• Logiciel libre : la #gendarmerie a quitté #Microsoft pour #Linux il y a 20 ans, ses #économies sont spectaculaires

    Auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les vulnérabilités numériques, le général Marc Boget a détaillé le bilan de la migration de la gendarmerie vers Linux et l’open source. Le chiffre avancé par Next.ink donne le vertige : 500 millions d’euros d’économies sur deux décennies.
    La gendarmerie nationale fait figure de pionnière dans l’administration française.

    Voilà vingt ans qu’elle a basculé son parc informatique vers Linux et les logiciels libres, une migration que le général Marc Boget, directeur de l’Agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI), qualifie lui-même de "très militaire, un peu brutale". Celui qui se compare volontiers "au dragon de Tolkien assis sur son tas d’or" pour décrire sa posture face aux données sensibles a détaillé, devant les députés, un bilan vertigineux : environ 500 millions d’euros économisés sur deux décennies.

    Je ne donne jamais les clefs du camion à quelqu’un d’autre. Sur les technos critiques dont je ne peux me passer, je m’adjoins des compétences et ressources externes françaises pour former des équipes mixtes : à tout moment je dois être capable, soit de changer d’industriel, soit de me passer de lui.
    Général Marc Boget, directeur de l’ANFSI (audition du 7 mai 2026, Assemblée nationale)

    Souveraineté par la maîtrise, jusqu’au dernier serveur

    L’économie budgétaire, aussi spectaculaire soit-elle, ne constitue qu’une facette du choix. En adoptant le libre, la gendarmerie a construit en interne les compétences pour opérer, adapter et faire évoluer ses propres outils. Cette autonomie technique alimente une doctrine de souveraineté que Boget pousse à son terme : les données sensibles des forces de sécurité restent hébergées dans les deux data centers que la gendarmerie exploite elle-même, administrés par des gendarmes soumis au statut militaire.

    Être souverain, c’est faire de sorte que seul l’État français a le doigt sur l’interrupteur.
    Général Marc Boget, directeur de l’ANFSI (audition du 7 mai 2026, Assemblée nationale)

    Le général écarte également SecNumCloud, le référentiel de l’ANSSI pourtant défendu par l’ensemble des fournisseurs français de cloud. Sa raison : la qualification protège contre les lois extraterritoriales, mais elle ne prémunit pas contre la corruption d’un opérateur privé, que la gendarmerie ne peut ni surveiller ni sanctionner comme elle le ferait avec ses propres personnels.
    À lire également :

    “Le logiciel libre, chez nous, c’est stratégique” : comment le fisc français a banni Microsoft pour protéger vos impôts

    Un précédent qui interpelle l’ensemble de l’administration

    La gendarmerie prouve, à grande échelle et sur la durée, qu’une administration régalienne peut fonctionner sur du logiciel libre sans que cela ait compromis son fonctionnement opérationnel. Deux semaines plus tôt, devant la même commission, les patrons d’OVHcloud, Scaleway, Cloud Temple, NumSpot et Outscale plaidaient pour une commande publique réorientée vers des acteurs européens.

    Le parcours de la gendarmerie donne du poids à leur argumentaire : chaque euro investi dans des solutions ouvertes et maîtrisées localement renforce à la fois la résilience de l’État et l’écosystème technologique français. Reste à savoir combien d’autres ministères choisiront d’emprunter le même chemin.

    https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/logiciel-libre-la-gendarmerie-a-quitte-microsoft-pour-linux-il-y-a-20

    #logiciels_libres #microsoft #dégafamisation #alternative #résistance #linux

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    ajouté à la Métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :
    https://seenthis.net/messages/1143366

  • On fait pas l’pont du 14 au 17 mai : nouvelles infos et programme mis à jour
    https://ricochets.cc/On-fait-pas-l-pont-du-14-au-17-mai-nouvelles-infos-et-programme-mis-a-jour

    Dernières infos sur le programme, le lieu principal de mobilisation (la Ruche Truk-Muche) et les horaires. Suite aux (désormais habituelles) basses manoeuvres de la mafia déviation qui sévit autour de la com com CCRC « Rhône Crussol » et de la préfecture de l’Ardèche, le lieu principal ne pourra pas être à La Plaine, mais à Bourg les Valence ! 🚨 INFOTRAFLIC & blabla 🚨 Chat de discussion pour poser toutes vos questions 👉 https://t.me/+yCBZpVM2AZU5MDY0 Ça y est, le lieu des (...) #Les_Articles

    / #Ecologie, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Saint_Peray, #Luttes_sociales

  • Mapping local, state, and federal policy interventions to stop or restrict data center development.

    This policy toolkit is primarily geared toward stopping, slowing, and restricting rampant data center development in the US at the local and state level. Our approach recognizes the extractive relationship between data centers and local communities: Hyperscale data centers deplete scarce natural resources, pollute local communities and increase the use of fossil fuels, raise energy costs for everyday ratepayers, pull tax dollars away from community needs, and fail to deliver on overpromised economic developments.

    This toolkit is intended to help organizers and policymakers identify the strongest possible actions. Recognizing that the North Star policy may not always be feasible, we also offer scaffolded protections that put people above corporate profits.

    https://datacenters.ainowinstitute.org

    #résistance #data_centers #centres_de_données #infrastructure #IA #AI #opposition #manuel #kit #communautés_locales #actions

    via @hubertguillaud
    https://seenthis.net/messages/1171148

  • #Mégabassines, #data_centers : « La guerre contre l’#eau s’est intensifiée »

    Dans le livre-enquête « Les Assoiffeurs », les journalistes Nicolas Celnik et Fabien Benoit montrent comment certains acteurs privés accaparent, avec la bénédiction de l’État, une ressource de plus en plus rare et de plus en plus polluée.

    DepuisDepuis dix ans, un tiers du territoire français subit des restrictions d’eau et le pays vit désormais au rythme d’épisodes de sécheresse toujours plus longs et plus intenses. Qui demain aura accès à l’eau ? De quelle qualité ? Depuis les années 1980, près de 14 000 captages d’eau potable ont dû fermer en raison de taux de pollution aux pesticides trop importants. Et le scandale de la contamination massive aux PFAS ne fait que commencer…

    À Sainte-Soline, les militants en lutte contre l’accaparement de l’eau par le modèle agricole productiviste ont reçu pour toute réponse du gouvernement un déluge de grenades.

    Dans une enquête fouillée, les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik montrent comment certains acteurs privés, des producteurs de maïs aux promoteurs de data centers, font main basse sur l’eau, avec la bénédiction de l’État.

    Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau (Les Liens qui libèrent, 2026) pointe comment certains comptent aussi capitaliser sur la raréfaction de la ressource et sur les inquiétudes concernant la santé. Entretien.

    « Mediapart » : La loi d’urgence agricole qui arrive à l’Assemblée nationale le 19 mai comporte un important volet sur l’eau. Une fois de plus, le gouvernement veut « sécuriser » l’accès à l’eau pour les agriculteurs et agricultrices irrigant·es, au détriment des autres usagers et usagères, en favorisant notamment la construction de mégabassines.

    Fabien Benoit : On a beaucoup parlé de guerre de l’eau, notamment autour des bassines. Pour nous, il y a surtout une guerre contre l’eau, c’est-à-dire contre cette ressource, pour l’accaparer, pour l’abîmer. Cette loi d’urgence agricole en est un nouvel épisode. Si on met d’ailleurs bout à bout la loi d’orientation agricole qui consacre l’intérêt majeur de l’agriculture, les arrêtés sécheresse qui exonèrent régulièrement les plus gros accapareurs de l’eau, et la révision de la directive-cadre eau européenne qui est sur la table…, on se rend compte que cette guerre contre l’eau s’est intensifiée, au détriment de sa qualité, de sa disponibilité.

    Nicolas Celnik : Il y a dans ce projet de loi deux articles qui entrent en résonance avec notre enquête : l’article 6, qui prévoit que le préfet puisse déroger aux schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) pour des projets d’ouvrage de stockage de l’eau, et l’article 5, qui rend facultative la consultation publique pour construire une bassine. Cela correspond à ce que le chercheur Sylvain Baron appelle la « préfectorialisation de la politique de l’eau ». C’est la volonté de donner aux préfets des moyens de contourner cette démocratie locale de l’eau, qui est certes imparfaite, mais qui reste une expérimentation démocratique vraiment intéressante. Là, on assiste à une « reverticalisation » des politiques de l’eau au nom des intérêts économiques.

    Vous montrez bien dans votre livre comment ceux que vous appelez les « assoiffeurs » parviennent à s’affranchir du droit commun pour faire main basse sur la ressource.

    N. C. : Nous avons cherché à comprendre les stratégies des grands acteurs économiques (agriculture, data centers, embouteilleurs…) qui s’assurent qu’ils bénéficieront de réserves d’eau, même dans des situations de tension sur la ressource. Leur travail de lobbying a été, effectivement, de normaliser des situations d’exception. Alors qu’il existe en France une hiérarchie des usages de l’eau qui priorise la santé humaine, puis les écosystèmes et enfin les enjeux économiques, être parvenu à imposer l’agriculture comme « d’intérêt général majeur » dans la loi inverse cette hiérarchie. On normalise le fait qu’en cas de sécheresse, l’activité économique vaut autant que la préservation de l’environnement. Une mégabassine est présumée dans la loi Duplomb d’intérêt général majeur.

    F. B. : Et quand on parle de « l’agriculture qui a besoin d’eau », il faut rappeler quelques ordres de grandeur. L’agriculture représente 60 % de la consommation d’eau douce en France, 92 % de cette eau-là va à l’agriculture irriguée. Et les surfaces irriguées en France, c’est 7 à 8 % des surfaces. Donc, 93 % du monde agricole n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Ce n’est pas « l’agriculture » qui a besoin d’énormément d’eau mais un certain modèle agro-industriel qui produit de la céréale, dont en bout de chaîne 7 % environ sert finalement à l’alimentation humaine.

    Vous dites que c’est la répression des manifestant·es de Sainte-Soline contre les mégabassines qui vous a donné l’envie de faire ce livre. Pourquoi ?

    F. B. : L’usage extrême de la violence pour réprimer des militants qui défendaient l’eau comme un patrimoine commun, ce qui est inscrit dans la loi, nous a effectivement frappés. L’idée d’accaparement de l’eau était au cœur de cette mobilisation et cela nous a conduits à nous interroger sur les acteurs qui aujourd’hui accaparent cette ressource avec le soutien de l’État.

    N. C. : Concernant l’agriculture, c’était intéressant d’essayer d’enquêter sur le fonctionnement de ce petit monde du lobbying de la FNSEA. Le principal syndicat agricole a un groupe dédié spécialement au lobbying sur la production du maïs, et ce lobby a son propre lobby interne spécialement dédié à l’irrigation du maïs. Pourquoi ? Parce qu’on a besoin de beaucoup d’eau pour le maïs, et en particulier au pic de chaleur, parce que c’est une plante tropicale.

    Ils ont travaillé à diffuser l’idée, notamment dans les médias, qu’il fallait absolument stocker l’eau d’hiver pour l’été parce que sinon l’eau « partirait à la mer ». En fait, d’après les compréhensions du cycle de l’eau, il est au contraire important de laisser l’eau s’infiltrer dans la terre, être stockée dans des zones humides, comme l’expliquent les hydrogéologues. Le lobbying de la FNSEA a aussi consisté à faire travailler le concept de « souveraineté alimentaire », qui signifiait initialement la capacité de manger ce qu’on produit, et qui désigne à présent la capacité de choisir vers qui l’on exporte notre production. Au nom de la « souveraineté alimentaire », on soutient les producteurs de maïs qui exportent pour nourrir le bétail.

    Et vous montrez aussi comment désormais la transition écologique – avec le besoin d’électrifier les usages – sert aussi de prétexte à sécuriser l’accès à l’eau pour les industriels des semi-conducteurs ou des data centers.

    F. B. : Oui, parce qu’on a une transition écologique qui est carbo-réductionniste, c’est-à-dire qui s’intéresse uniquement aux émissions de CO2, en occultant tout le reste. Et, effectivement, l’électrification, comme le numérique, implique une course aux métaux, ce qui veut dire des besoins colossaux en eau.
    C’était important pour nous de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle d’une « transition écologique et numérique ».

    Comme si, en soi, le numérique était synonyme de mieux-disant écologique. C’est absolument faux et c’est le fruit d’un récit, forgé depuis des décennies, pour nous faire croire que le numérique s’affranchirait de la matière et de la pression sur les écosystèmes.

    En réalité, depuis les mines, en passant par la production de semi-conducteurs, le fonctionnement des data centers, jusqu’à tous les appareils numériques qu’on a entre nos mains, on a un continuum qui demande beaucoup, beaucoup de matières premières et, à chacune des étapes, énormément d’eau. À un moment, ce n’est plus soutenable.

    Face à ce secteur-là qui est dans une croissance exponentielle, notamment en raison du développement de l’intelligence artificielle (IA), il y a une forme de gouffre hydrique qui se présente devant nous. Il faut se rappeler que le secteur des data centers, c’est 30 % de croissance par an. Aux États-Unis, on construit plus de data centers que de bureaux. Là, le côté systémique est intéressant, car qui pointe le bout de son nez dans cette équation-là ? Ce sont les acteurs industriels de l’eau, qui disent : « Vous n’y arrivez pas, mais on peut vous construire une usine de désalinisation, on peut produire de l’eau pour vous. »

    Effectivement, vous le montrez bien, plus la ressource en eau est dégradée, plus il y a un marché.

    N. C. : Oui, ce sont des sortes d’intérêts bien compris où le secteur des technologies de dépollution de l’eau devient l’acteur qui permet aux autres leur forme d’accaparement. Sans ces « solutions » de traitement de l’eau de plus en plus complexes et chères, on serait obligés de se demander justement comment on utilise l’eau, comment on se la partage. En somme, de questionner les usages de l’eau.

    Là-dessus, nous racontons comment des géants de l’eau comme Veolia, Suez et d’autres, qui faisaient leur business en distribuant l’eau dans les villes, ont été obligés de revoir leur modèle, prenant acte d’un mouvement de remunicipalisation (à la suite de nombreux scandales financiers notamment). Ils se présentent depuis une dizaine d’années comme des champions de la « transition écologique » et de la dépollution. D’après leurs déclarations aux investisseurs, leurs clients ne sont pourtant pas les usagers individuels, vous et moi, qui avons besoin d’eau pure au robinet : leurs principales cibles commerciales sont les infrastructures industrielles, comme les data centers ou les usines de semi-conducteurs, qui ont besoin d’eau très pure pour ne pas corroder leurs équipements, etc.

    Ces procédés sont aussi extrêmement énergivores et ont des effets délétères sur les écosystèmes. L’eau relève d’enjeux éminemment locaux. Ce qui est prélevé ici ne peut pas être compensé en remplissant une nappe à l’autre bout du pays. Et puis derrière, quid de tous les autres effets de l’extraction minière, sur la biodiversité, sur la destruction des terres arables qu’on utilise pour alimenter cette machine ?

    F. B. : Ce solutionnisme technologique est un autre nom pour le business as usual et la destruction du vivant. La réutilisation des eaux grises, qui semble être du bon sens, c’est une façon de ne pas questionner les usages, de les pérenniser, et c’est de l’eau qui n’est pas rendue aux milieux. Donc, cela portera atteinte à la bonne santé des écosystèmes.

    Et puis, on peut dérouler le même raisonnement sur la désalinisation, qui répond à la même logique, avec toujours des conséquences très lourdes d’un point de vue écologique. L’impensé, c’est celui des interdépendances. On ne peut pas traiter le sujet de l’eau isolément, sans traiter celui de la biodiversité, de la santé des milieux, de la santé humaine. Alors que dans le débat public, dans les discours politiques, le sujet a tendance à être traité de manière uniquement technique, comme une question de flux, de stocks. Les industriels de l’eau parlent de « produire de l’eau », comme si on pouvait en fabriquer de toutes pièces, ce qui est complètement inepte.

    L’eau en bouteille a historiquement construit son modèle économique sur celui de la santé. Les industriels ne voient pas d’un mauvais œil l’inquiétude grandir sur la qualité de l’eau.

    F. B. : Le risque avec l’eau en bouteille, deux mille fois plus énergivore que l’eau du robinet, c’est que cela devienne effectivement une réponse de marché à un problème public, qui est celui de la qualité de l’eau. Et en même temps, l’industrie de l’embouteillage a subi quand même des revers, des polémiques qui font que la pureté supposée des eaux en bouteille en a pris un coup. Un doute est en train de se diffuser autour des eaux en bouteille, avec, évidemment, le cas emblématique de Nestlé, mais pas uniquement.

    Et il y a tout ce qu’on ne veut pas voir quand on parle de qualité de l’eau au sens large, qu’il s’agisse de l’eau en bouteille ou du robinet. Il y a plein de choses qu’on ne tente pas de détecter. Sur la question des PFAS, c’est particulièrement interpellant. On se rend compte qu’on contrôle 20 PFAS depuis janvier 2026, alors que l’EPA américaine parle de 14 000 variétés de PFAS ou qu’une autre agence américaine évoque plutôt 2 millions. Il y aurait sans doute une panique morale totale si on commençait à essayer de détecter tout ça.

    N. C. : Face aux pollutions au PFAS, aux pesticides, on se dit : soit on boit de l’eau en bouteille, soit on « maxifiltre » l’eau qui va arriver au robinet. Et c’est ce qu’on voit en Île-de-France avec le projet du Syndicat des eaux de la région, qui est un projet à 1 milliard pour avoir de l’eau potable pour une partie des communes d’Île-de-France, dont Paris ne fait pas partie. Ce projet mise très majoritairement sur le traitement, alors qu’il serait entre cinq et dix fois moins cher de prévenir plutôt que guérir, d’après certaines études. La régie publique Eau de Paris, par exemple, a essayé de passer des pactes avec les agriculteurs pour avoir moins d’épandage de pesticides, donc ils peuvent se permettre de mettre en place des solutions de traitement moins coûteuses.

    Mais certains y trouvent leur compte. L’entreprise DuPont, qui est une grande émettrice de PFAS, est la même qui vend des membranes de filtration des PFAS pour potabiliser l’eau. Water Europe, qui est le lobby européen des entreprises de traitement de l’eau, dont Suez-Veolia et autres, demande à la Commission européenne 255 milliards sur cinq ans, juste pour investir dans ces technologies de traitement. Il y a un risque de système à deux vitesses, entre les grandes métropoles qui pourront investir dans ces systèmes très coûteux de dépollution de l’eau et des communautés de communes rurales pour lesquelles ce sera beaucoup trop cher.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/080526/megabassines-data-centers-la-guerre-contre-l-eau-s-est-intensifiee
    #centres_de_données #guerre_de_l'eau #privatisation #rareté #pollution #sécheresse #eau_potable #pesticides #PFAS #Sainte-Soline #accaparement #guerre_contre_l’eau #agriculture #préfectorialisation #démocratie #démocratie_locale #reverticalisation #économie #intérêts_économiques #lobbying #santé #écosystèmes #intérêt_général_majeur #loi_Duplomb #irrigation #industrie_agro-alimentaire #répression #résistance #violence #FNSEA #maïs #cycle_de_l’eau #souveraineté_alimentaire #élevage #bétail #transition #numérique #matières_premières #IA #AI #intelligence_artificielle #data_centers #centres_de_données #dépollution #Veolia #Suez #business #remunicipalisation #municipalisation #semi-conducteurs #énergie #techno-solutionnisme #eaux_grises #désalinisation #interdépendances #biodiversité #eau_en_bouteille #Nestlé #qualité #qualité_de_l'eau #pesticides #business #DuPont #filtration #Water_Europe

    • Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau

      Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s’abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Marqués par cet épisode, Fabien Benoit et Nicolas Celnik se lancent dans une vaste investigation et découvrent que les mégabassines ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

      Ils livrent ici les résultats de leur enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l’eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s’annonce, avec le soutien de l’État.

      Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d’enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l’eau.

      Du lobbying en faveur des mégabassines aux efforts des grands acteurs du numérique pour masquer leur consommation d’eau, en passant par les manœuvres des producteurs de PFAS pour vendre des solutions dépolluantes à des prix exorbitants, ce livre-enquête révèle l’ampleur du dévoiement de la « démocratie de l’eau à la française », court-circuitée par des collusions politiques et jeux de pouvoir.

      https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Les_Assoiffeurs-9791020923691-1-1-0-1.html
      #livre

    • et Veolia c’est qui ? c’est Bolloré.
      Et quels sont les députés qui ont refusé de laisser les premiers m3 d’eau gratuits aux pauvres ? c’est les députés fachos, oups les nazis, oups les députés du parti fondé par des nazis.
      A Toulouse ils te collent du Eau-Toulouse-Metropole mais en fait derrière c’est Véolia Bolloré. Du Moudenc tout craché. Et l’eau est devenue plus cher l’été, tour de passe passe.

  • En #Virginie, la capitale mondiale des #data_centers confrontée à la #contestation croissante des habitants

    Cet Etat de la Côte est des Etats-Unis concentre 12 % des capacités mondiales des centres de données géants essentiels à l’intelligence artificielle, qu’elle a attirés notamment grâce à des exemptions fiscales. Un essor de plus en plus contesté par les riverains, notamment inquiets de leur impact écologique.

    C’est donc ça, l’envers du décor de cette révolution. De gigantesques entrepôts cerclés de clôtures et des chantiers non moins colossaux qui en annoncent de futurs. Impossible de déambuler entre ces parcelles sans âme, disposées le long de grandes artères de la banlieue de Washington. Bienvenue à Loudoun County, dans le nord de la Virginie, qui détient le record mondial du nombre de centres de données.
    La zone, qui a logiquement hérité du surnom « Data Center Alley », est à la fois le cœur du réacteur de la révolution de l’intelligence artificielle (IA) et le laboratoire d’un contre-mouvement : ici, comme partout aux Etats-Unis, la contestation monte contre ces excroissances visibles d’une technologie énergivore qui fascine autant qu’elle inquiète.
    Pour mesurer ce que les centres de données sont à la Virginie, il faut fournir quelques chiffres. Cet Etat de la Côte est américaine concentre à lui seul 12 % des capacités mondiales des « hyperscalers », les géants de la gestion des données Internet, selon le cabinet Synergie Group Research. Le comté de Loudoun compte 200 centres de données, soit environ 5 kilomètres carrés d’entrepôts, l’équivalent des quatre arrondissements du centre de Paris. Et ce n’est que le début. « Plus de 26 kilomètres carrés de nouveaux data centers sont déjà approuvés ou en cours d’approbation dans l’Etat, cela correspond à l’équivalent d’environ 1 500 supermarchés Walmart », explique Julie Bolthouse, directrice de l’aménagement du territoire au conseil environnemental de Piedmont, une large zone du nord de la Virginie, où est massé l’essentiel des infrastructures.
    45 % des recettes fiscales
    Le compagnonnage de la Virginie avec les géants du numérique remonte à la naissance d’Internet. Avec la proximité du Pentagone et de la capitale, ainsi que le développement d’infrastructures de communication, le comté de Loudoun devient rapidement un lieu incontournable pour le stockage de données. A partir des années 2000 et 2010, une large portion du trafic Internet mondial transite par cet Etat.
    Les habitants plébiscitent (ou ignorent) alors cette industrie discrète, qui occupe des espaces dans des zones industrielles, paie des taxes foncières importantes et génère un peu d’emplois. « Nous avons tiré durant toutes ces années un bénéfice financier maximal des centres de données », explique Mike Turner, le vice-président du conseil exécutif de Loudoun County. Ces derniers représentent aujourd’hui 45 % des recettes fiscales du comté, soit 1,3 milliard de dollars (environ 1,15 milliard d’euros). Cela se répercute sur la feuille d’impôt des habitants : les taxes foncières sont en moyenne 25 % plus basses que dans les circonscriptions voisines.
    Mais, depuis le début des années 2020, les choses ont radicalement changé. La révolution de l’intelligence artificielle s’appuie sur la puissance de calcul des puces électroniques, les semi-conducteurs contenus dans des serveurs, eux-mêmes stockés dans ces fameux centres de données. Une requête dans ChatGPT, le robot conversationnel d’OpenAI, mobilise en moyenne beaucoup plus de puissance de calcul qu’une recherche Google. Si l’on compare l’IA au développement de la voiture au XXe siècle, les puces sont l’essence et les data centers sont les stations-service. Tout à la conquête de ce marché en devenir, les hyperscalers – Amazon, Google et Microsoft en tête – ne reculent aucun investissement pour en construire le maximum.
    Jusqu’à la saturation ? C’est, en tout cas, ce qui menace Loudoun County. « On reçoit de plus en plus de messages d’habitants qui nous disent d’arrêter d’approuver des data centers, témoigne Mike Turner. La différence avec avant, c’est que quand on explique que ça fait baisser les impôts locaux ils nous répondent : “Je m’en fiche, augmentez les impôts, mais arrêtez ça.” » Les comtés voisins observent la même tendance. Un gigantesque projet a été abandonné début avril à Prince William County, sous la pression de la population : il prévoyait l’installation de 37 unités aux abords de Manassas National Battlefield Park, le site protégé des deux batailles de Bull Run, pendant la guerre de Sécession (1861-1865).
    Désagréments visuels et sonores
    Le mouvement est national. Le Maine vient de voter un moratoire sur tous les grands projets de centre de données, d’ici à 2027. Et d’autres Etats pourraient rapidement leur emboîter le pas. Terry Clower, professeur de politiques publiques à la Schar School of Policy and Government de l’université George-Mason, située à Fairfax, en Virginie, s’étonne de cette évolution rapide. « Je me demande de plus en plus si cette opposition virulente n’est désormais pas autant liée à la peur de l’intelligence artificielle qu’aux centres de données eux-mêmes. Ils sont l’infrastructure qui permet de faire fonctionner l’IA, et le discours dominant aujourd’hui est que celle-ci vient prendre nos emplois. »
    Un sondage mené par son université montre que désormais, 40 % des habitants de Loudoun County pensent que les centres de données détériorent leurs conditions de vie, contre 19 % qui estiment que cela les améliore, et 40 % qui jugent que cela ne change rien. Les griefs des opposants sont nombreux, à commencer par les désagréments visuels et sonores : ces entrepôts sont massifs, peu esthétiques et génèrent en général une sorte de vrombissement. Construits à côté de zones d’habitation, ils peuvent représenter une réelle nuisance.

    Aux yeux (et aux oreilles) de Terry Clower, ce rejet est largement exagéré. « Vous achetez une maison et vous vous installez à proximité d’un terrain classé en zone industrielle, commerciale ou autre. Préféreriez-vous y voir s’implanter un centre de données, ou plutôt un pôle de distribution Amazon, avec 400 ou 500 camions entrants et sortant du site chaque jour ? » Selon lui, la nuisance sonore est similaire au bruit de fond d’une autoroute située à quelques kilomètres.

    Il n’est pas aisé de trancher, car il existe plusieurs types et plusieurs générations de data centers, avec des systèmes de refroidissement différents, plus ou moins bruyants. Les concepteurs travaillent sur l’isolation et sur le design, en mettant des fausses fenêtres ou des couleurs plus gaies. Difficile, cependant, de faire des miracles : in fine, il s’agit toujours d’un entrepôt bourdonnant de la taille de deux ou trois terrains de football. Contactée par Le Monde, la Data Center Coalition, qui regroupe les grands acteurs du secteur, n’a pas répondu.
    Une pollution importante
    La cause principale du rejet est, de toute façon, ailleurs. C’est l’empreinte énergétique et écologique des centres qui inquiète le plus les habitants. La consommation en électricité nécessaire pour faire tourner les serveurs est colossale. Et certaines installations disposent de générateurs au diesel qui engendrent une pollution importante.
    Selon Julie Bolthouse, si la totalité des projets en cours étaient effectivement construits dans le nord de la Virginie, cela nécessiterait un quadruplement de la capacité actuelle du réseau d’électricité. « C’est complètement fou, on a mis cent ans à construire le réseau actuel », s’exclame-t-elle, en pointant l’échelle des risques, de la simple panne liée à la surcharge temporaire jusqu’à l’effondrement du système.

    Le sujet empêche parfois Mike Turner de dormir, lui qui constate l’existence d’une forme de pensée magique chez les constructeurs. « Je dis aux industriels : “Pourquoi vous voulez encore construire ici, alors que vous n’aurez pas l’électricité qu’il faut avant dix ans ?” Ils me répondent : “L’opérateur trouvera une solution, et le jour où il la trouvera, nos installations seront prêtes.” Avec mes équipes, on a beau chercher, on ne voit pas comment ils pourront faire. » La relation idyllique avec ces constructeurs s’est quelque peu refroidie ces derniers temps, alors que les permis sont désormais délivrés au compte-gouttes. « La tension dans les réunions est plus palpable qu’avant », euphémise le vice-président du conseil exécutif.
    Si le prix de l’électricité explose globalement aux Etats-Unis, il est difficile pour le moment d’attribuer cela à l’IA. Tous les experts s’accordent néanmoins à dire qu’une forte hausse des coûts est attendue dans les années à venir. Les Etats cherchent la parade, en obligeant par exemple les hyperscalers à construire leurs propres centrales ou à prendre en charge une partie de l’augmentation. Mais le consommateur ne sera pas épargné, quel que soit le scénario.
    Limiter le foncier disponible
    Les opposants aux hyperscalers de Virginie ont bien une idée pour ralentir la ruée : mettre fin à l’exemption de taxes sur les achats dont bénéficie l’industrie dans l’Etat. Un cadeau fiscal à 1,9 milliard de dollars en 2025 pour le secteur le plus riche du monde, qui explique en grande partie, avec la qualité de la fibre, la disponibilité du foncier et les conditions météo clémentes, l’attrait pour la Virginie. Le renouvellement de cette exemption, qui allait de soi jusque-là, est suspendu, cette année, à une décision des parlementaires locaux, signe d’un changement d’époque.
    Les opposants soulignent que cela découragerait les nouvelles installations, sans faire fuir l’industrie déjà présente. Mike Turner n’en est pas si sûr. Il craint le départ pur et simple de la poule aux œufs d’or : avec les progrès fulgurants de la technologie des semi-conducteurs, les hyperscalers remplacent les équipements très régulièrement et l’exemption de taxe leur permet de faire à chaque fois de précieuses économies.

    Les autorités locales misent davantage sur une meilleure gestion de l’urbanisme, afin de cantonner les centres aux zones éloignées des habitations, et sur une limitation du foncier disponible. La partie ouest de Loudoun County a ainsi été décrétée « data center free », en prenant pour prétexte la préservation des cultures, notamment viticoles.
    La Virginie conservera-t-elle sa position dominante aux Etats-Unis et dans le monde ? Une analyse réalisée par Synergie Research Group montre une migration progressive depuis la Côte ouest et la Côte est, les deux pôles technologiques du pays, vers le centre du pays, où l’électricité est moins chère et le foncier abondant. Pour John Dinsdale, analyste en chef au sein de ce cabinet, se battre contre ces installations revient à lutter contre des moulins à vent : « Si le centre ne se construit pas dans une localité, l’opérateur ira dans une ville différente, dans un autre comté, un autre Etat ou un autre pays. Mais il sera construit quoi qu’il arrive. » On n’arrête pas une révolution en marche.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/05/08/en-virginie-la-capitale-mondiale-des-data-centers-confrontee-a-la-contestati
    #résistance #infrastructure #AI #IA #intelligence_artificielle #centres_de_données #Etats_Unis #pollution #impact_écologique #riverains #Loudoun_County #Data_Center_Alley #fisc #fiscalité #exonération_fiscale #pollution_sonore #bruit #électricité

  • Let’s Liberate Diversity!

    As an influential platform, EC-LLD! serves as a unique space for facilitating the exchange of practices and information among farmers, seed savers, NGO members, and emerging small enterprises, fostering local actions on agrobiodiversity and promoting participatory dialogues.

    https://liberatediversity.org
    #semences #biodiversité #graines #résistance #agriculture

  • Kit d’opposition aux data centers
    https://danslesalgorithmes.net/stream/kit-dopposition-aux-data-centers

    Aux Etats-Unis, l’AI Now Institute lance une boîte à outils pour s’opposer au projets et aux déploiements de centres de données. L’AI Now Institute fait le point sur les multiples recours possibles, en fonction des politiques locales, étatiques et fédérales et des différentes réglementations sectorielles (sur le développement économique, l’énergie, la pollution, la transparence, l’usage […]

  • St Pérail, travaux du pont rail pour un projet immobilier sur des terres agricoles - 14-17 mai on fait pas l’pont !
    https://ricochets.cc/St-Perail-travaux-du-pont-rail-pour-un-projet-immobilier-sur-des-terres-ag

    CCRC (com com Rhône-Crussol), NGE GC & Guintoni, Ingerop, SNCF-Réseau, Beaur, Capse, Comte TP, Cheval TP, RIEU sont parmi les principaux intervenants de ce chantier écocidaire et ruineux qui détruit biodiversité et terres agricoles en obscurcissant notre avenir. Sans oublier la préfecture & le département de l’Ardèche, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la DREAL, le DRAC, les flics de Guilherand-Granges et d’ailleurs... Autant d’institutions et d’entreprises à démanteler, à désarmer. (...) #Les_Articles

    / #Agriculture, #Ecologie, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Saint_Peray

  • Résister pour exister
    Au lendemain du 7 octobre 2023, des Palestiniens en exil fondent Urgence Palestine à Paris. En avril 2025, le gouvernement français menace de dissoudre le collectif alors que l’offensive sur Rafah intensifie le génocide à Gaza. Portrait d’une année de résistance collective.
    Un film documentaire indépendant de Yacine Helali

    https://resisterexister.org

    #palestine #dissolution #resistance #liberté_expression

  • Widerstand gegen Big Tech : Konferenz will Aktivisten versammeln
    https://www.heise.de/news/Konferenz-Cables-of-Resistance-Widerstand-gegen-Big-Tech-11255512.html

    C’est très bien tout ça, mais où sont les militants contre Uber ? On discute, on discute mais ll’un des tranformateurs pricipaux n’est pas au programme. Pourquoi ?

    J’ai l’impression que ce mouvement ne décollera pas mais restera un biotope où les carrières d’une génération d’intellectuels plus ou moins de gauche seront cultivés sur l’humus du malaise de la majorité qui ne sais pas quelle position prendre alors qu’elle souffre de la vie chère et de ses conditiins de vie et de travail.

    Le temps n’est pas propice á la fondation d’un nouveau TAZ ou de centres culturels dans des locaux squattés. Il n’y a pas eu de nouveau congrès TUNIX. C’est l’époque des luttes sérieuses.

    14.4.2026 von Jens Ohlig - Was tun, wenn Rechenzentren das Grundwasser verbrauchen? Wie umgehen mit digitaler Gewalt? Auf einer Konferenz in Berlin suchten Aktivisten nach Antworten.

    Widerstand gegen Big Tech: Konferenz will Aktivisten versammeln
    Lieferketten und Rechenzentren
    Kompostparty auf dem Linux-Smartphone
    Digitale Gewalt: „Strafrecht allein ist keine Lösung“

    Die Veranstalter der Konferenz „Cables of Resistance“ wollen die Veranstaltung als Sammelpunkt für Aktivisten verstanden wissen, die sich kritisch mit der Dominanz von Technologiekonzernen auseinandersetzen und Widerstand organisieren. Über 600 Besucher waren der Einladung nach Berlin am Wochenende gefolgt.

    Zum Auftakt sprach die Journalistin und Autorin Nina Scholz vom Beginn eines „Bewegungszyklus“: Noch hätten Protest und Widerstand gegen Big Tech als Bewegung nicht die gleiche Größe und gesellschaftliche Relevanz erreicht wie andere Bewegungsthemen.
    Lieferketten und Rechenzentren

    Beispiel Lieferketten: Die steigende Nachfrage nach Rohstoffen, die bei der Produktion von Elektronik zum Einsatz kommen, hat Folgen in den Herkunftsländern. In der Demokratischen Republik Kongo, aus der 70 Prozent der weltweiten Kobaltproduktion stammt, befeuere diese Nachfrage den bewaffneten Konflikt, sagte Sarah Pomame N’Sabaka von der Organisation „FreeCongo Collective“.

    Aber auch anderswo sei Rohstoffabbau mit Eingriffen in natürliche Ökosysteme und die Lebensgrundlagen von Menschen verbunden, machten Konferenzteilnehmer deutlich: Beim Abbau seltener Erden in Myanmar würden giftige Schwermetalle freigesetzt und unkontrolliert in Flüsse geleitet. In der Region um die Stadt Bor in Serbien würden beim Abbau von Kupfer regelmäßig Schwellwerte für Arsen und Cadmium um ein Vielfaches überschritten. In Brandenburg belaste die Tesla Giga Factory das Wasserschutzgebiet.

    Die Gruppe „Aufstände der Allmende“ aus der deutschsprachigen Schweiz berichtete über den Stand der Protestbewegung gegen Rechenzentren in der Eidgenossenschaft. „Der Widerstand lässt noch zu wünschen übrig“, lautet das vorläufige Fazit. Dabei werde die Schweiz jetzt schon durch Rechenzentren geprägt: Das kleine Land hat die zweithöchste Dichte an Datenzentren pro Kopf weltweit.

    Konzerne wie Google prägen in Zürich ganze Straßenzüge derjenigen Stadt, die gleich von mehreren Big-Tech-Unternehmen als Standort ausgewählt wurde. In der von 5200 Menschen bewohnten Gemeinde Beringen steht der Bau von zwei oder drei neuen Datenzentren in der Nähe des Rheinfalls an. Im Betrieb würden diese einen Großteil des Stroms des Kantons Schaffhausen verbrauchen und der Wasserverbrauch würde nötig machen, auf Trinkwasser aus anderen Gemeinden zurückzugreifen.
    Kompostparty auf dem Linux-Smartphone

    Neben der Debatte ums große Ganze wurde es auf der Konferenz in kleineren Seminarräumen auch konkret und praktisch: Das Projekt compost.party wirkt wie ein digitales Biotop. Im Kern handelt es sich um einen experimentellen Webserver, der auf einem alten Smartphone läuft und ausschließlich durch Photovoltaik betrieben wird. Anlass war ein Telefon mit defektem Display und ein geschenktes Solarmodul. Mit PostmarketOS wurde aus dem Android-Gerät ein Linux-Server auf einem Dach in Berlin.

    Das ungewöhnliche Setup ist nicht nur technische Spielerei, sondern programmatische Haltung: Das Projekt versteht sich als Teil Permacomputing-Bewegung, also dem Ansatz, der digitale Technik im Sinne nachhaltiger, kreislauforientierter Praktiken neu denkt und dabei Fortschritt nicht über Wachstum und Austauschzyklen definiert, sondern über ihre Vereinbarkeit mit ökologischen Grenzen und langfristiger Funktionalität. Charakteristisch ist die bewusst fragile Infrastruktur: Der Webserver liefert die Seiten nur aus, solange die Sonne genug Energie liefert. Das wird durch eine Batteriestandanzeige auf der Seite transparent gemacht und macht compost.party zu einem Gegenentwurf zur permanent verfügbaren Cloud. Nutzer können eigene kleine Projekte, Texte oder Seiten beisteuern, die auf dem Kompost Blumen blühen lassen.

    (Bild: CC BY-SA, Cables of Resistance)
    Digitale Gewalt: „Strafrecht allein ist keine Lösung“

    Mit dem Fall der Schauspielerin Collien Fernandes ist die sogenannte „digitale Gewalt“ ins Zentrum der öffentlichen Aufmerksamkeit gerückt. Allein mit dem Schließen von Strafbarkeitslücken sei es nicht getan, sagte Anne Roth, die für die Fraktion Die Linke im Bundestag zu Digitalpolitik arbeitet. Der Gesetzentwurf zum Paragrafen 184k im Strafgesetzbuch, mit dem die Regierungskoalition auch sogenannte „Deep-Fake-Pornos“ unter Strafe stellen möchte, reiche nicht aus: „Strafrecht allein ist keine Lösung“, so Roth. Wichtig sei etwa Schutz und Unterstützung für Betroffene.

    Die Formen digitaler Gewalt, die sich mehrheitlich gegen Frauen richten, beschränken sich nicht auf Deep Fakes, sondern umfassen auch sogenannte Stalkerware für Mobiltelefone. Entsprechende Spionagesoftware wird mit Anzeigen mit der Frage „Wie kann ich das Handy meiner Freundin überwachen?“ offen beworben. Laut Roth bestehe ein ganzer Markt für Überwachungstechnologie, die bei digitaler Gewalt zum Einsatz kommen, etwa in Form von getarnten Minikameras.

    Weitere Panels zu KI als Treiber „technofaschistischer Ideologie“ oder den Einsatz in Militärtechnologie zeichneten eher düstere Aussichten auf die Zukunft. Die Bewegung gegen Big Tech hat sich allerdings auch kein Politikfeld mit Wohlfühlgarantie ausgesucht.

    (jam)

    #Berlin #Uber #rèsistance

  • Big Tech raus aus unseren Städten!
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1198979.widerstand-gegen-tech-konzerne-big-tech-raus-aus-unseren-staedten

    Beschleunigen Mietexplosion und Verdrängung gewachsener Nachbarschaften: Ansiedlungen von Unternehmenszentralen wie der von Amazon in Berlin-Friedrichshain Foto: dpa/Fabian Sommer

    Les entreprises multinationales détruisent le tissu social des villes. A la fin on aura des villes marquées par la ségrégation sociale comme Paris et Londres. La tour d’Amazon en est le symbole berlinois.

    14.4.2026 von Niklas Steinke - Für Amazon, Microsoft und Co. sind Städte wie Berlin vor allem eine Ressource für ihre Profite. Widerstand dagegen ist nötig

    Als 2018 der Google Campus in Berlin-Kreuzberg verhindert wurde, war das ein großer Erfolg nachbarschaftlicher Organisierung. In den vergangenen Jahren ist diese Art von Widerstand schwieriger geworden. Denn Big Tech greift mittlerweile auf vielfältige und nicht so offensichtliche Weise in das Leben in den Städten ein. Die Macht von Amazon, Google, Microsoft und Co. steckt heute in Rechenzentren, Plattformen, Stromnetzen und Unternehmenszentralen.

    Auf der »Cables of Resistance«-Konferenz am vergangenen Wochenende in Berlin ging es auch darum, wie Tech-Konzerne Städte umgestalten. Dabei wurde deutlich: Big Tech ist kein guter Nachbar, sondern nutzt Städte für Profite und zerstört Kieze. Vor allem große Unternehmenszentralen tragen massiv zu Verdrängung bei. So hat Amazon 2025 seinen neuen Standort in Berlin bezogen. Die Konzerne nutzen bewusst die benachbarte lebendige Kiezkultur für ihre Zwecke. Es überrascht deshalb nicht, dass der Standortleiter von Amazon in Berlin von einer »Stadt der Vielfalt, der kreativen Energie und der Kollaboration« schwärmt. Dabei trägt die Ansiedlung solcher Unternehmenszentralen dazu bei, dass die Mieten im Umfeld noch stärker steigen und damit genau jene Vielfalt zerstört wird. Denn sie können sich jede Büromiete leisten und zahlen ihren Angestellten hohe Gehälter.

    Hinzu kommt: Internationale Manager*innen bleiben oft nur zwei bis drei Jahre, bevor sie an den nächsten Standort versetzt werden. Kurze Mietverhältnisse erleichtern regelmäßige Mieterhöhungen und zerstören gewachsene nachbarschaftliche Beziehungen. Damit beschleunigen die Konzerne die Verdrängung von Kultur und Anwohner*innen. In San Francisco oder Seattle lassen sich die Folgen beobachten: Straßen werden zu Teststrecken für selbstfahrende Taxis, während Wohnraum unbezahlbar wird und Obdachlosigkeit explodiert.

    Aber selbst dort, wo noch kein Amazon-Tower oder Uber-Platz entstanden ist, verschärfen die Tech-Konzerne Verteilungskonflikte, weil sie auf städtische Ressourcen zugreifen. Zuletzt geriet das Berliner Stromnetz massiv unter Druck, weil neue Rechenzentren, die in und um Berlin entstehen, einen Stromanschluss bekommen sollten. Auch wenn die Rechenzentren oft von spezialisierten Firmen errichtet werden, wird ihre Serverkapazität von Konzernen wie Amazon oder Microsoft angemietet und genutzt. Auf diesen Cloud-Infrastrukturen laufen wiederum viele Plattformen, die tief in den urbanen Alltag eingreifen – von Uber über Lieferando bis zu Immoscout24. Big Tech greift also auch im Hintergrund nach Energie, Stromnetzen und städtischen Räumen.

    2018 wurde in Berlin-Kreuzberg gezeigt, dass Konzerne gestoppt werden können, wenn Nachbar*innen und Initiativen gemeinsam Druck aufbauen. Diese Erfahrung ist heute wichtiger denn je. Denn der Einfluss von Amazon, Google, Microsoft und Co. reicht längst über einzelne Gebäude und Straßenzüge hinaus. Dagegen braucht es heute wieder genau diese Form der Organisierung von unten.

    #Berlin #gentrification #résistance

  • Les box médicales connectées, une mauvaise « solution » aux déserts médicaux du techno-capitalisme
    https://ricochets.cc/Les-box-medicales-connectees-une-mauvaise-solution-aux-deserts-medicaux-du

    En médecine comme partout ailleurs l’Etat-capitalisme crée des tas de problèmes, « insolubles » en restant dans son cadre délétère, puis propose ou impose des « solutions » pourries pour rattraper un peu le problème tout en créant de nouveaux marchés indispensables à la survie du capitalisme. Ces « solutions » capitalistes, souvent technologiques, créeront de nouveaux problèmes, et ainsi de suite... Et si la promo d’une box médicale à Hauterives le 21 avril prochain était l’occasion de (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Technologie, #Le_monde_de_L'Economie

    https://laboxmedicale.fr/journees-portes-ouvertes

  • Procès des inculpé·es du 15 juin 2021 à Limoges - La bogue
    https://labogue.info/spip.php?article2460

    #resistance #sabotage #incendie #enedis #orange #bouygues #linky #antitech #surveillance #antiterrorisme #harcèlement #affaire_de_limoges

    Les 19 et 20 mars 2026 à Limoges, deux personnes étaient convoquées devant la justice, à la suite d’une enquête de plusieurs mois menée « avec les moyens de l’antiterrorisme » et d’un contrôle judiciaire de près de cinq ans, pour répondre d’accusations de « dégradations de biens par des moyens dangereux pour les ersonnes » et d’« association de malfaiteurs ». Les faits incriminés étaient des sabotages par incendie véhicules et antennes-relais) réalisés en opposition au déploiement du compteur Linky et de la 5G, en février 2020 et janvier 2021. Les personnes convoquées risquaient 10 ans de prison et des centaines de milliers d’euros d’amendes. Le comité de soutien et les inculpé·es ont fait de ce procès une tribune contre le numérique, qui a réuni plusieurs centaines de personnes.

    (...)

    Le vendredi 3 avril 2026, le tribunal de Limoges a rendu son délibéré concernant l’affaire du 15 juin.
    Les deux prévenus sont condamnés : l’un à une peine de 3 ans d’emprisonnement avec sursis simple, l’autre à une peine de 2 ans d’emprisonnement avec sursis simple. Ils ont en outre l’interdiction de se fréquenter pendant 3 ans. Le jugement sur les les intérêts civils (dommages intérêts) a été renvoyé au 2 septembre.
    Le comité de soutien aux inculpés considère que ces condamnations expriment la prise en compte par la justice de deux éléments essentiels :
    – d’abord, une considération pour la dureté d’un contrôle judiciaire de presque cinq ans préalable au procès, qui a constitué pour les prévenu•es une véritable « peine avant la peine », qu’il semblait juste de ne pas lourdement aggraver.
    – ensuite, le signal de la percée ô combien nécessaire et urgente dans le débat public de la principale question que soulevait ce procès : celle de la remise en question du déferlement numérique imposé, à l’œuvre dans nos sociétés depuis plusieurs dizaines d’années, source de dégâts colossaux sur l’environnement et les sociétés humaines.

    Les parties ont 10 jours pour faire appel de cette décision.

    (...)

    Victor Cachard
    auteur d’une Histoire du sabotage en deux volumes (éditions Libre), a expliqué comment le sabotage était apparu historiquement comme remède à l’action violente contre les personnes et essayant d’être plus efficace que les « bras croisés ». Le sabotage est une pratique pivot entre violence et non-violence. Cette pratique a été utilisée dans le cadre des luttes syndicales à partir de la fin du XIXe siècle. Les avocat·es (Enedis, Bouygues et Orange) des parties civiles se sont élevé·es contre cette présentation, assimilant les destructions matérielles à de la violence.

    Célia Izoard
    philosophe et journaliste, est l’autrice de plusieurs ouvrages sur le numérique (dont le dernier s’intitule La ruée minière au XXIe siècle) et traductrice de la dernière version de 1984 de Georges Orwell. Elle a dénoncé dans son intervention les effets nocifs pour la planète du déploiement de la 5G, l’exploitation minière avec les crimes et les guerres qu’elle entraîne, le gaspillage de la mise en place des Linky, et les mensonges sur l’obligation de pose du compteur.

    Jean-Michel Hupé
    chercheur en neurosciences durant 25 ans, s’est tourné ensuite vers la sociologie et a cofondé l’Atelier d’écologie politique de Toulouse (ATECOPOL). Il a rappelé tous les effets nocifs de l’IA, de la 5G et des ondes. Il soutient la nécessité de la désobéissance civile, voire du sabotage. La présidente et la procureure se sont posé des questions sur la possibilité d’invoquer « l’état de nécessité » pour justifier les actions de sabotage. Son intervention a été très attaquée par les avocats d’Enedis et de Bouygues.

    Nicolas Bérard
    journaliste à L’Âge de faire et auteur d’ouvrages sur le Linky, la 5G et le numérique, a expliqué les effets délétères de ces objets numériques sur le sommeil, la sédentarité, l’isolement, la santé mentale des jeunes. La présidente confirmait avoir suivi avec attention une émission sur la santé mentale des jeunes filles. Nicolas Bérard a regretté l’absence de prise en compte des mobilisations citoyennes.

    Karima Mersad
    enseignante chercheuse à Paris I en neurobiologie et en psychologie cognitive, a témoigné de la façon dont elle s’est rendue compte de l’apparition de symptômes perturbants pour elle (maux de tête, troubles du sommeil…). Elle a expliqué comment, de façon scientifique, elle avait étudié son environnement et progressivement compris qu’elle était victime des ondes électro-magnétiques. Elle a témoigné des difficultés vécues par les personnes électro-hypersensibles.

    Matthieu Amiech
    éditeur (éditions la Lenteur), auteur (Peut-on s’opposer à l’informatisation de nos vies ?) et contributeur régulier à la revue en ligne Terrestres : il a cité Fairtiq, une application proposée en région Occitanie qui est la seule manière d’avoir accès aux réductions sur les transports, mais exige l’utilisation d’un smartphone et de la géolocalisation. Il précisait que l’enregistrement de la plupart des trajets des citoyens était une des critiques faites au régime soviétique, alors que lorsque c’est Carole Delga (présidente de la région Occitanie) qui la met en place, il n’y pas de souci... Puis il citait le « portefeuille d’identité numérique » qui est une promesse de réunir toutes les cartes dans la même application… permettant de fait la privation de droits de manière automatique, donc le délitement complet des libertés civiles. Il donnait enfin des exemples de privations de droits sur la base de communications numériques, de messages, de relevés par des objets connectés.

    Sandrine Larizza
    salariée de France Travail au sein des services d’indemnisation des demandeurs d’emploi, a témoigné de la déshumanisation des relations avec les usagers en raison de la numérisation des services et du développement de l’IA. Elle a rappelé que selon le Défenseur des droits, une personne sur deux est en difficulté par rapport à l’accès aux services numériques.

    Romain Couillet
    est un professeur des universités, spécialiste reconnu internationalement de mathématiques appliquées dans le traitement numérique des télécommunications. Depuis 10 ans, il a pris conscience de la nocivité du développement du numérique pour les humains et la planète. Il a choisi d’arrêter ses recherches pour se consacrer aux réflexions sur les différents niveaux de refus du numérique. Il milite aussi à Stop Micro à Grenoble. Romain Couillet assimile les industriels et les chercheurs qui justifient le développement de l’IA à ceux qui niaient les dangers du tabac ou de l’amiante. Il se situe dans la filiation d’Alexander Grothendieck qui a cessé ses travaux en raison de leur usage militaire.

    Romain Couillet terminera son propos, la voix tremblante d’émotion, par l’évocation des résistant·es d’hier traité·es de terroristes qui sont aujourd’hui au Panthéon, et fera le parallèle avec ces lanceurs d’alertes jugés pour avoir essayé d’empêcher la course folle vers la destruction générale, en espérant qu’il y aura un avenir pour que dans 50 ans on puisse les réhabiliter pour ce qu’ils sont : des héros !

    Émotion dans tout le tribunal, quelques mouchoirs sortent des poches. La présidente semblera ébranlée. La procureure, de son côté, se fendra d’un rappel à l’ordre à son encontre : nous sommes dans l’enceinte d’un tribunal, et les propos de ce dernier témoin, assimilables à la justification et la promotion du sabotage, sont passibles de poursuites.
    Le tribunal était très attentif lors de ces exposés, concerné, conscient peut-être de la véracité de ces propos. La présidente semblait bienveillante à l’égard des prévenu·es et du public nombreux qui se trouvait dans la salle mais encore plus nombreux à l’extérieur.

  • Les réfractaires depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie (29ème épisode • avril 2026)
    https://www.obsarm.info/spip.php?article738

    Chronique des actes de désertion, d’insoumission, de désobéissance et d’exil posés pour refuser de combattre, les actions de désobéissance civiles pour entraver la guerre et les appuis que les réfractaires reçoivent tant dans les pays concernés qu’à l’étranger. 29ème épisode, rédigé par Guy Dechesne depuis octobre 2022. Les épisodes précédents sont disponibles dans la rubrique Résistances Des Nord-Coréens, esclaves en Russie La fondation de défense des droits de l’Homme Global Rights (…) #Résistances_aux_guerres

    / #La_une, #Actions_contre_la_guerre, #Antimilitarisme, #Guerres

  • Dans les #banlieues pauvres, la #lutte contre les #déserts_alimentaires s’organise

    Dans les quartiers défavorisés, les #produits_alimentaires accessibles sont peu diversifiés et de qualité médiocre. Collectivités et associations s’emparent peu à peu du sujet. Exemple en #Seine-Saint-Denis.

    Depuis un an, #Aulnay-sous-Bois est le laboratoire d’un nouveau type de #hard-discount, importé du Brésil par Carrefour. Le géant de la #grande_distribution a installé dans la commune de Seine-Saint-Denis son premier #supermarché #Atacadao, une marque brésilienne de #cash_and_carry, de la vente en gros à #prix cassés. Plus on achète et plus les prix sont dégressifs sur une gamme de produits resserrés : deux fois moins de références que dans un supermarché classique.

    Quand l’enseigne brésilienne a remplacé l’ancien Carrefour dans le nord de la ville, non loin de la cité des 3 000, habitants et élus locaux ont lancé une pétition contre l’ouverture du nouveau #discounter.

    « On enferme une population stigmatisée dans la #malbouffe. Le maire [Bruno Beschizza, Les Républicains, NDLR] n’aurait jamais accepté qu’on installe cette enseigne dans le centre-ville, s’indigne Oussouf Siby, élu socialiste d’opposition. Dans le cœur de ville, la mairie a une politique volontariste d’installation de petits commerces de bouche, de boutiques bio. Dans les #quartiers_populaires, rien. »

    Le nord d’Aulnay-sous-Bois a été identifié par le conseil départemental de Seine-Saint-Denis comme un « #désert_alimentaire » aux côtés d’autres communes dont #Tremblay-en-France, #Noisy-le-Sec, Bondy ou #Dugny. Dans son #plan_alimentaire_territorial 2024-2028, la collectivité s’alarme de l’existence de ces territoires où une offre alimentaire très limitée pénalise des villes enclavées, peu desservies par les transports en commun et qui affichent des taux de pauvreté importants.

    « Selon les personnes interrogées, il semble complexe dans ces villes de trouver à proximité de chez soi une alimentation saine, de qualité et accessible », pointe le diagnostic alimentaire de Seine-Saint-Denis, réalisé par l’association Lab3S (Laboratoire sols savoirs saveurs ) pour le compte du conseil départemental.

    « Quand il faut prendre deux bus pour aller acheter des produits frais ou bio, les gens laissent logiquement tomber », constate Assata Doumbia, bénévole gérante de l’antenne dionysienne (Saint-Denis) de #Vrac, un réseau national de #groupements_d’achats de fruits et légumes basés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

    Un réseau d’achats en commun avec Vrac

    Tous les mois, 400 adhérents de #Stains, #Aubervilliers, #Saint-Denis et quelques autres communes achètent à bas prix des #produits_frais qu’ils ont préalablement sélectionnés ensemble. Dans certaines villes, comme à #Pierrefitte-sur-Seine, qui a récemment fusionné avec Saint-Denis, les 33 000 habitants n’ont qu’un Lidl à disposition.

    Créé il y a plus de dix ans à l’initiative du bailleur social lyonnais Est Métropole Habitat et de la Fondation pour le logement des défavorisés afin d’aider ses locataires à mieux manger et à lutter contre l’isolement, Vrac s’est développé en France et compte aujourd’hui 22 antennes. Le réseau de groupements d’achats a récemment publié une étude réalisée auprès de 500 adhérents qui a mis en exergue le sentiment général d’une « alimentation à deux vitesses » où « les plus pauvres ont le choix entre se déplacer loin de chez eux ou choisir par défaut des produits d’une qualité significativement moindre et indignes ».

    Forgé par des sociologues et géographes américains dans les années 1990, le concept de « désert alimentaire » a été pensé comme une clé explicative à l’épidémie de #diabète et d’#obésité qui touche le pays depuis plusieurs décennies. Outre-Atlantique, le ministère de l’Agriculture définit ces « #territoires_de_l’obésité » comme des secteurs cumulant un taux de pauvreté élevé et une #distance du supermarché le plus proche de plus d’un mile (1,6 km) en zone urbaine et 10 miles en zone rurale.

    En France, où les distances sont plus courtes et l’histoire sociale différente, ce concept peine à décrire des territoires pourtant également frappés par des #inégalités d’#accès_à_l’alimentation. Pour mieux saisir leur réalité, certains chercheurs préfèrent utiliser le terme de « #marécage_alimentaire », des zones où l’offre de « #junk_food » et de #produits_transformés est surabondante par rapport aux produits frais et où le réseau de #transports_en_commun ne permet pas aux habitants de se déplacer facilement.

    Des logiques de #ségrégation à l’œuvre

    « La diversité commerciale doit se retrouver à une échelle assez fine pour répondre aux contraintes temporelles et budgétaires des ménages », explique Simon Vonthron, géographe à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

    Auteur de plusieurs articles sur le sujet, il a participé à #Obsolim_43, un projet de #cartographie des « #environnements_alimentaires_appauvris » au niveau national. On y constate que certaines banlieues cossues de l’Ouest parisien peuvent aussi être touchées par le phénomène. « Mais ce n’est pas comparable, car les ménages y sont bien plus mobiles », précise le géographe.

    Simon Vonthron se montre assez critique sur le concept de désert alimentaire : « Cela a tendance à invisibiliser les #inégalités_territoriales et à imposer des réponses autoritaires du type : on va installer un supermarché ici, et les gens seront contents. »

    Outre-Atlantique, des associations comme #Move_for_Hunger vont plus loin en liant la rareté de l’offre alimentaire à l’histoire de la ségrégation raciale et de la #ghettoïsation des quartiers afro-américains. En #France, si le contexte historique est différent, des logiques similaires de ségrégation sont à l’œuvre. Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) en fait lui-même le constat, en relevant dans une étude sur le sujet qu’il existerait deux fois plus de supermarchés dans les centres-villes que dans les #quartiers_prioritaires de la ville des grandes agglomérations.

    « L’#exclusion_urbaine, la #désaffiliation_sociale ont aussi contribué à dévaloriser les savoir-faire domestiques des habitants. Les #pratiques_culinaires traditionnelles de nombreux habitants issus de l’immigration se sont perdues, en partie en raison d’un accès très facile à des #aliments_ultratransformés », pointe Assata Doumbia, qui connaît bien le sujet pour être diététicienne depuis vingt ans à Saint-Denis en plus de son engagement associatif.

    Lab3S entend « Nourrir Bondy »

    A #Bondy_Nord, la fermeture en juin dernier du seul Lidl dont disposaient les 20 000 habitants pour faire leurs courses a mis en lumière la #fragilité_alimentaire du territoire. En 2023, le même Lidl avait déjà fermé pendant quelques mois, ce qui avait conduit Aurélie Trouvé, députée La France insoumise (LFI) de la circonscription, à interpeller le gouvernement sur la « ségrégation géographique que subissent particulièrement les habitants de certains quartiers populaires. A Bondy Nord, la dégradation du supermarché Lidl et sa fermeture temporaire ont créé un véritable désert alimentaire ».

    Lorsqu’on lui parle de « désert alimentaire », Stephen Hervé, le maire de #Bondy, réfute le terme, en faisant la liste des supérettes qui bordent le nord de la ville. L’élu local reconnaît tout de même que « cela peut être ressenti comme tel par des habitants peu mobiles ».
    L’élu s’inquiète surtout de la prolifération d’enseignes de #restauration_rapide dans sa commune, sur un territoire déjà frappé de plein fouet par l’obésité, qui touche 20 % des adultes en Seine-Saint-Denis, le taux le plus élevé de France :

    « Quand un nouveau commerce alimentaire cherche à s’installer en ville, on refuse les offres de restauration rapide. On privilégie les #épiceries. Hélas, quand il s’agit de reprises de commerces existants, nous n’avons pas la main. »

    Pour pallier l’absence d’#offre_alimentaire de qualité à Bondy Nord, #Lab3S, qui gère un potager de près de 1 000 m² en plein cœur du quartier, a mis en place le projet « #Nourrir_Bondy ». L’association réfléchit à lancer des groupements d’achats participatifs sur le modèle de Vrac. L’idée : faire venir des produits frais dans une zone sous-dotée en commerces et où la moitié des habitants n’a pas de voiture.
    Aujourd’hui, une cinquantaine de bénévoles s’occupent du potager et gèrent une #cuisine_collective, qui permet l’organisation de #repas_partagés avec les fruits et légumes du jardin. Pour favoriser l’accès à une alimentation de qualité pour tous, l’association cherche à s’inspirer des « #cuisines_communautaires » nées au Québec dans les années 1980. L’idée est simple : mettre en commun, à l’échelle d’un quartier, des moyens financiers et humains pour #cuisiner des plats sains et économiques et apprendre à mieux se nourrir en s’ouvrant à de nouvelles façons de s’alimenter, plus diététiques et écologiques.

    #Vital’im, le #chèque_alimentation_durable du département

    En Seine-Saint-Denis, l’accès à une alimentation de qualité est devenu une question politique, qui ne doit plus seulement reposer sur la charité associative. Il y a un an, le conseil départemental a lancé une expérimentation autour d’un chèque alimentation durable, baptisé Vital’im.

    Distribuée à un peu plus de 600 ménages de #Montreuil, #Sevran, #Villetaneuse et #Clichy-sous-Bois, cette carte de paiement créditée mensuellement de 50 euros pendant six mois est utilisable dans tous les commerces. A chaque achat dans un magasin « durable » (selon les critères définis par le département, principalement des magasins bio), 50 % du montant dépensé sont recrédités sur la carte par la collectivité territoriale.

    A Montreuil, où le centre-ville regorge de magasins bio qui ont fleuri à mesure que la gentrification progressait, 60 % des usagers ont profité de ce système de bonification, contre 25 % à Sevran, une commune qui attire moins les CSP+. « Ce projet met en évidence l’existence de ces marécages alimentaires », commente Mathilde Fassolette, chargée du projet Vital’im pour Action contre la faim, partenaire de la Seine-Saint-Denis sur cette expérimentation qui doit se terminer à la fin de l’année.

    Pour ne pas pénaliser les Sevranais par rapport aux Montreuillois, l’ONG a élargi le système de bonification aux communes limitrophes de Sevran et à tous les commerces à proximité de la ligne de train francilien qui relie Villetaneuse à Paris. « On veut aussi montrer comment un système de #compensation_financière permet de lutter contre les inégalités alimentaires », poursuit la responsable de l’ONG.

    Toutes ces initiatives partagent une même philosophie : démonter l’idée reçue selon laquelle le « #manger_mieux » n’intéresserait pas les quartiers populaires.

    https://www.alternatives-economiques.fr/banlieues-pauvres-lutte-contre-deserts-alimentaires-sorganise/00115873
    #pauvreté #France #alimentation #résistance

  • Fini l’État et l’économie : un livre imagine la joyeuse chute du capitalisme
    https://ricochets.cc/Fini-l-Etat-et-l-economie-un-livre-imagine-la-joyeuse-chute-du-capitalisme

    « Mais qu’est-ce que vous proposez à la place ?! », entend-souvent quand on rejette le capitalisme. Ce livre apporte pas mal de pistes sérieuses d’alternatives à l’économie de marché et à son monde. On pourrait d’ailleurs retourner le problème, genre : « que proposez-vous pour que le capitalisme devienne vivable pour toustes ? » Fini l’État et l’économie : un livre imagine la joyeuse chute du capitalisme - À quoi ressembleraient des sociétés postcapitalistes, plus justes et écologiques ? (...) #Les_Articles

    / #Livres,_revues, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, Démocratie directe, communes libres...

    #Démocratie_directe,_communes_libres...
    https://reporterre.net/Fini-l-Etat-et-l-economie-un-livre-imagine-la-joyeuse-chute-du-capitalis

  • Le travail au temps de l’IA

    L’IA redéfinit les contours du travail, en radicalisant encore la #parcellisation des #tâches. Mais elle n’est pas une fatalité, qu’il faudrait accepter sans aucune critique. Il faut au contraire en appeler à des formes, renouvelées, de #résistance.

    Depuis quelques années, le sociologue du travail #Juan_Sebastián_Carbonell construit une réflexion originale sur les transformations technologiques du travail et les débats qu’elles suscitent. Auteur en 2018 d’une thèse en sociologie des relations professionnelles sur les accords de compétitivité dans l’industrie automobile française, il s’intéresse à l’origine aux effets sur les conditions de travail des nouveaux accords collectifs (dits « de compétitivité ») qui ont suivi la crise économique de 2008 [1], à partir d’une enquête de terrain auprès des ouvriers de l’usine PSA de Mulhouse.

    Dans la continuité de cette enquête classique de sociologie du travail, et à propos d’une branche d’activité qui n’a cessé d’être scrutée depuis 80 ans, l’auteur construit depuis une réflexion originale sur le travail, ses transformations technologiques, et les discours qui accompagnent sa supposée crise incessante, depuis qu’une série de prophètes et de futurologues comme Jérémy Rifkin ont commencé à annoncer sa « fin » dans les années 1990 !

    Engluée dans le mirage de la « société de la connaissance » et de l’explosion informatique, la fin du XXe siècle était traversée de débats et d’annonces tonitruantes sur la fin supposée du travail, et l’appel à sa réduction et son partage. Face à ces promesses relancées par l’essor en cours de l’IA, l’auteur appelle à la résistance, et à se défaire des mythologies technologiques, en cessant d’y voir un processus inéluctable pour en faire un sujet de débat politique.
    L’obscure « fin du travail »

    Depuis la fin du XXe siècle, la question du travail ne cesse d’être au centre de l’arène politique et médiatique, par la multiplication des annonces tonitruantes sur sa disparition ou sa transformation. Prenant à bras le corps ces débats, Juan Sebastián Carbonell s’est intéressé au changement technologique et à ce qu’il fait au travail. L’industrie automobile constitue le terrain parfait pour ce type d’enquête, dans la mesure où cette industrie très intensive en capital englobe également certains secteurs encore très intensifs en travail (assemblage, peinture).

    Dans Le Futur du travail, il explorait déjà en 2022 les innombrables fantasmes qui entourent depuis longtemps les débats sur le travail, autour de sa fin, de sa crise supposée alors même que les bouleversements technologiques ne cessent de réinventer le travail plutôt que de le faire disparaître [2]. Au-delà d’une « crise du travail », floue et incertaine, l’auteur montre qu’on n’assiste ni à une disparition ni à une crise du travail entretenue par les mirages technologiques, mais bien à sa réinvention sous l’impact des transformations capitalistes avec l’essor d’un nouveau prolétariat du numérique et de la logistique.

    Dans la continuité de plusieurs enquêtes de sociologie du travail, l’auteur s’attache aujourd’hui à montrer combien le numérique puis l’IA, loin de faire disparaître les travailleurs, tendent plutôt à redéfinir leur activité et leurs tâches en multipliant les formes de prolétarisation. Il prolonge ainsi les réflexions d’Antonio Casilli notamment, qui avait montré que l’externalisation du travail et sa fragmentation permise par l’automation numérique n’aboutissent pas au grand remplacement des humains par des machines, mais plutôt à un déplacement du travail vers ceux qu’il nomme les « tâcherons du clic [3] », ces travailleurs sous-payés, généralement situés dans les pays du sud et chargés de nourrir la machine en « taguant » des images ou en modérant les contenus. Pour comprendre les effets de l’IA sur le travail et l’emploi, Juan Sebastián Carbonell suggère de s’écarter du débat sur la fin du travail et la disparition des emplois en explorant d’abord comment le changement technologique dégrade le travail et les tâches réalisées. Comme le rappelle en effet l’auteur : « Le fonctionnement de l’IA générative, comme celui des autres IA, dépend très fortement du travail humain » (p. 111) à commencer par celui des artistes, des écrivains, des journalistes et des scientifiques dont les œuvres, même protégées par des droits d’auteurs, sont captées par les acteurs du secteur pour développer leur modèle.
    Prophètes et experts

    Dans son essai, Juan Sebastián Carbonell s’attaque de front à la question de l’IA, désormais au centre de tous les discours et de l’attention publique. Si l’intelligence artificielle existe depuis les années 1950 et la fameuse conférence de Dartmouth au cours de laquelle l’expression a été forgée, elle a connu une série d’hivers et de printemps successifs. Depuis 2022, et la mise à disposition d’interfaces comme ChatGPT qui se sont rapidement démocratisées, nous sommes entrés dans un moment d’essor considérable de ses usages. Si l’IA au sens strict n’existe pas et renvoie à plusieurs trajectoires techniques concurrentes – distinguant notamment « l’IA symbolique » vs « l’IA connexionniste » – on peut du moins, pour ses exemples actuels, reprendre la définition synthétique donnée par le ministère de l’Éducation :
    « tout service numérique fondé sur des algorithmes probabilistes, s’appuyant sur le traitement statistique de vastes ensembles de données sur lesquels ils sont entraînés et capables de produire des résultats comparables à ceux obtenus par une activité cognitive humaine [4]. »

    L’impact de l’IA sur les mondes du travail fait désormais l’objet d’une production éditoriale particulièrement importante, émanant de journalistes, de militants, de sociologues ou d’essayistes. Le sujet devient même un genre en soi auquel de plus en plus d’auteurs cèdent, chacun écrivant son essai sur l’IA, notamment pour chanter ses vertus, louer ses bienfaits, sa capacité à accroître la compétitivité et à améliorer la productivité. Des économistes spécialistes de « l’innovation », comme le récent « Nobel » d’économie Philippe Aghion, ne cessent de légitimer ce processus en appelant à lever tous les freins, en encourageant l’usage de l’IA au nom du vieil imaginaire du progrès et de la compétitivité internationale, laissant de côté les enjeux environnementaux et politiques soulevés par cette nouvelle trajectoire. Les habituels prophètes du numérique louent également les bienfaits de l’IA, et appellent à éviter toute frilosité pour ne pas prendre de retard dans la compétitivité globale [5].

    Un véritable fatalisme s’installe progressivement dans les discours et les pratiques des organisations, dans les grandes entreprises, dans l’éducation nationale, comme dans l’administration, sans qu’aucune objection ou doute ne soit permis. Soucieux de s’opposer à ce fatalisme technologique, et à mille lieues de ces approches, l’auteur mobilise les ressources de la sociologie pour questionner l’impact de l’IA sur l’organisation du travail, sur l’activité concrète des salariés, mais aussi sur les hiérarchies et formes de pouvoir qui encadrent leur activité. Après un retour particulièrement clair et synthétique sur la genèse de l’IA et son déploiement depuis les années 1950, il montre aussi comment s’opère la fabrique du rêve de l’IA porté par des entrepreneurs et des experts à la fois juges et partis, qui célèbrent la « révolution technologique » tout en en tirant profit pour faire carrière et obtenir des financements.
    Critique du « taylorisme numérique »

    Au sein de l’abondante production éditoriale sur l’IA, l’un des intérêts majeurs de l’essai de Juan Sebastian Carbonell est de replacer le déferlement en cours dans l’histoire longue de l’automatisation du travail. L’auteur défend la thèse que l’IA « n’est ni un outil de qualification, ni un instrument de polarisation, mais un outil de dégradation du travail entre les mains des entreprises, sous la forme d’un taylorisme augmenté » (p. 72). Pour l’auteur, l’IA représente d’abord une nouvelle frontière du taylorisme et de la rationalisation croissante, moins une rupture qu’une radicalisation du vieux projet de contrôle social qui a accompagné l’essor de l’industrialisation à partir de la fin du XIXe siècle. S’inscrivant dans les pas de la sociologie critique du travail inaugurée au XXe siècle par Georges Friedmann ou, référence majeure pour l’auteur, Harry Braverman, il s’efforce de penser ce que l’IA fait au travail, au-delà des promesses et des discours médiatiques hors sol.

    Au fil de l’ouvrage, il montre comment ce qu’on nomme l’intelligence artificielle tend à « simplifi[er], standardis[er] ou parcellis[er] » des métiers, indépendamment du niveau de qualification exigé pour les exercer. Pour cela il s’appuie sur l’étude de plusieurs univers socioprofessionnels qualifiés comme ceux des journalistes, des oncologues ou des traducteurs. Le cas des traductions automatiques, devenues emblématiques et objets d’une attention particulièrement poussée, montre combien l’IA aboutit moins à supprimer des emplois qu’à déqualifier et précariser le travail en transformant une activité créative en tâche de plus en plus pénible, consistant par exemple à corriger après coup les erreurs et approximations de la machine. Pour les journalistes ou les traducteurs, l’IA favorise ainsi « une perte de contrôle du geste créatif » (p. 124), en prétendant faciliter les tâches et les rendre plus productives, elle ne cesse de les dégrader en transformant le travailleur en simple vérificateur. Dans la lignée de la sociologie critique, Carbonell qualifie ce processus de « dépossession machinique ». Il conteste la promesse selon laquelle la machine doit alléger les tâches du travailleur, ou le libérer des besognes monotones ou peu intéressantes. L’IA, comme les autres processus automatiques avant elle, conduit plutôt à transformer les travailleurs en « appendices » de la machine. Contestant ainsi la thèse classique et sans cesse répétée de la neutralité des outils, il montre que le numérique et l’IA ne sont pas là pour améliorer le travail ou le rendre plus efficace, mais qu’ils visent d’abord à « organiser et contrôler le procès de travail » et les environnements professionnels, dans la continuité des rapports des pouvoirs technologiques étudiés par David Noble à propos de l’expansion des dispositifs de commandes numériques dans l’industrie nord-américaine [6].

    Ce bref essai associe les qualités de l’étude engagée, synthétique, prenant parti, et l’analyse empirique des situations de travail concrètes, souvent oubliées dans les travaux émanant des philosophes ou ceux des économistes centrés sur l’emploi et sur des données macro-économiques. Ici il s’agit de pénétrer dans l’usine et l’atelier, et de suivre le travail concret et ses évolutions, tout en prêtant une attention particulière à l’histoire. Même si chaque époque est évidemment singulière et unique, l’auteur constate en effet que « les mêmes débats sur les conséquences du changement technologique au travail (…) reviennent sans cesse, et toujours comme pour la première fois ». Face à l’amnésie, et s’appuyant sur l’historiographie qui s’est efforcée de reconstituer et historiciser les débats et conflits de longue durée autour des changements technologiques au travail, il replace la séquence actuelle autour de l’IA dans la longue histoire des débats, querelles et prophéties sur le travail et l’impact du changement technologique [7].
    L’appel au luddisme

    Passant d’une approche principalement sociologique des situations de travail contemporaines à une réflexion inscrite dans la longue durée, l’auteur conclut son essai par un appel à la résistance et à l’organisation collective. Il invite à réouvrir la possibilité d’une reprise de contrôle démocratique sur la production, sur l’organisation du travail et sur l’innovation. Sa conclusion a pour titre : « Pour le renouveau luddite », du nom de ces ouvriers briseurs de machines qui s’insurgèrent il y a plus de deux siècles au début de l’ère industrielle. Le terme luddisme, devenu progressivement une désignation insultante, synonyme de refus et de peur de la technologie, voire du progrès en général, ne cesse de ressurgir depuis 40 ans à la faveur des controverses sociotechniques. Le terme fait l’objet de multiples instrumentalisations, comme spectre et repoussoir pour les promoteurs des « révolutions technologiques » ou, à l’inverse, comme modèle à imiter. L’environnementaliste états-unien Kirckpatrick Sale en appelait ainsi à l’essor d’un mouvement « néoluddite » dans les années 1990 pour s’opposer à l’informatisation du monde, le groupe contestataire PMO organisait des cafés luddites à Grenoble au début du XXIe siècle pour s’opposer à l’expansion de la technopole. Plus récemment, l’historien britannique David Edgerton publiait une tribune dans la célèbre revue scientifique Nature, intitulée « Éloge du luddisme » dans lequel il appelait les scientifiques à cesser les recherches inutiles et à rejeter « l’impératif technologique » qui nous enferme dans des trajectoires périmées [8].

    L’appel final au luddisme est significatif du débat en cours autour de l’IA, entre invitation à l’accueillir et appel au refus et à la résistance. Un autre sociologue invitait au contraire récemment à repousser la tentation du luddisme qu’il voyait comme une menace, suggérant au contraire d’accueillir l’IA au nom d’arguments étranges, et particulièrement abstraits et hors-sol, comme le fait que la critique de l’IA relèverait d’une forme d’anthropocentrisme à la limite du racisme [9]. Carbonell se situe à mille lieues de cette perspective et inscrit son approche au plus près des pratiques et d’une attention aux formes d’organisation du travail. Avec d’autres, son essai participe d’une réflexion critique plus que jamais indispensable alors que s’impose partout un nouveau fatalisme [10].

    Mais comment organiser la résistance à ces trajectoires présentées comme inéluctables ? Diverses initiatives se développent déjà en ce sens : ainsi des associations en appellent à la désescalade numérique et au refus de l’IA en vue des prochaines élections municipales. Aux Pays-Bas, un collectif d’universitaires publie une lettre ouverte appelant à « mettre fin à l’adoption aveugle des technologies d’IA dans le milieu académique ». Il est dommage que l’auteur n’ait pas enquêté plus précisément sur les résistances en cours dans les mondes du travail, dans le quotidien des bureaux, des usines et des écoles, au sein des syndicats, ni exploré plus précisément le monde des prophètes de l’IA qui cherchent à l’installer dans les organisations. L’enquête continue et doit se poursuivre plus que jamais.

    https://laviedesidees.fr/Juan-Sebastian-Carbonell-Un-taylorisme-augmente
    #travail #conditions_de_travail #AI #IA #intelligence_artificielle #taylorisme #taylorisme_numérique #luddisme #sociologie_du_travail #prolétarisation

    voir aussi : https://seenthis.net/messages/1144998

  • #Calais, une médecine de l’exil

    L’heure est aux frontières. Quel #accompagnement_médical pour les exilés qui tentent leur traversée ? Comment soigner une population mobile et déracinée ? Quelle est la portée de l’#acte_de_soin dans une société qui laisse ces étrangers à la marge ?
    Cet ouvrage s’intéresse aux #professionnels_de_santé dans leur relation avec des patients exilés. A travers les #consultations_médicales et paramédicales se déploient divers enjeux : la violence de la frontière sur les #corps, l’adaptation des pratiques face aux contraintes imposées par les politiques sécuritaires, la #résistance et la #désillusion des soignants, l’invention d’une nouvelle forme de médecine. Ce point de vue est original dans la mesure où il est peu exploré étant donné la discrétion des soignants et il est l’occasion d’entrouvrir la porte d’un service peu connu, qu’est la #permanence_d’accès_aux_soins_de_santé (#PASS).

    https://www.puv-editions.fr/ouvrage/calais-une-medecine-de-lexil
    #santé #médecine #soins #exil #migrations #frontières #violence #livre #Chloé_Tisserand

  • Le ambizioni dell’antimafia francese

    Tra Corsica e Marsiglia, le bande continuano a farsi guerra e mietere vittime. Intanto, a Parigi ha cominciato a operare la procura nazionale contro la criminalità organizzata, creata sul modello della Dna italiana

    Alain Orsoni, imprenditore ed ex leader nazionalista della Corsica, ucciso al funerale della madre. Una magistrata a Grenoble rapita da banditi che volevano un riscatto in criptovalute dal marito imprenditore. Un ventenne ammazzato per mettere a tacere suo fratello, Amine Kessaci, attivista impegnato nella lotta ai narcotrafficanti. In Francia non passa mese senza un fait divers, un caso di cronaca, cruento e spietato. Negli ultimi anni lo Stato ha cercato di contrastare la violenza e i traffici. Da gennaio è entrata in attività la Procura nazionale contro la criminalità organizzata (Pnaco), ispirata alla Direzione nazionale antimafia e antiterrorismo (Dna) ideata da Giovanni Falcone. Sarà questa autorità a coordinare le inchieste su questi ultimi casi eclatanti.

    Nell’Esagono è difficile parlare di una mafia così come la conosciamo in Italia, ma di organizzazioni criminali sempre più voraci e violente: «Al momento – ha detto la procuratrice nazionale Vanessa Perrée durante un incontro pubblico con Roberto Saviano a Parigi il 16 febbraio – abbiamo ancora a che fare soprattutto con gangster interessati principalmente al denaro», e non al potere politico ed economico, come le organizzazioni mafiose italiane. «Non sono uomini d’onore, ma criminali per i quali non c’è differenza tra regole e legge, perché in realtà non ci sono né regole, né leggi», ha aggiunto.

    Questa caratteristica riguarda soprattutto le organizzazioni legate al traffico di droga, quelle nate nelle banlieue di Marsiglia, come la DZ Mafia (per Perrée, un marchio che dalla città portuale si è allargato in altre città, Clermont-Ferrand, Digione, Besançon, come fosse un franchising) e il gruppo chiamato Yoda. Sono queste le principali bande dietro i regolamenti di conti del 2023 e 2024. Se il Paese ha registrato 139 morti nel 2023 e 110 nel 2024 nell’ambito di regolamenti di conti tra criminali, la maggior parte dei “narcomicidi”, come li chiamano in Francia, è avvenuta a Marsiglia: 49 persone uccise nel 2023 (di cui quattro vittime collaterali), 24 l’anno successivo, qualcuna di meno nel 2025.

    Molte bande sono cresciute con i traffici di hashish dal Marocco e negli ultimi anni sono passate alla cocaina, quella che arriva in grandi quantità nei porti del Nord Europa, tra cui quello di Le Havre, dove pure sono stati registrati omicidi e violenze per il controllo dei varchi di uscita degli stupefacenti dallo scalo. Più polvere bianca, a costi più accessibili, con un risultato: il consumo di cocaina in Francia «sta esplodendo» ha spiegato Perrée durante l’incontro pubblico. L’aumento riguarda anche i sequestri di droga. Nel 2025 sono state intercettate 84,3 tonnellate di cocaina contro le 53,5 dell’anno precedente.

    L’offerta è forte e la distribuzione è capillare: «Abbiamo un’uberizzazione (in riferimento al servizio di “taxi” Uber, ndr) del traffico: le piazze di spaccio diminuiscono a favore di persone che consegnano». Questo sistema coinvolge persone sempre più giovani «che vanno a commettere reati, a volte per somme modiche, dopo esser stati reclutati tramite Snapchat, TikTok o altre piattaforme». Un caso di cronaca parla per tutti: il 4 ottobre 2024 un 14enne, soprannominato “Pepito” – assoldato come sicario tramite social network da un detenuto della DZ Mafia – ha ucciso un autista di 39 anni, innocente. Uno scambio di persona che ha lasciato tre bambini orfani di padre. Il 12 febbraio scorso il tribunale dei minori di Parigi ha condannato l’adolescente a 17 anni di detenzione. «Mi sembra sia necessario porre l’accento sulla questione dei minori, dato che un numero sempre maggiore di giovani è reclutato attraverso i social media per commettere reati gravissimi in cambio di somme irrisorie – ha detto la procuratrice nel corso di un’audizione alla commission des lois al Senato, il 14 gennaio –. La legge prevede misure per punire più severamente chi li recluta, e ci aiuterà a invertire la tendenza in modo che lo sfruttamento di questi minori diventi più un problema che un vantaggio».

    Le nuove organizzazioni marsigliesi sono spietate. Lo sa bene Amine Kessaci, attivista di 22 anni che ha perso due fratelli per mano criminale. Il 29 dicembre 2020 suo fratello Brahim, coinvolto in attività di spaccio, è stato vittima di un regolamento di conti tra bande, ucciso e bruciato all’interno di un’automobile. Da quel giorno Amine, già attivo nel sociale con l’associazione Conscience da lui creata, ha fatto della lotta al narcotraffico una delle sue battaglie, cercando di creare una rete di aiuto ai familiari delle vittime. Un impegno che gli è costato molto caro: il 13 novembre scorso, un altro fratello, Medhi, estraneo ai traffici, è stato ucciso in un agguato. Qualcuno vuole mettere a tacere il giovane militante, che ormai vive sotto scorta. Il 5 febbraio, durante un meeting politico a Aix-en-Provence, Kessaci è stato allontanato dagli agenti per il rischio di un imminente agguato: secondo quanto ricostruito da Le Parisien, la Gendarmerie temeva l’attacco di un commando della DZ Mafia.

    Corsica, colpi di coda

    Sembra invece di vedere uno stile diverso, più antico, in Corsica, su cui si sono riaccesi i riflettori dopo l’omicidio di Alain Orsoni, 71 anni, imprenditore attivo nel settore del gioco d’azzardo ed ex presidente dell’Ac Ajaccio, club di calcio che ha militato a lungo nei principali campionati francesi. Qui lo scenario è differente da quello dell’Esagono: criminalità, imprenditoria e politica si intrecciano.

    La stessa vittima, già a capo del Front de libération nationale corse (Flnc), aveva lasciato l’isola nel 1996, durante una faida interna ai nazionalisti corsi. Rientrato dal suo “esilio” nel 2008, era scampato a un attentato grazie all’intervento provvidenziale della polizia, ma la spirale violenta non è stata interrotta. Il 12 gennaio era al cimitero di Vero, a una trentina di chilometri dal capoluogo, per il funerale della madre. Qualcuno, forse un cecchino dotato di un’ottima mira, lo ha colpito al cuore uccidendolo sul colpo. Una scena da film.

    La storia ci racconta di una rivalità tra il clan Orsoni e il gruppo del Petit Bar, locale del capoluogo e luogo di ritrovo di una banda. Nel maggio 2025 il figlio di Orsoni, Guy, è stato condannato per il tentato omicidio di un componente della gang rivale, Pascal Porri, che aveva provato a ucciderlo. A dicembre, un appartenente al clan del Petit Bar – André Bacchilelli – è stato condannato a 30 anni di reclusione per l’omicidio di un avvocato, Antoine Sollacaro, difensore di Orsoni, avvenuto nel 2012, e il tentato omicidio di un amico dell’imprenditore. Una scia di sangue che, lenta ma inesorabile, prosegue tutt’oggi. Il modello Dna.

    Sull’omicidio di Orsoni indagano insieme la Pnaco e la procura di Marsiglia: «Questa modalità d’azione – ha spiegato Perrée nell’audizione al Senato – ci permetterà di agire in modo complementare, da un lato, con un attore che conosce le reti locali e, dall’altro, una forza d’urto nazionale». Questo è un obiettivo della nuova procura nazionale, che potrà coordinare lo svolgimento delle indagini su tutti i territori, condividendo informazioni e strategie.

    Una svolta nelle strategie anticrimine+

    «La criminalità organizzata in Francia non è una novità – ha specificato la procuratrice Perrée all’incontro con Saviano –. Ce ne occupiamo dal 2004, quindi da 20 anni», quando sono stati creati i tribunali interregionali specializzati (Jirs). Prima di assumere la guida della nuova procura, Perrée, magistrata di 52 anni, aveva diretto l’Agenzia nazionale di gestione e recupero dei beni sequestrati e confiscati e, prima ancora, la sezione “Criminalità organizzata” della procura di Parigi.

    «Ci siamo resi conto che in Francia la criminalità organizzata si stava evolvendo e avevamo bisogno di un organismo nazionale, simile alla Procura nazionale antiterrorismo, per coordinare gli sforzi ed essere più efficaci». La nuova struttura ha preso il posto dalla Junalco, una sezione specializzata della procura di Parigi creata nel 2019, da cui ha ereditato 170 inchieste e otto dei suoi sedici magistrati, destinati ad aumentare di dieci unità entro settembre.

    Come la Dnaa italiana, la Pnaco ha anche altri compiti, come l’analisi dei fenomeni criminali e il coordinamento. Non si occuperà soltanto di traffici di droga, ma anche di migrazioni irregolari, prostituzione, tratta degli esseri umani, dei relativi aspetti finanziari, ma anche delle nuove tendenze delle attività illecite, come le truffe internazionali e soprattutto i rapimenti dei possessori di criptovalute: sono già diversi i casi di questo tipo, tra i quali quello più noto riguarda il cofondatore della start-up Ledger, David Balland, e – ultimo in ordine di tempo – quello di una magistrata di Grenoble, moglie di un imprenditore del settore.

    La Pnaco ha grandi ambizioni ma pochi mezzi, nota il quotidiano Libération, mentre si aspettano ancora i decreti attuativi per l’entrata in funzione dei nuovi provvedimenti su pentiti e infiltrati civili che – insieme ad altri strumenti come le sezioni speciali nelle carceri, per controllare meglio i detenuti più pericolosi – dovranno contrastare la criminalità organizzata. L’avvio delle attività della procura nazionale «non è che l’inizio», riprendendo lo slogan del Sessantotto francese. Sicuramente, la prima tappa di un lungo percorso.

    https://lavialibera.it/it-schede-2631-le_ambizioni_dell_antimafia_francese
    #antimafia #France #Alain_Orsoni #Amine_Kessaci #gangster #argent #criminalité #trafic_de_drogue #Marseille #DZ_Mafia #Yoda #narchomicides #homicides #drogue #haschisch #cocaïne #Le_Havre #ports #uberisation #Brahim_Kessaci #Medhi_Kessaci #Corse #Petit_Bar #clan_Orsoni #Guy_Orsoni #Pascal_Porri #André_Bacchilelli #Antoine_Sollacaro

    • Le #parquet_national_anticriminalité_organisée entre en fonction

      Le parquet national anticriminalité organisée est entré en fonction le 5 janvier 2026. Cette nouvelle juridiction va permettre de mieux lutter contre la criminalité organisée, fléau qui constitue une menace grandissante pour nos institutions et notre démocratie.

      Le 5 janvier 2026, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a été installé par Gérald Damanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice, au tribunal judiciaire de Paris. Prévu par la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic, il permet d’adapter l’organisation judiciaire aux modes opératoires toujours plus professionnels des réseaux criminels (narcotrafic, filières d’immigration clandestines, traite des êtres humains, proxénétisme…), et vise à apporter une réponse pénale d’une grande fermeté.

      Le Pnaco a une double mission :

      traiter les infractions les plus graves relevant de la très grande criminalité organisée, y compris économique et financière. Le Pnaco intervient depuis la conduite des enquêtes judiciaires jusqu’à l’exécution et l’application des peines ;
      coordonner l’ensemble des acteurs judiciaires de la lutte contre la criminalité, à l’échelle régionale (juridictions interrégionales spécialisées), nationale et en lien avec les partenaires européens et internationaux.

      Dirigé par Vanessa Perrée, procureure de la République anticriminalité organisée, le Pnaco est composé d’une équipe de 16 magistrats, avec une montée en puissance progressive à 30 magistrats à l’horizon septembre 2026, 13 greffiers, trois assistants spécialisés, trois attachés de justice et juristes, ainsi que des officiers de liaison membres des services des douanes, du renseignement, de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.

      Le #Pnaco repose sur une architecture judiciaire autonome éprouvée, sur le modèle des parquets nationaux financier (PNF) et antiterroriste (PNAT). Il dispose de moyens et d’outils procéduraux dédiés.

      Parmi les priorités de cette nouvelle juridiction pénale spécialisée : endiguer le blanchiment d’argent issu du narcotrafic qui représente chaque année 6 milliards d’euros.

      https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/parquet-national-anticriminalite-organisee-entre-fonction
      #criminalité_organisée #lutte #démocratie

    • Association #conscience

      Grandir à #Frais-Vallon, dans les quartiers nord de Marseille, c’est apprendre très tôt à vivre dans un environnement marqué par la #précarité, l’#insécurité et le #sentiment_d’oubli. Mais c’est aussi un lieu où naissent la #solidarité, l’#entraide et la force du #collectif.

      C’est dans ce quartier qu’Amine Kessaci a grandi. Au fil des années, il a été témoin des difficultés que rencontrent trop de familles et de jeunes : le manque d’opportunités, l’injustice sociale et la fatalité qui semble parfois condamner certains à l’échec, à la prison ou au pire.

      Refusant d’accepter cette réalité comme une fatalité, Amine décide d’agir. En 2020, il crée l’association Conscience avec une conviction simple : les habitants des #quartiers_populaires méritent les mêmes chances que les autres.

      Depuis, l’association s’engage chaque jour aux côtés des habitants pour accompagner, soutenir et ouvrir des perspectives, en particulier pour les plus jeunes. Derrière chaque action, il y a la même détermination : redonner de l’espoir et prouver que le changement est possible.

      https://associationconscience.org
      #lutte #résistance

  • Niente ninna per l’uomo ne’
    https://www.youtube.com/watch?v=GpEP8lA_ffU

    Ninna nanna per i bambini
    per gli uccelli e per i pinguini
    ninna nanna a tutti quei fiori
    che fanno le rime con cuori ed amori
    ninna alle pecorelle
    alle giraffe ed alle gazzelle
    ninna nanna per le farfalle
    per chi vive sotto le stelle
    ninna nanna alle tartarughe
    alle lumache e alle coccinelle
    che si posano sulla pelle
    e ci portano la fortuna
    ma la bimba ha la pelle scura
    la coccinella si mette paura
    niente ninna alla bimba mia
    niente ninna né fantasia
    che la ninna non è per tutti
    niente ninna bambina mia
    la mia bimba ha la pelle scura
    e la ninna si mette paura

    Oi ni oi ne niente ninna per l’uomo ne’
    i ni oi ne niente ninna per me e per te
    oi ni oi ne niente ninna per l’uomo ne’
    oi ni oi na solo ninna per l’uomo bia’

    Niente ninna per il barcone
    che non ha una destinazione
    niente ninna ai cadaveri in mare
    anche i pesci dovranno mangiare
    niente ninna alla nonna amelia
    che dondolando sopra la sedia
    raccontava del nonno ch’è morto
    prima di entrare nel mitico porto
    niente ninna alla gente che accoglie
    un bambino un fratello una moglie
    niente ninna alla gente che salva
    una donna aggrappata alle doglie
    niente ninna a chi vive a #Riace
    niente nobel per la pace
    niente ninna a chi dà una mano
    niente ninna per Mimmo Lucano

    https://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=60775&lang=fr
    #migrations #Mimmo_Lucano #Domenico_Lucano #résistance #accueil #enfants #ninna_nanna #berceuse #chanson #musique

  • #The_Cost_of_Growth

    The Cost of Growth challenges Europe’s growth story by exposing the extractive systems it relies on and the communities that pay the price.
    With an international cast, the film (90 minutes) connects struggles in Serbia, Italy, and Sápmi to wider fights for justice — showing how communities resist extraction, build solidarities, and expose the violence behind Europe’s economy.

    https://www.youtube.com/watch?v=5OSc0Bayy70


    https://www.thecostofgrowth.com
    #film #résistance #extractivisme #croissance #économie #violence #Serbie #Italie #Sápmi #documentaire #film_documentaire #green_deal #capitalisme #peuples_autochtones #mines #sami #guerre

  • La costruzione dei data center è la nuova corsa all’oro

    Le parole che stai leggendo in questo momento sul pc o sullo smartphone sono state elaborate e archiviate in un data center da qualche parte nel mondo. Poi sono state trasportate da cavi in fibra ottica fino ad arrivare sullo schermo che hai davanti agli occhi. I data center si stanno moltiplicando anche in Lombardia e nell’hinterland di Milano. Si tratta di nuove infrastrutture energetiche sempre più necessarie per la digitalizzazione inarrestabile che stiamo vivendo, ma che impattano sui territori che le ospitano. Vi raccontiamo che cosa sono i data center, perché proliferano nel milanese e perché il progetto di costruirne uno a #Bollate sta facendo discutere. Con i contributi di Marco Schiaffino, autore della trasmissione di Radio Popolare «Doppio Click», e di Andrea Di Stefano, direttore di The Washing news. Con le interviste a Rita D’Alessio e Sergio Sardo del comitato «Data center, No grazie» di Bollate e al sindaco di Bollate, Francesco Vassallo.

    https://www.radiopopolare.it/puntata/popolare-m7/m7_04_04_2026_10_36
    #podcast #audio #Milan #Italie #data_centers #centres_de_données #infrastructure #IA #AI #intelligence_artificielle #Lombardie #résistance

    • L’Italia deve diventare un paese di data center?

      La posizione geografica è strategica per le connessioni. E potrebbero spingere alla conversione alle rinnovabili

      In Italia non abbiamo una “emergenza energia da intelligenza artificiale”, come negli Stat, Unitim e i data center non sono “nemici dell’ambiente”. Lo dicono i numeri: il fabbisogno elettrico nazionale, secondo le ultime previsioni di Terna, la società che gestisce la rete di distribuzione dell’elettricità, dal 2021 al 2023 è passato solo da 320 TWh (terawattora) a 366 TWh e la quota di energia impiegata dal settore digitale rappresenta massimo lo 0,8%. Tuttavia, citando un rapporto datato 2022 dell’Agenzia internazionale dell’energia (Iea) Michele Governatori, responsabile area gas e petrolio di Ecco (il think tank italiano per il clima) spiega che “rispetto al suo valore economico, il consumo di energia del settore informatico è proporzionalmente più basso. Andare verso i bit è positivo per il clima e per l’efficienza energetica. I data center, per esempio, evitano spostamenti per riunioni e permettono di smaterializzare servizi e attività che richiederebbero l’uso di combustibili”.

      Guardando strettamente ai consumi elettrici, va considerato che il contributo “netto” del funzionamento dei data center arriva massimo al 50%, negli impianti meno efficienti. Il resto dell’energia va nei servizi abilitati, come cloud e AI. “Energivori” quindi in parte sì, ma anche “potenziali fornitori di flessibilità”. Per Governatori le pompe di calore inserite in queste infrastrutture hanno consumi parzialmente modulabili nel tempo. Ciò significa poter smussare la curva di carico e contribuire ad allineare la domanda di energia con l’offerta di rinnovabili, non programmabile.
      Cercansi rinnovabili

      I data center sarebbero dei potenziali alleati delle rinnovabili italiane. Più che identificarsi nell’emergenza energetica che tanto preoccupa oltreoceano - dove alcuni (compreso il Financial Times) ipotizzano che gli “spropositati” consumi dei data center presto rallenteranno lo sviluppo dell’’AI generativa - in Italia dobbiamo imparare a “rispondere alla domanda di energia con politiche di decarbonizzazione in linea con norme europee”. A dirlo è l’Associazione italiana grossisti di energia e trader (Aiget), il cui presidente Leonardo Santi spiega: “Non prevediamo un problema quantitativo preoccupante a breve: l’efficienza energetica aumenta, la crescita dell’economia è minore delle attese e le contrazioni in altri settori compenseranno l’espansione dei data center. Dobbiamo però aumentare la quota di rinnovabili e devono ancora essere create le condizioni per poterla fornire”.

      Nel 2030 dobbiamo arrivare a 239 TWh, partendo dai 113 del 2021 o poco più. Un incremento che per Aiget è possibile se nei contratti di accordo per la gestione dell’energia (Ppa, power process agreement), con cui il produttore si impegna a offrire energia rinnovabile a certe condizioni, si introducono misure di contenimento rischio per la controparte, individuando un soggetto istituzionale che svolga il ruolo di venditore di ultima istanza. Una richiesta già avanzata dal settore e in oggi stand-by. Inoltre, per l’associazione serve sbloccare il decreto sulle aree idonee per realizzare gli impianti “nonostante i vincoli paesaggistici e ambientali” e semplificare le procedure autorizzative. Infine, prevedere interventi infrastrutturali sulla rete, come potenziamento delle linee e nuove stazioni. A fine 2023 le richieste di connessione da impianti eolici, fotovoltaici e accumuli hanno raggiunto i 400 GW , con un incremento di 75 GW in tre anni che “acuisce le criticità per la rete esistente - spiega Santi - servono sistemi di accumulo per sgravarla, eseguendo il time-shift di enormi quantità di energia: secondo Terna 60 TWh entro il 2030, il 17% della domanda elettrica totale”.


      Portare qui i data center

      “Siamo la terza potenza economica europea ma scivoliamo in basso di due o tre posizioni quando si parla di quella digitale: questa discrepanza oggi ci costringe importare servizi informatici da altri paesi quando avremmo invece le potenzialità di erogarne noi stessi, a uso interno e per quei paesi in forte sviluppo che non possono contare sulla stabilità e sulla sicurezza che l’Italia offre”, dice il presidente di Ida (Italia data center association) e managing director Italia di Equinix, Emmanuel Becker, assieme a quello di trasformare l’Italia in una “porta di entrata e uscita di traffico digitale per tutte l’Europa e non solo”.

      Tolto il “grandissimo freno del costo dell’energia, il più alto d’Europa”, secondo Becker al Paese serve “trattenere i propri talenti digitali e formarne di nuovi, creando filiere di istruzione trasversali e non solo per ingegneri. Va anche colmata la discrepanza tra Nord e Sud, investendo in poli di sviluppo digitale distribuiti e competence center in tutte le città con buona presenza di università e leader informatici”.

      C’è da rimboccarsi le maniche, Becker lo ammette, ma suggerisce anche su cosa far leva: sulla nostra posizione geografica. “Rappresentiamo il miglior sbocco sul Mediterraneo per la zona che oggi realizza i maggiori investimenti digitali del pianeta, con aree in forte accelerazione come l’India, il Medio Oriente e l’Africa orientale - continua -. L’Italia sta davvero diventando un paese per data center: il competence center realizzato a Genova, il GN1 inaugurato nel marzo del 2022, attrae nuovi cavi sottomarini, trasformandola in un luogo di scambio dati necessari. Soprattutto, dimostra che non solo Milano può: tante altre città possono farcela, serve solo voglia di iniziare”.

      https://www.wired.it/article/data-center-italia-energia-consumi

  • Sentieri partigiani

    Il ricordo della #Resistenza non è un monumento immobile, è una salita, impegnativa e tenace, verso ciò che siamo diventati. Non è un capitolo polveroso dei manuali, ma un’esperienza da attraversare, vivere e trasmettere. Un saggio che ripercorre la memoria delle lotte partigiane come un sentiero, sulle orme dei grandi maestri della letteratura, da Meneghello a Pavese e Fenoglio. Per imparare ogni giorno, come cittadini, a non perdere la libertà e il pensiero critico.

    https://www.einaudi.it/catalogo-libri/narrativa-italiana/narrativa-italiana-contemporanea/sentieri-partigiani-paolo-malaguti-9788806269005
    #histoire #WWII #seconde_guerre_mondiale #Italie #antifascisme #partisans #Résistance #mémoire #livre