• Les #mots du #pouvoir :

    “Prendre le train des réformes, Créer du lien social, définir de nouveaux projets de relance de la croissance en synergie avec les partenaires sociaux et en privilégiant le dialogue social aux blocages et aux prises en otages inacceptables de la part d’une frange toujours plus radicalisée de l’ultra gauche.” Etc....Cette #rhétorique envahit tous les esprits et les médias, son omniprésence impose un mode de pensée et surtout une nouvelle forme de #gouvernementalité.

    La carte présentée est l’illustration sous forme d’un #plan_de_métro de la #rhétorique_néolibérale. Le plan de métro est choisi pour sa référence populaire, sa facilité d’appropriation et puis surtout il permet d’illustrer : « le #train_des_reformes ».

    Lecture du plan :

    – Les lignes regroupent des termes attachés à un concept.
    – Les stations portent les mots qui composent et illustrent ce concept.
    – Les correspondances permettent de changer de concept au cours d’une discussion.
    – Enfin, un ‘périphérique’ nommé "embellissement du discours" dans lequel ont peut pioché a tout moment pour illustrer la "détermination" "sans faille" du discours.

    La liste des lignes :

    La #globalisation / la #mondialisation
    L’esprit de l’entreprise
    La #rhétorique_guerrière
    Le #peuple et les #élites
    Les #valeurs de la #République
    La #communication et l’#éducation
    Le train des #réformes
    L’#état_social actif
    L’#étranger et le problème de l’#immigration
    Désamorçage de la critique et #dialogue_social
    La #société_civile à la rescousse
    Les embellissements périphériques du #discours
    Le management de l’individu

    C’est ce que l’on peut appeler : un "#poster_de_chiotte" . Dans le sens où c’est le genre de poster que l’on ne peut voir en une fois. Le meilleur moyen de le lire et de le décrypter c’est de l’afficher aux #toilettes. Là, dans un colloque singulier, on pourra à loisir recomposer des discours mémorables à l’aide de la carte que nous vous proposons.

    On peut aussi s’en servir comme générateur de discours. C’est une machine à #xylolangage.

    Comment briller dans les rapports avec l’administration, les élus et autres fonctionnaires ayant fait allégeance et soumission au pouvoir ?
    Un p’tit coup d’oeil sur la carte et hop à nous le plaisir du flatteur pour leur faire laisser tomber le fromage (pour ceux qui convoitent des subventions par exemple..).

    #cartographie #visualisation

    Quant au poter de chiotte... je l’ai effectivement vu dans une chiotte dans une librairie de Grenoble...

    http://www.arterroriste.eu/paysages-invisibles/mots-du-pouvoir
    #néolibéralisme #vocabulaire #terminologie

    A découvrir en complément avec la carte de @odilon sur les lieux de pouvoir à Paris...
    https://visionscarto.net/lieux-de-pouvoir-a-paris

    ping @albertocampiphoto @reka




  • The Highest Bidder Takes It All: The World Bank’s Scheme to Privatize the Commons

    The Highest Bidder Takes It All: The World Bank’s Scheme to Privatize the Commons details how the Bank’s prescribes reforms, via a new land indicator in the #Enabling_the_Business_of_Agriculture (#EBA) project, promotes large-scale land acquisitions and the expansion of agribusinesses in the developing world. This new indicator is now a key element of the larger EBA project, which dictates pro-business reforms that governments should conduct in the agricultural sector. Initiated as a pilot in 38 countries in 2017, the land indicator is expected to be expanded to 80 countries in 2019. The project is funded by the US and UK governments and the Bill and Melinda Gates Foundation.

    The EBA’s main recommendations to governments include formalizing private property rights, easing the sale and lease of land for commercial use, systematizing the sale of public land by auction to the highest bidder, and improving procedures for #expropriation. Countries are scored on how well they implement the Bank’s policy advice. The scores then help determine the volume of aid money and foreign investment they receive.

    Amidst myriad flaws detailed in the report is the Bank’s prescription to developing countries’ governments, particularly in Africa, to transfer public lands with “potential economic value” to private, commercial use, so that the land can be put to its supposed “best use.” Claiming that low-income countries do not manage public land in an effective manner, the Bank pushes for the privatization of public land as the way forward. This ignores the fact that millions of rural poor live and work on these lands, which are essential for their livelihoods while representing ancestral assets with deep social and cultural significance.

    The Highest Bidder Takes It All is released as part of the Our Land Our Business campaign, made up of 280 organizations worldwide, demanding an end to the Enabling Business of Agriculture program.


    https://www.oaklandinstitute.org/highest-bidder-takes-all-world-banks-scheme-privatize-commons
    #Banque_mondiale #privatisation #terres #commons #communs #rapport #agriculture #industrie_agro-alimentaire #agro-business #land_grabbing #accaparement_des_terres #réformes #aide_au_développement #développement #commodification #économie #marchandisation #valeur_économique #néo-libéralisme

    signalé par @fil
    cc @odilon


  • ‘This Is About Systematically Impoverishing People’ | FAIR
    https://fair.org/home/this-is-about-systematically-impoverishing-people

    JJ: We watched it in real time, a kind of bait-and-switch, in the so-called liberal press. I remember papers like the #New_York_Times starting out saying, “Well, we’ll agree, it would be OK to cut benefits, as long as there’s a guaranteed job.” And then the job went into parentheses. And then it became, “Well, a job—or else some training.” And then it just kind of disappeared, you know, and childcare….

    FK: That’s right, with incredible credulity, or something worse.

    JJ: Exactly. Childcare went the same way, so folks may not remember that it was sold as an anti-poverty program, and now it’s being celebrated as simply being anti-welfare, and the difference between those is what’s being elided.

    FK: Yes. I almost hesitate to say this, because, of course, Donald Trump is horrible, and our contemporary politics are terrifying. But it’s worth remembering also that, you know, Bill #Clinton was a pretty good liar, too . Donald Trump is a liar, but Clinton was also a liar.

    And he said all the time, and people in his administration said all the time, or suggested at least, that there was going to be childcare available for every person who was now going to be expected to be in the waged labor market, that people weren’t just going to be thrown off the welfare rolls willy nilly. But that there would be, he kept on saying, there would be opportunity, there would be education, there would be training, there would be jobs, there would be childcare, but none of that was actually in the law.

    #réformes#etats-unis #guerre_aux_pauvres #racisme #complicité #MSM




  • Les député.e.s #enmarche récoltent la violence qu’ils.elles sèment ! - Le figaro 22 Novembre 2018 _

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/22/01016-20181122LIVWWW00014-en-direct-gilets-jaunes-blocages-impots-fiscalite

    Des députés LaRem dénoncent des intimidations

    Le président du groupe LaRem à l’Assemblée, Gilles Le Gendre, a dénoncé des « intimidations » de la part de « gilets jaunes » autour de domiciles ou permanences de députés « marcheurs ». Dans un mail que s’est procuré l’AFP, il affirme que nombre d’entre eux « font l’objet depuis hier (mardi), de la part de ’gilets jaunes’ de leur circonscription, d’intimidations autour de leurs domiciles ou de leurs permanences, voire de menaces d’agressions sur leur propre personne ».

    « Ces faits sont intolérables et confirment un durcissement de ce mouvement que le gouvernement et notre majorité dénoncent depuis dimanche », poursuit l’élu de Paris qui a saisi mardi soir Christophe Castaner qui lui a promis le soutien du ministère de l’Intérieur. Gilles Le Gendre conseille aux députés concernés « d’en informer immédiatement le préfet » de leur département et de prévenir le groupe majoritaire, afin de pouvoir « apprécier l’ampleur du phénomène ».

    Certains députés, qui se sont confiés à franceinfo, affirment être totalement désemparés face à la colère des « gilets jaunes ». « On n’est pas sur la même longueur d’onde, ils ont des sentiments, nous des arguments, ça ne colle pas » , explique notamment Valéria Faure-Muntian, députée #LREM de la 3e circonscription de la Loire.

    #député.e.s #macron #emmanuel_macron #violence #france #enmarcheverslefn #en_vedette #gouvernement_macron #réformes_antisociales #corruption #privilèges #glyphosate #lobby #lobbying


  • La fin des Équipes d’Accueil : un énième désinvestissement de l’Etat dans la recherche

    http://igorbabou.fr/la-fin-des-equipes-daccueil

    J’apprends à l’instant qu’une énième réforme du supérieur, menée comme d’habitude sans aucune consultation des personnels, vient de supprimer le statut national des Équipes d’Accueil, c’est à dire le statut le plus courant des laboratoires de Lettres et Sciences humaines et sociales en France. J’ai recopié plus bas le texte de l’annonce de cette réforme. Il s’agit d’un nouveau transfert de responsabilité de l’État vers les établissements, qui fait courir à la recherche le risque de nouveaux arbitrages locaux et de nouvelles restrictions, telles que nous les vivons déjà dans le domaine de la formation.

    La principale ligne d’interprétation logique de cette nouvelle est en effet celle d’une réforme libérale de plus : l’enjeu n’est pas donner plus de liberté pour faire de la meilleure recherche dans de bonnes conditions, mais de rendre impossible le dépassement des localismes bureaucratiques et économiques qui nous étouffent déjà. Ces contraintes étaient déjà difficiles à supporter dans les universités des grandes villes (celles destinées à devenir des universités dites d’excellence : quelle prétention ridicule, au passage !), et rendaient notre travail de moins en moins intéressant, mais on imagine bien la chape de plomb qui va retomber sur les universités et laboratoires de province ou des ex DOM-TOM, où la seule logique d’action et de développement sera l’assujettissement aux bassins d’emplois locaux, avec une perte de légitimité des enjeux scientifiques extra-économiques qu’on pouvait encore négocier au nom d’un label attribué de manière nationale sur des critères certes discutables, mais encore relativement homogènes et respectés. De même, plaignons les disciplines rares ou les thématiques peu à la mode, ou les épistémologies pas très “bankable”. Bref, c’est en gros ce qu’on dénonçait depuis nos premières AG du début des années 2000 qui est en train de s’installer durablement dans toutes nos structures… la mise sous tutelle de la recherche et du supérieur par le marché et par nos administrations, puisque le seul objectif auquel adhèrent aujourd’hui nos présidences et celles et ceux qui les servent, c’est en effet servir le marché, et surtout être serviles…

    Nous sommes tous concernés dans toutes les disciplines et quels que soient nos grades ou nos responsabilités. A mon avis, cette réforme menée en catimini est l’une des multiples étapes depuis 2000 vers la liquidation des LSHS. Il restera évidemment des laboratoires et des formations dans ce secteur disciplinaire, mais dans le contexte qui se prépare ils seront progressivement expurgés de leur contenu critique et de leurs ambitions scientifiques. Des LSHS light, en somme, de simples édulcorants de synthèse au service des sciences dures et de l’économie de marché… Les nouveaux programmes de Sciences Économique et Sociales au lycée vont déjà dans ce sens : dans ce cadre, pourquoi l’État français entretiendrait-il un esprit de critique au niveau des universités et de la recherche quand les flux entrants auront tous subi les lavages de cerveau de l’économie libérale et de l’enseignement d’une sociologie mise au pas ? Si l’on prend l’exemple de l’Histoire, avec ses multiples récupérations politiques dans des perspectives pseudo-mémorielles ou identitaires, on peut là aussi craindre le pire. Les langues, la linguistique et les Lettres ? Quand on se souvient du sort fait à ce secteur disciplinaire par le gouvernement Sarkozy, qui l’avait explicitement et nommément attaqué publiquement, on peut imaginer à quel point il sera respecté par des présidences d’universités de plus en plus fermées à la critique, à l’innovation conceptuelle, et à des épistémologies autres que celles normées par les sciences “dures”.

    Voici l’annonce de cette réforme, telle qu’elle est parvenue aux présidences des établissements d’enseignement supérieur :

    Mesdames et Messieurs les présidents, directeurs et administrateurs des établissements de la vague D,

    Nous tenions à vous informer que le Ministère a pris la décision de mettre fin à la labellisation nationale des EA (équipes d’accueil). Cette décision s’inscrit dans une politique visant à donner aux universités, en responsabilité, les outils de leur autonomie dans l’exercice de leur mission de service public.

    Chacun de vos établissements, dans le cadre de cette autonomie, sera désormais à l’avenir en capacité de déterminer librement l’ensemble des structures de recherche qu’il entend reconnaitre et financer.

    A l’instar des organismes de recherche, vous pourrez donc créer des unités propres ou mixtes, à n’importe quel moment, sans demander un accord de l’Etat. Vous pourrez tout aussi bien créer une unité de recherche en début de contrat en vous appuyant sur une évaluation du HCERES que créer une unité de recherche en cours de contrat (unité en émergence).

    Ces unités devront être évaluées périodiquement par le HCERES, comme les autres unités, et vous pourrez ainsi les renouveler à cette occasion.

    Les universités pourront accueillir des doctorants dans leurs unités de recherche propres, mixtes ou en émergence.

    Le nom de l’unité de recherche sera laissé au choix des établissements avec quelques repères qui seront proposés pour un minimum de cohérence sur les intitulés choisis.

    Les laboratoires continueront d’être inscrits au RNSR (répertoire national des structures de recherche).

    Une circulaire sera adressée à l’ensemble des établissements pour préciser la mise en œuvre de la fin de la labellisation des EA qui devrait prendre effet au 1er janvier 2020.

    En attendant, il a été décidé d’aménager une phase de transition pour les établissements de la vague D dont les contrats quinquennaux vont être prochainement négociés.

    Les unités de recherche déposées auprès du HCERES ont d’ores et déjà été évaluées Nous vous proposons donc d’identifier les unités propres de recherche que vous souhaitez voir labelliser sur la base de ces évaluations du HCERES et d’en transmettre la liste au Département des contrats de site et des accréditations à la DGESIP. Ces unités recevront automatiquement un label « EA » et un numéro.

    Les unités pour lesquelles vous ne souhaitez pas trancher pourront également nous être signalées ; ces dernières seront examinées par le collège des conseillers scientifiques de la DGESIP qui proposera une décision qui sera partagée bien sûr avec l’établissement.

    Vos équipes seront ainsi les dernières à recevoir le label « EA ».

    Nous pourrons échanger sur cette question lors de la réunion inaugurale de présentation de la démarche de dialogue contractuel de la vague D le 7 novembre prochain.

    Bien cordialement.

    Brigitte Plateau,

    Directrice générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle

    Bernard Larrouturou

    Directeur général de la recherche et de l’innovation

    #université #recherche #laboratoires #Lettres #SHS #EA #réformes #destruction #service_public


  • Jean-Michel Blanquer, le plus macroniste des ministres (Revue de presse)

    Comme nous l’indiquions précédemment, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer est jusqu’à présent le bon élève du gouvernement : il porte, en idéologue et sans faiblir des réformes essentielles dans un domaine qui ne l’est pas moins, applique avec soin les méthodes ultra-libérales et le bréviaire macronien, et communique habilement, ce qui fait de lui un des ministres les plus populaires.
    Cf. https://seenthis.net/messages/726234

    La rentrée est néanmoins chargée en polémiques :
    – Réforme du lycée, du baccalauréat et du lycée professionnel
    – Réforme d’instances participant à la gouvernance du ministère (CSP, CNESCO)
    – Réforme de l’organisation territoriale et des modes de recrutement des recteurs
    – Mise en place des évaluations nationales
    – Annonce de la réforme de la formation initiale et continue avec la disparition des ESPÉ qui avait remplacé les IUFM
    – Vote de la première "Loi Blanquer", alors qu’il avait promis qu’il n’y en aurait pas, et qui est accusé de contenir en outre quelques cavaliers législatifs et des cadeaux à l’enseignement privé
    et en même temps, l’agenda de destruction du service public du gouvernement s’applique notamment aux enseignant·e·s : réforme du statut des fonctionnaires et réduction de leur nombre (donc précarisation et suppressions de postes).

    Du coup, le vrai visage éducatif du gouvernement commence à apparaître, à l’image de la Macronie il est : autoritaire, vertical, idéologisé jusqu’au sectarisme, ultra-libéral, anti-social et inégalitaire… revue de presse.

    – « Jean-Michel Blanquer est bien en train de bouleverser notre modèle éducatif » (Tribune collective, Le Monde)
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/10/12/jean-michel-blanquer-est-bien-en-train-de-bouleverser-notre-modele-educatif_
    – Education : Blanquer, saison 2 (Philippe Watrelot, Alternatives Économiques)
    https://www.alternatives-economiques.fr/education-blanquer-saison-2/00086586
    – L’Éducation nationale est-elle gouvernée par des despotes ? (Louise Tourret, Slate)
    http://www.slate.fr/story/168293/education-nationale-avenir-ecole-reformes-gouvernance-absence-debat-ministere
    – Rue de Grenelle, les signes d’une gouvernance dirigiste et autoritaire s’accumulent (Lucien Marbœuf, Blog L’Instit’humeurs)
    https://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2018/10/07/rue-de-grenelle-les-signes-dune-gouvernance-dirigiste-et-autoritai
    – Démissions et critiques en série : que se passe-t-il au Conseil supérieur des programmes ? (Fabien Magnenou, France Info)
    https://www.francetvinfo.fr/societe/education/demissions-et-critiques-en-serie-que-se-passe-t-il-au-conseil-superieur
    – Quelques arnaques de Blanquer et de son projet de loi (Claude Lelièvre, Blog)
    https://blogs.mediapart.fr/claude-lelievre/blog/151018/quelques-arnaques-de-blanquer-et-de-son-projet-de-loi
    – Lycée Blanquer : le grand bond en arrière (Philippe Boursier, Fondation Copernic)
    http://www.fondation-copernic.org/index.php/2018/10/24/lycee-blanquer-le-grand-bond-en-arriere

    #éducation #réformes #JeanMichelBlanquer


  • Plein de nouvelles lois définitivement adoptés ce matin titre les journaux

    – sur le logement qui s’appel « élan » dans ta face - criminalisation des squatteurs - abolition de la très hivernale - bétonnage du littoral -

    – Violences sexuelles et sexistes : le projet de loi définitivement adopté - https://www.lci.fr/politique/lutte-contre-les-violences-sexistes-le-projet-de-loi-definitivement-adopte-marle
    Des mesures cosmétiques qui ne changerons rien au sexisme et à la violophilie des institutions françaises. On a échappé de peu à une décriminalisation des viols sous le vocable « d’atteinte sexuelle sans consentement » mais le problème de la correctionnalisation des viols reste inchangé.

    – loi asile et immigration - définitivement adoptée = https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/08/01/la-loi-asile-et-immigration-definitivement-adoptee-a-l-assemblee_5338430_823

    – le projet de loi « avenir » professionnel (inspiré du roman de Boris Vian , l’herbe rouge) https://www.lemonde.fr/emploi/article/2018/08/01/le-projet-de-loi-avenir-professionnel-definitivement-adopte-par-le-parlement
    les apprentis ont entre autre la joie de passé de 8h à 10h de boulot par jour.

    – un truc de « droit à l’erreur » là aussi « définitivement adopté »
    https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=11&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwi-7eaL5c


  • Macron Watch
    https://docs.google.com/spreadsheets/d/15s60r1Aw9oJnOWw6fqOGRv3VLd4ekc3p82Q7LKndGHE/edit#gid=1075229204

    « A propos : Tentative de recensement des mesures et prises de parole du gouvernement Macron portant atteinte aux avancées sociales et/ou écologiques.
    Elle est maintenue aussi à jour que possible (et aussi fréquement que possible par quelques copains sur leur temps libre :))
    >> Plus d’infos & contact sur : https://twitter.com/MacronWatch
    >> #MacronWatch »


  • Macron, le Médiocrate 13 juin 2018 - Anticons
    https://anticons.wordpress.com/2018/06/13/macron-le-mediocrate

    Réformateur, pragmatique et efficace, il est “l’homme que nous attendions”, nous laissent entendre des responsables des grands médias. Intellectuellement, il fut très proche du philosophe Paul Ricoeur, nous rabâchent ses admirateurs. Dès 2014, Attali annonçait :  « Macron sera président en 2017 » ,  « Nous avons élu un oiseau très rare ! » nous dit Kouchner.  « Il a résisté pendant quelques secondes à la poignée de main Donald Trump » commente Christophe Barbier. « L’échange est ferme, viril mais correct, et hisse la France au niveau de l’Amérique » garantit l’éditocratie.  « Macron c’est moi, en mieux » certifie Sarkozy.  « Il est mi-Kennedy, mi-Alcibiade » écrit BHL toujours bien inspiré (Alcibiade fut condamné à l’exil et Kennedy mourut assassiné). Pour Alain Minc, « Macron, c’est Bonaparte Premier consul « . Alain Juppé  « partage en grande partie » la vision d’Emmanuel Macron. Valéry Giscard d’Estaing « distribue des bons points » à Macron. Bref, cet échantillon de louanges dithyrambiques indique à quel point Emmanuel Macron est le modèle d’une très grande partie de la classe politico-médiatique. N’ayons pas peur des mots, Emmanuel Macron fait consensus auprès des oligarques.
     


    Esprit éclairé ou confusion mentale ? Macron, le best of !
    Nous avons sélectionné quelques citations emblématiques du Président Macron. Parmi les constantes figure en premier lieu la certitude pour lui d’être un homme d’exception. D’autre part, Emmanuel Macron à une fâcheuse tendance à perdre son sang froid dès qu’il est contrarié. Ajoutons que notre Président méprise totalement les classes populaires. Enfin, autre point inquiétant, Emmanuel Macron ne cesse de se contredire et, peut-être pire encore, il semble prendre ses croyances pour des vérités absolues. Voyons cela plus en détails.

     « Je ne suis que l’émanation du goût du peuple français pour le romanesque »

     « Aujourd’hui, je ne suis pas prêt à faire les concessions que m’impose le Parti socialiste, c’est-à-dire m’excuser d’être un jeune mâle blanc diplômé. En d’autres temps, c’était un avantage compétitif inouï. Un jeune mâle blanc inspecteur des finances, il y a soixante ans, était le maître du monde »

     « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort »

     « Je mise sur la révolution démocratique »

     « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires »

     « Il aurait fallu une Margaret Thatcher à la France »

     « Fillon, c’est Thatcher dans les années 80, la France mérite mieux que ça »

     « Je n’ai pas de leçons à recevoir. »

     « Le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler »

     « Le libéralisme c’est la loi du plus fort, l’esprit des réformes que nous proposons c’est tout l’inverse »

     « Le libéralisme est une valeur de gauche »

     « Je suis maoïste, […] un bon programme c’est ce qui marche »

     « La politique c’est mystique »

     « Quand t’es jeune, 35h c’est de la pipe »

     « Travailler plus, sans être payé plus »

     « Monsieur Trump » ou  « l’Américain » : « N’oubliez jamais que si vous êtes une nation libre, c’est parce que des ambitieux sont partis de ces terres avec l’amour de la liberté, avec le même rêve, le rêve français, le rêve européen. Monsieur Trump, n’oubliez jamais ce que vous nous devez. La liberté, votre existence, c’est celle de Lafayette, c’est la nôtre »

     « Avec Trump, nous contribuerons à la création d’un ordre mondial du 21e siècle pour le bien de nos concitoyens »
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=DXcrghQfslU

     « Il y a dans cette société (Gad), une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées, pour beaucoup on leur explique : Vous n’avez plus d’avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 km ! Ces gens-là n’ont pas le permis de conduire, on va leur dire quoi ? »

     « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord »

     « Mes prédécesseurs n’avaient absolument aucune idée pour l’Europe »

     « J’ai une loyauté personnelle envers François Hollande. Je lui dois de m’avoir fait confiance et de m’avoir nommé au gouvernement. En même temps, lorsqu’un président nomme quelqu’un ministre, il le fait parce qu’il pense que c’est bon pour son pays, pas pour en faire son obligé »

     « François Hollande, sa présidence bavarde et son “absence d’idée” sur l’Europe »

     « Comme De Gaulle, je choisis le meilleur de la gauche, le meilleur de la droite et même le meilleur du centre »

     « Je suis l’anti-système »

     « J’ai condamné toujours la colonisation comme un acte de barbarie. […] La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité. Ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes »

     « En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé et je ne regrette pas cela parce que – il y a une jolie formule qui vaut pour l’Algérie – la France a installé les droits de l’homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire. […] Tout en reconnaissant ce crime, je ne veux pas qu’on tombe dans la culture de la culpabilisation sur laquelle on ne construit rien »

     « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien, parce que c’est un lieu où on passe, un lieu que l’on partage »

    Difficile, au milieu de tant d’inconséquence, de comprendre comment Macron a pu séduire autant de français. Le philosophe Alain Deneault montre qu’Emmanuel Macron, à l’instar de Justin Trudeau, premier ministre du Canada depuis novembre 2015, est devenu une figure charismatique uniquement parce que des médias complaisants lui attribuent plus de qualités qu’il n’en a réellement.

    Une figure de proue de l’extrême centre…
    Alain Deneault définit l’extrême centre comme un nouvel ordre politique qui s’efforce de liquider les notions de droite et de gauche. Cette nouvelle droite, puisque nous allons voir qu’il s’agit bien de cela, s’applique selon lui à garantir plus d’argent pour les multinationales, plus de dividendes versés aux actionnaires, plus de facilité d’accès aux paradis fiscaux, moins de services sociaux, et le démantèlement des droits des travailleurs.
     « Emmanuel Macron, c’est Robin des bois à l’envers : il prend aux pauvres pour donner aux riches » a déclaré le journaliste François Ruffin. Et au vu du bilan de sa première année de présidence, il semble difficile de donner lui tort :

    • Suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) dès 2017
    • Suppression de l’impôt pour freiner l’exil fiscal (exit tax) pour 2019
    • Suppressions de 120 000 postes de fonctionnaires
    • Gel du point d’indice et rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires
    • Diminution des aides au logement
    • Hausse de la CSG
    • Stigmatisation des chômeurs
    … pour ne retenir que quelques mesures.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=ZnWgYicjYAQ


    Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, serait-on tenté de dire, puisque l’économiste libéral Milton Friedman soutenait qu’une entreprise ne devrait pas avoir de  « responsabilité sociale » envers le public ou la société. Pour Friedman, le seul souci qui doit peser sur l’entreprise est d’accroître les profits pour ses actionnaires ainsi que pour elle-même. Pour les tenants de la doctrine Friedman, en particulier Reagan, Thatcher et Pinochet, la question sociale doit être subordonnée au bon vouloir de l’initiative privée. Une théorie très fortement contestée par la journaliste Naomie Klein qui démontre que la plupart des citoyens s’appauvrissent tandis que les élites corporatives gagnent une énorme richesse. En janvier 2018, l’ONG Oxfam International rapportait dans un rapport consacré à l’année 2017 que les 1% les plus riches ont empoché 82 % des richesses créées cette année-là, tandis que la moitié la plus pauvre de l’humanité n’en n’a pas eu une miette.

    L’extrême centre ne tolère pas d’opposition
    Deneault explique clairement que l’#extrémisme ne s’évalue pas en fonction du curseur gauche-droite. L’extrémisme nous dit-il, est l’attitude qui consiste à être intolérant à ce qui n’est pas soi. Ainsi, l’extrême centre se présente arbitrairement comme étant “le” centre. L’extrême centre serait donc en somme l’équilibre, la voie médiane qui évite raisonnablement les deux extrêmes. Mais comprenons bien qu’il s’agit avant tout d’une posture. Or la question du positionnement faussement modéré ne date pas d’hier, et l’exemple le plus parlant est peut-être celui d’ #adolphe_thiers qui fut le fut le premier président de la République française (1871-1873), partisan libéral dans un premier temps d’une monarchie constitutionnelle. Adolphe Thiers est l’une des figures emblématiques de l’histoire du #Centre_Gauche, dont il est la représentation de la fausse modération. Honoré de Balzac s’inspirera de Thiers pour créé Eugène de Rastignac, un personnage qui est décrit par Balzac comme ambitieux et prêt à tout pour parvenir à ses fins. L’extrême centre au nom de la raison est violent, cruel, destructeur et aveugle nous enseigne Deneault. Partant de là, rappelons-nous qu’en novembre 1831 débutait à Lyon la première révolte des Canuts, ces ouvriers de l’industrie de la soie. Contre les insurgés, Thiers déclara :  « il vaut mieux l’arme blanche que l’arme à feu » . Ce qu’il voulait, c’était éviter de lire dans la presse :  « On tire sur le peuple » . Les canuts se soulèveront à nouveau en 1834. Cette nouvelle insurrection sera une fois encore réprimée dans le sang par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Adolphe Thiers. La Commune de Paris est une autre période insurrectionnelle de l’histoire de Paris. Elle s’est développée à partir du 18 mars 1871 pour aboutir à la fameuse  « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871. Le chef du pouvoir exécutif Adolphe Thiers, réfugié pour l’occasion à Versailles, lancera contre la capitale cinq corps d’armée. Le résultat sera terrible, avec plus de 20 000 victimes dont beaucoup de femmes et d’enfants. Et bien évidemment, pour Macron… Thiers a sauvé la République en 1871.
    https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-meyer-du-18/blog/100518/thiers-sauve-la-republique-en-1871-selon-macron

    Médiocratie : La marque de l’extrême centre
    En politique selon Deneault, être médiocre signifie satisfaire une oligarchie. Aussi la médiocratie est incarnée par l’extrême centre, commente-t-il. Deneault insiste sur le fait que la  « médiocrité” est en français le substantif désignant ce qui est moyen, tout comme supériorité et infériorité font état de ce qui supérieur et inférieur. Il n’y a pas de  « moyenneté » . En conséquence la médiocrité désigne le stade moyen érigé au rang d’autorité.

    Pour Deneault, la principale compétence d’un médiocre est de reconnaître un autre médiocre. Ensemble, ils organisent des réseaux afin d’établir un puissant système de collusions et de renvois d’ascenseurs. Dans un article précédent consacré à Emmanuel Macron, il nous était apparu important de faire la liste des groupes de pression et des réseaux très opaques du patronat qui gravitent autour de notre nouveau président.

    Et comme il faut bien que l’extrême centre se distingue de la droite stricto sensu, la duperie va s’accomplir dans la bonne humeur. Étant entendu que c’est uniquement le maquillage qui distingue l’extrême centre de la droite à papa, la mystification repose par conséquent sur une #novlangue. La “théorie du ruissellement” selon laquelle “enrichir les riches profite à tout le monde” est contestée par le Gouvernement Édouard Philippe car trop droitière dans son apparence ? Qu’à cela ne tienne, le problème est contourné par Emmanuel Macron en personne, qui lui prône la théorie des  « premiers de cordée » _. Mais comprenons bien que chez Macron, le premier de cordée n’est pas l’instituteur, ni même l’infirmière, l’ingénieur ou l’ambulancier. Les premiers dans le logiciel Macron sont les #réseaux qui lui ont permis d’accéder au pouvoir.

    Les médiocres sont au service d’instances transnationales
    Si nous suivons Alain Deneault dans son raisonnement, nous sommes tous potentiellement des médiocres. Nous sommes donc susceptibles de régresser intellectuellement et moralement. De ce fait, la minorité possédante (oligarchie) qui nous domine et qui emploie Macron met tout en œuvre pour faire de nous des médiocres. Cet asservissement a pour but de nous imposer des protocoles qui insensiblement modifient les consciences, justifiant en cela un discours qui vante les bienfaits de la concurrence. En conséquence, il est facile de comprendre comment la dialectique peut devenir guerrière.

    Souvenons-nous : a posteriori, nous avons eu la confirmation que l’explication humanitaire à la guerre de Libye n’était qu’un prétexte. Bis repetita au printemps de cette année : l’histoire se répète avec Macron en Syrie. Cette fois-ci l’acte qui déclenche les hostilités et une (présumée) attaque chimique à la Douma le 7 avril 2018. En quelques jours, ce qui n’était que supposé va devenir avéré dans les bouches du trio Emmanuel Macron, Theresa May et Donald Trump. Ce qui est remarquable, c’est qu’il y a peu de temps encore, la presse occidentale présentait ce dernier comme un adepte des théories du complot, tout en l’accusant d’être à la solde de la Russie, qui attendrait un retour sur investissement.

    Rappelons donc qu’Emmanuel Macron vient de s’allier à deux États, en l’occurrence les États-Unis et la Grande Bretagne, qui dans un passé récent ont sciemment menti pour envahir l’Irak, et sur bien d’autres motifs de guerre. Qui sont donc ses “amis” ? La guerre d’Irak ou seconde guerre du Golfe commence officiellement le 20 mars 2003. A cette époque, Theresa May était Présidente du parti conservateur qui a toujours soutenu la guerre en Irak. Donald Trump lui, a promu (en mars 2018) le néoconservateur John Bolton au poste très influent de conseiller à la sécurité nationale. En bon néoconservateur, Bolton fut un farouche partisan de la guerre en Irak et du concept de guerre préventive. En 2002, il enterre le protocole de vérification de la convention sur les armes biologiques. En 2002 encore, il signe la lettre qui indique que les États-Unis renoncent à toute participation à la Cour pénale internationale (CPI). Puis Trump nomme Gina Haspel à la direction de la Central Intelligence Agency (CIA). Gina Haspel a été directement impliquée dans la pratique de la torture de détenus. Dans le Washington Post, John Kiriakou, ancien officier du contre-terrorisme de la CIA, explique qu’il est allé en prison pour avoir divulgué les tortures de la CIA. Gina Haspel a aidé à les dissimuler. En s’associant sans la moindre légitimité au duo Trump / May, Macron vient en notre nom à tous, de légitimer la quintessence du Monde selon Bush : torture, traitements cruels, séquestrations illégales, ingérences, guerres sous faux prétextes, (…). Cela nous ramène à la conclusion d’un dossier précédent, où il nous était apparu nécessaire de souligner qu’étape après étape, la pensée politico-médiatique dominante en France est devenue néoconservatrice.

    Confus et nébuleux
     « La grosse colère d’Emmanuel Macron face aux eurodéputés hostiles aux frappes en Syrie « , titra la presse sous l’influence des réseaux de l’OTAN, après que la question des preuves d’armes chimiques lors des attaques en Syrie ait été soulevée à l’Assemblée européenne. Une intervention “irresponsable, risquée et sans perspective politique”, indiquaient certains responsables politiques européens, qui notaient que Trump, May et Macron avaient agi sans preuves ni mandat de l’ONU.

    Face aux eurodéputés hostiles aux frappes en Syrie, Macron s’improvisa défenseur de la veuve et de l’orphelin, et s’adressa à son opposition en ces termes :  « Les mêmes, les mêmes qui à chaque fois s’indignent devant les images que nous avons vu, d’enfants, de femmes, morts d’attaques de chlore, les mêmes, restons-nous assis ? Défendons nous des droits en disant ‘les droits c’est pour nous, les principes c’est pour nous, la réalité c’est pour les autres ? Non, non ! » Le reste est tout aussi indigeste, mais surtout le Président Macron répond totalement à côté, car la seule chose qui lui fut demandée était tout simplement de fournir ses preuves. Par la suite la “médiocrasphère” viendra à la rescousse du nouveau boss :  « Révisionnistes, dégueulasses, sont ceux qui réclament des preuves » , affirme #BHL qui sans vergogne recourt une fois encore au point Godwin (l’arme favorite des médiocres).

     « Bonnet blanc, blanc bonnet »
    Selon les critères définis par A. Deneault, il n’est pas vain d’établir une ressemblance entre le néo-conservatisme et l’extrême centre. Rappelons que le néo-conservatisme est une variante du conservatisme. Sa spécificité est de conserver les caractéristiques du conservatisme traditionnel qui promeut des valeurs établies issues de coutumes et de traditions. Ces règles (foncièrement opposées au progressisme) sont ainsi combinées à l’individualisme, que le #néo-conservateur qualifie de libre entreprise. Sur ce point, la convergence avec le président français est établie par Forbes le magazine d’affaires américain pour qui Macron est le leader des marchés libres.

    Dès qu’ils ont eu accès à des postes de pouvoir et d’autorité, les néo-conservateurs ont approuvé la totalité des programmes anti-sociaux. Pour eux, seules les initiatives privées ont pour fonction de renforcer l’action sociale, via le financement d’organisations religieuses qui ont seules la vocation à s’occuper des pauvres et des marginaux. Autant dire que chez les #néocons l’aide sociale, qui repose en principe sur des actions d’insertion, de prévention et de secours, doit-être réduite à sa plus simple expression. La promotion de la #philanthropie est également le leitmotiv du programme économie sociale et solidaire de La République En Marche.

    Dans leur logique, l’État est relégué au rang de simple auxiliaire des conglomérats de la finance, de l’énergie et de l’armement. Moins de ressources pour les classes populaires et plus de dividendes pour les groupes financiers constituent également la ligne économique et sociale de l’extrême centre comme nous l’avons vu précédemment. La seule différence est relative à sa forme. Le plus souvent les #néoconservateurs ont migré du trotskisme pour aller vers la droite. De Trotksy, les néocons ont conservé l’idée d’exportation de la révolution, qu’ils ont fait évoluer en ingérence américaine. En résumé, ils se revendiquent ouvertement à la fois pro-israéliens, anticommunistes et anti-New Deals. Ainsi pour les néocons, la réglementation en matières économiques et sociales est un échec. L’extrême centre quant à lui avance masqué. Ses objectifs profonds sont tout aussi cruels que ceux du néo-conservatisme. Mais Deneault nous signale que le médiocre de l’extrême centre est cool, jeune, nouveau, sympathique dans sa présentation. “Il faut penser printemps” prêche son illustre représentant Emmanuel Macron. Cela nous rappelle Michel Clouscard qui surnommait George Pompidou  « l’oncle libéral débonnaire » .

    Ne perdons pas de vue qu’avant de cautionner la politique pro-Arabie Saoudite, pro-Israël, et anti-Iran que mène Donald Trump, les poids lourds du néoconservatisme, déjà membres influents du parti républicain, avaient jeté leur dévolu sur la candidate Hillary Clinton qui reste par ailleurs une référence de l’extrême centre.

    Ainsi nous comprenons pourquoi, vis à vis des crimes de guerre israéliens, l’extrême centre se situe toujours dans un semblant de consensus. Le plus souvent cela débouche sur des formules expéditives. Par exemple Macron appelle Netanyahou au  « dialogue » avec les Palestiniens. Sans mentionner Israël, Trudeau a condamné  « l’emploi présumé d’une force excessive et de munitions réelles » qu’il juge  « inexcusable » . Mais ces annonces laconiques ne débouchent jamais sur aucune action concrète, et leurs contenus sont invariablement ponctués par des  « Israël est une grande démocratie » , ou encore  « A Paris, Macron joue la proximité avec le premier ministre israélien » .

    Le discours paradoxal
    Le médiocrate de l’extrême centre peut apparaître déroutant pour son auditoire, tant ses contradictions sont nombreuses. Ainsi pour battre Donald Trump, Hillary Clinton se revendiquait féministe et engagée pour les droits des femmes, alors même que parmi les donateurs de la fondation Clinton, nous retrouvons l’Arabie Saoudite, pays qui condamne les femmes adultères à la mort par lapidation.

    Dans le même style, le gouvernement Macron prétend vouloir déconstruire la désinformation et les théories conspirationnistes. Et simultanément la famille Macron entretient une relation fusionnelle avec #philippe_de_villiers qui est pourtant l’archétype du porte-parole au style paranoïaque selon les critères définis par l’historien américain Richard Hofstadter, lorsqu’il établit le portrait robot du théoricien de la conspiration à partir de postulats caractéristiques. Ces postulats nous les retrouvons dans les livres de Philippe De Villiers. Pour lui :

    1.  La conspiration dure depuis plusieurs décennies
    2. Il y a allégeance à une puissance étrangère (le monde arabe)
    3. La France sacrifie ses valeurs
    4. Les arabes imposent leur langue et leur religion
    5. L’alliance France-monde arabe s’appuie sur une politique commune hostile à la chrétienté
    6. Il y a complicité des instances dirigeantes française
    7. Il y a complicité des médias
    8. L’idéologie islamique imprègne les institutions scolaires et universitaires.

    https://www.youtube.com/watch?v=P4U3wBAcMSg

    Pour la petite histoire, vous noterez aussi que d’un côté règne l’harmonie parfaite avec Philippe de Villiers, “tête de gondole du pôle vieille France” qui se revendique 100 % souverainiste, tandis que d’un autre côté Macron entretient des relations étroites avec Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil, deux figures du libéralisme libertaire qui se proclament foncièrement européistes. S’il y a autant de contradictions en médiocratie, c’est tout bonnement parce que l’extrême centre est avant tout la sphère des faire-valoir et des faux-semblants. C’est ainsi que Nicolas Hulot a été nommé ministre de la Transition écologique et solidaire par Emmanuel Macron, alors que ce dernier multiplie les camouflets à l’encontre de son ministre et souhaite même rétablir les chasses présidentielles ?… Il va de soi que cet héritage de la monarchie se pratique uniquement entre pairs.
    https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/festival-de-cannes/video-quand-emmanuel-macron-fait-une-apparition-dans-le-film-de-daniel-

    Conclusion : un “Président des riches » _
    Il n’est ni Machiavel, ni Alcibiade, ni Kennedy, ni Bonaparte. Plus modestement il est le représentant d’une droite qui n’a jamais cessé de modifier son apparence. Son objectif ? Déconstruire méthodiquement le modèle social français. Ses arguments, une fois l’emballage retiré, sont ceux qu’utilisent les différentes droites depuis des lustres :  « nous sommes soumis à la concurrence internationale » , « le nombre des fonctionnaires doit-être réduit » , « il faut impérativement contrôler les chômeurs », « les cheminots sont des privilégiés » , « nous devons insuffler un élan méritocratie » et enfin  « baissons massivement les impôts des plus riches afin que la théorie du ruissellement opère » .

    Il est clair que pour des raisons de convergence d’intérêts, les milliardaires qui possèdent la presse ont pour la plupart soutenu la candidature de notre nouveau président, qui dispose désormais de la quasi-totalité des moyens de communication pour promouvoir sa politique. Ce constat nous renvoie à la question centrale : Pourquoi les médiocres de l’extrême centre dépensent-ils autant d’énergie pour se déguiser ? Ne serait-il pas plus simple de déclarer : “Nous sommes avant tout au service d’une classe sociale communément appelée élite qui, puisqu’elle est élite, doit naturellement dominer” ?

    Selon toute vraisemblance la réponse à ces interrogations réside dans le fait que si les médiocres et en particulier Macron, nous imposent ce jeu de dupe, c’est parce que s’ils “mettaient carte sur table”, l’oligarchie qui les emploie n’aurait pas la moindre chance de conserver ses privilèges. Rappelons nous que la médiocratie est le monde des collusions et de la corruption. De ce fait, les médiocres trahissent une idée qui comporte trois mots : “Liberté, Égalité, Fraternité”. Cette devise est en fait l’ADN de la société républicaine. Fortement influencée par Du Contrat social de Rousseau, elle postule que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Ainsi nous comprenons aisément pourquoi cet axiome qui est l’un des fondements de la morale moderne est incompatible avec l’affairisme, les réseaux, et le renvoi d’ascenseur que favorisent les médiocres de l’extrême centre

    https://www.youtube.com/watch?v=oXsFb6iCDZU

    Même si le peuple est tour à tour désabusé, désillusionné, perverti ou complice, les principes républicains sont implantés dans sa conscience par l’entremise de l’éducation. Spontanément, le tout-un-chacun juge le monde en vertu de cette maxime  « Liberté, Egalité, Fraternité » , que l’on retrouve déjà en gestation dans la littérature antique. L’universalité des valeurs républicaines a supplanté depuis longtemps la morale élitiste du droit divin. Le premier médiocrate à avoir pleinement intégré cette donnée s’appelait Adolphe Thiers. Royaliste à ses débuts, il évoluera vers un projet aux allures républicaines, ce qui lui permettra de combiner ses ambitions personnelles à une stratégie globale qui, sous couvert de libéralisme, garantira à une caste sociale la primauté sur la majorité. Depuis lors, la contre-révolution (représentée par les médiocrates) réinvente à intervalle régulier sa rhétorique pour continuer de faire illusion.

    Emmanuel Macron est la nouvelle égérie de la lignée médiocrate. La résurgence de son archaïsme ne laisse planer aucun doute sur ses véritables aspirations (de #Rothschild, de Villiers, Versailles, Chambord… ). Cependant, intuitivement, la plupart des français ont désormais compris à qui ils avaient affaire : Selon le sondage du mois de mai 2018 Odoxa-Dentsu Consulting, les trois quarts des français (72%) perçoivent Emmanuel Macron comme un  « président des riches » .

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