• Totems et Tabous

    Un imposant palais, le Musée Royal de l’Afrique Centrale à Bruxelles. Rénové, il devient aujourd’hui l’Africa Museum ! Une voix venue d’Afrique hante les lieux... Elle nous raconte les origines coloniales de ce musée. Aujourd’hui, c’est le temps de l’ouverture à la restitution de cet héritage. Une restitution vers des Musées en République démocratique du Congo, au Sénégal,... C’est le temps de la réconciliation avec le passé...

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/55083_1
    #film #film_documentaire
    #Belgique #Musée_Royal_de_l'Afrique_centrale #Congo_Kinshasa #musée #Léopold_II #stéréotypes #colonisation #appropriation #colonialisme #restitution #histoire_coloniale #mémoire #imaginaire #peur #spoliation #objet #décolonisation #sauvagerie #exposition_universelle (1897) #zoo_humain #travail_forcé #Congo_belge #symbole #nationalisme #récit_national #clichés #domination #masque #culture #identité_culturelle #Zaïre #Mobutu

    #géographie_culturelle

    ping @karine4 @cede

  • La #Ville au loin
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/la-ville-au-loin

    Il y a des photographies qu’on ne prend pas, pas le temps de sortir l’appareil, pressé par le temps, on s’arrête juste avant, in extremis, pour photographier ce qui a attiré notre #Regard, une immense flaque qui reflète le #Paysage des immeubles et de la rue de notre quartier, dans cette lumière si particulière d’après tempête, cinglante et platiné, où ces derniers jours, chaque matin le ciel bleu paraît lavé par les vents violents de la nuit, très vite recouvert par de nouveaux nuages, des averses et des (...) #Palimpseste / #Cinéma, #Photographie, #Biographie, #Récit, #Paris, Ville, #Art, #Dérive, Regard, #Corps, (...)

  • Pour une pratique critique de la carte en sciences sociales

    Cette communication s’appuie sur un recueil d’arguments convergents pour une mise en critique de la carte en tant que récit sur et de l’homme habitant la Terre. Son objet est initialement une intuition qui a donné lieu au fil des années à une compilation de textes et d’expérimentations cartographiques. La proposition du séminaire a été vue comme une occasion de confronter mon approche, de passer de l’intuition à une première formalisation. La position que je défends ici s’est construite à partir des travaux de l’anthropologue Tim Ingold, des démarches d’appropriation et de déconstruction de la cartographie par l’art et des positionnements de cartographes tels que Philippe Rekacewicz. De cette discussion, je définis plusieurs enjeux qui traversent la pratique cartographique et le recours aux cartes, qui me semblent justifier une pratique critique de la carte en sciences sociales.

    Je suis géographe, j’ai donc derrière moi une formation et une pratique de la cartographie que l’on peut qualifier de “classique” (Beguin et Pumain, 2014). J’ai appris à faire un croquis cartographique des Barkhanes (dunes) du Sahara, à faire un carte dans un tableur Excel (des localisations x, y) puis à analyser de l’information géographique, à écrire de scripts informatiques pour automatiser la mesure et le dessin des déplacements d’enquêtés, ou encore à définir mathématiquement (discrétisation) et esthétiquement (sémiologie graphique) comment représenter une variable sur un fond de carte. De par mon parcours, la carte s’est d’abord révélée être un outil, et même un multi-tool tant la cartographie a vu ses usages s’enrichir et se diversifier avec l’informatique et le développement des SIG (Système d’Information Géographique) et d’outils interactifs par le biais du web et le recours quasi-généralisé aux GPS (Global Positioning System). Cette richesse de pratiques et d’approches qu’il y a derrière la carte rend parfois difficile son appréhension. Il est fréquent, selon les affinités et les parcours des cartographes (et ce terme est très large), que l’attention soit particulièrement portée sur un aspect au détriment d’un autre, de la production de la donnée à la représentation graphique, du questionnement au traitement statistique, de l’intention au public visé. Finalement plus que la carte en elle-même ce qui peut faire défaut ce sont des informations, des indices pour situer la carte, accéder à la carte et lire la carte. Autrement dit : La carte pour qui ? La carte pour quoi ? (Groupe dupont, 1986). Bien que je revienne à ces aspects en fin de discussion, comme tout géographe qui porte une réflexivité sur la carte (Bord 2012), c’est d’abord à partir du livre de Tim Ingold, Une brève histoire des lignes (2011), que je souhaite introduire une lecture critique de la cartographie. Car s’il est particulièrement important pour la discipline géographique de s’interroger sur la normativité de la carte dans la production de connaissances scientifiques en sciences humaines, et d’en interroger le rôle dans sa diffusion croissante dans la société (Beguin et Pumain, 2014), ces questionnements et discussions sont très largement “géographo-centrés” (Groupe Dupont, 1986 ; Roques, 1993 ; Bord, 1997 ; Bavoux, 2009) et l’enjeu est souvent celui de la géographicité de la carte (Verdier, 2015) ou de la carte comme attribut de la géographie (Bord, 2012). Je trouve donc particulièrement opportun de situer ici la réflexion à l’échelle des sciences sociales afin de s’émanciper de ce tropisme disciplinaire.

    C’est donc la carte comme récit qui me semble particulièrement justifier une démarche de déconstruction de l’objet et de sa fabrique : la carte en général contribue à produire une normativité de nos rapports à l’espace et de nos discours sur l’espace. La critique de la fabrique cartographique et de son usage qui émerge de la lecture de Tim Ingold (2011) renvoie effectivement à un positionnement plus général de remise en cause de la science positiviste et de son régime de connaissances. On retrouve par ailleurs cette approche dans l’ouvrage de recension de pratiques artistiques mobilisant la carte, Géo-esthétique : “La cartographie en tant que discipline a été profondément imbriquée dans la production performative des récits de la modernité, de la rationalité et du positivisme mais aussi de l’histoire du colonialisme et des récits nationaux, et qui se trouve aujourd’hui largement re-signifiée par l’intervention de contre-pratiques et de contre-cartographies d’artistes.” (Quiros et Imhoff, 2014, p.6)
    Anthropologie de la ligne

    Tim Ingold est professeur au département d’anthropologie de l’Université d’Aberdeen en Écosse. Sa recherche vise à rompre avec le positivisme et à déconstruire la dualité nature/culture : il pense qu’en tant que scientifiques nous devrions nous appuyer sur nos “travaux pour critiquer, et remettre en cause certains présupposés dissimulés dans nos propres façons de penser” (Descola et al, 2014, p.45). Il invite ainsi à reconsidérer notre façon de produire de la connaissance sur l’expérience d’être au monde, et de ne plus nous percevoir, en tant que scientifiques, comme en dehors des objets que nous décrivons. Dans cette perspective, la cartographie en sciences sociales est, pour lui, une image et un récit qui contribue à “l’aplanissement du monde” (Descola et al, 2014, p.59).

    Dans Une brève histoire des lignes (2011), Tim Ingold se propose de décrypter l’histoire des formes que les hommes produisent en habitant le monde. Pour cela, il a recours à la ligne comme schème pour décrire différents rapports au monde :

    “Mon objectif est de montrer comment au cours de son histoire la ligne s’est progressivement détachée du mouvement qui l’avait fait naître, autrefois tracée d’un geste continu la ligne a été fragmentée sous l’influence de la modernité et transformée en une succession de traits et de points […] cette fragmentation s’est manifestée dans plusieurs domaines connexes : celui du voyage, où le trajet fut remplacé par le transport orienté vers une destination ; celui des cartes, où le croquis cartographique fut remplacé par le plan de route ; et celui de la textualité, où la tradition orale du récit fut remplacée par la structure narrative prédéfinie. La fragmentation a aussi modifié notre conception du lieu : autrefois nœud réalisé à partir d’un entrecroisement de fils en mouvement et en développement il est désormais un point nodal dans un réseau statique de connecteurs.” (Ingold, 2011, p.100).

    Par cette approche, Tim Ingold met en valeur notre distanciation de plus en plus importante vis-à-vis de l’expérience : ainsi, dans la lecture, tout comme dans le récit et le voyage, “c’est en cheminant qu’on se souvient. La mémoire doit donc s’entendre comme un acte : on se souvient d’un texte en le lisant, d’un récit en le racontant et d’un voyage en le faisant” (Ingold, 2011, p.27). Ainsi, Ingold nous invite à mieux entrevoir ce qui fait la trame de notre existence, et à garder une attention aux liens, aux accumulations et aux trajectoires. Il oppose les processus d’occupation et d’habitation de nos environnements pour “mettre en évidence les difficultés contemporaines rencontrées par les hommes obligés d’habiter dans un environnement prévu et expressément construit pour les besoins de l’occupation” (Bessy, 2012).

    A propos des cartes, il montre que sa forme moderne efface la mémoire (Ingold, 2011, p.37). Il explique que ce qui a permis de faire la carte, les expériences des voyageurs, tous ces témoignages, sont totalement absents de la carte moderne. C’est comme si tout avait été assimilé à un passé qui a été recouvert et, reprenant l’expression de Michel de Certeau, “la carte élimine toute trace des pratiques qui l’ont produites, donnant l’impression que la structure de la carte découle directement de la structure du monde” (Certeau, 1980, p.178-179 ; Ingold, 2011, p.37). Cet aplanissement du monde par la carte peut être compris comme une forme de distanciation de la réalité, du rapport au monde dont la carte souhaite témoigner, mais aussi des étapes par lesquelles est passé le cartographe, pour concevoir sa carte, pour en produire les formes. On voit là que la critique s’applique de façon conjointe au contenu et à la forme de la carte, leur dissociation étant justement cette évolution soulignée par Ingold. Finalement le rapport au terrain, à la récolte des données, le choix du cadre ou de son absence, de l’échelle sont autant d’éléments dont la carte tait le processus de construction pour conserver la seule information que l’on souhaite communiquer. Dans cette perspective, les cartes écrasent la richesse et la diversité des expériences, les nuances des vécus et des expressions, celles du cartographe y compris et c’est peut-être par là qu’il faut commencer pour se réapproprier la carte.

    L’enchaînement des gestes qui aboutissent à la carte est peu discuté et encore moins représenté, soit par ignorance soit par manque d’intérêt, même chez les cartographes. Ainsi la distanciation au terrain est très largement sous-estimée voire ignorée, alors qu’elle est, par exemple, un effet direct lié à l’usage massif de données secondaires pour produire des cartes. L’incertitude liée aux données, à leur mise en forme, à la façon dont les informations ont été réunies sont autant d’aspects absents de la carte. Or de ce fait, la distanciation peut s’opérer dès la formulation de la carte dans l’esprit du cartographe. Cela n’est pas sans évoquer les enjeux que renferme une certaine mise en chiffres du monde (voir Alain Desrosières, La Politique des grands nombres : Histoire de la raison statistique, Paris, La Découverte, 1993).
    La carte, l’instrument de sa propre critique

    L’opposition de Tim Ingold entre la carte et le croquis cartographique est radicale dans la mesure où il ne laisse pas entrevoir de ponts. C’est pourtant ce que je souhaite revendiquer : il existe une place pour une cartographie indiciaire – en référence au paradigme de l’indice de Carlo Ginzburg (1980) – une cartographie de la trace qui viendrait rendre compte de nos trajectoires dans le monde, des lignes qui tissent une connaissance géographique sur notre “être au monde”, c’est-à-dire une cartographie qui rompt avec le schème de l’occupation et d’exercice du pouvoir sur l’espace (par la fragmentation et l’intégration) pour se positionner dans une connaissance de l’habiter.

    Tim Ingold n’évoque pas de perspectives pour la cartographie de s’émanciper de son caractère normatif. Mais je pense qu’il propose là, sans le formuler lui-même, un cadre à l’émancipation du cartographe en sciences sociales : comprendre le régime de spatialité dans lequel nous nous insérons et chercher à le fissurer, à rendre tangible d’autres rapports à l’espace. Cette approche doit [re]mettre l’expérience au cœur de la démarche cartographique pour déconstruire nos usages de la cartographie. C’est un enjeu central parce qu’il se décline à la fois dans le contenu de la carte, garder les liens avec l’expérience, et à la fois dans sa forme, proposer une expérience cartographique. Plus qu’une définition de ce que serait une cartographie critique, je préfère identifier ici des enjeux à partir desquels chacun peut se positionner. La carte est un récit qu’il convient d’appréhender par ce que l’historien Christian Jacob définit en 1992 (Bord, 2012) comme ses deux dimensions fondamentales : “la matérialisation et la communication”. Or il apparaît nécessaire de resituer ces deux aspects de la carte dans leur contribution à une certaine normativité du rapport à l’espace et de la conception de l’espace même, et, dans les pas de Brian Harley (Gould et Bailly, 1995 in Quiros et Imhoff, 2014, p.6), de considérer les “cartes “scientifiques” […] comme des formes de savoir socialement construites, des fictions esthétiques disciplinant l’espace.” De ce point de vue, la lecture de différents textes du cartographe Philippe Rekacewicz (2010, 2013, 2015) est opportune car il propose notamment des pistes pour une pratique critique de la cartographie qui font écho aux enjeux évoqués jusqu’ici : l’aplanissement du monde, où la carte doit être critiquée pour son rôle dans une spatialité de l’occupation, où les lieux sont intégrés dans des réseaux, les lignes découpent et attribuent des rôles et des fonctions. La carte est alors un objet d’exclusion. Le lien entre l’expérience et la mémoire, où la carte doit être critiquée pour son écrasement des histoires constitutives de son contenu et de sa forme, pour la distanciation qu’elle crée vis-à-vis des expériences qui se cachent derrière les lignes, points, couleurs, données. La carte donne à voir des formes comme si elles préexistaient aux hommes qui en sont les producteurs, alors que c’est l’engagement de nos corps dans le monde qui crée les formes.
    La cartographie expérimentale

    Philippe Rekacewicz est un cartographe qui a longtemps travaillé pour le journal français Le Monde Diplomatique, qui co-anime aujourd’hui le site visionscarto.net avec Philippe Rivière. De par son engagement entre cartographie, art et militance, il a largement communiqué sur ce qu’est la carte et les enjeux que revêt l’acte de cartographier (Rekacewicz, 2010, 2013, 2015, 2016). Pour lui, la carte est un dialogue permanent entre l’imaginaire et le réel, une production qui représente la manière dont le cartographe voit le monde, voire comment le cartographe aimerait que soit le monde (Rekacewicz, 2010) : ce sont des informations qui passent par le filtre de la sensibilité du cartographe. Il revendique ainsi une dimension émotionnelle de la carte, qui produit un effet sur ses lecteurs, comme il en témoigne à partir de la réaction d’une personne lors d’une exposition de ses cartes : “On sent bien que, quand le cartographe a dessiné cette carte, il était très en colère !” (Rekacewicz, 2010). Par ailleurs, Philippe Rekacewicz témoigne de ce que cartographier implique et revendique le besoin de rendre compte d’une certaine forme d’imprécision – du tâtonnement du cartographe – tout comme de l’incertitude inhérente aux données que l’on utilise. Pour lui “l’esquisse permet, si l’on peut dire, de “reproduire fidèlement” l’imprécision, et surtout de la rendre légitime” (Rekacewicz, 2010). On retrouve là la réflexion à propos du croquis cartographique chez Ingold (2011, p.112). Pour Philippe Rekacewicz, c’est une façon de relativiser les connaissances représentées ou produites par la carte. Cela questionne aussi le rôle de la donnée, de la valeur qu’on lui donne, de l’accès au terrain qu’elle permet ou non : quels sont les liens que l’on choisit de conserver vis-à-vis de l’expérience ? Comment rendre compte de la chaîne de production cartographique ? Il est intéressant de souligner que Philippe Rekacewicz y voit aussi un enjeu en termes de travail collectif : une carte est rarement issue d’une seule personne et, à partir du moment où elle mobilise des données secondaires, elle implique les gens qui ont produit ces données (Rekacewicz, 2015).

    Il réfute par ailleurs la carte comme objectivation du monde et revendique une production subjective de la carte, qui est bien plus qu’un objet de référencement pour la science géographique (Rekacewicz, 2010). Dans ce registre, s’il ne rompt pas avec la cartographie régionale, il la met en discussion, à l’instar d’Elisée Reclus (Reclus, 1903 ; Monsaingeon, 2014 ; Chollier et Ferretti, 2016), en soulignant l’existence avant tout cartographique des frontières. Il parle “d’indigente représentation visuelle” à propos de la frontière (le même trait noir ou rouge) qui aplanit une réalité plus complexe et diverse de la frontière “qui divise des peuples, ou les regroupe. Soit elle menace, soit elle protège, ici c’est un mur, là un grillage, parfois une ligne et souvent… rien” (Rekacewicz, 2010). A propos de cet “aplanissement du monde” il y reconnaît également l’expression de l’occupation et de l’autorité : “c’est en tout cas les frontières qui permettent de grouper les pays et d’esquisser une géographie régionale. Mais toujours avec le risque d’exclure l’autre, de nier l’existence de “ceux qui ne sont pas dans le groupe” (Rekacewicz, 2010).

    Enfin, il perçoit dans ces différents mouvements de contre-cartographie “un exercice libre de déconstruction de l’espace et des phénomènes sociaux, pour lequel les protagonistes se permettent de pervertir les conventions les plus classiques.” (Rekacewicz, 2013). Ces pratiques cartographiques d’artistes et leurs postures critiques sont un écho extrêmement consistant et fertile pour se positionner sur les enjeux que j’ai soulevés jusqu’ici. Ces mouvements ne se privent d’ailleurs pas de discuter et de conceptualiser leur approche, dont le projet est ainsi résumé en introduction de l’ouvrage Géo-esthétique : “à travers notamment une critique des articulations entre espace, pouvoir, savoir et des géographies imaginatives, il s’agirait de défaire ces topographies instituées, autant physiques qu’imaginaires, et d’ouvrir les disciplines de l’espace et la “rationalité cartographique” (Farinelli, 2003) à une révision géo-historique.” (Quiros et Imhoff, 2014). C’est la déconstruction des usages de la cartographie et la reconnaissance d’autres formes de représentation qui permettent de se réapproprier la cartographie tout en rappelant sans cesse, dans un écho à Michel de Certeau, que la carte n’est pas le monde.
    Bibliographie

    Bavoux J-J., (2009), « Chapitre 6 – Quels sont les rapports entre la carte et le géographe ? », in Bavoux J-J. (dir), La géographie. Objets, Méthodes, Débats, Paris, Armand Colin, « U », p. 114-133.

    Beguin M. et Pumain D., (2014), La représentation des données géographiques, Paris, Armand Colin.

    Bessy C., (2012), « L’attention aux lignes », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2012/3 (n° 59-3), p. 143-149.

    Bord J-P, (2012) L’univers des cartes. La carte et le cartographe, Paris, Belin.

    Bord J-P., (1997), « Le géographe et la carte. Point de vue et questionnement de la part d´un géographe cartographe, Cybergeo : European Journal of Geography » [En ligne], Cartographie, Imagerie, SIG, document 17.

    Chollier A. et Ferretti F. (éds.), (2016), Élisée Reclus. Écrits cartographiques, Genève, Éditions Héros-Limite.

    Descola Ph., Ingold T., Lussault M., (2014), Être au monde. Quelle expérience commune ?, Lyon, Presses universitaires de Lyon.

    Ginzburg C., (1980), « Signes, traces, pistes. Racines d’un paradigme de l’indice », Le Débat, 1980/6 n° 6, p. 3-44.

    Gould P. et Bailly A., (1995), Le pouvoir des cartes. Brian Harley et la cartographie. Paris, Economica, Anthopos.

    Groupe DUPONT., (1986), « GÉOPOINT 86 : La Carte pour qui ? La carte pour quoi ? : Cartes et pratiques géographiques. » Colloque Cartes géographiques et cartographie, 26 au 31 mai 1986, Avignon : Groupe DUPONT.

    Ingold T., (2011), Une brève histoire des lignes, Bruxelles, Editions Zones Sensibles.

    Monsaingeon G., (2014), Mappamundi, art et cartographie, Marseille, Ed. Parenthèses.

    Plourde M-C., (2016), « Compte-rendu de lecture, Philippe Descola, Tim Ingold, Michel Lussault – Être au monde. Quelle expérience commune ? », Revue Emulations [en ligne].

    Quiros K. et Imhoff A. (dirs.), (2014), Géo-esthétique, Paris, Éditions B42.

    Reclus E., (2002), « L’enseignement de la géographie », in J. Cornualt (éd.), Du sentiment de la nature, Charenton, Premières pierres, p. 162-164.

    Rekacewicz Ph., (2010), « La carte, un objet graphique », entretien réalisé par Vincent Casanova et Caroline Izambert, Vacarme, 50/Cahier, pp. 70-72.

    Rekacewicz Ph., (2015), « La cartographie : entre science, art et manipulation », Conférence à l’université de Lille, cycle La Carte invente le monde, le 08/12/2015 à 18:00 | Durée 01:46:18.

    Rekacewicz Ph., (2013), « Cartographie radicale », Le Monde Diplomatique, Février 2013, p.15, [en ligne].

    Rekacewicz Ph. et Tratnjek B., (2016), « Cartographier les émotions », Carnets de géographes 9, [en ligne].

    Roques G., (1992), « La carte, le géographe et le cartographe », Tréma, 1, [en ligne].

    Verdier N., (2015), « Entre diffusion de la carte et affirmation des savoirs géographiques en France. Les paradoxes de la mise en place de la carte géographique au XVIIIe siècle », L’Espace géographique, 44, p. 38-56.

    Wathelet O., (2009), « Tim Ingold, Lines. A Brief History », L’Homme, 190.

    https://cne.hypotheses.org/237
    #carte #cartographie #ressources_pédagogiques #Tim_Ingold #Philippe_Rekacewicz #cartographie_critique #géographicité #géographie #récit #carte_comme_récit #normativité #fabrique_cartographique #modernité #rationalité #positivisme #colonialisme #récits_nationaux #nationalisme #contre-cartographie #art #ligne #mémoire #distanciation #croquis_cartographique #croquis #cartographie_indiciaire #être_au_monde #spatialité #espace #expérience #matérialisation #communication #Christian_Jacob #fictions_esthétiques #imaginaire #réel #sensibilité #émotions #imprécision #tâtonnement #incertitude #esquisse #donnée #données #subjectivité #objectivité #frontière #frontières #aplanissement #occupation #autorité #contre-cartographie

    @reka

  • Abécédaire des prépositions : #Instant
    http://www.liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-instant

    https://youtu.be/hy0xWwVPijo

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Abécédaire des prépositions : #Kaléidoscope
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-kaleidoscope

    https://youtu.be/k51B7q6ropA

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Interpréter les récits de demande d’asile : une perspective légitimiste et militante du statut de réfugié

    Cet article montre comment les #interprètes bénévoles qui oeuvrent en association font exister un modèle associatif particulier proche de la #médiation et se constituent en acteurs périphériques dans la mise en oeuvre des politiques de l’asile. Réfugiés ou en attente de régularisation, ils sont recrutés pour leurs connaissances juridiques et sociales, en plus de leurs compétences linguistiques. Une enquête ethnographique réalisée entre 2014 et 2019 au sein de Solidarité Asile (une association locale de soutien aux demandeurs d’asile) nous a permis de mettre en lumière deux stratégies de médiation adoptées par les interprètes dans le travail d’écriture des récits de demande d’asile. En fonction de leur parcours et de leur conception du statut de réfugié, ils n’appréhendent pas leur rôle de la même manière : certains adoptent une vision légitimiste de l’asile en considérant que tous les exilés ne peuvent prétendre au statut de réfugié ; tandis que d’autres sont plus militants et prennent l’initiative de reconstruire l’histoire du requérant pour la faire correspondre aux impératifs juridiques. La conception de leur rôle dans et en dehors de la scène associative, leur rapport à l’#association et aux demandeurs d’asile de leur pays d’origine, ainsi que la manière dont ils s’identifient au statut de réfugié sont des variables expliquant leur positionnement dans un pôle plutôt qu’un autre.

    https://www.erudit.org/fr/revues/lsp/2019-n83-lsp04994/1066089ar
    #récit #réfugiés #asile #migrations #France #statut_de_réfugié

  • Abécédaire des prépositions : #Travail
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-travail

    https://www.youtube.com/watch?v=Gg-eeKIDVJQ&t

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Abécédaire des prépositions : #Silence
    http://www.liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-silence

    https://www.youtube.com/watch?v=VVL97-vT0FY&feature=youtu.be

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • "Des hommes m’ont vendu un faux récit pour l’Ofpra. Je suis tellement en colère contre eux"

    InfoMigrants a recueilli le témoignage de Omar, un Soudanais actuellement retenu dans le CRA de Rennes et sur le point d’être expulsé, selon l’association la Cimade. Le jeune homme de 25 ans revient sur son parcours migratoire chaotique, émaillé de violences et de trahisons.

    Omar*, un migrant soudanais débouté de sa demande d’asile et actuellement retenu dans le centre de rétention administrative (CRA) de Rennes, est sur le point d’être expulsé du territoire français, selon l’association la Cimade. Déboussolé lors de son arrivée en France en 2015, après des années d’errance, le jeune homme avoue avoir eu recours à un faux récit lors de sa demande d’asile auprès de l’Ofpra, dans l’espoir de mettre toutes les chances de son côté. Il raconte à InfoMigrants son parcours chaotique, du Darfour jusqu’à l’enceinte du CRA.

    “Je m’appelle Omar, j’ai 25 ans, je suis Soudanais. Je suis actuellement à l’hôpital de Rennes. Hier [jeudi 14 novembre, NDLR], j’ai été tabassé par trois autres migrants retenus au CRA parce que je ne voulais pas leur donner des cigarettes. Ils m’ont frappé à l’oeil, je n’arrive plus à l’ouvrir. J’ai mal au dos aussi. Hier, j’aurais dû être expulsé vers Khartoum, une ville que je ne connais pas. Il y avait une place dans un avion pour moi mais mon expulsion a été annulée au dernier moment**. Ils ne sont pas venus me chercher. Je suis soulagé, mais je sais que je serai expulsé plus tard. Je ne sais pas quand : dans quelques heures ou dans quelques jours.

    Darfour, Soudan

    Je viens du Darfour. J’ai grandi dans un petit village qui s’appelle Abu Srou avec mes parents, mes frères et ma soeur. Quand j’avais 13 ans, les Janjawid [miliciens issus de plusieurs tribus arabes au Soudan, NDLR] sont venus pour "fermer le village". Ils disaient qu’on faisait partie de l’opposition au gouvernement soudanais. Ils ont brûlé nos maisons. Mes deux frères et ma sœur ont été tués. Beaucoup de gens sont morts. Quant à mes parents, je ne sais pas ce qui leur est arrivé, je ne les ai jamais revus.

    Moi, je suis parti en courant avec d’autres personnes. On est allés loin, jusqu’à un village dont je ne connais pas le nom. J’étais avec mon oncle. Il m’a dit : ‘Reste là, je vais retourner au village pour voir ce qu’il s’est passé pour les autres’. Mon oncle n’est jamais revenu.

    Tchad

    On m’a dit : ‘Il ne faut pas rester ici’, donc je suis parti jusqu’à un autre village, puis encore un autre et je suis finalement arrivé au Tchad, dans le village de Tina [à la frontière avec le Soudan, NDLR]. J’y suis resté un mois. À Tina, il y a un grand marché, où les gens vendent toutes sortes de choses : des motos, des vaches, etc. Je vivais sur ce marché, je passais mes nuits dans des camions. J’ai rencontré un homme qui m’a proposé de travailler avec lui dans son camion. Il faisait du commerce de bétail entre le Tchad et la Libye. J’avais 13 ans, je suis parti avec lui en Libye.

    Kofra, Libye

    On est arrivés à Om Al Araneb, à la frontière, côté libyen. On a travaillé et, une semaine plus tard, je me suis rendu compte que l’homme qui m’embauchait n’avait pas l’intention de me payer. J’ai décidé de partir. Dans le village, j’ai rencontré un vieil homme, un éleveur de poules, qui m’a proposé du travail dans sa ferme, située dans la région de Kofra. J’ai accepté. Je devais m’occuper des poulets, des œufs, du nettoyage, c’était beaucoup de travail. Le fermier vivait avec sa femme et ses enfants, dont deux fils d’une vingtaine d’années. Ils avaient tous la peau claire et ils me parlaient souvent du fait que, moi, j’étais noir. Ils disaient que mon corps n’était pas pareil que les leur.

    Au bout de deux semaines, j’ai réclamé mon salaire au fermier mais il m’a répondu : ‘Elle est où ta famille ? Tu n’en as pas ? Bon, ben, tu restes avec moi’. Après ça, il est devenu violent. Il m’a dit que j’étais son esclave, m’a battu et m’a enfermé dans une cage avec les poules. Je lui ai demandé pourquoi il faisait ça, il m’a dit : ‘Tu restes là’.

    Dans la cage, je dormais au sol, tout habillé. Je passais de très mauvaises nuits et je ne mangeais pas bien. Les fils du fermier venaient régulièrement me voir, accompagnés de voisins. Ils étaient six garçons en tout. Dans la cage, ils me violaient, presque tous les jours. Ils m’attachaient les mains et les pieds à des bâtons de bois pour que je ne puisse pas bouger. Ils restaient une ou deux heures à chaque fois.

    Un matin, un an après mon arrivée dans cette ferme, j’ai pu m’enfuir. Je suis parti en courant et j’ai couru à toute allure pendant 30-40 minutes. À Al-Kofra, je suis tombé sur un Soudanais. Il m’a dit : ‘Les gens ici, ils sont fous. Je ne veux pas rester.’ J’ai dit : ‘S’il vous plaît, je veux aller avec vous’.

    Benghazi, Libye

    On est arrivés à Benghazi deux mois avant mes 15 ans. Pendant un an, je suis resté avec environ 45 autres migrants soudanais dans une grande maison. J’ai trouvé plusieurs petits boulots : je faisais le ménage chez des gens, du jardinage, de la maçonnerie, j’étais aussi mécanicien.

    Un jour, des Libyens m’ont arrêté dans la rue. Ils m’ont demandé de l’argent et mon téléphone. J’ai refusé, alors ils ont commencé à être violents. Ils m’ont frappé puis ils m’ont amené, moi et environ 20 autres personnes, dans un bâtiment où ils nous ont enfermés. Ils nous frappaient, encore et encore. Ils ont voulu appeler ma famille pour leur demander de l’argent, je leur ai dit que je ne connaissais personne avec de l’argent. Ceux qui en avaient, ils les ont laissés partir. Moi, je leur ai donné tout ce que j’avais, seulement 56 dinars [environ 30 euros]. Je suis resté 9 jours dans ce bâtiment, à la fin j’étais tout seul, je voulais mourir. J’avais 17 ans. Puis ils ont ouvert la porte, ils m’ont laissé partir.

    En tout, je suis resté quatre ans en Libye. Je voulais aller en Europe. Je me disais que là-bas, il n’y avait pas la guerre. Je suis parti sur un bateau sur la mer Méditerranée pour rejoindre l’Italie, je suis arrivé en Sicile. J’ai voyagé en train jusqu’à Milan, puis Vintimille, puis j’ai pris encore un autre train. Je suis arrivé en France le 10 mai 2015.

    France

    J’ai vécu dans la rue à Paris, entre la gare de Lyon et la gare d’Austerlitz, près de la Seine. Je voulais obtenir l’asile et j’ai demandé un rendez-vous avec l’Ofpra. Des gens qui étaient avec moi dans la rue, des Soudanais, comme moi, m’ont dit qu’il fallait que je raconte une fausse histoire pour obtenir l’asile. Ils m’ont dit quoi raconter et je leur ai fait confiance car on vivait ensemble, on dormait ensemble. Je leur ai donné 25 euros. Ils n’ont pas fait ça qu’avec moi, ils ont écrit des histoires pour plusieurs personnes. Quand j’ai eu rendez-vous avec l’Ofpra, j’ai donc raconté cette histoire : ‘Au Soudan, je travaillais pour un homme, j’amenais de l’eau pour ses chevaux tous les matins et tous les soirs. Un jour, cet homme est mort dans un accident et depuis, la police est à ma recherche. Elle me croit coupable. J’ai dû fuir.’

    À l’Ofpra, ils m’ont dit qu’ils ne comprenaient pas bien mon histoire. Ils m’ont dit : ‘Peut-être que tu ne viens pas vraiment du Darfour’. Ils m’ont demandé ‘Mais pourquoi la police vous cherchait-elle, vous, en particulier ?’. Je ne comprenais rien à ce qu’il se passait. Ma demande a été rejetée. Je n’ai jamais revu les hommes qui m’ont donné ce faux récit. Je suis tellement en colère contre eux.

    J’ai décidé d’écrire mon histoire, la vraie. J’ai demandé à des personnes de m’aider car je ne sais pas vraiment écrire. J’ai déposé un recours auprès de la CNDA (Cour nationale du droit d’asile). J’ai eu un rendez-vous mais on ne m’a pas laissé parler, on m’a coupé la parole. Ma demande a été rejetée, encore. Je suis parti en Allemagne déposer une demande d’asile là-bas mais je suis dublinéen France, alors je suis revenu. Je suis allé à Bordeaux puis à Nantes, où j’ai vécu dans un squat, à Jeanne-Bernard de Saint-Herblain, pendant un an. J’ai continué à essayer de demander l’asile. Il y a quelques semaines, des policiers sont venus [Le 8 octobre, une opération de police visant à recenser et à mettre à l’abri les migrants a eu lieu dans ce squat de Nantes, NDLR] et j’ai été envoyé dans le CRA de Rennes. Mais moi, je n’ai rien fait de mal. Je n’ai jamais fait de mal à personne. Jamais.”

    *Le prénom a été changé

    **Contactée par InfoMigrants, la préfecture d’Ille-et-Vilaine n’a pas souhaité commenter le cas de Omar. Aucune confirmation quant à sa future expulsion n’a été donnée. Selon la Cimade, l’expulsion prévue jeudi 14 novembre a été annulée en raison d’un manque de policiers escorteurs.


    https://www.infomigrants.net/fr/post/20955/des-hommes-m-ont-vendu-un-faux-recit-pour-l-ofpra-je-suis-tellement-en
    #marché_des_récits #récits #asile #migrations #réfugiés #France #migrerrance #audition

    ping @karine4

  • Abécédaire des prépositions : #Bibliothèque
    http://www.liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-bibliotheque

    https://www.youtube.com/watch?v=8o_mTlJVuGI&

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Écrire le paysage en mouvement
    http://liminaire.fr/liminaire/article/ecrire-le-paysage-en-mouvement

    Composé de salles d’exposition, d’un centre de ressources documentaires et d’un espace des arts vivants, le Parc culturel ouvre le domaine de Rentilly à la création contemporaine. Le Parc culturel de Rentilly – Michel Chartier propose une programmation de spectacles et d’ateliers en direction du jeune public tous les mercredis de mars à juillet et de septembre à janvier, au cours de deux saisons, printemps-été et automne-hiver. Les bibliothécaires de l’Orangerie m’ont confié les ateliers d’écriture de (...) #Liminaire / #Architecture, #Art, #Atelier, #Écriture, #Langage, #Peinture, #Photographie, #Numérique, #Poésie, #Récit, #Ville, #Dérive, (...)

    #Nature
    https://www.facebook.com/parcculturelrentilly
    http://www.marneetgondoire.fr/en/accueil-de-groupes/decouverte-du-fonds-du-centre-de-ressources-documentaires-lorangerie
    https://www.guidigo.com/fr
    http://www.marneetgondoire.fr/en/culture/parc-culturel-de-rentilly-michel-chartier-234.html
    https://www.google.fr/maps/place/Parc+culturel+de+Rentilly+-+Michel+Chartier/@48.8483834,2.6672484,16.2z/data=!4m5!3m4!1s0x47e605327c6035bf:0xef992095c8ea366b!8m2!3d48.8483494!4d2.67
    https://www.fraciledefrance.com
    https://www.fraciledefrance.com/d

  • Géographie, d’Anne-Sophie Barreau
    http://liminaire.fr/livre-lecture/article/geographie-d-anne-sophie-barreau

    Le dernier #Livre d’Anne-Sophie Barreau prolonge et développe les thèmes de son précédent livre, que j’ai eu le plaisir d’éditer chez Publie.net, qui évoquait la versatilité de notre mémoire à l’ère du numérique à travers la disparition d’un téléphone lors d’un #Voyage effectué avec son compagnon aux États-Unis, le jour de son anniversaire. Dans Géographie, la narratrice qui travaille à Paris et occasionnellement à l’étranger, aime un homme souvent en mission à l’étranger pour son travail. Le couple vit donc (...) Livre & #Lecture / Livre, Lecture, #Amour, #Dérive, Voyage, #Art, #Histoire, #Écriture, #Récit, #Journal, #Quotidien, (...)

    #Livre_&_lecture #Sensation
    https://www.publie.net/livre/macguffin-anne-sophie-barreau
    https://www.editions-jclattes.fr/geographie-9782709661713

  • Abécédaire des prépositions : #Yeux
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-yeux

    https://youtu.be/1CJDj9SdiAU

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Sounds From Dangerous Places, de Peter Cusack
    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/sounds-from-dangerous-places-de-peter-cusack

    Peter Cusack est un artiste, musicien, compositeur et improvisateur anglais qui s’intéresse plus particulièrement aux #Sons dans l’environnement. Il conduit parallèlement à son activité de musicien, des travaux assidus sur notre relation au sonore, en réalisant par le biais de son travail d’enregistrement de terrain, l’empreinte acoustique de lieux, naturels ou industriels, frappés par des catastrophes. En 1998, Cusack a lancé le projet Your Favorite London Sound, dont l’objectif était de demander aux (...) #Entre_les_lignes / #Art, #Écriture, #Inventaire, #Récit, Sons, #Vidéo, #Voix, #Numérique, #Livre, #Lecture, #Information, #Absence, #Fantôme, #Silence, #Dérive, #Mémoire, #Solitude, Société, #Politique, #Nature, #Russie, #Londres, #Ville, (...)

    #Société #Paysage
    https://www.crisap.org/people/peter-cusack
    https://www.youtube.com/watch?v=uJVKaAS9lBA


    http://writing.upenn.edu/epc/authors/goldsmith
    https://favouritesounds.org
    https://sounds-from-dangerous-places.org
    https://liminaire.fr/mot/zoo-project

  • We’re Sensing Climate Change

    Maybe we need more kinds of climate #data. Maybe we need data that connects climate change to people and places we care about.

    What kind of data might we need to promote action on climate? What kinds of data are “actionable”?

    These are the questions we, the Data Storytelling team of faculty and student interns at Penn, have been wrestling with while we, and probably you too, watch climate trends worsen. Earlier this month, in conjunction with the UN’s Climate Action Summit, the IPCC released its Special Report on the Oceans and Cryosphere in a Changing Climate. The environmental and climate data gathered in this report—like the data presented a year earlier, in the September 2018 Special Report on Global Warming of 1.5 Degrees—have been collected over decades. The data are robust; they show continuing terrible trends: more CO2 in the atmosphere and in the ocean. We’re cooking the planet, and we who listen to the overwhelming majority of scientists have known it for decades now.

    We have the data, but we’re failing to act in ways large enough to slow, stem, and reverse the terrible trends.

    When we hear the words “climate data,” we see biq quant, measurements collected by sophisticated sensing instruments and read and then interpreted by scientists in the field and lab. But maybe there are other measurements that can help spur action. Maybe we need more kinds of climate data. Maybe we need data that connects climate change to people and places we care about.

    This month—inspired by #UniteBehindTheScience, by #FridaysForFuture, by the local organizers and attendees of climate strikes and marches, by the Climate Action Summit, and by the diverse youth activists who insist we must #ActOnClimate—we began a public data storytelling campaign. It challenges the idea that you need a lab coat to collect climate data. Your field site can be your own backyard. Individual, lived experiences of climate change provide valuable companions to the quantifiable science as we continue to struggle to comprehend and to take action on the climate crisis. We’re calling our campaign, #MyClimateStory, and we want to hear yours.

    We introduced the #MyClimateStory initiative on campus at the University of Pennsylvania, as part of the 1.5* Minute Climate Mini-Lectures. Six data storytellers contributed their personal stories and we all talked about how “We’re Sensing Climate Change” in places we love. You can listen to those stories here. And we want you to hear your climate story too! You can contribute it—with text, audio, and video files, as you like, by clicking on the button below. It can be as short or long as you like! Every contribution feeds a growing data storybank, a living archive of climate data filled with local observations of everyday people talking about their favorite places and the changes they’re experiencing.

    https://www.datarefugestories.org/blog/2019/9/23/were-sensing-climate-change
    #storytelling #récit #narration #climat #changement_climatique #témoignage #données #données_sensibles

    #atelier_collapsologie

    voir aussi le hashtag #myclimatestory sur twitter :
    https://twitter.com/hashtag/myclimatestory?src=hashtag_click

  • Abécédaire des prépositions : #Ubiquité
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-ubiquite

    https://www.youtube.com/watch?v=7610H-dAUv4

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Abécédaire des prépositions : #Visage
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-visage

    https://youtu.be/3cc7clyXOHo

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Abécédaire des prépositions : #Whisky
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-whisky

    https://youtu.be/C9jOFnk83JE

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • #Et_pourtant_elles_dansent

    Marie-Noëlle, Denise, Asyath, Odile, Lizana, Emi­na ou encore Augustine et d’autres, toutes femmes réfugiées en France, se retrouvent à l’association Femmes en Luth à Valence et se sont confiées sur les raisons qui les ont contraintes à quitter leurs pays, souvent pour leur survie, laissant parfois leurs proches et leurs biens derrière elles. Portant le poids d’une culpabilité qui ne les quittera pas, elles évoquent les violences subies, les tortures au tra­vers de leurs témoignages, affichent leur courage et transmettent malgré tout un message de paix. Elles chantent, dansent, peignent et sourient ! Présent dans l’association, Vincent Djinda les a accompa­gnées durant une année.


    https://www.desrondsdanslo.com/EtPourtantEllesDansent.html
    #BD #livre #asile #migrations #réfugiés #procédure_d'asile #France #déqualification #femmes #déracinement #Tchétchénie #viols #viol_comme_arme_de_guerre #torture #violences_domestiques #violences_conjugales #prostitution #Valence #Femmes_en_Luth #guerre #témoignage #audition #récit #preuves #torture

  • Abécédaire des prépositions : #Gare
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-gare

    https://youtu.be/HTW-H5MFsG4

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Cameroun : la guerre qui ne dit pas son nom
    https://www.mediapart.fr/journal/international/170819/cameroun-la-guerre-qui-ne-dit-pas-son-nom

    Dans les deux régions occidentales qui composent le Cameroun anglophone se déroule un conflit brutal et sanglant que Yaoundé voudrait étouffer, réminiscence exacte de la guerre d’Indépendance. Soixante ans après, le Cameroun demeure un État gouverné par une pensée coloniale.

    #Récit_d’une_décolonisation_ratée #répression,_Paul_Biya,_anglophone,_Cameroun,_armée,_Boko_Haram,_guerre,_francophone,_Colonisation

  • La mémoire étouffée du Cameroun
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150819/la-memoire-etouffee-du-cameroun

    Yaoundé et Paris entretiennent depuis des décennies un silence coupable sur la guerre d’indépendance et les années de répression qui ont suivi, dans le but de priver les Camerounais de toute référence politique et donc d’imaginer des alternatives à la situation actuelle.

    #Récit_d’une_décolonisation_ratée #Union_des_populations_du_Cameroun,_Mongo_Betti,_Paul_Biya,_UPC,_guerre_d’indépendance,_Cameroun,_Mathieu_Njessap,_indépendance

  • La sale guerre de la France au Cameroun
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130819/la-sale-guerre-de-la-france-au-cameroun

    Des dizaines, peut-être des centaines de milliers de morts : c’est le bilan de la guerre française contemporaine la moins connue. Menée au Cameroun à la fin des années 1950 pour empêcher l’Indépendance, elle se poursuivra ensuite pour éradiquer toute idée politique divergente.

    #Récit_d’une_décolonisation_ratée #Cameroun,_Ruben_Um_Nyobè,_Ernest_Ouandié,_Felix_Moumié,_répression,_indépendance,_Union_des_populations_du_Cameroun,_guerre,_UPC

  • Les « nouveaux Blancs » à la tête du Cameroun
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110819/les-nouveaux-blancs-la-tete-du-cameroun

    Soixante ans après son indépendance, le Cameroun reste une nation pauvre où se perpétue un système de gestion et de contrôle colonial. Plus que d’autres pays d’Afrique francophone, il représente l’échec volontaire d’une décolonisation organisée afin que rien ne change.

    #Récit_d’une_décolonisation_ratée #Colonisation,_Paul_Biya,_décolonisation,_Cameroun,_indépendance