• Devenir une « #ville_éponge » : la solution de #Berlin face à la #sécheresse

    Face aux extrêmes climatiques, Berlin accélère sa mutation en « ville éponge », mêlant #végétalisation, #rétention_des_eaux et #mobilisation_citoyenne. Une ambition politique inédite qui essaime.

    Il est rare qu’une activiste environnementale se retrouve mandatée par ses « adversaires » pour mener la politique qu’elle défend. C’est pourtant ce qui est arrivé à la géographe Lisa Junghans dans le cadre du projet de transformation de la ville de Berlin en « ville éponge ».

    Après avoir travaillé pour une ONG spécialisée sur les questions d’#eau, elle a participé à l’initiative populaire #BaumEntscheid, en corédigeant une proposition de loi d’#adaptation de Berlin au #changement_climatique. « Nous comptions appeler les Berlinois à se prononcer via un référendum sur la question en septembre 2026. Mais, contre toute attente, le Sénat de Berlin a décidé de reprendre notre projet à 99 % et d’en faire une loi qui a été votée fin 2025 ! » raconte la jeune femme.

    Elle a depuis été nommée à la direction de l’Agence pour l’eau de pluie du Land de Berlin (Regenwasseragentur), un organisme assez récent qui joue un rôle important en tant qu’agence-conseil sur la gestion des #eaux_de_pluie pour les particuliers et les entreprises. « Ma nomination était pour le moins inhabituelle. Pour ma part, j’y vois une volonté politique de faire avancer les choses », explique-t-elle.

    Sur le papier, le concept de ville éponge est simple. Il s’agit de transformer le #piège_à_chaleur qu’est une ville classique, colonisée par la voiture, les routes et les nombreux espaces bétonnés, en un #piège_à_fraîcheur et à eau. Et ceci avec des moyens vieux comme le monde : la végétalisation du tissu urbain et la rétention maximale de l’eau. « Berlin est une ville assez verte irriguée par une rivière. On pense que la capitale et sa région s’en sortent bien. Mais ce n’est pas le cas et la situation se détériore. D’où notre réaction », précise Lisa Junghans.

    Comparé à Paris, et si l’on ne tient pas compte de leurs histoires très différentes dans cette mise en parallèle, Berlin pourrait faire figure de havre de verdure, avec 28 % de sa surface couverte par des espaces verts (12 %) et des bois (16 %) ! Pendant que seulement 5,6 % de la surface de Paris est recouverte d’espaces verts.

    Récupérer l’eau

    En réalité, la région Berlin-Brandebourg est en situation de #stress_hydrique important. Le réchauffement climatique, associé à une pluviométrie naturellement faible, renforce la succession dévastatrice d’épisodes de sécheresse et de pluies violentes. Par ailleurs, la #consommation_d’eau est poussée par de nouvelles implantations industrielles, telle la Gigafactory de Tesla et ses sous-traitants.

    « L’arrêt de l’extraction du charbon des mines à ciel ouvert de lignite de la Lusace, au sud de la capitale, est aussi une raison majeure », ajoute Lisa Junghans.

    Pour être parfaitement exploitées, les couches de lignite doivent en effet être sèches et libres des eaux souterraines. Pour cela, et depuis le XIXe siècle, des milliers de pompes ont évacué près de 58 milliards de m3 d’eau dans la #Spree, explique un rapport de l’Agence fédérale pour l’environnement (UBA) qui a fait grand bruit lors de sa publication en 2023 : « Une bonne moitié de l’eau qui coule aujourd’hui dans la Spree près de Cottbus provient d’eaux souterraines pompées. Pendant les mois chauds d’été, cette proportion augmente jusqu’à 75 %. » Or, avec la « sortie » totale du charbon d’ici à 2038 et l’arrêt progressif des mines, le pompage sera bientôt complètement stoppé. Berlin tire pourtant de 50 à 75 % de son #eau_potable de la Spree !

    La même année, Berlin a commencé à mettre en place un #Masterplan_Wasser (Schéma directeur de l’eau) qui prévoit la construction de nouvelles #stations_d’épuration, ainsi que le forage de nouvelles sources. Par ailleurs, tout nouveau projet immobilier doit « végétaliser » une partie de ses toits et conserver les eaux de pluie. Libre au promoteur de construire des bassins, d’irriguer des espaces verts ou d’opter pour l’infiltration dans le sol.

    Plusieurs projets de taille ont enfin été lancés. La construction d’un vaste système de #récupération d’eau par rigoles sous la prestigieuse place du Gendarmenmarkt au cœur de Berlin. Ou celle d’un bassin de 16 750 m3 pour éviter que le trop-plein d’eaux usées ne se déverse dans les rivières en cas d’orages violents. Mais tout ceci est insuffisant.

    Désimperméabiliser Berlin

    D’où la mise en œuvre du concept de ville éponge : « La nouvelle loi a pour objectif que 200 000 arbres soient plantés par la ville et ses habitants dans les prochaines années, détaille Lisa Junghans. Il est aussi prévu de créer des #îlots_verts tous les 150 mètres. Et surtout, 50 % des #espaces_publics doivent être déconnectés du réseau d’assainissement d’ici à 2040, avec une #désimperméabilisation des #sols en conséquence. C’est très ambitieux. »

    L’administration municipale a dix-huit mois pour se préparer avec un lancement des grandes manœuvres à partir de 2027. Mais les quartiers de Berlin, cheville ouvrière du processus, sont déjà sur la brèche, comme dans celui de Charlottenburg-Wilmersdorf.

    « Dans la Sömmeringstrasse, par exemple, nous avons renforcé les #pistes_cyclables puis désimperméabilisé et végétalisé une partie des trottoirs. Ce qui nous a conduits à supprimer pas mal de #places_de_parkings. Et quand on supprime des places, c’est le #conflit garanti », explique Jochen Flenker, responsable des #espaces_verts de ce quartier de l’ouest peuplé de 350 000 habitants. Charlottenburg est le seul quartier de Berlin qui possède encore une pépinière municipale qui alimente ses espaces verts et permet au quartier de fournir des plants gratuits aux habitants qui le demandent.

    La mairie de quartier s’est fixé entre 1 000 et 5 000 m² de désimperméabilisation par an. Cela paraît peu. Mais c’est beaucoup : « Un égout végétalisé de quelques mètres carrés conduit 20 % de l’eau dans les canalisations, mais en infiltre 80 % dans la terre et peut drainer une surface de plus de 500 m2 », précisent les services de l’Agence pour l’#eau_de_pluie.

    Les voisins acteurs d’initiatives

    Ingénieur agronome, Jochen Flenker croit dur en l’avenir de la capitale-éponge. Mais il sait que Berlin en est à ses débuts : « C’est un combat incessant qui doit conduire à un changement de perspective à tous les niveaux. Prenez la question de la maintenance des sols de l’espace public. Mon quartier reçoit de la ville 3 euros par an pour 1 m² d’asphalte ou de béton, mais seulement 0,72 euro pour 1 m² d’espace vert. Ce devrait être l’inverse. Heureusement qu’il y a de nombreuses associations locales qui nous facilitent la tâche et ouvrent parfois le chemin », explique-t-il.

    Il évoque notamment l’initiative #Fritschestrasse, lancée par deux voisins et copains hauts en couleur : Jörg Winners, producteur de films, et Hans Jürgen Zschäbitz, corniste retraité de l’orchestre du Deutsches Oper.

    Coupée en deux par le grand boulevard de la Bismarckstrasse, le segment nord de la Fritschestrasse, où l’on retrouve quelques immeubles wilhelminiens, est un microcosme bien rafraîchissant. « Notre projet est parti de rien, pendant le Covid. Nous avons décidé de verdir les parterres d’arbres de la rue, de les entourer avec des pierres et d’installer des bancs ici et là. Mais aussi un “mini-parc” dégoulinant de verdure qui occupe deux places de parking », se rappelle Jörg Winners.

    Puis le groupe de voisins a grandi et l’action s’est structurée : « Chaque #arbre a un parrain ou une marraine qui veille au grain. C’est essentiel pour la pérennité du projet et de l’engagement. En 2023, nous avons installé plusieurs réservoirs le long des murs qui récupèrent une partie de l’eau de pluie. Chacun peut ainsi arroser à son gré », explique Hans Jürgen Zschäbitz en montrant un grand monolithe doté d’un robinet et devant lequel attendent des arrosoirs.

    Mais les deux compères, qui travaillent depuis activement avec Jochen Flenker et ses services, ne se sont pas arrêtés là. « Nous avons conçu un parterre entouré de branchages, d’une haie sèche, bordée de deux grosses pierres faites pour les chiens et qui évitent que l’urine ne tombe sur les plantes. Cela marche tellement bien qu’il y en a maintenant une cinquantaine et le quartier a officiellement adopté le modèle pour tous les futurs parterres du quartier », ajoute Jörg Winners.

    Il évoque ainsi le passage fréquent de journalistes, mais aussi de délégations d’autres villes, au point que l’initiative, déjà primée, est désormais reprise dans plusieurs autres villes, dont Hamburg, sous le nom du modèle berlinois. « Notre prochain objectif est d’augmenter les espaces verts en réduisant le nombre de voitures via la mise en place un système d’autopartage pour le voisinage », disent les deux amis avant de partir arroser leur rue.

    https://reporterre.net/Devenir-une-ville-eponge-le-combat-de-Berlin-contre-la-secheresse
    #urbanisme #aménagement_du_territoire #pluie

  • I deportati dell’#ICE in Guatemala
    https://www.youtube.com/watch?v=dT7s-3cwK1A

    Migliaia di persone nate in Guatemala e fermate in condizione «irregolare» dalle autorità statunitensi sono state rimpatriate senza alcun ritegno, separando famiglie e calpestando diritti fondamentali. Alcune di loro vivevano negli Usa da oltre 25 anni. La loro colpa? Lavorare e tentare di costruire per sé e i propri cari una vita migliore.

    Ecco come funziona il dispositivo razzista e inumano della polizia anti-migranti dell’ICE (United States Immigration and Customs Enforcement).

    #migrations #déportation #USA #Guatemala #renvois #expulsions #Etats-Unis #vidéo #sans-papiers #rétention #détention_administrative #criminalisation_de_la_migration #Alcatraz #animalisation #séparation_de_familles

  • Centres de rétention hors de l’Union européenne : l’ONU s’inquiète pour les droits humains des migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/20/centres-de-retention-hors-de-l-union-europeenne-l-onu-s-inquiete-pour-les-dr

    Centres de rétention hors de l’Union européenne : l’ONU s’inquiète pour les droits humains des migrants
    Le haut commissaire aux droits humains de l’ONU affirme que les pays européens ne peuvent pas transférer leurs obligations à des pays tiers, après le vote d’une nouvelle législation de l’UE mercredi sur les « retours » de migrants.
    Le Monde avec AFP
    Le haut commissaire aux droits humains à l’Organisation des Nations unies (ONU), Volker Türk, a déclaré samedi 20 juin regretter profondément la nouvelle législation de l’Union européenne (UE) sur les « retours » de migrants, soulignant que les pays européens ne pouvaient pas transférer leurs obligations à des pays tiers.
    Le Parlement européen a, en effet, approuvé, mercredi, le règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, une réforme de l’UE incluant la possibilité pour ses pays membres de conclure des accords pour installer des centres de rétention (« hubs de retour ») hors des frontières de l’Union. « Les pays de l’UE ne peuvent pas simplement externaliser dans des pays tiers leurs obligations en matière de droits humains », a déclaré dans un communiqué M. Turk. « La détention et le retour vers des pays tiers de personnes vulnérables, y compris des enfants, sont un exercice particulièrement délicat du pouvoir étatique, et portent de hauts risques de violation des droits humains », a-t-il ajouté. Il a souligné qu’il devait y avoir dans ce cadre « une attention particulière à la protection des droits humains et de la dignité – dans les faits et dans la loi ». Aujourd’hui dans l’UE, environ 20 % des décisions d’expulsion des étrangers en situation irrégulière aboutissent réellement à un retour, une statistique très critiquée par les partisans d’une ligne migratoire plus ferme. Sous pression pour serrer la vis, la Commission européenne a donc présenté il y a un an un texte visant à augmenter le nombre d’expulsions, au grand dam des élus de gauche et des ONG de défense des droits humains.
    « La législation internationale sur les droits humains et sur les réfugiés est très claire : personne ne devrait être renvoyé vers un endroit où il risquerait de graves violations des droits humains », a souligné M. Turk. « C’est le principe fondamental du non-refoulement. Il doit être pleinement respecté par tous les pays et territoires, en toutes circonstances », a-t-il ajouté.
    « Les décisions d’expulsion doivent toujours être fondées sur des décisions individuelles et ne doivent pas prendre effet avant la conclusion des procédures d’appel », a-t-il dit. Le haut commissaire aux droits humains a souligné la nécessité d’une approche de la question « prenant en compte la contribution des migrants aux sociétés et économies européennes »

    #Covid-19#migration#migrant#droit#sante#UE#politiquemigratoire#retention#expulsion#hudderetour

  • Il nuovo Patto su migrazione e asilo ci costerà due miliardi in cinque anni

    Dal piano presentato dal governo per implementare la nuova legislazione europea in vigore dal 12 giugno emergono esborsi enormi. Altreconomia l’ha consultato in esclusiva. Dai nuovi Cpr alle “zone di frontiera”, ecco le novità

    Implementare le misure previste dal Patto sulla migrazione e l’asilo costerà all’Italia più di due miliardi di euro nei prossimi cinque anni. Tra le spese più alte figurano quelle per il gratuito patrocinio (507 milioni), l’assunzione di 1.403 tra magistrati e funzionari per esaminare i ricorsi (327 milioni) e la costruzione di cinque nuovi Centri di permanenza per il rimpatrio (210 milioni). È la stima realizzata da Altreconomia, che ha potuto consultare in esclusiva il Piano di attuazione presentato dal Governo Meloni alla Commissione europea nel dicembre 2024 e mai reso pubblico.

    Una mancanza di trasparenza rispetto a cui non è bastata la sentenza del Tribunale amministrativo regionale del Lazio che ha riconosciuto il nostro diritto a visionarlo: quando la rivista va in stampa (il 20 maggio), oltre 70 giorni dopo il termine per l’invio, la copia del Piano aggiornato non è ancora stata inviata. Eppure l’interesse pubblico, come emerge dal documento che siamo comunque riusciti a visionare, non riguarda solo i costi.

    La nuova legislazione europea, in vigore dal 12 giugno, stravolgerà infatti tantissimi aspetti della normativa sull’immigrazione. Quelli più rilevanti riguardano l’accoglienza e la procedura di richiesta d’asilo. Chi arriva irregolarmente sul territorio italiano -e già questa è una forzatura- verrà sottoposto alla cosiddetta procedura di screening, che riguarda un primo controllo sulla salute, l’individuazione di eventuali vulnerabilità e la registrazione nelle banche dati. Tutto dovrebbe avvenire entro sette giorni (tre se la persona viene rintracciata sul territorio). Una volta terminato lo screening, entro cinque giorni la persona dovrà presentare richiesta di protezione internazionale.

    La maggior parte di queste domande verrà sottoposta alla “procedura accelerata alla frontiera”. “Sono più di dieci le ipotesi che permettono allo Stato di applicarla -spiega l’avvocata Eleonora Celoria, socia dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi)-. In tre casi la procedura alla frontiera diventa obbligatoria”. Quali? Se una persona è considerata un pericolo per la sicurezza nazionale, se ha consegnato documenti falsi o se appartiene a una nazionalità che ha un tasso di riconoscimento della protezione internazionale nei Paesi Ue inferiore al 20%.

    L’aspetto critico è che chi rientra in questa procedura, secondo la nuova normativa, deve rimanere nella “disponibilità” delle autorità per i tre mesi necessari all’esame della domanda. Periodo in cui, tra l’altro, non potrà lavorare. “Per giustificare il fatto che la persona non può muoversi liberamente, senza applicare le misure stringenti sulla limitazione della libertà personale, si introduce il concetto di ‘finzione di non ingresso’ -riprende Celoria-. Si fa finta che la persona non sia mai entrata sul territorio italiano anche se magari si trova già in una città del Nord Italia”.

    “Per giustificare il fatto che la persona non può muoversi liberamente, si introduce il concetto di ‘finzione di non ingresso’”-Eleonora Celoria

    Per quanto riguarda il come questo avverrà, con molta probabilità -saranno i decreti a specificare le modalità nel dettaglio- ci sarà un obbligo di dimora nel centro in cui le persone sono accolte o l’impossibilità di superare i confini di una certa area geografica. “Il diritto d’asilo diventa strettamente connesso alla libertà di movimento: evitando una detenzione vera e propria, che ci sarà solo in alcuni casi, si elimina l’intervento giurisdizionale e si lascia ampia discrezionalità alla polizia che potrà decidere i vari gradi di limitazione della libertà”.

    In questo quadro nel Piano di attuazione l’Italia specifica che individuerà 17 zone di frontiera oltre alle 12 già esistenti e sparse in tutto il Paese, da Agrigento a Matera fino a Gorizia. Per ogni sito si stima un costo pari a 17 milioni di euro nel quinquennio, a cui vanno aggiunte le spese per i 12 hotspot già presenti (19 milioni di euro) e quelli che potrebbero essere costruiti (il governo nel Piano usa il condizionale). Non solo. Viene preventivata una spesa di 1,2 milioni di euro all’anno per le postazioni dell’Ufficio di sanità marittima, aerea e di frontiera (Usmaf) competente per la sanità transfrontaliera e 500mila euro per le attività delle Aziende sanitarie, necessarie per “identificare patologie e vulnerabilità meritevoli di essere approfondite ai fini dell’indirizzamento alla procedura e al percorso di accoglienza più adeguati”. I posti nelle strutture in cui svolgere le procedure sono un elemento chiave: il Patto prevede una disponibilità crescente che dipende dagli sbarchi. Per l’Italia -quando il documento è stato presentato nel dicembre 2024- era di 8.016 tra giugno 2025 e giugno 2026, il doppio (16.032) l’anno dopo e il triplo entro il 14 ottobre 2027 (24.048 posti).

    Il governo scrive che per raggiungere la capacità minima di 8.016 posti ne sono necessari duemila nei Centri di prima accoglienza (Cpa), che si aggiungono ai 3.540 già esistenti, e 270 in più nei centri di trattenimento di frontiera (che si aggiungono ai 50 presenti a Porto Empedocle, in provincia di Agrigento, e agli 83 di Modica-Pozzallo, in quella di Ragusa). Il costo per la realizzazione dei Cpa è di 50 milioni di euro in due anni, quello dei centri di trattenimento 8,1 milioni. A questo si aggiunge la realizzazione, stando al Piano, di cinque nuovi Centri di permanenza per il rimpatrio da 120 posti con una stima solo per le risorse umane e materiali di 7,6 milioni di euro, esclusa la gestione della struttura. Inoltre non viene indicato il costo di costruzione complessivo: quello nuovo di Castel Volturno (CE), ad esempio, costerà da solo 41,2 milioni di euro. Moltiplicato per cinque fa 210 milioni di euro.

    Ai costi vivi di gestione e costruzione delle strutture si aggiungono quelli per l’attivazione di 24 nuove sezioni della Commissione territoriale (Ct) centrpoichè il tempo massimo per decidere sulle procedure accelerate di frontiera è di tre mesi. È così prevista per ogni Ct l’assunzione di un presidente, dieci funzionari e tre-quattro unità di supporto. Totale: circa 26,7 milioni di euro all’anno che comprendono i servizi di mediazione (si calcolano appena due ore di audizione per 16.032 persone il primo anno e 24.048 dal secondo).

    Le due voci che hanno maggior impatto sono, come detto, quelle relative alla magistratura e al gratuito patrocinio. Per gestire il contenzioso -nel Piano si legge che tra il 30 giugno 2023 e il 30 giugno 2024 è aumentato del 46%- verranno assunte in totale 1.403 nuove unità, di cui 135 magistrati ordinari. Il costo stimato in dieci anni è di 584 milioni di euro. Anche in questo caso si aggiunge la mediazione, calcolata su quattro ore di media a persona per un totale, sempre nel decennio, di 30,6 milioni. Il totale per il gratuito patrocinio è invece pari a 71,9 milioni di euro per il primo anno e 107,7 dal secondo in poi.

    “Questo sistema crea enormi sacche di irregolarità”, conclude Celoria. Il richiedente asilo sottoposto a una procedura accelerata di frontiera che abbandonerà il centro o non rispetterà la limitazione geografica imposta, se fermato sul territorio, vedrà la sua richiesta automaticamente annullata e potrà essere portato in un Cpr in attesa di essere rimpatriato. Anche con le cinque nuove strutture i posti saranno circa 2.200. Per tutti gli altri ci sarà l’irregolarità e l’invisibilità.

    Un’altra preoccupante novità contenuta nel Patto riguarda i minori. L’età di chi è obbligato a lasciare le impronte e sottoporsi al fotosegnalamento precipita da 14 a sei anni ed è possibile utilizzare metodi “coercitivi” per costringere i minori a farlo. Ma soprattutto si apre alla possibilità di detenzione anche per gli under 18: nel Patto, infatti, non c’è nessun divieto e le procedure di screening sono uguali per tutti a prescindere dall’età.

    L’età di chi è obbligato a lasciare le impronte e sottoporsi al fotosegnalamento precipita da 14 a sei anni ed è possibile utilizzare metodi “coercitivi”

    “Questo creerà una condizione di promiscuità tra minori e adulti nelle strutture di accoglienza”, osserva Celoria. E non è da escludere la detenzione vera e propria. Nel disegno di legge di attuazione delle norme del Patto presentato dal governo il 20 aprile 2026 si specifica che la competenza della convalida di un eventuale trattenimento spetta al Tribunale per i minorenni. “Magari non succederà -conclude l’avvocata- ma non averlo escluso a priori è un segnale preoccupante”.

    https://altreconomia.it/il-nuovo-patto-su-migrazione-e-asilo-ci-costera-due-miliardi-in-cinque-
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  • La vita degradante nel Cpr in Albania che il governo voleva nascondere

    Proteste, autolesionismo e tentativi di suicidio: il “registro degli eventi critici” ottenuto da Altreconomia mostra che cosa succede nel centro di #Gjadër. Il modello da replicare per Roma e Bruxelles è un buco nero di sofferenza

    C’è un documento che il Governo Meloni ha in mano da oltre un anno ma ha tentato in tutti i modi di tenere nascosto all’opinione pubblica. È il racconto della sofferenza quotidiana vissuta dalle oltre 500 persone trasferite all’interno del Centro di permanenza per il rimpatrio (Cpr) di Gjadër in Albania a partire dall’11 aprile 2025.

    Proteste, atti di autolesionismo, tentativi di impiccagione e risse: ben 54 “eventi critici” nei primi 48 giorni di funzionamento che mostrano che cos’è davvero quel “modello albanese” oggi elevato a esempio da replicare.

    Altreconomia ha ottenuto il “registro degli eventi critici”, il documento in cui gli operatori dell’ente gestore Medihospes, la cooperativa che ha vinto l’appalto da oltre 133 milioni di euro, annotano tutto ciò che succede nel Cpr. Leggerlo è come analizzare la “scatola nera” della detenzione amministrativa, quella che rende possibile togliere la libertà per 18 mesi alle persone senza documenti.

    Domenica 13 aprile 2025, due giorni dopo il primo trasferimento di 40 cittadini stranieri nel Cpr albanese, alle 11.30 un ospite compie atti di autolesionismo perché vuole un “dosaggio superiore della terapia in atto”. Passano poche ore e alle 15.30 un altro, per lo stesso motivo, si ferisce. Sono le 16 quando due ospiti arrivano “a una colluttazione fisica”. Un’ora dopo gli operatori annotano un “atto vandalico” contro gli infissi dell’unità abitativa sempre per avere più medicine. Ed è il motivo che spinge un altro ospite -sono le 19- a tagliarsi. Alle 22.35 un trattenuto minaccia di “recidersi la carotide con pezzo di vetro, residuo degli atti di vandalismo contro gli infissi”. Motivo? Avere più psicofarmaci. Passa un’ora e scoppia una protesta in cui “vengono divelte le grate della recinzione perimetrale”. A mezzanotte e mezza torna la calma ma dura solo trenta minuti. All’una un ospite “compie nuovamente atti di autolesionismo”. Otto annotazioni in 24 ore.

    Il 17 aprile uno dei reclusi “simula tentativo di strangolamento con il lenzuolo in uso stretto al collo” e il mediatore “lo convince a desistere”. Alle 16 un altro “con un residuo di filo tenta di cucirsi le labbra, perforandosi quello superiore e quello inferiore con un filo elettrico”. Poco dopo l’uomo arriva “a una violentissima colluttazione” con un secondo ospite. Rifiuta le medicazioni del personale e accusa il compagno di volerlo uccidere. Alle 21.20 uno dei trattenuti dà fuoco ai vestiti “provocando l’accensione dell’allarme antincendio” e meno di trenta minuti dopo un altro “crea con i lenzuoli monouso una corda simulando uno strangolamento”.

    La struttura allora è aperta da sette giorni e il totale degli eventi critici è già a quota 25. Poi il ritmo cala ma l’intensità e la gravità no. Il 23 aprile alle 13 un ospite “con uno straccio procuratosi da residui di vestiario cerca di suicidarsi”, mezz’ora dopo un altro “tenta di strangolarsi con materiale improvvisato”. Alle 17.30 alcuni ospiti “vengono sorpresi all’interno della loro cella mentre preparano una corda”. Trenta minuti dopo un altro tenta di impiccarsi. Un mese dopo la “scena” è la stessa. È il 26 maggio quando un ospite per protesta “crea una corda con materiale improvvisato minacciando di impiccarsi”, mentre un altro, verso le 21.40, ingoia due pile. “Atto dimostrativo per protestare contro la lunga permanenza nei Cpr (da nove mesi circa)”, annota l’ente gestore. Viene trasferito in ospedale dove vengono rimosse le batterie. Dall’11 aprile al 28 maggio 2025 il bilancio, come detto, è di 54 annotazioni in 48 giorni, la maggior parte per autolesionismo (22), tentativi di suicidio (12) e proteste dei reclusi (11).

    Dati e informazioni che il governo non voleva a tutti i costi far conoscere. Tanto da impugnare la sentenza del Tar del Lazio che il 13 novembre 2025 aveva riconosciuto in poche righe il diritto di Altreconomia -assistita in giudizio dagli avvocati dell’Associazione per gli studi giuridici per l’immigrazione (Asgi) Salvatore Fachile, Federica Remiddi e Anna Pellegrino- di poterli visionare. Il 23 marzo 2026 il Consiglio di Stato ha chiuso la partita, confermando la sentenza di primo grado e smontando la linea del Viminale che contestava la violazione della privacy dei reclusi.

    Nel 2025 il 25% di chi è transitato in un Cpr è stato rimpatriato. Nonostante questo il totale delle persone deportate lo scorso anno è cresciuto rispetto al 2024

    Dopo il verdetto abbiamo chiesto il registro degli eventi critici di tutti gli undici Cpr attivi: siamo in attesa di una risposta su quelli più recenti di Gjadër che ci mancavano, mentre su quelli in Italia l’esito è stato incredibilmente negativo. Alla privacy si è aggiunta la scusa dell’ordine pubblico: far conoscere ciò che succede oltre quelle mura alimenterebbe le proteste all’esterno e all’interno. E così sono stati inviati solo i dati consolidati senza la descrizione degli eventi. Anche se depotenziati dalla mancanza della descrizione, bastano comunque per capire che il centro albanese non è un’eccezione.

    Al Cpr di Palazzo San Gervasio (PZ) Officine sociali ha annotato 79 eventi critici in 87 giorni, da gennaio a marzo 2026. Sempre la cooperativa siciliana nel Cpr di Macomer, in provincia di Nuoro, tra il 20 gennaio 2025 e il 23 marzo 2026 ne registra 159 di cui 79 gesti anticonservativi e 21 scioperi della fame. Tra gennaio 2024 e aprile 2026 a Bari sono stati 521 mentre a Brindisi (48 posti) 59 gli atti di autolesionismo, 29 le risse e 17 gli ingerimenti di corpi estranei.

    Ai dati sulla sofferenza quotidiana si aggiungono poi quelli paradossali sul numero di persone che vengono effettivamente rimpatriate dopo il periodo di detenzione: nel 2025 sono state meno del 25% ed è la percentuale più bassa da quando nel 2014 la Ong ActionAid ha iniziato a elaborare i dati. Nonostante questo il governo è riuscito ad aumentare leggermente i dati sui rimpatri che tra il 2024 e il 2025 sono passatida 5.414 a 6.097. La necessità del Cpr è pura propaganda.

    Sono trascorsi due anni da quando la Cooperativa sociale Medihospes si è aggiudicata il bando per gestire i centri in Albania da oltre 133 milioni di euro senza aver ancora firmato il contratto che solitamente si finalizza entro 60 giorni

    La stessa che ha costretto a un viaggio inutile le 536 persone che sono state trasferite nella struttura albanese dall’11 aprile 2025 al 20 aprile 2026 solo per dimostrare all’opinione pubblica che quei centri erano attivi. Tranne cinque persone egiziane rimpatriate direttamente da Tirana a Il Cairo il 9 maggio 2025, come ricostruito da Altreconomia, tutte le altre sono tornate in Italia per poi essere liberate o rimpatriate a costi spropositati e in una zona grigia del diritto sotto tanti profili. In primis quello dell’appalto affidato a Medihospes: a due anni dall’aggiudicazione del bando, la Cooperativa non ha infatti ancora firmato il contratto che solitamente si finalizza entro 60 giorni. Non solo. Secondo quanto comunicato dalla prefettura di Roma a marzo 2026, trascorso un anno di operatività delle strutture, è stata fatta una sola visita ispettiva il 10 maggio 2025.

    Ma la zona grigia è soprattutto la base giuridica su cui per oltre un anno il governo ha continuato a portare persone a Gjadër nonostante fosse pendente un ricorso davanti alla Corte di giustizia dell’Unione europea proprio sulla legittimità del funzionamento di un Cpr posto fisicamente al di fuori del territorio nazionale e più in generale sulla validità del protocollo siglato tra Italia e Albania il 6 novembre 2023.

    La Corte si pronuncerà entro l’estate e stabilirà se è possibile considerare, secondo il diritto dell’Ue, i territori albanesi una “zona di frontiera” tanto quanto lo è, ad esempio, Lampedusa: se i giudici decideranno di sì, il “modello Albania” potrebbe allora funzionare come previsto fin dall’inizio con i trasferimenti delle persone dalle acque internazionali al territorio albanese sotto giurisdizione italiana. Il tutto è rinforzato dalle nuove norme del Patto sulla migrazione e l’asilo, in vigore dal 12 giugno, che eleva la detenzione amministrativa a strumento principe di “gestione” del fenomeno migratorio. Oltre al nuovo pacchetto di regole già approvate è in corso il trilogo tra Consiglio, Parlamento e Commissione sul nuovo Regolamento sui rimpatri.

    “Il Regolamento sui rimpatri apre la strada alla detenzione di massa, alla separazione delle famiglie e normalizza gli abusi che abbiamo visto con l’Ice” – Silvia Carta

    Un testo che secondo Silvia Carta, responsabile delle attività di advocacy della Piattaforma per la cooperazione internazionale sui migranti senza documenti (Picum) con sede a Bruxelles, “apre la strada alla detenzione di massa, alla separazione delle famiglie e normalizza gli abusi che abbiamo visto con la famigerata Ice (Immigration and customs enforcement, ndr) negli Stati Uniti, mettendo a rischio innumerevoli vite”. La bozza di partenza approvata a fine marzo 2026 dal Parlamento europeo è problematica sia nel “metodo” con cui è stata varata sia nel merito. Il progetto legislativo sui rimpatri, infatti, era rimasto bloccato per mesi con il Partito popolare europeo (Ppe), i socialisti (S&D) e i liberali di Renew Europe che non riuscivano a raggiungere un accordo sul testo. A inizio marzo qualcosa è cambiato.

    Sono 1.643 le persone rimpatriate dopo essere state rinchiuse in un Cpr nel 2025. Il dato è in netto calo rispetto alle 3.134 del 2023 e 2.526 del 2024

    “Le forze di centrodestra hanno rotto il cosiddetto ‘cordone sanitario’ che fino a quel momento, nel secondo mandato da commissaria di Ursula von der Leyen, aveva scongiurato l’alleanza del Ppe con l’estrema destra”, spiega Carta. I rimpatri sono diventati terreno d’incontro dal Rassemblement national di Marine Le Pen al gruppo Europa delle nazioni sovrane (Esn) -quello dell’ex generale Roberto Vannacci- a cui appartengono anche gli eurodeputati dell’AfD.

    Il nuovo pacchetto di regole trasforma il “Paese d’origine” di una persona in tanti diversi Paesi possibili. “Il menù da cui si può scegliere la destinazione finale della persona tragicamente si amplia”, dice Carta. La persona “irregolare” può essere spostata come una pedina verso uno Stato in cui non ha mai vissuto o da cui non è mai transitata. Può restare su quel territorio, con cui non ha nessun legame, rinchiusa dentro strutture di detenzione -i cosiddetti “return hub”- per mesi fino a che, eventualmente, verrà rimpatriata. “L’aggravante è che a livello giuridico potenzialmente la persona ‘passa’ nelle mani di un altro Stato anche dal punto di vista giurisdizionale”, osserva Carta. È quello che Gianfranco Schiavone, presidente del Consorzio italiano di solidarietà-Ufficio rifugiati di Trieste, descrive come “vendere a Paesi ‘terzi’ i migranti che non vogliamo”.

    Nel testo non mancano i riferimenti alle misure necessarie per individuare le persone “irregolari” da rinchiudere nei centri di detenzione con controlli a tappeto sul territorio. Si prevede la possibilità della confisca dei beni personali e delle perquisizioni nelle “relevant premises”: una definizione molto ampia che potrebbe includere anche le abitazioni privati e le strutture di accoglienza gestite da organizzazioni non profit. “In Europa si è formato un nuovo consenso”, ha dichiarato dopo la votazione di fine marzo Charlie Weimers, il negoziatore svedese del gruppo di destra dei Conservatori e riformisti Europei, aggiungendo che “l’era delle deportazioni è iniziata”. Adesso sappiamo come è andata in Albania.

    https://altreconomia.it/la-vita-degradante-nel-cpr-in-albania-che-il-governo-voleva-nascondere
    #Albanie #Italie #externalisation #migrations #réfugiés #asile #souffrance #eventi_critici #événements_critiques #modèle_albanais #Medihospes #privatisation #rétention #détention_administrative #cpr #suicides #automutilations #violence #efficacité #inefficacité #return_hubs #relevant_premises #renvois #expulsions #déportations

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    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie:
    https://seenthis.net/messages/1043873

  • Frontiera Albania. Come la deportazione si è fatta «modello». E chi ci guadagna

    Nei centri per migranti in Albania si consuma un esperimento brutale.

    Con questa inchiesta Luca Rondi sbugiarda la propaganda sull’accordo tra Roma e Tirana, svelando la cruda verità sulle strutture costate milioni di euro.

    Una detenzione offshore ispirata al modello australiano (e a tanti altri del passato), dove il diritto d’asilo e la dignità delle persone vengono sistematicamente calpestati.

    Lo raccontano il registro degli eventi critici -la scatola nera del Cpr di Gjadër-, la storia straziante di Hamid e di tante altre persone ridotte cinicamente a pedine elettorali.

    Il libro denuncia le conseguenze di uno spreco immane di denaro pubblico e una catastrofe umanitaria silenziosa.

    Il “modello Albania” diventa così lo specchio di un’Europa che celebra l’inizio dell’era delle deportazioni e rinnega se stessa.

    https://altreconomia.it/prodotto/frontiera-albania
    #livre #Albanie #modèle_albanie #return_hubs #Italie #externalisation #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #déportation #business #coût #Gjadër #détention_administrative #rétention

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    https://seenthis.net/messages/1043873

  • Union européenne : quatre questions sur les « hubs de retour » de migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71694/union-europeenne--quatre-questions-sur-les-hubs-de-retour-de-migrants

    Union européenne : quatre questions sur les « hubs de retour » de migrants
    Par FRANCE 24 Publié le : 03/06/2026
    L’Union européenne devrait bientôt permettre à ses États membres de créer des « hubs de retour » dans des pays tiers, qui auront pour but d’accueillir les étrangers en situation irrégulière expulsés du territoire européen. Le texte est considéré comme une avancée en matière de politique migratoire par la droite et l’extrême droite, et comme un recul pour les droits humains par la gauche. Explications.
    Les Européens se sont mis d’accord : les premiers « hubs de retour » pourraient voir le jour dès cette année. Les États membres de l’Union européenne (UE), la Commission européenne et le Parlement européen ont trouvé un accord, lundi 1ᵉʳ juin, pour donner la possibilité aux États de créer des centres de rétention dans des pays à l’extérieur de l’UE qui auront vocation à accueillir les migrants en situation irrégulière expulsés d’Europe, notamment les personnes déboutées du droit d’asile.
    Le compromis trouvé lundi soir devra être voté une dernière fois par le Parlement européen et les États membres dans les prochaines semaines.Le Danemark, l’Autriche ou l’Allemagne font partie des pays qui ont poussé pour la création de ces « hubs de retour », tandis que l’Espagne s’y est opposée et que la France s’est montrée sceptique, les deux pays y voyant une menace pour le respect des droits humains.
    Au-delà de la possibilité de créer ces centres de rétention, le cœur de la loi se trouve plutôt dans les « flexibilités » mises en place pour accélérer les expulsions. Le texte prévoit des sanctions plus strictes pour les migrants refusant de quitter le sol européen, comme des saisies de documents d’identité ou une durée de détention prolongée jusqu’à 24 mois. Le renvoi des migrants contre leur gré serait aussi accompagné d’une durée d’interdiction d’entrée dans l’UE allongée à dix ans, contre cinq ans actuellement, voire 20 ans.

    Mais ce sont bien les « hubs de retour » qui font débat. France 24 se penche sur quatre questions que pose leur création future.
    • Pourquoi créer des hubs de retour ?
    L’Union européenne souhaite un durcissement de sa politique migratoire. Seulement deux ans après l’adoption du Pacte asile et migration, qui entre tout juste en vigueur actuellement, ce texte, qui traduit la poussée de la droite et de l’extrême droite au Parlement européen, vient le compléter.
    Environ 400 000 étrangers en situation irrégulière reçoivent chaque année un ordre de départ, selon la Commission européenne. Mais seulement 20 % de ces décisions d’expulsion aboutissent réellement, notamment en raison du refus des pays d’origine d’accueillir leurs ressortissants.
    L’idée est donc de créer des centres de retour dans des pays tiers, ce qui permettrait d’expulser les personnes en situation irrégulière sans attendre l’accord de leur pays d’origine. Ces derniers se retrouveraient alors en transit dans un « hub » dans l’attente que leur pays d’origine donne son feu vert à leur retour.
    « Le nouveau règlement accélérera le processus de retour et augmentera le nombre de retours des personnes qui n’ont aucun droit légal de séjourner dans l’UE », déclare dans un communiqué officiel Nicholas Ioannides, vice-ministre de la Migration et de la Protection internationale de la République de Chypre, qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE.
    L’UE disposera d’un « meilleur contrôle pour garantir que les retours soient effectués. C’est ce qu’attendent les citoyens et c’est ce que nous leur offrons », a de son côté affirmé le commissaire européen en charge de l’immigration, l’Autrichien Magnus Brunner.
    L’eurodéputé Les Républicains François-Xavier Bellamy, qui siège au Parlement européen au sein du groupe de droite Parti populaire européen (PPE) et a milité pour le durcissement des règles, a estimé auprès de l’AFP que le texte « va révolutionner la politique européenne face à l’immigration illégale ». Contacté par France 24, il n’a pas donné suite à notre demande d’interview.
    • Où et comment fonctionneront les hubs de retour ?
    Les contours des futurs hubs de retour sont encore nébuleux. « Ces centres pourraient servir soit de destination finale, soit de centres de transit facilitant le retour ultérieur vers le pays d’origine ou vers un autre pays tiers. Dans ce contexte, un ’pays de retour’ peut être un pays tiers avec lequel un accord ou un arrangement a été conclu », décrit le communiqué de l’UE publié lundi soir, sans donner davantage de précisions.
    Certains pays européens commencent déjà à imaginer où installer ces centres. Le Rwanda, l’Ouganda ou l’Ouzbékistan sont évoqués. Mais il faudra du temps aux États pour développer de tels projets, en accord avec les pays tiers qui les accueilleraient.Ces hubs seront des « arrangements pays par pays. On ne voit pas très bien comment ça marchera », met en garde une source diplomatique, citée par l’AFP.
    Les pays hôtes devraient recevoir une compensation financière pour l’accueil d’un centre de rétention, dont le coût sera à la charge du pays européen à l’origine de l’accord.L’idée de créer des hubs de retour, sans lien avec le pays d’origine des migrants, n’est toutefois pas nouvelle. Elle a été testée par l’Italie de Giorgia Meloni en Albanie, les étrangers y étant envoyés avant même l’examen de leur demande d’asile, contrairement à ce que prévoit la nouvelle loi européenne.
    • Les hubs de retour seront-ils efficaces ?
    Les soutiens du texte assurent que ces centres de rétention permettront d’atteindre un double objectif : d’une part permettre l’expulsion des étrangers en situation irrégulière qui jusqu’ici avaient tendance à rester sur le territoire européen, et d’autre part dissuader les éventuels candidats à l’immigration de songer à venir en Europe."Si vous venez illégalement en Europe, soyez sûr que vous n’y resterez pas", a ainsi affirmé François-Xavier Bellamy à l’AFP.
    Mais les opposants au texte estiment que ces hubs « n’apporteront rien de concret ». « Ce n’est pas en externalisant les politiques migratoires de l’UE qu’on va régler les problèmes. C’est un mensonge que la droite et l’extrême droite utilisent vis-à-vis de l’opinion publique, car ce ne sont pas ces centres qui empêcheront les gens de partir de chez eux s’ils veulent fuir leur pays », affirme à France 24 l’eurodéputée socialiste Murielle Laurent, membre du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D) au Parlement européen.
    Dans un article publié le 16 avril 2026 par le Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po, les chercheurs Paula Hoffmeyer-Zlotnik et Philipp Stutz parlent quant à eux de « nouveau mirage européen »."Les nouveaux hubs ne font rien pour s’attaquer à la contrainte fondamentale qui façonne la politique de retour depuis des décennies : les gouvernements des pays tiers bénéficient rarement de la coopération telle qu’elle est conçue actuellement. Les pays d’origine font souvent face à des réactions intérieures négatives pour avoir réadmis des migrants ; et l’UE offre souvent trop peu de contreparties. Les contraintes pratiques au retour des personnes en situation irrégulière, comme l’absence de passeports, ne disparaîtront pas avec les nouvelles règles", écrivent-ils.Les chercheurs ont observé les exemples existants : l’Italie a mis en place un centre en Albanie et le Royaume-Uni au Rwanda. « On constate que les ’solutions’ d’externalisation mises en place par le Royaume-Uni et l’Italie se sont avérées coûteuses et inefficaces. Le hub d’asile et de retour italo-albanais est estimé avoir coûté environ 100 millions d’euros pour seulement quelques dizaines de transferts, tandis que le programme du Royaume-Uni au Rwanda devrait dépasser 700 millions de livres sterling pour seulement quatre retours volontaires », soulignent-ils.
    • Quid de la question des droits humains ?
    L’autre principale critique des opposants aux hubs de retour porte sur la question des droits humains, dont le respect ne serait pas garanti dans les pays tiers évoqués.
    L’Union européenne se veut rassurante sur cette question. « Tout accord ou arrangement de ce type ne pourra être conclu qu’avec un pays tiers respectant les normes internationales en matière de droits humains ainsi que les principes du droit international, notamment le principe de non-refoulement. Les mineurs non accompagnés sont exclus de ces accords ou arrangements », affirme le communiqué de l’UE publié lundi soir."Les centres prévus ne constituent pas des zones de non-droit. Même s’ils sont situés à l’extérieur de l’Union européenne, les garanties en matière de droits fondamentaux prévues par le droit de l’UE s’y appliquent quand même", indique pour sa part l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA), dans un communiqué daté du 6 février 2025.
    « Il y a les mots qu’on écrit sur du papier et ce qu’il se passe dans la réalité. Or, on sait très bien comment ça se passe en Albanie, par exemple, avec des gens laissés à l’abandon », critique Murielle Laurent, qui déplore « un texte qui traduit un grand éloignement des valeurs humaines comme la protection des droits humains pour lesquelles l’UE a été créée ». Un rapport de l’ONG Action Aid et de l’université italienne de Bari publié en juillet 2025 a justement épinglé les centres de rétention italiens en Albanie. Outre leur coût, les auteurs du rapport décrivent un système de rétention des migrants « ingérable et structurellement violent » qui « fait fi des droits fondamentaux ». Ils soulignent également que trois migrants sont décédés dans ces centres en 2024 et au cours des trois premiers mois de 2025.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#politiquemigratoire#migrationirreguliere#hubderetour#droit#sante#retention

  • L’#UE autorise la création de « #hubs_de_retour » à l’étranger pour les #sans_papiers
    https://www.france24.com/fr/europe/20260602-union-europeenne-autorise-cr%C3%A9ation-hubs-de-retour-%C3%A9tran

    Le #Parlement_européen a donné son feu vert lundi soir pour la création de centres pour le #renvoi de #migrants à l’étranger. Ces « hubs de retour » dans des pays intermédiaires sont soutenus par l’#Allemagne, alors que l’#Espagne y voit une menace pour le respect des #droits_humains.

    #cra #rétention #camps #remigration

  • Après l’Assemblée, le Sénat approuve l’allongement de la rétention à sept mois pour les étrangers jugés « dangereux » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71498/apres-lassemblee-le-senat-approuve-lallongement-de-la-retention-a-sept

    Après l’Assemblée, le Sénat approuve l’allongement de la rétention à sept mois pour les étrangers jugés « dangereux »
    Par La rédaction Publié le : 21/05/2026
    Après l’Assemblée nationale, le Sénat a approuvé mercredi un texte visant à allonger la durée maximale de rétention administrative d’étrangers en situation irrégulière et jugés dangereux à 210 jours (contre 90 jours actuellement, ou 180 jours pour les étrangers condamnés pour terrorisme). Les deux chambres du Parlement n’ont pas abouti au même texte, malgré une ambition partagée. Les Sénateurs ont approuvé, mercredi 20 mai, un texte visant à allonger la durée maximale de rétention administrative pour des étrangers en situation irrégulière et jugés « dangereux ». La proposition de loi du député Renaissance Charles Rodwell avait été validée par l’Assemblée nationale deux semaines plus tôt. Elle a donc connu le même sort au Sénat, avec un vote à main levée, malgré l’opposition de la gauche.
    Les deux chambres du Parlement n’ont pas abouti au même texte, malgré une ambition partagée. Une commission mixte paritaire, réunion de conciliation entre députés et sénateurs, devrait donc être convoquée pour aboutir à un compromis. La proposition de loi allonge jusqu’à sept mois (210 jours) la durée maximale de la rétention administrative d’étrangers faisant l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire et qui représenteraient une menace « réelle, actuelle et d’une particulière gravité » pour l’ordre public. Actuellement, la durée maximale de rétention est de 90 jours, ou 180 jours pour les étrangers condamnés pour terrorisme, déjà concernés par un régime dérogatoire qui sera lui aussi étendu à 210 jours.
    Le périmètre de ce futur régime dérogatoire, retravaillé après une censure du Conseil constitutionnel l’été dernier, fait néanmoins l’objet d’un désaccord entre députés et sénateurs. Les premiers, en accord avec le gouvernement, plaident pour cibler les étrangers condamnés pour des « faits d’atteinte aux personnes » punis d’au moins trois ans d’emprisonnement. À des fins de « proportionnalité », le Sénat a lui opté pour ne cibler que les crimes et certains délits punis d’au moins cinq ans de prison. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a défendu la « nécessité » de ce texte, invoquant les 34 attaques terroristes perpétrées depuis 2017, un chiffre « dont nous avons le devoir de tirer humblement les leçons ». Le Sénat a également encadré le cas d’étrangers placés en rétention à répétition, fixant un plafond total à 360 jours cumulés, 540 jours dans le régime dérogatoire. Le texte comporte aussi d’autres mesures destinées à renforcer l’arsenal antiterroriste, notamment la création d’une « injonction d’examen psychiatrique » pour les individus radicalisés présentant des troubles de comportement, autre dispositif décrié.
    Ce débat sur les centres de rétention administrative (CRA), où les étrangers en situation irrégulière peuvent être enfermés en vue d’une expulsion s’il existe un risque qu’ils s’y soustraient, avait émergé après le meurtre en 2024 de l’étudiante Philippine. Le suspect, un Marocain sous Obligation de quitter le territoire français, venait de sortir de rétention. L’ensemble du texte est vivement dénoncé par la gauche, qui dénonce une « surenchère sécuritaire ». « Ce n’est pas en allongeant indéfiniment la durée de rétention que nous éloignerons plus efficacement », a pointé Christophe Chaillou (PS). « La rétention demeure de loin l’instrument le plus efficace », a rétorqué Hervé Reynaud, rapporteur LR. « Si l’on souhaite éloigner les étrangers qui menacent la sécurité de nos concitoyens, il faut accepter un certain degré de contraintes », a-t-il assumé.
    Selon le dernier rapport de plusieurs associations, dont La Cimade, publié mardi, près de 16 500 étrangers ont été enfermés dans des CRA en France métropolitaine en 2025 (contre 16 228 en 2024). Plus de 60 % ont été libérés « principalement suite à des décisions judiciaires ». Et les associations d’en tirer des conclusions. « Les CRA servent à enfermer et sont détournés de leur finalité première, à savoir l’expulsion des personnes à bref délai, démontrant l’échec de la logique ’enfermer plus pour éloigner plus’ », estiment les militants. « Plus la rétention s’allonge, moins elle permet d’éloigner. »

    #Covid-19#migration#migrant#france#CRA#politiquemigratoire#OQTF#expulsion#retention#droit#sante

  • Le condizioni dei cpr sono pessime. Lo dicono anche le carte del ministero
    https://lavialibera.it/it-schede-2676-cpr_centri_rimpatrio_condizioni_pessime_documenti_ministe

    Infiltrazioni e umidità, sistemi antincendio mancanti, impianti di riscaldamento da sostituire, niente spazi ricreativi, trattenuti che dormono sui tavoli della mensa: le condizioni nei centri di permanenza per il rimpatrio (cpr) italiani sono pessime e a dirlo, questa volta, non sono le associazioni o i garanti dei detenuti, ma lo stesso ministero dell’Interno. Cosa sono i cpr e tutti i nostri articoli sul tema A fine aprile, sul sito di Invitalia, l’agenzia pubblica che gestisce gli appalti pubblici, è comparso un bando per la "manutenzione straordinaria delle strutture e degli impianti a servizio dei centri di permanenza per il rimpatrio": spesa totale 14,7 milioni di euro, di cui 13,2 per lavori e 1,4 per servizi tecnici, ripartiti tra tutti i dieci centri attivi (…)

    #MIGRAZIONI_●_GENERAZIONI

  • Comment les centres de rétention administrative sont devenus une « extension du milieu carcéral »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/19/comment-les-centres-de-retention-administrative-sont-devenus-une-extension-d

    Comment les centres de rétention administrative sont devenus une « extension du milieu carcéral »
    Par Oscar Korbosli, Julia Pascual (Lyon, envoyée spéciale) et Camille Millerand (Photos)
    Le taux d’éloignement des étrangers sans papiers placés en rétention n’a jamais été aussi faible, alors que les durées d’enfermement s’allongent et que les conditions se dégradent.
    Quand Imed Dridah est sorti de la maison d’arrêt de Bonneville (Haute-Savoie), il lui restait deux mois de peine à purger pour une affaire de « recel de choses volées », dit-il. Cet Algérien de 35 ans, déjà condamné pour des « trucs comme de la détention de stupéfiants », a été placé sous bracelet électronique. Début mai, il se rend au service pénitentiaire d’insertion et de probation pour se faire retirer le bracelet. Il est arrêté lorsqu’il en sort.
    Sa carte de résident de dix ans avait expiré pendant son incarcération, et, faute de l’avoir renouvelée, ce père de trois enfants français se trouvait en situation irrégulière. Il a été envoyé au centre de rétention administrative (CRA) 2 de Lyon-Saint-Exupéry, où nous l’avons rencontré en accompagnant le sénateur écologiste du Rhône Thomas Dossus, qui a exercé son droit de visite parlementaire, mercredi 13 mai. Autour d’Imed Dridah, ils sont plusieurs à témoigner de situations semblables, parmi les 118 hommes actuellement retenus. D’après la cheffe du CRA, la commandante divisionnaire Sandrine Battin, « tous ont des profils TOP [trouble à l’ordre public]. Ils sortent soit de prison, soit de garde à vue ».
    Ainsi, Nader Aouini a été contrôlé dans la rue. A cette occasion, la police a découvert que ce Tunisien de 39 ans, marié à une Française, avait une interdiction du territoire français depuis sa condamnation, en 2024, « à cause d’une bagarre où [il s’est] défendu avec un couteau ». Ramzy (toutes les personnes citées par un prénom ont souhaité conserver leur anonymat), un Algérien de 38 ans – et « neuf condamnations au casier pour stupéfiants, vols ou violences » – faisait, lui, l’objet d’un arrêté d’expulsion depuis 2022, remonté lors d’un contrôle policier.
    Selon le rapport publié le 19 mai par les associations présentes en CRA pour de l’assistance juridique aux retenus, dont Forum réfugiés, La Cimade ou le Groupe SOS Solidarités, 29 % des plus de 16 000 personnes retenues dans l’Hexagone en 2025 sortaient de prison. Un niveau inédit. Après avoir été stable entre 2014 et 2017 (autour de 8 %), cette proportion s’est fortement accrue en 2018 (13 %) et les années suivantes, fruit d’une politique amorcée par Gérard Collomb lorsqu’il était ministre de l’intérieur (2017-2018), en réponse au double meurtre terroriste commis par une personne en situation irrégulière à la gare de Marseille Saint-Charles, en octobre 2017.
    Dans une circulaire d’août 2022, Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur (2020-2024), avait indiqué aux préfets que « la rétention [devait] être prioritairement destinée aux [étrangers en situation irrégulière] auteurs de troubles à l’ordre public, y compris lorsque l’éloignabilité ne [paraissait] pas acquise ». Selon le ministère de l’intérieur, 90 % des personnes en rétention relèvent désormais de profils « TOP ».
    Les associations y voient un détournement de la finalité des CRA. En 2025, seules 36 % des personnes enfermées ont été expulsées, contre 39 % en 2024, soit « un niveau historiquement bas, inférieur même à celui observé pendant la période de crise sanitaire ». Certains étrangers sont placés en rétention plusieurs fois « sans aucune perspective d’éloignement, dénonce Elodie Jallais, de Forum réfugiés. La menace à l’ordre public l’emporte sur tout, sans que cette notion soit définie ». « Les CRA apparaissent de plus en plus comme une extension du milieu carcéral, observe également Cédric Castes, le référent police aux frontières du syndicat Un1té. Et l’accumulation de profils à risque complexifie fortement la gestion quotidienne des centres. »
    Au CRA de Vincennes (Paris 12e), où Le Monde s’est rendu, lundi 18 mai, en accompagnant la députée (ex-La France insoumise) de Paris Danielle Simonnet, une fonctionnaire de police évoque, en outre, « de plus en plus de problèmes psy », tandis qu’un infirmier du service médical aborde des transferts vers les urgences psychiatriques « plusieurs fois par mois » de retenus « qui entendent des voix, ont des hallucinations ou sont schizophrènes ». Dans les espaces du CRA, les retenus témoignent également de ce contexte lourd.
    Un Marocain décrit le cas d’un homme qui urine dans sa chambre et se recouvre d’excréments. Lounis, un Algérien de 38 ans, se plaint, lui, des « jeunes de 20 ans » qui passent leur journée à « manger des cachetons ». Un Ivoirien de 50 ans porte les traces d’une agression par un coretenu, survenue le 16 avril, qui lui a laissé deux fractures, au nez et à l’orbite. Un Chilien, Roberto Vega, dit avoir été changé de bâtiment après avoir été volé et agressé.
    Des hommes se plaignent aussi des violences de la part de policiers. Selon le rapport interassociatif, au CRA de Vincennes, les juristes du Groupe SOS Solidarités ont accompagné, en 2025, « le dépôt de 81 plaintes auprès du procureur de la République ». Parmi elles, « 26 visaient directement les fonctionnaires du CRA ou des escortes, dont 21 avec un certificat médical corroborant les violences ».
    La durée de la rétention, elle, ne cesse de s’allonger, à la fois sous l’effet de l’évolution législative (en 2018, la durée maximale a été portée à quatre-vingt-dix jours), mais aussi des profils des retenus, plus difficilement expulsés. Près d’un tiers d’entre eux sont des Algériens, alors que la brouille diplomatique entre Paris et Alger fait que 6 % à peine sont, in fine, renvoyés. De même, les personnes sortant de prison affichent un taux d’éloignement inférieur à la moyenne et une durée d’enfermement plus longue (environ quarante-huit jours).
    « Enfermer plus longtemps ne permet pas d’éloigner les personnes, constate ainsi Justine Girard, de La Cimade. Les expulsions ont principalement lieu les premiers jours d’enfermement. » Mercredi 20 mai, le Sénat devait pourtant examiner une proposition de loi – portée par les députés Charles Rodwell (Renaissance, Yvelines), Gabriel Attal (Renaissance, Hauts-de-Seine) et Michel Barnier (Les Républicains, Paris) et déjà votée par l’Assemblée nationale en première lecture le 2 décembre 2025 – qui porterait à deux cent dix jours la durée maximale d’enfermement pour les étrangers « les plus dangereux ». Il s’agit de ceux condamnés pour des actes de terrorisme et ceux qui ont été « définitivement condamnés pour des faits d’atteinte aux personnes punis d’au moins trois ans d’emprisonnement ».
    « C’est de la pure démagogie car on mettra moins de personnes en CRA, donc on fera moins d’éloignements », prédit un cadre de la police, sous le couvert de l’anonymat. En outre, estime-t-il, « en plaçant des personnes pendant sept mois, ça va devenir plus dangereux pour tout le monde ». « Le travail en CRA, à l’origine, c’est d’identifier quelqu’un et l’éloigner rapidement, rappelle un autre policier, en poste au CRA du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). On n’est pas formés pour gérer une logique carcérale, mais pour exécuter une procédure administrative. » « Les centres n’ont pas été conçus pour des rétentions longues, dénonce à son tour la députée (non-inscrite) du Maine-et-Loire Stella Dupont. Ils s’usent vite, subissent des dégradations. » En avril, l’élue a visité le centre de rétention administrative de Coquelles (Pas-de-Calais), et dans un courriel adressé au ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, auquel elle demande la fermeture d’une partie des locaux, elle évoque notamment l’« indignité totale » des douches et l’« infestation » de chambres par des punaises de lit.
    Au CRA de Vincennes, une partie des retenus ont été installés dans des préfabriqués. Ils subissent de nombreuses infiltrations d’eau dans les chambres. Dans la partie la plus moderne du centre, lors de notre visite, une seule douche fonctionnait dans des sanitaires prévus pour 58 hommes. Des toilettes étaient bouchées, débordant de matière fécale. Au CRA 2 de Lyon-Saint-Exupéry, Gérald Darmanin avait vanté l’édification d’un bâtiment modèle lors de son inauguration en 2022. Depuis, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté y a épinglé, en 2023, des conditions indignes. Les cours de promenade ne sont plus que des grandes cages vides : les tables de ping-pong ont été enlevées, les ballons retirés. Deux après-midi par semaine, une association organise ici des jeux de société et des activités artistiques. « On regarde pour [faire venir] un intervenant pour des activités physiques », explique la cheffe de l’établissement, alors que la durée moyenne de rétention est de cinquante jours. « La prison, c’est mieux », affirme Omar, un retenu algérien. « En prison, on est plus autonome, on peut se faire à manger sans dépendre de la gamelle, on vous donne des produits d’hygiène pour nettoyer votre cellule », ajoute Abdoulaye, un retenu sénégalais. « Les gens s’ennuient, et, surtout, l’incertitude sur ce qui va se passer les angoisse », prolonge Elodie Jallais. Le 12 avril, un Algérien s’est pendu dans une chambre d’isolement. Il avait été placé en rétention pour la troisième fois en deux ans au CRA de Lyon.

    #Covid-19#migration#migrant#CRA#france#retention#sante#santementale#droit#politiquemigratoire

  • Centre de rétention en France : des étrangers enfermés plus longtemps mais moins expulsés - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71441/centre-de-retention-en-france--des-etrangers-enfermes-plus-longtemps-m

    Centre de rétention en France : des étrangers enfermés plus longtemps mais moins expulsés
    Par La rédaction Publié le : 19/05/2026
    Près de 16 500 étrangers ont été enfermés dans des centres de rétention administrative (CRA) en France métropolitaine en 2025 mais plus de 60 % ont été libérés « principalement suite à des décisions judiciaires », révèle un rapport de plusieurs associations publié mardi.
    Le temps passé en centre de rétention administrative (CRA) s’allonge mais les expulsions n’augmentent pas pour autant, souligne, mardi 19 mai, un rapport de La Cimade et quatre autres associations. Un constat dénoncé par les militants de défense de droit des étrangers à la veille d’un texte - déjà validé par l’assemblée nationale - examiné au Sénat le 20 mai pour rallonger la durée maximale de rétention à 7 mois."Plus de quarante ans après l’ouverture des premiers centres de rétention administrative (1984), l’année 2025 s’inscrit comme l’une des plus préoccupantes pour les droits des personnes étrangères privées de liberté", estiment les associations. En cause : l’allongement de la durée moyenne d’enfermement. Un peu plus de 33 jours en 2025, contre près de 17 jours en 2020."Dans certains centres, [la durée d’enfermement] dépasse largement les 45 à 50 jours, avec des taux d’éloignement très faibles comparés aux années précédentes", peut-on lire dans le rapport. Un peu plus de 2 500 étrangers ont atteint la durée maximale d’enfermement à 90 jours.
    Mais les expulsions, en effet, ne suivent pas toujours. En 2025, 36 % des personnes enfermées en CRA ont été éloignées vers leur pays d’origine, contre 39 % en 2024. A contrario, « plus de 60 % ont été libérés, principalement suite à des décisions judiciaires, en raison d’irrégularités de procédure et dans certains cas, de défauts de perspective d’éloignement », explique le rapport.
    Et les associations d’en tirer des conclusions. « Les CRA servent à enfermer et sont détournés de leur finalité première, à savoir l’expulsion des personnes à bref délai, démontrant l’échec de la logique ’enfermer plus pour éloigner plus’ », estiment les associations. « Plus la rétention s’allonge, moins elle permet d’éloigner ».La Roumanie est le premier pays de renvoi avec 687 expulsions, suivie de la Tunisie (552) et du Maroc (538).
    Aujourd’hui, « plus de la moitié des expulsions interviennent dans les20 premiers jours et 85 % dans les 45 premiers jours, tandis que moins de 10 % ont lieu au-delà de soixante jours », écrivent les rapporteurs.Pourtant, la durée maximale d’enfermement, limitée à trois mois, pourrait s’allonger à 210 jours (soit 7 mois) avec la proposition de loi du député Charles Rodwell (Renaissance), examinée mercredi 20 mai au Sénat.D’autre part, le nombre de personnes enfermées dans les 22 CRA de France hexagonale est peu ou prou le même que l’année passée : 16 467 en 2025, contre 16 228 en 2024. Une hausse « légère de 1,5 % par rapport à l’année précédente, davantage liée à une augmentation des places disponibles qu’à l’efficacité du dispositif », expliquent les associations.
    Comme l’année passée aussi, les ressortissants de trois pays du Maghreb ont été majoritaires dans les CRA : Algériens (30 %), Tunisiens (11 %) et Marocains (10 %), confirmant, selon les associations, « le ciblage prioritaire de certaines nationalités ». « Les éloignements vers l’Algérie [ont chuté] fortement [en 2025] pour atteindre seulement 263 renvois, alors qu’ils dépassaient encore les 1 100 l’année précédente ».Depuis sa visite en Algérie à la mi-février 2026, le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a amorcé une reprise du dialogue avec Alger. Depuis le début de l’année, 140 reconduites d’Algériens ont été réalisées.Majoritairement, les personnes placées en CRA l’ont été à la suite de contrôles de police (46,3 %), tandis que 29 % l’ont été à la sortie de prison.
    En Outre-mer, 27 568 personnes ont été enfermées, le seul CRA de Mayotte concentrant 96 % de ces placements (21 600) parmi lesquels 3 074 enfants. « Cette situation intervient malgré les condamnations répétées de la France par la Cour européenne des droits de l’homme, qui a déjà sanctionné à onze reprises l’enfermement de mineurs en contexte migratoire », peut-on lire dans le rapport.
    En 2025, plus de 20 000 expulsions ont été réalisées, confirme la préfecture de Mayotte, c’est plus que tous les départements de France réunis. Et elles sont rapides. « Quand on arrive dans ce CRA, il y a de grandes chances d’être expulsé la journée suivante (...) », confirme une source policière mahoraise rencontrée à Pamandzi où se trouve le CRA. « Le turnover est très important, il y a des départs tous les jours vers les Comores ».
    Depuis la nouvelle loi « programmation pour la refondation de Mayotte » adoptée en 2025, les mesures en matière de droit des étrangers se sont durcies. La loi impose notamment l’obligation d’un visa de long séjour pour obtenir une première carte de séjour pour motifs familiaux, « condition qui risque de rendre quasiment impossible l’accès à ce droit pour de nombreuses personnes », lit-on dans le rapport.Mayotte demeure un territoire d’exception. Cette nouvelle loi a également réintroduit la possibilité d’enfermer des mineurs en rétention dans des « unités familiales » spécifiques, alors même que l’interdiction d’enfermement des enfants a été acté par la loi de janvier 2024 et devait entrer en vigueur en janvier 2027

    #Covid-19#migration#migrant#france#CRA#politiquemigratoire#retention#sante#droit#mineur

  • Comment les centres de rétention administrative sont devenus une « extension du #milieu_carcéral »

    Le taux d’éloignement des étrangers sans papiers placés en rétention n’a jamais été aussi faible, alors que les durées d’enfermement s’allongent et que les conditions se dégradent.

    Quand Imed Dridah est sorti de la maison d’arrêt de Bonneville (Haute-Savoie), il lui restait deux mois de peine à purger pour une affaire de « recel de choses volées », dit-il. Cet Algérien de 35 ans, déjà condamné pour « des trucs comme de la détention de stupéfiants », a été placé sous bracelet électronique. Début mai, il se rend au service pénitentiaire d’insertion et de probation pour se faire retirer le bracelet. Il est arrêté lorsqu’il en sort.

    Sa carte de résident de dix ans avait expiré pendant son incarcération et faute de l’avoir renouvelée, ce père de trois enfants français se trouvait en situation irrégulière. Il a été envoyé au centre de rétention administrative (CRA) 2 de #Lyon-Saint-Exupéry, où nous l’avons rencontré en accompagnant le sénateur écologiste du Rhône Thomas Dossus qui a exercé son droit de visite parlementaire, mercredi 13 mai.

    Autour d’Imed Dridah, ils sont plusieurs à témoigner de situations semblables, parmi les 118 hommes actuellement retenus. D’après la cheffe du CRA, la commandante divisionnaire Sandrine Battin, « tous ont des profils #TOP [#trouble_à_l’ordre_public]. Ils sortent soit de prison, soit de garde à vue ».

    « La menace à l’ordre public l’emporte sur tout »

    Ainsi, Nader Aouini a été contrôlé dans la rue. A cette occasion, la police a découvert que ce Tunisien de 39 ans, marié à une Française, avait une #interdiction_du_territoire_français depuis sa condamnation, en 2024, « à cause d’une bagarre où [il s’est] défendu avec un couteau ». Ramzy (toutes les personnes citées par un prénom ont souhaité conserver leur anonymat), un Algérien de 38 ans – et « neuf condamnations au casier pour stupéfiants, vols ou violences » – faisait, lui, l’objet d’un arrêté d’expulsion depuis 2022, remonté lors d’un contrôle policier.

    Selon le rapport publié le 19 mai par les associations présentes en CRA pour de l’assistance juridique aux retenus, dont Forum réfugiés, La Cimade ou le Groupe SOS Solidarités, 29 % des plus de 16 000 personnes retenues dans l’Hexagone en 2025 sortaient de prison. Un niveau inédit. Après avoir été stable entre 2014 et 2017 (autour de 8 %), cette proportion s’est fortement accrue en 2018 (13 %) et les années suivantes, fruit d’une politique amorcée par Gérard Collomb lorsqu’il était ministre de l’intérieur (2017-2018), en réponse au double meurtre commis par une personne en situation irrégulière à la gare de Marseille Saint-Charles, en octobre 2017.

    Dans une circulaire d’août 2022, Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur (2020-2024), avait indiqué aux préfets que « la rétention doit être prioritairement destinée aux [étrangers en situation irrégulière] auteurs de troubles à l’ordre public, y compris lorsque l’#éloignabilité ne paraît pas acquise ». Selon le ministère de l’intérieur, 90 % des personnes en rétention relèvent désormais de profils « TOP ».

    Les associations y voient un détournement de la finalité des CRA. En 2025, seules 36 % des personnes enfermées ont été expulsées, contre 39 % en 2024, soit « un niveau historiquement bas, inférieur même à celui observé pendant la période de crise sanitaire ». Certains étrangers sont placés en rétention plusieurs fois « sans aucune perspective d’éloignement, dénonce Elodie Jallais, de Forum réfugiés. La #menace_à_l’ordre_public l’emporte sur tout, sans que cette notion soit définie ». « Les CRA apparaissent de plus en plus comme une extension du milieu carcéral, observe également Cédric Castes, le référent police aux frontières du syndicat Unité. Et l’accumulation de profils à risque complexifie fortement la gestion quotidienne des centres. »

    #Violences

    Au CRA de #Vincennes (Paris 12e), où Le Monde s’est rendu, lundi 18 mai, en accompagnant la députée (ex-La France insoumise) de Paris Danielle Simonnet, une fonctionnaire de police évoque, en outre, « de plus en plus de problèmes psy », tandis qu’un infirmier du service médical aborde des transferts vers les urgences psychiatriques « plusieurs fois par mois » de retenus « qui entendent des voix, ont des hallucinations ou sont schizophrènes ». Dans les espaces du CRA, les retenus témoignent également de ce contexte lourd.

    Un Marocain décrit le cas d’un homme qui urine dans sa chambre et se recouvre d’excréments. Lounis, un Algérien de 38 ans, se plaint, lui, des « jeunes de 20 ans » qui passent leur journée à « manger des cachetons ». Un Ivoirien de 50 ans porte les traces d’une agression par un co-retenu, survenue le 16 avril, qui lui a laissé deux fractures au nez et à l’orbite. Un Chilien, Roberto Vega, dit avoir été changé de bâtiment après avoir été volé et agressé.

    Des hommes se plaignent aussi des violences de la part de policiers. Selon le rapport interassociatif, au CRA de Vincennes, les juristes du Groupe SOS Solidarités ont accompagné, en 2025, « le dépôt de 81 plaintes auprès du procureur de la République ». Parmi elles, « 26 visaient directement les fonctionnaires du CRA ou des escortes, dont 21 avec un certificat médical corroborant les violences ».

    La durée de la rétention, elle, ne cesse de s’allonger, à la fois sous l’effet de l’évolution législative (en 2018, la durée maximale a été portée à quatre-vingt-dix jours) mais aussi des profils des retenus, plus difficilement expulsés. Près d’un tiers d’entre eux sont des Algériens, alors que la brouille diplomatique entre Paris et Alger fait que 6 % à peine sont, in fine, renvoyés. De même, les personnes sortant de prison affichent un taux d’éloignement inférieur à la moyenne et une durée d’enfermement plus longue (environ quarante-huit jours).

    « Enfermer plus longtemps ne permet pas d’éloigner les personnes, constate ainsi Justine Girard, de La Cimade. Les expulsions ont principalement lieu les premiers jours d’enfermement. » Mercredi 20 mai, le Sénat devait pourtant examiner une proposition de loi – portée par les députés Charles Rodwell (Renaissance, Yvelines), Gabriel Attal (Renaissance, Hauts-de-Seine) et Michel Barnier (Les Républicains, Paris) et déjà votée par l’Assemblée nationale en première lecture le 2 décembre 2025 – qui porterait à deux cent dix jours la durée maximale d’enfermement pour les étrangers « les plus dangereux ». Il s’agit de ceux condamnés pour des actes de terrorisme et ceux qui ont été « définitivement condamnés pour des faits d’atteinte aux personnes punis d’au moins trois ans d’emprisonnement ».

    « La prison, c’est mieux »

    « C’est de la pure #démagogie car on mettra moins de personnes en CRA donc on fera moins d’éloignements », prédit un cadre de la police, sous le couvert de l’anonymat. En outre, estime-t-il, « en plaçant des personnes pendant sept mois, ça va devenir plus dangereux pour tout le monde ». « Le travail en CRA, à l’origine, c’est d’identifier quelqu’un et l’éloigner rapidement, rappelle un autre policier, en poste au CRA du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). On n’est pas formés pour gérer une logique carcérale, mais pour exécuter une procédure administrative. »

    « Les centres n’ont pas été conçus pour des rétentions longues, dénonce à son tour la députée (non-inscrite) du Maine-et-Loire Stella Dupont. Ils s’usent vite, subissent des dégradations. » En avril, l’élue a visité le centre de rétention administrative de #Coquelles (Pas-de-Calais) et dans un courriel adressé au ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, auquel elle demande la fermeture d’une partie des locaux, elle évoque notamment l’« #indignité totale » des douches et l’« #infestation » de chambres par des #punaises_de_lit.

    Au CRA de Vincennes, une partie des retenus ont été installés dans des #préfabriqués. Ils subissent de nombreuses infiltrations d’eau dans les chambres. Dans la partie la plus moderne du centre, lors de notre visite, une seule douche fonctionnait dans des sanitaires prévus pour 58 hommes. Des toilettes étaient bouchées, débordant de matière fécale.

    Au CRA 2 de Lyon-Saint-Exupéry, Gérald Darmanin avait vanté l’édification d’un bâtiment modèle lors de son inauguration en 2022. Depuis, la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté y a épinglé, en 2023, des #conditions_indignes. Les cours de promenade ne sont plus que des grandes cages vides : les tables de ping-pong ont été enlevées, les ballons retirés. Deux après-midi par semaine, une association organise ici des jeux de société et des activités artistiques. « On regarde pour [faire venir] un intervenant pour des activités physiques », explique la cheffe de l’établissement, alors que la durée moyenne de rétention est de cinquante jours.

    « La prison, c’est mieux », affirme Omar, un retenu algérien. « En prison, on est plus autonome, on peut se faire à manger sans dépendre de la gamelle, on vous donne des produits d’hygiène pour nettoyer votre cellule », ajoute Abdoulaye, un retenu sénégalais. « Les gens s’ennuient et surtout, l’incertitude sur ce qui va se passer les angoisse », prolonge Elodie Jallais. Le 12 avril, un Algérien s’est pendu dans une chambre d’isolement. Il avait été placé en rétention pour la troisième fois en deux ans au CRA de Lyon.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/19/comment-les-centres-de-retention-administrative-sont-devenus-une-extension-d

    #migrations #sans-papiers #détention_administrative #rétention #CRA #France #enfermement #violence #inefficacité #efficacité #renvois #expulsions #ennui #santé_mentale

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  • Migranti, così l’Italia spinge per i rimpatri «volontari». Ma anche l’Onu li critica

    L’Italia finanzia programmi anche nei paesi di transito per favorire il ritorno in patria dei migranti. Spesso, però, chi accetta lo fa solo per salvarsi dalla detenzione, rinunciando ad altre possibilità

    Sono più semplici da effettuare, meno burocratici e più presentabili all’opinione pubblica rispetto alle espulsioni forzate. Convengono allo Stato, perché il viaggio avviene su voli di linea e senza scorta. E convengono alle persone interessate, che possono rientrare nel proprio paese d’origine senza coercizione e potendo beneficiare in alcuni casi di un supporto, anche economico, alla reintegrazione. O almeno, così dovrebbe essere.

    I numeri parlano chiaro: l’Italia sta puntando sempre più sui cosiddetti “rimpatri volontari”. Secondo i dati del ministero dell’Interno, nel 2025 «sono stati 1.313 gli extracomunitari irregolari allontanatisi volontariamente in esecuzione di un provvedimento di espulsione» (rimpatri “ottemperanti”) e 675 quelli che l’hanno fatto beneficiando di «specifici progetti di assistenza e reintegrazione all’estero» (rimpatri “volontari assistiti”), con un aumento del 66,4 per cento per i primi e del 133 per cento per i secondi rispetto al 2024.

    Lo scorso marzo, la maggioranza in commissione Affari costituzionali al Senato ha proposto un emendamento al decreto Sicurezza per istituire incentivi economici a favore degli avvocati i cui assistiti accettano il rimpatrio volontario.
    Quale alternativa?

    «In Italia, il rimpatrio volontario è stato introdotto in maniera strutturale nel 2011, ma con numeri bassi e rivolto principalmente a cittadini stranieri con regolare permesso di soggiorno che sceglievano di tornare in patria – spiega a lavialiberaEleonora Celoria, avvocata e ricercatrice presso l’istituto indipendente Fieri (Forum internazionale ed europeo di ricerche sull’immigrazione) –. Negli ultimi due anni, invece, questa misura ha avuto un forte impulso, rivolta soprattutto ai migranti in situazione irregolare, e qui emergono le contraddizioni rispetto alla reale volontarietà. Se la persona è già destinataria di un ordine di espulsione, la proposta del rimpatrio volontario rischia di essere un ricatto: ’Parti da solo e non useremo misure coercitive’».

    A maggior ragione se questa possibilità viene presentata a chi si trova rinchiuso nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr): «Frequentandoli da avvocata, mi è capitato spesso di incontrare assistiti ai quali la polizia ha proposto il rimpatrio volontario come alternativa a quello coattivo, che significa essere svegliati alle 4 di notte, portati in aeroporto e caricati su un volo charter. A Torino c’è un ispettore che si occupa solo del coordinamento di questi rimpatri, che fatico a chiamare volontari».

    Teresa Florio, operatrice del centralino Sos Cpr, racconta a lavialibera di aver ricevuto negli ultimi anni numerose segnalazioni di questo tipo: «Spesso sono persone disperate che accettano perché non ce la fanno più a stare nel Cpr, non perché desiderino veramente tornare nel paese d’origine. Ricordo il caso di una persona con gravissimi problemi d’asma: non potendo tenere medicinali con sé e non essendoci un campanello in cella, durante le crisi non aveva altro modo per ricevere assistenza se non sbattere piedi e mani contro la porta blindata. Ha firmato per il rimpatrio volontario perché era allo stremo. Altre persone, una volta tornate in patria, ci hanno detto di non aver ricevuto i contributi promessi».
    Il ruolo dell’Oim

    Dal 2024, tutti i rimpatri volontari assistiti dall’Italia sono gestiti dall’Organizzazione internazionale per le migrazioni (Oim), che si è aggiudicata un bando da 15 milioni di euro dal Fondo asilo, migrazione e integrazione (Fami), gestito dal ministero dell’Interno con risorse europee, per accompagnare entro il 2029 un numero di 4.950 cittadini stranieri a tornare nel paese d’origine.

    Il progetto, intitolato Ri.vol.are in re.te, prevede un percorso di «counseling» individuale volto a verificare che la scelta sia «libera, informata e presa in assenza di qualsiasi tipo di coercizione» e definire un «piano di reintegrazione». In caso di assenso dell’interessato e delle autorità competenti, si procede al rimpatrio e all’erogazione di un contributo economico: 615 euro per le «prime necessità» e 2.000 euro (più altri 1000 per eventuali familiari a carico) in «beni e servizi per la realizzazione di progetti di reintegrazione».

    Segue poi la fase di monitoraggio post-rimpatrio, della durata di almeno sei mesi, durante i quali gli operatori Oim nel paese d’origine verificano che il reinserimento vada a buon fine. Stando ai dati comunicati a lavialibera da Oim Italia, da gennaio 2024 a marzo 2026, 1.197 migranti sono rientrati nel proprio paese attraverso il progetto. Altri 900 percorsi circa sono stati avviati ma non completati perché sono ancora in fase di esecuzione, la persona interessata ha cambiato idea o le autorità competenti non hanno dato il via libera.

    L’organizzazione ha fatto sapere di non avere dati su quanti dei percorsi completati abbiano riguardato persone oggetto di ordini di espulsione, «perché non è un’informazione che viene raccolta come elemento rilevante nell’ambito del programma», che «si basa sulla decisione volontaria della persona di fare ritorno nel proprio paese, indipendentemente dalla sua posizione amministrativa o dall’eventuale esistenza di provvedimenti di allontanamento».

    Il manuale operativo del programma cita esplicitamente tra i potenziali beneficiari «i destinatari di un provvedimento di espulsione amministrativa», come anche «i richiedenti asilo trattenuti nei Cpr», ma Oim assicura che «nessuno dei migranti assistiti nel ritorno con il progetto di in corso di attuazione ha richiesto di accedere al programma da un Cpr».

    Il 42 per cento dei percorsi attivati, sempre secondo i dati forniti dall’organizzazione, ha riguardato persone con «vulnerabilità gravi»: «problemi sanitari, fragilità psicologiche o psichiatriche, marginalità socio-economica, vittime di violenza domestica o di tratta». In questi casi, «la presa in carico può includere il coinvolgimento della rete territoriale, visite mediche specialistiche, l’attivazione di servizi sanitari o sociali o un accompagnamento più stretto» prima, durante e dopo la partenza.

    «Alcune testimonianze che abbiamo raccolto raccontano che la valutazione delle possibilità di tornare in sicurezza, anche alla luce delle vulnerabilità, è un po’ approssimativa e che la fase della reintegrazione è spesso inefficace, tra assenza di supporto logistico e fondi mai consegnati», puntualizza Celoria. I rimpatri “volontari”, poi, non sono monitorati da un’autorità indipendente, come il Garante dei detenuti fa invece per le espulsioni forzate, e non prevedono assistenza legale.

    Così, il rischio è che i cittadini stranieri irregolari che accettano questa opzione rinuncino senza saperlo ad altre strade garantite dalla legge, come il ricorso contro il provvedimento di espulsione. «Il rimpatrio volontario può senz’altro essere una soluzione preferibile a quello forzato, a patto però che sia scelto nella piena consapevolezza del percorso e delle alternative – conclude Celoria –. Spesso, però, non è così».
    L’esternalizzazione dei rimpatri

    L’Italia non si limita a organizzare rimpatri “volontari” dal proprio territorio. Da quasi dieci anni, in linea con quanto fanno altri Stati europei, il governo finanzia anche programmi dedicati nei paesi di transito. Stando all’elenco degli accordi stipulati dalla Farnesina, negli ultimi dieci anni il ministero ha versato quasi 90 milioni di euro, quasi tutti in favore dell’Oim, per iniziative che comprendono l’esecuzione di rimpatri volontari assistiti da Libia, Tunisia, Niger, Costa d’Avorio, Sudan, Libano, Siria, Giordania e Iraq.

    Nell’aprile del 2025, da ultimo, il ministero degli Esteri e quello dell’Interno hanno annunciato l’avvio di una nuova iniziativa di questo tipo: altri 20 milioni di euro per permettere a 3.300 migranti vulnerabili presenti in Algeria, Libia e Tunisia di tornare nel proprio paese d’origine «in modo sostenibile ed efficace», sempre con la collaborazione dell’Oim.

    Anche in questo caso, le condizioni in cui si trovano le persone a cui viene proposto il ritorno sollevano dubbi rispetto alla reale volontarietà della scelta, come spiega a lavialibera l’avvocata Adelaide Massimi dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi), tra le realtà promotrici della campagna Voluntary humanitarian refusal contro «l’uso strumentale dei rimpatri volontari assistiti dai paesi di transito»: «In Libia e Tunisia, questa soluzione viene spesso proposta a chi si trova nei centri di detenzione per migranti, dove sono documentate continue violazioni dei diritti e dove le persone rimangono finché non riescono a pagare il riscatto o vengono vendute come forza lavoro. Le stesse Nazioni Unite hanno più volte sottolineato che, laddove non ci sono alternative o l’unica è la detenzione indeterminata, non si può parlare di rimpatrio volontario, ma si tratta di espulsioni mascherate».

    Lo raccontano bene le parole di Saikou Tunkara, giovane gambiano che nel 2017 ha beneficiato di un programma di ritorno “volontario” dalla Libia, dove era detenuto in una delle prigioni per migranti: «Non è che ci abbiano costretto con la forza, ma la scelta era tornare a casa o morire in prigione. I libici ce lo dicevano chiaramente», ha raccontato alla ricercatrice Viola Castellano per Allegra Lab.

    Non solo: molti di questi progetti si rivolgono specificamente a soggetti considerati vulnerabili, come donne, minori, vittime di tratta e persone con particolari esigenze mediche, che avrebbero quindi diritto a chiedere protezione, ma non possono – salvo rari casi presi in carico dalle organizzazioni internazionali – perché né la Libia né la Tunisia offrono un sistema d’asilo funzionante.

    «Gli operatori dovrebbero valutare attentamente i rischi legati al rimpatrio, ma le testimonianze che abbiamo raccolto ci dicono che questa verifica è molto blanda – continua Massimi –. Così, chi torna rischia di finire nelle stesse situazioni di violenza, persecuzione e sfruttamento da cui era fuggito».
    Le critiche dell’Onu

    Il 30 aprile 2025, i relatori speciali Onu sul traffico di esseri umani, sui diritti umani dei migranti e il gruppo di lavoro sulla detenzione arbitraria hanno inviato una lettera al governo italiano esprimendo «preoccupazione» rispetto alle «accuse di gravi violazioni dei diritti umani» legate ai programmi di rimpatrio volontario implementati dall’Oim in Libia con il sostegno di Roma.

    «Donne, minori, vittime di tratta e persone con vulnerabilità mediche sono state rimpatriate direttamente dai centri di detenzione libici in assenza di adeguate misure di salvaguardia o garanzie procedurali, il che può costituire una violazione dell’obbligo di non punibilità, di garantire assistenza, protezione e accesso alla giustizia, del principio di non refoulement e del divieto di espulsioni collettive», si legge nel documento.

    La stessa Oim afferma, nel report sull’andamento del programma in Libia relativo al periodo febbraio-luglio 2024, che il 57 per cento dei rimpatriati “volontari” si trovava in un centro di detenzione. Tra loro anche vittime di tratta, minori e persone con vulnerabilità mediche. «In assenza di alternative alla detenzione indeterminata, i migranti, i rifugiati e i richiedenti asilo potrebbero essere costretti ad accettare il rimpatrio laddove rischiano di essere esposti alle stesse condizioni di insicurezza da cui sono fuggiti – prosegue la lettera degli esperti Onu –. L’assenza di assistenza adeguata rende improbabile che i beneficiari siano stati in grado di fornire consenso libero e informato».

    Il 21 luglio scorso, il governo italiano ha risposto affermando «la natura interamente volontaria della procedura di rimpatrio», che «rispetta pienamente i diritti dell’individuo» e ha «effetti positivi sul beneficiario». Nessuna replica nel merito all’obiezione dell’assenza di alternative. Lo scorso 25 ottobre, la maggioranza alla Camera ha inoltre approvato una mozione che dichiara il sostegno dell’Italia alla realizzazione in Libia di «70 centri di accoglienza in aree prossime ad aeroporti da dove poter effettuare i rimpatri».
    Rimpatriati e abbandonati

    Le critiche degli esperti Onu riguardano anche ciò che succede dopo il ritorno: i programmi promettono un «supporto alla reintegrazione» che comprende sovvenzioni per iniziare un’attività lavorativa, ma il contributo, si legge nella lettera, «è limitato e non tiene conto del contesto specifico» e «non è chiaro in che modo l’assistenza contribuirebbe a garantire salari equi, condizioni di lavoro sicure e l’accesso ai servizi essenziali».

    Diverse testimonianze parlano addirittura di contributi economici mai corrisposti, oppure solo in parte: «Ci hanno promesso tante cose che poi non abbiamo mai visto – ha raccontato ancora Saikou Tunkara –. In ogni caso, il poco che danno non permette di iniziare un’attività, per cui molti hanno fallito, altri si sono rimessi in viaggio».

    «Mi hanno dato 14mila naira (8 euro) e poi altri 80mila (50 euro) su una carta bancomat», ha raccontato H., donna nigeriana vittima di sfruttamento sessuale anche lei passata per la detenzione e le violenze in Libia prima di accettare il rimpatrio. «Una volta arrivata – si legge nella testimonianza raccolta dai promotori della campagna Voluntary humanitarian refusal – ho dovuto chiedere i soldi per strada per dare da mangiare alle mie figlie. Dopo diversi mesi ho ricevuto altri soldi, ma la situazione in Nigeria è insostenibile. Ora sono malata, non posso accedere a cure gratuite, non ho abbastanza per pagarmele né per mandare le mie figlie a scuola, e i continui ricoveri non mi permettono di lavorare con regolarità. Qui non vedo nessun futuro per me e per le mie bambine».

    https://lavialibera.it/it-schede-2644-migranti_come_ti_vendo_il_rimpatrio_volontario

    #Italie #OIM #IOM #renvois #expulsions #externalisation #migrations #réfugiés #réintégration #retours_volontaires #CPR #détention_administrative #rétention #RI.VOL.ARE_IN_RE.TE #rivolare_in_rete #efficacité #in/efficacité #inefficacité #Libye #Tunisie #Niger #Côte_d'Ivoire #Soudan #Liban #Syrie #Jordanie #Irak #Algérie

    • RI.VOL.ARE IN RE.TE – Ritorno volontario e assistenza alla reintegrazione attraverso la rete territoriale

      Il progetto RI.VOL.ARE IN RE.TE intende garantire e promuovere l’accesso al Ritorno Volontario Assistito e Reintegrazione – RVA&R – di cittadini di Paesi Terzi presenti in Italia, regolari e irregolari, inclusi i vulnerabili, che decidono di tornare a casa volontariamente.

      Il programma garantisce:

      – Servizio di counselling ad ogni migrante richiedente il ritorno, anche attraverso la presenza di 13 operatori di prossimità OIM dislocati sul territorio nazionale;
      – Organizzazione del trasferimento di 2500 migranti, assistenza al rilascio dei documenti di viaggio e assistenza aeroportuale alla partenza e, laddove necessario, in transito e all’arrivo;
      – Erogazione di una indennità di prima sistemazione pari a 615 euro da corrispondere in contanti a ciascun migrante, prima della partenza o immediatamente dopo l’arrivo nel paese di origine;
      - Erogazione di un contributo in beni e servizi, per la realizzazione di progetti di reintegrazione, pari a 2.000 euro per i singoli e i capi famiglia e 1.000 euro per i familiari a carico, adulti e minori, inclusi nella richiesta di RVA&R;
      – Counselling e assistenza all’elaborazione e implementazione dei Piani Individuali di Reintegrazione – PIR – in stretta collaborazione con gli uffici OIM nei paesi di origine dei richiedenti;
      – Monitoraggio effettuato dal personale OIM entro sei mesi dal ritorno dei beneficiari;
      – Organizzazione di sessioni informative/formative sul Ritorno Volontario Assistito rivolte ai principali stakeholder in Italia, al fine di rafforzare il network di segnalazione e creare capacity building sul territorio;
      – Attività di sensibilizzazione sull’opzione di RVA&R a favore di cittadini di paesi terzi;
      – Produzione e distribuzione di materiale informativo attraverso la realizzazione di volantini e di un video;
      – Attivazione del numero verde dedicato 800 004 006.

      Beneficiari del progetto:

      – Cittadini di Paesi terzi, vulnerabili e non, che in linea con la normativa europea e nazionale possono accedere alla misura del RVA&R;
      – Operatori pubblici e privati operanti nel settore in relazione alle attività informative/formative.
      - SCARICA IL MANUALE OPERATIVO RVA&R: https://italy.iom.int/sites/g/files/tmzbdl1096/files/documents/RIVOLARE/manuale-operativo-rvar.pdf

      Durata del progetto:

      Il progetto, attivo dal 2 gennaio 2024, ha una durata di 3 anni ed è gestito dall’Ufficio di Coordinamento dell’OIM per il Mediterraneo.

      Contatti dedicati:

      Per ulteriori informazioni si prega di contattare il numero verde 800 004 006 o l’Ufficio di Coordinamento dell’OIM per il Mediterraneo presso la sede di via Nomentana 201, interno 2, Roma; tel. 06 44 16 09 335/238, email: ritorno@iom.int.

      vidéo:
      https://www.youtube.com/watch?v=7WavbQwDRec

      https://italy.iom.int/it/rivolare-rete-ritorno-volontario-e-assistenza-alla-reintegrazione-attrave
      #propagande #vidéo

  • CPR, una settimana ordinaria di orrore: scioperi della fame, minorenni detenuti e gesti disperati
    https://www.meltingpot.org/2026/04/cpr-una-settimana-ordinaria-di-orrore-scioperi-della-fame-minorenni-dete

    I Centri di Permanenza per il Rimpatrio sono luoghi opachi, sottratti allo sguardo pubblico e invisibilizzati. Quello che sappiamo di ciò che accade all’interno lo sappiamo quasi sempre grazie alle reti antirazziste e abolizioniste, che raccolgono voci, diffondono le poche immagini che trapelano e fanno pressione su prefetture e istituzioni locali. Questa è la cronaca di una settimana qualunque, tra Macomer e Milano. Sciopero della fame e della sete nel CPR di Macomer Proseguono le proteste all’interno del CPR di Macomer, in Sardegna, unico modo in cui le persone trattenute possono sperare di uscire dall’invisibilità e denunciare le durissime condizioni

  • Centre de rétention administrative : l’Assemblée nationale rejette l’allongement à sept mois
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/04/16/centre-de-retention-administrative-l-assemblee-nationale-rejette-l-allongeme

    Centre de rétention administrative : l’Assemblée nationale rejette l’allongement à sept mois
    Les députés ont adopté un amendement de la députée écologiste Léa Balage El Mariky par 84 voix contre 77, réécrivant entièrement un des articles-clés d’une proposition de loi du député Renaissance, Charles Rodwell, soutenue par le gouvernement.
    Le Monde avec AFP
    Le vote s’est déroulé dans une ambiance électrique. L’Assemblée nationale a rejeté, jeudi 16 avril, une mesure visant à allonger à sept mois la rétention administrative de certains étrangers jugés dangereux, très combattue par la gauche. Les députés ont adopté un amendement de la députée écologiste Léa Balage El Mariky par 84 voix contre 77, réécrivant entièrement un des articles-clés d’une proposition de loi du député Renaissance, Charles Rodwell, soutenue par le gouvernement. La droite, le centre et l’extrême droite se sont opposés à l’amendement, et la gauche l’a soutenu.
    Le scrutin s’est déroulé après plusieurs votes serrés, et une suspension de séance dont la légitimité a été contestée, chaque groupe cherchant à faire venir davantage de députés. Le texte fera l’objet d’un vote global le 5 mai.
    Actuellement, la durée maximum de maintien dans les centres de rétention administrative (CRA), où peuvent être enfermés des étrangers en vue de leur expulsion s’il existe un risque qu’ils s’y soustraient, est de quatre-vingt-dix jours, ou cent quatre-vingts jours pour ceux condamnés pour terrorisme. L’article en question prévoyait d’allonger à deux cent dix jours la durée de maintien en rétention pour tout étranger faisant l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire français et remplissant deux conditions.
    La première était d’avoir été « définitivement condamné pour des faits d’atteinte aux personnes punis d’au moins trois ans d’emprisonnement », et la deuxième de représenter « une menace réelle, actuelle et d’une particulière gravité pour l’ordre public ». Ces termes ont été supprimés par l’amendement de Mme Balage El Mariky, qui avait dénoncé la volonté du texte de « faire des CRA une prison ». « Croyez-moi, nous serons au combat pour rétablir cette mesure qui est à mon avis majeure pour assurer la sécurité des Français », a lancé M. Rodwell.
    Les députés avaient plus tôt adopté un autre article rétablissant la base légale pour prolonger jusqu’à deux cent dix jours la durée de rétention des personnes condamnées pour terrorisme, qui n’existait plus depuis une censure du Conseil constitutionnel cet été sur une loi portant également sur la rétention. Un « vide juridique accidentel », a souligné M. Rodwell. Mais l’amendement écologiste adopté ensuite conditionne toute prolongation de la rétention des étrangers condamnés pour terrorisme au-delà de quatre-vingt-dix jours à la remise au Parlement d’un rapport. Celui-ci devant établir l’efficacité de ces dispositions « en matière d’exécution des décisions d’éloignement », notamment. Une condition qui n’a « rien à faire dans la loi » et qui pourra être réécrite au Sénat, a souligné l’entourage de M. Rodwell

    #Covid-19#migrant#migration#france#retention#CRA#etranger#droit#sante

  • L’allongement de la rétention des étrangers jugés « les plus dangereux » de retour devant le Parlement
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/04/11/l-allongement-de-la-retention-des-etrangers-juges-les-plus-dangereux-de-reto

    L’allongement de la rétention des étrangers jugés « les plus dangereux » de retour devant le Parlement
    Alors qu’une première loi avait été censurée, en 2025, par le Conseil constitutionnel, un nouveau texte, porté par les députés Charles Rodwell, Gabriel Attal et Michel Barnier, vise à porter la durée maximale à deux cent dix jours.
    Par Julia Pascual
    Allonger à sept mois la durée de rétention des étrangers jugés dangereux. L’ancien ministre de l’intérieur (2024-2025) Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains (LR), l’a voulu, le « socle commun » va-t-il bientôt le faire ? Lundi 13 avril, l’Assemblée nationale doit se pencher sur une proposition de loi portée par les députés Charles Rodwell (Renaissance), Gabriel Attal (Renaissance) et Michel Barnier (LR), qui vise à rectifier une loi censurée le 7 août 2025 par le Conseil constitutionnel.
    Initialement porté par la sénatrice (LR) du Val-d’Oise Jacqueline Eustache-Brinio, et soutenu tant par le bloc central que par le Rassemblement national, un premier texte avait en effet été jugé contraire à l’article 66 de la Constitution, selon lequel « nul ne peut être arbitrairement détenu ». Le texte prévoyait de passer de quatre-vingt-dix jours à deux cent dix jours la durée maximale de rétention de certains étrangers sans s’assurer du caractère exceptionnel, nécessaire et circonscrit de la mesure.
    Charles Rodwell, défenseur d’une immigration « massivement réduite et choisie », ainsi qu’il se présentait au Monde lors d’un entretien début février, explique avoir été contacté par Bruno Retailleau en septembre 2025, un mois avant que ce dernier ne quitte son poste de ministre. « Nous portions une proposition de loi sur la psychiatrie, et il m’a demandé de la retirer et de la retravailler en y incluant des articles sur la rétention qui tiennent compte de la censure du Conseil constitutionnel », expliquait l’élu. Le texte ainsi remanié a été soumis pour avis au Conseil d’Etat, amendé, et a fini par être adopté, le 11 février, en commission des lois.
    L’idée principale est de pouvoir maintenir en rétention et jusqu’à deux cent dix jours les étrangers « les plus dangereux », ceux condamnés pour des actes de terrorisme (c’était déjà le cas auparavant, mais la censure a fait sauter cette possibilité) et, « à titre exceptionnel », les étrangers en situation irrégulière qui ont été « définitivement condamnés pour des faits d’atteinte aux personnes punis d’au moins trois ans d’emprisonnement et qui représentent une menace réelle, actuelle et d’une particulière gravité pour l’ordre public ». Un autre article de la proposition de loi permettra de placer une personne en rétention à plusieurs reprises sur la base d’une même mesure d’éloignement, sans aller au-delà de quatre placements et cinq cent quarante jours de privation de liberté au total, pour les profils jugés les plus dangereux. Un dispositif qui existait déjà mais qui a été censuré, là encore, par le Conseil constitutionnel, en octobre 2025, car jugé disproportionné, avec effet différé au 1er novembre 2026.
    Charles Rodwell rappelle que la jeune Philippine tuée le 21 septembre 2024 était originaire de sa circonscription. Cette étudiante de 19 ans a été la victime d’un Marocain déjà condamné pour viol, visé par une obligation de quitter le territoire et libéré de sa rétention faute de laissez-passer consulaire de son pays d’origine. Un drame dont s’émouvait régulièrement Bruno Retailleau pour justifier sa ligne dure en matière migratoire. Si le nouveau texte est adopté, il devrait toucher, en dehors des individus condamnés pour terrorisme, entre 25 et 30 personnes par an, selon le député, qui se targue d’avoir le soutien de l’actuel ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez. « C’est de la pure posture », raille néanmoins un cadre de la place Beauvau, sous le couvert de l’anonymat, qui met en garde contre les effets contre-productifs de la mesure : « Si on garde les gens plus longtemps dans les CRA [centres de rétention administrative], on placera moins de monde et on éloignera moins, c’est mathématique. C’est de la rétention de sûreté, pas de l’éloignement. »
    Dans un rapport publié en 2025, les associations présentes en CRA – dont La Cimade et Forum réfugiés – ont dénoncé l’allongement de la rétention et son caractère « trop souvent illégal, car sans perspective d’un éloignement effectif ». Un peu plus de 16 000 personnes ont été retenues en France métropolitaine en 2024, réparties à travers les 2 000 places que comptent les CRA. En moyenne, leur rétention a duré trente-trois jours, et moins de 40 % d’entre elles ont été in fine éloignées. Selon un communiqué du 10 avril, France Terre d’asile, Forum réfugiés et Groupe SOS ont indiqué que près de 2 000 personnes ont été retenues quatre-vingt-dix jours sans être éloignées en 2025. La directive européenne Retour de 2008 prévoit une rétention maximale de dix-huit mois, mais le futur règlement « retour » – qui est entré dans sa phase finale de négociation – prévoit de porter cette durée à vingt-quatre mois.

    #Covid-19#migrant#migration#france#droit#retention#sante#CRA#retour#eloignement#politiquemigratoire

  • Cpr, i medici che visitano i migranti sempre più sotto pressione

    Operatori sanitari incalzati e in certi casi scavalcati dalle questure se non certificano l’idoneità alla detenzione dei migranti nei Cpr. Perquisizioni in casa e ispezioni sul luogo di lavoro. A #Ravenna, alcuni sono stati indagati e sospesi per falso.

    Visite da svolgere in pochi minuti, accessi non registrati nelle strutture sanitarie, assenza di mediazione culturale, pressioni da parte delle forze dell’ordine e, in generale, un tentativo di piegare la professione medica a esigenze di sicurezza. La valutazione clinica per certificare se un migrante è idoneo al trattenimento nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr) rischia di ridursi a un mero atto burocratico.

    A Ravenna, con l’apertura dell’indagine per falso ideologico continuato a carico di otto medici del reparto di malattie infettive dell’ospedale Santa Maria delle Croci, la bolla è scoppiata. Da tempo molti camici bianchi si interrogano, sul piano etico e deontologico, sulla detenzione amministrativa. Alcuni, a volte dietro garanzia di anonimato, hanno raccontato a lavialibera le loro esperienze e i loro dubbi.
    Come funziona la certificazione

    Partiamo dall’inizio: secondo l’articolo 3 della direttiva Lamorgese sull’organizzazione dei Cpr, la persona migrante può accedere al Cpr dopo aver passato una visita medica che accerti l’assenza di disturbi psichiatrici e patologie infettive, acuteo cronico-degenerative difficili da curare adeguatamente all’interno del centro.

    La valutazione deve essere svolta da personale esterno al sistema del Cpr, per la precisione da un medico del Servizio sanitario nazionale. Tuttavia, non c’è nessuna indicazione su quali reparti debbano essere coinvolti: in diverse aziende sanitarie la certificazione è rilasciata esclusivamente da quello di malattie infettive, in altre dal pronto soccorso dopo consulenze specialistiche, talvolta in tandem da infettivologi, psichiatri e dermatologi.

    Non esistono dati aggregati su come vengono condotte le visite. Gli agenti di polizia portano la persona in ospedale per una consulenza, che spesso consiste in un’anamnesi sulla presenza di patologie croniche o problemi di salute mentale e sull’assunzione di medicinali. In alcuni ospedali viene effettuata una radiografia del torace, ma nella maggior parte dei casi non c’è tempo e modo di visionare l’eventuale documentazione clinica e svolgere esami e approfondimenti.

    Nell’ospedale vicino Milano in cui lavora Alice Verdi (nome di fantasia) è arrivata «l’indicazione scritta che la visita dovesse essere il più veloce possibile, massimo mezz’ora, facendo leva sulla fretta di smaltire la fila in un sistema già sovraccaricato. Non potevamo fare accertamenti se non in casi di estrema necessità, anche perché il paziente non veniva registrato in triage e l’esito della visita era riportato solo su un foglietto dove barrare idoneo o non idoneo».

    Un altro aspetto è l’assenza di mediazione culturale. Laura Bianchi (anche in questo caso un nome di fantasia), infettivologa pugliese, circa due volte al mese da tre anni si trova non solo a barrare una di quelle caselle, ma a tentare nel poco tempo disponibile di instaurare un rapporto di fiducia con le persone che incontra, coglierne le vulnerabilità, dare informazioni che in molti casi non ricevono.

    «Il paziente spesso non ha idea di cosa stia succedendo. Ho incontrato un ragazzo che era stato deportato nel Cpr di Gjadër, poi riportato in Italia dopo aver tentato il suicidio ed essere stato dichiarato inidoneo dalla commissione vulnerabilità. Non si è nemmeno accorto di essere stato in Albania. Quando arriva qualcuno chiedo sempre se è informato su quello a cui si sta sottoponendo, se presta il consenso e se preferisce parlare inglese o francese. A volte ho usato queste lingue per garantire un po’ di privacy, evitando che i poliziotti con poca familiarità con le lingue capissero».
    L’equivoco della pericolosità sociale

    I medici che abbiamo incontrato raccontano di agenti che, invitati ad aspettare fuori durante la visita o una certificazione di inidoneità, oppongono resistenza per supposte ragioni di pericolosità sociale. Il punto è, secondo Verdi, da anni anche attivista per i diritti delle persone migranti, che gli stessi elementi che per le questure costituiscono una minaccia alla sicurezza, come l’assenza di fissa dimora e la dipendenza da alcol o stupefacenti, per un medico sono invece fattori di rischio per la tubercolosi e quindi indicatori di vulnerabilità della persona.

    Spesso i Cpr sono visti come luoghi di contenimento. «Una volta, dopo aver firmato una non idoneità, il comandante mi ha chiamato chiedendomi le generalità perché stavo ostacolando operazioni di ordine pubblico», racconta Luca Rossi (nome di fantasia), infettivologo in un ospedale in Emilia-Romagna che può vantare esperienze di lavoro in carcere, missioni con Medici senza frontiere ed è impegnato nella sensibilizzazione sul tema della detenzione amministrativa.

    Lo abbiamo incontrato pochi giorni dopo i fatti di Ravenna, dove alcuni operatori sanitari sono accusati di falso ideologico per non aver firmato il nullaosta sanitario all’ingresso al Cpr. Ha ricevuto indicazione di non usare il suo vero nome, ma ci tiene a raccontare cosa accade: «Spesso si gioca sulla disinformazione: sia ai medici sia alle persone interessate viene detto che la visita è per il centro di accoglienza, ma alcuni colleghi non sanno cosa sia la detenzione amministrativa, vedono i Cpr quasi come carceri per reati minori».

    Le pressioni da parte di questure e direzioni sanitarie non sono casi isolati. I richiami per aver «portato la politica in ospedale» e frasi come «te lo ritrovi sotto casa», «non deve ricapitare» e «stai mettendo in libertà uno stupratore» ricorrono nei racconti degli operatori sanitari intervistati.

    Molti di questi racconti si svolgono al passato. Da un po’, dicono, non arriva nessuno, se non la sera o nei festivi. Il sospetto (in certi casi confermato) è che, quando un ospedale certifica molte inidoneità, le questure tendano a rivolgersi ai reparti più inclini a rilasciare un nullaosta. La visita è trattata non come un elemento di garanzia e tutela della persona, ma come un passaggio pro forma per agevolare l’iter burocratico.

    Sergio Cotugno, dalla fine del 2024 infettivologo all’Asl di Matera dopo gli anni di studio a Bari, propone un parallelismo per evidenziare la peculiarità del contesto in cui ci si muove: «Immagina un medico di base che non firmi un certificato d’idoneità per la palestra per sospetti problemi di cuore: nessuno lo minaccerebbe o gliene chiederebbe conto. Si può non condividere, ma fa parte dell’autonomia professionale. Eppure se scrivi una certificazione di inidoneità per i Cpr dopo vieni attenzionato».
    Luoghi patogeni

    L’insinuazione di alcune parti della politica e dell’opinione pubblica è che questi medici firmino i certificati su basi ideologiche. Tutti, però, sottolineano con forza il carattere etico e deontologico della loro posizione, sintetizzata nella campagna promossa dalla Società italiana di medicina delle migrazioni (Simm), dalla rete Mai più lager - No ai Cpr e dall’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi) per denunciare come, sulla base di evidenze scientifiche, documentali, istituzionali e sulle esperienze di chi è entrato nei Cpr, questi centri siano intrinsecamente patogeni, cioè producano malessere.

    Nicola Cocco, infettivologo e portavoce della campagna, racconta una realtà in cui chi entra sano si ammala, in cui si subiscono violenze esterne e ci si procura ferite, in certi casi si muore per alcune pratiche comuni, come la frequente somministrazione di psicofarmaci per anestetizzare i trattenuti, così come confermato dall’ultimo rapporto di monitoraggio del Tavolo asilo e immigrazione (Tai).

    Già nel 2024 il Comitato europeo per la prevenzione della tortura e dei trattamenti inumani e degradanti (Cpt) paragonava le condizioni di detenzione nei Cpr italiani a quelle del regime del 41-bis, il carcere duro riservato ai criminali più pericolosi. Inoltre, in un rapporto del 2022 e nel più recente Health in immigration detention: evidence brief for policy and practice (2026) l’Organizzazione mondiale della sanità rileva un peggioramento delle condizioni di salute croniche o preesistenti negli istituti di detenzione amministrativa, da disturbi cardiovascolari a malattie infettive in generale.

    Il rapporto evidenzia anche l’insorgere di problemi di salute mentale durante e dopo la detenzione, come ansia (54-65 per cento), depressione (68-74 per cento) e disturbo da stress post-traumatico (42-46 per cento). La campagna invita i medici a tenere conto di queste evidenze per agire in scienza e coscienza secondo il principio deontologico primum non nocere e l’art. 32 del Codice di deontologia medica, che impone la tutela dei soggetti fragili da ambienti non idonei a proteggere la salute, la dignità e la qualità di vita.

    «Oltretutto non sappiamo in quale Cpr saranno mandate le persone che noi visitiamo e questa è una violazione del codice: per certificare l’idoneità a un luogo di destinazione bisogna conoscerne le caratteristiche», aggiunge Verdi.
    Il “caso Ravenna”

    Di recente il clima si è inasprito anche per la crescente ingerenza delle questure nelle direzioni sanitarie. Il caso di Ravenna è emblematico: perquisizioni a casa, ispezioni sul luogo di lavoro, intercettazioni ambientali e adesso l’interdizione totale dalla professione per dieci mesi per tre medici e il divieto di certificare l’idoneità all’ingresso in Cpr per lo stesso periodo di tempo per gli altri cinque come misura cautelare.

    L’accusa, per i medici sospesi dal Tribunale, è di falso ideologico continuato e di interruzione di pubblico servizio. La sensazione diffusa tra i medici intervistati è che ci sia una volontà intimidatoria di colpire tutta la categoria e la sua autonomia professionale, come in uno stato d’eccezione, in cui anche i medici che non si occupano di migrazione ora temono di essere intercettati o indagati.

    Una delle parole chiave utilizzate dagli investigatori nel corso della perquisizione informatica sui telefonini e computer degli indagati era “Simm”, un chiaro riferimento alla Società italiana di medicina delle migrazioni che ha dato il via alla campagna sui Cpr. Da qui la preoccupazione di una strumentalizzazione politica della campagna che, come molti tengono a sottolineare, non implica un’appartenenza.

    «La campagna offre evidenze scientifiche, tu in scienza e coscienza scegli se avvalertene. Nessuna intenzione carbonara, è sempre stata pubblica e portata avanti in buona fede. Non è questione di colore politico: quando hai il camice non esistono il colore della pelle, il sesso, la nazionalità, e non esistono neanche le tue convinzioni personali. Non ci siamo svegliati una mattina decidendo di sabotare il governo, parliamo di violazioni del codice deontologico a cui dobbiamo rispondere ben prima che alla questura», puntualizza Verdi.

    Dopo le tensioni e il clima di insicurezza che ha investito la categoria, la Federazione nazionale degli ordini dei medici chirurghi e degli odontoiatri ha chiesto di slegare la valutazione clinica dall’autorizzazione all’ingresso in Cpr. Mentre, a fine marzo, il senatore Marco Lisei (FdI) ha depositato un ordine del giorno per bypassare i medici del Sistema sanitario nazionale e affidare la pratica a quelli presenti nei Cpr.

    Si perderebbe così la terzietà dell’occhio esterno garantita dalla direttiva Lamorgese, con un problema di “doppia lealtà” per i medici assunti dagli enti gestori: verso il paziente e la deontologia da un lato, verso un datore di lavoro privato dall’altro. Una minaccia tanto all’indipendenza medica quanto alla tutela della salute della persona trattenuta.
    Inceppare il meccanismo

    In un momento in cui il focus sembra spostarsi sulla difesa della categoria, il cuore del discorso resta la tutela delle persone migranti, che continuano a essere esposte a unaviolenza istituzionale sui loro corpi, una violenza che Cocco definisce «un processo di necropolitica (la facoltà per il potere di decidere chi deve vivere e chi deve morire, ndr), criminalizzazione e invisibilizzazione di un’intera categoria».

    Secondo l’ifettivologo Cotugno, «tutto lo spettro politico è attraversato da forme sottili di razzismo: per mantenere una facciata di umanitarismo deve dire che la salute viene prima di tutto e inserire la visita medica nel processo. Tuttavia il governo Meloni non può permettersi di non reprimere la migrazione e quindi questi medici, inceppando il meccanismo, gli stanno creando un problema concreto».

    E lo creano soltanto seguendo le procedure e la deontologia, senza alcuna obiezione di coscienza: questi medici non si rifiutano di effettuare la valutazione, ma chiedono di non ridurre l’atto medico a una crocetta, rispettando l’autonomia professionale di chi, in un contesto democratico, ha il dovere primario di tutelare la salute degli individui.

    «Il paradosso è che i pochi medici che si preoccupano di non violare il codice deontologico – non più del 10 per cento – vengono inquisiti, mentre non ci interroghiamo su quanti certificano l’idoneità di chi poi dentro i Cpr si ammala, si suicida o muore. Non siamo passacarte, ma professionisti che devono avere contezza del contesto in cui operano», dice Cocco.

    Mentre parliamo al telefono alla fine del suo turno, anche Cotugno riflette sul ruolo sociale e politico di chi svolge lo stesso mestiere. «Viviamo una stagione propizia per la ripoliticizzazione della professione medica. Con la Palestina tanti hanno iniziato a ragionare sul fatto che, in quanto medici, si può parlare di salute da un punto di vista sociale. L’argomento dei Cpr è cruciale perché in qualche modo vieni chiamato a perpetrare la violazione di un diritto fondamentale: a ricalibrare l’asse possiamo essere proprio noi».

    https://lavialibera.it/it-schede-2639-cpr_medici_che_visitano_i_migranti_sempre_piu_sotto_press

    #médecins #pression #santé #CPR #détention_administrative #rétention #Italie #migrations #réfugiés #sans-papiers #certificat #évaluation #certification #faux_idéologique #visite_médicale

  • Migranti, così l’Italia incoraggia il rimpatrio «volontario»

    L’Italia finanzia programmi anche nei paesi di transito per favorire il ritorno in patria dei migranti. Spesso, però, chi accetta lo fa solo per salvarsi dalla detenzione, rinunciando ad altre possibilità.

    Sono più semplici da effettuare, meno burocratici e più presentabili all’opinione pubblica rispetto alle espulsioni forzate. Convengono allo Stato, perché il viaggio avviene su voli di linea e senza scorta. E convengono alle persone interessate, che possono rientrare nel proprio paese d’origine senza coercizione e potendo beneficiare in alcuni casi di un supporto, anche economico, alla reintegrazione. O almeno, così dovrebbe essere.

    I numeri parlano chiaro: l’Italia sta puntando sempre più sui cosiddetti “rimpatri volontari”. Secondo i dati del ministero dell’Interno, nel 2025 «sono stati 1.313 gli extracomunitari irregolari allontanatisi volontariamente in esecuzione di un provvedimento di espulsione» (rimpatri “ottemperanti”) e 675 quelli che l’hanno fatto beneficiando di «specifici progetti di assistenza e reintegrazione all’estero» (rimpatri “volontari assistiti”), con un aumento del 66,4 per cento per i primi e del 133 per cento per i secondi rispetto al 2024.

    Lo scorso marzo, la maggioranza in commissione Affari costituzionali al Senato ha proposto un emendamento al decreto Sicurezza per istituire incentivi economici a favore degli avvocati i cui assistiti accettano il rimpatrio volontario.
    Quale alternativa?

    «In Italia, il rimpatrio volontario è stato introdotto in maniera strutturale nel 2011, ma con numeri bassi e rivolto principalmente a cittadini stranieri con regolare permesso di soggiorno che sceglievano di tornare in patria – spiega a lavialiberaEleonora Celoria, avvocata e ricercatrice presso l’istituto indipendente Fieri (Forum internazionale ed europeo di ricerche sull’immigrazione) –. Negli ultimi due anni, invece, questa misura ha avuto un forte impulso, rivolta soprattutto ai migranti in situazione irregolare, e qui emergono le contraddizioni rispetto alla reale volontarietà. Se la persona è già destinataria di un ordine di espulsione, la proposta del rimpatrio volontario rischia di essere un ricatto: ’Parti da solo e non useremo misure coercitive’».

    A maggior ragione se questa possibilità viene presentata a chi si trova rinchiuso nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr): «Frequentandoli da avvocata, mi è capitato spesso di incontrare assistiti ai quali la polizia ha proposto il rimpatrio volontario come alternativa a quello coattivo, che significa essere svegliati alle 4 di notte, portati in aeroporto e caricati su un volo charter. A Torino c’è un ispettore che si occupa solo del coordinamento di questi rimpatri, che fatico a chiamare volontari».

    Teresa Florio, operatrice del centralino Sos Cpr, racconta a lavialibera di aver ricevuto negli ultimi anni numerose segnalazioni di questo tipo: «Spesso sono persone disperate che accettano perché non ce la fanno più a stare nel Cpr, non perché desiderino veramente tornare nel paese d’origine. Ricordo il caso di una persona con gravissimi problemi d’asma: non potendo tenere medicinali con sé e non essendoci un campanello in cella, durante le crisi non aveva altro modo per ricevere assistenza se non sbattere piedi e mani contro la porta blindata. Ha firmato per il rimpatrio volontario perché era allo stremo. Altre persone, una volta tornate in patria, ci hanno detto di non aver ricevuto i contributi promessi».
    Il ruolo dell’Oim

    Dal 2024, tutti i rimpatri volontari assistiti dall’Italia sono gestiti dall’Organizzazione internazionale per le migrazioni (Oim), che si è aggiudicata un bando da 15 milioni di euro dal Fondo asilo, migrazione e integrazione (Fami), gestito dal ministero dell’Interno con risorse europee, per accompagnare entro il 2029 un numero di 4.950 cittadini stranieri a tornare nel paese d’origine.

    Il progetto, intitolato Ri.vol.are in re.te, prevede un percorso di «counseling» individuale volto a verificare che la scelta sia «libera, informata e presa in assenza di qualsiasi tipo di coercizione» e definire un «piano di reintegrazione». In caso di assenso dell’interessato e delle autorità competenti, si procede al rimpatrio e all’erogazione di un contributo economico: 615 euro per le «prime necessità» e 2.000 euro (più altri 1000 per eventuali familiari a carico) in «beni e servizi per la realizzazione di progetti di reintegrazione».

    Segue poi la fase di monitoraggio post-rimpatrio, della durata di almeno sei mesi, durante i quali gli operatori Oim nel paese d’origine verificano che il reinserimento vada a buon fine. Stando ai dati comunicati a lavialibera da Oim Italia, da gennaio 2024 a marzo 2026, 1.197 migranti sono rientrati nel proprio paese attraverso il progetto. Altri 900 percorsi circa sono stati avviati ma non completati perché sono ancora in fase di esecuzione, la persona interessata ha cambiato idea o le autorità competenti non hanno dato il via libera.

    L’organizzazione ha fatto sapere di non avere dati su quanti dei percorsi completati abbiano riguardato persone oggetto di ordini di espulsione, «perché non è un’informazione che viene raccolta come elemento rilevante nell’ambito del programma», che «si basa sulla decisione volontaria della persona di fare ritorno nel proprio paese, indipendentemente dalla sua posizione amministrativa o dall’eventuale esistenza di provvedimenti di allontanamento».

    Il manuale operativo del programma cita esplicitamente tra i potenziali beneficiari «i destinatari di un provvedimento di espulsione amministrativa», come anche «i richiedenti asilo trattenuti nei Cpr», ma Oim assicura che «nessuno dei migranti assistiti nel ritorno con il progetto di in corso di attuazione ha richiesto di accedere al programma da un Cpr».

    Il 42 per cento dei percorsi attivati, sempre secondo i dati forniti dall’organizzazione, ha riguardato persone con «vulnerabilità gravi»: «problemi sanitari, fragilità psicologiche o psichiatriche, marginalità socio-economica, vittime di violenza domestica o di tratta». In questi casi, «la presa in carico può includere il coinvolgimento della rete territoriale, visite mediche specialistiche, l’attivazione di servizi sanitari o sociali o un accompagnamento più stretto» prima, durante e dopo la partenza.

    «Alcune testimonianze che abbiamo raccolto raccontano che la valutazione delle possibilità di tornare in sicurezza, anche alla luce delle vulnerabilità, è un po’ approssimativa e che la fase della reintegrazione è spesso inefficace, tra assenza di supporto logistico e fondi mai consegnati», puntualizza Celoria. I rimpatri “volontari”, poi, non sono monitorati da un’autorità indipendente, come il Garante dei detenuti fa invece per le espulsioni forzate, e non prevedono assistenza legale.

    Così, il rischio è che i cittadini stranieri irregolari che accettano questa opzione rinuncino senza saperlo ad altre strade garantite dalla legge, come il ricorso contro il provvedimento di espulsione. «Il rimpatrio volontario può senz’altro essere una soluzione preferibile a quello forzato, a patto però che sia scelto nella piena consapevolezza del percorso e delle alternative – conclude Celoria –. Spesso, però, non è così».
    L’esternalizzazione dei rimpatri

    L’Italia non si limita a organizzare rimpatri “volontari” dal proprio territorio. Da quasi dieci anni, in linea con quanto fanno altri Stati europei, il governo finanzia anche programmi dedicati nei paesi di transito. Stando all’elenco degli accordi stipulati dalla Farnesina, negli ultimi dieci anni il ministero ha versato quasi 90 milioni di euro, quasi tutti in favore dell’Oim, per iniziative che comprendono l’esecuzione di rimpatri volontari assistiti da Libia, Tunisia, Niger, Costa d’Avorio, Sudan, Libano, Siria, Giordania e Iraq.

    Nell’aprile del 2025, da ultimo, il ministero degli Esteri e quello dell’Interno hanno annunciato l’avvio di una nuova iniziativa di questo tipo: altri 20 milioni di euro per permettere a 3.300 migranti vulnerabili presenti in Algeria, Libia e Tunisia di tornare nel proprio paese d’origine «in modo sostenibile ed efficace», sempre con la collaborazione dell’Oim.

    Anche in questo caso, le condizioni in cui si trovano le persone a cui viene proposto il ritorno sollevano dubbi rispetto alla reale volontarietà della scelta, come spiega a lavialibera l’avvocata Adelaide Massimi dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi), tra le realtà promotrici della campagna Voluntary humanitarian refusal contro «l’uso strumentale dei rimpatri volontari assistiti dai paesi di transito»: «In Libia e Tunisia, questa soluzione viene spesso proposta a chi si trova nei centri di detenzione per migranti, dove sono documentate continue violazioni dei diritti e dove le persone rimangono finché non riescono a pagare il riscatto o vengono vendute come forza lavoro. Le stesse Nazioni Unite hanno più volte sottolineato che, laddove non ci sono alternative o l’unica è la detenzione indeterminata, non si può parlare di rimpatrio volontario, ma si tratta di espulsioni mascherate».

    Lo raccontano bene le parole di Saikou Tunkara, giovane gambiano che nel 2017 ha beneficiato di un programma di ritorno “volontario” dalla Libia, dove era detenuto in una delle prigioni per migranti: «Non è che ci abbiano costretto con la forza, ma la scelta era tornare a casa o morire in prigione. I libici ce lo dicevano chiaramente», ha raccontato alla ricercatrice Viola Castellano per Allegra Lab.

    Non solo: molti di questi progetti si rivolgono specificamente a soggetti considerati vulnerabili, come donne, minori, vittime di tratta e persone con particolari esigenze mediche, che avrebbero quindi diritto a chiedere protezione, ma non possono – salvo rari casi presi in carico dalle organizzazioni internazionali – perché né la Libia né la Tunisia offrono un sistema d’asilo funzionante.

    «Gli operatori dovrebbero valutare attentamente i rischi legati al rimpatrio, ma le testimonianze che abbiamo raccolto ci dicono che questa verifica è molto blanda – continua Massimi –. Così, chi torna rischia di finire nelle stesse situazioni di violenza, persecuzione e sfruttamento da cui era fuggito».
    Le critiche dell’Onu

    Il 30 aprile 2025, i relatori speciali Onu sul traffico di esseri umani, sui diritti umani dei migranti e il gruppo di lavoro sulla detenzione arbitraria hanno inviato una lettera al governo italiano esprimendo «preoccupazione» rispetto alle «accuse di gravi violazioni dei diritti umani» legate ai programmi di rimpatrio volontario implementati dall’Oim in Libia con il sostegno di Roma.

    «Donne, minori, vittime di tratta e persone con vulnerabilità mediche sono state rimpatriate direttamente dai centri di detenzione libici in assenza di adeguate misure di salvaguardia o garanzie procedurali, il che può costituire una violazione dell’obbligo di non punibilità, di garantire assistenza, protezione e accesso alla giustizia, del principio di non refoulement e del divieto di espulsioni collettive», si legge nel documento.

    La stessa Oim afferma, nel report sull’andamento del programma in Libia relativo al periodo febbraio-luglio 2024, che il 57 per cento dei rimpatriati “volontari” si trovava in un centro di detenzione. Tra loro anche vittime di tratta, minori e persone con vulnerabilità mediche. «In assenza di alternative alla detenzione indeterminata, i migranti, i rifugiati e i richiedenti asilo potrebbero essere costretti ad accettare il rimpatrio laddove rischiano di essere esposti alle stesse condizioni di insicurezza da cui sono fuggiti – prosegue la lettera degli esperti Onu –. L’assenza di assistenza adeguata rende improbabile che i beneficiari siano stati in grado di fornire consenso libero e informato».

    Il 21 luglio scorso, il governo italiano ha risposto affermando «la natura interamente volontaria della procedura di rimpatrio», che «rispetta pienamente i diritti dell’individuo» e ha «effetti positivi sul beneficiario». Nessuna replica nel merito all’obiezione dell’assenza di alternative. Lo scorso 25 ottobre, la maggioranza alla Camera ha inoltre approvato una mozione che dichiara il sostegno dell’Italia alla realizzazione in Libia di «70 centri di accoglienza in aree prossime ad aeroporti da dove poter effettuare i rimpatri».
    Rimpatriati e abbandonati

    Le critiche degli esperti Onu riguardano anche ciò che succede dopo il ritorno: i programmi promettono un «supporto alla reintegrazione» che comprende sovvenzioni per iniziare un’attività lavorativa, ma il contributo, si legge nella lettera, «è limitato e non tiene conto del contesto specifico» e «non è chiaro in che modo l’assistenza contribuirebbe a garantire salari equi, condizioni di lavoro sicure e l’accesso ai servizi essenziali».

    Diverse testimonianze parlano addirittura di contributi economici mai corrisposti, oppure solo in parte: «Ci hanno promesso tante cose che poi non abbiamo mai visto – ha raccontato ancora Saikou Tunkara –. In ogni caso, il poco che danno non permette di iniziare un’attività, per cui molti hanno fallito, altri si sono rimessi in viaggio».

    «Mi hanno dato 14mila naira (8 euro) e poi altri 80mila (50 euro) su una carta bancomat», ha raccontato H., donna nigeriana vittima di sfruttamento sessuale anche lei passata per la detenzione e le violenze in Libia prima di accettare il rimpatrio. «Una volta arrivata – si legge nella testimonianza raccolta dai promotori della campagna Voluntary humanitarian refusal – ho dovuto chiedere i soldi per strada per dare da mangiare alle mie figlie. Dopo diversi mesi ho ricevuto altri soldi, ma la situazione in Nigeria è insostenibile. Ora sono malata, non posso accedere a cure gratuite, non ho abbastanza per pagarmele né per mandare le mie figlie a scuola, e i continui ricoveri non mi permettono di lavorare con regolarità. Qui non vedo nessun futuro per me e per le mie bambine».

    https://lavialibera.it/it-schede-2644-migranti_come_ti_vendo_il_rimpatrio_volontario

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  • Stanze segrete per trattenere i migranti. La mappa esclusiva dei «#luoghi_idonei»

    Negli ultimi tre anni 2.500 cittadini stranieri, prima di essere rimpatriati, sono stati trattenuti dalla polizia nei cosiddetti «luoghi idonei», di cui nessuno vuole parlare. Ecco in quali città si trovano e cosa succede all’interno

    Una persona va in questura per rinnovare il permesso di soggiorno, ma dall’ufficio le dicono che ci sono problemi con i documenti. D’un tratto diventa irregolare sul suolo italiano, un clandestino o una clandestina da rimpatriare. Inizia così quella che i burocrati definiscono “detenzione amministrativa”: seppure non abbia commesso alcun crimine, quella persona viene privata della libertà personale, spesso senza opportune tutele.

    Gli agenti la portano in una stanza, dove passerà dalle 24 alle 144 ore in attesa di essere imbarcata su un aereo diretto al suo paese d’origine. Nel frattempo, non può lasciare l’edificio e, in alcune strutture, le viene tolto il telefono e può solo chiamare i parenti più stretti e l’avvocato.

    Questi posti si chiamano luoghi idonei ed esistono dal 2018. Ogni anno ci finiscono dentro centinaia di uomini e donne, almeno 2.445 nel triennio 2023-2025. Spazi a cui al momento possono accedere solo i garanti, invisibili a tutti gli altri e dei quali nessuno ha voglia di parlare; non esiste neppure un elenco che ne indichi la posizione o numeri che spieghino quanto e come siano utilizzati. Per ricostruire dove si trovano e, soprattutto, per capire cosa succede al loro interno, lavialibera li ha mappati in esclusiva, ottenendo i dati su trattenimenti e rimpatri.

    Cosa sono e come funzionano i luoghi idonei

    I luoghi idonei sono comparsi per la prima volta nel 2018, quando l’allora ministro dell’Interno Matteo Salvini ha firmato il decreto Sicurezza che modificava il Testo unico sull’immigrazione del 1998. In particolare, all’articolo 4 della norma per la prima volta si fa riferimento a «strutture diverse e idonee nella disponibilità dell’autorità di pubblica sicurezza», da utilizzare «nel caso in cui non ci sia disponibilità di posti» nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr).

    Chi non è in grado di mostrare agli agenti di polizia un valido documento di soggiorno è trattenuto in questura e accompagnato in queste stanze: entro 48 ore il giudice di pace deve indicare il giorno dell’udienza di convalida e, se autorizza la permanenza, il trattenimento si prolunga fino alla data dell’effettivo allontanamento. Per quest’ultimo passaggio possono essere necessarie altre 48 ore. Martina Stefanile è un’avvocata di Napoli specializzata in diritto dell’immigrazione. Negli ultimi anni ha seguito i procedimenti di espulsione e trattenimento di alcuni cittadini stranieri che da un momento all’altro sono stati privati della libertà senza opportune tutele.

    A lavialibera ha spiegato come funziona il meccanismo: «Le casistiche sono disparate. È successo che la persona si sia presentata all’ufficio della questura per rinnovare il permesso di soggiorno o per chiedere asilo, e che sia stata raggiunta da un provvedimento espulsivo e trattenimento per mero errore». A quel punto, spesso senza che il cittadino straniero abbia possibilità di fare ricorso, la questura chiede al giudice di pace di autorizzare il trattenimento in «locali idonei nella disponibilità dell’autorità di pubblica sicurezza».

    «Possiamo dire che il giudice autorizzi a occhi chiusi – continua Stefanile – nel senso che non conosce questi locali, non sa nemmeno dove si trovino. Questo viola le normative europee, secondo cui il confinamento può avvenire solo in luoghi determinati». Le regole che gli agenti seguono nel trattamento sono decise dalle singole questure, che dovrebbero tener conto delle norme nazionali e comunitarie che tutelano la dignità umana. In pratica, però, questi regolamenti non sono resi pubblici, ufficialmente per «questioni di sicurezza». Secondo quanto stabilito dal ministero dell’Interno, gli standard da applicare sono quelli dei Cpr, già oggetto di numerose polemiche.

    Per Federica Borlizzi, avvocata e operatrice legale della Coalizione italiana libertà e diritti civili (Cild), «nei locali idonei le criticità dei Cpr rischiano di essere ancora maggiori, perché alla fragilità della base normativa si sommano minore trasparenza, minore controllo dall’esterno e il pericolo concreto che in luoghi più invisibili e meno regolati diritti già debolmente garantiti nei Cpr come salute, informazione, difesa, comunicazioni con l’esterno, condizioni materiali dignitose, risultino ancora più compressi».

    La persona trattenuta rimane in questura con gli indumenti che indossava al momento del fermo. I documenti ed eventuali oggetti personali come cellulari, zaini e orologi devono essere consegnati ai poliziotti, che li restituiranno solo all’uscita.

    Alcune questure permettono l’utilizzo del telefono, altre concedono di chiamare solo pochi contatti, come l’avvocato e i propri cari. Le condizioni di detenzione amministrativa lasciano a desiderare e in molti casi i luoghi idonei sono tutt’altro che tali. Addirittura in 11 città le persone sono trattenute nelle camere di sicurezza, spazi che in teoria sarebbero destinati a chi è in stato di fermo o di arresto, e solo in via eccezionale utilizzate per i trattenimenti.

    A Milano la situazione è critica: non c’è la doccia, le coperte non vengono lavate e mancano i cuscini. «Non è compatibile con uno Stato di diritto privare della libertà persone che non hanno commesso reati, ma si trovano in violazione di regole amministrative su ingresso e soggiorno – dice Borlizzi –, ed è ancora meno compatibile farlo in luoghi la cui collocazione e i cui standard restano opachi». Poi, il giudice di pace convalida o meno il trattenimento.

    «Il verbale rilasciato – prosegue Stefanile – viene compilato mettendo una crocetta sulla casella “autorizzo” o “non autorizzo”, senza alcuna valutazione di tipo oggettivo o soggettivo che verifichi l’idoneità della permanenza in questi locali». Dai tempi del covid, i giudici di pace hanno la possibilità di completare la procedura direttamente online e, tra le altre cose, non è prevista una visita medica che accerti le condizioni di salute della persona trattenuta, come invece avviene nei Cpr. Visti i tempi stretti per completare il rimpatrio, la questura accelera la pratica acquistando il biglietto aereo (che poi verrà rimborsato dalla prefettura), e lo intesta alla persona da espellere. In tal modo, dal momento del primo trattenimento al rimpatrio il cittadino straniero potrebbe rimanere nelle mani dello Stato all’incirca sei giorni.
    La mappa dei luoghi idonei

    Fino al 2023 (ma i dati si riferiscono al 2022) nella Relazione curata dal garante delle persone private della libertà personale, Mauro Palma, è stato possibile consultare il censimento di queste stanze. Dal documento si evince che 36 questure avevano dichiarato di disporre di locali idonei adibiti al trattenimento dei cittadini stranieri nella fase di esecuzione dell’espulsione, mentre 15 avevano riferito di utilizzare per lo stesso scopo le camere di sicurezza.

    L’ex garante Mauro Palma: «Parlare di “luoghi idonei” lascia passare il messaggio che è accettabile trattenere delle persone, in modo opaco e invisibile all’opinione pubblica, senza controllo effettivo sulle garanzie per i loro diritti»

    Già all’epoca il garante aveva espresso molte perplessità su queste stanze: «Pur considerando positivamente il ricorso a forme di trattenimento più brevi, e al netto delle numerose criticità che tali ambienti allestiti all’interno delle questure presentano in termini di condizioni materiali, assenza di servizi, garanzie e controlli esterni, questa propensione per l’accelerazione dei rimpatri forzati non deve essere sottovalutata».

    Il paragrafo si concludeva con una nota amara: «Procedure più rapide di allontanamento hanno l’effetto di amplificare la portata dell’agire coercitivo aumentandone la potenza traumatica e afflittiva sulla persona». Terminato il mandato di Palma, la pubblicazione è stata interrotta. A lavialibera, un componente del collegio dell’attuale garante nazionale, Mario Serio, ha spiegato che «a breve sarà pubblicata la relazione al parlamento 2023/2024 contenente anche i dati relativi al funzionamento delle strutture diverse e idonee». Dati che nel 2026 arrivano già vecchi. Per conoscere ciò che ancora non è pubblico, abbiamo mandato una serie di accessi civici alle questure, scoprendo che a fine 2025 sono 50 quelle che gestiscono luoghi idonei, mentre 10 utilizzano le camere di sicurezza.

    A Milano esistono entrambi in aggiunta al Cpr. Inoltre, negli ultimi tre anni il numero delle persone trattenute si è moltiplicato: 309 nel 2023, 906 nel 2024 e 1.225 nei primi dieci mesi del 2025. Nell’ultimo triennio, le tre città che hanno più ricorso a queste modalità di trattenimento risultano essere Milano (765), Brescia (235) e Napoli (231). In altre province, i locali ci sono ma non sono mai stati utilizzati. Anche la provenienza dei cittadini stranieri è variegata, con 46 paesi censiti tra cui tre europei: Francia, Grecia e Romania. Meno precisi sono, invece, i dati ottenuti sui rimpatri effettuati direttamente dai locali idonei. Negli ultimi tre anni, 1.685 persone sono state imbarcate su voli diretti in paesi extra Ue, mentre 75 sono state trasferite nei Cpr o espulse. Per quanto riguarda le dimensioni delle stanze e i regolamenti interni, alcuni uffici hanno risposto alle nostre domande, mentre altri hanno preferito non rilasciare dichiarazioni, spiegando che si tratta di documenti legati a questioni di sicurezza e che quindi non possono essere divulgati.

    Per capire cosa avviene davvero nei luoghi idonei non resta quindi che affidarsi alle uniche due ispezioni del garante, che a marzo e luglio 2025 ha visitato quelli di Milano e Livorno, rendendo poi disponibili le relazioni un anno e mezzo dopo. Incrociando i contenuti del documento e i dati ottenuti da lavialibera, emerge che nel capoluogo lombardo le strutture sono malridotte. Nella città toscana, i locali idonei sono entrati in funzione due anni fa: nel 2024 sono state trattenute 7 persone, 28 nel 2025. Delle 108 richieste di accesso civico inviate, in 13 casi le istituzioni non hanno risposto né alla prima istanza né al sollecito. Non abbiamo ottenuto informazioni su Ancona, Ascoli Piceno, Bari, Belluno, Caltanissetta, Caserta, Grosseto, Messina, Piacenza, Rovigo, Salerno, Torino e Trieste. Oltre alle questure, i luoghi idonei sono presenti anche negli aeroporti: nel momento in cui scriviamo è in corso il riesame dell’istanza per ottenere i dati che il ministero dell’Interno non ha ancora fornito.

    Cosa succede nei luoghi idonei?

    La legge sui luoghi idonei entrata in vigore otto anni fa era talmente generica nella sua formulazione che nel 2020 il garante Palma aveva chiesto che fossero specificati tempi e modi di utilizzo, vista la vaghezza della definizione di “idoneo”. «La legge non definisce in modo sufficientemente preciso quali luoghi possano essere usati, con quali requisiti materiali, organizzativi e di tutela, lasciando un margine molto ampio all’amministrazione di pubblica sicurezza. Questa indeterminatezza comporta delle evidenti tensioni con l’articolo 13 della Costituzione», spiega l’avvocata Borlizzi.

    All’epoca il dicastero guidato da Luciana Lamorgese (governi Conte II e Draghi) aveva recepito alcune raccomandazioni del garante e definito regole più chiare, senza però arrivare alla pubblicazione di una mappa. Era stato comunque stabilito che i locali fossero «un surrogato dei Cpr» e che quindi all’interno dovessero valere gli stessi diritti: la tutela della salute, la custodia degli affetti personali, il servizio mensa, i colloqui con gli avvocati e con gli assistenti socio-psicologici, la corrispondenza epistolare o telefonica, la compilazione dei registri delle entrate e degli eventi critici. In realtà, dalle poche informazioni in nostro possesso, i comportamenti delle questure possono essere discrezionali.

    Alcune questure hanno chiesto dei fondi al governo per ristrutturare gli edifici e potere ospitare cittadini stranieri in attesa di rimpatrio. In particolare, consultando i documenti sullo stato di avanzamento del Fondo asilo migrazione integrazione (Fami) presentato a maggio 2025, nel periodo 20212027 il Ministero e la polizia hanno proposto due tipi di progetto: il primo, da 10 milioni di euro, prevede la ristrutturazione degli spazi all’interno delle questure; il secondo, da 1,5 milioni, riguarda invece gli aeroporti.

    Ma se per i cantieri nelle questure la fase progettuale sta andando avanti, per i lavori negli aeroporti i finanziamenti sono ancora da confermare. In ogni caso, nell’aggiornamento della valutazione intermedia del Fondo si legge che il numero delle «presenze irregolari sul territorio italiano» è in aumento e non ci sono abbastanza luoghi idonei dove trattenere le persone prima del rimpatrio forzato. La soluzione prospettata è chiara: costruire nuovi centri. Dove? A Foggia, Taranto, Isernia, Mantova, Reggio Emilia, Vicenza e La Spezia.
    Braccio di ferro per avere trasparenza sui luoghi idonei

    Sulla carta, i diritti che devono essere rispettati nei Cpr e nei luoghi idonei sono equiparati, ma rimangono da chiarire almeno due grandi coni d’ombra: la salute e l’accesso all’interno dei locali. Il 6 giugno 2025, dopo una richiesta formulata da Asgi, il presidente della sezione Immigrazione presso il giudice di pace di Napoli ha dichiarato «di non aver mai effettuato controlli o accessi ispettivi presso le strutture utilizzate come luoghi idonei, di non possedere verbali di accesso relativi alle visite ispettive svolte e di ritenere tale compito estraneo alle proprie competenze, attribuendolo invece all’Ufficio prevenzione generale e soccorso».

    Una risposta simile è arrivata qualche giorno dopo dall’Ufficio di prevenzione dell’Asl Napoli 1 Centro: «Per il trattenimento nelle strutture idonee non è previsto nessun tipo di intervento da parte della Asl se non su eventuale richiesta della questura». Infine, c’è la questione dell’accesso da parte di soggetti terzi. A Bergamo, dove, secondo i dati raccolti da lavialibera, tra il 2023 e il 2025 sono stati trattenuti 28 cittadini, una recente sentenza cautelare del Tar ha annullato il provvedimento della prefettura, che aveva negato ad Asgi l’accesso ai locali idonei per «esigenze di sicurezza, privacy e logistica».

    Una motivazione che si è scontrata con la posizione degli avvocati Asgi, secondo cui «l’idoneità di una struttura al trattenimento presuppone anche la sua apertura al controllo esterno, condizione indispensabile per garantire trasparenza, dignità e rispetto dei diritti umani». Ed è proprio per questo che anche la società civile ha il diritto a entrare in questi spazi. Non resta quindi che attendere la decisione di merito per capire quali persone, associazioni, enti sono legittimati a vigilare su questi luoghi di privazione della libertà.

    https://lavialibera.it/it-schede-2635-trattenimento_dei_migranti_nei_luoghi_idonei_la_mappa_esc
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    • Il buco nero dei “luoghi idonei alla detenzione”

      Stanze di detenzione di cui nessuno parla. Sono all’interno delle questure, liberalizzate dal decreto Salvini. Usate per le persone che vanno a chiedere il permesso di soggiorno, ora sono diventate una terra di nessuno fuori da ogni forma di controllo. In Italia ci sono luoghi di detenzione più invisibili delle carceri e dei centri di permanenza per i rimpatri (Cpr). Sono i cosiddetti luoghi idonei presso le questure e le zone di transito aeroportuali. Qui i cittadini stranieri in attesa di esecuzione del rimpatrio vengono trattenuti per ore, se non per giorni, in un contesto normativo grigio, dove non esistono tutele e monitoraggio. Se le carceri italiane sono un buco nero della democrazia e i Cpr dei lager di stato, i luoghi idonei presso le questure e le zone di transito aeroportuali sono aree di detenzione amministrativa discrezionale che per la legge è come se non esistessero, ma a cui il governo sta facendo sempre più ricorso.

      Nel 2018 in Italia è entrato in vigore il cosiddetto “Decreto Salvini”. La legge, sbandierata come argine al boom degli sbarchi, è intervenuta tra le altre cose sul tema della detenzione amministrativa degli stranieri in attesa di rimpatrio, prevedendo che essa potesse avvenire non più solo nei Cpr, ma anche in “strutture diverse e idonee nella disponibilità dell’Autorità di pubblica sicurezza”, nel caso in cui negli stessi Cpr non ci fosse più posto.

      È con questa formula molto generica che in Italia è stata inaugurata la stagione dei luoghi idonei presso le questure. Succede che persone che si trovano sul territorio italiano da anni vengano convocate in questura per informazioni relative al rinnovo del permesso di soggiorno e si ritrovino invece sbattuti in una cella e poi, nel peggiore dei casi, imbarcati su un volo verso il loro paese di origine.

      Hassan è arrivato in Italia da ormai oltre dieci anni. Ha ottenuto un permesso di soggiorno per protezione speciale, in patria subiva discriminazioni per una malattia da cui è affetto. In Italia si è costruito una vita e ha lavorato con contratti regolari. Il governo Meloni nel 2023 ha cancellato la tipologia del suo permesso di soggiorno, che intanto gli è pure scaduto. Qualche tempo fa la questura di Milano gli ha detto di presentarsi negli uffici con il passaporto, senza dargli ulteriori dettagli.

      “Mi hanno fatto aspettare in sala d’attesa, poi sono arrivati gli agenti che mi hanno sequestrato il permesso scaduto, la mia carta d’identità italiana e il mio passaporto e mi hanno messo in una cella dicendo che entro poche ore mi avrebbero rimpatriato”, racconta. “Non avrei mai pensato di poter ricevere un trattamento simile, dopo aver vissuto e lavorato per anni in Italia”. La prassi prevede che le persone straniere trattenute nei locali della questura possano rimanerci per un massimo di 96 ore, durante le quali deve avvenire la convalida del rimpatrio del Giudice di pace. Il problema è che non esiste una legge a disciplinare questa restrizione della libertà personale. Che dunque si trasforma in una forma di detenzione grigia e arbitraria, fuori da ogni forma di controllo e in violazione di quelli che, normalmente, sarebbero i diritti dei detenuti.

      Hassan è stato diverse ore nella cella della questura. “Mi hanno sequestrato il cellulare, mi hanno dato un pantalone sporchissimo e usato da altre persone, io non avevo niente con me perché ero andato in questura pensando di restarci pochi minuti”, racconta. “C’era un materassino molto sottile su cui dormire, mentre per andare in bagno dovevi chiedere il permesso agli agenti che ti accompagnavano. Lì dovevi stare con la porta aperta, sotto sorveglianza. La mia privacy è stata violate”. Alla fine il Giudice di pace non ha convalidato l’espulsione e Hassan è uscito dalla questura da uomo libero.

      Anche Adem, 31 anni, ha passato qualcosa di simile. Arrivato in Italia da bambino, dopo un lungo periodo di regolarità non ha più ricevuto risposta per il rinnovo del permesso di soggiorno, che intanto è scaduto. Lo scorso luglio lo hanno fermato per un controllo in strada ed è stato portato in questura. “Avevano già il biglietto pronto per mandarmi in Marocco, era mezzogiorno e l’aereo partiva alle 18”, spiega. “Mi hanno lasciato per sette ore in una cella, mi hanno tolto tutto lasciandomi in mutande senza neanche una coperta e ritirandomi il cellulare”.

      L’ambiente era una sorta di discarica: “Era sporchissimo, i muri cadevano in terra, il bagno era tutto nero. Mi hanno dato da mangiare del riso ma dentro c’erano le larve. Chissà da quanti giorni era lì”. Adem è affetto da una malattia cardiaca, ha provato a spiegarlo agli agenti e a un certo punto ha finto un malore. Quando è stato portato in ospedale gli esami hanno confermato la sua sindrome e una volta in questura è stato liberato per le sue condizioni di salute. “Ho messo in scena un malore perché era l’unico modo per andare in ospedale e dimostrare che sono un soggetto fragile”, spiega.

      Come sottolinea in un report l’Associazione per gli Studi Giuridici sull’Immigrazione (Asgi), “nessun protocollo è in essere con il servizio sanitario nazionale e i trattenuti non vengono sottoposti ad alcuna visita di idoneità prima di accedere alla struttura; questo perché, sostiene la questura, non vi è alcuna prescrizione di legge in tal senso”. Ma non è l’unica mancanza. Sempre l’Asgi denuncia che durante la detenzione “il diritto di presentare reclami al Garante, il diritto di corrispondenza con l’esterno e perfino il diritto a un pasto caldo sono di fatto condizionati alla disponibilità dell’operatore di turno”.

      Raccontare i luoghi idonei presso le questure non è facile, perché il loro monitoraggio è di fatto precluso. Abbiamo fatto richiesta alla prefettura di Milano per potervi fare visita, ma non abbiamo ricevuto risposta. Anche l’Asgi aveva ricevuto il rigetto al sopralluogo dalla questura di Milano, che poi è stato effettuato nel 2022 grazie al ricorso al Tar. Le richieste di un elenco dei luoghi idonei presso le questure italiane non ha mai avuto seguito e oggi non si sa quante siano e dove siano, né quante persone ci siano passate. Incrociando le varie testimonianze, solo a Milano le presenze sarebbero decine ogni mese.

      In una serie di visite effettuate tra il 2020 e il 2021 ai luoghi idonei di Bologna, Parma e Trieste, il Garante dei diritti dei detenuti ha evidenziato numerose criticità sia dal punto di vista strutturale, chiedendo interventi di adeguamento e ristrutturazione, sia riguardo i diritti di base delle persone straniere recluse, come la comunicazione con familiari e avvocati e l’accesso alle informazioni sul loro status. L’Onu ha lamentato un’assenza di tracciabilità dei luoghi idonei e condizioni detentive che rischiano di tramutarsi in una violazione dell’articolo 17 della Convenzione internazionale per la protezione di tutte le persone dalle sparizioni forzate, che vieta la detenzione segreta.

      I luoghi idonei presso le questure sono zone grigie di detenzione, di cui si sa molto poco. “Negli ultimi tempi è incrementata la loro funzione. Con il nostro sportello stiamo entrando in contatto con sempre più persone coinvolte”, denuncia Cesare Mariani, volontario dello sportello legale Naga. “Molti dei rimpatri ci risultano poco legittimati. Persone che avrebbero diritto a rimanere in Italia o perlomeno a ricorrere contro il provvedimento di espulsione rimanendo sul territorio, da un momento all’altro vengono invece rispedite nel loro paese di origine”.

      Quello che non funziona nei locali idonei è soprattutto l’isolamento totale, che rende molto difficile riuscire a dimostrare il proprio diritto a restare. E si crea anche un cortocircuito istituzionale. “I provvedimenti nel caso di domanda di protezione internazionale arrivano su parere della commissione territoriale e su esecuzione della questura, che sono a loro volta organi soggetti al ministero dell’Interno”, sottolinea Mariani, che chiosa: “Questi attori agiscono su chiare indicazioni politiche, non c’è volontà di tutela”.

      https://ristretti.org/il-buco-nero-dei-luoghi-idonei-alla-detenzione

    • I “locali idonei” al trattenimento dei cittadini stranieri: le criticità del dettato normativo, i rilievi mossi dalle autorità di garanzia e i dati raccolti da ASGI

      Sull’introduzione della fattispecie relativa ai ‘locali idonei’ per il trattenimento dei cittadini stranieri in attesa della convalida dell’accompagnamento immediato alla frontiera

      Il D.L. 113/2018 convertito in L. 132/2018 ha ampliato la tipologia dei luoghi di privazione della libertà destinati alla detenzione amministrativa dei cittadini stranieri in attesa della convalida dell’accompagnamento immediato alla frontiera. Con la modifica del c. 5-bis dell’art. 13 del D.Lgs. 286/1998 (Testo Unico Immigrazione, TUI) è stata infatti introdotta la possibilità per il giudice di pace, su richiesta del Questore, di disporre il trattenimento dei cittadini stranieri sopracitati presso “strutture idonee nella disponibilità dell’Autorità di pubblica sicurezza” nel caso di indisponibilità di posti nei Centri di Permanenza per il Rimpatrio (CPR). Inoltre, qualora anche dopo l’udienza di convalida permanga l’indisponibilità di posti nelle sopracitate strutture di cui all’art. 14 del D.Lgs. 286/1998, è possibile disporre il trattenimento dei cittadini stranieri in “locali idonei presso l’ufficio di frontiera interessato, sino all’esecuzione dell’effettivo allontanamento e comunque non oltre le quarantotto ore successive all’udienza di convalida”. L’articolato in questione non veniva abrogato né ulteriormente integrato dal legislatore con il D.L. 130/2020 convertito con modifiche in L. 173/2020, il quale invece conferma l’ampliamento della tipologia dei luoghi di privazione della libertà destinati al trattenimento dei cittadini stranieri in attesa di convalida del rimpatrio coatto, limitandosi unicamente a specificare che ai trattenuti si applicano le disposizioni di cui al secondo comma dell’art. 14 del medesimo D.Lgs: in tali luoghi di detenzione devono essere dunque garantiti adeguati standard igienico-sanitari e abitativi, informazioni relative allo status giuridico, assistenza, rispetto della dignità della persona e libertà di corrispondenza anche telefonica con l’esterno.

      Le criticità del dettato normativo e i rilievi mossi dal Garante nazionale dei diritti delle persone private delle libertà personale e dal Comitato ONU di controllo sull’attuazione della Convenzione internazionale per la protezione di tutte le persone dalle sparizioni forzate

      La norma in oggetto è stata ampiamente criticata[1] da ASGI per via della sua indeterminatezza e per i rilevanti profili di illegittimità costituzionale che ne conseguono, non essendo specificate le modalità del trattenimento e il relativo criterio di idoneità di tali luoghi, la cui valutazione è dunque demandata esclusivamente alla discrezionalità delle autorità di pubblica sicurezza.

      Lo stesso Garante nazionale[2] dei diritti delle persone private della libertà personale accoglieva con preoccupazione la novella normativa, rilevando la criticità dell’assenza di un elenco completo di locali individuati come “idonei” e la mancata determinazione dei criteri oggettivi di idoneità a valenza nazionale, ed evidenziando il conseguente rischio che tali strutture possano sfuggire al controllo preventivo, e dunque all’esercizio delle prerogative di competenza, della stessa autorità nazionale di garanzia. La perdurante sussistenza dei due sopracitati profili di criticità, nonostante gli input in merito ai criteri utili a guidare il vaglio di idoneità forniti dal Garante nell’ambito della interlocuzione avvenuta con il Ministero dell’Interno, veniva nuovamente evidenziata da parte dell’autorità nazionale di garanzia nel parere[3] sul D.L. 130/2020 inviato il 5 novembre 2020 al Parlamento nell’ambito dell’iter di conversione dell’atto governativo.

      In ultimo, ma non meno significativamente, anche il Comitato ONU di controllo sull’attuazione della Convenzione internazionale per la protezione di tutte le persone dalle sparizioni forzate, nelle sue osservazioni conclusive[4] sul rapporto presentato dall’Italia ai sensi dell’articolo 29 della Convenzione del 10 maggio 2019, esprimeva preoccupazione per la mancata pubblicazione dell’elenco dei luoghi “idonei”, che impedisce di fatto al Garante di visitare gli stessi, e per la possibilità che le condizioni di detenzione in tali ambienti potrebbero non essere conformi all’articolo 17 della Convenzione. Il Comitato concludeva raccomandando al governo italiano di pubblicare immediatamente il sopracitato elenco, di garantire l’accesso da parte del Garante nazionale a tali locali, e di ottemperare a quanto disposto dall’articolo 17 della Convenzione[5].

      Le istanze di accesso civico generalizzato presentate da ASGI, le risposte e i dati restituiti dalle Questure e dai valichi di frontiera interrogati

      I dati relativi ai trattenimenti avvenuti dall’entrata in vigore della norma in esame presso i luoghi “idonei” diversi dai CPR e i locali “idonei” presso gli uffici di frontiera non sono stati resi noti dalle amministrazioni competenti. Per questo, ASGI, nell’ambito del progetto In Limine, ha provveduto a sollecitare queste ultime alla pubblicazione di tali informazioni, inviando il 21 luglio 2020 alcune istanze di accesso civico alle autorità interessate in merito al numero di trattenimenti eseguiti, alle strutture individuate e utilizzate a tal fine, alle modalità attuative e condizioni di trattenimento, con indicazione dei criteri di idoneità e della autorità competente alla verifica dell’adeguatezza dei luoghi, alle modalità attuative o protocolli per lo svolgimento di attività di informativa nei confronti dei cittadini stranieri, e alle modalità di svolgimento dei colloqui con i difensori legali.

      Per quanto riguarda le Questure, tutti gli uffici interrogati[6] hanno risposto all’istanza, fornendo, tuttavia, solo parziale riscontro alle richieste avanzate da ASGI, sulla scorta della non ostensibilità di alcune informazioni e di alcuni dati al fine di salvaguardare l’ordine pubblico e per la prevenzione e la repressione della criminalità. Dai dati forniti dagli uffici sopracitati, si rileva tuttavia che presso tutte le Questure interrogate, con l’eccezione di Roma[7], sono già utilizzati i locali ‘idonei’ per il trattenimento dei cittadini stranieri in attesa di convalida dell’accompagnamento immediato in frontiera. Con riferimento al numero di trattenimenti eseguiti, solo alcune delle Questure hanno fornito i dati richiesti, da cui emerge che dal 1 gennaio 2019 al luglio 2020 le stesse hanno trattenuto, nei locali “idonei” individuati (sui quali, come si vedrà di seguito, non hanno fornito ulteriori informazioni), un totale di 393 cittadini stranieri in attesa di convalida del rimpatrio coatto[8]. Pur non avendo tutti gli uffici interrogati fornito i dati relativi alle nazionalità dei trattenuti, si può in ogni caso rilevare che la nazionalità maggiormente interessata da tali trattenimenti risulta essere quella marocchina, seguita, a stretto giro, da quella albanese, e da quella tunisina. Le altre nazionalità coinvolte, seppur in maniera più esigua di quelle appena citate, sono: Moldavia, Senegal, Nigeria, Cina, Palestina, Pakistan, Ghana, Perù, Bosnia, Egitto, Serbia, Ucraina, Bangladesh, Brasile, Colombia, Kosovo, Macedonia, Georgia, India, e Romania.

      Con riferimento ai modi e ai tempi con cui vengono fornite informazioni ai cittadini circa i propri diritti e in particolare al diritto di difesa, all’accesso alla procedura di asilo e ai contatti con il mondo esterno, viene esercitata un’ampia discrezionalità dell’autorità amministrativa nell’individuazione delle sopracitate modalità, come evidenziato dalle risposte fornite dalle Questure interrogate dalle quali emerge un quadro di prassi variegate. Relativamente all’implementazione di attività di informativa ai cittadini stranieri soggetti a trattenimento circa i propri diritti, i tempi del trattenimento, le modalità del rimpatrio, l’accesso al diritto di difesa e alla procedura di richiesta protezione internazionale, a seconda della Questura coinvolta si fa unicamente riferimento all’utilizzo di scheda informativa multilingue per la partenza volontaria, al foglio notizie (che non ha alcun contenuto informativo), o – nel caso di Bologna – ad una scheda informativa relativa al trattenimento ex art. 13 c. 5bis D.Lgs. 286/1998. Nessuno degli uffici interessati sembrerebbe prevedere in ogni caso l’assistenza linguistica, che è riconosciuta, al contrario, unicamente da parte di alcune Questure[9] sulla base di una valutazione caso per caso. Inoltre, tali documenti, la cui compilazione è tra l’altro rimessa al cittadino straniero trattenuto, non fanno alcun riferimento al diritto di accedere alla richiesta di protezione internazionale e, in ogni caso, non assolvono autonomamente ad alcuna funzione informativa. Anche con riferimento alle risposte fornite dagli uffici interrogati in merito allo svolgimento dei colloqui con i difensori legali delle persone soggette a trattenimento ai sensi dell’art. 13 c. 5 bis del D.Lgs. 286/1998, ai luoghi predisposti per tale finalità e alle modalità di comunicazione con gli avvocati e con il mondo esterno, si evidenzia la mancata descrizione delle procedure attuate e dei luoghi individuati al fine di garantire il diritto dei cittadini trattenuti a conferire con i propri difensori e a comunicare con il mondo esterno, essendosi, le Questure interessate, limitate a confermare di garantire il diritto dei cittadini stranieri trattenuti di avere colloqui riservati con i propri difensori e di contattare i propri familiari, anche al fine di recuperare i propri effetti personali.

      In ultimo, con riferimento alle risposte pervenute – e nonostante i solleciti in tal senso dello stesso Garante nazionale dei diritti delle persone private della libertà e dal Comitato ONU sopracitato che hanno invitato le autorità a determinare e rendere noti i criteri oggettivi di idoneità delle strutture con uniforme valenza su tutto il territorio nazionale e alla pubblicazione dell’elenco completo dei locali individuati all’esito del giudizio di idoneità – nessuna delle Questure interrogate ha fornito informazioni relativamente alle strutture[10] e ai luoghi ‘idonei’ individuati e alle modalità di attuazione della privazione della libertà personale[11], comunicando l’esclusione del diritto di accesso alle informazioni e i documenti riguardanti l’organizzazione ed il funzionamento dei servizi di polizia e le strutture strettamente strumentali alla tutela dell’ordine pubblico, ai sensi dell’art. 8 c. 5 del DPR 352/1992. Anche con riguardo ai criteri utilizzati al fine di determinare l’idoneità dei luoghi di trattenimento, tutti gli Uffici coinvolti si sono limitati[12] a fare genericamente riferimento all’interlocuzione avvenuta tra il Ministero dell’Interno e il Garante nazionale e all’indicazione da parte di quest’ultimo di alcuni criteri utili a guidare il vaglio di idoneità, sulla base degli standard europei e internazionali elaborati in materia. Non è chiaro, dunque, se a tale interlocuzione, resa già nota dallo stesso Garante e chiaramente propedeutica alla determinazione e pubblicazione, da parte dell’autorità preposta, dei criteri oggettivi di idoneità delle sopracitate strutture con uniforme valenza su tutto il territorio nazionale, siano seguiti gli auspicati atti amministrativi a valenza nazionale.

      Per quanto riguarda invece i valichi di frontiera interessati, a dicembre 2020 il Responsabile della prevenzione della corruzione e della trasparenza del Ministero dell’Interno confermava quanto già comunicato dai valichi di frontiera di Roma-Fiumicino e Milano-Malpensa nel gennaio 2020 in merito alla mancata realizzazione di tali locali la cui progettazione sembrerebbe essere ancora in fase preliminare[13], con la conseguenza che presso tali valichi di frontiera non sono ad oggi ancora state disposte le misure di trattenimento in esame.

      Al termine di questo riepilogo sul trattenimento in “locali idonei”, evidenziante da un lato le lacune del dettato normativo[14] rilevate dalle autorità di garanzie (il Garante nazionale ed il Comitato ONU) e dall’altro le ombre nell’implementazione evidenziate dai dati raccolti da ASGI tramite le istanze di accesso civico, emerge chiaramente la necessità di un monitoraggio delle modalità, dei luoghi, dei tempi, delle condizioni e dei termini applicativi di implementazione di tale forma di detenzione sui generis al fine di verificare che l’indeterminatezza della norma, che sfugge alla riserva assoluta di legge prevista dall’art. 13 Cost., determini la creazione di aree prive di tutela effettiva ed esposte, quindi, al rischio di arbitri e abusi.

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      [1]https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/2018_10_25_scheda_ASGI_art_2_3_4_DL_Immigrazione_113.pdf; https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/ASGI_DL_113_15102018_manifestioni_illegittimita_costituzione.pdf

      [2] https://www.garantenazionaleprivatiliberta.it/gnpl/resources/cms/documents/17ebd9f9895605d7cdd5d2db12c79aa4.pdf

      [3] https://www.garantenazionaleprivatiliberta.it/gnpl/resources/cms/documents/a4b7703edaea321d90b273c116f1eafd.pdf

      [4] https://tbinternet.ohchr.org/_layouts/15/treatybodyexternal/Download.aspx?symbolno=CED%2fC%2fITA%2fCO%2f1&Lang=en

      [5] Giova rammentare che tale articolo, al suo terzo comma, richiede che ogni Stato contraente assicuri che siano compilati e conservati registri ufficiali relativi alle persone private della libertà, che saranno prontamente messi a disposizione su richiesta da parte di qualunque autorità giudiziaria o altra autorità o istituzione competente autorizzata a ciò dalle legge nazionale o sovranazionale, e che le informazioni contenute in tali documenti debbano comprendere, come minimo, inter alia, la indicazione del luogo di privazione della libertà e l’autorità di esso responsabile.

      [6] Questura di Bergamo, Questura di Milano, Questura di Bologna, Questura di Brescia, Questura di Parma e Questura di Roma.

      [7] Fa eccezione la Questura di Roma che, al 3 agosto 2020, dichiarava di aver continuato a disporre i trattenimenti unicamente presso i CPR presenti sul territorio nazionale non avendo ancora individuato/realizzato dei luoghi ‘idonei’ e non usufruendo di strutture diverse ed idonee nella disponibilità dell’autorità di pubblica sicurezza.

      [8] Di cui 91 trattenuti dalla Questura di Bergamo (79 nel 2019 e 12 nel 2020), 179 dalla Questura di Brescia e 50 dalla Questura di Parma.

      [9] Questure di Milano, Brescia e Parma.

      [10] Solo la Questura di Bergamo riferisce di disporre di camere per il trattenimento di cittadini fermati, utilizzate per la permanenza di cittadini stranieri in fase di esecuzione dell’espulsione ai sensi dell’art. 13 c. 5 bis del D.Lgs. 286/1998 e comunica la non ostensibilità dei documenti relativi alle strutture di polizia, essendo esclusi dal diritto di accesso ai sensi dell’art. 24 c. 6 lett. c) e art. 3 c. 1 lett. d) del decreto del Ministero dell’Interno del 10 maggio 1994 n. 415.

      [11] La Questura di Bergamo si limita ad aggiungere, genericamente, in merito alle modalità di attuazione della privazione della libertà personale, che quest’ultima avviene nel rispetto delle previsioni di legge e con la convalida dell’autorità giudiziaria.

      [12] Ancora una volta ad eccezione della Questura di Bergamo che, sul punto, integra genericamente quanto già riferito dalle altre Questure, riferendo che i criteri utilizzati al fine di determinare l’idoneità dei luoghi di trattenimento sono quelli specifici della normativa di settore, sottoposta ai controlli degli uffici preposti.

      [13] Il valico di Roma-Fiumicino a gennaio 2020 ha inviato gli atti relativi alla progettazione di tali locali, senza fornire informazioni in merito alle tempistiche previste per la realizzazione degli stessi. Dalla documentazione inoltrata in merito alla progettualità per l’individuazione dell’area e la realizzazione dei locali idonei si evince che le autorità stanno predisponendo una vera e propria area di detenzione temporanea presso il varco 1 dell’aeroporto di Roma Fiumicino nell’ottica di un grave ampliamento e decentramento dei luoghi di privazione della libertà personale. Il valico di Milano-Malpensa ha invece comunicato che sono ancora in corso le attività tecniche preliminari per l’individuazione dei suddetti locali che dovrebbero essere realizzati entro la metà del 2022.

      [14] https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/2018_10_25_scheda_ASGI_art_2_3_4_DL_Immigrazione_113.pdf; https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/ASGI_DL_113_15102018_manifestioni_illegittimita_costituzione.pdf

      Foto di Lucia Gennari tratta dal rapporto di Migreurop Rinchiusi ed esclusi: La detenzione informale e illegittima in Spagna, Grecia, Italia e Germania

      https://www.asgi.it/inlimine/i-locali-idonei-al-trattenimento-dei-cittadini-stranieri-le-criticita-del-detta

    • L’altra detenzione amministrativa: i misteriosi “luoghi idonei”

      Squarci di informazione sulla detenzione amministrativa si sono potuti cogliere nel corso di quest’anno, il c.d. “grande pubblico” è stato raggiunto da parole come C.P.R. (Centri di Permanenza per il Rimpatrio), vere e proprie carceri esclusivamente per persone straniere. Luoghi di detenzione dove i migranti perdono la libertà per questioni connesse al loro permesso di soggiorno: detenzione amministrativa per l’appunto. Una vera e propria contraddizione in termini.

      Si è parlato di CPR per le condizioni inumane in cui sono costrette a vivere le persone migranti, private in buona sostanza di ogni diritto fondamentale e costituzionalmente sancito, dalla salute alla comunicazione ad esempio e, soprattutto, spogliate della dignità umana. Il Governo Meloni con il Decreto – Legge n. 124/2023 ha ampliato il termine massimo di permanenza fino ad addirittura diciotto mesi e con l’intendimento di costruire un CPR in ogni Regione. Persone (esclusivamente straniere, è doveroso ribadirlo) che il nostro Stato riduce a fantasmi in attesa di un’espulsione che una volta su due nemmeno avviene. Ed è in fase di costruzione un CPR anche in Albania, sempre su volere del nostro Governo in collaborazione con il suo omologo albanese. Si potrebbe affermare, rimanendo perversamente coerenti con i blackout terminologici, che esportare la detenzione amministrativa è la nuova frontiera.

      Ma i trattenimenti delle persone straniere non avvengono esclusivamente nei CPR ma, altresì, nei “luoghi idonei”. Ovvero?

      Il D.L. 113/2018 – il famigerato primo “Decreto Salvini” – convertito nella L. 132/2018 ha ampliato la tipologia dei luoghi di privazione della libertà destinati alla detenzione amministrativa delle persone straniere in attesa della convalida dell’accompagnamento immediato alla frontiera.

      La modifica dell’art 13 del Testo Unico dell’Immigrazione ha così introdotto la possibilità per i Giudice di Pace, su richiesta del Questore, di disporre il trattenimento dei cittadini stranieri sopracitati presso “strutture idonee nella disponibilità dell’Autorità di pubblica sicurezza” nel caso di indisponibilità di posti nei CPR. Inoltre, qualora anche dopo l’udienza di convalida permanga l’indisponibilità di posti nelle sopracitate strutture (ndr: i CPR) di cui all’art. 14 del D.Lgs. 286/1998 (ndr: il Testo Unico dell’Immigrazione), è possibile disporre il trattenimento dei cittadini stranieri in “locali idonei presso l’ufficio di frontiera interessato, sino all’esecuzione dell’effettivo allontanamento e comunque non oltre le quarantotto ore successive all’udienza di convalida”

      In altri termini, questi luoghi “idonei” destinati al trattenimento dei cittadini stranieri in procinto di essere espulsi sono sussidiari ai CPR, disponibili presso le Questure e diffusi sul territorio nazionale. Luoghi di privazione della libertà personale, ancor più sconosciuti dei CPR e non conoscibili perché non è dato avere nemmeno un elenco degli stessi da parte della Pubblica Amministrazione.

      Le persone trattenute (sempre e solo straniere) possono rimanere in piccole stanze collocate in Questura sotto stretta sorveglianza per un massimo di novantasei ore, al termine delle quali possono essere liberate o rimpatriate, il tutto passa da un’udienza di convalida tenuta da un Giudice di Pace rigorosamente da remoto. I cellulari vengono sequestrati, quindi, la persona trattenuta una volta in Questura non ha modo di comunicare con l’esterno se non per concessione della Questura stessa.

      Non esiste una legge che disciplini le modalità di questo tipo di restrizione della libertà personale.

      Negli ultimi mesi questi casi di trattenimenti in “luoghi idonei” sono in aumento (ndr: chi scrive ha appreso di un forte incremento nella Questura di Milano). Tuttavia, le informazioni al riguardo sono pressoché inesistenti. Nebbia fitta insomma.

      Quello che si sa è che abbiamo delle persone, spesso residenti in Italia da anni, che si recano in Questura per ottenere, ad esempio, informazioni sullo stato della propria richiesta di permesso di soggiorno o di rinnovo dello stesso che poi si trovano letteralmente detenute, impossibilitate o quasi ad avere contatti con l’esterno per contattare il proprio difensore o i famigliari, sottoposte ad un’udienza che dura pochi minuti con un Giudice “da remoto” e poi imbarcate su un aereo.

      E spesso ci si reca in Questura su un appuntamento dato dagli stessi organi di polizia, appuntamento, questo, atteso, a volte, anni, con la speranza di uscire da quei locali con un permesso di soggiorno. E, invece, in luogo del rilascio dell’agognato titolo di soggiorno il buio della detenzione e dell’espulsione, quasi senza possibilità di difendersi e, ancor prima, di capire quello che sta succedendo.

      Perché tutto questo? Una risposta la si può trovare nel c.d. “decreto Cutro” (il decreto-legge emanato dal Governo Meloni il 10 marzo 2023) e l’abrogazione del comma 2 dell’art. 12 del D.P.R. 394/1999, con la conseguente soppressione del meccanismo di intimazione a lasciare il territorio nazionale entro il termine di quindici giorni, previsto in occasione della notifica allo straniero del rifiuto/revoca del permesso di soggiorno.

      E, pertanto, volendo citare la Circolare del Ministero dell’Interno n. 400/B dell’1.6.2023 “In tale prospettiva codesti Uffici, contestualmente alla notifica del rifiuto del permesso di soggiorno, contenente l’avviso di cui al comma 1 della norma citata, valuteranno l’adozione dell’espulsione di cui all’art. 13 del Testo Unico, previa verifica della sussistenza dei presupposti”.

      Ormai per un cittadino straniero è preferibile recarsi in Questura munito di passaporto, dichiarazione di ospitalità, contratto di lavoro o dichiarazione di disponibilità all’assunzione per il futuro per sperare che il suo trattenimento non venga convalidato avendo dimostrato il suo radicamento in questo paese. Altrimenti, ormai rimpatriato nel paese d’origine, dovrà sperare di trovare un avvocato che si opponga al suo decreto di espulsione.

      Ormai, volendo citare l’avvocato Maurizio Veglio, si può affermare che “La semplice osservazione dei luoghi di trattenimento amministrativo, di fatto e di diritto, dei non cittadini – in Italia come nel mondo – consente di affermare che quello che si consuma al loro interno è un rito di separazione su base etnica. Il trattenimento degli stranieri è un poderoso strumento di propaganda a disposizione del governo di turno, che l’attuale riforma (ndr: il Decreto Cutro) porta alla sua massima espansione.”

      Definiti “luoghi idonei” ma, in realtà, sono luoghi dove si celebra il rito della segregazione nel silenzio dell’opinione pubblica. Come per i CPR occorre impegnarsi per fare luce su queste zone d’ombra dei diritti totalmente sconosciute per porre fine all’ennesima guerra in corso, quella ai migranti.

      https://transform-italia.it/laltra-detenzione-amministrativa-i-misteriosi-luoghi-idonei

    • Persone in attesa di rimpatrio. A Milano camere di sicurezza fatiscenti utilizzate come «luoghi idonei»

      Nella città lombarda 16 camere di sicurezza vengono utilizzate come luoghi idonei. Le condizioni igieniche sono scarse e non c’è neppure l’ambulatorio medico. La relazione del garante dei detenuti certifica violazioni di diritti

      Mancano le sedie e i tavoli, i bagni sono sporchi, le coperte non vengono sanificate e c’è poca luce naturale. La questura di Milano li chiama luoghi idonei, ossia adatti al trattenimento dei cittadini stranieri in attesa di rimpatrio, ma per il garante dei detenuti, che a luglio del 2025 ha visitato le strutture della città lombarda, in queste stanze di idoneo c’è poco.

      La relazione è impietosa, soprattutto per quanto riguarda le 16 camere di sicurezza collocate al piano terra della questura, utilizzate per le persone in stato di fermo o di arresto e, solo in via eccezionale, per chi è in attesa di rimpatrio. Da gennaio 2024 ad agosto 2025 nei luoghi idonei e nelle camere di sicurezza meneghine sono state rinchiuse 592 persone.

      La commissione del garante ha visitato due camere di sicurezza, giudicate inadeguate viste le «condizioni molto degradate». Nel bagno non c’era la doccia (necessaria per trattenimenti superiori alle 24 ore) e i sanitari in acciaio erano ricoperti di incrostazioni maleodoranti. Inoltre, sui letti in muratura, dove poggia un materasso di gommapiuma, erano presenti coperte «evidentemente utilizzate da chi era transitato in precedenza». Dalla questura hanno confermato che questi spazi sono «solo saltuariamente igienizzati».

      Nel locale idoneo, invece, asciugamani, biancheria, scarpe e ciabatte sono fornite dalle associazioni e non dalle istituzioni. Nei mesi estivi nessun impianto di climatizzazione è in funzione, ma almeno una finestra garantisce un po’ di luce naturale. In ogni caso, non sono disponibili né il campanello delle chiamate urgenti, né l’interruttore per accendere o spegnere la luce dall’interno.
      “Si rifiuta di firmare”

      Parlando con gli operatori impiegati nella vigilanza dei cittadini stranieri, il garante ha scoperto che sono poco informati sulle regole da seguire durante il trattenimento. In assenza di un presidio sanitario, è lo stesso personale che chiede informazioni sullo stato di salute e sull’eventuale necessità di terapie farmacologiche.

      «In linea di principio – si legge nel documento – nei locali idonei sono trattenute esclusivamente persone migranti che non hanno problematiche sanitarie». Dagli stessi dati ottenuti durante la visita, la questura ha segnalato che dieci persone sono state trasportate in ospedale. I pasti forniti sono secchi: panini, frutta, uno snack dolce e l’acqua, mentre il telefono cellulare viene ritirato all’ingresso e occorre comunicare in anticipo le persone che si desidera contattare.

      Sul punto, il garante ha spiegato che i dispositivi non dovrebbero essere requisiti, per permettere di accedere a internet anche solo per informarsi o passare il tempo. I colloqui con i difensori avvengono in modalità confidenziale, ma vigilati dal responsabile di turno. Sui registri presenze, alla voce “informativa sui diritti” – il documento che i cittadini stranieri devono firmare all’inizio della permanenza – compare spesso la dicitura “si rifiuta di firmare”, ma secondo il garante più che un diniego sembra che i fogli non vengano proprio consegnati.

      «In effetti anche il giorno della visita il personale aveva difficoltà a reperirli», si legge nella relazione. Anche i mediatori culturali, che potrebbero aiutare le persone a superare almeno l’ostacolo della lingua, sono disponibili solo dal lunedì al venerdì fino alle 17. E se capita di entrare nel weekend, non è previsto alcun supporto.

      La videosorveglianza è attiva 24 ore su 24, anche nelle stanze private (a differenza dei Cpr dove è possibile avviare la registrazione soltanto negli spazi comuni), e la stessa rigidità si applica ai pacchi che arrivano dall’esterno. Ultima nota dolente sono le autorizzazioni al trattenimento e all’espulsione firmate dal giudice di pace: dal 2020 è possibile compilarle in via telematica e ciò significa che il magistrato, come evidenzia la relazione, «non ha mai fatto accesso alle camere di sicurezza per valutarne l’idoneità».

      In effetti, i collegamenti video con l’autorità giudiziaria si tengono in una stanza piccola, che all’occorrenza è ambulatorio medico, sala avvocati e persino magazzino.
      La risposta della Questura di Milano

      Il capo della polizia di Stato, Vittorio Pisani, il 10 marzo 2026 ha risposto al documento del collegio del Garante: «La Questura di Milano – ha scritto Pisani – ha rappresentato che, a breve, saranno disponibili nuovi locali idonei, realizzati in Via Corelli, che risponderanno agli standard di sicurezza e di adeguatezza raccomandati dal garante nazionale». Ha aggiunto poi che «allo straniero vengono puntualmente illustrate, in lingua a lui comprensibile, sia mediante al consegna di materiale esplicativo, sia oralmente con l’assistenza di mediatori culturali, le ragioni per le quali si trova in tali luoghi, con la possibilità di chiedere protezione internazionale, di aderire a programmi di rimpatrio volontario assistito e di ricevere oggetti personali dall’esterno, di nominare e avere colloqui col difensore e di ogni altro suo diritto».

      Per quanto riguarda la corrispondenza telefonica, il capo della polizia ha sottolineato che il cellulare viene messo in un armadietto e preso «ogni qual volta la persona ne faccia richiesta» e «sotto la supervisione degli operatori», per «contemperare le esigenze di sicurezza col diritto alla libertà di corrispondenza telefonica. Sul punto della tutela della salute,»è cura dell’ufficio immigrazione della Questura di provvedere preliminarmente ad approfondimenti sulle condizioni di salute dei soggetti interessati alla procedura". Nel caso in cui il cittadino straniero si senta male, chiamano il 118.

      Allegato alla risposta di Pisani c’è anche un altro documento, dell’ufficio immigrazione della Questura di Milano. Particolarmente interessante il punto sulle condizioni materiali dei luoghi idonei. «I nuovi locali idonei costruiti in via Corelli, adiacenti al locale Cpr ma distinti dallo stesso, sono muniti ciascuno (totale quattro locali) di servizi igienici e di doccia; nelle more dell’effettiva operatività degli stessi, si provvederà in ogni caso ad interessare il locale ufficio tecnico logistico per l’intensificazione dei servizi di pulizia e il cambio del materiale lettereccio».

      Come per il caso di Palermo, anche per la questura di Milano il telefono non viene lasciato sempre per"potenziale pericolo per l’incolumità dello stesso, degli altri ospiti e degli operatori, potendo fungere tale strumento come mezzo idoneo al compimento anche di atti pericolosi e autolesionistici".

      https://lavialibera.it/it-schede-2642-milano_rimpatri_camere_di_sicurezza_utilizzate_come_luogh
      #Milan

  • Trenta interventi del “118” in 28 giorni al #Centro_di_permanenza_per_il_rimpatrio di Torino

    È accaduto nel febbraio di quest’anno, a riprova della tensione che si registra in Corso Brunelleschi. Nei primi dodici mesi dalla riapertura del #Cpr (marzo 2025) si registrano 215 interventi. Intanto l’ente gestore, #Sanitalia, alle prese con difficoltà gestionali, finalizza due operazioni immobiliari in Piemonte. Dallo spazio di coworking Toolbox di Torino alla seconda casa di risposo più grande d’Italia, che si trova ad Asti, per un totale di quasi 30mila metri quadrati

    Trenta chiamate al “118” in 28 giorni dal Centro di permanenza per il rimpatrio di Torino. Mai così tante da quando la struttura ha riaperto a fine marzo 2025. I dati comunicati dalla centrale operativa della Croce rossa ad Altreconomia raccontano della crescente tensione che si registra in Corso Brunelleschi, culminata a inizio marzo di quest’anno con una persona trasferita in ospedale in “codice rosso” -probabilmente per overdose- e poi rimasta intubata per diversi giorni. Intanto l’ente gestore Cooperativa Sanitalia, mentre fa conti con i problemi all’interno del Cpr, è pronta a finalizzare la seconda operazione milionaria nel giro di pochi mesi con l’acquisizione degli oltre diecimila metri quadrati dello spazio di coworking torinese Toolbox.

    Abbiamo così chiesto tramite accesso civico ad Azienda Zero, ente di governance del sistema sanitario regionale, quante chiamate al “118” fossero partite dal Cpr negli ultimi dodici mesi. Solo a febbraio, come detto, sono state 30: un picco rispetto alle quattro di gennaio e alle 12 del dicembre 2025. Una su tre è stata classificata, guardando alla patologia che ha motivato la chiamata, come “traumatica” e sul totale 22 sono chiamate classificate con “codice verde” e cinque “giallo”.

    Dati che confermano quanto abbiamo già raccontato rispetto alla crescente tensione nella struttura. Sanitalia è infatti alle prese con diversi cambiamenti di gestione: non solo c’è stato un “giro di vite” tra medici e infermieri operativi all’interno del Cpr –il cui responsabile è un chirurgo plastico– ma soprattutto da qualche settimana il direttore è stato sospeso. A inizio gennaio 2026 è stato denunciato da uno dei “trattenuti” che lo ha accusato di averlo aggredito e insultato.

    Le difficoltà per Sanitalia insomma non mancano e non sembrano rientrate nel mese di marzo. Oltre all’intervento d’urgenza dell’ambulanza per un “codice rosso”, anche la situazione all’interno continua a essere molto tesa. La consigliera regionale del Piemonte Alice Ravinale (Alleanza verdi e sinistra) e la vicepresidente del consiglio comunale di Torino Ludovica Cioria (Partito democratico) dopo un sopralluogo avvenuto il 26 marzo hanno denunciato, oltre alla mancanza addirittura della carta igienica, gravi lacune a livello sanitario.

    “Circa due persone su tre che fanno uso di psicofarmaci o sonniferi e continuano gli atti anticonservativi -hanno spiegato- molte delle persone hanno situazione di disagio psichico e di sofferenza dovuta a pregresse patologie o a incidenti registrati nel Cpr”. Tra i casi più eclatanti segnalati quello di un giovane di origine tunisina costretto all’uso di busto metallico dopo la frattura di due vertebre a causa di una caduta dal tetto della struttura.

    I dati ottenuti da Altreconomia da Azienda Zero, però, possono aiutare anche ad allargare lo sguardo per fare un bilancio sui primi dodici mesi di riapertura del Cpr. In totale sono state 215 le chiamate al “118” in 359 giorni di attività di cui il 71% in codice verde, il 21% giallo, il 7% bianco e l’1% rosso. Tra le patologie più ricorrenti alla base degli interventi degli operatori sanitari ci sono quella traumatica (73), psichiatrica (45) e poi un generico “altre patologie” (36) seguito da gastroenterologia (15) e poi ben 11 per problematiche cardiocircolatorie.

    Tante o poche chiamate? L’unico metro di paragone disponibile sono i dati contenuti nella relazione del Garante comunale per le persone private della libertà personale del 2023 con i dati riferiti agli anni precedenti. Nel 2022, anno in cui a marzo la Coalizione italiana libertà e diritti civili denunciava 12 atti di autolesionismo al giorno, le chiamate sono state 192 di cui il 67% in codice verde mentre nel 2021 –l’anno della morte di Moussa Balde- il totale era di 201 con il 42% di codici verdi. Nei dodici mesi appena passati, quindi, si registra un dato totale leggermente più alto di interventi del “118” (215) a dimostrazione della sofferenza costante nel Cpr di Torino. Anche durante la gestione targata Sanitalia che, intanto, all’esterno continua a firmare contratti.

    È in via di definizione quello per l’acquisto del coworking Toolbox che si trova nel quartiere Crocetta. Aperto nel 2010 all’interno di un complesso storico del Novecento -da circa diecimila metri quadrati- in via Agostino da Montefeltro 2 di proprietà della famiglia Milanese, oggi conta più di di 750 membri tra freelance, professionisti, start-up e aziende innovative con oltre 150 attività diverse e 300 eventi l’anno.

    Di fronte al notaio Alberto Vadalà, il 29 gennaio 2026 Simone Fabiano, il rappresentante legale della Cooperativa Sanitalia, ha registrato la società Toolbox coworking Srl che ha come socio anche la Antares investments holding Srl (qui abbiamo raccontato l’articolata composizione tra cooperativa e società). “All’esito dell’operazione -si legge nella comunicazione inviata dalla società ad Altreconomia– le attuali attività di Toolbox e le relative risorse umane non saranno modificate e proseguirà l’attuale operatività dell’aziende così come l’attuale destinazione dell’immobile”. Il valore dell’operazione non è ancora noto.

    Quel che si sa, invece, è che a fine novembre 2025 Sanitalia ha concluso per 7,5 milioni di euro l’acquisto della Casa di riposo “Maina”, la seconda più grande d’Italia (capienza di 380 posti) dopo il Pio Albergo Trivulzio di Milano. Chiusa a dicembre 2022, la vendita del complesso da oltre 19mila metri quadrati era stata affidata dal marzo 2023 a tre commissari nominati dal Tribunale di Asti (Luca Geninatti Satè, Roberto Frascinelli e Alberto Abbate) che per tre volte avevano provato a mettere all’asta il complesso. Tutte erano andate deserte fini all’ultima del 21 novembre. Sanitalia Health Care se l’è aggiudicata dopo l’intermediazione dalla J-invest Spa, società con sede a Bologna specializzata nell’acquisto di crediti deteriorati, come quello del Maina, che lo avrebbe poi rivenduto al gruppo della sanità privata torinese.

    “Da astigiani chiediamo chiarezza sul destino di un edificio che costituisce un pezzo di storia della città: che cosa diventerà? In che tempi? Nessuno ha ancora risposto”, sottolinea il consigliere comunale del Partito democratico Michele Miravalle. Si sa solo che la stessa Sanitalia ha presentato un ricorso contro il Tribunale amministrativo regionale del Piemonte contestando il prezzo di vendita e allungando di fatto i tempi di recupero del complesso da 19mila metri quadrati. “La sanità regionale sulla carta al ‘Maina’ ha ancora 120 posti letto convenzionati ma ci sono però ancora i debiti milionari passati da ripianare. L’assessorato alla Sanità dovrebbe essere il primo a voler conoscere le intenzioni dell’acquirente. Ma ad oggi, non è stato fatto nessun incontro istituzionale tra l’acquirente e gli enti locali: in questa vicenda ci sono più domande che risposte”.

    https://altreconomia.it/trenta-interventi-del-118-in-28-giorni-al-centro-di-permanenza-per-il-r

    #santé #CPR #Turin #migrations #réfugiés #asile #détresse #détention_administrative #rétention

  • Migreurop : Notre histoire

    Le réseau Migreurop trouve son origine au début des années 2000 dans un contexte marqué par le durcissement des politiques migratoires européennes. La frontière franco-britannique en constitue l’un des points de départ emblématiques avec le camp de Sangatte, symbole d’une Europe qui organise l’exclusion des personnes étrangères à grande échelle. C’est dans ce contexte que, lors du Forum social européen de Florence 2002, un séminaire consacré à « l’Europe des camps » réunit militant·e·s et chercheur·se·s désireux de partager analyses et expériences. De cette rencontre naît informellement le réseau Migreurop, officiellement constitué en association en 2005.


    Aujourd’hui, il rassemble une centaine d’associations, des militant·e·s et des chercheur·se·s issus de 18 pays d’Europe, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et du Proche-Orient, avec pour objectif de décrypter, documenter et dénoncer les conséquences des politiques migratoires européennes sur les droits des personnes exilées. Depuis 20 ans, le réseau a permis de tisser des liens entre les sociétés civiles des différents pays situés le long des routes migratoires, luttant ensemble contre les politiques européennes mortifères, pour le respect des droits et la #liberté_de_circulation pour tous et toutes.

    20 ans de lutte contre les politiques migratoires assassines

    En 2025, le réseau Migreurop a fêté ses 20 ans d’existence. A cette occasion, un film documentaire*, réalisé par Romain Kosellek, a été produit retraçant l’histoire de Migreurop.

    https://player.vimeo.com/video/1162221765?h=34e157e0f7
    https://migreurop.org/article3547.html
    #Migreurop #vidéo #histoire #Sangatte #enfermement #camp #encampement #Gisti #ARCI #MRAX #migrations #réfugiés #frontières #recherche #enfermement #politiques_migratoires #rétention #détention_administrative #carte_des_camps #cartographie #externalisation #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #no_camps #AMDH #Maroc #association_malienne_des_expulsés (#AME) #altermondialisme #2005 #société_civile #antiracisme #droits_des_étrangers #européisation_des_politiques_migratoires #Europe_du_rejet #directive_retour #atlas #Frontex #droit_d'asile #frontexit #boats_for_people #watch_the_med #Alarmphone #libre_circulation_des_personnes #boat_4_people #open_access_now #hotspots #moving_beyond_borders #racisme #genre

  • Le #Portugal adopte une réforme facilitant l’#expulsion d’étrangers en situation irrégulière

    Le gouvernement portugais a adopté, jeudi, une réforme législative destinée à faciliter et accélérer l’expulsion d’immigrés en situation irrégulière. Le projet de loi prévoit notamment un allongement du délai de #rétention à 2 ans ou encore l’allongement des #interdictions_de_retour (#IRT) des personnes expulsées.

    C’est une étape de plus dans le #durcissement de la politique migratoire du Portugal entamé il y a deux ans. Le gouvernement portugais de droite a adopté jeudi 19 mars une réforme législative visant à faciliter et accélérer l’expulsion d’immigrés clandestins.

    Concrètement, le projet de loi prévoit notamment une réduction des délais administratifs des procédures de reconduction, une révision des critères permettant aux migrants d’éviter une telle décision, le traitement en parallèle des procédures de demande d’asile, pour que celles-ci ne deviennent pas une « manoeuvre dilatoire », ou encore l’allongement des interdictions de retour (IRT) sur le territoire portugais de personnes expulsées, a indiqué le porte-parole du Conseil de ministres Antonio Leitao Amaro.

    La #réforme prévoit également un allongement du délai pendant lequel les migrants peuvent être placés dans des centres de détention provisoire, et qui pourraient dorénavant atteindre 18 mois, contre 60 jours actuellement.

    « Il doit y avoir des conséquences à l’illégalité et cela implique la reconduction, et une reconduction plus rapide », a déclaré Antonio Leitao Amaro à l’issue d’une réunion de l’exécutif. « Le Portugal se comptait parmi les pays d’Europe avec des taux de reconduction les plus bas », a-t-il fait valoir.

    Ce texte doit être voté au Parlement

    Le texte doit encore être soumis au vote du Parlement, où le gouvernement ne dispose pas de majorité mais a jusqu’ici pu compter sur les voix de l’extrême droite pour voter d’autres mesures de contrôle de l’immigration.

    « Toute l’Europe allonge [l]es délais [de placement en détention provisoire] », a argumenté M. Leitao Amaro. En effet, l’Union européenne se prépare a adopter une législation fixant le délai maximum de rétention à deux ans - prévu dans la nouvelle « directive retour ».

    Depuis son arrivée au pouvoir en 2024, l’exécutif du Premier ministre Luis Montenegro a pris plusieurs mesures de durcissement de la politique migratoire, qui était sous le précédent gouvernement socialiste une des plus ouvertes d’Europe.

    En revanche, le volet de ces réformes portant sur les conditions d’accès à la nationalité portugaise reste toujours en discussion après avoir été retoquées par la Cour constitutionnelle.
    Expulsion de 18 000 étrangers

    Longtemps pays d’accueil, le Portugal bénéficiait d’une politique migratoire parmi les plus ouvertes d’Europe. Pendant de nombreuses années, les migrants pouvaient obtenir un statut légal en travaillant, en créant une entreprise ou en étant freelance, qu’ils soient entrés de manière régulière ou non dans le pays. Cette disposition a été abrogée.

    Désormais, les autorités opèrent un net virage. Arrivé au pouvoir en mars 2024, le gouvernement de droite modérée du Premier ministre Luis Montenegro a décidé de durcir sa ligne politique autour de l’immigration.

    En mai 2025, le gouvernement avait déjà annoncé son projet d’expulser à court terme environ 18 000 étrangers en situation irrégulière dans le pays. Cette annonce a été suivie en juillet d’un nouveau durcissement des conditions de vie des étrangers dans le pays.

    Les visas pour rechercher du travail ne sont plus accordés qu’à des immigrés hautement qualifiés et les conditions permettant le regroupement familial sont plus exigeantes. Par ailleurs, les Brésiliens, qui constituent le plus important contingent immigré dans le pays, ne bénéficient plus d’une règle qui leur permettait de régulariser leur situation après leur arrivée au Portugal. Une nouvelle unité au sein de la police nationale chargée de lutter contre l’immigration illégale et d’organiser l’expulsion des migrants en situation irrégulière a également été créée.

    Fin 2024, le nombre d’étrangers établis au Portugal a dépassé 1,5 million, soit environ 15 % de la population totale et près de quatre fois plus qu’en 2017.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70477/le-portugal-adopte-une-reforme-facilitant-lexpulsion-detrangers-en-sit
    #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #loi #détention_administrative

    ping @karine4

  • Bulgaria prigione d’Europa. Continua il “lavoro sporco” in vista del Patto migrazione e asilo

    Il Paese segue il modello ungherese basato su detenzione indiscriminata e respingimenti illegali, facendoli passare per “ingressi impediti” o “allontanamenti volontari”. La prassi repressiva non è più una sperimentazione. Reportage dal centro di detenzione per persone straniere di #Lyubimets, e da quello di “accoglienza” ad #Harmanli

    “Dopo aver passato il confine siamo stati per giorni nel bosco. Eravamo in sei e uno di noi stava male. Poi la polizia ci ha trovati e portati in caserma. Tutti tranne uno, respinto in Turchia”. L’uomo, un cittadino marocchino, racconta con calma a tre attivisti che cosa gli è successo nei giorni precedenti.

    Lo scambio avviene in un centro di detenzione per persone straniere a Lyubimets, una piccola città del Sud della Bulgaria, a 15 chilometri dal confine con la Grecia e a 30 dalla frontiera con la Turchia. Altri quattro connazionali lo ascoltano e annuiscono. Ad agosto 2025 il caldo è torrido e le temperature nella struttura sono elevate. Tutti indossano vestiti bianchi e ciabatte verdi, rotte e anche di tre taglie più piccole, consegnate loro all’arrivo nel posto in cui potrebbero essere rinchiusi in detenzione amministrativa per un tempo indefinito, dopo essere entrati irregolarmente in Bulgaria.

    In mano tengono sacchetti con generi alimentari portati dalle attiviste e attivisti italiani che, dopo controlli meticolosi, riescono a entrare nella struttura per incontrarli. Le visite si svolgono all’angolo dell’ingresso di uno degli edifici, sotto la stretta sorveglianza della polizia che difficilmente concede più di quindici minuti. L’interlocutore ha poco più di quarant’anni, gli altri tra i venti e i trenta: “Ora siamo detenuti qui, ma quando esco vorrei proseguire il mio viaggio”. “Verso Nord o verso Sud?”, risponde scherzando l’attivista. Lui sorride: “Nord”.

    Non sarà un viaggio facile. A giugno entra in vigore il nuovo Patto sulla migrazione e l’asilo che prevede un’accelerazione drastica delle procedure di asilo alle frontiere esterne dell’Ue. In attesa delle nuove norme, alcuni Paesi di frontiera stanno già forzando l’attuale sistema comune di asilo, anticipando di fatto il Patto. È successo all’Italia con i centri costruiti in Albania. Accade anche in Bulgaria, dove il trattenimento e i respingimenti sono da tempo al centro della strategia di repressione del fenomeno migratorio. Diverse organizzazioni denunciano come le procedure non rispettino gli standard. Eppure, nonostante regni l’arbitrarietà, il Paese non viene sanzionato dall’Ue, com’è stato per l’Ungheria di Viktor Orbán.

    La gestione delle migrazioni in Bulgaria si muove sul crinale tra legale e illegale, trattando casi simili in modo diverso perché gestiti in modo arbitrario. Oltre alla violazione del diritto d’asilo, queste politiche peggiorano molto le condizioni di vita delle persone: dal respingimento illegale ai problemi igienico-sanitari nei centri, fino alle violenze subite sia nelle zone di confine che nelle strutture del Paese.

    I centri di detenzione per persone migranti, chiamati “special home for temporary accommodation of foreigners” (Shtaf), sono due. Uno è proprio a Lyubimets, dove il filo spinato e alcune torri di controllo circondano la struttura che può arrivare a contenere fino a 660 persone. Ci entrano spesso attivisti e attiviste del Collettivo rotte balcaniche e No name kitchen, che da tempo lavorano sul campo.

    L’altro centro è a #Busmantsi, nella periferia Est di Sofia, e conta 400 posti. Sebbene concepiti come centri di pre-espulsione, gli Shtaf vengono utilizzati anche per la detenzione di persone migranti che non hanno presentato domanda di asilo nelle caserme di confine dove vengono portate per l’identificazione. Secondo l’organizzazione non governativa per i diritti umani Bulgarian Helsinski committee (Bhc) la ragione più comune delle domande di asilo tardive è la mancanza di servizi di interpretariato adeguati. In altre parole, di fronte alla polizia di frontiera i migranti non sarebbero in condizione di capire e quindi tutelare i propri diritti.

    Spesso i detenuti non conoscono il motivo del loro trattenimento e contattare un avvocato non è semplice perché dipende dal buon cuore del funzionario di turno. Il Comitato per la prevenzione della tortura del Consiglio d’Europa (Cpt), nel report sull’ispezione dei luoghi di detenzione per persone straniere in Bulgaria del 2024 ha riportato come, tra le autorità responsabili, sembra ci sia una presunta interpretazione errata delle norme. Infatti, nonostante la legge stabilisca che un richiedente asilo debba essere rilasciato entro sei giorni dall’avvio della sua domanda, la delegazione ha incontrato nei luoghi persone trattenute oltre il tempo prestabilito. Nel rapporto, infatti, si legge che “entrambi gli Shtaf ospitavano richiedenti asilo che vi si trovavano da più di sei giorni. Parte del personale sembrava interpretare la disposizione nel senso che il trasferimento fosse richiesto solo una volta approvata la domanda di asilo”.

    A Busmantsi è stato trattenuto per ben 19 mesi un uomo che chiamiamo Ali, di cui teniamo anonima l’identità per sicurezza. Il suo percorso migratorio è tortuoso, fatto di numerosi e continui tentativi, di cui molti finiti con respingimenti e detenzione. Dopo essere fuggito dalla Siria ha vissuto qualche anno in Turchia, prima di decidere di proseguire il suo viaggio verso l’Europa passando per la Bulgaria, dove è stato privato della libertà per oltre un anno e mezzo. Oggi vive in Olanda dove ha inoltrato una nuova domanda di asilo.

    Ogni giorno parla con la sua famiglia attraverso i social, dalla sua stanza in una struttura per l’accoglienza nei Paesi Bassi. La stessa dalla quale parla delle condizioni degradanti in cui ha vissuto a lungo in Bulgaria: “Eravamo 60 persone in una stanza. I materassi erano pieni di insetti e di notte non potevamo andare in bagno. Le persone erano costrette a fare i propri bisogni lì, in un angolo”.

    Prima del suo arresto Ali ha attraversato la frontiera tra Bulgaria e Turchia più volte. La rotta che ha percorso attraversa i boschi che ricoprono i monti Strandzha e Sakar, dove il confine è segnato da una recinzione lunga circa 200 chilometri. Una volta oltrepassata si è costretti a camminare nella foresta per giorni. È un luogo inospitale, soprattutto d’inverno, in cui si rischia la vita per congelamento oltre che per disidratazione o malnutrizione.

    Percorrendo in auto le lunghe strade nell’area vicina alla frontiera, costeggiate da alberi alti, non si incontrano molte altre macchine. La maggior parte dei mezzi in circolazione sono i Defender della polizia di frontiera bulgara: negli ultimi anni i controlli sono stati irrigiditi. In particolare dal 2025, anno in cui il Paese è entrato nell’area Schengen, l’area è pattugliata anche dagli agenti di Frontex. Se chi migra sopravvive al bosco, c’è il pericolo che venga fermato dalla polizia di frontiera e venga respinto illegalmente. Così è successo ad Ali tre volte, prima di riuscire a rimanere sul territorio bulgaro: “Ho camminato nel bosco per sette giorni, ero insieme ad altre 40 persone. Molti di noi sono stati arrestati e solo dopo giorni sono riuscito a scoprire che la mia famiglia era stata respinta”. Tuttora i suoi familiari sono bloccati in Turchia.

    “Le persone vengono respinte verso il Paese da cui sono entrati senza procedure formali di rimpatrio o riammissione”, spiega Iliana Savova, direttrice del programma legale per rifugiati e migranti del Bhc. Questa pratica, documentata da tempo, viene negata dal governo bulgaro che con un escamotage dialettico parla di “ingressi impediti”. Secondo i dati resi pubblici da Sofia, nel 2024 sarebbero stati 52.534. Nello stesso anno il Bhc ha registrato 43.282 casi di respingimenti illegali, dimostrando che quelli definiti come ingressi impediti coincidano nei numeri e quindi siano, in realtà, veri e propri pushback.

    Benché il flusso verso il Paese sia diminuito, il tasso degli arresti in Bulgaria è alto: “La percentuale di migranti irregolari arrestati al confine con la Turchia è aumentata del 41% (tra il 2023 e il 2024, ndr). Dal 2014, per dieci anni consecutivi, queste percentuali sono state basse […] poiché la maggior parte di coloro che cercavano di entrare è stata respinta”, sottolinea l’associazione, citando dati del ministero dell’interno bulgaro, a oggi tuttavia non disponibili.

    I dati sull’aumento degli arresti, se letti contestualmente alla diminuzione dei respingimenti, vanno delineando un diverso approccio da parte delle autorità bulgare in linea con la volontà di confinamento dei richiedenti asilo ai margini del continente. Proprio come sancito dal Patto migrazioni e asilo. Questa strategia spiegherebbe anche l’allargamento del centro di Lyubimets, che non troverebbe giustificazione nei numeri degli ingressi.

    Dopo la visita alle persone detenute, gli attivisti e le attiviste recuperano i propri documenti, lasciati ai funzionari prima dell’ingresso. L’enorme portone telecomandato si apre e, una volta usciti dallo Shtaf, la prima cosa che appare è una porta identica a quella appena lasciata alle spalle. Proprio lì, infatti, sta sorgendo un nuovo complesso, accanto a quello esistente. L’area è già avvolta dal muretto bianco e da più linee di filo spinato. Dall’altra parte del muro una dozzina di container sono pronti a ospitare oltre 500 persone, numero che quasi raddoppierebbe le cifre della struttura oggi attiva. Con l’entrata in vigore del Patto si capirà quanto un piccolo centro del Sud della Bulgaria potrà essere strategico nell’imporre le nuove politiche europee sui migranti.

    https://altreconomia.it/bulgaria-prigione-deuropa-continua-il-lavoro-sporco-in-vista-del-patto-
    #Bulgarie #migrations #réfugiés #frontières #refoulements #push-backs #rétention #détention_administrative #special_home_for_temporary_accommodation_of_foreigners (#Shtaf)

  • Les eurodéputés adoptent des nouvelles règles d’expulsion des #sans-papiers avec une majorité de droite et d’extrême droite

    Jusqu’au bout, les libéraux de Renew, au Parlement européen, ont voulu croire que la plateforme majoritaire les unissant aux conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et aux sociaux-démocrates (S&D) pourrait trouver un compromis autour du nouveau règlement « retour » afin d’encadrer les expulsions des migrants déboutés du droit d’asile.

    Lundi 9 mars, en commission des libertés publiques, leur compromis n’a pas été soutenu.

    C’est un autre #compromis, plus radical, proposé par le PPE, qui a été validé, cette fois avec les voix des #conservateurs et de l’ensemble des groupes d’#extrême_droite, dont les Patriotes pour l’Europe, qui compte le Rassemblement national dans ses rangs. « Après des mois de négociations, ce #vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la #politique_migratoire, afin de faire en sorte que ceux qui sont irrégulièrement sur le sol de nos pays soient enfin reconduits », a de suite salué #François-Xavier_Bellamy, du PPE, qui a orchestré cette majorité alternative. Pour lui, « ce #règlement n’est pas un texte de plus : il est la condition pour rétablir l’autorité du droit ». Cela s’est fait en « réduisant les droits » des migrants, se sont indignés les sociaux-démocrates.

    Si le Parlement doit encore valider le texte en session plénière, les eurodéputés ont encore durci le texte voulu par les États et la Commission européenne. Cette mesure vient compléter l’ensemble des nouvelles règles de gestion de l’immigration du pacte asile et migration, qui doit entrer en vigueur d’ici trois mois – deux ans tout juste après son vote, en 2024. « Les retours constituent un élément essentiel d’un système de gestion des migrations qui fonctionne bien », rappelait jeudi 5 mars, #Magnus_Brunner, le commissaire européen en charge du dossier migratoire.

    Alors que le #taux d’application des reconduites à la frontière reste relativement bas en Europe, entre 20 et 30 % selon les pays, les pouvoirs publics européens ont cherché à renforcer la législation afin de faciliter les expulsions. Dans le texte adopté par les parlementaires, les départs volontaires seront certes encouragés, mais si les personnes refusent de quitter le territoire européen, ils risquent d’être détenus dans des centres de rétention, et ce, jusqu’à vingt-quatre mois.

    Si Magnus Brunner estimait ce nouveau règlement « ferme, mais juste », ce texte « transforme les expulsions en #option_par_défaut pour les personnes en situation irrégulière, malgré la position de longue date de la Commission selon laquelle des solutions plus humaines, telles que le départ volontaire, devraient être privilégiées », regrette l’ONG Picum, qui défend les migrants et a réuni près d’une centaine d’ONG qui condamnent la nouvelle législation.

    Le règlement « élargit considérablement le recours à la détention des migrants » et introduit « des #mesures_punitives sévères, telles que des #interdictions_d’entrée pouvant aller jusqu’à dix ans, contre cinq ans auparavant, prolongeables de cinq ou dix ans supplémentaires en cas de risques pour la sécurité ». Pour Sarah Chander, directrice de l’Equinox Initiative for Racial Justice, « l’ironie de la situation actuelle est que l’Union européenne met discrètement en place un cadre d’expulsion similaire à celui de l’ICE », le service américain de l’immigration et des douanes.

    « Renforcer des systèmes opaques »

    Surtout, la nouvelle législation autorise, une fois adoptée, des « #plateformes_de_retours » installées hors du continent européen. « Ces dispositions comportent de graves risques de violations systématiques des droits humains, notamment la détention automatique et arbitraire, le refoulement direct et indirect, la torture et autres traitements inhumains et dégradants des pays tiers », s’inquiète Olivia Sundberg Diez, responsable des questions migratoire à Amnesty International.

    A contrario, pour les promoteurs de ces solutions dites « innovantes », ce nouveau cadre légal marque un nouveau succès. « Pendant des années, nous avons bataillé pour imposer ces idées dans le débat public, puis, nous avons travaillé pour faire évoluer la législation, salue un diplomate européen favorable à ce type de solutions. Désormais, il faut démontrer que cela peut fonctionner. »

    Plusieurs pays souhaiteraient créer des « #centres_de_retour », qui auraient, selon eux, le mérite de dissuader des migrants de refuser tout retour dans leur pays d’origine. Le 5 mars, les ministres de l’intérieur de l’#Allemagne, de l’#Autriche, du #Danemark, de #Grèce et des #Pays-Bas se sont réunis à Bruxelles pour s’organiser. « Un noyau de cinq pays a lancé ces discussions sur les retours, confirme Bart van den Brink, le vice-premier ministre néerlandais. Nous sommes encore dans une phase exploratoire, qui implique des discussions avec des pays hors d’Europe. »

    Alors que les Pays-Bas ont déjà signé, le 25 septembre, une lettre d’intention pour ouvrir un centre de retour en #Ouganda, ces Etats cherchent les leviers qu’ils pourraient activer pour que des Etats tiers acceptent ce type de centre sur leur territoire. « Il y a toute l’aide bilatérale que nous apportons déjà à certains pays, notamment en Afrique, par exemple, mais ce n’est pas notre seul levier, confie une diplomate. Il y a aussi la possibilité de créer des voies légales d’entrée dans nos pays pour les populations de ces pays. ».

    Alors que l’Italie dispose déjà de centres installés en #Albanie, où 90 personnes attendent leur sort, d’autres pays réfléchissent à l’établissement de tels centres, à l’image de la Finlande ou de la Suède, au grand dam des ONG. « Cette approche non seulement externalise les responsabilités de l’Europe en vertu du droit international relatif aux réfugiés et aux droits humains, mais elle risque également de renforcer des systèmes opaques de détention illimitée, s’inquiète Silvia Carta, de Picum. Nous exhortons les dirigeants européens à abandonner ces projets et à investir plutôt dans des mesures de régularisation, comme celle annoncée en Espagne, et dans l’octroi d’un plus grand nombre de permis de travail décents. Ces mesures profitent à tous, et il est grand temps que l’Europe le reconnaisse. »

    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/09/immigration-les-eurodeputes-adoptent-des-nouvelles-regles-d-expulsion-des-sa
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