• « Giorgia Meloni », la Flamme et le Capital
    https://lundi.am/Giorgia-Meloni-la-Flamme-et-le-Capital

    Chaque génération doit, dans une relative opacité, affronter sa mission : la remplir ou la trahir.
    -- Frantz Fanon

    Reprenant l’incessante interrogation sur le contenu politique et idéologique des signifiants successifs, ces « noms » qui nous gouvernent, et dont on pressent bien qu’il s’agit précisément de noms, et non de corps réels, nous nous interrogeons ici sur celui de Giorgia Meloni.

    Le portrait de la femme est ciselé. Rien ne dépasse. Rien. Vous pouvez cherchez, vous ne trouverez rien. C’est ce qu’elle martèle.

    C’est que nous avons pris l’habitude, dans un vieil esprit jacobin, de nous intéresser toujours plus aux « affaires » qu’aux idées. Une part de la gauche jacobine et bien implantée médiatiquement, a ouvert la voie. Peu d’intérêt pour la matérialité des rapports de classes et de dominations, ainsi que pour nos luttes quand elles se déploient en marge des autoroutes balisées de l’institution, alors que les tricheries, les faux-semblants, les histoires de coucherie semblent la fasciner.

    Tout ceci se fond aimablement dans le Spectacle. C’est émouvant. Et nous en parlons à table.

    Pour Giorgia Meloni, l’affaire est entendue : à 15 ans, elle milite au MSI, le parti mussolinien rescapé de la chute de Benito ; à 19 ans, elle occupe des fonctions « jeunesse » au sein d’Alleanza nazionale, nouvelle entité actant une stratégie de conquête de l’hégémonie au sein de la droite populiste ; à 29 ans, elle est élue députée ; à 31 ans, elle est nommée ministre des sports et de la jeunesse sous la présidence du conseil de Berlusconi ; puis elle fait sécession, crée son propre parti, Fratelli d’Italia, et met 10 ans — ce qui est peu et rapide, c’est selon —, pour parvenir à la conquête du pouvoir institutionnel.

    Ces éléments sont à peu près tout ce qu’on raconte sur elle, en France, en Europe et dans le monde.

    Disons que la vie et l’œuvre de Giorgia Meloni résume assez bien l’histoire du postfascisme italien, de sa recomposition précoce dès 1946 à l’inflexion donnée à sa stratégie de conquête de pouvoir : le fascisme diluable dans la démocratie bourgeoise et dans la société du spectacle, en somme.

    Passons au cœur de l’affaire, maintenant. La propagande identitaire, pour commencer.

    Il y a cette anaphore célèbre, et répétée jusqu’à l’écœurement :

    Je suis Giorgia.
    Je suis une femme.
    Je suis une mère.
    Je suis italienne.
    Je suis chrétienne.

    reprise en boucle sur les écrans, elle fait danser la jeunesse non nécessairement fasciste d’Italie. Littéralement. En effet, Giorgia Meloni, cette figure du « postfascisme » italien est indéniablement diluable dans la culture pop. Et cela n’a rien d’étonnant : le #postfascisme n’est pas un retour au fascisme historique de 1922-1943, il n’est que la stratégie employée par le pouvoir néocapitaliste afin de demeurer hégémonique.

    [...]

    Le corps de l’État, c’est sa puissance policière, il est visible en tant que main d’oeuvre servile et militarisée, et toujours au service du néocapitalisme. C’est afin de masquer cette inféodation de l’État au Capital, qu’un nom nouveau émerge régulièrement, et ce afin d’offrir une coloration nouvelle au signifiant-vide de la politique institutionnelle.

    N’empêche que l’État moderne est en crise permanente depuis son avènement, et précisément parce que son corps réel fait défaut. Que furent le fascisme et le nazisme, si ce n’est une tentative de donner un corps à l’État, en misant sur la constitution d’un socle identitaire fondé sur la stigmatisation et l’élimination de toute altérité, ethnique ou politique.

    #gauche #anti-féminisme #féminisme_bourgeois #réfugiés

  • Migrations. Face au retour des Syriens, la #Tchéquie renforce le contrôle de sa frontière avec la #Slovaquie

    En raison de l’arrivée d’un nombre croissant de migrants clandestins majoritairement d’origine syrienne sur son territoire, la Tchéquie a rétabli des contrôles le long de sa frontière avec la Slovaquie. Une décision très moyennement appréciée à Bratislava.

    « Une mesure inutile qui désintègre Schengen. Et qui, et c’est le plus important, ne réduira la migration clandestine, pas même d’un demi-pied. » SME n’y va pas par le dos de la cuillère pour commenter la décision du gouvernement tchèque. Le grand quotidien slovaque exprime une forme d’incompréhension : « Alors que plus de 1 million d’Ukrainiens sont passés par la Tchéquie [ces derniers mois] et que plus de 300 000 d’entre eux y sont restés (!), il est totalement déraisonnable d’imposer des contrôles pour quelque 11 000 Syriens. Et ce, avec un pays [la Slovaquie] avec lequel ils [les Tchèques] prétendent avoir des relations ’plus que remarquables’. »

    À lire aussi : Réfugiés. De Syrie ou d’Ukraine : la solidarité à deux vitesses des pays d’Europe centrale

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Tchéquie a renforcé les contrôles policiers à vingt-sept points de passage essentiellement routiers et ferroviaires de la frontière avec son voisin, avec lequel elle célébrera, à la fin de cette année, le trentième anniversaire de la partition de l’ancien État commun tchécoslovaque. Une décision identique a été prise également par l’Autriche, comme le note la Radio tchèque, qui souligne que, « selon Vienne, il s’agit d’une réaction à la décision tchèque ».

    « Pays de transit »

    Comme on peut le voir dans une petite vidéo publiée sur le compte Twitter du ministère, le ministre de l’Intérieur tchèque a expliqué que « le but de cette mesure, qui ne fait plaisir à personne, n’est pas de compliquer la vie des citoyens tchèques et slovaques, mais de faire clairement comprendre aux groupes de passeurs qu’il y a là un obstacle ». Ce vendredi matin, l’agence de presse tchèque CTK annonçait que « la police de Moravie du Sud [la région qui sépare les deux pays] avait arrêté onze passeurs et découvert 247 migrants lors des vingt-quatre premières heures qui ont suivi l’introduction des contrôles ».

    Pour l’heure, ce renforcement le long des quelque 250 kilomètres de frontière n’est prévu que pour une durée de dix jours, alors que la Tchéquie, comme le souligne sur un ton toujours très critique SME, « n’est qu’un pays de transit vers l’Allemagne ».

    Dans un communiqué de presse publié en début de semaine, la police tchèque indiquait avoir interpellé près de 12 000 migrants clandestins, très majoritairement d’origine syrienne et en provenance de Turquie, depuis le début de l’année. « Soit une augmentation interannuelle de 1 200 % », selon le quotidien Lidové noviny, qui note aussi qu’il s’agit là « d’un chiffre plus élevé qu’au plus fort de la crise migratoire en 2015 ». À l’époque, les pays d’Europe centrale dans leur ensemble avaient été vivement critiqués pour leur manque de solidarité avec les autres États européens quant à la répartition des réfugiés.

    Frontières de l’UE

    « La Slovaquie respecte la décision de la Tchéquie. Cependant, Bratislava souhaite que cette mesure soit discutée au niveau de l’Union européenne (UE), car la décision de Prague affecte également d’autres pays européens », a de son côté réagi le ministère de l’Intérieur slovaque. Comme on peut le lire sur le site Postoj.sk, celui-ci estime que l’adoption de cette mesure est d’abord la conséquence « d’une protection insuffisante des frontières extérieures de l’UE ». Autrement dit, vu de Bratislava, cela concerne essentiellement la frontière entre la Hongrie voisine et la Serbie. Selon l’Agence européenne de garde-frontières Frontex, cette voie d’entrée illégale dans l’espace Schengen n’a jamais été aussi active depuis six ans.

    Moins diplomate, le Premier ministre slovaque, Eduard Heger, a critiqué la Tchéquie, estimant que « ce n’est pas une façon de faire », comme le relève Dennik N. Dans le même quotidien, le président de la police slovaque reconnaît toutefois « ne pas avoir la capacité et les moyens de faire face aux migrants », tandis qu’un commentateur du journal Pravda, qui considère la décision tchèque comme « la sonnerie du réveil », regrette, lui, que « le ministère de l’Intérieur [ait] trop longtemps dormi si profondément ».

    https://www.courrierinternational.com/article/migrations-face-au-retour-des-syriens-la-tchequie-renforce-le

    #contrôles_frontaliers #frontières #asile #migrations #réfugiés #route_des_Balkans #réfugiés_syriens #contrôles_policiers #fermeture_des_frontières #Balkans

  • Migrant Digital Justice

    The use of data and technology for immigration enforcement is increasingly putting people who are already extremely vulnerable at greater risk. Migrants are finding their rights to access their personal data undermined; they are being denied the opportunity to challenge immigration decisions made about them due to lack of evidence; algorithms that have in-built discrimination are taking visa decisions instead of people; people on immigration bail are being monitored around the clock using GPS ankle tags; to name but a few examples of the harms caused by the UK immigration system increasingly relying on digital solutions. What’s more, migrants often have less access to human rights protections and fewer resources with which to assert their rights.

    This digitisation isn’t just a UK phenomenon. Governments around the world are relying more and more on digital tools to control migration and the harms they are causing has aroused significant concern. In 2020, the UN Special rapporteur on racism and xenophobia, Professor Tendayi Achiume, raised serious concerns about this issue, drawing attention to the potential digital technologies have to breach migrants’ human rights. In the US, the National Immigration Law Center has similarly warned, “Immigrants are caught in a complex and opaque web of databases, related systems, and information-sharing mechanisms that facilitate immigration enforcement and erect barriers to their full participation in economic and social life.”Petra Molnar’s 2020 report voices the way in which uses of migration management technology ‘perpetuate harms, exacerbate systemic discrimination and render certain communities as technological testing grounds’. What’s clear is that immigration control is a problem more and more governments are attempting to solve through digitised means and as their take-up increases, so does the risk of mistreatment to the migrants who navigate what the Mayor of London in 2020 described as ‘our broken and hostile immigration system.’

    The UK’s immigration system changed dramatically in the UK with the introduction of the Hostile Environment, implemented through the 2014 and 2016 Immigration Acts. It was designed to limit migrants’ rights and discourage them from accessing public services, such as health, housing or other support. Because trying to obtain help while having an irregular immigration status became a criminal offence under the Acts, ‘undocumented migrants may find themselves criminalised for doing what they must do to survive.’Other potential risks include being detained under immigration powers, and removal/deportation from the UK.

    This outlawing of aid for migrants has now been exacerbated by the digitisation of the Hostile Environment. In a briefing published last year by the Joint Council for the Welfare of Immigrants, Foxglove and Liberty, they wrote that:

    The digitisation of the Hostile Environment fits in with the wider move towards privately provided, opaquely instituted digital systems across government departments that target and impact the poorest and most vulnerable.

    Huge data sharing agreements already existed between different government agencies and departments, such as the Department for Work and Pensions (DWP), HM Revenue & Customs, NHS trusts, businesses, employers or landlords.

    In 2018, a data-sharing agreement between the NHS and the Home Office which allowed the Home Office to seek confidential patient information via the NHS for immigration purposeswas scrapped following a legal challenge launched by Migrants’ Rights Network.

    Now vast swathes of sensitive migrant data are stored in a centralised government database. According to the Royal Society, this sharing and retention of data:

    …has intensified during the pandemic and the UK government has been described as wanting ‘pandemic levels of data sharing to be the new normal.’ Nowhere was the desire for increased data sharing more evident than in the National Data Strategy published in 2020. The Government has been eager to explain what benefits will be reaped by businesses, government and organisations by accelerating data sharing. However, it has been less eager to address the risks that this poses and detail what safeguards it would put in place to mitigate against these risks.

    More recently, the Government detailed its proposals to reform the UK’s data protection regime claiming that they will increase efficiency and improve the use of data in the process of government. It is difficult not to consider the proposals in the wider context of the Government’s stated desire to increase the collection and sharing personal data and what this means for privacy, civil rights and civil liberties particularly for the most vulnerable and marginalised.

    In this context, how can migrants’ rights organisations best protect the rights and interests of those for which they are advocating, those they support?

    https://www.migranttoolkit.uk/migrant-digital-justice

    #migrations #justice_digitale #réfugiés #données #technologie #droits_humains

    ping @_kg_

  • Comment l’afflux d’Ukrainiens renforce la lutte ouvrière en Pologne - OCL - Organisation Communiste Libertaire
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article3341


    Cette infographie de la BBC, basée sur les données du HCR, montre clairement quel pays est devenu la principale destination des #réfugiés_ukrainiens depuis le début de la guerre. Les Ukrainiens qui travaillent en Pologne ont commencé à comprendre qu’ils sont, avant tout, des personnes et qu’ils ont des droits. Et ils ont commencé à les défendre !

    Les Ukrainiens commencent à protester contre la violation de leurs droits de travailleurs en Pologne. Ce mois-ci, une grève a eu lieu dans une usine de décorations de Noël de la ville polonaise de Gliwice. Selon Roman, 18 ans, qui y est employé, les travailleurs ukrainiens s’indignent depuis longtemps que l’employeur leur déduise de l’argent pour la pause déjeuner (en facturant 15,5 zł de l’heure pour toute la journée de travail, il leur a déduit la demi-heure de la pause déjeuner), alors que pour les travailleurs polonais, de telles sanctions ne sont pas appliquées.

    À première vue, les montants sont symboliques – les travailleurs ukrainiens n’ont perdu qu’environ 8 zł par jour (ce qui représente moins de 2 euros). Mais, dit Roman, les gens ont été scandalisés par la démarche discriminatoire de la direction. Les Ukrainiens ont donc refusé de travailler pendant deux jours : « Tout à l’heure, une vague de commandes est arrivée, l’entreprise fonctionne à plein régime, il y a beaucoup de travailleurs de chez nous là-bas. C’est pourquoi, la direction a renoncé et a donné l’ordre de rembourser intégralement la journée de travail, y compris la pause. » En même temps, selon lui, les conditions de travail dans les entreprises locales ne sont pas faciles.
    « Il y a des équipes de 12 et même de 15 heures, de nombreuses équipes de nuit. Tout est payé au même tarif – entre 15 et 16 zł de l’heure. Pour une journée, c’est 160 zł soit un peu plus de 30 euros. Environ 600 euros par mois, si vous travaillez avec deux jours de repos par semaines. Beaucoup, pour gagner plus, sont prêts à bosser pendant 15 heures, et le week-end, ils font des heures supplémentaires. » Les conditions difficiles et les salaires injustes provoquent de plus en plus de situations conflictuelles avec les patrons. Souvent, l’affaire débouche sur des grèves, comme à Gliwice.

    Nous avons examiné comment les Ukrainiens travaillent en Pologne et pourquoi ils ont commencé à protester.

    « Vous devez travailler 10 à 15 heures par jour, ils paient des miettes. »

    Roman n’est arrivé que récemment en Pologne. La veille de son 18e anniversaire, alors qu’il était encore "sortant" [1], il est allé en Pologne pour travailler. « J’ai choisi Gliwice il y a longtemps. Beaucoup de gens de chez nous y travaillent – dans différentes usines. Certaines entreprises sont reliées entre elles par leurs propriétaires. Ainsi, au départ, nous sommes allés avec ma mère dans une usine de fabrication de produits en plastique, et elle y a été embauchée. Puis, le propriétaire m’a trouvé un emploi dans l’usine de décorations pour arbres de Noël. En même temps, la direction nous a aidés à obtenir le PESEL [2], à rédiger des demandes d’aide. Ce système fonctionne en permanence – il y a beaucoup de travailleurs ukrainiens, et ils en recrutent constamment de nouveaux. »

    #migrants #travail

  • À l’abri des regards : l’#enfermement illégal à la frontière franco-italienne

    À l’heure de discussions autour d’une nouvelle loi sur l’immigration et l’asile en France et d’une réforme de l’espace Schengen et du Pacte européen sur la migration et l’asile, un même constat s’impose : les politiques migratoires de l’Union européenne et de ses États membres sont constitutives de violations des droits fondamentaux et de la dignité des personnes en migration. Dans ce contexte, l’Anafé publie aujourd’hui un dossier sur l’enfermement illégal constaté depuis 2015 à la frontière franco-italienne, enfermement qui illustre les conséquences de ces politiques violentes.

    Ce dossier – composé d’une cartographie en ligne (https://ferme.yeswiki.net/fermons_les_zones_d-attente/?PagePrincipale), d’un guide de sensibilisation et d’une note d’analyse – décrit les lieux privatifs de liberté créés par les autorités françaises à la frontière franco-italienne depuis 2015 ainsi que les conditions indignes dans lesquelles les personnes en migration y sont enfermées, tout en démontrant le caractère ex frame, c’est-à-dire hors de tout cadre légal, de ces #lieux_d’enfermement.

    Prenant le contrepoint des autorités qui se retranchent derrière le vocabulaire d’une soi-disant « #mise_à_l’abri » pour qualifier ces locaux et des juridictions qui ne condamnent pas ces pratiques abjectes, l’Anafé entend, par ce dossier, témoigner de ces faits qui démontrent en réalité des pratiques de #détention_arbitraire à la frontière franco-italienne.

    « On n’enferme pas, on ne prive pas de liberté, de la protection de l’asile, d’eau, de nourriture, de soins ou de dignité celles et ceux que l’on entend mettre à l’abri. A l’abri de quoi ? Lorsque l’on déconstruit la sémantique des autorités policières et gouvernementales françaises, la vérité apparaît : elles mentent et enferment illégalement des centaines de femmes, d’enfants et d’hommes chaque année, en toute #impunité et parfois avec la #complicité des autorités judiciaires. », dénonce Alexandre Moreau, président de l’Anafé.

    Ce dossier entend ainsi rendre visible les logiques des politiques migratoires françaises, les violations quotidiennes des #droits_fondamentaux et mettre à jour la réalité de ce que l’administration française cherche, pour sa part, à éloigner des regards.

    « #Discrimination, #stigmatisation, #criminalisation et #déshumanisation des personnes en migration sont les fils conducteurs de politiques migratoires qui, depuis des décennies, mettent l’enfermement aux frontières au cœur de leur arsenal de mesures visant à lutter contre une soi-disant « invasion » de personnes en migration. Inefficace et violente, la privation de liberté est toujours utilisée pour empêcher les personnes d’avoir accès au territoire européen ou au sein des pays qui composent l’Union. Ce dossier vient ainsi rappeler que, pour garantir un État respectueux des droits fondamentaux, un impératif doit être respecté : la détention arbitraire des personnes en migration doit cesser. », commente Laure Palun, directrice de l’Anafé.

    Rappelant le constat de pratiques d’enfermement illégal dans les aéroports et les ports français qui, il y a 30 ans, a mené à la création de l’Anafé et au cadre légal de la zone d’attente, ce dossier s’inscrit dans la campagne menée depuis un an par l’Anafé contre l’enfermement aux frontières. Ainsi, aux côtés de la demande portée par l’Anafé de fermeture des zones d’attente, ce dossier conclut sur un seul et unique impératif : la fermeture des lieux d’enfermement ex frame à la frontière franco-italienne.

    http://www.anafe.org/spip.php?article648

    #frontière_sud-alpine #asile #migrations #réfugiés #Hautes-Alpes #Alpes_maritimes #Alpes #montagne #Italie #France #Modane #privation_de_liberté #détention #Menton #Menton_Garavan #Montgenèvre #Fréjus

  • EU mulls more police powers for west Africa missions

    The EU wants to further prop up anti-terror efforts at its overseas civilian missions in places like #Niger.

    Although such missions already seek to counter terrorism, the latest proposal (framed as a “mini-concept” by the EU’s foreign policy branch, the #European_External_Action_Service, #EEAS), entails giving them so-called “semi-executive functions.”

    Such functions includes direct support to the authorities by helping them carry out investigations, as well as aiding dedicated units to prosecute and detain suspected terrorist offenders.

    The concept paper, drafted over the summer, points towards a European Union that is willing to work hand-in-glove with corrupt and rights-abusing governments when it comes to issues dealing security and migration.

    This includes getting EU missions to seal cooperation deals between EU member state intelligence and security services with the host governments.

    And although the paper highlights the importances of human rights and gender equality, the terms are couched in policy language that clearly aims to boost policing in the countries.

    From helping them develop systems to collect biometric data to preserving and sharing “evidence derived from the battlefield”, the 14-page paper specifically cites the EU missions in Niger, Mali, Somalia, Libya, Iraq and Kosovo as prime examples.

    In Niger, the EU recently handed its mission a €72m budget and extended its mandate until September 2024.

    That budget includes training staff to drive armoured vehicles and piloting drones.

    Another EU internal document on Niger, also from over the summer, describes its mission there as “the main actor in the coordination of international support to Niger in the field of security.”

    It says Niger’s capacity to fight terrorism, organised crime and irregular migration has improved as a direct result of the mission’s intervention.

    The country was given €380m in EU funding spread over 2014 to 2020.

    In Mali, the EU mission there already supports the country’s dedicated units to intervene and investigate terror-related cases.

    But it had also temporarily suspended in April the operational training of formed units of the Malian armed forces and National Guard.
    Clash with Wagner in Mali

    The suspension followed reports that EU security trained forces in Mali were being co-opted by the Kremlin-linked Russian mercenary group Wagner, which was also operating in the Central African Republic.

    Mali has since withdrawn from the G5 Sahel, an anti-jihad grouping of countries in the region currently composed of Niger, Burkina, Mauritania, and Chad.

    And an internal EU paper from May posed the question of whether Malian authorities even want to cooperate with the EU mission.

    The EU’s mission there was also recently extended until 2024 with a €133.7m purse.

    The EU’s mini-concept paper on fighting terrorism, follows another idea on using specialised teams at the missions to also tackle migration.

    Part of those plans also aims to give the missions “semi-executive functions”, enabling them to provide direct support to police and carry out joint investigations on migration related issues.

    https://euobserver.com/world/156143

    #sécurité #migrations #asile #réfugiés #EU #UE #Union_européenne #externalisation #anti-terrorisme (toujours la même rhétorique) #Mali #mini-concept #semi-executive_functions #services_secrets #coopération #biométrie #données #collecte_de_données #Somalie #Libye #Kosovo #Irak #drones #complexe_militaro-industriel #G5_Sahel #budget #coût #police #collaboration

    ping @rhoumour @isskein @_kg_

  • Immigration : la #justice française prête à faire la lumière sur le « #bateau_cercueil » au large de la Libye

    Après dix ans de péripéties judiciaires, la cour d’appel de Paris a décidé, jeudi 22 septembre, de rouvrir l’enquête sur le drame du « bateau cercueil » et la possible responsabilité de la France dans la mort de 63 des personnes à bord, en avril 2011, au large de la Libye.

    Qui a laissé mourir d’une mort lente 63 personnes lors de leur terrible dérive de deux semaines sur leur zodiac au large de la Libye au printemps 2011 ? Deux des neuf survivants, épaulés par un collectif d’associations, bataillent depuis plus de dix ans pour faire la lumière sur le drame de ce « bateau cercueil », objet d’invraisemblables péripéties judiciaires.

    La cour d’appel de Paris a décidé, ce jeudi 22 septembre, de rouvrir l’#enquête après notamment deux non-lieux en 2013 et 2018, confirmés en appel en 2020 avant que la Cour de cassation n’ordonne en 2021 de réexaminer l’affaire. Elle a également demandé la jonction des procédures étrangères, des plaintes ayant été déposées en Belgique, en Espagne et en Italie.

    Une armada présente sur les lieux

    Car à l’époque des faits, en pleine révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi, des avions militaires et des navires de guerre, agissant dans le cadre d’une coalition internationale de 18 États et de l’Otan contre le régime libyen, patrouillaient dans la zone.

    Parti de Tripoli dans la nuit du 26 au 27 mars, le bateau, censé gagner l’île italienne de Lampedusa et tombé à cours de carburant, entama une mortelle dérive qui finira par le faire échouer, le 10 avril, sur la côte libyenne. Entre-temps 61 passagers, majoritairement éthiopiens, avaient péri et deux autres moururent à terre.

    Or le centre de surveillance et de sauvetage en mer italien avait alerté son homologue maltais, le centre de commandement de l’Otan et les bateaux évoluant dans la zone que le zodiac avait émis un signal de détresse. Celui-ci avait même été repéré par un avion français peu après avoir quitté la Libye, comme l’affirment les survivants et comme a pu le reconstituer l’ONG Forensic architecture dont le rapport a été versé à l’enquête. Un hélicoptère portant la mention « army » avait aussi survolé l’embarcation et lui avait même lancé bouteilles d’eau et biscuits. Enfin, un bâtiment de guerre avait croisé à proximité des passagers en perdition après cinq ou six jours de dérive.

    L’obstruction judiciaire

    « C’était la dernière chance que l’enquête soit rouverte, c’est une immense satisfaction, même si elle est fortement teintée d’amertume, car il a fallu attendre dix ans, l’instruction ne fait que commencer », commente Patrick Henriot, magistrat honoraire membre du Gisti, le Groupement d’information et de soutien aux immigrés. « Dès le départ, la juge d’instruction a considéré qu’il n’y avait pas lieu de rechercher la responsabilité de l’armée, elle a prononcé un non-lieu avant même d’ouvrir le dossier, toutes les étapes de la procédure ont ensuite été marquées du sceau de cette mauvaise volonté », poursuit-il.

    Ainsi parmi les éléments invraisemblables, le ministère français de la défense qui avait nié la présence d’un de ses avions dans la zone finira par le reconnaître, après déclassification d’un document en 2017. Lequel mentionnait également la présence de navires de guerre espagnols et italiens. « La justice italienne interrogée avait, elle aussi, reconnu qu’un avion français avait survolé l’embarcation, la juge n’a rien fait de ces informations », s’indigne Patrick Henriot. Et un non-lieu fut à nouveau prononcé en 2018. L’enquête ne fait que démarrer, et promet d’être longue.

    https://www.la-croix.com/France/Immigration-justice-francaise-prete-faire-lumiere-bateau-cercueil-large-Li

    #left-to-die_boat #migrations #mourir_en_mer #Méditerranée #mer_Méditerranée #asile #réfugiés #10_avril_2011

    –—
    L’enquête de #forensic_architecture sur ce cas :

    In March 2011, 72 passengers left the Libyan coast heading in the direction of Italy on board a small rubber boat at the time of NATO’s military intervention in Libya. Despite several distress signals relaying their location, as well as repeated interactions with at least one military helicopter and a military ship, they were left to drift for 14 days. As a result of the inaction of all state actors involved, only nine of the passengers survived. By combining their testimonies with wind and sea-current data as well as satellite imagery, Forensic Oceanography reconstructed the liquid traces of this event, producing a report that served as the basis of several legal complaints.

    https://forensic-architecture.org/investigation/the-left-to-die-boat

    –—
    voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/469156

  • Le #Niger voit l’arrivée d’une nouvelle vague de plus de 600 migrants refoulés d’#Algérie

    Le 6 septembre, déjà, 847 personnes originaires d’Afrique subsaharienne étaient arrivées à #Agadez en provenance du pays voisin.

    Plus de 600 migrants, originaires d’une dizaine de pays africains, sont arrivés dans le nord du Niger après avoir été refoulés d’Algérie, a appris l’AFP, mardi 20 septembre, auprès des autorités locales.

    Six cent soixante-neuf personnes – dont quatorze femmes et cinq mineurs – sont arrivées « à pied » le 17 septembre à #Assamaka, ville nigérienne la plus proche de la frontière, après avoir été refoulées d’Algérie, ont indiqué à l’AFP les autorités locales. Parmi elles, 286 Maliens, 166 Guinéens, 37 Burkinabés, 27 Sénégalais, 25 Béninois, 22 Ivoiriens, 21 Gambiens, 21 Soudanais, 19 Nigérians, 14 Camerounais et 14 Sierra-Léonais, mais aussi deux Nigériens et des ressortissants du Tchad, de Mauritanie, de Guinée-Bissau, du Liberia et du Togo.

    L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a « confirmé » à l’AFP « l’arrivée de la vague de migrants » d’Algérie, sans toutefois avancer de nombre. « Nous sommes disposés à leur apporter une assistance. Les migrants qui souhaitent intégrer notre programme d’aide au retour volontaire peuvent être admis au niveau de notre centre de transit d’Assamaka », a assuré l’OIM.
    Des « traitements inhumains »

    Le 6 septembre, 847 migrants, en majorité des Nigériens et parmi lesquels 40 femmes et 74 enfants non accompagnés, étaient arrivés à Agadez après avoir été refoulés d’Algérie, avait indiqué à l’AFP la municipalité de cette grande ville du nord du Niger. Début juillet, l’OIM avait annoncé avoir secouru 50 migrants ouest-africains, dont des femmes et des enfants, « bloqués » dans le nord désertique du Niger, près de la frontière avec la Libye.

    Considéré comme un eldorado et un point de transit vers l’Europe, l’Algérie a expulsé depuis 2014 des dizaines de milliers de migrants irréguliers originaires d’Afrique subsaharienne, selon les Nations unies. Certains de ces migrants tentent de survivre en Algérie, souvent en mendiant, mais un grand nombre cherche surtout à gagner l’Europe.

    En juin, l’organisation Médecins sans frontières (MSF) avait dénoncé « les traitements inhumains » infligés à des migrants ouest-africains cherchant à gagner l’Europe, dont « environ 2 000 » sont « en moyenne mensuellement » refoulés d’Algérie et de Libye vers le Niger voisin. L’Algérie, qui n’a pas de législation en matière d’asile, a souvent démenti ces accusations, dénonçant une « campagne malveillante ».

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/09/21/le-niger-voit-l-arrivee-d-une-nouvelle-vague-de-plus-de-600-migrants-refoule

    #expulsions #migrations #réfugiés #frontières #désert #déportations #abandon #Sahara #désert_du_Sahara

    –---

    Ajouté à la métaliste des « #left-to-die in the Sahara desert »
    https://seenthis.net/messages/796051

    • Une nouvelle vague de plus de 600 migrants refoulés d’Algérie arrive au Niger

      Plus de 600 migrants, originaires d’une dizaine de pays subsahariens, sont arrivés dans le nord du Niger après avoir été refoulés d’Algérie, ont appris à l’AFP les autorités de Niamey. L’information a été confirmée par l’Organisation internationale des migrations, qui n’a cependant pas donné de chiffres. C’est la deuxième fois ce mois-ci qu’un tel afflux de migrants africains sont refoulés d’Algérie.

      Selon les autorités nigériennes, ils sont arrivés à pied il y a trois jours, à Assamaka, la ville du Niger la plus proche de la frontière algérienne : 669 migrants d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale refoulés d’Algérie. Parmi eux, surtout des hommes, mais également 14 femmes et cinq mineurs. Pour la plupart originaires du Mali et de Guinée, mais aussi du Burkina Faso, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, de Gambie, du Soudan... Une dizaine de nationalités d’Afrique subsaharienne.

      L’Organisation internationale des migrations (OIM) a confirmé « l’arrivée de cette vague de migrants », sans préciser leur nombre. Elle a proposé de leur apporter une assistance, en particulier d’admettre, au centre de transit d’Assamaka, les candidats au retour volontaire.

      Ce n’est pas la première fois que l’Algérie, qui n’a pas de procédure d’asile, refoule des migrants. Mais c’est le deuxième afflux de cette ampleur en moins d’un mois au Niger. En juin dernier, l’ONG humanitaire Médecins sans frontières avait dénoncé « les traitements inhumains » infligés en Algérie à des migrants ouest-africains qui cherchaient à gagner l’Europe.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/43462/une-nouvelle-vague-de-plus-de-600-migrants-refoules-dalgerie-arrive-au

  • EU to provide €80 million to Egyptian coast guard

    The European Commission has confirmed that €23 million will be allocated in 2022 and €57 million in 2023 to provide equipment and services to Egyptian authorities for “search and rescue and border surveillance at land and sea borders”.

    Following a Parliamentary question (https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/E-9-2022-002428_EN.html) submitted by MEPs Erik Marquardt and Tineke Strike (of the Greens), the Commission stated that while it is “developing an action in support of border management… in close coordination with Egyptian authorities… no overview of equipment or services to be delivered to Egyptian authorities is available at this stage.” (https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/E-9-2022-002428-ASW_EN.html)

    Responding to Marquardt and Strik’s concern over the “dire human rights situation in Egypt,” and the fact that this funding will go towards preventing Egyptians, 3,500 of whom have fled the country to Italy since January last year, from being able to exercise their right to leave their country, the Commission states that it:

    “...stands ready to support Egypt in maintaining its capacity to prevent irregular migration by sea, as well as to strengthen the control of its border with Libya and Sudan. This is of particular importance in light of the six-fold increase of irregular arrivals of Egyptian nationals to the EU in 2021 (9 219), of which over 90% to Italy, mostly via Libya.

    An ex ante risk assessment will be conducted and monitoring will take place throughout the action to ensure that it does not pose any threats to the respect of international human rights standards and the protection of refugees and migrants."

    The two paragraphs would appear to directly contradict one another. No answer was given as to what indicators the Commission will use to ensure compliance with Article 3(5) of the Treaty of the European Union on upholding and promoting human rights.

    Commenting on this response, Erik Marquardt states:

    "The commission wants ’to prevent irregular migration by sea’. Therefore, they are willing to work together with the Egyptian military-regime. The European Union should not cooperate with the Egyptian Coast Guard in order to prevent people from fleeing. We should use the tax payers money to prevent suffering and to support people in need of international protection - not to build a fortress europe

    “The Commission needs to tell us what exactly the €80 million are going to be spend on. We need to know if the funds will be used to buy weapons and see how exactly they plan to prevent people from fleeing. In Libya, we saw how funds were used to arm militias, we cannot let something similar happen again.”

    The €80 million allocation for border control makes up part of a €300 million total in short and long-term EU funding for Egypt.

    Après les #gardes-côtes_libyens... les #gardes-côtes_égyptiens

    #EU #UE #union_européenne #asile #migrations #réfugiés #frontières #contrôles_frontaliers #Méditerranée #mer_Méditerranée #externalisation #Egypte #financement

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  • Turquie : des réfugiés syriens tentent de former une « caravane » pour gagner l’UE
    http://www.rfi.fr/fr/europe/20220911-turquie-des-r%C3%A9fugi%C3%A9s-syriens-tentent-de-former-une-caravane-p
    https://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/AA11Hmw8.img?w=768&h=432&m=4&q=99

    Par l’intermédiaire d’une chaîne lancée il y a six jours sur la messagerie Telegram et suivie par près de 70.000 personnes, les organisateurs de cette « caravane de la lumière » essaient de convaincre certains des 3,7 millions de réfugiés syriens vivant officiellement en Turquie de se joindre au convoi.

    Dans des messages en arabe consultés par l’AFP, les administrateurs de la chaîne appellent les candidats au départ à se munir de sacs de couchage, de tentes, de gilets de sauvetage, d’eau, de conserves et de kits de premiers secours.

    Le convoi, précisent-ils, sera divisé en groupes de cinquante personnes maximum, dirigés chacun par un superviseur.

    De son côté, Monseigneur Raï, patriarche des maronites libanais, explique aux Syriens réfugiés au Liban qu’il est temps de partir sous peine de déclencher une nouvelle guerre civile... (voir fil Twitter de Pierre Abi Saab)

    #syrie #réfugiés

  • EU Commissioner Johansson opens first #High_Level_Network_for_returns

    On 8 September, experts from Frontex, Member States and the European Commission met in Brussels to open the first High-Level Network on Returns to discuss the main challenges and developments affecting return operations in the European Union.

    EU Commissioner for Home Affairs Ylva Johansson opened the meeting:

    “Today I am proud to launch this high-level network on returns. To return people with dignity, effectively and rapidly, I made returns a cornerstone of the new pact on migration and asylum.

    “What’s clear: we’re at our best when we work together,” she added.

    This new network is composed of representatives from Member States and Schengen Associated Countries` institutions responsible for return and was founded to coordinate the efforts made by all Member States to ensure effective returns on EU level. The event was chaired by the EU Return Coordinator Mari Juritsch.

    Lars Gerdes, Frontex Deputy Executive Director for Returns and Operations, underlined the agency’s growing role when it comes to returns:

    “Frontex plays a key role in implementing the EU strategy on return by providing technical and operational support the Member States in the whole return process, including on voluntary returns, post arrival and reintegration.”

    “With our support, the number of people who return to their countries of origin keeps growing. This year, people who returned voluntarily make up for 58% of the total number of persons returned by scheduled flights,” he added.

    The agency also continued to increase the number of flights with forced-return monitors on board. Out of 136 forced return operations coordinated by Frontex in the first half of this year, 104 had monitors on board.

    In April, Frontex has started providing reintegration assistance to migrants returned to their countries of origin and already more than 200 people have received assistance. The Frontex Joint Reintegration Services already covers 26 countries and will be further expanded.

    In 2022, there has been a significant increase in the number of voluntary returns supported by the agency and their number keeps growing. So far this year, Frontex supported the voluntary return of 5327 non-EU nationals, compared to 4589 the year before. We also provide experts who work at the main international airports in the EU to support with return-related matters.

    Frontex is responsible for the coordination of return operations, but it is crucial to understand that the decision about who should be returned is always taken by the judicial or administrative authorities of the Member States.

    https://frontex.europa.eu/media-centre/news/news-release/eu-commissioner-johansson-opens-first-frontex-return-network-BGbBhM
    #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #EU #UE #Frontex
    #dignité (sic) #efficacité (sic) #rapidité (sic) #Mari_Juritsch #Lars_Gerdes #réintégration #post-arrivée #retours_volontaires #retours_forcés #Frontex_Joint_Reintegration_Services #aéroports

    ping @isskein @_kg_ @karine4 @rhoumour

  • Lukratives Asylgeschäft : ORS verkauft
    –-> #Equistone vient de re-vendre ORS à #Serco, pour 44 Mio CHF.

    In der Asylpolitik wird gespart, wo es nur geht. Das merkte die breite Öffentlichkeit bei der Aufnahme von ukrainischen Geflüchteten: «Im Aargau darf ein Mittag­essen nur 2.65 Franken kosten», lautete eine der Schlagzeilen. Die Asylpolitik ist aber auch ein lukratives Geschäft. Letzte Woche wurde die Schweizer Betreuungsfirma ORS an den britischen Dienstleistungskonzern Serco verkauft. Der Erlös, den die bisherige Eigentümerin, die Investmentgesellschaft Equistone, erzielte: 44 Millionen Franken.

    Ob in den Bundeszentren, auf Kantons- oder Gemeindeebene: ORS ist in der Schweiz in unzähligen Asylunterkünften präsent. Und ob bei Gewaltvorfällen im Basler Bässlergut oder bei der miserablen Gesundheitsversorgung in Zürcher Notunterkünften während der Coronazeit: Die rund 1400 Mitarbeiter:innen von ORS sind stets mittendrin, ohne selbst Verantwortung für die Asylpolitik zu tragen. Ganz nach dem Motto der Firma: «Neutral, flexibel, achtsam». Mehr als 110 Millionen Franken betrug der Umsatz der ORS-Gruppe, die auch in Deutschland, Österreich, Belgien, Italien, Spanien und Griechenland tätig ist. Der Gewinn im letzten Jahr: 2,6 Millionen.

    Vom Verkauf an Serco erhofft sich ORS Synergien. Der britische Konzern ist ebenfalls im Asylgeschäft tätig, betreibt Gefängnisse und arbeitet für die Marine. Vor allem aber soll die Firma wachsen: «Serco ist ein Partner mit einem geografisch viel grösseren Fussabdruck, mit dem wir wachsen und expandieren können», lässt sich ORS-Geschäftsführer Jürg Rötheli zitieren. Besonders in den Staaten an der EU-­Aussen­­­­grenze erhofft sich ORS Aufträge.

    Hält man sich die unmenschliche Situation in den dortigen Hotspots vor Augen oder erinnert man sich an die 2,65 Franken für ein Mittagessen für Ukra­iner:in­nen, sei ob all der schönen Worte von den Wachstumschancen doch eine Frage erlaubt. Eine neutrale, flexible und achtsame: Soll man mit der Unterbringung von Geflüchteten überhaupt Geld verdienen dürfen?

    (#paywall)

    https://www.woz.ch/zoo/2022/09/07/lukratives-asylgeschaeft-ors-verkauft

    #ORS #privatisation #business #migrations #hébergement #logement #multinationale #accueil (well...) #réfugiés #demandeurs_d'asile

    –—

    ajouté à la métaliste autour de #ORS, une #multinationale #suisse spécialisée dans l’ « #accueil » de demandeurs d’asile et #réfugiés
    https://seenthis.net/messages/884092

    • Change of ownership for leading migration service provider: Serco Group Plc acquires ORS Group

      Funds advised by #Equistone_Partners_Europe (“Equistone”) have sold their majority stake in #ORS_Group (“ORS”), a leading European provider of immigration services in the DACH region and Italy. The company has been acquired by #Serco_Group_Plc (“Serco”), an international governmental service provider. Equistone acquired ORS in July 2013 and helped strengthen its international presence by entering the German and Italian markets.

      ORS Group – short for Organisation for Refugee Services – was established in Zurich in 1992 and specialises in offering immigration services with a focus on public customers and governments in Switzerland, Germany, Austria and Italy. The internationally recognised group, which enjoys a leading position in Europe, ensures that refugees receive professional care from their arrival and housing, through the care they receive during their asylum proceedings, to the assistance given to them with their professional and social integration. ORS Group currently has over 2,000 employees.

      Equistone secured a majority stake in ORS in July 2013 and has worked in close collaboration with the management team since then to help the company expand its international presence. For example, the company successfully entered the German and Italian markets in recent years. With its sale to Serco, ORS is joining an experienced international service firm that specialises in providing migration-related services for national governments, in addition to other services.

      Jürg Rötheli, CEO of ORS, states: “Demand from governments for support services in the area of migration has risen consistently in recent years. Thanks to the new partnership with Serco our customers will benefit from an even stronger global network. At the same time, we will also guarantee the same level of service and professionalism that customers have come to expect. Our new partner’s support and expertise will help us to keep developing ORS, while maintaining our commitment to quality services and high standards of care.”

      https://www.equistonepe.fr/newsdetail/change-of-ownership-for-leading-migration-service-provider-serco-group-plc-acquires-ors-group/667

      #Italie #Allemagne

    • Asyldienstleister ORS geht in britische Hände über

      Der in Zürich ansässige Anbieter von Einwanderungsdienstleistungen ORS ist von der Firma Serco übernommen worden. Der bisherige Eigentümer hat ORS für rund 44 Millionen Franken an das im sogenannten Outsourcing-Bereich tätige britische Unternehmen verkauft, wie Serco am Donnerstag mitteilte.

      Ein entsprechender Kaufvertrag sei am vergangenen Freitag unterzeichnet worden, sagte ORS-Geschäftsführer Jürg Rötheli gegenüber AWP. Der Vollzug der Transaktion habe dann am (gestrigen) Mittwoch stattgefunden.

      Sämtliche rund 2000 Mitarbeitenden, die ORS an allen Standorten in der Schweiz, Deutschland, Italien und Österreich beschäftigt, behalten laut dem CEO ihren Job. Auch er als Firmenchef sowie sein Managementteam bleiben im Unternehmen.

      Zukauf als Wachstumschance für Käufer

      Man sei bereits seit mehreren Jahren in freundschaftlichem Kontakt mit dem Management von Serco gewesen, so Rötheli weiter. Vor etwa einem halben Jahr sei die Gesellschaft dann mit konkreten Kaufabsichten auf ORS zugekommen. Bislang hatte ORS der deutschen Investmentgesellschaft Equistone gehört.

      Dass ORS aktuell als private Anbieterin von Dienstleistungen im Migrationsbereich stark von den Flüchtlingsströmen aus der Ukraine profitiert, hatte laut dem CEO keinen Einfluss auf den Zeitpunkt der Transaktion. „Es ist schliesslich nicht klar, wie sich die Situation weiter entwickelt“, so Rötheli.

      Vergangene Flüchtlingskrisen - wie etwa die im Jahr 2015 gestartete Immigration von geflüchteten Menschen aus Syrien - hätten gezeigt, dass solche Wellen teils schnell wieder abflachten. „Nach der damaligen Krise, also etwa 2018, haben manche Unternehmen in unserem Bereich einen Grossteil ihres Geschäfts verloren“, so Rötheli. Die neuen Eigentümer seien sich solcher Geschäftsrisiken bewusst.

      Expansion in andere Länder

      ORS hat vergangenes Jahr einen Umsatz von knapp 110 Millionen Franken und ohne Sonderposten einen operativen Gewinn von rund 2,6 Millionen erzielt, wie aus dem Geschäftsbericht hervorgeht. Die Firma übernimmt Dienstleistungen im Asylbereich, die der Staat auslagert, wie etwa die Unterbringung oder Betreuung von Geflüchteten. Dieses Jahr feiert sie ihr dreissigjähriges Bestehen.

      Die neue Konzernmutter Serco gibt es schon seit fast 100 Jahren. Sie beschäftigt weltweit 50’000 Angestellte, hat 2021 rund 4,4 Milliarden britische Pfund eingenommen und einem Betriebsgewinn von 217 Millionen Pfund verbucht. Das Unternehmen bietet ebenfalls Dienstleistungen für Regierungen an, allerdings nicht nur im Asylbereich, sondern etwa auch im Transport-, dem Gesundheits- oder Infrastrukturbereich. Sie betreibt zum Beispiel Fähren, Spitäler und ist der weltweit grösste nicht-staatliche Betreiber ziviler Flugsicherung.

      Weiterentwicklung im digitalen Bereich als Ziel

      „Wir versprechen uns von der Partnerschaft mit Serco auch ein besseres Verständnis des Marktes“, so Rötheli. Denn anders als die bisherigen Eigner ist Serco im gleichen Business tätig wie ORS. Serco als Grosskonzern betreibe riesige Asylzentren, verfüge über effiziente Prozesse und einen hohen Digitalisierungsgrad. Darum verspricht sich Rötheli von der Zusammenarbeit auch neues technologisches Know-how.

      „Ausserdem ist Serco ein langfristiger Partner mit einem geografisch viel grösseren Fussabdruck, mit dem wir wachsen und expandieren können“, sagte er. Besonders in den Staaten an den EU-Aussengrenzen erhofft er sich nämlich weiteres Wachstum.

      Gleichzeitig bringe sein Unternehmen den neuen Eignern „auf einen Schlag eine grosse Abdeckung in Zentraleuropa, deren Erschliessung sonst Jahre dauern würde“, sagte er. Denn als britisches Unternehmen sei Serco bislang vor allem auf den Grossbritannien und Australien konzentriert gewesen.

      https://www.finanzen.ch/nachrichten/konjunktur/asyldienstleister-ors-geht-in-britische-hande-ueber-1031718591

  • Classer pour dominer [et réprimer] : petite Histoire critique du fichage en France | LQDN | 07.09.22

    https://www.laquadrature.net/2022/09/07/classer-pour-dominer-petite-histoire-critique-du-fichage-en-france

    Qui c’est les plus forts ? Évidemment c’est les Bleus !

    Finalement abandonné face à la controverse, le projet SAFARI déboucha sur une commission d’enquête qui donna naissance à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et à la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978, socle de la protection des données personnelles encore en vigueur aujourd’hui. Au-delà de la création d’un encadrement juridique, cet épisode marque une amorce de politisation sur le sujet. Cette réflexion avait d’ailleurs débuté avant ce scandale, le directeur du « service des écoles et techniques » mentionné plus haut écrivait lui-même en 1969 :

    « La mise en mémoire d’un certain nombre de données n’est-elle pas attentatoire à la liberté et même à la dignité de l’homme ? Ne présente t-elle pas des dangers si nous connaissons à nouveau comme naguère la férule d’un État totalitaire, le joug d’une police politique orientée non vers le maintien de l’ordre public, la prévention et la répression des crimes, mais vers l’asservissement des citoyens libres, privés par une minorité de leurs moyens d’expression ? Le problème vaut qu’on y réfléchisse longuement et profondément ».

    [sauf que]

    Malheureusement ce ne fut pas le cas, ces pratiques d’identification de surveillance étant probablement bien trop ancrées dans les rouages de l’institution policière.

    Dès les années 1980, avec la généralisation des ordinateurs, la police commençait à collecter des informations de façon massive et désordonnée. Plutôt que de limiter ces pratiques, il fut au contraire décidé de rationaliser et d’organiser cette quantité de données au sein de fichiers centralisés pour en tirer une utilité. C’est dans ce contexte qu’est apparue l’idée du fichier STIC (Système de traitement des infractions constatées), visant à intégrer toutes les informations exploitées par les services de police dans une seule et même architecture, accessible à tous les échelons du territoire. Finalement mis en œuvre et expérimenté dans les années 1990, le fichier STIC cristallisa de nombreuses tensions entre le Ministère de l’Intérieur et la CNIL qui durent négocier pendant plusieurs années afin d’en fixer le cadre légal. Si la CNIL a obtenu des garanties dans un accord à l’arrachée en 1998, cette victoire a paradoxalement signé la fin de son influence et de sa légitimité. En effet, dans les années qui suivirent, toutes les réserves qu’elles avait pu obtenir ont été ostensiblement bafouées. Mais surtout, cette longue bataille qui avait concrètement ralenti et empêché le développement du fichier souhaité par le Ministère poussa le gouvernement à supprimer par la suite le pouvoir d’autorisation attribué à la CNIL afin de ne plus être gêné dans ses projets. C’est pourquoi, en 2004, la modification de la Loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) acta la suppression du pouvoir de contrainte de la CNIL pour le transformer en simple avis consultatif. Cela signifie qu’elle ne dispose plus de l’autorité nécessaire pour empêcher ou limiter la création de fichiers de police par le gouvernement. Cette modification législative marque un tournant dans le droit des fichiers et des données personnelles ainsi que dans la pratique policière. Les garde-fous ayant sauté, l’espace politique pour parvenir à une surveillance massive se libère, les limites légales devenant purement cosmétiques.

    #chassez_le_naturel

  • Nous, les exilés (sur Briançon et la situation dans les #Hautes-Alpes)

    –-> série : Là où se cristallisent les questions d’aujourd’hui

    #Didier_Fassin (interviewé aux Terrasses solidaires, où il exerce bénévolement en tant que médecin et est présent en tant que chercheur) :
    (à retranscrire :-))

    –-

    Didier Fassin :

    « Des visages fatigués, épuisés. Des regards qui contiennent presque toujours au moins une lueur d’espoir. Malgré les épreuves déjà traversées. Elles et ils … sont environ 80 millions. 80 millions, soit un peu plus d’1% de la population mondiale. Eux, ce sont les exilés d’aujourd’hui. Dans un monde sous haute tension, personne n’est à l’abri. Vous, moi, nous serons peut-être les exilés de demain. En attendant, là maintenant : comment accueillir ces personnes qui arrivent dans nos régions ? Quelle hospitalité sommes-nous prêts à leur réserver ? Quels dispositifs établir aux frontières ? Et faut-il craindre le fameux appel d’air ? Ces questions, nous allons les déplier en altitude, du côté de Briançon, là où des exilés traversent la montagne au péril de leur vie. »

    Avec Isabelle Lorre (la coordinatrice du programme « migrations frontière transalpine » à Médecins du Monde sur Briançon), Sylvain Eymard (gestionnaire de l’association « Les Terrasses solidaires »), Didier Fassin (anthropologue, sociologue et médecin français. Il est professeur à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris), Jean Gaboriau (l’un des responsables de « Refuges solidaires »), Stéphanie Besson (cofondatrice du mouvement citoyens « Tous migrants » et autrice de « Trouver refuge : histoires vécues par-delà les frontières » chez Glénat), Agnès Antoine ( membre de “Tous migrants”), deux gendarmes et quelques exilés.

    https://www.rtbf.be/auvio/detail_passe-montagne-la-ou-se-cristallisent-les-questions-d-aujourd-hui?id=291

    #podcast #audio #asile #migrations #réfugiés #montagne #Alpes #Briançon #hospitalité #Briançonnais #Hautes-Alpes #Terrasses_solidaires #militarisation_de_la_frontière #risques #chasse_à_l'homme #chutes #traque #tiers-lieu #santé #blessures #efficacité #non-efficacité #spectacle #Didier_Fassin #spectacularisation #performance #inhumanité #inhumanité_institutionnalisée #inhumanité_d'Etat

    ping @_kg_

  • Un million de personnes déplacées par la sécheresse en Somalie

    Communiqué de presse conjoint du HCR et du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC)

    Plus de 755 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur de la Somalie en raison de la grave sécheresse qui sévit cette année, ce qui porte le chiffre total à 1 million de personnes déplacées depuis janvier 2021, date du début de la sécheresse, selon les chiffres publiés aujourd’hui par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).

    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2022/8/62f4e7de13/million-personnes-deplacees-secheresse-somalie.html

    #somalie#sécheresse#somali#eau#réfugiés_climatiques#Corne_de_l'Afrique

    Pour info, la population Somalie vit en Somalie, au Somaliland, au Puntland, au Kenya, à Djibouti, en Ethiopie, ce qui se passe sur l’un de ces territoire a à terme des répercutions sur les autres... et bien au delà...

  • …a casa nostra

    La Calabria è una terra di migranti e di immigrati: una delle regioni italiane più colpite dall’assenza di un futuro per i suoi giovani, e una di quelle che più si sono dedicate all’accoglienza. Marco Rizzo e Lelio Bonaccorso, sbarcati dalla nave Aquarius per il reportage a fumetti Salvezza, hanno camminato lungo il perimetro di un triangolo ideale, che unisce tre esempi di accoglienza: dal modello Riace, noto in tutto il mondo e ormai smantellato, a #Gioiosa_Ionica, uno dei casi virtuosi ancora funzionanti, passando per la baraccopoli di #San_Ferdinando, un buco nero dei diritti e dell’integrazione a due passi da #Rosarno.
    …a casa nostra è un nuovo, grande esempio di graphic journalism sul campo, che include un’intervista a #Mimmo_Lucano e le testimonianze di migranti e operatori, oltre a storie di successi e tragedie, di incubi burocratici e orrori quotidiani: una cronaca a fumetti dei destini di coloro che sbarcano nel nostro paese.

    Qual è il futuro di chi sbarca a casa nostra?
    Da Riace alla baraccopoli di San Ferdinando, il racconto di cosa succede dopo la “salvezza” nell’Italia di oggi.

    http://comics.feltrinellieditore.it/libro/a-casa-nostra

    #BD #bande_dessinée #livre #Riace #accueil #réfugiés #migrations #Italie

  • Décryptage. Audit sur les violences dans les centres fédéraux : au-delà de l’exercice de communication (2021)

    On a assisté à un exercice de communication bien emballé lors de la sortie du rapport du juge Oberholzer sur les violences dans les centres fédéraux d’asile (CFA) mi-octobre dernier. L’auteur de l’audit est venu accompagné de Mario Gattiker, Secrétaire d’État aux migrations, présenter les conclusions de son enquête et ses recommandations aux autorités. La presse a dans l’ensemble retenu le message principal calibré par le SEM : « Il n’y a pas de violence systématique » dans les CFA à l’encontre des requérant·es d’asile. Or, c’est une violence systémique que dénoncent depuis 2020 les organisations de défense des personnes hébergées dans ces lieux [1]. De fait, en écrivant que « le système actuel, qui prévoit une large externalisation des tâches en matière de sécurité à des prestataires privés, doit être remis en question », le juge Oberholzer n’est pas loin de dire la même chose.

    Son rapport recommande de ne confier les postes-clés et un pouvoir décisionnaire qu’à des fonctionnaires de l’État, à tout le moins dans le domaine de la sécurité. Une telle mesure permettrait « de combler les faiblesses systémiques [sic !] des structures organisationnelles actuelles ». Autre constat préoccupant dans ce contexte : le fait que les agent·es de sécurité n’étaient pas habilité·es à recourir à la coercition policière et fonctionnaient « sans base juridique formelle ». Les autres recommandations du rapport – meilleure formation des agent·es de sécurité, usage réglementé des « cellules d’isolement », instauration d’un mécanisme de plainte externe et indépendant, etc. – ne sont que la répétition de mesures déjà demandées de manière bien plus appuyée, notamment par la Commission nationale de prévention de la torture [2].

    Devant la presse, le SEM a évidemment assuré être satisfait de constater que « dans l’ensemble » les droits fondamentaux sont respectés et qu’une partie des recommandations est déjà en voie d’être mise en œuvre. Mais peut-on se satisfaire d’un « dans l’ensemble » ? Surtout que ce n’est qu’après plus d’un an de dénonciations par les ONG, le dépôt de plusieurs plaintes pénales et la sortie dans les médias publics des cas documentés de violences que le SEM a daigné sortir de ses dénégations et annoncer un audit.

    On soulignera en plus les limites du rapport : mandaté par le SEM pour faire la lumière sur les faits de violence dénoncés en mai 2021, le juge s’est contenté de lire les pièces de 7 dossiers ayant fait l’objet de plaintes pénales, sans les instruire, donc sans rencontrer les personnes concernées. Un choix assumé, soit. De là à minimiser les violences, comme le fait Oberholzer, en rapportant les cas de recours à la force « disproportionné, donc illicite » au nombre total de requérant·es et de personnel des CFA, il y a un pas pour le moins spécieux. C’est comme si on se gargarisait du faible nombre de condamnations pour violence conjugale alors que les mécanismes de plaintes sont peu accessibles.

    Primo, il n’existe justement pas de mécanisme de plainte externe et indépendant permettant aux victimes de dénoncer les violences au plan pénal : jusqu’ici le SEM s’y est opposé [3]. Et témoigner est une démarche périlleuse : hormis la crainte, subjective, de représailles sur la décision d’asile les concernant, les requérant·es d’asile des centres sont à la merci du pouvoir discrétionnaire du personnel du SEM et des agences de sécurité. Ces derniers peuvent prononcer toutes sortes de sanctions orales sans avoir à rendre des comptes. L’omerta est cultivée au sein des établissements : les membres du personnel osant s’en affranchir pour témoigner risquent leur poste.

    Deuxièmement, les CFA ayant volontairement été établis dans des lieux isolés pour éviter les contacts avec la société civile, on peut imaginer combien ces plaintes ne sont pas représentatives des faits dénoncés. À Bâle ou à Giffers, les plaintes pénales déposées en 2020 – et qui ne sont d’ailleurs pas considérées dans ce rapport (!) – ne l’ont été que parce que la société civile s’était engagée en soutien de ces victimes. Elles ont été déposées par des avocat·es extérieur·es au centre. Ce qui nous amène à l’autre argument fallacieux du rapport, qui prétend que « le fait que des enquêtes pénales étaient déjà été engagées dans une majorité des cas incriminés prouve d’ailleurs que la protection juridique en cas de recours à la violence avéré ou présumé dans les centres d’asile de la Confédération fonctionne et qu’une enquête indépendante et impartiale est garantie ».

    Le juge Oberholzer se trompe en laissant entendre que la représentation juridique des CFA aurait dans son mandat de défendre les personnes victimes de violence dans les centres. Les juristes en question sont uniquement mandaté·es pour la procédure d’asile. Éventuellement pour un recours en fin de procédure contre une assignation à un centre pour personnes jugées « récalcitrantes ». Mais en tout cas pas de mener des procédures pénales.

    Reste à choisir entre regarder le verre à moitié vide ou à moitié plein, sans être dupe.
    Amnesty a pour sa part maintenu ses conclusions : « les violences commises par le personnel de sécurité à l’encontre des demandeur·euses d’asile documentées étaient si graves qu’elles pouvaient, dans certains cas, être assimilées à des actes de torture ou à d’autres mauvais traitements » [4].

    Pour rappel, les CFA sont censés accueillir des personnes en recherche d’une protection. Les violences ne datent pas d’hier et sont systémiques. C’est donc le système qu’il faut changer.
    Notes
    Notes ↑1 Julia Huguenin-Dumittan, « Violences dans les CFA. S’il n’est pas systématique, le problème reste systémique », Vivre Ensemble, paru sur asile.ch le 20 octobre 2021.
    ↑2 Sophie Malka « La société civile, garde fou à l’impunité », VE 182, avril 2021.
    ↑3 Postulat 20.3776, Création d’un service de médiation indépendant pour les requérants d’asile, Brenzikofer Florence (Verts), 18.06.20.
    ↑4 Amnesty International, « Je demande que les réquérants d’asile soient traités comme des êtres humains. Violation des droits humains dans les Centres Fédéraux d’Asile suisses« , mai 2021

    https://asile.ch/2022/01/31/decryptage-audit-sur-les-violences-dans-les-centres-federaux-au-dela-de-lexerc

    #centres_fédéraux #CFA #SEM #Mario_Gattiker #SEM #asile #migrations #réfugiés #Suisse #violence #violence_systémique #privatisation #sous-traitance #Suisse

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    ajouté à la métaliste sur les #centres_fédéraux :
    https://seenthis.net/messages/884092

    • Asile et externalisation : un système qui n’assume pas ses #responsabilités

      L’#audit mené par l’ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer concernant la violence dans les centres fédéraux d’asile met en lumière plusieurs dysfonctionnements dans le système d’asile. Au cœur de ceux-ci : le principe de l’externalisation complète de certaines tâches dites étatiques. Derrière ce mécanisme se cache un phénomène de déresponsabilisation aux conséquences non négligeables pour le quotidien des personnes réfugiées.

      Dans le domaine de l’asile, de nombreuses tâches liées à l’encadrement, à la sécurité, à la logistique, ou encore à l’assistance des personnes demandeuses d’asile (ci-après, tâches d’accueil) sont sous-traitées à des organismes tiers. Encouragés par le SEM, les appels d’offres de plus en plus nombreux, ainsi qu’une concurrence institutionnelle accrue participent à la création d’une économie de l’accueil. Dans ce contexte imprégné de logiques financières et managériales, l’essentiel n’est donc pas de bien faire, mais de bien se vendre.

      Ainsi, en 2020, la société médicale OSEARA a vu son mandat prolongé, et ce malgré les accusations portées à son encontre.[1] Motif avancé par le SEM : les autres propositions reçues en réponse à son appel d’offre étaient trop chères, et même « disproportionné·es ».[2] Dans le canton de Berne, dans le cadre de la restructuration du système d’asile cantonal entrée en vigueur le 1er juillet 2020, les organisations mandatées pour la mise en œuvre de la politique d’accueil et d’hébergement sont passées de dix à cinq : les grandes structures (à l’image d’ORS) se sont vues privilégiées aux plus petites, au détriment de celles présentes sur le terrain de longue date et de leur expertise et connaissances locales.

      Or qui dit bien se vendre dit aussi enjeux budgétaires… et budgets revus à la baisse ; une problématique qui se répercute, entre autres, sur la qualification du personnel employé dans les centres. Dans le contexte des centres fédéraux, Amnesty International, l’OSAR ou encore la Plateforme SCCFA sont unanimes : le recrutement et la formation de base du personnel encadrant et de sécurité présentent de graves lacunes. Peu formé, celui-ci ne dispose la plupart du temps pas des outils adéquats pour la prise en charge quotidienne de populations traumatisées et la gestion de conflits. Il en va de même pour le rapport de N. Oberholzer, qui recommande une meilleure formation du personnel et un encadrement à revoir.

      Mais est-ce suffisant ? Non, car ces dérives continueront tant que leurs origines structurelles – et donc systémiques – ne seront réellement questionnées. En effet, si cette problématique n’est certes pas spécifique à une gestion privatisée, elle comporte d’importants enjeux de déresponsabilisation, engendrés par le processus même d’externalisation. Du fait de la délégation de compétences, ce sont les organismes mandatés qui, à travers leurs contacts directs avec les personnes demandeuses d’asile et leurs actions quotidiennes dans ce domaine, décident du poids à accorder aux droits fondamentaux. Aussi, alors même que la responsabilité du SEM est pleine et entière (comme le rappelle d’ailleurs un avis de droit de la Commission fédérale contre le racisme[3]), elle est diluée.

      Dès lors, dans ce système complètement fragmenté, qui voit le nombre de prestataires de services se démultiplier, une meilleure définition des dispositions qui concernent les prestations d’accueil semble primordiale pour remédier aux lacunes existantes dans l’exploitation des structures d’hébergement pour personnes relevant de l’asile. Or, comme le déplore notamment l’OSAR[4], il n’existe que peu de standards contraignants pour garantir la qualité des conditions de vie dans les structures collectives d’hébergement.

      Cette absence de réglementation indique quelque chose d’important : les pouvoirs publics considèrent les appels d’offres comme les principaux instruments permettant de garantir la qualité du système d’accueil, à travers les critères et les exigences fixés pour la sélection des prestataires. Or, ceux-ci ne portent que sur la forme des services d’hébergement et d’accueil (budget, certification et autres dispositions financières et techniques) et non sur leur contenu (règlement et structure quotidienne dans les centres, sanctions, accès à l’éducation, accès à la santé et aux soins personnels, soutien aux personnes ayant des droits spécifiques, formation du personnel d’accueil et médical, etc.).

      La problématique de l’externalisation soulevée par le rapport de N. Oberholzer mérite donc d’être au cœur des débats politiques. En permettant à chaque partie d’éluder sa responsabilité, qui plus est dans un contexte où les composantes humaines, sociales et éthiques de l’asile sont négligées, elle contribue à une « sous-traitance morale » de l’accueil. Or, mandater des organisations externes ne décharge pas les pouvoirs publics de leurs prérogatives régaliennes. La responsabilité des personnes qui vivent et qui travaillent dans les centres fédéraux (et cantonaux) d’asile devrait enfin être assumée !
      Notes
      Notes ↑1 « Mandats privés : Médecins aux ordres du SEM », Sophie Malka, Vivre Ensemble n°180, décembre 2020.
      Voir aussi « Les expertises médicales douteuses de l’entreprise OSEARA pour le compte du SEM », Giada de Coulon, paru sur asile.ch le 26 janvier 2018.
      ↑2 Communiqué de presse du SEM du 9 septembre 2020
      ↑3 « Requérants d’asile dans l’espace public« , Avis de droit établi sur mandat de la Commission fédérale contre le racisme CFR, Berne, février 2017.
      ↑4 « Standards minimaux pour l’hébergement des personnes requérantes d’asile » – Prise de position de l’OSAR », avril 2019.

      https://asile.ch/2022/02/09/asile-et-externalisation-un-systeme-qui-nassume-pas-ses-responsabilites

  • 3,000 migrants in camps along Serbo-Hungarian border

    Serbian police have discovered two irregular migrant camps near Subotica, at the northern border with Hungary, according to Serbia’s interior ministry. According to the NGO Asylum Protection Center, some 3,000 refugees are currently located along this border.

    Serbian police have discovered two makeshift camps with a strong concentration of migrants near Subotica, in the northern part of the country next to the border with Hungary, Serbia’s interior ministry said on Monday, July 18.

    Several dozen migrants mainly hailing from India, Pakistan and Syria were moved to a hosting center in the area, the ministry added.

    Thousands of migrants who take the so-called Balkan route settle temporarily in Serbia in areas bordering Hungary and Croatia as they wait to cross the border and continue their journey to European Union countries.

    According to Rados Djurovic, the director of Serbian NGO Asylum Protection Center, some 3,000 refugees are currently located along the border with Hungary.

    About 1,000 migrants cross into Serbia every day

    Djurovic said that about 1,000 migrants cross into Serbia every day, including 400 from North Macedonia and Kosovo, and 600 from Hungary.

    He added that Hungarian authorities send them back to Serbia. The same source said police officials are working to contain new flows along the Balkan route while fighting a growing number of trafficking organizations and rising crime involving rival groups of migrants and those who smuggle them.

    Gangs in the area are reportedly often involved in clashes and dramatic episodes of violence. One person died and several others were injured in a recent fight between rival groups in Subotica.

    Meanwhile, Slovenia over the past few days started to dismantle barbed wire at the border with Croatia. The fence was set up during the 2015-2016 migrant crisis. According to those working in the field, this could contribute to a rising number of migrants arriving in the region, in the hope of crossing this way towards Western Europe.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/42024/3000-migrants-in-camps-along-serbohungarian-border

    #Subotica #frontières #route_des_balkans #Balkans #asile #migrations #réfugiés #Hongrie #Serbie #campement #encampement

  • Rwanda asylum deal not legally binding : Law Society

    The UK ‘asylum partnership’ with Rwanda is not legally binding, has not been scrutinised by parliament and does not protect the rights of asylum-seekers, the Law Society has said in evidence to the House of Lords on the memorandum of understanding (MoU) for the provision of an asylum arrangement.

    Law Society president I. Stephanie Boyce said: ’This partnership would make profound and irreversible changes to the lives of refugees and migrants sent to Rwanda. But the safeguards in the deal are not binding or enforceable – domestic and international law requirements do not apply to them.

    ’If an asylum-seeker’s human rights were breached in Rwanda they would have no way of seeking justice in the UK. They wouldn’t be able to appeal to British courts and there is nothing the UK could do to enforce their rights under the terms of the agreement.’

    The deal potentially puts the UK in breach of international law, she added. ’For instance, if categories of people were in practice prevented from claiming asylum in the UK, or if the government were to effectively pre-judge asylum claims from groups of people.

    ’The Law Society believes people will be given insufficient notice or time to get legal advice about their removal to Rwanda under the MoU – just 14 days, or seven days if they are in immigration detention. Anyone subject to such a life-changing order must be able to challenge the decision, and to have their case processed fairly and transparently.’

    The UN Refugee Convention prohibits ‘refoulement’ – returning a refugee to a place where they would face persecution. This applies not only to their country of origin but also to a third country, such as Rwanda, the Society said.

    ’The UN special rapporteur on trafficking in persons has raised concerns we echo that asylum seekers removed by the UK might face persecution in Rwanda,’ Boyce said. ’There is a further risk of them being subsequently removed from Rwanda to their country of origin and facing persecution there. Both eventualities could contravene the principle of non-refoulement.’

    She said that monitoring bodies referred to in the agreement have not been set up and there are insufficient details to determine whether they would provide effective oversight.

    Boyce concluded: ’The government has failed utterly to put in place any legally binding safeguards or enforcement mechanisms to protect the rights of people it intends to send to Rwanda. In addition to the consequences for individuals, this has potential consequences for the UK’s international standing, which is underpinned by our reputation for upholding the rule of law.

    ’The deal outsources the UK’s international obligations onto Rwanda. There is a real risk this could set a precedent.’

    https://www.lawgazette.co.uk/law/rwanda-asylum-deal-not-legally-binding-law-society/5113506.article

    #UK #Angleterre #procédure_d'asile #externalisation_de_la_procédure #pays_tiers #Rwanda #asile #migrations #réfugiés

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    ajouté à la métaliste sur la mise en place de l’#externalisation des #procédures_d'asile au #Rwanda par l’#Angleterre :
    https://seenthis.net/messages/966443

  • Au revoir #Algérie

    Qui sait que les Suisse·esse·s ont émigré en Algérie ? Une migration économique, certes, mais qui a tout de même contribué à la colonisation française controversée. On se souvient mieux par contre que les bons offices de la Confédération suisse ont facilité l’indépendance de l’Algérie vis-à-vis de la France. En effet, la Suisse a accueilli des indépendantistes et des réfugié·e·s algérien·ne·s, ainsi que fourni une aide au développement.
    La Suisse a bien participé à la colonisation, sans pour autant posséder de colonies au sens administratif du terme. Les Suisse·esse·s, en tant qu’Européen·ne·s, étaient souvent perçu·e·s comme des colonisateur·trice·s. Or, l’étaient-ils·elles vraiment ? Et de quelle manière ?
    À travers l’histoire d’une famille, cette bande dessinée retrace la présence suisse en Algérie. Les colons, la relation avec les Algérien·ne·s, l’exportation d’une « suissitude » imaginaire et de présumées valeurs suisses, les heurts et les rencontres, et finalement le « retour » d’outre-mer qui ressemble à une odyssée. Elle décrit l’arrivée dans ce qu’on considère comme son pays d’origine mais dans lequel on ne se reconnaît pas, où la tutelle nécessaire semble inexistante, où les promesses faites ne sont pas tenues. Le « retour » perçu comme une punition : on se sent victimes oubliées et sans droits.

    https://www.seismoverlag.ch/fr/daten/au-revoir-algerie

    #BD #émigration #Suisse #livre #bande_dessinée #migrations #histoire #colonisation #colonisation_française #bons_offices #aide_au_développement #réfugiés_algériens #nationalisme

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    ajouté à la métaliste sur la #Suisse_coloniale :
    https://seenthis.net/messages/868109

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  • Albanian police could be brought to UK to help stop Channel crossings

    Albania has offered senior law enforcement support to the UK to provide authorities with intelligence and to help processing and removals.

    https://news.sky.com/story/albanian-police-could-be-brought-to-uk-to-help-stop-channel-crossings-1268

    –-> Comment appeler ce processus ? #Externalisation_interne ?
    Comme suggéré par Charles Heller et Lorenzo Pezzani dans ce papier sur les pratiques de non-assistance ?

    “The Dublin Convention thus came to operate for northern EU states as the internal dimension of the policies of externalisation that were being applied outside the EU: a policy of internal externalization through which an inner rim of control was erected in order to select and control migrants’ movements.”

    http://nearfuturesonline.org/ebbing-and-flowing-the-eus-shifting-practices-of-non-assistance-a

    #Albanie #UK #Angleterre #Manche #La_Manche #frontières #contrôles_frontaliers #militarisation_des_frontières #police #police_albanaise #réfugiés_albanais #migrants_albanais

    ping @isskein @karine4