• Can Someone Please Explain Whether Cloudflare Blackmailed #Canonical? | flyingpenguin
    https://www.flyingpenguin.com/can-someone-please-explain-whether-cloudflare-blackmailed-canonical

    30 April 2026, 16:33:37 UTC. Canonical’s incident monitoring system marks blog.ubuntu.com as Service Down.

    Within ten minutes the rest of the company’s public web was down as well: the main site #ubuntu.com, the security advisory APIs that downstream package management depends on, the developer portal, the corporate site, the training platform. These disruptions ran for roughly twenty hours.

    1 May 2026, 12:44 UTC. Service Restored.

    The group claiming responsibility for the attack said it used a paid service. They named one tool they had rented: a commercial denial-of-service product called #Beamed, sold under multiple TLDs, with beamed.su serving as the marketing and blog site and beamed.st serving as the customer login portal. The April 2026 blog post “How to Bypass #Cloudflare with Advanced Stresser Methods” advertises three named techniques for defeating Cloudflare protection, including residential IP rotation and manual “endpoint hunting” to locate origin servers. Beamed is explicit about what it sells:

    – Cloudflare acts as a #reverse_proxy, hiding the origin server’s #IP_address. Many low-quality booters fail against “Under Attack Mode” or Bot Fight Mode. Beamed.su employs several advanced techniques to effectively stress test websites protected by Cloudflare and similar #CDNs.

    The blog post hosting this paragraph is itself served by Cloudflare. The product sold is Cloudflare bypass. The hosting provider for the seller is Cloudflare.

  • #Mégabassines, #data_centers : « La guerre contre l’#eau s’est intensifiée »

    Dans le livre-enquête « Les Assoiffeurs », les journalistes Nicolas Celnik et Fabien Benoit montrent comment certains acteurs privés accaparent, avec la bénédiction de l’État, une ressource de plus en plus rare et de plus en plus polluée.

    DepuisDepuis dix ans, un tiers du territoire français subit des restrictions d’eau et le pays vit désormais au rythme d’épisodes de sécheresse toujours plus longs et plus intenses. Qui demain aura accès à l’eau ? De quelle qualité ? Depuis les années 1980, près de 14 000 captages d’eau potable ont dû fermer en raison de taux de pollution aux pesticides trop importants. Et le scandale de la contamination massive aux PFAS ne fait que commencer…

    À Sainte-Soline, les militants en lutte contre l’accaparement de l’eau par le modèle agricole productiviste ont reçu pour toute réponse du gouvernement un déluge de grenades.

    Dans une enquête fouillée, les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik montrent comment certains acteurs privés, des producteurs de maïs aux promoteurs de data centers, font main basse sur l’eau, avec la bénédiction de l’État.

    Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau (Les Liens qui libèrent, 2026) pointe comment certains comptent aussi capitaliser sur la raréfaction de la ressource et sur les inquiétudes concernant la santé. Entretien.

    « Mediapart » : La loi d’urgence agricole qui arrive à l’Assemblée nationale le 19 mai comporte un important volet sur l’eau. Une fois de plus, le gouvernement veut « sécuriser » l’accès à l’eau pour les agriculteurs et agricultrices irrigant·es, au détriment des autres usagers et usagères, en favorisant notamment la construction de mégabassines.

    Fabien Benoit : On a beaucoup parlé de guerre de l’eau, notamment autour des bassines. Pour nous, il y a surtout une guerre contre l’eau, c’est-à-dire contre cette ressource, pour l’accaparer, pour l’abîmer. Cette loi d’urgence agricole en est un nouvel épisode. Si on met d’ailleurs bout à bout la loi d’orientation agricole qui consacre l’intérêt majeur de l’agriculture, les arrêtés sécheresse qui exonèrent régulièrement les plus gros accapareurs de l’eau, et la révision de la directive-cadre eau européenne qui est sur la table…, on se rend compte que cette guerre contre l’eau s’est intensifiée, au détriment de sa qualité, de sa disponibilité.

    Nicolas Celnik : Il y a dans ce projet de loi deux articles qui entrent en résonance avec notre enquête : l’article 6, qui prévoit que le préfet puisse déroger aux schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) pour des projets d’ouvrage de stockage de l’eau, et l’article 5, qui rend facultative la consultation publique pour construire une bassine. Cela correspond à ce que le chercheur Sylvain Baron appelle la « préfectorialisation de la politique de l’eau ». C’est la volonté de donner aux préfets des moyens de contourner cette démocratie locale de l’eau, qui est certes imparfaite, mais qui reste une expérimentation démocratique vraiment intéressante. Là, on assiste à une « reverticalisation » des politiques de l’eau au nom des intérêts économiques.

    Vous montrez bien dans votre livre comment ceux que vous appelez les « assoiffeurs » parviennent à s’affranchir du droit commun pour faire main basse sur la ressource.

    N. C. : Nous avons cherché à comprendre les stratégies des grands acteurs économiques (agriculture, data centers, embouteilleurs…) qui s’assurent qu’ils bénéficieront de réserves d’eau, même dans des situations de tension sur la ressource. Leur travail de lobbying a été, effectivement, de normaliser des situations d’exception. Alors qu’il existe en France une hiérarchie des usages de l’eau qui priorise la santé humaine, puis les écosystèmes et enfin les enjeux économiques, être parvenu à imposer l’agriculture comme « d’intérêt général majeur » dans la loi inverse cette hiérarchie. On normalise le fait qu’en cas de sécheresse, l’activité économique vaut autant que la préservation de l’environnement. Une mégabassine est présumée dans la loi Duplomb d’intérêt général majeur.

    F. B. : Et quand on parle de « l’agriculture qui a besoin d’eau », il faut rappeler quelques ordres de grandeur. L’agriculture représente 60 % de la consommation d’eau douce en France, 92 % de cette eau-là va à l’agriculture irriguée. Et les surfaces irriguées en France, c’est 7 à 8 % des surfaces. Donc, 93 % du monde agricole n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Ce n’est pas « l’agriculture » qui a besoin d’énormément d’eau mais un certain modèle agro-industriel qui produit de la céréale, dont en bout de chaîne 7 % environ sert finalement à l’alimentation humaine.

    Vous dites que c’est la répression des manifestant·es de Sainte-Soline contre les mégabassines qui vous a donné l’envie de faire ce livre. Pourquoi ?

    F. B. : L’usage extrême de la violence pour réprimer des militants qui défendaient l’eau comme un patrimoine commun, ce qui est inscrit dans la loi, nous a effectivement frappés. L’idée d’accaparement de l’eau était au cœur de cette mobilisation et cela nous a conduits à nous interroger sur les acteurs qui aujourd’hui accaparent cette ressource avec le soutien de l’État.

    N. C. : Concernant l’agriculture, c’était intéressant d’essayer d’enquêter sur le fonctionnement de ce petit monde du lobbying de la FNSEA. Le principal syndicat agricole a un groupe dédié spécialement au lobbying sur la production du maïs, et ce lobby a son propre lobby interne spécialement dédié à l’irrigation du maïs. Pourquoi ? Parce qu’on a besoin de beaucoup d’eau pour le maïs, et en particulier au pic de chaleur, parce que c’est une plante tropicale.

    Ils ont travaillé à diffuser l’idée, notamment dans les médias, qu’il fallait absolument stocker l’eau d’hiver pour l’été parce que sinon l’eau « partirait à la mer ». En fait, d’après les compréhensions du cycle de l’eau, il est au contraire important de laisser l’eau s’infiltrer dans la terre, être stockée dans des zones humides, comme l’expliquent les hydrogéologues. Le lobbying de la FNSEA a aussi consisté à faire travailler le concept de « souveraineté alimentaire », qui signifiait initialement la capacité de manger ce qu’on produit, et qui désigne à présent la capacité de choisir vers qui l’on exporte notre production. Au nom de la « souveraineté alimentaire », on soutient les producteurs de maïs qui exportent pour nourrir le bétail.

    Et vous montrez aussi comment désormais la transition écologique – avec le besoin d’électrifier les usages – sert aussi de prétexte à sécuriser l’accès à l’eau pour les industriels des semi-conducteurs ou des data centers.

    F. B. : Oui, parce qu’on a une transition écologique qui est carbo-réductionniste, c’est-à-dire qui s’intéresse uniquement aux émissions de CO2, en occultant tout le reste. Et, effectivement, l’électrification, comme le numérique, implique une course aux métaux, ce qui veut dire des besoins colossaux en eau.
    C’était important pour nous de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle d’une « transition écologique et numérique ».

    Comme si, en soi, le numérique était synonyme de mieux-disant écologique. C’est absolument faux et c’est le fruit d’un récit, forgé depuis des décennies, pour nous faire croire que le numérique s’affranchirait de la matière et de la pression sur les écosystèmes.

    En réalité, depuis les mines, en passant par la production de semi-conducteurs, le fonctionnement des data centers, jusqu’à tous les appareils numériques qu’on a entre nos mains, on a un continuum qui demande beaucoup, beaucoup de matières premières et, à chacune des étapes, énormément d’eau. À un moment, ce n’est plus soutenable.

    Face à ce secteur-là qui est dans une croissance exponentielle, notamment en raison du développement de l’intelligence artificielle (IA), il y a une forme de gouffre hydrique qui se présente devant nous. Il faut se rappeler que le secteur des data centers, c’est 30 % de croissance par an. Aux États-Unis, on construit plus de data centers que de bureaux. Là, le côté systémique est intéressant, car qui pointe le bout de son nez dans cette équation-là ? Ce sont les acteurs industriels de l’eau, qui disent : « Vous n’y arrivez pas, mais on peut vous construire une usine de désalinisation, on peut produire de l’eau pour vous. »

    Effectivement, vous le montrez bien, plus la ressource en eau est dégradée, plus il y a un marché.

    N. C. : Oui, ce sont des sortes d’intérêts bien compris où le secteur des technologies de dépollution de l’eau devient l’acteur qui permet aux autres leur forme d’accaparement. Sans ces « solutions » de traitement de l’eau de plus en plus complexes et chères, on serait obligés de se demander justement comment on utilise l’eau, comment on se la partage. En somme, de questionner les usages de l’eau.

    Là-dessus, nous racontons comment des géants de l’eau comme Veolia, Suez et d’autres, qui faisaient leur business en distribuant l’eau dans les villes, ont été obligés de revoir leur modèle, prenant acte d’un mouvement de remunicipalisation (à la suite de nombreux scandales financiers notamment). Ils se présentent depuis une dizaine d’années comme des champions de la « transition écologique » et de la dépollution. D’après leurs déclarations aux investisseurs, leurs clients ne sont pourtant pas les usagers individuels, vous et moi, qui avons besoin d’eau pure au robinet : leurs principales cibles commerciales sont les infrastructures industrielles, comme les data centers ou les usines de semi-conducteurs, qui ont besoin d’eau très pure pour ne pas corroder leurs équipements, etc.

    Ces procédés sont aussi extrêmement énergivores et ont des effets délétères sur les écosystèmes. L’eau relève d’enjeux éminemment locaux. Ce qui est prélevé ici ne peut pas être compensé en remplissant une nappe à l’autre bout du pays. Et puis derrière, quid de tous les autres effets de l’extraction minière, sur la biodiversité, sur la destruction des terres arables qu’on utilise pour alimenter cette machine ?

    F. B. : Ce solutionnisme technologique est un autre nom pour le business as usual et la destruction du vivant. La réutilisation des eaux grises, qui semble être du bon sens, c’est une façon de ne pas questionner les usages, de les pérenniser, et c’est de l’eau qui n’est pas rendue aux milieux. Donc, cela portera atteinte à la bonne santé des écosystèmes.

    Et puis, on peut dérouler le même raisonnement sur la désalinisation, qui répond à la même logique, avec toujours des conséquences très lourdes d’un point de vue écologique. L’impensé, c’est celui des interdépendances. On ne peut pas traiter le sujet de l’eau isolément, sans traiter celui de la biodiversité, de la santé des milieux, de la santé humaine. Alors que dans le débat public, dans les discours politiques, le sujet a tendance à être traité de manière uniquement technique, comme une question de flux, de stocks. Les industriels de l’eau parlent de « produire de l’eau », comme si on pouvait en fabriquer de toutes pièces, ce qui est complètement inepte.

    L’eau en bouteille a historiquement construit son modèle économique sur celui de la santé. Les industriels ne voient pas d’un mauvais œil l’inquiétude grandir sur la qualité de l’eau.

    F. B. : Le risque avec l’eau en bouteille, deux mille fois plus énergivore que l’eau du robinet, c’est que cela devienne effectivement une réponse de marché à un problème public, qui est celui de la qualité de l’eau. Et en même temps, l’industrie de l’embouteillage a subi quand même des revers, des polémiques qui font que la pureté supposée des eaux en bouteille en a pris un coup. Un doute est en train de se diffuser autour des eaux en bouteille, avec, évidemment, le cas emblématique de Nestlé, mais pas uniquement.

    Et il y a tout ce qu’on ne veut pas voir quand on parle de qualité de l’eau au sens large, qu’il s’agisse de l’eau en bouteille ou du robinet. Il y a plein de choses qu’on ne tente pas de détecter. Sur la question des PFAS, c’est particulièrement interpellant. On se rend compte qu’on contrôle 20 PFAS depuis janvier 2026, alors que l’EPA américaine parle de 14 000 variétés de PFAS ou qu’une autre agence américaine évoque plutôt 2 millions. Il y aurait sans doute une panique morale totale si on commençait à essayer de détecter tout ça.

    N. C. : Face aux pollutions au PFAS, aux pesticides, on se dit : soit on boit de l’eau en bouteille, soit on « maxifiltre » l’eau qui va arriver au robinet. Et c’est ce qu’on voit en Île-de-France avec le projet du Syndicat des eaux de la région, qui est un projet à 1 milliard pour avoir de l’eau potable pour une partie des communes d’Île-de-France, dont Paris ne fait pas partie. Ce projet mise très majoritairement sur le traitement, alors qu’il serait entre cinq et dix fois moins cher de prévenir plutôt que guérir, d’après certaines études. La régie publique Eau de Paris, par exemple, a essayé de passer des pactes avec les agriculteurs pour avoir moins d’épandage de pesticides, donc ils peuvent se permettre de mettre en place des solutions de traitement moins coûteuses.

    Mais certains y trouvent leur compte. L’entreprise DuPont, qui est une grande émettrice de PFAS, est la même qui vend des membranes de filtration des PFAS pour potabiliser l’eau. Water Europe, qui est le lobby européen des entreprises de traitement de l’eau, dont Suez-Veolia et autres, demande à la Commission européenne 255 milliards sur cinq ans, juste pour investir dans ces technologies de traitement. Il y a un risque de système à deux vitesses, entre les grandes métropoles qui pourront investir dans ces systèmes très coûteux de dépollution de l’eau et des communautés de communes rurales pour lesquelles ce sera beaucoup trop cher.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/080526/megabassines-data-centers-la-guerre-contre-l-eau-s-est-intensifiee
    #centres_de_données #guerre_de_l'eau #privatisation #rareté #pollution #sécheresse #eau_potable #pesticides #PFAS #Sainte-Soline #accaparement #guerre_contre_l’eau #agriculture #préfectorialisation #démocratie #démocratie_locale #reverticalisation #économie #intérêts_économiques #lobbying #santé #écosystèmes #intérêt_général_majeur #loi_Duplomb #irrigation #industrie_agro-alimentaire #répression #résistance #violence #FNSEA #maïs #cycle_de_l’eau #souveraineté_alimentaire #élevage #bétail #transition #numérique #matières_premières #IA #AI #intelligence_artificielle #data_centers #centres_de_données #dépollution #Veolia #Suez #business #remunicipalisation #municipalisation #semi-conducteurs #énergie #techno-solutionnisme #eaux_grises #désalinisation #interdépendances #biodiversité #eau_en_bouteille #Nestlé #qualité #qualité_de_l'eau #pesticides #business #DuPont #filtration #Water_Europe

    • Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau

      Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s’abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Marqués par cet épisode, Fabien Benoit et Nicolas Celnik se lancent dans une vaste investigation et découvrent que les mégabassines ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

      Ils livrent ici les résultats de leur enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l’eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s’annonce, avec le soutien de l’État.

      Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d’enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l’eau.

      Du lobbying en faveur des mégabassines aux efforts des grands acteurs du numérique pour masquer leur consommation d’eau, en passant par les manœuvres des producteurs de PFAS pour vendre des solutions dépolluantes à des prix exorbitants, ce livre-enquête révèle l’ampleur du dévoiement de la « démocratie de l’eau à la française », court-circuitée par des collusions politiques et jeux de pouvoir.

      https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Les_Assoiffeurs-9791020923691-1-1-0-1.html
      #livre

    • et Veolia c’est qui ? c’est Bolloré.
      Et quels sont les députés qui ont refusé de laisser les premiers m3 d’eau gratuits aux pauvres ? c’est les députés fachos, oups les nazis, oups les députés du parti fondé par des nazis.
      A Toulouse ils te collent du Eau-Toulouse-Metropole mais en fait derrière c’est Véolia Bolloré. Du Moudenc tout craché. Et l’eau est devenue plus cher l’été, tour de passe passe.

  • Une première en Bretagne : une famille expulsée de son logement social car le fils aîné est un trafiquant de drogue
    https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes-35000/une-premiere-en-bretagne-une-famille-expulsee-de-son-logement-social-ca

    C’est une première en Bretagne. Ce mardi 5 mai, la justice a validé l’expulsion d’une mère de famille et de ses trois enfants de leur HLM de la place de Monténégro à Rennes. En cause : les activités de deal du fils aîné. Une application stricte de la « loi narcotrafic » de 2025.

    La famille, à coup sûr, va avoir une bonne raison de ne pas chercher de revenus supplémentaires pour se loger.

  • « Le dilemme » : me faire livrer un pad thaï aux crevettes à vélo fait-il de moi un « salaud » ?
    https://www.lemonde.fr/intimites/article/2026/04/23/le-dilemme-me-faire-livrer-a-velo-fait-il-de-moi-un-salaud_6682747_6190330.h

    Chaque mois, nos dilemmes moraux intimes sont passés au crible. Celui qui passe commande d’un repas n’est certes pas le premier responsable de l’extrême précarité du livreur qui le lui apporte. Mais il peut agir pour que l’exploitation subie ne perdure pas.

    #apocalypse #révélation dans le monde, tout arrive :-)

    • Ces questionnements métaphysiques et infantiles arrivent le même jour que ces évènements :

      Deliveroo et Uber Eats visés par une plainte pour « traite d’êtres humains » à l’égard de leurs livreurs en France
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/04/23/deliveroo-et-uber-eats-vises-par-une-plainte-pour-traite-d-etres-humains-env

      Plusieurs associations dénoncent les « conditions de travail indignes » et les « revenus de survie » de ces travailleurs souvent immigrés. Uber Eats est également sous la menace d’une action de groupe pour « discriminations ».

    • Et tu n’oublieras d’inclure dans cette traite d’êtres humains, qu’elle est verrouillée par l’état et par le decret de dernière minute de retailleau (qui fait la course au plus facho).
      Tu dois travailler en clandestin.e 7 ans, mais payer tes impôts en france, te loger mais sans papiers et ensuite peut-être si tu as lu Victor Hugo et Lautréamont pendant que tu te fais exploiter, on te donnera une carte de séjour temporaire.
      Ils ont un boulevard les UBER et autre profiteurs saigneurs.

      On dénombre entre 70 000 et plus de 100 000 livreurs en France, selon les sources. D’après une enquête menée en 2025 par Médecins du monde (MdM) et plusieurs centres de recherche auprès d’un millier de livreurs, 98 % d’entre eux sont nés à l’étranger et 64 % sont sans titre de séjour. Ils travaillent en moyenne 63 heures par semaine pour 1 480 euros brut mensuels, d’après cette étude.

    • @mfmb, pitié, il n’y a pas un jour où nous ne soyons pas obligé d’utiliser ces chiasses de GAFAMSSS. Hier, je confie deux oisillons blessés à l’école vétérinaire, mais pour prendre des nouvelles de l’animal il faut passer par google et un QRCode.
      Si tu peux recopier ce qui te semble important ici, y’a pas de souci, mais on est plusieurs à éviter d’y aller, kiss merci

    • D’accord @vide ! Mais bon je n’avais pas d’autres liens. Après je refuse d’être bloquée par des principes rigides. Kiss merci.

    • je refuse d’être bloquée par des principes rigides

      Je note, je sais que je ne suis et ne serais ni jamais reconnu ni ni jamais remercié. J’assume mon statut de rigide et d’emmerdeuse qu’on me colle à la place. Je paye cher mes choix : pas de whatsapp = pas de sorties (les mails c’est ringard), pas de carte vitale = pas de remboursement facile, pas de carte d’identité numérique = pas de formation professionnelle, pas de compteurs de surveillance = une « amende » de près de 20 euros par mois. Et quand je signale que je ne vais pas sur facebook, on me parle de principe rigide, c’est tellement plus simple de collaborer avec l’ennemi, on mange mieux tranquillous hein, c’est confortable de ne pas se poser de questions pénibles. Et pour continuer à alerter et à me battre contre la numérisation de nos vies et l’augmentation de la pensée fasciste j’ai droit à des sarcasmes.
      Franchement, avff.
      La liberté ça coute cher et la démocratie c’est bisounours tous les jours, no problemo, les resistantes sont les emmerdeureuses.

    • Pour les dernières et prochaines cousinades, on m’a parlé de Facebook et de Whatsapp. Et j’ai constaté que je loupais des choses et que la plupart n’avait pas encore commencé à en bouger. On m’a transféré les infos par SMS. J’ai fait installé Signal à certain·e·s. Et devoir expliquer le pourquoi du comment est tjs épuisant. C’est un petit peu déprimant même. Mais tant pis. Et d’ailleurs, tu vois. J’ai pas encore partagé mes photos des deux derniers évènements. Si c’est pour que ça se retrouve dans les IA...

      https://www.forbes.com/sites/zakdoffman/2026/04/20/google-starts-scanning-all-your-photos-as-new-update-goes-live

  • Des cunnilingus imposés à une enfant ne sont pas un viol : la cour d’appel de Paris persiste dans « l’archaïsme » | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100426/des-cunnilingus-imposes-une-enfant-ne-sont-pas-un-viol-la-cour-d-appel-de-

    Mise en garde

    Cet article fait état de violences sexuelles sur une enfant.

    En décembre 2025, dans un tribune publiée dans L’Humanité, des personnalités féministes, parmi lesquelles Emmanuelle Piet, du Collectif féministe contre le viol, Suzy Rojtman, du Collectif national pour les droits des femmes, ou encore Céline Piques, d’Osez le féminisme, avaient appelé la chambre de l’instruction à rendre une « décision déterminante » pour affirmer qu’un cunnilingus imposé est bien un viol.

    « Pénétrer la vulve ne suffirait pas à caractériser un viol. Cette interprétation restrictive du sexe féminin opère une mutilation symbolique : une excision judiciaire. Elle nie l’anatomie réelle des femmes pour ne retenir que ce qui sert au plaisir des hommes ou à la procréation », soulignaient ces militantes. « Un cunnilingus forcé […] répond parfaitement à la définition légale du viol. Prétendre le contraire, c’est effacer le corps des femmes du droit pénal », insistaient-elles aussi, demandant de « revenir sur une jurisprudence indigne ».

    (...)

    Le cas de Daphné n’est pas concerné par cette loi de 2021, puisque les faits dénoncés sont antérieurs. Paradoxalement, l’amendement censé éclaircir une bonne fois pour toutes les choses a été pris au pied de la lettre par les magistrats, qui considèrent que les cas de cunnilingus imposés antérieurs à 2021… ne constituent pas des viols. « C’est révoltant et rageant. La loi a eu l’effet inverse à celui escompté pour les victimes », analyse la plaignante. « La loi du 21 avril 2021 a visé précisément à contrecarrer cette jurisprudence profondément patriarcale en sanctuarisant les actes bucco génitaux dans la définition du viol. C’est donc un parfait contresens de considérer qu’ils doivent en être exclus lorsqu’ils sont antérieurs à son entrée en vigueur », estime son avocate.

    #patriarchie #viols #enfance_brisee #justice_archaïque #france_2025 #revenez_dans_300_ans

    https://justpaste.it/m61wz

  • La croissance des inégalités dégrade l’activité économique, et ça se voit à l’œil nu !
    https://blogs.alternatives-economiques.fr/zemmour/2026/04/09/la-croissance-des-inegalites-degrade-l-activite-econo

    Dans la période récente, la stagnation des salaires (dont le pouvoir d’achat a baissé) et le dynamisme des revenus financier explique pour partie un taux d’épargne élevé, et un ralentissement de la croissance. Si le mécanisme est connu, il est rare de pouvoir observer à l’œil nu une hausse si marquée des inégalités qu’elle se traduit par des effets macroéconomiques immédiats.

    (...)

    Pour le dire autrement, nous vivons une période économique où les inégalités de revenu -restées relativement contenues entre 2008 et 2018 ont connu une accélération telle qu’on en voit les effets macro-économiques, à court terme, et à l’œil nu. Si le mécanisme est connu, sa manifestation aussi visible dans les statistique macro me semble relativement rare.

    Et cet accroissement des inégalités, est due, avant tout, à la stagnation préoccupante des salaires qui n’avaient toujours pas retrouvé fin 2024 leur pouvoir d’achat moyen de 2019.

    #Michaël_Zemmour 09/04/2026

    • ... depuis la sortie des confinements, le « taux d’épargne », c’est-à-dire au niveau macro-économique la part du revenu qui n’est pas consommée, est montée à des niveau anormalement élevés… et ne redescend pas, ce qui intrigue et inquiète les macro économistes (Figure 1).

      [...]

      Il peut y avoir de multiples explications à cela : épargne de précaution, face à l’incertitude de l’avenir, achat immobilier ancien (qui comptablement apparaît comme de l’épargne dans les comptes nationaux), ou…accroissement des inégalités.

      En effet, on sait que les ménages modestes et moyen consomment tout ou presque tout leur revenu, tandis que les ménages aisés vont avoir une propension à épargner élevée, et qui croit avec le revenu.

      De ce fait, quand les inégalités augmentent, le revenu est en moyenne de moins en moins consommé et de plus en plus épargné. Or précisément, dans la période récente, la stagnation des salaires et le dynamisme (relatif) des revenus du capital sont à l’origine d’un creusement marqué des inégalités.

      Ainsi l’INSEE a relevé l’an passé qu’en 2024 la hausse marquée des inégalités était due à la conjonction

      • de la baisse du niveau de vie des ménages modestes : le niveau de vie seuil à partir duquel on fait partie des 10% les plus modeste a baissé de 1%, ce qui est rare et signale une dégradation absolue des conditions de vie, signalée également par la hausse du taux de pauvreté)
      • à la stagnation du niveau de vie médian (+0,9%)
      • et à la progression plus dynamique des revenus du seuil du dernier décile (seuil à partir duquel on fait partie du Top 10), principalement explicable par des revenus financiers plus dynamiques.

      Bref, les inégalités augmentent, et cela joue sur le taux d’épargne, comme un frein à l’activité économique. A tel point que certains prévisionnistes se disent que désormais pour prédire l’évolution de la consommation des ménages, il ne faut plus suivre l’évolution des revenus en général (revenus du travail + revenus financiers), mais celle des #salaires en particulier, parce que les #revenus_financiers ont tendance à être conservés sous forme d’épargne, et donc que leur croissance n’alimente pas la consommation.

      #épargne #revenu #inégalités

  • Fraude au RSA : un collectif de druides dénonce une « stigmatisation » de la part du président du conseil départemental du Finistère
    https://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2026/04/02/fraude-au-rsa-un-collectif-de-druides-denonce-une-stigmatisation-de-la-part-

    Attaqué en justice par la CGT et six allocataires du RSA, Mäel de Calan a rétorqué en évoquant des centaines de personnes, dont « des druides et des exorcistes », qui « se servent du RSA comme un complément permanent de ressources ».

    #gorafi_encore_plagié #gorafisation_du_monde

  • État de santé des livreurs des plateformes : une étude inédite révèle des chiffres alarmants

    Cette étude SANTÉ-COURSE est la première à documenter à grande échelle l’état de santé et les conditions de vie et de travail des livreurs en France. Elle révèle un état de santé largement dégradé par des conditions d’exercices indignes. Médecins du Monde, la Maison des Livreurs de Bordeaux et la Maison des Coursiers de Paris réclament que les pouvoirs publics prennent des mesures pour contrer les effets de l’ubérisation sur les conditions de travail et la santé des livreurs.


    L’enquête, réalisée auprès de plus de 1 000 livreurs à Paris et à Bordeaux, est le fruit d’un partenariat entre des acteurs associatifs (l’Association de mobilisation et d’accompagnement des livreurs, le Collectif pour l’insertion et l’émancipation des livreurs, la Maison des livreurs de Bordeaux, la Maison des coursiers de Paris et Médecins du Monde), une équipe de recherche interdisciplinaire (l’Institut de recherche pour le développement et l’Institut national d’études démographiques) et des livreurs.

    L’étude dévoile une situation médico-sociale alarmante, étroitement liée à une mise en #précarité_administrative et socio-économique des livreurs et au dévoiement du statut d’#auto-entrepreneur.

    Près de la moitié des livreurs estime que leur état de santé global s’est dégradé depuis le début de leur activité.

    Cette détérioration, résultant de conditions de travail délétères, a de nombreuses conséquences :

    Une #santé_mentale fortement fragilisée : 45 % des livreurs enquêtés sont en situation de # détresse_psychologique (caractérisée par des #troubles_anxio-dépressifs modérés à sévères) ; 
    Une prévalence très élevée des troubles musculo-squelettiques, génito-urinaires et psychosomatiques. 36 % des livreurs sont sujets à des #douleurs intenses et régulières au bas du dos, 32 % rapportent des #troubles_urinaires récurrents et 85 % expriment une #fatigue_chronique.

    L’étude SANTE-COURSE révèle également un recours aux #soins limité par plusieurs facteurs, dont l’absence totale de #couverture_santé pour 32 % des livreurs. Sont également cités comme obstacles le manque de #temps, alors que le #rythme de travail moyen s’élève à 63 heures par semaine, et le manque de moyens, le #revenu moyen étant inférieur à 6 euros bruts par heure.

    https://www.medecinsdumonde.org/actualite/enquete-livreurs
    #uber_eats #livreurs #santé #France #rapport #Médecins_du_monde #conditions_de_vie #conditions_de_travail #travail

  • La France est devenue plus inégalitaire que la moyenne de l’Union européenne

    Le #coefficient_de_Gini, qui mesure les inégalités de revenus, progresse en France tandis qu’il baisse en moyenne au sein des 27 pays de l’UE. Les #allègements_fiscaux des quinquennats Macron peuvent expliquer en partie cette divergence.

    Le chiffre, passé relativement inaperçu, est frappant. Le coefficient de Gini de la France, qui mesure le niveau des inégalités de #revenu après redistribution (impôts et prestations sociales), progresse sensiblement, selon les données publiées par #Eurostat, l’organisme statistique de l’Union européenne.


    (#paywall)

    https://www.lesechos.fr/economie-france/social/la-france-est-devenue-plus-inegalitaire-que-la-moyenne-de-lunion-europeenne
    #inégalités #France #statistiques #chiffres #macronisme #fiscalité

  • Vinted et CAF : une allocataire contrainte de rembourser 10 000 € pour ne pas avoir déclaré ses ventes
    https://mcetv.ouest-france.fr/2026/vinted-caf-allocataire-rembourser

    Une affaire récente illustre parfaitement les risques encourus. Une #allocataire du #RSA a été condamnée à rembourser 10 000 € à la CAF [T.A. de Nîmes]. Ses ventes sur la plateforme [Vinted] ne dépassaient pourtant ni 3 000 € par an, ni 20 transactions.

    Le tribunal administratif de Nîmes a ainsi rappelé cette règle fondamentale. Cette décision montre que même des ventes modestes doivent figurer dans votre déclaration de ressources. Aucun seuil implicite ne vous protège face aux contrôles.

    Désormais, les plateformes de vente communiquent certaines transactions aux autorités fiscales. La CAF utilise aussi des systèmes efficaces pour vérifier vos mouvements financiers. Toute omission peut donc être détectée et entraîner la récupération des prestations trop-perçues.

    Les organismes sociaux ont intensifié leurs vérifications ces dernières années. Grâce aux données transmises par les plateformes, ils repèrent plus facilement les incohérences. Un compte bancaire qui reçoit régulièrement des virements peut ainsi attirer l’attention.

    Par conséquent, croire que quelques dizaines d’euros par mois passent inaperçus serait une erreur. Les #algorithmes croisent de nombreuses informations. Même de petites sommes cumulées sur plusieurs mois peuvent déclencher un contrôle.

    #contrôle #ressources #calcul_des_ressources #croisement_d'informations #revenu #trésor_public #Caf #indû

  • Derrière les chiffres de #maël_de_calan, des allocataires finistériens du #rsa racontent un #coaching contre-productif et décourageant
    https://splann.org/rsa-finistere-coaching

    Lundi 30 mars, Maël de Calan a rendez-vous au tribunal. Cité à comparaître pour « harcèlement moral institutionnel » par la CGT et six bénéficiaires du #revenu de solidarité active (RSA). Nouveau chapitre d’une expérimentation politique controversée, jugée « positive » par le président (apparenté LR) du Département du #finistère, mais « humiliante » et « inutile » par les premiers concernés. L’article Derrière les chiffres de Maël de Calan, des allocataires finistériens du RSA racontent un coaching contre-productif et décourageant est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #bimbamjob #chômage #conseil_départemental_du_finistère #emploi #précarité #social #solidarité #speed_dating #travail

  • #AGS : la #cour_des_comptes s’attaque au filet de sécurité des #salariés
    https://lenouveauparadigme.fr/ags-la-cour-des-comptes-sattaque-au-filet-de-securite-des-salarie

    Sous couvert d’équilibre #budgétaire, la haute juridiction financière ouvre la voie à une remise en cause d’un des dispositifs les plus protecteurs pour les salariés en cas de #faillite d’entreprise.

    Perdre son #emploi est toujours une épreuve. Mais le perdre parce que son #entreprise s’effondre, parfois du jour au lendemain, l’est encore davantage. Dans ces moments-là, un mécanisme discret mais essentiel entre en jeu : l’#Association pour la #gestion du #régime de #garantie des #créances des salariés, plus connue sous le sigle AGS.

    Créé en 1973, ce #dispositif repose sur un principe simple et profondément #social. Lorsqu’une entreprise n’est plus en mesure de payer ses salariés, la #collectivité des #employeurs prend le relais. Concrètement, l’AGS avance les #salaires, les #indemnités et certaines créances dues aux #travailleurs, puis tente de récupérer ces sommes lors de la #liquidation de l’entreprise. Sans ce mécanisme, des centaines de milliers de personnes se retrouveraient sans #revenu du jour au lendemain.

  • Chez Arte, les #revenus des #traducteurs chutent à mesure que l’#IA est adoptée - Next
    https://next.ink/brief_article/chez-arte-les-revenus-des-traducteurs-chutent-a-mesure-que-lia-est-adoptee

    Début février, chez #Arte, des représentants du collectif de #traducteurs et #traductrices qui travaillent aux #sous-titres de la #chaîne franco-allemande étaient venus sonner l’alerte : depuis le début de l’année 2025, leurs revenus étaient en forte baisse.

    Depuis plus d’une décennie, la chaîne recourt à leurs services pour adapter les magazines et documentaires vers l’anglais, l’espagnol, le polonais, l’italien et le roumain.

    Sur place, les responsables du programme multilingue de la chaîne ne s’en sont pas cachés, rapporte Mediapart : ils sont très satisfaits des résultats de leurs expérimentations de traduction automatisée, menées à partir de mai 2023 et généralisées un an plus tard. À terme, le recours à l’#intelligence_artificielle devrait devenir « inéluctable ».

    Concrètement, cela leur permet de réduire de moitié la facture actuelle versée au prestataire d’Arte #Transperfect. Pour un traducteur #humain, cette #facture s’élève à 10 euros la minute, dont 4 à 5 euros sont finalement reçus par le ou la traductrice. Pour ces derniers, en revanche, cela réduit la #qualité du #travail tout en réduisant les revenus.

  • France Travail : une circulaire pour pousser les chômeurs vers l’armée
    https://www.revolutionpermanente.fr/France-Travail-une-circulaire-pour-pousser-les-chomeurs-vers-l-

    Une circulaire interne de France Travail permet désormais aux privés d’emplois réservistes de cumuler allocations et solde militaire. Cet avantage financier est un pas supplémentaire dans la militarisation du service public de l’emploi et l’embrigadement des plus précaires.

  • Yann Gaudin (sur Faf line) : Gagner contre Pôle emploi
    https://x.com/yanngaudin/status/2021583343972696169

    J’ai reçu le témoignage d’un #allocataire de #Pôle_emploi qui a gagné au Tribunal judiciaire contre l’institution.

    Pendant plus de 6 mois Pôle emploi a cafouillé dans le traitement de sa demande d’allocations chômage, tandis que l’allocataire avait bien télétransmis tous les justificatifs demandés, mais au bout du compte et malgré la saisine de la médiation il manquait encore plus de 30% sur le montant de l’#ARE.

    L’allocataire a saisi la Justice, il a dans un premier temps obtenu enfin le bon montant d’allocations chômage avec un très gros paiement de rappel, puis il a obtenu 3 000 € de dommages et intérêts et 2 500 € pour ses frais d’avocat (qui ne lui avaient coûté que 1 500 €).

    J’ai reçu aussi d’autres témoignages d’allocataires qui n’ont pas eu besoin d’aller au Tribunal pour obtenir des dommages et intérêts, ils ont négocié directement avec Pôle emploi et l’un d’eux a par exemple obtenu 4 000 € de réparation.

    Un avocat a publié sur son site quelques autres exemples de condamnations de Pôle emploi, dont une à 8 000 € de dommages et intérêts : https://www.rocheblave.com/condamnation-pole-emploi

    Faut le savoir ! Pôle préfère, parfois, lacher du fric que d’être condamné (pas favorable briser l’établissement d’une jurisprudence formelle qui limiterait leurs innombrables abus).

    #chômeurs #droits #revenu #justice #jurisprudence #obligation_d’information #obligation_de_communication_de_documents #informations_erronées #retenues_injustifiées #Eric_ROCHEBLAVE

    • Il vient de m’arriver un machin du genre face à La #CAF qui juge bon de me lâcher du fric (un paquet quand même) alors que je vais au contentieux contre elle. Ils ont bien sagouiné les comptes (à la baisse), et, mieux encore, me sucrent mon alloc en janvier (et sans doute en février et mars) en raison du rappel de prestations perçues (olé !). En bref, y a pas crime, mais en cette matière comptable et administrative, ils « se prévalent de leurs propres turpitudes » (comme dit la loi qui s’oppose ainsi à de très mauvaises manières, au moins en matière criminelle, on verra ce qu’il en sera dans ce cas...) pour porter atteinte à un ayant droit (olé again !). La bureaucratie-comptable archi youv’. Imagine pour voir : 3 mois peut-être sans alloc car comme on t’a versé un rappel d’icelle, t’as les moyens de laisser couler. Nardinemouk !

      edit : jusqu’à peu, je devais à la Caf des milliers d’euros, au rythme où ils me les prenait sur l’allocation logement, j’en avait pour 6 à 7 ans d’allocation logement sévèrement rabotée. là, terminé, ils m’ont versés plusieurs milliers d’euros, plus que ma dette, et je ne dois plus rien. pourtant, le compte n’y est pas. ah ha ah. ces baltringues n’ont même pas fait ce qu’il fallait pour que je renonce à ma cause.

      #yadesrafalesquiseperdent

  • Dans les algorithmes | Coincés dans les indus de la CAF
    https://danslesalgorithmes.net/2026/01/29/coinces-dans-les-indus-de-la-caf

    En octobre 2024, la Quadrature et 14 autres associations ont déposé un recours au Conseil d’Etat pour faire reconnaître l’illégalité de l’algorithme utilisé par la CAF (elles sont désormais 25 et la Quadrature a rendu disponible son mémoire). Le Défenseur des droits qui a été interrogé par le Conseil d’Etat en octobre a produit des observations (non publiées) dans lesquelles le Défenseur parle de présomption de discrimination et estime que la CAF n’a pas démontré l’absence de discrimination indirecte à l’encontre de populations protégées. Mediapart, rapporte les constatations du Défenseur qui estime que le traitement algorithmique : « paraît produire un surcontrôle des populations les plus précaires et donc constituer une différence de traitement fondée sur la particulière vulnérabilité économique. Une présomption de discrimination indirecte semble établie ».

    Les indus sont souvent liés à des erreurs de déclaration plus qu’à de la fraude. En 2022, la CAF indiquait que sur l’ensemble 100 milliards de prestations, il y avait un peu moins d’un milliard d’indus retrouvés et 350 millions de fraude constatés, ce qui, proportionnellement à la surveillance générale de la population produite par ce scoring, semble un résultat assez anecdotique. « L’algorithme va chercher là où c’est le plus efficace d’aller trouver des indus, c’est-à-dire là où les prestations sont complexes », rappelle Le Querrec, donc cible les personnes les plus précaires, celles qui dépendent d’un faisceau d’aides pour survivre.

  • Cette Anglaise vivant en Creuse est menacée d’expulsion : une onde de choc pour ses voisins et la communauté britannique - Le Populaire du Centre
    https://www.lepopulaire.fr/pionnat-23140/actualites/cette-anglaise-vivant-en-creuse-est-menacee-d-expulsion-une-onde-de-choc

    Cette lettre envoyée le 9 janvier n’est arrivée que dix jours plus tard dans la boîte aux lettres d’Emma Hamilton, à Pionnat. L’adresse était erronée et a mis du temps à arriver à destination. À l’intérieur, un courrier signé de la préfecture de la Creuse, lui indiquant une obligation de quitter le territoire. Pour cette Anglaise, c’est le choc : le renouvellement de son visa entrepreneur/profession libérale lui est refusé. Son activité ne génère pas suffisamment de revenus.

    Arrivée en décembre 2024 dans la commune, elle a rejoint son mari, Andrew, qui, lui, était venu s’installer quelques mois auparavant pour commencer les travaux dans la maison qu’ils avaient achetée. Originaires du nord de l’Angleterre, ils ont tout quitté et tout vendu pour vivre en France. « Nous aimons ce pays, la culture, la façon de vivre. Et la Creuse ressemble à là d’où nous venons. Nous ne voulions pas être en ville ». Le couple retape la maison – « c’était une ruine », selon Anne-Marie, une de leurs voisines – de leurs mains, mais aussi grâce aux artisans du coin.

    Andrew, 58 ans, et Emma, 51 ans, ont tous les deux pu s’installer en France via le visa entrepreneur/profession libéral. Andrew est physicien nucléaire et travaille pour des entreprises dans le monde entier. Emma, elle, s’est enregistrée en tant que couturière.

    Cette ancienne kinésithérapeute crée des robes et des bijoux d’inspiration médiévale. « J’ai dû soumettre un plan à la Chambre des métiers, qui m’a dit très clairement que je n’allais pas gagner l’équivalent du SMIC en un an, mais que je le pourrai après deux ou trois ans. Ils ont approuvé ma demande et j’ai reçu mon visa sur la base de ce plan. »

  • En cartes : combien de #réfugiés syriens sont vraiment rentrés en #Syrie depuis la chute du régime Assad ? - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1489297/en-cartes-combien-de-refugies-syriens-sont-vraiment-rentres-en-syrie-

    Proportionnellement à sa population réfugiée, le #Liban enregistre le plus grand nombre de retours vers la Syrie.

    Soit environ 27% des personnes présentes en 2024. Il n’est pas clair si le chiffre de population actuelle (environ 1 M) tient compte des 75.000 personnes qui ont fuit la Syrie après le départ d’Assad et les massacres anti-alaouites et anti-druzes qui visent ces groupes depuis lors.
    L’article comprend des cartes, mais leur sémiologie n’est pas toujours adaptée, notamment celles qui utilisent l’outil Florish (que je découvre : https://flourish.studio/visualisations/maps car elles utilisent des gradients de couleur pour représenter des valeurs absolues.
    Mais cette carte de synthèse des flux de retour (flèches) en vis-à-vis des populations syriennes réfugiées qui demeurent dans les pays d’accueil est très claire et correcte :

  • « Le Sénat doit ouvrir l’assurance-chômage aux artistes-auteurs et autrices »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/15/le-senat-doit-ouvrir-l-assurance-chomage-aux-artistes-auteurs-et-autrices_66

    Nous chérissons la création : celle qui nous relie, nous éveille, nous interroge et nous rend libres. Elle accompagne nos vies, façonne notre imaginaire collectif et demeure l’un des lieux où se construit notre capacité d’émancipation. Pourtant, celles et ceux qui sont à l’origine de toute œuvre continuent d’exercer dans un angle mort de la protection sociale. Créer est un métier ; il est temps de reconnaître pleinement la condition des #artistes-auteurs en leur ouvrant les droits à l’#assurance-chômage.

    L’#économie_culturelle s’appuie massivement sur notre travail. Nos créations génèrent une activité économique qui fait vivre les secteurs de la musique, de l’art contemporain, du cinéma, de l’audiovisuel, de l’édition ou du design, soit près d’un million d’emplois. En 2022, le secteur de la culture représentait 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

    Les montants dégagés par ce marché sont colossaux, mais sans rapport avec nos conditions de vie.

    Le récent rapport des députées Soumya Bourouaha (Parti communiste) et Camille Galliard-Minier (Ensemble pour la République) sur la « continuité de revenus pour les artistes-auteurs » l’a confirmé, notre secteur est traversé par une précarité systémique, des inégalités massives et exclusion du partage de la valeur. L’ensemble couplé par une carence en droits sociaux – nous ne bénéficions ni de la reconnaissance en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, ni des congés payés, ni de l’assurance-chômage.

    Jamais rémunérés pour le temps de recherche

    Nous ne sommes rémunérés que lorsque l’œuvre est exploitée, jamais pour le temps de recherche et de création qui la fait naître. Or, créer nécessite du temps. Une fois l’œuvre achevée, nous pourrons éventuellement percevoir des revenus en fonction de sa vente ou de sa diffusion. En attendant ces hypothétiques retombées financières, nous devons assumer seuls ce temps de travail et les dépenses qu’il occasionne.

    Durant tout ce temps, les artistes sont actifs et travaillent. Du fait de la discontinuité de nos rémunérations, la plupart des artistes sont contraints de passer à un moment ou à un autre par la case revenu de solidarité active (#RSA). C’est le seul filet de sécurité, inadapté, qui nous est proposé, ce qui n’est pas sans provoquer des tensions avec les administrations chargées des minima sociaux.

    Une telle insécurité empêche d’exercer sereinement nos métiers, d’accéder au crédit ou au logement, d’imaginer avoir des enfants ou simplement de refuser des contrats déséquilibrés. Elle fragilise l’entrée dans la profession, restreint la diversité sociologique des auteurs et accroît la vulnérabilité aux violences morales, sexistes et sexuelles.

    Cette réalité est aujourd’hui aggravée par l’irruption de l’intelligence artificielle générative, qui menace d’entraîner une chute supplémentaire de nos revenus. A l’heure où s’ouvre un bouleversement technologique majeur, nous devrions pouvoir compter sur un système de protection adapté à la nature de nos activités. Ce n’est pas le cas.

    La France accuse un retard inquiétant. Le Parlement européen a rappelé en 2023 que les artistes doivent, comme tous les travailleurs, bénéficier d’un salaire minimum, de congés payés, d’une protection contre les accidents du travail, de pensions contributives et d’allocations chômage. Plusieurs pays ont déjà avancé en ce sens : la Belgique a intégré les artistes dans l’assurance-chômage. Rien ne justifie que la France reste à l’écart plus longtemps.

    Réparer une injustice

    La proposition de loi portée au Sénat par la sénatrice Monique de Marco (Les Ecologistes), soutenue par la quasi-totalité des organisations syndicales et professionnelles du secteur, propose d’intégrer enfin les artistes-auteurs dans la caisse commune de l’assurance-chômage. Une précédente tribune en faveur de cette intégration avait recueilli en quelques semaines plus de 20 000 signatures d’artistes-auteurs. Dans nos secteurs, cette revendication ne fait plus débat.

    Le financement de cette mesure repose sur une contribution des diffuseurs passant de 1,1 % à 5,15 %. Les artistes-auteurs s’acquittent déjà d’une part salariale de la contribution chômage par la contribution sociale généralisée (#CSG). Comment peut-on justifier que des travailleurs contribuent à un dispositif sans pouvoir en bénéficier ?

    L’accès au dispositif serait #conditionné à un seuil annuel minimal d’activité, comme c’est le cas dans le régime des intermittents. Il ne représente pas un privilège, mais la suite logique du rattachement des artistes-auteurs au régime général de la Sécurité sociale, commencé dans les années 1970 pour la retraite, la maladie et la famille.

    Adopter cette réforme, ce n’est pas seulement réparer une injustice ; c’est transformer concrètement les conditions d’exercice de la création. Cette proposition de loi améliorerait la qualité des œuvres de demain, en rééquilibrant la relation entre artistes, diffuseurs et commanditaires. Une continuité de revenus redonnerait du pouvoir à celles et ceux qui doivent négocier leurs contrats pendant toute leur carrière, elle permettrait de résister aux pressions économiques et d’ouvrir plus largement nos métiers à des profils sociologiques divers.

    Si cette avancée était refusée, les créateurs seraient maintenus dans un ordre social hérité du XIXᵉ siècle ; en l’acceptant, nous renforçons durablement notre avenir culturel.

    Mesdames et messieurs les sénateurs, nous vous appelons à voter ce texte qui reconnaîtra enfin le #travail des artistes-auteurs pour ce qu’il est : un travail. Protéger les auteurs, c’est protéger la liberté de créer et, par là même, la vitalité démocratique de notre pays.

    Premiers signataires : Pénélope Bagieu, dessinatrice de BD ; Ruedi Bauer, designer ; Mona Chollet, autrice ; Yves Citton, écrivain ; Cécile Coulon, autrice ; Matali Crasset, designeur ; Etienne Davodeau, auteur de bande dessinée ; Dugudus, affichiste ; Valérie Jouve, photographe ; Pierre-Yves Macé, compositeur ; Maguy Marin, chorégraphe ; Fanette Mellier, graphiste ; Oklou, autrice-compositrice, musicienne ; Ernest Pignon-Ernest, artiste ; Lewis Trondheim, auteur de bande dessinée ; Seumboy Vrainom, artiste.

    #revenu

  • En #Afrique, des « #petites_mains » du numérique toujours aussi précaires à l’heure du boom de l’#IA

    Il y a quelques années, les « #travailleurs_du_clic » africains sortaient de l’ombre, révélant l’envers du décor des entreprises du numérique. Depuis, l’#IA_générative a explosé, rendant ces travailleurs d’autant plus indispensables et le secteur encore plus attractif. Mais la réalité de ce travail reste marquée par la #précarité.

    Ce n’était pas la panacée, mais Joyce (les personnes désignées par un prénom ont souhaité rester anonymes) se souvient presque avec nostalgie de ses débuts sur #Remotasks, en 2018. « Il suffisait de créer un compte pour commencer à gagner de l’argent immédiatement, sans aucune restriction ni processus de vérification. » Depuis son ordinateur, elle enchaîne alors les #microtâches d’#annotation de #données : vérifier des images, organiser des informations destinées à entraîner des systèmes d’intelligence artificielle. De quoi s’assurer un #revenu d’appoint pour la jeune Kényane fraîchement diplômée.

    Mais les choses se sont compliquées. En 2024, de nombreux travailleurs kényans, comme Joyce, ont vu leur accès à Remotasks soudainement coupé, explique-t-elle. La maison mère #Scale_AI évoque, elle, des fermetures de comptes pour non-respect de ses règles internes. Surtout, selon la jeune femme, le volume de travail n’a plus rien à voir. « Avant, nous pouvions gagner un revenu décent car le boulot était continu. Aujourd’hui, les tâches sont moins nombreuses, à court terme et peu durables », constate Joyce. Faute de missions, elle se forme à la transcription pour diversifier ses sources de revenus.

    Ces deux dernières années, Oluwaseun, au Nigeria, a travaillé pour plusieurs acteurs du secteur, parmi lesquels #Appen et #Mindrift. Elle participe à l’#entraînement des modèles d’IA, du #contrôle_qualité des réponses générées par les #LLM à l’annotation de données texte, image ou audio. Si la jeune femme ne se plaint pas de sa situation, elle concède que « la #rémunération n’est jamais assez élevée pour dépendre d’une seule plateforme. En Afrique, il faut plusieurs jobs », d’autant que « la concurrence s’est clairement intensifiée sur ces plateformes ».

    Doit-on y voir le signe d’un remplacement rapide de ces petites mains du numérique par des systèmes automatisés, alors qu’elles opèrent pour le compte d’entreprises comme #Meta, #OpenAI, #Microsoft ou #Google ? Le sociologue Antonio Casilli balaie immédiatement cette idée. Depuis bientôt dix ans, il dirige le groupe de recherche DIPLab (Digital Platform Labor), qui a enquêté sur les travailleurs du clic dans une trentaine de pays. Pour lui, l’idée d’un « remplacement » du travail humain par les machines est un « mensonge idéologique », utilisé pour faire accepter une dégradation des #conditions_de_travail.

    D’après les données collectées par son équipe, le volume de microtâches ne diminue pas : au contraire, « plus le marché de l’intelligence artificielle générative grandit, plus on a besoin de réentraîner les #modèles », donc plus il faut de #travail_humain. Le boom de l’IA ne signe donc en rien la fin de ces travailleurs de l’ombre... pas plus qu’il ne signifie une amélioration de leurs conditions de travail.

    « Une forme d’#esclavage_moderne joliment emballée »

    L’histoire du « #digital_labor africain » s’inscrit dans celle, plus globale, du « digital labor », concept désignant des formes de #travail_numérique largement invisibilisées et caractérisées par une forte précarité.

    Dès les années 2000, et surtout au cours des années 2010, des pays comme l’Égypte, le Kenya, le Nigeria ou l’Afrique du Sud deviennent des hubs de #sous-traitance pour les grandes compagnies du numérique. Ce modèle repose sur des tâches fragmentées, rémunérées à la pièce et distribuées via des plateformes de microtravail comme Remotasks, #Amazon_Mechanical_Turk ou #Clickworker, ainsi que par des entreprises sous-traitantes comme #Appen ou #Samasource. Bien que précaire, cette économie facile d’accès – une connexion internet suffit – attire des milliers de jeunes hautement diplômés dans des pays du Sud où le chômage est élevé.

    Mais ce modèle, loin d’être inédit, a déjà largement montré ses limites, parfois de façon retentissante. Au Kenya, à partir de 2023, des employés de la société #Sama (anciennement Samasource), prestataire notamment de Meta et d’OpenAI, ont intenté une action collective pour dénoncer des conditions de travail indignes, des #salaires faibles et irréguliers et l’insuffisance de soutien psychologique. Chargés de « nettoyer » #Facebook, certains avaient développé des #troubles_psychologiques après avoir été exposés quotidiennement à des contenus extrêmes. « Nous traitions des vidéos de corps mutilés, de suicides en direct, d’abus sur des enfants, de discours haineux », rapporte Sonia Kgomo, ancienne modératrice chez Sama.

    Embauchée en pleine pandémie de Covid-19, la Sud-Africaine avait cru avoir décroché une opportunité en or, « un job à l’étranger pour un grand nom de la tech ». « Mais une fois sur place, j’ai compris que ce n’était pas le rêve américain : c’était une forme d’esclavage moderne joliment emballée », explique celle qui a été licenciée en 2023 comme près de 200 autres, après avoir, selon elle, tenté de s’organiser collectivement avec ses collègues. L’entreprise parle elle de restructuration.

    Aujourd’hui, Sama indique avoir mis fin à la #modération_de_contenus pour Meta et s’est recentrée sur les #annotateurs de données, chargés d’entraîner des systèmes d’IA. Edward, qui travaille toujours sur le site de Nairobi, décrit un « travail très caché ». « On étiquette des images de rues, des vidéos, mais aussi des photos médicales avec des plaies ouvertes… Certaines tâches restent éprouvantes, explique-t-il. On nous répète que nous sommes payés au-dessus du marché, mais ce n’est pas un salaire qui permet de vivre : même en travaillant huit heures par jour, il faut avoir un deuxième boulot. »

    À la précarité des salaires s’ajoute celle des contrats. « Un ami a eu un contrat de cinq jours. D’autres signent pour un mois, juste le temps d’absorber le pic d’activité du #Black_Friday ou des #fêtes de fin d’année », poursuit Edward. Il décrit aussi une pression constante avec des tâches qui arrivent « en continu », et des objectifs de performances : « Si vous n’atteignez pas les objectifs fixés, vous n’avez pas les #primes et votre salaire est raboté. Il faut travailler comme un fou pour espérer toucher le montant annoncé. » Quant au #soutien_psychologique, il confirme qu’il y a davantage de « coachs bien-être », mais la méfiance semble de mise à l’égard de ces employés, plutôt vus comme « les oreilles de l’entreprise ». Contactée, la société Sama n’a pas répondu à nos questions.

    [Actualisation du 09/12/2025 : Sama conteste ce tableau. L’entreprise, qui affirme ne plus réaliser de travail lié à des contenus violents, met en avant un dispositif de soutien aux salariés comprenant une assurance santé incluant la prise en charge de la #santé_mentale, l’accès à des séances de conseil individuel 24 h/24, ainsi que des espaces de bien-être dans ses bureaux (espaces d’allaitement, salles de méditation et de prière).

    Sama souligne également que ses annotateurs de données sont employés à temps plein, avec des « #salaires_vitaux » (#living_wages) calculés selon une méthodologie internationale « en fonction des régions ». La société assure que, contrairement à certains concurrents recourant à des travailleurs de plateforme, son modèle repose sur des contrats de travail à temps plein avec un salaire de base garanti et des avantages sociaux. Enfin, selon l’entreprise, « plus de 90% » des employés atteignent leurs objectifs de #performance dans les horaires de travail, et, quoi qu’il en soit, tous bénéficient d’un salaire de base garanti.]

    Plus de tâches, plus de #concurrence

    Et malgré les scandales, le secteur séduit toujours plus. Si les chiffres précis manquent, certaines recherches ont avancé des estimations allant jusqu’à 160 millions de microtravailleurs numériques dans le monde. Ce qui est certain, selon Antonio Casilli, c’est que les effectifs augmentent à chaque nouvelle estimation. « Il y a plus de tâches, mais pas pour tout le monde et pas tout le temps », résume le chercheur, qui décrit un mécanisme structurel : les entreprises attirent volontairement plus de travailleurs que nécessaire afin de maintenir une forte concurrence pour chaque microtâche, ce qui tire les rémunérations vers le bas. Elles entretiennent ainsi une alternance de périodes creuses et de pics d’activité.

    Une enquête d’Africa Uncensored, réalisée dans le cadre d’un projet du Pulitzer Center, évoque des campagnes massives de recrutement trompeuses, avec les mêmes offres publiées des dizaines de fois, sans réelle assurance de travail derrière. Objectif : gonfler artificiellement le vivier de travailleurs pour montrer leur potentiel d’évolution et ainsi remporter des contrats avec les grosses entreprises de la tech. Une tactique connue sous le nom de « #labour_hedging ».

    « Au Kenya, il y a des cohortes de jeunes diplômés sans emploi. Les entreprises le savent très bien, observe Edward. Si vous ne voulez pas accepter les conditions, quelqu’un d’autre le fera. »

    Avec l’essor effréné de l’IA générative, un nouveau vocabulaire s’est imposé. Les annonces pour des postes d’« #AI_trainer », « #AI_evaluator » ou d’« #AI_tutor » se multiplient. Le signe d’une montée en gamme dans un marché particulièrement dynamique ? Pas vraiment, selon Antonio Casilli : « Même si certains projets sont plus complexes, pour les harmoniser et les faire réaliser à des masses de personnes, il faut les standardiser, les fragmenter. »

    Oluwaseun, qui se présente comme « AI trainer », s’est tournée vers Mindrift, qui lui semblait plus attractive au niveau des tarifs. Après un flux de tâches relativement régulier, la manne s’est pourtant soudain tarie. « J’ai été écartée du projet pour lequel j’avais initialement postulé, alors que la qualité de mon travail était bonne, témoigne la Nigériane. J’ai abordé ce sujet lors d’un appel avec eux, mais j’ai finalement été remerciée et, depuis, je n’ai été affectée à aucun nouveau projet. »

    Certaines pratiques la heurtent particulièrement : « Parfois, une seule tâche peut prendre sept à huit heures à accomplir, et vous n’êtes rémunéré que si le travail est accepté. Si la moindre petite erreur est détectée, la tâche entière peut être rejetée, ce qui signifie que vous ne recevez aucune #rémunération pour toutes ces heures de travail. » Sollicitée, Mindrift n’a pas répondu à nos questions.

    Comme d’autres personnes interrogées, elle souligne que les travailleurs africains sont souvent moins payés que leurs homologues en Europe ou en Amérique du Nord pour des tâches comparables. Des enquêtes récentes sur des #plateformes_d’annotation mettent effectivement en évidence des écarts de rémunération liés au pays de résidence, tandis que d’autres travaux, consacrés cette fois à des « #data_workers » basés aux États-Unis, montrent que la précarité ne s’arrête pas aux frontières du Sud global : une partie des travailleurs de l’IA dans les pays du Nord cumulent eux aussi bas salaires, contrats instables et protections sociales limitées.

    Les métiers créatifs pris dans l’orbite de l’IA

    Dans des segments plus « créatifs » du numérique, comme le #graphisme ou la #rédaction_de_contenu, la concurrence dopée par l’IA se fait également sentir. Au Togo, Smiley Graphic – c’est son nom professionnel – passe quelques heures par semaine sur la plateforme de microtâches #Upwork où il propose de petits services de graphiste : logos, retouches, déclinaisons graphiques facturées 5 ou 10 euros. Il n’en tire pas plus de 50 euros par mois, mais complète ainsi ses revenus issus d’un emploi stable et de missions freelance plus exigeantes.

    Chaque jour, il constate combien l’IA bouleverse le marché : « Les prix ont baissé. Des gens qui n’y connaissent rien se forment avec des vidéos YouTube et cassent les tarifs sur les plateformes. » Des prestations autrefois facturées l’équivalent de 7 000 à 10 000 francs CFA sont désormais proposées à 2 000 ou 3 000 francs CFA, avance-t-il. Une partie des demandes qu’il reçoit consiste d’ailleurs à reprendre des logos générés par l’IA mais pas forcément à la hauteur. « Je refuse, c’est plus propre et plus simple de repartir de zéro. » Pour tenter de se démarquer, il se forme depuis six mois au motion design, qu’il juge « moins concurrencé par l’IA » pour le moment.

    Un phénomène qui n’a rien d’étonnant, pour Antonio Casilli : « Comme les grands modèles de langage génératifs se nourrissent de productions créatives, eux aussi ont été aspirés dans l’orbite de l’intelligence artificielle et désormais travaillent pour elle. » Autrement dit, les #designers, #illustrateurs ou #rédacteurs ne sont plus seulement concurrencés par l’IA : leur travail alimente directement les modèles qui, ensuite, renforcent cette concurrence.

    Des travailleurs qui commencent à faire entendre leur voix

    « Les grandes entreprises technologiques ne peuvent pas construire l’avenir sur une main-d’œuvre jetable, souligne dans un communiqué Christy Hoffman, secrétaire générale d’UNI Global Union, qui a publié fin septembre une étude sur les travailleurs de l’ombre de l’IA. Il est temps de tenir les titans de la Silicon Valley responsables des conditions dans leurs chaînes d’approvisionnement en IA. Les travailleurs de l’approvisionnement en données doivent être libres de s’organiser et de négocier pour rendre ces systèmes plus sûrs et plus équitables pour tout le monde. »

    Après son licenciement, Sonia Kgomo a choisi de se consacrer à plein temps à l’organisation des salariés de la tech, au sein d’#African_Tech_Workers_Rising, un projet soutenu par le syndicat kényan Communications Workers Union of Kenya et par la fédération internationale Uni Global Union. « En 2021, quand je suis arrivée, les travailleurs des plateformes ne parlaient pas du tout. Il y avait énormément de peur. On signait des accords de confidentialité qu’on ne comprenait pas vraiment, présentés comme des menaces. Alors on intégrait le fait que c’était normal de se taire comme on travaillait pour un service de renseignement, se souvient-elle. Aujourd’hui, on commence à avoir des travailleurs qui peuvent parler, certains rejoignent des #syndicats, et quelques sous-traitants – pas tous – acceptent la présence syndicale. Donc on est encore loin du compte, mais il y a des avancées. »

    Face au défaut d’encadrement juridique, la #Data_Labelers_Association, basée à Nairobi, doit dévoiler prochainement un #code_de_conduite à destination des plateformes d’annotation de données pour améliorer les conditions de travail.

    Pour le sociologue Antonio Casilli, le modèle des #sweatshops_numériques, ces ateliers de misère où les ordinateurs ont juste remplacé les machines à coudre, a encore de beaux jours devant lui. « Ces entreprises sont constamment en train de chercher des pays dans lesquels elles peuvent continuer à exploiter les travailleurs et à les payer très peu cher. Quand la situation s’est compliquée pour certaines d’entre elles au Kenya, elles sont parties en Ouganda ou au Ghana, ou encore au Bangladesh. » Une analyse partagée par Sonia Kgomo, qui appelle à « un mouvement de travailleurs du numérique à l’échelle du continent ».

    En attendant, ces travailleurs de l’ombre continuent de s’adapter. Malgré ses mésaventures récentes, Oluwaseun suit des cours d’annotation de données dans le but d’obtenir un emploi stable et mieux rémunéré auprès d’un grand acteur du secteur, comme « #xAI, l’entreprise d’Elon Musk », glisse-t-elle.

    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251206-en-afrique-des-petites-mains-du-num%C3%A9rique-toujours-aussi-pr%C3%A9c
    #AI #intelligence_artificielle #travail

  • 6 graphiques pour mesurer l’envolée des revenus des ultrariches | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/6-graphiques-mesurer-lenvolee-revenus-ultra-riches/00117146

    Voilà de quoi donner du grain à moudre aux partisans de la taxe Zucman et, plus largement, à toutes celles et ceux qui veulent renforcer la contribution des très riches. Dans son Portrait social de la France publié le 18 novembre dernier, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a produit trois études donnant un aperçu frappant de l’évolution des très hauts revenus.

    On parle là des 40 700 foyers (le top 0,1 %) situés au sommet de la hiérarchie. Dans ce club très select, le ticket d’entrée se situait, en 2022, à 463 000 euros annuels. Or ce top 0,1 %, déjà nanti, a vu ses revenus évoluer bien plus vite que le reste de la population.

    Entre 2003 et 2022, montre l’Insee, leur revenu moyen a plus que doublé (+ 119 %). Loin, très loin, du reste de la population, qui doit se contenter d’une hausse de 46 % sur la même période. Le quart des ménages les plus pauvres, eux, décroche, avec seulement + 24 % sur son revenu moyen.

    https://archive.is/Nbv8K

    #ultra-riches #revenus #inégalités #accumulations #rentes

  • « Derrière les victoires sur le front de l’emploi en France, l’échec de la lutte contre la pauvreté »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/27/derriere-les-victoires-sur-le-front-de-l-emploi-en-france-l-echec-de-la-lutt

    Les causes sont identifiées : les temps partiels imposés et les horaires décalés, qui ne permettent de percevoir qu’une partie d’un #salaire ; la monoparentalité, qui se traduit par un seul revenu pour tout le foyer ; ou encore la hausse du nombre d’apprentis, considérés statistiquement comme des salariés, alors que leur rémunération reste très faible. L’essor du travail indépendant n’est pas non plus à négliger : en 2022, un microentrepreneur gagnait en moyenne 670 euros par mois, selon l’Insee.

    Face à ce qu’il faut bien appeler un échec de la lutte contre la #pauvreté, les politiques publiques se seraient-elles trompées de cible ? « Dans l’objectif de faire baisser le taux de chômage, on va pousser les personnes à accepter plus facilement des emplois dont personnes ne veut, et des emplois qui maintiennent dans la pauvreté », déplore Muriel Pucci. Elle note aussi un problème de méthodologie, qui fait basculer dans la catégorie des personnes « en #emploi » celles qui travaillent quelques heures par semaine, par exemple. Une heure de travail suffit à tomber dans cette catégorie : impossible, à ce compte-là, de gagner suffisamment pour franchir le seuil de pauvreté.

    « Se fixer pour objectif de faire baisser le chômage n’est pas le bon objectif », estime la chercheuse. Mieux vaudrait raisonner sur la qualité de l’emploi et que sur la quantité, en définissant une notion, celle d’« emploi décent ». Celui qui permet de vivre correctement des fruits de son travail, et non simplement de survivre. Parmi les trois objectifs figurant dans la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, édictée en 2018, le premier était de « faire en sorte que le travail paye et qu’il paye de la même façon dans tous les cas ». Cela est encore loin d’être le cas.

    Ben alors ? la cherté des loyers qui bouffent une part énorme des revenus disponibles en bas de l’échelle ? les rares et brèves allocs chômage ? la prime pour l’emploi ? le RSA ? Tout ça est hors champs. Comme c’est étonnant.

    #revenu

  • « De quoi être désespéré » : le calvaire de Rémy, demandeur d’emploi privé de ses indemnités après le vol de ses données - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/il-y-a-de-quoi-etre-desespere-apres-le-vol-de-ses-donnees-en-ligne-le-cal

    Victime comme des dizaines de milliers d’autres personnes d’un vol de ses #données_personnelles sur le site de #France_Travail, l’administration a bloqué son compte. Il se retrouve sans aucune indemnité et dans l’impossibilité de chercher un emploi.

    « Le 23 juillet, une antenne de France Travail de la région Paca m’appelle. Dès le départ, rien ne va, je suis Parisien et je n’ai jamais travaillé dans cette région. En fait, l’agent soupçonne une activité suspecte sur mon compte personnel. J’aurais fait une demande de RSA et une autre pour une indemnité mobilité. » Aucune de ces démarches n’émane de lui. L’agence décide alors de bloquer son espace personnel pour éviter toute nouvelle activité frauduleuse.
    Comme des milliers de personnes, Rémy expérimente à ses dépens les conséquences du #vol_des données_personnelles. France Travail en a subi plusieurs ces derniers mois. La dernière grosse attaque informatique visant l’établissement public remonte à cet été, quand des renseignements personnels de 600 000 personnes se sont retrouvés dans la nature. Une fuite qui fait suite à une autre plus colossale, concernant cette fois 43 millions de personnes, en mars 2024. Depuis, fin octobre 2025, la plate-forme de recherche d’emploi a reconnu un autre incident avec 30 Go de données piratées.

    Pour Rémy, développeur en logiciel, le blocage de son compte marque le début du cauchemar. Les tentatives de connexion se soldent toutes par la même issue. Avec des conséquences bien concrètes : « Je ne perçois aucune indemnité chômage, déplore l’infortuné. Et je ne peux effectuer aucune démarche de recherche d’emploi ou de formation puisque tout passe par l’espace personnel. » Pis, France Travail a procédé à sa radiation puisqu’il n’a justifié d’aucune activité de recherche au mois d’octobre. Et pour cause, les propositions de formation ou d’emploi atterrissent dans l’espace personnel.
    « Une situation ubuesque », s’insurge sa compagne, Charlotte, qui se trouve dans la même situation que lui, victime elle aussi de la fuite de ses données et d’un compte personnel bloqué.

    Les échanges réguliers avec France Travail ne les rassurent pas sur le règlement de leur situation. « La manageuse qui nous a reçus a reconnu qu’elle ne savait que faire. Administrativement, on n’existe pas. On ne peut produire aucune preuve de notre situation de demandeurs d’emploi. »
    Contacté, l’établissement public fait savoir qu’il « regrette » la situation : « Nous sommes conscients que, tout en maintenant des vérifications préalables d’identité qui sont indispensables, nos délais concernant la procédure de réinscription doivent être améliorés. » Le retour à la normale après une fuite de données prend du temps. La fuite des identifiants sur le dark Web ou l’utilisation supposée frauduleuse des données obligent « le service fraude à bloquer les accès de comptes de demandeurs d’emploi ».

    Les fuites récurrentes de données personnelles se multiplient. Rien qu’en 2024, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a recensé 5 629 violations de données, soit une augmentation de 20 % par rapport à l’année précédente. Une série noire qui fait dire à Clément Domingo, hacker éthique, que « les deux dernières années sont une hécatombe cyber en France ».
    Sur son clavier d’ordinateur, celui qu’on surnomme SaxX sur les réseaux nous démontre que les données subtilisées à France Travail sont en vente sur le dark Web. « Avec un e-mail, il est facile d’usurper l’identité auprès d’agences publiques pour changer les mots de passe. »
    Un RIB et un login se monnayent 35 €

    #cybersécurité #revenu