• Et maintenant  ?

    La question qui se pose maintenant est comment la #classe_ouvrière peut faire échouer cette nouvelle attaque. Bien des travailleurs considèrent que la partie est difficile, car Macron a été réélu et dispose, avec le soutien des Républicains, d’une majorité à l’Assemblée. En réalité, tout dépendra du rapport des forces. Plusieurs autres gouvernements ont dû, par le passé, manger leur chapeau après avoir pourtant affirmé, comme le Premier ministre Juppé en 1995, être «  droit dans [ses] bottes  ». Plus récemment, en décembre 2019 et janvier 2020, les grèves à la SNCF et à la RATP et les nombreuses manifestations ont mis en échec une précédente réforme des retraites, à laquelle le gouvernement a renoncé en prenant argument de la pandémie.

    Pour l’emporter, il faut aux travailleurs non seulement de la #détermination, mais aussi une #stratégie, un #plan_de_combat, avec des ripostes qui aillent crescendo. Le mouvement lancé le 19 janvier est encadré par les directions syndicales, y compris celle de la CFDT. Celle-ci a soutenu plus d’une réforme des retraites, et s’est encore récemment opposée frontalement à des grèves, comme celle des raffineurs à l’automne ou celle des contrôleurs des trains en décembre. Mais les #confédérations_syndicales ont été méprisées par Macron et son gouvernement, qui a rejeté toutes leurs demandes, y compris les plus limitées. Les confédérations n’ont appelé à riposter que tardivement, mais elles devaient aussi démontrer qu’une attaque telle que cette contre-réforme des retraites doit obligatoirement être négociée avec elles et que le gouvernement a eu tort de vouloir passer outre. L’ampleur des #manifestations le 19 janvier, à laquelle elles ne s’attendaient peut-être pas, vient les conforter. Leur intérêt est de montrer qu’elles sont des interlocuteurs indispensables, mais aussi qu’elles méritent ce rôle en montrant leur capacité à contrôler les réactions des travailleurs. C’est ce qu’elles ont fait en fixant une date pour une nouvelle #journée_de_grève et de manifestation le 31 janvier, avant sans doute de fixer des dates ultérieures en fonction du calendrier parlementaire. Jusqu’où les confédérations syndicales sont-elles prêtes à mener un mouvement contre le projet gouvernemental ? Il leur faut en tout cas obtenir de celui-ci quelques concessions, quelques inflexions au projet, qui leur permettent de justifier l’abandon des grèves et des manifestations à un certain moment. Ce moment peut évidemment être différent pour les uns et pour les autres, et l’#unité_syndicale réalisée pourrait donc être provisoire. Quoi qu’il en soit, les travailleurs ne peuvent pas leur donner de chèque en blanc et s’en remettre entièrement aux directions syndicales pour diriger une riposte qui les concerne tous. Il faut que, dans les entreprises et les secteurs en lutte, les travailleurs se donnent les moyens de décider de leur mouvement, il faut que se mettent en place des assemblées générales et des comités de grève démocratiquement élus.

    Pour avoir une chance réelle de l’emporter, il faudra non seulement des manifestations massives, comme celles du 19 janvier, mais également des grèves frappant les capitalistes au portefeuille. Il faut que le mouvement s’étende, que la colère s’exprime suffisamment pour inquiéter le gouvernement et le patronat. La grève de quelques milliers de travailleurs des raffineries, en septembre et octobre derniers, avait suscité une haine féroce dans les milliers patronaux, pour lesquels les travailleurs n’ont pas le droit de mener la #lutte_de_classe, seulement de la subir. Eh bien, si des secteurs importants de la classe ouvrière se lancent dans le mouvement, si celui-ci est suffisamment déterminé, c’est la #bourgeoisie elle-même qui ira demander à son valet Macron de retirer sa réforme. Et face à une classe ouvrière renforcée, mobilisée et consciente, il deviendra possible d’imposer d’autres reculs au pouvoir politique et au #patronat.

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2023/01/23/pour-les-retraites-et-les-salaires-pour-une-veritable-ripost

    #lutte_de_classe #réforme_des_retraites

  • Ce mardi 31 janvier, tous en grève et en manifestation ! | #éditorial des bulletins d’entreprise #LO (23 janvier 2023)

    Après les grèves et les #manifestations massives du 19 janvier, celles du 31 doivent encore faire monter la pression sur le gouvernement et le grand patronat. Cela dépend de chacun d’entre nous .

    Quels que soient les métiers, les statuts et les secteurs professionnels, le ras-le-bol est général. Le 19 janvier, il s’est exprimé à l’échelle du pays, dans le privé comme dans le public, dans les petites entreprises comme dans les grandes.

    Le #recul_de_l’âge_de_la_retraite n’est qu’un aspect de ce ras-le-bol. Les salaires restent au centre de toutes les préoccupations. Malgré la flambée des prix, plus de 12 % pour les produits alimentaires, les augmentations salariales dépassent rarement les 4 %. Comment ne pas être écœuré quand on voit, dans le même temps, les profits crever les plafonds ? #inflation #salaires

    Et puis, il y a, bien sûr, les #conditions_de_travail. Partout, dans les usines, les bureaux, les hôpitaux… elles deviennent plus dures, avec du sous-effectif permanent, une #flexibilité et une #précarité de plus en plus grandes. Et aujourd’hui, #Macron s’attaque à nos retraites. Eh bien, la coupe est pleine !

    Mais puisque cette attaque des retraites nous concerne tous, elle nous permet d’exprimer notre ras-le-bol d’une même voix. Alors, exprimons-le en dehors de l’atelier, du service et de l’entreprise ! Transformons-le en une contestation commune ! #réforme_des_retraites

    Le bras de fer sur les retraites pose les problèmes fondamentaux du monde du travail. À qui doivent profiter les richesses que nous contribuons tous à créer ? À ceux qui nous exploitent au prétexte qu’ils ont apporté les capitaux ? À une poignée de milliardaires prêts, avec le gouvernement, à pourrir la vie de millions de travailleurs en leur volant une partie de leur retraite pour accumuler quelques milliards de plus ? Il ne faut pas l’accepter ! #grande_bourgeoisie #capitalisme #parasitisme

    Où allons-nous si nous continuons de nous plier aux diktats des politiciens et de la #bourgeoisie qui dirigent aujourd’hui ? Que ce soit sur le plan économique ou politique, toute la société évolue dans un sens catastrophique.

    La #recherche_du_profit, la #concurrence et la #spéculation agissent comme des rouleaux compresseurs, provoquant le saccage des services publics et toujours plus de crises .

    Plus grave encore, il y a les bruits de bottes qui se rapprochent avec l’escalade guerrière en cours en #Ukraine.

    Il suffit de voir comment Macron veut passer en force sur les retraites pour comprendre qu’il ne nous demandera pas notre avis pour entrer en guerre. Et pour acheter des missiles, des chars d’assaut et des avions de combat, il ne manquera pas d’argent. Le gouvernement a déjà porté le budget militaire à 413 milliards, soit 100 milliards de plus sur sept ans ! S’il y a la guerre, le gouvernement ne nous volera pas seulement deux ans de retraite, il volera les 20 ans de la jeunesse qu’il enverra au combat.

    Plus d’#injustice, plus d’#inégalités, plus de guerres, voilà ce que les capitalistes et leurs serviteurs politiques nous réservent, à nous et à nos enfants !

    La voie à suivre est là, devant nous. C’est de reprendre le chemin de la #lutte_collective et de la #solidarité_ouvrière. C’est de nous battre pour que la société ne soit plus gouvernée par les intérêts des capitalistes, l’#exploitation, la guerre économique et la suprématie de quelques-uns sur le monde entier.

    Il n’est jamais facile de se lancer dans le combat, surtout dans un combat dont on sait qu’il sera long. Car il ne suffira pas d’un ou deux jours de manifestations : le seul moyen de faire reculer le gouvernement est de le confronter à des grèves qui se multiplient et deviennent contagieuses.

    Le 19 janvier, des centaines de milliers de travailleurs ont découvert ou redécouvert la force du nombre et l’unité du monde du travail. Plus nous serons nombreux mardi, plus nous reprendrons confiance en nos forces collectives, et plus notre camp gagnera en combativité et en détermination.

    Au soir du 31, les #confédérations_syndicales annonceront un calendrier de mobilisations, suivant leur propre logique. Et des syndicats, dans plusieurs secteurs, appellent déjà à des grèves reconductibles. C’est dans ce sens-là qu’il faudra aller pour espérer renverser le #rapport_de_forces.

    Mais quels que soient les appels syndicaux, c’est à chacun d’entre nous de faire vivre la mobilisation, d’apprendre à l’organiser et à la contrôler. Une chose est sûre, pour l’emporter, il faut réussir à mettre toutes nos forces dans ce combat. Ensemble, montrons-leur que nous pouvons, nous aussi, mener la #lutte_de_classe, mettre cette réforme en échec et nous faire respecter !

  • Réforme des retraites : la CNIL instruit les plaintes concernant le message du ministre de la Transformation et de la Fonction publique | CNIL
    https://www.cnil.fr/fr/reforme-des-retraites-la-cnil-instruit-les-plaintes-concernant-le-message-du-mi

    La CNIL a reçu des plaintes concernant l’envoi, hier, d’un courriel du ministre de la Transformation et de la Fonction publique présentant aux agents publics les mesures de la réforme des retraites. Elle procède actuellement à des vérifications.

    Hier, le ministre de la Transformation et de la Fonction publique a adressé un message aux agents publics afin de leur présenter les mesures de la réforme des retraites qui les concernent.

    Depuis, de nombreuses personnes interrogent la CNIL sur la conformité de ce message aux règles de la protection des données. La CNIL a également été destinataire de plaintes relatives à l’envoi de ce message.

    Pour répondre aux questions qui lui sont posées et instruire les plaintes reçues, la CNIL s’est immédiatement rapprochée du ministère et l’a interrogé sur le ou les fichiers utilisés pour procéder à cette communication.

    #réforme_des_retraites #cnil #propagande (par le #bullshit)

  • Une piste pour pour « garantir l’équilibre financier des retraites » :

    […] faire payer ceux qui ont profité pendant des dizaines d’années du travail de salariés qui ont dû se serrer la ceinture tout au long de leur vie.

    Ceux qui devraient payer sont ceux qui ont usé et démoli parfois de façon irrémédiable la santé des salariés, et même avant 50 ans. C’est au ­patronat, aux capitalistes, à la gran­de bourgeoisie, qui se sont enrichis de façon indécente, de payer pour leur assurer le droit de vivre en touchant, en fait de retraite, un salaire décent.

    Du côté des capitalistes les milliards coulent à flots. La crise se développe ? Eh bien les gouvernements courent au secours des plus riches et leur déversent des aides par centaines de milliards, pendant que les conditions de vie de l’ensemble du monde du travail ne cessent de se détériorer. C’est pour la garantie des profits, gaspillés ensuite dans la spéculation, que les conditions de vie, au travail ou en dehors du travail, se détériorent sans cesse.

    C’est à ces vrais maîtres de la société qu’il faut demander des comptes et ce sont eux qu’il faut obliger à payer. Les gouvernements ne sont que les paravents utiles pour détourner la colère de la population travailleuse. Quand un gouvernement est usé, un autre peut le remplacer, qui fera la même chose. Macron est détesté, il le sait, mais il est en service, pas pour son propre compte, pour celui de la #grande_bourgeoisie.

    Les choses sont présentées comme si les caisses de retraite étaient abondées aussi bien par le patronat que par les salariés, avec une part patronale des cotisations et une part salariale. En réalité, l’une comme l’autre sont prélevées sur une richesse créée par le travail des salariés. Alors ce sont bien eux qui ainsi alimentent intégralement les #caisses_de_retraite.

    Le monde des salariés doit pouvoir vivre décem­ment, au travail avec des salaires corrects, à la retraite en gardant ses moyens de vivre, et dans tous les autres domaines de la vie, en contraignant à payer ceux qui profitent de son travail. Si ceux-ci ne l’acceptent pas, qu’ils s’en aillent. Les capitalistes ne peuvent pas se passer des travailleurs pour amasser leurs profits ; les travailleurs peuvent et doivent se passer des capitalistes pour que tous aient une vie digne.

    https://journal.lutte-ouvriere.org/2023/01/25/faire-payer-le-patronat_475550.html

    #réforme_des_retraites #déficit #solution

  • […] Pour l’heure, les direc­tions syndicales maintien­nent leur unité et font pression sur le gouvernement. Mais jusqu’à quand ? Nombre de travailleurs ont vu dans le passé des syndicats appeler ou rallier un mouvement pour mieux le lâcher du jour au lendemain, sous prétexte de concessions, au mépris de l’opinion des grévistes. Il est donc vital que les travailleurs en lutte se donnent les moyens de diriger eux-mêmes leur mouvement et d’assurer son unité au travers d’#assemblées_générales et de ­comités de #grève.

    La crainte du gouvernement et de la bourgeoisie est que l’avidité de celle-ci finisse par déclencher un mouvement incontrôlable, même par les #directions_syndicales. Il y a trois mois, Édouard Philippe, ancien Premier ministre, prévenait avec regret : « On peut savoir si le vase est bientôt rempli. Mais on ne sait jamais laquelle des gouttes est la dernière. » […]

    https://journal.lutte-ouvriere.org/2023/01/25/les-directions-syndicales-et-la-mobilisation_475548.html

    #mobilisation_sociale #lutte_de_classe #réforme_des_retraites #syndicats

  • Pendant que les domestiques de la classe possédante saccagent les retraites pour rogner 15 milliard par an sur le dos des travailleurs…

    Les 38 sociétés du CAC 40 qui vont publier leurs comptes annuels d’ici à début mars devraient afficher un niveau d’activité inédit, en hausse de plus de 8 % à près de 1.700 milliards d’euros au total, à en croire les estimations compilées par Bloomberg.

    (Les Échos)

    #bourgeoisie #CAC40 #grand_capital #réforme_des_retraites #profits #parasitisme

  • Retraites et salaires, faire encore monter la pression ! | #éditorial de Lutte Ouvrière (#LO) du 24 janvier 2023
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/retraites-et-salaires-faire-encore-monter-la-pression-473224.html

    Flambée des prix, chute du pouvoir d’achat, difficultés pour se faire soigner, bruits de bottes et menace guerrière sur fond de crise économique et climatique… Macron misait sur la lassitude et la démoralisation des travailleurs pour attaquer aussi les retraites. Eh bien, cela a eu l’effet inverse !

    Les 200 #manifestations de jeudi dernier ont, partout, été impressionnantes. Entre 25 000 et 50 000 manifestants à Marseille, Lyon, Toulouse, Nantes, 20 000 au Havre et à Caen, 16 000 à Orléans, 14 000 à Perpignan, 10 000 à Lorient, 5 000 à Nevers, Beauvais, Arras, 4 000 à Rochefort, Dieppe, Vesoul, Belfort ou Chalon-sur Saône, etc.

    À Paris, malgré les difficultés de déplacement, la manifestation était massive. Dans le pays, il y aurait eu 1,12 million de manifestants selon la police, deux millions selon la CGT. Il faut remonter à 1995, quand Juppé avait dû reculer face aux #travailleurs, pour trouver une mobilisation comparable.

    Les bataillons sont venus de l’ensemble du monde du travail. Ouvriers, techniciens, aides à domicile, employés, enseignants, cheminots, cadres, syndiqués et non syndiqués, habitués des mobilisations ou manifestant et faisant grève pour la première fois, salariés du public et du privé, des grandes comme des petites entreprises.

    À Stellantis, Sanofi, Toyota, Airbus, Safran, Siemens, Iveco, de tels chiffres de grévistes n’avaient pas été vus depuis des années. Même les entreprises moyennes et plus petites ont eu leur lot de grévistes.

    Macron s’est donc lourdement trompé. Il croyait nous donner le coup de grâce, il a fait déborder le vase. S’il voulait faire la démonstration qu’il réserve tout l’argent de l’État aux financiers, à la bourgeoisie et aux plus riches, il a réussi !

    Et comment ne pas être en colère quand le gouvernement annonce une loi de programmation militaire qui fait passer le budget de l’armée à 413 milliards, soit 100 milliards de plus sur sept ans ? Là il n’y a pas de discussion, car mettre des milliards pour des tanks et des missiles, ça ne se discute pas dans cette société. Cela ne se discute que quand il s’agit des retraites, des salaires, de l’emploi ou des hôpitaux !

    Voilà la société qu’ils nous préparent : un avenir sans retraite, mais avec la guerre. Ne nous résignons pas à cela !

    Tous ceux qui étaient aux manifestations ont découvert ou redécouvert l’immense force du monde du travail. Et elle compte ! Aujourd’hui, le gouvernement fait profil bas. Des failles apparaissent dans sa propre majorité, puisque certains députés disent ne pas vouloir voter le projet en l’état, preuve que la mobilisation les a mis sous pression.

    Alors, la voie à suivre est claire : nous devons continuer et amplifier la mobilisation, c’est-à-dire faire en sorte qu’il y ait plus de grévistes le 31 janvier, que les grèves touchent plus d’entreprises, et nous retrouver plus nombreux dans la rue.

    Dans les jours qui viennent, il ne faut pas seulement travailler pour les profits patronaux. Il faut travailler à la réussite de notre mobilisation. Il faut multiplier les discussions, se réunir, s’organiser, formuler nos revendications et recruter de nouvelles troupes pour la prochaine journée .

    Comme le dit le chant L’Internationale : « Battons le fer tant qu’il est chaud ». Et le fer est à porter aussi sur les salaires qui ne suivent pas l’inflation. Il est à porter sur les conditions de travail car la pénibilité n’est pas l’exception, c’est la règle, aussi bien pour les métiers physiques qu’intellectuels.

    Ce que Macron et ses commanditaires patronaux craignent plus que tout est que le mouvement continue, se propage et bloque de plus en plus la production de profits.

    Il faut se souvenir de la haine féroce qu’avait suscitée dans les milieux patronaux la grève des travailleurs des raffineries, en septembre et octobre derniers. Ces Messieurs estiment que les travailleurs n’ont pas le droit de mener la #lutte_de_classe, seulement de la subir ! Eh bien si, nous pouvons, nous aussi, la mener et inverser la vapeur, et nous avons commencé à le faire.

    Les confédérations ont donné rendez-vous à l’ensemble du monde du travail le 31 janvier. Elles ont le pouvoir de fixer des dates, mais il dépend de chacun d’entre nous d’en faire un succès et un tremplin afin qu’ensemble, nous retrouvions le chemin de l’organisation et de la lutte collective pour nos intérêts et pour changer la société.

    Contre la rapacité et l’irresponsabilité de la classe capitaliste et de ses valets politiques, vivent les luttes des travailleurs !

    #réforme_des_retraites #retraite #salaire #inflation

  • Élections 202(2) sur Twitter : « 🔴⚡️
    3 janv. 2023
    https://t.co/ZdWP6GlvQA » / Twitter
    https://twitter.com/2022Elections/status/1617609775222779904

    🔴⚡️ #Retraites : 10 éditorialistes « influents » dont Nathalie Saint-Cricq, son fils Benjamin Duhamel ou encore Dominique Seux, ont été reçus secrètement par Emmanuel Macron à l’Élysée, avec un objectif : influencer discrètement l’opinion.

    Guillaume Tabard Figaro), Dominique Seux (France-Inter, Les Échos), Françoise Fressoz (Le Monde) , Nathalie Saint-Cricq (France-Télévision), Benjamin Duhamel (BFM TV) , Yaël Goosz (france-Inter)
    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1617581005484720140/pu/vid/1280x720/Hv1tEjYjibl-Px_V.mp4?tag=12


    #carpettes

  • En repoussant à 64 ans l’âge légal de départ à la retraite, et en accélérant le passage à 43 annuités requises pour une pension à taux plein, le gouvernement attaque frontalement la condition ouvrière. Cette réforme choque d’autant plus dans le monde du travail que ce sont les catégories les plus exploitées qui sont les plus directement concernées  : les auxiliaires de vie, les aides-soignantes, les ouvriers des usines et des abattoirs, les agents de sécurité, les travailleurs du bâtiment et des travaux publics, les chauffeurs- livreurs, autant de #métiers_pénibles, où on est souvent usé à 50 ans, ou licencié par son entreprise bien avant d’avoir atteint l’âge légal de la retraite.

    Nul ne connaît l’avenir des caisses de retraite, mais l’objectif annoncé, économiser 150 milliards d’euros en dix ans, est clair. Il s’agit, pour la bourgeoisie, que le moins d’argent possible aille aux retraites ouvrières, et que la plus grande part du #budget de l’État puisse être réservée aux aides aux grandes entreprises et aux plus riches. La bourgeoisie rogne déjà sur ce que l’État consacre aux hôpitaux, à la santé, aux transports publics, à l’éducation, aux collectivités locales, etc. Les retraites sont un poste supplémentaire sur lequel elle veut rogner. Dans la continuité des gouvernements Sarkozy et Hollande, les gouvernements Macron ont supprimé depuis 2017 des dizaines de milliards de recettes fiscales, à la suite de mesures favorisant les plus hauts patrimoines (impôt sur la fortune) et les entreprises (impôts de production, etc.). De nouvelles subventions sont également venues les aider. Pendant la crise du Covid, l’État aurait déboursé 200 milliards d’euros. Chaque année, quelque 160 milliards seraient distribués aux entreprises sous forme de subventions, d’aides et d’exonérations diverses. Et puis, pourquoi est-ce aux travailleurs en activité de payer pour les retraités  ? Pourquoi n’est-ce pas à la #bourgeoisie, qui tire ses fortunes du labeur des travailleurs  ? Faire payer 15 milliards supplémentaires annuels par les salariés n’est pas une décision de bon sens («  on vit plus longtemps, on travaille plus longtemps  »), mais un choix de classe. […]

    Pour les retraites et les salaires, pour une véritable riposte ouvrière https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2023/01/23/pour-les-retraites-et-les-salaires-pour-une-veritable-ripost

    #réforme_des_retraites #lutte_de_classe

  • Résumé de la situation — inspiré par Les Échos du jour :

    Les maux qui minent le capitalisme de l’intérieur lui sont consubstantiels. Putrescible, le #capitalisme, donc, pourrit :

    Mais la bourgeoisie est aussi aveugle aujourd’hui, aussi perdue devant la crise de son propre système, aussi désarmée qu’elle l’était dans la crise qui a conduit à la 2e Guerre mondiale. «  La bourgeoisie elle-même ne voit pas d’issue  », commentait Trotsky en 1938, dans le Programme de transition, à propos de l’attitude de la #classe_capitaliste face à la précédente grande crise de son économie celle commencée en 1929  : «  Tous les partis traditionnels du capital se trouvent dans une situation de désarroi qui frise par moment la paralysie de la volonté  », écrivait-il à une époque où, comme aujourd’hui, «  Les crises conjoncturelles dans les conditions de la crise sociale de tout le système capitaliste accablent les masses de privations et de souffrances toujours plus grandes. La croissance du #chômage approfondit à son tour une crise financière de l’État et sape les systèmes monétaires ébranlés.  » Le seul domaine où il n’y a pas de «  paralysie de la volonté  », c’est la distribution des dividendes, qui ont battu tous les records cette année.

    Pas de paralysie non plus pour s’attaquer aux conditions d’existence des masses exploitées, en commençant par le chômage, la généralisation de la #précarité et la destruction insidieuse ou brutale de tout ce qui dans les services publics concerne les exploités (la #réforme_des_retraites fait partie de cette ensemble de prédations).

    Pas de paralysie non plus pour répondre à la crise par l’option de la #guerre. C’est du reste la seule solution dont ce système dispose : plonger le monde dans un chaos sanglant. L’analyse de classe (marxiste) nous l’a appris depuis longtemps : tant que le système capitaliste et sa phase sénile, l’#impérialisme, ne seront pas détruits, l’état de paix ne sera jamais qu’une période intermédiaire entre deux #guerres_mondiales.

    C’est donc naturellement que la crise du capitalisme entraine les domestiques de la classe possédante à intégrer la course aveugle vers l’incendie mondial comme une forme d’existence permanente de la vie sociale :

    La destruction, c’est la perspective de la reconstruction. Une perspective qui a naturellement de quoi redonner le moral à celles et ceux qui ont toujours fait leurs profits sur la dévastation des exploités et la décomposition de leurs structures collectives :

  • Editorial de LO du 16 janvier 2023
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/contre-la-demolition-de-nos-retraites-pour-nos-salaires-tous-en-grev

    Cela devait mettre les travailleurs KO. Eh bien, l’annonce de la retraite à 64 ans a eu l’effet inverse : des millions de travailleurs sont remontés et en colère contre cette nouvelle attaque et ils se préparent à faire grève et manifester jeudi prochain.

    C’est une très bonne chose ! Il faut que nous soyons le plus nombreux possible à dire notre opposition à ce nouveau coup.

    Dès qu’il s’agit des besoins des travailleurs, on nous explique qu’il n’y a plus d’argent. Il n’y a pas d’argent pour les salaires. Il n’y a pas d’argent pour les hôpitaux. Il n’y a pas d’argent pour l’école ni pour les transports en commun… Et maintenant il en manquerait pour les retraites. Le gouvernement et le patronat se moquent de nous !

    Pour traverser la crise sanitaire, Macron et Le Maire, son trésorier en chef, ont trouvé plus de 200 milliards d’euros. Pour assurer la fameuse compétitivité des entreprises, chaque année, ils leur font cadeau de 160 milliards d’exonérations. Le dernier plan de relance prévoit de mettre 100 milliards sur la table en deux ans… Bref, profits et aides de l’État, l’argent coule à flot pour la grande bourgeoisie. Et pour un déficit des retraites qui oscillerait entre 10 et 15 milliards annuel, il n’y aurait pas de solution ?

    Le problème du financement des retraites n’est pas une question démographique. Est-il gravé dans le marbre que les retraites doivent être payées par les actifs, c’est-à-dire par les travailleurs ? Pourquoi ne pas puiser dans les profits et dividendes toujours astronomiques ? Ce serait cela, la véritable justice.

    Notre labeur et notre sueur assurent des fortunes à la bourgeoisie. Ils garantissent le train de vie de familles entières de privilégiés et de leurs rejetons pendant des générations. Eux disposent de tout cet argent du berceau au tombeau et ils n’ont pas de problème de retraite. La moindre des choses est que ces richesses servent aussi à assurer un repos mérité aux travailleurs qui les ont produites.

    Le problème de financement des retraites, c’est que la grande bourgeoisie ne veut pas payer. Dans la plupart des entreprises, le patronat a même refusé d’augmenter le salaire de base à la hauteur de l’inflation !

    Les bourgeois déboursent des dizaines de millions pour s’acheter des jets, des yachts et des palaces. Mais mettre de l’argent pour assurer les vieux jours des travailleurs qu’ils ont exploités, c’est non. Tant qu’ils pourront écraser la condition ouvrière, intensifier l’exploitation et supprimer des droits à la population laborieuse, ils le feront.

    Beaucoup de travailleurs n’auront pas la force de travailler jusqu’à 64 ans ou ne pourront pas cotiser 43 annuités. Ils n’auront donc pas une retraite pleine. Macron et ses sous-fifres le savent. Comme ils savent que l’âge de 64 ans correspond à l’espérance de vie en bonne santé et que 30 % des plus pauvres sont déjà morts à cet âge-là.

    Mais ils n’ont aucun scrupule. Ils repartent en guerre contre les retraites car c’est une règle dans cette société : il faut que le magot des capitalistes grossisse, toujours et encore. Le maximum d’argent doit aller aux plus gros, aux plus riches, aux actionnaires, à la grande bourgeoisie, même si une bonne partie atterrit dans la spéculation.

    Pour intimider ceux qui s’apprêtent à se mobiliser, ministres et patronat dénoncent les blocages et la pagaille qui pourraient en découler. Comme s’ils n’étaient pas, eux-mêmes, à l’origine d’un chaos grandissant en laissant les mains libres aux affairistes et aux spéculateurs !

    Alors jeudi, il faut se lever en nombre contre cette nouvelle attaque et engager le bras de fer ensemble, le privé avec le public, les travailleurs les plus jeunes avec les plus âgés.

    Certains, des jeunes en particulier, se disent que la planète aura brûlé ou que la guerre la ravagera avant qu’ils ne partent à la retraite. Il est vrai que des crises et des dangers plus graves encore nous menacent. Mais c’est aussi en s’opposant pied à pied à chacune des attaques et des injustices que les travailleurs retrouveront la force de contester l’ensemble de cet ordre social.

    La bataille qui s’engage nécessitera plus d’une journée de mobilisation. Pour l’emporter, ce doit être un mouvement massif qui frappe les capitalistes au portefeuille et leur fasse craindre un embrasement général. Pour l’heure, toutes les organisations syndicales sont unies. Mais nous ne pouvons pas nous en remettre aveuglément à elles.

    Pour se développer, la mobilisation doit être propagée et contrôlée par les travailleurs de la base. Le succès de cette première journée doit donc être l’affaire de tous. Si nous, travailleurs, réussissons à mobiliser toutes nos forces, nous forcerons Macron à reculer.

    #réforme_des_retraites #lutte_de_classe

    • ni chômage ni chômeurs. alors que tout le monde a bien pigé que c’est aussi une histoire de chômeurs âgés et sans revenu qui se joue là. et pour aller plus loin, que le chômage est indissociable de l’emploi depuis déjà 40 piges, qu’il n’y a plus de travailleurs, mot tant et plus répété sans rien dire de ce qu’il en est ! qui ne passe pas par le chômage, et que large par des chômeurs sont des « chômeurs en activité à temps réduit » c’est à dire en emploi, à un moment ou un autre, que ce soit à l’entrée sur le marché du travail, ou à répétition, pour des durées brèves ou longues. vive le socialisme !

      en fait une idéologie aveugle au réel, et dans une version « populiste » répétitive qui ne se soucie pas de proposer une analyse concrète de la situation concrète, comme avait autrefois dit un barbu assez connu. arrivé à ce point on peut dire que certains marxistes se sont transformés en anti marxistes de premier rang.

      #idéologie_du-travail

  • La #réforme_des_retraites, dans la version Macron-Borne 2023, n’est pas seulement la continuation d’une politique poursuivie depuis 1993, elle est un élément de l’offensive générale poursuivie, elle aussi de façon continue, contre la classe travailleuse .

    Cette politique est à l’œuvre sous d’autres noms et d’autres modalités partout dans le monde. Elle s’est traduite par la mise en chômage permanent d’une fraction de la classe ouvrière, par la précarisation d’une autre et par les bas salaires pour tous. Les États y ont ajouté la baisse continue des budgets sociaux, l’abandon des services publics et des infrastructures, les attaques contre les retraites et la remise en cause des indemnités de #chômage. Elle prend des formes encore plus brutales dans les pays pillés par l’impérialisme, qu’ils soient ravagés par la faillite, la guerre, la famine ou les trois à la fois.

    Ces attaques multiformes ne cesseront pas d’elles-mêmes ou sous l’effet de quelque miracle politique car elles correspondent aux besoins vitaux du #grand_capital . Ce dernier, véritable et unique maître de la société, a besoin d’exploiter de plus en plus durement la classe travailleuse, il ne peut subsister sans lui extorquer ses économies dans les quelques pays où elle avait pu en faire. Les bourgeoisies les plus puissantes et leurs États respectifs se préparent même manifestement à aller plus loin encore en militarisant la société, en augmentant les crédits de guerre, en se donnant les moyens d’aller chercher leurs profits à coups de canons . La guerre d’Ukraine et les multiples conflits qui ensanglantent le monde comme la multiplication des catastrophes climatiques préfigurent ce que peut devenir une planète dominée par les capitalistes.

    Derrière la question des retraites, il y a donc celle de l’ensemble des attaques menées contre les travailleurs et, au-delà, celle du #capitalisme, un système qu’il faut renverser dès que possible . Il reste que la classe ouvrière ne peut choisir ni le moment ni le terrain sur lequel elle a à combattre. Si le gouvernement et le grand patronat mènent l’attaque sur les retraites, il faut répondre sur ce terrain. D’abord parce qu’ il n’y a aucune raison que les travailleurs salariés, la seule classe productive de la société, se laissent dépouiller comme au coin d’un bois par des rentiers parasites . Ensuite parce que les #travailleurs, légitimement révoltés par cette attaque, peuvent en la combattant, voire en faisant reculer le gouvernement, retrouver confiance en leurs forces. Enfin parce que la question des retraites est liée à celles des salaires, des emplois, de toute l’organisation sociale.

    Alors, si l’épisode actuel n’est qu’un pas de plus dans l’offensive du capital, il peut devenir un premier pas dans la contre-offensive des travailleurs.

    https://journal.lutte-ouvriere.org/2023/01/19/face-loffensive-generale-du-patronat-et-du-gouvernement_4703

    #lutte_de_classe #guerre_sociale #réaction_sociale

    • L’union européenne a pour objectif la retraite à 67 ans.
      Décision avalisée par les présidents de la république depuis jacques chirac.

      Elle le sera aussi par les suivants, si nous les laissons faire.

    • La bourgeoisie française et ses agents n’ont pas besoin de l’UE pour saccager la société et amplifier les transferts du travail vers le capital. En revanche, pour faire diversion (en s’appuyant sur des sentiments nationalistes mortifères), il ne l’aurait pas qu’il l’inventerait… Bref : l’ennemi est d’abord intérieur — dans notre propre pays. Avoir une analyse de classe, c’est sur ce point ne pas en démordre.

  • La guerre des chiffres ça saoule. Au doigt mouillé il y avait, à Paris, vraiment beaucoup de monde : une partie du cortège était encore au point de départ quand l’autre arrivait au point d’arrivée, signe qu’il s’agissait d’une manif de grande ampleur. Pour mettre tout le monde d’accord il faut continuer. Grève générale !


    Brassard du jour.

  • Contre la démolition de nos retraites, pour nos salaires, tous en grève le 19 janvier !
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/contre-la-demolition-de-nos-retraites-pour-nos-salaires-tous-en-grev (éditorial des bulletins d’entreprise #LO du 16 janvier 2023)

    Cela devait mettre les travailleurs KO. Eh bien, l’annonce de la #retraite à 64 ans a eu l’effet inverse : des millions de travailleurs sont remontés et en colère contre cette nouvelle attaque et ils se préparent à faire grève et manifester jeudi prochain.

    C’est une très bonne chose ! Il faut que nous soyons le plus nombreux possible à dire notre opposition à ce nouveau coup.

    Dès qu’il s’agit des besoins des travailleurs, on nous explique qu’il n’y a plus d’argent. Il n’y a pas d’argent pour les salaires. Il n’y a pas d’argent pour les hôpitaux. Il n’y a pas d’argent pour l’école ni pour les transports en commun… Et maintenant il en manquerait pour les retraites. Le gouvernement et le patronat se moquent de nous !

    Pour traverser la crise sanitaire, Macron et Le Maire, son trésorier en chef, ont trouvé plus de 200 milliards d’euros. Pour assurer la fameuse compétitivité des entreprises, chaque année, ils leur font cadeau de 160 milliards d’exonérations. Le dernier plan de relance prévoit de mettre 100 milliards sur la table en deux ans… Bref, profits et aides de l’État, l’argent coule à flot pour la grande bourgeoisie. Et pour un déficit des retraites qui oscillerait entre 10 et 15 milliards annuel, il n’y aurait pas de solution ?

    Le problème du financement des #retraites n’est pas une question démographique. Est-il gravé dans le marbre que les retraites doivent être payées par les actifs, c’est-à-dire par les #travailleurs ? Pourquoi ne pas puiser dans les profits et dividendes toujours astronomiques ? Ce serait cela, la véritable justice.

    Notre labeur et notre sueur assurent des fortunes à la #bourgeoisie. Ils garantissent le train de vie de familles entières de privilégiés et de leurs rejetons pendant des générations. Eux disposent de tout cet argent du berceau au tombeau et ils n’ont pas de problème de retraite. La moindre des choses est que ces richesses servent aussi à assurer un repos mérité aux travailleurs qui les ont produites.

    Le problème de #financement des retraites, c’est que la grande bourgeoisie ne veut pas payer. Dans la plupart des entreprises, le patronat a même refusé d’augmenter le salaire de base à la hauteur de l’inflation !

    Les bourgeois déboursent des dizaines de millions pour s’acheter des jets, des yachts et des palaces. Mais mettre de l’argent pour assurer les vieux jours des travailleurs qu’ils ont exploités, c’est non. Tant qu’ils pourront écraser la condition ouvrière, intensifier l’exploitation et supprimer des droits à la population laborieuse, ils le feront.

    Beaucoup de travailleurs n’auront pas la force de travailler jusqu’à 64 ans ou ne pourront pas cotiser 43 annuités. Ils n’auront donc pas une retraite pleine. Macron et ses sous-fifres le savent. Comme ils savent que l’âge de 64 ans correspond à l’espérance de vie en bonne santé et que 30 % des plus pauvres sont déjà morts à cet âge-là.

    Mais ils n’ont aucun scrupule. Ils repartent en guerre contre les retraites car c’est une règle dans cette société : il faut que le magot des capitalistes grossisse, toujours et encore. Le maximum d’argent doit aller aux plus gros, aux plus riches, aux actionnaires, à la grande bourgeoisie, même si une bonne partie atterrit dans la spéculation.

    Pour intimider ceux qui s’apprêtent à se mobiliser, ministres et patronat dénoncent les blocages et la pagaille qui pourraient en découler. Comme s’ils n’étaient pas, eux-mêmes, à l’origine d’un chaos grandissant en laissant les mains libres aux affairistes et aux spéculateurs !

    Alors jeudi, il faut se lever en nombre contre cette nouvelle attaque et engager le bras de fer ensemble, le privé avec le public, les travailleurs les plus jeunes avec les plus âgés.

    Certains, des jeunes en particulier, se disent que la planète aura brûlé ou que la guerre la ravagera avant qu’ils ne partent à la retraite. Il est vrai que des crises et des dangers plus graves encore nous menacent. Mais c’est aussi en s’opposant pied à pied à chacune des attaques et des injustices que les travailleurs retrouveront la force de contester l’ensemble de cet ordre social.

    La bataille qui s’engage nécessitera plus d’une journée de mobilisation. Pour l’emporter, ce doit être un mouvement massif qui frappe les capitalistes au portefeuille et leur fasse craindre un embrasement général. Pour l’heure, toutes les #organisations_syndicales sont unies. Mais nous ne pouvons pas nous en remettre aveuglément à elles.

    Pour se développer, la mobilisation doit être propagée et contrôlée par les travailleurs de la base . Le succès de cette première journée doit donc être l’affaire de tous. Si nous, travailleurs, réussissons à mobiliser toutes nos forces, nous forcerons Macron à reculer.

    #mobilisation_sociale #manifestation #réforme_des_retraites #confédérations_syndicales #capitalisme #saccage_social #réaction_sociale #lutte_de_classe #grève

  • Retraites : la guerre est déclarée ! | #éditorial des bulletins d’entreprise #LO (9 janvier 2023)
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/retraites-la-guerre-est-declaree-466960.html

    Le nouveau chantier de #démolition des #retraites est officialisé ce mardi. Mais on sait déjà que Macron et Borne ont décidé de faire tomber le couperet à 64 ans, avec l’augmentation accélérée de la durée de cotisation.

    En 2019, Macron avait enrobé son attaque de propositions de la #CFDT pour la rallier à sa cause. Cette fois, il a passé un marché avec la droite pour s’assurer d’une majorité à l’Assemblée.

    Alors, c’est sans fioritures. Enterrée, l’histoire des points ! Fini le cinéma autour d’un âge pivot et d’un prétendu choix de l’âge de départ ! Tous les travailleurs devront travailler au moins deux ans de plus, point final. Ceux qui n’y sont pas forcés par l’allongement de la durée de la cotisation y seront contraints par l’âge légal.

    Toutes les confédérations syndicales sont forcées de le reconnaître : la réforme est brutale. Elle frappe de plein fouet le monde ouvrier, ceux-là mêmes qui ont commencé à travailler tôt, font les métiers les plus pénibles, les plus difficiles et les plus mal payés. Et elle sera menée au pas de charge, car Macron souhaite qu’elle s’applique dès la fin de l’été. La génération de 1961 serait donc la première à faire du rabiot.

    Quand le #gouvernement_Borne se pose en sauveur du système des retraites, il ment comme un arracheur de dents. Le #conseil_d’orientation_des_retraites l’a écrit noir sur blanc : le système n’est pas menacé sur le long terme. Il faut dire qu’une bonne partie du sale boulot a été faite par les socialistes, sous le #gouvernement_Hollande. C’est la #réforme_Touraine qui impose aux générations nées après 1973 de cotiser 43 ans.

    Alors, pourquoi un tel acharnement ? Parce qu’il manquerait 10 milliards dans les caisses de retraite, et ce, pendant quelques années. Mais quand il s’agit de trouver 10 milliards pour subventionner le grand patronat, ça ne fait ni une ni deux. Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque de ce côté-là.

    Cette année, les actionnaires du CAC 40 vont empocher 80 milliards. Ces 80 milliards sont le fruit de notre travail, mais ils vont aller à ceux qui sont nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, à des rentiers, à des retraités de naissance !

    Tant que nous ne nous faisons pas respecter, tant que notre sort est entre les mains du grand patronat et de ses pantins du genre de Macron, il ne faut pas nous attendre à être traités autrement.

    Ils se moquent de savoir si les ouvriers, les caissières, les infirmières, les aides à domicile ou les techniciens tiendront le coup.

    De plus en plus de travailleurs termineront leur carrière à Pôle emploi, en invalidité ou au RSA. Et ils le savent pertinemment. Mais de leur point de vue, cela fera toujours moins d’argent à sortir que de verser une pension complète. Et ce sera autant de gagné pour arroser la bourgeoisie.

    Encore une fois, ne nous étonnons pas ! #Macron ne gouverne pas pour empêcher les crises ou les guerres. C’est chose impossible dans un système aussi fou que le capitalisme. Il dirige pour faire respecter une de ses lois fondamentales : tout ce qui va dans les coffres forts des exploiteurs – bénéfices, plus-values, dividendes – doit croître toujours et encore. Pour ça, il faut en faire baver toujours plus aux travailleurs, il faut écraser leurs salaires, leur enlever des droits.

    Sans rire, avec cette #réforme, Macron explique préparer l’avenir et assurer 2040 ! Mais l’avenir qu’il nous réserve n’est pas seulement un avenir sans retraite. C’est une société où des spéculateurs peuvent prendre toute la société à la gorge en faisant flamber les prix. C’est une société où la recherche du profit détruit tout : du système de santé à l’approvisionnement en électricité en passant par les transports et l’éducation.

    Et qui sait si dans quelques mois, nous ne serons pas, nous aussi, rattrapés par la guerre et les bombes ? Et là, il ne sera plus seulement question de notre droit à la retraite, mais de notre droit à la vie.

    Non, l’avenir n’appartient pas à ces irresponsables qui sont en train de tout sacrifier sur l’autel de leurs capitaux. L’avenir appartient aux travailleurs et à leurs luttes. Il se joue dès aujourd’hui dans notre capacité à défendre nos #salaires et nos retraites. Et rien n’est joué d’avance !

    Les confédérations prétendent vouloir mener la lutte. Mais le simple fait qu’elles attendent mardi soir pour annoncer ce qu’elles comptent faire montre que leurs dirigeants sont de bien piètres généraux.

    L’essentiel va donc dépendre des travailleurs eux-mêmes. Il faut trouver en nous-mêmes l’énergie et la détermination pour faire reculer Macron.

    Pour l’instant, l’opposition massive à cette attaque n’est mesurée qu’au travers des sondages. Eh bien, il va falloir l’exprimer dans les entreprises au travers des grèves et dans la rue avec des manifestations de masse !

    #confédération_syndicale #riposte #lutte_de_classe #réforme_des_retraites #guerre_sociale #capitalisme #mensonge

    • Retraites : Borne sonne la charge
      https://journal.lutte-ouvriere.org/2023/01/11/retraites-borne-sonne-la-charge_467540.html

      Mardi 10 janvier 2023, la Première ministre, Élisabeth Borne, a exposé son plan d’attaque contre les retraites. Après avoir reculé à plusieurs reprises, cherché des soutiens dans les directions syndicales, négocié celui de la droite parlementaire, tenté de dorer la pilule aux travailleurs par une propagande mensongère, le gouvernement dévoile ses batteries.

      Dans ce plan, le nombre d’annuités nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein sera porté à 43 dès 2027. C’est une accélération de la loi Touraine de 2014 – ministre socialiste d’un président socialiste, faut-il le rappeler – qui avait programmé ce mauvais coup pour 2035.L’âge légal de départ sera de 64 ans dès 2030, au lieu de 62 aujourd’hui, et, pour y arriver, il augmentera d’un trimestre par an dès l’automne prochain.

      Ces deux mesures, conjuguées avec la baisse de la durée d’indemnisation du chômage et au fait que les patrons licencient les travailleurs trop âgés et trop fatigués, vont en pousser des millions vers la misère. En effet, aujourd’hui, la moitié des travailleurs qui arrivent à l’âge de la retraite sont au chômage, en maladie ou en invalidité. Ceux-là, ceux qui ont eu les travaux les plus durs, seront les plus touchés. Ils risquent de passer des années au RSA en attendant de toucher, à 64 ans, une pension amputée. De plus, lier la retraite au fait d’avoir eu une carrière complète garantit une décote généralisée. Qui donc n’aura jamais connu de période d’interruption d’activité ?

      La machine à mouliner les retraites, déjà souhaitée par Rocard et Mitterrand, inaugurée par Balladur en 1993 et poursuivie sous tous les présidents et tous les Premiers ministres, devrait donc faire un tour de plus. Borne y ajoute ce mépris particulier, cet aplomb antiouvrier caractéristique des macronistes. La décote serait annulée à condition de partir en retraite à 67 ans, car c’est ainsi que Borne « pense aux femmes et à ceux qui ont des carrières hachées ». Des millions de mères de famille, ouvrières d’usine, travailleuses du nettoiement, caissières, aides à domicile… apprécieront, qui devraient donc serrer les dents jusqu’à 67 ans.

      Par souci de justice car, dit-elle, « la justice est le deuxième pilier de cette réforme », Borne exigerait du patronat une contribution supplémentaire. Mais, ne voulant pas augmenter le « coût du travail », elle diminuerait en même temps les cotisations accidents de travail et maladie professionnelle. Faire payer les patrons consiste donc pour elle à se servir dans les caisses de secours des travailleurs ! Et puisqu’elle « ne peut pas se résoudre à ce que le travail puisse abimer tant de nos compatriotes », la Première ministre dit qu’elle va insister sur le suivi médical et créer un fonds de recherche sur le sujet. Ce n’est certes pas ce qui fera peur aux patrons, qui resteront maîtres chez eux, libres de pressurer les travailleurs jusqu’à l’accident, l’invalidité ou pire encore.

      Borne a évidemment glissé dans son discours quelques appels du pied lamentables aux moins regardantes des directions syndicales : des larmes sur la pénibilité, le mystérieux fonds sur la santé au travail, des mesures pour les salariés qui auraient commencé à 16 ans et travaillé sans discontinuer jusqu’à 58 et auraient le droit de partir si leur travail a été assez pénible, etc. Elle a évoqué une pension minimum de 85 % du smic « pour ceux qui ont eu une carrière complète au niveau du smic », ce qui est une condition quasiment impossible à satisfaire. Borne a fini par une gifle aux travailleurs et un clin d’œil démagogique à la droite, en annonçant que les régimes dits spéciaux, sauf ceux des policiers, militaires et pompiers, seraient désormais fermés à tous les nouveaux embauchés.

      Ce projet est la poursuite d’une politique bien connue, une attaque qui s’ajoute à bien d’autres, sur l’emploi, les salaires, la santé, le logement. Mais les travailleurs ont la force de l’empêcher de passer.

  • Les attaques pleuvent, préparons la riposte de l’ensemble des travailleurs ! (#éditorial des bulletins d’entreprise #LO du 26 décembre 2022)
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/les-attaques-pleuvent-preparons-la-riposte-de-lensemble-des-travaill

    La #grève des contrôleurs de la SNCF a sans doute gêné de nombreux voyageurs pendant le week-end de Noël et a donné lieu à un déchaînement anti grévistes du gouvernement et des journalistes. On ne les entend pas autant le reste de l’année, quand les retards et les suppressions de train dus aux économies réalisées par la direction de la #SNCF entraînent la galère quotidienne pour des millions d’usagers. C’est que la gêne des usagers, durant ce week-end de fêtes comme le reste de l’année, est le cadet des soucis du gouvernement.

    Face à des #travailleurs en grève, salariés des #raffineries de #Total, #éboueurs, travailleurs des transports ou de #GRDF, le refrain de la « prise d’otage » est un réflexe chez ces dirigeants. Par contre, face à l’envolée du prix du caddie, aux factures d’électricité ou de gaz qui doublent ou triplent, il n’est pas question de prise d’otage, pas plus que quand le patronat fait pression sur les #salaires et les #conditions_de_travail ! Ils choisissent leur vocabulaire selon les intérêts de la #classe_capitaliste qu’ils servent.

    Macron a saisi l’occasion pour dire qu’il faudrait interdire le #droit_de_grève à certaines périodes, au nom du droit à la libre circulation. Comme si ce n’étaient pas les mesures prises par ce gouvernement en faveur du capital qui entravent la liberté de millions de travailleurs de circuler, de se chauffer, de se loger et de vivre dignement !

    Les #contrôleurs ont mille fois raison de se battre. Ils dénoncent non seulement l’aggravation de leurs conditions de travail, mais aussi des salaires insuffisants, malgré des primes qui ne compensent pas des salaires qui démarrent sous le Smic, sautent en cas d’absence et ne comptent pas pour la retraite. Même s’ils l’ont exprimé de manière catégorielle, le problème posé par les contrôleurs est celui de tous les travailleurs aujourd’hui : des salaires qui ne suffisent pas pour vivre.

    L’autre aspect qui reste en travers de la gorge du #gouvernement_Borne comme de la direction de la SNCF, c’est que les travailleurs sont passés par-dessus les directions syndicales. Les contrôleurs ont propagé la grève eux-mêmes, non seulement sur les réseaux, au travers d’un collectif national, mais aussi dans les discussions individuelles et collectives. C’est ce qui a conduit à la démonstration de force du premier week-end de décembre, où 80 % des contrôleurs étaient en grève, puis à la mobilisation du week-end de Noël.

    Le ministre des transports, #Clément_Beaune, s’est insurgé contre ce collectif fait « pour contourner les syndicats ». Les commentateurs ont parlé d’irresponsabilité des grévistes, qu’ils imaginent forcément manipulés, car il est impensable pour eux que des travailleurs du rang, syndiqués ou non, puissent discuter de leurs intérêts et agir sans l’aval des #directions_syndicales. C’est pourtant bien toutes les grèves qui devraient être organisées et contrôlées par les travailleurs eux-mêmes.

    Les syndicats se sont empressés de signer un accord avec la direction, qui promet une prime annuelle de 720 euros et la création de 200 emplois supplémentaires. Dans la foulée, ils ont levé le préavis de grève pour le week-end prochain. Quelle que soit la décision des contrôleurs sur la suite du mouvement, c’est bien leur grève qui a permis d’obtenir ce premier résultat.

    Contre les grévistes, Véran a déclaré : « À Noël, on ne fait pas la grève, on fait la trêve ». Mais les attaques de son gouvernement et du grand patronat ne connaissent pas de trêve et leurs cadeaux pour l’année prochaine sont loin de nous faire rêver.

    Ainsi, le gouvernement a choisi le 23 décembre pour annoncer une nouvelle #mesure_anti_chômeurs : à partir du 1er février, la durée d’indemnisation pourra baisser de 40 % si le taux de chômage officiel ne dépasse pas les 6 %. C’est un moyen de plus de faire pression sur tous les travailleurs pour accepter n’importe quel emploi, à n’importe quelles conditions et pour n’importe quel salaire. S’y ajoutent la #réforme_des_retraites et la volonté du gouvernement d’allonger la durée du travail, ce qui condamnerait nombre de travailleurs, jetés dehors bien avant 65 ans, aux petits boulots et à des pensions de misère. Sans oublier, encore et toujours, la valse des étiquettes et le pouvoir d’achat qui dégringole.

    Des grèves éclatent ici et là sur les salaires. Pour faire reculer le patronat et le gouvernement, qui prennent nos #conditions_de_vie en otage, il faudra une riposte de l’ensemble de la classe ouvrière. C’est en discutant entre travailleurs, en décidant nous-mêmes de nos actions et de notre façon de nous organiser et en contrôlant nos représentants que nous pourrons la bâtir.

    #lutte_de_classe #grève_générale #collaboration_de_classe #Lutte_Ouvrière

  • Réforme des retraites : manœuvres avant l’attaque

    https://journal.lutte-ouvriere.org/2022/12/21/reforme-des-retraites-manoeuvres-avant-lattaque_456850.html

    L’attaque annoncée par l’équipe gouvernementale touchera, à la satisfaction discrète mais réelle du #grand_patronat, tous les travailleurs, en activité, au #chômage ou déjà à la #retraite.

    L’âge de départ repoussé à 64 ou même 65 ans pourrait se cumuler avec un #allongement_de_durée_de_cotisation, le tout provoquant, et c’est le but, une baisse des #pensions. Entre ceux qui n’auront pas une carrière complète, ceux qui auront des périodes de sous-activité et de moindres rentrées, ceux qui, âgés, seront licenciés de leur emploi sans avoir droit au chômage… bien des travailleurs se retrouveront avec une pension insuffisante et, de toute façon se verront amputés de deux années d’une retraite pourtant amplement méritée.

    C’est d’ailleurs un des aspects révoltants de cette attaque, qui en comporte beaucoup. L’espérance de vie, et surtout en bonne santé, n’augmente plus, c’est un mensonge de le prétendre. La différence entre celle d’un ouvrier et celle d’un cadre est d’une dizaine d’années en moyenne. Macron et ses mentors de la finance n’ont pourtant que ce minable argument à avancer, puisque leur prétexte d’équilibre des caisses de retraites ne tient même plus, le Conseil d’orientation des retraites l’a démontré.

    Les grands patrons et leurs familles qui accumulent depuis des décennies les richesses produites par la classe des travailleurs devraient logiquement assurer le paiement des pensions. Mais non, ils exigent au contraire que l’argent public, tout l’argent public, serve à leur assurer une croissance de leurs profits, quitte à réduire des millions de travailleurs à la pauvreté.

    #réforme_des_retraites #saccage_social

  • Non à la grande régression ! #éditoLO du 12 décembre 2022
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/non-la-grande-regression-451487.html

    La #guerre_en_Ukraine menace, à tout moment, de dégénérer en conflit plus large. L’envolée des prix, ahurissante pour l’énergie, force certaines entreprises à s’arrêter (#inflation). Le pays risque d’être plongé dans le noir et, pour l’éviter, le gouvernement prépare des coupures d’électricité. Et quelle est la préoccupation de Macron ? Reculer l’âge de départ à la retraite ! (#réforme_des_retraites)

    Dans la pire des situations, même dépassés par les évènements, ceux qui nous gouvernent utiliseront leur dernier souffle pour s’attaquer aux travailleurs . C’est dans leurs gènes politiques. Pour eux, gouverner, c’est servir les intérêts de la #bourgeoisie et donc imposer des sacrifices aux travailleurs. C’est d’autant plus vrai dans les périodes de crise où la guerre entre les capitalistes pour assurer leurs profits s’intensifie. (#lutte_de_classe)

    Alors oui, malgré les menaces qui pèsent sur la société et sur les classes populaires en particulier, #Macron en rajoute. Après avoir réduit les indemnités #chômage, il veut sabrer dans les droits à la retraite.

    Macron s’est encore donné quelques semaines pour préciser son projet de loi. Mais celui-ci sera présenté courant janvier. Il y aura ensuite quelques semaines de cinéma où l’opposition s’agitera à l’#Assemblée_nationale. Et si nécessaire, le coup de sifflet final sera donné par le #49.3. Tout cela pour une entrée en vigueur de la réforme à l’été 2023.

    Seule l’intervention des travailleurs peut empêcher cette attaque au pas de charge. Pour l’instant, l’opposition massive à ce recul n’est mesurée qu’au travers des sondages. Eh bien, il va falloir l’exprimer dans les entreprises et dans la rue au travers de #grèves et de #manifestations !

    Pour bien des travailleurs, la priorité est de réussir à se chauffer et se nourrir correctement malgré l’envolée des prix. Cela alimente, dans toutes les entreprises, un mécontentement sur les salaires. Il faut le faire entendre et le transformer en un coup de colère général contre la #politique_antiouvrière du #gouvernement_Borne et du #grand_patronat.

    La défense de notre #pouvoir_d’achat et de nos #retraites constitue un seul et même front de combat . C’est parce que les capitalistes n’augmentent pas les #salaires de base, et font, ici et là, diversion avec des primes, que les caisses de retraite ne se remplissent pas.

    Si les femmes étaient payées autant que les hommes, cela ferait rentrer des milliards dans les caisses de retraite. Et si les plus de 50 ans étaient salariés, plutôt qu’écartés par les entreprises, il n’y aurait pas de déficit.

    Rien n’oblige le gouvernement à reculer l’âge de la retraite à 65 ans. Le déficit annoncé des #caisses_de_retraite, 12 milliards en moyenne par an dans les prochaines années, serait facile à combler.

    12 milliards, ce sont les profits que #TotalEnergies a réalisés en six mois . Cela correspond à un petit dixième des profits réalisés par les entreprises du CAC 40 en 2022. Et c’est 6,5 % de la fortune de Bernard Arnault, estimée, cette semaine, à 185 milliards de dollars. Alors, la bourgeoisie a largement de quoi payer les retraites !

    Et ce serait la moindre des choses ! La classe capitaliste s’enrichit par l’#exploitation des travailleurs pendant toute leur vie : cela devrait être à elle de payer intégralement leurs retraites , et non à d’autres salariés, par leurs cotisations, comme c’est le cas aujourd’hui au travers du système par répartition.

    Nous pouvons sauver nos retraites, à condition de nous battre contre le gouvernement, dévoué corps et âme à la bourgeoisie, et contre l’ordre social capitaliste.

    Un pays comme la France n’a jamais eu autant de possibilités pour soigner, nourrir, éduquer, transporter la population, et nous voyons nos #conditions_de_vie reculer dans tous ces domaines.

    Oh, pour les plus riches, la vie est douce et prospère. Ils n’ont jamais de problème d’emploi, de salaire ou de retraite : sans rien faire de leurs dix doigts, ils touchent le pactole en jonglant avec leurs capitaux. Cela leur donne le pouvoir d’occuper tous les postes de commandement dans les entreprises comme dans les institutions.

    Où nous mène la domination de cette #grande_bourgeoisie ? À la régression générale pour l’écrasante majorité des travailleurs. Le plus grave est qu’en imposant son système de #concurrence et sa guerre économique permanente, elle nous conduit aussi à la guerre tout court.

    Alors, les travailleurs doivent affirmer leurs revendications et se battre avec la conviction d’avoir tout à gagner à contester cet ordre social.

    Nous ne sommes pas condamnés à la domination de la bourgeoisie et de ses politiciens. Toute la production de richesses dépend de nous, il dépend aussi de nous de changer la société pour mettre un coup d’arrêt à son évolution catastrophique et guerrière .

  • AAH : la Cour des comptes propose de rendre le pouvoir à l’État au sein des MDPH, 25 novembre 2019
    https://www.banquedesterritoires.fr/aah-la-cour-des-comptes-propose-de-rendre-le-pouvoir-letat-au-s

    La Cour des comptes dévoile un rapport public thématique consacré à l’allocation aux adultes handicapés (#AAH), la principale prestation en ce domaine avec la prestation de compensation du handicap (PCH) versée par les départements. Ce rapport intervient alors que se pose la question d’une éventuelle intégration de ce minimum social – attribué par les #MDPH (maisons départementales des personnes handicapées), versé par les CAF mais financé par l’État – dans le futur revenu universel d’activité (#RUA). Comme souvent dans les travaux de la Cour des comptes, il n’est pas non plus sans lien avec le dérapage répété des crédits affectés au financement de l’AAH (+70% en dix ans) . La prestation devrait en effet franchir cette année la barre des 10 milliards d’euros pour 1,1 million d’allocataires, sous l’effet de la progression du nombre de bénéficiaires et de l’engagement d’Emmanuel Macron de porter à 900 euros par mois le montant de l’allocation. Une situation qui fait de l’AAH le second des #minima_sociaux, derrière le RSA.

    Créée par la grande loi sur le handicap du 30 juin 1975, l’AAH est confrontée à l’évolution de la notion de #handicap durant ces dernières décennies, les dernières définitions, dans l’esprit notamment de la loi Handicap du 11 février 2005, allant jusqu’à englober 12 millions de personnes concernées par le handicap, ce qui correspond à une acception extrêmement large du terme, incluant le handicap lié à l’âge.

    Or face à cette extension du champ, il serait nécessaire « de disposer de #critères_d'attribution les plus objectifs possibles ». (...) La Cour des comptes pointe un certain nombre de dysfonctionnements, déjà relevés par de nombreux rapports de la Cour elle-même, mais aussi des inspections générales ou des commissions parlementaires : faible niveau de connaissance des demandeurs et des bénéficiaires, identification et codage des déficiences réalisés souvent à l’extérieur des MDPH, manque d’exhaustivité et de suivi des informations... Sur ce point, le rapport se montre pessimiste sur l’harmonisation en cours, sous l’égide de la CNSA, des systèmes d’information des MDPH, qui « est sans conséquence immédiate sur la pratique de codage de chaque département ».

    À la décharge des CDAPH et des MDPH, la Cour des comptes reconnaît cependant que ces instances sont confrontées à une charge de travail particulièrement intense et en croissance rapide, avec 4,5 millions de décisions prises en 2017, dont 550.000 concernant l’AAH, alors qu’elles sont supposées respecter des délais de réponse inférieurs à trois mois (largement dépassés dans les faits) (...) et relève [parmi les équipes des MDPH chargées de l’évaluation] un certain nombre de difficultés : composition très variable, présence ou non d’un médecin (ces derniers étant en outre difficiles à recruter et à retenir), temps d’instruction compris entre 5 et 20 minutes, caractère « rare, voire exceptionnel » de l’organisation d’entretiens ou de visites médicales... S’y ajoute une absence de mécanismes de détection des demandes frauduleuses. Le risque est d’autant plus grand que la procédure est pour l’essentiel déclarative et se passe sur pièces. Même si "le travail des MDPH ne peut être fondé sur la suspicion, la Cour conclut néanmoins à « l’existence d’un ’angle mort’ en termes de lutte contre le recours frauduleux à l’AAH ».

    [..] les départements - qui supportent la charge financière du #RSA - peuvent avoir un intérêt financier immédiat à ce que l’AAH prenne en charge leurs #allocataires_du_RSA, dont les difficultés sociales se combinent généralement avec des difficultés d’ordre psychosocial et peuvent désormais relever du champ du handicap tel qu’il a été redéfini en 2005". (...) la Cour des compte formule aussi un certain nombre de préconisations, visant plus particulièrement « l’AAH 2 », autrement dit celle attribuée aux personnes présentant un taux d’invalidité compris entre 50 et moins de 80% et dont les effectifs progressent très rapidement. La Cour recommande ainsi de distinguer les crédits correspondants à ces deux types d’AAH, ce qui peut difficilement passer pour autre chose que le prélude à une distinction plus poussée des deux composantes de la prestation. Le rapport préconise également diverses mesures de renforcement des contrôles, pour terminer par une mesure phare : « Donner la majorité des voix à l’État, en tant que financeur, en CDAPH pour les décisions relatives à l’AAH. »

    faut réduire (tarir ?) ce flux de RSAstes demandeurs de revenu qui alimente une hausse des effectifs d’une AAH de second ordre :

    Montant de l’AAH : incapacité entre 50 % et 79 %
    https://www.mes-allocs.fr/guides/aah/montant-aah/montant-aah-incapacite-entre-50-79

    Il existe un taux minimum d’incapacité pour avoir l’AAH. Vous devez :

    Présenter une incapacité permanente de 80 % ou supérieure à 80 %,
    Ou avoir un taux d’incapacité compris entre 50 et 79 %, le demandeur doit être âgé de moins de 60 ans et la CDAPH doit avoir reconnu une restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi.

    Si votre taux d’incapacité se trouve entre 50 % et 79 %, vous ne pouvez pas bénéficier de l’ AAH lors de votre #retraite. Cette allocation est remplacée par l’allocation de solidarité aux personnes âgées (#ASPA).

    elle rampe, elle rampe, la #réforme_des_retraites.

  • StructuresMinimalistes sur Twitter

    https://twitter.com/Minimaliste13/status/1364613730533847042

    Aujourd’hui, nous sommes le 24/02.

    Il me semble que nous devrions nous souvenir de cette date, de ce qu’il s’est passé il y a exactement un an, le 24/02/2020, qui fut un point de bascule dans l’histoire de l’épidémie de #Covid_19 en France.

    Le 24/02/2020, l’OMS termine sa mission d’évaluation de la réponse chinoise à l’épidémie de #Covid_19 à Wuhan. Le rapport afférent souligne le danger présenté par #Sars-CoV-2.

    https://www.who.int/publications/i/item/report-of-the-who-china-joint-mission-on-coronavirus-disease-2019-(covid-19)

    « It must be considered capable of causing enormous health, economic and societal impacts in any setting. It is not SARS and it is not influenza. [We risk failing to] exploit all possible measures to slow transmission of the COVID-19 virus, reduce disease and save lives. »

    Ce rapport recommande le port du masque en population générale, recommande de se préparer à une augmentation drastique des besoins en oxygène et réanimation et informe du risque de pénurie globale d’équipements médicaux de base, en pointant à nouveau spécifiquement les masques.

    Dès cette date, la plus haute autorité compétente en la matière alertait sur la nécessité de planifier le port du masque en population générale, de préparer l’approvisionnement des soignants en masques FFP2 (p32 et 33) et de préparer des lits de réanimation.

    Toute personne qui, passée cette date, vous a dit que l’on ne savait pas, que c’était une grippette, que l’#OMS ne recommandait pas le masque, que « moi par exemple je ne sais pas mettre un masque », que « un masque pour mes enfants, ah non pas du tout »

    https://www.vie-publique.fr/discours/273863-sibeth-ndiaye-04032020-crise-coronavirus-covid-19

    ou que « au début du mois de mars même, encore plus en février ou en janvier, personne ne parlait de masques » est un incompétent criminel ou un menteur (ou plus probablement les deux).

    https://twitter.com/Minimaliste13/status/1262621727588319233

    Le 24/02, c’est aussi le lundi suivant le meeting évangélique de Mulhouse, l’un des événements majeurs de super-contamination en France. C’est aussi la semaine où les résultats de traçages du cluster de l’Oise révèlent... que l’on a perdu le contrôle de l’épidémie dans l’Oise.

    Le lendemain, la première victime française du #Covid_19, un enseignant de Crépy-en-Valois décèdera. De nombreux enseignants des établissements scolaires seront testés positifs. Ils se seront contaminés « ailleurs ».

    Je ne laisserai personne dire que l’exécutif ne s’est pas montré à la hauteur. Le 24/02, #Agnès_Buzyn, qui était ministre de la santé exactement 7 jours auparavant encore, déclare que le traçage suffit en France, que l’épidémie est sous contrôle mais reproche à Hidalgo de ne pas avoir assez préparé l’arrivée de la pandémie. Il faut (re)voir cette vidéo.

    « Nous avons tout anticipé, nous avons préparé, dans l’hypothèse où le virus circulerait. S’il y a une chose que je sais faire, c’est de la gestion de crise ».

    https://www.europe1.fr/politique/pour-agnes-buzyn-anne-hidalgo-na-pas-prepare-paris-a-larrivee-du-coronavirus

    Surtout, il faut voir le visage ravagé d’Agnès Buzyn qui, contrairement à #Jean-Michel_Blanquer n’a pas reçu la grâce d’être une psychopathe et de pouvoir mentir sans vergogne.

    #Olivier_Véran, le ministre en activité, déclare de son côté que le virus ne circule plus en France.

    « Il n’y a pas de malade identifié ce soir sur le territoire national. Il n’y a ce soir pas de circulation du virus sur le territoire national »

    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/coronavirus-une-11e-guerison-en-france-plus-aucun-malade-hospitalise-202002

    Du côté de la majorité législative, on est aussi très en pointe dans la surveillance de l’épidémie. Ce jour-là, c’est #Cendra_Motin qui se distinguera. Dans une intervention devenue célèbre, elle demande « honnêtement qui aujourd’hui, s’il connaissait le régime universel, accepterait de revenir en arrière ? Nous vous proposons un grand bond en arrière (applaudissements sur les bancs de la majorité) ».

    C’est vrai, qui refuserait ce grand bond en arrière ?

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1232006648736120832/pu/vid/854x480/aNzYrjRCUU3S4BbL.mp4?tag=10

    https://twitter.com/sebastienjumel/status/1232006750292893696

    Tous les métiers du soin peut-être, pour qui l’impact de la #réforme_des_retraites est résumé ci-dessous sur la base du travail exceptionnel de simulation produit par #Bruno_Scherrer

    Aide-soignante, départ à 62 ans : 42% du SMIC. Infirmière : 71%.

    https://twitter.com/Minimaliste13/status/1244648706277806082

    Et encore, c’est la première pension et sous l’hypothèse (improbable) d’une longue carrière sans temps partiel ni interruption, après cela se dégrade.

    Une infirmière qui part à la retraite à 62 ans avec 71% du SMIC.

    Rien que d’y penser, j’ai des larmes aux yeux. Et la rage.

    Voilà ce qu’il s’est passé il y a un an. On savait ce qu’il fallait faire, Buzyn reprochait à sa rivale de ne pas en faire assez, Véran déclarait qu’il n’y avait plus de circulation du virus et Motin célébrait la destruction de la retraite des infirmières.

    Ni oubli, ni pardon.

    #in_retrospect

  • Compétitivité, retraites, Etat : Emmanuel Macron choisit le risque , Cécile Cornudet, Les Echos
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/emmanuel-macron-president/exclusif-competitivite-retraites-etat-emmanuel-macron-choisit-le-risque-120

    La crise sanitaire s’éloignant, le chef de l’Etat prépare une nouvelle étape pour le pays, qu’il présentera début juillet. Il n’y aura pas de tournant social, commence-t-il à diffuser.

    La première pierre de l’édifice est à peine posée. Emmanuel Macron veut consulter, associer, et trouver grâce aux présidents des Assemblées deux ou trois mesures qui feront consensus dans le pays. Il veut prendre le temps de réfléchir avant de dévoiler, début juillet, les contours d’une nouvelle étape pour le pays et la définition d’un nouvel « en même temps », entre « reconstruction » et « vivre ensemble ».

    Mais une chose est sûre : il veut prendre des risques, du moins sur le volet « reconstruction ». S’exposer et oser, puisque tel est sa marque de fabrique.  » Je ne suis pas du genre à regarder la Seine », dit-il souvent. Et tant pis s’il y a un vrai « paradoxe à prendre plus de risques encore pour parachever ce qui a été fait », alors que les crises se sont enchaînées et que ses marges de manoeuvre se sont réduites.

    De virage social, il ne saurait être question (ce n’est pas à la hauteur, estime-t-il), de reprendre le fil du quinquennat comme si rien ne s’était passé non plus (le confinement et le choc économique ont créé des traumatismes). Emmanuel Macron veut bâtir du nouveau sur ce qui a été fait, sans renier ses réformes, y compris celle des retraites qu’il voudrait reprendre en partie, et sans renoncer à ses priorités économiques que sont l’amélioration de la compétitivité et la politique de l’offre.

    La France a tenu le choc dans la crise du Covid parce qu’elle était forte d’avoir maintenu le cap après les « gilets jaunes », analyse-t-il. Les Français ont mesuré leur attachement à l’indépendance du pays sur les secteurs stratégiques. Or ce n’est pas une réorientation de la mondialisation qui permettrait au pays d’être souverain, défend-il, mais sa puissance. Souveraineté et compétitivité sont dans son esprit intimement liés.

    Priorité à l’emploi, soutien aux entreprises et baisses d’impôts plus que hausse générale des salaires, poursuite de la modernisation du pays : le chef de l’Etat repense sa méthode (« Une réforme n’a pas besoin d’être brutale » ), mais pas son orientation. Sa « réinvention » prend la forme d’une accélération, comme après les « gilets jaunes ». [#réforme_des_retraites, ndc]

    Le mandat dans le mandat

    De l’observation attentive du pays pendant la crise, il retient notamment deux choses : la résilience des Français, mais aussi la défiance qui les anime. Paris contre province, peuple contre élites, et même élus contre Etat puisque les partis traditionnels ont fait cette « faute lourde » , analyse-t-il, de confondre combat politique et remise en cause de « l’Etat qui fait Nation ». Les fractures sont multiples et pour les contrer, il commence à voir le chemin : il faut que les citoyens adhèrent aux décisions, « faire circuler les énergies » [Qi gong, CAC 40 et cocaïne, ndc] et rééquilibrer les pouvoirs.

    A deux ans de l’élection présidentielle, il serait ainsi prêt à rouvrir le chantier éruptif de la réforme de l’Etat. [...]

    #politique_de_l'offre #réforme_de_l'État

    • Gouverner c’est prévoir

      L’Elysée revoit tous ses procédures de sécurité en perspective d’un automne marqué par des manifestations, en particulier des Gilets jaunes, a-t-on appris auprès d’une source militaire. « Le confinement avait permis de commencer cet review des procédures ».

      Un salarié du Figaro
      https://twitter.com/Malbrunot/status/1269191757029310465

      Je sais pas quel gendarme de la sécu du Palais s’est épanché au comptoir, mais ressortir là les Gilets jaunes (et pas les Sans culottes ?) quand tout le « social » est à risque, c’est tout au plus donner un exemple pour motiver la sécu du Palais, mi-dire que que ce qui inquiète leur chef relève de compositions éventuelles aussi logiques et imprévisibles que le furent les GJ.

      Casse-tête : ne pas surligner la fragilité, façon bunkérisation élyséenne de l’automne hiver 2018/2019 ; ne pas redoubler la coupure (pas mur de grilles de 3 kms comme Trump en a fait ériger un autour de la Maison Blanche) ; faire classique en abandonnant la position (la sortie dérobée ou souterraine, à la Retailleau) est coûteux et à n’utiliser qu’en derrière extrémité ; ne pas se réfugier à Versailles ou Baden Baden.
      Un casse-tête qui demande pas mal de « procédures à roder » et que l’emploi sur la zone des gaz incapacitants (blindés de la gendarmerie) peut contribuer à résoudre.

    • Le nombre de retraités ne baisse pas assez : Retraites : un déficit de près de 30 milliards d’euros attendu en 2020
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/06/12/retraites-un-deficit-de-pres-de-30-milliards-d-euros-attendu-en-2020_6042590

      Une « estimation provisoire » du Conseil d’orientation des retraites anticipe une aggravation du déficit, déjà actuellement de 25,2 milliards d’euros. Par Bertrand Bissuel et Raphaëlle Besse Desmoulières

      Les comptes du système de retraite sont sévèrement affectés par la crise liée au Covid-19. En 2020, ils pourraient afficher un déficit de 29,4 milliards d’euros, soit 1,5 % du produit intérieur brut (PIB), selon des données diffusées, jeudi 11 juin, par le Conseil d’orientation des retraites (#COR).

      Il s’agit d’une « estimation provisoire » , susceptible d’être revue ultérieurement, car elle repose sur des hypothèses incertaines. Mais ce chiffrage s’avère, quoi qu’il en soit, plus élevé que les précédentes projections réalisées en novembre 2019 : celles-ci tablaient alors sur un solde négatif de 4,2 milliards pour 2020. En sept mois, les différents régimes de pension, pris dans leur globalité, auraient donc vu leurs perspectives financières se dégrader de 25,2 milliards d’euros.

      Pour éloquentes qu’elles soient, ces données n’ont rien d’étonnant, car elles convergent avec les tendances relevées dans d’autres champs de notre Etat-providence – l’assurance-chômage, par exemple. Il y a toutefois une singularité, s’agissant des caisses de retraite : les dépenses n’augmentent pas, contrairement au dispositif d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Elles sont même très légèrement orientées à la baisse (environ – 500 millions d’euros, par rapport aux calculs effectués en novembre 2019). Une évolution imputable à l’ « excès de mortalité » que l’on observe surtout chez les personnes de plus de 65 ans : l’épidémie pourrait, in fine , se traduire par une baisse de 0,15 % du nombre de retraités, avec, comme corollaire, l’arrêt des pensions octroyées aux individus décédés, et donc des dépenses en moins.

      C’est sur les recettes que l’incidence de la récession est la plus marquée. Comme le rappelle le COR, des « pans entiers de l’économie » ont été mis à l’arrêt, durant la période de confinement, et plusieurs centaines de milliers de personnes, très majoritairement en CDD et en intérim, dans un premier temps, ont perdu leur emploi. Une flambée du chômage qui risque de se poursuivre durant les mois à venir. La « masse des rémunérations totales » versées en 2020 pourrait, par voie de conséquence, baisser de 8,5 % : or, c’est principalement sur elle que sont assises les ressources du système de retraite. Cette contraction des rentrées d’argent est accentuée par les reports et les exonérations de cotisations aux entreprises, afin de soulager leur trésorerie.

      Progression de la pension moyenne nette

      Sans surprise, l’impact de la crise est très puissant pour les régimes du secteur privé : leurs recettes vont s’affaisser en raison de l’attrition du volume des salaires versés. Le trou dans la caisse en 2020 pourrait atteindre 27,2 milliards d’euros, soit presque 11,5 fois plus que dans les projections présentées en novembre 2019 par le COR. En revanche, les comptes des régimes spéciaux (RATP, SNCF…) et ceux de la fonction publique ne devraient quasiment pas être touchés par la crise.

      Enfin, les retraités semblent relativement épargnés par les turbulences actuelles, puisque la « pension moyenne nette » progresserait de 1,2 % entre 2019 et 2020 ; à l’inverse, la masse des rémunérations allouées aux personnes en activité fléchirait (– 5,3 %). Du coup, le niveau de vie des retraités, déjà supérieur « à celui de l’ensemble de la population » , s’élèverait encore, passant de 105 % à 110 % en 2020. Le prochain rapport annuel du COR, initialement prévu pour juin, sera peut-être publié en novembre, « si la situation le permet » – c’est-à-dire à condition qu’il y ait moins d’inconnues sur le contexte sanitaire et économique.

      #retraites #retraités #vieux

  • Dans son Havre de gauche, Edouard Philippe a un problème avec sa droite – LE POULPE
    https://www.lepoulpe.info/dans-son-havre-de-gauche-edouard-philippe-a-un-probleme-avec-sa-droite

    Un bruit sourd retentit au milieu du brouhaha. « Casse pas la vitre ! », crient plusieurs personnes à l’homme qui est en train de donner des coups de coude à la devanture déjà brisée de la permanence d’Édouard Philippe. « Casse pas la vitre ! Elle est taguée ! »

    Sur le local de campagne du premier ministre, candidat à sa réélection à la mairie du Havre, le message des manifestants s’affiche en toutes lettres : « 49°3 Philippe prend la fièvre », « Mettons-le en quarantaine ! »

    Samedi 29 février, en fin d’après-midi, à quelque 200 kilomètres de là, le chef du gouvernement vient d’annoncer devant l’Assemblée nationale sa décision de recourir au #49-3 pour adopter la #réforme_des_retraites sans vote. La colère des opposants au projet de l’exécutif éclate dans les rues de la cité Océane. « Le 49-3, c’est un coup d’État. La vraie démocratie, elle est ici » , scande la petite foule. Il y a là des militants de la CGT, des « gilets jaunes », des avocats, des représentants du Snesup-FSU, première organisation chez les enseignants-chercheurs, de simples citoyens…

    Malgré la surdité du pouvoir, tous entendent poursuivre la mobilisation jusqu’au retrait du texte. Et profiter de l’éclairage offert par l’élection municipale des 15 et 22 mars pour montrer qu’« ils sont lààà, ils sont là, même si Macron n’en veut pas, eux ils sont là ». Car au Havre sans doute plus qu’ailleurs, le scrutin revêt cette année un caractère particulier.

    En pleine crise sociale, #Édouard_Philippe, qui a dirigé la ville pendant sept ans (2010-2017), a décidé d’y mener campagne comme tête de liste, tout en restant à Matignon et en disant même que cela pourrait durer.

    https://seenthis.net/messages/828268
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010220/candidat-au-havre-edouard-philippe-anticipe-une-campagne-difficile
    Celui-ci est en accès libre sur le site de @mediapart c’était les élections municipales précédentes, en 2014.

    Face au maire UMP Édouard Philippe (44 ans), la gauche présente deux candidats aux profils inédits : une communiste de 45 ans, Nathalie Nail, qui entend renouer avec l’histoire rouge de la ville, et un ancien président d’université noir de 49 ans, Camille Galap, vainqueur inattendu d’une primaire ouverte socialiste.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/160314/municipales-l-air-frais-venu-du-havre
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050320/dans-son-havre-de-gauche-edouard-philippe-un-probleme-avec-sa-droite
    #Le_Poulpe reprend l’article de Ellen Salvi publié le 5 mars sur Mediapart.

  • « 🔎 Depuis janvier, le monde de la recherche est en ébullition 🌡 Réforme des retraites, loi de programmation... Pour mieux comprendre les raisons de la colère, c’est par ici ⬇️ »

    Les enseignants-chercheurs se mobilisent contre la réforme des retraites
    https://www.la-croix.com/Famille/Education/enseignants-chercheurs-mobilisent-contre-reforme-retraites-2020-02-07-1201

    Inquiets, les enseignants-chercheurs craignent que la réforme des retraites, puis la future loi de programmation de la recherche ne mettent à mal leur statut et instaurent une logique de productivité.

    Depuis janvier, la colère a gagné les enseignants-chercheurs – et ceux qui souhaitent le devenir. La coordination nationale des facs et labos en lutte estime que 57 universités, 171 laboratoires et 110 revues sont « mobilisés ».

    Ces scientifiques, chercheurs en mathématiques, médecine, sociologie, histoire…, qui tiennent en parallèle une activité d’enseignement, ont le statut de fonctionnaire et s’estiment perdants dans la future réforme des retraites. Le nouveau calcul prendra en effet en compte toutes les années de carrière – primes comprises – et non plus les six derniers mois. Or, les salaires des chercheurs en début de carrière sont bas et leurs primes, faibles. Pour compenser les pertes, le gouvernement a annoncé en janvier une revalorisation de ces primes.

    Risque de titularisation retardée avec les nouveaux contrats

    Pour compenser les pertes, le gouvernement a annoncé en janvier une revalorisation de ces primes. Pas de quoi calmer la colère. D’autant que la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) annoncée par Edouard Philippe dès février 2019 et qui devrait être présentée au printemps suscite aussi de nouvelles oppositions...

    #réforme_des_retraites #enseignant.e.s_chercheurs