• #Libia

    “Mi ricordo che una volta ho sentito dire che quelli che scappano vengono apostrofati in maniera sprezzante con il nomignolo ‘Libia’. E’ questo, gli chiedo, il modo in cui gli eritrei della diaspora storica chiamano gli ultimi arrivati?
    Syoum non batte ciglio. ‘Sì, è così. Gli eritrei che ce l’hanno fatta, in Italia o in Europa, guardano agli immigrati di nuova generazione, quelli che si affollano sulle coste libiche, con supponenza. Sembrano non capire che stanno rifacendo il loro stesso percorso, solo molti anni dopo.”

    In : Alessandro Leogrande, La Frontiera, 2017, p. 61
    https://www.lafeltrinelli.it/libri/alessandro-leogrande/frontiera/9788807889714

    #terminologie #mots #vocabulaire
    #migrations #asile #réfugiés

    Le surnom est « #Libye » (#Libia), un surnom donné aux nouveaux arrivants d’Erythrée par les Erythréens de la diaspora, installés depuis longtemps en Italie...

    ping @isskein

  • Italian mafia bonds sold to global investors | Financial Times
    https://www.ft.com

    Compte-rendu approximatif ici:

    Des #investisseurs internationaux auraient acheté des #obligations soutenues par la #mafia italienne - News 24
    https://news-24.fr/des-investisseurs-internationaux-auraient-achete-des-obligations-soutenues-p

    Les investisseurs du monde entier achetaient des obligations soutenues par une mafia notoire en #Italie depuis quatre ans, a rapporté le Financial Times, citant des documents financiers et juridiques.

    Le rapport indique qu’environ 1 milliard d’euros d’obligations privées soutenues par des sociétés écrans chargées de travailler pour le groupe mafieux calabrais ‘Ndrangheta ont été achetées par des investisseurs mondiaux entre 2015 et 2019.

    Ces obligations ont été achetées par des fonds de pension, des fonds spéculatifs, des family offices ainsi que par la Banca Generali – l’une des plus grandes #banques privées d’Europe – a rapporté le FT. La banque italienne a acheté ces obligations via un instrument construit par la banque d’investissement genevoise CFE, a indiqué le journal.

    Ces obligations, selon le FT, ont été créées à partir de factures impayées aux autorités de #santé_publique en Italie provenant d’entreprises fournissant des services médicaux. Un contrat de #dette, acheté par des investisseurs institutionnels, contenait des actifs vendus par un camp de #réfugiés dans la région italienne de Calabre.

    #finance

  • C’était octobre 2019, et le Gisti faisait ce communiqué...

    #Allocation_pour_demandeurs_d’asile : NON au changement de fonctionnement de la carte

    L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) a annoncé le 2 août dernier que la carte de retrait remise aux demandeurs et demandeuses d’asile pour utiliser l’allocation pour demandeur d’asile (ADA) deviendrait - à partir du mois de septembre - uniquement une carte de paiement. De ce fait, elle ne permettra plus de retirer de l’argent liquide dans les distributeurs de billets. Elle n’autorisera pas non plus les virements vers un compte bancaire ou les paiements sur internet.

    Finalement, l’Ofii a publié un communiqué afin d’annoncer que la mise en place de cette nouvelle carte était reportée au 5 novembre.

    Les associations membres de la CFDA et de la Fédération des acteurs de la solidarité, mobilisées quotidiennement auprès des personnes exilées, s’alarment des graves conséquences de cette mesure qui va plonger les personnes demandant l’asile dans une situation encore plus précaire. Rappelons que le montant de l’Ada est nettement inférieur aux besoins d’une personne (6.80 euros par jour pour une personne isolée).

    Même si la France a l’obligation d’héberger l’ensemble des personnes demandant l’asile pendant toute la procédure, moins de la moitié d’entre elles est hébergée par l’État, dans les structures qui leur sont dédiées. Les personnes qui ne sont pas prises en charge dans les structures réservées aux demandeurs d’asile sont dès lors contraintes de trouver un hébergement par leurs propres moyens (locations, colocations, sous-locations, hébergements solidaires), de faire appel aux structures d’hébergement d’urgence ou, en l’absence de places suffisantes dans ces dispositifs, de rester à la rue.

    Dans le cas où les personnes qui ne sont pas hébergées par l’Etat parviennent à accéder à un logement privé, le règlement des loyers ne peut en général s’effectuer que par virement, ou en espèces, l’État n’ayant aucun moyen de contraindre les acteurs privés à s’équiper de terminaux de paiement électronique. Dès lors, les personnes concernées risquent donc tout simplement de perdre leur hébergement du jour au lendemain, alors même que la loi attribue une allocation d’un montant légèrement supérieur (quoique nettement insuffisant pour se loger dignement : 7€40 par jour pour les personnes isolées non hébergées) afin de financer cet hébergement personnel.

    Les demandeurs d’asile n’ayant accès à aucune solution de logement ou d’hébergement et qui survivent dans la rue seront nécessairement confrontés à une dégradation accrue de leurs conditions de vie.

    Le bénéfice avancé par l’Ofii, à savoir la possibilité de jouir des sommes inaccessibles en raison des seuils de retrait, justifie que la carte devienne une carte de paiement, mais ne justifie en rien la suppression de la possibilité de faire des retraits. Le retrait d’espèce relève des services bancaires de base et l’argent liquide est nécessaire pour de nombreux actes de la vie quotidienne.

    Vexatoire et lourde de conséquences, cette mesure semble surtout destinée à exercer un contrôle accru sur les demandeurs et demandeuses d’asile dans l’utilisation de la maigre allocation qui leur est versée en contrepartie de l’interdiction de travailler qui leur est imposée.

    Pour justifier la mise en place de ce dispositif, l’#Ofii invoque le coût élevé du système de carte de retrait et le risque que la manipulation d’argent liquide génère du « racket » : or, ces arguments ne s’appuient sur aucun élément concret, objectif et vérifiable.

    L’Ofii se réfère également à la réussite de ce système en Guyane. Or, telle n’est pas l’appréciation de nos associations présentes sur place : elles ont au contraire constaté que le passage à une carte de paiement a réduit le pouvoir d’achat et compliqué la vie courante des demandeurs d’asile, qui ne peuvent plus acheter de nourriture au marché, ni acheter du gaz, ni payer des tickets de bus.

    L’Ofii a enfin évoqué la possibilité d’effectuer tout de même des retraits d’espèces auprès des commerçants qui pratiquent le « cashback » (le commerçant remet de l’argent liquide au client payant par carte bancaire pour un montant supérieur au bien acheté). Pourquoi mettre en avant cette pratique qui a été surtout mise en place dans les zones rurales pour pallier le manque de DAB, et au demeurant refusée par de nombreux commerçants, plutôt que de laisser la possibilité aux personnes de payer et de retirer de l’argent simplement avec leur carte ?

    En outre, la décision de faire payer les paiements dans les commerces 0,50 € au-delà de 25 par mois (moins d’un paiement par jour) est scandaleuse : elle revient à reporter les frais de fonctionnement de la carte proposée par l’Ofii sur des personnes qui sont sans ressources.

    Voici quelques-unes des conséquences qu’entraînera cette mesure pour les demandeurs d’asile :

    - une baguette à 1,10 €, achetée dans les boulangeries qui acceptent le paiement à partir d’un euro, reviendra, après l’utilisation des 25 paiements autorisés, à 1,60 € ;

    – un ticket de métro coûtera 2,40 € au lieu de 1,90 € ;

    – il sera impossible de payer un hébergement si le logeur n’est pas équipé d’un terminal de paiement ;

    - il sera impossible d’acheter des aliments de première nécessité à bas prix vendus par des commerçants ne disposant pas de terminal de paiement ou sur les marchés.

    Pour toutes ces raisons, les associations membres de la CFDA et de la Fédération des acteurs de la Solidarité demandent au ministère de l’Intérieur et à l’Ofii de revenir sur cette décision et de mettre en place une carte permettant à la fois le retrait d’espèces et la possibilité de payer sur un terminal de paiement.

    https://www.gisti.org/spip.php?article6245

    #asile #migrations #réfugiés #France #allocation #ADA #cash #liquide #carte #frais #carte_de_crédit #carte_de_paiement #carte_de_retrait

  • Covid-19 Migrants, refugees and asylum
    https://www.coe.int/en/web/portal/covid-19-migrants-refugees-and-asylum

    Migrants, asylum seekers and refugees to Europe continue to face uncertain times amidst the COVID crisis. Drahoslav Štefánek, Special Representative of the Secretary General on Migration and Refugees describes some of the challenges and the support that the Council of Europe is offering to member states.

    #Covid-19#migrant#migration#europe#conseildeleurope#refugie#droitsfondamentaux

  • Bosnie-Herzégovine : un migrant tué près de la frontière croate

    3 juillet 2020 - 12h : Un migrant a été tué le 2 juillet alors qu’il essayait de traverser la frontière croate près de #Kulen_Vakuf, en Bosnie-Herzégovine, a confirmé la police du canton d’#Una-Sana. « Des habitants de Kulen Vakuf ont informé la police locale qu’un groupe de migrants portaient un homme blessé. Les policiers et l’équipe médicale ont déclaré que l’homme est malheureusement mort de ses blessures, causées par une #arme_à_feu. La blessure fatale était localisée dans le dos de la victime, provenant probablement d’un #fusil », explique Ale Šiljdedić, porte-parole de la police du canton d’Una-Sana.

    Selon les médias locaux, l’identité de la victime et des personnes qui le transportaient est pour le moment inconnue. Selon eux, ces personnes utilisaient les services du camp de réfugiés de Lipa et auraient essayé de passer en Croatie près de Kulen Vakuf.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Les-dernieres-infos-Refugies-Balkans-Bosnie-Herzegovine-un-nouvea

    #asile #migrations #réfugiés #décès #morts #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #Croatie #Balkans #route_des_Balkans

    Ajouté à la métaliste sur les morts à la frontière sud-alpine :
    https://seenthis.net/messages/758646#message806449

  • Rights in route. The “#quarantine_ships” between risks and criticisms

    The use of quarantine ships is one of the measures put in place by the Italian government to deal with the arrivals of foreign nationals in times of pandemic. Almost two months after the start of this experiment, it is possible to make a first assessment of the adequacy and criticism entailed in this measure.

    The first experiment was carried out on board the ship Rubattino, run by the Tirrenia company, which hosted 183 people between the 17 April and the 5 May. On the 19 April, the Ministry of Infrastructure and Transportations launched a procedure for the chartering of vessels for the assistance and “health surveillance” of migrants autonomously arriving on the Italian coasts or rescued in SAR operations. The #Moby_Zazà was then identified as a “quarantine ship” capable of accommodating up to 250 people. 160 migrants, whose Covid-19 test was finally negative, left the ship on the 30 May.

    The issue of the controversial interministerial decree no. 150 of 7 April 2020 gave rise to the redefinition of post-disembarkation procedures. The decree establishes that, during the health emergency caused by the spread of Covid-19, Italian ports cannot be classified as safe places, place of safety, for the landing of migrants.

    On 12 April, Decree no. 1287/2020 of the Head of the Civil Protection Department was published, entrusting the Department for Civil Liberties and Immigration of the Ministry of the Interior with the management of procedures related to the fiduciary isolation and quarantine of foreign citizens rescued or arrived independently by sea. On the basis of this decree, the Ministry of Interior, together with the Italian Red Cross, may use ships for the “health surveillance” period “with reference to persons rescued at sea and for whom it is not possible to indicate the “Place of Safety”. This indication, apparently sibylline, refers to the persons referred to in the decree of 7 April, i.e. persons rescued outside the Italian SAR by ships flying a foreign flag for which Italian ports cannot be considered “safe places”. Migrants arriving autonomously, i.e. not as a result of SAR operations, should in the first instance carry out the quarantine period in reception facilities on the territory and not on ships, unless it is for some reason impossible to identify such facilities, as in fact happened for many people disembarked in Italy in May and June.

    A number of problems arise from use of the so-called quarantine ships. First of all, it is a device for the deprivation of personal freedom which differs clearly from the measures to which foreign citizens who have come to Italy by other means have been subjected during the lockdown. The Interministerial Decree of 17 March provided that persons arriving from abroad, in the absence of symptoms, must report their return to the public sanitary office, prevention department, and undergo isolation and health surveillance for a period of 14 days. It is therefore a formula with markedly discriminatory characteristics.

    With regard to the conditions in which people are inside the ship, the words of the National Ombudsman for the rights of prisoners effectively paint the situation of the Moby Zaza: “the […] playful image painted on the hull, corresponds dramatically to the reality of those who, presumably escaped from wars or imprisonments, await the flow of the, though dutiful, quarantine with a lack of certain information and support against despair”.

    The use of ships for the quarantine also has important symbolic value both for migrants subjected to the measure and in the political debate linked to the issue of disembarkation and the sharing of responsibility among the European member states in the field of migration.

    Finally, no news has been spread about the procedures that are implemented on the ships, about the support that is or is not provided to foreign citizens, about the possible police investigations carried out on board and about institutional and non institutional actors operating on board.

    For this reason, a request for access to the files was sent to the Ministry of the Interior and the Ministry of Health to find out which procedures are implemented on board, how they are carried out and who is involved.

    From the first answers received from the Civil Liberty and Immigration Department, as implementing entity, it is clear only the role of the Italian Red Cross responsible for health care measures, cultural linguistic mediation, social assistance, psychological support and identification of vulnerabilities.

    Finally, particular attention deserves the future of this praxis: migration management policies in recent years teach us that the major innovations have been introduced to manage emergencies. The hotspots themselves were set up in 2015 as an extraordinary measure to deal with a situation where the number of people arriving in Italy and Greece was extremely high. However, this system, having ended “the emergency”, continued to operate and became fully integrated into the ordinary management system of migration, revolutionizing it and introducing serious violations of the rights of foreign citizens.

    It is therefore necessary to ensure that quarantine ships do not become the forerunner of “#hotspot_ships”, “hotspot platforms” or other systems aimed at preventing foreign citizens rescued at sea from disembarking in Italy. The conditions of the ships, their structural isolation, the difficult monitoring and the impossibility of the contacts with civil society, make this formula absolutely inadequate for carrying out the delicate operations of reception, information, definition of the legal status of foreign citizens.

    https://inlimine.asgi.it/rights-in-route-the-quarantine-ships-between-risks-and-criticisms

    #navi_quarantena #hotspot #bateaux_hotspots #frontières_mobiles #Italie #migrations #asile #réfugiés #frontières #navi-quarantena #Méditerranée #mer

    ping @isskein

    • Cosa sono e quanto costano le navi da quarantena per i migranti?

      Le navi da quarantena sono traghetti privati usati per isolare i migranti arrivati in Italia via mare e sono state istituite dal governo il 12 aprile con un decreto della Protezione civile, dopo che era stato dichiarato lo stato di emergenza per l’epidemia di coronavirus. Lo stato di emergenza terminerà il 31 luglio e non è ancora chiaro se le navi da quarantena rimarranno operative. Secondo il decreto, sui traghetti dovrebbero essere trasferite tutte le persone che sono state soccorse dalle imbarcazioni delle ong, tuttavia negli ultimi mesi sono stati confinati su queste strutture anche alcuni migranti che erano arrivati a terra direttamente con delle imbarcazioni di fortuna partite dalla Tunisia o dalla Libia.

      Le navi da quarantena sono sotto accusa da quando, il 20 maggio scorso, un ragazzo tunisino di 28 anni si è buttato in mare per raggiungere a nuoto la costa ed è morto. L’ultimo caso di un trasbordo su una nave da quarantena che ha fatto discutere è quello che ha coinvolto la nave Ocean Viking dell’ong Sos Meditérranée: bloccata per dieci giorni in mare, la notte del 6 luglio ha ricevuto dalle autorità italiane l’autorizzazione ad attraccare a Porto Empedocle, da dove i migranti sono stati trasferiti sulla Moby Zazà, anche se sono risultati tutti negativi al test per il covid-19.

      Come funzionano
      I traghetti Rubattino e Moby Zazà della Compagnia italiana di navigazione (Cin, già Tirrenia) sono le due navi passeggeri usate per la quarantena dei migranti. La Rubattino è stata attiva fino al 7 maggio ed è stata usata per la quarantena di 180 persone soccorse dalla nave della ong Sea Eye, Alan Kurdi, il 17 aprile 2020 e dall’imbarcazione Aita Mari il 19 aprile 2020. La Moby Zazà è diventata operativa il 12 maggio e attualmente il contratto è valido fino al 13 luglio.

      Per il nolo di questa nave la Compagnia italiana di navigazione ha ricevuto una somma che oscilla tra 900mila euro e 1,2 milioni di euro. La sorveglianza sanitaria a bordo è svolta dagli operatori della Croce rossa italiana (Cri). “Le navi non sono ospedali, sono traghetti passeggeri, attrezzati per ospitare circa 250 persone”, spiega la responsabile immigrazione della Croce rossa (Cri) Francesca Basile. “Dal 15 maggio la Moby Zazà ha ospitato 680 persone”, continua Basile, che assicura che sulla nave medici, infermieri e operatori culturali sono protetti da dispositivi di sicurezza e seguono tutti i protocolli sanitari per garantire la salute delle persone.

      Chi risulta negativo al test per il coronavirus rimane a bordo per quindici giorni, chi risulta positivo rimane sulla nave fino al momento in cui il tampone diventa negativo. “Abbiamo riscontrato una trentina di persone positive al test dall’inizio dell’operazione a maggio. Erano tutti asintomatici. Sono stati isolati a bordo della nave in una zona rossa, su uno dei ponti. Finché il tampone non è diventato negativo”, spiega la responsabile della Croce rossa.

      I costi e le criticità
      Alcuni esperti hanno però evidenziato diverse criticità di queste navi, soprattutto dopo che il 20 maggio un ragazzo tunisino si è gettato in mare ed è morto, mentre tentava di raggiungere la costa a nuoto. Valentina Brinis, operatrice legale dell’ong Open Arms, spiega che tenere le persone per lunghi periodi a bordo di una nave provoca un disagio psicologico, che anche in passato ha spinto le persone a gettarsi in mare. “Come Open Arms abbiamo avuto esperienza di quanto sia rischioso tenere a bordo le persone per un periodo di tempo prolungato, come c’è già successo nell’agosto del 2019 nella missione 66”.

      In quel caso le condizioni psicologiche critiche delle persone erano state documentate anche dal procuratore di Agrigento, Luigi Patronaggio che aveva parlato di “grande disagio fisico e psichico, di profonda prostrazione psicologica e di altissima tensione emozionale che avrebbero potuto provocare reazioni difficilmente controllabili delle quali, peraltro, i diversi tentativi di raggiungere a nuoto l’isola costituivano solo un preludio”.

      Per l’operatrice la quarantena andrebbe svolta a terra, nei centri di accoglienza e negli hotspot, perché “sulla nave è difficile mantenere una situazione di calma quando le persone hanno un vissuto molto traumatico”. Spesso tra le altre cose le persone sono fatte scendere a terra per poi risalire a bordo della nave da quarantena, “creando incomprensioni e frustrazioni che possono essere state all’origine del gesto del ragazzo che si è gettato in mare”. Un altro elemento di criticità è la violazione delle leggi internazionali sul soccorso in mare: le Convenzioni internazionali sul soccorso in mare stabiliscono infatti che le persone soccorse debbano essere rapidamente portate a terra e solo una volta arrivate in un place of safety (Pos) i soccorsi sono da ritenersi conclusi.

      Infine non sono chiari i protocolli seguiti a bordo delle navi da quarantena, mentre nei centri a terra ci sono delle normative (i capitolati hotspot) che regolamentano ogni aspetto di questi luoghi in cui le persone sono private temporaneamente della libertà personale. Anche dal punto di vista medico, uno studio coordinato da Joacim Rocklöv, docente di epidemiologia all’Università Umeå, in Svezia, pubblicato sul Journal of travel medicine, ha mostrato che il confinamento delle persone a bordo delle navi (in quel caso si trattava della nave da crociera Diamond Princess) non è efficace per limitare il contagio. Secondo lo studio, l’evacuazione della nave avrebbe portato a un ottavo circa i casi riscontrati al termine della quarantena a bordo.

      Per l’esperto di diritto marittimo Fulvio Vassallo Paleologo anche la conformità alle leggi di questo tipo di navi è dubbia, anche se consentita dalle direttive europee: “Un documento non vincolante della Commissione Europea sembra prevedere, con limiti assai discrezionali, questa vistosa violazione delle regole dettate in materia di prima accoglienza dalle direttive dell’Unione europea, dal diritto internazionale del mare e dall’articolo 10 ter del testo unico sull’immigrazione n.286 del 1998”, afferma Vassallo Paleologo.

      Dopo l’Italia, anche Malta ha adottato questo tipo di navi turistiche adibite a navi da quarantena per gli stranieri

      Secondo la Commissione europea infatti,“per quanto riguarda le condizioni di accoglienza, gli stati membri possono avvalersi della possibilità prevista dalla direttiva 2013/33/UE di stabilire, in casi debitamente giustificati e per un periodo ragionevole di durata più breve possibile, modalità relative alle condizioni materiali di accoglienza diverse da quelle normalmente richieste. Tali modalità devono in ogni caso garantire che si provveda alle esigenze essenziali, compresa l’assistenza sanitaria. Le misure di quarantena o di isolamento per la prevenzione della diffusione della covid-19 non sono disciplinate dall’acquis dell’Unione europea in materia di asilo. Tali misure possono essere imposte anche ai richiedenti asilo conformemente alla normativa nazionale, a condizione che siano necessarie, proporzionate e non discriminatorie”.

      “Rimane dunque da accertare se il trattenimento in quarantena a bordo di navi traghetto ancorate in mare, come la Moby Zazà sia ‘necessario, proporzionato e non discriminatorio’. La prassi del trattenimento su navi traghetto destinate alla quarantena dei naufraghi ha comunque disatteso il chiaro indirizzo fornito dalla Corte di cassazione con la sentenza del 20 febbraio 2020, sul caso Rackete, che ribadisce come le operazioni di soccorso in mare si concludano soltanto con lo sbarco a terra, in conformità del diritto internazionale e della normativa interna”, conclude l’esperto.

      Dopo l’Italia, anche Malta ha adottato questo tipo di navi turistiche adibite a navi da quarantena per gli stranieri. Nelle ultime settimane sono state tenute al largo 425 persone su navi private, per un costo complessivo di 1,7 milioni di euro. “La maggior parte di questi soldi sono stati usati per le 33mila ore di sorveglianza ai migranti”, spiega il quotidiano The Times of Malta, soprattutto per evitare che facessero gesti di autolesionismo o che si gettassero in acqua. Ora La Valletta vorrebbe chiedere i soldi di questa operazione all’Unione europea, che ha già fatto sapere che non li rimborserà.

      https://www.internazionale.it/notizie/annalisa-camilli/2020/07/07/navi-quarantena-moby-zaza

      #coût #Italie #Malte #coronavirus #quarantaine #confinement #covid-19 #décret #protection_civile #ferries #privatisation #sauvetage #Rubattino #Compagnia_italiana_di_navigazione #Cin #Tirrenia #Croce_rossa_italiana (#Cri)

    • Migrant tourist boats operation cost €1.7 million

      The government provides a breakdown of costs as it pushes for EU funding.

      Hosting 425 migrants on four boats out at sea cost taxpayers €1.7 million and discussions to secure EU funds are ongoing, the government said on Monday.

      The vast majority of that cost - €1 million - went to pay for the 33,000 hours of security services needed to keep watch of the migrants.

      They were detained aboard the boats after Malta closed its ports when declaring a public health emergency over the COVID-19 pandemic.

      They were only brought ashore over fears of a takeover on one of them.

      On Monday the government said in a statement that renting the four vessels racked up a bill of €363,440: €3,000 a day for each Captain Morgan boat and €6,500 for one owned by Supreme Travel.

      The sum of €212,646.12 was paid out to 33 companies for the provision of food, drinks, sanitation products and clothes.

      Vessels needed to be rented out to deliver these items, and this cost €87,741. The disembarkation procedure meanwhile cost €10,908.12.

      In the statement the government said that talks with the EU about funding for the costs were ongoing.

      While the government has said that it expects the EU to foot the bill for the operation, the EU has said that Malta’s application for funding is “not eligible for support”.

      https://timesofmalta.com/articles/view/migrant-tourist-boats-operation-cost-17-million.803181

  • Les députés demandent une enquête sur les allégations de refoulement de demandeurs d’asile à la frontière gréco-turque

    Les autorités grecques et de l’UE doivent enquêter sur les rapports récurrents faisant état de refoulements violents à la frontière avec la Turquie.

    Lundi, les députés de la #commission_des_libertés_civiles ont demandé au gouvernement grec de clarifier sa position concernant des reportages dans différents médias et des rapports de la société civile indiquant que la police et les garde-frontières du pays empêchaient de façon systématique les migrants d’entrer sur le territoire grec (par voies terrestre et maritime) et ce, en faisant usage de la violence et même en tirant sur eux.

    Le ministre grec de la protection des citoyens, Michalis Chrisochoidis, et le ministre de la migration et de l’asile, Notis Mitarachi, ont nié ces accusations, les qualifiant de ‘‘fake news’’ et soulignant le rôle essentiel que jouait la Grèce pour ‘‘maintenir les frontières de l’UE sûres, en respectant toujours les droits fondamentaux’’. Ils ont également averti qu’une répétition des événements qui se sont produits en mars, quand le Président Erdoğan a annoncé qu’il ouvrait les frontières turques, ne pouvait pas être écartée.

    Une majorité des députés a appelé la Commission à s’assurer que les autorités grecques respectaient la législation européenne relative à l’asile, l’exhortant à condamner l’usage de la violence et à imposer des sanctions si les violations étaient confirmées. La commissaire Ylva Johansson a convenu que les violences contre les demandeurs d’asile devaient faire l’objet d’enquêtes, non seulement en Grèce mais dans toute l’UE. ‘‘Nous ne pouvons pas protéger nos frontières en violant les droits des citoyens’’, a-t-elle déclaré.

    Certains députés ont félicité la Grèce pour son contrôle des frontières de l’UE avec la Turquie. La commissaire Johansson a également salué les progrès réalisés ces derniers mois et souligné que, malgré une situation très compliquée, les autorités grecques avaient réussi à empêcher la propagation du COVID-19 au sein des camps de réfugiés.

    https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20200703IPR82627/demandeurs-d-asile-a-la-frontiere-greco-turque-les-deputes-veulent-u

    #asile #migrations #réfugiés #frontières #violence #LIBE #Grèce #Evros #refoulement #push-backs #refoulements #droits_humains #îles

    • La (non-) réponse de Ministres grecs à la #commission_LIBE concernant les violences et les morts aux frontières gréco-turques (https://multimedia.europarl.europa.eu/en/libe-committee-meeting_20200706-1645-COMMITTEE-LIBE_vd)

      Αλλα λόγια ν’ αγαπιόμαστε...

      Θλίψη και ντροπή προκαλούσε η εικόνα των Νότη Μηταράκη, Γιώργου Κουμουτσάκου και Μιχάλη Χρυσοχοΐδη στη χθεσινή Επιτροπή Πολιτικών Ελευθεριών, Δικαιοσύνης και Εσωτερικών Υποθέσεων του Ευρωκοινοβουλίου ● Οι Ελληνες υπουργοί δέχτηκαν καταιγισμό ερωτήσεων σχετικά με τις αποκαλύψεις για τη βία και τους θανάτους στα ελληνικά σύνορα και δεν έδωσαν ούτε... μισή απάντηση με ουσία !

      Σε Βατερλό για τους υπουργούς Μ. Χρυσοχοΐδη, Γ. Κουμουτσάκο και Ν. Μηταράκη εξελίχθηκε η χθεσινή Επιτροπή Πολιτικών Ελευθεριών, Δικαιοσύνης και Εσωτερικών Υποθέσεων του Ευρωκοινοβουλίου με θέμα την κατάσταση στα ελληνοτουρκικά σύνορα και τον σεβασμό των ανθρωπίνων δικαιωμάτων, παρουσία της επιτρόπου Εσωτερικών Υποθέσεων Ιλβα Γιόχανσον.

      Μόνο θλιβερή μπορεί να χαρακτηριστεί η εικόνα των Ελλήνων υπουργών, που δέχονταν βροχή τις ερωτήσεις για τις αποκαλύψεις για παράνομες επιχειρήσεις αποτροπής και επαναπροώθησης και για την ανεξέλεγκτη βία και τους νεκρούς στον Εβρο.

      Καμία συγκεκριμένη απάντηση δεν έδωσαν, αντιθέτως επαναλάμβαναν γενικολογίες για τον σεβασμό των ανθρωπίνων δικαιωμάτων και του διεθνούς δικαίου και την προστασία της ανθρώπινης ζωής εκ μέρους της Ελλάδας, ζητώντας μάλιστα τον λόγο για τις αιχμηρές επισημάνσεις των ευρωβουλευτών. Η στάση τους σχολιάστηκε έντονα και επικριτικά.

      « Είναι εκτός θέματος, σαν να έχουν προσκληθεί σε γάμο και να απαγγέλλουν επικήδειους » ήταν το ειρωνικό σχόλιο ευρωβουλευτή, ενώ και ο πρόεδρος της επιτροπής, Χουάν Φερνάντο Λόπεζ Αγκιλάρ, σημείωσε : « Δεν θέλουν να απαντήσουν, αυτό είναι το πολιτικό συμπέρασμα της συνεδρίασης ». Η συνεδρίαση πραγματοποιήθηκε στον απόηχο του βίντεο της ερευνητικής ομάδας Forensic Architecture (La (non-) réponse de Ministres grecs à la #commission_LIBE concernant les violences et les morts aux frontières gréco-turques (https://multimedia.europarl.europa.eu/en/libe-committee-meeting_20200706-1645-COMMITTEE-LIBE_vd)) για τη δολοφονία του 22χρονου Σύρου πρόσφυγα στον Εβρο και πληθώρας δημοσιευμάτων για την πολιτική της ελληνικής κυβέρνησης στα σύνορα, αλλά και καταγγελιών που δέχτηκε η Επιτροπή από οργανώσεις δικαιωμάτων, όπως η Human Rights Watch και η Διενής Αμνηστία.
      Ράπισμα από Γιόχανσον

      Κατηγορηματική ήταν η επίτροπος Εσωτερικών Υποθέσεων Ιλβα Γιόχανσον : « Υπάρχουν αναφορές για απωθήσεις μεταναστών, οι οποίες απαγορεύονται ρητά. Οι απωθήσεις είναι παράνομες και καλώ τις ελληνικές αρχές να τις διερευνήσουν όλες ». Μάταια διαβεβαίωναν ο κ. Χρυσοχοΐδης ότι « η Ελλάδα φυλάσσει τα ευρωπαϊκά σύνορα με αποτελεσματικό τρόπο » και ο κ. Μηταράκης ότι η κυβέρνηση « δίνει ιδιαίτερη έμφαση στην προστασία της ανθρώπινης ζωής ».

      « Σε καμία περίπτωση δεν πρέπει να αποκλειστεί ότι θα υπάρξει νέα απόπειρα να προωθηθούν μετανάστες στην Ελλάδα και την Ευρώπη. Παραμένουμε σε επαγρύπνηση και πρέπει να είμαστε όλοι μας προετοιμασμένοι για να εμποδίσουμε κάθε νέα παρόμοια απόπειρα », σημείωσε ο κ. Κουμουτσάκος, που υπογράμμισε ότι ο ρόλος της ασπίδας της Ευρώπης, τον οποίο βέβαια προθυμότατα δέχτηκε η κυβέρνηση, συνεπάγεται μια συγκεκριμένη πολιτική στα σύνορα.

      Η ευρωβουλευτής των Πρασίνων, Τινέκε Στρικ (https://twitter.com/Tineke_Strik/status/1280181951110971392), αναφέρθηκε στους θανάτους και τους τραυματισμούς μεταναστών από πυροβολισμούς, χαρακτήρισε « ασυνεπή » τη στάση της ελληνικής κυβέρνησης και σχολίασε ότι « μας λένε ότι είναι όλα καλά και πως δεν υπάρχει κανένα πρόβλημα και ύστερα ότι φταίει η Τουρκία, άρα υπάρχει πρόβλημα. Μας λένε ότι δεν υπάρχει ζήτημα· μα αυτό το ζήτημα συζητάμε εδώ. Η ελληνική κυβέρνηση δείχνει άρνηση για ό,τι συμβαίνει ».

      Η Κορνέλια Ερνστ (GUE) ζήτησε από τους Ελληνες υπουργούς να προσκομίσουν τα σχετικά βίντεο και τους ρώτησε αν μπορούν να διεξαγάγουν μια μη κομματική έρευνα, ενώ παράλληλα κάλεσε την Κομισιόν να αναλάβει δράση και να μη μένει μόνο στα λόγια.

      Ο Ισπανός Ντομενέκ Ρουί Ντεβέσα (Σοσιαλδημοκράτες) χαρακτήρισε ακροδεξιά τη διαχείριση του μεταναστευτικού από την ελληνική κυβέρνηση, προκαλώντας την έντονη αντίδραση των υπουργών Μ. Χρυσοχοΐδη και Γ. Κουμουτσάκου (ο Ν. Μηταράκης είχε αποχωρήσει για να συμμετάσχει στη συζήτηση στο ελληνικό Κοινοβούλιο), που του ζήτησαν να ανακαλέσει και συνέστησαν στους ευρωβουλευτές να είναι προσεκτικοί.

      Οσο για τους θανάτους προσφύγων στον Εβρο από πραγματικά πυρά, ο κ. Χρυσοχοΐδης επέμενε ότι « δεν έγινε χρήση όπλων, έγινε μόνο χρήση αστυνομικών μέτρων », και επικαλέστηκε το γεγονός ότι βρίσκονταν εκατοντάδες κάμερες τηλεοπτικών συνεργείων και αυτόπτες μάρτυρες. « Αν υπάρχει καταγγελία, να τη στείλετε να διερευνηθεί », είπε. Αλλά βέβαια οι θάνατοι και οι πυροβολισμοί έχουν καταγραφεί σε κάμερες και ηχητικό υλικό, γεγονός που αναιρεί πλήρως τον ισχυρισμό του υπουργού, ενώ υποτίθεται ότι η κυβέρνηση έχει διερευνήσει τις καταγγελίες.

      Η κατάσταση για τους Ελληνες υπουργούς έγινε χειρότερη στο δεύτερο μέρος της συζήτησης, όταν ο εκτελεστικός διευθυντής της Frontex, Φαμπρίτσε Λετζέρι, παραδέχτηκε ότι σε επιχείρηση ταχείας επέμβασης στα θαλάσσια σύνορα η ελληνική ακτοφυλακή έδωσε εντολή σε σκάφος της Δανίας να μην επιβιβάσει μετανάστες και να τους επαναπροωθήσει στην Τουρκία. Οπως είπε, ζήτησε άμεσα εξηγήσεις από την Ελλάδα για να λάβει την απάντηση « ότι έγινε παρανόηση, κάποιος δεν κατάλαβε καλά την εντολή ! ».

      Στο θέμα των παράνομων επαναπροωθήσεων αναφέρθηκε και ο Μίνως Μουζουράκης από την οργάνωση Υποστήριξη Προσφύγων στο Αιγαίο, λέγοντας « είδαμε κάποιες φορές το Λιμενικό να μην κάνει επιχειρήσεις διάσωσης παρόλο που οι μετανάστες είχαν εκπέμψει SOS, ενώ έχουμε δει ανθρώπους να μένουν στη θάλασσα για 17 ώρες... ». Αλλος ευρωβουλευτής διαμαρτυρήθηκε για το επιχείρημα της ελληνικής κυβέρνησης ότι οι καταγγελίες είναι τουρκική προπαγάνδα. « Είμαστε όλοι εδώ όργανα της τουρκικής κυβέρνησης ; » αναρωτήθηκε σε έντονο ύφος.

      ΣΗΜΕΙΩΣΗ :

      Στο αρχικό κείμενο, μεταφέρθηκε λανθασμένα, με βάση την ταυτόχρονη διερμηνεία της συνεδρίασης στα ελληνικά, η δήλωση του Γιώργου Κουμουτσάκου. Ο αναπληρωτής υπουργός Μετανάστευσης και Ασύλου εμφανιζόταν να λέει ότι δεν πρέπει να αποκλειστεί η ανάγκη επαναπροώθησης παράτυπων μεταναστών. Η σωστή μετάφραση της δήλωσης είναι : « Σε καμία περίπτωση δεν πρέπει να αποκλειστεί ότι θα υπάρξει νέα απόπειρα να προωθηθούν μετανάστες στην Ελλάδα και την Ευρώπη [σσ. εκ μέρους της Τουρκίας] Παραμένουμε σε επαγρύπνηση και πρέπει να είμαστε όλοι μας προετοιμασμένοι για να εμποδίσουμε κάθε νέα παρόμοια απόπειρα ». Η διόρθωση έχει περιληφθεί στο κείμενο.

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/250964_alla-logia-n-agapiomaste

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      Du grand n’importe quoi...

      Le spectacel donné hier Notis Mitarakis (Ministre grec de la politique migratoire), George Koumoutsakos (Vice-ministre de la politique migratoire) et Michalis Chrysochoidis (Ministre de la Protection du Citoyen – euphémisme pour Ministre de l’Ordre Public) à la commission LIBE du Parlement européen est lamentable et fait honte au pays● Les ministres grecs ont reçu des salves des questions concernant les révélations sur les violences et les morts à la frontière grecque et n’ont pas réussi à apporter même l’ombre d’une réponse sur le fond de cette affaire !

      La réunion de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen sur la situation aux postes frontaliers gréco-turcs et le respect des droits de l’homme a tourné en Waterloo pour les trois ministres grecs.

      L’image des ministres grecs, recevant des rafales des questions sur les opérations de dissuasion et de refoulements illégaux, et sur les violences incontrôlables et les morts à Evros, a été vraiment désolante. Ils n’ont réussi à donner aucune réponse précise, au contraire, ils n’ont cessé de remâcher des généralités sur le respect des droits de l’homme, du droit international et la protection de la vie humaine de la part de la Grèce, se retournant même contre les députés en raison de leurs remarques tranchantes. Leur attitude a été vivement critiquée.

      "Ils sont tout le temps hors sujet, comme s’ils avaient été invités à un mariage où ils récitent des éloges funéraires", a ironisé un député européen, tandis que le président de la commission, Juan Fernando Lopez Aguilar a déclaré : "Ils ne veulent pas répondre, c’est la conclusion politique de la réunion". . La réunion a eu lieu juste après la publication de la vidéo de l’équipe de recherche de Forensic Architecture sur le meurtre du réfugié syrien de 22 ans à Evros et de nombreuses publications sur la politique du gouvernement grec aux frontières , ainsi que des dénonciations envoyées à la Commission par des Organisations de défense des droits de l’homme telles que Human Rights Watch et Amnesty International.

      Ylva Johansson, commissaire aux affaires intérieures, était catégorique : "Il y a de rapports sur les refoulements de migrants qui sont explicitement interdites. Les refoulements sont illégaux et j’appelle les autorités grecques à enquêter sur tous les cas dénoncés ». En vain, M. Chrysochoidis avait affirmé que "la Grèce protège efficacement les frontières européennes" et M. Mitarakis que le gouvernement "met l’accent sur la protection de la vie humaine".

      « Il ne faut en aucun cas exclure une nouvelle tentative de pousser des migrants vers la Grèce et l’Europe. Nous restons vigilants et nous devons tous être prêts afin d’empêcher de nouvelles tentatives de ce type », a déclaré M. Koumoutsakos, qui a souligné que le rôle du bouclier européen, que le gouvernement a assumé sans rechigner, se traduit par un certain type de gestion politique à la frontière.

      L’eurodéputée du groupe de Verts Tineke Strick a mentionné les migrants morts ou blessés par tirs de balles, et a qualifié la position du gouvernement grec comme "incohérente" : elle a déclaré que "on nous dit que tout va bien et qu’il n’y a pas de problème, et ensuite on nous dit que c’est la faute de la Turquie, ce qui veut dire qu’il y a effectivement un problème. On nous dit qu’il n’y a pas de problème, mais nous en discutons ici. Le gouvernement grec est dans le déni de ce qui se passe. " L’eurodéputée Cornelia Ernst (GUE) a demandé aux ministres grecs de fournir les vidéos pertinentes et leur a demandé s’ils pouvaient mener une enquête non partisane, tout en appelant la Commission à entreprendre des actions et ne pas en rester à la dénonciation. L’Espagnol Domènec Ruiz Devesa (sociaux-démocrates) a parlé de la gestion de l’immigration par le gouvernement grec comme étant d’extrême droite, provoquant la réaction vive des ministres Chrysochoidis et G. Koumoutsakos qui lui ont demandé de retirer ce qu’il venait de dire et ont conseillé aux députés de faire attention.

      Quant aux morts de réfugiés à Evros suite à de tirs à balles réelles, M. Chrysochoidis a insisté sur le fait qu ’"il y a eu aucun usage d’arme, seules des mesures de police ont été déployés", et a évoqué le fait qu’il y avait sur place des centaines de caméras de télévision et de témoins oculaires. "S’il y a une dénonciation, envoyez-la pour enquête", a-t-il dit. Cependant, les décès et les tirs ont été effectivement enregistrés sur caméra et documents audio, ce qui dément complètement les dires du ministre, quant à l’enquête, le gouvernement est censé avoir déjà enquêté sur les allégations.

      La situation des ministres grecs s’est aggravée pendant la deuxième partie de la débat, lorsque le directeur général de Frontex, Fabrice Leggeri, a admis que lors d’une opération rapide à la frontière maritime, les garde-côtes grecs ont ordonné à un bateau danois de ne pas embarquer des migrants et de les refouler vers ka Turquie. Comme il l’a dit, il a immédiatement demandé des explications à la Grèce afin de recevoir la réponse "qu’il y a eu un malentendu, quelqu’un n’a pas bien compris l’ordre !".

      Minos Mouzourakis de l’ONG RSA (Refugees Support Aegean), a également parlé sur la question des refoulements illégaux, affirmant que "quelquefois nous avons vu la Garde côtière ne pas effectuer d’opérations de sauvetage, malgré le fait que les migrants avaient lancé un SOS, et nous avons même vu des personnes rester en mer pendant 17 heures. .. ». Un autre député européen a protesté contre l’argument brandi par le gouvernement grec, selon lequel les allégations de refoulement et de tirs mortels relèvent de la propagande turque. "Sommes-nous tous ici des organes du gouvernement turc ?" a-t-il clamé.

      Traduction reçue via la mailing-list Migreurop, le 07.07.2020

  • L’État décide de frapper au porte-monnaie les départements qui résistent au fichage des #enfants

    Tout juste sorti de cette période de confinement, et alors que la crise sanitaire a fortement impacté la situation des mineur⋅es isolé⋅es, le gouvernement reprend l’offensive réglementaire à l’encontre de leurs droits.

    Un #décret daté du 23 juin 2020 vient d’autoriser l’État à réduire sa #contribution_financière aux #départements qui refusent de faire intervenir les #préfectures dans le processus d’évaluation et d’#identification de ces enfants.

    Pour mémoire, ce sont la #loi_Collomb de septembre 2018 et son décret d’application du 30 janvier 2019 qui ont institué un #fichier des mineur⋅es isolé⋅es permettant aux départements d’associer les préfectures à la détermination de leur #minorité, et de faciliter l’éloignement de celles et ceux qui auront fait l’objet d’une décision provisoire de non-admission à l’#aide_sociale_à_l’enfance.

    L’ensemble du secteur de la #protection_de_l’enfance – et en particulier le #Conseil_national_de_la_protection_de_l’enfance –, ainsi que la totalité des organisations qui se sont exprimées sur le sujet, ont dénoncé la confusion entre protection de l’enfance et lutte contre l’immigration irrégulière organisée par ce dispositif. Malgré quelques réserves, le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État l’ont malheureusement validé.

    Un an après son entrée en vigueur, environ un tiers des départements, pour des motifs divers et variés, continue à refuser d’appliquer ce dispositif.

    Aussi, à défaut de pouvoir contraindre l’ensemble des départements à conclure avec les préfectures une convention permettant de vérifier si ces enfants figurent déjà dans deux #fichiers destinés au contrôle migratoire (#Visabio et #AGDREF) et de les inscrire dans un troisième, dénommé « #appui_à_l’évaluation_de_la_minorité » (#AEM), le gouvernement a décidé de les frapper au porte-monnaie.

    Ainsi, il recourt à présent au #chantage_financier pour contraindre les derniers départements réfractaires à ce mélange des genres. Ce faisant, il fait montre de son acharnement pour imposer sa logique du #soupçon et du #contrôle à la question de l’#accueil et de la protection des mineur⋅es isolé⋅es.

    Nos organisations demandent l’abrogation de ce décret, la mise en œuvre du premier accueil, l’accompagnement socio-éducatif des jeunes isolé⋅es, sans discrimination et dans le strict cadre de la protection de l’enfance.

    https://www.gisti.org/spip.php?article6438

    #France #fichage #migrations #asile #réfugiés #MNA #mineurs_non_accompagnés #enfance #renvois #expulsions #dissuasion #âge #catégorisation #tri #résistance

    ping @karine4 @isskein @etraces

  • Grèce : un migrant africain poignardé à mort, la tension à son comble à Moria - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/25843/grece-un-migrant-africain-poignarde-a-mort-la-tension-a-son-comble-a-m

    « La mort de ce migrant africain est une tragédie qui aurait pu être évitée », déplore de son côté une porte-parole de Médecins sans frontières (MSF), jointe par InfoMigrants, confirmant « la violence croissante et la détérioration de la sécurité » dans le camp. « Les conditions de vie horribles, le surpeuplement extrême et l’extension du [confinement] sont tous des facteurs qui exacerbent une réalité déjà désastreuse pour des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. » Plus de 32 000 demandeurs d’asile, dont environ 15 000 à Moria, s’entassent actuellement dans les cinq camps des îles de la mer Égée ne disposant que d’une capacité d’accueil totale de 5 400 places. « Ces circonstances, conjuguées à l’accès limité aux services, au manque d’accès aux soins médicaux et à l’insécurité, constituent le terrain idéal pour que les tensions et la violence augmentent », poursuit la porte-parole de MSF. D’autant plus que les mesures de distanciation sociale et autres gestes barrières sont impraticables sur place. (...) MSF en appelle à la responsabilité du gouvernement grec et de Bruxelles. « Nous avons vu l’impact de ces conditions cauchemardesques sur la santé physique et mentale de nos patients. Le confinement dans les camps, qui sert de facto de détention discriminatoire, doit être levé. Et la décongestion des îles doit se poursuivre, les personnes les plus vulnérables et celles à haut risque pour le Covid-19 devant être déplacées immédiatement vers des logements sûrs », a ajouté la porte-parole de l’ONG. Le ministère grec des Migrations a prolongé, samedi, le confinement dans les camps de migrants jusqu’au 19 juillet au moins. Les exilés ne peuvent sortir de l’enceinte de leur camp qu’entre 7h et 21h, par petit groupe de moins de 10 et dans la limite de 150 personnes par heure. Le reste de la population grecque est déconfinée depuis le 4 mai.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#camp#sante#santementale#confinement#violence#demandeurdasile#refugie

  • Cinquième prolongation du confinement des camps de migrants en Grèce - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/25833/cinquieme-prolongation-du-confinement-des-camps-de-migrants-en-grece

    Pour autant, à l’image du reste du pays, peu de cas de contamination ont été rapportés au sein des camps et aucun décès lié au coronavirus n’y a été recensé. Pourtant, plus de 32 000 demandeurs d’asile s’entassent dans les camps des îles de la mer Égée ne disposant que d’une capacité d’accueil de 5 400 places. Tentant de désamorcer les tensions avec les communautés locales, le gouvernement a fait transférer des milliers de migrants vers le continent pendant que les premiers touristes de la saison estivale arrivent. « Ils essaient de rendre les réfugiés aussi invisibles que possible pour que les touristes aient envie de revenir », a estimé Jenny Kalipozi, habitante de l’île de Chios et bénévole de longue date au camp de Vial. Néanmoins, ces transferts de migrants vers le continent avaient déjà commencé à l’automne dernier. Et les premiers cas de contamination au coronavirus dans des camps de migrants se sont déclarés sur le continent, à Ritsona, au nord d’Athènes, fin mars. Quelques cas ont également été dénombrés à Lesbos, mi-mai, sans provoquer de contagion de masse. MSF n’est pas rassuré pour autant, notamment car, selon Stephan Oberreit, les migrants qui continuent d’affluer actuellement sont mal pris en charge : « Il n’y a pas suffisamment de tests de dépistage pour tout le monde, pas de circuits de quarantaine où les gens potentiellement infectés ne seraient pas mélangés aux autres, etc. On est donc très inquiets car on ne sait pas à quel point les nouveaux arrivants peuvent apporter le virus à Moria. On aimerait que le système soit plus efficace et que les tests soient systématiques avant l’entrée dans le camp. »

    #Covid-19#migrant#migration#grece#demandeurdasile#refugie#sante#depistage#quarantaine#contagion#economie#camp

  • #DJAO - After the Road

    A young refugee tries to live his life in France, fleeing the shadows of his past. Between the weight of his memories and the precarity of being undocumented, he has no other choice than moving forward.

    DJAO has been made to show the psychological marks that most migrants keep from their migration, and how they manage to carry them through their life.

    https://vimeo.com/413128181


    #passé #migrations #réfugiés #asile #film #court-métrage #film_documentaire #témoignage #France #fuite #dignité #survivre #choix #parcours_migratoire #naufrage #Méditerranée #danger #oubli #mémoire #celles_qui_restent #ceux_qui_restent #sans-papiers #peur #renvois #expulsions #danse #Côte_d'Ivoire #réfugiés_ivoiriens #débouté

    Cette personne, visiblement, est logée dans un #hôtel :

    ping @karine4 @isskein

  • Victoire devant le Tribunal de Marseille : l’État doit loger 23 jeunes migrants isolés

    Par une #requête_en_référé_liberté auprès du #Tribunal_administratif de Marseille, les associations Tous Migrants, Réseau Hospitalité et Médecins du Monde ont demandé à la justice d’organiser la mise à l’abri immédiate de 23 mineurs isolés dans des locaux adaptés à leurs besoins spécifiques, si nécessaire par la réquisition de lieux d’hébergement, de façon à permettre le respect des règles de prévention de la pandémie liée au Covid-19. Le Tribunal administratif de Marseille enjoint au préfet des Hautes-Alpes d’assurer l’hébergement d’urgence des 23 jeunes migrants isolés.

    https://tousmigrants.weebly.com/sinformer/victoire-devant-le-tribunal-de-marseille-letat-doit-loger-23-je
    #Marseille #justice #hébergement #logement #asile #migrations #réfugiés #France #MNA #mineurs_non_accompagnés #enfants #enfance

  • Ce jour-là à #Vintimille. Retour d’un lieu d’exil sans cesse confiné

    Chaque nuit, des dizaines de personnes en situation d’exil dorment dans les rues de Vintimille. Laissées à l’abandon par les pouvoirs publics depuis la fermeture du principal camp d’hébergement, elles sont repoussées du centre-ville par les forces de police. De retour de cette frontière, nous publions ce texte de témoignage afin d’alerter sur la mise en danger institutionnelle des personnes en migration.

    Chaque nuit, des dizaines de personnes en situation d’exil dorment dans les rues de Vintimille. Laissées à l’abandon par les pouvoirs publics depuis la fermeture du principal camp d’hébergement, elles sont repoussées du centre-ville par les forces de police alors que la municipalité prépare la reprise des activités touristiques au lendemain du confinement. De retour de cette frontière franco-italienne, nous publions ce texte de témoignage afin d’alerter sur la mise en danger institutionnelle des personnes en migration.

    Depuis la fin du confinement en Italie, on peut estimer que 200 personnes en migration sont quotidiennement livrées à elles-mêmes à Vintimille. La plupart sont originaires d’Afghanistan, d’Iran, du Pakistan, dans une moindre mesure de pays africains. Nous avons également rencontré une famille kurde accompagnant une femme enceinte. "Bonjour, ça va ?". Suivant les mots que nous adressons à leur rencontre, les discussions s’ouvrent sur les projets passés et présents. La principale destination évoquée à cette étape des parcours est la France. Marseille, Porte de la Chapelle... Certains ont passé plusieurs années dans le pays d’où nous venons, avant de se faire renvoyer vers l’Italie. "Ništa !" : au détour d’une conversation en Pachtoune, on reconnait une expression ramenée des routes balkaniques, qui signifie qu’il n’y a rien à trouver ici. "Racist", "police", "violent" sont d’autres mots transparents que nous glanons en parcourant les rues de Vintimille, ce jeudi 11 juin.

    Surimpressions

    À la veille de la reprise officielle de la saison touristique, plusieurs réalités se superposent. Les arrivées de touristes tant attendues par la municipalité coïncident avec celles de groupes considérés comme irréguliers. Les usagers des terrasses à nouveau animées côtoient les déambulations quotidiennes des personnes exilées pour trouver une stratégie de passage. Les camions de nettoyage sillonnent les rues ; les fourgons des marchands du célèbre marché de Vintimille reprennent place. Cette soudaine effervescence économique est traversée par le ballet des forces de l’ordre : militaires, police municipale, guardia di finanza et carabinieri quadrillent la ville. Nous nous étonnons de voir la police nationale française stationnée devant la gare. La stratégie des autorités italiennes semble moins correspondre à une logique de contrôle de l’immigration qu’à un impératif de tenir à l’écart du centre-ville les migrant-tes indésirables. C’est-à-dire celles et ceux qu’il ne faut pas voir dans ce paysage renaissant de la consommation.

    Ce jour-là, le 12 juin, alors que les interdictions liées aux rassemblements dans les centres commerciaux et lieux de restauration sont progressivement levées, le maire a explicitement interdit aux ONG présentes à la frontière de fournir toute aide matérielle aux personnes exilées.

    Invisibilisations

    Sur cette portion du territoire transalpin, le confinement décidé en mars 2020 a signifié l’arrêt des activités humanitaires, en raison de la fermeture officielle de la frontière et des interdictions de rassemblement en Italie. Les volontaires du collectif Kesha Niya et de Roya Citoyenne ont dû mettre fin aux distributions alimentaires groupées — une activité essentielle pour les personnes exilées en transit dans les rues de Vintimille, assurée quotidiennement depuis trois ans. Alors que de nouvelles arrivées ont été constatées depuis la fin du confinement, les distributions doivent s’effectuer en discrétion.

    Les paquets alimentaires, kits d’hygiène et masques sont fournis aléatoirement, en fonction du nombre de personnes exilées rencontrées au cours des maraudes. Cette situation délétère n’est pas sans rappeler le contexte de l’année 2016, alors qu’un arrêté municipal de la commune de Vintimille interdisait les distributions de repas pour cause de risques sanitaires[I]. Inique autant que cynique, l’argument de la salubrité publique est à nouveau le levier d’une mise en danger des personnes exilées. Bien que l’ONG Médecins du Monde ait constaté en juin des besoins médicaux auprès des personnes en errance dans la ville (tels que des problématiques respiratoires connues pour leur propension à entrainer une forme grave de COVID-19), aucun accès aux soins n’est organisé par les institutions locales ou nationales. Sur la seule après-midi du 18 juin 2020, deux patients ont été admis en hospitalisation d’urgence suite à des signalements de l’ONG (urgence obstétricale et détresse cardiaque).

    Cette nuit-là, le vent est levé. Venus pour assurer une distribution de sacs de couchage et de masques, mis en difficulté dans cet acte simple, nous ressentons l’hypocrisie d’une frontière qui crée ses propres marges. Avec quelques autres volontaires qui tentent d’assurer un relai social et médical, nous devons nous aussi nous cacher, nous rendre invisibles.

    Épuisements

    Il y a quelques semaines, le camp de la Croix-Rouge assurait encore la mise à l’abri d’individus sans papiers. Institué comme bras humanitaire de la Préfecture d’Imperia en 2016, cet établissement situé à 4 kilomètres du centre-ville centralisait l’hébergement des personnes en transit, autant que leur contrôle[II]. Depuis la détection d’un cas de coronavirus le 18 avril, le campo a été fermé aux nouvelles arrivées[III]. Seuls les petits-déjeuners et un service de douche délivrés par Caritas sont assurés aux personnes recalées, ainsi qu’une assistance juridique répartie entre plusieurs associations locales[IV].

    Désormais, pour celles et ceux qui arrivent sur ce territoire, les rares lieux de répit se situent à l’abri des regards, dans quelques marges urbaines tolérées. Corollaire du droit à la mobilité, le droit à la ville est mis à mal dans les interstices urbains de Vintimille. Ces rues sont le théâtre d’un nouveau « game », selon le nom donné dans les Balkans aux tentatives répétées de traversée des frontières, suivies de refoulements violents[V].

    À cette étape des parcours, la France demeure le seul horizon envisageable : tous et toutes parviennent finalement à passer, mais au prix d’épuisements multiples et de nouveaux dangers.

    Ce jour-là, sous le pont de Vintimille, une laie ballade ses marcassins à la recherche de nourriture, à proximité immédiate d’un lieu de campement régulièrement sujet aux déguerpissements policiers. Les voyages nous sont contés avec des mots et des blessures, souvent ramenées de la traversée des Balkans. À cette frontière intérieure de l’Europe, aucun moyen médical institutionnel n’est disponible pour les soigner.

    Des corps confinés

    Confiner, c’est aussi étymologiquement toucher une limite. Bloquées à la frontière italo-française, les personnes exilées se heurtent à des confins au cœur de l’espace Schengen dit « de libre circulation ». Seuls les chiffres de l’activité policière communiqués par la Préfecture des Alpes-Maritimes permettent d’évaluer numériquement l’évolution des arrivées ces derniers mois : alors que 107 refus d’entrée[VI] ont été enregistrés côté français entre le 15 mars et le 15 avril, ce sont environ cinquante personnes qui seraient refoulées chaque jour de la France vers l’Italie, depuis la fin du confinement officiel. Toutefois, ces statistiques n’intègrent ni les tentatives de traversées répétées par une même personne, ni les refoulements non enregistrés par la police française, en dépit des lois en vigueur[VII]. C’est pourquoi le regard d’acteurs non étatiques s’avère nécessaire dans cette phase de déconfinement. Salariée humanitaire, universitaire ou volontaire bénévole, notre présence à Vintimille tient à des raisons diverses, mais nos mots dessinent une même idée : « impératif de mise à l’abri », « inégalité des vies »[VIII], « acharnement dissuasif » …

    Ces deux derniers mois ont fourni l’opportunité de comprendre le caractère essentiel du droit à la mobilité — en particulier pour les personnes qui ont pu se confiner dans des conditions dignes et qui retrouvent depuis le mois de mai les délices de la liberté de circulation[IX]. Que reste-t-il de cette expérience collective ?

    La période post-confinement signale plutôt le renforcement des inégalités à la mobilité. Non seulement la « crise sanitaire » n’a pas amené de véritable réflexion sur la précarité des personnes bloquées aux frontières, mais elle a de plus permis la poursuite des activités de contrôle mortifères à l’écart de l’attention médiatique. C’est le cas en Libye et en Méditerranée[X], mais aussi au cœur de l’Union européenne, à cette frontière franco-italienne.

    Ce jour-là, le train de voyageurs internationaux Vintimille-Cannes fait à nouveau vibrer les rails, à côté du campement improvisé pour la nuit par les exilé-e-s. Le lendemain, nous rejoindrons le bivouac de notre choix sans le moindre contrôle, reconnus à nouveau aptes à circuler, contrairement à ces corps confinés.

    https://blogs.mediapart.fr/mdmonde/blog/240620/ce-jour-la-vintimille-retour-d-un-lieu-d-exil-sans-cesse-confine
    #campement #asile #migrations #réfugiés #frontières #Italie #France #frontière_sud-alpine #SDF #sans-abrisme #in/visibilité #invisibilisation #écart #solidarité #Kesha_Niya #Roya_Citoyenne #distributions_alimentaires #salubrité_publique #accès_aux_soins #hypocrisie #Croix-Rouge #camp #campement #mise_à_l'abri #hébergement #campo #marges #droit_à_l'abri #interstices_urbains #game #the_game #épuisement #droit_à_la_mobilité #libre_circulation #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #post-covid-19 #post-confinement

  • The Dublin Regulation – your questions answered

    Will you be sent back to Italy if you had your fingerprints taken there, but then applied for asylum in another EU country? What happens if you are to be deported under Dublin but you refuse? We put these questions and more to a number of experts, including German lawyer Albert Sommerfeld.

    The Dublin Regulation (sometimes referred to as Dublin III) is European Union law. It determines which country is responsible for examining an asylum application – normally the country where the asylum seeker first entered Europe.

    One of the aims of the Regulation is to ensure that an individual does not make multiple applications for asylum in several Dublin member states. These include the member countries of the EU plus Iceland, Norway, Switzerland and Liechtenstein.

    What happened with the Dublin Regulation during COVID-19?

    In March 2020, travel was suspended between most European countries in order to stop the spread of COVID-19. While the Dublin Regulation continued to apply, most transfers between the Dublin member states were suspended from mid-March onwards.

    In June, travel and border restrictions all over Europe began to be lifted, making it possible for countries to resume Dublin transfers. The European Asylum Support Office told InfoMigrants on June 24, 2020 that: “Member States have indicated that they plan on gradually organizing more Dublin transfers in the weeks to come, all whilst respecting the public health and safety measures in place.”

    Before the COVID outbreak, InfoMigrants asked a lawyer to answer some questions received on Facebook about Dublin. We held off publishing the answers until it became clear that the system would resume post-COVID restrictions. This now seems to be the case.

    Dublin principles

    There are various criteria for deciding why a country may be responsible for examining an asylum application, as well as complicated time limits and restrictions. Some basic rules are:

    If you are an asylum seeker who entered Europe and had your fingerprints taken in one Dublin country but you are now in a different Dublin country, then that country will ask the first country to “take you back”.
    If you applied for asylum in one Dublin country and were rejected by a final decision there, and then you moved to another Dublin country and did not apply for asylum, you may be sent back to the initial arrival country or returned to your country of origin or permanent residence or sent to a safe third country.
    If a country accepts responsibility for examining your application, you will be transferred within 6 months of the date when that country accepted responsibility or, if you challenge the decision, within 6 months from the time the court or tribunal decides that you may be sent to that country. This time limit can be extended to 18 if you run away from the authorities or to 12 months if you are imprisoned.
    You have the right to say that you disagree with a decision to send you to another Dublin country. This is called an ‘appeal’ or ‘review’. You can request a suspension of the transfer during the appeal. (The question whether to file an appeal should be discussed with a lawyer or counselling service.)
    You can be detained if the authorities consider that there is a significant risk that you will run away (abscond) because you do not want to be sent to another Dublin country. You have the right to challenge the detention order.

    Lawyer Albert Sommerfeld, from the firm Sommerfeld, Heisiep, Gosmann, based in Soest, Germany, provided the following answers to your questions. Loredena Leo and Gennaro Santoro from the Italian Coalition for Civil Liberties and Rights, and Dirk Morlok from Pro-Asyl also contributed valuable advice and feedback.

    If an asylum seeker was in one European country and then left the EU (for example, entered Turkey) before coming back to a different country in Europe, what happens then?

    Albert Sommerfeld: If one country is responsible for handling an application for asylum, its obligations cease if the person concerned has left the territory of the member states for at least three months. The applicant has to prove that he or she left the territory of the member states. In this case, the Dublin rules will apply again, so the outcome depends on the situation after the person’s second entry.

    I arrived in one European country and then moved to another and requested asylum there. Will my asylum case be accepted? If not, what should I do after that?

    A.S.: There is no free choice when it comes to the country in which you can apply for asylum. The Dublin rules determine which state is responsible for treating an application for asylum. In general, it is the state where you entered the Dublin area first. Other rules may apply. You are not supposed to move to another country. If you do, you will likely be sent back to the country responsible for your application. Yet the Dublin system is dysfunctional. You may well succeed in having an asylum procedure in the country of your choice, for various reasons. However this is in no way certain. If you have received recognition in one country, you are no longer a Dublin case. Another country may simply refuse to treat another application for asylum.

    I had my fingerprints taken in Greece. If I go to another EU country, is it possible to apply Dublin on me?

    A.S.: Yes, of course. Whether you will be sent back to Greece may depend on political considerations.

    I arrived in Croatia and they took my fingerprints but I didn‘t ask for asylum there. Then I went to Austria and applied for asylum, but they rejected me after three months without any reason, saying only that I would have to go back to Croatia to proceed (with) my asylum case. Do you have any suggestions for me?

    A.S.: See a local lawyer. The mere fact that you went through Croatia may be enough to establish Croatia’s responsibility for your asylum claim.

    Family

    Under the Dublin Regulation, families and relatives who are separated across different European countries can be reunited during their asylum claim. Unaccompanied children can apply to join a parent, legal guardian or sibling, aunt, uncle or grandparent who is living in Europe. Adults can apply to join their family members (spouse/partner or children) in another Dublin country if the family member is an asylum seeker or refugee, or has been granted subsidiary protection.

    If someone has had their fingerprints taken in Italy and had an asylum interview there and the result was negative, is it possible to go to another EU country to apply again for political asylum with family? Is there a possibility for the Dublin regulation (to be applied) again?

    A.S.: Dublin rules do apply to all asylum seekers. They say that you can apply once for asylum in one country. If you move to another country, they might send you back to the country that rejected your application.

    If I get to Europe and I already have a son over there, will I be granted asylum?

    A.S.: It depends. To have a son already in Europe is a reason for a visa or a residence permit, in certain circumstances, but in general not a reason for asylum. The exception is Germany. If certain conditions are met, you may be entitled to asylum if

    the son is less than 18 years of age
    you have lived together as a family in your country of origin
    you lodge your application for asylum immediately after entry, and
    you have legal custody for the child.

    I work in Germany but my wife’s asylum claim has been rejected. We are afraid she will be deported. The kids are still small. What is the best advice for me if I am about to lose the family I love so much?

    A.S.: See a local counsel to find a solution. Your question implies that you have a residence permit, but your wife and children do not. It is not completely left at the discretion of state authorities to separate families.

    18-month ‘extension of Dublin’

    I have a ‘Duldung’ (temporary suspension of deportation). I was about to be deported to Italy under Dublin and I refused to go, but I was advised that I could stay in Germany for 18 months without the police sending me back to Italy, and then I could reapply for asylum. What do you know about this please?

    A.S.: Your information is correct. Please be advised that you can be deported at any moment until you reach that 18-month deadline.

    When exactly do the 18 months (after which an asylum seeker can ask for asylum in another European country) start to count? For example, a friend of mine entered the EU in Italy, then travelled to the Netherlands, asked for asylum in July 2019 and was rejected on the basis of the Dublin Regulation in October 2019. He asked me when the 18 months start to count, in July or October?

    A.S./G.S./L.L./D.M.: In Germany, the 18 months start from when Italy accepts jurisdiction. You will find this date in the notification of the deportation order. If you lodge an appeal with suspensive effect, the 18 months start with the rejection of the appeal by the court.

    Work and Dublin

    I hold a 2-year Italian work permit (‘lavoro’). If someone in Germany offers me a work contract and a residential address there, can I transfer my Italian document to Germany? If this person were to go to Germany – with or without a job lined up there – could they be sent back to Italy under Dublin?

    A.S/D.M.: If you are a resident in Italy, you must apply for a German visa and work permit (which is normally only issued for skilled jobs). If you come to Germany without a visa, you will not get a work permit. You should discuss what to do next – and whether to apply for asylum – with a lawyer or counselling service. EU member states grant long-term residence status to third-country nationals who have resided legally and continuously within their territory for five years immediately prior to the submission of the relevant application. These long-term residents may move freely in the EU.

    Finding a good lawyer

    How do you find the right lawyer for an asylum claim if you’ve recently arrived in Germany and do not know anyone?

    A.S.: Consult https://dav-migrationsrecht.de. Put your postcode in the field “Postleitzahl” and you get a list of the nearest qualified lawyers.

    (InfoMigrants: You can also ask the Refugee Council (Flüchtlingsrat) in your state. You will find their contact details here: https://www.fluechtlingsrat.de)

    A Libyan who has been in the UK for 6 years (granted temporary leave to remain on a 6-month basis) is desperate and has asked to be deported back to Libya. However, the UK does not deport back to Libya because of the horrendous conditions (there). Can anything be done?

    A.S.: Why seek deportation if you can travel on your own? Ask a welfare organization for help with voluntary return.

    Note: The law of international protection overall is very complicated. “Asylum” here is used as an umbrella term for various forms of international protection.

    #Règlement_Dublin #Dublin #asile #migrations #réfugiés #ressources_pédagogiques #travail #covid-19 #coronavirus #famille #regroupement_familial

    ping @thomas_lacroix

  • La drammatica foto dell’uomo sulla nave Talia simbolo della tragedia dei migranti

    Il mercantile ancora al largo di Malta dopo aver soccorso, tre giorni fa, 52 persone alla deriva senza cibo né acqua. La Valletta per farli sbarcare vuole garanzie dalla Ue sulla ricollocazione. Sulla Ocean Viking si stanno eseguendo i tamponi.

    La Pietà dei mari si trova sul mercantile Talia. Ha il volto scheletrico e terrorizzato di un migrante subshariano, privato ormai anche della forza per scendere le scalette di un ponte. E ha le braccia forti e compassionevoli di un marinaio in tuta blu e mascherina che lo sorregge. Questa foto è stata scattata poche ore fa sulla Talia, e da sola racconta quello che il governo di Malta si rifiuta di vedere: i 52 migranti recuperati in mare, e che le autorità della Valletta da tre giorni non vogliono far sbarcare, sono allo stremo.

    Il marinaio della foto dovrebbe essere un motorista. Il mercantile, dopo aver ricevuto la segnalazione di un gommone in avaria, ha deviato la propria rotta per recuperare gli uomini e le donne che vi viaggiavano. Come impongono le convenzioni marittime internazionali. Ora li stanno accudendo e nutrendo, pur con tutte le preoccupazioni del rischio Covid, ma non possono resistere ancora per molto.

    #Nave_Talia, i migranti ammassati a bordo vengono accuditi dai marinai del mercantile

    Malta continua a non assegnare loro un porto di sbarco. Solo due migranti sono stati autorizzati a scendere perché ritenuti in concreto pericolo di vita. L’armatore è in difficoltà, perché il Talia era atteso in Libia per consegnare un carico. Il governo di Malta dice che non consentirà l’attracco ai naufraghi fino a quando non avrà garanzie da altri Stati membri dell’Unione sulla loro immediata ricollocazione, come scrive il Times of Malta. Il 3 luglio Alarm Phone, l’ong che segnala i gommoni, aveva diramato il primo allarme. Rilanciato poi dall’italiana Mediterranea Saving Humans e dall’ong tedesca Sea Watch.

    Intanto a bordo della #Ocean_Viking, nave della ong Mediterraneé che si trova al largo di Pozzallo con 180 migranti salvati in diverse operazioni, le autorità italiane stanno effettuando i tamponi per il Covid. La ong Mediterraneé, in merito al trasbordo dei migranti sulla #nave-quarantena #Moby_Zazà previsto domani, sottolinea: «Non abbiamo ricevuto alcuna istruzione. Senza conferme, non possiamo dare soluzioni ai sopravvissuti. L’incertezza prosegue e questo significa che le tensioni permangono».

    https://www.repubblica.it/cronaca/2020/07/05/news/la_foto_shock_dell_uomo_sulla_nave_talia_simbolo_della_tragedia_dei_migra
    #image #photo #asile #migrations #réfugiés #Méditerranée #sauvetage #Libye #faim

    A mettre en lien avec ces autres images, mises sur seenthis en 2018:

    https://seenthis.net/messages/678573

    ping @isskein

  • Turkey’s unregistered refugees: ‘coronavirus doesn’t worry me, buying food does’- The National

    A recent report found that unemployment had jumped to 89 per cent due to the fallout from measures to prevent the spread of coronavirus

    #Covid-19#Turquie#Réfugiés-syriens#Travailleur_migrant#Économie#Santé#migrant#migration

    https://www.thenational.ae/world/europe/turkey-s-unregistered-refugees-coronavirus-doesn-t-worry-me-buying-food-

  • Biogeopolitics of COVID‐19: Asylum‐Related Migrants at the European Union Borderlands - Wiley Online Library

    These sovereign geopolitical territorial units were not able to prevent the arrival of the virus (with the propagandistic exceptions of North Korea and Turkmenistan) due to border‐crossings. Therefore, among the first actions taken by the governments were ‘lockdowns’. Most countries prevented people from moving and migrating across its borders and imposed strong regulations concerning how people can get together in the public space of that country. Particularly strong concerns were expressed over the pandemic’s deathly impact on individual countries’ demography (i.e. mortality rates and numbers among citizens), as well as its devastating impact on the economy of individual countries (i.e. unemployment, bankruptcies and rising public social welfare burden), resulting from the rapid downturn in the global economy. Much of the observations were thus about each state, as well as its sovereignty and measures to protect citizens.

    In such a state‐centric discussion about COVID‐19, much less attention has been paid to displaced people. Displaced people, in this context, are tens of millions of people who had to leave their homes to seek economic, social and political security and/or asylum in another country. To ask for asylum, one must leave one’s country of origin, cross the border to another country and request asylum there or travel further to do it in another country. These displaced people flee one state and expect protection from another state (United Nations 1951). However, they are in between two countries, still on the move or in the asylum process, having limited and only temporary formal protection by any state.

    #Covid19#MoyenOrient#Monde#Diplomatie#Internationale#Réfugies#Migrant#Migration

    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/tesg.12448

  • HCR - Le HCR publie des recommandations à l’intention de l’UE pour assurer la protection des réfugiés durant la pandémie et au-delà
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/press/2020/7/5efc5637a/hcr-publie-recommandations-lintention-lue-assurer-protection-refugies-pandemi

    Alors que le monde continue à lutter contre le Covid-19, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, demande à la présidence allemande de l’Union européenne (UE) de maintenir la question de la protection des réfugiés au premier rang de ses priorités. Le HCR met en avant des moyens concrets pour que l’UE puisse apporter une réponse solide et ambitieuse aux déplacements forcés de populations durant la pandémie et à plus long terme. Le projet de Pacte européen sur la migration et l’asile offre également à l’UE la possibilité de mieux protéger les personnes déracinées en Europe et à l’étranger, et de soutenir les pays d’accueil.

    #Covid-19#migrant#migration#unioneuropeenne#hcr#refugie

  • HCR - Les réfugiés et leurs communautés d’accueil en Inde sont durement touchés par le confinement lié au coronavirus
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/stories/2020/7/5efc8dafa/refugies-communautes-daccueil-inde-durement-touches-confinement-lie-coronavir

    Nezamudden Linn, un réfugié rohingya de 44 ans, arrivé en Inde depuis le Myanmar en 2013 avec sa femme et ses trois enfants, gagnait sa vie en faisant du travail de traduction pour une organisation d’aide juridique à but non lucratif à New Delhi, la capitale. Il gagnait juste assez pour subvenir aux besoins de sa famille jusqu’à ce que le confinement ne soit instauré dans tout le pays il y a trois mois, ce qui a entraîné la perte de son emploi.

    #Covid-19#migrant#migration#hcr#inde#rohingya#refugie

  • HCR - L’Ouganda accueille des réfugiés de la RDC malgré les mesures de prévention liées au Covid-19
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/press/2020/7/5efd8bd4a/louganda-accueille-refugies-rdc-malgre-mesures-prevention-liees-covid-19.html

    L’Ouganda a mis en place des restrictions aux frontières en mars pour contenir la propagation du Covid-19, interrompant l’admission de nouveaux demandeurs d’asile dans le pays. Pour des raisons humanitaires, le Président de l’Ouganda a ordonné à son gouvernement de rouvrir temporairement la frontière de Zombo afin de permettre la fourniture d’une aide d’urgence et de garantir la protection du groupe de réfugiés. Le gouvernement a indiqué que les contrôles aux frontières devraient être réintroduits vendredi, une fois l’opération humanitaire terminée.
    Le HCR et ses partenaires, en coordination avec le Bureau du Premier Ministre, le Ministère de la Santé et le gouvernement local du district, ont œuvré 24 heures sur 24 à Zombo pour renforcer les capacités d’accueil à la frontière, y compris les infrastructures de quarantaine, et pour assurer un approvisionnement suffisant en d’aide d’urgence.
    Tous les nouveaux arrivants seront soumis à un contrôle de sécurité et à un examen médical à la frontière. Les personnes vulnérables seront identifiées, feront l’objet d’une procédure accélérée et recevront de l’aide de façon prioritaire.

    #Covid-19#migrant#migration#hcr#republiquedemocratiqueducongo#ouganda#refugie

  • Indonesian villagers defy Covid-19 warnings to rescue Rohingya refugees | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/jun/26/indonesian-villagers-defy-covid-19-warnings-to-rescue-rohingya-refugees
    https://i.guim.co.uk/img/media/3d7b61427f118d835ad5363fb67d2c6a46a04d2d/0_202_6016_3611/master/6016.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Over recent months, governments across south-east Asia have repeatedly turned away boats carrying Rohingya refugees, blaming concerns over the coronavirus.

    On Friday the Malaysian prime minister, Muhyiddin Yassin, said the country could no longer take in Rohingya Muslim refugees from Myanmar, warning that the country was already overwhelmed by the Covid-19 outbreak. It has registered more than 8,000 cases to date.

    Not only has Malaysia turned boats away but it is reportedly considering fixing the broken boats of migrants it has detained so that they can be sent back to sea again. Sources told Reuters last week that the authorities planned to mend a damaged boat so that 300 recent arrivals could be returned to sea, where they had been stranded for months. Survivors detained in Malaysia said dozens of people had died onboard and bodies had been thrown into the water.

    Every year thousands of Rohingya embark on perilous journeys to flee persecution in Myanmar or to escape squalid conditions in refugee camps in Bangladesh. Traffickers prey upon desperate communities, promising the chance of a better life abroad.

    It is not clear how many more boats remain stranded, but it is likely that hundreds are stuck at sea.

    Amnesty International Indonesia’s executive director, Usman Hamid, said urgent action was needed by governments in the region to prevent further deaths, and he called on Indonesian authorities to protect the 94 refugees rescued on Thursday.

    “After all they have been through at sea, what they need the most now is shelter and safety,” he said. “The Indonesian government must provide these survivors with their basic needs and must under no circumstance send them back out to sea.”

    In Aceh, Guechik said residents had served the refugees with food and provided clothes. They are now being housed in a building that was previously an immigration facility.

    #Rohingya #réfugiés #asile #Malaisie

  • Turkey criticizes exclusion from EU list of safe travelers - Al Monitor

    Turkey says it is “disappointed” it did not make the cut for countries whose citizens are allowed to visit Europe this summer starting Wednesday.

    The European Union unveiled a list of countries this week from which it will allow tourists as the zone tries to boost its economy amid the continuing COVID-19 pandemic. Turkey, as well as the United States and Russia, notably did not make the list of 14 countries deemed to have low enough coronavirus numbers to warrant nonessential travel.
    Turkey allowed businesses to reopen and domestic travel to resume in June after closures aimed at curbing the spread of COVID-19. Virus cases are still rising by more than 1,000 per day in the country, according to Health Ministry statistics.

    #Covid-19#turquie#frontière#Europe#Tourisme#quarantaine#réfugiés#migrant#migration

    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2020/07/turkey-disappointed-excluded-eu-travel.html