• Plusieurs millions de nouveaux réfugiés et déplacés climatiques en 2019

    Un porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU a déclaré mercredi que des millions de nouveaux déplacés et réfugiés climatiques étaient apparus en 2019, dont près de 750 000 personnes pour la seule Somalie, en proie à d’intenses aléas climatiques.

    “Le bruit du vent nous a réveillés en pleine nuit. Quelques instants plus tard, de l’eau a commencé à entrer chez nous. Nous avons seulement réussi à attraper nos enfants avant de nous enfuir vers une zone surélevée.” Rafael Domingo, un père de quatre enfants, a tout perdu lors du passage du cyclone Idaien mars dernier au Mozambique. Comme lui, 73 000 personnes se sont retrouvées sans-abri, ne laissant d’autre choix que de fuir les zones sinistrées, ont raconté de nombreux témoins à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

    Qu’ils changent simplement de région ou qu’ils quittent leur pays après une catastrophe naturelle, ces hommes et ces femmes incarnent une catégorie de migrants dont on parle peu : les déplacés et les réfugiés climatiques. Selon le Conseiller spécial sur l’action pour le climat du HCR, Andrew Harper, “rien que sur la première moitié de l’année, les tempêtes, les inondations et autres catastrophes ont provoqué plusieurs millions de nouveaux déplacements”.

    Dans un discours alarmant prononcé à la COP 25 de Madrid, mercredi 11 décembre, le porte-parole onusien explique que “les changements climatiques amplifient la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles et qu’ils contribuent à fragiliser les populations et à déclencher des conflits”. Il estime par conséquent que “davantage de personnes seront menacées de déplacement à moins qu’une action urgente ne soit prise.”

    Outre les catastrophes naturelles, Andrew Harper s’est dit “particulièrement préoccupé” par l’épuisement des ressources naturelles, la diminution des rendements agricoles ou encore la pénurie de bétail qui deviennent “des multiplicateurs de menaces de conflit et d’instabilité pouvant conduire à des crises humanitaires et à de nouveaux déplacements, à la fois en interne et au-delà des frontières.”

    En première ligne de ces menaces climatiques, la région du Sahel voit déjà des effets dévastateurs. “En Somalie, un pays hautement vulnérable aux changements climatiques, plus de 746 000 personnes ont été déplacées au sein du pays cette année à cause de l’intensification de la sécheresse, mais aussi des inondations monstres et des conflits”, souligne Andrew Harper.

    Dans les régions fragiles, souvent frappées par les catastrophes naturelles, les déplacés parviennent rarement à retrouver leur ancienne vie. “Beaucoup d’entre nous ne pourrons jamais rentrer chez eux. La sécheresse en Somalie revient tout le temps. Les habitants n’ont pas assez de temps ou de moyens pour se remettre sur pieds à chaque fois”, a expliqué à l’OIM Halima, une mère de trois enfants déplacée en Somalie à cause de la sécheresse.
    Plus de 250 millions de réfugiés climatiques en 2050
    Dans son dernier rapport sur la paix dans le monde paru en juin, l’Institute for Economics and Peace, un think tank australien, estimait à 18 millions le nombre de personnes forcées à quitter leur foyer à cause d’une catastrophe naturelle. Cela correspond à plus de 60% de l’intégralité des déplacements dans le monde en 2017.
    Les auteurs du même rapport notent également qu’actuellement, près d’un milliard de personnes vivent dans des zones “hautement à très hautement” exposées aux aléas climatiques. Ainsi, des millions de personnes risquent de se déplacer ou migrer dans un futur proche. La Banque mondiale estime que d’ici 2050, on dénombrera 143 millions de migrants climatiques originaires d’Afrique sub-saharienne, d’Asie du sud-est et d’Amérique latine. Au total, ils pourraient même dépasser les 250 millions à l’échelle de la planète, selon les prévisions de l’ONU.

    Depuis la COP 25 Madrid, le HCR a appelé à “une action urgente” notamment en mettant en place des systèmes de prévision et d’alerte précoce améliorés ainsi que des stratégies de réduction des risques. Il s’agit également “d’intensifier les efforts d’adaptation et de résilience” en diversifiant, par exemple, les sources de revenus des populations fragiles qui dépendent souvent entièrement de l’agriculture ou de la pêche, par exemple.

    L’agence onusienne appelle également les pays accueillant des réfugiés à instaurer un véritable cadre de protection pour les populations déplacées par le climat. À ce jour, les catastrophes naturelles et autres événements dus au réchauffement de la planète ne constituent pas un argument permettant de demander l’asile, les déplacés environnementaux n’ont d’ailleurs aucun statut juridique défini comme c’est le cas pour les réfugiés. La Suède fait toutefois figure de pionnière en la matière en reconnaissant depuis 2005, le droit à la protection pour les personnes victimes de catastrophes environnementales. Depuis 2009, une quarantaine de pays africains a également ratifié la Convention de Kampala sur la protection et l’assistance des déplacés environnementaux inter-Afrique.

    Les questions climatiques occuperont une place de choix à l’occasion du tout premier Forum mondial sur les réfugiés, les 17 et 18 décembre prochains à Genève, puisqu’il s’agira de l’un des six thèmes fondamentaux discutés et pouvant, comme l’espère Andrew Harper du HCR, donner lieu à des actions concrètes dès 2020.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/21507/plusieurs-millions-de-nouveaux-refugies-et-deplaces-climatiques-en-201
    #IDPs #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnmentaux #déplacés_internes #asile #migrations #réfugiés #climat #prévisions #Somalie #sans-abri #catastrophe_naturelle #changements_climatiques #Sahel #COP_25 #risques #protection #statut #Convention_de_Kampala

    Lien entre changements climatiques et #conflits :

    Outre les catastrophes naturelles, #Andrew_Harper s’est dit “particulièrement préoccupé” par l’épuisement des ressources naturelles, la diminution des rendements agricoles ou encore la pénurie de bétail qui deviennent “des multiplicateurs de menaces de conflit et d’#instabilité pouvant conduire à des #crises_humanitaires et à de nouveaux déplacements, à la fois en interne et au-delà des frontières.”

    #guerre

    • Asile : réfugié climatique, un statut non reconnu mais qui compte

      L’ONU prévoit 250 millions de réfugiés climatiques d’ici à 2050 dont une grande partie sera issue d’une Afrique sub-saharienne pas assez résiliente face à l’intensification des catastrophes naturelles. Le phénomène pourrait amplifier les départs de migrants vers l’Europe, sauf que le statut de réfugié climatique n’y est pas reconnu.

      Sécheresses, inondations, ouragans : les épisodes météorologiques dévastateurs sont de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses sous l’effet du changement climatique. Si aucune région du monde n’est épargnée, toutes n’ont pas la même propension à la résilience ni les mêmes capacités de reconstruction.

      En Afrique sub-saharienne, au Moyen-Orient ou en Asie, des pans entiers de population sont déjà contraints de quitter leur région ou même leur pays d’origine pour tenter de tout recommencer ailleurs. Ce sont des “réfugiés climatiques”.

      Si le terme est apparu pour la première fois en 1985 dans un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), il n’existe à ce jour dans le monde aucun statut juridique pour ces déplacés environnementaux. La Suède fait toutefois figure de pionnière en la matière en reconnaissant depuis 2005, le droit à la protection pour les personnes victimes de catastrophes environnementales. Depuis 2009, une quarantaine de pays africains a également ratifié la Convention de Kampala sur la protection et l’assistance des déplacés environnementaux inter-Afrique. Et plus récemment, début novembre, la Nouvelle-Zélande a annoncé se pencher sur la création d’un visa spécial pour les réfugiés climatiques du Pacifique.

      Reste que pour la plupart des pays de la planète, le changement climatique ne peut justifier une demande d’asile. En France, notamment, “ce n’est pas un argument recevable en tant que tel, mais il peut être pris en compte et ajouté au dossier dans certains cas”, indique une porte-parole de France Terre d’Asile, contactée par InfoMigrants. “Si le changement climatique vous force, par exemple, à partir de chez vous pour une région où votre ethnie est mal acceptée ou menacée, l’argument pourra être entendu. Mais on ne reconnaît que ce qui est de la main de l’Homme. Le climat ne peut être utilisé que comme un élément de compréhension au dossier”, précise l’ONG.

      “Une crise migratoire en Europe ? Attendez de voir dans 20 ans...”

      Selon les estimations de l’ONU, le monde comptera au moins 250 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050. En moins de 10 ans, les dangers liés au climat “déplacent en moyenne 21,7 millions de personnes par an, soit 59 600 par jour”, souligne Steve Trent, directeur exécutif de la Fondation pour la justice environnementale (EJF), dans un rapport publié début novembre. “Si l’Europe pense avoir un problème avec la crise migratoire actuelle, attendez de voir dans 20 ans quand les conséquences du changement climatique forcera des millions de personnes à quitter l’Afrique”, enchérit le général Stephen Cheney, retraité de l’armée américaine, cité par le rapport.

      “Il faut regarder les choses en face : l’Afrique a une population jeune et de plus en plus éduquée. L’enseignement est dispensé dans des langues comme l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais… alors bien sûr, l’Europe est une meilleure destination aux yeux de ces jeunes [...] Et il est impossible d’arrêter cette migration”, explique Ibrahim Thiaw, directeur exécutif de l’agence pour l’environnement de l’ONU, joint à Nairobi par InfoMigrants.

      Parmi les régions les plus vulnérables : le Sahel, jusqu’à la Somalie, affirme-t-il, des régions où la production agricole est cruciale. Elle représente par exemple 30% du produit intérieur brut en Sierra Leone, au Liberia ou en Centrafrique. Dix-sept des vingt pays les plus dépendants à l’agriculture au monde se trouvent en Afrique sub-saharienne.

      Le changement climatique, un amplificateur des conflits

      “En combinant l’accroissement démographique -l’Afrique comptera 2 milliards d’habitants en 2050- à la dégradation des ressources naturelles et leur mauvaise gestion, la seule issue possible c’est la migration, poursuit Ibrahim Thiaw. Les déplacés climatiques sont un phénomène déjà présent, qui s’accentue de jour en jour sans que l’on puisse véritablement le quantifier car beaucoup de paramètres entrent en jeu et nous n’avons même pas de définition claire de ce qu’est un réfugié climatique.”

      Un statut qui pourrait ne jamais être reconnu internationalement, bien que le rôle du changement climatique dans les conflits actuels soit démontrable. “En Syrie, on comptait déjà 1,3 et 1,5 million de personnes fuyant la sécheresse avant même que la guerre ne commence. Personne ne dit que le changement climatique est la raison du conflit syrien, mais il est à ne pas en douter un ‘amplificateur des menaces’ pouvant mener à des violences”, argue Steve Trent de l’EJF.

      Si Ibrahim Thiaw de l’ONU ne croit pas, pour l’heure, à une convention mondiale sur les réfugiés climatiques, il exhorte la communauté internationale mettre en place et appliquer des accords régionaux sur le modèle de la Convention de Kampala encore trop méconnue. Il encourage aussi les potentiels migrants à bien réfléchir à leur projet migratoire avant de se lancer aveuglément sur des routes souvent dangereuses à travers le désert, les forêts tropicales ou la Méditerranée. “Un pays comme l’Ouganda est très accueillant. Il n’y a pas de camp de réfugiés et ils sont exemplaires sur l’intégration”, conclut-il.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/6031/asile-refugie-climatique-un-statut-non-reconnu-mais-qui-compte

    • Groundswell : Preparing for Internal Climate Migration

      This report, which focuses on three regions—Sub-Saharan Africa, South Asia, and Latin America that together represent 55 percent of the developing world’s population—finds that climate change will push tens of millions of people to migrate within their countries by 2050. It projects that without concrete climate and development action, just over 143 million people—or around 2.8 percent of the population of these three regions—could be forced to move within their own countries to escape the slow-onset impacts of climate change. They will migrate from less viable areas with lower water availability and crop productivity and from areas affected by rising sea level and storm surges. The poorest and most climate vulnerable areas will be hardest hit. These trends, alongside the emergence of “hotspots” of climate in- and out-migration, will have major implications for climate-sensitive sectors and for the adequacy of infrastructure and social support systems. The report finds that internal climate migration will likely rise through 2050 and then accelerate unless there are significant cuts in greenhouse gas emissions and robust development action.


      https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/29461
      #rapport

  • “You can’t make a living here anymore.” The Honduran climate-movers

    Te espero como la lluvia de mayo. I wait for you like the rain of May — a popular refrain among farmers in Central America, where the first rainfall in May long signaled the end of the dry season. But over the past decade, in what is known as the Central American Dry Corridor — a vast swath that stretches, unbroken, from Guatemala to northern Costa Rica — the rain is no longer guaranteed. Farmers who used to count on two harvests every year are now fortunate to get one.

    In southern Honduras, valleys that were once lush and fertile are now filled with stunted cornstalks and parched riverbeds. Adobe shacks erode on mountainsides, abandoned by those who left with no intention of returning.

    The droughts have forced entire generations to migrate in search of jobs; left behind are the elderly, who often care for grandchildren when their parents depart. “You can’t make a living here anymore,” says José Tomás Aplicano, who is 76 and a lifelong resident of Apacilagua, a village in southern Honduras. Aplicano has watched as countless neighbors, and his own children, moved away. His youngest daughter, Maryori, is the last to stay behind, but he knows she will leave as soon as she finishes high school. “She has to look for another environment to see if she finds work to survive,” he says.

    Many head north; U.S. Customs and Border Patrol data shows that migration from the Dry Corridor has spiked over the past few years. Some spend seasons harvesting coffee or sugar cane in less affected areas of the country. Others move to the city, lured by the prospect of a factory job with steady pay.

    https://story.californiasunday.com/honduras-climate-movers
    #photographie #changement_climatique #migrations #réfugiés_environnementaux #réfugiés_climatiques #réfugiés #asile #sécheresse

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    Et un nouveau mot, en anglais:
    #climate-movers
    #terminologie #mots #vocabulaire
    ping @sinehebdo

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    see as well:
    Why the Migrant Caravan Story Is a Climate Change Story
    https://seenthis.net/messages/739539

  • El clima cambiante obliga a emigrar a los guatemaltecos desesperados

    Eduardo Méndez López alza la vista al cielo esperando ver nubes cargadas de lluvia.

    Tras meses subsistiendo casi exclusivamente a base de tortillas de maíz y sal, sus ojos y sus mejillas parecen hundidos, y solo una piel fina se extiende sobre el hueso. La mayoría de sus vecinos tienen ese mismo aspecto.

    Es el punto álgido de la estación lluviosa en Guatemala, pero en la aldea de Conacaste, Chiquimula, las precipitaciones llegaron meses más tarde y, a continuación, se detuvieron. Los cultivos de Méndez López se marchitaron y murieron antes de poder producir maíz. Ahora, con un suministro de alimentos menguante y sin fuentes de ingresos, se pregunta cómo podrá alimentar a sus seis hijos pequeños.

    «Es la peor sequía que hemos tenido», afirma Méndez López, tocando la tierra seca con la punta de la bota. «Lo hemos perdido absolutamente todo. Si las cosas no mejoran, tendremos que emigrar a otra parte. No podemos seguir así».

    Guatemala suele aparecer en la lista de los 10 países más vulnerables del mundo a los efectos del cambio climático. Los patrones climáticos cada vez más erráticos han provocado pérdidas de cosechas año tras año y la disminución de las oportunidades laborales en el país, haciendo que cada vez más personas como Méndez López piensen en la emigración como medida desesperada para huir de los niveles disparados de inseguridad alimentaria y pobreza.

    De media, en la última década, 24 millones de personas al año se han visto desplazadas por los fenómenos meteorológicos en el mundo y, aunque no está claro cuántos desplazamientos pueden atribuirse al cambio climático antropogénico, los expertos prevén que esta cifra seguirá aumentando.

    Cada vez más, los desplazados intentan trasladarse a otros países como «refugiados del cambio climático», pero existe un problema: la Convención sobre el Estatuto de los Refugiados de 1951, que define los derechos de las personas desplazadas, aporta una lista de elementos de los que deben huir las personas para que se les garantice asilo o refugio. El cambio climático no figura en la lista.

    Los datos de la Oficina de Aduanas y Protección Fronteriza de los Estados Unidos muestran un gran aumento de la cantidad de inmigrantes guatemaltecos, sobre todo familias y menores no acompañados, interceptados en la frontera estadounidense a partir de 2014. No es una coincidencia que este repunte haya tenido lugar junto con la aparición de condiciones graves de sequía relacionadas con El Niño en el Corredor Seco de Centroamérica, que se extiende por Guatemala, Honduras y El Salvador.

    Para entender la tendencia alcista en la emigración de esta región, un gran estudio interinstitucional dirigido por el Programa Mundial de Alimentos (PMA) de la ONU ha entrevistado a familias de distritos fundamentales del Corredor Seco acerca de las presiones que les obligan a marcharse. El principal «factor impulsor» identificado no fue la violencia, sino la sequía y sus consecuencias: falta de alimento, de dinero y de trabajo.

    Sus hallazgos sugieren una relación clara entre la variabilidad climática, la inseguridad alimentaria y la migración, y aportan una perspectiva alarmante de lo que está por venir al empezar a observar efectos reales del cambio climático en el mundo.
    ¿Un país en crisis?

    Para Diego Recalde, director de la FAO en Guatemala, la tendencia actual de migración masiva ante la inseguridad alimentaria y la sequía supone un claro indicador de que el país lleva un tiempo acercándose a una crisis inducida por el cambio climático.

    Las condiciones climáticas adversas en Guatemala afectan a la seguridad alimentaria reduciendo la producción agrícola tanto en la agricultura comercial como en la de subsistencia, limitando las oportunidades laborales en la agricultura que también suponen una parte importante de la economía nacional. Las crecientes tasas de pobreza y el hundimiento de los indicadores sociales pintan una perspectiva funesta para el país, que posee el cuarto nivel más alto de desnutrición crónica en el mundo y el más alto en Latinoamérica. Según el Programa Mundial de Alimentos, se considera que casi el 50 por ciento de los niños menores de cinco años sufren desnutrición crónica en Guatemala, porcentaje que alcanza el 90 por ciento o más en muchas zonas rurales.

    Para los agricultores de subsistencia como Méndez López, que dependen de las precipitaciones para producir los alimentos que comen, solo hacen falta unos pocos meses de patrones climáticos erráticos para limitar u obstaculizar por completo su capacidad de poner comida sobre la mesa. Con el aumento de la frecuencia y la gravedad de las sequías, a Recalde le preocupa que, en el caso de los sectores de población más vulnerables, lo peor esté aún por llegar.

    «Es un desastre nacional», afirma. «Debería haber banderas rojas por todas partes».

    Los científicos atribuyen las inusuales sequías que comenzaron en 2014 y que han acelerado el éxodo de familias hacia el norte a los efectos de El Niño, parte de un ciclo climático natural conocido como El Niño-Oscilación del Sur (ENOS), que provoca oscilaciones entre periodos más fríos y húmedos y otros más cálidos y secos en todo el mundo.
    La erupción del volcán Fuego cubre Guatemala de ceniza y roca

    Este tipo de variabilidad climática natural ha afectado a Guatemala y a otros países Centroamericanos durante cientos —si no miles— de años, llegando a desempeñar un papel en las sequías que acompañaron al derrumbe de la antigua civilización maya.

    «El clima siempre ha sido muy variable aquí», explica Edwin Castellanos, director del Centro para el Estudio del Medio Ambiente y la Biodiversidad en la Universidad del Valle en Guatemala. «Ahora, el problema es que El Niño y La Niña se han vuelto más fuertes e intensos, pero también más erráticos».
    ¿Es culpa del cambio climático?

    Aunque puede parecer que el cambio climático es el impulsor de estas bruscas oscilaciones meteorológicas, es importante distinguir los periodos de variabilidad climática y las modificaciones a largo plazo del cambio climático. Este último se convierte enseguida en una cuestión de política, negociaciones internacionales y reclamaciones por daños y pérdidas según el Acuerdo de París.

    Aunque los científicos saben que El Niño contribuye a los aumentos de la temperatura global, todavía no está claro si el cambio climático antropogénico hace que El Niño se intensifique y ocurra con más frecuencia.

    «Por definición, el cambio climático debería modelarse en periodos de 50 años. Pero lo que los modelos dicen que debería ocurrir en 2050 ya ocurre ahora», afirma Castellanos, refiriéndose a las alteraciones de los patrones de precipitaciones y los niveles de aridez en Guatemala. «La pregunta es: ¿es la variabilidad más alta de lo normal?».

    La falta de datos meteorológicos históricos hace que sea más difícil demostrar la existencia de un vínculo claro entre el cambio climático antropogénico y un aumento de la variabilidad climática. Sin embargo, Castellanos, uno de los principales expertos en cambio climático de Guatemala, cree que es complicado ignorar la transformación que ha visto de primera mano a lo largo de su vida.

    «Todavía nos queda mucho camino por recorrer antes de concluir científicamente que lo que observamos ahora está fuera de lo normal. Pero si sales al campo y preguntas a cualquiera si esto es normal, todo el mundo te dice que no».

    Ya se atribuya a El Niño o al calentamiento global, la situación en Guatemala pinta una perspectiva vívida de las vulnerabilidades que quedan expuestas cuando las sociedades carecen de la capacidad para hacer frente y adaptarse al clima cambiante.
    Economía vulnerable, aldeas vulnerables

    En años anteriores, las familias afectadas por un mal año de cosechas buscaban trabajo como temporeros en explotaciones comerciales y ganaban el dinero suficiente para comprar alimentos básicos como maíz y judías. Pero este año no hay trabajo. Hasta las explotaciones agrícolas comerciales consolidadas se han visto afectadas por la sequía de este año, un presagio de que surgirán mayores problemas a medida que los cultivos sensibles al clima que componen la mayor parte de las exportaciones agrícolas fundamentales (y del mercado laboral nacional) de Guatemala sufren los efectos del aumento de las temperaturas y los desastres vinculados al clima, cada vez más frecuentes.

    Hoy, hacia el final de otra «estación lluviosa» que no ha traído lluvias, muchas comunidades rurales parecen estar atrapadas en una vorágine catastrófica vertiginosa. Años de meteorología errática, cosechas perdidas y una escasez crónica de oportunidades de empleo han erosionado poco a poco las estrategias que las familias guatemaltecas habían conseguido usar para hacer frente a uno o dos años de sequías sucesivas y cosechas perdidas. Pero ahora, aldeas enteras parecen estar derrumbándose desde dentro a medida que cada vez más comunidades se quedan aisladas, a horas de la ciudad más cercana, sin alimento, trabajo o forma de buscar ayuda.

    «No hay transporte. La gente se ha quedado sin dinero para pagar las tarifas, de forma que los autobuses ya no pasan por aquí», afirma José René Súchite Ramos de El Potrerito, Chiquimula. «Queremos irnos, pero no podemos».

    Muchos describen la situación actual como la más desesperada que han vivido nunca. En el asentamiento de Plan de Jocote, Chiquimula, los cultivos de Gloria Díaz no han producido maíz.

    «Aquí, al 95 por ciento nos han afectado las sequías que comenzaron en 2014, pero este año lo hemos perdido todo, hasta las semillas», afirma Díaz. «Nos hemos quedado atrapados, sin salida. No podemos planificar la segunda cosecha y nos hemos quedado sin los recursos que teníamos para poder comer».

    Como otros miembros de su comunidad, Díaz ha recurrido a buscar raíces de malanga en la naturaleza en un intento por mantener a raya el hambre, pero estas también escasean. Sin una fuente fiable de agua potable, los brotes de diarrea y sarpullidos son cada vez más habituales, sobre todo entre los niños.

    En el departamento vecino de El Progreso, la hermana Edna Morales pasa muchos días recorriendo en burro las montañas secas que rodean la pequeña localidad de San Agustín Acasaguastlán en busca de niños desnutridos cuyas familias son demasiado pobres o estén demasiado débiles para buscar ayuda. En la actualidad, el centro de alimentación nutricional que dirige funciona a plena capacidad.

    «Estos niños tienen muchos problemas de salud que se ven agravados por una grave desnutrición crónica. Se les cae el pelo o son incapaces de caminar», explica. «Cuando vives aquí, se oye hablar de muchos casos de niños que mueren de desnutrición. Ni siquiera aparecen en las noticias».

    No son solo los niños quienes sufren las consecuencias de la grave escasez de alimento y la pobreza aplastante. En Chiquimula, Díaz muestra una antigua fotografía de grupo de la organización comunitaria que preside, la Asociación de Mujeres Progresistas del Sector Plan del Jocote. Señala una por una a las mujeres que han fallecido o que están muriendo lentamente por causas evitables que la pobreza extrema y la desnutrición han vuelto intratables.

    Cuando los agricultores de subsistencia pierden sus cosechas, se ven obligados a comprar los alimentos básicos que acostumbran a cultivar —normalmente a precios muy inflados— para dar de comer a sus familias. Sin una fuente de ingresos, este gasto adicional deja a muchos sin los recursos económicos para permitirse otras necesidades básicas como las medicinas o el transporte a centros médicos.

    A medida que el hambre obliga a padres desesperados a recurrir a medidas desesperadas para alimentar a sus familias, los robos y los ataques violentos se han disparado.

    «Gente de nuestra propia comunidad empieza a robar a otras personas porque es la única opción que tienen», afirma Marco Antonio Vásquez, líder comunitario de la aldea de El Ingeniero en Chiquimula.
    Migraciones masivas

    Muchos consideran la emigración la última opción, por sus enormes riesgos para la seguridad personal y las consecuencias impensables si son incapaces de completar su viaje.

    «Mucha gente se marcha, mucha más que nunca», afirma Vásquez. «Se van a Estados Unidos en busca de un nuevo futuro, llevándose consigo a los niños pequeños porque tienen la presión de arriesgarlo todo».

    Quienes tienen casas o pequeñas parcelas de tierra las usan como aval para pagar a los contrabandistas humanos conocidos como «coyotes» entre 8.800 y 13.000 euros a cambio de tres oportunidades para atravesar la frontera hacia Estados Unidos. Pero familias de las regiones más pobres del país suelen verse obligadas a escoger la opción con las mínimas garantías y los mayores riesgos: ir solos, normalmente con niños pequeños a cuestas.

    En Ciudad de Guatemala, dos o tres aviones aterrizan cada día en la base de la Fuerza Aérea guatemalteca, cada uno con unos 150 ciudadanos guatemaltecos que han sido deportados o interceptados mientras intentaban cruzar a Estados Unidos. Muchos huyen del hambre y la pobreza extrema de su país natal.

    Ernesto, que nos pidió que cambiáramos su nombre, parecía agotado mientras esperaba en la fila para recoger una pequeña bolsa que contiene las pertenencias que le arrebataron cuando le interceptaron en la frontera estadounidense: sus cordones, un teléfono móvil maltrecho y una pequeña biblia. Su familia en Guatemala había puesto en juego su hogar y su subsistencia con la esperanza de que lograra cruzar y encontrara trabajo en Estados Unidos, lo que le permitiría apoyar a su familia. Era la segunda vez que lo deportaban.

    «Me queda una oportunidad. Si no lo consigo, estaré en graves problemas».

    https://www.nationalgeographic.es/medio-ambiente/2018/10/el-clima-cambiante-obliga-emigrar-los-guatemaltecos-desesperados

    #climat #changement_climatique #migrations #émigrations #Guatemala #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnementaux

  • Bangladesh’s disappearing river lands

    ‘If the river starts eroding again, this area will be wiped off’.

    Every year in Bangladesh, thousands of hectares of land crumble into the rivers that wind through this South Asian nation, swallowing homes and pushing families away from their rural villages.

    This land erosion peaks during the June-to-October monsoon season, which brings torrential rains and swells the country’s rivers. This year, erosion destroyed the homes of at least 8,000 people in Bangladesh’s northern districts during heavy July floods that swept through the region and displaced at least 300,000 people across the country. Hundreds more households have been stranded in recent days.

    Rita Begum understands the dangers. Last year, she was one of some 44,000 people in Shariatpur, an impoverished district south of the capital, Dhaka, who lost their homes in what people here say was the worst erosion in seven years. Over four months, the Padma River gobbled up two square kilometres of silt land in Naria, a sub-district.

    Rita, a 51-year-old widow, saw her home and garden destroyed. Now, she lives on rented land in a makeshift shed pieced together with iron sheeting from the remnants of her old house.

    “I have no soil beneath my feet,” she said. “My relatives’ homes are now under water too.”

    Erosion has long been a part of life in Bangladesh, which sits on a massive river delta. The Padma’s rushing waters constantly shift and transform the shape of the river, eating away at its sandy banks. Deforestation, weather extremes, strong currents, and the accumulation of silt all contribute to erosion. But researchers say a warming climate is accelerating today’s risks by intensifying rains and floods – sinking communities deeper into poverty.

    The UN says Bangladesh is one of the world’s most vulnerable to climate change – and one of the least prepared for the rising sea levels, weather extremes, and food security threats that could follow.

    And the World Bank estimates there could be 13 million climate migrants here halfway through this century.

    Now, she lives on rented land in a makeshift shed pieced together with iron sheeting from the remnants of her old house.

    Bangladesh already faces frequent disasters, yet the yearly crises ignited by erosion see little of the spotlight compared to monsoon floods, landslides, and cyclones.

    “Even our policymakers don’t care about it, let alone the international community,” said Abu Syed, a scientist and a contributing author of a report by the UN body assessing climate research.

    But erosion is quietly and permanently altering Bangladesh’s landscape. From 1973 through 2017, Bangladesh’s three major rivers – the Padma, the Meghna, and the Jamuna – have engulfed more than 160,000 hectares of land, according to statistics provided by the UN. That’s roughly five times the land mass of the country’s capital.

    And the Centre for Environmental and Geographic Information Services, a government think-tank, forecasts that erosion could eat up another 4,500 hectares by the end of 2020, potentially displacing another 45,000 people.

    Experts who study Bangladesh’s rivers say the government response to erosion, while improving, has largely been ad hoc and temporary – sandbags thrown against already crumbling land, for example, rather than forward-looking planning to better adapt to the waterways.

    And many who have already lost their homes to erosion, like Rita, have struggled to rebuild their lives without land, or have been forced to join the 300,000 to 400,000 people each year estimated to migrate to teeming Dhaka driven in part by environmental pressures.

    Disaster deepens poverty, fuels migration

    Today Rita shares her shed with her three sons; she’s just scraping by, earning the equivalent of less than $4 a month as a maid. There is no running water or sanitation: Rita treks down a steep slope to fetch water from the same river that devoured her home.

    In nearby Kedarpur village, Aklima Begum, 57, lost not only her home, but her rickshaw-puller husband, who died when a chunk of earth crumpled from beneath a riverside market last August. The sudden collapse washed away 29 people, though some were later rescued.

    “We didn’t find his body,” Aklima said.

    Last year’s disaster has had a lasting impact on both rich and poor here. Year Baksh Laskar, a local businessman, saw most of his house vanish into the river, but he invited 70 neighbouring families to set up makeshift homes on his remaining land.

    “They are helpless,” he said. “Where will these people go?”

    With homes and farmland disappeared, many in the area have left for good, according to Hafez Mohammad Sanaullah, a local government representative.

    “This erosion is severe. People got scattered,” he said.

    Humanitarian aid helped to prevent hunger in the disaster’s aftermath last year, but emergency support doesn’t fix longer-term problems faced by a landless community. Sanaullah singled out housing and jobs as the two biggest problems: “People who used to do farming can’t do it any longer,” he said.

    Babur Ali, the municipality’s mayor, estimated at least 10 percent of the people displaced by last year’s erosion have moved to Dhaka or other urban areas in Bangladesh.

    The government’s Ministry of Disaster Management and Relief, which oversees response and recovery programmes, is building three projects in the area to house some 5,000 erosion survivors, an official told The New Humanitarian.

    The Bangladesh Red Crescent Society said it has asked district officials for land to set up a “cluster village” – barrack-like housing where people share common facilities. But the land has not yet been granted, said Nazmul Azam Khan, the organisation’s director.
    Preparing for future threats

    The Bangladesh Water Development Board – the government agency that oversees the management of rivers – in December started a $130-million project intended to shield a nine-kilometre stretch of Naria from further erosion.

    This includes the dredging of waterways to remove excess sediment – which can divert a river’s flow and contribute to erosion – and installing sandbags and concrete blocks to buttress the steep riverbanks.

    There are also plans to erect structures in the river that would redirect water away from the fragile banks, said project head Prakash Krishna Sarker.

    But these changes are part of a three-year project; the bulk of the work wasn’t ready in time for this year’s monsoon season in Naria, and it won’t be finished by next year’s either.

    “People are concerned. If the river starts eroding again, this area will be wiped off,” said Sanaullah.Bangladesh’s government last year approved a multi-billion-dollar infrastructure plan to better manage the country’s rivers, including tackling erosion. AKM Enamul Hoque Shameem, the deputy minister for water resources, said the plans include dredging, river training, and bank protection. He told The New Humanitarian that erosion-vulnerable areas like Shariatpur are a “top priority”.
    Climate pressures

    But this work would be carried out over decades – the current deadline is the year 2100.

    By then, researchers say, the impacts of climate change will be in full force. A 2013 study published in the International Journal of Sciences forecasts that the amount of land lost annually due to erosion along Bangladesh’s three main rivers could jump by 18 percent by the end of the century.

    As with floods, drought, storms, and other disasters that strike each year, erosion is already pushing displaced Bangladeshis to migrate.

    Rabeya Begum, 55, was a resident of Naria until last August. After her home washed away, she packed up and fled to a Dhaka slum – the destination for most migrants pushed out by disasters or other environmental pressures.

    “I don’t feel good staying at my son-in-law’s house,” said Rabeya, who lost her husband to a stroke months after the erosion uprooted her.

    Life without her own land, she said, is like being “afloat in the water”.

    https://www.thenewhumanitarian.org/Bangladesh-river-erosion-engulfs-homes-climate-change-migration
    #Bangladesh #érosion #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnementaux #migrations #inondations #climat #changement_climatique #Shariatpur #Dhaka #Padma_River #Naria #destruction #terre #sécurité_alimentaire #pauvreté

  • L’Isle de Jean-Charles vouée à disparaître en Louisiane Caroline Montpetit en Louisiane - 22 juin 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/557293/l-ile-de-jean-charles-vouee-a-disparaitre-en-louisiane

    Les habitants de l’Isle de Jean-Charles, en Louisiane, sont les premiers réfugiés liés à la montée des eaux en Amérique. Visite d’une communauté en sursis et d’un pays à la merci de la mer.

    Lorsque le prêtre catholique Roch Naquin était enfant, les étendues de terre s’étendaient à des kilomètres derrière sa maison. Il allait y couper du bois avec ses frères pour faire du feu, et les aînés y cueillaient les plantes utilisées pour soigner les maladies. Autour de sa maison, des troupeaux de bétail paissaient en liberté. Le jardin et la mer fournissaient amplement de quoi manger.

    Son île, c’est l’Isle de Jean-Charles, dans la paroisse de Terrebonne, à 127 kilomètres au sud-ouest de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Une étendue de 300 mètres sur 3 kilomètres de long, reliée au continent par une route, souvent rendue impraticable par les ouragans, les inondations et les marées. L’île, telle que les habitants l’ont connue dans leur jeunesse, a disparu sous les vagues d’eau salée que le golfe du Mexique fait entrer chaque année, de plus en plus loin à l’intérieur des terres. On dit que 98 % de la surface de l’île a ainsi disparu sous les eaux du golfe depuis 60 ans. En fait, l’ensemble de la côte louisianaise cède au golfe l’équivalent d’un terrain de football chaque heure.

    Derrière la maison du père Naquin, c’est désormais de l’eau que l’on voit à perte de vue, avec, au loin, un puits de pétrole qui surgit de la ligne d’horizon.

    Son voisin, Chris Brunet, a lui aussi vu le paysage se transformer depuis son enfance. « Ma soeur, qui a 16 ans de plus que moi, allait à la pêche à pied, avec pépère pis mémère. Moi, 16 ans plus tard, j’allais au même endroit avec mon père en pirogue », raconte-t-il.

    Des causes complexes
    Les causes de cette disparition graduelle de l’île sont complexes et multiples. Mais au premier rang des accusés, on trouve l’industrie du pétrole, qui a creusé des dizaines de milliers de kilomètres de canaux pour prospecter et extraire du pétrole et du gaz naturel du golfe. Ces canaux ont peu à peu grugé la terre. On montre aussi du doigt des digues qui ont été construites au nord-est, le long du Mississippi, après les inondations dévastatrices de 1927.

    « Ça a empêché l’eau douce de circuler jusqu’à nous, raconte Chris Brunet, l’un des habitants de l’île. Autrefois, on pouvait se rendre en pirogue jusqu’à La Nouvelle-Orléans. » Les digues empêchent aussi le fleuve Mississippi de distribuer chaque année le limon et les sédiments qui régénéraient la terre de toute la région. Et puis, il y a aussi la montée des océans, annoncée par les experts en changements climatiques, qui n’annonce rien qui vaille pour les prochaines décennies. « Les scientifiques parlent des changements climatiques, des gaz à effet de serre. J’imagine que ça doit jouer », dit-il.
    L’Isle de Jean-Charles en images : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/557312/l-isle-de-jean-charles-en-images

    Autrefois si fertile, la terre de l’île, qui permettait aux habitants d’être autosuffisants, est désormais impropre à la culture, parce que trop salée. « Je m’ennuie de jardiner », soupire Denecia Billiot, 94 ans. Installée sur la galerie de sa maison, avec sa fille Theresa qui tricote à ses côtés, Mme Billiot se souvient de l’époque où elle cultivait un grand jardin derrière sa maison, où ses sept enfants ont grandi. Dans la maison voisine, sa petite-fille, Erica, vit avec son fils de six ans, Tristan. Malgré son grand âge et les difficultés d’accès à l’île par mauvais temps, quand la marée envahit la route, Mme Billiot a choisi de rester sur l’île. Sa petite-fille Erica aussi.

    « Si l’île coule, je vais la regarder couler », lance-t-elle.

    Quatre générations habitent ainsi dans ce petit coin de pays qui les a vues naître, et qu’elles vont peut-être voir disparaître. Quatre générations d’autochtones francophones, car la majorité des habitants de l’île appartiennent à la bande biloxi-chitimacha-choctaw, qui réunit des Autochtones de différentes ethnies. « Nous nous sommes unis pour être plus forts », raconte le chef Albert Naquin.

    Partir ou rester ?
    Mais tout cela ne sera plus qu’histoire ancienne d’ici quelques décennies. À cause du golfe qui mange de plus en plus la côte, la vie des habitants de l’Isle de Jean-Charles est tellement précaire que le gouvernement de la Louisiane a proposé un plan de relocalisation de sa population. Les habitants de l’île deviennent ainsi les premiers réfugiés liés à la montée des eaux d’Amérique. En janvier dernier, l’État a acheté pour 48 millions des terres situées à l’intérieur des côtes, quelques dizaines de milles au nord de Houma, à Shriever. Des terres, longées par la route 24, près d’une usine de Chevron, et qui n’ont aucun accès à l’eau. L’État de la Louisiane a promis d’y creuser un étang où on pourrait pêcher et d’y construire des maisons modernes.

    Déjà, de nombreux habitants ont quitté l’île, épuisés de faire face, année après année, aux inondations provoquées par les ouragans. Rita Falgout, effrayée par la montée des eaux qui envahit régulièrement la route d’accès à l’île, a décidé de partir lorsque son mari est devenu malade.

    « J’avais peur de l’eau, dit-elle, et peur de ne pas pouvoir sortir de l’île en cas de besoin. »

    Il y a à peine un an, elle a accepté la proposition du gouvernement lui offrant de déménager dans un appartement de la ville de Houma. Depuis, son mari est mort dans une maison de retraite, et Rita Falgout est revenue vivre auprès des siens à Pointe-aux-Chênes, près de l’Isle de Jean-Charles. « Mon frère ne voulait pas que je reste seule », dit-elle. Maintenant, elle a l’intention de profiter de la maison que lui propose de construire l’État à Shriever.

    Un plan contesté
    Mais le plan de relocalisation proposé ne fait pas l’affaire du chef de la bande biloxi-chitimacha-choctaw, Albert Naquin, qui conseille à ses membres de ne pas accepter le « forfait ». D’abord, il souhaiterait que le plan soit un projet de réunification de la bande. Cette communauté a déjà été lourdement touchée par les politiques américaines à l’égard des Autochtones.

    De leur côté, les fonctionnaires du gouvernement de la Louisiane souhaitent que le nouveau projet soit offert à tous, quelles que soient leur appartenance ethnique ou leur origine ethnique, sans projet précis de réunification d’une bande en particulier. Selon eux, certains habitants de l’Isle de Jean-Charles ne sont pas des Biloxi-Chitamacha-Choctaw, mais plutôt des membres de la nation houma, ou encore des non-Autochtones. Or, pour le chef Naquin, « le but, c’est de réunifier la bande ». Il dit d’ailleurs travailler « sur un autre plan », qui se réaliserait sans l’intervention de l’État.

    Le chef Naquin lui-même ne vit pourtant plus sur l’île depuis longtemps, mais bien dans la communauté voisine de Pointe-aux-Chênes, protégée par une toute nouvelle digue de 12 pieds. La maison familiale, où il est né, a été rasée par l’ouragan Betsy en 1965 et le chef a décidé de déménager à Pointe-aux-Chênes après l’ouragan Carmen, en 1973. « Si j’étais resté sur l’île, je serais probablement pauvre, parce qu’il faut tout refaire tous les trois ou quatre ans », raconte-t-il, devant sa maison de briques.

    À son avis, les membres de la bande biloxi-chitimacha-choctaw, qui ont hérité de maisons de l’Isle de Jean-Charles au fil des générations, n’ont pas les moyens de payer les frais inhérents à un déménagement dans une maison du gouvernement, en plus d’entretenir leur maison sur l’île.

    Nichées à 15 pieds de hauteur
    Autrefois, la maison du père Roch Naquin était construite sur des blocs de deux pieds, parce que le lieu n’était pas sujet aux inondations. « Puis, il y a eu l’ouragan Hilda qui nous a inondés, puis l’ouragan Carmen, et quelques autres. Mais il y a eu l’ouragan One, en 1985, on a reçu beaucoup d’eau. On a monté la maison sur huit pieds. On a été saufs pour quelques ouragans. Quand l’ouragan Lily s’est abattu au début des années 1990, nous inondant de nouveau, on l’a montée à 11 pieds. L’ouragan Crystal a quand même fait quelques dégâts. Le toit a été arraché », raconte-t-il.

    Même chose pour Bertha Naquin, qui nous reçoit dans sa maison perchée sur des piliers de 15 pieds. Après avoir vécu plusieurs années à Houma, elle a décidé de se réinstaller dans son coin de pays. « Ici, je suis chez moi », dit-elle.

    Si sa maison perchée est plus protégée des inondations, cela la rend toutefois plus vulnérable aux ouragans. « C’est sûr que, s’il y a un ouragan, je ne reste pas ici », dit-elle.

    Pour s’assurer de pouvoir partir avant que la route soit inondée, il faut constamment guetter les signes avant-coureurs des désastres. « Il faut regarder les marées et, si le vent vient du sud-est, il faut s’en aller », dit-elle.

    Le père Roch Naquin estime, de son côté, que les habitants de l’île devraient accepter l’offre du gouvernement de la Louisiane et saisir l’occasion de s’en aller. « Si tu ne pars pas, que quelque chose de terrible arrive, que ta maison est détruite, il sera trop tard. Moi, je suis prêt à partir, quand les nouvelles maisons seront construites », dit-il.

    #climat #réfugiés_climatiques #environnement #changement_climatique #usa

    • Les traces d’Iberville
      L’Isle de Jean-Charles doit son nom à Jean-Charles Naquin, colon français originaire de Saint-Malo, en France. Son fils, Jean-Marie Naquin, a épousé une Autochtone choctaw, Pauline Verdin, en 1824. Renié par sa famille en raison de ce mariage interracial, Jean-Marie trouve refuge sur l’île avec son épouse et lui donne le nom de son père qui y faisait des affaires, dit-on, avec le pirate français Jean Lafitte.

      « Ils faisaient de la contrebande autour du bayou de l’île. C’était un endroit caché, où ils ne pouvaient pas être vus », raconte le chef Albert Naquin, qui est son arrière-arrière-arrière-petit-fils. La légende veut d’ailleurs que Jean Lafitte ait laissé quelques trésors dans les environs.

      Mais c’est bien avant tout cela que les Autochtones choctaw, biloxi et chitimacha de Louisiane ont commencé à adopter le français, qu’ils parlent encore aujourd’hui, comme langue d’usage.

      En 1699, l’explorateur Pierre Lemoyne d’Iberville découvre l’embouchure du Mississippi par la mer et y fait construire trois forts français. Au cours de trois voyages consécutifs, il crée dans la région des liens solides avec les autochtones, renforcés par l’envoi de missionnaires et de coureurs des bois français. Au fil des générations, le français a peu à peu supplanté les langues autochtones comme langue d’usage dans les familles, même si aujourd’hui, la plupart des habitants de l’Isle de Jean-Charles ont appris l’anglais à l’école. Chris Brunet, dont la famille vit sur l’île depuis des générations, raconte que son arrière-grand-mère parlait encore le choctaw.

  • What is a ‘climate refugee’ and how many are there? | Grist
    https://grist.org/article/climate-refugee-number-definition

    There are pros and cons to calling those forced to move due to climate change “refugees.” On the one hand, it certainly communicates the urgency of the climate situation — ecosystems are changing so quickly and so unprecedentedly that many people don’t recognize the places they once called home. (And not in a “this neighborhood’s been taken over by yuppies!” way; in a, “wow, it’s too hot to breathe” way.) The word “refugee” fits the idea of millions of people being forced to leave their homes due to climate change, and that is certainly a convincing argument that we are facing a dire, global emergency.

    But then there’s the way that the word “refugee” is used to stir up xenophobia. In fact, all you have to do is turn on cable news to hear some politician or pundit avidly fearmongering about Salvadoran or Syrian or Sudanese refugees pounding at the borders of wealthier (read: whiter) nations. Instead of inspiring people to do something proactive about climate change, like vote, or roll your car into a ditch, the idea of so many people displaced by global warming can be weaponized into a rationale for border walls, military action, or other forms of protectionism.

    In other words, we’re at a very, very weird moment in the trajectory of climate change awareness. With many people already suffering from climate consequences and many, many more poised to join them, we must convince those in resource-chugging countries to take action without inflaming their, at times misinformed, sense of self-preservation. The scale of action that must be taken is both overwhelming and overdue, and it requires seeing ourselves as a global community. But it’s an incredibly complicated thing to do, and we must choose our words wisely, as pedantic as that can seem.

    Now to the numbers part of your question: The Institute for Economics and Peace, an Australian think tank, recently estimated that in 2017 alone, 18 million people — 61.5 percent of global displacements — were forced to move due to natural disasters. (Those natural disasters are not universally caused by climate change, but global warming is predicted to cause more frequent and intense disasters.) And while projections vary, sources agree that those numbers are going to get a whole lot higher. That same report noted that nearly 1 billion people currently live in areas of “very high” or “high” climate exposure, which could result in millions of people displaced by climate change in the future. A 2018 World Bank report estimated that by 2050, there would be 143 million climate change-driven migrants from the regions of Latin America, sub-Saharan Africa, and southeast Asia alone.

    But, if we’re talking about legally designated “climate refugees,” there’s a much different number being thrown around: zero.

    That’s because “refugee” has a specific legal definition with certain criteria that need to be met to be able to apply for asylum in a new country, including religious and/or social persecution. And most legal scholars and international lawyers will say that most people who move or are forced to move due to climate disasters are not technically refugees because most of those criteria don’t apply to them.

    #terminologie #réfugiés #climat #asile

  • 7 idées reçues sur les #migrations climatiques
    https://www.franceculture.fr/ecologie-et-environnement/7-idees-recues-sur-les-migrations-climatiques

    Chaque année, plusieurs millions de personnes sont contraintes de quitter leur lieu de vie à cause des dégradations environnementales ou des catastrophes naturelles. Ces déplacés climatiques sont de plus en plus nombreux, et pourtant on les connaît encore mal.

    #climat

  • Why the Migrant Caravan Story Is a Climate Change Story

    Drought, crop failure, storms, and land disputes pit the rich against the poor, and Central America is ground zero for climate change.


    https://www.yesmagazine.org/peace-justice/why-the-migrant-caravan-story-is-a-climate-change-story-20181127
    #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_environnementaux #Amériques #caravane #Mexique #Amérique_centrale #Amérique_latine #réfugiés_climatiques #climat #changement_climatique #Honduras

    Countries, like the U.S., that have emitted the most CO2 are fortifying their borders against people from countries who have emitted the least.

    #responsabilité

  • Changement climatique et #migrations humaines au #Sénégal : une approche en termes de #vulnérabilité du système socio-écologique

    Résumé : le changement climatique et les migrations humaines constituent deux problématiques majeures de notre époque. Et, partant du constat d’une connaissance fragmentée entre maximalistes et minimalistes, qui s’est traduite par une capacité limitée de la recherche scientifique à prendre en compte les interactions complexes entre le climat et les migrations humaines, cette thèse propose, à travers une approche renouvelée (celle de la vulnérabilité du système socio-écologique), une meilleure compréhension et explication des relations climat- migrations. Elle cherche à répondre à deux objectifs. D’une part, produire des connaissances nouvelles en nous appropriant de façon sélective et ordonnée les apports empiriques produits par les approches précédentes. Et, d’autre part, par une analyse instrumentée des interactions mises en évidence, générer des informations chiffrées pertinentes permettant un ciblage plus efficace des politiques. Cette thèse insiste en premier lieu sur une certaine difficulté à mettre en évidence une relation robuste entre changement climatique et migrations à l’échelle Sahélienne. Contrairement aux idées reçues sur l’image type du « migrant/réfugié climatique » sahélien véhiculée par les médias et reprise, sans un recul critique, dans la littérature grise et certaines études scientifiques, la région, souvent vue et analysée comme une entité relativement homogène, présente de fortes hétérogénéités spatiales physico-climatiques, outre celles socio-économiques. Et, ces dernières ne permettent pas une compréhension des migrations, une des expressions des transformations sociétales. Il convient de repenser la problématique sur des échelles plus homogènes (Sénégal des zones agro-écologiques et régions administratives). Nos résultats montrent un effet climatique accélérateur/amplificateur des migrations interrégionales sous-jacent aux conditions de vie des populations. Généralement, le climat ne suffit pas, à lui seul, à « produire » des migrations. Il transite par les variables socio-économiques (vulnérabilité initiale). Ce qui nous a amené à retenir l’appellation de « #migrants_éco-climatiques ». Ainsi, les politiques devraient aller à la fois vers : (i) des questions de développement en réduisant des vulnérabilités socio-économiques (pauvreté et inégalités) en agissant sur l’environnement d’action et les acteurs respectivement de manière cohérente et extensive ; mais, également, (ii) des questions d’économie du climat par la réduction de la vulnérabilité physico-climatique à travers des politiques d’atténuation et d’adaptation du milieu et des populations face au changement climatique.

    http://creg.univ-grenoble-alpes.fr/version-francaise/accueil/actualites/soutenance-de-these-d-alassane-diallo-299239.htm?RH=CREGFR_
    #thèse #doctorat #thèse_de_doctorat #changement_climatique #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnementaux #Sahel #climat

    @sinehebdo : #migrants_éco-climatiques —> ça existe déjà dans ta liste ?

  • Govt may change immigration settings to take climate change refugees

    The Government is considering tweaking immigration settings to take climate change refugees.

    It has been a week of relentless diplomacy in New York, with not a lot of sleep. The Prime Minister’s spent her days schmoozing and being schmoozed by world leaders, while her nights were spent between juggling bath time for baby Neve and writing speeches.

    https://www.newshub.co.nz/home/politics/2018/09/govt-may-change-immigration-settings-to-take-climate-change-refugees.html
    #réfugiés #asile #migrations #climat #changement_climatique #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnementaux #Nouvelle_Zélande

  • Govt may change immigration settings to take climate change refugees

    The Government is considering tweaking immigration settings to take climate change refugees.

    It has been a week of relentless diplomacy in New York, with not a lot of sleep. The Prime Minister’s spent her days schmoozing and being schmoozed by world leaders, while her nights were spent between juggling bath time for baby Neve and writing speeches.

    https://www.newshub.co.nz/home/politics/2018/09/govt-may-change-immigration-settings-to-take-climate-change-refugees.html
    #réfugiés #asile #migrations #climat #changement_climatique #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnementaux #Nouvelle_Zélande

  • Le #Bangladesh, un exemple de #migration climatique - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2018/09/18/le-bangladesh-un-exemple-de-migration-climatique

    Pour faire face aux crises climatique et alimentaire, le gouvernement promeut des entreprises privées du secteur agro-alimentaire, plus d’investissements dans les #semences, des fertilisants et des équipements, en adoptant des semences hybrides et en imposant les #OGM au nom de la #sécurité_alimentaire. Le Bangladesh a déjà lancé la première culture d’OGM Brinjal en 2014. Une pomme de terre OGM est dans les tuyaux et le gouvernement a annoncé en 2018 des plans pour la commercialisation du premier riz génétiquement modifié Golden Rice. Ceci plutôt que protéger les paysans et encourager la petite #agriculture agro-écologique.

    La stratégie de la #Banque_mondiale et d’autres bailleurs de fonds internationaux pour la « sécurité alimentaire » gérée par les entreprises est risquée pour l’agriculture dans le contexte du changement climatique. Leur intérêt véritable, derrière cette politique, est de permettre aux entreprises transnationales de semences et d’#agrochimie d’accéder aux marchés agricoles du Bangladesh. Par conséquent, il est important de promouvoir les droits des paysans à des semences et d’autonomiser les communautés afin qu’elles puissent protéger leur propre mode de subsistance. Promouvoir la #souveraineté_alimentaire est la meilleure alternative pour la #politique_agricole actuelle au Bangladesh.

    #mafia #agrobusiness #climat

  • Migration data portal

    Created for journalists and others interested in migration, the Global Migration Data Portal makes migration data, data sources and topics more accessible and understandable. Launched in December 2017 and administered by IOM’s Global Migration Data Analysis Centre, the Portal brings together key facts and figures about global migration trends and topics in one place and communicates global data on migration through visualizations, infographics and videos.


    https://migrationdataportal.org/?i=stock_abs_&t=2017

    #portail #statistiques #chiffres #base_de_données #trafic_d'êtres_humains #monde #disparitions #morts #décès #réfugiés_environnementaux #réfugiés_climatiques #migrations_forcées #IDPs #déplacés_internes #migrations #asile #réfugiés #étudiants_internationaux #migration_de_retour #smuggling #passeurs #genre #intégration #santé #diaspora #remittances #droits_des_migrants #SDG #sustainable_development_goals #global_compact #opinion_publique

    Et cette magnifique terminologie : #flux & #stock
    cc @simplicissimus @reka @fil

  • It’s Time to Rethink the Relationship Between Borders and Climate Change

    Climate-induced migration is now a reality. Opening borders and removing sovereignty from environmental decisions needs to be considered.

    https://undark.org/article/borders-climate-change-displacement
    #frontières #migrations #réfugiés #réfugiés_environnementaux #réfugiés_climatiques #asile #climat #changement_climatique #murs #barrières_frontalières #ouverture_des_frontières

  • Environmental refugees: who are they, definition and numbers

    The term “environmental refugees” is one of the many phrases that are used to describe people who move due to changes in the environment around them. The relationship between the environment and human movement is complex, and for that reason there are a number of different phrases and definitions. “Environmental refugees” is one such phrase.

    http://climatemigration.org.uk/environmental-refugees-definition-numbers
    #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnementaux

  • Devastating climate change could lead to 1m migrants a year entering EU by 2100 | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2017/dec/21/devastating-climate-change-could-see-one-million-migrants-a-year-enteri

    Climate change is predicted to result in more droughts, floods, heatwaves, and other extreme weather, as well as more intense storms and rising sea levels. These effects are likely to render agriculture more difficult, if not impossible, across swathes of the globe, including sub-Saharan Africa and parts of Asia.

    These effects will also be felt in #Europe, but its lower base temperatures, relative prosperity and advanced infrastructure mean the damage could be contained, and make it an attractive destination for #migrants.

    #climat

  • Floating Cities, No Longer Science Fiction, Begin to Take Shape
    https://www.nytimes.com/2017/11/13/business/dealbook/seasteading-floating-cities.html

    Earlier this year, the government of French Polynesia agreed to let the #Seasteading Institute begin testing in its waters. Construction could begin soon, and the first floating buildings — the nucleus of a city — might be inhabitable in just a few years.

    “If you could have a floating city, it would essentially be a start-up country,” said Joe Quirk, president of the Seasteading Institute. “We can create a huge diversity of governments for a huge diversity of people.”

    #silicon

  • New Zealand considers creating climate change refugee visas
    https://www.theguardian.com/world/2017/oct/31/new-zealand-considers-creating-climate-change-refugee-visas

    As part of the new Labour-led coalition government, the Green party leader James Shaw was given the role of climate change minister.

    He told Radio New Zealand on Tuesday that “an experimental humanitarian #visa category” could be implemented for people from the Pacific who are displaced by rising seas resulting from #climate change.

    #migration_environnementale

  • Un texte historique (2008) de Jeff Crisp

    Beyond the nexus : UNHCR’s evolving perspective on refugee protection and international migration
    http://www.unhcr.org/uk/research/working/4818749a2/beyond-nexus-unhcrs-evolving-perspective-refugee-protection-international.htm
    #HCR #UNHCR #asile #migrations #réfugiés #terminologie #vocabulaire #catégorisation #asylum-migration_nexus #nexus #protection #OIM #IOM #mixed_migration #limbe #attente #traite #trafic_d'êtres_humains

    C’était donc 2008, quand Jeff Crisp écrivait cela :

    Irregular migrants who have left their own country for reasons unrelated to refugee status are often exposed to destitution, exploitation and human rights violations in the course of their journey and may become stranded in a transit country, unable to go home or to move on. As a rights-based organization, UNHCR cannot ignore the plight of such people, even if it does not be come operationally involved with them.

    –-> ça reflète tellement bien la situation actuelle en #Libye (v. notamment : http://seen.li/d4j0)

    Et en lien avec les #réfugiés_environnementaux et #réfugiés_climatiques :

    With the introduction of the Cluster Approach, UNHCR has become more systematically involved situations of in ternal displacement caused by both armed conflict and natural disasters. A debate is now taking place with regard to the extent that the organization should also play a role in situations where people are obliged to move as a result of climate change, e nvironmental degradati on and conditions of serious economic and social distress.

    cc @isskein

  • Migrations. La Bretagne séduit - Bretagne - LeTelegramme.fr
    http://www.letelegramme.fr/bretagne/migrations-la-bretagne-seduit-20-07-2017-11602286.php

    La Bretagne continue d’attirer des habitants venus d’autres régions françaises. Dans une récente étude, l’Insee indique que tous ses départements présentaient un solde migratoire positif en 2014. Le phénomène permet de corriger les effets du vieillissement de la population locale.
    […]
    Cet attrait pour la région chez les 50 ans ou plus « est tout particulièrement marqué pour les 60-64 ans, tranche d’âge correspondant aux migrations liées au départ à la retraite », observe l’Insee. « Tous âges confondus, 8.800 retraités viennent s’installer chaque année dans la région pour 3.400 départs, soit un solde positif de 5.400 personnes par an », poursuit l’étude. La Bretagne se situe ainsi au deuxième rang des régions françaises préférées par cette catégorie de population pour profiter de la fin de la vie active.
    D’où viennent-ils ? Occitanie exceptée, de toutes les autres régions françaises et plus particulièrement d’Île-de-France (3.500 nouveaux arrivants). Et ils s’installent de préférence dans le Morbihan et, pour 53 % d’entre eux, dans une commune de bord de mer. Les Côtes-d’Armor et le Finistère enregistrent, pour leur part, un solde positif de 1.200 retraités par an. Ce solde est de 900 retraités pour l’Ille-et-Vilaine, qui présente la façade littorale la moins étendue.

  • Gisti | Instaurer la liberté d’aller et venir
    https://asile.ch/2017/06/06/gisti-instaurer-liberte-daller-venir

    Lorsque, dès 1997, le Gisti a décidé d’affirmer haut et fort : « Tout bien réfléchi, la liberté de circulation », son propos est d’abord resté relativement isolé. Pourtant, la formule ne se réduisait pas à un simple slogan. Pour qui prend le temps de peser tous les éléments du débat, la liberté de circulation s’impose comme une […]