• Avant le FGI - France du 5 novembre prochain à Paris, le Forum sur la Gouvernance de l’Internet 2022 démarre aujourd’hui à Addis Abeba en Éthiopie.

    ⏩ Découvrez les points saillants de la semaine à venir par Lucien Castex https://www.afnic.fr/observatoire-ressources/papier-expert/forum-sur-la-gouvernance-de-linternet-ethiopie-2022-vers-plus-de-resilience-en

    –----------------------------

    Before the France chapter on December 5th in Paris, IGF-Ethiopia 2022 starts today in Addis Abeba, Ethiopia.

    ⏩ Discover the key points of the week to come with Lucien Castex https://www.afnic.fr/en/observatory-and-resources/expert-papers/internet-governance-forum-ethiopia-2022-towards-greater-resilience-in-times-of

    #Afnic #Internet #Governance #Ethiopia #Resilience #IGF2022

    • – Connectez tout le monde et protéger les droits de l’Homme

      – Éviter la fragmentation d’Internet

      – Gouvernance et protection des données et de la vie privée

      – Garantir la responsabilité, la sécurité et la sûreté en ligne

      – Répondre aux défis des technologies émergentes, notamment de l’intelligence artificielle.

      Dans un pays en guerre où les infrastructures sont gérées par ZTE, il fallait y penser...

  • « Journée nationale de la résilience » : vers un survivalisme d’État
    https://lundi.am/Journee-nationale-de-la-resilience-vers-un-survivalisme-d-Etat?s=09

    La résilience est une technologie du consentement. Il s’agit de consentir à la fatalité des désastres notamment technologiques afin d’apprendre à « vivre avec », sans jamais s’attaquer à leurs causes. Consentir à l’entraînement, à l’apprentissage et à l’expérimentation de conditions de vie dégradées par le désastre. Consentir encore à la participation pour fonder la déresponsabilisation des décideurs et la culpabilisation des victimes.

    #résilience #consentement

  • #Toulouse. Aux Amidonniers on veut sauver la « villa des palmiers »
    https://www.ladepeche.fr/2022/06/21/toulouse-aux-amidonniers-on-veut-sauver-la-villa-des-palmiers-10385816.php

    Je te mets une carte OSM pour que tu comprennes mieux pourquoi les #promoteurs_immobiliers sont aux aguets, google map a déjà oublié tout le parc. Je t’ai laissé l’échelle, le parc, c’est ce que tu peux voir en vert autour de la villa.


    Au XIXem siècle coulait encore la rivière sous les petits ponts de ce parc, c’est un lieu sauvage magnifique. (comment je l’ai vu ? oh beh, le cadenas de la grille n’était pas bien fermé). Et quand on parle de #résilience ça ferait de beaux jardins potagers à l’entrée de Toulouse !

    https://www.openstreetmap.org/node/1557701715#map=16/43.6081/1.4169

  • Base de données de plus de 7000 plantes, arbustes, arbres créee par des anglais...

    Une vraie mine d’or d’information, avec un moteur de recherche génial multicritères (résistance au gel, usage, médicinal, vitesse de croissance…,)

    « J’ai réactualisé la version anglaise pour prendre en compte la traduction automatique en français sous un environnement Firefox à jour. »

    Pour télécharger cette version francisée, c’est par ici : https://drive.google.com/file/d/19_NCjWofCCQMT17aNxhqlW_WThC0B5OL/view?usp=sharing

    À décompresser, puis lancer Permaflorea.exe.

    Nota : Version modifiée à partir de l’appli officielle : http://www.permaculture.eu.org/permaflorae

    Solution équivalente en ligne : https://pfaf.org/user/Default.aspx

    #permaculture #potager #verger #resilience #autosuffisance #permaflorae

    gotwit

  • Une histoire de « résilience » en tant que marqueur des discriminations sociales.

    Comment la ville de Phoenix lutte contre des rues à 80 degrés
    https://www.telerama.fr/debats-reportages/a-phoenix-sous-le-feu-du-rechauffement-climatique-7000297.php

    Avec plus de 40 degrés attendus ce mardi à Paris, la capitale a activé le niveau 3 de son “plan canicule” : ouverture de parcs et jardins la nuit, mise en place de fontaines temporaires et de brumisateurs, etc. Des mesures d’urgence, qui n’adapteront pas Paris à des changements durables. Aux États-Unis, la ville de Phoenix, qui détient les records de chaleur du pays, a développé des techniques de pointe pour vivre sous des chaleurs extrêmes. Et ça fonctionne. Mais seulement dans les quartiers les plus favorisés. Reportage.

    https://justpaste.it/3f9us

  • “Contre la résilience” : causerie avec Thierry Ribault à Grenoble
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1703

    Nous accueillons Thierry Ribault pour une causerie autour de son dernier livre, Contre la résilience - A Fukushima et ailleurs (L’Echappée, 2021). Avec l’accélération de l’effondrement, la technocratie invoque la résilience comme solution à chaque manifestation de la Crise (accident nucléaire, pandémie, terrorisme, sécheresse, etc). Il s’agit de nous adapter au pire sans jamais remonter aux causes, comme en témoigne la loi française votée en 2021, “portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets”. Le mot lui-même vient de l’anglais resilience, issu du latin resilire : « sauter en arrière », d’où « rebondir, résister ». Quand la société industrielle détruit le monde et chasse les humains de leur propre vie, il revient à chacun de trouver en soi les moyens de (...)

    #Faits_divers

  • Les Greniers d’Abondance  : « Les répercussions de la #guerre en #Ukraine sur l… » - Framapiaf
    https://framapiaf.org/@lga/108282222577378987

    Les répercussions de la #guerre en #Ukraine sur le #commerce #agricole international et la #sécurité #alimentaire viennent nourrir un discours qui semble frappé au coin du bon sens :

    💡 "pour lutter contre la faim, ns (comprendre « les pays exportateurs de produits agricoles ») devons produire plus !"

    ⚠️ ✋ Si cette idée est démentie par les faits depuis longtps, ça ne l’empêche pas d’être ressassée par de nbrx resp. politiques ou figures médiatiques, parfois de bonne foi, parfois moins.

  • Les émeutes #EnMarche de la semaine dans la France d’#emmanuel_macron

    Depuis une semaine la corse flambe, maintenant, ce sont les dépôts de carburants.
    Demain ce sera quoi ?

    L’utilisation de nouveaux mots comme #résilience ne règle pas les problèmes créés par l’union européenne et son président du conseil européen.
    Le programme d’enrichissement maximum des très très riches génère des effets de bords.

    La ré élection du boute feux présidentiel amènera la violence dans les beaux quartiers.

    • Prix des carburants : le blocage des dépôts pétroliers se poursuit malgré le plan de résilience Le figaro
      https://www.lefigaro.fr/social/prix-des-carburants-le-blocage-des-depots-petroliers-se-poursuit-malgre-le-

      Les manifestants considèrent que les mesures annoncées par le gouvernement ce mercredi ne sont pas suffisantes pour faire face à l’envolée des prix du carburant.

      Entamé mardi, le blocage de plusieurs dépôts pétroliers en raison de l’envolée du prix des carburants se poursuivait mercredi en Bretagne et aussi à La Rochelle (Charente-Maritime), malgré l’annonce du plan d’aides du gouvernement, a-t-on appris de sources concordantes.

      Dans la péninsule, les dépôts de Lorient, Brest et Vern-sur-Seiche, près de Rennes, étaient toujours bloqués mercredi en fin d’après-midi, selon des manifestants et les autorités. « Il n’y a rien du tout dans ce plan à part des reports de charge, qu’on peut déjà avoir en temps normal. Y a que les pêcheurs qui ont eu 35 centimes » par litre de gazole, a expliqué à l’AFP, depuis le dépôt de Lorient, Norbert Guillou, chef d’entreprise. « On maintient le blocage (du dépôt de Lorient, ndlr) et on le renforce parce que c’est nous prendre pour des imbéciles », a poursuivi ce responsable d’une entreprise de travaux publics.

      « On est très loin de ce qu’on demandait »
      Le gouvernement a présenté mercredi après-midi son « plan de résilience » pour permettre aux entreprises de faire face aux conséquences du conflit en Ukraine, en allégeant à court terme leur facture énergétique mais aussi par des mesures destinées à rendre l’économie française moins dépendante de la Russie. À Brest, le dépôt était bloqué par une cinquantaine de manifestants et une soixantaine de véhicules et d’engins. « On est très loin de ce qu’on demandait. On est très loin de la réalité. Aujourd’hui le prix à la pompe diminue un peu mais on ne sait pas demain à combien il sera. On n’a pas de vision sur l’avenir », a expliqué à l’AFP Cyrille Petton, entrepreneur de travaux publics. « Donc les mesures qui ont été annoncées, pour nous, ce n’est pas suffisant. On ne lève pas le blocage, on va se barricader, on ne bougera pas », a-t-il ajouté.

      En Charente-Maritime, une soixantaine de personnes, essentiellement des marins-pêcheurs, bloquaient mercredi matin le dépôt de carburant du port de commerce de La Pallice à La Rochelle, selon une source proche des autorités. Le blocage se poursuivait après l’annonce du plan gouvernemental, selon la même source. À l’aide de pneus et de palettes, ils ont édifié des barricades depuis quatre heures du matin. Tout se déroulait dans le calme en milieu de matinée, selon la même source. Par ailleurs, plusieurs dizaines d’agriculteurs du Lot-et-Garonne, à l’appel de la Coordination rurale, ont déversé des pneus mercredi matin devant la préfecture à Agen pour réclamer le « GNR (gasoil non routier) à moins d’un euro » et la « détaxation des énergies ».

      Déjà en hausse constante ces derniers mois, le prix des carburants s’est envolé depuis le début de la guerre en Ukraine, des augmentations impossibles à répercuter dans leur totalité sur les clients et les consommateurs pour les transporteurs notamment, mais aussi pour les agriculteurs ou les pêcheurs.

    • Prix des carburants en France : intervention des forces de l’ordre pour débloquer des dépôts pétroliers RTBF
      https://www.rtbf.be/article/prix-des-carburants-en-france-intervention-des-forces-de-lordre-pour-debloquer-

      Les forces de l’ordre sont intervenues mercredi soir pour débloquer les dépôts pétroliers de Rennes et Lorient mais le blocage continuait à Brest et La Rochelle en raison de l’envolée du prix des carburants et malgré l’annonce du plan d’aides du gouvernement, a-t-on appris de sources concordantes.


      A Vern-sur-Seiche, près de Rennes, « le préfet a décidé de faire procéder à la levée du blocage pour éviter une rupture d’approvisionnement en carburants dans le département », a expliqué à l’AFP la directrice de cabinet du préfet Elise Dabouis.

      Des gendarmes mobiles et des CRS ont été dépêchés sur place dans la soirée pour mettre fin à ce blocage entamé mardi soir à 21h00.

      « Il y a eu une phase de négociation et les manifestants ont quitté d’eux-mêmes le site à 19h00 sans recours à la force, sans heurts et dans le calme », a précisé Mme Dabouis.

      A Lorient, les manifestants étaient en cours d’évacuation par les forces de l’ordre en début de soirée, selon l’un d’entre eux. « Ils nous poussent mais ils ont beau évacuer les bonhommes, nos engins sont là », a déclaré à l’AFP Norbert Guillou, responsable d’une entreprise de travaux publics.

      L’évacuation se faisait sans heurts, selon la même source. « Une opération de déblocage du dépôt pétrolier de Lorient est actuellement en cours », a confirmé mercredi soir la préfecture du Morbihan à l’AFP.

      Un peu plus tôt, M. Guillou avait annoncé la poursuite du blocage du dépôt de Lorient en estimant qu’il n’y avait « rien du tout » dans le plan d’aides du gouvernement.

      « Plan de résilience »
      Le gouvernement a présenté mercredi après-midi son « plan de résilience » pour permettre aux entreprises de faire face aux conséquences du conflit en Ukraine, en allégeant à court terme leur facture énergétique mais aussi par des mesures destinées à rendre l’économie française moins dépendante de la Russie.

      A Brest, le dépôt était toujours bloqué par les manifestants et une soixantaine de véhicules et d’engins mercredi soir, selon un manifestant.

      « On est très loin de ce qu’on demandait. On est très loin de la réalité. Aujourd’hui le prix à la pompe diminue un peu mais on ne sait pas demain à combien il sera. On n’a pas de vision sur l’avenir », a expliqué à l’AFP Cyrille Petton, entrepreneur de travaux publics.

      « Donc les mesures qui ont été annoncées, pour nous, ce n’est pas suffisant. On ne lève pas le blocage, on s’est barricadé, on ne bougera pas », a-t-il ajouté.

      A La Rochelle, une soixantaine de marins-pêcheurs bloquaient toujours le dépôt de carburant du port de commerce de La Pallice avec des braseros de pneus et de palettes, mercredi en début de soirée. Le mouvement, démarré tôt durant la matinée, « continue jusqu’à ce que le décryptage (des annonces du gouvernement, ndlr) soit fait par le comité national », selon l’organisateur du mouvement Philippe Micheau, pêcheur à l’île d’Oléron.

      Par ailleurs, plusieurs dizaines d’agriculteurs du Lot-et-Garonne, à l’appel de la Coordination rurale, ont déversé des pneus mercredi matin devant la préfecture à Agen pour réclamer le « GNR (gasoil non routier) à moins d’un euro » et la « détaxation des énergies ».

      Déjà en hausse constante ces derniers mois, le prix des carburants s’est envolé depuis le début de la guerre en Ukraine, des augmentations impossibles à répercuter dans leur totalité sur les clients et les consommateurs pour les transporteurs notamment, mais aussi pour les agriculteurs ou les pêcheurs.

    • Pendant ce temps là, des candidat.e.s se penchent sur les véritables problèmes du pays, dont on discute dans les diners en ville

      Hidalgo s’interroge sur la participation de la Russie aux JO de 2024 à Paris La Tribune
      https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN2LD1N4/hidalgo-s-interroge-sur-la-participation-de-la-russie-aux-jo-de-2024-a-par

      PARIS (Reuters) - La participation de la Russie aux Jeux olympiques d’été de 2024 à Paris est remise en cause par la guerre en Ukraine et devra faire l’objet d’une décision le moment venu, a considéré mercredi la maire de Paris et candidate à l’élection présidentielle, Anne Hidalgo.

      . . . . . .
      #PS

    • [Ukraine] - Comment en est-on arrivé là ? Résumé des raisons du conflit. Trouble Fait
      Ce 23 février, le méchant Poutine a décidé d’envahir l’Ukraine sans aucune raison apparente.
      C’est ce que doit penser un grand nombre de personnes, puisque nos médias ont tous oubliées d’expliquer le contexte qui a mené à cette intervention.
      J’ai donc décidé de les aider en rappelant quelques infos importantes.

      https://www.youtube.com/watch?v=a9RvNZzg1tQ

      [Pour aller plus loin]
      Comment l’Occident a promis à l’URSS que l’OTAN ne s’étendrait pas https://urlz.fr/hITg
      Les Crises – Série sur l’Ukraine d’Olivier Berruyer https://www.les-crises.fr/ukraine https://www.les-crises.fr/?s=%5BU4-
      USA à la conquête de l’Est – Manon Loizeau https://urlz.fr/hITf
      Ukraine, les masques de la révolution – Paul Moreira https://urlz.fr/hA9y
      Donbass – Anne-Laure Bonnel https://urlz.fr/hITe
      Ukraine Gate – Biden et Burrisma https://urlz.fr/hITd
      Discours de Poutine https://urlz.fr/hITb

      [Plus d’infos]
      la Russie utilise les médias pour diaboliser le régime ukrainien https://urlz.fr/hISa
      Naissance de nouveaux États suite à l’explosion de l’URSS https://urlz.fr/hISb
      Dislocation de l’URSS https://urlz.fr/hISc
      Expansion de l’OTAN les origines de la grave crise actuelle https://urlz.fr/hISd
      La Russie et la construction européenne https://urlz.fr/hISe
      Révolutions de couleur https://urlz.fr/hISg
      Révolution orange https://urlz.fr/hISi
      Leonid Koutchma https://urlz.fr/hISj
      Présidentielle ukrainienne de 2004 https://urlz.fr/hISk
      Législatives ukrainiennes de 2006 https://urlz.fr/hISl
      Ioulia Tymochenko https://urlz.fr/hISm
      Accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne https://urlz.fr/hISn
      L’Ukraine se dérobe à l’orbite européenne https://urlz.fr/hISo
      L’Ukraine dit non à l’Europe https://urlz.fr/hISp
      L’Ukraine a refusé de signer l’accord avec l’UE https://urlz.fr/hISq
      La Russie tend les bras à l’Ukraine https://urlz.fr/hISr
      L’Ukraine gèle l’accord d’association avec l’UE https://urlz.fr/hISs
      Viktor Ianoukovitch rapproche un peu plus Kiev de Moscou https://urlz.fr/hISu
      Union douanière de l’Union eurasiatique https://urlz.fr/hISw
      Les Lettons défilent pour honorer les soldats qui ont combattu avec les nazis https://urlz.fr/hISx
      A l’ONU, les États-Unis et l’Ukraine refusent de condamner le nazisme https://urlz.fr/hfba
      Ukraine le président propose au leader de l’opposition le poste de Premier ministre https://urlz.fr/hISy
      Euromaïdan https://urlz.fr/hISz
      Une rumeur accuse l’opposition d’être les snipers de Maïdan https://urlz.fr/hISA
      En Ukraine, l’Europe décide de sanctions https://urlz.fr/hISB
      Ukraine et Euromaïdan – Le Coup d’État https://urlz.fr/hISC
      Incendie criminel à Odessa https://urlz.fr/hISD
      Ukraine La face cachée de l’Euromaïdan (Synthèse) https://urlz.fr/hISE
      L’Ukraine signe l’accord d’association avec l’UE https://urlz.fr/hISF
      Annexion de la Crimée par la Russie en 2014 https://urlz.fr/hISG
      L’angoisse des Tatars de Crimée, exilés après l’annexion https://urlz.fr/hISH
      Un référendum en Crimée pour dire « oui » à la Russie https://urlz.fr/hISI
      Crimée comment l’eau est devenue un outil politique de pression https://urlz.fr/hISJ
      Guerre du Donbass https://urlz.fr/hISK
      Violences sexuelles en Ukraine crimes de guerre, tabou et impunité https://urlz.fr/hISM
      Ukraine, C’est tout simple il faut tuer 1,5 million d’être humain https://urlz.fr/hISN
      Minsk II https://urlz.fr/hISO
      Tout ce qu’il faut savoir sur les Accords de Minsk en 22 questions https://urlz.fr/hISP
      Sommet format Normandie à Paris(2019) https://urlz.fr/hISQ
      Format Normandie (2022). Des discussions « difficiles » entre Européens et Russes https://urlz.fr/hISR
      Donbass – L’Ukraine vient de préparer l’acte de décès officiel des accords de Minsk https://urlz.fr/hISS
      Ukraine Kiev évoque un coup d’Etat et un projet d’invasion fomenté par Moscou https://urlz.fr/hIST
      Nouvelle-Russie (projet d’État) https://urlz.fr/hISU

  • The Resilience of the Internet in Ukraine | RIPE Labs
    https://labs.ripe.net/author/emileaben/the-resilience-of-the-internet-in-ukraine

    In spite of all that is happening, the Ukrainian Internet appears to be holding up. And while it is terrible to see the resiliency of a country’s Internet tested in this way, it is good to see that it is still functioning. There has been some speculation as to why this is. For example, it may be that the Ukrainian Internet is deliberately not being targeted by the invaders. Or it may be that it is structured in such a way that makes it hard to attack.

    In this article, we take a closer look at certain factors that may be contributing to the the resiliency of the Ukrainian Internet.

    Lack of market concentration at end-user networks

  • Le #Nigeria vide les camps de déplacés de #Maiduguri

    Ces réfugiés avaient fui les exactions de #Boko_Haram, mais le gouverneur de l’Etat de #Borno les presse aujourd’hui de revenir sur leurs terres, malgré le risque humanitaire et la présence du groupe #Etat_islamique en Afrique de l’Ouest.

    Un silence de plomb est tombé sur le camp de déplacés de #Bakassi. Il ne reste presque rien de ce gros village de fortune qui abritait, il y a encore quelques semaines, plus de 41 800 déplacés, à la sortie de la grande ville de Maiduguri, chef-lieu de l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Les tentes et les abris de tôle ont disparu, la clinique a fermé ses portes et les enclos de terre se sont vidés de leurs bêtes.

    Pendant sept ans, des dizaines de communautés fuyant les exactions des djihadistes de Boko Haram se sont réfugiées sur ce terrain, initialement occupé par des logements de fonction, aujourd’hui à l’abandon. Mais, le 19 novembre, les déplacés de Bakassi ont été réveillés au beau milieu de la nuit par une délégation officielle, venue leur annoncer qu’ils avaient onze jours pour plier bagage et reprendre le chemin de leurs champs.

    Dans les heures qui ont suivi, #Babagana_Zulum, le gouverneur de l’Etat de Borno, a supervisé en personne l’attribution d’une #aide_alimentaire et financière à chaque chef de famille présent : 100 000 nairas (215 euros) ont été versés pour les hommes et 50 000 nairas (107 euros) pour les femmes, ainsi qu’un sac de riz de 25 kilos, un carton de nouilles et cinq litres d’huile de friture. Une aide censée leur permettre de tenir trois mois, le temps de reprendre la culture de leurs terres ou de trouver un autre lieu de vie, à Maiduguri ou à proximité de leur terre d’origine.

    Le #plan_de_développement établi par les autorités indique qu’au moins 50 % des déplacés de l’Etat de Borno devront avoir quitté les camps d’ici à l’année prochaine et que tous les camps de l’Etat devront avoir fermé leurs portes d’ici à 2026. Pour l’heure, le gouverneur a ordonné la fermeture des #camps_officiels situés autour de la ville de Maiduguri, afin de pousser les populations vers l’#autonomie_alimentaire. Quatre camps, abritant environ 86 000 personnes, ont déjà fermé ; cinq autres, accueillant plus de 140 000 personnes, doivent suivre.

    Abus subis par les réfugiés

    Le gouvernement local, qui assure qu’il « ne déplace personne de force », a justifié sa décision en pointant notamment les #abus que les réfugiés subissent dans ces espaces surpeuplés, où ils sont victimes de #violences_sexuelles et à la merci des détournements de l’aide alimentaire d’urgence. Mais les moyens déployés pour vider les camps ne sont pas à la hauteur des besoins.

    « Pendant la distribution de l’aide au départ, les autorités ont demandé à tous les hommes célibataires de s’éloigner. Beaucoup de gens de mon âge n’ont rien reçu du tout », assure Dahirou Moussa Mohammed. Ce paysan de 25 ans a passé un peu plus d’un an dans le camp après avoir fui les territoires occupés par Boko Haram, où il dit avoir été emmené de force après l’invasion de son village par les djihadistes en 2014.

    Depuis que Bakassi a fermé ses portes, Dahirou s’est installé sur une dalle de béton nu, à quelques mètres seulement du mur d’enceinte désormais surveillé par des gardes armés. « Nous avons récupéré la toile de nos tentes, les structures en bois et les tôles de la toiture, et nous les avons déplacées ici », explique le jeune homme.

    Dans un communiqué publié le 21 décembre, l’organisation Human Rights Watch regrette le manque « de consultations pour préparer les déplacés à rentrer chez eux ou pour les informer des alternatives possibles » et rappelle qu’on ignore tout du sort de 90 % des personnes ayant quitté Bakassi fin novembre. « Les déplacements multiples risquent d’accroître les besoins dans des zones où la présence humanitaire est déjà limitée. Cela est particulièrement préoccupant, compte tenu des indicateurs d’#insécurité_alimentaire dans la région », note, de son côté, la coalition d’ONG internationales Forum Nigeria.

    2,4 millions de personnes menacées par la #faim

    Selon un rapport des Nations unies datant du mois d’octobre, 2,4 millions de personnes sont menacées par la faim dans le Borno, ravagé par douze années de conflit. L’inquiétude des ONG est encore montée d’un cran avec la publication d’une lettre officielle datée du 6 décembre, interdisant expressément les #distributions_alimentaires dans les communautés récemment réinstallées.

    « La création délibérée de besoins par les humanitaires ne sera pas acceptée. (…) Laissons les gens renforcer leur #résilience », a insisté le gouverneur lors d’une réunion à huis clos avec les ONG, le 21 décembre. Il les accuse de rendre les populations dépendantes de l’#aide_humanitaire sans leur proposer de solutions de développement à long terme, afin de continuer à profiter de la crise.

    Même si le projet de fermeture des camps de Maiduguri a été évoqué à de multiples reprises par les dirigeants du Borno ces dernières années, la mise à exécution de ce plan par le gouverneur Babagana Zulum a surpris tout le monde. « Les gens ont besoin de retrouver leurs terres et on comprend bien ça, sauf que le processus actuel est extrêmement discutable », s’alarme la responsable d’une ONG internationale, qui préfère garder l’anonymat étant donné le climat de défiance qui règne actuellement dans le Borno. « On ne sait même pas comment ils vont rentrer chez eux, vu la dangerosité du voyage, et nous n’avons aucun moyen de les accompagner », regrette-t-elle.

    « Il faut que le gouvernement local reconnaisse que la situation sécuritaire ne permet pas ces retours, pour l’instant. Dans le contexte actuel, j’ai bien peur que les déplacés ne soient poussés dans les bras des insurgés », appuie un humanitaire nigérian qui travaille pour une autre organisation internationale.

    C’est par crainte des violences que Binetou Moussa a choisi de ne pas prendre le chemin du retour. « Ceux qui ont tenté de rejoindre notre village d’Agapalawa ont vite abandonné. Il n’y a plus rien là-bas et il paraît qu’on entend chaque jour des coups de feu dans la brousse. Je ne veux plus jamais revivre ça ! », justifie la vieille femme, qui garde en elle le souvenir terrifiant de sa longue fuite à pied jusqu’à Maiduguri, il y a sept ans.

    Faute d’avoir pu rejoindre leur village, beaucoup de déplacés de Bakassi ont finalement échoué à #Pulka ou #Gwoza, à plus de 100 kilomètres au sud-est de la capitale régionale. « Ils dorment dehors, sur le marché, et ils n’ont même plus assez d’argent pour revenir ici ! », gronde Binetou, en tordant ses mains décharnées. Dans ces villes secondaires sécurisées par l’armée, la menace d’une attaque demeure omniprésente au-delà des tranchées creusées à la pelleteuse pour prévenir l’intrusion de djihadistes. Une situation qui limite les perspectives agricoles des rapatriés.

    Attaques probables

    Le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) est effectivement actif dans certaines zones de réinstallation. « L’armée contrôle bien les villes secondaires à travers tout le Borno, mais ils ne tiennent pas pour autant les campagnes, souligne Vincent Foucher, chercheur au CNRS. L’Iswap fait un travail de fond [dans certaines zones rurales] avec des patrouilles pour prélever des taxes, contrôler les gens et même rendre la justice au sein des communautés. »

    Et bien que l’organisation Etat islamique se montre plus pacifique dans ses rapports aux civils que ne l’était Abubakar Shekau – le chef historique de Boko Haram, disparu en mai 2021 au cours d’affrontements entre factions djihadistes rivales –, les risques encourus par les populations non affiliées sont bien réels. « Si on renvoie des gens dans les villes secondaires, l’#Iswap pourrait bien les attaquer », prévient Vincent Foucher. Sans oublier les civils « partis travailler dans les territoires contrôlés par l’Iswap et qui ont été victimes des bombardements de l’armée ».

    Dans un rapport publié le 15 décembre, Amnesty International évoque les attaques qui ont ciblé des personnes rapatriées au cours de l’année 2021 à Agiri, New Marte et Shuwari. L’ONG ajoute que « certains ont été forcés [par les militaires] à rester dans les zones de réinstallation, malgré l’escalade de la violence ». D’un point de vue politique, la fermeture des camps serait un moyen de reconquérir des territoires et même de tenter de mettre un point final à un conflit de douze années. Même si cela revient, selon les termes de Vincent Foucher, à « laisser des gens avec peu de mobilité, encerclés par les djihadistes et forcés de cohabiter avec une armée sous pression ».

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/12/30/au-nigeria-la-fermeture-des-camps-de-deplaces-jette-des-milliers-de-personne

    #réfugiés #déplacés_internes #migrations #camps_de_réfugiés #fermeture #renvois #retour_au_pays (tag que j’utilise pour les réfugiés et pas les déplacés internes, en général, mais ça permettra de retrouver l’article, si besoin)

  • Schengen : de nouvelles règles pour rendre l’espace sans contrôles aux #frontières_intérieures plus résilient

    La Commission propose aujourd’hui des règles actualisées pour renforcer la gouvernance de l’espace Schengen. Les modifications ciblées renforceront la coordination au niveau de l’UE et offriront aux États membres des outils améliorés pour faire face aux difficultés qui surviennent dans la gestion tant des frontières extérieures communes de l’UE que des frontières intérieures au sein de l’espace Schengen. L’actualisation des règles vise à faire en sorte que la réintroduction des #contrôles_aux_frontières_intérieures demeure une mesure de dernier recours. Les nouvelles règles créent également des outils communs pour gérer plus efficacement les frontières extérieures en cas de crise de santé publique, grâce aux enseignements tirés de la pandémie de COVID-19. L’#instrumentalisation des migrants est également prise en compte dans cette mise à jour des règles de Schengen, ainsi que dans une proposition parallèle portant sur les mesures que les États membres pourront prendre dans les domaines de l’asile et du retour dans une telle situation.

    Margaritis Schinas, vice-président chargé de la promotion de notre mode de vie européen, s’est exprimé en ces termes : « La crise des réfugiés de 2015, la vague d’attentats terroristes sur le sol européen et la pandémie de COVID-19 ont mis l’espace Schengen à rude épreuve. Il est de notre responsabilité de renforcer la gouvernance de Schengen et de faire en sorte que les États membres soient équipés pour offrir une réaction rapide, coordonnée et européenne en cas de crise, y compris lorsque des migrants sont instrumentalisés. Grâce aux propositions présentées aujourd’hui, nous fortifierons ce “joyau” si emblématique de notre mode de vie européen. »

    Ylva Johansson, commissaire aux affaires intérieures, a quant à elle déclaré : « La pandémie a montré très clairement que l’espace Schengen est essentiel pour nos économies et nos sociétés. Grâce aux propositions présentées aujourd’hui, nous ferons en sorte que les contrôles aux frontières ne soient rétablis qu’en dernier recours, sur la base d’une évaluation commune et uniquement pour la durée nécessaire. Nous dotons les États membres des outils leur permettant de relever les défis auxquels ils sont confrontés. Et nous veillons également à gérer ensemble les frontières extérieures de l’UE, y compris dans les situations où les migrants sont instrumentalisés à des fins politiques. »

    Réaction coordonnée aux menaces communes

    La proposition de modification du code frontières Schengen vise à tirer les leçons de la pandémie de COVID-19 et à garantir la mise en place de mécanismes de coordination solides pour faire face aux menaces sanitaires. Les règles actualisées permettront au Conseil d’adopter rapidement des règles contraignantes fixant des restrictions temporaires des déplacements aux frontières extérieures en cas de menace pour la santé publique. Des dérogations seront prévues, y compris pour les voyageurs essentiels ainsi que pour les citoyens et résidents de l’Union. L’application uniforme des restrictions en matière de déplacements sera ainsi garantie, en s’appuyant sur l’expérience acquise ces dernières années.

    Les règles comprennent également un nouveau mécanisme de sauvegarde de Schengen destiné à générer une réaction commune aux frontières intérieures en cas de menaces touchant la majorité des États membres, par exemple des menaces sanitaires ou d’autres menaces pour la sécurité intérieure et l’ordre public. Grâce à ce mécanisme, qui complète le mécanisme applicable en cas de manquements aux frontières extérieures, les vérifications aux frontières intérieures dans la majorité des États membres pourraient être autorisées par une décision du Conseil en cas de menace commune. Une telle décision devrait également définir des mesures atténuant les effets négatifs des contrôles.

    De nouvelles règles visant à promouvoir des alternatives effectives aux vérifications aux frontières intérieures

    La proposition vise à promouvoir le recours à d’autres mesures que les contrôles aux frontières intérieures et à faire en sorte que, lorsqu’ils sont nécessaires, les contrôles aux frontières intérieures restent une mesure de dernier recours. Ces mesures sont les suivantes :

    - Une procédure plus structurée pour toute réintroduction des contrôles aux frontières intérieures, comportant davantage de garanties : Actuellement, tout État membre qui décide de réintroduire des contrôles doit évaluer le caractère adéquat de cette réintroduction et son incidence probable sur la libre circulation des personnes. En application des nouvelles règles, il devra en outre évaluer l’impact sur les régions frontalières. Par ailleurs, tout État membre envisageant de prolonger les contrôles en réaction à des menaces prévisibles devrait d’abord évaluer si d’autres mesures, telles que des contrôles de police ciblés et une coopération policière renforcée, pourraient être plus adéquates. Une évaluation des risques devrait être fournie pour ce qui concerne les prolongations de plus de 6 mois. Lorsque des contrôles intérieurs auront été rétablis depuis 18 mois, la Commission devra émettre un avis sur leur caractère proportionné et sur leur nécessité. Dans tous les cas, les contrôles temporaires aux frontières ne devraient pas excéder une durée totale de 2 ans, sauf dans des circonstances très particulières. Il sera ainsi fait en sorte que les contrôles aux frontières intérieures restent une mesure de dernier recours et ne durent que le temps strictement nécessaire.
    – Promouvoir le recours à d’autres mesures : Conformément au nouveau code de coopération policière de l’UE, proposé par la Commission le 8 décembre 2021, les nouvelles règles de Schengen encouragent le recours à des alternatives effectives aux contrôles aux frontières intérieures, sous la forme de contrôles de police renforcés et plus opérationnels dans les régions frontalières, en précisant qu’elles ne sont pas équivalentes aux contrôles aux frontières.
    - Limiter les répercussions des contrôles aux frontières intérieures sur les régions frontalières : Eu égard aux enseignements tirés de la pandémie, qui a grippé les chaînes d’approvisionnement, les États membres rétablissant des contrôles devraient prendre des mesures pour limiter les répercussions négatives sur les régions frontalières et le marché intérieur. Il pourra s’agir notamment de faciliter le franchissement d’une frontière pour les travailleurs frontaliers et d’établir des voies réservées pour garantir un transit fluide des marchandises essentielles.
    - Lutter contre les déplacements non autorisés au sein de l’espace Schengen : Afin de lutter contre le phénomène de faible ampleur mais constant des déplacements non autorisés, les nouvelles règles créeront une nouvelle procédure pour contrer ce phénomène au moyen d’opérations de police conjointes et permettre aux États membres de réviser ou de conclure de nouveaux accords bilatéraux de réadmission entre eux. Ces mesures complètent celles proposées dans le cadre du nouveau pacte sur la migration et l’asile, en particulier le cadre de solidarité contraignant, et doivent être envisagées en liaison avec elles.

    Aider les États membres à gérer les situations d’instrumentalisation des flux migratoires

    Les règles de Schengen révisées reconnaissent l’importance du rôle que jouent les États membres aux frontières extérieures pour le compte de tous les États membres et de l’Union dans son ensemble. Elles prévoient de nouvelles mesures que les États membres pourront prendre pour gérer efficacement les frontières extérieures de l’UE en cas d’instrumentalisation de migrants à des fins politiques. Ces mesures consistent notamment à limiter le nombre de points de passage frontaliers et à intensifier la surveillance des frontières.

    La Commission propose en outre des mesures supplémentaires dans le cadre des règles de l’UE en matière d’asile et de retour afin de préciser les modalités de réaction des États membres en pareilles situations, dans le strict respect des droits fondamentaux. Ces mesures comprennent notamment la possibilité de prolonger le délai d’enregistrement des demandes d’asile jusqu’à 4 semaines et d’examiner toutes les demandes d’asile à la frontière, sauf en ce qui concerne les cas médicaux. Il convient de continuer à garantir un accès effectif à la procédure d’asile, et les États membres devraient permettre l’accès des organisations humanitaires qui fournissent une aide. Les États membres auront également la possibilité de mettre en place une procédure d’urgence pour la gestion des retours. Enfin, sur demande, les agences de l’UE (Agence de l’UE pour l’asile, Frontex, Europol) devraient apporter en priorité un soutien opérationnel à l’État membre concerné.

    Prochaines étapes

    Il appartient à présent au Parlement européen et au Conseil d’examiner et d’adopter les deux propositions.

    Contexte

    L’espace Schengen compte plus de 420 millions de personnes dans 26 pays. La suppression des contrôles aux frontières intérieures entre les États Schengen fait partie intégrante du mode de vie européen : près de 1,7 million de personnes résident dans un État Schengen et travaillent dans un autre. Les personnes ont bâti leur vie autour des libertés offertes par l’espace Schengen, et 3,5 millions d’entre elles se déplacent chaque jour entre des États Schengen.

    Afin de renforcer la résilience de l’espace Schengen face aux menaces graves et d’adapter les règles de Schengen aux défis en constante évolution, la Commission a annoncé, dans son nouveau pacte sur la migration et l’asile présenté en septembre 2020, ainsi que dans la stratégie de juin 2021 pour un espace Schengen pleinement opérationnel et résilient, qu’elle proposerait une révision du code frontières Schengen. Dans son discours sur l’état de l’Union de 2021, la présidente von der Leyen a également annoncé de nouvelles mesures pour contrer l’instrumentalisation des migrants à des fins politiques et pour assurer l’unité dans la gestion des frontières extérieures de l’UE.

    Les propositions présentées ce jour viennent s’ajouter aux travaux en cours visant à améliorer le fonctionnement global et la gouvernance de Schengen dans le cadre de la stratégie pour un espace Schengen plus fort et plus résilient. Afin de favoriser le dialogue politique visant à relever les défis communs, la Commission organise régulièrement des forums Schengen réunissant des membres du Parlement européen et les ministres de l’intérieur. À l’appui de ces discussions, la Commission présentera chaque année un rapport sur l’état de Schengen résumant la situation en ce qui concerne l’absence de contrôles aux frontières intérieures, les résultats des évaluations de Schengen et l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations. Cela contribuera également à aider les États membres à relever tous les défis auxquels ils pourraient être confrontés. La proposition de révision du mécanisme d’évaluation et de contrôle de Schengen, actuellement en cours d’examen au Parlement européen et au Conseil, contribuera à renforcer la confiance commune dans la mise en œuvre des règles de Schengen. Le 8 décembre, la Commission a également proposé un code de coopération policière de l’UE destiné à renforcer la coopération des services répressifs entre les États membres, qui constitue un moyen efficace de faire face aux menaces pesant sur la sécurité dans l’espace Schengen et contribuera à la préservation d’un espace sans contrôles aux frontières intérieures.

    La proposition de révision du code frontières Schengen qui est présentée ce jour fait suite à des consultations étroites auprès des membres du Parlement européen et des ministres de l’intérieur réunis au sein du forum Schengen.

    Pour en savoir plus

    Documents législatifs :

    – Proposition de règlement modifiant le régime de franchissement des frontières par les personnes : https://ec.europa.eu/home-affairs/proposal-regulation-rules-governing-movement-persons-across-borders-com-20

    – Proposition de règlement visant à faire face aux situations d’instrumentalisation dans le domaine de la migration et de l’asile : https://ec.europa.eu/home-affairs/proposal-regulation-situations-instrumentalisation-field-migration-and-asy

    – Questions-réponses : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/qanda_21_6822

    – Fiche d’information : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/fs_21_6838

    https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_21_6821

    #Schengen #Espace_Schengen #frontières #frontières_internes #résilience #contrôles_frontaliers #migrations #réfugiés #asile #crise #pandémie #covid-19 #coronavirus #crise_sanitaire #code_Schengen #code_frontières_Schengen #menace_sanitaire #frontières_extérieures #mobilité #restrictions #déplacements #ordre_public #sécurité #sécurité_intérieure #menace_commune #vérifications #coopération_policière #contrôles_temporaires #temporaire #dernier_recours #régions_frontalières #marchandises #voies_réservées #déplacements_non_autorisés #opérations_de_police_conjointes #pacte #surveillance #surveillance_frontalière #points_de_passage #Frontex #Europol #soutien_opérationnel

    –—

    Ajouté dans la métaliste sur les #patrouilles_mixtes ce paragraphe :

    « Lutter contre les déplacements non autorisés au sein de l’espace Schengen : Afin de lutter contre le phénomène de faible ampleur mais constant des déplacements non autorisés, les nouvelles règles créeront une nouvelle procédure pour contrer ce phénomène au moyen d’opérations de police conjointes et permettre aux États membres de réviser ou de conclure de nouveaux accords bilatéraux de réadmission entre eux. Ces mesures complètent celles proposées dans le cadre du nouveau pacte sur la migration et l’asile, en particulier le cadre de solidarité contraignant, et doivent être envisagées en liaison avec elles. »

    https://seenthis.net/messages/910352

    • La Commission européenne propose de réformer les règles de Schengen pour préserver la #libre_circulation

      Elle veut favoriser la coordination entre États membres et adapter le code Schengen aux nouveaux défis que sont les crise sanitaires et l’instrumentalisation de la migration par des pays tiers.

      Ces dernières années, les attaques terroristes, les mouvements migratoires et la pandémie de Covid-19 ont ébranlé le principe de libre circulation en vigueur au sein de l’espace Schengen. Pour faire face à ces événements et phénomènes, les pays Schengen (vingt-deux pays de l’Union européenne et la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège et l’Islande) ont réintroduit plus souvent qu’à leur tour des contrôles aux frontières internes de la zone, en ordre dispersé, souvent, et, dans le cas de l’Allemagne, de l’Autriche, de la France, du Danemark, de la Norvège et de la Suède, de manière « provisoirement permanente ».
      Consciente des risques qui pèsent sur le principe de libre circulation, grâce à laquelle 3,5 millions de personnes passent quotidiennement d’un État membre à l’autre, sans contrôle, la Commission européenne a proposé mardi de revoir les règles du Code Schengen pour les adapter aux nouveaux défis. « Nous devons faire en sorte que la fermeture des frontières intérieures soit un ultime recours », a déclaré le vice-président de la Commission en charge de la Promotion du mode de vie européen, Margaritis Schinas.
      Plus de coordination entre États membres

      Pour éviter le chaos connu au début de la pandémie, la Commission propose de revoir la procédure en vertu de laquelle un État membre peut réintroduire des contrôles aux frontières internes de Schengen. Pour les événements « imprévisibles », les contrôles aux frontières pourraient être instaurés pour une période de trente jours, extensibles jusqu’à trois mois (contre dix jours et deux mois actuellement) ; pour les événements prévisibles, elle propose des périodes renouvelables de six mois jusqu’à un maximum de deux ans… ou plus si les circonstances l’exigent. Les États membres devraient évaluer l’impact de ces mesures sur les régions frontalières et tenter de le minimiser - pour les travailleurs frontaliers, au nombre de 1,7 million dans l’Union, et le transit de marchandises essentielle, par exemple - et et envisager des mesures alternatives, comme des contrôles de police ciblés ou une coopération policière transfrontalières.
      Au bout de dix-huit mois, la Commission émettrait un avis sur la nécessité et la proportionnalité de ces mesures.
      De nouvelles règles pour empêcher les migrations secondaires

      L’exécutif européen propose aussi d’établir un cadre légal, actuellement inexistant, pour lutter contre les « migrations secondaires ». L’objectif est de faire en sorte qu’une personne en situation irrégulière dans l’UE qui traverse une frontière interne puisse être renvoyée dans l’État d’où elle vient. Une mesure de nature à satisfaire les pays du Nord, dont la Belgique, qui se plaignent de voir arriver ou transiter sur leur territoire des migrants n’ayant pas déposé de demandes d’asile dans leur pays de « première entrée », souvent situé au sud de l’Europe. La procédure réclame des opérations de police conjointes et des accords de réadmission entre États membres. « Notre réponse la plus systémique serait un accord sur le paquet migratoire », proposé par la Commission en septembre 2020, a cependant insisté le vice-président Schengen. Mais les États membres ne sont pas en mesure de trouver de compromis, en raison de positions trop divergentes.
      L’Europe doit se préparer à de nouvelles instrumentalisations de la migration

      La Commission veut aussi apporter une réponse à l’instrumentalisation de la migration telle que celle pratiquée par la Biélorussie, qui a fait venir des migrants sur son sol pour les envoyer vers la Pologne et les États baltes afin de faire pression sur les Vingt-sept. La Commission veut définir la façon dont les États membres peuvent renforcer la surveillance de leur frontière, limiter les points d’accès à leur territoire, faire appel à la solidarité européenne, tout en respectant les droits fondamentaux des migrants.
      Actuellement, « la Commission peut seulement faire des recommandations qui, si elles sont adoptées par le Conseil, ne sont pas toujours suivies d’effet », constate la commissaire aux Affaires intérieures Ylva Johansson.
      Pour faire face à l’afflux migratoire venu de Biélorussie, la Pologne avait notamment pratiqué le refoulement, contraire aux règles européennes en matière d’asile, sans que l’on donne l’impression de s’en émouvoir à Bruxelles et dans les autres capitales de l’Union. Pour éviter que cela se reproduise, la Commission propose des mesures garantissant la possibilité de demander l’asile, notamment en étendant à quatre semaines la période pour qu’une demande soit enregistrée et traitée. Les demandes pourront être examinée à la frontière, ce qui implique que l’État membre concerné devrait donner l’accès aux zones frontalières aux organisations humanitaires.

      La présidence française du Conseil, qui a fait de la réforme de Schengen une de ses priorités, va essayer de faire progresser le paquet législatif dans les six mois qui viennent. « Ces mesures constituent une ensemble nécessaire et robuste, qui devrait permettre de préserver Schengen intact », a assuré le vice-président Schinas. Non sans souligner que la solution systémique et permanente pour assurer un traitement harmonisé de l’asile et de la migration réside dans le pacte migratoire déposé en 2020 par la Commission et sur lequel les États membres sont actuellement incapables de trouver un compromis, en raison de leurs profondes divergences sur ces questions.

      https://www.lalibre.be/international/europe/2021/12/14/face-aux-risques-qui-pesent-sur-la-libre-circulation-la-commission-europeenn
      #réforme

  • Today, don’t miss « Internet resilience towards a renewed resilience for society » an Internet Governance Forum 2021 workshop with Lucien Castex, Samih Souissi and Rayna Stamboliyska !

    Tune in at 14:05 UTC / 15:05 CET.

    For more info visit https://www.intgovforum.org/en/content/igf-2021-ws-260-internet-resilience-towards-a-renewed-resilience-for-so

    –---------

    Aujourd’hui, ne manquez pas « Résilience Internet vers une résilience renouvelée pour la société » un atelier du Forum sur la gouvernance d’Internet 2021 avec Lucien Castex Samih Souissi et Rayna Stamboliyska !

    Rendez-vous à 14:05 UTC / 15:05 CET.

    Pour plus d’infos https://www.intgovforum.org/en/content/igf-2021-ws-260-internet-resilience-towards-a-renewed-resilience-for-so

    #Afnic #Resilience #Internet #governance #IGF2021 #gouvernance

  • REPORTAGE. Une nuit aux urgences pédiatriques de l’hôpital Necker, où affluent les ados souffrant de troubles psychiatriques
    https://www.francetvinfo.fr/sante/hopital/reportage-une-nuit-aux-urgences-pediatriques-de-l-hopital-necker-ou-aff

    Avec, dommage, un dernier paragraphe lamentable,

    Parmi les internes présentes, l’une n’est plus sûre de vouloir poursuivre sa carrière d’urgentiste. « Les urgences, c’est un rêve qui s’effondre », souffle-t-elle, fatiguée. Quelques heures plus tôt, dans le box où était prise en charge Lena, quand la mère de l’adolescente a quitté la salle, la jeune médecin lui a demandé ce qu’elle voulait faire plus tard. « Médecine. » Après plus de 15 heures de garde, la praticienne a esquissé un sourire encourageant : « C’est crevant, mais ça vaut le coup. »

    #résilience

  • Résilience partout, résistance nulle part
    Jusqu’où aller dans la mise en œuvre de nouvelles contraintes, et comment y aller ? Comment faire pour qu’elles apparaissent justifiées, voire bénéfiques, pour s’assurer de leur acceptabilité sociale ? Le recours aux sciences cognitives permet d’armer dans ce but les politiques publiques et de contribuer à un modelage de nos comportements ; ce qu’illustre la valorisation de la « résilience ».
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/05/PIEILLER/63082

    ci, la résilience a la saveur d’une crépinette de pied de cochon. » Moins d’une semaine après les attentats du 13 novembre 2015, c’est ce qu’on pouvait lire dans un article du Monde vantant un restaurant. On peut supposer que la crépinette était d’autant plus forte en embrayeuse de résilience que ledit restaurant était situé dans l’un des arrondissements où avaient eu lieu les fusillades. C’était hardi, mais précurseur. Cinq ans plus tard, le mot est mis, si l’on ose dire, à toutes les sauces. Les institutions internationales, le monde de la finance, du management, de la santé publique, les économistes, les urbanistes, les climatologues : tous y recourent. Les politiques en raffolent. M. Joseph Biden a évoqué dans son discours d’investiture, le 20 janvier dernier, la « résilience » de la Constitution américaine. M. Emmanuel Macron le décline sans craindre de se répéter. S’il évoque, dans le contexte de la pandémie de Covid-19, les « scénarios de résilience » (France Info, 19 février 2021), il sait aussi se montrer plus inventif. Ainsi, pour le cinquantième anniversaire de la mort du général de Gaulle, le 9 novembre 2020, il salue son « esprit de résilience ». Il baptise la mobilisation de l’armée en mars 2020 opération « Résilience ». Au Forum économique mondial de Davos, le 26 janvier dernier, il se déclare « pour un capitalisme résilient ». Un récent projet de loi s’intitule « Climat et résilience ». Les ministres partagent le lexique du président, et Mme Roselyne Bachelot évoque avec entrain, sur fond de suspense durable, un « modèle résilient de fonctionnement des lieux culturels » (Twitter, 23 décembre 2020).

    Manifestement, être résilient, c’est bien.

    C’est peut-être même le bien.

    Certes, on s’en est longtemps passé. Par exemple, si on se souvient bien, le général de Gaulle donnait plus dans la résistance que dans la résilience. Mais il est clair, quel que soit par ailleurs le flou qui l’entoure, qu’elle est toute vibrante d’une « positivité » particulière. On fait remonter sa popularisation en France aux travaux du psychiatre Boris Cyrulnik, autrefois membre de la commission Attali sur les freins à la croissance et devenu « le psy préféré des Français » — ses livres figurent, depuis le début des années 2000, parmi les meilleures ventes du secteur du développement personnel (1). Cyrulnik définit la résilience comme la « capacité à réussir, à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d’une adversité qui comporte normalement le risque grave d’une issue négative (2) ». Positivons ! Tout un lexique a fleuri en relation avec cette merveilleuse capacité : face aux « accidents de la vie », on peut « se reconstruire », « rebondir », voire « se réinventer ». La souffrance peut vous faire du profit, en une version psychologique de la destruction créatrice…
    Chocs intimes et crises sociales

    On voit assez vite l’intérêt de mettre en avant cette émouvante notion. D’abord, elle a le charme de pouvoir s’appliquer de façon équivoque à l’individu et au collectif, comme si étaient superposables les chocs intimes et les crises sociales. Et puis, c’est quand même autre chose que le courage, la chance, l’entraide, la lutte, tous éléments qui permettent de fait de « s’en sortir », mais qui, franchement moins « psy », n’ont pas ce beau mystère du processus mental qui vous sauve et vous recrée. Il s’agit là d’une opération très réussie de célébration de la magie de nos ressources, qui maquille « l’adaptation permanente du sujet au détriment de la remise en cause des conditions de sa souffrance », comme le formule Thierry Ribault dans un livre précis et emporté (3).

    Son extrême valorisation est bien sûr en accord avec l’air du temps, qui invite chacun à se considérer comme un capital à faire fructifier. Mais, de façon plus large, la promotion de la résilience comme modèle diffus de traversée profitable des épreuves, du résilient comme modeste héros qui a reconnu et transformé ses fragilités est une arme idéologique et politique idéale. Elle est de fait posée aujourd’hui et saluée comme la solution pour surmonter les temps difficiles. Ce que confirme l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), aujourd’hui intégré au ministère de l’intérieur, quand il propose en mars 2020 « la résilience comme axe de communication de crise ». Le contrat passé le 17 mars 2020 avec la BVA Nudge Unit (l’« unité coup de pouce » du groupe BVA), chargée de conseiller le gouvernement dans sa gestion de la pandémie, éclaire son rôle et le cadre dans lequel se situe la nouvelle « fabrique du consentement ». Car « coup de pouce » est le terme inoffensif qui désigne des techniques de suggestion indirecte chargées d’influencer, sans contrainte, les motivations et la prise de décision, de nous extraire en douceur de notre irrationalité spontanée, obstacle naturel à l’adoption de la « bonne pratique », en l’occurrence… de la résilience (4).

    En France, BVA Group, société d’études et de conseil, offre, selon son site, des expertises « pour comprendre les individus et leurs usages émergents, afin d’anticiper les grands mouvements », mais aussi « de la communication pour créer, émouvoir et convertir [sic] grâce au formidable pouvoir des idées, de l’imagination et de la créativité ». Le site de sa filiale BVA Nudge Unit précise avec moins de lyrisme : « Nous actionnons les “facteurs de changement” qui façonnent les comportements. »

    On sait que la perception et l’interprétation du monde se traduisent en informations électrochimiques au long d’un réseau de nerfs et de cellules nerveuses (neurones) qui font circuler des signaux ; pour résumer, les neurones « codent » l’information. Les neurosciences, qui décrivent et interrogent cette transmission, peuvent se spécialiser dans l’examen de ce qui est mis en jeu dans les comportements ou dans les capacités mentales. Quelle fonction remplit la sérotonine, l’« hormone du bonheur » ? Quel rôle joue la dopamine dans les addictions ? Quelles sont les zones de la réflexion dans le cerveau, que s’y passe-t-il quand elles sont activées ? Ces neurosciences, qu’on appelle alors « cognitives », cherchent ainsi à identifier ce qui produit du « rationnel » et de l’« irrationnel », à cerner la connexion entre le conscient et l’inconscient, et, en s’appuyant sur l’examen des dysfonctionnements, à définir le processus physiologique qui sépare le normal du pathologique.

    Elles portent donc sur des sujets majeurs, car elles contribuent à établir « scientifiquement » des normes de santé, psychiques ou comportementales, et peuvent être sollicitées pour corriger, améliorer ou transformer des « mécanismes » défaillants (5). Puisqu’on sait quels messagers chimiques interviennent par exemple dans les émotions, puisqu’on connaît la localisation cérébrale de l’attention, il serait regrettable de ne pas profiter de ces avancées étourdissantes pour aider les individus à surmonter leurs difficultés ou à optimiser leur potentiel. Il suffit pour cela d’une analyse fine des processus, d’une cartographie détaillée des connexions neuronales et du recâblage des mécanismes. C’est à quoi va contribuer l’examen des « biais cognitifs ».

    Dans les années 1970, les psychologues Daniel Kahneman (prix de la banque de Suède en mémoire d’Alfred Nobel, dit « Nobel d’économie », en 2002) et Amos Tversky avaient mis en lumière l’irrationalité de certains choix économiques (6). Ce qui conduit à la prise de décision erronée est un raccourci généralement inconscient dans le traitement de l’information, qui lui fait subir une distorsion. Ce « biais cognitif » a pour lui le charme de la rapidité (on ne se fatigue pas le cerveau) et de l’évidence (il rayonne de certitude). On en est aujourd’hui à un répertoire d’environ deux cents biais cognitifs. Nous nous en tiendrons à quelques exemples : le « biais de confirmation », lorsque nous préférons ce qui va dans le sens de nos croyances ; le « biais de cadrage », lorsque nous choisissons ce que la présentation du propos nous incite à choisir ; ou encore celui qui pousse à valoriser le court terme. Il ne semblerait pas vraiment nécessaire de s’attarder sur ces biais, qui ressemblent assez au poids des préjugés, de la rhétorique, du tempérament, etc., si les neurosciences ne les incorporaient à leur champ d’étude, dans la perspective d’agir sur eux.

    Selon elles, ces biais, dûment repérés dans toutes sortes de domaines, de la mémorisation aux relations sociales, présentent quelques caractéristiques remarquables. Contrairement à l’erreur, qui est aléatoire, ils seraient systématiques ; ils opéreraient chez tous les individus ; et ils seraient immémoriaux : durant la préhistoire, leur fonction était « de permettre à notre cerveau d’économiser du temps et de l’énergie (7) ». Mais, autrefois utiles, ils faussent aujourd’hui « nos décisions quotidiennes (8) ». Ces faiblesses universelles produisent un état émotionnel et orientent notre pensée. Or le fonctionnement du biais, à l’instar de celui de toute opération mentale, peut être modulé grâce à l’intervention de messages autres : pour que la décision soit moins émotionnelle, plus pertinente, changeons les connexions.

    C’est là le rôle des nudges. On connaît l’histoire de la mouche cible dessinée au fond des urinoirs à Amsterdam, qui a effectivement permis une forte diminution des frais de nettoyage. L’anecdote est célèbre ; le sont un peu moins les multiples Nudge Units qui ont été mises en place pour guider certaines actions politiques : au Royaume-Uni, en 2010, dans le gouvernement de M. David Cameron ; en 2013, aux États-Unis, auprès de M. Barack Obama… En France, comme le résume M. Ismaël Emelien, qui a fait recruter la filiale de BVA lorsqu’il était conseiller de M. Macron, l’objectif n’est pas si loin de la mouche cible : « On fait juste en sorte que la personne regarde dans la bonne direction. C’est complètement indissociable de l’intérêt général (9). » C’est très gentil. C’est toujours très gentil quand on pense pour nous, qui pensons mal. Concrètement, la Nudge Unit gouvernementale entreprend de « construire le bien-être et la résilience à long terme », car cette dernière ne saurait être une grâce personnelle, un don inexplicable, non : elle se « construit ».

    Qu’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit pas ici de la simple virtuosité de communicants surdoués. M. Éric Singler, responsable de la BVA Nudge Unit, le souligne : « Informer et convaincre, à partir d’éléments rationnels, un individu qui ne l’est pas n’est pas pertinent pour qu’il change son comportement (10). » Et il insiste : « Le Nudge implique un changement comportemental, pas seulement un changement d’image. Son enjeu n’est pas de créer une motivation, mais bien de faire basculer les gens de l’intention à l’action. L’intention se crée par la pédagogie et la communication. L’action se crée, elle, par la bascule comportementale (11). » Vive la mouche. Autrement dit, l’objectif, pour reprendre les mots de la philosophe Barbara Stiegler, est un « modelage infra-conscient de nos comportements (12) ».

    La Nudge Unit est discrète sur ses actions, ce qui se comprend. Néanmoins, il est clair que construire la résilience, et donc recâbler les connexions pour induire à accepter ce qui est censé contribuer à la résilience générale, passe évidemment par la culpabilisation, intériorisée, du « déviant » et par la gratification, intériorisée, de la « bonne pratique », porteuse d’un avenir radieux. Toutes émotions qui, une fois les neurones enfin codés correctement, modifient vertueusement les comportements et permettent d’accueillir les contraintes nécessaires à l’amélioration de l’état personnel comme de la situation collective. Les sciences cognitives « arment » ainsi, pour reprendre un terme cher à M. Singler, les politiques publiques, en rendant acceptables de nouvelles normes sociales, qui apparaissent alors morales, altruistes, bénéfiques pour tous.
    Disparition du mauvais esprit

    Évidemment, il y a de quoi s’assombrir. On peut s’effarer de la « scientisation » d’une entreprise politique de… mise aux normes. On peut être horrifié par la manipulation idéologique, le cynisme de l’éloge secret de l’adaptation, où disparaîtraient les mauvaises émotions et le mauvais esprit qui conduisent à l’insoumission. Mais on peut aussi remarquer avec un certain plaisir que la volonté de transformer chacun en soutien de la résilience a dû s’assortir de moyens de coercition aussi archaïques que les contraventions, et que l’« opinion publique » n’est pas entièrement convaincue de la puissance de réinvention censée naître des crises et des états d’urgence…

    Evelyne Pieiller

    #resilience #nodge

    Le Nodge me fait pensé au titre du livre de Chapoutot "Libre d’obeir"
    https://www.lecteurs.com/livre/libres-dobeir-le-management-du-nazisme-a-aujourdhui/5333110

  • Projet de #recherche_participative #ARBRES qui démarre ses activités (2021-2023)

    Nous nous intéressons aux volets #fruiticulture_urbaine (adaptation au CC, volet exploratoire d’arbres fruitiers) et de #gouvernance en #bien_commun (ou non) des #arbres_fruitiers en Région de Bruxelles-Capitale.

    Le projet ARBRES vise à explorer les conditions socio-écologiques d’implantation de l’#arbre_fruitier comestible à Bruxelles, dans un contexte d’Anthropocène, et à comprendre comment celui-ci peut participer à la #résilience du #système_alimentaire et à une série de #services_écosystémiques.

    https://www.cocreate.brussels/projet/arbres

    #agriculture_urbaine #fruits #Belgique

  • Yemen: UN agency helping stranded migrants to return home | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/09/1099262

    Yemen: UN agency helping stranded migrants to return home
    Amid intensifying conflict in Yemen, and the COVID-19 pandemic, the International Organization for Migration (IOM) is helping nearly 5,000 Ethiopian migrants stranded in the country to return home, the UN agency reported on Tuesday. Some 300 migrants are set to depart for Addis Ababa this week on two IOM-run Voluntary Humanitarian Return (VHR) flights leaving out of the southern port city of Aden, where the internationally-recognized Government is headquartered. The aim is to operate two flights weekly through the end of the year, and to expand to other places such as Ma’rib, where fighting persists between Government forces and the Ansar Allah movement, also known as the Houthis.“Since the start of the pandemic, migrants in Yemen have been pushed even further into the shadows,” said John McCue, Deputy Chief of Mission with IOM Yemen.
    The country has been divided between Government forces, backed by a Saudi-led military coalition, and the Houthis, who hold most of the north, since 2015. More than 670 migrants have voluntarily returned so far this year, but IOM will need $3 million from the international community, and continued support from the Yemeni and Ethiopian authorities, to facilitate the flights.“We call on donors to make more significant contributions to this crucial lifeline which provides thousands of stranded migrants with their only chance to escape a dangerous situation and make their way home,” Mr. McCue said.
    IOM estimates that some 32,000 migrants are stranded in dire conditions in Yemen due to COVID-19 movement restrictions, preventing them from journeying on to Saudi Arabia.The restrictions have also had a knock-on effect on smuggling networks as this route is no longer as lucrative as in the past, meaning groups are adopting alternative ways to exploit migrants to make up for their financial losses.Some migrants are forced to work on farms to pay off their debts, while others are exposed to gender-based violence and abduction for ransom. The majority lack access to water, food, sanitation and healthcare. Many migrants have become increasingly desperate to return home. IOM reported that since May 2020, some 18,200 people have risked their lives taking the perilous sea route to Djibouti or Somalia. Dozens have drowned when overcrowded vessels capsized.
    Of the migrants who have taken VHR flights this year, 20 were under the age of 18. Unaccompanied minors account for more than 10 per cent of new arrivals to Yemen. IOM said the so-called Eastern Corridor – comprising Djibouti, Somalia, Ethiopia and Yemen – has some of the highest proportions of children using an irregular migration route.
    Besides arranging the flights to Ethiopia, IOM also offers other support to migrants before they leave Yemen, including counselling and helping them to secure travel documents. IOM also liaises with the authorities in both countries to ensure safe passage and transit.
    When they return home, migrants are temporarily housed at the IOM transit centre in Ethiopia where they are provided with food, essential non-food items, counselling services, and a transport allowance to their final destination. The UN agency also arranges medical and psychological care, as well as family tracing and reunification for unaccompanied migrant children.“Facilitating safe voluntary return of migrants from Yemen remains to be an extremely critical programme, and ought to be accompanied by lasting solutions to irregular migration,” said Malambo Moonga, Head of the Migration Management Unit for IOM Ethiopia.“We continue to appeal for investments in sustainable reintegration of returnees and resilience-building in Ethiopian communities with high rates of irregular migration.”

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#ethiopie#somalie#djibouti#sante#frontiere#pandemie#retour#migrationirreguliere#OIM#resilience#psychosocial#reintegration#vulnerabilite

  • Climat et résilience : l’érosion côtière, charge locale pour phénomène mondial

    La future loi Climat et résilience transfère aux communes littorales les plus vulnérables la responsabilité de la gestion du trait de côte. De nouveaux pouvoirs de police sont assignés aux maires, notamment celui de faire démolir d’office les bâtiments en zone critique.

    Adoptée définitivement hier, la future loi Climat et résilience consacre un chapitre entier – le chapitre V, intitulé « Adapter les territoires aux effets du dérèglement climatique » au sein du titre IV du texte – à la problématique de la gestion du trait de côte. Des dispositions nées en commission à l’Assemblée, enrichies au fil des débats, pour aboutir à un texte final accablant pour les communes littorales, signant une nouvelle « déresponsabilisation de l’État ».

    C’est par ces mots que l’AMF, l’Anel (Association nationale des élus du littoral) et le Cepri (Centre européen de prévention des risques d’inondation), avaient, dans un communiqué du 28 mai, tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences de ces dispositions.

    (…)

    https://www.maire-info.com/urbanisme/climat-et-resilience-l'erosion-c%C3%B4tiere-charge-locale-pour-phenomene

  • "OK, pour pas être en retard, je ne m’arrête pas photographier toutes les 2 minutes... Oh un coeur !" ... :green_heart :
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/51316638735

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    #Nantes, 16 juillet 2021. . Série ♧ série Resilience : vu.fr/valk-resilience . ¤ autres photos : vu.fr/valkphotos ¿ infos audios : frama.link/karacole ☆ oripeaux : frama.link/kolavalk ◇ rdv locaux : 44.demosphere.net ○ réseaux : twitter.com/valkphotos ♤ me soutenir : liberapay.com/ValK . :camera : #photo #photography #foto #photodujour #picoftheday #pictureoftheday #photooftheday #fotodeldia #LesPetitesPhotos :seedling : #nature #naturephotography #naturaleza #résilience #resilience #resiliencia #coeur #kalon #heart #corazón #vert #glas #green #verde

  • Judith Butler : « Certains pensent être plus dignes d’être pleurés que d’autres »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/21/judith-butler-certains-pensent-etre-plus-dignes-d-etre-pleures-que-d-autres_

    [...] dans certaines conditions, vivre est pire que mourir. On peut envisager la #vie comme une persistance de l’organisme, mais cette « persistance » est la condition minimale de la vie humaine ; il ne s’agit pas d’un mouvement délibéré ou même volontaire.

    En effet, certaines dimensions importantes de la vie, de la poursuite de la vie, sont involontaires, et peuvent même apparaître, à l’esprit conscient, comme un affront, voire une curiosité. Quand une personne est traitée comme une chose morte, une chose morte néanmoins vivante, on peut penser qu’il vaut mieux être mort plutôt que de continuer à vivre ainsi. Il est intéressant de constater que, dans certaines conditions extrêmes d’assujettissement, la #mort n’apparaît pas toujours comme une issue. Les individus asservis peuvent trouver ou non une issue, mais continuer à vivre peut devenir une forme de résistance, une façon de défier « l’état de mort » qui leur a été imposé. Ou alors continuer à vivre peut devenir une double peine.

    #paywall

  • Thierry Ribault, Contre la résilience, 2021 | Et vous n’avez encore rien vu...
    https://sniadecki.wordpress.com/2021/04/05/ribault-resilience

    Stéphane Mandard : Vous dénoncez une idéologie de l’adaptation (au pire), une technologie du consentement qui vise à rendre acceptable le désastre, à s’accommoder du pire, en évitant de nous interroger sur ses causes. Le projet de loi Climat et résilience ambitionne pourtant d’abord de « lutter contre » le dérèglement climatique ?

    Thierry Ribault : La résilience est une technologie du consentement parce qu’elle est à la fois un discours tenu sur la technique et une technique elle-même, visant à amener les populations en situation de désastre à consentir à la technologie (à Fukushima, il s’agit du nucléaire), y compris aux technologies de la survie et de domptage de la nature censées répondre aux dégâts perpétrés. Il s’agit aussi de consentir aux nuisances et à leur cogestion. Consentir, encore, à l’ignorance en désapprenant à être affecté par ce qui nous touche au plus profond de nous, notre santé notamment. Consentir enfin à l’expérimentation de nouvelles conditions de vie.

    Appelant à « lutter contre » le dérèglement climatique en vivant avec, et exhortant chacun à prendre part à son gouvernement de manière active, positive et citoyenne, la loi Climat et résilience s’inscrit dans la « résiliomanie » contemporaine. Elle rend émotionnellement maniable ce qui est démesurément terrifiant en euphémisant le fait que nous sommes dans la catastrophe, en concentrant ses injonctions sur la mise en ordre de marche face à celles à venir, et en tablant sur nos aptitudes à rebondir à travers elles vers un « monde de demain » déjà là.

    Administrer le consentement au désastre requiert d’administrer les sentiments à son égard. Il s’agit, par la « culture du risque », de nous convier à écoper avec des affects de joie agissante, de faire de chacun un « citoyen consommateur acteur du changement », d’« impérativement changer nos mentalités, nos manières de vivre et nos manières d’agir ». Cette loi prend part à la raison catastrophique qui nous trouve toujours de bonnes raisons pour endurer le désastre au prétexte de le dépasser. Ce qui la rend contestable n’est donc pas tant qu’elle serait un collage de « mesurettes », comme s’en indignent ceux qui en attendent toujours plus d’un Etat pétrifié, mais qu’elle entérine ce nouvel esprit des nuisances reposant sur l’individualisation de leur intendance et sur le « do it yourself », cette maestria du bricolage piloté en temps de catastrophe. Esprit qui, au lendemain de l’accident nucléaire de Fukushima, a contribué à calmer la fureur des populations.

    Stéphane Mandard : Comment est né le concept de résilience et comment a-t-il émergé dans le champ de l’écologie ?

    Thierry Ribault : De la science des matériaux à sa mobilisation en tant que thérapie pour tout type d’expériences douloureuses (cancer, sida, perte d’un proche, captivité, catastrophes, attentats, maltraitance), autant d’épreuves que l’on est censé supporter en leur trouvant un sens, la résilience a connu une expansion tous azimuts. Dans le champ de l’écologie, son importation s’est opérée via un édifiant détour de production. Dans les années 1950, les Américains Eugene et Howard Odum, biologistes missionnés par la Commission de l’énergie atomique des Etats-Unis, vont étudier la résistance des écosystèmes des atolls coralliens micronésiens, et accessoirement des populations, aux effets des particules radioactives disséminées par les essais atomiques.

    #Consentement #Résilience

  • 20210323 :: : Patience et résilience...
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/51066134416

    Flickr

    ValK. a posté une photo :
    Aujourd’hui personne n’a tué Remi Fraisse.
    Aujourd’hui des gens que j’aime se sont pris une lourde opération militaire dans la tronche pour avoir défendu la Terre.
    Aujourd’hui d’autres gens que j’aime passent en procès pour avoir défendu la Nature.
    Aujourd’hui d’autres gens que j’aime sans même les connaître passent en procès pour avoir manifesté le droit d’accéder aux transports... et resteront en bas des marches du Palais.
    Aujourd’hui je sais que nous sommes de plus en plus nombreux-ses à résister aux profitueurs et les procès le prouveront 💚
    Nantes, le 23 mars 2021.
    .
    ♧ série Resilience : frama.link/valk-resilience
    ¤ autres photos : frama.link/valk
    ¿ infos : twitter.com/valkphotos
    ○ audios : frama.link/karacole
    ☆ oripeaux : frama.link/kolavalk
    ♤ me soutenir : liberapay.com/ValK
    .
    #résilience #resilience #resiliencia
    #pousse #sprout #brote
    #herbe #grass #hierba
    #plante #plant #planta
    #syncrétisme #syncretism #sincretismo

  • « La résilience entend nous préparer au pire sans jamais en élucider les causes », Thierry Ribault
    https://justpaste.it/4h4bd

    Alors que le projet de loi Climat et résilience est examiné à l’Assemblée nationale, le chercheur en sciences sociales Thierry Ribault se livre à une critique virulente de la « technologie du consentement » visant, selon lui, à rendre acceptable le désastre par tous.

    [...] Dans sa prétention à résoudre, la résilience s’empresse d’absoudre les uns et de culpabiliser les autres, ceux qui refusent de collaborer à ce dit “monde d’après”.

    [...] Il s’agit de combattre le cancer, le dérèglement climatique, le Covid-19 ou le terrorisme, sans combattre le monde qui les fait émerger.

    Contre la résilience. A Fukushima et ailleurs , L’Echappée, 368 pages.

    #résilience #livre