• 29 ans après le massacre de l’#École_Polytechnique, voici 1112 DES FEMMES ET ENFANTS TUÉES PAR DES HOMMES EN TANT QU’HOMMES (OU PAR DES INCONNUS), AU #QUÉBEC, DEPUIS LE 6 DÉCEMBRE 1989
    https://tradfem.wordpress.com/2018/11/23/29-ans-apres-le-massacre-de-lecole-polytechnique-1112-femmes-et-e


    Liste tenue à jour par Martin Dufresne
    #féminicide #violences_masculines #patriarcat


  • Migrations,au USA, rappel : L’immigration canadienne-française aux États-Unis. du milieu du XIXe siècle jusqu’à l’entre-deux-guerres
    Les malheurs d’un million d’immigrants canadiens-français : Jean-François Nadeau - 13 Novembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/541193/les-malheurs-d-un-million-d-immigrants-canadiens-francais

    Un million d’immigrants entassés dans des ghettos ne survivent que dans des conditions sanitaires précaires. À #Brunswick, au #Maine, ils vivent dans une densité difficile à se représenter.

    « C’est difficile à imaginer. Ils sont environ 500 individus à l’acre, comparativement à une famille de 4 ou 5 personnes qui occupent d’ordinaire une maison sur un demi-acre », observe en entrevue David Vermette, auteur d’une histoire de l’immigration des Canadiens français en #Nouvelle-Angleterre, A Distinct Alien Race .


    Photo : National Child Labor Committee collection, Librairie du Congrès Parmi les milliers d’immigrants canadiens-français qui peinent dans les usines de la Nouvelle-Angleterre, on trouve des enfants. Le sociologue et photographe Lewis Hine documente leurs conditions de travail. Il note à l’oreille leurs noms. Ici « Jo Bodeon », Joseph Beaudoin, photographié à la Chace Cotton Mill de Burlington, au Vermont, en 1909.

    Plus d’un million de Québécois immigrèrent pour échapper à la misère. Ils sont aujourd’hui à peu près oubliés. « Chaque famille québécoise a pourtant un lien avec cette immigration. Il est rare que je parle à quelqu’un du Québec dont un membre de la famille n’ait pas été lié avec cette fuite vers les États-Unis » qui court du milieu du XIXe siècle jusqu’à l’entre-deux-guerres.

    Pourquoi en parler encore aujourd’hui ? « Cette histoire des Canadiens français en Nouvelle-Angleterre reflète ce que d’autres groupes migrants connaissent aujourd’hui. Le président Trump agite l’idée que quelques milliers de migrants venus du Honduras représentent un danger, comme s’il s’agissait du débarquement de Normandie ! C’était la même peur qu’on agitait à l’égard de l’immigration canadienne-française aux États-Unis. On disait que les Canadiens français ne s’assimileraient jamais, qu’ils ne pouvaient pas être des citoyens fidèles puisque leur allégeance allait d’abord au pape, qu’ils se trouvaient là pour imposer leur culture aux Américains et, à terme, pour prendre le contrôle des institutions ! »

    Fasciné par l’histoire de ces Franco-Américains dont il est un descendant, David Vermette rappelle que des efforts énormes ont été entrepris en réaction à leur immigration pour convertir les catholiques et leur faire la lutte. « Il y avait même des plans pour convertir le Québec. Les protestants ont établi des cours en français dans le dessein de les convertir. »

    Pour Vermette, joint chez lui au Maryland, « beaucoup des peurs éprouvées aujourd’hui à l’égard des musulmans l’étaient à l’époque devant les catholiques ».

    Un mythe
    Son livre, Vermette l’a écrit d’abord pour ses compatriotes américains, afin de leur faire connaître la réalité de cette immigration qui les a constitués.

    « Malgré plusieurs noms français dans mon voisinage, aucune famille ne semblait connaître son passé. Mais j’ai aussi écrit ce livre pour que les Québécois cessent de répéter que leurs ancêtres immigraient afin de connaître une vie meilleure puisque, aux États-Unis, tout allait tellement mieux pour eux. Ce n’est pas vrai ! C’est de la foutaise ! La vie y était épouvantable. Pas même par rapport aux standards d’aujourd’hui, mais par rapport aux leurs ! On manquait de tout. Et c’est parce que tout manquait qu’on acceptait de travailler dans des usines de coton. Ceux qui veulent tout déréguler aujourd’hui au nom de la #compétitivité veulent revenir à cette époque, selon les standards de la #misère d’aujourd’hui. »

    En 1886, à Brunswick au Maine, le docteur du lieu atteste que la diarrhée tue de nombreux enfants, en particulier dans la population canadienne-française. L’eau potable est puisée à même la rivière où, en amont, une usine déverse ses déchets. Des pasteurs indiquent que, pour cette communauté, ils enterrent plus de bébés qu’ils n’en baptisent. Des médecins, pour leur part, font état d’épidémie de diphtérie. Dès 1881, un journaliste indique que la fièvre typhoïde décime la population canadienne-française à grande vitesse.

    Les Petits Canadas
    Les immigrants des rives du Saint-Laurent se regroupaient dans des ghettos que l’on nommait Petits Canadas. « Ces Petits Canadas n’étaient pas tous insalubres, mais beaucoup l’étaient. »

    Les archives sanitaires de l’époque corroborent les constats, montre Vermette. L’éditeur du Brunswick Telegraph , Albert G. Tenney, va décrire les conditions de vie de ces gens dans plusieurs textes qui empruntent au ton indigné des abolitionnistes. « Ce ton indigné témoigne du fait que des gens trouvaient indécent le sort fait à ces immigrants canadiens-français. »

    On est loin de l’image classique de l’oncle des États qui revient dans sa famille du Québec pour montrer sa montre en or, symbole de sa réussite.

    « C’était en fait vraiment épouvantable. Certains témoignages directs qui datent des années 1970 donnent une idée de la situation vécue. Une famille de douze par exemple qui vit dans deux pièces non chauffées. En réalité, le sort fait aux immigrants de la Nouvelle-Angleterre est épouvantable. Ça n’a rien à voir avec ce qu’on continue parfois de répéter au Québec, à savoir qu’ils partaient pour connaître une vie meilleure. »

    Dans ces maisons de compagnie où s’entassent parfois plusieurs familles en même temps, les indicateurs du recensement permettent d’avoir une idée des conditions de vie.

    En 1880, l’habitation no 25 d’une de ces filatures est habitée par toute la famille de la grand-mère de David Vermette. Juste à côté, à l’habitation no 23, Claire Albert, deux ans, et son frère Alexis, 8 ans, meurent tous les deux le même jour de la diphtérie.

    Les enfants tombent à vrai dire comme des mouches. Dans l’habitation no 29, pas moins de 32 individus s’entassent comme ils peuvent pour survivre. Un témoin du temps, cité par Vermette, indique que les Canadiens français sont soumis à un degré de brutalité quasi impensable dans une communauté civilisée.

    Près d’une fabrique où l’on trouve un Petit Canada, les déchets de la ville sont jetés à quelques mètres seulement des maisons des ouvriers canadiens-français. Le médecin du lieu a beau ordonner qu’on les enlève, leurs piètres conditions de vie demeurent.

    À Lewiston, au #Maine, le docteur A. M. Foster observe que la vaste majorité des maisons occupées par des Canadiens français ne sont pas à même d’éloigner les immondices naturelles. On y vit pour ainsi dire comme au #Moyen_Âge. La même note aussi que la ville a installé sa décharge publique à proximité de là où vivent les Canadiens français, lesquels forment la portion la plus importante des #étrangers qui vivent à #Lewiston.

    En 1882, le bureau du travail de Lowell, centre important de l’immigration canadienne-française, publie un rapport. On y traite des conditions de vie dans le quartier dit du Petit Canada.

    Dans les environs immédiats, quantité de vieilles boîtes de conserve, des bouteilles, des cendres, des déchets domestiques, mais aussi de nombreux résidus industriels, dont des fragments de laines et de coton, ce que les agents publics considèrent comme susceptible d’encourager la croissance de maladies. Et les maladies en effet prolifèrent.

    « Personne n’avait choisi ça. Aujourd’hui, de nouveaux #immigrants ont remplacé ceux-là. Mais on peut désormais trouver des liens entre ces populations et ce que nous avons été. »

    #Canadiens_français #migration #immigration #migrants #USA #Quebec #oncle_sam #gethos


  • « Il faut avoir la vraie discussion... on a une insécurité culturelle parce que notre culture est de moins en moins forte. Mais la raison pour laquelle notre culture est de moins en moins forte c’est pas parce que c’est menacée par l’Islam ou par une femme voilée, c’est parce que notre culture est menacée par une système économique qui fait qu’on va juste travailler, travailler, travailler, consommer puis aller se coucher, puis que tout ce qui est dans le chemin d’argent on va le tasser. Puis, la culture est dans le chemin de l’argent, ça fait pas de cash ! Fait que tant on va laisser notre culture s’affaiblir, on va avoir peur des autres. » —Catherine Dorion
    #politics #politique #xenophobia #racisme #québec

    https://youtu.be/muZKkT2fNXg?t=743


  • Clouez le bec à l’#anti-féminisme !

    Que ce soit l’affreux Tonton Jacques au repas de famille, un.e collègue de travail ou un.e « ami.e » sur les réseaux sociaux, les personnes qui véhiculent un discours anti-féministe sont malheureusement nombreuses et partout. Cette résistance contre les idées féministes peut finir par réduire les féministes au silence et par empêcher des personnes intéressées de se joindre à notre mouvement. Autant de raisons de réunir nos forces avec l’Université des femmes, qui a mené un groupe de pilotage pour recueillir des expériences, témoignages et besoins de féministes, pour rédiger Clouez le bec à l’anti-féminisme ! Guide de défense verbale pour féministes.

    Trois principes étaient au centre de notre démarche : le self-care activiste ou comment prendre soin de soi pendant l’engagement dans un mouvement social, la déculpabilisation pour des situations anti-féministes vécues, le choix stratégique de notre réponse et le renforcement de nos capacités individuelles et collectives d’agir contre l’anti-féminisme. Vous y apprendrez plusieurs manières de clouer le bec aux PAF (personnes anti-féministes), de différentes formes d’argumentation, par la défense sémantique, la confrontation ou encore la fuite - en étant forte !

    Parsemé de témoignages, ce guide ne se veut ni une liste complète de toutes les situations qui pourraient arriver, ni un répertoire exhaustif de toutes les répliques possibles. C’est un point de départ, une mise en bouche, et nous espérons que vous vous en emparerez, que vous construirez des réponses qui vous conviennent... et que vous partagerez vos meilleurs réussites, par exemple via notre collection d’histoires de succès des Echappées belles.


    http://www.garance.be/spip.php?article1101
    #féminisme #guide #manuel #féminisme #défense_verbale #résistance

    • Vade-mecum à l’usage des établissements sur le #harcèlement_sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche

      Ce guide, rédigé par l’ANEF, la C.P.E.D. et le CLASCHES, a pour ambition d’accompagner les établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans la mise en place d’actions contre le harcèlement sexuel. En complément du guide du CLASCHES paru en 2014, rédigé principalement à l’attention des victimes, ce vade-mecum s’adresse aux établissements, qui sont souvent en attente de conseils et de partage d’expériences. Il décrit des exemples de prise en charge institutionnelle des situations de harcèlement sexuel, de formations destinées à sensibiliser les différents acteurs et actrices des établissements, pour les aider à mettre en place leur propre politique, en fonction du contexte qui est le leur. Ce guide a été publié avec le soutien du M.E.N.E.S.R., de la C.D.E.F.I., la C.G.E. et la C.P.U.

      http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid113981/vade-mecum-a-l-usage-des-etablissements-sur-le-harcel

    • Votre antiféminisme, nos répliques !
      De l’humour à l’affrontement physique

      « Lors d’un dîner, d’une fête familiale ou d’une sortie amicale, des proches vous taquinent pour vous faire enrager, justifient devant vous les inégalités entre les sexes, lancent des blagues sexistes, lesbophobes ou transphobes, affirment que les féministes exagèrent et que les hommes souffrent d’une crise d’identité masculine. En somme, vous venez d’être la cible d’une attaque antiféministe dans votre vie privée. » L’antiféminisme se matérialise sous toute forme de gestes, de paroles et de comportements visant à freiner voire faire reculer les féministes dans leur lutte pour l’émancipation des femmes.

      L’R des centres de femmes du Québec et des chercheur.es de l’UQAM (Francis Dupuis-Déri, professeur au département de science politique, #Mélissa_Blais, docteure en sociologie, et Marie-Soleil Chrétien, étudiante à la maîtrise en science politique), dans le cadre du Service aux collectivités de l’UQAM, ont produit une étude visant à documenter les impacts de l’antiféminisme dans la vie des femmes, mais surtout, les stratégies qu’elles mettent en oeuvre afin d’y riposter. Les fruits de cette recherche ont été synthétisés et mis en page sous forme de guide pratique, de sorte que ces connaissances soient accessibles à toutes et puissent servir tant au niveau théorique que pratique.

      Ce projet a également été soutenu par l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM (IREF) ainsi que par le Réseau québécois en études féministes (RéQEF).

      Le guide est vendu au coût de 10$ + frais postaux.

      http://rcentres.qc.ca/2018/10/11/guide-autodefense
      (Seul le tout début du livre est disponible en libre accès)

      500 féministes au lancement du livre Votre antiféminisme, nos répliques ! (23 octobre 2018)
      http://rcentres.qc.ca/2018/10/23/300-feministes-lancement-livre-campagne

      Montréal, mercredi 24 octobre 2018 – Le lancement de l’ouvrage Votre antiféminisme, nos répliques : de l’humour à l’affrontement physique, a réuni hier, sur place (200) et en ligne (369), plus de 500 féministes, militantes et chercheuses, dans le foyer de la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, donnant le coup d’envoi de la Campagne Donne-toi de l’air !, destinée à faire connaître les centres de femmes du Québec.

      Voir la captation en Facebook Live (Début vers 7 min).
      https://www.facebook.com/LRdesCentresDeFemmesQc/videos/181349066109018

      #antiféminisme #Québec

    • J’ai la chance d’avoir une copie de la brochure de Garance, c’est pas mal. J’avais aussi participé à une brochure plus roots autour de l’auto-défense verbale. Plus que l’auto-défense physique, c’est l’auto-défense verbale qui est le plus souvent sollicitée. D’ailleurs souvent les formations en auto-défense articulent les deux (avec l’art de la fuite). Les mots font mal et on a du mal à réagir de manière à la fois satisfaisante ET safe, c’est un vrai travail que de se former aux agressions verbales, de la saleté anti-féministe à l’insulte ou à la menace...

    • J’ai vu hier ce court métrage colombien sur le harcèlement de rue. L’équipe du film est proche d’assos anti-harcèlement et considèrent que c’est toute forme de réification et sexualisation du corps des gens et montrent que cette violence peut aussi être pratiquée par des femmes (moqueries sur le corps ou l’apparence physique), au milieu d’un tas de remarques masculines désobligeantes. Le personnage, de couleur orange, est marqué par les taches de la couleur des personnages qui l’agressent tout au long de la journée. Le soir, elle crie sa colère et le lendemain les agressions ne la touchent plus, elle y est devenue imperméable. Se protéger, ce serait déjà devenir moins perméable.

      J’ai été traitée de « sale pute, va » mercredi par un monsieur bien mis sans accent dans une grosse voiture immatriculée dans les Pyrénées orientales, ça m’a aussi touchée que de me faire traiter de « caca boudin » par un gosse et je pense qu’il a plus honte que moi aujourd’hui mais quand même, ça contribue à une fatigue de la vie sociale...

      Naranja – Cortometrajes Colombianos
      http://www.cinecorto.co/naranja

      Naranja es una mujer que vive diariamente el acoso; la sexualización, calificación y objetualización de su cuerpo se ve reflejado en las manchas que estas violencias van dejando en ella. Naranja tendrá que reaccionar antes de que estas manchas la consuman.


  • Soumission et parjure Sébastien Ricard - 24 Octobre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/539715/soumission-et-parjure-arretons-de-jurer-fidelite-a-la-reine-et-voyons-voir

    C’est avec des airs entendus, sourires en coin, que les députés solidaires se sont présentés au Salon rouge, mercredi dernier, pour affirmer solennellement leur loyauté au peuple du Québec et à sa constitution. La bonne blague qu’ils venaient de faire, c’était de jurer vraie allégeance à la reine du Canada, juste avant, dans les chiottes, à l’abri des regards des journalistes et des amis, « […] pour vous épargner cet exercice archaïque et franchement désagréable », d’expliquer Manon Massé https://www.ledevoir.com/manon-masse ensuite. C’est qu’à Québec solidaire, https://www.ledevoir.com/Quebec+solidaire on fait les choses différemment. Les colonnes du temple en frémissent encore aujourd’hui !


    Photo : Jacques Boissinot La Presse canadienne « Défier les rites et règlements iniques exige du courage, mais quand même pas davantage que celui demandé à Rosa Park, par exemple », estime l’auteur. 

    Ce qu’il y a de moins drôle, c’est que la députation solidaire, comme celle de tous les autres partis à l’Assemblée nationale depuis 150 ans, reconduise ce #parjure obligé de l’élu qui n’est autre chose qu’un rituel d’#humiliation du peuple, devenu au fil du temps une formalité dont on s’acquitte selon notre humeur, de bonne ou de mauvaise grâce, ce qui ne change rien au fond de l’affaire.

    Depuis 150 ans, depuis l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, on s’est assuré en haut lieu de faire de ce serment d’#allégeance le passage obligé pour siéger, question d’en finir une fois pour toutes avec le patriotisme et les velléités républicaines, avec la démocratie régicide, et de rappeler en sourdine ce qui en coûte à ceux qui voudraient redonner dans cette aventure.

    C’est ça, un symbole, à ça que ça sert, et la couronne en est un — je le rappelle pour ceux qui n’en ont que pour le #crucifix à l’Assemblée nationale, où la couronne est pourtant partout présente, sur le siège du président, par exemple, sculptée dans l’acajou massif, et au faîte de l’hôtel présidentiel où elle trône, surmontant les armoiries anglaises, le lion, la licorne et la devise « Dieu et mon droit », comme quoi y’a pas que chez les solidaires qu’on croit aux animaux fabuleux !

    Et ça marche ! « Le secrétaire général [de l’Assemblée nationale] a été clair : “Vous ne le faites pas, vous ne siégez pas” », rappela la porte-parole de QS. Ce qui ne l’est pas, clair, c’est comment on peut justifier une pareille soumission. Dans la bouche de Manon Massé, comme dans celle de bien d’autres avant elle, ce #rituel est tantôt antidémocratique, tantôt une farce… s’il faut absolument s’y soumettre pour entrer dans la « maison du peuple », que penser de ce qui s’y déroule ensuite ? Et si le cynisme, dont on nous rabat les oreilles et qui serait la cause du désenchantement pour la politique, si le cynisme débutait tout simplement là, dans ce premier reniement de la parole donnée ? Et si la confusion et le désintérêt du « monde ordinaire », dont Guy Nantel fait ses choux gras, procédaient d’abord de ce comportement ? Élu par le peuple, il faut d’abord lui tourner le dos pour ensuite lui déclarer solennellement sa loyauté, à lui et à sa constitution (laquelle, au fait ?) : une chatte y perdrait ses petits !

    Défier les rites et règlements iniques exige du courage, mais quand même pas davantage que celui demandé à Rosa Park, par exemple. Et pourtant, le geste est de même nature parce que la soumission est toujours abjecte, fondée sur des critères de races, de langues, de religions…

    Je crois que le racisme est au fondement de ce système parlementaire, qu’il est, ici, proprement systémique. Pas besoin de commission d’enquête pour le révéler : arrêtons de jurer fidélité à la reine et voyons voir ce qui va se produire.

    Je le dis pour que vraiment nous arrivions à ce qui commence, au lieu de sans cesse revenir pour revenir.



  • Prendre la mesure du scandale des prêtres pédophiles au Québec Magdaline Boutros - 10 octobre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/538667/pretres-pedophiles

    Le diocèse de Montréal accepterait de collaborer avec les autorités si une enquête était lancée sur le scandale des prêtres pédophiles — en donnant notamment accès aux dossiers des prêtres —, mais il ne souhaite pas pour autant aller au-devant d’un tel exercice.

    « Si le processus judiciaire juge que c’est ce qu’il faut faire, on va collaborer avec le processus judiciaire. Mais on ne veut pas le devancer », soutient Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal.

    À l’occasion d’une rencontre avec Le Devoir organisée vendredi au diocèse de Montréal, Mgr Lépine a déclaré être favorable à un exercice plus circonscrit de statistiques, « validé de façon externe », qui permettrait de mieux saisir l’étendue du scandale au Québec. L’Église ne serait toutefois pas encore prête à se lancer dans cette voie, puisqu’il y a « encore du travail à faire pour protéger la confidentialité », fait valoir Mgr Lépine.


    Photo : Guillaume Levasseur Le Devoir Selon plusieurs experts interrogés, les dossiers que l’Église conserve sur ses prêtres permettraient de révéler d’autres cas d’abus.

    Comme en Irlande ?
    C’est en 1989 que le scandale des prêtres pédophiles a éclaté au grand jour au Canada, lorsque le public a pris connaissance des sévices sexuels subis par des pensionnaires de l’orphelinat Mount Cashel à Terre-Neuve. Trente ans plus tard, on ne sait toujours pas à quel point le phénomène était répandu au Canada comme au Québec. Aucune enquête n’a été menée pour déterminer le nombre total de victimes de prêtres pédophiles ainsi que le nombre d’abuseurs.

    « Ça pourrait être astronomique », lance Thomas Doyle en parlant du nombre potentiel de victimes québécoises. Cet ancien prêtre dominicain est l’un des premiers lanceurs d’alerte de l’Église catholique. En 1985, il avisait les plus hautes instances du Vatican de l’ampleur du phénomène des agressions sexuelles commises par le clergé aux États-Unis et de l’entreprise de camouflage qui s’en est suivie. Depuis, il a été témoin expert ou consultant aux enquêtes publiques déployées entre autres en Irlande, en Australie et aux États-Unis, en plus d’avoir été appelé à la barre de nombreux procès intentés contre des congrégations religieuses.

    Thomas Doyle, qui a grandi dans l’ouest de Montréal, croit que « des milliers de victimes ne sont toujours pas sorties de l’ombre au Québec ».

    En entrevue au Devoir depuis la Virginie, l’homme de 74 ans dresse un parallèle entre ce que l’on pourrait découvrir au Québec et ce qui a été mis au jour en Irlande, où quelque 15 000 personnes ont révélé avoir été victimes d’abus sexuels perpétrés par des membres du clergé alors qu’elles étaient enfants. Ici comme là-bas, l’Église catholique a régné en maître pendant des décennies et contrôlait nombre d’orphelinats et d’écoles où résidaient des pensionnaires. Et ici comme là-bas, bien des gens savaient, mais tout le monde acceptait. Jean-Guy Nadeau, aujourd’hui professeur à la retraite de l’Institut d’études religieuses de l’Université de Montréal, se souvient qu’à son entrée dans un collège dirigé par une communauté religieuse, en 1961, ses oncles le taquinaient ouvertement. « Ils disaient que j’allais me faire taponner par des pères, se rappelle-t-il. Ce n’était pas la fin du monde dans le temps. On était dans une autre culture. »

    Du langage codé
    Serait-ce donc possible qu’il y ait plus de 10 000 victimes au Québec ? « Quand on généralise, on exprime une blessure, on est en état de choc parce qu’il y a eu des abus. Mais généraliser n’amène pas plus de justice », répond Mgr Lépine, qui se dit sceptique sur la possibilité d’une telle envergure. « Le point de départ, c’est lorsqu’il y a une allégation », affirme-t-il. Aux yeux de Thomas Doyle, c’est justement là que réside une partie du problème. « L’Église réagit seulement lorsqu’elle est confrontée et qu’elle n’a plus le choix », dit-il.

    Selon plusieurs experts interrogés, les dossiers que l’Église conserve sur ses prêtres permettraient de révéler d’autres cas d’abus. Thomas Doyle explique que du langage codé était utilisé pour y désigner les prêtres abuseurs. Les termes « actions inappropriées », « affection déplacée », « faiblesse morale » ou « de sexto », qui fait référence au 6e commandement traitant de l’adultère, ont ainsi été consignés par écrit dans certains cas.

    Pendant que ces dossiers dorment dans les diocèses, le temps joue contre nombre de victimes qui souhaitent obtenir compensation. Plusieurs d’entre elles ne peuvent intenter de poursuite en raison du délai de prescription. Thomas Doyle y voit une « hypocrisie » de l’Église catholique. « D’un côté, ils disent qu’ils veulent tout faire pour aider les victimes, mais de l’autre, ils invoquent la prescription. » De son côté, Mgr Lépine fait valoir que « si le délai de prescription existe, c’est qu’il est vu comme un chemin de justice ». L’Église catholique aux États-Unis a dépensé des millions de dollars en frais de lobbying pour maintenir les délais de prescription en place. Rien ne prouve que de telles activités ont été menées de ce côté-ci de la frontière. Mais une chose est certaine, l’arrivée au pouvoir de la Coalition avenir Québec pourrait sonner le glas de cette limite imposée aux victimes, puisque le parti a promis d’abolir la prescription.

    La Conférence des évêques catholiques du Canada a rendu public la semaine dernière un nouveau document qui se veut un guide pour protéger les enfants contre les abus. Intitulé Protection des personnes mineures contre les abus sexuels. Appel aux fidèles catholiques du Canada pour la guérison, la réconciliation et la transformation, le document met l’accent sur l’accueil des victimes. Y sont recensées les principales leçons tirées des scandales des dernières années. Il s’agit notamment du « besoin d’une rencontre pastorale avec les victimes d’abus sexuels commis par le clergé », du « besoin de mieux connaître

    #Quebec #enfants #viols #pedocriminalité #eglise #violences_sexuelles #pédophilie #culture_du_viol #viol


  • Pour celles et ceux que ça intéresse, le Québec élit ses députés lundi prochain, d’où sortira un nouveau gouvernement. Quatre partis s’attendent à récolter de nouveaux députés :

    1) Le Parti Libéral, le même que celui de Justin Trudeau au niveau fédéral, est au pouvoir quasi ininterrompu depuis une quinzaine d’années, mais il est en perte de vitesse et pourrait devoir céder sa place. C’est la droite économique, mais paradoxalement son « laisser faire » et son fédéralisme font moins peur à celles et ceux qui se sentent incapables de rentrer dans un moule québécois trop rigide.

    2) Le Parti Québécois, l’opposition historique. Ce fut un parti de gauche, mais comme ses homologues européens, il ne propose plus d’alternative au capitalisme et s’est recentré sur un séparatisme et sur des « valeurs » québécoises qu’on peut facilement qualifier de racistes.

    3) La Coalition Avenir Québec est le nouveau parti du millionnaire (tiens donc, comme Berlusconi, Trump...) François Legault, fondateur de Air Transat. Très à droite économiquement, bien sûr, il surfe aussi sur la vague identitaire d’extrême droite. Encore plus raciste que le Parti Québécois sans revendiquer l’indépendance, il l’a doublé dans les sondages. Jusqu’à il y a quelques semaines, la Coalition Avenir Québec s’attendait à être majoritaire en députés et donc capable de constituer un gouvernement sans coalition. De récente sondages laissent entendre que le scrutin sera peut-être plus serré et que le vainqueur (CAQ ou Libéral), devra peut-être gouverner en coalition, et dans ce cas... avec qui ?

    4) Québec Solidaire est le seul parti véritablement de gauche, à la fois sur le plan économique que sociétal, et revendique aussi le séparatisme. Qualifié d’extrême gauche, son programme ressemble en fait à celui du PS en France dans les années 1990 ! Crédité en général de moins de 10% des voix, il a quand même 3 députés (de quartiers de Montréal) qui font entendre une parole différente à l’assemblée et dans les médias. Des rumeurs laissent entendre que QS peut créer la surprise, non pas en remportant les élections, mais en rafflant d’autres circonscriptions au Parti Québécois, afin de constituer une opposition de gauche digne de ce nom...

    Réponses lundi soir ou mardi matin...

    #Québec #Canada #élections #gauche #droite

    • Comme prévu par les sondages depuis deux ans, l’extrême droite de la CAQ a gagné au Québec (après avoir gagné en Ontario, aux Etats-Unis, en Italie, Autriche, Finlande, Bulgarie et dans plein d’autres pays...). Ce qui a légèrement surpris c’est l’ampleur de la victoire.

      Comme prévu depuis deux ans, le Parti Québécois a chuté. Ce qui a légèrement surpris c’est l’ampleur de la défaite, l’humiliation, l’annihilation de ce parti (ça rappelle le PS en France ou le PASOK en Grèce).

      La vraie bonne nouvelle dans un système politique dont on n’attendait de toutes façons pas grand chose, est le succès de Québec Solidaires qui passe de 3 à 10 député.e.s et double le Parti Québécois. Dix casse-couilles qui vont empêcher la nomenklatura de gouverner en paix (ils gouverneront quand même, avec leur politique de merde raciste, en faveur des riches et des patrons, mais pas en paix !). C’est déjà ça...


  • Demande d’action collective contre Bonjour-santé Amélie Daoust-Boisvert - 21 Septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/sante/537381/demande-de-recours-collectif-contre-bonjour-sante

    Une demande d’autorisation d’exercer une action collective a été déposée jeudi contre le service de prise de rendez-vous médical Bonjour-santé. La demanderesse estime que les frais de 20 $ qui lui ont été facturés pour une visite dans une clinique sans rendez-vous sont illégaux.

    Le 25 février 2018, Hélène Bédard a utilisé le service de recherche de rendez-vous de Bonjour-santé et a vu un médecin le lendemain. Elle a affirmé, par voie de communiqué, avoir attendu trois heures dans la salle d’attente malgré tout. « J’aurais tout aussi bien pu aller attendre à une clinique sans payer pour la prise de rendez-vous », a-t-elle déclaré. Elle n’accordait pas d’entrevues vendredi.


    Pour Me Cory Verbauwhede, qui la représente, la somme d’argent demandée l’a été illégalement. Il demande à la Cour supérieure de trancher une fois pour toutes. La demande déposée en Cour stipule que non seulement les « frais accessoires » ont été abolis, mais, en plus, la RAMQ verse déjà une compensation aux médecins pour l’administration de leur clinique et la prise de rendez-vous. Par conséquent, pour lui, les patients paient doublement lorsqu’ils utilisent le service de recherche de Bonjour-santé, même si l’argent n’est pas versé aux médecins, mais sert au financement de ce service entièrement privé.

    L’action vise toutes les personnes qui ont déboursé une somme d’argent pour les services de Bonjour-santé depuis le 20 septembre 2015 pour voir un médecin qui, lui, était payé par la RAMQ. Bonjour-santé affirme que 90 % des rendez-vous donnés chaque année le sont gratuitement, et que seulement les rendez-vous non pourvus par le système gratuit sont offerts dans le moteur de recherche payant. Bonjour-santé affirme, sur son site Web, avoir 2 millions d’utilisateurs par an, Me Verbauwhede estime donc que 240 000 personnes déboursent des frais, mais le nombre exact n’est pas connu.

    Bonjour-santé se défend
    Le président de Bonjour-santé, Benoît Brunel, a toujours soutenu que ses services étaient légaux. En entrevue vendredi, il a réitéré que le service de recherche de rendez-vous n’est pas un service assuré.

    « On ne vend pas de rendez-vous ni de privilège d’accès, on vend une facilité. C’est un service qui vous fait économiser du temps, comme payer un taxi pour aller cogner aux portes de toutes les cliniques jusqu’à ce que l’une d’entre elles ait de la place », illustre-t-il.

    Bonjour-santé s’est d’ailleurs elle-même adressée aux tribunaux pour faire reconnaître la légalité de son offre commerciale, procédure qui est toujours en cours. « Si un juge tranche et statue que ce n’est pas légal, je vais me conformer à 100 % », assure M. Brunel.

    La RAMQ a lancé en 2017 des « vérifications » sur l’entreprise afin de valider la conformité des frais exigés, malgré l’interdiction des frais accessoires en janvier 2017. Bonjour-santé a tenté de faire cesser les inspections de la RAMQ en s’adressant aux tribunaux, arguant qu’il s’agissait de concurrence déloyale au moment où le gouvernement procédait à l’élaboration d’un service semblable, mais public et gratuit. La Cour supérieure a rejeté la demande, et l’inspection de la RAMQ a pu se poursuivre.

    #Quebec #Santé #Racket #médecins


  • Canada : Les surdoses mortelles d’opioïdes continuent d’augmenter Marie Vastel - 19 Septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/537059/les-surdoses-mortelles-aux-opioides-continuent-d-augmenter

    Le nombre de décès causés par des surdoses liées aux opioïdes continue de se multiplier au Québec et au Canada. À tel point que, si la tendance des trois premiers mois de l’année se maintient, le nombre de morts surpassera celui de l’an dernier.
 

    Le Canada a maintenant perdu plus de 8000 vies, depuis janvier 2016, à cause de la crise des surdoses d’opioïdes qui sévit particulièrement à l’ouest du Québec, rapportait mardi l’Agence de la santé publique du Canada.


    Au cours des trois premiers mois de l’année 2018 seulement, ce sont 1036 personnes qui ont perdu la vie apparemment à cause d’une consommation d’opioïdes – une augmentation constante par rapport aux mêmes périodes en 2017 et en 2016. Au Québec, 82 décès liés à une consommation d’opioïdes ont été constatés entre janvier et mars 2018 : 320 en Ontario, 203 en Alberta et 390 en Colombie-Britannique.

    À ce rythme, pas moins de 328 personnes pourraient ainsi perdre la vie au Québec en 2018. En 2016, 235 décès avaient été constatés. En 2017, le gouvernement fédéral n’avait reçu que des chiffres incomplets du Québec, répertoriant seulement les décès survenus pendant la deuxième moitié de l’année, et ceux-ci s’élevaient à 181 décès.

    La tendance à la hausse est la même dans les provinces les plus touchées par ce phénomène. L’an dernier, 3996 personnes sont décédées de surdoses d’opioïdes au Canada (1473 en Colombie-Britannique et 1265 en Ontario), tandis que le chiffre atteignait 3005 personnes en 2016 (1011 en Colombie-Britannique et 867 en Ontario). Si on extrapole les statistiques du comité consultatif fédéral-provincial sur l’épidémie de surdoses d’opioïdes, dévoilées mardi, plus de 1500 personnes pourraient ainsi décéder en Colombie-Britannique cette année, plus de 800 en Alberta et près de 1300 en Ontario.

    Des décès constatés entre janvier et mars dernier, 94 % ont été classées comme des surdoses accidentelles. Et 73 % de celles-ci impliquaient la drogue #fentanyl (une drogue de synthèse qui peut être 100 fois plus forte que la morphine et qui est intégrée à certaines drogues du marché noir à l’insu des consommateurs).

    La ministre Petitpas-Taylor a déploré l’état de la crise. « Nous avons toujours dit qu’il n’y a pas de solution magique pour la crise des opioïdes. On va continuer de travailler en étroite collaboration avec les provinces et territoires, et aussi les gens qui travaillent dans la rue avec ces gens qui sont souvent affectés par la crise des opioïdes », a-t-elle réagi mardi.

    #Quebec #opioïdes #overdose #big_pharma #pharma #drogues #drogue #opiacés #overdose #santé #santé_publique #marché_noir


  • Le huitlacoche, une exquise laideur Gwenaëlle Reyt - 1 Septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/vivre/alimentation/535698/une-exquise-laideur

    Avec ses excroissances aux teintes douteuses, le huitlacoche fait sourciller, mais sa chair est délicieuse. Photo : Marie-France Coallier Le Devoir

    Il est disgracieux. Il est même très moche. Il ressemble à un amas difforme ou à une excroissance aux teintes parfois douteuses allant du blanc grisâtre au noir un peu luisant. S’il n’était question que de son apparence, le huitlacoche n’aurait rien pour lui. Et dire qu’il est le résultat de la contamination d’un épi de maïs par un champignon pathogène n’incite guère plus à le considérer. Pourtant, au Mexique, il est très recherché pour ses qualités gustatives. Onéreux, il est même qualifié d’or noir et fait partie intégrante des traditions culinaires locales.

    Ici, peu le connaissent. Mais l’enthousiasme de Fernande Ouellet, éleveuse d’oies et de canards en Montérégie, risque de changer les choses. « En quelques jours, ça s’est enflammé. Les agriculteurs commencent à en parler et à me dire qu’ils en ont dans leurs champs. On a pu en récolter encore un peu », annonce celle qui s’est rapidement improvisée cueilleuse et fournisseuse de huitlacoche.

    Car ce n’est qu’au cours de cet été que Fernande Ouellet a découvert ce curieux produit. « J’en ai mangé dans un restaurant aux États-Unis. C’était vraiment délicieux », assure-t-elle.

    De retour au Québec quelques jours plus tard, elle remarque la présence de huitlacoche dans le champ de maïs de son beau-frère. « Je lui ai dit que ça se mangeait et que c’était même très recherché, mais il ne le savait pas », raconte-t-elle.

    Motivée par sa découverte, elle se documente et va chercher des informations auprès des travailleurs agricoles mexicains qui connaissent très bien ce produit. Après un rapide sondage pour connaître l’intérêt des chefs et des artisans, elle livre un premier lot d’épis de maïs difformes qui font rapidement des heureux.

    Parmi eux, Marcelo Argueta, cuisinier et boucher à la Boucherie dans la côte à Montréal. Passionné par la cuisine autochtone, il connaissait déjà le huitlacoche et a pu donner des indications pour le préparer et le conserver.

    « Quand il est très frais, il peut se manger cru, mais les arômes sont faibles. C’est délicat comme un champignon de Paris, explique-t-il. Mais quand il est plus mature, on peut le préparer comme un champignon sauvage revenu dans du beurre et de l’ail. Tous les arômes de champignon et de maïs ressortent. C’est très intéressant. »

    L’équipe de la boucherie a fait plusieurs tests et a commencé à sécher les morceaux les plus matures pour les conserver. Mais elle se demande encore quels seront les usages de ce nouveau produit pour le Québec. « C’est un peu compliqué pour la mise en marché. Parce que c’est une nouvelle ressource qui n’a jamais été exploitée et il y a un manque de connaissance des savoir-faire pour la préparer », explique le boucher originaire du Guatemala.
    L’intérêt des chefs
    Malgré les défis que peut représenter la commercialisation de ce produit fragile, la demande ne s’est pas fait attendre. La boucherie a écoulé rapidement la vingtaine de kilos dont elle disposait. Ce sont principalement des chefs qui ont montré de l’intérêt pour le produit. Juan Lopez Luna, chef copropriétaire du restaurant Alma dans Outremont, fait partie de ces enthousiastes.

    « Ça faisait vingt ans que je n’avais pas vu de huitlacoche frais. Je ne savais pas qu’on pouvait en trouver au Québec », assure le chef originaire du Mexique. Replongé dans des souvenirs d’enfance, il raconte que sa grand-mère avait un champ de maïs derrière la maison dans lequel il trouvait du huitlacoche. Ce dernier se préparait de manière très simple. « On mettait un peu d’oignon, de l’epazote, du huitlacoche. Le tout dans une tortilla avec du fromage et c’est tout », se rappelle-t-il.

    Mais avec le temps, sa famille, comme beaucoup d’autres, a abandonné la culture du maïs au profit du blé, qui était plus rentable. Le huitlacoche a donc disparu de son alimentation jusqu’à tout dernièrement. Heureux de retrouver ce produit, il l’a mis au menu.

    « Je garde l’idée de simplicité. C’est un produit qui brille par lui-même, il n’y a pas besoin d’en faire trop, précise-t-il. Je le prépare comme un champignon. Je fais des cavatelli avec une ricotta de lait de chèvre. Et comme quand j’étais enfant, j’ajoute du fromage, du huitlacoche et des oignons. »

    Fernande Ouellet se réjouit de la réponse obtenue jusqu’à maintenant. Pour elle, le huitlacoche ouvre des perspectives plus larges que celles de mettre en avant un nouveau produit. « C’est une belle façon de récompenser des agriculteurs qui travaillent de manière durable », explique-t-elle. Car en agriculture, ce champignon, connu sous le nom de charbon du maïs, est considéré comme un nuisible à éliminer.

    « Quand on voit du huitlacoche, on sait que le maïs n’a pas été arrosé de fongicides, explique Michel Lachaume, jardinier consultant et expert en sélection variétale. C’est un champignon qui peut se retrouver dans tous les maïs, mais certains ont été hybridés contre cette maladie. On le retrouve davantage dans les vieux maïs et dans les maïs bio qui sont moins dégénérés. »

    L’année dernière, du huitlacoche s’est développé sur des maïs anciens testés dans son jardin expérimental. Sa petite récolte a tout de suite trouvé preneur au restaurant Les enfants terribles.

    Nuisibles à valoriser
    Depuis, Michel Lachaume est consulté par des agriculteurs catastrophés d’avoir trouvé du charbon du maïs dans leurs champs. Certains ont même perdu plusieurs saisons de suite leur production, pensant que le huitlacoche était toxique.

    « Ce n’est pas le cas. C’est une occasion en or. Si on le fait connaître, c’est beaucoup plus payant pour le producteur de vendre du huitlacoche que de vendre du maïs », assure-t-il.

    Et c’est tout là le projet de Fernande Ouellet, qui veut répandre la bonne nouvelle auprès des agriculteurs et instaurer une cueillette respectueuse.

    « Il n’est pas question de s’introduire dans les champs et de faire de la cueillette sauvage, assure-t-elle. L’idée est de collaborer avec les producteurs et de leur garantir un revenu de 10 $ par kilo récolté », explique-t-elle, précisant que le prix de vente au détail est de 25 $ par kilo sur épi et monte à 40 $ une fois nettoyé.

    Fernande Ouellet vient tout juste de créer sur Facebook le groupe « Mangeons les nuisibles ! » pour changer les regards sur ce champignon. Elle souhaite ainsi mettre en contact les producteurs qui ont du huitlacoche et ceux qui en veulent. Le modèle de récolte reste à définir.

    « C’est une première étape. Je veux voir si d’autres nuisibles pourraient être mis en valeur. La façon la plus écologique d’aider les agriculteurs, c’est de manger les nuisibles. Tant qu’à faire de la lutte intégrée, il faut qu’on intègre la lutte », assure cette passionnée, qui tentera des tests par inoculation sur du maïs bleu l’an prochain.

    L’année 2018 semble avoir été bonne pour le huitlacoche. « La chaleur et l’humidité ont été favorables, mais sa présence reste très aléatoire, précise Michel Lachaume. Avec les changements climatiques, j’ai le sentiment que ça va l’être de moins en moins, mais on ne connaît pas l’avenir. »

    #Canada #Quebec #mais #champignon #moche sans #fongicide #nuisible valorisé #champignon #Mexique #vocabulaire


  • Pénurie de bitume ou d’asphalte en europe : L’explication : Isabelle Porter - 1 Aout 2018 - Le Devoir

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    Chose certaine, le prix du bitume a explosé depuis l’an dernier, avec une augmentation de 40 %.

    Par contre, cela n’a rien à voir avec le prix du pétrole, note-t-il. L’Amérique du Nord fait plutôt face à une pénurie de bitume sans précédent. « Plusieurs raffineries connaissent des difficultés d’exploitation. Il y en a même une qui a explosé au Wisconsin, poursuit-il. Dès lors, on commande du bitume par bateau en provenance d’Europe pour pallier le manque. »

    L’explosion au Wisconsin est survenue en avril à la raffinerie Husky, propriété du groupe du même nom basé à Calgary. La raffinerie produisait du bitume à partir notamment des sables bitumineux de l’Alberta. La catastrophe, dont la cause demeure inconnue, avait fait au moins 11 blessés et forcé l’évacuation des 27 000 personnes vivant dans les environs.

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    Source : https://www.ledevoir.com/politique/ville-de-quebec/533573/titre-la-ville-de-quebec-reporte-15-de-ses-chantiers
    #bitume #asphalte #routes #entretien #Quebec #USA

    • Explosion dans une raffinerie Husky au Wisconsin - Publié le jeudi 26 avril 2018
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1097602/petroliere-husky-energy-accident-etats-unis

      Une explosion dans une raffinerie de pétrole de la compagnie Husky Energy basée à Calgary a fait au moins 11 blessés dans l’État du Wisconsin, aux États-Unis, et forcé l’évacuation de maisons, d’écoles et d’un hôpital en plus d’envoyer un nuage de fumée toxique dans l’atmosphère, selon les autorités.

      Les résidents de la ville de Superior, où a eu lieu l’incident, ont été autorisés à revenir chez eux jeudi soir après une évacuation forcée plus tôt en journée.
      Le feu, qui a envoyé un épais nuage de fumée noire nocif dans l’air, a été éteint vers 18 h 45, précise Husky Energy dans un communiqué.
      Les autorités ont déclaré qu’un réservoir de pétrole brut ou d’asphalte a explosé à environ 10 h à la raffinerie située à Superior, une ville d’environ 27 000 habitants.
      Les autorités ont précisé qu’une personne avait été gravement blessée au moment de l’explosion, mais que personne n’est mort. Elles ajoutent que la fumée noire envoyée dans l’atmosphère est toxique et demandent aux résidents de prendre des précautions.
      Un ordre d’évacuation a été donné après l’explosion dans un radius de 5 kilomètres autour de la raffinerie, qui est dans une zone industrielle, mais où se trouve aussi un quartier résidentiel à proximité.
      Les écoles de Superior ont annulé leurs cours vendredi par précaution.
      La société Husky Energy de Calgary, en Alberta, a acheté la raffinerie de Calumet Specialty Products Partners basé à Indianapolis l’année dernière pour 490 millions de dollars. C’est la seule raffinerie du Wisconsin et elle produit de l’essence, de l’asphalte et d’autres produits.

    • @BigGrizzly , on entendra peut être parler de l’explosion et l’incendie de la #raffinerie irving Saint-Jean au Canada
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_explosion-et-incendie-dans-une-raffinerie-au-canada?id=10040162

      Une importante explosion, suivie d’un incendie, s’est produite lundi dans une raffinerie de la compagnie Irving Oil, à Saint-Jean au Nouveau Brunswick dans l’est du Canada, mais n’a fait que des blessés légers.


      La compagnie canadienne a indiqué dans un tweet en début d’après-midi que « plusieurs employés contractuels étaient traités pour des blessures ne mettant pas leur vie en danger ».
      Elle a précisé que « tous ses employés et travailleurs contractuels travaillant sur le site avaient pu être comptabilisés ».

      Un responsable des services d’urgence du Nouveau Brunswick, Geoffrey Downey, cité par Radio Canada, a indiqué de son côté que seules des blessures mineures avaient été rapportées pour le moment.

      Irving Oil avait confirmé plus tôt qu’un « événement majeur » s’était produit lundi matin dans sa raffinerie de Saint-Jean, la plus importante du pays. Elle produit normalement plus de 300.000 barils par jour.
      . . . .
      La raffinerie, la plus importante du Canada, produit plus de 300.000 barils par jour.


  • Nouvelle infestation de punaises de lits à la Grande Bibliothèque Annabelle Caillou - 11 Juillet 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/culture/532162/des-indesirables-a-banq

    Aux prises avec des épisodes récurrents d’invasion de punaises de lit, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a cette fois été obligé de fermer plusieurs sections de son établissement face à l’ampleur du problème.

    « C’est la première fois qu’on est obligé de fermer des sections en treize ans de vie. On n’en a pas trouvé partout, mais c’était mieux à titre préventif, pour ne pas mettre les gens à risque », explique la directrice générale de la Grande Bibliothèque, Danielle Chagnon.

    Dans les derniers jours, un nombre inhabituel d’insectes ont été retrouvés sur plusieurs fauteuils de l’édifice de la rue Berri à Montréal, « bien plus que lors des derniers épisodes » d’infestation de punaises de lits.

    La direction a fait appel à des firmes de traitement pour se débarrasser de ces petits parasites qui se propagent à grande vitesse dans la métropole. Le protocole habituel, qui consiste à isoler le secteur touché et à faire appel à un exterminateur, n’a cette fois pas été suffisant face à leur grand nombre.

    « On a décidé de retirer tous les fauteuils pour éviter toute possibilité qu’un usager s’y assoie et en transporte ailleurs. On prévoit de les remplacer par des chaises, mais ça peut prendre un peu de temps. »


    Une solution provisoire qui pourrait bien devenir permanente, selon Mme Chagnon. « C’est sûr que des chaises, c’est moins confortable que les fauteuils qu’on avait, mais […] on va évaluer le tout. Considérant la situation à Montréal, peut-être qu’il est temps de revoir notre mobilier. »
    Si certains secteurs avaient déjà été rouverts mardi soir, d’autres seront encore fermés pendant quelques jours, le temps de louer assez de mobilier pour accueillir les clients.

    La directrice générale de la Grande Bibliothèque a précisé que l’ensemble des services offerts sont encore accessibles et que les sections ouvertes sont sécuritaires.

    Un fléau
    Avec un achalandage de 7000 à 8000 visites par jour, il n’est pas étonnant, « malheureusement », que la Grande Bibliothèque rencontre ce type de problème, selon la directrice générale. « Les punaises de lit, c’est un problème dans tout Montréal, et les édifices publics qui ont un fort achalandage n’y échappent pas », dit-elle.

    Disparues dans les années 1950, les punaises de lit ont fait leur grand retour au début des années 2000 dans les grandes villes occidentales, affectant de nombreuses personnes.

    Selon une enquête menée par la Direction de santé publique (DSP) de Montréal, près de 3,5 % des ménages locataires sur l’île avaient déclaré avoir eu des punaises de lit dans l’année 2016-2017. Cela représente près de 18 000 ménages locataires au total, sans prendre en compte les propriétaires et les habitants de HLM. Des chiffres qui restent relativement stables depuis plusieurs années, d’après le Dr David Kaiser de la DSP.

    Et avec autant de ménages infectés dans leur domicile, « il est normal de retrouver des punaises aussi dans des lieux publics comme le métro, les autobus, les écoles et bibliothèques », ajoute le Dr Kaiser.

    Si aucun quartier de la métropole n’est épargné, l’épidémie apparaît toutefois plus importante dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Montréal-Nord, le Sud-Ouest, Ville-Marie ou encore Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

    Le Dr Kaiser fait aussi remarquer que les ménages locataires sont plus touchés par ce fléau. La période des déménagements au début du mois de juillet augmente particulièrement le risque de propagation des punaises de lit.

    « Souvent, on va en emmener en déménageant, ou on en découvre après coup dans un nouveau logement alors qu’elles étaient invisibles en visitant. »

    #punaise_de_lit #ravageur #hygiène #Quebec #mobilier #Bibliothéque


  • SLĀV : Le bilan de Marilou Craft
    Marilou Craft, Urbania, le 3 juillet 2018
    https://urbania.ca/article/slav-bilan-de-marilou-craft

    Une affaire à Montréal qui rappelle celle de #Exhibit_B à Paris en 2014
    https://seenthis.net/messages/317221

    #Slav #Noirs #racisme #invisibilisation #antiracisme #Privilège_blanc #Spectacle #Musique #Chants_d'esclaves #Montréal #Québec #Canada

    NB : cette même semaine à Montréal sort le dernier film de #Denys_Arcand La chute de l’empire américain. J’avais perdu de vue ce que faisait ce réalisateur québécois et je ne savais pas qu’il était devenu un vieux réac, populiste, sexiste et, donc, raciste, avec un film bourré de clichés de la première jusqu’à la dernière image... à gerber.


  • Des centaines de milliers de locataires déménagent en ce 1er juillet au Québec La Presse canadienne - 1 juillet 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/531520/des-milliers-de-locataires-demenagent-en-ce-1er-juillet-au-quebec

    C’est le jour du déménagement au Québec, en ce 1er juillet, et entre 200 000 et 250 000 Québécois changeront d’adresse.
    C’est par une chaleur intense, particulièrement dans le sud du Québec, que s’effectuera cette année l’opération déménagement.
    . . . . . .


    #déménagement #quebec la grande #transhumance

    • Au Québec, les baux de location ont en effet une date d’échéance uniforme : ils commencent - et donc finissent - le 1er juillet. Jusqu’à 1975, la date de fin des baux était le 1er mai. Elle avait été inscrite dans le Code civil depuis 1866. Plus d’un siècle après, l’Assemblée décide d’abroger cette loi et de déplacer cette date au 1er juillet, notamment pour éviter que les enfants doivent changer d’établissements scolaires pour seulement quelques semaines.

      Entre 200 000 et 250 000 des ménages changent de domicile à cette date - ce qui représente environ 20% de la population québécoise. C’est dans les grandes villes de Québec et Montréal, qui comptent le plus de locataires, que les taux de déménagement sont les plus grands (respectivement 56% et 63%).
      C’est également une période cruciale pour les distributeurs d’eau, d’électricité, et pour les compagnies de téléphones, puisqu’il faut changer les comptes de tous ces foyers qui déménagent.


  • Barrette accusé de nourrir les préjugés anti-autochtones
    Lisa-Marie Gervais, Le Devoir, le 21 juin 2018
    https://www.ledevoir.com/societe/530813/autochtones-barrette-accuse-de-nourrir-les-prejuges

    Ellen Gabriel, leader de la communauté mohawk, n’a pas mâché ses mots, qualifiant de « racistes » les propos de M. Barrette. « C’est du racisme et du colonialisme à son meilleur, a-t-elle lancé. Et [jeudi] c’est la Journée nationale des peuples autochtones. Ça montre ses vraies couleurs et son niveau d’ignorance du sujet. »

    Des chefs autochtones accusent Barrette d’entretenir les préjugés
    Radio Canada, le 21 juin 2018
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1108394/avions-ambulances-ministre-barrette-prejuges-autochtones

    Tunu Napartuk demande la démission de Gaétan Barrette, estimant qu’un ministre « ne devrait pas dire ce genre de choses, ni même les penser ».

    Suite de l’affaire de la séparation des enfants Inuits de leurs parents lors de leur évacuation médicale par avion :
    https://seenthis.net/messages/662802
    https://seenthis.net/messages/695159

    #Canada #Québec #Médecine #Soins #avion-hôpital #Autochtones #Inuit #Enfants #Discriminations #Racisme #Colonialisme #ça_continue...


  • Article québécois, mais je persuadé qu’on obtiendrait les mêmes résultats dans tous nos beaux pays occidentaux, et c’est pour ça, d’une part, que la fin du monde est pour bientôt, mais aussi, d’autre part, que c’est bien fait pour nous...

    Les Québécois craignent l’immigration plus que la pollution
    Marco Bélair-Cirino, Le Devoir, le 19 juin 2018
    https://www.ledevoir.com/societe/530632/les-quebecois-et-leur-systeme-de-sante

    « Il y a une inquiétude, une perception des risques qui ne devrait pas être là », soutient Mme Peignier, rappelant que l’immigration économique est arrimée en grande partie aux besoins du marché du travail québécois. « Ils ne devraient pas être inquiets », ajoute la directrice du CIRANO.

    À ses yeux, la perception des Québécois sur les enjeux liés à l’immigration est « certainement teintée par certains discours » tenus par les partis politiques à l’approche des élections. « Il y a un enjeu électoral. » Selon elle, il incombe aux acteurs politiques de « rassurer une certaine partie de la population » en expliquant les bénéfices de l’immigration « pour améliorer l’économie du Québec, combler des postes qui n’existent pas ou où il y a vraiment un manque de main-d’oeuvre ».

    L’immigration est « plutôt » ou « très » bénéfique dans l’esprit d’un Québécois sur trois (32 %). Malgré la pénurie de main-d’oeuvre appréhendée dans plusieurs régions du Québec, l’apport de nouveaux arrivants est considéré comme « moyennement bénéfique » par 36 % de la population, et « plutôt pas » ou « pas du tout bénéfique » par 29 % de la population, peut-on aussi lire dans le Baromètre.

    #immigration #sondage #peur #Québec

    On l’ajoute à la troisième compilation :
    https://seenthis.net/messages/680147

    #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène


  • Les propriétaires s’insurgent contre la culture du cannabis à domicile Benoit Ste-Marie Directeur général de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) - 1 Juin 2à18 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/529302/les-proprietaires-s-insurgent-contre-la-culture-du-cannabis-a-domicile

    Les propriétaires de logements locatifs procurent un toit à des ménages et à des familles vivant en collectivité dans une promiscuité où les comportements des uns affectent le bien-être des autres. Au-delà de l’obligation légale de procurer pleine jouissance paisible des lieux au locataire, le propriétaire a aussi l’obligation #morale d’offrir un lieu où le vivre-ensemble implique des limites aux libertés individuelles : faire du bruit, négliger la propreté, garder un animal dangereux, fumer, etc. Or, la légalisation du cannabis est incompatible avec ces obligations et représente un danger réel pour les occupants.


    Les propriétaires sont responsables du bien-être de familles, d’enfants, d’aînés et de personnes malades. En bons pères et mères de famille, ils ne peuvent que s’opposer fermement à la légalisation de la culture du cannabis à domicile.

    Au #Québec, un locataire peut continuer de fumer illégalement de la marijuana pendant des mois et parfois même pendant deux ans avant que le propriétaire obtienne une audience à la Régie du logement. Les délais judiciaires y sont démesurés. Ce tribunal ordonnera alors de cesser l’activité — ordonnance qui ne sera pas forcément respectée par la suite — ou résiliera le bail.

    En pratique toutefois, le propriétaire seul ne peut pas faire cesser la consommation, la culture ou même le #trafic de cannabis. S’il s’adresse au tribunal, le propriétaire aura le fardeau de la preuve et les plaignants — les autres locataires — craindront de témoigner contre leur #voisin.

    Attrait économique
    Fumer et cultiver le #cannabis a jusqu’ici été une activité criminelle, mais plusieurs enfreignent la loi : 42 % des #propriétaires ont, dans la dernière année, constaté qu’un #locataire fumait du cannabis et 5 % ont découvert une #culture dans au moins un de leurs logements. En légalisant le cannabis, la consommation s’étendra et les problèmes dans les #immeubles aussi. L’attrait économique qu’auront les individus pour la culture à domicile, désormais encouragée par le gouvernement fédéral, fera bondir le taux de locataires qui s’y adonnent, au détriment de la santé, de la sécurité et des relations entre locataires #voisins.

    La culture de cette drogue à domicile est déjà une catastrophe : humidité excessive causant des moisissures, équipements ou procédés non sécuritaires, absence de contrôle, revente et distribution à des tiers. Cela entraîne l’augmentation de la prime d’assurance, la dégradation du bâtiment et le départ de locataires voisins affectés. C’est sans compter les risques d’incendie, de dommages et de querelles interminables entre locataires et propriétaires.
    Le #propriétaire épuise son temps de gestion dans des démarches judiciaires pour tenter de rétablir l’équilibre de vie indispensable aux #locataires. Permettre à monsieur et madame Tout-le-Monde de cultiver son cannabis dans un lieu résidentiel qui ne lui appartient pas est inconcevable, alors que le produit sera accessible en magasin et en ligne. En ce qui concerne cette culture à des fins personnelles, comment contrôlerait-on la limite de quatre plans autorisés par le gouvernement du #Canada ? Impossible.

    Il est tout aussi inquiétant de penser que la loi fédérale banalisera le produit et ses effets sur la santé. Le Québec adoptera sous peu une loi interdisant la production à domicile, mais le fait qu’une loi fédérale l’autorisera lance un message inverse qui, déjà, cautionne moralement les gens à le cultiver, y compris pour faire de l’argent.

    Les ministres fédéraux de la Santé et de la Justice ont récemment cosigné une lettre défendant leur approche en comparant la culture du cannabis à la production à domicile de #bière ou de vin. Entendons-nous, fabriquer de la bière est complexe et coûteux, alors que fabriquer du cannabis est facile et lucratif. Quant aux effets sur la santé, comment peut-on oser comparer le cannabis à la bière ?

    En toute logique, le gouvernement fédéral ne devrait pas permettre la culture du #cannabis à domicile.

    #MDR #Humour


  • Les aînés meurent de notre incapacité à revoir le panier de services Dr Hugo Viens - 26 mai 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/528787/les-aines-meurent-de-notre-incapacite-a-revoir-le-panier-de-services

    Les chiffres font peur : plus de la moitié des #aînés prennent des #médicaments potentiellement inappropriés au #Canada, selon une nouvelle étude de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS). Au #Québec, 25 % d’entre eux se font prescrire des #somnifères.

    Mais comment s’en étonner ? Les médicaments sont remboursés par les assurances publiques, mais pas la psychothérapie, la physiothérapie ou le #soutien_social. Et si ces statistiques ne sont pas nouvelles, elles confirment une tendance lourde des dernières années. Nous médicamentons beaucoup nos aînés au Canada dans nos établissements de soins de longue durée. Et nous médicamentons surtout les plus #pauvres.


    Se poser les bonnes questions
    La #polypharmacie fait du mal à nos aînés. Lors du dernier congrès national de Choisir avec soin, une des conférencières, la Dre Dee Mangin, a présenté un tableau de la situation qui mériterait d’être mieux connu : nos aînés meurent à cause des médicaments qu’ils prennent en trop grand nombre.

    En raison des interactions de ces médicaments, des chutes qu’ils entraînent ou de la difficulté que les personnes âgées ont à les éliminer de leur sang, c’est comme si chaque jour nous faisions monter des aînés dans un avion avant de faire s’écraser celui-ci au sol, a-t-elle précisé.

    Ces morts sont évitables ! Elles découlent des attentes de la population en matière de gestion de la douleur, de l’insomnie ou de la santé mentale. Elles s’inscrivent aussi dans une tendance plus large de « #surmédicalisation » dans laquelle la société québécoise a plongé tête première… suivant en cela de près nos voisins du sud.

    Agir sur les bons leviers
    Vous m’avez déjà entendu parler des contrecoups du #surdiagnostic et du #surtraitement sur notre système de santé. Cela nous coûte cher en argent, et aussi en vies. Les #médecins sont de plus en plus nombreux à agir, appliquant la déprescription quand c’est possible et nécessaire. Certains patients commencent aussi à poser les bonnes questions, mises en avant par la campagne Choisir avec soin, en demandant par exemple à leur professionnel de la santé s’il y a des options plus simples et plus sécuritaires que les médicaments. Ce n’est pas toujours le cas, mais ça peut l’être. Et ces options doivent être accessibles.

    Le médecin n’a pas réponse à tous les maux. La population doit l’apprendre et le comprendre. En médicalisant tous nos problèmes, de la moindre douleur lombaire à des insomnies passagères, nous engorgeons le système de santé, qui ne suffit plus à répondre à la demande ni aux coûts.

    Nous devons entamer une discussion sur ce qui est médicalement indiqué. À partir de quand un mal de dos nécessite-t-il une injection de cortisone et pendant combien de temps cette béquille peut-elle et doit-elle être utilisée ? Un traitement contre la perte de cheveux peut être médicalement indiqué. Doit-il pour autant être couvert ? Ce sont des questions que l’on ne se pose pas.

    Avant sa dissolution, le Commissaire à la santé et au bien-être travaillait à la nécessaire révision du panier de services en santé. Un exercice difficile que le Québec ne peut éviter. Les partis politiques sont en campagne. C’est le temps ou jamais de parler de cet enjeu. Nous devons, comme société, faire des choix, et les médecins doivent participer à cet important exercice pour qu’il soit basé sur des données probantes.

    #pharma #santé #industrie_pharmaceutique #lobbying #médecine #big_pharma


  • Les Filles du Roy (2) - Ni saintes ni guidounes Christian Rioux - 6 août 2013 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/384514/ni-saintes-ni-guidounes

    Il y a 350 ans, le premier contingent des Filles du Roy débarquait à Québec. Ces 800 filles qui arriveront en une décennie, à peine, marqueront de leur empreinte indélébile le destin du Québec. Voici le deuxième d’une série de trois articles retraçant leur périple.


     
    Paris — Le cinglant écrivain montréalais Mordecai Richler aimait raconter que la majorité des Québécois francophones étaient des descendants de filles de joie. Dans Oh Canada ! Requiem pour un pays divisé, il expliquait que les Filles du Roy étaient des prostituées envoyées de France pour combler l’insatiable appétit de soldats analphabètes. Le polémiste n’en était pas à sa première excentricité sur les Québécois (ainsi que sur les Juifs et quelques autres), mais il aura probablement été l’un des derniers à colporter avec autant de mauvaise foi un ragot qui remontait au XVIIe siècle.
     
    Il y a en effet trois siècles que le célèbre baron de Lahontan a donné une certaine crédibilité à cette rumeur. Dans ses Nouveaux voyages dans l’Amérique septentrionale, Lahontan raconte l’arrivée de « plusieurs vaisseaux chargez de filles de moyenne vertu, sous la direction de quelques vieilles Beguines […]. Ces Vestales étoient pour ainsi dire entassées les unes sur les autres en trois différentes sales, où les époux choisissoient leurs épouses de la manière que le boucher va choisir les moutons au milieu d’un troupeau. » Deux ans plus tard, dans une nouvelle édition des Voyages, le moine défroqué Nicolas Gueudeville réécrira une partie du texte en y mettant encore plus d’emphase et en qualifiant ces vaisseaux de « flote chargée d’Amasones de lit » et de « troupes femelles d’embarquement amoureux ».
     
    La littérature et les chansons de l’époque ne manquent pas non plus de scènes où l’on décrit le départ des « garces » et l’empressement des colons cupides à choisir qui la plus grasse, qui la plus belle, qui celle qui possédait les plus fortes hanches. D’où vient cette confusion ? Un siècle avant les Filles du Roy, Roberval était bien venu en Nouvelle-France avec d’anciens prisonniers. Mais l’expédition était repartie. Les Antilles fourniront aussi quelques exemples à ceux qui imaginent les colonies comme un repaire de forçats et de prostituées. L’hôpital de la Salpêtrière, d’où sont venues plus de 250 Filles du Roy, deviendra d’ailleurs une prison (la Maison de la Force) où l’on enfermera les prostituées. Mais seulement à partir de 1685.
     
    Des modèles de vertu ?
    Jusqu’à Mordecai Richler, de nombreux plumitifs entretiendront la légende. Il n’en fallait pas plus pour que, trois siècles durant, d’autres prennent l’exact contrepied et vantent l’exceptionnelle vertu de ces filles pratiquement élevées au rang de saintes.
     
    Pour Réal Ouellet qui a dirigé la publication des oeuvres de Lahontan, ces quelques phrases pleines d’ironie qui ont fait les choux gras des gardiens de la vertu doivent être replacées dans leur contexte. « Toute l’oeuvre de Lahontan est une critique de la colonisation française et de son autoritarisme. Lahontan critique la colonisation du début du XVIIIe siècle beaucoup plus que celle de l’époque des Filles du Roy. » L’époque de Lahontan est celle de la révocation de l’édit de Nantes et de la fin de la paix religieuse. C’est aussi celle du code noir appliqué aux esclaves des Antilles et d’un certain libertinage.
     
    Lahontan est un libre-penseur, un libertaire dit Ouellet. « Il critique sévèrement le mariage, fustige la continence sexuelle des religieux, mais prêche une sexualité tranquille. Il ne manifeste pas de sensibilité particulière à l’égard de la population de la Nouvelle-France. Ce qui l’intéresse, c’est la critique de la stratégie coloniale de la France vers 1690. »
     
    Au contraire de celle de Lahontan, l’époque des Filles du Roy fut celle de la réforme catholique et des sociétés de dévots comme la Compagnie du Saint-Sacrement, liée à la fondation de Montréal. Elles avaient pour mission de « bâtir Jérusalem au milieu de Babylone », disait Bossuet. D’ailleurs, l’ursuline Marie de l’Incarnation ne s’était-elle pas plainte qu’« il vient [en Nouvelle-France] beaucoup de canaille de l’un et de l’autre sexe, qui cause beaucoup de scandale » ?
     
    Le clergé va s’acharner sur Lahontan, dit Ouellet. « On en fait un épouvantail, un souffre-douleur. » Cette vision est d’ailleurs toujours présente dans l’acharnement de certains mettent encore à démontrer coûte que coûte l’irréductible vertu des Filles du Roy. L’historien Jean Blain a montré comment cet éloge de la vertu des Filles du Roy correspondait à « l’idéalisation progressive de la société coloniale » qui se développait à la fin du XIXe siècle. Dans son histoire de La vie libertine en Nouvelle-France, Robert-Lionel Séguin a aussi montré que la diversité des moeurs a toujours régné dans la colonie.
     
    Plus fertiles qu’en France
    Au fait, que sait-on de la « moralité » de ces aventurières ? Pas grand-chose, reconnaît le généalogiste Marcel Fournier. « Plusieurs étaient orphelines, mais les filles placées à la Salpêtrière avaient peut-être aussi “déshonoré” la famille. Ça ne serait pas impossible. » L’une d’elles, Catherine Guichelin venue de Laon, en Île-de-France, aura cinq enfants illégitimes de cinq pères différents.
     
    L’historien et démographe Yves Landry a cependant démontré que les quelque 800 Filles du Roy pouvaient difficilement être des prostituées. Parmi elles, on dénombre moins de 1 % de naissances hors mariage et seulement 5 % d’enfants conçus avant le mariage. « À l’époque, les prostituées étaient souvent stériles, dit-il. Or, les Filles du Roy sont plus fertiles et le sont plus longtemps que la moyenne des femmes de la métropole. » Comme les Filles du Roy jouissaient de meilleures conditions de vie et d’une meilleure alimentation une fois en Nouvelle-France, Landry soupçonne qu’elles avaient probablement une fréquence plus élevée de rapports sexuels.
     
    Certains romans à l’eau de rose, même récents, ont décrit des filles enchaînées qu’on envoyait au bagne. « Ce n’était pas le bagne, corrige Maud Sirois-Belle, auteure de plusieurs articles sur le sujet. On peut certes imaginer que certaines familles avaient mis des filles sur le bateau pour s’en débarrasser. Mais elles avaient le droit de revenir. » En 1667, une douzaine d’entre elles signent une réclamation et refusent carrément de partir parce que les promesses qu’on leur avait faites n’avaient pas été honorées. Des conscrites n’auraient pas agi ainsi.
     
    Et l’amour ?
    Les Filles du Roy se marient vite. Il leur faut quelques mois tout au plus pour trouver un bon parti. À l’époque, le mariage est plus affaire de dot que d’amour, dit le généalogiste Marcel Fournier. « La grande majorité sont parties de leur propre gré. Une fois en Nouvelle-France, elles avaient le gros bout du bâton et pouvaient signer un, deux ou trois contrats de mariage. » Le nombre de prétendants était tel que plusieurs Filles du Roy n’hésitèrent pas à changer de parti à la dernière minute. Les fréquentations étaient brèves. À Montréal, elles se déroulaient à la maison Saint-Gabriel, sous l’oeil de Marguerite Bourgeoys.
     
    Maud Sirois-Belle a retracé le parcours des deux Filles du Roy dont elle est la descendante : Marie Major et Anne Perreault. Lorsqu’elle eut entre les mains l’inventaire après décès de cette dernière, elle fut bouleversée. « J’étais fière, dit-elle, de descendre d’une femme de cette trempe qui avait donné naissance à dix enfants et refait sa vie dans une cabane de bois de l’île d’Orléans. C’était bouleversant. Ces femmes n’étaient ni saintes ni pouliches. Je crois qu’on peut dire qu’elles furent les mères de la nation. »

    #quebec #colonisation #deportation #femmes #histoire ?


  • Canada : Vote d’une journée de grève pour 8800 professeurs de la CSDM Le Devoir - Sarah R. Champagne - 13 avril 2018
    https://www.ledevoir.com/societe/education/525186/menaces-de-greve-pour-8800-professeurs-de-la-csdm

    Réunis en assemblée jeudi soir, les membres de l’Alliance des #professeures et #professeurs de Montréal ont voté la tenue d’une journée de grève le 1er mai prochain.

Quelque 77% des membres ont voté pour cette proposition, qui concernera environ 8800 #enseignants de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

    Un premier vote s’était déroulé durant la journée, pour permettre aux membres qui travaillent le soir, dans des centres d’ #éducation des adultes notamment, de voter. Inversement, le vote de jeudi soir s’adressait aux enseignants avec un horaire de jour, dans les écoles primaires et secondaires.

    L’Alliance est en négociation d’une convention collective locale, après avoir appuyé les négociations nationales en 2015 et 2016. La dernière grève remonte d’ailleurs à 2015, quand des grèves tournantes avaient été coordonnées par le Front commun intersyndical.

    À l’initiative de #professeurs
    Les propositions de grève n’émanaient pas de la direction de ce syndicat, mais de groupes de professeurs, alors que les moyens de pression restaient mesurés.

    Les enseignants de Montréal réclament notamment davantage de journées pédagogiques et davantage d’heures chaque semaine à consacrer à la préparation des cours. Un plus grand nombre de congés pouvant être attribués à la conciliation travail-famille, pour s’occuper d’un proche malade notamment, est aussi demandé.

    La #pénurie d’enseignants est devenue tellement critique que la CSDM cherche à recruter des suppléants « non légalement qualifiés » pour faire des remplacements de moins de cinq jours.

    L’embauche d’enseignants non légalement qualifiés a commencé discrètement au cours des dernières années, mais prend de l’ampleur à cause de la pénurie de suppléants, ont indiqué des sources au Devoir en janvier dernier.

    Le réseau semble aussi à bout de souffle du point de vue matériel. Plus de 150 #roulottes sont déjà utilisées pour donner des cours sur le territoire de Montréal, selon le syndicat, un nombre qui grimpe d’année en année. Une majorité des écoles montréalaises sont considérées comme étant très vétustes.

    #Canada #Quebec #Montréal #1er-Mai #Gréve #éducation #école #education #enseignement #journées_pédagogiques


  • L’écorce et le noyau
    https://soundcloud.com/magnetobalado/lecorce-et-le-noyau-1

    « Alors mon Gamin à moi, devenu grand, je ne t’ai pas appris à te raser, mais en moi-même je n’étais jamais loin de toi - Je ne veux pas galvauder St-Exupéry - pour l’essentiel, j’ai porté en moi ma pensée de mon absence [...] » C’est sur l’une des lettres échangées entre Mehdi et son père durant leur séparation qui dura plus de 10 ans que s’ouvre l’univers de la famille Hamdad-Gonny. Récit intime de l’immigration d’une famille franco-algérienne confrontée au racisme, en France comme au Québec, L’écorce et le noyau est une plongée au plus près de la relation d’un père, ayant grandi dans la guerre de libération nationale algérienne, et de son fils. Durée : 50 min. Source : (...)

    http://api.spreaker.com/download/episode/14279521/l_e_corce_et_le_noyau.mp3


  • * La Grande Guerre dans les rues de Québec Le Devoir - Pierre-Yves Renaud et Martin Pâquet - 10 mars 2018
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/522365/100e-anniversaire-de-l-emeute-de-la-conscription-la-grande-guerre-dans-les

    Jeudi, 28 mars 1918. À la veille de Pâques, trois policiers fédéraux chargés de débusquer les réfractaires à la conscription militaire des « spotters » interpellent Joseph Mercier et deux autres jeunes hommes à la salle de quilles de la rue Notre-Dame-des-Anges, dans le quartier Saint-Roch de Québec. Rapidement, une foule de 3000 personnes se rassemble autour du poste de police. Mercier est libéré prestement, un des deux autres jeunes s’enfuit et les manifestants s’en prennent au poste de police et à l’un des « spotters » , un certain Bélanger. Les incidents du Jeudi saint sont l’événement déclencheur de cinq jours de désordres.
    . . . . . . .


    L’embrasement
    Une émeute est violente, mais elle n’est pas irrationnelle. Les émeutiers s’en prennent toujours à des symboles précis qui représentent à leurs yeux une oppression intolérable. Les émeutiers de Québec obéissent à cette règle. L’escalade des événements en témoigne : le 28 mars, les émeutiers envahissent le poste de police no 3 dans la basse-ville ; le 29 mars, ils saccagent les bureaux de l’Auditorium de la place Montcalm où sont les bureaux du registraire du service militaire ; la même journée, ils cassent les fenêtres de deux journaux pro-conscriptionnistes, The Quebec Chronicle et L’Événement ; le 30 mars, ils visent le Manège militaire sur la Grande-Allée.

    Réduire une émeute obéit aussi à des règles. D’abord, il importe d’établir une médiation avec des figures d’autorité respectées par les émeutiers. Le maire populiste de Québec Henri-Edgar Lavigueur et le député nationaliste Armand La Vergne tentent de calmer la foule les 29 et le 31 mars. Puis, il y a un coup de semonce pour le rappel à l’ordre : le cardinal Louis-Nazaire Bégin fait lire au cours de la messe de Pâques une lettre pastorale qui ordonne aux fidèles de respecter la loi.

    Ensuite, il y a la répression qui vise le contrôle manu militari de l’espace public. Menées par le major-général François-Louis Lessard, la cavalerie et l’infanterie en provenance de l’Ontario et du Manitoba quadrille les rues de la basse-ville le soir du lundi 1er avril. Un peloton se tient à l’embranchement des rues Saint-Joseph, Bagot et Saint-Vallier et, après une brève sommation, tire sur la foule. Atteints par des balles explosives, Édouard Tremblay, George Demeule, Honoré Bergeron et Alexandre Bussière tombent. Enfin, le maintien de l’ordre s’applique avec toute sa sévérité. Le 4 avril, le gouvernement Borden applique la loi martiale à Québec et suspend l’habeas corpus. Quelque 6000 militaires sont déployés à Québec jusqu’en mars 1919.
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    #guerre #1914 #conscription #émeute #spotters #jeudi-saint #Canada #Quebec #Angleterre #loi_martiale


  • Situations contemporaines de #servitude et d’esclavage

    Sommaire

    Alexis Martig et Francine Saillant
    Présentation. L’esclavage moderne : une question anthropologique ?
    Jacques Ivanoff, Supang Chantavanich et Maxime Boutry
    Adaptations et résiliences des pratiques esclavagistes en #Thaïlande et en #Birmanie
    David Picherit
    Formes contemporaines de la servitude pour dette et continuum des formes de travail en #Inde du sud : le cas du système #Palamur
    Alexis Martig
    #Domination et servitude dans le #Brésil rural contemporain : le « travail esclave » rural migrant
    Jorge Pantaleón et Lucio Castracani
    #Travail, morale et dépendance personnelle : les ouvriers agricoles mexicains et guatémaltèques dans les fermes québécoises
    Bethany Hastie
    Réflexions sur les contours flous des limites entre #travail_domestique et servitude
    Nasima Moujoud
    Servir en ville (post)coloniale. Entre travail non libre et résistances par le bas au #Maroc
    Michele A. Johnson
    « Mi have to work ». La domesticité des « enfants » en #Jamaïque, 1920-1970
    Marie-Pier Girard
    « Nou se pa bèt ! » : repenser l’#exploitation_infantile à partir des perspectives de jeunes migrants d’origine haïtienne qui grandissent en #République_dominicaine
    Ambroise Dorino Gabriel
    Les sous-entendus de l’Arrêt TC/0168/13 du Tribunal constitutionnel dominicain (note de recherche)
    Francine Saillant
    Abdias Nascimento. Esclavage, post-abolition et #émancipation


    https://www.anthropologie-societes.ant.ulaval.ca/numero/5187
    #esclavage #esclavage_moderne (ping @reka)
    #Québec #canada #migrants_mexicains #post-colonialisme #migrants_haïtiens #migrants_guatémaltèques #agriculture