• Journal d’une quarantaine : samedi 4 avril 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/04/04/778-journal-dune-quarantaine-samedi-4-avril-2020

    Même confinés, nous sentons la pression qui diminue le week-end. Ce samedi s’annonce beau : les filles sortent dans la jardin sans manteau. On en profite aussi pour rattraper un peu le retard pris sur le ménage. Madeleine se souvenait vaguement d’un Petit Ours Brun qui faisait un téléphone...

    #Quarantaine_2020

  • Journal d’une quarantaine : vendredi 3 avril 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/04/03/777-journal-dune-quarantaine-vendredi-3-avril-2020

    J’ai découvert par hasard que mes emails personnels n’avaient pas été téléchargés depuis le 26 mars : un problème de mot de passe visiblement. Dans la précipitation, je ne m’étais pas inquiété outre mesure de recevoir si peu de sollicitations ces derniers jours. Quelle erreur ! Dans le...

    #Quarantaine_2020

  • Journal d’une quarantaine : jeudi 2 avril 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/04/02/776-journal-dune-quarantaine-jeudi-2-avril-2020

    Après avoir géré les urgences des clients existants, le travail revient au petit trop : après un trou de deux semaines, déjà 5 créations de compte depuis lundi. C’est au dessus de mes disponibilités du moment (2h l’après-midi, 2h le soir) et avec deux salariés en arrêt maternité ou...

    #Quarantaine_2020

  • Journal d’une quarantaine : mercredi 1er avril 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/04/01/775-journal-dune-quarantaine-mercredi-1er-avril-2020

    Les habitudes d’avant ont la vie dure : le mercredi matin après, c’est encore « arts plastiques ». La semaine dernière Madeleine avait commencé un Chagall, elle l’a fini. Ensuite on a embrayé sur des explorations diverses et variés avec scotch, peinture, aquarelle, paille, encre, fleur...

    #Quarantaine_2020

  • Journal d’une quarantaine : mardi 31 mars 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/03/31/774-journal-dune-quarantaine-mardi-31-mars-2020

    Ce matin, atelier « pâte à sel ». La maîtresse avait demandé des soleils pour prendre en main ronds et traits, on a aplati des petites boules pour les premiers et fait rouler d’autres petites boules pour les seconds. Mais ce sont bien les emporte-pièces qui ont eu le plus de succès. Pour...

    #Quarantaine_2020

  • [L’Amour au Temps du #Corona] Conversation avec Farah Tbal
    http://www.radiopanik.org/emissions/l-amour-au-temps-du-corona/conversation-avec-farah-tbal

    L’appel du jour est avec #Farrah_Tbal, étudiante en Master 1 en Psychologie sociale et interculturelle.

    Gourmande, Souriante et Amoureuse des rencontres et des voyages.....

    **

    Chanson de fin de chronique : Nancy Wilson : « I wish You Love »...

    Chronique présentée par #Yamina_el_atlassi

    #amour #coronavirus #confinement #quarantaine #amour,coronavirus,confinement,Corona,Farrah_Tbal,quarantaine,Yamina_el_atlassi
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/l-amour-au-temps-du-corona/conversation-avec-farah-tbal_08550__1.mp3

  • Journal d’une quarantaine : dimanche 29 mars 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/03/29/772-journal-dune-quarantaine-dimanche-29-mars-2020

    Ce matin, tout la famille était convié à 10h30 pour un atelier « dessin » piloté par Madeleine. Passé le flottement dû au changement d’heure, on s’est attelé avec sérieux au thème imposé : la forêt.

    A Lambersart, j’avais repéré des trous dans les rayons pâtes....

    #Quarantaine_2020

  • Journal d’une quarantaine : samedi 28 mars 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/03/28/771-journal-dune-quarantaine-samedi-28-mars-2020

    Nouveau passage chez O’Tera : un quart des consommateurs avait un masque, plus de moitié côté salariés. Et certains portaient même ces masques-visières en plexiglass. Ce sont ceux-là même que Dagoma, une start-up de Roubaix produit à la chaîne et qu’on voit aussi fleurir un peu partout en...

    #Quarantaine_2020

  • Journal d’une quarantaine : vendredi 27 mars 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/03/27/770-journal-dune-quarantaine-vendredi-27-mars-2020

    Après avoir suivi la très instructive conférence de Christophe Riboulet sur sa gestion de crise au sein de Proditect (quelle chance d’avoir comme référence au démarrage de la crise le gouvernement de Singapour, celui-là même qui s’était préparé activement à ce cygne non-noir depuis...

    #Quarantaine_2020

  • Coronavirus : l’urgence absolue de créer des structures de prise en charge des patients peu symptomatiques, Franck Nouchi
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/27/coronavirus-l-urgence-absolue-de-creer-des-structures-de-prise-en-charge-des

    Les spécialistes de santé publique s’alarment : le risque, en confinant chez eux les malades peu graves, est de transmettre le virus à leur famille, créant ainsi des milliers de « clusters » intrafamiliaux. Il faut, d’urgence, organiser leur accueil dans des centres d’hébergement ou des hôtels.

    C’est un patient parmi des milliers d’autres. Il se présente à l’hôpital. Fiévreux, il tousse, a mal à la gorge et une légère difficulté pour respirer. Le médecin qui le reçoit porte un masque. Il lui explique qu’on ne peut pas lui faire de test, les instructions étant qu’on les réserve aux malades graves et aux personnels de santé. Il ajoute : « Vous souffrez très probablement d’une infection à coronavirus. Votre état ne nécessitant pas d’hospitalisation, je vais vous prescrire du paracétamol et des masques de protection. Vous irez les retirer à la pharmacie près de chez vous. De retour à votre domicile, faites attention à bien respecter les mesures barrières. Mais, rassurez-vous, à votre âge, vous ne risquez rien. »
    A la pharmacie, la pharmacienne est désolée : « Pas de masque, je n’ai pas été livrée. Et on les réserve de toute façon aux personnels de santé. »

    De retour chez lui, le patient informe le reste de sa famille de la situation. Il est étiqueté « cas probable ». Vu ses symptômes, on doit se comporter avec lui comme s’il était atteint du #Covid-19. L’épouse, les deux enfants et la belle-mère du patient accusent le coup. Dans leur trois-pièces, la belle-mère dort sur le canapé-lit du salon. Vivant seule et pas très en forme, inquiète des mesures de confinement, elle s’était réfugiée près de sa fille et de ses enfants, qui l’ont accueillie sans problème, puisque ça ne « devait pas durer plus de quinze jours ».

    Plus de 42 000 confinés à domicile

    Anecdotique cette histoire ? Nullement. Des dizaines de milliers de personnes malades mais ne nécessitant pas d’hospitalisation immédiate sont aujourd’hui #confinées_à_domicile, où elles sont prises en charge par des médecins libéraux. Déjà 42 000 au 22 mars, selon l’estimation de Santé publique France dans son rapport hebdomadaire. Combien depuis ? Combien la semaine prochaine ? Il existe des situations de logement bien pires que celle-là, en Seine-Saint-Denis par exemple.
    Les spécialistes de santé publique sont unanimes : le risque en renvoyant chez eux ces malades peu graves, c’est qu’ils transmettent le virus à plusieurs membres de leur famille, créant ainsi des centaines, des milliers de « clusters » intrafamiliaux.

    C’est bien ce qui s’est passé en Chine, avant que les Chinois ne reprennent le contrôle de la situation. En ouvrant des #structures_intermédiaires permettant de mettre en #quarantaine ce type de patients, et en coupant du reste de la Chine et du monde la totalité de la province du Hubei. Le rapport de la mission d’experts de l’Organisation mondiale de la santé (#OMS) envoyée en Chine à la mi-février décrit parfaitement les mesures mises en œuvre. Les experts indépendants, américains et européens (aucun Français), étaient tellement impressionnés par les succès chinois que leur coordinateur, le Canadien Bruce Aylward, a tenu une conférence de presse dès son retour, le 24 février. Pour que tous les pays puissent comprendre à la fois les difficultés rencontrées par la Chine, et comment elle a su y faire face, le rapport intégral a été mis en ligne deux jours plus tard. Force est de constater que ce rapport a fait très peu d’émules, en particulier en Europe.

    Voir cette chronologie de l’émergence du corona virus
    https://seenthis.net/messages/834457

    Attention aux illusions d’optique

    Par rapport à d’autres pays européens qui recensent plus de cas (mais qui font plus de #tests), la situation de la France pourrait, à première vue, paraître légèrement plus favorable. Rien n’est moins sûr. Nous ne savons pas combien de personnes âgées sont mortes dans les établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes (Ehpad). Contrairement aux pays asiatiques, nous faisons face à une grave pénurie de #masques_de_protection. Attention donc aux illusions d’optique. Pour autant, serions-nous condamnés aux centaines de milliers de morts que prédisent les modélisateurs ?
    En France, disait-on dans les années soixante-dix, « on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ». Aujourd’hui, des idées novatrices, originales, il n’est que temps d’en avoir. Et, pour ce faire, en regardant ce que font nos voisins, l’Espagne en particulier, qui ne cesse, pour désengorger des hôpitaux débordés, d’ouvrir des structures intermédiaires d’accueil.

    A Madrid, l’hôtel Gran Colon a été le premier à ouvrir une telle #structure_médicalisée. Initiative d’autant plus intéressante que cet établissement est situé à dix minutes à pied de l’hôpital Gregorio-Marañon, le plus grand de la capitale. D’autres établissements – une quarantaine pour l’heure – ont ouvert ou vont ouvrir dans la capitale espagnole. Au total, 9 000 lits devraient être mis à disposition.

    Parmi ces #hôtels reconvertis en centres médicalisés figurent même des établissements classés 5 étoiles. Ainsi du Cotton House Hotel, au centre de Barcelone, qui a décidé de mettre à disposition 83 chambres. Pour s’occuper des malades, il aura, selon la direction, « un personnel qui a reçu une formation spécifique pour la protection de la santé ». « Le personnel de nettoyage, de restauration et de blanchisserie qui travaillera dans cet hôtel a l’expérience du secteur sanitaire public et privé de Barcelone », ajoute-t-on, avant de conclure : « Ce virus, nous l’arrêterons unis. »

    Une question de justice sociale

    L’effort de « guerre » demandé aux Français et aux entreprises pourrait trouver dans cet exemple espagnol une source d’inspiration stimulante. Déjà, le groupe hôtelier Accor a mis à disposition des chambres pour les personnels soignants et un hôtel pour des personnes sans-abri. Il faut aller beaucoup plus loin. Les chambres et studios de pratiquement tous les hôtels des grandes villes sont assez grands pour accueillir ce type de patients. Ils sont équipées en réseaux Wifi et télévisions de manière à pratiquer la télémédecine.

    A priori, il n’y a aucune raison pour que la plupart des personnes symptomatiques, ou des patients guéris à l’hôpital mais devant respecter quinze jours de quarantaine, ne soient pas volontaires pour se rendre dans ce type d’établissement ; ne serait-ce que pour ne pas risquer de contaminer leurs proches (ce qui est inévitable, sauf pour les familles qui ont au moins une pièce par personne et deux salles de bains).
    C’est donc – aussi – une question de justice sociale. Tous les patients qui disposent de vastes logements où ils peuvent s’isoler facilement n’ont d’ailleurs pas besoin d’y aller et préféreront sûrement rester chez eux, ce qui ne pose pas de problème.

    Les 40 000 médecins et infirmières qui se sont portés volontaires pour la réserve sanitaire pourraient être affectés préférentiellement à la surveillance médicale de ces lieux d’accueil. Resterait à organiser la logistique, distribution de repas en particulier. Là encore, les hôtels et les municipalités espagnoles nous montrent la voie à suivre.

    660 000 chambres d’hôtel inoccupées

    Il y a là une urgence absolue. Si l’on ne fait rien, les hôpitaux des régions les plus touchées seront débordés au point qu’ils ne pourront même plus servir de lieux de consultation pour ces patients « suspects ». Un engrenage infernal s’ensuivra, avec la multiplication de ces contaminations intrafamiliales ou entre amis.
    Les pouvoirs publics, les grands groupes hôteliers, les groupes de services d’aide à la personne doivent se mobiliser sans tarder. Chaque journée de perdue, ce sont des milliers de contaminations qui auraient pu, qui auraient dû être évitées. Il y a aujourd’hui en France 660 000 chambres d’hôtel inoccupées.

    Il y a deux jours, en regardant la télévision, les Français ont certainement dû être frappés par une image : visitant le nouvel hôpital militaire de campagne de Mulhouse, le chef de l’Etat avait revêtu un masque de protection. Cette image insolite rappelait à chacun la #pénurie qui frappe le pays. Rien de plus normal évidemment que de voir le président de la République ainsi doté de matériel de protection. Mais, n’ergotons pas à l’infini : il n’y a, aujourd’hui, pas de masque pour tout le monde alors qu’il en faudrait. Il n’y en a même pas pour les personnes professionnellement les plus exposées au virus. Ces dernières n’ont pas le choix : médecins, infirmiers, aides-soignants, policiers, caissiers de supermarché, éboueurs, etc., leur présence est requise. En revanche, un patient suspect de coronavirus, non seulement sa présence n’est pas requise à son domicile s’il vit dans une relative promiscuité avec son entourage, mais elle est dangereuse.

  • Journal d’une quarantaine : jeudi 26 mars 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/03/26/768-journal-dune-quarantaine-jeudi-26-mars-2020

    Vous vous souvenez des salades des premiers jours ? Sous la mini-serre, elles ont décidé de sortir leur bout du nez. Les radis patientent un peu plus longtemps.

    Madeleine a enfin réussi à apercevoir un oiseau avec les jumelles. Bien sûr, citadins que nous sommes, Peggy et moi...

    #Quarantaine_2020

  • Dépister et fabriquer des masques, sinon le confinement n’aura servi à rien
    https://reporterre.net/Depister-et-fabriquer-des-masques-sinon-le-confinement-n-aura-servi-a-ri

    Pour sortir efficacement de la pandémie du Covid-19, le confinement seul ne suffira pas, explique l’auteur de cette tribune. Qui rappelle la priorité dans un contexte d’hôpital public martyrisé par des décennies de #politiques_néolibérales : permettre le dépistage et distribuer des #masques de protection.

    Ce dont nous sommes en train de faire l’expérience, au prix d’une souffrance inouïe pour des pans significatifs de la population, c’est que l’Occident vit au Moyen Âge, et pas seulement sanitaire. Comment sortir du Moyen Âge sanitaire très vite et entrer au XXIe siècle ? C’est cet apprentissage que les Occidentaux doivent faire, en quelques semaines. Voyons pourquoi et comment.

    Il faut commencer par le redire, au risque de choquer aujourd’hui, la #pandémie du #Covid-19 aurait dû rester ce qu’elle est : une pandémie un peu plus virale et létale que la grippe saisonnière, dont les effets sont bénins sur une vaste majorité de la population mais très graves sur une petite fraction. Au lieu de cela, le démantèlement du système de #santé européen et nord-américain commencé depuis plus de dix ans a transformé ce virus en catastrophe inédite de l’histoire de l’humanité qui menace l’entièreté de nos #systèmes_économiques.

    #Gaël_Giraud #dépistage #test #quarantaine #système_de_santé_public #service_public #capitalisme #État-providence #individualisme

  • Journal d’une quarantaine : mercredi 25 mars 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/03/25/767-journal-dune-quarantaine-mercredi-25-mars-2020

    Gisèle a décidé de recharger son portable. Je me demande bien comment elle a pu penser que ça pouvait être important ;-)

    Plus sérieux, le cours d’arts plastiques : avec Madeleine, on a exploré comment reproduire et agrandir une oeuvre grâce à la technique du quadrillage....

    #Quarantaine_2020

  • How coronavirus hits migrants and asylum seekers in Italy

    ‘We now let only one person in our offices at a time, which consistently reduces the number of people we can assist per day.’

    Along with millions of Italians, the future of tens of thousands of migrants and asylum seekers in Italy has become more uncertain as the largest and deadliest coronavirus outbreak in Europe has pushed the country to take stringent containment measures.

    Since the first cluster of cases was officially declared on 21 February, almost 28,000 people in Italy had tested positive for #COVID-19 by 16 March, while more than 2,150 deaths – more than 700 reported on Sunday and Monday alone – had been registered from the still-expanding pandemic.

    A government decree outlining strict new quarantine measures came into force across the nation last Monday, on 9 March. Everyone in Italy has since been living under a mandatory lockdown that restricts working practices and freedom of movement. These measures are due to remain in place until at least 3 April.

    In a number of different ways, the knock-on effects of trying to contain COVID-19 are also limiting operations to assist migrants and asylum seekers, themselves at risk from the virus.

    For instance, all those on board two rescue ships that had picked up hundreds of migrants in the Mediterranean have been undergoing a mandatory two-week quarantine after docking at Italian ports. Integration services for migrants and asylum seekers across Italy have also been temporarily suspended or heavily reduced.

    Political positions over migration have hardened too.

    In Sicily, where the majority of migrants arrive, the region’s president, Nello Musumeci, criticised the central government’s decision to keep the ports open to migrant ships in late February, describing it as “a harsh move that didn’t take into account the dignity of migrants nor the worries of Sicilians during such a health emergency”.
    But others, like Sergio Pintaudi, former head of the resuscitation department at the Garibaldi Centro Hospital in the Sicilian port city of Catania, are keener to assist migrants and asylum seekers.

    Pintaudi said the migrants who make it across the Mediterranean tend to be some of the healthiest ones, but he cautioned that detention in Libya can cripple their breathing systems, making them more vulnerable to the effects of coronavirus.

    “The most common disease I’ve cured at hotspots is tuberculosis,” Pintaudi, who served as a medical specialist at migration arrival “hotspots” on Sicily for a decade, told The New Humanitarian.

    “The main issue for potentially sick migrants these days will be finding beds at hospitals, which are currently at a breaking point,” he said. “The outbreak is going to impact vulnerable and marginalised categories the most, be them Italians or migrants.”

    Migrants often don’t know they have the same healthcare rights as Italian citizens, and some are afraid to come forward, fearing their paperwork might be checked.

    The first case of a migrant in Italy contracting COVID-19 was reported on Monday at a reception centre in Milan. The man, who showed light symptoms only, was placed in quarantine and half of the 160 migrants in the centre were reportedly moved to a different building in the city.

    There are only about 4,000 intensive care beds in Italy – some 350 in Sicily – and doctors are soon going to face the dilemma of having to give priority to those most likely to survive. For this reason, hundreds of triage tents have been placed outside hospitals across the country to pre-select those with the best chances of survival.

    Migrant vessels quarantined

    Just as the first large clusters of COVID-19 cases began to emerge in northern Italy, two migrant rescue ships – Ocean Viking and Sea Watch-3 – docked at ports in eastern Sicily, on 23 and 27 February respectively.

    The more than 450 rescued migrants were immediately put into quarantine in reception centres on land, in line with the government’s latest coronavirus protocols. The crew members were quarantined separately, on board their vessels.

    Gennaro Giudetti, a cultural mediator on board the Sea Watch-3 rescue ship – which docked at the port of Messina in eastern Sicily – told TNH of a common misconception among the new arrivals.

    “When we told the people we rescued that they would be quarantined on land, they thought it was a measure to protect them from the virus in Italy,” he said. “Instead, we believe it was because they feared that migrants could bring further contagions to Italy.”

    Those on board the rescue ships were the first people to be forced into quarantine on Italian soil – before the nationwide lockdown. According to Giudetti, no cases of COVID-19 had been registered aboard, and everyone’s health conditions had been constantly monitored.

    “It’s unlikely that migrants rescued on dinghies coming from Libya… contract the virus there,” he said.

    The lack of an apparent logic behind the early quarantining left crew members regarding the measure as discriminatory and political.

    In a tweet, SOS Méditerranée – the aid organisation that runs the Ocean Viking with Médecins Sans Frontières – said it hoped the coronavirus outbreak wouldn’t raise Italians’ anxieties towards migrants and see politicians turn them into a pretext to prevent rescues.

    Sea Watch-3 and Ocean Viking, whose operations are suspended due to logistical difficulties caused by the coronavirus chaos, were the last two NGO search-and-rescue vessels in operation in the Central Mediterranean – the most popular route from Libya to Italy, where at least 10,000 migrants have drowned since 2015.

    With no humanitarian rescue missions operating since 27 February in the Central Mediterranean, the risk of losing more lives at sea increases.

    There is also concern that coronavirus could see more migrant vessels pushed back to Libya, which the UN’s refugee agency, UNHCR, has expressly advised against due to the dangers third-country nationals face there. For example, a dinghy with 44 people aboard launched a rescue request on 28 February. After 24 hours without an answer, the boat was taken by the Libyan Coast Guard back to Libya.
    Asylum applications slowed

    Due to operational and logistical difficulties caused by the pandemic, a number of legal services managed by the Italian interior ministry are now limited.

    As police staff normally employed at immigration desks for bureaucratic purposes have been reassigned for emergency coronavirus-related duties, applications and renewals of residency permits for foreigners were suspended for 30 days, starting from 2 March.

    Courts will also be closed until 3 April at least, so the government has suspended interviews for refugee status determination and hearings for appeals of asylum request denials. These suspensions started on 12 March and will run until at least 25 March, with the possibility of further extensions.

    Carlotta Sami, UNHCR’s spokesperson for Italy, said that the same measures that apply to Italian citizens also apply to asylum seekers or refugees, in terms of health checks and quarantining if COVID-19 symptoms are detected.

    “So far, the main challenge has been the lack of information in languages other than Italian,” she told TNH. “But recently we worked on disseminating the government’s guidelines in the most common languages among asylum seekers, to allow them to understand and follow the right precautions.”
    Reduced assistance

    Services for asylum seekers are also affected: employment help and legal assistance operations – those run by both the Italian state and by NGOs – have been heavily reduced, while the Italian language classes that are very popular and important for those trying to integrate have been suspended until further notice.

    Simone Alterisio, migration services coordinator for Waldensian Diaconia, explained how employment and other services run by his faith-based NGO at community centres across Italy have been curtailed due to having to comply with the government’s new coronavirus guidelines.

    “We now let only one [migrant or asylum seeker] into our offices at a time, which consistently reduces the number of people we can assist per day,” she said. “When possible, we prefer delivering our work through phone calls.”

    Meanwhile, as most flights to and from Italy have been suspended, Mauro Palma, national ombudsman for the rights of the detained people, has expressed concern that the country’s seven migrant repatriation centres could become health hazards.

    Palma said the 425 migrants waiting to be repatriated – whose lives have been put on hold for weeks – are confined to an area where COVID-19 health guidelines, including safe “social distancing” measures, can’t be guaranteed, raising fears the virus will spread. Similar concerns have been raised about ghettos in southern Italy’s agricultural fields, where vulnerable and exploited migrant workers often live in squalid conditions and with little health protection.

    Anti-migrant politicisation

    The coronavirus epidemic has also been weaponised for political purposes by Italy’s far-right League party, led by Matteo Salvini.

    As Italian interior minister, from June 2018 to September 2019, Salvini cracked down on migration, introducing tough new laws and attempting to bring charges against MSF and SOS Mediterranée for rescuing migrants at sea.

    On 21 February, Salvini suggested shutting the borders to migrants to protect Italians. A few days later, even though none of the COVID-19 cases in Italy had been linked to Africa and the continent only had one case (in Egypt), he told a press conference in Genoa: ‘‘The government has underestimated the coronavirus. Allowing the migrants to land from Africa, where the presence of the virus was confirmed, is irresponsible.”

    In a telephone interview with TNH last week, Antonio Mazzeo, a former League candidate for the European parliament, suggested that local residents must take priority and “migration policies should take the back seat”.

    “It is not a matter of racism, but good sense,” Mazzeo said. “This situation could lead to a collapse of national healthcare, especially in the south, which has weaker infrastructure and where most arrivals land.”

    However, on 5 March, the League-run council in the northern region of Lombardy – the epicentre of Italy’s coronavirus outbreak – asked humanitarian NGOs to put their medical staff at the disposal of the crisis. “In an emergency, we should all set our ideological differences aside and help in any possible way,” Mazzeo said.

    Despite the emergency and the increased politicisation of migration issues, local media have also reported a growing empathy among some here for migrants seeking refuge in Europe. A video of Italians rushing to train stations before an enforced lockdown shows some of them saying: “We feel like refugees; we’re also running.”

    https://www.thenewhumanitarian.org/news/2020/03/16/italy-coronavirus-migrants-asylum-seekers
    #coronavirus #migrations #asile #réfugiés #Italie #quarantaine #sauvetage #Méditerranée #confinement #procédure_d'asile #distanciation_sociale #frontières #fermeture_des_frontières
    ping @thomas_lacroix

  • Journal d’une quarantaine : mardi 24 mars 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/03/24/766-journal-dune-quarantaine-mardi-24-mars-2020

    La routine s’est installée : les filles avaient déjà fait des semis, elles ont recommencé ; Madeleine avait déjà fait une séance de télécole, elle a recommencé ; on avait déjà fait une séance de vidéo-taïso en famille, on a recommencé. Et avec notre malle à trésor pour bricolage -...

    #Quarantaine_2020

  • Journal d’une quarantaine : lundi 23 mars 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/03/23/765-journal-dune-quarantaine-lundi-23-mars-2020

    Paul Jorion a proposé de publier sur son blog un billet de Peggy qu’il avait bien aimé : commentaires désobligeants et ignares en ont profité pour montrer leur bout du nez. C’est pas glorieux. Et ça fait mal. Ainsi je ne peux m’empêcher de sourire - jaune - en découvrant un SVP, informez-vous...

    #Quarantaine_2020

  • Journal d’une quarantaine : dimanche 22 mars 2020
    http://onpk.net/index.php/2020/03/22/764-journal-dune-quarantaine-dimanche-22-mars-2020

    C’est dimanche : pas de « cours ». Sauf qu’avec les enfants à la maison, je découvre en le pratiquant ce que faire avec veut dire. La cuisine méritait un peu d’attention, Gisèle a sauté sur l’occasion pour dire je fais toute seule alors elle a pris en main la serpillière, le...

    #Quarantaine_2020

  • Coronavirus : pourquoi la stratégie sanitaire française pose question, Franck Nouchi
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/14/coronavirus-pourquoi-la-strategie-sanitaire-francaise-pose-question_6033106_

    Le chef de l’Etat a décidé de maintenir les élections municipales en s’appuyant sur des expertises scientifiques qu’il n’a pas rendues publiques.

    Sur quelles bases scientifiques, médicales, épidémiologiques, la stratégie actuelle de lutte contre l’épidémie de #coronavirus a-t-elle été mise en œuvre en France et, plus généralement, en Europe ? Pourquoi les autorités sanitaires ont-elles, dans ces pays, décidé de ne suivre ni les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ni l’exemple chinois de lutte contre l’épidémie ? En décidant de laisser l’épidémie suivre son cours et d’attendre samedi 14 mars pour tenter de l’arrêter en fermant tous les lieux publics non indispensables, les pouvoirs publics français ont, sans le dire, accepté l’idée qu’une part importante de la population va être, dans les prochains mois, infectée par le coronavirus. Avec à la clé, à tout le moins, probablement, des dizaines de milliers de personnes décédées dans l’Hexagone. Une telle stratégie, encore une fois non avouée mais de facto mise en œuvre, ne devrait-elle pas être au minimum discutée ?

    On sait aujourd’hui pas mal de choses sur la maladie à coronavirus 2019 (#Covid-19), maladie infectieuse causée par le coronavirus SARS-CoV-2. Son taux de #mortalité est de 20 à 30 fois supérieur à celui de la grippe saisonnière. Très contagieux, le SARS-CoV-2 est sensible aux désinfectants usuels. En France, le #diagnostic spécifique de la Covid-19 est réalisé actuellement par une méthode de biologie moléculaire (RT-PCR spécifique) sur un écouvillonnage nasopharyngé dont le résultat est obtenu en 24 heures. Aucun #test commercial simple n’est actuellement disponible.

    Le SARS-CoV-2 infecte toutes les classes d’âge, mais de façon différenciée. 87 % des patients ont entre 30 et 79 ans, alors que moins de 1 % sont dans la classe d’âge inférieure à 10 ans. La fréquence des formes sévères et le taux de mortalité augmentent avec l’âge (15 % chez les patients de plus de 80 ans et 8 % chez les patients entre 70 et 79 ans).

    Deux stratégies

    Lors de l’apparition des premiers « clusters » sur le sol français, une première stratégie a été mise en œuvre. Il est alors apparu que le diagnostic précoce, y compris chez des #patients_asymptomatiques, permettait d’identifier et d’isoler très tôt les sujets porteurs dans des conditions appropriées en termes de confinement et d’acceptation psychologique. Ces mesures ont été appliquées, par exemple dans la station de ski des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie), avec une efficacité remarquable.

    Les Chinois n’ont rien fait d’autre, mais à une échelle beaucoup, beaucoup plus large. Dès lors qu’ils ont cessé de nier l’existence même de l’épidémie, ils ont mis en œuvre un dépistage rapide des cas infectés avec un isolement des cas symptomatiques non encore testés et la mise en quarantaine de leurs contacts. Ces mesures ont été maintenues et renforcées jusqu’à la fin de l’épidémie dans le Hubei, ce qui a permis d’y éteindre l’épidémie. L’arrêt complet des déplacements à partir de cette région vers les autres régions chinoises à permis à la Chine d’y contrôler très efficacement les « départs de feux » secondaires. Il ne s‘est donc jamais agi en Chine d’une stratégie de « phase » où les premières mesures sont remplacées par les suivantes avec un train de retard, mais d’une stratégie cohérente impliquant des approches complémentaires et pas successives.

    En France, comme dans la plupart des pays européens, il a été décidé que cette stratégie n’avait plus cours. On a laissé filer les choses de manière à espérer voir se mettre en place une « #immunité_de_groupe ». En clair, attendre qu’une bonne partie de la population ait été infectée, et donc vraisemblablement immunisée, pour espérer voir s’interrompre la transmission du virus. Pourquoi, et dans quelles conditions, a-t-on décidé de renoncer à la stratégie mise en place en Chine ? A-t-on complètement mesuré les conséquences, en termes de morbidité et de mortalité d’une telle stratégie ?

    « Pour sauver des vies, nous devons réduire la transmission. Cela signifie qu’il faut trouver et isoler le plus grand nombre de cas possibles, et mettre en #quarantaine leurs contacts les plus proches », vient de déclarer le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avant d’ajouter : « Même si vous ne pouvez pas arrêter la transmission, vous pouvez la ralentir et protéger les établissements de santé, les maisons de retraite et d’autres espaces vitaux – mais seulement si vous testez tous les cas suspects. » A l’évidence, aujourd’hui, de nombreux pays, à commencer par la France, ont renoncé à tester « tous les cas suspects ». Et, par voie de conséquence, à isoler les cas contacts potentiellement contaminés.

    Quels arguments scientifiques ?

    Les pouvoirs publics font valoir qu’ils ne font que se fier aux avis des « experts ». Problème : ces avis demeurent confidentiels. Personne ou presque ne sait sur quoi ils reposent. Un exemple ? Durant toute la journée qui a précédé l’intervention télévisée du président de la République, jeudi 12 mars, des rumeurs ont couru dans Paris. Pour des raisons de santé publiques évidentes, le chef de l’Etat allait annoncer le report des élections municipales. Quelques heures plus tard, revirement complet. A écouter Emmanuel Macron, les « experts » ayant affirmé qu’il n’y avait pas de risques, le scrutin devait être maintenu.

    Avant d’aller voter pour le second tour dans un environnement épidémiologique qui se sera, malheureusement, considérablement aggravé, les citoyens-électeurs, ne seraient-ils pas en droit de connaître les détails de l’argumentation des scientifiques qui conseillent les pouvoirs publics ? Sans quoi, il y a fort à parier que nombre d’entre eux préféreront voter avec leurs pieds. En n’allant pas voter.

  • Quarantined Italian tenor passionately sings ’Nessun Dorma’ from his Florence... - Classic FM

    https://www.classicfm.com/composers/puccini/nessun-dorma-florence

    Il chante très bien et le morceau est juste magnifique, mais Puccini, c’est toujours magnifique ou presque.

    https://imgs.classicfm.com/images/133764?width=1200&crop=16_9&signature=g1oYJ1HCXzbNYSiIW1GstO58RGY=

    Tenor Maurizio Marchini did just this, taking to his balcony to serenade the rooftops of his hometown, Florence.

    Marchini sings Puccini’s impassioned aria from his opera Turandot, ’Nessun Dorma’, or ’None shall sleep’. After the aria’s climax with a high B, Maurizio picks up his son and repeats the line Vincerò!, or ’I will be victorious.’

    #italie #balcons #musique #opéra #quarantaine

    • Coronavirus et confinement : la chanson du 170 galerie de l’Arlequin à la Villeneuve de Grenoble

      "Coronavirus, va te faire voir sur Uranus, connard de virus" : tous les soirs à 18 heures, plusieurs dizaines d’habitants du 170 Galerie de l’Arlequin de la Villeneuve de Grenoble chantent ensemble à leur fenêtre pour faire un pied-de-nez au virus.

      La chanson est née dès le deuxième jour du confinement dans la "Crique" de la Villeneuve à Grenoble. A l’image de l’Italie qui a chanté depuis ses fenêtres depuis le début de son confinement, les habitants ont entonné sur leur balcon "Bella ciao" le premier soir à 18 heures et applaudi les soignants à 20 heures.

      Et comme au 170 de la galerie de l’Arlequin, il y a une vingtaine de musiciens, l’un a suggéré à l’autre "Et si on faisait nous-mêmes notre propre chanson ?". Marie Mazille, auteur compositeur de 47 ans et habitante de la Villeneuve depuis 15 ans, a retrouvé sa voisine, de terrasse à terrasse, pour "jeter quelques paroles" sur la table dès le lendemain. Et le soir la chanson était faite, avec la participation d’autres habitants et les arrangements d’un autre.

      Ces paroles, les habitants de la "Crique" de l’Arlequin sont de plus en plus nombreux à les chanter ensemble chaque soir, à tous les étages, d’une montée à l’autre. Les paroles ont été envoyées par WhatsApp à tous ceux qui les demandaient. Et c’est devenu un rituel à 18 heures, un rendez-vous attendu et un moment de légèreté partagée après une journée de confinement. "C’est aussi un pied de nez au coronavirus" dit Marie Mazille, "puisqu’on chante "Va te faire voir sur Uranus, connard de virus".

      Marie Mazille qui appartient à un collectif de musiciens (Mustradem qui a mené un projet participatif dans le quartier) tient à citer tous ceux qui ont participé à la création de cette chanson Nassima Boulghens, Fabrice Vigne, Catherine Harleux pour les paroles et Franck Argentier pour les arrangements. Et elle précise, "cette chanson "participative" n’est qu’une partie émergée de l’iceberg dans un quartier de grande diversité où tout le monde est solidaire, s’entraide, coronavirus ou pas". Et encore plus pendant cette période de confinement.

      Les paroles de la chanson "Corona"

      Dans la rue pas un chat, pas un chien pas un gars

      Chacun reste chez soi sans moufter, c’est la loi !

      Masqués jusqu’aux orteils, ne sortez pas, on vous surveille !

      Dommage, il fait soleil !

      Sortez vos têtes de vos balcons, de vos fenêtres

      A la verticale, à l’horizontale

      A la darbuka, au violon de Chantal

      Coronavirus, on te chantera en italien ou en russe

      Va te faire voir sur Uranus, connard de virus

      On dit que c’est la guerre, plus personne en plein air

      Dehors c’est le désert , dans le frigo plus de bière

      On ne sort plus son nez, on est tous condamnés

      À rester confinés, vieillards ou nouveaux nés

      Sortez vos têtes de vos balcons, de vos fenêtres

      A la verticale, à l’horizontale, chanter entre voisins, c’est pas banal !

      Marre de France info, du corona en boucle à la radio

      On préfère chanter « Les noces de Figaro » ou « Bella Ciao »

      Le télétravail ça rame et ça déraille

      J’en peux plus de la marmaille, je râle et je défaille

      Journées en tête à tête avec le daron ça pète

      Il est temps que ça s’arrête

      Sortez vos têtes de vos balcons, de vos fenêtres

      A la verticale, à l’horizontale, il est 18 heures, on reprend le moral

      Coronavirus, on te chantera en italien ou en russe

      Va te faire voir sur Uranus, connard de virus

      Si t’as plus de PQ lave toi dans le lavabo

      Pas de problème ça s’évacue, c’est cool c’est écolo

      Passe tout à la javel, ton cellier, ta terrasse

      Remplis tes paperasses, fais dix fois la vaisselle !

      Sortez vos têtes de vos balcons, de vos fenêtres

      A la verticale, à l’horizontale, chanter tous les soirs, c’est devenu légal !

      Marre d’être morose, même si c’est normal de se sentir tout chose

      Passe-moi les paroles de « la vie en rose »

      Si on est confinés, c’est pour la bonne cause !

      Mes voisins s’engueulent pendant que je médite

      Plus moyen d’se sauver, les supporter, quel mérite !

      Va falloir inventer, innover, imaginer !

      Faire de la musique, chanter, rigoler !

      Sortez vos têtes de vos balcons, de vos fenêtres

      A la verticale, à l’horizontale, aérez vos canines, vos amygdales !

      Nostradamus l’avait pas vu venir, ce charmant virus

      Quel manque de flair, c’est zéro rasibus

      Pour un apothicaire, c’est carrément minus !

      Vélo, boulot dodo c’ est dev’nu apéro solo

      Vachement moins rigolo surtout si t’es claustro

      Chez nous, les bobos, on se passe en huis clos

      Du Sartre et du Hugo ou Charlie Hebdo

      Sortez vos têtes de vos balcons, de vos fenêtres

      A la verticale, à l’horizontale, à la darbouka, au violon de Chantal

      Marre de France info, du corona en boucle à la radio

      On préfère chanter « les noces de Figaro » ou « Bella Ciao »

      Sortez vos têtes, ouvrez vos volets on va faire la fête

      Rassemblement général, c’est l’heure de la chorale, tant pis pour tous ceux qui râlent !

      Marre d’être morose, si on profitait de cette grande pause,

      Deux solutions à l’over-dose : on chante ou on explose !

      Merci les soignants

      Pour votre courage et votre talent

      On est coincés chez nous, les bras ballants

      Mais on peut chanter pour vous tout simplement !

      https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/coronavirus-et-confinement-la-chanson-du-170-galerie-de-l-arlequin-a-la-v

    • Lettre de l’écrivaine italienne Francesca Melandri aux Français : « Je vous écris depuis votre futur »

      Vous ferez de la musique aux balcons. Lorsque vous avez vu les vidéos où nous chantions de l’opéra, vous avez pensé « ah ! les Italiens », mais nous, nous savons que vous aussi vous chanterez la Marseillaise. Et quand vous aussi des fenêtres lancerez à plein tube I Will Survive, nous, nous vous regarderons en acquiesçant, comme depuis Wuhan, où ils chantaient sur les balcons en février, ils nous ont regardés.

      https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/lettre-de-l-ecrivaine-italienne-francesca-melandri-aux-francais-je-vous-e

    • Une #histoire_politique du #balcon

      Le balcon devient une pièce architecturale centrale à l’heure du

      confinement, à la fois lieu de manifestation en soutien aux soignants et de surveillance des voisins. Retour sur ses usages, des origines militaires aux promesses d’émancipation.

      En Espagne, le balcon n’est pas seulement l’endroit où l’on soutient le personnel soignant mobilisé face à la pandémie. Certains voisins sortent leurs casseroles à 20 heures pour orchestrer de bruyantes caceroladas dirigées contre le roi Felipe VI, dont le père Juan Carlos se trouve éclaboussé par un scandale d’argent sale avec l’Arabie saoudite.

      Le balcon, réinvention de la place publique, à l’heure du confinement ? Au moment du 15-M, l’autre nom du mouvement indigné espagnol en 2011, c’était sur les places des villes qu’une foule mélangée défendait les services publics, et critiquait la corruption de la classe politique.

      La référence vaut aussi au Brésil, où les citoyens manifestent leur colère contre la politique anticonfinement de Jair Bolsonaro dans d’énergiques « panelaços » (casserolades), là encore depuis leur balcon. En France, des habitants appellent mardi 31 mars à une « manif de confinement », en soutien au personnel soignant, mais aussi contre les réformes des retraites et de l’assurance-chômage. Comme si le balcon rejouait la place publique, sur un mode atomisé.

      Mais la figure du balcon est plus ambiguë. Effrayés par le chaos sanitaire et économique que traverse leur pays, des Espagnols se sont aussi mis à insulter, depuis leur balcon, des passants dans la rue. Ils les accusent de ne pas respecter les consignes du confinement, et de mettre en danger la population du pays. « Retourne dans ta putain de maison », s’est entendu dire une médecin généraliste qui, pourtant, se rendait au chevet d’un patient potentiellement contaminé.

      Beaucoup des passants insultés sont toutefois dans leur bon droit : la plupart bénéficient d’exceptions prévues par « l’état d’alarme » décrété par le gouvernement. « Je comprends l’inquiétude des gens, mais je vous assure que je ne sors pas avec mon fils par caprice : la loi m’y autorise », explique une mère de 52 ans, dont le fils autiste a le droit de prendre l’air régulièrement, mais est la cible d’insultes lors des sorties dans son quartier.

      Le balcon devient une tour de contrôle d’où les confinés scrutent le quartier, et les passants coupables d’enfreindre les règles. César Rendueles, professeur de sociologie à la Complutense à Madrid, s’inquiète d’un « masochisme citoyen », qui justifie et encourage les excès des forces de l’ordre, au nom de la lutte contre la pandémie, et aboutit à une forme de « normalisation du lynchage social ». Et l’universitaire de résumer à El País : « Une patrouille citoyenne se cache derrière chaque rideau. L’Espagne des balcons est le pays des mouchards. »

      Le balcon n’est plus seulement la plateforme de soutien aux services publics amputés par l’austérité : il devient l’instrument d’un retour à l’État policier. Les ambiguïtés du balcon espagnol à l’heure de la pandémie sont à l’image d’un élément d’architecture à la signification complexe au fil des siècles : tout à la fois dispositif militaire au Moyen Âge, scène de théâtre au service des pouvoirs autoritaires et fascistes au XXe siècle, et promesse de progrès social et d’émancipation pour les classes populaires.

      Dans la Biennale qu’il avait coordonnée à Venise en 2014, « Fondamentaux », l’architecte néerlandais Rem Koolhaas avait réservé une place de choix au balcon, dans l’inventaire des « éléments d’architecture » qu’il avait dressé. L’auteur du classique New York Délire décrivait « un laboratoire où l’on teste des expériences parfois explosives, à la frontière des sphères publique et privée, du dedans et du dehors ».

      « Dans cette exposition, on observait que certaines typologies, comme les toilettes, n’avaient pas du tout évolué au fil des siècles. À l’inverse, le foyer a connu de fortes évolutions, avec l’apparition du chauffage électrique, de l’électroménager, des nouvelles technologies. Le balcon, quant à lui, connaît une double trajectoire, fidèle à ses origines : un dispositif de défense militaire, doublé d’un dispositif théâtral », explique à Mediapart Alice Grégoire, architecte au sein d’OMA, l’agence de Koolhaas, et qui a travaillé sur la Biennale de 2014.

      Dans son Dictionnaire raisonné de l’architecture française (1854-1868), Viollet-le-Duc trouve les origines du balcon au XIe siècle, à travers les hourds, ces échafaudages de bois adossés aux murailles de pierre entourant les villes, pour se protéger des sièges. Quant au volet théâtral, il faut en revenir à Shakespeare, et au balcon de Juliette à Vérone, dans Roméo et Juliette, rédigé aux alentours de 1591.

      Pour l’exposition de 2014, Koolhaas et ses associés ont retrouvé la charge anti-balcons d’un architecte français, Quatremère de Quincy (1755-1849), rebuté par la « mode des balcons » : cet « appendice frivole », ce « hors-d’œuvre postiche » du bâtiment, cette « saillie presque toujours en porte-à-faux » avec le reste du bâti, qui abîme le classicisme des façades les mieux ordonnées (Dictionnaire historique de l’architecture, 1832).

      À partir des années 1850, le baron Haussmann redessine le plan de Paris, trace d’immenses lignes droites et libère de l’espace, permettant aux nouvelles façades de la capitale de se doter de balcons. Le motif, jusqu’alors réservé à l’aristocratie, se répand chez les familles bourgeoises. Ce dont se souviendra avec humour, au début des années 2000, l’artiste Julien Berthier, qui dote de balcons haussmanniens des bâtiments modernes en tout genre, y compris des logements sociaux (Titre de l’œuvre : « Service de greffe d’un balcon en plastique de style haussmannien pour tout type d’architecture »).

      https://www.mediapart.fr/journal/international/300320/une-histoire-politique-du-balcon

  • Coronavirus : #épidémie et #mensonges

    Cet enregistrement m’est arrivé hier dans ma boite mail.

    C’est un confrère, le photographe italien Lillo Rizzo, qui me l’a envoyé.

    Lillo photographie le conflit social depuis des années et continue depuis la mise en place de l’état d’urgence. Récemment son travail s’est concentré sur les manifestations contre les réformes du gouvernement Macron. Alors cet enregistrement l’a intéressé. Le document audio a été enregistré dans un hôpital parisien, on ne dira pas ici lequel pour éviter de mettre en difficulté le médecin qui s’exprime. Le monsieur franco-italien qui s’adresse au médecin, est malade, il a de la fièvre et une toux depuis plusieurs jours, il est inquiet car il vit avec sa femme qui avait subi une opération aux poumons il y a quelques années. Il voudrait être dépisté. Voici ce que le médecin lui a répondu, en le renvoyant chez lui, sans test.

    https://www.youtube.com/watch?v=GsPsL74Mzyg&feature=emb_logo

    Hier soir :

    « Français, françaises,

    Grace à nos efforts et aux mesures mises en place on a réussi a contenir le coronavirus en France… »

    Pardon ?

    Je ne voudrais pas sembler irrespectueuse Monsieur Le Président, mais de quelles #mesures parlez-vous ? Qu’est-ce qui a été mis en place en France jusqu’à votre allocution d’hier soir pour contenir ce fléau ?

    Je crois avoir une réponse Monsieur Le Président : rien.

    Ah oui, on a dit de ne pas se faire la bise et de ses laver les mains en chantant deux fois « happy birthday ».

    La réalité de ce qui se déroule en France est toute autre, Monsieur le Président, la réalité vous l’écoutez ici, des mots d’un médecin d’un hôpital parisien, un médecin excédé par vos non-dits.

    Si on dépistait, on saurait que des nombreux Parisiens sont atteints par le #Covid_19, on devrait imposer une #quarantaine jusqu’à nouvel ordre, « ça couterait cher » comme dit le médecin, ça chamboulerait vos programmes, donc on ne dépiste plus. Et par conséquent en France « il y a pas beaucoup de cas ».

    Vous êtes malades ? Appelez le 15, si vous arrivez à les avoir, qui vous dira de rester chez vous, de prendre du Doliprane et de vous reposer.

    Sauf si vous travaillez à l’Assemblée Nationale ou à l’Elysée, si vous êtes un sportif de haut niveau ou un personnage puissant et célèbre avec les réseaux qui vont avec, alors là vous serez dépisté même en présentant peu ou pas de symptômes et vous aurez droit à un suivi.

    Si vous êtes un père de famille de la catégorie des communs de mortels, avec 39° de fièvre, de la toux et des courbatures, vous pouvez avoir le Covid mais on s’en fiche. Débrouillez-vous. Peu importe si vous allez contaminer votre femme et vos enfants dans votre appartement de 60 mètres carrés qui ne vous permet pas de faire chambre à part. Peu importe qu’après, vos enfants aillent à l’école et répandent le virus autour d’eux, en infectant le personnel enseignant, les petits camarades et leurs familles. Parce que ce cas précis est déjà arrivé, Monsieur Le President, ce n’est pas une supposition, c’est un autre médecin qui me l’a raconté.

    Les médecins d’ailleurs, parlons-en…ceux qui ne savent pas quoi faire, qui sont dans le flou le plus total, qui ne sont pas du tout équipés pour faire face à cette urgence sanitaire. Pas de masque, pas de protections suffisantes, pas d’indications précises à suivre.

    D’ailleurs, pas de masques non plus dans les pharmacies, pour ceux qui voudraient bien protéger leur entourage.

    Sibeth Ndiaye, de son coté -tandis que l’OMS félicitait l’Italie pour ses efforts extraordinaires – lève le petit doigt pour dire que les Italiens « n’ont pas SU contenir l’épidémie ».

    Elle, en revanche est très contente de communiquer sur le fait que dans les aéroports français aucune précaution ait été prise…

    Je confirme, en effet.

    On rentre à Roissy comme dans un moulin, personne parmi le personnel qui vous accueille ne porte un masque ou des gants alors qu’il est en contact permanent avec des centaines de passagers venues des quatre coins du monde.

    Mais Ndiaye et le Président en personne sont « très fiers » du fait que le virus n’ait pas encore atteint la France en de grandes proportions, ils se réjouissent d’un état des choses qui tient juste du hasard ou du miracle.

    « Grâce à nos efforts » ? L’autre soir, 3000 supporters se retrouvaient au Parc des Princes pour fêter la victoire du PSG avec grandes accolades, tandis qu’il y a moins d’une semaine, en pleine alerte sanitaire, 3500 personnes déguisées en Schtroumpfs, battaient le record des participants à Landerneau, en Bretagne. Pas un policier, ou que sais-je, un CRS pour disperser ces gens. Les CRS sont plus prompts à disperser et à matraquer les médecins et les infirmiers qui descendent dans la rue pour dénoncer leur condition de travail et le démantèlement progressif de l’hôpital publique. Ces mêmes médecins et infirmiers hier écoutaient, abasourdis, vos louanges.

    Vous regardez l’Italie de haut, comme si les mille morts à ce jour seraient dus à la « désorganisation », comme si cette tragédie aurait son origine dans les failles d’une nation sous-développée, aux institutions brouillonnes, à un système défaillant.

    Détrompez vous, Monsieur le Président. Le nombre de lit disponibles en réanimation est à peu près le même que pour la France : 5000 sur tout le territoire national, et la Lombardie, foyer de l’infection, est une région à la pointe médicalement, avec des établissements réputés, des chercheurs d’excellence ; malgré cela, les victimes augmentent chaque jour, y compris parmi le personnel médical. Une anesthésiste de 50 ans a perdu la vie il y a une semaine.

    Dans les villages de la province de Bergame, Cremona, Pavia, les seuls sons qu’on entend sont ceux des cloches des funérailles (auxquelles personne ne participe) et ceux des sirènes des ambulances. Les annonces mortuaires ont remplacé les annonces publicitaires sur les murs de la ville. Des famille ont perdu plusieurs membres, chacun a perdu un ami. Les infirmières demandent qu’on leur prête des iPad, histoire que les condamnés, lucides, puissent regarder encore une fois par Skype le visage de leur fils, de leur neveu, de leur petite fille. Les morts du coronavirus meurent seuls, Monsieur le Président. Et les malades graves sont de plus en plus jeunes, cette semaine à l’hôpital de Bergame ont été accueilli une cinquantaine d’hommes et de femmes de 40-45 ans, en grave détresse respiratoire. Quelques jours plus tôt, ils étaient en parfaite santé.

    C’est une tragédie immense Monsieur le Président, et vous, à quelques kilomètres de ce qui devrait vous effrayer et vous servir de leçon, vous vous limitez à dire, après mille hésitations, qu’il faut fermer les écoles (enfin) et qu’il faut que les gens âgées restent chez eux. Sans consigne véritable. Les activités, les magasins, les lieux de loisir et de culture restent ouvertes. Les personnes continuent à aller travailler (avec la contrainte en plus des enfants à la maison). Ces remèdes vagues n’ont rien d’une quarantaine, n’ont rien d’un programme clair pour contenir la pandémie.

    Aujourd’hui seulement, quelques 16 heures après votre discours, Édouard Philippe annonce la fin des rassemblements de plus de 100 personnes. Pourquoi ne l’avez-vous pas annoncé hier ? Peur d’être impopulaire ?

    Si la Chine, au bout de deux mois, arrive maintenant à s‘en sortir c’est peut-être seulement grâce à une quarantaine stricte et à des mesures draconiennes. Celles que toute l’Europe, plus que jamais menacée, devrait prendre au même moment, tous ensemble, en regardant peut être au modèle italien.

    Vous vous définissez européen et vous l’êtes assurément, Monsieur le Président, alors montrez le, montrez nous que l’Europe n’est pas seulement pour vous celle des grandes entreprises à choyer. Soyez transparents avec les Français sur la réalité du coronavirus en France comme les autorités italiennes ont su l’être vis-à vis de leurs citoyens. Apprenez à ne pas regarder les autres état membres de haut, cette prétention, cette fois, pourrait couter un lourd tribut à vos concitoyens.

    https://www.lemondemoderne.media/covid-19

    #coronavirus #dépistage #France #responsabilité #test #Macron

  • Preparing for Coronavirus to Strike the U.S. - Scientific American Blog Network
    https://blogs.scientificamerican.com/observations/preparing-for-coronavirus-to-strike-the-u-s

    par Zeynep Tufekci

    Be ready? But how? It seems to me that some people may be holding back from preparing because of their understandable dislike of associating such preparation with doomsday or “prepper” subcultures. Another possibility is that people may have learned that for many people the disease is mild, which is certainly true, so they don’t think it’s a big risk to them. Also, many doomsday scenarios advise extensive preparation for increasingly outlandish scenarios, and this may seem daunting and pointless (and it is). Others may not feel like contributing to a panic or appearing to be selfish.

    Forget all that. Preparing for the almost inevitable global spread of this virus, now dubbed COVID-19, is one of the most pro-social, altruistic things you can do in response to potential disruptions of this kind.

    That’s right, you should prepare because your neighbors need you to prepare—especially your elderly neighbors, your neighbors who work at hospitals, your neighbors with chronic illnesses, and your neighbors who may not have the means or the time to prepare because of lack of resources or time.

    Prepper and survivalist subcultures are often associated with doomsday scenarios and extreme steps: people stocking and hoarding supplies, building bunkers and preparing to go off the grid so that they may survive some untold catastrophe, brandishing weapons to guard their compound while their less prepared neighbors perish. All this appears both extreme and selfish, and, to be honest, a little nutty—just check the title of the TV series devoted to the subculture: Doomsday Preppers, implying, well, a doomsday and the few prepared individuals surviving in a war-of-all-against-all world.

    The reality is that there is little point “preparing“ for the most catastrophic scenarios some of these people envision. As a species, we live and die by our social world and our extensive infrastructure—and there is no predicting what anybody needs in the face of total catastrophe.

    In contrast, the real crisis scenarios we’re likely to encounter require cooperation and, crucially, “flattening the curve” of the crisis exactly so the more vulnerable can fare better, so that our infrastructure will be less stressed at any one time.

    The infectiousness of a virus, for example, depends on how much we encounter one another; how well we quarantine individuals who are ill; how often we wash our hands; whether those treating the ill have proper protective equipment; how healthy we are to begin with—and such factors are all under our control. After active measures were implemented, the R0 for the 2003 SARS epidemic, for example, went from around three, meaning each person infected three others, to 0.04. It was our response to SARS in 2003 that made sure the disease died out from earth, with less than a thousand victims globally.

    Similarly, how many people die of seasonal influenza (or COVID-19) depends on the kind of health care they receive. In China, death rates are much higher in the overwhelmed Hubei province than the rest of the country exactly because of the quality of the care. Hospitals only have so many beds, especially in their intensive care units, and those who have a severe case of COVID-19 often need mechanical ventilation and other intensive care procedures. When they are out of beds, people end up languishing at home and suffering and dying in much larger numbers.

    All of this means that the only path to flattening the curve for COVID-19 is community-wide isolation: the more people stay home, the fewer people will catch the disease. The fewer people who catch the disease, the better hospitals can help those who do. Crowding at hospitals doesn’t just threaten those with COVID-19; if emergency rooms are overwhelmed, more flu patients, too, will die because of lack of treatment, for example.

    As a society, there are much larger conversations to be had: about the way our health care industry runs, for example. How to handle global risks in our increasingly interconnected world. How to build resilient communities. How to reduce travel for work.

    Those are all important discussions, and nothing in this short article replaces that. However, the practical steps facing households are immediate and important; for the sake of everyone else, prepare to stay home for a few weeks. You’ll reduce your own risks, but most importantly, you will reduce the burden on health care and delivery infrastructure and allow frontline workers to reach and help the most vulnerable.

    #Zeynep_Tufekci #Coronavirus #Prepper_culture #Collaptionisme #Quarantaine

  • Anne-Marie Moulin : « Dans de mauvaises conditions, la #quarantaine vire au drame » - Le Temps
    https://www.letemps.ch/sciences/annemarie-moulin-mauvaises-conditions-quarantaine-vire-drame

    Que nous montre l’histoire sur le bien-fondé des quarantaines ?

    C’est à Raguse [actuelle Dubrovnik] en 1377, puis à Venise en 1423, que sont nées les premières mesures de quarantaine. Ces villes portuaires de l’Adriatique commerçaient intensivement avec l’Orient. Pour protéger l’Europe de la peste, tout navire en provenance d’une zone infectée se voyait imposer un isolement de 30 ou 40 jours (d’où le terme de « quarantaine »). Au fil des épidémies, ce délai a sans cesse été revu. Pour les épidémies de choléra, à la fin du XIXe siècle, il a été réduit à quelques jours.

    La pièce maîtresse du dispositif de quarantaine, jusqu’au début du XXe siècle, était le #lazaret. Entouré de murs épais, ce type d’établissement enfermait les malades contagieux, ou supposés tels. Mais dans ces lieux souvent sordides, les conditions de vie étaient épouvantables. Tous les internés aspiraient à s’évader. Ils s’échappaient souvent en soudoyant les gardiens…

    La mise en quarantaine du paquebot Diamond Princess a été un fiasco. Les quarantaines collectives sont-elles vouées à l’échec ?

    Dans un lieu vaste et confortable, cela peut très bien se passer. D’ailleurs, les personnes rapatriées de Chine qui ont été mises en quarantaine dans le sud de la France ou dans le Calvados, ont expérimenté des formes modernes de lazarets. Mais quand les gens sont entassés dans des taudis, dans de mauvaises conditions, la quarantaine vire au drame. La promiscuité entre personnes infectées et non infectées multiplie le risque de contamination.

    Enfin, la contrainte peut être contournée. Un des plus fameux exemples est celui du Grand Saint-Antoine. Le 25 mai 1720, de retour du Levant, le navire devait accoster à Marseille, chargé d’étoffes, après une traversée marquée par de nombreux décès. Suspect, l’équipage a été mis en quarantaine. Mais il a débarqué clandestinement la précieuse cargaison. Une terrible épidémie de peste s’est ensuivie, causant plus de 90 000 morts.