuits au cœur du problème
    Dormez-vous ? offre la garantie Échange confort sur chaque achat. Le client peut essayer son matelas pendant 100 nuits et le rendre s’il n’en est pas satisfait. C’est l’un des arguments de vente de la compagnie partout au Canada. Le couple se rend à l’évidence : Dormez-vous ? lui a refilé le matelas d’un autre client. “C’est un très bon matelas. Sauf que c’est un matelas usagé”, dit André Drapeau. “On nous l’a présenté comme un matelas neuf, mais c’est un matelas usagé.”

    Le prix du matelas, en liquidation, avait été réduit à 2900 $ avant taxes. Sur la facture, on peut lire qu’il s’agissait d’une “fin de ligne”, raison de la réduction. Le couple est dégoûté, car on lui a caché la véritable raison de la réduction. “On n’a pas eu toutes les informations libres et éclairées pour prendre notre décision”, explique posément le conjoint. Mme Boiteau est plus indignée. “Peu importe le prix ! Excusez-moi, mais c’est dégueulasse un matelas usagé.”

    Pas un incident isolé
    L’un des employés de Dormez-vous ? nous a confié que c’est une pratique généralisée. “Chez Dormez-vous ? Sleep Country Canada, il n’y a pas le code usagé. Ça n’existe pas. Le modèle qu’ils vont reprendre de vous, ils vont le mettre comme démonstrateur. Ils ne mettront pas comme usagé”, nous a expliqué ce vendeur qui a travaillé dans différentes succursales de la compagnie.

    Selon son estimation, jusqu’à 20 % des vendeurs omettent de signaler aux acheteurs qu’il s’agit d’un retour de marchandise. “[Le vendeur] peut marquer ’’démonstrateur’’. Mais le client ne saura jamais que ça arrive de chez quelqu’un.”

    Combien de matelas sont renvoyés au magasin parce que des clients sont insatisfaits ? Pour le savoir, notre source confidentielle a dressé l’inventaire des matelas renvoyés et en attente d’être revendus le 26 février dernier. Ce jour-là, on en comptait des milliers dans tout le Canada. “Un vendeur vendait 400 modèles usagés par année. Il faut penser qu’il y en a plein. On parle de milliers.”

    Dans un courriel auquel nous avons eu accès et destiné à tous les employés, la direction de Dormez-vous ? est allée jusqu’à doubler la commission des vendeurs afin stimuler les ventes de ces matelas qu’elle appelle « matelas démo ».

    Une pratique contraire à la loi
    Qualifiée de représentation fausse ou trompeuse, c’est une pratique interdite au Québec, comme dans le reste du Canada. Au Québec, c’est l’article 219 de la Loi sur la protection du consommateur qui s’applique : “Aucun commerçant, fabricant ou publicitaire ne peut, par quelque moyen que ce soit, faire une représentation fausse ou trompeuse à un consommateur.”

    L’article 228 de la loi prévoit aussi qu’“aucun commerçant ne peut, dans une représentation qu’il fait à un consommateur, passer sous silence un fait important.” L’employé de Dormez-vous ? peut témoigner que son employeur s’éloigne de son obligation. “C’est très malhonnête. Parce que la personne ne sait pas que c’est un usagé.”

    Selon la Loi sur les matériaux de rembourrage et les articles rembourrés, ce matelas est clairement un article d’occasion qui aurait dû être signalé comme tel à l’aide d’une étiquette jaune. L’article 9 de cette loi prévoit que : “l’étiquette ARTICLE D’OCCASION doit être apposée sur les articles d’occasion rembourrés, qui ont fait l’objet d’une première vente au détail sauf s’ils ont été retournés au vendeur sans avoir été utilisés ou s’ils sont réparés en vertu de la garantie du fabricant”.

    Le cauchemar que tout le monde redoute
    Dormez-vous ? affirme que les matelas sont nettoyés et désinfectés avant d’être revendus à d’autres clients. Ce n’est pas ce que Jasmine Beaulac a constaté après qu’on lui a livré le matelas neuf qu’elle avait acheté dans la succursale Dormez-Vous ? de Delson. “Je me suis couchée dedans. Le lendemain matin, j’étais piquée partout sur le corps. Ma fille a compté 25 ou 50 piqûres.”

    Avec l’aide de sa fille, elle a passé l’aspirateur sur son matelas.

    Elle croyait qu’elle faisait une réaction au matelas. Jusqu’à ce qu’elle découvre une punaise de lit. “C’est horrible, c’est horrible. J’ai vécu l’enfer pendant six mois. J’ai pleuré, ça m’a gratté, ça m’a piqué pendant des semaines. C’est épouvantable.”
    Non seulement Dormez-vous ? lui a vendu un matelas infesté de punaises de lit, mais encore l’entreprise a refusé de reprendre le matelas ou même de la rembourser. “Ils disaient qu’ils ne pouvaient pas le reprendre parce qu’ils ne voulaient pas infester les autres matelas, qu’il fallait que je règle le problème moi-même, que c’était mon infestation à moi, c’étaient mes punaises à moi.”

    Jasmine Beaulac a dû s’adresser à un exterminateur pour mettre fin à son cauchemar. Une facture de 920 $ qu’elle a par la suite réclamée à Dormez-vous ? dans une poursuite intentée à la division des petites créances.

    En défense, Dormez-vous ? a suggéré que les punaises étaient “déjà présentes [dans le sommier] et se sont propagées sur le matelas”.

    La juge n’a pas cru le fournisseur de matelas. “Le Tribunal retient le témoignage entièrement crédible offert par la demanderesse Jasmine Beaulac à l’effet qu’elle n’avait jamais eu aucune punaise de lit chez elle avant la livraison du nouveau matelas le 6 novembre 2016 vers 16 h 15, qu’elle n’avait jamais non plus eu aucune piqûre attribuable à la présence de punaises de lit avant cette dernière date, et qu’elle est la seule à avoir couché sur le matelas le jour de la livraison du 6 novembre 2016.”

    Jasmine Beaulac se souvient très bien de cette comparution. “La juge a été en ma faveur tout le long. Elle disait : "Ce n’est pas un matelas neuf que vous avez amené à Mme Beaulac, c’est un matelas qui était déjà usagé. Ça n’a pas de sens. Avez-vous vu toutes les cochonneries ?" Elle criait quasiment la juge à Dormez-vous ?”

    La juge Micheline Labonté a condamné Dormez-vous ? à payer la somme de 1920 $ “pour tous les dommages et inconvénients subis par la demanderesse, notamment la présence de piqûres pendant une durée de trois semaines, l’achat de médicaments, ainsi que les inconvénients occasionnés par les odeurs entraînées par les produits de décontamination, ainsi que toutes les opérations de ménage et de rangement qui ont été rendues nécessaires en raison de la présence des punaises de lit”.

    Dormez-vous ? réagit
    La Facture a eu plusieurs échanges avec la porte-parole de l’entreprise. Dans un premier temps, par écrit, Dormez-vous ? a confirmé que l’expression “matelas démo” est utilisée lorsqu’il s’agit d’un matelas qui a fait l’objet d’un retour dans le cadre de la Garantie confort de 100 nuits. “Nous vendons une partie des matelas retournés aux clients sous forme de modèles à prix réduit. Il est clairement indiqué aux clients en magasin que ces matelas sont des produits retournés dans le cadre de la Garantie confort.”

    Nous avons vérifié dans trois succursales si c’est le cas. Dans l’un des trois magasins, Il a fallu que notre client mystère insiste, après avoir payé le matelas, pour que la vendeuse indique qu’il s’agissait d’un matelas retourné en vertu de la Garantie confort. Dans les deux autres, les vendeurs nous ont vendu d’authentiques matelas neufs.

    Nous avons fourni ces données à Dormez-vous ? L’entreprise, qui a refusé de nous accorder une entrevue, semble avoir retenu la leçon. “À compter du 1er juillet 2021, nous remplacerons le terme "matelas démo" par le nouveau terme "modèles d’échange certifiés" pour tous les matelas à prix réduit disponibles à l’achat qui sont échangés dans le cadre du programme de garantie confort de 100 nuits.”

  • Journée #sans_voiture #2021
    http://carfree.fr/index.php/2021/09/17/journee-sans-voiture-2021

    Une journée sans voiture vise à expérimenter dans le #monde ce que peut être la #Vie_sans_voiture. Cette journée est pour les piétons, les cyclistes et les transports en Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Transports_publics #Vélo #Belgique #carfree #france #journée_sans_voitures #Québec #Suisse

  • « Enfin, les Français vont revenir » : Montréal compte beaucoup sur le retour des touristes
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/09/06/montreal-compte-sur-les-touristes-francais_6093559_3234.html

    « Enfin, les Français vont revenir » : Montréal compte beaucoup sur le retour des touristes
    Accoudé au présentoir de sa galerie d’art inuit, Le Chariot, au cœur du Vieux-Montréal, Samuel Namour n’en finit pas d’attendre les clients. Mais à quelques heures de l’ouverture des frontières canadiennes, le 7 septembre, à tous les voyageurs internationaux doublement vaccinés, il s’anime : « Enfin, les Français vont revenir ! » Les touristes français (500 000 à Montréal en 2019) représentent en temps normal plus de 40 % de sa clientèle. « Ce sont des clients fidèles et amateurs, ils vont nous sauver », affirme celui qui n’est pas peu fier d’avoir vendu, il y a quelques années, à un Français renommé, l’ex-président Jacques Chirac, pas moins de neuf sculptures d’art autochtone.A quelques pas de là, sur le Vieux-Port, le bâtiment historique du marché Bonsecours, haut lieu de tourisme avec ses boutiques d’artisanat du Québec, a encore triste mine : rideaux de fer baissés sur des magasins qui ont mis la clé sous la porte, plages d’ouverture restreintes pour ceux qui tiennent encore le coup. Dora Urena, propriétaire d’Arts en mouvement Québec, une échoppe de souvenirs locaux, voit passer une quinzaine de clients par jour, quand elle en comptait plus d’une centaine dans la vie d’avant. « Les Canadiens de l’Ontario, de Colombie-Britannique ou des provinces maritimes de l’est du pays nous ont permis de survivre cet été. Mais les Américains [autorisés à entrer au Canada depuis le 9 août] n’ont pas été au rendez-vous. » Elle attend sans beaucoup d’illusions le retour des touristes européens. « Ils ne vont pas tous reprendre l’avion le 7 septembre. Ce qui signifie que la saison 2021 est déjà derrière nous, l’hiver, saison morte, arrive si vite ici. »Yves Lalumière préfère, lui, voir le verre à moitié plein. « On a encore un genou à terre, mais on avait les deux il y a encore quelques mois », se réjouit-il, pariant sur le revenge travel (que l’on pourrait traduire par « voyage de revanche ») des touristes frustrés par ces deux dernières années. Il constate déjà une forte hausse des réservations d’hôtel pour les prochains mois. Son objectif à court terme : faire savoir que Montréal – « mieux qu’une ville, une île », précise-t-il pour en souligner l’attractivité – est désormais prête à accueillir les voyageurs, français notamment, en toute sécurité ; d’ici à avril, il espère aussi convaincre les compagnies aériennes de rétablir toutes leurs liaisons directes Paris-Montréal, ainsi que les lignes au départ des grandes métropoles régionales comme Lyon, Bordeaux ou Toulouse.
    Seul bémol, le tourisme d’affaires et de congrès, duquel la ville s’enorgueillissait d’être une place forte – plus de 350 événements en 2019, devant New York –, peine à redécoller. Entreprises et congressistes restent rebutés par des contraintes sanitaires encore fortes, comme le test PCR obligatoire avant l’entrée sur le territoire ou encore la mise en place d’un passeport sanitaire au Québec. « La reprise est encore timide avec un taux de réservation de 20 % pour septembre, mais ça frémit », assure Bertil Fabre, le patron du Centre Sheraton Montreal Hotel (825 chambres). En attendant le retour de sa clientèle habituelle, il se dit prêt à adapter de nouveau son modèle d’affaires comme il l’a fait depuis le début de la pandémie, pour accueillir amis et familles de l’importante communauté française de Montréal (estimée entre 120 000 et 150 000 personnes) avides de se retrouver.

    #Covid-19#migrant#migration#france#quebec#sante#tourisme#economie#pandemie#passeportsanitaire#test#circulation#frontiere

  • La sortie de crise et le retour vers la vie normale passeront par la vaccination du plus grand nombre (plus autre texte)

    L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) donne sa position sur la vaccination :

    « Les signaux d’une quatrième vague de COVID-19, propulsée cette fois-ci par le variant Delta, se multiplient au Québec. Au regard de l’évolution de la situation épidémiologique au Québec au cours des 18 derniers mois, ainsi que de la transmission et de la virulence accrues de ce nouveau variant, l’APTS s’inquiète bien entendu des coûts humains et sociaux que cela laisse présager.

    Note sur Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux : Vaccination obligatoire des travailleur·euse·s de la santé : bénéfique, mais à quel point… et à quel prix

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/09/06/la-sortie-de-crise-et-le-retour-vers-la-vie-normale-pas

    #santé #québec

  • Implantation d’un tribunal spécialisé en matière de violences sexuelles et de violence conjugale : réaction des CALACS

    Le ministère de la Justice confirme qu’il ira de l’avant avec l’implantation d’un tribunal spécialisé en matière de violences sexuelles et de violence conjugale, d’abord sous la forme de projets-pilotes.

    Nous saluons sa volonté d’adopter une approche centrée sur les victimes et adaptée à leurs différents besoins, ce qui s’aligne avec nos demandes.

    Il reste à s’assurer que cela se traduise bel et bien par un tribunal qui tient compte des réalités intersectionnelles et qui dessert adéquatement l’ensemble du territoire, en partenariat avec les organismes déjà dotés d’une expertise dans l’accompagnement des survivantes.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/09/04/implantation-dun-tribunal-specialise-en-matiere-de-viol

    #féminisme #québec

  • Maïs #Bouilli
    https://www.cuisine-libre.org/mais-bouilli

    Lorsque l’on fait bouillir le maïs, ses grains demeurent bien juteux. Enlevez les feuilles et les barbes des épis. Coupez les tiges. Lavez les épis à l’eau. Mettez un grand volume d’eau à bouillir dans une marmite avec quelques feuilles de maïs pour rehausser le goût. Ne salez pas l’eau, cela durcirait les grains. Plongez les épis dans l’eau bouillante et comptez 7 à 10 minutes de cuisson, selon leur grosseur. Vérifiez la cuisson en piquant avec une pointe : le maïs doit rester juteux et croquant.… #Garnitures, #Québec, #Épis_de maïs / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf, Bouilli

  • Préjugés et discrimination envers les femmes autochtones dans les systèmes de santé et services sociaux : le système colonial qui se perpétue

    Kahnawake, 18 mai 2021 — Les articles de la Presse parus le 15 mai dernier, qui s’intitulent « accoucher la peur au ventre » et « après Joyce, la parole libérée », dénoncent les signalements disproportionnés des femmes autochtones à la Direction de la protection de la jeunesse (ci-après DPJ) et fait ressortir la peur des femmes autochtones des services de santé et des services sociaux.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/06/11/prejuges-et-discrimination-envers-les-femmes-autochtone

    #féminisme #québec

  • Violence envers les femmes : il est grand temps d’agir

    C’est tout de suite, alors que le mois de mai est désormais le mois de la sensibilisation et de la prévention des agressions à caractère sexuel, que nous devons donner aux victimes un véritable accès aux services et à la justice afin de mieux les accompagner dans ces moments difficiles de leur vie.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/31/violence-envers-les-femmes-il-est-grand-temps-dagir

    #féminisme #violences #québec

  • Une, c’est déjà une de trop

    Le féminicide est le « meurtre d’une femme au simple motif qu’elle est une femme, quel que soit le contexte », rappelle le Conseil du statut de la femme du Québec. En 2020, neuf femmes québécoises ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint. Nous venons de dépasser ce sommet en 2021, et nous ne sommes qu’en avril. Dix femmes ont été assassinées en autant de semaines. C’est du jamais vu, s’accordent à dire les intervenantes et intervenants en violence conjugale du Québec.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/13/une-cest-deja-une-de-trop

    #féminicide #québec

  • Pour une alternative démocratique au crépuscule de l’ère néo-libérale

    « Dans ce livre, nous n’avons certes pas l’intention de couvrir entièrement un sujet aussi large que l’altermondialisme, qui laisse place à tant de points de vue et tant d’interprétations. Néanmoins, nous sommes convaincu·es que les diverses analyses et différents témoignages présentés ici pourront efficacement nourrir la réflexion et offrir quelques jalons à une discussion dont nous souhaitons qu’elle se poursuive encore longtemps »

    Note sur : Attac-Québec : Vingt ans d’altermondialisme au Québec
    Sous la direction de Baptiste Godrie et Claude Vaillancourt

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/13/pour-une-alternative-democratique-au-crepuscule-de-lere

    #international #québec #altermondialisme

  • Dis-moi Maman, ça veut dire quoi être #payée au féminin ?

    C’est une façon de dénoncer : au Québec, les emplois traditionnellement occupés par les femmes n’ont pas la même rémunération que ceux détenus par les hommes. Eh oui ! la discrimination salariale est bien réelle chez nous, ma fille, même en 2021.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/12/dis-moi-maman-ca-veut-dire-quoi-etre-payee-au-feminin

    #féminisme #québec

  • Lecture d’un extrait du livre « Vie nouvelle » de Michaël Trahan

    http://liminaire.fr/radio-marelle/article/vie-nouvelle-de-michael-trahan

    Michaël Trahan poursuit dans ce livre une démarche entreprise avec Nœud coulant et La raison des fleurs, ses deux premiers ouvrages qui cherchaient à dire la vérité d’une douleur, un triptyque poétique qui, même s’il creuse des thèmes proches, se présente sous des formes différentes. (...) #Radio_Marelle / #Écriture, #Histoire, #Langage, #Livre, #Lecture, #Récit, #Vidéo, #Voix, #Foot, #En_lisant_en_écrivant, #Mémoire, #Corps, #Podcast, #Québec #Montréal (...)

    http://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_vie_nouvelle_michae_l_trahan.mp4

    https://www.lequartanier.com/catalogue/vienouvelle.htm

  • Quebec schools without air purifiers have 3 to 4 times more #COVID-19 cases, says dad running citizen count | CTV News
    https://montreal.ctvnews.ca/quebec-schools-without-air-purifiers-have-3-to-4-times-more-covid-1

    MONTREAL — It’s been about four months since Montreal schoolchildren began, unintentionally, to take part in what may end up being a huge naturally occurring science experiment: how well air purifiers work.

    Since January, most English public schools in the Montreal area have had air purifiers, air exchangers or some other form of extra air-quality device if they don’t have built-in mechanical ventilation.

    French public schools in the same types of buildings have not had air purifiers.

    The provincial government continues to say that air purifiers aren’t necessary or proven to work, but the citizen paying the closest attention to the numbers says that based on his data so far, it seems they do.

    Covid #Écoles #Québec
    https://www.covidecolesquebec.org

    #purificateurs

  • Introduction au livre d’ATTAC-Québec : Vingt ans d’altermondialisme au Québec
    Le Sommet de Québec en 2001 a fortement marqué les militante·s qui y ont participé. Ce Sommet suivait d’autres rencontres internationales du même type, dont la ministérielle de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) à Seattle, en 1999, alors que beaucoup de personnes dans le monde militant partageaient l’impression que le sort de l’humanité se décidait derrière les portes closes d’hôtels luxueux. S’y rassemblaient élue·s et riches patrons, pendant que, dans la rue, la population essayait de faire entendre sa voix, subissant pour cela une forte répression policière.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/27/introduction-au-livre-dattac-quebec-vingt-ans-daltermon

    #québec #attac

  • Pourquoi les femmes marchent ?

    Parce qu’elles sont pauvres. Parce qu’elles sont victimes de violences de toutes sortes. Parce que la planète est en péril. Parce que nous sommes solidaires envers nos sœurs autochtones ! En solidarité avec toutes les femmes pour une justice. Elles marcheront le 24 avril à midi.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/22/pourquoi-les-femmes-marchent

    #féminisme #québec

  • #Mathieu_Bock-Côté : « Le #racialisme est un #totalitarisme »

    –-> attention : toxique !

    ENTRETIEN. #Privilège_blanc, #blanchité, #racisme_systémique… L’auteur de « La Révolution racialiste » (Les Presses de la Cité) décape les théories de la gauche identitaire.

    https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/mathieu-bock-cote-le-racialisme-est-un-totalitarisme-14-04-2021-2422277_1913

    #division #Blancs #racisés #couleur_de_peau #obsession_raciale #sciences_sociales #race #rapports_de_pouvoir #rapports_de_pouvoir #colonialisme_idéologique #révolution_racialiste #civilisation_occidentale #liberté_d'expression #démocratie #régression #imperméabilité_ethnique #enferment #groupe_racial #assignation #indigénisme #décolonial #mouvance_racialiste #américanisation #université #sciences_sociales #théorie_du_genre #genre #colonisation_idéologique #conscience_raciale #identification_raciale #Noirs_américains #clivages #intégration #assimilation #trahison_raciale #USA #Etats-Unis #Canada #multiculturalisme #niqab #Justin_Trudeau #noyau_identitaire #diversité #identité #utopie_diversitaire #France #résistance #Québec #idéologie #culture_française #universalisme #universel #moeurs #culture #imperméabilité #culture_nationale #nationalisme #déterminismes_biologiques #civilisation_occidentale #hygiène_intellectuelle #vérité #rigueur_intellectuelle #société_libérale

    ping @cede @karine4 (attention : indigeste)

  • Fragilisés par la crise, des étudiants français de Montréal veulent faire entendre leur voix
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2021/04/11/fragilises-par-la-crise-des-etudiants-francais-de-montreal-veulent-faire-ent

    N’étant pas citoyens canadiens, ils n’ont pas eu droit à la « prestation canadienne d’urgence » pour les étudiants mise en place par Ottawa (1 250 dollars canadiens mensuels, soit environ 840 euros). Le « secours occasionnel de solidarité » de quelque 200 euros mensuels versés à une centaine d’étudiants par le biais du consulat français de Montréal n’a pas suffi à leur faire tous sortir la tête de l’eau. D’autant que si les étudiants bénéficient de la Régie de l’assurance-maladie du Québec, qui leur permet d’avoir accès gratuitement au système de soins de la province, ils ne sont pas à l’abri de quelques urgences dentaires ou d’optique, dont les frais sont exclus de cette couverture minimale. Sans assurance privée, la facture peut vite monter : 700 dollars à sortir de sa poche pour avoir droit à des lunettes, ce n’est pas à la portée de tous les budgets étudiants.
    Ilyès Benbouzid entend par ailleurs se battre pour que les frais de scolarité des étudiants français soient alignés de nouveau sur ceux des Québécois, comme c’était le cas avant 2015. Le problème est que l’élection et le rôle de ces « conseillers des Français de l’étranger » ne sont guère connus des expatriés français vivant au Québec.
    Sans moyens alloués par l’Etat à ce scrutin, et en raison de campus désertés par les étudiants dans cette ville toujours en « zone rouge » au Québec, la campagne va largement se dérouler sur les réseaux sociaux, avec quelques rencontres virtuelles sur l’application Zoom. Les candidats espèrent que la possibilité de voter par Internet à ces élections facilitera la mobilisation étudiante. Mais la partie n’est pas gagnée. « Je découvre l’existence de ces conseillers, confesse Mélanie, étudiante en commerce international à l’UQAM. Pour l’instant, j’ai d’autres priorités : savoir si je poursuis ou non mes études ici l’an prochain, et savoir si je pourrai rentrer voir ma famille en France cet été… »Les inscriptions ou réinscriptions dans les universités de Montréal se bouclent, pour la plupart, entre le 1er et le 15 mai. Or les étudiants manquent encore de visibilité pour décider sereinement de leur avenir. « McGill reprendra l’enseignement en personne à partir de l’automne 2021 », assure la direction, même si l’université « continuera de profiter des aspects intéressants de l’enseignement en ligne pour certains cours ». L’UQAM promet que « les conditions normales d’enseignement seront rétablies cet automne » ; avec le même bémol : « chaque fois que cela sera possible ». L’université de Montréal se veut, elle, plus prudente. Elle a fait savoir aux étudiants qu’elle prévoyait la reprise de « 50 % des activités sur le campus à la fin du mois d’août, avec un retour espéré de tous les cours en présentiel seulement en janvier 2022 ».« L’assurance de retrouver les salles de cours est pour moi une condition essentielle, explique Anne, étudiante française en deuxième année d’études internationales à l’université de Montréal. J’hésite encore, car je ne suis pas prête à repartir pour plusieurs mois scotchée à l’ordinateur de ma chambre. Je préfère encore rentrer en France, même si ce serait un crève-cœur de quitter cette ville. »Au stress et aux difficultés financières liés au Covid s’ajoute par ailleurs une réforme de l’immigration québécoise survenue en juillet, qui rend plus incertain l’avenir des futurs diplômés dans la province. Une réalité un peu anxiogène qui ne cadre pas franchement avec l’idée que les étudiants français se faisaient de leur expérience montréalaise.

    #COvid-19#migrant#migration#canada#quebec#france#sante#etudiant#retour#santementale#immigration#economie

  • Mois de l’histoire des Noir.e.s : Mais qui nous protège de la police ?

    Il y a déjà une semaine que nous avons lancé une nouvelle édition du Mois d’histoire des Noir.e.s. On est en pleine célébration de la culture des communautés Noir.e.s ici au Québec, de leur héritage et contribution à Tiohtiá:ke / Montréal. On voit des élu.e.s, des porte-paroles de nos institutions publiques, des entreprises, des médias participer aux célébrations !! Mais ils ne peuvent pas célébrer notre culture un jour et continuer à participer à notre déshumanisation l’autre jour ! Vous aimez la diversité des cultures Noires, nos musiques, nos danses, nos bouffes, mais est-ce que vous respectez la vie des Noires, de nos communautés, des personnes noires avec un diversité de parcours et d’expériences ?! Ca ne suffit pas de participer aux Galas, de danser avec nous, de donner des discours vides et banals sans aucune volonté politique, aucun engagement à changer les choses.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/20/mois-de-lhistoire-des-noir-e-s-mais-qui-nous-protege-de

    #international #canada #quebec #violence #police #racisme