• Préparation à l’agrégation interne d’histoire et de géographie #AgregInterneHG : GÉOGRAPHIE DE LA FRANCE

    LA FRANCE DES RÉGIONS :
    Quelques outils pour préparer des exemples aux échelles régionales et locales.

    AVANT DE COMMENCER : Se mettre au point sur la réforme territoriale
    Arnaud BRENNETOT et Sophie DE RUFFRAY, 2015, « Une nouvelle carte des régions françaises », Géoconfluences, rubrique Éclairage, 30 septembre 2015, en ligne : http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/eclairage/regions-francaises

    La carte des régions
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/eclairage/cartes/regionsfrcarte1

    UN OUVRAGE RÉCENT :
    CARROUÉ, Laurent, 2017, La France des 13 régions, Armand Colin, Paris, 336 p.


    => à consulter pour se préparer une banque d’exemples à diverses échelles.

    DES ÉTUDES DE CAS AVEC LES ATLAS AUTREMENT :

    LASLAZ, Lionel, Christophe GAUCHON et Olivier Pasquet, 2015, Atlas Savoie Mont-Blanc. au carrefour des Alpes, des territoires attractifs, Autrement, collection Atlas/Monde, Paris.


    https://www.autrement.com/ouvrage/atlas-savoie-mont-blanc-lionel-laslaz-christophe-gauchon-olivier-pasquet
    => pour des sujets sur la montagne en France (évidemment), mais aussi l’industrie, le tourisme, le patrimoine, la population, etc.

    Source des cartes : http://le-cartographe.net/publications/316-atlas-savoie-mont-blanc

    GOURLAY, Florence et Roman LE DÉLÉZIR, 2011, Atlas de la Bretagne. Les dynamiques du développement durable, Autrement, collection Atlas/Monde, Paris.


    https://www.autrement.com/ouvrage/atlas-de-la-bretagne-florence-gourlay-ronan-le-delezir-anne-le-fur-alain-
    => pour des sujets sur les littoraux, le développement durable, les ressources, les espaces productifs, les villes, etc.

    Christian PIHET (dir.), 2013, Atlas des Pays de la Loire. Entre attractive et solidarité, Autrement, collection Atlas/Monde, Paris.


    https://www.autrement.com/ouvrage/atlas-des-pays-de-la-loire-christian-pihet-jean-renard-andree-dubois
    => comme les précédents, à consulter pour de nombreux thèmes. Beaucoup de cartes très utiles pour préparer des croquis intermédiaires.

    #La_France_des_Régions #Réforme_Territoriale #Arnaud_Brennetot #Sophie_de_Ruffray #Laurent_Carroué #Lionel_Laslaz #Christophe_Gauchon #Florence_Gourlay #Roman_Le_Délézir #Christian_Pihet #Bretagne #Savoie #Savoies #Haute-Savoie #Haute_Savoie #Pays_de_la_Loire #Atlas #Agrégation #Agrégation_Interne #Agreg #AgregInterne #Agreg_Interne #Histoire #Géographie #Histoire_Géographie #Histoire_et_Géographie #Géographie_de_la_France #Agrégation_Interne_d_Histoire_et_de_Géographie #AgregInterneHG #Agreg_Intern_HG #Agreg_Interne_Histoire_Géographie


  • Quelle est la #ruralité du travail aujourd’hui ?
    http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer/?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250278758998&nl=1

    Or ce monde « rural » (qui correspond peu ou prou à la France périphérique du géographe Christophe Guilluy) a encore bien des ressources. Il concentre 64% de la population pour 63% des emplois, a-t-il indiqué, s’appuyant sur le dernier numéro de la revue Population et avenir. Dans un article intitulé « La ruralité en France, des potentiels oubliés ? », le géographe Laurent Rieutort utilise les nouvelles données de l’Insee qui permettent de classer les territoires en fonction de leur densité. Il apparaît ainsi que les métropoles concentrent 35% de la population et 36% des emplois, les villes moyennes 29% de la population et 27% de l’emploi. Les communes peu denses représentent, elles, 31% de la population et 32% des actifs occupés. Enfin, les communes très peu denses, c’est-à-dire le rural profond, représentent 4% de la population pour 4% des emplois. Mais le géographe ne s’arrête pas là et étudie les dynamiques démographiques et économiques. Premier constat : depuis 1999, les territoires ruraux « comptent une forte attractivité démographique », supérieure aux métropoles. Autre surprise : les taux de croissance des actifs occupés sont « nettement supérieurs dans le peu dense ou le très peu dense », par rapport aux métropoles qui enregistrent des taux « médiocres ». Ce qui fait dire à Laurent Rieutort que « contrairement à une idée reçue, ce ne sont donc pas les cœurs métropolitains français qui assurent la croissance de l’#emploi depuis une quinzaine d’années mais bien le reste du territoire ». L’article montre enfin que si le tertiaire est en progression dans le rural, du fait du vieillissement de la population et de « l’#économie_résidentielle », l’industrie occupe toujours 2 emplois sur dix dans le rural, devant l’agriculture (un sur dix)."L’emploi en territoire rural est loin d’être négligeable, c’est une ressource fondamentale pour la croissance", s’est ainsi réjoui Jean-Pierre Drayas. Seulement, « les logiques sont toujours centre-périphérie, dominant-dominé, on reste dans des relations non équitables », s’est insurgé Patrice Joly, par ailleurs président du conseil départemental de la Nièvre. La promesse de l’#égalité_des_territoires formulée en début de quinquennat se sera bien vite effacée sous l’effet d’une réforme territoriale privilégiant les grands ensembles : grandes intercos, grandes régions, grandes #métropoles. Le tout après des années de réorganisations territoriales (RGPP puis MAP) douloureuses, en particulier pour les villes moyennes. « On constate très peu de discrimination positive en faveur des territoires ruraux. On a plutôt de la discrimination négative », a réagi Gérard Peltre, président du Mouvement européen de la ruralité. Selon lui, « la #réforme_territoriale apporte des signaux inquiétants. On privilégie les masses critiques et pas les mises en réseau ».


  • La #décentralisation au #Sénégal, ou comment réformer pour mieux maintenir le statu quo

    La décentralisation au Sénégal est un processus très mouvementé. Elle connaît des temps forts et des périodes difficiles. Les textes sont en général très ambitieux mais la réalité est plus complexe. Cette décentralisation fortement affirmée par la loi et dans le discours officiel rencontre beaucoup de difficultés. En effet, le pouvoir central transfère certaines de ses prérogatives aux #collectivités_locales, tout en essayant de garder la mainmise sur ces dernières. Le #découpage_politico-administratif est tout aussi préoccupant. On assiste à une prolifération de communes le plus souvent sans viabilité territoriale et économique. Dans l’ensemble, les collectivités peinent à trouver des ressources pour financer leurs investissements. Les dotations de l’Etat sont insuffisantes, le recouvrement des impôts et des taxes est déficient, le partenariat avec des collectivités étrangères du Nord est désorganisé et comporte des risques. L’Etat tente de réformer mais fondamentalement sans remettre en question le #découpage_territorial qui est pourtant considéré comme l’une des sources des dysfonctionnements et du manque de moyens des collectivités locales.

    http://cybergeo.revues.org/27845
    #cartographie #visualisation #réforme_territoriale


  • Le feu couve de nouveau à l’#Office_national_des_forêts (ONF). Aux contextes financier et social préoccupants, s’ajoute désormais une crise de gouvernance. L’ONF fonctionne sans Conseil d’administration (CA) depuis que le mandat de ses membres s’est terminé le 18 mars. Un nouveau président de CA devrait être nommé, jeudi 22 septembre, en conseil des ministres. Mais cette période de vacance de six mois, une première depuis sa création en 1964, a laissé des traces dans cet établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) de 9 000 salariés.

    L’ONF, chargé de la gestion durable des forêts publiques (exploitation et entretien de près de 10 millions d’hectares de forêts et de bois), vit dans un malaise quasi quotidien depuis de nombreuses années avec la perte d’un tiers de ses effectifs en vingt-cinq ans, une trentaine de suicides en dix ans, et un enchaînement de réformes structurelles. Un audit socio-organisationnel commandé à l’acmé de la crise sociale, en 2012, avait révélé, après cinq mois d’analyse en interne, une situation préoccupante. Démotivation au travail, niveau de stress élevé, risque important de trouble psychosociaux, perte de repères, les conclusions de l’audit dressaient un portrait alarmant de l’office et dénonçaient logiquement son instabilité chronique.
    L’ONF doit « s’adapter »
    Mais la quiétude ne semble pas encore au programme de l’office. Annoncée par la direction générale en début d’année, une nouvelle #réforme_territoriale, dont le but est d’adapter l’organisation de l’ONF à la nouvelle carte des régions, doit être mise en place le 1er janvier 2017. « En tant qu’établissement public, l’ONF ne peut s’abstraire de s’adapter », affirme Christian Dubreuil, le directeur général, défendant une réforme qui doit réduire le nombre de directions territoriales (DT) de neuf à six. « S’adapter aux régions, c’est bien, aux forêts, c’est mieux », rétorque Philippe Berger, le secrétaire général du syndicat majoritaire, Snupfen, regrettant un manque de cohérence entre le périmètre des nouvelles DT et les ensembles forestiers de l’Hexagone. « On se retrouve notamment avec une DT mastodonte qui regroupe les régions Occitanie et PACA sans aucune logique forestière », abonde son homologue d’EFA-CGC, Gilles Van Peteghem.

    L’annonce avait plutôt surpris, le directeur ayant déclaré, lors d’une réunion, en septembre 2015, ne pas avoir « l’intention de reprendre l’organisation de l’ONF, dans la mesure où [il] lit partout que ses personnels ont besoin de stabilité ». Surtout, les syndicats, qui font front commun contre la réforme, regrettent qu’elle n’ait fait l’objet d’aucune étude d’impact, « alors même que le CA du 18 mars demandait l’étude de plusieurs scénarios », souligne Gilles Van Peteghem. Véronique Delleaux, de la CGT-Forêt, s’indigne, elle, de voir « la direction passer en force en l’absence de CA ».

    Les deux ministères de tutelle – de l’agriculture et de l’environnement – se veulent cependant rassurants quant à cette vacance. Le cabinet du ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, promet « un nouveau conseil avant la fin septembre ». Toujours est-il qu’au regard du Code forestier, selon l’article fixant les compétences du conseil d’administration, ce dernier doit notamment délibérer sur « les mesures relatives à l’organisation générale de l’office » (art. D222-7, 11). L’absence de CA réduit donc les prérogatives de la direction générale concernant la réforme territoriale. Une sortie de crise rapide est indispensable, puisque le CA, qui ne s’est réuni qu’une seule fois en mars, doit être convoqué au moins trois fois par an (Article D222-5) et que c’est en fin d’année qu’il valide notamment les budgets.
    Abandon du label environnemental
    « Tout acte qui relève d’une décision du CA attendra qu’il se réunisse pour être validé », tente-t-on de rassurer au ministère de l’agriculture. Christian Dubreuil précise également que le prochain conseil « devra valider la réforme ». Philippe Berger n’y croit pas : « Il se moque de nous. Les annonces de postes ont été faites, le partage des fonctions aussi. » « Il a nommé des directeurs préfigurateurs et un calendrier est mis en place », renchérit M. Van Peteghem. Le ministère de l’agriculture soutient publiquement la réforme, mais sa secrétaire générale, Valérie Metrich-Hecquet, a toutefois jugé utile de préciser, lors d’un comité technique ministériel en février, « qu’aucune instruction n’a été donnée par le ministère sur l’obligation de rendre l’organisation de l’établissement conforme à la réorganisation administrative ». Renvoyant la balle, le directeur objecte qu’il a été « mandaté par le gouvernement pour mener » la réforme.

    Outre cette réorganisation, une autre mesure prise en l’absence de CA inquiète les syndicats : l’abandon de deux normes ISO garantissant à l’ONF la certification PEFC, un label environnemental qui promeut et certifie une #gestion_durable_des_forêts. Sans ces normes, l’ONF peut-elle se voir retirer le label ? « Pas du tout, répond fermement Patrick Soulé, directeur général adjoint. On va juste devoir passer par le propre audit de PEFC désormais. » Sur le terrain, les agents sont sceptiques mais, signe de l’ambiance pesante qui règne dans l’organisme, ils refusent de parler ouvertement. « C’est peut-être vrai, mais pourquoi changer quelque chose qui fonctionne, s’interroge un ouvrier. Cela fait des années qu’on nous dit de nous conformer à ces normes, et finalement on apprend que ce n’est pas si important. Tout ça manque de logique. »

    Crispation des organisations syndicales

    Au cœur de ces désaccords, un homme cristallise les tensions : Christian Dubreuil, nommé par l’Elysée en juillet 2015 – il dirigeait l’Agence des espaces verts d’Ile-de-France depuis 2010. Sa réputation d’homme autoritaire avait crispé les organisations syndicales avant même son arrivée, et la situation s’est très vite envenimée. Début août 2015, réagissant à une demande de l’Inspection générale des finances qui, échaudée par les affaires Agnès Saal et Mathieu Gallet, réclamait plus de transparence dans les dépenses des directions d’établissements publics, le tout nouveau directeur s’indignait – dans un mail que Le Monde s’est procuré – de « ces pauvres inspecteurs des finances [sans] imagination, qui en sont à chercher à savoir s’il y a parmi [l’ONF] des clones d’Agnès Saal et du clown de Radio France » avant de se dire « frappé de la modestie du traitement d’un directeur d’office de 9 000 personnes ».

    « Ce mail a jeté un froid, confie un ancien agent. L’ONF, c’est une maison particulière, on n’y vient pas par hasard, on y rentre un peu comme dans les ordres. Alors, entendre son nouveau directeur parler ainsi et se plaindre de sa rémunération trois semaines après son arrivée, ça fait désordre. » De plus, l’autoritarisme de cet énarque de 60 ans s’est vite confirmé pour certains puisque, à peine en poste, il limogeait plusieurs cadres, certains une semaine seulement après son arrivée. « Il est normal qu’un nouveau directeur installe de nouvelles équipes, mais il y a des règles de respect, s’emporte Gilles Van Peteghem. Dès le départ ça a été : “C’est moi qui décide, point barre !” »

    Un dernier événement s’ajoute à la pagaille interne. Le 26 septembre, l’Association française des eaux et forêts organise un colloque au palais du Luxembourg, à Paris, intitulé « Pour un essor de la filière forêt-bois ». Et sur les 300 représentants du secteur annoncés… aucun de l’ONF ! Seul Jean-Yves Caullet, désormais ex-président (depuis le 18 mars) du conseil d’administration de l’office, sera présent. Selon les informations du Monde, M. Dubreuil a refusé que ses troupes participent à l’événement, et n’a rien fait pour le promouvoir en interne. Une étincelle de plus dans les rouages d’un établissement qui menace de s’enflammer.

    LeMonde.fr


  • Faire revivre les #campagnes : en #Creuse comme ailleurs, c’est possible
    https://reporterre.net/Faire-revivre-les-campagnes-en-Creuse-comme-ailleurs-c-est-possible

    Catherine Moulin est arrivée à Faux-la-Montagne au début des années 1980, avec cinq autres étudiants en sciences humaines de la région parisienne. Le collectif voulait vivre ensemble, tout en travaillant dans la « production ». Des rencontres ont fait naître l’idée de transformer le bois des abondantes forêts de sapins Douglas du plateau de Millevaches. Le projet a été reçu favorablement par le maire d’alors, François Chatoux, désormais décédé. « Il savait qu’il fallait être actif, que, sinon, tout allait disparaître, et il a eu comme politique d’accueillir tous les porteurs de projets », raconte celle qui a pris sa suite. C’est ainsi que naît la scierie Ambiance Bois, bientôt 30 ans d’existence, qui emploie aujourd’hui 25 personnes dans les environs. Pas mal, pour un village de 400 habitants.Cette première initiative a fait tache d’huile. « On a très vite pris le parti de s’investir localement », poursuit Marc Bourgeois, cofondateur de l’entreprise. Le petit groupe a accueilli de nouveaux venus, et de nouveaux projets. Une crèche, un équipement rarement présent en zone rurale, a été créée par les jeunes parents, de même que Télé Millevaches, un média associatif qui ballade sa caméra sur le plateau depuis presque 30 ans, avec l’ambition de redorer son image auprès de ses habitants. De son côté, la mairie a poursuivi sa politique d’accueil, s’est associée à six villages voisins pour créer une communauté de communes, et a mis les moyens pour racheter, au fil du temps, l’auberge, la station-service et l’épicerie, afin d’y installer de jeunes commerçants. Elle a ensuite rénové un ancien bâtiment qui est devenu une maison médicale avec deux généralistes, un kiné, un ostéopathe, etc. Il y a un an, la mairie a également passé un accord avec La Poste pour créer une agence tenue par une employée de mairie. Dans les mêmes locaux ont été regroupés une médiathèque et l’accueil touristique du camping et des gîtes communaux. Le tout est ouvert du lundi au samedi. « En un an, la fréquentation a été multipliée par trois », témoigne la responsable derrière son bureau blanc et jaune. Forcément : l’ancienne #poste n’était ouverte que quelques heures par semaine…

    #intercommunalité #réforme_territoriale #ruralité



  • Réforme territoriale et communes nouvelles de quoi parle t’on ?
    Suivre le modèle Allemend ? Danois ?

    Christophe Chabrot, maître de conférences à l’université Lyon-2 et spécialiste de la décentralisation.
    Sans sourciller il nous parle ici d’autoritarisme.

    http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/la-survie-des-campagnes-passe-par-la-fusion-des-communes_1761133.html

    “La survie des campagnes passe par la fusion des communes”
    « On avait déjà 40.000 communes sous Napoléon... Alors qu’en Allemagne par exemple, ils sont passés dans les années 1970 de 30.000 à 12.200 communes par des réformes autoritaires. »
    “au Danemark, les +communes+ ont désormais toutes plus de 20.000 habitants,”
    #communes_nouvelles#réforme_territoriale#autoritaire


  • Dans l’Aude un Appel des Maires est lancé !

    « NOS COMMUNES MERITENT NOTRE MOBILISATION.

    Nous soussignés, maires de nos communes respectives, exprimons notre désaccord avec les pressions que nous subissons pour accélérer la fusion et le regroupement des communes. Orchestrée nationalement et relayée localement, cette campagne joue la partition selon laquelle il y aurait trop de communes. Cette affirmation, posée comme un axiome, ne se prêterait à aucune discussion ni aucune réflexion.

    Trop de communes pour quoi ? Par rapport à quoi ? Les communes sont l’un des piliers majeurs de notre démocratie, un des fondements essentiels de la République, un acquis de 1789. Elles ont fait la démonstration de leur efficacité : une gestion efficace au plus près des citoyens. Pourquoi casser un outil de cette valeur ? Est-ce un bon choix politique ? Nous ne le croyons pas. A notre avis, fusion ou regroupement ne sont acceptables que sur la base du volontariat, que lorsque la décision est prise d’un commun accord et avec l’aval des populations. »
    http://www.elunet.org/spip.php?article95429

    #communes_nouvelles#réforme_territoriale#1789


  • Un petit message de notre brave et courageux Victor via FAKIR

    http://www.fakirpresse.info

    « Tenter, braver, persister,
    persévérer, être fidèle à
    soi-même, prendre corps
    à corps le destin, étonner
    la catastrophe par le peu
    de peur qu’elle nous fait,
    tantôt affronter la puissance
    injuste, tantôt insulter la
    victoire ivre, tenir bon, tenir
    tête ; voilà l’exemple dont
    les peuples ont besoin, et la
    lumière qui les électrise... »

    Victor Hugo, dans les misérables

    #communes_nouvelles#réforme_territoriale#zad_partout


  • Petit retour en arriére...la réforme territoriale sans consultation des citoyens ?
    Pourtant :"Ils sont pour le référendum : le Front de gauche, les radicaux de gauche et l’UMP. « C’est pour nous un impératif démocratique incontournable car la réforme territoriale s’attaque aux fondements même de l’organisation républicaine de notre pays », a plaidé Marc Dolez pour le Front de gauche. « Le gouvernement traite cet enjeu comme il s’agit d’un problème subalterne », a renchéri le radical de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg. Pour l’UMP Valérie Pécresse, « il y a urgence de demander au peuple de se prononcer sur cette réforme ubuesque ».

    Vous le sentez là le p’tit goût d’Europe ? !

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/07/02/le-senat-demande-un-referendum-sur-la-reforme-territoriale_4449748_823448.ht
    #réforme_territoriale


  • APPEL à amplifier la mobilisation pour sauver les communes

    25 maires, adjoints et conseillers municipaux élus en 2014 et 10 citoyens*, réunis le 10 février
    2016, certains d’exprimer le refus maintes fois répété dans les localités, de la politique de
    disparition des communes, appellent les élus et la population à amplifier la mobilisation pour
    sauver les communes qui doivent pouvoir choisir librement leur avenir !

    En Maine-et-Loire, 133 communes en moins, au 1er janvier 2016, pour 25 communes nouvelles (pour l’essentiel des
    grandes, voire des très grandes communes nouvelles). D’autres devraient suivre au 1er juillet prochain.

    C’est la démocratie qui est en danger !

    . Jamais la question ne fut abordée pendant la campagne électorale de 2014, et depuis, la population et parfois
    même une partie des conseillers municipaux ont été tenues à l’écart.
    . Il a fallu décider très vite : en quelques mois l’affaire a été conclue. Certains cabinets ou conseils privés ont
    produit des chiffres tronqués et les conseils municipaux ont décidé, sans avoir tous les éléments en main.
    . Dans toutes les grandes communes nouvelles, c’est le bureau, les adjoints et le maire, qui traitent les dossiers.
    Le conseil municipal (jusqu’à 200 membres) vote mais sans véritable débat.
    . Le sommet est atteint à Baugé en Anjou, où le Maire de Clefs Val d’Anjou a été écarté du poste de Maire
    délégué, comme les adjoints, parce qu’ils se sont opposés à la commune nouvelle de Baugé, avec 400 foyers (sur
    550) qui soutiennent leur démarche ! C’est pourtant eux, et eux seuls, qui ont été régulièrement élus en mars
    2014 par la population ! Où est la démocratie ? Un recours au tribunal administratif est en cours.

    Avec les grandes communes nouvelles, demain avec les immenses intercommunalités, les centres de décisions seront
    loin des citoyens. Elles sont les instruments de la soumission des communes à un pouvoir centralisé. Les communes
    déléguées, sans aucun pouvoir, ne sont là que pour faire écran.

    En même temps ce sont les services de la commune, publics ou non, qui seront mutualisés, rationnalisés. Les agents
    territoriaux sont les premiers visés. Les écoles devraient suivre le chemin de la Poste. Et derrière, inévitablement, ce
    sont les services pour le social, la culture, la petite enfance, la jeunesse, les personnes âgés qui devront s’adapter. Puis
    les professions libérales, les commerces et les associations se concentreront peu à peu autour des communes centres,
    comme dans d’autres pays européens précurseurs.

    Une résistance est née. Lorsqu’elle a été consultée, la population s’est prononcée pour la préservation de la commune
    historique, ou pour de plus petites communes nouvelles, comme à Pruillé, à la Ferrière de Flée, ou à Clefs Val d’Anjou. A
    Bauné, de nombreux habitants se sont prononcés contre la commune nouvelle. Des conseils municipaux rejettent la
    commune nouvelle comme à Carbay, à Armaillé, à Chazé sur Argos... D’autres n’ont pas adhéré à la transformation de
    leur Communauté de Communes, comme dans le Beaufortais ou le Vihiersois, par exemple. Des associations ou des
    collectifs d’habitants et d’élus se constituent à Corné, à Pruillé, à Rablay/Layon. En signe de protestation, des conseillers
    municipaux démissionnent dans beaucoup de communes nouvelles. Leur nombre n’a jamais été aussi important en
    Maine et Loire mais aussi dans d’autres départements.

    Nous invitons les élus et les citoyens à organiser des réunions publiques dans les cantons, les communes et les
    communes nouvelles autour des revendications suivantes :

    . Le gouvernement doit maintenir les dotations des collectivités, quelle que soit leur taille.

    . Il doit revenir sur les dispositions des lois de 2010 et de 2015 sur les communes nouvelles, et de
    la loi NOTRe qui entraînent les communes dans les dérives des grandes communes nouvelles et
    des grandes intercommunalités.

    . Aux élus des communes dans tout le pays, nous proposons de préparer une rencontre pour la
    défense des communes et des services publics qui pourrait avoir lieu en Maine et Loire dans les
    prochaines semaines. Nous proposons de multiplier les initiatives pour médiatiser au plan national nos
    actions via internet, les réseaux sociaux et tous les médias.

    Premiers signataires :

    Yannick Benoist adjoint St Laurent du Mottay, Pascal Brebion ex conseiller Rablay/layon, Didier Brémaud Association de défense de la démocratie
    communale (ADDC) Mûrs-Erigné, Olivier Chauveau maire La Ferrière de Flée, Cathy Cottin conseillère Chemillé Melay, Guy Dailleux maire Cernusson,
    Hubert Dupont 1er adjoint Le May/Evre, Laurent Girard adjoint Chemillé Melay, Hubert Lardeux ex candidat aux municipales à Angers (Contre les
    politiques d’austérité), Céline Maury conseillère Les Ponts de Cé, Olivier Schaffer conseiller Coron, Patrice Fournier ex 1er adjoint Marigné, Denis
    Chaleil et Jean-Michel Leray (Association Pruillé), Dany Rosier (Saumur), Viviane Tulasne conseillère Chigné, Pierre Devêche conseiller St Macaire en
    Mauges, Bernard Pannefieu conseiller Corné, Jocelyne et Didier Cousseau Le Mesnil en Vallée, Michel Renault maire Clefs Val d’Anjou, Mireille
    Villette ADDC Mûrs-Erigné, R Bineau pdt de l’association de défense de Clefs Val d’Anjou, Laurent Cadou maire Carbay, Hugues Vaulerin maire St
    Jean de la Croix, Joël Bruand adjoint Carbay, Nicole Glacial ex adjointe Bauné, Alain Cotteverte Rablay/Layon, Patrice Daviau maire Marcé, Jean-Luc
    Poidevineau adjoint Ecouflant, Monique Deslandes conseillère Corné, Laurent Pluchart ex conseiller Nyoiseau, Frédéric Mortier maire
    Longué-Jumelles, Bertrand Saget maire Chazé sur Argos, Dominique Philippeau adjoint Chazé sur Argos,

    * Parmi lesquels des responsables et membres d’associations ou de groupements de défense des communes

    Pour nous joindre ou transmettre vos signatures :

    defendonslescommunes@gmail.com

    https://www.facebook.com/defensedescommunes49/?ref=hl

    #communes#communes_nouvelles#réforme_territoriale#loi_NOTRe#services_publics#collectivités_territoriales#communes_déléguées#démocratie#démission#conseiller_municipal#dotation_de_l'état#D.G.F.#maine_et_loire


  • Lettre ouverte d’ Hubert Dupont, 1er adjoint du May sur Evre, au député P.S de sa circonscription, Serge Bardy.

    Hubert Dupont est 1er adjoint au maire du May sur Evre, commune
    de 4 000 habitants dans la communauté d’agglomération
    de Cholet, au sud du Maine et Loire. Hubert Dupont est retraité
    de la métallurgie, militant du PCF et de la CGT. Il est membre du
    conseil d’administration de la CPAM 49. Face à l’offensive pour les
    communes nouvelles en Maine et Loire, avec une douzaine
    d’autres élus et de militants ouvriers du département, il a participé
    en 2015 à la constitution du comité de liaison des élus pour la
    défense des communes.
    Il vient d’adresser cette lettre ouverte au député PS de sa circonscription, Serge
    Bardy, qui fut pendant un temps classé parmi les députés « frondeurs » du PS.
    Serge Bardy est le député de la 6ème circonscription du Maine et Loire, dite AngersMauges

    Le May-sur-Èvre, le 16/01/16
    Lettre ouverte au Député Serge Bardy
    Monsieur Le Député,
    Concernant votre document « la lettre de votre député » n°4, je m’autorise
    une réaction concernant l’article intitulé « mutualisation et vie de nos
    communes, les Mauges s’engagent ».
    Faut-il se réjouir des conditions et des conséquences de l’application de la loi
    NOTRE (dernier volet de la réforme territoriale) dans notre département et
    plus particulièrement dans les Mauges, l’objet de satisfaction de votre article
     ?
    Parlons des conditions : lors des élections municipales de 2014, ce scénario
    n’a pas été proposé aux électrices et électeurs. Ils ont élu des conseillers
    municipaux sur la base d’un programme municipal pour une durée de 6 ans,
    ces conseillers ont élu le maire et les adjoints.
    Moins de 2 ans après, nous nous retrouvons avec des maires délégués au
    sein d’une commune nouvelle qui porte un autre nom…. tout cela sans
    concertation. La population au mieux a été informée de ce qui avait déjà été
    décidé, sans en connaître les raisons et les conséquence, sans participer aux
    décisions.
    Les conséquences : moins d’élus, plus de maire mais un maire délégué…,
    l’ancien maire élu ne sera peut être pas le maire délégué, suivant le bon
    vouloir des élus de la commune nouvelle. Nous avons déjà un exemple dans
    le département !
    Que fait-on de l’engagement des élus locaux ? Comment ne pas prendre en
    considération l’énergie déployée par ces personnes pour répondre au mieux
    à l’attente de la population avec une volonté de développer la cité, sa cité, le
    plus souvent en concertation avec l’habitant qui ne tarde pas à se manifester
    si les décisions posent problème.
    Laisser penser que les élus locaux coûtent cher, quand ils ne sont en grande
    majorité pas indemnisés, pose un problème d’honnêteté.
    Nous allons vers moins de proximité avec moins d’élus, dans une période où
    les populations et particulièrement les personnes les plus en difficulté, ont
    besoin de cette présence d’élus pour répondre au plus vite et simplement à
    leurs attentes.
    Quel avenir pour les associations qui vont devoir s’adresser à des instances
    plus éloignées et pas toujours au fait de leur activité ?
    Dans un contexte de baisse de dotation, l’État a incité au regroupement en
    communes nouvelles pour permettre à ces dernières de conserver leurs
    dotations pendant plusieurs années. Cependant, la réduction du nombre de
    commune se fera au détriment de la qualité du service public rendu à la
    population.
    Le rapport de la commission parlementaire d’enquête sur les effets des
    baisses de dotations de l’État aux communes et intercommunalités, qui
    démontrait les effets néfastes de ces baisses, ne sera pas publié de suite car
    repoussé par le PS et les écologistes.
    Nous pouvons malheureusement déjà mesurer les effets dévastateurs du
    manque de moyens des collectivités sur les services rendus et sur l’emploi.
    Nous sommes loin d’une démarche démocratique. Ainsi, cette loi s’inscrit
    dans le droit fil des orientations européennes rejetées d’ailleurs par la
    majorité des Françaises et des Français en 2005. Je rappelle que ni la droite,
    ni le PS n’ont respecté cet avis populaire.
    Ces orientations répondent aux besoins des affairistes qui souhaitent
    éloigner les citoyens des pouvoirs de décisions, afin de répondre à leur soif
    insatiable de profit financier au détriment des populations.
    Non, il n’y a pas de quoi être satisfait ! Les engagements du candidat
    Hollande étaient plus de démocratie, faire mieux que le gouvernement
    Sarkozy. Les décisions prises par le président Hollande sont moins d’élus et
    moins de moyens. Il y a donc tromperie sur les engagements
    gouvernementaux de 2012.
    Permettez moi de croire à la lucidité et à la résistance populaire pour
    défendre la vie communale qui est un des piliers de notre démocratie.
    Les citoyens n’oublient pas qu’une partie de la relance économique est liée
    aux capacités d’investissement local des collectivités, entravées par les
    effets de la loi NOTRE.
    Recevez Monsieur le député, mes salutations quelques peu amères.
    Dupont Hubert

    #commune#communes_nouvelles
    #réforme_territoriale#loi_notre#démocratie#représentativité


  • Métropolisation, périphéries et « réforme » des minima sociaux : les plus pauvres condamnés

    Quand jte dis que supprimer les minimas sociaux d’Etat pour tout passer au rsa c’est une condamnation à mort
    c’est un transfert de charge financière sur les collectivités locales qui n’ont PAS la thune et dont les dotations ont baissé
    c’est un assassinat pur et simple du filet social. et donc des plus faibles économiquement. évident bordel ! APPRENEZ A COMPTER.
    c’est énervant au possible putain ON ASSASSINE LES PAUVRES REVEILLEZ VOUS MERDE. silence = complicité !!
    rien à battre de votre petite tranquillité de bourges.
    CE QUE VOUS FAITES PORTE UN NOM. un nom SALE.
    quand soudain au nom de la scolarisation des enfants roms je lis « jeunes dans la rue au lieu de l’école prostitution délinquance etc » |-[
    merci mais pas nécessairement et je pense que pour les familles roms non plus. les pb évoqués correspondent à un manque d ARGENT
    aucun rapport avec l’#école et le mode éducatif adopté. les roms sont culturellement coutumiers de l’instruction en famille, moi aussi et
    si jamais nos gamins en venaient à chercher du fric par tout moyen ça n’aurait AUCUN rapport avec autre chose que LE FRIC DONT ON MANQUE
    c’est les départements qui paient le rsa, ok ?
    plus un département est sinistré éco plus il a de rsastes, jusque là tu suis ?
    bien.
    on nous dit qu’on va « SIMPLIFIER » (!) les minimas sociaux en SUPPRIMANT ceux payés par l’Etat lol.
    la suite est pas difficile à voir venir.
    si tu veux un exemple herche collectif RSA #ariège. tu vas voir e qui se passe quand un département pauvre doit tout assumer seul.
    c’est très simple : on fait le maximum pour virer les gens de leur droit au rsa. et après ? bah si ils sont pas morts ils déménagent ailleurs
    et ça fait comme la déchéance de nationalité tu vois : on se refourgue les pauvres comme autant de pestiférés
    c’est à qui se déclarera en difficulté de paiement de l’aide sociale le plus vite et au final les pauvres ils CREVENT SANS AIDE. juste ça.
    astuce pour sociologue : tu peux commencer à envisager la notion d’apatride économique", bichon.
    on rappelle que le plafond de loyer qui donne lieu à une BAISSE d’apl est passé crème sans émouvoir ni ébranler personne.
    tandis que les loyers ont augmenté de 200% dans les 15 dernières années
    on la refait ?
    foncier ++ —> loyers DOUBLES —> réforme #APL qui BAISSE
    ALLO CER LA LOGIK
    prends ça et ajoute la « simplification » (!) à 3 minimas sociaux : RSA, AAH et minimum vieillesse
    tu te réveille quand tu veux.
    1 les gens pauvres vont TOUS vers les départements sinistrés où le foncier n’a PAS ENCORE pris 200% pour pouvoir se loger
    2 l’Etat se désengage de la solidarité aux plus démunis et transfère la responsabilité financière aux collectivités locales
    3 les dotations desdites collectivités sont rabotées de 30%
    4 lesdites collectivités se désengagent à leur tour en pressurisant des pauvres qui n’y sont pour RIEN si la zone est sinistrée éco
    on vous voit les bourges des villes gavés de tout, on n’est pas dupes une seconde.
    5 les pauvres crèvent sans fric ni infras ni mm structures de soins là bas loin du périphérique ET TOI TU CONTINUES DE TE GAVER
    signé : les pauvres.
    on crée une sous france sinistrée économique et on lui demande de se gérer les pauvres. what do you expect ?
    la seule chose qui peut arriver dans ces conditions c’est effectivement la montée des régionalismes et tout ce que ça implique
    c’est même plus un souci de nationalisme c’est pire. le truc est transféré au niveau local on revient à des choses terribles.
    ha ça, au niveau du pays ça sera propre, mais au niveau local jte raconte même pas la barbarie. l’enfant du pays d’abord, à échelle village.
    c’est normal quand tu remets la gestion des pauvres à ptite échelle. tu crois quoi ? que l’ariégeois de souche il kiffe le déclassé de paris ?
    je suis en languedoc. tu crois qu’ils voient pas que les pauvres affluent « chez eux » ? tu crois qu’ils sont bienveillants/accueillants ? nope
    ha le #fn monte ? étonnant. tu sais quoi ça pourrait être encore pire.
    laisse passer la simplification des minimas sociaux tu verras dans pas 5 ans jte prédis des régionalismes bien gratinés.
    (et c’est mignon d’avoir redécoupé les #régions mais ça ne suffira pas à calmer le jeu. au sud par exemple on sait très bien faire la diff entre l’est de la montagne noire : sinistré éco ++ sous perf du tourisme, et l’ouest côté toulouse à dynamique éco nettement supérieure)
    (le côté toulousain de la force n’acceptera pas de payer pour les pauvres du côté montpelliérain, c’est bien tenté mais lolnope)
    bref. libre aux rats des villes de prendre les rats des champs pour des cons mais ça s’annonce pire que ce qu’ils croient, là.
    vu de chez moi ça fait pas un pli : leur racisme il est clairement anti pauvres les autres paramètres ils s’en foutent complètement.
    au mieux si t’es blanc t’entendras pas « repars dans ton pays » mais juste « repars dans la région où t’es né ». same but different.
    et ça va pas s’arranger en leur déléguant encore plus le financement de l’aide sociale qu’est déjà réduite au minimum.
    ça fait peur. déjà là c’est insultes/dénonciations calomnieuses/etc, en permanence.
    il manquera que la délégation de l’aide sociale aux communes pour qu’ils nous foutent sur des bûchers. pas merci.
    trop bien l’avenir des pauvres : impossible de se loger en zone éco viable, condamnés au rsa, puis à l’exclusion du #rsa par les locaux outrés
    et si ils n’arrivent pas à nous en exclure ya fort à parier qu’ils nous achèveront à coups de pelle tant la bonté est grande en france
    évidemment en tant que putacaf putapension salope de pondeuse et autres joies je n’ai pas de raison de me sentir menacée en premier.
    d’ailleurs les familles monoparentales comme ils disent poliment pour pas dire putacaf parcekonhédegoche ne sont pas DEJA attaquées partout
    et nos enfants ne sont pas DEJA ostracisés exclus non plus. nous navons pas non plus DEJA une discrimination au logement et au travail
    du coup il n’y a aucune raison de paniquer, ce n’est pas pare qu’on est des femmes seules avec des enfants qu’ils vont nous tuer en premier.
    (d’ailleurs ce n’est déjà pas parce qu’on est des femmes seules avec des enfants qu’on nous insulte et qu’on se lâche sur nous partout)
    (le courage français, tu sais. celui qui attaque toujours prioritairement les cibles faciles, sauf que nous personne ne nous défend)
    (ça rend les choses plus simples pour tout le monde je suppose)
    merci de compter un jour la proportion de mères isolées dans les #minima_sociaux. POUR LE LULZ.
    idem dans le quota de pauvres en exil dans les campagnes peu accueillantes de france.
    histoire de bien voir QUI vous condamnez en majorité là dans les toutes prochaines années. mh ? les #femmes et les #enfants d’abord, toussa.
    (dans son grand courage ce pays comptera APRES. on parie ? c’est un peu trop sale de liquider les + faibles ça assume même pas)
    le mieux c’est que des fois c’est des familles entières papa inclus qui déboulent dans la bouse suite à déclassement social, mais...
    quelques années plus tard au mieux il ne reste que maman et les enfants. un mâle ça peut s’en tirer si ça part seul. --
    du coup sur place comme pauvres il reste que les mères seules à détester. bien visibles en prime, mioches oblige.
    mobilisation féministe ? un jour ? coucou on assume tout les mecs paient que dalle l’Etat se désengage aussi HELP ?
    un jour autre chose que vos réseaux pros entre bourgeoises et un engagement à employer des #mères seules ptète ?
    un jour ramasser vos gonades et cesser de vouloir faire croire qu’aucune femme n’est propriétaire et ne peut nous loger ?
    pardon de mettre le doigt sur l’#entre-soi bourgeois qui caractérise aussi bien le militant que les autres. c’est ballot.

    #guerre_aux_pauvres #métropolisation #périphéries #réforme_territoriale #logement #extrême-droite
    source : https://twitter.com/feeskellepeut/status/687243048598790144 et suivants
    lien avec http://seenthis.net/messages/273464


  • L’éducation nationale épargnée par la réforme territoriale (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/education/article/2015/08/03/l-education-nationale-epargnee-par-la-reforme-territoriale_4709402_1473685.h

    […] la nouvelle organisation territoriale arrêtée vendredi 31 juillet en conseil des ministres abandonne définitivement l’idée de la fusion d’académies. Alors que le passage de 22 à 13 régions fait disparaître neuf postes de préfets de région et neuf directeurs généraux d’agences régionales de santé, ainsi que plusieurs dizaines de postes de directeurs régionaux des administrations de l’Etat, la réforme n’impliquera pas une remise en cause des rectorats actuels.

    L’arbitrage de Matignon acte le maintien des académies « dans leurs limites géographiques » actuelles. Sur le papier, celles-ci sont cependant regroupées en 13 « régions académiques » chapeautées par un « comité régional académique » où siègent les différents recteurs. L’un d’eux, désigné « recteur de région académique », représentera donc ses collègues auprès du futur super-président de région.

    #éducation #réforme_territoriale #usine_à_gaz


  • La scolarité de vos enfants coûtera-t-elle plus cher après la réforme des régions ? (L’Express)
    http://www.lexpress.fr/education/la-scolarite-de-vos-enfants-coutera-t-elle-plus-cher-apres-la-reforme-des-r

    La réforme territoriale voulue par François Hollande pourrait avoir des conséquences très concrètes et pas toujours positives sur la vie quotidienne des lycéens, et ce dès l’année prochaine.

    À noter, la convergence de vue entre le lobby du tourisme et le #SNALC :)

    #éducation #lycée #réforme_territoriale #inégalités #vacances_scolaires #gratuité



  • La #réforme_territoriale explosive… du #Mali

    Il n’y a pas qu’en France que la réforme territoriale fait problème. Hawa Coulibaly (SEDET, Université Paris 1) et Stéphanie Lima (LISST, Université Toulouse 2) livrent une réflexion géographique sur la crise de l’Etat Malien qui semble avoir disparu des écrans au moment même où le Mali est sous le feu d’une actualité brûlante.


    http://sms.hypotheses.org/2918
    #cartographie #visualisation #démographie #territoire
    cc @reka


  • #Réforme_territoriale. L’Assemblée entérine la carte à 13 régions

    Les députés Bretons n’ont pas obtenu gain de cause sur la réforme territoriale. Aucun amendement de l’article 1 du projet de loi n’a été adopté cette nuit.


    http://www.ouest-france.fr/reforme-territoriale-lassemblee-enterine-la-carte-13-regions-2987093
    #France


  • Le député Béarnais Jean Lassalle boycotte la venue de Manuel Valls à Pau


    Je retiens notamment ces deux passages

    votre loi brise surtout la relation intime homme-territoire, instituée au fil des âges

    le sentiment d’abandon des populations, qui aiment ces territoires au point d’avoir choisi d’y vivre et de les servir, ne cesse d’agmenter. Leur enlever le pouvoir de représentation et d’expression, pour cause de population jugée insuffisante, y ajoute l’humiliation

    Un député qui cause d’#écoumène (même sans employer le terme) c’est assez rare pour être relevé.
    #ruralité #démocratie #réforme_territoriale


  • Les vacances scolaires dans le grand chamboule-tout des régions (Peut mieux faire)
    http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2014/06/03/les-vacances-scolaires-dans-le-grand-chamboule-tout-des-re

    Quatorze régions trente académies, cherchez l’erreur... Est-ce que la modification de la carte des régions françaises décidée par le chef de l’Etat, va entraîner une refonte des académies, l’instance décisionnaire en termes éducatifs ? Les questions sont là et les réponses manquent. Sur le sujet, le ministère de l’éducation est aux abonnés absents.

    #éducation #réforme_territoriale


  • #Albanie : une #réforme_territoriale qui inquiète les #minorités_nationales

    Le Parlement albanais vient de voter la réforme administrative et territoriale, annoncée comme une mesure phare du gouvernement d’Edi Rama. Pourtant, la nouvelle organisation territoriale inquiète beaucoup les minorités nationales. Grecs et Macédoniens craignent pour leurs droits, les communes où ils étaient majoritaires étant fondues dans de plus grandes entités. État des lieux, d’Himara à #Pustec.

    http://balkans.courriers.info/article25373.html

    #territoire #minorité


  • La carte de la pauvreté dans le Sud-Ouest : la prise en compte de la rurbanité ?
    http://bearniaiseries.blogspot.fr/2014/06/la-carte-de-la-pauvrete-dans-le-sud.html

    La carte de la #pauvreté, officialisée par le Gouvernement, basée sur des critères économiques objectifs, vient d’être publiée. Le constat est évident : sont désormais prises en compte tout un tas de petites villes et moyennes en complète déliquescence depuis des années, villes profondément acculturées, où le pire de la #mondialisation côtoie souvent les restes aliénés des cultures autochtones populaires. C’est la France où se développe le vote #FN depuis deux décennies.


    Contrairement à ce qu’affirment des sociologues, pour critiquer cette nouvelle carte, il est assez faux de dire qu’elle serait un signe donné aux « petits blancs » des campagnes. Ce n’est pas que ça. L’affirmer, c’est faire montre d’une vraie méconnaissance de la réalité démographique de nombreuses villes petites et moyennes, dont les thématiques rejoignent souvent celles des villes périurbaines des plus grandes agglomérations.

    Le Lot-et-Garonne est un symbole avec l’inclusion de 4 villes qui complètent Agen : Marmande, Sainte-Livrade, Tonneins, Villeneuve-sur-Lot. Tout se cumule en Lot-et-Garonne : une économie en perte de vitesse (fermeture de la manufacture des tabacs de Tonneins, dépendance à la PAC de l’agriculture locale, ...), l’autoritarisme de l’État qui a fixé arbitrairement des populations (depuis les Italiens des années 30 jusqu’aux populations nord-africaines dans la seconde partie du XXème siècle), la vocation de lieu de passage entre métropoles (effet A62, pavillonarisation extrême), ...

    Cependant, le Lot-et-Garonne, parce qu’il a été le jouet de l’État qui y a testé une politique d’aménagement depuis 100 ans sans cohérence, est un peu particulier. Les villes où ce phénomène de #paupérisation s’installe de manière naturelle sont plus intéressantes, comme c’est le cas de Saint-Gaudens ou Pamiers. Les causes sont les mêmes, mais il est impossible de blâmer l’État véritablement : les dynamiques démographiques sont le seul produit du marché #immobilier. Les #classes_moyennes paupérisées de l’agglomération toulousaine ont migré dans de lointaines villes-satellites reliées à la métropole par l’#autoroute, où elles retrouvent une population locale qui a souvent perdu son activité industrielle traditionnelle.

    La prise en compte de la réalité économique de ces villes, loin des clichés sur les pays de cocagne, est une bonne chose, mais elle ne semble pas apporter de nos élites les solutions nécessaires. En effet, la carte de la pauvreté, outre l’aspect « subvention par tête de pipe », n’ouvre au fond qu’à des programmes de réhabilitation urbaine, or le problème de ces nouvelles villes pauvres, c’est moins le délabrement du bâti que l’absence de concertation en matière d’#aménagement_du_territoire avec les métropoles.

    On en vient - toujours - à la question de la #réforme_territoriale : en favorisant la construction de #régions centrées autour de #métropoles, qui auront pour but premier de finaliser la liaison entre ces dernières, nos élites vont accélérer le caractère d’hinterland de ces villes petites et moyennes, et conforter leur vocation de déversoir de tout ce que les métropoles boboïsées ne désirent plus, par les seules règles du marché. Au #RSA, on vit mieux à Pamiers qu’à Toulouse.

    Notre pays fonctionne tout entier pour le bien-être de ses seules grandes villes, dans l’espoir naïf qu’elles sont les uniques vectrices de la croissance économique. D’une certaine manière, le schéma français se généralise : une grande métropole accumule les richesses qu’elle daigne redistribuer sous la forme d’assistanat à ses périphéries moins dynamiques dont elle absorbe les forces vives. Ce fut longtemps Paris et la province. Ce sont désormais nos métropoles et leur région. Il est temps de briser ce modèle.

    écho à ce commentaire de @monolecte http://seenthis.net/messages/264639#message264670 sur la paupérisation
    #urbain_diffus #transports #banlieue_totale #culture_vernaculaire
    #déracinement #extrême-droite #centralisme

    • Voilà, c’est exactement ce que j’observe sur place : notre statut grandissant de colonies pénitentiaires des métropoles. Parce que les campagnes sont effectivement les nouveaux lieux de bannissement de ceux dont les villes n’ont plus besoin, avec l’idée sous-jacente qu’on pourra les forcer à bosser à vil prix dans les secteurs qui s’épanouissent sur la misère humaine : le tourisme, les services aux personnes, les travaux agricoles saisonniers.
      J’ai remarqué aussi que ces dernières années, on revient un peu à quelque chose de très semblable à la nourrice rurale de la période monarchique et de la période bourgeoise. Les enfants à problème des villes sont envoyés au vert, c’est à dire placés dans des familles d’accueil d’agriculteurs ou de ruraux propriétaires en perte de vitesse financière. De complément de revenu, cette activité est en passe de devenir le revenu principal dans beaucoup de familles du coin. Nos écoles rurales accueillent ainsi de plus en plus d’enfants déplacés, au moment même où la logique colonisatrice incite à fermer de plus en plus de postes d’enseignants chez nous pour les transférer dans les zones périurbaines de forte densité où s’entassent les jeunes actifs avec enfants (repoussés des centres-villes quand la naissance d’un enfant fait que la pression immobilière devient insupportable du fait du besoin d’espace supplémentaire !).
      De la même manière, les vieux et les handicapés urbains sont déplacés vers les zones rurales où la main d’œuvre captive et le mètre carré sont moins chers, mais où l’encadrement médical disparait à toute allure.

      En fait, tout se passe comme si la ville n’était plus qu’un immense organisme cannibale qui a le contrôle et absorbe toutes les matières premières que nous produisons à vil prix (parce que les prix sont fixés par les villes !) et rejette vers nous ce qu’elle considère comme des déchets, ce dont elle n’a plus besoin et qui l’encombre. Tout en refusant de plus en plus de jouer le jeu de la péréquation et de la redistribution.
      Ce qui se passe actuellement avec la redéfinition des niveaux de gouvernance et de compétence, c’est bien l’appropriation de toutes nos ressources financières et du pouvoir de décision sur et contre les ruraux, considérés eux-mêmes que comme des ressources primitives à consommer ou à se débarrasser. Des matières premières.

      Mais cela ne s’arrête pas là, parce que dans le même temps, nous héritons des mêmes problèmes que les villes : devant l’afflux de cassos’ des villes, les ruraux modestes, mais néanmoins propriétaires (nous avons énormément de propriétaires pauvres en zone rurale) se transforment en marchands de sommeil, retapant avec trois coups de peinture des granges ou des garages qu’ils peuvent ensuite louer bien confortablement à des gens qui n’ont pas ensuite les moyens de chauffer correctement des habitats qui s’avèrent souvent indignes à l’usage. Tout en leur crachant à la gueule, le cassos’ devenant le nouvel exutoire des frustrations de toute une petite classe populaire rurale qui cumule les sous-boulots pour garder un certain standing... comme une voiture en état de rouler pour aller bosser ou simplement acheter du pain...

      Bref, merci pour ce partage, @koldobika

    • @monolecte

      tout se passe comme si la ville n’était plus qu’un immense organisme cannibale qui a le contrôle et absorbe toutes les matières premières que nous produisons à vil prix (parce que les prix sont fixés par les villes !) et rejette vers nous ce qu’elle considère comme des déchets, ce dont elle n’a plus besoin et qui l’encombre. Tout en refusant de plus en plus de jouer le jeu de la péréquation et de la redistribution.
      Ce qui se passe actuellement avec la redéfinition des niveaux de gouvernance et de compétence, c’est bien l’appropriation de toutes nos ressources financières et du pouvoir de décision sur et contre les ruraux, considérés eux-mêmes que comme des ressources primitives à consommer ou à se débarrasser. Des matières premières.

      écho avec http://seenthis.net/messages/173394

      La ville-métropole n’a pu émerger qu’avec le développement du capitalisme et de l’État : par l’établissement de grands marchés urbains aux nœuds de circulation des flux d’êtres humains et de #marchandises, permettant aussi la centralisation des capitaux, et en parallèle par la centralisation du pouvoir qui était auparavant dispersé dans les innombrables fiefs, seigneuries ou républiques villageoises. Ainsi, de même que la grande économie n’a pu se constituer comme sphère autonome que lorsqu’elle s’est « désencastrée » des autres rapports sociaux, la #ville moderne n’a pu se constituer en tant que monde qu’à partir du moment où elle a rompu avec la #ruralité qui était en elle.

      #métropolisation

    • Campagnes à vendre Le miroir aux illusions
      http://www.infokiosques.net/spip.php?article961

      « Dans le passé, la France a été l’État le plus centralisé d’Europe, dont la grande majorité de la population était composée de paysans parcellaires. Mais, n’en déplaise aux nostalgiques, le capitalisme a depuis longtemps modifié la structure de la société campagnarde. Elle n’a plus grand-chose à voir, sauf parfois dans quelque vallée enclavée de haute montagne, avec les images d’Epinal. Deux guerres mondiales, puis l’accumulation forcenée du capital dès les années 50, sous l’égide de l’Etat et par le biais des plans d’aménagement du territoire national, l’ont labourée en profondeur. »


  • 18 juin 2014 - Régions ou départements ? - Herodote.net
    http://www.herodote.net/Regions_ou_departements_-article-15.php

    Depuis un tiers de siècle, les élites parisiennes et les dirigeants régionaux voient dans la suppression des départements un remède miracle au mauvais fonctionnement de l’administration...

    La France souffre, paraît-il, d’un nombre excessif d’échelons administratifs. Le remède est tout trouvé : supprimons les départements et, mieux encore, réduisons le nombre de régions administratives.

    Archaïques les départements ? Créés le 15 janvier 1790, ils sont aussi vieux que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Serait-elle archaïque elle aussi ? Les Régions seraient-elles plus modernes ? Sans doute, puisqu’elles ont été créées en 1941 seulement, à l’initiative du Maréchal Pétain, qui avait la nostalgie des anciennes provinces, et se réfèrent aux Länder de notre grand voisin d’outre-Rhin, dans lequel notre classe dirigeante, aujourd’hui comme avant-hier, puise toutes ses références...

    Trêve d’ironie. De toute évidence, des réformes s’imposent dans le maillage administratif de la France du XXIe siècle. Reste à définir lesquelles...
    .......
    Indispensable réforme

    La Révolution a rationalisé les institutions coutumières héritées de l’Ancien Régime en créant les départements et les communes et en substituant l’allégeance à la Loi à l’allégeance au Roi. Ce « jardin à la française » a donné satisfaction pendant près de deux siècles.

    Le premier accroc est venu du régime de Vichy, qui a créé en 1941 des préfets régionaux, une façon de renouer avec les intendants de l’Ancien Régime. À la Libération, on a conservé ces régions administratives et, en 1982, on en a fait des collectivités territoriales à part entière, avec un conseil élu et des ressources propres. Il s’agissait tout à la fois de décentraliser l’Etat et de créer des échelons assez importants pour conduire des politiques économiques d’ambition européenne et bien ajustées au tissu local.

    Les choses auraient pu en rester là si l’exode rural n’était venu chambouler l’ordre hérité de la Révolution... En vidant les villages de leur jeunesse, il a eu raison du maillage territorial hérité du Moyen Âge avec son « monde plein (...) tel que, monté sur l’un des 130.000 clochers de la chrétienté latine, on en voit 5 ou 6 à l’horizon » (Pierre Chaunu).

    La grande majorité des 36.000 communes françaises ne comptent plus que quelques dizaines ou quelques centaines d’habitants mais conservent leur autonomie de gestion et un budget propre. Leurs conseillers municipaux, généralement des agriculteurs ou des fonctionnaires à la retraite qui touchent une modeste indemnité au titre de leur mandat, représentent les 4/5e des 600.000 élus que compte la France (un record européen).

    Trop petites, ces communes ne sont plus en mesure de résister à leur déclin. Mais du fait de l’influence de leurs élus sur leurs concitoyens, les gouvernants veillent à ne jamais les heurter. Les fusions de communes, sur la base du volontariat, échouent systématiquement. Et les intercommunalités, supposées remédier à leur taille insuffisante, se soldent par des doublons et des chevauchements de compétences plus coûteux les uns que les autres.

    C’est pourquoi, alors qu’il est devenu impératif de « reprendre en sous-oeuvre l’édifice entier pour en prévenir la ruine » (Calonne, 1786), l’on écarte d’emblée les communes, qui sont au coeur du problème, pour se concentrer sur les départements et les Régions. Au risque de créer une confusion qui n’aura rien à envier à celle de l’Ancien Régime......

    #découpage
    #régions
    #départements


  • Le millefeuille territorial, un gâteau difficile à couper en Europe
    http://fr.myeurop.info/2014/06/06/millefeuille-territorial-gateau-difficile-couper-en-europe-13979

    Delphine Nerbollier Elise Gazengel Ludovic Clerima Renaud de Chazournes

    La #France devrait passer de 22 à 14 régions à l’horizon 2020. Pour nos voisins européens le millefeuille territorial est, lui aussi, lourd à digérer mais ils commencent eux aussi à l’alléger.

    « Réformer les territoires pour réformer la France ». lire la (...)

    #EUROFOCUS #Institutions #Politique #Allemagne #Espagne #Italie #département #Francois_Hollande #intercommunalités #länder #Mariano_Rajoy #Matteo_Renzi #président #province #réforme #réforme_administrative #reforme_territoriale #régions_découpage #territoire


  • Alors que l’actualité française porte ces derniers jours sur la réforme des #régions ou #réforme_territoriale, lire…

    Démocratie : le « pouvoir régional », enjeu d’une nouvelle lutte des classes, par Robert Lafont (avril 1971)
    http://www.monde-diplomatique.fr/1971/04/LAFONT/30185

    On a beaucoup abusé de l’argument d’un Etat centralisé progressiste. Progressiste, il n’a pu l’être qu’en un sens de bourgeoisie historiquement libératrice. Le prolétariat n’ayant jamais été au pouvoir que par quelques alliances gouvernementales vite brisées (1936, 1945) n’a jamais pu utiliser l’efficacité de l’appareil d’Etat. Il l’a toujours subie. Quant à la paysannerie, anesthésiée politiquement par les « partis d’ordre », elle a servi sa propre destructuration par le capitalisme.

    Ces réflexions prennent une importance nouvelle aujourd’hui que commence à se répandre l’interprétation du malaise régional comme une situation de type colonial. On comprend de plus en plus que la classe capitaliste et l’Etat centralisé ont ensemble enfermé dans une sujétion économique profonde des portions entières du territoire, et spécialement les portions excentriques, celles mêmes qui présentent une originalité historique et ethnique.

    Dès lors le « pouvoir régional » apparaît comme le moyen d’une #décolonisation. On sait bien qu’il a été ainsi présenté à l’opinion depuis six ans. Autre pression d’histoire sur la régionalisation, qui en dénonce le caractère illusoire ou trompeur...

    Mais comment décoloniser ? Poser cette question, c’est révéler l’ambiguïté vraiment fondamentale d’un vocabulaire commun à tous les régionalistes de cette heure, que les combattants du parti centralisateur voudraient bien englober dans la même condamnation.

    cc @pguilli

    • La foire aux fiefs, par François Cusset (mai 2007)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2007/05/CUSSET/14735

      En ce sens, la décentralisation a creusé une « fracture provinciale ». Car c’est bien là une conséquence, en partie involontaire, du train de mesures des deux septennats Mitterrand – les vingt-six lois et deux cent cinquante décrets de décentralisation passés entre 1981 et 1984 –, lequel constituait aussi son projet le plus sincèrement démocratique.

      La réforme avait pour objectif de « décoloniser la province », selon le mot fort de M. Michel Rocard. Elle fit surtout de chaque entité territoriale, qui somnolait jusqu’alors sous la tutelle lointaine des fonctionnaires d’Etat, un acteur économique à part entière, l’incitant à gérer ses ressources et à promouvoir sa valeur ajoutée. Comme une #entreprise.