• Salut à Diego Camacho (Abel Paz)

    Dieter Gebauer

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    « Comment créer un monde humain, quand l’histoire est passée sous silence et que nous ne pouvons donc pas apprendre des erreurs anciennes ? » disait à peu près Diego. Il trouvait important de ne pas être qualifié d’historien : ceux-ci ont étudié dans des universités d’État, et relatent l’histoire sur la base d’une connaissance livresque, de sources plus ou moins justes et de leurs propres visions du monde, autoritaires, souvent mystiques. Il se voyait plutôt chroniqueur, racontant une histoire vécue du point de vue des travailleurs. Il y a bien peu de gens qui en sont capables, hormis quelques anarchistes.

    Pendant la guerre civile, la révolution sociale a été ignorée et mise sous le boisseau par les autorités, de droite ou de gauche : du point de vue des hommes au pouvoir, c’est logique. C’est pourquoi il était si important pour Diego de ne pas laisser cela passer, de batailler jusqu’au bout contre le « pacte du silence et de l’oubli ». De redire sans cesse que la révolution sociale avait été un succès, et qu’elle avait été étouffée par la violence des armes, contre la volonté de celles et ceux qui y participaient. (...)

    #Espagne #mémoire #Abel_Paz #anarchistes #révolution_sociale #Durruti #Quichotte #Barcelone_1936 #Belchite #Teresa_Claramunt

  • Federico Arcos

    Paco Ríos

    http://lavoiedujaguar.net/Federico-Arcos

    Barcelone, 18 juillet 1920 - Windsor (Ontario), 26 mai 2015

    Federico naquit à Barcelone, dans le quartier du Clot, rue Aragon. Il était le benjamin de cinq frères. Né dix ans après son frère immédiatement plus âgé, il fut un enfant privilégié objet de beaucoup affection. Son père était tanneur et sa mère femme à la maison. Analphabètes, il leur lisait les journaux : Tierra (Terre), la Soli (Solidaridad obrera) , la Revista blanca (Revue blanche), la Novela ideal (la Nouvelle idéale), Tiempos nuevos (Temps nouveaux), etc. Il lisait aussi la presse aux voisins. Il grandit dans l’ambiance de la CNT puisque son père, ses frères, ses beaux-frères appartenaient à la CNT.

    « À la maison, à table, on parlait toujours de la même chose et à quatorze ans je devins apprenti et on m’affilia à la CNT, au syndicat de la métallurgie » ... « Une grande partie du voisinage était aussi affiliée à la CNT et à cette époque-là nous partions en excursion à la montagne ; jeunes et enfants nous grandissions ensemble et à partir de là naissaient des couples, des amitiés et des affinités, qui durèrent toute la vie. La solidarité et l’entraide étaient très grandes. » (...)

    #anarchisme #révolution-espagnole #CNT #Quichotte(s) #idéal #exil #Canada #archives