• L’#enseignement en temps de #confinement
    De #Bénédicte_Tratnjek (@ville_en)

    Ça se bouscule de partout pour donner donner donner une charge de boulot, pour être « cool » pour les plates-formes qu’on ne connaît pas, sur le « mes élèves m’adorent, je suis sur #Discord », sans aucune réflexion, au nom de familles qu’on oublie au final pour une concurrence à être « le » prof qui impressionne les autres avec ses « #outils » sur des groupes sur les réseaux. Je suis choquée qu’on amène comme ça nos élèves sur un tas de réseaux sociaux sans tenir compte de la loi, de protéger nos élèves des autres usages, de leurs données, des personnes peu fréquentables qui vont être très actives ces jours à venir... Cet emballement non réfléchi sur Discord pour faire cool, sous prétexte que les outils ne sont pas (depuis 2 jours ! Où est l’urgence ???) prêts m’effraie, quant à la non réflexivité sur nos pratiques ("ma matière est tellement importante que je donne 1000 fois trop de choses, mais les parents vont dire de moi que je suis le meilleur prof, le plus présent..." Euh non, ils vont crouler, stresser, craquer...), sur ce que nous devons transmettre réellement, quant à cette absence de réflexion qui laisse place à la précipitation, quant à cet usage inconsidéré et illégal de réseaux sociaux sous prétexte d’avoir des injonctions qui en fait nous demande une « #continuité », pas un totalité de cours, pas un rythme effréné, pas une boîte à prepas...

    Discord (puisque c’est le plus « cool » aujourd’hui, celui qui fait qu’on est « le » prof adapté) donc... Tous les syndicats et autorités préviennent, c’est hors la loi. Il ne faudra pas se plaindre si un parent porte plainte car son enfant qui a été amené sur la plate-forme par son enseignant y fait une mauvaise rencontre. Et il y en aura... Peu importe que les lycéens connaissaient déjà. Ceux qui y étaient, c’était la responsabilité de leurs familles. Les y inviter devient notre responsabilité. D’autant plus pour ceux qui n’y étaient pas et vont devoir obligatoirement y mettre leur numéro de téléphone avec vente des données par la plate-forme pour continuer de suivre les cours...

    Usage illégal de notre part, qui invite rapidement les élèves vers d’autres groupes. Récupération des données très très prolifique sur Discord, ils leur proposeront des groupes de jeux addictifs, payants (principe du « pay to win »), avec des contacts d’adultes pas là pour jouer du tout mais repérer les joueurs. Les parents n’ont pas tous connaissance de la plate-forme. Quand un enfant/jeune y va de lui-même, c’est la responsabilité parentale. Quand un enfant/élève doit y aller par invitation de son prof, ce sera la responsabilité du prof. Et c’est une demande illégale.

    Les plates-formes de l’éducation nationale ne fonctionnent pas ? Certes, et ? C’est l’histoire de quelques jours. Les élèves et leurs familles ont de toute manière besoin de ces quelques jours. Sur des pages de parents, beaucoup se plaignent déjà de la surcharge de travail, des horaires de connexion imposés car similaires dans la fratrie, de devoir jongler entre 4 nouveaux outils par prof, d’être perdus, stressés par trop de demandes.

    Zen. Quand un élève est absent 5 jours, personne n’en fait un drame pour la remise en cause de sa scolarité. On avise à son retour, on fait au mieux, rien n’est dramatique. Tous ceux qui ont eu des élèves longtemps hospitalisés en ont déjà fait l’expérience, on prévoit moins, on fait different, on ne leur envoie que « l’essentiel » à cause de la #fatigabilité. Faisons de même. Quel essentiel transmettre dans une période où les parents vont avoir une grande #charge_mentale, épuisante et stressante, déjà vis-à-vis du virus, des circonstances, des questions qui seront de plus en plus stressées de leurs enfants.

    Continuité oui. Avec les outils qu’on peut, sans les multiplier. Ceux qu’on utilisait déjà pour les férus comme moi du numérique. Pas plus. Aider les collègues de l’équipe à accéder aux mêmes. Se soutenir entre nous. Réfléchir aux attendus, à la transmission, aux « essentiels ». Penser à proposer une activité de 20 minutes pour une heure de cours. On accélérera avec certaines classes quand toutes les familles et les élèves le pourront. Ou pas. On avisera avec eux, et pas « sans » eux tout en disant que la #surenchère est en leur nom. Écouter (lire en l’occurrence) la détresse de familles voulant tout faire mais croulant sous les mille consignes différentes, les 20 outils demandés, etc.

    Continuité ne veut pas dire qu’on fera autant. Leur génération n’en ressortira pas sotte, n’exagérons rien. Invitons-les vers des #lectures_audio choisies, des #documentaires, de petits textes, des #bandes_dessinées finement pensées, etc. Tout ça, ce n’est pas une absence d’#apprentissage. Faisons des questionnaires accessibles pour les élèves et les familles, des activités qui ne les fassent pas se dire « on n’y arrivera jamais, on laisse tomber ».

    Arrêtons d’utiliser des outils pour devenir le prof qui s’est le plus adapté (car c’est clairement l’effet inverse, d’oublier les familles, d’y aller massif, de surcharger), du prof le plus influenceur parce qu’il a publié un plan de travail de trois mois avec plein d’items jargonneux qui nous rassurent et une mise en page hallucinante (mais comment étaler un tel plan de travail à la maison ? Un collégien qui se retrouve avec des consignes d’étudiants de première année, ça ne le fera pas !), le prof le plus cool parce qu’on utilise une plate-forme illégale, dangereuse car on n’en maîtriser pas les invitations (Discord = donner son numéro de téléphone... Tout ça sans avoir l’accord signé des parents, pour une plate-forme que la plupart ne connaissait pas il y a une semaine... J’hallucine de la méconnaissance des réseaux sociaux...).

    Soyons un prof raisonnable, censé. Pensons, ne suragissons pas. Tout n’est pas calé 2 jours après l’arrêt de l’école ? ET ??????? OÙ EST L’URGENCE ???

    https://www.facebook.com/benedicte.tratnjek/posts/10156745443145059

    #réseaux_sociaux #éducation #responsabilité #outils_numériques #enseignement_à_distance

  • Christopher Wylie : « #Cambridge_Analytica a fermé, mais ses #tactiques n’ont pas disparu »
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/03/11/christopher-wylie-cambridge-analytica-a-ferme-mais-ses-tactiques-n-ont-pas-d

    ENTRETIEN
    L’ancien salarié de l’entreprise avait révélé le vol massif de données personnelles à des fins politiques par l’ancienne société britannique. Il publie aujourd’hui en français son livre, « Mindfuck ».

    Sa coiffure colorée s’est affichée sur les télévisions du monde entier il y a deux ans. Christopher Wylie, ancien salarié de l’entreprise Cambridge Analytica, est le lanceur d’alerte qui a révélé l’existence du gigantesque #vol_de_données_personnelles issues de #Facebook à des fins politiques mené par cette entreprise britannique, au profit notamment de la campagne de Donald #Trump et du #Brexit.

    Lire : tous nos articles sur l’affaire Cambridge Analytica

    Son livre, Mindfuck, est publié mercredi 11 mars en français aux éditions Grasset (512 pages, 24 euros). Un essai dense, qui parle davantage de politique que de technologie, et un outil précieux pour comprendre les mécanismes de l’ascension au pouvoir de Donald Trump.

    A la fin de votre livre, vous êtes au chômage, et un peu dépassé par votre nouvelle célébrité. Que faites-vous aujourd’hui ?
    Christopher Wylie : Ma vie est redevenue plus ou moins normale. Je travaille pour H&M. J’ai eu mon dernier rendez-vous avec des enquêteurs il y a deux semaines. Je suis encore très occupé, mais ma vie est un peu moins frénétique. Vivre sous la surveillance constante du public, ça devient épuisant au bout d’un moment.

    Que retenez-vous de toutes ces enquêtes dans lesquelles vous avez témoigné ?
    J’ai appris que, parfois, les preuves ne suffisent pas. Ça a été le cas dans l’enquête sur la campagne du Brexit. J’ai fourni aux autorités les preuves que Vote Leave, la campagne officielle, avait consacré 40 % de ses dépenses à une filiale de Cambridge Analytica au Canada. Ces dépenses étaient illégales, comme l’ont reconnu les autorités. Donc nous savons que Vote Leave a triché. C’était la plus importante violation de la loi électorale dans toute l’histoire de l’Angleterre.

    Pourtant, malgré toutes ces preuves, rien ou presque n’a été fait. Personne n’a dit « peut-être que nous devrions mettre tout ce processus en pause, en attendant la fin de l’enquête, parce qu’il est possible que cette triche ait eu un impact sur le vote ».

    Il y a pourtant eu des commissions parlementaires (liées à Cambridge Analytica) dans de nombreux pays, des sanctions, des amendes…
    Oui. Mais les régulateurs et les élus, pour la plupart, ne comprennent pas vraiment ce à quoi ils ont affaire. Ils reprennent à leur compte les éléments de langage de Facebook, qui dit « nous sommes un service, nous sommes gratuits, personne n’est obligé d’utiliser notre plate-forme ». C’est comme dire que l’électricité est un service et que si vous ne voulez pas être électrocuté, vous n’avez qu’à vous passer de courant ! Les données, comme l’électricité, sont partout, et peuvent être dangereuses.

    Beaucoup d’élus m’ont dit : « Vous savez, je suis un député, je n’y connais rien en technologies. » Peut-être, mais ça ne vous empêche pas de réguler les compagnies aériennes, les entreprises pharmaceutiques ou du nucléaire !

    Nous avons aujourd’hui un secteur de la technologie à qui on laisse le droit d’expérimenter en direct sur nos sociétés et nos démocraties, sans conséquences pour lui lorsque ça se passe mal. Or, quand vous laissez une bande d’ingénieurs californiens, majoritairement des hommes blancs, créer un produit et l’appliquer à un pays qui a un passé de violences ethniques et religieuses, il se passe ce qui s’est passé en Birmanie. Même après avoir été alerté que son service était utilisé par l’armée comme un catalyseur de nettoyage ethnique, Facebook n’a quasi rien fait.

    Pensez-vous que Cambridge Analytica a eu un impact sur le résultat final dans le référendum sur le Brexit ?
    C’est probable. Si ça n’avait pas produit de résultats, Vote Leave n’aurait probablement pas dépensé 40 % de son budget dans ces services. Mais si on parlait de dopage, on ne se poserait même pas la question : quand un athlète est pris sur le fait, on ne se demande pas si les produits qu’il ou elle a pris ont vraiment fait une différence.

    Mike Bloomberg a dépensé des centaines de millions de dollars en publicités ciblées et en analyses de données pour remporter l’investiture démocrate. Mais sa campagne pour les primaires a échoué. Est-ce que ça ne montre pas les limites de ce que faisait Cambridge Analytica ?
    Je ne peux pas me prononcer sur la campagne de Mike Bloomberg en particulier, mais il faut garder à l’esprit que le but initial de Steve Bannon [l’ancien conseiller politique de Donald Trump, chargé de sa campagne électorale en 2016] était de changer la perception du public, pas de faire élire un candidat en particulier. Il a su catalyser le mouvement alt-right, ce qui a ensuite permis à Donald Trump de réussir.

    Cambridge Analytica a commencé en travaillant sur la contre-propagande, et notamment sur les jeunes hommes musulmans célibataires et en difficulté, qui pouvaient être tentés de rejoindre l’organisation Etat islamique. Bannon a ciblé des profils semblables aux Etats-Unis, sauf qu’au lieu de viser les jeunes musulmans pour les « déradicaliser », ils ont visé les jeunes blancs pour les radicaliser.

    Steve Bannon a très vite compris qu’il pouvait s’appuyer sur des mouvements comme le GamerGate, trouver des groupes de personnes extrêmement en colère et qui étaient prêtes à devenir des trolls extrémistes dévoués.

    C’est une différence majeure avec la campagne de Mike Bloomberg. Trump, en 2016, a pu exploiter ces cellules, dans tout le pays, qui étaient nourries de propagande et de conneries, jusqu’à ce qu’elles ne soient plus que des boules de rage pure.

    Steve Bannon, l’éminence brune de Donald Trump
    A la lecture de votre livre, on a l’impression que Steve Bannon a créé l’alt-right de toutes pièces, seul. Ne lui accordez-vous pas trop de crédit ?
    Je ne pense pas qu’il a tout créé lui-même. Steve Bannon n’est pas un magicien venu de l’hyperespace qui a lavé le cerveau de millions de personnes juste parce qu’il avait accès à des données Facebook.

    Mais il a été un catalyseur. Il a compris, avant tout le monde, un certain nombre de choses qui se passaient sur Internet en 2013-2014. Vous en connaissez beaucoup des politiques qui lisaient Reddit et 4Chan à l’époque ? Moi, non.

    Les démocrates ont-ils compris ce qui s’était passé ?
    Pour comprendre l’élection de Trump, il faut réfléchir en matière d’insurrection. Une erreur que font beaucoup de démocrates est qu’ils continuent de considérer Donald Trump comme un candidat politique. Ceci alors que l’alt-right fonctionne littéralement comme une secte, avec des milliers d’adeptes complètement cinglés. Personne n’ose le dire, parce que ce sont les Etats-Unis, mais si Trump était président du Zimbabwe, on ne parlerait certainement pas de « l’administration Trump », mais du « régime Trump ».

    D’autres « Cambridge Analytica » sont-ils possibles ?
    Oui. L’entreprise a fermé, mais ses technologies et ses tactiques n’ont pas disparu. Je ne sais pas ce que font les autres anciens employés. Nous savons désormais pour Cambridge Analytica, pour la Russie, mais que se passera-t-il la prochaine fois, quand la Corée du Nord aura créé son propre Cambridge Analytica ? Ou l’Iran, la Chine, ou même un pays « ami » ?

    Si un bombardier russe survole la France pour larguer des tracts à la veille d’une élection, il y a de fortes chances que l’armée française lui tire dessus. Mais si exactement la même chose se produit dans le cyberespace, subitement plus personne ne sait comment réagir.

    Ma grande crainte est que ces opérations d’influence deviennent la norme dans tous les pays. La désinformation, de gauche comme de droite, est toujours la forme la plus aisément accessible d’information. L’information de qualité est en général derrière un paywall, et la propagande est toujours gratuite.

    Finalement, la seule entité qui semble agir très directement pour limiter la désinformation reste Facebook. L’entreprise a démantelé plusieurs réseaux de désinformation ces dernières années…
    C’est vrai. Mais est-ce que vous, Français, vous voulez vraiment déléguer la gestion de votre vie politique en ligne à une entreprise californienne gérée par une bande de mecs de la Silicon Valley ? Je ne leur fais pas confiance.

    Et depuis quand est-ce que ce rôle peut être délégué à une entreprise privée, qui a un point de vue incroyablement américain sur la plupart des choses ?

    Facebook a recruté un Européen, l’ancien leader du Parti des démocrates libéraux Nick Clegg, à l’un de ses principaux postes. Dans votre livre, vous racontez avoir croisé M. Clegg dans ses anciennes fonctions. Est-ce qu’il ne peut pas apporter justement une vision plus « européenne » ?
    Pensez-vous vraiment que Sheryl [Sandberg] et Mark [Zuckerberg] en ont vraiment quelque chose à faire ? Que diraient les Français si, après son mandat, Emmanuel Macron vous disait que le changement climatique est un sujet extrêmement important et qu’il a donc décidé d’aller travailler pour une compagnie pétrolière pour « changer les choses de l’intérieur » ? Tout ça, ce sont des beaux discours, mais le résultat, c’est que vous travaillez pour une entreprise qui pose de gigantesques problèmes.

    Pourquoi avez-vous travaillé aussi longtemps pour Cambridge Analytica ? Vous expliquez dans votre livre à quel point vous étiez politiquement en désaccord avec sa direction…
    Lorsque vous êtes dans une relation toxique, la situation n’est pas toujours aussi simple. Et je reconnais que j’ai été un peu absorbé par le côté « cool » du projet original.

    Avec le recul, je me rends bien compte que ce n’est pas parce qu’un projet est passionnant qu’il ne peut pas être utilisé pour de mauvaises choses. Le couteau que vous fabriquez peut être utilisé par un chef étoilé au Michelin ou pour agresser quelqu’un. J’ai ignoré beaucoup de signaux qui auraient dû m’alerter.

    Très peu de gens se lancent dans une carrière d’ingénieur en se disant qu’ils veulent détruire la société. Il y a des problèmes de sexisme et de racisme dans la Silicon Valley, mais la plupart des gens qui y travaillent ne cherchent pas à faire du mal. C’est juste qu’ils sont dans un secteur qui ne leur impose pas un code de conduite professionnel strict, qui n’a pas assez d’agences de régulation et de règles.

    Quelles devraient, selon vous, être ces règles ?
    Les codes de conduite pour les architectes ne se contentent pas de regarder à quel point un design est brillant : il leur impose de regarder des choses comme les flux d’air en cas d’incendie. C’est pareil quand vous êtes médecin ou avocat. L’une des raisons qui font que la société vous octroie un prestige lié à votre profession, c’est que vous devez vous conformer à des standards éthiques.

    L’ingénierie informatique n’est plus une niche depuis longtemps. La science des données non plus. Il est grand temps que ces professions évoluent, et adoptent des codes de conduite qui les engagent à titre personnel.

    Aujourd’hui, les entreprises sont confrontées aux régulateurs seulement lorsqu’elles ont fait quelque chose de mal. Dans le secteur de l’aérospatiale ou du médicament, lorsque vous avez une idée pour un nouveau produit, vous devez d’abord demander une autorisation en amont, avant de le lancer. Je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas s’appliquer aux #réseaux_sociaux.

  • #VraieFemmeAfricaine, le hashtag qui renverse les clichés sexistes
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/03/05/vraiefemmeafricaine-le-hashtag-qui-prend-les-cliches-sexistes-a-contre-pied_

    Reste à savoir si ce #hashtag pourra accélérer le changement des comportements. L’exemple du #Sénégal tendrait à faire pencher la balance côté du « oui » après que #BalanceTonSaïSaï #Dafadoye et #Doyna, (« balance ton porc », « ça suffit ! » et « stop », en wolof) apparus en 2018 et 2019 suites à une série de viols et de féminicides ont contribué à changer dans la loi la qualification du #viol de « #délit » à « #crime », le 30 décembre 2019. Entre 2016 et 2019, 4 320 cas de viol avaient été recensés dans le pays et le combat sur les réseaux sociaux puis dans la rue a aidé à cette transformation majeure. Les auteurs de viol s’exposent désormais à la perpétuité et non plus à cinq à dix ans de prison.

    #femmes #Afrique #sexisme #féminisme #réseaux_sociaux

  • Réseaux sociaux : flux à lier - #DATAGUEULE 95 - DataGueule
    https://peertube.datagueule.tv/videos/watch/b69424ee-33c8-4f7e-a47c-5c33d9c30b71

    Ils sont attirants, attachants … et rapidement indispensables. Les #réseaux_sociaux nous appâtent à coup de likes et nous bercent dans leurs « infinite scroll ». Et rapidement leurs #interfaces nous poussent à la consommation jusqu’à l’overdose. Et ce n’est pas un hasard. Ils ont bâti leurs empires sur notre #addiction à la #dopamine.

    #twitter #facebook #tinder #whatsapp #youtube #captologie #psychologie #smartphone #publicité_ciblée #monétisation_des_liens_sociaux #design #framasoft #mastodon #diaspora #logiciel_libre #culture_libre #société_libre

  • La République Inaltérable : « La bite qui cache la forêt »

    Un bien bel épisode ce matin !

    A écouter sans modération.

    https://player.acast.com/archives-time-to-blast/episodes/la-bite-qui-cache-la-foret


    Retrouvez Alexis Poulin et son équipe pour un décryptage libre, incisif et sans concession de l’actualité politique.

    Une baladodiffusion du Monde Moderne, sur une idée presque originale d’Antoine Gouritin.

    Le Monde Moderne

    https://larepubliqueinalterable.top

    On ne se rend vraiment compte de la préciosité de l’oxygène que lorsqu’on se sent étouffé !

    https://www.lemediatv.fr/emissions/les-emissions-speciales/kollekthon-un-autre-monde-est-possible-nIoFojLtSLK_gZ6ilzfk3A

    #censure #réseaux_sociaux

  • Surveillés, exploités : dans l’enfer des #livreurs_à_vélo

    Dans cette enquête inédite, Le Média révèle les mécanismes de #surveillance des livreurs mis en place par les plateformes pour mieux les exploiter, et plus largement les conditions de travail scandaleuses auxquelles ils sont soumis : temps de travail excessif, mise en danger de mort...

    Depuis quelques années, les livreurs à vélo sont apparus dans le paysage urbain. Avec leurs sacs colorés, ils parcourent les rues des plus grands villes européennes. Ils travaillent pour des #plateformes_numériques, souvent dans des conditions plus que précaires.

    Dans cette enquête inédite, nous révélons les mécanismes de surveillance des livreurs mis en place par des plateformes telles que #Deliveroo, #Foodora ou #Uber_Eats pour mieux les exploiter, et plus largement les conditions de travail scandaleuses auxquelles ils sont soumis. À partir de l’histoire de #Frank_Page, jeune livreur Uber Eats décédé à la suite d’un accident de voiture près de l’autoroute, nous retraçons la façon dont les plateformes numériques de livraison imposent des rythmes dangereux et affectent aux livreurs des parcours potentiellement meurtriers.

    Mais cette histoire en cache plein d’autres. Derrière cette organisation du travail prétendument novatrice se cachent des pratiques régulières de répression syndicale, chez Deliveroo ou chez Uber. De Bordeaux à Dijon, en passant par Paris, les livreurs qui essaient de s’organiser face aux plateformes en paient le prix, parfois chèrement. Et cela ne se limite pas à la France.

    Ainsi, nous révélons en exclusivité que Deliveroo a espionné des syndicalistes en Angleterre en essayant de recueillir des données privées et en espionnant leurs réseaux sociaux. Le flicage ne s’arrête pas là. Grâce à l’association #Exodus_Privacy, nous avons aussi découvert comment certaines applications - celle de Deliveroo, notamment - surveillent leurs livreurs et récoltent certaines données, qui sont par la suite redirigées vers de régies publicitaires, exposant ces entreprises à une potentielle violation de la loi européenne sur la vie privée.

    https://www.youtube.com/watch?v=vASAMVRiy8s&feature=emb_logo


    https://www.lemediatv.fr/emissions/les-enquetes/surveilles-exploites-dans-lenfer-des-livreurs-a-velo-sJHkn_vURXeCnFw7IvBks

    A partir de la minute 33, il y a une interview avec Paul-Olivier Dehay, fondateur de l’ONG Personal data.io (https://wiki.personaldata.io/wiki/Main_Page).
    Il explique comment les plateformes de livreurs utilisent les données collectées :

    « On peut diviser son groupe d’ ’employés’ grâce à ces outils, et commencer à appliquer des traitements différents à chacun de ces sous-groupes. Par exemple offrir des bonus à certains et pas à d’autres, des encouragements, faire des expériences de traitements différents. C’est un outil managérial pour gérer la force ouvrière des livreurs. Ces plateformes cherchent à opérer en ayant un maximum d’informations sur le marché, mais par contre en livrant un minimum d’informations à chaque entité pour faire son travail. Donc quand un livreur livre un plat il ne sait pas si dans l’heure il va avoir encore 3 ou 4 boulots, il n’a aucune information sur les prédictions ou quoi que ce soit, parce que la plateforme cherche à pousser un maximum de risques économiques vers les livreurs, et cherche à optimiser toujours dans son intérêt. On voit que l’asymétrie d’information pour ces plateformes est stratégique pour eux. Uber n’a pas de voiture, Deliveroo n’a pas de vélo, ce qu’ils ont c’est de l’information, et de l’information qui vaut de l’argent pour des restaurants, pour des livreurs, et pour des consommateurs au final. C’est mettre tous ces acteurs ensemble qui va permettre à la plateforme de faire de l’argent. On peut tout à fait imaginer un scénario où chacune des parties se réapproprie un maximum de ces données et au final se demande ’En fait, pourquoi on a besoin de cet intermédiaire ? Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas agir avec des outils qui nous permettent d’interagir directement’. Si on suit cette logique d’exposition de la plateforme, de mise à nu de la plateforme, on se rend compte qu’au final il n’y a rien derrière, il n’y a rien qui a vraiment une valeur, c’est dans l’#asymétrie de l’information qu’ils construisent la valeur »

    #exploitation #travail #conditions_de_travail #précarité #surveillance #gig_economy #économie_de_la_tâche #livreurs #auto-entrepreneurs #liberté #enquête #deliveroo_rider #téléphone_portable #smartphone #syndicats #risques #accidents #coursiers #coursiers_à_vélo #grève #accidents #décès #morts #taxes #résistance #taux_de_satisfaction #Dijon #Brighton #algorithme #déconnexion #Guy_MacClenahan #IWGB #réseaux_sociaux #flexibilité #sanctions #contrôle #Take_it_easy #dérapage #strike #pisteur #géolocalisation #publicité #identifiant_publicitaire #Appboy #segment.io #Braze #information #informations #charte #charte_sociale
    ping @albertocampiphoto

    ping @etraces

  • Coup d’État sur la « #loi_haine »

    La #loi « contre la haine » s’est transformée en loi sécuritaire au nom de la lutte « anti-terroriste ». Ce bouleversement a été acté hier à 22h30, par un #amendement (http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2583/AN/161) de dernière minute proposé par le gouvernement et adopté par les députés serviles de l’Assemblée nationale. Ce #coup_de_force du gouvernement, imposé in extremis, est une nouvelle démonstration d’#anti-parlementarisme. L’honneur des députés exige qu’ils rejettent la loi dans son ensemble.

    Alors que la loi exigeait initialement de retirer les #contenus_illicites en 24 heures, elle impose désormais aux #plateformes de retirer en une heure les contenus que la #police lui signalera comme relevant du #terrorisme ou d’#abus_sur_mineurs. La police décidera seule des contenus relevant du terrorisme – sans le contrôle d’un juge. On l’a déjà vu abuser illégalement de ce pouvoir pour qualifier des propos militants de « terroristes » afin de les faire censurer – la justice avait alors attendu plus d’une année pour dénoncer ces abus de la police.

    De plus, alors que la loi ne concernait initialement que les plateformes ayant plusieurs millions de visiteurs par mois (Facebook, Twitter, Youtube…), les nouvelles mesures « anti-terroristes » visent désormais n’importe quelle plateforme, de toute taille. Il pourra s’agir du forum de n’importe quel site de presse, d’une plateforme militante, d’un petit hébergeur associatif ou de tout nœud d’un réseau social décentralisé tel que Mastodon ou PeerTube.

    Le délai d’une heure est matériellement impossible à respecter pour la grande majorité des plateformes Web (typiquement pour les signalements qui leur seraient faits de nuit). Ces plateformes n’auront d’autres choix que de fermer boutique ou de déléguer leur modération aux outils de censure automatisée fournis par Google et Facebook. Dans tous les cas, les grands vainqueurs seront ces deux dernières entreprises, dont la concurrence sera anéantie ou mise sous leur joug.

    Enfin, alors que la loi initiale ne prévoyait que des #sanctions financières, les nouvelles mesures prévoient des sanctions concrètes, drastiques. Si une plateforme ne censure pas un contenu dans l’heure qui suit sa notification par la police, la police pourra exiger que les fournisseurs d’accès à Internet empêchent l’accès à cette plateforme depuis la France.

    Une concentration totale des pouvoirs

    La #concentration_des_pouvoirs dans les mains de la police est totale : c’est à la fois elle qui décide quelles plateformes attaquer, qui qualifie un contenu comme étant illégal et qui met en œuvre sa sanction. L’ensemble du Web français est à sa merci.

    Si la police était mal intentionnée, il lui suffirait de publier anonymement et au milieu de la nuit des messages « terroristes » sur les plateformes de son choix pour les faire censurer (car presque aucune plateforme ne peut avoir des modérateurs réveillés toute la nuit pour répondre dans l’heure à la police). Rien dans la loi n’empêche de tels abus.

    Notons que cette situation n’est pas entièrement nouvelle : c’est la loi anti-terroriste de 2014 qui avait créé ce dispositif de #censure_policière. À l’époque toutefois, le délai pour répondre à la police était de 24 heures. Il passe aujourd’hui à #1_heure, démultipliant les risques d’abus.

    Un coup de force anti-parlementaire

    Le Parlement n’a jamais eu l’occasion de débattre des dangers de ce nouveau délai d’une heure imposé à l’ensemble du Web. Le Parlement n’a même pas eu l’occasion d’en prendre connaissance. Pendant des mois de débats sur la proposition de loi « contre la haine », le Parlement n’a parlé que de sujets bien éloignés du terrorisme. Ce n’est qu’au dernier moment, en séance publique lors de la 2ème lecture à l’Assemblée nationale, et alors que le sujet n’avait pas été abordé en commission des lois, que le gouvernement est parvenu à lui imposer ces changements, par surprise et par ignorance. Il aurait pourtant fallu en débattre pendant des mois, en auditionnant des dizaines d’acteurs, pour prétendre respecter nos principes démocratiques.

    La situation a tout pour rappeler un autre dossier : le règlement européen contre les contenus terroristes, qui prévoit lui aussi un délai de retrait en #une_heure. L’an dernier, la Commission européenne et les États membres avaient exercé une terrible pression sur le Parlement européen pour qu’il adopte en première lecture un texte en urgence avant les élections européennes (voir notre page de campagne : https://www.laquadrature.net/censureterro). Tout avait été fait pour empêcher un véritable débat, mais il avait pu au moins durer quelques semaines – permettant notamment de limiter la censure policière par l’autorisation préalable d’un juge ou d’une autorité indépendante (et la loi française serait ici contraire à la position du Parlement européen).

    Hier, le débat n’a pas même eu lieu.

    Le gouvernement semble s’être lassé de la comédie démocratique. L’avis des parlementaires n’a plus aucune conséquence sur le processus législatif : à quoi bon leur permettre de s’en faire un ? Autant gagner du temps et leur demander de tout signer à la dernière minute et sans leur expliquer.

    Si les députés ont encore un semblant de respect pour leurs fonctions démocratiques, ils doivent s’opposer à cette proposition de loi. Au moins du fait que le gouvernement a entièrement nié et insulté celles-ci hier. Et du fait, aussi, que le gouvernement a manipulé diverses volontés et associations luttant contre la haine afin de dévoyer au final la loi vers ses objectifs purement sécuritaires.

    Formellement, l’Assemblée nationale doit encore décider d’adopter ou non cette proposition de loi dans son ensemble aujourd’hui. Tout député ne qui ne votera pas contre cette loi actera que le gouvernement l’a démis de ses fonctions.

    https://academia.hypotheses.org/8795
    #sécurité #terrorisme #anti-terrorisme #censure #réseaux_sociaux #internet

    ping @isskein @karine4 @reka @simplicissimus @davduf @daphne @marty @mathieup

  • Quelles sont les raisons invoquées par les internautes qui, dans les réseaux_sociaux, exposent leur vie privée et dévoilent, parfois de façon impudique, leur intimité ? #numérique #Internet #réseaux_sociaux #intimité

    http://sms.hypotheses.org/8611

    Dans son ouvrage Raison, bonnes raisons (2003), le sociologue Raymond Boudon s’est intéressé aux « bonnes raisons » que les individus peuvent invoquer pour expliquer que leurs actions sont moins irrationnelles qu’il n’y paraît, mais obéissent à des rationalités que le chercheur doit révéler. Autrement dit, si leurs choix ne sont pas tous nécessairement rationnels, ils ont aussi de bonnes raisons pour agir comme ils le font.

    Dans ma thèse soutenue en 2016, qui traite des pratiques de l’intime dans les réseaux sociaux, j’ai voulu chercher les bonnes raisons qu’ont les internautes de se livrer sur leur vie privée. Il me fallait pour cela dépasser les jugements hâtifs très négatifs qui les relèguent, entre autres, dans la zone trouble du narcissisme et me pencher sur les bénéfices espérés par ces nouveaux pratiquants de l’intime.

    • Cependant, des troubles peuvent naître entre les territoires physiques et leurs calques numériques. Ce que je dis sur un site de rencontre, c’est un peu moi, mais pas tout à fait. Lors de rencontres dans la « vraie vie » les internautes qui se sont connus sur un site de rencontres soulignent régulièrement la non-conformité avec la description donnée sur le profil.

      CC Pixabay Peggy_Marco
      CC Pixabay Peggy_Marco
      Ces difficultés poussent les individus à inventer toutes sortes de stratégies pour créer des outils destinés à y pallier. Les premières définitions des sites, par leurs concepteurs, évoluent selon les usages que nous en faisons. Par exemple Badoo développé initialement pour faire des rencontres amicales a été vite utilisé pour la rencontre amoureuse. De même, plus récemment, Leboncoin, spécialisé au départ dans d’autres types de petites annonces, est aussi devenu un site pour trouver un emploi. Cette créativité permet de retrouver de la liberté d’énonciation et de fournir de nouvelles définitions sur ces réseaux qui seront à leurs tours détournées. C’est un jeu sans fin entre processus de subjectivation et aliénation. Les individus se créent eux-mêmes et en même temps acceptent de jouer une fausse subjectivité attendue par les dispositifs.

      Dans ce processus infini de la #production_de_subjectivité, l’intime trouve sa place car il possède une #dimension_a-signifiante. Car le « dit » de l’intime n’existe pas et n’a jamais existé. En d’autres termes, on ne peut jamais dire l’intime, on croit le dire mais il demeure dans l’indicible. Alors ce que l’on expose, ce n’est pas le « dit » de l’intime ; c’est une tentative de le rendre signifiant. Cette tentative est certes inquiétante, mais elle est sans finalité possible car l’intime gardera en lui cette a-signifiance qui le constitue. Dire un simulacre d’intime ne l’annule jamais. C’est en cela qu’il est un impératif contemporain de la production de subjectivité.

  • Nouvelles censures, nouvelles dictatures | castagne
    http://hyperbate.fr/castagne/2020/01/07/nouvelles-censures-nouvelles-dictatures

    Donc l’ennemi aujourd’hui, ce ne sont plus les tyrans, c’est le public qui ose répondre et avoir un avis. Et la subversion, c’est le vocabulaire sexiste et homophobe.
    Je ne suis pas sûr de voir une énorme différence entre le combat que mène Riss et celui de la droite prétendument « irrévérencieuse » qui réclame le droit à insulter sans rendre de comptes.
    Oui, Internet a changé le monde, ce que les rédactions recevaient hier comme courrier des lecteurs en colère est devenu une expression publique, parfois massivement diffusée, qu’il n’est plus possible de jeter à la corbeille. Je comprends complètement que ça soit pesant, mais pas vraiment que, par un retournement étrange, Riss voie la liberté d’expression de personnes sans qualités comme une censure pour les médias qui ont pignon sur rue.

    • Plein d’extraits qu’on a envie de mettre ici mais allez plutôt lire, tout cet article est nickel.

      Le sujet de la parole sur les réseaux sociaux est un vrai sujet, mais il mérite un peu plus de réflexion et de discernement. Le régime chronologie très particulier des réseaux sociaux (événement, éternel retour, incapacité à l’oubli), les réflexes de meute, la négativité générale, l’inendigable déluge d’information, la bulle de filtrage, le biais de confirmation, le préchi-précha vertueux, la violence, l’anonymat et le pseudonymat, etc., tout cela mérite d’être observé et compris avant d’être jugé en bloc et repoussé avec horreur et gros mots défoulatoires, d’autant que l’histoire n’est pas terminée et que tout cela évolue. Traiter ses interlocuteurs comme des individus, des êtres pensants dignes de dialoguer, est sans doute une première étape indispensable.

      La liste des ennemi·es de Charlie témoigne surtout d’un certain #confusionnisme assez profitable à l’#extrême_droite #extrême-droite ou intellos révérencieux du côté du manche (même si #Charlie_Hebdo a aussi été du côté où on s’en prend plein la gueule). Moi qui prends la peine (et le risque) de m’opposer à certaines attitudes de censure et de refus de la discussion dans des milieux qui me sont proches, et qui le fais sans céder au sexisme et aux différents visages du mépris, c’est peu de dire que je ne me sens aucune affinité avec un #JeSuisCharlie qui tape avec la même vigueur sur les salauds et sur les femmes battues et violées. Et ça va, je sais reconnaître les critiques des #réseaux_sociaux qui ne s’inscrivent pas dans un cadre démocratique, qui confondent critique sociale et espérance en de nouvelles hiérarchies... les fachos s’en sont fait une spécialité. Je crois qu’on combat l’extrême droite (j’admets qu’on a ça en partage avec Charlie) en prenant ces maux à la racine.

  • « Le #parent_hyperconnecté à son portable risque de se déconnecter de son enfant »

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/03/le-parent-hyperconnecte-a-son-portable-risque-de-devenir-un-parent-deconnect

    La surexposition des jeunes enfants aux écrans numériques est considérée par les pédiatres comme un problème de santé publique. Le chercheur au CNRS Michel Desmurget dénonçait dans Le Monde du 23 octobre 2019 le risque de « crétinisation digitale ». Mais qu’en est-il des enfants qui subissent l’hyperconnexion de leurs parents ?

    Le bébé vient de voir affichée, sur le mur de la station de métro, une publicité montrant un sympathique labrador. Le petit cherche à communiquer son enthousiasme à sa mère par un gazouillis animé : il se redresse sur la poussette et lâche sa tétine. Il n’a pas encore l’âge de parler mais s’exprime avec les moyens du bord. La jeune femme lui fait face, le visage incliné vers son portable, qu’elle manipule de ses pouces agiles. Elle répond au bambin joyeux d’un sourire mécanique et replonge dans son écran. Alors le nourrisson s’éteint : son sourire s’affaisse, et l’étincelle de ses yeux s’évanouit, il s’enfonce dans son siège et tète à nouveau.

    #écran #smartphone #internet #réseaux_sociaux #monde_numérique #parents

    • La partie disponible mentionne « jeune femme », « maman » et « mère » mais rien sur les pères comme si les hommes n’avaient ni enfants ni portables. #culpabilisation_des_mères

      Ces pertes évoquent ce que le psychanalyste André Green a conceptualisé sous le titre du « complexe de la mère morte » (nous dirions aujourd’hui le « complexe du parent mort »). Il a décrit par là les effets délétères de l’absence psychique du parent, quand, absorbé par sa propre dépression, il devient indisponible à son enfant. Il a montré les tentatives déçues de l’enfant qui tente en vain d’animer l’adulte et finit par renoncer en adoptant une position de repli et d’extinction des forces vives de sa personnalité.

      Belle inversion patriarcale, l’absence psychique et physique des pères est imputé aux mères puis au parent qui est concrètement dans ce texte une « jeune femme », une « maman » et « mère ».

  • Don’t assume technology is racially neutral

    Without adequate and effective safeguards, the increasing reliance on technology in law enforcement risks reinforcing existing prejudices against racialised communities, writes Karen Taylor.

    Within the European Union, police and law enforcement are increasingly using new technologies to support their work. Yet little consideration is given to the potential misuse of these technologies and their impact on racialised communities.

    When the everyday experience of racialised policing and ethnic profiling is already causing significant physical, emotional and social harm, how much will these new developments further harm people of colour in Europe?

    With racialised communities already over-policed and under-protected, resorting to data-driven policing may further entrench existing discriminatory practices, such as racial profiling and the construction of ‘suspicious’ communities.

    This was highlighted in a new report published by the European Network Against Racism (ENAR) and the Open Society Justice Initiative.

    Using systems to profile, survey and provide a logic for discrimination is not new; what is new is the sense of neutrality afforded to data-driven policing.

    The ENAR report shows that law enforcement agencies present technology as ‘race’ neutral and independent of bias. However, such claims overlook the evidence of discriminatory policing against racialised minority and migrant communities throughout Europe.

    European criminal justice systems police minority groups according to the myths and stereotypes about the level of ‘risk’ they pose rather than the reality.

    This means racialised communities will feel a disproportionate impact from new technologies used for identification, surveillance and analysis – such as crime analytics, the use of mobile fingerprinting scanners, social media monitoring and mobile phone extraction - as they are already overpoliced.

    For example, in the UK, social media is used to track ‘gang-associated individuals’ within the ‘Gangs Matrix’. If a person shares content on social media that references a gang name or certain colours, flags or attire linked to a gang, they may be added to this database, according to research by Amnesty International.

    Given the racialisation of gangs, it is likely that such technology will be deployed for use against racialised people and groups.

    Another technology, automatic number plate recognition (ANPR) cameras, leads to concerns that cars can be ‘marked’, leading to increased stop and search.

    The Brandenburg police in Germany used the example of looking for “motorhomes or caravans with Polish license plates” in a recent leaked internal evaluation of the system.

    Searching for license plates of a particular nationality and looking for ‘motorhomes or caravans’ suggests a discriminatory focus on Travellers or Roma.

    Similarly, mobile fingerprint technology enables police to check against existing databases (including immigration records); and disproportionately affects racialised communities, given the racial disparity of those stopped and searched.

    Another way in which new technology negatively impacts racialised communities is that many algorithmically-driven identification technologies, such as automated facial recognition, disproportionately mis-identify people from black and other minority ethnic groups – and, in particular, black and brown women.

    This means that police are more likely to wrongfully stop, question and potentially arrest them.

    Finally, predictive policing systems are likely to present geographic areas and communities with a high proportion of minority ethnic people as ‘risky’ and subsequently make them a focus for police attention.

    Research shows that data-driven technologies that inform predictive policing increased levels of arrest for racialised communities by 30 percent. Indeed, place-based predictive tools take data from police records generated by over-policing certain communities.

    Forecasting is based on the higher rates of police intervention in those areas, suggesting police should further prioritise those areas.

    We often – rightly – discuss the ethical implications of new technologies and the current lack of public scrutiny and accountability. Yet we also urgently need to consider how they affect and target racialised communities.

    The European Commission will present a proposal on Artificial Intelligence within 100 days of taking office. This is an opportunity for the European Parliament to put safeguards in place that ensure that the use of AI does not have any harmful and/or discriminatory impact.

    In particular, it is important to consider how the use of such technologies will impact racialised communities, so often overlooked in these discussions. MEPs should also ensure that any data-driven technologies are not designed or used in a way that targets racialised communities.

    The use of such data has wide-ranging implications for racialised communities, not just in policing but also in counterterrorism and immigration control.

    Governments and policymakers need to develop processes for holding law enforcement agencies and technology companies to account for the consequences and effects of technology-driven policing.

    This should include implementing safeguards to ensure such technologies do not target racialised as well as other already over-policed communities.

    Technology is not neutral or objective; unless safeguards are put in place, it will exacerbate racial, ethnic and religious disparities in European justice systems.

    https://www.theparliamentmagazine.eu/articles/opinion/don%E2%80%99t-assume-technology-racially-neutral

    #neutralité #technologie #discriminations #racisme #xénophobie #police #profilage_ethnique #profilage #données #risques #surveillance #identification #big-data #smartphone #réseaux_sociaux #Gangs_Matrix #automatic_number_plate_recognition (#ANPR) #Système_de_reconnaissance_automatique_des_plaques_minéralogiques #plaque_d'immatriculation #Roms #algorythmes #contrôles_policiers

    –--------

    Pour télécharger le rapport :


    https://www.enar-eu.org/IMG/pdf/data-driven-profiling-web-final.pdf

    ping @cede @karine4 @isskein @etraces @davduf

  • « Dernière sommation » : quand la violence de l’État se croit légitime

    Allo, place Beauvau. Quand le journaliste #David_Dufresne commence à recenser les violences policières contre les gilets jaunes sur Twitter le 4 décembre 2018, il utilise cette interpellation directe au ministère de l’Intérieur (dont les bureaux sont situés dans l’hôtel Beauvau, dans le 8e arrondissement de Paris).

    En ce frisquet jour d’hiver, alors que commence ce qu’on a appelé l’« acte 3 » de la révolte française, Dufresne est sidéré par le silence des médias devant des #violences_policières qui lui apparaissent de plus en plus nombreuses et injustifiées. Il relaie des images captées par un adolescent bordelais montrant un camarade touché au visage par le tir d’un CRS.

    Ce sera le début, pour le journaliste désillusionné, collaborateur de Mediapart et auparavant de Libération, d’une quête de justice à coups de signalements sur Twitter — plus de 850 aujourd’hui. Cette année passée dans le ventre des manifs, pour laquelle il a été récompensé d’un Grand Prix du journalisme, est racontée d’une plume alerte et rythmée dans le roman Dernière sommation. Une lecture captivante et dérangeante, de laquelle on ressort habité par une grande question philosophique : qui a le droit d’être violent, et comment ?

    Comment nos sociétés en sont-elles venues à considérer une violence légitime, celle des policiers, et une violence répressible, celle des manifestants ? Les images sanguinolentes s’accumulant sur le compte Twitter de Dufresne posent le constat indéniable d’une violence policière que les autorités politiques ne sanctionnent guère, ni ne tentent de contenir.

    « Ne parlez pas de répression et de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un État de droit », déclare Emmanuel Macron le 7 mars. Pour David Dufresne, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Lui reviennent en tête les mots de Max Weber : « L’État revendique le monopole de l’usage légitime de la force physique. »

    « Je préférerais que ces paroles de Weber ne soient pas aussi criantes de vérité, lance-t-il, dépité. Mais, dans la France des gilets jaunes, elles résonnent plus que jamais. »

    Au fil des chapitres de #Dernière_sommation, le lecteur québécois pourra d’ailleurs associer à la situation française le souvenir amer du règlement P6 pendant le printemps étudiant — Dufresne a lui-même vécu à Montréal pendant une dizaine d’années et le mentionne comme une dérive similaire.

    « J’avais en tête ce qui s’est passé à Montréal en écrivant le roman, précise-t-il. Mais la situation de la France est plus tragique encore, puisque les forces policières relèvent directement du ministère de l’Intérieur et que les liens avec le politique sont encore plus étroits, constituant une menace plus grande à la démocratie et à l’expression des droits de la personne. Ça prend aussi une tournure particulière puisque la France est un pays doté d’une forte tradition de révolte populaire, dont la Déclaration des droits de l’homme reconnaît au peuple le droit de se soulever. Ce droit est tout à fait grignoté en ce moment. »

    Un roman pour prendre du recul

    Très ancré dans le réel et très proche des événements vécus par Dufresne lui-même, Dernière sommation prend tout de même des libertés et s’enrobe de fiction « pour constituer un poste d’observation plus large ». L’ex-journaliste y devient une version encore plus « punk » de lui-même, en la personne d’Étienne Dardel, père de famille aspiré par le mouvement des gilets jaunes de façon quasi obsessionnelle. S’intéressant d’abord aux manifestants — ceux de gauche, comme cette jeune idéaliste prénommée Vickie, ou ceux de droite, comme la mère éplorée de cette jeune militante —, le romancier dessine aussi les personnalités de préfets de police embrigadés dans les filets de l’État ou de policiers aux prises avec un syndicat impuissant.

    « La fiction m’a permis de composer des personnages cohérents en m’inspirant d’une très grande quantité de personnes croisées au fil de mon année à documenter la violence, souligne Dufresne. Mais, surtout, j’ai pu utiliser le roman comme une manière de sortir de la fournaise de l’actualité brûlante et d’essayer de tirer des conclusions, ou de trouver une signification au chaos. »

    Il n’est pas insensible à la douleur des policiers épuisés par d’éreintantes journées sur les ronds-points ou pris en étau entre le sens du devoir et le regard compassionnel qu’ils ne manquent pas de poser sur les manifestants. « Néanmoins, la souffrance des policiers ne doit pas se retourner contre les manifestants », tranche-t-il.

    Dufresne, malgré des airs de militant anti-flic, est un apôtre de la nuance. Chez les gilets jaunes, un mouvement composite s’il en est, il voit autant de militants « admirables » que de représentants de tout ce qu’il exècre. « J’ai considéré que mon travail n’était pas de faire de la discrimination en fonction des idéologies avec lesquelles je sympathise. La violence de l’État est illégitime, qu’elle frappe à gauche ou à droite. »

    Autre constat sans appel du néo-romancier : « le journalisme est mort ». « Je ne dis pas que Twitter est la solution, nuance-t-il. Les possibilités des réseaux sociaux sont également fort limitées. Il y a peut-être une certaine forme de couverture directe sur Internet qui me semble salutaire, comme celle que fait par exemple un titre comme Streetpress. Mais, de manière générale, le milieu journalistique ambiant en France est acoquiné au pouvoir et diffuse une #pensée_unique. C’est un problème grave. »

    https://www.ledevoir.com/lire/568975/fiction-francaise-derniere-sommation-quand-la-violence-de-l-etat-se-croit-
    #violence #violence_étatique #légitimité #livre #recension #journalisme #presse #médias #réseaux_sociaux #twitter #maintien_de_l'ordre

    ping @davduf @karine4

  • La sœur d’#Adama_Traoré va être mise en examen pour #diffamation envers des gendarmes

    Deux gendarmes avaient porté plainte contre #Assa_Traoré pour les propos écrits sur un compte Facebook.

    Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré, va être mise en examen pour diffamation envers des gendarmes, a appris mardi 10 décembre franceinfo auprès de son avocat Me Yassine Bouzrou. Elle a reçu une lettre du juge d’instruction, faisant office d’"avis préalable à une #mise_en_examen" pour « #diffamation_publique envers une personne dépositaire de l’autorité publique ».

    « Ils ne tueront pas ton nom Adama »

    Deux gendarmes avaient porté plainte contre Assa Traoré pour les propos écrits sur un compte #Facebook. Sur ce compte on peut lire : « Les gendarmes t’ont tué mais ils ne tueront pas ton nom Adama », et « Pas de justice pas de paix, mise en examen des gendarmes », suivi des noms de trois gendarmes. Le texte les désigne comme responsables de la mort d’Adama Traoré, jeune homme mort lors de son interpellation par les gendarmes dans le Val-d’Oise en 2016.

    Le collectif « La vérité pour Adama » dénonce sur Twitter une « incroyable inversion des rôles ». "C’est la soeur de la victime qu’on met en examen, écrivent-ils.

    Ils exigent le silence de la famille ainsi que le maintien de leur anonymat (…) Nous vous demandons de l’écrire partout en solidarité avec Assa Traoré et sa famille. Nous le répétons : mise en examen des gendarmes !Collectif « La vérité pour Adama »

    L’avocat de la famille Traoré, Me Yassine Bouzrou, précise que cette mise en examen est la suite logique de la procédure, lorsqu’il y a dépôt de plainte avec constitution de partie civile. D’après lui, cela ne prouve pas que le juge a des éléments contre Assa Traoré. « Ces plaintes sont grotesques et n’ont aucune chance d’aboutir », commente l’avocat auprès de franceinfo. Il indique que deux autres gendarmes poursuivent Assa Traoré sous forme de citation directe.


    https://mobile.francetvinfo.fr/faits-divers/adama-traore/la-soeur-d-adama-traore-va-etre-mise-en-examen-pour-diffamation-
    #violences_policières #maintien_de_l'ordre #réseaux_sociaux

  • EU-Asylbehörde beschattete Flüchtende in sozialen Medien

    Die EU-Agentur EASO überwachte jahrelang soziale Netzwerke, um Flüchtende auf dem Weg nach Europa zu stoppen. Der oberste Datenschützer der EU setzte dem Projekt nun ein Ende.

    Das EU-Asylunterstützungsbüro EASO hat jahrelang in sozialen Medien Informationen über Flüchtende, Migrationsrouten und Schleuser gesammelt. Ihre Erkenntnisse meldete die Behörde mit Sitz in Malta an EU-Staaten, die Kommission und andere EU-Agenturen. Die Ermittlungen auf eigene Faust sorgen nun für Ärger mit EU-Datenschützern.

    Mitarbeiter von EASO durchforsteten soziale Medien seit Januar 2017. Ihr Hauptziel waren Hinweise auf neue Migrationsbewegungen nach Europa. Die EU-Behörde übernahm das Projekt von der UN-Organisation UNHCR, berichtete EASO damals in einem Newsletter.

    Die Agentur durchsuchte einschlägige Seiten, Kanäle und Gruppen mit der Hilfe von Stichwortlisten. Im Fokus standen Fluchtrouten, aber auch die Angebote von Schleusern, gefälschte Dokumente und die Stimmung unter den Geflüchteten, schrieb ein EASO-Sprecher an netzpolitik.org.

    Das Vorläuferprojekt untersuchte ab März 2016 Falschinformationen, mit denen Schleuser Menschen nach Europa locken. Es entstand als Folge der Flüchtlingsbewegung 2015, im Fokus der UN-Mitarbeiter standen Geflüchtete aus Syrien, dem Irak und Afghanistan.

    Flüchtende informierten sich auf dem Weg nach Europa über soziale Netzwerke, heißt es im Abschlussbericht des UNHCR. In Facebook-Gruppen und Youtube-Kanälen bewerben demnach Schleuser offen ihr Angebot. Sie veröffentlichten auf Facebook-Seiten sogar Rezensionen von zufriedenen „Kunden“, sagten Projektmitarbeiter damals den Medien.
    Fluchtrouten und Fälschungen

    Die wöchentlichen Berichte von EASO landeten bei den EU-Staaten und Institutionen, außerdem bei UNHCR und der Weltpolizeiorganisation Interpol. Die EU-Staaten forderten EASO bereits 2018 auf, Hinweise auf Schleuser an Europol zu übermitteln.

    Die EU-Agentur überwachte Menschen aus zahlreichen Ländern. Beobachtet wurden Sprecher des Arabischen und von afghanischen Sprachen wie Paschtunisch und Dari, aber auch von in Äthiopien und Eritrea verbreiteten Sprachen wie Tigrinya und Amharisch, das in Nigeria gesprochene Edo sowie etwa des Türkischen und Kurdischen.

    „Das Ziel der Aktivitäten war es, die Mitgliedsstaaten zu informieren und den Missbrauch von Schutzbedürftigen zu verhindern“, schrieb der EASO-Sprecher Anis Cassar.
    Als Beispiel nannte der Sprecher den „Konvoi der Hoffnung“. So nannte sich eine Gruppe von hunderte Menschen aus Afghanistan, Iran und Pakistan, die im Frühjahr 2019 an der griechisch-bulgarischen Grenze auf Weiterreise nach Europa hofften.

    Die griechische Polizei hinderte den „Konvoi“ mit Tränengasgranaten am Grenzübertritt. Die „sehr frühe Entdeckung“ der Gruppe sei ein Erfolg des Einsatzes, sagte der EASO-Sprecher.
    Kein Schutzschirm gegen Gräueltaten

    Gräueltaten gegen Flüchtende standen hingegen nicht im Fokus von EASO. In Libyen werden tausende Flüchtende unter „KZ-ähnlichen Zuständen“ in Lagern festgehalten, befand ein interner Bericht der Auswärtigen Amtes bereits Ende 2017.

    Über die Lage in Libyen dringen über soziale Medien und Messengerdienste immer wieder erschreckende Details nach außen.

    Die EU-Agentur antwortete ausweichend auf unsere Frage, ob ihre Mitarbeiter bei ihrem Monitoring Hinweise auf Menschenrechtsverletzungen gefunden hätten.

    „Ich bin nicht in der Lage, Details über die Inhalte der tatsächlichen Berichte zu geben“, schrieb der EASO-Sprecher. „Die Berichte haben aber sicherlich dazu beigetragen, den zuständigen nationalen Behörden zu helfen, Schleuser ins Visier zu nehmen und Menschen zu retten.“

    Der Sprecher betonte, das EU-Asylunterstützungsbüro sei keine Strafverfolgungsbehörde oder Küstenwache. Der Einsatz habe bloß zur Information der Partnerbehörden gedient.
    Datenschützer: Rechtsgrundlage fehlt

    Der oberste EU-Datenschützer übte heftige Kritik an dem Projekt. Die Behörde kritisiert, die EU-Agentur habe sensible persönliche Daten von Flüchtenden gesammelt, etwa über deren Religion, ohne dass diese informiert worden seien oder zugestimmt hätten.

    Die Asylbehörde habe für solche Datensammelei keinerlei Rechtsgrundlage, urteilte der EU-Datenschutzbeauftragte Wojciech Wiewiórowski in einem Brief an EASO im November.

    Die Datenschutzbehörde prüfte die Asylagentur nach neuen, strengeren Regeln für die EU-Institutionen, die etwa zeitgleich mit der Datenschutzgrundverordnung zu gelten begannen.

    In dem Schreiben warnt der EU-Datenschutzbeauftragte, einzelne Sprachen und Schlüsselwörter zu überwachen, könne zu falschen Annahmen über Gruppen führen. Dies wirke unter Umständen diskriminierend.

    Die Datenschutzbehörde ordnete die sofortigen Suspendierung des Projektes an. Es gebe vorerst keine Pläne, die Überwachung sozialer Medien wieder aufzunehmen, schrieb der EASO-Sprecher an netzpolitik.org.

    Die Asylbehörde widersprach indes den Vorwürfen. EASO habe großen Aufwand betrieben, damit keinerlei persönliche Daten in ihren Berichten landeten, schrieb der Sprecher.

    Anders sieht das der EU-Datenschutzbeauftragte. In einem einzigen Bericht, der den Datenschützern als Beispiel übermittelt wurde, fanden sie mehrere E-Mailadressen und die Telefonnummer eines Betroffenen, schrieben sie in dem Brief an EASO.

    EASO klagte indes gegenüber netzpolitik.org über die „negativen Konsequenzen“ des Projekt-Stopps. Dies schade den EU-Staaten in der Effektivität ihrer Asylsysteme und habe womöglich schädliche Auswirkungen auf die Sicherheit von Migranten und Asylsuchenden.
    Frontex stoppte Monitoring-Projekt

    Die EU-Asylagentur geriet bereits zuvor mit Aufsehern in Konflikt. Im Vorjahr ermittelte die Antikorruptionsbehörde OLAF wegen Mobbing-Vorwürfen, Verfehlungen bei Großeinkäufen und Datenschutzverstößen.

    Auf Anfrage von netzpolitik.org bestätigte OLAF, dass „Unregelmäßigkeiten“ in den genannten Bereichen gefunden wurden. Die Behörde wollte aber keine näheren Details nennen.

    EASO ist nicht die einzige EU-Behörde, die soziale Netzwerke überwachen möchte. Die Grenzagentur Frontex schrieb im September einen Auftrag über 400.000 Euro aus. Ziel sei die Überwachung von sozialen Netzwerken auf „irreguläre Migrationsbewegungen“.

    Kritische Nachfragen bremsten das Projekt aber schon vor dem Start. Nach kritischen Nachfragen der NGO Privacy International blies Frontex das Projekt ab. Frontex habe nicht erklären können, wie sich die Überwachung mit dem Datenschutz und dem rechtlichen Mandat der Organisation vereinen lässt, kritisierte die NGO.

    https://netzpolitik.org/2019/eu-asylbehoerde-beschattete-fluechtende-in-sozialen-medien#spendenleist
    #EASO #asile #migrations #réfugiés #surveillance #réseaux_sociaux #protection_des_données #Frontex #données

    –->

    « Les rapports hebdomadaires de l’EASO ont été envoyés aux pays et institutions de l’UE, au #HCR et à l’Organisation mondiale de la police d’#Interpol. Les États de l’UE ont demandé à l’EASO en 2018 de fournir à #Europol des informations sur les passeurs »

    ping @etraces


  • Un #syndicat français de policiers diffuse une liste de journalistes présentés comme des ennemis de la police nationale

    Le #Syndicat_Indépendant_des_Commissaires_de_Police (#SICP) a diffusé, le 7 décembre 2019, un message sur le réseau social Twitter désignant nommément cinq journalistes français (#David_Dufresne - @davduf, #Taha_Bouhafs, #Gaspard_Glanz, « #Le_Général » et #Alexis_Poulin) comme « les principaux acteurs » du « combat anti-Police Nationale », en #France. Les journalistes nommés sont affublés de qualificatifs insultants ("imposteur", « menteur », « harceleur », « usurpateur », « haineux »). Le SICP accuse ces journalistes d’ « alimenter cette haine » et de « se délecter de ce climat », après que la porte du domicile d’un officier de la brigade anti-criminalité (BAC) a été recouverte de slogans hostiles à la police. Plusieurs représentant de la profession, dont la Fédération Européenne des Journalistes, ont dénoncé le caractère intimidatoire et diffamatoire du message du syndicat policier, largement relayé sur Twitter.

    https://www.coe.int/fr/web/media-freedom/detail-alert?p_p_id=sojdashboard_WAR_coesojportlet&p_p_lifecycle=0&p_p_col_id=c
    #intimidation #diffamation #presse #journalisme #réseaux_sociaux #police #conseil_de_l'Europe #maintien_de_l'ordre

    Le tweet en question du syndicat policier :


    https://twitter.com/SICPCommissaire/status/1203437519544684544

    • D’un coté c’est prestigieux de recevoir ces titres, pas comme leur légion (de crimes) d’honneur.
      #dictature #etat_policier #liberté_de_la_presse #liberté_d'informé #diffamation

      Il faudrait respecter aussi la présomption d’innocence, tout porte à pensé que ces policiers ont eux meme salit leurs portes et se sont ecit à eux memes pour justifier de nouvelles exactions et détruire tous les droits - droit de manifesté, droit d’informer, droit d’expression, droit de se déplacé...

      J’espère que ces 5 journalistes vont porter plainte pour diffamation, menace et insitation à la violence.

  • An Assessment Report on Blocked Websites, News Articles and Social Media Content from Turkey

    İfade Özgürlüğü Derneği (İFÖD – Freedom of Expression Association) has been set up formally in August 2017 protect and foster the right to freedom of opinion and expression. The Association envisions a society in which everyone enjoys freedom of opinion and expression and the right to access and disseminate information and knowledge.

    The 2018 EngelliWeb Report of the Freedom of Expression Association (“İFÖD”) written by Yaman Akdeniz and Ozan Güven includes overview of and considerations on increasing Internet censorship and access blocking practices by the end of 2018 in Turkey. This assessment is predominantly conducted by reference to the application of Law No. 5651 on Regulation of Publications on the Internet and Suppression of Crimes Committed by Means of Such Publications, which was enacted about 12 years ago and other subsequent regulations in Turkey.

    As a matter of fact, no statistical data on websites blocked from Turkey was published either by the former Telecommunications Communication Presidency (“TIB”) or its successor Information Technologies and Communication Board (“BTK”). Moreover, no statistical data on blocked websites, news articles (URL-based) and/or social media content has ever been published by the Association of Access Providers (“ESB”).

    İFÖD report includes detailed statistical information for the year of 2018 and also provides an overview for the 2007-2018 period on blocked websites, news articles (URL-based) and social media content. It is the intention of İFÖD to share such data and analysis with the general public on a regular basis. Therefore, further reports will be prepared and published; the first in September 2019 with regards to the first half of 2019 and a subsequent report in February 2020 as a year-end report for 2019.

    According to the İFÖD report access to 245.825 websites was blocked from Turkey by the end of 2018.Access to a total of 54.903 websites and domain names was blocked only in 2018. Furthermore, the report highlights that over 45.000 URL based blocking orders were issued since 2014 resulting with over 100.000 URLs blocked from Turkey to protect individual rights such as reputation.

    Since the personal rights violations related URL-based access blocking measure came into force in February 2014 with the amendment of Article 9 of Law No. 5651, as of 31 December 2018, it was determined that a total of 7334 news articles (URL-based) were blocked. These URLs were blocked by 2129 separate orders issued by 287 separate criminal judgeships of peace. Table 2 shows statistical information from 2014 to end of 2018 in relation to top twenty news sites from Turkey in terms of blocked news articles and how many URLs on these sites were blocked, how many of those blocked URLs have been deleted or removed from the website, and the figures of blocked URLs against deleted/removed URLs are also shown in figures 8 and 9.

    The EngelliWeb report also includes a section on most blocked and most removed news articles by newspapers and online news providers. For this purpose, 7334 blocked news articles (URL-based) were identified. These URLs were blocked by 2129 separate orders issued by 287 separate criminal judgeships of peace in Turkey.

    The EngelliWeb 2018: An Assessment Report on Blocked Websites, News Articles and Social Media Content from Turkey was prepared by Professor Yaman Akdeniz (Professor, Faculty of Law, İstanbul Bilgi University) and Expert Researcher Ozan Güven. EngelliWeb 2018 report was prepared within the scope of a project funded by the Human Rights Programme of the Government of the Netherlands and can be accessed in full as a PDF formatted book at:

    https://ifade.org.tr/reports/EngelliWeb_2018_Eng.pdf
    İFÖD Web Address: https://ifade.org.tr
    İFÖD Twitter Address: @ifadeorgtr

    https://globalfreedomofexpression.columbia.edu/publications/engelliweb-2018-an-assessment-report-on-blocked-
    #rapport #réseaux_sociaux #censure #Turquie #internet

    Pour télécharger le rapport en pdf
    https://globalfreedomofexpression.columbia.edu/wp-content/uploads/2019/07/EngelliWeb_2018_Eng.pdf

  • White nationalists are openly operating on Facebook. The company won’t act
    https://www.theguardian.com/technology/2019/nov/21/facebook-white-nationalists-ban-vdare-red-ice

    Guardian analysis finds VDare and Red Ice TV among several outlets that are still on the platform despite Facebook’s promised ban White supremacist racist organization Ku Klux Klan (KKK) members are seen during a rally in Madison, Indiana, United States on August 31, 2019. On 7 November, Lana Lokteff, an American white nationalist, introduced a “thought criminal and political prisoner and friend” as a featured guest on her internet talk show, Red Ice TV. For about 90 minutes, Lokteff and (...)

    #FaceApp #manipulation #censure #discrimination #modération

    https://i.guim.co.uk/img/media/139251eb4de4f3adfa86f0602468d3e294971d1f/0_231_4556_2735/master/4556.jpg

  • Border Agents Can’t Search Smartphones And Laptops Without ‘Reasonable Suspicion,’ Court Rules
    https://www.forbes.com/sites/lisettevoytko/2019/11/12/border-agents-cant-search-smartphones-and-laptops-without-reasonable-suspici

    A Boston federal court ruled Tuesday that U.S. federal agents can’t conduct “suspicionless” searches of international travelers’ smartphones and laptops at the border and other ports of entry, a decision hailed by the American Civil Liberties Union (ACLU) as a “major victory for privacy rights.” In a 48-page decision, U.S. district judge Denise Casper ruled that border officials need justifiable reasons to search a person’s electronic devices, which should be balanced against the privacy interests (...)

    #ICE #CBP #smartphone #écoutes #surveillance #migration #ACLU

  • Quand on explore, parfois, on s’égare !
    https://framablog.org/2019/11/05/quand-on-explore-parfois-on-segare

    Il paraît que l’on n’apprend que de ses erreurs… Nous avons donc voulu compiler nos plantages, errements et autres découragements récents, afin d’en tirer quelques enseignements. Cet article fait partie des « Carnets de voyage de #Contributopia ». D’octobre à décembre 2019, … Lire la suite­­

    #Carnets #Framasoft #Association #Communaute #contributopia #GAFAM #Internet #reseaux_sociaux

  • Faut-il quitter les réseaux sociaux ? | Histoires d’universités
    https://histoiresduniversites.wordpress.com/2019/10/26/faut-il-quitter-les-reseaux-sociaux

    Petit geste contre le réchauffement climatique. Les « clouds » dévorent de l’énergie en étant obligés de climatiser à mort (cf. deux Data Centers à Strasbourg sur le site du Magasin Vauban historique). Mais cette décision personnelle ne serait efficace que si elle était imitée par des centaines de millions de Twittos. Il n’est pas encore interdit de rêver !

    Il y a donc d’autres raisons. Je veux récupérer deux heures par jour pour faire des choses moins paresseuses que celle de parcourir les réseaux et d’y intervenir. Bref, être un retraité plus actif dans la vie réelle.

    La volatilité des informations sur Twitter est croissante. Comment retrouver un tweet ? Impossible avec le moteur de recherche. Lire également Des milliards de photos volatilisées

    Pagaille dans les échanges même avec une communauté réduite. Trois possibilités de marquer un intérêt (aimer, retweeter, retweeter avec un commentaire) : cela engendre très vite des confusions dans la chronologie des tweets.

    Raison finale. Être présent sur les réseaux avait un but : attirer vers la lecture de mon blog Histoires d’universités. Échec : on aime et on retweete sans même avoir ouvert le lien vers le blog !

    #réseaux_sociaux #attention

  • Message de Jack Dorsey, changeant drastiquement le fonctionnement de Twitter (et du monde puisque ce réseau est devenu l’agence de #ComPol mondiale en quelques années 🤓 !)
    https://twitter.com/jack/status/1189634360472829952
    + traduction automatique ⤵️
    + mise en abîme ⤵️⤵️

    Nous avons pris la décision d’arrêter toute publicité politique sur Twitter à l’échelle mondiale. Nous croyons que le message politique doit être gagné et non acheté. Pourquoi ? Quelques raisons… 🧵
    Un message politique gagne du terrain lorsque les gens décident de suivre un compte ou de retweet. Payer pour atteindre supprime cette décision, en imposant des messages politiques hautement optimisés et ciblés aux gens. Nous pensons que cette décision ne devrait pas être compromise par de l’argent.
    Les publicités politiques sur Internet présentent des défis entièrement nouveaux pour le discours civique : optimisation basée sur l’apprentissage automatique de la messagerie et du micro-ciblage, informations trompeuses non contrôlées et contrefaçons profondes. Le tout à une vitesse, une sophistication et une ampleur croissantes.
    Ces défis affecteront TOUTES les communications Internet, pas seulement les publicités politiques. Il est préférable de concentrer nos efforts sur les problèmes fondamentaux, sans la charge et la complexité supplémentaires que prend de l’argent. Essayer de réparer les deux, cela signifie de ne réparer ni l’un ni l’autre et de nuire à notre crédibilité.
    Par exemple, il n’est pas crédible pour nous de dire : « Nous travaillons fort pour empêcher les gens de jouer avec nos systèmes pour diffuser des informations trompeuses, mais si quelqu’un nous paye pour cibler et forcer les gens à voir leur publicité politique… eh bien… ils peut dire ce qu’ils veulent ! 😉
    Nous avons envisagé de ne supprimer que les annonces candidates, mais les annonces diffusées constituent un moyen de contourner le problème. De plus, ce n’est pas juste pour tout le monde, mais les candidats achètent des annonces pour les problèmes qu’ils souhaitent mettre en avant. Donc, nous les arrêtons aussi.
    Nous savons bien que nous sommes une petite partie d’un écosystème de publicité politique beaucoup plus vaste. Certains pourraient soutenir que nos actions d’aujourd’hui pourraient favoriser les entreprises en place. Mais nous avons été témoins de nombreux mouvements sociaux qui ont atteint une échelle considérable sans aucune publicité politique. J’espère que cela ne fera que grandir.
    En outre, nous avons besoin d’une réglementation politique de la publicité davantage tournée vers l’avenir (très difficile à faire) . Les exigences de transparence des annonces sont des progrès, mais pas suffisants. Internet offre de toutes nouvelles fonctionnalités et les régulateurs doivent penser au-delà de nos jours pour assurer des conditions de concurrence égales.
    Nous partagerons la politique finale avant le 15/11, avec quelques exceptions (les annonces en faveur de l’inscription des électeurs seront toujours autorisées, par exemple). Nous commencerons à appliquer notre nouvelle politique le 11/22 afin de fournir aux annonceurs actuels une période de préavis avant l’entrée en vigueur de cette modification.
    Une note finale. Ce n’est pas à propos de la liberté d’expression. C’est à propos de payer pour atteindre. Et payer pour augmenter la portée du discours politique a des conséquences importantes que l’infrastructure démocratique actuelle n’est peut-être pas prête à gérer. Cela vaut la peine de prendre du recul pour aborder.

    Je suis hyper fière qu’il ait écouté ma requête récente sur le sujet suite à une pub sponsorisée de JMLP !!!
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1189665167220625410

    Bon, blague à part, c’est réellement pas rien comme message, mais le dernier tweet de Trump, 2 heures avant, pose quand même la question de son efficacité à venir :
    https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1189601417469841409
    https://pbs.twimg.com/media/EIJQLnVX0AEyJCu?format=jpg&name=small (je ne sais pas pourquoi l’image n’apparaît pas ?)

    No Fake, hélas, c’est bien un montage de chien décoré :/ Pire, y’a aucune explication puisqu’il n’y a pas eut de décoration de chien, un journaliste a même demandé des explications à la Maison Blanche qui semble totalement larguée : https://twitter.com/W7VOA/status/1189603619391320065
    Trump utilise comme support une réelle photo de 2017 de la décoration d’un vétéran, James McCloughan... Le nombre de likes et retweets est astronomique et le nombre de boots inclus qui participent à son omniprésence dans les TL serait intéressant à connaître...

    #twitter #réseaux_sociaux_marchands #communication_politique