#révolution_

  • #Guerre_sociale en Espagne
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2024/07/19/guerre-sociale-en-espagne

    La guerre d’Espagne, période charnière de l’histoire du XXème siècle, est aussi celle qui est la plus occultée, la plus déformée, la plus trahie. Les raisons en sont nombreuses et demandent un certain décryptage des nombreuses complicités participant à l’entretien de cette falsification.S’il est assez facile de discerner l’action des franquistes pendant la dictature, qui […]

    #Orientation_bibliographique #[VF] #Guerre_d'Espagne #Les_Anarchistes_espagnols #Révolution_espagnole


    https://0.gravatar.com/avatar/f4ffc1b00ed412e4578ae06b96dcc9e8b2a1ac722f797958cac984106850a6a2?s=96&d=

  • Révolution et collectivisations en Espagne (1936-1937)
    https://bascules.blog/2024/07/19/revolution-et-collectivisations-en-espagne-1936-1937

    19 juillet, c’est l »anniversaire de la #Révolution_espagnole, en cette occasion, Floréal M. Romero, paysan-auteur franco-espagnol de l’Atelier d’Écologie Sociale et #Communalisme nous a concocté un article-dossier en l’honneur et en mémoire de nos compañeros Anarchistes espagnols !

    #Articles_d'intérêts_et_liens_divers #Les_anarchistes_espagnols


    https://2.gravatar.com/avatar/2cef04a2923b4b5ffd87d36fa9b79bc27ee5b22c4478d785c3a3b7ef8ab60424?s=96&d=

  • La Révolution entre l’Aragon et Madrid
    https://www.partage-noir.fr/la-revolution-entre-l-aragon-et-madrid

    Le déplacement de Durruti à Madrid, en novembre 1936, peut être considéré comme une attaque directe contre le bastion révolutionnaire du front d’Aragon ; est-ce dire en cela que Durruti était la révolution en Aragon ? En aucune façon. La révolution en Aragon était dans les centaines, les milliers de combattants qui se battaient sur ce front, et dans les milliers de paysans qui labouraient les terres du monde nouveau. Durruti n’était pas autre chose que ce que les circonstances et sa (...) #Itinéraire_-_Une_vie,_une_pensée n°1 : « Durruti, de la révolte à la révolution »

    / #Buenaventura_Durruti, Révolution espagnole (1936-1939), #@narlivres, Itinéraire - Une vie, une pensée, (...)

    #Itinéraire_-_Une_vie,une_pensée_n°1:« _Durruti,_de_la_révolte_à_la_révolution » #Révolution_espagnole_1936-1939_ #CNT
    https://cartoliste.ficedl.info/article2362.html
    https://cartoliste.ficedl.info/article1715.html
    https://cartoliste.ficedl.info/article5276.html
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/itineraire_durruti2.pdf

  • Épisode 3/5 : La mère de l’Inde

    Au cours des années 1970, les tensions s’enveniment entre le Pakistan occidental et le Pakistan oriental, #Indira_Gandhi s’affranchit du contrôle occidental et conforte le rôle de puissance majeure de l’Inde en participant à la résolution du conflit. Les capacités martiales du pays sont reconnues.

    En 1971, la détérioration des relations entre le Pakistan occidental et le Pakistan oriental atteint un point de non-retour. L’État ne fonde son unité que sur la religion commune aux deux parties de son territoire, distantes de plus de mille six cents kilomètres. Le #Pakistan oriental souhaite son autonomie. Le Pakistan occidental réplique par une répression d’une violence inouïe, qui pousse quelque dix millions de personnes à se réfugier en Inde.

    Indira Gandhi, confrontée à l’immobilisme des puissances occidentales, se prépare à une intervention militaire. Après deux semaines de combat, la riposte indienne s’achève sur une victoire écrasante. Les soldats indiens sont accueillis en libérateurs dans le nouvel État indépendant, le Bangladesh.

    Chef militaire triomphant, Indira Gandhi est à l’apogée de sa gloire. Elle est la mère de l’Inde. Elle est vénérée comme Durga, la déesse de la guerre. Elle signe la même année un « Traité de paix, d’amitié et de coopération » avec l’URSS, qui fait pendant à l’axe Washington-Pékin-Islamabad. En 1974, l’explosion de la première bombe atomique indienne inscrit le pays au rang des puissances nucléaires. Indira Gandhi est devenue Kali, la déesse de la destruction.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-grandes-traversees/la-mere-de-l-inde-7018901

    #agriculture #révolution_verte #Inde #irrigation #lait
    #audio #podcast

  • Mort d’Erich Mühsam, le 10 juillet 1934, au camp de concentration d’Oranienburg
    https://www.partage-noir.fr/mort-d-erich-muhsam-le-10-juillet-1934-au-camp-de-concentration

    Né le 6 avril 1878 à Berlin, dans une famille de pharmaciens juifs, #Erich_Mühsam est renvoyé à 17 ans du lycée de Lübeck pour « menées socialistes ». Dès lors, il écrit pour des journaux satiriques et fréquente la bohème artistique. Il se lie d’amitié avec Gustav Landauer en 1901 et se rapproche des anarchistes. En 1909, il fonde à Munich le groupe Tat, fédéré au Sozialistische Bund, animé par Landauer ; puis crée en 1911 son premier journal, Kain, où il exprime son pacifisme (...) Partages

    / Erich Mühsam, Révolution allemande (1918-1919]

    #Partages_ #Révolution_allemande_1918-1919]

  • L’anarchisme en #Allemagne de l’Est — 1945-1955
    https://www.partage-noir.fr/l-anarchisme-en-allemagne-de-l-est-1945-1955

    Quand on parle du mouvement anarchiste en Allemagne de l’Ouest (RFA) ou de l’Est (RDA) durant la période d’après-guerre il ne faut pas oublier que de 33 à 45 l’anarchisme fut mis hors la loi : les adhérents des groupes furent arrêtés, assassinés ou condamnés à la mort lente dans les camps de concentration, la presse anarchiste disparut, les livres et les brochures furent brûlés. Il fallait donc en 45 — pour les rares survivants — repartir de zéro, et très vite en Allemagne de l’Est (...) #Iztok_n°2_-_Septembre_1980

    / #Gustav_Landauer, #Erich_Mühsam, Allemagne, Révolution allemande (1918-1919], Archives Autonomies , #Iztok, #Otto_Reimers, Willi (...)

    #Révolution_allemande_1918-1919] #Archives_Autonomies_ #Willi_Jelinek
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/istok-n02.pdf

  • Comment les idées d’#extrême_droite se sont #banalisées dans le monde "intellectuel français

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/07/05/comment-les-idees-d-extreme-droite-se-sont-banalisees-dans-le-monde-intellec

    La #propagation continue des idéologies #ultraconservatrices et néoréactionnaires dans l’espace public depuis une vingtaine d’années explique pourquoi une partie des intellectuels médiatiques inclinent vers le Rassemblement national et renoncent désormais au front républicain.

    La période d’extrême tension politique accentue le sentiment de #confusion idéologique. Vendredi 28 juin, à deux jours du premier tour des élections #législatives, lors desquelles la France peut basculer à l’extrême droite pour la première fois depuis le régime de #Vichy (1940-1944), l’essayiste Alain Finkielkraut devait donner une conférence au Cercle de Flore, l’espace de rencontres de l’Action française, à Paris.

    « Faut-il être moderne ? », devait se demander l’écrivain « mécontemporain » devant un parterre de royalistes. Se représenter l’auteur du Juif imaginaire (Seuil, 1980) et de L’Avenir d’une négation (Seuil, 1982) discourant devant un mouvement fondé par l’écrivain monarchiste Charles Maurras (1868-1952), antidreyfusard et antisémite notoire, a quelque chose de vertigineux, même si les inclinations antimodernes de l’Académicien sont bien connues. Celui dont les grands-parents et le père ont été déportés à Auschwitz, et dont la mère est une rescapée de la Shoah, devait donc dialoguer avec les héritiers du pamphlétaire du journal L’Action française (1908-1944). Charles Maurras disait du capitaine Dreyfus que « douze balles lui apprendr[aie]nt enfin l’art de ne plus trahir ». Le théoricien du « nationalisme intégral » qualifiait le socialiste Léon Blum (1872-1950), figure tutélaire du Front populaire, de « détritus humain », parlait de lui comme d’« un homme à fusiller, mais dans le dos », espérant dans les années 1940 qu’« avec Pétain nous sortions du tunnel de 1789 ».

    Devant le tollé, Alain Finkielkraut a annulé sa participation. « J’ai répondu à l’invitation d’anciens étudiants, mais aussi parce que des intellectuels très recommandables, comme les philosophes Marcel Gauchet, Pierre Manent et Olivier Rey s’y sont rendus avant moi », se défend-il. Et l’Action française « a rompu avec l’antisémitisme », fait observer M. Finkielkraut.

    « Levée générale des tabous »
    « Le juif n’est plus un ennemi pour l’extrême droite, confirme l’historien Laurent Joly, spécialiste de la France de Vichy. L’ennemi qui ronge le pays de l’intérieur pour ce courant, c’est le musulman. » Mais, précise l’auteur de Naissance de l’Action française (Grasset, 2015), le mouvement monarchiste reste profondément « révisionniste », au sens où « il considère que le maréchal Pétain fut un “bouclier” qui sauva des juifs français, au mépris de la vérité historique ».

    Alain Finkielkraut se défend de tout autre lien avec l’Action française comme de tout ralliement au parti de Marine Le Pen. « Le Rassemblement national [RN] n’est plus pétainiste, mais, entre l’Ukraine et la Russie, il a constamment choisi la Russie, et j’en tire toutes les conséquences », déclare-t-il. Toutefois, le rapprochement, et parfois même le basculement, d’une partie du monde intellectuel français vers les idées d’extrême droite est un long processus, qui s’est accéléré depuis une vingtaine d’années. Dans Le Rappel à l’ordre (Seuil, 2002), l’historien des idées Daniel Lindenberg (1940-2018) estimait que cette inflexion provenait de la « libido réactionnaire » et de la « levée générale des tabous » portées au tournant des années 1990-2000 par des intellectuels souvent venus de la gauche. Dans sa postface de 2016, il écrivait qu’elle s’était transformée en une véritable « révolution conservatrice ». Mais, dès 1981, l’écrivain Alain de Benoist, alors rédacteur en chef de Nouvelle école, qualifiait la « guerre culturelle » occidentaliste qu’il voulait mener de « gramscisme de droite ».

    Le concept, venu du fondateur du Parti communiste italien, Antonio Gramsci (1891-1937), désigne une hégémonie culturelle à conquérir sur le front non seulement politique mais aussi idéologique. Et celle-ci devait passer de gauche à droite. Issu d’une matrice néopaïenne, « le gramscisme de droite était trop ouvertement différentialiste et percutait trop frontalement la culture politique égalitaire française pour s’imposer », analyse le philosophe Serge Audier, auteur de La Pensée anti-68. Essai sur les origines d’une restauration intellectuelle (La Découverte, 2008).

    Les intellectuels d’extrême droite ont pris le temps de comprendre pourquoi la gauche était culturellement dominante depuis Mai 68 et les mouvements d’émancipation des années 1970. Ils ont veillé à ne plus se cantonner aux officines confidentielles, même si la revue Eléments, organe de la « nouvelle droite », recevait sondeurs, éditorialistes et intellectuels mainstream, invités à dénoncer le « gauchisme culturel », la « cancel culture » et le « camp du Bien », à la manière des poncifs trumpistes relayés par le conformisme antiprogressiste ambiant. Non sans complicités journalistiques, ils se sont engouffrés dans les émissions de commentaires où s’est répandue leur idéologie réactionnaire. Et les médias du milliardaire défenseur de l’Occident chrétien Vincent Bolloré sont arrivés, accentuant un mouvement qui avait déjà commencé.

    « L’extrême droite ne gagne pas la bataille des idées, elle gagne la bataille des “écrans”, qu’ils soient télévisuels ou ceux des réseaux sociaux », d’autant que « le mode algorithmique privilégie la binarisation et la radicalisation », précise la philosophe Cynthia Fleury. « Comment voulez-vous que les gens qui pensent “s’informer” en regardant des chaînes focalisées sur le traitement des faits divers, des crimes, des catastrophes, etc., ne soient pas enclins à croire des partis dont le fonds de commerce consiste à les exploiter pour alimenter des discours sécuritaires qu’ils présentent comme des programmes politiques ? », se demande l’historien Gérard Noiriel. Cette « nouvelle logique communicationnelle », poursuit-il, conduit à « une manipulation des émotions au détriment de la raison et de la place accordée aux explications ». Pour la mouvance conservatrice, expliquer équivaut à vouloir excuser. Et les analyses venues des sciences sociales sont régulièrement affublées du terme disqualifiant d’« excusisme ».

    Propagandistes du déclin
    L’offensive médiatique a produit des effets. Certains journalistes sont devenus de véritables courroies de transmission, d’autres ont tout simplement rejoint le RN, comme Philippe Ballard, ancien animateur d’émissions de débats sur LCI, réélu député dans l’Oise. Des convergences idéologiques se sont opérées et une « extrême droite “de gauche” », comme le dit le philosophe Jacques Rancière dans Les Trente Inglorieuses (La Fabrique, 2022), s’est peu à peu installée. La bataille idéologique de l’extrême droite a en effet consisté à capter des grandes valeurs démocratiques et de gauche en les vidant de leur substance émancipatrice et universaliste. Ainsi, « la République est devenue synonyme de l’ordre et de l’autorité ; l’Etat social est devenu l’Etat national réservé aux autochtones ; la laïcité a été lestée d’un contenu “civilisationnel” antimusulmans. En somme, l’identitarisme réactionnaire s’est niché au cœur du socle qui fait le “commun” de la République », relève Serge Audier.

    « Toute une partie de la gauche a sous-estimé la constance de cette droite contre-révolutionnaire », insiste le politiste Laurent Jeanpierre, qui a notamment dirigé, avec Christophe Charle, La Vie intellectuelle en France. Tome 2 (Seuil, 2016). Par paresse ou dédain, nombre d’intellectuels progressistes n’ont pas été curieux du ressort idéologique de ces propagandistes du déclin. Des percées, comme celle de l’essayiste Hervé Juvin, devenu député européen du RN en 2019 après avoir publié cinq ouvrages aux éditions Gallimard, aurait pu pourtant avertir du glissement de terrain. L’historien des idées Daniel Lindenberg fut l’un des premiers à en repérer l’émergence, notamment chez des romanciers tel Michel Houellebecq.

    Jacques Rancière a montré comment l’ancienne critique du communisme s’est muée en une critique de l’individualisme démocratique (La Haine de la démocratie, La Fabrique, 2005) ; les historiens des idées François Cusset et Serge Audier ont montré les ressorts d’un vaste « contre-Mai 68 » ; dans Récidive (PUF, 2018), le philosophe Michaël Fœssel a réfléchi aux échos contemporains de l’année 1938 ; et, dans Le Venin dans la plume (La Découverte, 2019), Gérard Noiriel a établi les correspondances entre le pamphlétaire antisémite et raciste Edouard Drumont (1844-1917) et Eric Zemmour, qui « légitime une forme de délinquance de la pensée ». Mais l’alerte ne fut jamais vraiment prise très au sérieux. Et, peu à peu, tous les étages de la fusée se sont agencés : des journalistes, des écrivains, des humoristes, des sportifs ou des cuisiniers ont rejoint les partis de la réaction française.

    Oppositions binaires
    La droite extrême, par contre, a lu les auteurs de gauche. Président de l’institut de sondage PollingVox, directeur de la formation des cadres au RN et actuellement en campagne dans la première circonscription des Hautes-Alpes, Jérôme Sainte-Marie fut sans doute l’un des artisans les plus actifs de ce retournement. Le croisement des analyses critiques du « bloc bourgeois », notamment portées par les économistes néomarxistes Bruno Amable et Stefano Palombarini, avec celles de la fracture territoriale menées par le géographe Christophe Guilluy sur la « France périphérique » ont, selon Serge Audier – qui a consacré un article à ce sujet dans la revue Cités (n° 82, 2020) –, « permis à Jérôme Sainte-Marie et d’autres de disposer d’une grille de lecture “bloc contre bloc” ».

    Prisés par la presse dextriste, les oppositions binaires entre les élites des grandes villes – les « anywhere » (qui viennent de partout) – et le peuple périurbain et rural – les « somewhere » (« qui sont ancrés quelque part ») –, comme dit le journaliste britannique David Goodhart, ont « renforcé cette matrice idéologique ». D’un côté, un bloc qualifié d’élitaire, libéral, bobo et mondialiste ; de l’autre, un bloc populaire considéré comme périphérique, local et patriote national. Une vision de la France « d’autant plus puissante que le clivage entre ouverture et repli caractérisait aussi l’idéologie macroniste qui pensait ainsi disposer d’une rente électorale », poursuit Serge Audier. C’est ainsi que, sur le plan idéologique, le RN a su trouver sa colonne vertébrale. D’autant que, en ciblant au moins autant Jean-Luc Mélenchon que Marine Le Pen, toute une partie de l’intelligentsia a changé de diable.

    Mais le RN « ne ressemble plus à la vieille extrême droite », rétorque Alain Finkielkraut, intarissable contre cette gauche qui ne peut se passer de son meilleur ennemi et qui semble s’exclamer, affirme-t-il : « Le fascisme ne trépassera pas ! » Dans un entretien accordé en janvier 2022 à La Revue des deux mondes, l’historien Marcel Gauchet est explicite : « Tout cela est mort et enterré ou ne subsiste plus qu’à l’état résiduel. » L’ancien rédacteur en chef de la revue Le Débat en est convaincu : « Est réputé d’extrême droite le discours politique hostile à une immigration hors de contrôle et aux effets du multiculturalisme. » Et de conclure : « L’étiquette d’extrême droite fonctionne en réalité comme le moyen de disqualifier un discours qui dérange par rattachement à un passé honni. »

    Le RN est d’extrême droite, réplique Laurent Joly, notamment à cause de « sa focalisation sur l’identité et les immigrés », son aspect clanique qu’il s’attache à gommer – « il est difficile d’y faire une grande carrière sans être membre ou proche de la famille Le Pen » –, mais aussi en raison des propos sur les prétendus « comptes cachés de l’Etat ». Il l’est également en raison du projet de Jordan Bardella visant à interdire certaines hautes fonctions à des binationaux, « qui fait écho à la toute première loi adoptée par le régime pétainiste, le 12 juillet 1940 ». Cela dit, poursuit Gérard Noiriel, dans les années 1930, l’extrême droite antidémocratique « ne cherchait pas à prendre le pouvoir par les urnes ». Le caractère inédit de la situation dans laquelle nous sommes, indique l’auteur de Préférence nationale (Gallimard, collection « Tracts » no 55, 64 pages, 3,90 euros), c’est que, « pour la première fois dans l’histoire de la France, il est possible que l’extrême droite accède au pouvoir d’Etat par la voie électorale ».

    « Trahison des clercs »
    Certains intellectuels ont longtemps considéré que la majorité présidentielle était une digue politique face au RN. « Emmanuel Macron n’est pas un rempart au RN, mais une passerelle, déclare au contraire l’historien des idées François Dosse. Il a contribué à banaliser ses idées. » Le biographe de Cornelius Castoriadis et de Pierre Vidal-Naquet a été le professeur du futur président à Sciences Po. C’est grâce à lui qu’Emmanuel Macron a rencontré le philosophe Paul Ricœur, dont il fut assistant éditorial. Dans un entretien accordé à Valeurs actuelles sur la question migratoire, le 31 octobre 2019, le président de la République désigna les représentants des associations de défense des migrants comme des « droits-de-l’hommistes la main sur le cœur ». Emmanuel Macron juge désormais le programme du Nouveau Front populaire « totalement immigrationniste », a-t-il déclaré lors des commémorations du 84e anniversaire de l’appel du 18 juin. Comme le fait remarquer François Dosse, « c’est le mot employé par Jean-Marie Le Pen et tous les idéologues de l’extrême droite consacrés par Le Figaro, d’Eric Zemmour à Ivan Rioufol ».

    C’est aussi le terme du sociologue Paul Yonnet dans Voyage au centre du malaise français, publié en 1993 aux éditions Gallimard dans la collection « Le Débat », puis réédité en 2022 à L’Artilleur. Immigrationnisme : ce néologisme désigne « une valorisation de l’immigration justifiant l’opposition à toute mesure de contrôle ou de restriction de ses flux », explique Marcel Gauchet dans sa préface. Dans cette perspective, déclare-t-il, « la vocation » de la France n’est autre, en fin de compte, que de « disparaître en tant que patrie singulière, au nom des droits universels de ceux qui demandent à la rejoindre ».

    Dans une tribune parue le 21 juin dans Libération, l’historien #Patrick_Boucheron, professeur au Collège de France, estime qu’« Emmanuel Macron est sorti de l’histoire ». Ou bien il y rentrera « pour y occuper la place la plus infâme qui soit en République, celle des dirigeants ayant trahi la confiance que le peuple leur a accordée en ouvrant la porte à l’extrême droite, d’abord en parlant comme elle ». Une partie de la Macronie n’a, en effet, pas cessé de manier le vocable de la rhétorique ultraconservatrice, à l’image de Frédérique Vidal, alors ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, annonçant, le 14 février 2021, diligenter une enquête sur l’« islamo-gauchisme à l’université », ou bien du ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer, assurant dans un colloque à la Sorbonne, en janvier 2022, que le « wokisme » était un « virus » auquel il fallait trouver le « vaccin ». Des propos qui ont indigné de nombreux chercheurs, en particulier parce qu’il s’agit de termes utilisés en permanence par l’extrême droite, comme Marine Le Pen, qui déclare aujourd’hui que « le bloc islamo-gauchiste prône la disparition de l’ensemble de nos libertés » (Le Figaro, 16 juin), ou Eric Zemmour, expliquant à ses électeurs que « la propagande wokiste endoctrine [leurs] enfants à l’école ».

    Si le RN parvient au pouvoir, « un certain nombre d’intellectuels de droite, mais aussi de gauche, porteront une grave responsabilité », prévient Serge Audier, notamment en raison de « la guerre culturelle quotidienne pour acculer l’ensemble de la gauche et des écologistes dans un statut de minorité clivante, bobo, islamo-gauchiste, woke, etc. ». Le fait que « certains des intellectuels les plus médiatisés à droite – Alain Finkielkraut, Luc Ferry, Pascal Bruckner, Michel Onfray, etc. – ciblent prioritairement le NFP [Nouveau Front populaire], avec la caisse de résonance de puissants médias, est une nouvelle “trahison des clercs” qui risque de contribuer à l’effondrement démocratique en cours », dit-il.

    Sentiment de déclassement
    La gauche n’est pas non plus épargnée dans ses responsabilités. Historien de l’immigration, Gérard Noiriel trouve « symptomatique » que « le cri d’alarme » lancé il y a une vingtaine d’années par le philosophe américain Richard Rorty (1931-2007) ait été « complètement ignoré chez nous ». Celui-ci craignait que « le ressentiment qu’éprouvent les Américains peu instruits à l’idée de se voir dicter leurs manières par les diplômés universitaires » aboutisse à l’élection d’un « homme fort qui remettrait en cause les acquis dans la lutte contre les discriminations, le sexisme et le racisme », écrivait-il en 1998. Un texte « prémonitoire », rédigé une vingtaine d’années avant l’élection de Donald Trump. Les législatives n’étant qu’un préalable à l’élection présidentielle de 2027, « voilà ce qui nous guette aujourd’hui en France », prévient Gérard Noiriel.

    Une gauche représentée par des partis de diplômés se serait largement déconnectée de certaines réalités et prendrait cette révolte contre les élites de plein fouet. Elle s’est parfois « embourbée dans des débats pour trancher ce qui importait le plus entre la race, le genre ou la classe », analyse Laurent Jeanpierre. Le vote pour le RN témoigne de la rancœur de ceux « d’en bas » contre ceux « d’en haut » et comporte des « bases ressentimistes », estime Cynthia Fleury. La précarisation et le sentiment de déclassement des classes populaires sont des ferments puissants. « Bien entendu, les déserts médicaux, le manque de services publics jouent un rôle capital dans certains territoires, mais ils ne me paraissent pas suffire à expliquer l’importance cruciale de l’idéologie identitaire et xénophobe », poursuit Serge Audier. En résumé, une partie des Français ne votent pas à l’extrême droite simplement parce qu’ils sont éloignés d’un pôle de santé, mais aussi parce que certains d’entre eux sont animés par un puissant rejet de l’étranger.

    L’un des points d’orgue de la confusion précipitée par la dissolution de l’Assemblée, c’est celui d’une partie des intellectuels français juifs prêts à voter pour le RN. Le retournement le plus saisissant est sans doute celui de Serge Klarsfeld. L’avocat et président des Fils et filles de déportés juifs de France a expliqué que, entre le NFP et le RN, il donnerait sa voix au second qui, dit-il, a fait sa « mue », « soutient Israël » et serait devenu « pro-juif ». Le couple Klarsfeld a même reçu, dans son appartement, le 19 février 2024, la présidente du RN, fille de Jean-Marie Le Pen, l’ancien leader du Front national qui expliquait en 1987 que les chambres à gaz étaient « un point de détail » de l’histoire de la seconde guerre mondiale.

    Signifiants chargés et puissants
    « Ça fout un coup », remarque l’écrivain #Régis_Debray. Il faut dire que ce « gaulliste d’extrême gauche », tel qu’il se définit lui-même en riant, connaît bien le célèbre chasseur de nazis. Compagnon de route du Che, Régis Debray a même préparé avec Serge Klarsfeld, depuis le Chili d’Allende, en 1972, l’enlèvement de Klaus Barbie, criminel nazi qui fit torturer Jean Moulin et ordonna la déportation de milliers de juifs, dont 44 enfants d’Izieu (Ain). L’opération a échoué, même si Barbie sera finalement extradé onze ans plus tard. Mais une amitié s’était nouée. Depuis L’Exil à domicile (Gallimard, 2022), Régis Debray se tient le plus souvent à l’écart de la mêlée. Sollicité par Le Monde afin d’analyser le chavirement politique historique en cours, l’ancien chargé de mission pour les relations internationales auprès de François Mitterrand, entre 1981 et 1985, ne cache pas son « trouble » devant « le passage de gauche à droite de nombre d’intellectuels juifs ».

    Justifiant son choix, Serge #Klarsfeld dit aujourd’hui que le RN est devenu « philosémite » et que « les musulmans ne manifestent pas leur attachement à la France ». Pourtant, remarque Régis Debray, « depuis l’affaire Dreyfus, les juifs sont ancrés à gauche. Et une partie de mes amis, que je considérais comme partisans de l’universel, semblent s’être repliés, face aux attaques, sur leur particularisme ». Si la recrudescence de l’antisémitisme est indéniable depuis l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, « elle doit nous alerter mais pas nous faire oublier le massacre en cours à Gaza appuyé par l’extrême droite israélienne », explique Régis Debray.

    Alain #Finkielkraut considère Benyamin Nétanyahou comme « le pire premier ministre de l’histoire d’Israël » et estime qu’Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, respectivement ministres israéliens de la sécurité nationale et des finances, sont « d’authentiques fascistes ». Mais il ajoute : « Je suis un adversaire résolu du RN. Cependant, si je dois choisir entre Raphaël Arnault, candidat de La France insoumise dans le Vaucluse et qui a salué l’“offensive sans précédent” du 7 octobre et la députée sortante du RN [Catherine Jaouen], je voterai la mort dans l’âme pour cette dernière. » Selon l’auteur de L’identité malheureuse (Stock, 2013), « appeler à faire barrage au RN sans condition, c’est considérer l’antisémitisme comme un point de détail ».

    Alain Finkielkraut se souvient que son père disait, avant de prendre sa décision chaque veille d’élection : « Est-ce bon pour les juifs ? » Et déclare : « Moi, je ne me suis jamais posé cette question, mais pour la première fois aujourd’hui je vote aussi en tant que juif. » Alain Finkielkraut souligne qu’il a voté au premier tour pour un candidat Ensemble. Régis Debray considère que « substituer l’ethnique au politique a quelque chose d’attristant. Aujourd’hui, on vote en fonction de son identité familiale, non d’un projet collectif. Ce n’est pas ce qu’on appelait la gauche, non ? Essayons de la sauvegarder ». Il signale qu’il a voté de son côté NFP.

    « Les voix juives sont plurielles, irréductibles aux personnalités médiatiques que l’on présente comme des défenseurs d’Israël ou des juifs, alors qu’elles sont principalement des porte-parole d’une offensive idéologique dont la proximité avec l’extrême droite, tant en France qu’en Israël, ne cesse de se préciser », analyse, quant à lui, le philosophe Ivan Segré, auteur de Misère de l’antisionisme (Editions de l’éclat, 2020).

    Rarement une campagne électorale aura mobilisé autant de signifiants aussi chargés et puissants. Et il n’est pas indifférent que la figure du maréchal Pétain soit revenue ces dernières années sur le devant de la scène, notamment par Eric Zemmour, qui a voulu imposer ses mots, ses thèmes et ses haines. Et qui a notamment popularisé la notion complotiste et xénophobe du « grand remplacement ». Sans doute ne faut-il pas minorer ce « transcendantal pétainiste de la France », analysé par le philosophe Alain Badiou, qui consiste à imputer une crise morale nationale à un événement émancipateur : 1789 pour les contre-révolutionnaires, le Front populaire pour Pétain, Mai 1968 pour la droite extrême d’aujourd’hui. Sans doute convient-il également de rappeler, avec l’historien israélien Zeev Sternhell (1935-2020), que le parti de la famille Le Pen incarne « le refus des valeurs intellectuelles et morales des Lumières françaises ». Contrairement à ce que disait Marx, l’histoire ne se répète pas toujours sous la forme d’une farce. Il est encore temps d’empêcher cette étrange défaite et, afin d’éviter une nouvelle trahison des clercs, toujours possible de sortir d’un « ni-ni » mortifère.

    #Nicolas_Truong

  • #Tcherkesov (Suite et fin)
    https://www.partage-noir.fr/tcherkesov-suite-et-fin

    Durant neuf ou dix années, jusqu’en 1892, Tcherkesov passa quelques temps dans son pays, en Géorgie même ; il resta aussi en Asie Mineure, à Trébizonde, à Constantinople, en Bulgarie et se trouva en dernier lieu à Plœshti, en Roumanie, où demeurait un de ses amis, le socialiste roumain, C. Dobroglanu-Gherea, auteur très estimé, échappé, lui aussi, de la Russie. Je ne sais si ce furent les exigences de la vie (qu’il gagnait toujours par quelque travail d’occasion, restant très pauvre toute (...) #Plus_Loin_n°9_-_15_novembre_1925

    / Tcherkesov, #Plus_loin, Révolution russe (1917-1921), Archives Autonomies

    #Révolution_russe_1917-1921_ #Archives_Autonomies_
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/plusloin-n009.pdf

  • Politique fiction - Soulèvement populaire : après la chute d’un gouvernement honni, que faire ?
    https://ricochets.cc/Politique-fiction-Soulevement-populaire-apres-la-chute-d-un-gouvernement-h

    Des soulèvements se sont produits dans différents pays : Chili, Sri Lanka, Soudan, Inde, Pakistan... Vers quoi iront ces rebellions ? Un peu plus d’argent redistribué et un nouveau gouvernement ? ou bien ? Tourner en rond, s’arrêter en chemin, ou poursuivre le soulèvement ? Voici un peu de politique fiction pour se stimuler les neurones : Imaginons qu’un jour, dans un pays imaginaire subissant un gouvernement autoritaire illégitime et détesté, après moults manifestations, émeutes, (...) #Autour_de_Ricochets

    / Révoltes, insurrections, débordements..., Révolution

    #Révoltes,_insurrections,_débordements... #Révolution_

  • Le 9 Thermidor minute par minute
    https://laviedesidees.fr/Colin-Jones-La-chute-de-Robespierre

    Colin Jones replace dans sa contingence le récit du 9 thermidor an II (27 juillet 1794), jour du coup de force à la Convention nationale contre Robespierre et ses partisans, en écartant toute idée de conjuration ou de révolte populaire.

    #Histoire #Révolution_française #dictature
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20240610_roberspierre.pdf

  • #Olga_Taratuta (1876-1938)
    https://www.partage-noir.fr/olga-taratuta-1876-1938

    Olga Taratuta de son vrai nom Elka Ruvinskaia, est née en #Ukraine le 21 juillet 1876. Sa famille est d’origine juive et son père tient une petite boutique. Elle devient professeur et s’implique dans les luttes sociales. Elle est arrêtée une première fois en 1895. En 1901, elle se réfugie en Suisse. Elle rencontre Kropotkine et devient anarchiste-communiste. En 1904, elle revient en #Russie, et se joint au groupe anarchiste-communiste d’Odessa. Elle est connue sous le pseudonyme de (...) Partages

    / Olga Taratuta, Révolution russe (1917-1921), Russie, Ukraine, #CIRA_Marseille

    #Partages_ #Révolution_russe_1917-1921_
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/calendrier-2024.pdf

  • #Luttes_sociales et écologistes : le gouvernement exige et impose un rapport de force très élevé
    https://ricochets.cc/Luttes-sociales-et-ecologistes-le-gouvernement-exige-et-impose-un-rapport-

    Ce sont toujours les gouvernements qui fixent le niveau du conflit, donc les moyens de contestation à employer. Avec son intransigeance bornée, ses lois et actions néfastes et sa répression généralisée et intense, le régime macroniste impose une conflictualité, un rapport de force, très élevée. C’est la marque typique d’un régime très autoritaire et très anti-démocratique, d’un régime policier et tyranique au service des riches et du Capital, d’une oligarchie techno-étatique au service du (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, Révoltes, insurrections, débordements..., Révolution , Luttes (...)

    #Révoltes,_insurrections,_débordements... #Révolution_

  • Pour une politique écoféministe

    Dans son livre « Pour une politique écoféministe. Comment réussir la #révolution_écologique », qui paraît aujourd’hui aux éditions le passager clandestin et aux Éditions Wildproject, la chercheuse et activiste australienne #Ariel_Salleh déconstruit le système « productif-reproductif » capitaliste et patriarcal à partir d’un #matérialisme_incarné, pour déjouer la #domination croisée de la Nature et des femmes. Extraits choisis.

    https://www.terrestres.org/2024/05/10/pour-une-politique-ecofeministe

    #écoféminisme #féminisme #écologie #patriarcat #production #reproduction #capitalisme #livre

    • Pour une politique écoféministe

      La moitié de la population mondiale pratique au quotidien des valeurs dites féminines – qui s’avèrent être aussi des valeurs écologiques. Loin de tout essentialisme, Ariel Salleh met en évidence le rôle majeur des femmes, mais aussi des paysan·nes et des peuples autochtones, dans le soin et le maintien des milieux de vie, un travail vital mais invisible aux yeux du capital. Là où le prolétariat de Marx a échoué, elles et ils sont en mesure de constituer une nouvelle classe révolutionnaire – le moteur manquant d’une véritable révolution écologique.

      Engagée dans les luttes contre l’exploitation des terres aborigènes dans les années 1970, Ariel Salleh priorise le rôle des femmes des Suds. Selon elle, l’écoféminisme est la synthèse de quatre révolutions – écologique, féministe, socialiste et décoloniale – qui ne pourront pas aboutir les unes sans les autres.

      Un manuel politique pour refonder le mouvement écologiste.

      https://www.lepassagerclandestin.fr/catalogue/boomerang/pour-politique-ecofeministe

  • #Emile_Cottin
    https://www.partage-noir.fr/emile-cottin

    Louis-Emile Cottin, né à Creil le 14 mars 1896, est mort le 8 octobre 1936 à Farlete, près de Huesca, en Espagne, dans l’Aragon du Nord. Il a été tué alors que le groupe international auquel il appartenait procédait à une contre-attaque qui, d’ailleurs, repoussa les fascistes. Cottin était venu tout jeune à l’idée anarchiste. Pendant la guerre, il prit part à diverses manifestations et, en 1918, aux grèves de Lyon et de Saint-Etienne, qui avaient pris une forme de protestation (...) #le_libertaire_n°519_daté_du_23_octobre_1936

    / Révolution espagnole (1936-1939), Emile Cottin, #Le_Libertaire, #Union_Anarchiste

    #Révolution_espagnole_1936-1939_
    https://cartoliste.ficedl.info/article372.html

  • Mes souvenirs sur Kropotkine (suite et fin)
    https://www.partage-noir.fr/mes-souvenirs-sur-kropotkine-suite-et-fin

    Il était évident que Kropotkine souffrait profondément de la façon dont les bolchevikstes détournaient la révolution à leur profit. Il condamnait leur façon de procéder qui consistait à supprimer dans les autres partis et mouvements révolutionnaires, et il était spécialement indigné des traitements infligés aux anarchistes que l’on emprisonnait et fusillait. Barbarie, disait-il, et non révolution ! Il parla ensuite de la destruction, par les bolchevistes du grand mouvement coopératif (...) #Le_Libertaire n°162 daté du 24 février 1922

    / Révolution russe (1917-1921), Le Libertaire

    #le_libertaire_n°162_daté_du_24_février_1922_ #Révolution_russe_1917-1921_

  • Mes souvenirs sur Kropotkine
    https://www.partage-noir.fr/mes-souvenirs-sur-kropotkine

    Dès mon arrivée en Russie, j’eus connaissance de bruits contradictoires sur Kropotkine ; les uns laissaient entendre qu’il était favorable aux bolchevistes, d’autres qu’il les combattait ; qu’il vivait dans des circonstances matérielles très favorables, d’autres qu’il mourait littéralement de faim, etc. Je désirais vivement connaître la vérité en cette matière, et j’étais impatient de le voir personnellement. Durant ces dernières années, j’avais entretenu une correspondance assez suivie (...) #le_libertaire_n°161_daté_du_17_février_1922

    / #Pierre_Kropotkine, Révolution russe (1917-1921), #Le_Libertaire

    #Révolution_russe_1917-1921_

  • Pierre Kropotkine fédéraliste - #Camillo_Berneri
    https://www.partage-noir.fr/pierre-kropotkine-federaliste-camillo-berneri

    Il naît à Lodi le 28 mai 1897 et passe ses jeunes années à Reggio Emilia. Il s’inscrit au cercle des Jeunesses Socialistes, qu’il quitte bientôt pour adhérer au mouvement anarchiste ; après une lettre, qui, à son époque, fit beaucoup d’impression sur les jeunes : Il nous faut un nouvel essor, il nous faut un retour au temps où aimer une Idée voulait dire ne pas craindre la mort et sacrifier toute la vie à une soumission complète. (1915) En 1917, à vingt ans : Je croyais que la vie (...) #Pierre_Kropotkine_fédéraliste

    / Camillo Berneri, Archives Autonomies , Révolution espagnole (1936-1939)

    #Archives_Autonomies_ #Révolution_espagnole_1936-1939_
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Luigi_Fabbri
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Federica_Montseny
    https://bianco.ficedl.info/mot5891.html
    https://www.antimythes.fr/individus/berneri_camillo/berneri_camillo.html

  • 1er mai, JO, meurtre policier, inflation, pollution... Quelle sera l’étincelle ?
    https://ricochets.cc/1er-mai-JO-meurtre-policier-inflation-pollution-Quelle-sera-l-etincelle-75

    Sous les aboiements néo-fascistes et ultracapitalistes du pouvoir et de ses larbins mécaniques qui occupent H24 l’espace médiatique, les braises de la révolte couvent. Ces braises sont sans cesse ravivées par les tombereaux d’essence que le système en place jette partout. Qu’est-ce qui pourrait réveiller pour de bon la rage de la révolte, vers une insurrection inextiguible à même de recomposer durablement et favorablement le paysage, les alliances, les modes d’actions et les objectifs ? (...) #Les_Articles

    / Révoltes, insurrections, débordements..., Révolution , #Luttes_sociales

    #Révoltes,_insurrections,_débordements... #Révolution_
    https://paris-luttes.info/zbeulons-le-1er-mai-zbeulons-les-18173
    https://paris-luttes.info/le-journal-zbeul-2024-est-sorti-18198

  • L’économie de guerre ne produit rien d’autre que la mort industrielle
    https://ricochets.cc/L-economie-de-guerre-ne-produit-rien-d-autre-que-de-la-mort-industrielle-7

    Le sociopathe forcené qui sert en france de marionnette à l’Etat et au Capital s’est encore réjouit de sa relance de l’économie de guerre. Selon le tyran, l’économie de guerre c’est de la richesse qui ruissèle ! ...vers les riches et les marchands d’armes oui. Pour les peuples l’économie de guerre fait d’abord ruisseler le sang, la souffrance et les larmes. Tout comme l’Economie tout court d’ailleurs. Emmanuel Macron défend, à Bergerac, une économie de guerre qui « produit de la richesse (...) #Les_Articles

    / Révolution , Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Guerres

    #Révolution_ #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/04/12/a-bergerac-emmanuel-macron-defend-une-economie-de-guerre-qui-produit-de-la-r
    https://rebellyon.info/Un-appel-international-face-a-la-guerre-25794
    https://reporterre.net/Oui-la-guerre-nucleaire-reste-possible

  • Antoine Gimenez + Les Giménologues : Les fils de la nuit - Souvenirs de la guerre d’Espagne
    https://www.partage-noir.fr/antoine-gimenez-les-gimenologues-les-fils-de-la-nuit-souvenirs

    Les auteurs des Fils de la Nuit sont les « giménologues » - appellation désinvolte issue de Gimenez, le pseudonyme depuis 1935 de Bruno Salvadori, l’auteur des Souvenirs qui ont servi de point de départ à leur travail. Les giménologues sont donc une petite équipe réunie pour l’occasion autour du témoignage d’Antoine Gimenez. Partages

    / Antoine Gimenez , Révolution espagnole (1936-1939)

    #Antoine_Gimenez_ #Révolution_espagnole
    https://gimenologues.org/spip.php?article774

  • Anatole Gorelik : « Les anarchistes dans la révolution russe »
    https://www.partage-noir.fr/anatole-gorelik-les-anarchistes-dans-la-revolution-russe

    L’histoire du mouvement libertaire pendant la révolution russe sera retracée en son temps. Dans cette brève étude, on ne peut qu’en rappeler les grandes lignes, et en brosser seulement une esquisse. En effet, ce qui nécessiterait des tomes entiers ne peut être résumé avec une continuité et une netteté suffisantes dans un court exposé. Toutefois, s’il m’était possible de dégager une vue générale, j’estimerais ma tâche accomplie. Dans cette étude, je cite très peu de noms, car des noms (...) Partages

    #revolution_russe #anarchistes #Anatole_Gorelik

  • #Anatole_Gorelik
    https://www.partage-noir.fr/anatole-gorelik

    Ne le 28 Février 1890 à Guenitchesk, petit port dans le sud de l’Ukraine. Ses parents étaient les juifs les plus pauvres de cette région et sa famille était nombreuse. A dix ans Anatole commence à travailler comme vendeur dans une épicerie. Il se forme intellectuellement seul. Il devient anarchiste en 1904 et il est arrêté à plusieurs reprises. En 1909 il émigre en France et en 1911 il revient illégalement en Russie, mais revient en France la même année. En 1913, il part aux Etats-Unis (...) #CPCA

    / Anatole Gorelik, Archives Autonomies , Révolution russe (...)

    #Archives_Autonomies #Révolution_russe
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/cpca-n20.pdf

  • #Suceso_Portales_Casamar (1904-1999)
    https://www.partage-noir.fr/suceso-portales-casamar-1904-1999


    ❝J’aime cette photo de Suceso parce qu’on y voit la douceur, l’espièglerie de son regard, la tendresse et la sérénité de son visage de vieille lutteuse apaisée. J’ai connu Suceso à Londres, pendant l’été 1952. Elle avait 48 ans, j’en avais 18. Ce fut un de ces étés pluvieux, comme il y en a tant et tant à Londres. Elle vivait au 5 Fairfax Road, dans un grand appartement, avec son compagnon Acracio Ruiz, et leur fille Hortensia. Pour moi qui vivais en hôtel meublé, avec mes parents, rue (...) Partages

    / #Suceso Portales Casamar #Espagne, Révolution espagnole (1936-1939), Mujeres Libres , #CIRA_Marseille
    #Révolution_espagnole_1936-1939 #Mujeres_Libres

  • Lettre ouverte : #Simone_Weil et les anarchistes
    https://www.partage-noir.fr/lettre-ouverte-simone-weil-et-les-anarchistes

    Dans son supplément littéraire du 24 mars [1988], Libération publiait un texte de trois pages de M. Robert Maggiori sur la philosophe Simone Weil, sous le titre : L’Ange rouge. Mystique et révoltée, morte à 34 ans en 1943. Simone Weil a illuminé la philosophie. Cela à propos de l’édition des œuvres com­plètes de Simone Weil. Ce texte, notamment sur l’engagement de Simone Weil dans la guerre d’Espagne aux côtés des anarchistes, méritait quelques précisions et rectifications qui ont fait l’objet d’une lettre de Lucien Feuillade en date du 27 mars à la rédaction de Libération. Cette lettre a valu à l’auteur une carte de M. Maggiori, avec ses remerciements pour les compléments d’information sur Simone Weil. Mais il n’y est pas question d’une publica­tion par Libération. Voici donc le texte de la lettre en (...)

    #Le_Monde_Libertaire #Louis_Mercier-Vega #CNT #Révolution_espagnole_1936-1939 #Mohamed_Saïl #François-Charles_Carpentier
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/ml0706_1988-5-mai.pdf

    • Un ouvrage où est évoqué la présence de Simone Weil, pendant la guerre d’Espagne, aux côtés des anarchistes :
      Antoine Gimenez & les Giménologues
      Les Fils de la nuit
      Souvenirs de la guerre d’Espagne. 19 juillet 1936 – 9 février 1939. - Libertalia

      https://editionslibertalia.com/catalogue/ceux-d-en-bas/les-fils-de-la-nuit

      J’avoue que ce livre m’a laissé quelques malaises par le mélange des genres – récit historique et fantasmes érotiques – mais je garde quand même un bon souvenir de ce témoignage, car on arrive à faire assez facilement le tri.

      Sinon, la fin de l’article du Monde libertaire où il est question de « l’amitié entre Nétchaïev et Bakounine » me semble pour le moins surprenante.

      Sauf erreur de ma part, il y a un consensus parmi les anarchistes pour reconnaître que Nétchaïev, loin d’avoir été un ami de Bakounine, a abusé de la confiance de ce dernier, notamment sur l’affaire de la traduction du Capital (voir à ce sujet le volume idoine de l’œuvre complète de Bakounine). Cette affaire ayant été instrumentalisée, comme on le sait, au moment du « congrès de la Haye ».

      De plus, l’histoire de la photo de Nétchaïev sur le bureau de Camus, j’ai beau essayer de l’imaginer, mais, honnêtement, ça le fait pas.

      Ceci étant, l’auteur évoque un souvenir datant de 1950. À ce moment-là, on n’avait pas encore connaissance de tous les écrits de Bakounine, y compris parmi les anarchistes. Ceci expliquerait cela ?

      En tous cas merci pour cette évocation de la mémoire de Simone Weil.