• Le Monde - Seize « individus proches de la mouvance "black bloc" » arrêtés à Bordeaux avant une manifestation de « gilets jaunes »

    #Dix hommes et six femmes, âgés de 19 à 45 ans ont été placés en #garde_à_vue. Selon les autorités, ils « n’allaient visiblement pas manifester de façon pacifique », ce samedi 7 décembre.

    « Le choix de #Bordeaux, devenue au fil des actes une des villes hors Paris où la mobilisation des « gilets jaunes » était la plus forte, ne le surprend pas. « Il y a des points d’ancrage dans certaines villes, dont Bordeaux, avec des personnes qui essaient seules ou avec du renfort, de peser sur une ville et de faire déraper une manifestation en s’en prenant aux forces de l’ordre. »

    Les seize hommes et femmes interpellés ont, durant leur garde à vue, « reconnu qu’ils s’étaient retrouvés en vue de la manifestation de l’après-midi, dévoile la procureure de la République de Bordeaux, Frédérique Porterie. Aucun ne revendique cependant la propriété des objets retrouvés en perquisition. » Un gros travail de police technique et scientifique s’annonce.

    « Cinq d’entre eux sont connus de la justice », précise le parquet de Bordeaux, pour participation à un attroupement avec arme et dissimulation de visage, pour violences avec arme ou encore pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. D’autres ont été vus et remarqués à l’occasion de manifestations de « gilets jaunes » ou du dernier G7, à Biarritz. Tous ont été déférés lundi au parquet de Bordeaux. Une information judiciaire pour « dégradation et association de malfaiteurs en vue de commettre des dégradations et des violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » a été ouverte.

    Des réquisitions de placement en détention provisoires ont été prises à l’encontre de l’ensemble des seize mis en cause. Seuls trois d’entre eux, cependant, en ont finalement fait l’objet. Les autres ont été placés sous contrôle judiciaire.« 

  • Un an après, les mamans des lycéens de Mantes-la-Jolie à genoux à leur tour (Le Huffington Post)
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/mamans-lyceens-de-mantes-la-jolie-a-genoux_fr_5ded2bf4e4b00563b852e42

    Une marche des mamans a eu lieu ce dimanche pour dénoncer les violences policières subies il y a un an par près de 150 lycéens à Mantes-la-Jolie. Ils avaient été mis à genoux face à un mur par la police.

    #éducation #répression

  • Je ne regarde pas souvent 20 mins mais là j’y suis passé ce matin et je suis hallucinée de l’indigence de ce que j’y trouve :

    « Gilets jaunes » à Toulouse : Un fauteuil roulant peut-il être considéré comme une arme ?


    (1)JUSTICE Odile Maurin, égérie du mouvement des « gilets jaunes », sera jugée ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Toulouse, notamment pour avoir bousculé deux policiers avec son fauteuil roulant

    Elle est une des vedettes du mouvement des « gilets jaunes » à Toulouse. Dans les rangs des forces de l’ordre elle est donc connue comme le « loup blanc ». Odile Maurin, 55 ans et clouée sur un fauteuil roulant, a déjà dans sa lutte intrépide en faveur de l’accessibilité pour les personnes handicapées bloqué un TGV, un convoi d’Airbus A380 et enfariné un député. Ce vendredi, un autre combat l’attend à la barre du tribunal correctionnel de Toulouse.

    Les faits remontent au 30 mars 2019, un samedi de manif comme tant d’autres dans la Ville rose. « Ce jour-là, je me suis fait agresser par la police à coups de grenades lacrymogènes et de canon à eau alors qu’on était parfaitement pacifistes », raconte la présidente de l’association Handi-social . Elle reconnaît s’être « plantée » devant le camion lanceur d’eau mais « pour résister et empêcher de nouvelles violences contre des manifestants pacifiques ». Première infraction : « obstacle à un véhicule de secours », le parquet considérant que le canon est aussi là pour éteindre des incendies.

    Odile Maurin devra aussi répondre de « violence avec arme contre deux policiers », l’arme étant en l’occurrence son fauteuil roulant électrique. Car la situation s’est envenimée. Le fauteuil de l’activiste est entré en collision avec un fourgon de la police. « J’ai eu cinq fractures au pied, rappelle la militante. Oui, un policier s’est retrouvé à terre dans le mouvement mais c’est un autre fonctionnaire qui a pris en main le joystick [boîtier de commande] de mon fauteuil ». Elle ne se souvient pas d’avoir percuté un autre policer.

    Le fauteuil roulant d’Odile Maurin est « une arme par destination » au sens de l’article 132-75 du Code pénal​ qui vise « tout objet susceptible de présenter un danger pour les personnes […] dès lors qu’il est utilisé pour tuer, blesser ou menacer ». « Là, il s’agit d’un fauteuil électrique, très lourd, qui peut causer des blessures », remarque Laurent Boguet, qui défend dans cette affaire la policière qui dirigeait le dispositif. La militante tout-terrain comparaît aussi pour avoir abondamment invectivé cette dernière et pour avoir porté « atteinte à [son] intégrité physique » en diffusant sa photo sur les réseaux sociaux, où l’activiste compte de très nombreux abonnés.

    C’est du délire, prétendre que le canon à eau est un véhicule de secours c’est très biaisé mais pour « l’atteinte à intégrité physique » de la policière par diffusion de son image, j’ai du mal à comprendre comment ce chef d’inculpation peut avoir été retenu. Il me semble (je vais aller vérifié) que la loi autorise à prendre les photos des agents de polices dans l’exercice de leurs profession alors comment le droit peut il avoir été tordu à ce point ?

    #égérie #sexisme #validisme #violences_policières #répression #désinformation #chiens_de_garde

    edit

    Notez toutefois des exceptions, conformes aux règles de droit :

    – le respect de la vie PRIVÉE des fonctionnaires de police, mais uniquement dans les lieux qui peuvent être qualifiés de « privés » au sens de l’article L226-1 du Code Pénal (voir à ce sujet les longs développements dans l’ouvrage)

    – les dispositions en matière de préservation des traces et indices dans le cadre des enquêtes

    – la protection des victimes

    – ainsi que la protection prévue pour les policiers appartenant à certains services d’intervention, de lutte anti-terroriste et de contre-espionnage LIMITATIVEMENT énumérés dans l’arrêté du 27 juin 2008 (voir, à nouveau, le livre « Droit à l’image », en pages 120 et suivantes)

    https://blog.droit-et-photographie.com/retour-sur-le-droit-a-limage-des-policiers

  • Parler des gilets jaunes menace la sécurité de l’État

    La sociologue française Carine Clément se voit interdire de territoire russe pour 10 ans alors qu’elle voulait présenter ses travaux sur les gilets jaunes à Moscou.

    Französische Expertin für „Gelbwesten“ gilt FSB als „Gefahr für die staatliche Sicherheit“

    Carine Clement, eine französische Soziologin, die über zwanzig Jahren in Moskau gelebt hat, bekam am Moskauer Flughafen Scheremetewo ein zehnjähriges Einreiseverbot

    Am Freitagabend sollte die französische Soziologin Carine Clement im Moskauer Wosnesenski-Kultur-Institut einen Vortrag über die „Gelbwesten“ in Frankreich halten. Doch am Mittwoch wurde die Soziologin am Moskauer Flughafen Scheremetjewo die Einreise nach Russland verweigert. Clement musste zurück nach Frankreich fliegen.

    Russische Grenzbeamte hatten die Soziologin und Sozial-Aktivistin am Moskauer Flughafen Scheremetjewo mit einer Anordnung des russischen Inlandgeheimdienstes FSB bekannt gemacht, nach der Clement eine „Gefahr für die staatliche Sicherheit“ Russlands ist. Das Einreiseverbot gegen die Französin hat eine Gültigkeit von zehn Jahren. Die französische Botschaft in Moskau bestätigte, dass Clement nach Frankreich zurückgekehrt ist.
    „Schutz der nationalen Sicherheit“

    Aleksandr Michailow, Generalmajor des FSB im Ruhestand, erklärte gegenüber der Nachrichtenagentur Ria Novosti, man werde „nicht zulassen, dass die westlichen Erfahrungen, wie man innenpolitische Konflikte ’anheizt’, nach Russland übertragen werden“. Das Auftreten der Gelbewesten in Frankreich habe „einen absolut extremistischen Charakter“.
    [...]

    https://www.heise.de/tp/features/Franzoesische-Expertin-fuer-Gelbwesten-gilt-FSB-als-Gefahr-fuer-die-staatliche

    #gilets_jaunes #Russie #répression #Carine_Clément

    • Carine Clément - La Vie des idées
      https://laviedesidees.fr/_Clement-Carine_.html

      Karine Clément est chercheure associée au CERCEC/EHESS et au Centre Andrew Gagarin d’étude de la société civile et des droits de l’homme de St-Pétersbourg. Spécialiste des mobilisations collectives, elle a également travaillé sur les ouvriers, les inégalités sociales et, plus récemment sur le nationalisme ordinaire. Elle a publié deux ouvrages en russe sur les mouvements sociaux et prépare une publication en français sur le nationalisme et la critique sociale.

  • The Gates Foundation shouldn’t legitimise Narendra Modi | Gloria Steinem and Akeel Bilgrami | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/theguardian/commentisfree/2019/sep/24/narendra-modi-gates-foundation-award-donald-trump

    The Gates Foundation has announced it is bestowing a prestigious annual award on prime minister Narendra Modi of India. And in advance of the UN general assembly meeting in New York, Donald Trump flew down to Houston, Texas, to welcome him at an event charmingly dubbed the “Howdy Modi” rally.

    #FBMG #Inde #Modi #récompense

    • Sangita Vyas, a research fellow at the Rice Institute, said: “For Swachh Bharat to have made huge progress, they would have needed to address caste hierarchies and beliefs in purity and pollution. We found that it seems to have exacerbated caste hierarchies. Sanitation is used as a method for elite groups to suppress marginalised communities.”

      Concerns were also raised in a report last year by the UN special rapporteur for safe drinking water and sanitation, Leo Heller. “As an unintended consequence of the desire to obtain rewards, including the title of ‘open-defecation free’, some aggressive and abusive practices seem to have emerged,” he wrote.

      Heller reported that “individuals defecating in the open are being shamed, harassed, attacked or otherwise penalised,” and that accused open defecators faced being denied food rations, or having their electricity disconnected.

      Heller also noted the Indian government “recognised the existence of abuse associated with the Clean India mission implementation and issued at least two advisories to all states underlining that such practices must stop”.

      Despite rapid economic strides in past decades, India has lagged behind other countries on sanitation. Academics have argued that the practice of open defecation has survived because cleaning toilets is considered low-caste work.

      https://www.theguardian.com/global-development/2019/sep/30/narendra-modi-to-face-down-critics-by-hailing-clean-india-scheme-a-succ

      #assainissement #toilettes ou pas #répression

  • Saudi Arabia cracks down on writers challenging MBS and his narrow vision - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/opinions/2019/11/27/saudi-arabia-cracks-down-writers-challenging-mbs-his-narrow-vision

    A new crackdown against young writers and bloggers in Saudi Arabia provides more evidence that Crown Prince Mohammed bin Salman is feeling more and more empowered to terrorize his own citizens thanks to the continued support of his Western partners, most notably the current U.S. administration. President Trump’s unfaltering patronage has given the Riyadh carte blanche not only to get away with the murder of the journalist Jamal Khashoggi but also to detain activists and writers.

    It is unclear what the charges against the new detainees are, although they have one thing in common: crimes of omission. They are all independent writers who have failed to provide zealous support for the prince and his new initiatives. Most of them were enthusiastic about the 2011 Arab uprisings but since the prince came to power in 2017 have remained silent and refrained from criticizing his policies.

    Clearly this was not enough. The prince wants all to praise his plans and join the propaganda machine that his coterie of aides presides over. His cult of personality is pervasive and all-encompassing. It has become sacrosanct, above all criticism and in constant need of being worshiped by citizens. Those who fail to pay homage to the “Son King” commit a crime by omission.

    #arabie_saoudite #crimes #répression

  • #Grenoble : retour sur l’opération de fichage et #perquisition menée le 26 novembre 2019
    https://fr.squat.net/2019/11/28/grenoble-retour-sur-l-operation-de-fichage-et-perquisition-menee-le-26-nov

    Ce texte a pour but d’informer le plus précisément possible sur comment ont été menées les opérations, sur ce que les flics cherchaient, quelles questions ils posaient et les raisons de leur présence. Raisons détaillées dans la commission rogatoire qu’on a réussi à avoir et qui se trouve ici. Pour info, il était quasi impossible […]

    #Ahwahnee #Le_38 #Roybon #sans-papiers

  • Guzmán: «Nos quieren explotadas en sus tierras y de sirvientas en sus casas, por eso este golpe necesita ser racista» | Diario Contexto
    https://www.diariocontexto.com.ar/2019/11/18/guzman-nos-quieren-explotadas-en-sus-tierras-como-sus-sirvientas-

    Frente a la terrible situación que existe en Bolivia desde el golpe de Estado contra el presidente Evo Morales, Contexto dialogó con Adriana Guzmán, integrante del movimiento Feminista Antipatriarcal de Bolivia.

    Guzmán analizó las características del golpe, explicó qué sectores están realmente detrás de la autoproclamada «presidenta», Jeanine Áñez, y aseguró que la resistencia de los pueblos originarios «no se acaba con el Evo, esta lucha es por la defensa de nuestra dignidad frente a un golpe de Estado racista y fascista».

    #Bolivie #féminisme #patriarcat #fascisme #répression #racisme

  • Quand la #Suisse internait les pauvres et les marginaux

    Jusqu’en 1981, aux quatre coins du pays, les autorités ont fait interner des dizaines de milliers d’hommes et de femmes sans procédure judiciaire. Une commission d’experts a récemment effectué des recherches sur ces « internements administratifs ». Les résultats écornent l’image que la Suisse se fait d’elle-même.

    La « justice administrative » fait partie « des choses les plus révoltantes qu’on puisse imaginer ». Ces mots ont été écrits en 1939 par l’écrivain bernois réformiste Carl Albert Loosli, cité 80 ans plus tard par la Commission indépendante d’experts (CIE). Tandis que les criminels ont droit à un procès, les personnes mises à l’écart par les autorités d’assistance et autres instances administratives en sont privées, se révoltait Loosli. Les institutions suisses abritent entre leurs murs des « esclaves de l’État, livrés corps et âme à l’arbitraire des autorités ». Et le plus étonnant, souligne-t-il, c’est que « personne ne s’en offusque ».

    Carl Albert Loosli, fils illégitime d’une fille de paysan, avait lui-même été placé dans une maison de rééducation durant son adolescence. Les voix critiques comme la sienne ont longtemps rebondi sur le système. Ce n’est qu’en 1981 que les cantons ont abrogé leurs lois sur l’internement et que la Confédération a révisé le code civil. Entre-temps, le domaine social s’était professionnalisé et la société était devenue plus libérale après 1968. Mais l’avancée fut surtout due à la pression internationale : la pratique suisse consistant à priver de leur liberté des adultes jeunes et moins jeunes d’un simple trait de plume n’était pas compatible avec la Convention européenne des droits de l’homme que la Confédération avait ratifiée.

    La « Maison d’une autre Suisse »

    Les personnes concernées, qui avaient été incarcérées alors qu’elles étaient innocentes, n’ont pas été réhabilitées à cette époque. La honte les rendaient muettes, elles aussi. « Nous portions les stigmates du temps passé en « taule » alors que nous n’avions commis aucun crime », relate Ursula Biondi. Aujourd’hui âgée de 69 ans, elle a dans sa jeunesse été « internée administrativement » – selon le langage bureaucratique (voir p. 14) – au pénitencier de #Hindelbank à des fins de #rééducation. Au début du XXIe siècle, des personnes courageuses comme elle ont commencé à raconter leur histoire. Relayé par les médias, le sujet a fini par entrer dans l’agenda politique. Entre 2011 et 2016, le Conseil fédéral a présenté deux fois ses excuses, une loi sur la réhabilitation a été adoptée et le Parlement a décidé de verser une contribution de solidarité à toutes les victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance. À côté des internés administratifs, d’autres personnes ont également exigé qu’on reconnaisse leur souffrance et qu’on les réhabilite : les anciens enfants placés et les personnes stérilisées de force (« Revue Suisse » 5/2018).

    Le Conseil fédéral a mis sur pied la CIE pour étudier en particulier les internements administratifs. Plus de 30 chercheurs se sont mis au travail. Après quatre ans d’activité, la CIE a publié dix volumes ces derniers mois, avec notamment des portraits de victimes. Elle a présenté son rapport final cet automne et recommandé de nouvelles mesures de réhabilitation allant du versement de prestations financières supplémentaires aux victimes à la fondation d’une « Maison de l’autre Suisse » comme lieu d’information sur ces événements. La ministre suisse de la justice, Karin Keller-Sutter, a reçu ces recommandations. Il s’agit aussi de décider si l’on prolongera le délai expiré de dépôt des demandes pour la contribution de solidarité, qui s’élève à 25 000 francs par personne. Dans ce cas, d’autres victimes pourraient se manifester. Y compris des personnes vivant à l’étranger qui n’ont pas pu déposer une demande dans les délais.

    #Répression dans un État de droit

    Le rapport de la CIE comporte 400 pages d’histoire et tend un miroir à la Suisse. On ne peut le dire autrement : pour les personnes en marge de la société, pauvres ou ne répondant pas à l’idée qu’on se faisait de la conformité, la Suisse était, jusqu’à il y a peu, un lieu inhospitalier, voire répressif. Il existait un droit de seconde classe, et peu nombreux sont ceux qui s’en sont émus. Voici un bref résumé des principaux résultats de la CIE :

    Au XXe siècle, au moins 60 000 personnes ont fait l’objet d’un internement administratif dans 650 institutions. Ce chiffre est plus important que prévu. L’internement en dehors du cadre pénal ne constituait pas simplement une bizarrerie du droit suisse, il faisait partie du système.
    La justice administrative visait surtout les couches sociales inférieures : les pauvres et les marginaux sans emploi fixe ni liens sociaux ou familiaux. Mais des membres de minorités comme les #Yéniches ont aussi été arrêtés et, après la Seconde Guerre mondiale, de plus en plus de jeunes « rebelles ».
    Ce sont des autorités de milice qui décidaient de l’internement : conseils communaux, commissions d’assistance communales, autorités tutélaires. Le soir, après leur travail, le commerçant, la femme au foyer et le comptable scellaient le sort de leurs concitoyens. Des conseillers d’État et des membres du gouvernement le faisaient aussi, sous prétexte de porter assistance, d’éduquer ou de protéger la société. Jugements moraux et clichés sexistes teintaient les avis : on reprochait aux hommes – qui constituaient 80 % des personnes internées – leur « fainéantise » ou leur alcoolisme, aux femmes leur « inconduite ».
    Quelques-unes des nombreuses institutions suisses servaient plusieurs objectifs à la fois. Il arrivait ainsi que des internés administratifs soient incarcérés avec des criminels condamnés. Ils étaient aussi placés dans des établissements de travail forcé, des colonies de travail, des foyers d’éducation, des asiles pour buveurs et des hospices de pauvres. Dans les institutions mal pourvues et peu surveillées, les hommes devaient fournir un travail physique en plein air, et les femmes, des tâches ménagères. Le travail forcé n’était pas ou peu rémunéré.
    L’expérience dramatique de l’internement poursuivait les victimes même après leur libération, souvent pour la vie. Certaines ont été brisées, d’autres ont choisi d’émigrer. Beaucoup vivent aujourd’hui encore dans la précarité. Les autorités ont échoué dans leur objectif de réinsérer dans la société des « personnes en danger ». Dans les faits, les internements ont aggravé les problèmes et l’#exclusion.

    Déjà une #injustice à l’époque

    Aujourd’hui, ces atteintes à la liberté individuelle paraissent clairement disproportionnées et ces méthodes d’assistance, brutales. Mais l’époque était différente, et les internements s’appuyaient sur des lois. Sont-ils devenus injustes a posteriori ? Non, répond la CIE, pour qui les lois d’internement enfreignaient les droits fondamentaux et les principes de l’État de droit. Les personnes internées l’étaient souvent pour une durée indéterminée, sans décision juridique valable, et n’étaient pas auditionnées. En maints endroits, elles n’avaient pas la possibilité de faire recours auprès d’un tribunal indépendant. En outre, les lois étaient floues, et les autorités pouvaient les interpréter à leur guise. Au début, les internements représentaient pour l’État un moyen de gérer les pauvres à peu de frais. Au cours du XXe siècle, ils sont devenus des instruments de contrôle social. Dans tout le pays, on savait que quitter « le droit chemin », c’était s’exposer à « être bouclé ». Et les autorités n’étaient pas les seules à s’activer. Il n’était pas rare que la mesure fût appliquée en s’appuyant sur les dires de la famille, du voisinage, du pasteur ou de l’enseignant, notent les auteurs du rapport, qui parlent de « pratiques de marginalisation bien ancrées dans la société suisse ».

    Il s’agit probablement d’une des raisons pour lesquelles les lois d’internement se sont maintenues aussi longtemps. Le retard de la Suisse en matière de politique sociale a aussi joué un rôle : les piliers de la protection sociale y ont été plantés plus tard que dans d’autres pays européens. Quoiqu’il en soit, les faits sont à présent avérés, et l’image que la Suisse a d’elle-même, avec ses géraniums, sa prospérité, sa liberté et sa démocratie directe, doit désormais être complétée par une facette moins reluisante. D’après l’historien Thomas Huonker, membre de la CIE et pionnier dans l’étude des mesures de coercition, le travail de mémoire sera capital : « Tout comme on raconte sans cesse la belle histoire de Guillaume Tell, il faudra raconter aussi sans cesse le chapitre sombre des mesures de coercition à des fins d’assistance. »

    Un combat pour la justice

    Ursula Biondi a 17 ans lorsqu’elle arrive au pénitencier de Hindelbank. Elle n’a rien commis de répréhensible, mais l’office des tutelles zurichois l’a envoyée dans un « foyer d’éducation fermé » pour être tombée enceinte alors qu’elle était mineure. Avant, la joyeuse adolescente avait été placée provisoirement dans un foyer de jeunes filles dont elle s’était échappée plusieurs fois. À la maison, elle se dispute avec ses parents au sujet des sorties, de la mode, de la musique. Son père, un Italien en phase de naturalisation, ne veut pas faire mauvaise impression. Les parents donnent donc leur accord pour un nouveau placement de leur fille. Ils ignorent que le « foyer d’éducation » est une prison pour femmes qui accueille aussi des criminelles. Ursula ne peut pas y suivre de formation. Après son accouchement, les autorités lui enlèvent son bébé et la contraignent à le donner en adoption. Elle s’y oppose, et récupère son fils trois mois plus tard. Après une année à Hindelbank, où elle effectue du travail forcé à la blanchisserie, elle est libérée en 1968. Elle déménage à Genève, fonde une famille, fait une carrière d’informaticienne dans une organisation de l’ONU, s’engage dans le social. « J’ai eu de la chance, dit-elle, et j’ai travaillé dur. » Car le traumatisme subi est lourd. La crainte qu’on découvre qu’elle a fait de la prison la poursuit longtemps. L’injustice endurée la tourmente. En 2002, Ursula Biondi publie l’histoire de sa vie. La revue « Beobachter » s’en fait l’écho. Elle se bat ensuite pendant des années pour qu’on étudie les « internements administratifs » – une expression qui, d’après elle, banalise la gravité des choses et cache le terrible arbitraire des autorités – et pour que les victimes obtiennent réparation. Elle trouve le rapport de la CIE réussi. Mais une chose dérange toujours cette femme engagée à qui l’Université de Fribourg a remis en 2013 le titre de docteur honoris causa : à cause de la réhabilitation bien trop tardive des anciens « internés », la nouvelle génération n’a jamais pris conscience des libertés qu’il a fallu conquérir. « Nous avons été sanctionnés et enfermés pour des manières de vivre qui, aujourd’hui, sont largement acceptées. » Pour que les jeunes restent vigilants contre l’arbitraire de la justice, Ursula donne des conférences dans les écoles.

    https://www.revue.ch/fr/editions/2019/06/detail/news/detail/News/quand-la-suisse-internait-les-pauvres-et-les-marginaux-1
    #internement_administratif #Suisse #histoire #détention_administrative #justice_administrative #pauvres #marginaux

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    v. aussi cet article publié dans La Cité en 2017 :
    Les heures sombres de l’internement administratif helvétique
    https://seenthis.net/messages/575589

  • Injured Colombian protester dies on fifth day of anti-government rallies - Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-colombia-strike-idUSKBN1XZ2AN?taid=5ddcca5a288b7c0001272999

    Protesters of all ages have declared themselves against rumored economic plans such as a cut to the minimum wage for young people that Duque denies supporting. They have also highlighted what they say is a lack of government action to stop the murder of hundreds of human rights activists.

    #Colombie #manifestation #répression

  • Des documents révèlent le fonctionnement des #camps_de_détention chinois au #Xinjiang

    Des documents révélés dimanche par un consortium de journalistes montrent le contrôle absolu exercé par le régime chinois dans ses immenses camps de détention de la région à majorité musulmane du Xinjiang, où sont internées plus d’un million de personnes.

    Ces documents, obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et publiés par 17 organes de presse à travers le monde, détaillent les règlements draconiens, de la fréquence des coupes de cheveux aux horaires de verrouillage des portes, régissant ces camps installés dans la région du nord-ouest de la Chine.

    D’après des organisations de défense des droits humains, plus d’un million de #musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, sont détenus dans des camps de #rééducation politique au Xinjiang. Pékin récuse ce chiffre et évoque des « #centres_de_formation_professionnelle » destinés à lutter contre la radicalisation islamiste.

    Ces informations sont publiées une semaine après l’annonce du quotidien américain New York Times qu’il avait réussi à se procurer plus de 400 pages de documents internes au pouvoir chinois, dont des discours secrets du président Xi Jinping appelant dès 2014 à lutter « sans aucune pitié » contre le terrorisme et le séparatisme au Xinjiang.

    Les dernières révélations concernent une série de directives de gestion des camps de détention, approuvées en 2017 par le chef des forces de sécurité aux Xinjiang, ainsi que des rapports des services de renseignement montrant comment la police utilise l’intelligence artificielle et la collecte de données pour cibler les personnes à interner.

    Les directives qualifient les détenus d’"étudiants" devant « obtenir leur diplôme ».

    Elles décrivent avec une grande précision comment les gardiens doivent gérer la vie quotidienne des détenus, de l’interdiction d’entrer en contact avec le monde extérieur à la marche à suivre en cas de maladie, selon une traduction en anglais des documents publiée par l’ICIJ. Les directives instaurent notamment un système de points pour évaluer « la transformation idéologique » des détenus, leur « respect de la discipline » et leur ardeur à « l’étude ».

    « Les portes des dortoirs, des couloirs et des étages doivent être fermées à double tour immédiatement après avoir été ouvertes et refermées », détaillent les auteurs. « Une vidéosurveillance complète doit être établie dans les dortoirs et les salles de classe, sans angles morts, de façon à ce que les gardiens puissent exercer leur surveillance en temps réel, enregistrer les choses dans le détail et rapporter immédiatement tout événement suspect ».

    Les directives prévoient que les « étudiants » doivent rester en détention pendant au moins un an, même si cette règle n’est pas toujours appliquée, selon les témoignages d’anciens prisonniers recueillis par l’ICIJ.

    A Londres, l’ambassade de Chine a nié l’authenticité des documents publiés, les qualifiant de « pure falsification » et de « fausses informations ». « Il n’existe aucun document ou ordres pour de soi-disant +camps de détention+. Des centres de formation et d’entraînement professionnels ont été établis à des fins de prévention du terrorisme », a-t-elle affirmé dans un communiqué au quotidien The Guardian, qui fait partie des médias ayant publié les documents.

    https://www.courrierinternational.com/depeche/des-documents-revelent-le-fonctionnement-des-camps-de-detenti
    #détention #Chine #islamophobie #Ouïghours

  • La mère de Lilian, blessé par un tir de LBD à Strasbourg, écrit à Macron : “Vous aurez ce sang sur la conscience” - France 3 Grand Est

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/mere-lilian-blesse-tir-lbd-strasbourg-ecrit-macron-vous

    La mère de l’adolescent blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) le 12 janvier, en marge d’une manifestation de Gilets jaunes (il faisait les soldes), refuse d’accepter que sa plainte a été classée sans suite. Ce 12 novembre, elle a écrit au président de la République.

    #état-voyou #castaner-voyou #macron-voyou et pour que ces signalements apparaissent dans les futures recherches #ordures comme le tague si bien @isskein

  • Hong Kong : trois scénarios pour l’avenir du mouvement
    https://usbeketrica.com/article/hong-kong-trois-scenarios-pour-l-avenir-du-mouvement

    Pour l’heure, l’Union européenne apparaît pourtant relativement discrète sur le sujet, se contentant d’appels « à la retenue » auprès de « toutes les parties » et exprimant régulièrement son « inquiétude » quant au sort réservé aux manifestants. Lors de son récent voyage en Chine, le président français Emmanuel Macron a simplement déclaré que le sujet de Hong Kong avait été « abordé » et qu’il avait exprimé ses « préoccupations » auprès du dirigeant chinois Xi Jinping, sans donner plus de précisions.

    Une retenue qui s’explique notamment par les intérêts économiques et financiers en jeu entre les pays de l’Union européenne et la Chine. Le 20 novembre, la BBC et le Wall Street Journal ont publié le témoignage d’un ancien employé du consulat britannique à Hong Kong disant avoir été frappé, privé de sommeil et enchaîné cet été par la police secrète chinoise, qui cherchait à lui soutirer des informations sur les manifestants mobilisés depuis juin. Condamnant le traitement qui lui a été réservé par la Chine, le ministre britannique des affaires étrangères s’est pourtant contenté de parler d’actes « assimilables à de la torture » et a convoqué l’ambassadeur de Chine à Londres pour lui exprimer son « indignation ».

    #Hong-Kong #luttes #Chine #Répression-policière #Hong-Kong-Protests

  • #Albertina_Martínez_Burgos
    Chili : assassinat d’une femme photographe, découverte battue et poignardée chez elle. Son appareil photo, son ordinateur et ses photos ont disparu.

    Conmoción en Chile : hallaron muerta a puñaladas y brutalmente golpeada a la fotoperiodista Albertina Martínez Burgos - Infobae
    https://www.infobae.com/america/america-latina/2019/11/23/conmocion-en-chile-hallaron-muerta-a-punaladas-y-brutalmente-golpeada-a-la-

    Su familia y el movimiento feminista “Ni una menos” denunciaron que desaparecieron su computadora y su cámara de fotos. Participaba activamente registrando la represión y los abusos hacia mujeres comunicadoras en el marco de las protestas contra el gobierno de Sebastián Piñera
    […]
    Al igual que el movimiento, su familia reparó en el robo de sus herramientas de trabajo y la producción fotográfica y exigió justicia.

  • La police déteste tout le monde
    https://labrique.net/index.php/thematiques/repressions/1105-la-police-deteste-tout-le-monde

    https://labrique.net/images/numeros/numéro58/Ptitome_gilet_jaune_site_2.JPG

    D’un numéro de La Brique à l’autre, le mouvement des gilets jaunes a changé du tout au tout. D’un mouvement qui réclame plus de pouvoir d’achat, on est passé à une remise en cause de la politique écologique, fiscale, du rôle des médias, des politiques… et du rôle de la police. En décembre, on vous racontait ce qu’on entendait depuis les ronds-points et les assemblées populaires. On percevait un : « la police avec nous » presque unanime. Maintenant on a le droit à des confrontations violentes avec les forces de l’ordre et ce slogan a été perdu en route. Itinéraire d’une prise de conscience.

    #En_vedette #Répressions

  • Désarmer la police
    https://labrique.net/index.php/thematiques/repressions/1110-desarmer-la-police

    https://labrique.net/images/numeros/numéro58/Pièce_du_boucher_v2Site.jpg

    Les gilets jaunes sont réprimé.es par la police et la gendarmerie avec une violence que seul.es les militant.es les plus actif.ves et les gens de quartiers populaires ont connu avant elles et eux. Pourtant les médias traditionnels ont mis presque deux mois avant de donner la parole à des David Dufresne et consorts. Désarmons-les a bien voulu nous causer de ce qui se passe après les violences policières. Information, accompagnement, solidarité et actions en justice sont autant de moyens mis en avant par ce collectif, qui défend le désarmement de la police depuis plusieurs années.

    #En_vedette #Répressions

  • Cagoulés comme jamais
    https://labrique.net/index.php/thematiques/repressions/1109-cagoules-comme-jamais

    Habitant.e.s de Moulins, étudiant.es, commerçants qui fréquentez le quartier quotidiennement, vous aurez peut-être constaté l’entrée fracassante d’hommes cagoulés dans la Filature et quelques appartements en face début janvier. Pas de panique, c’est la F.R.I (Force de réponse immédiate) : une équipe de 16 keufs à l’allure virile qui agit notamment pour « Restaurer la République » dans certains quartier de Lille. En passant dans la rue, on a constaté qu’un restaurant avait été perquisitionné et des portes fracturées, ça nous a intrigué.e.s.

    #En_vedette #Répressions

  • Maintien de l’ordre en pagaille
    https://labrique.net/index.php/thematiques/repressions/1106-maintien-de-l-ordre-en-pagaille

    https://labrique.net/images/numeros/numéro58/les_restes_de_papa2.jpg

    Perdre pied au point d’en arracher des mains ou d’éborgner des manifestant.es parfois « pacifistes » et rester muet sur ces violences est devenu monnaie courante chez les flics. Devant les énormes moyens de répression policière et judiciaire déployés sur le mouvement des gilets jaunes, nous avons cherché à comprendre les origines des stratégies de maintien de l’ordre de la police française. Nous avons rencontré Fabien Jobard, sociologue de la police et de la justice pénale au CNRS.

    #En_vedette #Répressions

  • Fernand Carles : préfet collabo
    https://labrique.net/index.php/thematiques/repressions/1108-fernand-carles-prefet-collabo

    https://labrique.net/images/numeros/numéro58/carles2.jpg

    Sous l’occupation, la Résistance subit une répression particulièrement féroce dans notre région. L’occupant peut compter sur le zèle du préfet alors en fonction, Fernand Carles, qui ne fait pas mystère de son anticommunisme, de son enthousiasme envers le régime de Vichy et de sa fascination pour l’Allemagne nazie.

    #En_vedette #Répressions

  • Fleurs de barricade - l’#anarchie chantée en #Italie

    Curés, patrons, militaires, flics, chefs d’état : il n’existe aucune catégorie d’oppresseurs qui n’ait été attaquée, insultée, ridiculisée, menacée dans les #chansons_libertaires. Souvent vulgaire et irrévérencieux, toujours exagéré, rhétorique et fataliste, le chant a toujours accompagné les anarchistes dans leurs #luttes quotidiennes contre l’#exploitation, les #inégalités, la #pauvreté, la #répression mais aussi l’allié contre les grands ennemis de toujours : “l’#état, l’#église, la #bourgeoisie cupide”, cette triade arrogante qui depuis toujours opprime l’humanité.

    Dans ce spectacle qui mêle musique et histoires, accompagné par un équipage variable en fonction des occasions, #Lorenzo_Valera propose un florilège de chants italiens qui ont accompagné un siècle de luttes libertaires.

    https://www.terracanto.org/fr/fleurs-de-barricade-lanarchie-chant%C3%A9e-en-italie
    #musique_et_politique #chants #chansons

    Et ici les paroles des chants traduits en français, à télécharger:
    https://nextcloud.alekos.net/s/m22dGjNcfBZ96Hi#pdfviewer

    ping @sinehebdo @albertocampiphoto @wizo

  • Michel, un Belge arrêté samedi à Paris : « C’est une situation ahurissante » C. Hick, L. Henrard - 21 Octobre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_michel-un-belge-arrete-samedi-a-paris-c-est-une-situation-ahurissante?id

    Michel* était à Paris, ce samedi 16 novembre, dans le cadre "d’une exposition artistique et d’une visite touristique", explique-t-il. C’est en voulant retourner à la gare du Nord pour rentrer en Belgique, qu’il est tombé, sans le vouloir, dit-il, sur un rassemblement marquant le premier anniversaire du mouvement des gilets jaunes, dans le centre-ville.

    En un instant, tout bascule. Il est arrêté puis placé en détention pendant 4 jours. On lui reproche d’avoir voulu monter une barricade contre les CRS. Ce n’est que ce mercredi soir que Michel a retrouvé la liberté. Aujourd’hui, il nous donne sa version des faits depuis Paris, où nous l’avons rencontré.

     » On n’allait pas là pour manifester", se justifie-t-il. "On a pris une sortie de métro et tout à coup on a vu de la fumée, un feu de poubelles puis des gaz lacrymogènes. Et il y a eu un mouvement de foule. On n’y voyait plus rien. Finalement on s’est retrouvés devant des barrières de chantier. On a juste touché une barrière pour essayer de la faire pivoter et s’en aller. Et c’est là qu’un policier m’a donné un gros coup au visage. J’étais parterre. Ils m’ont mis des colsons et m’ont emmené vers leur camionnette où j’ai été tabassé. J’ai des coups dans le dos, à la hanche, au biceps, sur la tête, sur le genou. J’ai vraiment été maltraité."

    Jessica, une autre Belge que Michel présente comme une collègue, connaît une mésaventure similaire. Elle est ce soir toujours en détention.

    Relâchés… puis arrêtés à nouveau *
    Pourtant, dimanche, Michel et Jessica sont passés en comparution immédiate devant un juge qui les a relaxés. Aucune charge n’a été retenue contre eux.

    Mais à la sortie du tribunal, Michel et Jessica ont à nouveau été arrêtés. Ils font l’objet d’un ordre de quitter le territoire. En principe, pour les ressortissants européens, cette mesure doit être appliquée dans les trente jours et sans privation de liberté. Sauf si la personne concernée représente une menace grave pour la sécurité des citoyens.

    Mais Michel et Jessica ont été envoyés dans un centre de rétention. Ils ont été présentés ce mercredi soir, chacun de leur côté cette fois, à un juge administratif. Le premier a libéré Michel. Mais le second a maintenu Jessica en centre de rétention où elle se trouve donc toujours.

    Et on apprend ce soir que le préfet de police de Paris a fait appel de la remise en liberté de Michel. Le préfet veut donc qu’il retourne au centre de rétention.

    L’avocat des deux Belges dénonce un abus de pouvoir de la préfecture de police et une situation totalement ubuesque. Quant à Michel, il se dit "très stressé et très choqué" , car dit-il, il n’a pas encore récupéré sa carte d’identité. "C’est ahurissant de se retrouver dans une situation pareille."

    (*prénom d’emprunt, ndlr)

    #répression #police #france #violences_policières #gilets_jaunes #manifestations #brutalité_policière #violence #homme #femme #paris #comparution_immédiate

    • Pour celles et ceux qui ne savent pas de quoi on parle : La Mimo, une militante de 36 ans qui participait à toutes les manifs à Santiago, au Chili (sous une forme particulièrement violente puisqu’elle était mime et déguisée en clown), a été arrêtée pendant l’État d’Urgence par la police chilienne, puis violée, torturée, assassinée, et finalement son cadavre pendu à une grille, dans la rue...

      Non, on n’est pas en 1973, mais bien en 2019, et c’est pour ça qu’ils ne lui ont pas coupé les doigts...

      Un article en espagnol :

      « La Mimo » : la artista que apareció colgada en medio de la represión en Chile
      El Patagonico, le 21 novembre 2019
      https://www.elpatagonico.com/la-mimo-la-artista-que-aparecio-colgada-medio-la-represion-chile-n5066721/amp

    • Je n’arrive pas à trouver d’informations précises. Les seules informations disant qu’elle a été torturée et violée venant du collectif « Ni una menos ». Quand quel jour son corps a-t-il été retrouvé ? (le dimanche 20 apparemment) De quand est la date de son décès d’après les médecins ? Par qui a-t-elle été auscultée (les médecins de l’état/police ? des médecins indépendants ?)

      À la fois on n’a pas envie d’y croire car c’est super horrible, à la fois on a envie d’y croire car ça prouve que le gouvernement et la police sont de nouveau comme la dictature, et que c’est des gros méchants et que nous on est du bon côté, mais dans tous ça, c’est bien d’avoir des précisions sur les infos quand même, autre que des circulations de réseaux sociaux (et comme j’ai plus beaucoup de vocabulaire espagnol, c’est compliqué de trouver pour l’instant).

    • La plupart des articles utilisent le conditionnel ; celui ci, daté du 21/11, ne l’utilise pas sur les faits : La Mimo a été retrouvée pendue, accrochée à une grille, le dimanche 20 octobre.

      Conmoción en Chile por artista violada, asesinada y colgada de una reja
      https://www.periodicoelprogreso.com/conmocion-en-chile-por-el-asesinato-de-daniela-carrasco/57019/2019

      Se trata de Daniela Carrasco. Culpan a las fuerzas policiales.

      La muerte de Daniela Carrasco, la artista callejera conocida como ‘La Mimo’, causa conmoción en Chile. El cuerpo de la mujer fue hallado colgando de una reja y acusan a las fuerzas policiales del país andino haberla secuestrado, violado y asesinado.

      El domingo 20 de octubre, ‘La Mimo’, de 36 años de edad, fue encontrada ahorcada, colgada de una reja en un paraje cercano al Parque André Jarlan. La zona queda en la comuna de Pedro Aguirre Cerda, en el sector sur de Santiago de Chile.

      En redes sociales circularon versiones que refieren que la última vez que Carrasco fue vista con vida había sido detenida por carabineros. Las dudas se acrecentaron con la difusión de un video, en el que un hombre encuentra colgado el cuerpo de una persona —presuntamente ‘La Mimo’— en la comuna de Pedro Aguirre Cerda.

      El Sindicato Nacional Interempresa de Actores y Actrices de Chile (Sidarte) exigió el esclarecimiento de las circunstancias de la muerte de la artista. “El Estado de Chile debe responder y transparentar la participación de fuerza policial en su muerte. Estamos consternados y exigimos justicia”, publicó el Sidarte en su cuenta de Twitter.

      Por su parte, el colectivo feminista #NiUnaMenos-Chile denunció en la misma red social que a Daniela Carrasco “la ultrajaron, torturaron y asesinaron”.

      El colectivo feminista reiteró la exigencia de investigar y esclarecer el “feminicidio” de ‘La Mimo’, que supuestamente ocurrió en medio del estado de emergencia y toque de queda decretados por el presidente Sebastián Piñera, tras las fuertes protestas en varias ciudades chilenas para exigir su renuncia.

    • Cet article, en date du 26/10/19, de La República péruvienne contient les mêmes informations factuelles sur la découverte du corps et du conditionnel pour les circonstances (viol par du «  personnel en uniforme  »…).

      Chile : hallan muerta a artista callejera y exigen investigar a policías
      https://larepublica.pe/mundo/2019/10/26/protestas-santiago-de-chile-crisis-en-chile-daniela-carrasco-la-mimo-que

      Algunas fuentes aseguran que Daniel Carrasco, conocida como ‘La Mimo’, fue abusada sexualmente por uniformados antes de ser ahorcada. Diversas agrupaciones exigen investigar su caso.
      […]
      A la fecha, 19 personas murieron por los enfrentamientos contra las autoridades. Dentro de esta lamentable cifra se encuentra Daniela Carrasco, una artista callejera de 36 años a quien conocían como ‘La Mimo’.

      El cadáver de la mujer fue encontrado colgado de una reja de la comunidad Pedro Aguirre Cerca, al sur de Santiago de Chile.

    • En italien

      "È stata rapita dalle forze militari nei giorni della protesta il 19 ottobre"denuncia il sindacato nazionale di attori e attrici del Cile, che in questi giorni ha chiesto il chiarimento delle circostanze della morte di Daniela Carrasco. "Lo Stato del Cile deve rispondere e rendere trasparente la partecipazione delle forze di polizia alla sua morte. Siamo sgomenti e chiediamo giustizia". Il corpo è stato scoperto lo scorso 20 ottobre appeso a una recinzione in un luogo vicino al parco André Jarlan, nel comune di Pedro Aguirre Cerda, nel settore meridionale di Santiago del Cile. Il corpo della ragazza appeso all’inferriata, filmato con un cellulare è ora finito in un video diventato virale. Dall’ufficio della Polizia hanno fatto sapere che si trattava di suicidio. Il rapporto ufficiale, infatti, ha negato tracce di violenza sessuale, di sevizie e ha attribuito la morte all’impiccagione, che sarebbe avvenuta per mano della stessa Daniela.

      continua su: https://www.fanpage.it/esteri/la-morte-di-daniela-carrasco-violata-torturata-ed-esposta-impiccata-come-un-
      http://www.fanpage.it

    • Émission du 27/10/19, la position officielle du procureur est que le décès est qualifié de suicide : elle serait morte asphyxiée, par elle-même, sans trace d’aucune autre agression (1:10-1:26)

      Investigan muerte de mujer encontrada ahorcada en sitio eriazo de Pedro Aguirre Cerda - La Red : La Red
      https://www.lared.cl/2019/programas/asi-somos/investigan-muerte-de-mujer-encontrada-ahorcada-en-sitio-eriazo-de-pedro-aguirr

      El domingo pasado Daniela Carrasco fue encontrada muerta.

      –---------------

      Version reprise aujourd’hui même 22/11/19 par El Dínamo, journal chilien :
      Le procureur a qualifié le décès de suicide, le rapport de la médecine légale indiquant la cause de décès asphyxie par pendaison, l’intervention de tiers étant exclue

      Crisis social : las 23 muertes que son investigadas por la fiscalía
      https://www.eldinamo.cl/nacional/2019/11/22/muertes-fiscalia-crisis-social-fallecidos-investigaciones

      Daniela Carrasco
      Otra de las investigaciones abiertas de la Fiscalía Metropolitana Sur tiene relación con la muerte de la artista callejera de 36 años, Daniela Carrasco, quien fue hallada sin vida colgando de una reja en un sitio eriazo en la comuna de Pedro Aguirre Cerda, cerca del Parque André Jarlan.

      El caso fue descubierto luego de que un hombre que pasaba por el lugar grabó un video de la situación, quien sospechaba que la joven había sido víctima de violencia policial, incluso se especuló que la artista había sufrido abuso sexual.

      Sin embargo, desde la fiscalía señalaron que el deceso de Carrasco está siendo indagado como suicidio, ya que el informe del SML determinó que la causa de muerte fue asfixia por ahorcamiento, descartando la participación de terceros en la muerte.

      On notera que la quasi totalité des cas de «  décès du fait de la crise sociale  » abordés dans l’article d’ El Dínamo résultent de causes extérieures à l’action des forces de maintien de l’ordre, genre : suicide dans le commissariat

    • #JusticiaparaElMimo: il mondo intero chiede la verità sulla manifestante torturata e uccisa in Cile

      Daniela Carrasco uccisa in Cile: i social si mobilitano per Mimo

      “Daniela è stata violentata, torturata e impiccata perché simbolo delle proteste in Cile”, denuncia il coordinatore di “Ni Una menos” e i social network si mobilitano per chiedere chiarezza sulla morte di Daniela Carrasco, la 36enne artista di strada e simbolo delle proteste in Cile, ritrovata impiccata domenica 20 ottobre.

      Un evento tragico risalente ormai ad un mese fa, di cui i media non hanno dato notizia fino alle scorse ore perché il 20 novembre è arrivata la perizia sul corpo della giovane donna ma la sua morte resta ancora avvolta nel mistero.

      L’hashtag #JusticiaparaElMimo fa il giro del mondo e il naso rosso di Mimo inonda le bacheche di centinaia di migliaia di persone che vogliono la verità sull’omicidio che scuote il Cile.

      “Quando l’odio diventa codardo se ne va mascherato in società e si fa chiamare ‘giustizia’”, recita una vignetta condivisa su Twitter e dedicata alla giovane uccisa durante gli scontri antigovernativi che da quattro settimane stanno martoriando il Cile.

      L’artista di strada 36enne è stata ritrovata morta impiccata. In un primo momento era stato ipotizzato il suicidio, ma altri dettagli stanno emergendo anche grazie alla mobilitazione dei cittadini e del web. Una reazione che non conosce confini e valica le frontiere del Cile: a chiedere chiarezza c’è anche l’associazione italiana Non una di meno.

      “La vergogna delle barbarie umane si ripeterà sempre tra l’indifferenza e la connivenza”, scrive qualche altro utente. E c’è chi parla perfino di “femminicidio di Stato”.

      A lanciare sospetti sulla sorte di Daniela Carrasco e sulle altre vittime di violenza in Cile sarebbero anche le parole del presidente Sebastian Piñera il quale ha confermato gli abusi sui manifestanti da parte delle forze dell’ordine. “C’è stato un eccessivo uso della forza, ci sono stati abusi e i diritti di tutti non sono stati rispettati”, ha detto in conferenza stampa Piñera.

      https://www.tpi.it/esteri/daniela-carrasco-mimo-cile-campagna-social-20191122502504

    • *Cile, è ancora avvolta nel mistero la morte di Mimo:

      “Torturata per aver preso parte alle proteste”*

      Daniela Carrasco è stata trovata impiccata ad un albero: la prima ipotesi era di suicidio. La donna, conosciuta come «El mimo», aveva preso parte alle proteste che stanno infiammando il Cile. Non si esclude che la sua morte sia dovuta a torture e violenze sessuali.

      Cile, Mimo è morta in strane circostanze dopo le proteste

      In Cile va avanti da quattro settimane una violenta guerriglia urbana in seguito alle proteste iniziate il 14 ottobre contro i costi del servizio pubblico. I cortei, iniziati nella capitale Santiago, hanno poi assunto la dimensione nazionale contro le politiche del Governo e il bilancio è di 22 morti e oltre 2000 feriti.

      Tra le morti verificatesi, spicca quella di Daniela Carrasco, donna di 36 anni, artista di strada conosciuta come “La Mimo”. Nella giornata di mercoledì 20 novembre è stato consegnato ai suoi genitori la perizia effettuata. Dopo la prima ipotesi del suicidio, si fa strada anche l’opzione di una morte “simbolica”, a seguito di torture e violenze sessuali, che servisse da monito alle donne cilene.

      Daniela Carrasco è stata ritrovata domenica 20 ottobre senza vita impiccata ad un albero nelle vicinanze del arco “André Jarlan”, nel comune di Pedro Aguirre Cerda.

      Inizialmente, i medici avevano ipotizzato un suicidio, e dalla perizia, che ha accertato la morte per soffocamento. Non risulterebbero dal rapporto della polizia scientifica violenze né torture, almeno secondo le fonti ufficiali e le dichiarazioni del procuratore.

      Tra chi chiede giustizia per la donna che aveva preso parte alle manifestazioni cilene infatti sta prendendo piede un’altra ricostruzione.

      Daniela Carrasco sarebbe stata infatti vittima di terribili torture e ripetute violenze sessuali, per erigerla a esempio per tutte le donne che stanno scendendo in piazza nell’ultimo mese per protestare contro il governo cileno. Sarebbero infatti molte le donne scomparse a seguito delle proteste.

      A sostenere questa ipotesi è il coordinatore di “Ni Una menos“, il corrispettivo cileno dell’organizzazione Non una di meno, che sui social network ha denunciato come Daniela sia stata “è stata violentata, torturata, nuovamente violentata fino al punto di toglierle la vita”. Accuse sostenute anche dalla rete di attrici cilene, secondo cui la 36enne “è stata rapita dalle forze militari nei giorni della protesta il 19 ottobre”.
      Il presidente Pinera ammette gli abusi

      Intanto, il presidente cileno Sebastian Pinera ammette i recenti abusi della polizia sui manifestanti: “C’è stato un eccessivo uso della forza, ci sono stati abusi e i diritti di tutti non sono stati rispettati”, ha detto nel corso di una conferenza stampa al palazzo presidenziale de La Moneda ha riconosciuto un eccesso di violenza da parte delle forze dell’ordine nella repressione delle proteste e dei disordini.

      Il presidente ha aggiunto, nel corso del suo discorso di domenica, che “né gli atti di inusitata violenza né gli abusi resteranno impuniti”, garantendo adeguata assistenza affinché “le procure e i tribunali possano indagare e fare giustizia”.

      Quella giustizia che ancora non è stata fatta per la morte di Mimo.

      https://www.tpi.it/esteri/cile-proteste-morte-mimo-daniela-carrasco-20191121501561

    • Comme ce serait formidable d’avoir la traduction Deepl (500€/an) qui respecte beaucoup mieux le féminin, les textes originaux, les noms d’associations … et les sauts de lignes, utilise un français correct ou un procuratore ne devient pas avocat par un tour de passe passe de traduction !

      par exemple Deepl traduit

      Pour étayer cette hypothèse, le coordinateur de « Ni Una menos », l’homologue chilien de l’organisation Non una di meno, a dénoncé sur les réseaux sociaux comment Daniela a été "violée, torturée, violée à nouveau au point de prendre sa vie. Accusations également soutenues par le réseau d’actrices chiliennes, selon lesquelles la jeune femme de 36 ans « a été enlevée par les forces militaires pendant les jours de la manifestation du 19 octobre ».

      tandis que GooG accumule les erreurs

      Pour soutenir cette hypothèse, le coordinateur de « Ni Una menos », correspondant chilien de l’organisation Pas de moins, qui sur les réseaux sociaux a dénoncé comment Daniela était « a été violée, torturée, encore violée au point de la renvoyer la vie ». Accusations également soutenues par le réseau d’actrices chiliennes, selon lequel le jeune homme âgé de 36 ans « a été kidnappé par les forces militaires à l’époque de la manifestation du 19 octobre ».

    • C’est un peu ce que je demandais dès le départ : qui a fait faire l’autopsie, la police, la famille ? Et du coup en fait ça fait une semaine ou plus que sur tous les réseaux sociaux, les gens partagent en chaine le fait qu’elle a été torturée et tuée et que c’est une martyre, et en fait sa famille elle-même dit qu’elle s’est suicidée ? (mais elle a très bien pu se suicider après s’être fait torturer et violer, ça non plus c’est pas impossible et pas clair ! sauf que qui a dit qu’elle s’est faite violée, est-ce que c’est l’autopsie demandée par la famille aussi ou d’autres gens sans preuves ? j’ai pas réussi à comprendre d’où venait cette première info !)

      Bref, faut continuer de chercher et recouper vraiment les infos…

    • Ce que l’on entrevoit dans la vidéo de la découverte de son corps, suspendu à une grille, ne milite pas vraiment pour un suicide.

      Pour le reste, la confiance qu’on peut accorder à la police et à la médecine légale dans ce contexte est toute relative.

      Et dans un contexte de répression violente, avec certainement des éléments durs dans les forces de répression, chercher une source fiable semble difficile, voire dangereux.

    • Je sais bien pour le contexte, mais ya quand même pas que les infos de la police qui arrivent non ? D’où ma question de savoir d’où venaient les infos concrètement, évidemment que si les seules infos viennent des médecins de la police il ne faut pas faire confiance ! Mais ça n’empêche que pour affirmer des choses il faut forcément se baser sur des faits, il faut que Ni una menos ait pu voir le corps, voir des marques, etc, pour affirmer ensuite des choses. Dans toutes les déclarations je ne vois aucune mention indiquant d’où sortent les informations alors qu’il pourrait y avoir des phrases du genre « Nous avons pu voir son corps et nous avons vu… » ou même « Des conaissances ont pu voir son corps… » mais non, ya aucune indication du tout.

      La déclaration officielle de l’association « Avocates féministes du Chili », qui bosse directement et bénévolement pour la famille de Daniela, c’est pas une information aussi fiable que le reste ? Elles indiquent que ça pourrait décrédibiliser le mouvement social de propager des infos sans sources. Mais après je ne connais pas les forces en présence, peut-être que c’est une association de bourgeoises hors du mouvement social et qu’il ne faut pas leur faire confiance. Je n’ai pas encore trouvé de réaction de Ni una menos à cette déclaration.

      https://twitter.com/Abofemcl/status/1197997836299833344

      DECLARACIÓN PÚBLICA SOBRE MUERTE DE DANIELA CARRASCO
      El 20 de octubre, en pleno estallido de la crisis que hasta hoy atraviesa nuestro país, el cuerpo sin vida de Daniela Carrasco (36 años), más conocida como “La Mimo” apareció en la comuna de Pedro Aguirre Cerda.

      En medio de la crispación de esos días, distintas declaraciones fueron emitidas por organizaciones y colectivos, indicando que había pruebas de ensañamiento, tortura y que el crimen había sido realizado por agentes del Estado.

      Apenas la noticia llegó a oídos de Abofem, nuestras socias se pusieron en contacto con la familia y hoy llevan el caso de manera pro bono.

      Es por eso que, a pesar de que nunca nos referimos a los casos que llevamos, nos vemos en la necesidad de exigirle a la ciudadanía y también a los medios de comunicación que no sigan compartiendo información sin fuentes verificadas.

      Desde Abofem instamos a respetar tanto la memoria de Daniela como a su familia, quienes en incontables ocasiones han pedido cautela y trato digno en su duelo.

      Lamentablemente, día tras día seguimos viendo noticias falsas en medios de comunicación nacionales e internacionales, lo que nos parece del todo condenable, sobre todo teniendo en cuenta nuestro actual contexto.

      Además, nos hemos visto en la necesidad de salir a apoyar a la familia, quienes han sufrido el constante asedio por parte de periodistas y curiosos, lo que se suma a nuestra labor de solicitar y verificar que por parte del Ministerio Público...

      se realicen todas las diligencias investigativas pertinentes y conducentes para descartar cualquier participación de un tercero en este lamentable hecho, con la mayor diligencia.

      Queremos recordarles que la investigación para esclarecer las circunstancias de la muerte de Daniela sigue en curso y que los antecedentes que hasta ahora se manejan indican que habría dejado una carta explicando las razones de un eventual suicidio y que no se hallaron signos evidentes o patentes de tortura o agresión sexual. Indicamos lo anterior, sin perjuicio de que los informes médicos forenses puedan indicar algo distinto más adelante.

      También queremos aclarar, a pedido de la familia de Daniela, que no han solicitado dinero por redes sociales ni están vendiendo objetos con su imagen. Cualquiera de esas situaciones, no va en beneficio de la familia y constituye un aprovechamiento que solo profundiza su dolor

      Instamos a la ciudadanía, a las organizaciones y a los medios de comunicación a elevar los estándares éticos y profesionales para no vulnerar la memoria de Daniela ni a su familia, ni tampoco deslegitimar el movimiento social con noticias falsas sin fuentes verificables.

      De todos y cada uno de nosotr@s depende darle un trato digno a cada caso que aparezca durante estos tiempos.
      Fin.

  • Lettre reçue du Chili le 14 novembre 2019
    « La lutte pour la vie s’est transformée en un mode de vie »

    https://lavoiedujaguar.net/Lettre-recue-du-Chili-le-14-novembre-2019-La-lutte-pour-la-vie-s-est

    L’État-capital en est réduit à une gestion de plus en plus répressive de la violence et ses chiens de garde n’hésitent pas à nous écraser dès que nous essayons de briser le joug de la marchandise. Les forces de l’ordre entrent en tirant dans les hôpitaux et les écoles, nous terrorisent dans nos maisons, nous font disparaître, nous emprisonnent, nous mutilent dans les rues. Le théâtre politique cherche à normaliser cette situation en utilisant les outils et les mécanismes de la démocratie. Il y a quelques jours, le Conseil de sécurité nationale, qui rassemble les plus hauts représentants de la dictature bureaucratique militarisée, a été convoqué pour organiser la répression et une série de projets de loi a été annoncée pour criminaliser les manifestations.

    Depuis le début, il s’agit d’une lutte tenace contre toute la logique du monde marchand. Les étudiants qui ont allumé la première étincelle de l’insurrection en refusant de payer ont affirmé la possibilité d’un nouveau mode de vie contre la barbarie économique. C’est pour cela que ce soulèvement a rapidement trouvé ses complices dans tous les territoires. (...)

    #Chili #soulèvement #répression #dictature #démocratie #politiciens #résistance #correspondance