• Quand on explore, parfois, on s’égare !
    https://framablog.org/2019/11/05/quand-on-explore-parfois-on-segare

    Il paraît que l’on n’apprend que de ses erreurs… Nous avons donc voulu compiler nos plantages, errements et autres découragements récents, afin d’en tirer quelques enseignements. Cet article fait partie des « Carnets de voyage de #Contributopia ». D’octobre à décembre 2019, … Lire la suite­­

    #Carnets #Framasoft #Association #Communaute #contributopia #GAFAM #Internet #reseaux_sociaux

  • Faut-il quitter les réseaux sociaux ? | Histoires d’universités
    https://histoiresduniversites.wordpress.com/2019/10/26/faut-il-quitter-les-reseaux-sociaux

    Petit geste contre le réchauffement climatique. Les « clouds » dévorent de l’énergie en étant obligés de climatiser à mort (cf. deux Data Centers à Strasbourg sur le site du Magasin Vauban historique). Mais cette décision personnelle ne serait efficace que si elle était imitée par des centaines de millions de Twittos. Il n’est pas encore interdit de rêver !

    Il y a donc d’autres raisons. Je veux récupérer deux heures par jour pour faire des choses moins paresseuses que celle de parcourir les réseaux et d’y intervenir. Bref, être un retraité plus actif dans la vie réelle.

    La volatilité des informations sur Twitter est croissante. Comment retrouver un tweet ? Impossible avec le moteur de recherche. Lire également Des milliards de photos volatilisées

    Pagaille dans les échanges même avec une communauté réduite. Trois possibilités de marquer un intérêt (aimer, retweeter, retweeter avec un commentaire) : cela engendre très vite des confusions dans la chronologie des tweets.

    Raison finale. Être présent sur les réseaux avait un but : attirer vers la lecture de mon blog Histoires d’universités. Échec : on aime et on retweete sans même avoir ouvert le lien vers le blog !

    #réseaux_sociaux #attention

  • Message de Jack Dorsey, changeant drastiquement le fonctionnement de Twitter (et du monde puisque ce réseau est devenu l’agence de #ComPol mondiale en quelques années 🤓 !)
    https://twitter.com/jack/status/1189634360472829952
    + traduction automatique ⤵️
    + mise en abîme ⤵️⤵️

    Nous avons pris la décision d’arrêter toute publicité politique sur Twitter à l’échelle mondiale. Nous croyons que le message politique doit être gagné et non acheté. Pourquoi ? Quelques raisons… 🧵
    Un message politique gagne du terrain lorsque les gens décident de suivre un compte ou de retweet. Payer pour atteindre supprime cette décision, en imposant des messages politiques hautement optimisés et ciblés aux gens. Nous pensons que cette décision ne devrait pas être compromise par de l’argent.
    Les publicités politiques sur Internet présentent des défis entièrement nouveaux pour le discours civique : optimisation basée sur l’apprentissage automatique de la messagerie et du micro-ciblage, informations trompeuses non contrôlées et contrefaçons profondes. Le tout à une vitesse, une sophistication et une ampleur croissantes.
    Ces défis affecteront TOUTES les communications Internet, pas seulement les publicités politiques. Il est préférable de concentrer nos efforts sur les problèmes fondamentaux, sans la charge et la complexité supplémentaires que prend de l’argent. Essayer de réparer les deux, cela signifie de ne réparer ni l’un ni l’autre et de nuire à notre crédibilité.
    Par exemple, il n’est pas crédible pour nous de dire : « Nous travaillons fort pour empêcher les gens de jouer avec nos systèmes pour diffuser des informations trompeuses, mais si quelqu’un nous paye pour cibler et forcer les gens à voir leur publicité politique… eh bien… ils peut dire ce qu’ils veulent ! 😉
    Nous avons envisagé de ne supprimer que les annonces candidates, mais les annonces diffusées constituent un moyen de contourner le problème. De plus, ce n’est pas juste pour tout le monde, mais les candidats achètent des annonces pour les problèmes qu’ils souhaitent mettre en avant. Donc, nous les arrêtons aussi.
    Nous savons bien que nous sommes une petite partie d’un écosystème de publicité politique beaucoup plus vaste. Certains pourraient soutenir que nos actions d’aujourd’hui pourraient favoriser les entreprises en place. Mais nous avons été témoins de nombreux mouvements sociaux qui ont atteint une échelle considérable sans aucune publicité politique. J’espère que cela ne fera que grandir.
    En outre, nous avons besoin d’une réglementation politique de la publicité davantage tournée vers l’avenir (très difficile à faire) . Les exigences de transparence des annonces sont des progrès, mais pas suffisants. Internet offre de toutes nouvelles fonctionnalités et les régulateurs doivent penser au-delà de nos jours pour assurer des conditions de concurrence égales.
    Nous partagerons la politique finale avant le 15/11, avec quelques exceptions (les annonces en faveur de l’inscription des électeurs seront toujours autorisées, par exemple). Nous commencerons à appliquer notre nouvelle politique le 11/22 afin de fournir aux annonceurs actuels une période de préavis avant l’entrée en vigueur de cette modification.
    Une note finale. Ce n’est pas à propos de la liberté d’expression. C’est à propos de payer pour atteindre. Et payer pour augmenter la portée du discours politique a des conséquences importantes que l’infrastructure démocratique actuelle n’est peut-être pas prête à gérer. Cela vaut la peine de prendre du recul pour aborder.

    Je suis hyper fière qu’il ait écouté ma requête récente sur le sujet suite à une pub sponsorisée de JMLP !!!
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1189665167220625410

    Bon, blague à part, c’est réellement pas rien comme message, mais le dernier tweet de Trump, 2 heures avant, pose quand même la question de son efficacité à venir :
    https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1189601417469841409
    https://pbs.twimg.com/media/EIJQLnVX0AEyJCu?format=jpg&name=small (je ne sais pas pourquoi l’image n’apparaît pas ?)

    No Fake, hélas, c’est bien un montage de chien décoré :/ Pire, y’a aucune explication puisqu’il n’y a pas eut de décoration de chien, un journaliste a même demandé des explications à la Maison Blanche qui semble totalement larguée : https://twitter.com/W7VOA/status/1189603619391320065
    Trump utilise comme support une réelle photo de 2017 de la décoration d’un vétéran, James McCloughan... Le nombre de likes et retweets est astronomique et le nombre de boots inclus qui participent à son omniprésence dans les TL serait intéressant à connaître...

    #twitter #réseaux_sociaux_marchands #communication_politique

  • [#audio] Je ne savais pas à qui dire tout ça. J’ai bien tenté de faire différemment, mais je n’ai pas réussi, alors j’ai posé ces mots las, là, dans un flow bien plus gris qu’aigri.
    https://archive.org/details/ValdKa


    J’y parle de ce que j’ai appris, ce que j’ai déconstruit, depuis 2003, depuis #Zied_et_Bouna, depuis les #ZaD, depuis #Rémi_Fraisse, depuis les #réseaux_sociaux et les raisons militantes qui font de moi une #photographe et une fille de luttes. Et pourquoi y’a des choix, vraiment, je peux pas...
    On n’aurait qu’à appeler ça Les ZaD, Bouna, Zied, Rémi, Gaspard... et pas que moi.
    (et pardon Diane Dufresne pour le massacre de ta chanson)

    #témoignage #reportage #journalisme #sexisme #feminisme #droit #image

  • The journalist as influencer: how we sell ourselves on social media | Media | The Guardian
    https://www.theguardian.com/media/2019/oct/20/caroline-calloway-writers-journalists-social-media-influencers
    https://i.guim.co.uk/img/media/7e2b365b36cde4066ef8ba532ade1b1f83ada445/0_164_2592_1555/master/2592.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The most famous writers have always been public figures with their own media-fueled mythos, of course. We have the glamorous mystique of Joan Didion, whose aspirational “cool” has made her a persistent object of reverence for white women with literary ambitions; the wild lore of Hunter S Thompson with his drugs and guns, the cigarette holder and aviators instantly recognizable even to those who haven’t read him; and the literary “Brat Pack” of Bret Easton Ellis, Jay McInerney, and company, who were themselves objects of fascination as extensions of their depressive, decadent, druggy fiction. Benjamin Moser’s new authorized biography of Susan Sontag painstakingly attempts to reconcile the writer’s contradictory private self with her glamorous persona as a public intellectual. The book’s many reviews grapple with the unreliability of biographical interpretation and the insertions of the biographer’s own biases and blindspots.

    But the image management that once seemed incidental, or at least parallel, to the literary profession seems now one of its most necessary, integral functions. In the age of Twitter and Instagram, an online presence, which is necessarily public and necessarily consumable, seems all but mandatory for a writer who reaches (or hopes to reach) a certain level of renown, especially for anyone dealing in personal essays or cultural criticism. In the way that the influencer uses her image to sell her swag, the writer leverages her life to sell her work, to editors and audiences.

    #littérature et #réseaux_sociaux

  • #TikTok is China’s next big weapon

    Chinese social media is largely impenetrable for most in the West — just check out their memes — but Sino tech giants have their eye on owning the U.S. market, evidenced by the rise of TikTok.

    Why it matters: While the video-based app simply seems like a benign platform for Gen Zers to make and share funny memes, it’s could become a Chinese vacuum for coveted American data.

    It has made its top creators into bona fide celebrities, as evidenced by a look at YouTube’s annual VidCon by The Atlantic’s Taylor Lorenz.

    Between the lines: TikTok’s “parent company, ByteDance, recently valued at more than $75 billion, bills itself first as an artificial intelligence company, not a creator of mission-driven social platforms,” per the New York Times. Its secret sauce: “Apparently you just … show [users] things, and let a powerful artificial intelligence take notes.”

    Ceding that control to TikTok should be worrying, according to a Times op-ed: “Those who complain that American firms like Facebook are invasive and unaccountable are unlikely to prefer China’s tech giants, which are often cowed by, and collaborating with, the Party-State’s opaque and irascible censorship and surveillance apparatus.”
    And you can’t escape Chinese social media giants on American platforms. As Axios’ Sara Fischer reported, ByteDance spent $1 billion advertising TikTok in the U.S. in 2018, growing its audience by buying ads on Facebook, Instagram and Snapchat.
    A similar privacy controversy played out this week with FaceApp, which is owned by a Russian startup, over its use of photos and possible access to users’ photo libraries.

    The state of play: There are even possible national security concerns, as New America’s Graham Webster told Axios’ Erica Pandey, “Say there’s a sensitive U.S. military officer with a kid who’s making memes on TikTok. Is it possible that there’s data being collected through that usage that could be useful to a Chinese intelligence service? Yeah, that’s possible. But we haven’t seen evidence of that yet.”

    Earlier this year, the Chinese company that purchased the gay dating app Grindr was forced to agree to sell the company by 2020 and had restrictions placed on its access and use of data by the Committee on Foreign Investment in the U.S. (CFIUS) due to national security concerns, per Bloomberg.
    CFIUS doesn’t have to publicly announce its work and can review companies and deals without being asked — meaning it could already have its all-powerful regulatory eye on ByteDance and TikTok.

    The other side: TikTok says that its “user data is stored and processed in the U.S. and other markets where TikTok operates at industry-leading third-party data centers. It’s important to clarify that TikTok does not operate in China and that the government of the People’s Republic of China has no access to TikTok users’ data.”

    Yes, but: Quartz’s David Carroll discovered that TikTok’s privacy policy in late 2018 indicated that user data could be shared “with any member or affiliate of [its] group” in China. It later confirmed to him that “data from TikTok users who joined the service before February 2019 may have been processed in China.”

    The big picture: The murkiness of TikTok’s structure could preview a trend as Chinese companies eye the U.S. and its troves of data. Lorenz’s piece touched on an unaffiliated shadow event occurring beside VidCon: the East-West Forum, held by the Tencent-backed Qingteng Club. It “was targeted toward Chinese tech execs looking to enter the American market.” As one attendee told her about the off-the-record event...

    “It was mostly people from Chinese companies trying to learn from Americans; they wanted to know what problems we could have here so they could take those learnings back to China.”
    “Chinese execs were basically like, Tell us everything wrong with your platforms.”

    The bottom line: While the Big Tech behemoths of the U.S. are barred from making inroads in China, the inverse doesn’t apply. That could mark an opening front in the ongoing technological and economic war between the two rivals.


    https://www.axios.com/tiktok-china-online-privacy-personal-data-6b251d22-61f4-47e1-a58d-b167435472e
    #Chine #réseaux_sociaux

    ping @etraces

  • 24 social media users put in pre-trial detention over tweets in critical of Syria incursion

    Turkish courts have arrested 24 social media users since the beginning of Turkey’s incursion into northeast Syria on Oct. 9 on charges of conducting a “smear campaign” against the military offensive, the state-run Anadolu news agency reported.

    A total of 186 users have been detained thus far, the report indicated, adding that 40 of them were released pending trial, while the remaining 124 were still in police custody.

    Cyber units under Turkey’s Interior Ministry have been conducting online patrolling to identify social media posts that would be considered criminal activity, the report added.

    Turkey launched the military offensive after the US withdrawal from the area east of the Euphrates River, a territory held by Kurdish militia who are considered terrorists by the Turkish government.

    https://turkeypurge.com/24-social-media-users-put-in-pre-trial-detention-over-tweets-in-critica
    #répression #Turquie #arrestations #Syrie #incursion #Kurdistan #Kurdes #offensive_militaire #résistance #réseaux_sociaux

    ... ça ressemble à une nouvelle #purge (#déjà_vu)

  • Les influenceurs changent la face du marketing
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/10/06/les-influenceurs-changent-la-face-du-marketing_6014435_3234.html

    Pour accéder à des audiences internationales, les marques consacrent une part croissante de leur budget publicitaire à des opérations de séduction sur les réseaux sociaux, menées par de jeunes « icônes » qui contribuent à forger une nouvelle culture de la vente.

    Renan Pacheco, 24 ans, a commencé à poster ses photos de voyage sur Instagram, il y a cinq ans, alors qu’il étudiait l’économie et la gestion à l’université Paris-Dauphine. « Cela a démarré comme une passion, le métier d’influenceur n’existait pas. » Aujourd’hui, c’est devenu son gagne-pain. Au retour de son dernier voyage dans sa famille, au Brésil, ce jeune homme au profil de mannequin n’oublie pas de poser tout sourire, une valise à la main, et de remercier son client Samsonite.

    Influenceurs, motivateurs, créateurs de talents, ou « KOL » (acronyme de key opinion leader, en vogue en Asie), ils sont désormais des millions dans le monde et 150 000 en France à connecter, comme lui, des marques à leurs communautés sur les réseaux sociaux. Décoiffant au passage la façon de parler des produits, de les concevoir et, dans un avenir proche, de les vendre. « Les influenceurs ont un énorme pouvoir entre les mains, ils sont les nouveaux médias », affirme Lolita Abraham, qui réunissait à Monaco, début octobre, 150 influenceurs du monde entier pour les Influencers Awards, « Oscars » d’une profession en quête de reconnaissance.

    #Commerce_électronique #Influenceurs #Publicité

  • #Maroc : la journaliste #Hajar_Raissouni condamnée à un an de #prison ferme pour « #avortement_illégal »

    Les proches de la jeune femme dénoncent un procès politique lié à sa famille, à ses opinions et au journal dans lequel elle travaille.

    La tension est palpable, ce lundi 30 septembre, dans la salle d’audience du tribunal de #Rabat, au Maroc, où le #procès de Hajar Raissouni, accusée d’« avortement illégal » et de « débauche », approche de la fin. La journaliste de 28 ans au voile bleu orné de petits motifs blancs s’entretient avec son avocat. Les prévenus sont amenés à la barre. Au premier rang, sa sœur, nœud rouge dans ses cheveux noirs lâchés sur les épaules, a le regard anxieux. Le jugement tombe : un an de prison ferme pour Hajar Raissouni et son fiancé ; deux ans pour le médecin, ainsi que l’interdiction d’exercer son métier pendant deux années supplémentaires ; huit mois avec sursis pour la secrétaire ; et un an avec sursis pour l’anesthésiste.

    La décision du juge à peine prononcée, des proches fondent en larmes avant de crier le prénom « Hajar » et de lever les bras, les doigts en V. C’est ce même signe qu’adressera Hajar Raissouni à sa famille et aux journalistes entre la porte de sortie du tribunal et le véhicule des forces de l’ordre qui la ramène en prison. Une photo volée de ce moment fera le tour des #réseaux_sociaux marocains, où s’exprime un large soutien pour la jeune femme.
    Un jugement « dur et injuste »

    La défense avait plaidé la libération des prévenus. Abdelmoula El Marouri, avocat de la journaliste, sort de la salle d’audience les yeux humides. C’est avec la même amertume que Myriam Moulay Rchid, avocate du médecin, part précipitamment du tribunal de Rabat, sans vouloir commenter l’affaire tant qu’elle n’a pas « consulté le jugement ». La semaine dernière, elle avait présenté des éléments médicaux expliquant que Hajar Raissouni ne pouvait pas être enceinte au moment de la consultation gynécologique. Les deux avocats ont annoncé qu’ils feraient appel dès le lendemain du jugement.

    « Le jugement est dur et injuste », estime Souleymane Raissouni, oncle de la journaliste et rédacteur en chef du #quotidien_indépendant #Akhbar_Al_Yaoum, dans lequel la jeune femme travaille. La reporter a raconté ne pas avoir avorté mais avoir consulté pour une hémorragie interne, confirmée par son gynécologue. Elle a aussi maintenu avoir été « contrainte à faire un examen médical sans son accord » à la suite de son interpellation. Un acte que ses avocats assimilent à de la « torture ». « Pourquoi ont-ils forcé une femme à ouvrir ses jambes devant un médecin pour fouiller son vagin ? C’est atroce ! », s’indigne Khouloud, un proche de la jeune femme.

    Dans cette photo du site Belpresse, Hajar Raissouni salue ses soutiens et sa famille alors qu’elle quitte un tribunal à Rabat, le 30 septembre.

    Pour Souleymane Raissouni, la réponse est simple : c’est une #affaire_politique. « L’opinion publique marocaine et internationale dit que Hajar est accusée à cause de ses opinions, de ses positions, de celles du journal et de sa famille. Le jugement l’a aujourd’hui confirmé », lance-t-il. Même constat chez Youssef Raissouni, un autre oncle de Hajar Raissouni, membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH). « Ce verdict s’inscrit dans un contexte marocain caractérisé par un non-respect des lois et des libertés », analyse-t-il une fois l’émotion passée.

    Des lois « obsolètes » et « liberticides »

    Pour Ibtissame Betty Lachgar, militante féministe, ce procès va au-delà du volet politique, « qui est indiscutable ». « C’est le procès d’une journaliste, mais aussi d’une femme qui, encore une fois, est victime de lois rétrogrades et misogynes », explique-t-elle, évoquant les lois qui pénalisent l’avortement et les relations sexuelles hors mariage. Dans ce royaume de 36 millions d’habitants, la justice a poursuivi 14 503 personnes pour « débauche » et 73 pour « avortement » en 2018, selon les chiffres officiels. « Nous sommes dans une #société_conservatrice et patriarcale, où le poids du #religieux freine le changement des #mentalités », analyse encore la féministe, pas du tout surprise du verdict.

    Pendant cette dernière audience, pratiquement personne ne s’était déplacé devant les grilles du tribunal pour manifester en faveur de Hajar Raissouni. L’affaire fait pourtant polémique, notamment après la publication, le 23 septembre, du manifeste des 490 « hors-la-loi », parmi lesquels de nombreuses personnalités marocaines, qui demandent une abrogation de ces lois « obsolètes » et « liberticides ». Sans être venu au procès, le collectif a publié un communiqué dès l’annonce du jugement. « Nous souhaitons exprimer notre inquiétude car cela délivre à notre jeunesse […] un message bien sombre sur l’état de nos libertés individuelles. Plus que jamais, nous demandons que soient abrogées [ces] lois. » Un appel auquel peu de responsables politiques ont répondu pour le moment.

    Théa Ollivier (Rabat, correspondance)

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/30/au-maroc-la-journaliste-hajar-raissouni-condamnee-a-un-an-de-prison-ferme-po

  • #Frontex va (aussi) surveiller les #réseaux_sociaux

    L’agence en charge du contrôle des frontières extérieures de l’UE veut pouvoir surveiller les réseaux sociaux utilisés par les migrants, réfugiés et leurs passeurs, mais également par « la société civile et les communautés de la diaspora » de leurs pays de destination, afin d’anticiper les « migrations irrégulières », qualifiées de « menace potentielle ».

    Après Bercy, qui veut pouvoir scruter les réseaux sociaux afin d’y débusquer les fraudeurs, Frontex, l’agence européenne chargée du contrôle et de la gestion des frontières extérieures de l’espace Schengen, veut elle aussi les surveiller afin d’anticiper les tendances et prévisions en matière de « migration irrégulière ».

    Faute de pouvoir obtenir de visas humanitaires délivrés dans les ambassades et les consulats des États membres dans les pays tiers, la majeure partie des demandeurs d’asile n’ont en effet d’autre choix que de tenter de franchir illégalement les frontières. « L’Europe organise sa propre crise de l’accueil des exilés », déplorent ainsi les ONG.

    « Au moins 30 000 personnes ont perdu la vie en tentant d’atteindre l’Europe depuis 2000 », déplorait le Parlement européen. Il réclamait, en décembre dernier, l’octroi de ces visas, pour « réduire le nombre de morts parmi les réfugiés, lutter contre les passeurs et améliorer l’utilisation des fonds pour la migration ».

    Il soulignait, en appui de sa proposition, que « 90% des personnes bénéficiant d’une protection internationale dans l’UE sont arrivées par des moyens irréguliers ». Et donc, in fine, qu’ils auraient dû avoir la possibilité de demander l’asile sans avoir à risquer leur vie pour l’obtenir.

    En attendant, Frontex se retrouve à devoir lutter contre ces « migrations irrégulières ». Il vient à ce titre de lancer un appel d’offres pour « saisir les opportunités qui découlent de la croissance rapide des plates-formes de médias sociaux qui permettent à leurs utilisateurs d’interagir les uns avec les autres d’une manière inimaginable auparavant ».

    « Cela a de profondes implications pour les mouvements migratoires de personnes, souligne l’agence, car leurs interactions dans les médias sociaux modifient radicalement la manière dont les personnes acquièrent des informations sur l’itinéraire ou tout autre élément important pour leur décision de migrer ».

    « Ces interactions sur les réseaux sociaux ont souvent lieu avant le départ ou pendant leur transit et donc bien avant que des personnes n’atteignent les frontières extérieures de l’UE ». Elle cherche donc à mettre en place une forme de police prédictive visant à analyser et surveiller les médias sociaux « aux fins de la planification stratégique et d’une image améliorée du renseignement sur la situation et les informations préalables aux frontières concernant les franchissements illégaux des frontières, le volume des franchissements (ou la planification de la traversée) dans des zones spécifiques, des itinéraires et des activités criminelles axées sur les frontières extérieures de l’Union européenne au-delà de ces frontières ».

    L’objectif est double : améliorer l’analyse des risques concernant les futurs mouvements migratoires « irréguliers », et soutenir la « planification, la conduite et l’évaluation des opérations conjointes coordonnées par Frontex (frontières maritimes, terrestres et aériennes et comprenant des opérations de retour) », grâce au recueil et à l’analyse d’« un vaste volume de données et d’informations ».

    De plus, et parce que « le paysage des médias sociaux est également très fluide et susceptible de changements rapides », le prestataire devra également faire face à un « défi clé : maintenir les connaissances et l’expertise actuelles au fur et à mesure que la technologie évolue et que les utilisateurs des médias sociaux développent leur utilisation du média », et donc identifier les nouvelles plateformes utilisées par les migrants, réfugiés et leurs passeurs, mais également par « la société civile et les communautés de la diaspora » dans les pays européens de destination.

    https://www.nextinpact.com/news/108254-frontex-va-aussi-surveiller-reseaux-sociaux.htm
    #surveillance #migrations #asile #réfugiés
    #paywall
    ping @isskein @karine4 @etraces

  • Dénaturer la #nature sur #Instagram

    Plus que jamais, des sites naturels sont assaillis par des touristes en quête de la #photo parfaite. Les conséquences sont loin d’être banales : faune et flore fragilisées, personnel dépassé, expérience en plein air gâchée. Quand notre appel à la nature sonne faux.
    Texte : Justine de l’Église | Photos : Kari Medig & Catherine Bernier
    https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/193/instagram-tourisme-photo-nature-effets-influenceur

    En juillet, la section française du Fonds mondial pour la nature (WWF) a reconnu que « la #géolocalisation sur Instagram des lieux préservés met en péril la #biodiversité ». À la place, l’organisme incite les membres du réseau social à avoir recours à la mention « I Protect Nature » [Je protège la nature], employée sur la plateforme depuis la fin de 2014.

    Un article bourré de questionnements, réflexions et données intéressantes sur la plaie consommatrice qu’est le #tourisme aggravée par les #réseaux_sociaux en général et Instagram en particulier (/co #Facebook /co #GAFAM), mais dont la conclusion me laisse perplexe...

  • Fraude exagérée des pauvres, fraude dissimulée des riches : les éditocrates ont choisi leur camp 10 septembre 2019 -Frustration La Revue

    Comme chaque mois, un nouveau sujet anti-pauvres arrive à la table des éditocrates, qui s’acharnent à coup d’édito et de plateaux unanimes pour s’indigner de l’incurie de leurs concitoyens. Ce début septembre, c’est un rapport parlementaire (LREM) consacré à la fraude aux cotisations sociales qui met le feu aux poudres médiatiques.

    Effectivement, alors qu’en France la protection sociale est financée à 61% par des cotisations (le reste par l’impôt, la fameuse CSG entre autres), l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) a sorti en juin dernier une note estimant le montant de la fraude liée au travail dissimulé entre 6,8 et 8,4 milliards d’euros au régime général. Au total, la fraude patronale aux cotisations sociales représenterait la somme considérable de 25 milliards d’euros par an selon le dernier rapport de la Cour des comptes (février 2018). Il y a de quoi s’indigner, effectivement !

    Sauf que, sauf que, on nous souffle à l’oreille que ce n’est pas cette fraude là qui a rempli les colonnes de vos journaux en ligne et occupé vos chroniqueurs télé et radios. La fraude patronale (25 milliards), c’est deux-trois articles par an. La fraude des particuliers, c’est des dizaines par mois !

    Pourtant, la fraude aux prestations sociales (percevoir des prestations auxquels on n’a en réalité pas le droit), est estimée à … 1 milliard par an. Et une bonne moitié est recouvré par des contrôles.

    Le rapport parlementaire LREM est venu apporter un nouvel élément de preuve à tous ceux qui s’en foutent des chiffres (tout en criant à longueur de journée contre les “mensonges des populistes”) et pensent que le Français moyen, pauvre, ou l’étranger, est un fieffé menteur. Il y aurait des “assurés fantômes” à l’assurance maladie, car le nombre de carte vitale serait bien supérieur à la population française. Une info choc qui n’a manqué de faire les gros titres, tant par son caractère spectaculaire (“assurés fantômes”, une expression qui pousse au clic) que par la confirmation du fait journalistique bien connu selon lequel les Français sont des salauds profiteurs – sans même parler des étrangers vivant en France, qui sont profiteurs ET potentiels terroristes.

    Depuis, il a été démontré que le rapport était en grande partie “fake”, comme disent les journaleux. Les estimations de fraude sociale proviennent d’une étude réalisée par l’université de Portsmouth, basée sur d’autres pays et système sociaux que le nôtre – on laisse quand même publier n’importe quoi à l’Assemblée Nationale – et non, il n’y a pas davantage de carte vitale en circulation en France que d’habitants. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/09/05/y-a-t-il-vraiment-84-millions-de-cartes-vitale-actives-en-france_5506868_435

    Mais le mal est fait. Et en cela, les éditocrates bourgeois procèdent exactement comme les idéologues d’extrême-droite ou les “populistes” qu’ils se targuent de combattre : ils balancent “une fausse information” où une approximation, sans la vérifier, parce qu’elle confirme leurs préjugées de classe (quand l’extrême-droite cherche à confirmer ses préjugés racistes), ils ergotent des heures de grande écoute dessus https://www.telerama.fr/television/fraude-sociale-les-mauvais-comptes-font-les-bons-ennemis,n6411523.php et quand les éléments sont infirmés par des analyses un peu plus poussées, ils passent à autre chose. Ni ne s’excusent, ni proposent une autre analyse, ni dédouanent les gens qu’ils attaquaient. Comme ils l’ont fait avec la prétendue “invasion” de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière par les gilets jaunes, comme ils le font continuellement en disant que les Français travaillent moins que les autres. https://www.frustrationlarevue.fr/les-fake-news-cest-mal-sauf-quand-il-sagit-de-detruire-notre-mode Les “fake news”, c’est mal, sauf quand il s’agit de détruire notre modèle social, salir les opposants au régime, décrédibiliser un mouvement citoyen.

    Extrême-droite, extrême-bourgeoisie, même moyen, même fin ?

    Source : https://www.frustrationlarevue.fr/fraude-exageree-des-pauvres-fraude-dissimulee-des-riches-les-edit

     #fake_news #en_vedette #facebook #médias #manipulation #journalisme #fake #propagande #surveillance #racisme #twitter #désinformation #france #internet #politique #réseaux_sociaux #merdias #journulliste #médiacrates #imposture

  • Expulsé, un étudiant palestinien de Harvard revient aux États-Unis à temps pour le début des cours
    Middle East Eye, le 3 septembre 2019
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2019/09/04/expulse-un-etudiant-palestinien-de-harvard-revient-aux-etats-un

    Une pétition en ligne lancée par des étudiants de Harvard et demandant qu’Ajjawi soit autorisé à rentrer aux États-Unis avait recueilli lundi près de 8 000 signatures.

    « Face à la rhétorique raciste de ce gouvernement concernant les migrations, nous souhaitons que le Congrès mène une action pour assurer la sûreté et la sécurité de tous les migrants », lisait-on dans cette pétition.

    « Il est particulièrement important de reconnaître que les réfugiés palestiniens constituent une des populations les plus visées par des politiques d’immigration inhumaines. »

    Suite de :
    https://seenthis.net/messages/798856
    https://seenthis.net/messages/799362

    #mot_de_passe #israel #USA #Liban #Palestine #Harvard #surveillance #réseaux_sociaux #Expulsion #Frontière #frontières #expulsions_frontières #Ismail_Ajjaoui

  • UN Human Rights Council Should Address Human Rights Crisis in Cambodia at its 42nd Session

    Dear Excellency,

    The undersigned civil society organizations, representing groups working within and outside Cambodia to advance human rights, rule of law, and democracy, are writing to alert your government to an ongoing human rights crisis in Cambodia and to request your support for a resolution ensuring strengthened scrutiny of the human rights situation in the country at the upcoming 42nd session of the UN Human Rights Council (the “Council”).

    National elections in July 2018 were conducted after the Supreme Court, which lacks independence, dissolved the major opposition party, the Cambodia National Rescue Party (CNRP). Many believe that this allowed the ruling Cambodian People’s Party (CPP) under Prime Minister Hun Sen to secure all 125 seats in the National Assembly and effectively establish one-party rule. Since the election, respect for human rights in Cambodia has further declined. Key opposition figures remain either in detention – such as CNRP leader Kem Sokha, who is under de facto house arrest – or in self-imposed exile out of fear of being arrested. The CNRP is considered illegal and 111 senior CNRP politicians remain banned from engaging in politics. Many others have continued to flee the country to avoid arbitrary arrest and persecution.

    Government authorities have increasingly harassed opposition party members still in the country, with more than 147 former CNRP members summoned to court or police stations. Local authorities have continued to arrest opposition members and activists on spurious charges. The number of prisoners facing politically motivated charges in the country has remained steady since the election. The government has shuttered almost all independent media outlets, and totally controls national TV and radio stations. Repressive laws – including the amendments to the Law on Political Parties, the Law on Non-Governmental Organizations, and the Law on Trade Unions – have resulted in severe restrictions on the rights to freedom of expression, peaceful assembly and association.

    It is expected that a resolution will be presented at the 42nd session of the Human Rights Council in September to renew the mandate of the UN Special Rapporteur on the situation of human rights in Cambodia for another two years. We strongly urge your delegation to ensure that the resolution reflects the gravity of the situation in the country and requests additional monitoring and reporting by the Office of the High Commissioner for Human Rights (OHCHR). Mandated OHCHR monitoring of the situation and reporting to the Council, in consultation with the Special Rapporteur, would enable a comprehensive assessment of the human rights situation in Cambodia, identification of concrete actions that the government needs to take to comply with Cambodia’s international human rights obligations, and would allow the Council further opportunities to address the situation.

    Since the last Council resolution was adopted in September 2017, the situation of human rights in Cambodia, including for the political opposition, human rights defenders, and the media, has drastically worsened. Developments since the 2018 election include:

    Crackdown on Political Opposition

    On March 12, 2019, the Phnom Penh Municipal Court issued arrest warrants for eight leading members of the opposition Cambodia National Rescue Party who had left Cambodia ahead of the July 2018 election – Sam Rainsy, Mu Sochua, Ou Chanrith, Eng Chhai Eang, Men Sothavarin, Long Ry, Tob Van Chan, and Ho Vann. The charges were based on baseless allegations of conspiring to commit treason and incitement to commit felony. In September 2018, authorities transferred CNRP head Kem Sokha after more than a year of pre-trial detention in a remote prison to his Phnom Penh residence under highly restrictive “judicial supervision” that amounts to house arrest. Cambodian law has no provision for house arrest and there is no evidence that Sokha has committed any internationally recognizable offense.

    During 2019, at least 147 arbitrary summonses were issued by the courts and police against CNRP members or supporters. Summonses seen by human rights groups lack legal specifics, containing only vague references to allegations that the person summoned may have violated the Supreme Court ruling that dissolved the CNRP in November 2017.

    Human Rights Defenders and Peaceful Protesters

    In November 2018, Prime Minister Hun Sen stated that criminal charges would be dropped against all trade union leaders related to the government’s January 2014 crackdown on trade unions and garment workers in which security forces killed five people. However, the following month, a court convicted six union leaders – Ath Thorn, Chea Mony, Yang Sophorn, Pav Sina, Rong Chhun, and Mam Nhim – on baseless charges and fined them. An appeals court overturned the convictions in May 2019, but in July 2019 the court announced its verdict in absentia convicting Kong Atith, newly elected president of the Coalition of Cambodian Apparel Workers Democratic Union (CCAWDU), of intentional acts of violence in relation to a 2016 protest between drivers and the Capitol Bus Company. The court imposed a three-year suspended sentence, which will create legal implications under Article 20 of the Law on Trade Unions, which sets out among others that a leader of a worker union cannot have a felony or misdemeanor conviction.

    In December 2018, Thai authorities forcibly returned Cambodian dissident Rath Rott Mony to Cambodia. Cambodian authorities then prosecuted him for his role in a Russia Times documentary “My Mother Sold Me,” which describes the failure of Cambodian police to protect girls sold into sex work. He was convicted of “incitement to discriminate” and in July 2019 sentenced to two years in prison.

    In March 2018, the government enacted a lese majeste (insulting the king) clause into the Penal Code, and within a year four people had been jailed under the law and three convicted. All the lese majeste cases involved people expressing critical opinions on Facebook or sharing other people’s Facebook posts. The government has used the new law, along with a judiciary that lacks independence, as a political tool to silence independent and critical voices in the country.

    In July 2019, authorities detained two youth activists, Kong Raya and Soung Neakpoan, who participated in a commemoration ceremony on the third anniversary of the murder of prominent political commentator Kem Ley in Phnom Penh. The authorities charged both with incitement to commit a felony, a provision commonly used to silence activists and human rights defenders. Authorities arrested seven people in total for commemorating the anniversary; monitored, disrupted, or canceled commemorations around the country; and blocked approximately 20 members of the Grassroots Democracy Party on their way to Takeo province – Kem Ley’s home province.

    Attacks on Journalists and Control of the Media

    Prior to the July 2018 election, the Cambodian government significantly curtailed media freedom, online and offline. In 2017, authorities ordered the closure of 32 FM radio frequencies that aired independent news programs by Radio Free Asia (RFA) and Voice of America. RFA closed its offices in September 2017, citing government harassment as the reason for its closure. The local Voice of Democracy radio was also forced to go off the air.

    Since 2017, two major independent newspapers, the Phnom Penh Post and The Cambodia Daily, were subjected to dubious multi-million-dollar tax bills, leading the Phnom Penh Post to be sold to a businessman with ties to Hun Sen and The Cambodia Daily to close.

    Social media networks have come under attack from increased government surveillance and interventions. In May 2018, the government adopted a decree on Publication Controls of Website and Social Media Processing via Internet and the Law on Telecommunications, which allow for arbitrary interference and surveillance of online media and unfettered government censorship. Just two days before the July 2018 elections, authorities blocked the websites of independent media outlets – including RFA and VOA – which human rights groups considered an immediate enforcement of the new decree.

    Since then, Cambodian authorities have proceeded with the politically motivated prosecution of two RFA journalists, Yeang Sothearin and Uon Chhin. They were arrested in November 2017 on fabricated espionage charges connected to allegations that the two men continued to report for RFA after RFA’s forced closure of its Cambodia office. They were held in pre-trial detention until August 2018. Their trial began in July 2019 and a verdict on the espionage charges is expected late August. They face up to 16 years in prison.

    *

    The Cambodian government’s actions before and since the July 2018 election demonstrate a comprehensive campaign by the ruling CPP government to use violence, intimidation and courts that lack judicial independence to silence or eliminate the political opposition, independent media, and civil society groups critical of the government.

    We strongly urge your government to acknowledge the severity of the human rights situation and the risks it poses to Cambodia’s fulfillment of its commitments to respect human rights and rule of law as set out in the Paris Peace Accords 1991. It is crucial that concerned states explicitly condemn the Cambodian government’s attacks on human rights norms and take steps to address them.

    For these reasons, we call on the Human Rights Council to adopt a resolution requesting the UN High Commissioner for Human Rights to monitor and report on the situation of human rights in Cambodia and outline actions the government should take to comply with its international human rights obligations. The High Commissioner should report to the Council at its 45th session followed by an Enhanced Interactive Dialogue with participation of the Special Rapporteur on Cambodia, other relevant UN Special Procedures, and members of local and international civil society.

    We further recommend that your government, during the Council’s September session, speaks out clearly and jointly with other governments against ongoing violations in Cambodia.

    We remain at your disposal for any further information.

    With assurances of our highest consideration,

    Amnesty International
    ARTICLE 19
    ASEAN Parliamentarians for Human Rights (APHR)
    Asian Forum for Human Rights and Development (FORUM-ASIA)
    Asian Legal Resource Centre (ALRC)
    Cambodian Alliance of Trade Unions (CATU)
    Cambodian Center for Human Rights (CCHR)
    Cambodian Food and Service Workers’ Federation (CFSWF)
    Cambodian Human Rights and Development Association (ADHOC)
    Cambodian League for the Promotion & Defense of Human Rights (LICADHO)
    Cambodian Youth Network (CYN)
    Cambodia’s Independent Civil Servants Association (CICA)
    Center for Alliance of Labor and Human Rights (CENTRAL)
    CIVICUS: World Alliance for Citizen Participation
    Civil Rights Defenders (CRD)
    Committee to Protect Journalists (CPJ)
    Commonwealth Human Rights Initiative (CHRI)
    FIDH – International Federation for Human Rights
    Fortify Rights
    Human Rights Now
    Human Rights Watch (HRW)
    International Commission of Jurists (ICJ)
    Independent Democracy of Informal Economy Association (IDEA)
    International Service for Human Rights (ISHR)
    Lawyers’ Rights Watch Canada (LRWC)
    National Democratic Institute (NDI)
    Reporters Without Borders (Reporters Sans Frontières - RSF)
    World Organisation Against Torture (OMCT)

    https://www.hrw.org/news/2019/08/30/un-human-rights-council-should-address-human-rights-crisis-cambodia-its-42nd-se
    #Cambodge #droits_humains #arrestations #opposition #liberté_d'expression #censure #presse #médias #lese_majeste #Kem_Ley #Rath_Rott_Mony #Kong_Raya #Soung_Neakpoan #réseaux_sociaux

  • USA : un étudiant palestinien a vu son visa révoqué après la fouille de ses réseaux sociaux
    Belga – Publié le mercredi 28 août 2019
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_usa-un-etudiant-palestinien-a-vu-son-visa-revoque-apres-la-fouille-de-se

    Ismaïl Ajjaoui, qui vit au Liban, a déclaré au journal étudiant The Harvard Crimson qu’à son arrivée vendredi à l’aéroport de Boston, la police l’avait interrogé durant huit heures, et lui avait notamment demandé sa religion.

    Après avoir fouillé son téléphone et son ordinateur portable pendant cinq heures, une policière « a commencé à me crier dessus », a-t-il raconté. « Elle a dit qu’elle avait trouvé des gens parmi ma liste d’amis qui postaient des opinions politiques opposées aux Etats-Unis », a-t-il ajouté.

    Le jeune étudiant de 17 ans assure avoir fait valoir qu’il n’avait lui-même jamais exprimé ses propres opinions politiques sur les réseaux sociaux. Malgré cela, son visa a été révoqué et il a été renvoyé chez lui, a-t-il rapporté.

    #Frontières

  • Incoming Harvard Freshman Deported After Visa Revoked | News | The Harvard Crimson
    http://www.thecrimson.com/article/2019/8/27/incoming-freshman-deported

    U.S. officials deported Ajjawi, a 17-year-old Palestinian resident of Tyre, Lebanon, [...]

    [...]

    [..,] officer [...] asked him to unlock his phone and laptop, and left to search them for roughly five hours, Ajjawi alleges. After the search, the officer questioned him about his friends’ social media activity.

    [..,] “After the 5 hours ended, she called me into a room , and she started screaming at me. She said that she found people posting political points of view that oppose the US on my friend[s] list.”

    #états-unis #air_du_temps

  • #Incendies en #Amazonie : les #cartes et les #images auraient-elle le pouvoir d’attiser la polémique ?

    Les feux de forêt en Amazonie ont suscité un début de crise diplomatique entre la France et le Brésil dans le cadre du G7 à Biarritz et sont devenus un sujet de discussion au niveau international. Les Nations unies et le chef de l’Etat français ont interpellé vivement le président brésilien, Jair Bolsonaro, jeudi 22 août 2019 au sujet des incendies qui ravagent la forêt amazonienne. L’Amazonie est devenue depuis plusieurs années un symbole. Nombreux sont les chefs d’Etat (dont Emmanuel Macron) à avoir repris la phrase de Jacques Chirac : « Notre maison brûle ».

    Si les incendies de forêt constituent un sujet préoccupant (voir cette carte montrant la perte accélérée du couvert forestier brésilien), qu’en est-il des menaces directes sur un milieu que l’on qualifie souvent de « poumon vert » de la Terre ? D’après l’Institut National de Recherche Spatiale du Brésil (INPE), 75 336 feux de forêt ont été enregistrés au Brésil du 1er janvier au 21 août 2019, soit 84 % de plus que sur l’année précédente. Plus de 52 % d’entre eux concernent l’Amazonie (voir le suivi de la déforestation sur le site Terra Brasilis). Si l’importance du phénomène n’est pas à remettre en doute, en revanche la manière dont les #médias et les #réseaux_sociaux ont relayé l’information interroge sur la façon d’interpréter l’#information_géographique, qu’il s’agisse des cartes ou des images.

    https://cartonumerique.blogspot.com/2019/08/incendies-en-amazonie.html
    #interprétation

    ping @reka

  • Artist Shames Tourists Taking Inappropriate Selfies At The Holocaust Memorial Site In Berlin (NSFW) | DeMilked

    https://www.demilked.com/holocaust-memorial-selfies-yolocaust-shahak-shapira

    Il semble qu’il reste à faire un travail de mémoire aussi à destination de celles et ceux qui rendent visite à des lieux de mémoire.

    sraeli artist Shahak Shapira has seen enough of these disrespectful selfies taken in the absolute worst places for them. So he launched an art project called “Yolocaust” in hopes to shame the selfie-takers from the Holocaust Memorial in Berlin.

    “Over the last years, I noticed an interesting phenomenon at the Holocaust memorial in Berlin: people were using it as a scenery for selfies. So I took those selfies and combined them with footage from Nazi extermination camps,” Shapira wrote. He gathered the selfies from the social media sites like Facebook, Instagram, Tinder, and Grindr, and then combined them with the hard-to-watch real footage from concentration camps. The artist was shocked by just how distanced from the actual meaning of the monument its visitors were, which is illustrated with the comments, hashtags and “likes” that were posted with the selfies.

    #mémoire

  • Man Who Built The #Retweet: “We Handed A Loaded Weapon To 4-Year-Olds”
    https://www.buzzfeednews.com/article/alexkantrowitz/how-the-retweet-ruined-the-internet

    The button that ruined the internet — and how to fix it.

    Developer Chris Wetherell built Twitter’s retweet button. And he regrets what he did to this day.

    We might have just handed a 4-year-old a loaded weapon,” Wetherell recalled thinking as he watched the first Twitter mob use the tool he created. “That’s what I think we actually did.

    Wetherell, a veteran tech developer, led the Twitter team that built the retweet button in 2009. The button is now a fundamental feature of the platform, and has been for a decade — to the point of innocuousness. But as Wetherell, now cofounder of a yet-unannounced startup, made clear in a candid interview, it’s time to fix it. Because social media is broken. And the retweet is a big reason why.
    […]
    But the button also changed Twitter in a way Wetherell and his colleagues didn’t anticipate. Copying and pasting made people look at what they shared, and think about it, at least for a moment. When the retweet button debuted, that friction diminished. Impulse superseded the at-least-minimal degree of thoughtfulness once baked into sharing. Before the retweet, Twitter was largely a convivial place. After, all hell broke loose — and spread.

    #gamergate

    • “If I retweet the New York Times, they don’t care,” Dash said. “But extreme content comes from people who are trying to be voices, who are trying to be influential in culture, and so it has meaning to them, and so it earns me status with them.”

      The pursuit of that status has driven many Twitter users to write outrageous tweets in the hope of being retweeted by fringe power users. And when they do get retweeted, it sometimes lends a certain credibility to their radical positions.

      The retweet and share, in other words, incentivize extreme, polarizing, and outrage-inducing content.

      #rumeur #fake_news #harcèlement #réseaux_sociaux #extrémisme

  • Les réseaux sociaux scientifiques : visibilité et openaccess

    Selon une enquête récente du CNRS1, les chercheurs font un usage massif des #réseaux_sociaux qui sont intégrés au cœur de leurs pratiques professionnelles. Ces réseaux permettent une meilleure visibilité des travaux et démultiplient les possibilités d’identifier les ressources dont les scientifiques ont besoin pour poursuivre et étendre leur activité.

    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00971365/document
    #HAL #open_access #OA #édition_scientifique #research_gate #université #academia.edu

  • Facebook , gangster aux 55 milliards de dollars Pia de Quatrebarbes - 21 Juin 2019 - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/facebook-gangster-aux-55-milliards-de-dollars

    Un chiffre d’affaire de plus de 55 milliards de dollars en 2018 : en quinze ans, le réseau aux 2,2 milliards « d’amis » a engrangé un paquet de fric sur nos informations, quitte à s’asseoir sur quelques lois. Un « #gangster_numérique », a tranché le parlement britannique dans un rapport au vitriol... Comment le réseau social qui voulait « rendre le monde meilleur » en est-il arrivé la ?


    Photo Wachiwit /iStock

    En 2008, quand Facebook débarque en France, c’est la ruée sur les « murs ». On y voit alors un formidable moyen de communiquer, partager des photos, personne ne s’y informe encore, mais on y dissémine naïvement des informations aux quatre vents : scolarité, opinion, statut amoureux....et déjà on #like. Rien de grave a priori, #Mark_Zuckerberg, le concepteur du réseau souhaite alors « rendre le monde meilleur ». Pas « le conquérir, seulement rendre les gens plus ouverts et connectés ».

    L’histoire est typique des innovations du web. 4 ans auparavant, dans sa chambre de Harvard, à Boston, le petit génie veut rencontrer des filles, il crée alors avec des camarades un #trombinoscope des étudiants, « The Facebook ». Les universités américaines s’y branchent, puis les lycées et collèges – Il suffit d’avoir 13 ans et une adresse mail. Et bientôt le monde entier : 2,2 milliards d’utilisateurs, un chiffre d’affaires de 55 milliards de dollars, et le 3e site internet le plus visité.

    De ses utilisateurs, il sait à peu près tout !
    Mais 15 ans après, sa firme est devenue un « gangster numérique au dessus des lois ». La sentence est venue mi-février de la Commission du numérique, de la culture et des médias du #Parlement_britannique. Pendant 18 mois, elle a planché sur le scandale #Cambridge_Analytica. Une centaine de témoins ont été auditionnés, mais le PDG de Facebook, lui, a refusé... A la lecture des 110 pages, on comprend pourquoi et comment #Mark_Zuckerberg a choisi « le profit avant la vie privée ».

    Comprenons bien : Que Facebook sait-il de ses utilisateurs ? A peu près tout ! « La pratique la plus problématique, c’est la captation systématique de nos données personnelles », explique Sylvain Steer, enseignant en droit et membre de l’association la Quadrature du Net. Pour les « amis », ce sont donc les contenus publics, les messages privés sur #Messenger, la listes des personnes, pages et groupes suivis, la façon dont on utilise le service et accède aux contenus et les informations sur l’appareil (adresse IP, fichiers présents, mouvements de la souris, accès au GPS et à l’appareil photo).

    Pour ceux qui n’ont pas de compte, la firme de Palo Alto a la solution : le « profil fantôme ». Les #cookies, les boutons « J’aime » et « Partager » affichés sur de nombreux sites, transmettent à Facebook les informations de navigation... En bref, Facebook s’accorde un pouvoir de surveillance de masse.

    Et quand Mark Zuckerberg répète à tout va, « Facebook ne vend pas les données », le parlement Britannique répond : il ment. En cause, le modèle économique : « la gratuité » pour l’utilisateur contre la monétisation de ses données. « Facebook vend aux annonceurs des catégories de publicité. Ce sont l’ensemble des caractéristiques sociales, économiques et comportementales que le réseau associe à chaque utilisateur afin de mieux le cibler », explique Sylvain Steer. « Avec l’argument fallacieux que c’est pour nous proposer des contenus de la façon la plus adaptée : sous entendu la plus subtile ». Facebook est donc avant tout « une #régie_publicitaire », analyse Yann Le Pollotech, chargé des questions numériques au PCF. 98 % de son chiffre d’affaires mondial provient de la publicité ciblée.

    L’accès aux données des téléphones
    Le réseau ouvre aussi ses données à des développeurs tiers contre rémunération « 250 000 dollars de publicités par an », écrivait le PDG dans un mail obtenu par les parlementaires britanniques. Facebook nie, explique que l’idée n’avait jamais été appliquée. En 2015, pourtant il restreint l’accès sauf pour une liste de 150 entreprises, dont Apple, Amazon, Netflix, ou Airbnb ou encore le site de rencontre #Tinder. Et là, c’est open bar ! Et Zuckerberg écrivait : « je ne vois pas de cas où des données ont été diffusées de développeurs à développeurs et ont causé un réel problème pour nous »... Raté ! 3 ans après, Cambridge Analytica allait prouver le contraire. La société, basée à Londres, a siphonné les données de 87 millions de comptes. La cheville ouvrière de la campagne numérique de Donald Trump en 2016, a réalisé un micro ciblage des électeurs.

    Parmi les autres pépites du rapport : l’accès aux données des téléphones. En 2015, la nouvelle version de l’application sur mobiles #Android pouvait avoir accès au journal des appels téléphoniques. Un cadre de Facebook s’inquiète dans un mail interne que les utilisateurs s’en rendent compte. « Ça serait très risqué : des journalistes (..) qui écrivent des articles sur “Facebook qui utilise sa mise à jour pour espionner votre vie privée” », écrit le cadre. Car le but de la firme, est bel et bien de tout savoir.... Pour cela, il faut capturer l’utilisateur et faire en sorte qu’il y reste. Et le pousser à partager toujours plus d’informations.

    Les #Fake_News rentrent dans cette catégorie. C’est parce qu’elles sont beaucoup plus partagées que Facebook les laisse se propager... Le sociologue Dominique Cardon limite leur portée dans un livre salvateur (1). Pendant la campagne américaine, ces « fake news » ont été le plus consultées par les 10% des électeurs les plus convaincus, y écrit-il. Pour Yann Le Pollotech aussi, « il faut se méfier de ce concept. Depuis que les hommes communiquent, il y a de la #désinformation. Mais ici, il y a aussi une sorte de racisme social : les fake news ne concerneraient que les moins diplômés.. et les gilets jaunes ! A chacun ses Fakes news ; celle des #CSP_+ [cadres supérieurs, NdlR], c’est que les cheminots partent à la retraite à 50 ans avec un pont d’or. Mais ce n’est pas à Facebook de décider ce qui est de l’ordre du complot ou de la #vérité. La seule manière de les éviter : c’est la délibération, le débat démocratique ».

    Mais ce n’est pas le programme du géant. Lui, il a un autre objectif : « enfermer les internautes dans son monde, son univers. Plus que du gangster, cela relève de la #mafia, au sens où c’est aussi une organisation sociale », continue Yann Le Pollotech. Dans ce système, Facebook compte aussi la messagerie #Whatsapp (1,5 milliard d’utilisateurs) et le site de partage de photos et vidéos #Instagram (1 milliard). Et avec elles, toutes leurs données ! En 2014, au moment du rachat de Whatsapp pour 19 milliards de dollars, Zuckerberg promettait « de ne pas combiner les données des comptes Facebook et Whatsapp. Bien sûr, il l’a fait deux ans après », continue Sylvain Steer.

    Depuis les scandales continuent : le 20 mars, Facebook reconnaissait ne pas protéger les #mots_de_passe de centaines de millions de comptes. En février, d’autres applications donnaient accès à Facebook à leurs données : une application pour suivre son cycle menstruel, de sport, de santé... En septembre, 50 millions de comptes étaient piratées.

    Un modèle basé sur l’illégalité
    Que font les législateurs ? En Europe, ils ont franchi une première étape avec le Règlement général pour la protection des données ( #RGPD ), entré en vigueur le 28 mai dernier. Ce dernier impose des formes de consentement éclairé et libre. Mais « Facebook continue de violer les textes, car tout son modèle économique est illégal », rappelle Sylvain Steer. Une plainte collective a été déposée, la CNIL Irlandaise – là où est le siège social de Facebook en Europe- l’examine. Sauf qu’elle prend son temps. « Bien sûr, Facebook comme les autres, fait un lobbying pour retarder sa mise en conformité et prolonger son business », continue-t-il.

    Le Parlement britannique veut la fin du far west... Sauf que Facebook, comme #Google « à force de ne pas être réglementés, se sont imposés comme des autorités centralisatrices sur internet. Les États au lieu de le limiter, continuent à lui déléguer des pouvoirs ». La France en tête, « les gouvernements, demandent à ces plateformes géantes de devenir juges et modérateurs des contenus en ligne. Ce qui devrait être de l’ordre de la justice ou du service public », poursuit Sylvain Steer ... Ou comment les gouvernements donnent à Facebook les clés de la censure. Zuckerberg, lui, s’excuse, encore une fois, et promet « de changer ». En attendant, le nombre d’utilisateurs recule, les jeunes désertent la plateforme... Mais pour Instagram. Et restent ainsi dans le monde clos de Facebook.

    Culture numérique, Dominique Cardon, Les presses de Sciences Po, sorti en février, 19 euros, 428 pages
    (Article paru dans le journal L’Humanité -Dimanche du 28 mars 2019)

    #facebook #surveillance #internet #algorithme #censure #réseaux_sociaux #publicité #données #bigdata #profiling #manipulation #marketing #domination #web #voleur de vies #escroc #gangster #fric