• Lawsuit Alleges NFL’s Concussion Settlement Discriminates Against Black Players - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/lawsuit-alleges-nfls-concussion-settlement-discriminates-against-black-players-

    (Août 2020)

    Les compensations pour commotion cérébrale des joueurs de football étasunien utilisent l’#intelligence_artificielle de manière telle que ces compensations différent selon la couleur de la peau : les fonctions intellectuelles avant toute commotion sont considérées plus faibles chez les noirs...

    A group of Black former NFL players has filed a federal lawsuit alleging that the National Football League’s much-contested concussion settlement with players blocked some Black claimants from securing payouts by using an evaluation process that assumed they had lower cognitive functioning when healthy than white players.

    #IA #programmation #biais #racisme #sans_vergogne #états-unis

  • Ah non mais non ! I Wanna Be Sedated
    https://fr.wikipedia.org/wiki/I_Wanna_Be_Sedated

    Les paroles, écrites par Joey Ramone, trouvent leur origine dans le propre vécu du chanteur qui fut hospitalisé après s’être gravement brûlé avec de l’eau bouillante.

    Ah la vache, c’est encore plus nul que l’invention du pogo (juste parce qu’un keupon trop petit sautait sur la pointe des pieds parce qu’il voyait pas la scène) :
    https://seenthis.net/messages/872421

    Moi j’imaginais un truc sur la maladie mentale, ou alors parce qu’on ne peut pas supporter le monde tel qu’il est… Et non, c’est juste Joey qui s’est ébouillanté en préparant du thé.

  • France : le service de #livraison #Stuart limoge des dizaines de travailleurs sans-papiers

    La plateforme de livraison Stuart a radié du jour au lendemain une quarantaine de livreurs sans-papiers. Si l’entreprise se défend de se mettre « en conformité avec la loi », les travailleurs assurent que Stuart savait pertinemment qu’elle employait des étrangers en situation irrégulière. Soutenus par un collectif, ils demandent aujourd’hui leur #régularisation.

    La semaine dernière, l’hebdomadaire L’Obs révèle que 24 livreurs sans-papiers ont été limogés du jour au lendemain par la plateforme française Stuart. La société, filiale de #La_Poste, assure la livraison d’entreprises de la #restauration, de la #grande_distribution, ou encore de #commerces_indépendants. Motif de leur #radiation : ils n’ont pas de #papiers en règle.

    Depuis la publication de l’article de l’Obs, d’autres salariés étrangers ont eux aussi été licenciés. « On est une quarantaine dans cette situation, et les #licenciements continuent encore aujourd’hui », assure à InfoMigrants Mamadou.

    Ce Sénégalais de 29 ans travaillait pour Stuart depuis mai 2019 quand le 29 septembre dernier, il a reçu un mail de la compagnie : son compte a été désactivé. Le jeune homme ne peut plus se connecter à l’application qui lui permettait d’accepter des livraisons. Stuart lui annonce que ses documents d’identité ne lui donnent pas le droit d’être employé en France et qu’il est radié de la plateforme, sans plus d’explication.
    « Ils nous ont exploité en pleine crise sanitaire »

    Mamadou dénonce #hypocrisie de la société. « Lorsque je me suis inscrit sur Stuart, j’ai pourtant donné mon passeport sénégalais. Dès le départ, ils savaient que j’étais étranger », raconte-t-il. « À la fin du confinement, Stuart m’avait déjà demandé de renvoyer mes documents d’identité, ce que j’avais fait. Mais ils ne m’avaient pas coupé l’accès à l’application pour autant », poursuit-il.

    Durant un an et demi au sein de l’entreprise, le Sénégalais a effectué 1 845 courses. « J’ai livré des fleurs, des médicaments, des produits de chez Monoprix ou du McDonald’s…etc ». Mamadou travaille 10 heures par jour, même pendant le #confinement. « Ils nous ont exploités en pleine #crise_sanitaire et maintenant ils nous mettent dehors », dit-il désabusé.

    Dans leur combat, les travailleurs licenciés peuvent compter sur le soutien du #collectif_des_livreurs_autonomes_de_Paris (#Clap). « Les sans-papiers deviennent les petites mains de ces entreprises. Sans eux, il n’y aurait pas eu de livraisons pendant le confinement. Ceux qui travaillaient légalement se sont arrêtés car ils ont touché des aides », assure Jérôme Pimot, cofondateur et porte-parole de Clap, « Stuart fait mine de ne pas savoir que l’entreprise employait illégalement des sans-papiers mais comment est-ce possible quand la majorité ont fourni un passeport étranger lors de leur inscription ? »

    « Mise en conformité avec la #loi »

    Interrogée par l’AFP, la plateforme estime n’avoir « d’autre choix que se mettre en conformité avec la loi dès lors que les #fraudes ont été portées à sa connaissance ». « Stuart vérifie systématiquement les pièces d’identité et titres de séjour des livreurs partenaires de la plateforme », indique la plateforme. La vague de #déconnexion ces dernières semaines est liée à l’entrée en vigueur en avril d’un « outil informatique d’#authentification des documents, capable de détecter des #falsifications invisibles à l’œil nu », explique-t-elle.

    Cette affaire n’est pas sans rappeler celle d’une autre plateforme de livraison de repas, #Frichti. Quelque 200 livreurs sans papiers avaient entamé en juin un mouvement de protestation après avoir été radiés, là aussi, juste après le confinement. Une moitié d’entre eux ont réussi à engager une démarche de régularisation auprès de la préfecture de police, avec le soutien de la CGT.

    Les livreurs radiés de Stuart entendent eux aussi obtenir leur régularisation. Clap a demandé la semaine dernière un entretien avec l’entreprise. Celle-ci a accepté de recevoir les travailleurs sans-papiers individuellement, évoquant des restrictions en raison du Covid. « Ils nous disent qu’ils n’ont pas de salle pouvant recevoir quatre personnes », explique Jérôme Pimot qui craint des pressions si un travailleur sans-papier se présente seul au rendez-vous face aux cadres de Stuart.

    En attendant qu’une entrevue avec les syndicats soit enfin programmée, les livreurs et Clap comptent bien maintenir la pression. Un rassemblement est prévu en début de semaine prochaine devant le siège de la société, dans le 17e arrondissement de Paris.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/28029/france-le-service-de-livraison-stuart-limoge-des-dizaines-de-travaille
    #travail #exploitation #sans-papiers

    ping @karine4 @isskein

  • Lecture d’un extrait du livre « Histoire du fils » de Marie-Hélène Lafon

    http://liminaire.fr/radio-marelle/article/histoire-du-fils-de-marie-helene-lafon

    Histoire du fils est la chronique d’une famille dans le Cantal à travers quelques dates clés du siècle (de 1908 à 2008) qui servent de fil conducteur à une filiation, récit d’une généalogie bouleversée. Rencontre, deuil, accident, mariage, naissance, à chaque fois la famille se retrouve. Les liens se renouent, poids des secrets et des silences..(...) #Radio_Marelle / #Écriture, #Histoire, #Langage, #Livre, #Lecture, #Récit, #Vidéo, #Voix, #En_lisant_en_écrivant, #Mémoire, #Enfance, #Politique, (...)

    #Biographie
    http://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_histoire_du_fils_lafon.mp4


    http://www.buchetchastel.fr/histoire-du-fils-marie-helene-lafon-9782283032800

  • 28 minutes de débat. En soutien à Rokhaya Diallo - Roman intime et Gauche
    http://romanintimeetgauche.blogspot.com/2020/10/28-minutes-de-debat-en-soutien-rokhaya.html

    Nous sommes le mercredi 21 [octobre] 2020. Sur le plateau de l’émission 28 minutes Pascal Bruckner plumitif accuse Rokhaya Diallo d’avoir « armé le bras des assassins de Charlie Hebdo » Sur le plateau personne ne condamne son propos. Rokhaya Diallo se retrouve donc seule face à une personne l’accusant d’avoir inspiré des meurtres. 

    Sur les réseaux sociaux j’ai vu plusieurs personnes se présentant comme faisant partie du public fidèle de l’émission faire part de leur stupéfaction. Pas ca. Pas vous Elisabeth Quin. Comme si tout ceci échappait totalement au cours d’une émission placé sous le signe de la bienveillance et des pulls flashy qui ont même inspiré un compte Twitter. Alors que bon.

    Regardons ensemble le dispositif de l’émission. Elle est donc présentée par Elisabeth Quin. Selon sa fiche Wikipédia elle ci a commencée sa carrière de journaliste dans les années 80 à la radio puis à la TV sur des émissions à teneur culturelle avec une prédominance pour le cinéma. Avant de parvenir à la présentation de 28 minutes elle fera quand même un passage au cabinet de Christian Estrosi comme chargée de mssion. Un parcours exemplaire donc.

    Elle présente donc l’émission assistée la plupart du temps de Nadia Daam en tandem avec un autre journaliste en rotation chaque semaine provenant de la rédaction du Figaro, Marianne, Le Monde, Slate ou France Culture. Ce qui nous permet donc d’avoir successivement Trémollet de Villers Figaro , Askolovitch Slate, Frédéric Says France Culture, Anne Rosencher L’Express (après avoir été déjà présente quand elle était à Marianne). Politiquement c’est encore plus paritaire mais aussi pluraliste qu’un gouvernement macroniste. De la Droiche. De la Droite. On est bien.

    L’émission débute avec un invité venu pour présenter un livre/ un film/ une oeuvre. C’est du téléachat à portée culturelle et pédagogique très bien amené quand tu es chez toi entre le gigot et le fromage. Puis un débat PourContre. 28 minutes est très très PourContre.Quel que soit le sujet. 

    Mais surtout 28 minutes a des prismes idéologiques marqué sur certains sujets. Concernant la question de l’incapacité des pays de l’Union Européenne (plus de 500 millions d’habitants de la première puissance économique mondiale) à faire face à l’afflux de migrants qui se révèlera en 2015 l’émission l’abordera de façon continue sous le prisme de la #crisemigratoire Celui ci vise à considérer que le problème ce sont les migrants. C’est un discours porté par l’extrème droite et qui se diffusera dans l’espace médiatique notamment grâce à des émissions comme 28 minutes

    #Arte #média #fascisation #racisme #Hersant_partout

  • #Crest sous état d’urgence : descente de policiers et gendarmes sur la place de l’église samedi 24 octobre à la fin du marché
    https://ricochets.cc/Crest-sous-etat-d-urgence-descente-de-policiers-et-gendarmes-sur-la-place-

    Aujourd’hui, début du couvre-feu dans la Drôme à 21h. On apprend aussi que le masque est obligatoire dans l’espace public des communes de plus de 2000 habitants, oukase spécial du préfet de la Drôme. Un petit récit d’après plusieurs témoins : Ce samedi c’est le marché à Crest, en fin de matinée il fait beau, des personnes se posent sur les marches de l’église pour prendre le soleil hors du marché (il n’y a pas de stands côté église). Par étourderie ou croyant encore à l’ancienne règle (masque obligé (...) #Les_Articles

    / #Epidémies,_gestion_de_crise,_en_temps_de_catastrophe, Crest, #Ras-le-bol, Procès, justice, répression policière ou (...)

    #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire
    http://www.drome.gouv.fr/la-drome-face-au-covid-19-a7414.html

  • Le Monde en pièces | Racine de moins un
    http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=5279

    Présentation du second volume de l’ouvrage « Le Monde en pièces, pour une critique de la gestion » (éd. La Lenteur, 2019) par Nicolas Eyguesier (édition La Lenteur) et David Gaboriau (sociologue du travail). Par une collection de textes basés sur des cas précis d’informatisation (l’apiculture, la vocation d’informaticien, la commande vocale dans les entrepôts de la grande distribution), cet ouvrage montre que la numérisation détruit ce qui peut être encore sauvé dans les différents métiers, intensifie le travail, isole les individu et robotise les rapports sociaux. Durée : 1h11. Source : Radio Zinzine

    https://radiozinzine.org/emissions/RMU/2020/RMU20201006-n63-LeMondeEnPiece2.mp3

  • ‘It’s like they’re waiting for us to die’: why Covid-19 is battering Black Chicagoans | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2020/oct/23/covid-19-battering-black-chicagoans
    https://i.guim.co.uk/img/media/8d0245b3ebc5ce72e1e87416c6b9f253144d615a/0_266_4013_2409/master/4013.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Phillip Thomas, a Black, 48-year-old Chicagoan, was a “great guy” according to his sister Angela McMiller. He was loved by his family and well-liked by his co-workers at Walmart, where he had worked for nine years.
    “I didn’t know about how many friends he had until he passed away,” said Angela. Thomas, who was diabetic, died from Covid-19 this past March.
    After being sick for two weeks and self-quarantining at the recommendation of his doctor, instead of being given an examination, Phillip was then rushed to the hospital, where he died the next day.
    Naba’a Muhammad, 59, a writer and Chicago South Shore neighborhood resident, with a lung disease, also contracted coronavirus and was hospitalized.But while he was fortunate to access the necessary care, he immediately noted health disparities facing other Black Chicagoans in his community.
    “Here you have [Donald Trump] who’s got a helicopter flying him to a special wing of a hospital for help when Black people can’t even get an Uber to the emergency room or a Covid test,” he said, referring to the president’s world-class care at the Walter Reed national military medical center on the outskirts of Washington DC, after being diagnosed with coronavirus in early October.
    Closed Chicago theater in Chicago in March. Almost 1 billion people were confined to their homes worldwide in March as the global coronavirus death toll topped 12,000 and US states rolled out stay-at-home measures already imposed across swathes of Europe.
    In Chicago, Covid-19 is battering Black communities. Despite only accounting for 30% of the city’s population, Black people make up 60% of Covid cases there and have the highest mortality rate out of any racial or ethnic group. Most Chicago Covid-19 deaths are hyper-concentrated in majority-Black neighborhoods such as Austin on the West Side and Englewood and Auburn Gresham on the South Side.
    “The racial and ethnic gaps we’re seeing of who gets the virus and who dies from it are not a surprise,” said Linda Rae Murray, a Chicago doctor, academic, social justice advocate and former president of the American Public Health Association as well as the former chief medical officer of the Cook county department of public health.“They are a reflection of structural racism that exists in our society and inequities that are baked into our country.”
    Chicago is a hyper-segregated city, blighted by yawning divides across many socio-economic conditions.The coronavirus experiences of Black Chicagoans are so starkly different from residents in whiter, wealthier communities it has observers asking: do conditions in majority African American neighborhoods make being Black, effectively, a pre-existing condition there?Muhammad thinks so: “[It] is very true,” he said, adding: “But that truth demands a response. We can’t simply accept that this is going to happen to us.”Many Black neighborhoods in Chicago, as elsewhere in America, experience higher rates of unemployment and poverty while also being less likely to receive pandemic aid, giving them even less of a safety net than usual in a disease outbreak

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#chicago#sante#inegalite#minorite#race#santepublique#accessante#race

    • 25 octobre 18h La Clé, 35 rue Daubenton, P5 : #Octobre_à_Paris, de #Jacques_Panijel (1962)

      Octobre à Paris est un objet à part. D’abord par sa fabrication. Dans les mois qui suivent les massacres d’octobre 1961, Jacques Panijel, biologiste, membre du Comité Audin, met en scène une reconstitution qui donne à voir le quotidien des Algériens : la vie dans les bidonvilles de Nanterre et Gennevilliers, les arrestations, le centre de torture du 28 rue de la Goutte d’or. Il fait jouer, par ceux qui en avaient été les acteurs et sur les lieux mêmes, la préparation et le départ de la manifestation du 17 octobre, évoquée par un montage d’archives, photos et images filmées. Puis des témoignages : la caméra refait le trajet de ceux qui ont été arrêtés, battus, jetés à la Seine. Par son devenir ensuite : les copies sont saisies, les projections interdites. En mai 68, le film est projeté aux 3 Luxembourg, en alternance avec La Bataille d’Alger. En 1973, il obtient un visa de censure, après une grève de la faim du cinéaste René Vautier, sans pour autant être distribué. En 1981, des promesses de diffusion à la télévision restent sans suite. Les livres saisis chez Maspero et aux Editions de Minuit reparaissent (La Découverte réédite en septembre 2000 Ratonnades à Paris, de Paulette Péju). Mais à ce jour les copies dispersées d’Octobre à Paris restent invisibles.

      #17_octobre_1961 #17octobre1961 #France #Paris #racisme #Algériens #FLN #guerre_d'Algérie #manifestation #violence_policière #L'Huma #immigration #bidonvilles #colonialisme #police #pogrom_policier #massacre #histoire #violences_policières #impunité #torture

  • Au procès des attentats de janvier 2015 : quand la vidéo de décapitation était en fait un film de Dupontel
    https://www.franceinter.fr/justice/au-proces-des-attentats-de-janvier-2015-quand-la-video-de-decapitation-e

    (...) À l’époque, il ignore qu’il s’agit du futur terroriste de Charlie Hebdo. Il ne le reconnaît qu’après la médiatisation de sa photo. Et en parle spontanément aux enquêteurs “parce que je veux faire preuve de bonne foi, que je pense que ça peut être utile à l’enquête". Et puis, il faut appeler un chat un chat, je suis barbu. Et on me posait 15 000 questions”. 

    D’ailleurs, Miguel Martinez n’attend qu’une chose : pouvoir démentir les soupçons de radicalisation dont il est l’objet. "Vous n’avez pas de question à me poser sur ma radicalisation ?” demande-t-il ainsi à l’avocate générale. “Ça fait 4 ans qu’on dit que je suis radicalisé. Et vous ne me posez pas de question ?” Alors, il raconte tout seul : “quand je suis arrivé dans le bureau de la juge d’instruction. Elle m’a dit : “ah ben ça tombe bien, j’avais pas encore de barbu dans ce dossier”. Vous pouvez demander à mon avocate, elle était témoin. Le premier assesseur chargé de l’interroger évoque "la dizaine de livres ayant trait à l’Islam" retrouvés en perquisition. “On peut en parler, explique tranquillement Miguel Martinez, mais ils ont pris que ces livres-là en photo. On dirait que je n’ai qu’une dizaine de livres, mais j’ai plein d’autres bouquins”. “Les perquisitions, tente de modérer le premier assesseur, c’est comme les trains qui arrivent en retard. On ne parle jamais de ceux qui arrivent à l’heure”. Autrement dit, les éléments à décharge. 

    Mais plus que la bibliothèque de Miguel Martinez, ce qui a intéressé les enquêteurs antiterroristes, c’est cette vidéo. Une vidéo de décapitation devant laquelle son beau-père l’aurait surpris en train de rigoler. À la barre, le beau-père en question apparaît très éprouvé, il chuchote à peine. Très vite, on comprend que Miguel Martinez n’est pas exactement l’incarnation du gendre dont il rêvait pour sa fille. (...)

    Jusqu’à donc cette “vidéo horrible : une violence incroyable, une femme décapitée avec une pelle”. Invité à préciser le contenu de cette vidéo, il détaille : “il y avait deux hommes dans une voiture avec une pelle sur la glissière d’autoroute, puis il frappaient une femme avec une pelle”. Dans la salle, la scène résonne familièrement pour beaucoup… et pas vraiment pour ses connotations djihadistes. “Il semblerait que ce soit le film Bernie, d’Albert Dupontel”, décrypte Me Margot Pugliese, avocate de Miguel Martinez. "Evidemment si c’est Dupontel c’est pas une vidéo djihadiste", renchérit le premier assesseur. “Peut-être que le mot décapitation était un peu fort”, concède du bout des lèvres le beau-père de l’accusé. Mais l’avocate de la défense ne tient pas : “depuis cinq ans qu’il est en détention, souligne Me Margot Pugliese en désignant son client dans le box, à chaque audience de demande de remise en liberté, on lui a opposé cette vidéo de décapitation. Donc je ne sais pas quel était votre objectif, monsieur, mais si c’était qu’il reste en prison, en tous cas, ça a marché.

    #prison #justice #témoignage #racisme #détention_provisoire

    • "...il a supervisé le voyage de Michel Catino à Paris pour y récupérer un sac d’armes auprès d’Ali Riza Polat. Parce qu’il a, il le reconnaît aussi, ensuite pris ce sac en charge, jusque dans le camion d’Abdelaziz Abbad d’abord, puis dans une planque : “ça m’embêtait que ce soit moi qui les ai ramenées parce que c’était pas mes affaires. Mais au moins, je m’en débarrassais”. Et il retourne à son garage, cet établissement dont il dit sa fierté. “On vendait des pneus d’occasion. Je faisais des prix défiant toute concurrence. Il y avait des gens qui venaient de loin”. On en vient à un autre élément du dossier : la venue de Saïd Kouachi - “un rebeu avec le teint mat, les yeux clairs, le nez épaté et une grosse bouche comme il avait, c’est pas commun” - dans son garage. “Il est venu une fois, il m’avait posé une question de taille de pneus.”

      De quoi, malgré tout, caractériser une accusation d’"association de malfaiteurs à visée terroriste" et « détention d’armes ». Hors d’un tel contexte de massacre, un comparse aurait été condamné à un ou deux ans (enfin avec « visée terroriste », faute d’antécédents assez nombreux, on ne sait pas trop le tarif, forcément élevé) et serait sorti bien avant les 5 ans de préventive. Toutes les demandes de mise en liberté on été refusées en raison du témoignage faussement incriminant du beau-père (jamais mis en doute par la police).

  • A vous mes sœurs-cières, mes en-sœur-celeuse, sœurs de lutte, de rage et de combat
    https://ricochets.cc/A-vous-mes-soeurs-cieres-mes-en-soeur-celeuse-soeurs-de-lutte-de-rage-et-d

    Un superbe texte paru sur Floraisons : Je te jette sur papier, colère impuissante Extraits : Je regarde la vie passer autour de moie. Les gens saisir des trains, prendre des occasions à la volée, continuer de voler comme les nuées d’oiselles qui nous rendent visite. Plus je les observe moins je comprends. Tout le monde s’observe avec méfiance, je ne connais presque plus personne, la plupart de mes amies sont parties. J’étouffe sous les couches du béton, sous la chaleur qui s’y incruste, je ne peux (...) #Les_Articles

    / #Féminisme, #Ras-le-bol

    https://floraisons.blog/colere-impuissante

  • Des limites de l’éthique numérique entre hommes blancs
    http://maisouvaleweb.fr/des-limites-de-lethique-numerique-entre-hommes-blancs

    Dans un article, le philosophe Jacob Metcalf (@undersequoiasoutl) et l’anthropologue Emanuel Moss (@MannyMoss), du Data & Society Research Institute, reviennent sur leur rapport « Ethics Owners : A New Model of Organizational Responsibility in Data-Driven Technology Companies » (.pdf) où ils ont cherché à comprendre les limites des actions des « responsables éthiques » dans les entreprises technologiques. L’essor des « ethics officers » Depuis quelques années, les métiers liés à la « (...)

    #Amazon #algorithme #CCTV #Rekognition #biométrie #éthique #racisme #facial #reconnaissance #sexisme #vidéo-surveillance (...)

    ##surveillance

  • Looking for Race in Tech Company Ethics - Jacob Metcalf
    https://points.datasociety.net/looking-for-race-in-tech-company-ethics-956919fe48ee

    In Silicon Valley, a curious job is increasingly common within tech companies : the “ethics owner,” who is responsible for designing organizational practices to instill ethics across the company. In our report Ethics Owners : A New Model of Organizational Responsibility in Data-Driven Technology Companies, we discuss the many challenges ethics owners face by “doing ethics.” We found that those who are closest to the harms produced by tech are often furthest from the source of power that (...)

    #Amazon #algorithme #CCTV #Rekognition #biométrie #racisme #facial #reconnaissance #sexisme #vidéo-surveillance #biais #discrimination (...)

    ##surveillance

  • Peut-on hacker les inégalités comme on hacke une imprimante ?
    http://maisouvaleweb.fr/peut-on-hacker-les-inegalites-comme-on-hacke-une-imprimante

    Pour écrire Hacking Diversity : The Politics of Inclusion in Open Technology Cultures[1] (Princeton University Press, 2020, non traduit), l’ethnographe Christina Dunbar-Hester[2] s’est penchée sur des cultures marginales au sein des mondes numériques, celles des technologies ouvertes. Elle aborde les rapports de pouvoir qui se jouent autour des dispositifs technologiques, et la capacité de ces communautés à transformer la société en s’appuyant sur ces derniers. En filigrane, la chercheuse pose une (...)

    #féminisme #racisme #technologisme #sexisme #discrimination #lutte #hacking

  • Hacking Diversity
    https://press.princeton.edu/books/hardcover/9780691182070/hacking-diversity

    Hacking, as a mode of technical and cultural production, is commonly celebrated for its extraordinary freedoms of creation and circulation. Yet surprisingly few women participate in it : rates of involvement by technologically skilled women are drastically lower in hacking communities than in industry and academia. Hacking Diversity investigates the activists engaged in free and open-source software to understand why, despite their efforts, they fail to achieve the diversity that their (...)

    #racisme #technologisme #sexisme #discrimination #hacking

  • Covid-19: Increased risk among ethnic minorities is largely due to poverty and social disparities, review finds - bmj.m4099.full.pdf
    https://www.bmj.com/content/bmj/371/bmj.m4099.full.pdf

    Covid-19: Increased risk among ethnic minorities is largely due topoverty and social disparities, review findsGareth IacobucciMost of the increased risk of infection and death fromcovid-19 among people from ethnic minorities isexplained by factors such as occupation, wherepeople live, their household composition, andpre-existing health conditions, a government reviewhas concluded.1But the first quarterly report from the government’sRace Disparity Unit (RDU), based in the CabinetOffice, notes that a part of the excess risk“remainsunexplained”in some groups such as black men, andit said that further work was needed to understandwhich factors may be causing the disparities.The report summarises progress towards tacklingcovid-19 health inequalities since Public HealthEngland published a review on 2 June setting out thedisparities in risks and outcomes.2Since then theRDU has been working with the equalities minister,Kemi Badenoch, across government, with the Officefor National Statistics, and with academics toexamine what is driving these disparities and how totackle them.Raghib Ali, one of the government’s new expertadvisers on covid and ethnicity, said there was“goodevidence”that most excess risk among ethnicminorities was explained by risk factors other thanethnicity

    #Covid-19#migrant#migration#angleterre#sante#minorite#race#ethnicite#inegalite#systemesante

  • « Pour les élèves des quartiers populaires, la possibilité de s’exprimer est bafouée en permanence » par Cloé Korman
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/21/pour-les-eleves-des-quartiers-populaires-la-possibilite-de-s-exprimer-est-ba

    Une excellent tribune, à lire absolument.

    Tribune. Conflans-Sainte-Honorine, 78, ce contexte précis : il y a une ironie redoublée dans l’horreur de ce qui s’est produit, qui tient à la sociologie de l’endroit, puis à son traitement médiatique. Le nom de cette ville, je l’ai vu apparaître des dizaines de fois dans les phares de ma voiture, vers 7 h 30 du matin, en allant enseigner juste à côté, dans le lycée d’Herblay (Val-d’Oise) où je faisais mon stage de professeure de français. J’ai rarement vu un lieu, en France, aussi équilibré sur le plan social et ethnique que ce petit lycée de région parisienne.

    L’équilibre entre les origines de mes élèves, les professions des parents, les couleurs de peau : quiconque veut contempler le visage idéal, et quand même assez rare de la République, devrait se précipiter avec sa voiture, ou la ligne J, en direction de la Patte-d’Oie d’Herblay, et rencontrer les élèves de mon ancien lycée. Ou ceux du collège du Bois-d’Aulne de Conflans – les visages des élèves de Samuel Paty.

    Constater que le terrorisme a pu y trouver des complices, trouver ici un parent suffisamment fanatisé pour faire alliance, met au désespoir. Depuis ce 16 octobre, il y aura donc une preuve que « même là » et qu’« ici aussi », l’islamisme aura pu faire la publicité de son emprise avec sa signature, celle de caricaturer l’islam.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Le fanatisme remplace Dieu par un objet fini et croit ainsi pouvoir le posséder »
    La séduction du cours

    En outre, si je n’étais moi-même si mécréante, j’aurais l’impression d’entendre une deuxième fois le rire du diable en voyant le glissement qui se produit entre Conflans, « une banlieue », et bien d’autres banlieues. C’est un bord de Seine arboré et tranquille, où les enseignants vivent presque tous (ce qui est loin d’être le cas ailleurs) dans le voisinage de leurs élèves, et où ils se retrouvent le week-end pour le club de randonnée. Il n’a pas grand-chose à voir avec les cités à forte immigration où certains médias semblent situer les faits, ajoutant une nouvelle fois, pour leurs habitants, les stigmates aux stigmates.

    « Je crois qu’il serait bon de créer les conditions pour que les élèves expliquent ce qu’ils pensent »

    Je n’enseigne plus à Herblay, mais dans un de ces quartiers de Seine-Saint-Denis où la violence est monnaie courante. Je sais qu’ici, j’ai beaucoup plus d’élèves qui se sentent légitimement marginalisés et déconsidérés, et combien il faut réfléchir pour qu’un cours sur la religion, sur la liberté d’expression ou sur le racisme soit perçu comme l’occasion d’un dialogue et non un moment de violence symbolique.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Attentat de Conflans : « Beaucoup d’enseignants redoutent d’être jugés pour des difficultés rencontrées en classe »

    Si la liberté d’expression existe, si ce n’est pas une simple posture, je crois qu’il serait bon de créer les conditions pour que les élèves expliquent ce qu’ils pensent. Or ces conditions ne leur sont pas offertes et, réciproquement, le contexte rend difficile pour moi l’expression du doute, de l’hésitation, que je considère pourtant comme essentiels à cet échange intellectuel.

    Cet aspect tâtonnant de l’acte d’enseigner est remarquablement décrit dans un essai paru à la rentrée, L’Ecole de la vie (Flammarion, 288 pages, 19 euros) du philosophe Maxime Rovere. Espièglement sous-titré, « érotique de l’acte d’apprendre », son livre raconte l’espace discursif relâché, mouvant, l’espace de perpétuelle improvisation de la salle de classe.

    Si l’apprentissage est une rencontre physique, avant toute chose un temps partagé dans une salle, cette érotique invite à s’interroger sur les aspects sociologiques et matériels du savoir. La séduction du cours peut-elle agir dans un lieu où les sanitaires puent ? Le charme s’opère-t-il quand on a déjeuné en cinq minutes, après avoir attendu une heure dans le chahut ? Il n’est pas sûr que Platon tiendrait son banquet, que Rabelais installerait Thélème dans un collège du 93. Les débats auxquels nous assistons ces jours-ci sur la liberté d’expression semblent bien trop loin de la réflexion nécessaire sur la pauvreté à l’école.
    Préjudices sociaux

    Les établissements scolaires des quartiers défavorisés sont loin d’être les lieux protégés qu’ils devraient être, à cause de décisions politiques dévastatrices. Il n’y a pas assez de recrutements de professeurs, pas assez d’adultes pour y assurer le calme et la sérénité. Il faut s’imaginer ce que sont des journées sans CPE [conseiller principal d’éducation] ou sans médecin scolaire, sans assistante sociale. Il faut s’imaginer les couloirs livrés à la bousculade et l’hypocrisie qui redouble ces cris, par temps de Covid-19. Ces choses-là constituent une atteinte permanente à la paix, à la concentration nécessaire pour apprendre.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Attentat de Conflans : « Comme de nombreux professeurs, je me sens honteux d’appartenir à une institution si faible »

    A cela s’ajoutent des préjudices sociaux très aigus, qui sont de l’ordre de la discrimination : dans ces quartiers, la distribution des filières est ainsi faite que les élèves sont orientés en grande partie vers des métiers subalternes. Il m’arrive régulièrement de me rendre compte que des élèves tout à fait doués, capables de faire un bac général, sont en route pour un bac technologique : par habitude, par manque d’encouragement, et surtout faute de places, ils sont envoyés pendant ces années cruciales vers un enseignement restreint à la fois sur le plan intellectuel (l’enseignement de l’histoire-géographie, par exemple, y a été réduit), et sur le plan des débouchés professionnels.
    Lire aussi « Dans les quartiers populaires, nos enfants n’ont droit qu’à un enseignement de moindre qualité »

    Pour les élèves pauvres des quartiers populaires, la possibilité de s’exprimer est bafouée en permanence. Elle est bafouée physiquement, dans ces lieux de brutalité et de bruit, d’absence de soins et d’hygiène, que sont leurs établissements scolaires. Elle est bafouée dans cette orientation limitée et dans un personnel insuffisant. Elle l’est enfin sous l’angle conceptuel, quand on stigmatise les élèves de banlieue, les élèves musulmans ou ceux des quartiers parce qu’ils refusent d’être Charlie, qu’ils expriment leur désarroi devant l’expression du blasphème, ou quand les représentations médiatiques les réduisent à ces attitudes, quand elles ne montrent pas tous ceux qui pensent de façon plus complexe.

    Dans le feu de cette actualité où la liberté d’expression apparaît une fois de plus comme une liberté mortelle, il me semblerait utile et juste d’en parler aussi comme d’un droit, et d’envisager les moyens d’exercice de ce droit. Sans cela, on ne parle pas aux élèves de liberté d’expression, pas de cette force collective, mais on leur adresse un vain mot, un simple « cause toujours ».

    Cloé Korman est écrivaine et professeure de français. Dernier titre paru « Tu ressembles à une juive » (Seuil, 108 pages, 12 euros).

    #Conflans #Radicalisation #Ecole #Enseignement #Pauvreté #Service_public

  • Derrière les écrans - Sarah T. Roberts
    https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Derri__re_les___crans-9782348064814.html

    Les nettoyeurs du Web à l’ombre des réseaux sociaux Employés par des sous-traitants aux quatre coins du monde, les modératrices et modérateurs de contenu sont les travailleurs de l’ombre chargés de purger les sites Internet, les réseaux sociaux et les applications mobiles des photos, vidéos ou commentaires abjects qui les inondent : propos haineux, cyber-harcèlement, injures racistes ou sexistes, automutilations et tortures, viols et décapitations, pédophilie… À travers des dizaines d’entretiens (...)

    #manipulation #pornographie #racisme #modération #sexisme #santé #SocialNetwork #censure (...)

    ##santé ##GigEconomy

  • Des parlementaires européens se mobilisent pour les prisonniers d’opinion en Egypte
    Hélène Sallon, Le Monde, le 21 octobre 2020
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/21/des-parlementaires-europeens-se-mobilisent-pour-les-prisonniers-d-opinion-en

    La mobilisation parlementaire s’intensifie en Europe et aux Etats-Unis autour des prisonniers de conscience en Egypte. Dans une lettre ouverte rendue publique mercredi 21 octobre, 222 députés européens exhortent le président Abdel Fattah Al-Sissi à libérer tous les opposants politiques, défenseurs des droits humains et voix critiques, détenus arbitrairement dans les geôles égyptiennes, avec des risques sanitaires aggravés par la pandémie de Covid-19. Lundi, une lettre similaire avait été adressée au président égyptien par 56 membres du Congrès américain. « Le ton se durcit du fait de l’autisme des autorités égyptiennes face aux critiques répétées contre les violations des droits de l’homme et les attaques contre les opposants politiques », commente l’eurodéputé Vert Mounir Satouri.

    « Depuis son accession au pouvoir [en 2014], le président Sissi a criminalisé toute organisation et expression politique. L’Union européenne a continué à soutenir l’Egypte, même financièrement, comme si la question des droits de l’homme n’existait pas. Or, ce qui se joue, ce sont aussi nos valeurs et notre Etat de droit », poursuit l’eurodéputé français, rapporteur spécial sur l’Egypte auprès de la commission des affaires étrangères du Parlement européen. En octobre 2019, Bruxelles avait déjà épinglé Le Caire pour la détérioration significative de la situation des droits de l’homme et appelé à une « révision en profondeur » des relations européennes avec l’Egypte. Des milliers de prisonniers d’opinion y croupissent en prison, passant souvent plus de deux ans en détention provisoire.

    Situation critique

    Alors que la répression s’est amplifiée, 82 eurodéputés ont signé cette lettre, aux côtés de parlementaires de sept pays européens, dont la France, l’Allemagne et l’Italie, alliées stratégiques du Caire. En France, 80 signataires – dont 66 députés, pour moitié issus de la majorité présidentielle – se sont joints à l’appel. « Il aurait pu y avoir un tournant dans le contexte Covid, mais l’Egypte n’a pas saisi cette occasion de relâcher des personnes qui vivent dans de mauvaises conditions sanitaires et qui sont en détention administrative », déplore la députée LRM Mireille Clapot, membre de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale.

    Sensibilisés par le cas du militant politique Ramy Shaath, arrêté en juillet 2019 et dont l’épouse française, Céline Lebrun-Shaath, a été expulsée d’Egypte, une dizaine de parlementaires avait manifesté en décembre 2019 en faveur des défenseurs des droits humains incarcérés. Et en janvier, 66 députés et eurodéputés français avaient signé une tribune dans Le Monde pour demander leur libération. Aujourd’hui, les signataires de la lettre ouverte réitèrent l’appel à relâcher tous les prisonniers d’opinion, dont une vingtaine sont nommés. « L’extrême surpopulation et le manque d’accès aux soins médicaux dans les lieux de détention et prisons ont créé une situation dramatique, et des informations sur des cas de Covid-19 parmi le personnel carcéral ont émergé », soulignent-ils.

    La pandémie de Covid-19, qui a fait 6 142 morts en Egypte selon les chiffres officiels, a rendu la situation critique. Les signataires déplorent le refus des autorités de procéder à des libérations exceptionnelles, recommandées par l’Organisation mondiale de la santé, et les restrictions supplémentaires imposées à la population carcérale et à leurs familles : de mars à août, les prisonniers ont été privés de contacts avec leurs proches. Céline Lebrun-Shaath a ainsi eu droit à deux appels téléphoniques mais n’a toujours pas été autorisée à rendre visite à son époux, malgré la pression de Paris. « La forte mobilisation des parlementaires est réconfortante, dit-elle cependant. On espère que les autorités égyptiennes entendent cet appel. » Au moins un décès des suites de l’exposition au SARS-CoV-2 en détention a par ailleurs été confirmé, celui du journaliste Mohamed Mounir.

    Nouvelle vague d’arrestations

    Les parlementaires exhortent aussi Le Caire à faire cesser les représailles à l’encontre des défenseurs des droits humains plaidant leur cause, comme Bahey Eldin Hassan. Exilé en France depuis 2014, le directeur de l’Institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme a été condamné, en août, à quinze ans de prison ferme par contumace pour ses prises de position en faveur des droits humains. « De plus en plus de prisonniers d’opinion sont poursuivis sur de fausses accusations de terrorisme, comme les médecins qui ont critiqué la gestion du Covid-19 par les autorités égyptiennes », alerte-t-il.

    Depuis le 20 septembre, une nouvelle vague d’arrestations – plus de 900, selon la Commission égyptienne pour les droits et les libertés – vise ceux qui ont défié le pouvoir lors de manifestations contre la dégradation de la situation socio-économique et pour marquer l’anniversaire d’une mobilisation anti-Sissi qui avait déjà déclenché, en 2019, plus de 4 000 interpellations.

    « L’accumulation des pressions des pays partenaires, qui font levier sur l’Egypte, donnera un jour des résultats », est convaincu Bahey Eldin Hassan. La dégradation de la situation socio-économique met à mal, à ses yeux, l’argument avancé par le président Sissi auprès de l’Europe et des Etats-Unis d’être « le garant de la stabilité de l’Egypte et en conséquence de l’Union européenne, en agitant la menace des migrants ».

    Alors que les députés européens appellent à un discours de fermeté vis-à-vis de l’Egypte, la mobilisation des membres du Congrès américain – 55 démocrates et le sénateur indépendant Bernie Sanders – sonne comme un avertissement : la relation avec l’Egypte, qui reçoit une aide militaire annuelle de 1,3 milliard de dollars (soit 1,1 milliard d’euros), pourrait être réévaluée à l’aune du respect des droits humains.

    #Ramy_Shaath #prison #Égypte #liberté_d'expression #parlementaires #USA #Europe

  • Ce matin, j’ai passé 1/2 heure à faire des recherches avec les mots « femmes voilées » sur twitter et j’ai (toujours) pas les mots. DEUX FEMMES ONT ÉTÉ POIGNARDÉES A PARIS. Elles sont gravement blessées. C’était dimanche soir. La vidéo de l’agression circule.
    Aucun média mainstream n’en parlait jusqu’à ce midi.
    Je l’ai découvert par ce tweet : https://twitter.com/IslamMagfr/status/1318251224555266049

    IslamMag.fr :
    Hier soir sur le #champsdemars au pied de la #toureiffel, deux femmes se seraient faites poignarder, elles portaient le foulard. Elles sont aujourd’hui dans un état critique.
    Aucun média n’en a parlé c’est terrible !
    #islamophobie #acteAntiMusulman
    Source : FB Kevin Serine

    Devant les réseaux qui s’agitent de plus en plus, la préfecture fait un communiqué que le #journaliste-de-prefecture du Point relaie immédiatement en minorant le possible racisme ou la possible islamophobie avant même d’avoir les résultats de l’enquête

    Une demi-heure plus tard, Sihame Assbague fera un récit complet de l’agression, en ayant pris soin de récolter la version des victimes, permettant ainsi de mieux comprendre : https://twitter.com/s_assbague/status/1318500248843669504

    Ce 18 octobre 2020, 2 femmes ont été poignardées dans le parc du Champ-de-Mars à Paris. L’une d’elle porte le voile. Elles étaient en famille, avec des enfants en bas âge. Une dispute au sujet d’un chien a dégénéré. Les proches dénoncent une « agression raciste ».
    Que s’est-il passé ?
    Ce soir-là, Kenza (19 ans), sa cousine
    Amel (40 ans), ses sœurs & des enfants en bas âge se promènent au Champ-de-Mars. Elles passent à proximité de deux femmes avec un gros chien. « Ça devait être un staff » raconte Sabrina, la sœur de l’une des victimes.
    Le chien s’approche de la famille et des enfants. L’une des cousines demande donc à ses propriétaires de « le tenir ». Sabrina raconte « il est venu vers nous, c’était un gros chien, et il y a avait les enfants donc elle leur a demandé si elles pouvaient le surveiller. »
    D’après Sabrina, les deux jeunes femmes propriétaires du chien auraient très mal pris cette remarque & réagi sur la défensive : « elles ont commencé à nous dire qu’on n’avait pas à leur dire quoi faire, qu’elles font ce qu’elles veulent, etc. »
    Des insultes fusent.
    Dans le lot des insultes, Sabrina fait mention de propos racistes : « sale arabe », « rentrez chez vous », etc. Selon elle, le fait que plusieurs membres de la famille portent le voile a accentué l’agressivité des jeunes femmes qui leur faisaient face.
    Voyant sa sœur se faire insulter, Kenza s’approche des propriétaires du chien pour la défendre. Le ton monte. « Kenza lui a alors dit “mais tu vas faire quoi ?” et l’autre lui a répondu “voilà ce que je vais faire” & elle lui a sauté dessus » explique Sabrina.
    « Elles ont commencé à se battre, c’était violent. Il y a un enfant de 4 ans qui a été piétiné. Les enfants sont traumatisés » raconte Sabrina. Elle explique que tout s’est passé très vite et que d’un coup, sa cousine s’est mise à crier « elle m’a plantée ! ».
    Toujours d’après son récit, les 2 propriétaires du chien s’en sont alors prises à sa grande sœur, Amel. « Elles l’ont tabassée. Je voulais l’aider mais j’étais impuissante, le chien était sur moi. » Alertés par les cris, ce sont des vendeurs à la sauvette qui sont venus les aider.
    D’après Sabrina, la « police est intervenue rapidement & a pu interpeller l’une des femmes »
    Les victimes ont été prises en charge par les secours. Le pronostic vital n’est pas engagé. Amel souffre de plusieurs blessures & est encore hospitalisée. Kenza a été opérée & a pu sortir.
    La préfecture de police n’a pas encore donné suite à mes appels mais des « confrères » rapportent que c’est, selon elle, « un différend lié à des chiens, sans lien avec l’islam. » (via Actu Paris)
    Pour Sabrina & sa famille, c’est autre chose. Si l’agression est bien partie d’une dispute autour d’un chien, elles insistent sur les insultes racistes et sur le déchaînement de violence. « On s’en prend pas à une personne comme ça parce qu’elle a demandé de tenir un chien. »
    Une plainte a été déposée.
    La famille ne compte pas en rester là. En attendant, elles ont pris des rendez-vous avec des pédopsychiatres pour les enfants qui ont assisté à toute la scène.

    Cependant, si je n’avais pas les mots, c’est que l’autre raison de ma suffocation est le nombre impressionnant d’agression contre des femmes voilées sur lesquelles je suis tombée lors de mes recherches pour vérifie l’info, en sachant que beaucoup (trop) ne sont pas relayées...
    Par ailleurs, on ne me fera pas croire que deux femmes « de type européen » qui poignardent deux autres femmes « d’origine arabe » et pour partie voilées au sein d’un groupe de mères et d’enfants pour une question de chien mal tenu n’a rien de raciste ou islamophobe. Commettre un tel acte après l’atroce crime d’un fanatique qui fait basculer la politique française ne peut être considéré comme un fait divers.

    A 13h12, enfin, le premier fack-checking finit de confirmer les faits. Insultes racistes, voile arraché, premier coup de couteau en direction du crane... Les victimes elles-mêmes ne parlent pas d’acte islamophobe, mais de là à assurer que ça n’a rien à voir comme l’a prestement fait la Préfecture, c’est enterrer l’enquête vite fait. Il est dommage qu’une heure plus tard l’article soit passé en #paywall
    Des femmes portant le foulard ont-elles été poignardées au pied de la tour Eiffel dimanche ?
    Libération : https://www.liberation.fr/checknews/2020/10/20/des-femmes-portant-le-foulard-ont-elles-ete-poignardees-au-pied-de-la-tou

    Deux femmes françaises d’origine algérienne ont été blessées au couteau dimanche soir sur le champ de Mars, à la suite d’un différend lié à un chien non tenu en laisse. Une enquête est ouverte et une suspecte a été interpellée.

    Dans tous les articles que j’ai pu consulter depuis, à chaque fois ce sont les « sources policières » qui réfutent la possibilité d’un passage à l’acte raciste. Pire, dans Le Parisien, la présence du voile sur la première victime est carrément nié.
    https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-deux-femmes-agressees-au-couteau-sur-le-champ-de-mars-suite-a-un-di

    ... Pardon à toute la communauté musulmane pour toute cette haine qui déferle...

    • Agression de deux femmes au Champ-de-Mars, à Paris : que s’est-il passé ?
      Par William Audureau et Nicolas Chapuis Publié aujourd’hui à 17h23,
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/10/20/enquete-ouverte-apres-une-agression-contre-deux-femmes-au-champ-de-mars-a-pa

      Deux femmes ont été poignardées dans la soirée de dimanche sous la tour Eiffel. Un différend autour d’un chien non attaché serait à l’origine de l’incident, au cours duquel des insultes racistes auraient été proférées.

      (...) « Ce que je peux vous dire, c’est que des insultes ont été proférées. Maintenant vous dire que l’agression était intentionnelle, que c’était parce qu’elles portaient un voile, je ne sais pas », tempère Sofia, membre de la famille des plaignantes interrogée par Le Monde. Kenza confirme que le mobile n’était selon elle pas religieux, mais précise auprès de Libération avoir essuyé des insultes racistes (« sale arabe »), avant qu’elle et sa cousine ne reçoivent plusieurs coups de couteau. Une version confirmée auprès du Monde par sa cousine Amel, qui évoque également des « on est chez nous », « rentre dans ton pays », et précise que l’une des agresseuses a arraché le voile de sa cousine.

      Les deux plaignantes ont été prises en charge par les pompiers et transportées en milieu hospitalier, où la plus âgée des deux se trouve encore. Selon sa famille, la plus jeune des deux cousines, Amel, a reçu de multiples coups de couteau et a dû être opérée de la main. Elle a été placée en arrêt de travail pour deux mois. La seconde, Kenza, a reçu six coups d’arme blanche et subi une perforation du poumon. Ses jours ne sont pas en danger.

    • Deux témoignages recueillis par Taha Bouhafs
      Le parquet vient d’ouvrir une instruction et retient le caractère #raciste mais pas le caractère criminel.

      Amel a reçu 6 coups de couteaux, elle est toujours à l’hôpital avec le poumon perforé et une côte cassée.

      Hanane nous confie : elles étaient à deux sur elles à s’acharner avec haine, elles voulaient la tuer.

      [TW extraits de l’agression avec des cris difficilement soutenables] https://www.youtube.com/watch?v=_n5OiYiGG5c

      Kenza 18ans a reçu 3 coups de couteaux ce dimanche soir. Elle a déposé plainte ce matin avec sa famille pour tentative d’homicide en raison de l’appartenance religieuse.

      vidéo : https://twitter.com/T_Bouhafs/status/1318892603392360448

    • Précisions de Sihame Assbague :

      Agression au couteau de 2 femmes musulmanes à Paris : le parquet a ouvert une information judiciaire pour violences volontaires ayant entraîné une ITT de 8 jours, aggravées de 3 circonstances :
      violences en réunion
      avec usage d’une arme
      propos racistes.
      Les deux mises en cause ont été arrêtées et sont présentées à un magistrat instructeur ce jour.
      Les victimes ont porté plainte.
      Comme les enfants qui ont assisté à la scène, elles sont traumatisées.
      (Note à moi-même : il faudra rapidement revenir sur la manière dont cette agression a été traitée médiatiquement.)

      https://www.facebook.com/sihame.assbague/posts/2723305317910021

    • Agression à la Tour Eiffel : Une seconde suspecte interpellée, le parquet de Paris retient le caractère raciste de l’agression
      Thibaut Chevillard - Publié le 21/10/20
      https://www.20minutes.fr/societe/2890375-20201021-agression-tour-eiffel-seconde-suspecte-interpellee-parque

      ENQUETE Deux femmes, suspectées d’avoir agressé à l’arme blanche deux femmes voilées dimanche soir, dans le 7e arrondissement de Paris, vont être présentées ce mercredi à un juge d’instruction

  • #Bordeaux : mobilisation pour #La_Zone_Libre
    https://fr.squat.net/2020/10/19/bordeaux-mobilisation-pour-la-zone-libre

    Vendredi, la police annonçait une expulsion du squat situé à #Cenon pour ce lundi. Après un week-end de mobilisation festive, les soutiens de la Zone Libre sont allés mettre la pression à Logévie, propriétaire du terrain. On écoute dans ce Point Chaud André Rosevègue, qui appelait les auditeurs à rejoindre le #rassemblement devant le siège […]

    #Radio #sans-papiers #squat_Ramadier
    https://lacledesondes.fr/audio/point-chaud-2020-10-19L.mp3

  • Après l’attentat de Conflans : ne pas se laisser diviser entre travailleurs ! | #editorial des bulletins d’entreprise LO
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/apres-lattentat-de-conflans-ne-pas-se-laisser-diviser-entre-travaill

    L’assassinat d’un professeur de collège à #Conflans-Sainte-Honorine, décapité pour avoir montré des caricatures de #Charlie_Hebdo, nous plonge une fois de plus dans l’horreur. Une horreur et un dégoût redoublés par le fait que ces actes ignobles sont toujours utilisés par les racistes, les réactionnaires et les anti-immigrés avec, pour résultat, de diviser le monde ouvrier.

    L’acte est effroyable. Tout aussi glaçant est le processus qui a conduit et armé la main de ce jeune de 18 ans, d’origine tchétchène. Son passage à l’acte a, en effet, suivi une campagne d’agitation et de manipulation, orchestrée par la mouvance de l’#islamisme intégriste. Celle-ci a voué le professeur à la vindicte publique, en faisant passer un cours sur la liberté d’expression pour du #racisme et de l’#islamophobie.

    Ces agitateurs intégristes prétendent parler au nom des musulmans qui peuvent, à juste titre, se sentir stigmatisés et rejetés. Mais ils ne visent qu’une chose : imposer leur ordre moral à tous, à commencer par les #musulmans.

    Ils ne s’en prennent pas seulement à ce qui est enseigné à l’école. Ils veulent aussi régir la vie des musulmans et menacent qui ne suit pas le ramadan comme ils le voudraient ou qui boit de l’alcool. Ils font pression sur les musulmanes qui ne se conforment pas à leurs règles. Demain, s’ils s’enhardissent, ils s’opposeront à ceux qui écoutent de la musique ou jouent au foot. C’est ce qu’ils font dans certains pays où ils sont au pouvoir. C’est ce que l’on a vu dans les régions dominées par Daech.

    La dictature qu’ils préparent pèsera avant tout sur les classes populaires. Comme le monde occidental a ses #fascistes d’extrême droite, le monde musulman a les siens. Quand l’extrême droite identitaire utilise la peur de l’étranger, les #islamistes se servent de la religion pour dominer ce qu’ils considèrent être leur communauté.

    Les deux s’alimentent mutuellement, les deux sont des ennemis mortels des travailleurs. Et les deux sont prêts à creuser un fossé de sang et à s’imposer par la terreur. On l’a vu en Europe dans les années 1930 avec Hitler, en Algérie pendant la décennie noire des années 1990 et, récemment, en Syrie et en Irak avec Daech.

    Qu’ils viennent des rangs de l’extrême droite ou des intégristes, ceux qui prétendent limiter les libertés veulent faire de nous des moutons dociles, soumis à eux, mais aussi au patronat. Il ne s’agit pas seulement de discuter où se trouvent les limites de la #liberté_d’expression. Ce sont nos droits et nos intérêts de travailleurs qui sont menacés : la liberté de contester, de s’organiser, de revendiquer et de faire grève.

    Alors, les travailleurs doivent combattre ces deux ennemis en faisant bloc en tant que prolétaires, en s’appuyant sur leurs intérêts communs d’exploités et sur les combats qu’ils ont à mener ensemble, jour après jour.

    Comme tous les autres dirigeants politiques, Macron a appelé à l’#unité_nationale et au respect de la République. Mais derrière ces prétendues #valeurs_républicaines, il y a un ordre social contraire aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

    La société ne se délite pas seulement sous les coups de boutoir de militants réactionnaires. Ces derniers ne font qu’exploiter politiquement le désarroi et l’abandon dans lesquels la crise, le chômage de masse et la misère plongent des millions de femmes et d’hommes. Les frustrations et la haine qui en découlent renouvellent en permanence le terreau de l’#intolérance, de l’#individualisme et de la violence, surtout dans les périodes de crise.

    L’ordre social capitaliste et, plus encore, la crise créent les éléments d’un engrenage mortel. Et la politique gouvernementale, systématiquement favorable aux plus riches et à la bourgeoisie contre les travailleurs, ne fait qu’accélérer le mécanisme.

    Car, que va-t-il se passer demain ? À cause de crapules fanatisées ou embrigadées par les filières terroristes, combien y aura-t-il de contrôles au faciès, de jeunes de banlieue confrontés au racisme et à la suspicion généralisée ? À cause de terroristes sous statut de réfugiés, combien de migrants fuyant les guerres et les persécutions seront rejetés ? Seuls les travailleurs, unis par-delà les différences d’origine, de nationalité et de religion, peuvent casser cet engrenage.

    La conscience de pouvoir et de devoir, ensemble, changer la société doit guider les travailleurs, car le fanatisme religieux, le #fondamentalisme, la terreur fasciste, sortent malheureusement, comme des #bêtes_immondes, du ventre de notre société. Pour mettre fin à des actes barbares tels que le #meurtre de Conflans, c’est la société elle-même qu’il nous faudra transformer.

    #capitalisme #révolution #réaction #obscurantisme

  • Attentat de Conflans : opérations de police contre « des dizaines » de personnes
    AFP- 19/10/2020 | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/conflans-sainte-honorine-operations-police-darmanin_fr_5f8d31a7c5b62d

    (...) “Depuis ce matin, et à la suite du conseil de défense (de dimanche soir, ndlr), des opérations de police ont lieu et auront lieu dans les heures, dans les jours qui viennent”, a annoncé le ministre, précisant que ces opérations étaient “très nombreuses” et “concernent des dizaines d’individus pas en lien forcément avec l’enquête” sur l’assassinat de Samuel Paty.

    “Nous avons manifestement envie de passer un message : pas une minute de répit pour les ennemis de la République”, a ajouté Gérald Darmanin, reprenant les mots utilisés par Emmanuel Macron lors du conseil de défense.
    (...)
    “51 structures associatives verront toute la semaine un certain nombre de visites des services de l’État et plusieurs d’entre elles, sur ma proposition, se verront dissoudre en Conseil des ministres”, a annoncé Gérald Darmanin.

    Le ministre a dit souhaiter la dissolution du CCIF, selon lui “manifestement impliquée” et dont “un certain nombre d’éléments nous permettent de penser que c’est un ennemi de la République”. Elle “touche des aides d’État, des déductions fiscales et dénonce l’islamophobie d’État”. (...)

    • Oui ignoble cet opportunisme. Ca me fait pensé à ce gouv qui supprime l’observatoire des violences faites aux enfants pour la journée de lutte contre les violences faites aux enfants ou qui nomme Darmanin ministre comme bilan du grenelle sur la violence faite aux femmes. Ou qui laisse une centaines de mecs armés terrorisé une ville sans intervenir durant plusieurs jours. Après avoir laisser pourrir la situation les voila qui profite de la monté de l’islamophobie pour faire monter l’islamophobie.
      Il y a quelques jours sur mediapart il y avait ceci :
      Un député tire à boulets rouges sur une association de soutien aux immigrés
      https://www.mediapart.fr/journal/france/161020/un-depute-tire-boulets-rouges-sur-une-association-de-soutien-aux-immigres

      Lorsque la mission d’information « sur l’émergence et l’évolution des différentes formes de racisme et les réponses à y apporter » a commencé ses travaux, fin juin, son président Robin Reda (rattaché au groupe LR) promettait de « dépassionner un sujet “épidermique” ». De fait, les universitaires, associatifs et acteurs institutionnels auditionnés par les députés depuis le début de l’été ont pu s’exprimer sans entraves sur leur objet d’étude, leur conception du racisme ou leurs observations de terrain.

      Le traitement réservé à la présidente honoraire du Gisti, le 24 septembre dernier, est d’autant plus surprenant qu’il est sans précédent. Prise à partie par le président de la mission, qui a sèchement mis en cause son association, Danièle Lochak, professeure émérite de droit public à l’université de Nanterre et âgée de 74 ans, a passé l’essentiel de l’audition à se défendre.

      Dans un courrier daté du 12 octobre et rendu public jeudi, la présidente du Gisti Vanina Rochiccioli a alerté le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, et les 21 membres de la mission d’information sur « les dérapages » de Robin Reda et « la violence » de ses propos.

      « Par son comportement, le président a clairement outrepassé ses prérogatives, dévoyé sa fonction et dénaturé cette audition […]. Il l’a utilisée comme une tribune pour afficher des positions partisanes, en agressant la personne auditionnée, non sans proférer une série d’erreurs grossières et de contre-vérités. » Vanina Rochiccioli indique n’avoir reçu aucune réponse à ce jour.

      Que s’est-il passé lors de cette audition ? Robin Reda s’est d’abord dit « choqué » par le propos liminaire de Danièle Lochak, dans lequel l’universitaire et militante évoquait notamment « l’obsession du risque migratoire » et les discriminations systémiques que subissent les étrangers.

      Le président de la mission parlementaire s’est ensuite lancé dans une longue critique de la marche des sans-papiers qui doit se dérouler ce samedi, avec le soutien d’une centaine de collectifs et d’associations, dont le Gisti. « La démocratie a ceci de beau qu’elle permet d’entendre des organisations qui appellent ouvertement à enfreindre la loi », a-t-il affirmé calmement, ajoutant que « si on est sans-papiers et que l’on défile ouvertement sans se faire arrêter, on viole la loi mais en plus, l’État est trop faible pour vous interpeller ».

      Alors que Danièle Lochak tentait de faire valoir son point de vue, rappelant que « même la droite la plus dure a toujours laissé défiler les sans-papiers » qui demandent leur régularisation, le président de la mission parlementaire a reproché au Gisti de « défiler allègrement avec des mouvements proches des Indigènes de la République » (le PIR faisant partie des organisations soutenant la marche). Puis, interrogatif :

      « Considérez-vous que la France soit toujours coloniale et qu’il faudrait lui imposer une forme de démarche vengeresse qui remettrait en cause la République elle-même ? […] Vous-même l’avez dit : vous n’êtes pas forcément à l’aise, sur certains points, avec l’idée républicaine. »

      Quelques secondes plus tard, le député explique : « Je me suis demandé, en vous écoutant, si nous ne devrions pas intituler notre mission “mission d’information sur l’émergence d’une forme d’antiracisme dangereux en ce qu’il antagonise les positions des uns et des autres et qu’il menace l’ordre républicain”. »

      Ces reproches n’ont pris fin que quand la rapporteure de la mission, Caroline Abadie (LREM), a pris la parole pour « sortir de cette discussion passionnée, d’un côté comme de l’autre ». Contactée par Mediapart ce vendredi, Caroline Abadie n’a pas donné suite avant la publication de cet article. De même que la troisième et dernière députée physiquement présente ce jour-là, Michèle Victory (PS).

      Vanina Rochiccioli, la présidente du Gisti, regrette que les parlementaires ne s’emparent pas du sujet. « Au-delà de la manière dont le Gisti est attaqué, qui est assez grotesque, je m’étonne que, selon Robin Reda, les sans-papiers n’aient même pas le droit de revendiquer. Il faudrait qu’ils soient totalement invisibles, qu’ils se terrent ? C’est quand même une première. Parmi les gens qui marchent, beaucoup ont vocation à obtenir un titre de séjour. »

      Une fois la lettre du Gisti publiée, jeudi après-midi, Robin Reda a assumé sa position dans un tweet répondant à l’association : « Merci par ce courrier de prouver une nouvelle fois votre dangerosité menaçante pour notre pays et notre cohésion nationale. Le Gisti comme tous les mouvements qui s’associent aux indigénistes aux mouvances anti-flics et/ou pro islamogauchisme sont insupportables à la République. »

      L’audition complète de Danièle Lochak, disponible en vidéo, fait l’objet d’une retranscription écrite publiée sur le site de l’Assemblée nationale. « Comme je n’ai pas assisté à cette audition, je n’ai pas de commentaire à faire », a éludé Alexandra Valetta Ardisson (LREM), tout en confirmant avoir pris connaissance du compte-rendu.

      Après lecture, la députée Fiona Lazaar (LREM) estime « qu’il s’agit là plus d’un débat politique que d’une audition ». « La richesse de cette mission est précisément d’entendre des acteurs de différentes compétences, sensibilités et expertises pour en restituer un rapport étayé, et toutes les auditions s’étaient jusque-là déroulées en toute sérénité. Je crois qu’il y a quelques erreurs d’appréciation de la part du président de la mission. Le Gisti est dans son bon droit lorsqu’il défend certaines libertés fondamentales, j’espère que cela sera stipulé dans le rapport. »

      « Robin Reda sort de son rôle de président », estime de son côté Sabine Rubin (LFI), qui pointe une « dérive ». « Il n’est pas là pour donner son opinion, ni pour agresser ou remettre en cause les personnes auditionnées. Dans son introduction, il dit qu’il est là pour trouver des réponses. Eh bien, il n’a qu’à écouter et réinterroger ses propres préjugés. » La députée déplore que son collègue « s’en prenne aux sans-papiers, qui ont travaillé pendant tout le confinement », et ajoute qu’elle-même compte participer à la marche ce samedi.

      Depuis la mise en place de la commission, Robin Reda a plusieurs fois laissé transparaître ses opinions, par des allusions répétées à « la concurrence mémorielle » ou à « l’ethnicisation de la société française », qui menaceraient « l’universalisme ». Il n’était toutefois jamais allé jusqu’à invectiver l’un de ses invités. Après les députés qui claquent la porte parce qu’une syndicaliste porte le voile, après la commission d’enquête qui refuse d’entendre certaines voix critiques sur le maintien de l’ordre, l’espace de débat à l’Assemblée nationale paraît bien étriqué.

    • Le ministre a dit souhaiter la dissolution du CCIF, selon lui “manifestement impliquée” et dont “un certain nombre d’éléments nous permettent de penser que c’est un ennemi de la République”. Elle “touche des aides d’État, des déductions fiscales et dénonce l’islamophobie d’État”.

      Le #CCIF ?! Dont la principale mission est de recenser, dénoncer les actes islamophobes et l’#islamophobie d’Etat, et tenter parfois d’obtenir réparation ?! C’est sûr que sa dissolution résoudra beaucoup de problèmes... pour les fachos et le gouvernement...

      Elle a bon dos la République, pour en profiter pour éliminer toute contestation...

    • Ce matin, mon père  : « Tu as vu les profs qui ne respectent pas les règles et se réunissent à plusieurs milliers  ?
      -- 🤔… mais ce sont les vacances et où…
      -- Dans la rue  !
      -- Mais, papa, ils font une manifestation  !
      -- Oui, mais moi, je dois mettre en masque dans la rue  !
      -- Mais ça fait des mois que je te dis d’arrêter de regarder cette merde de BFMTV  !!!  »

      Je débriefe mon père chaque foutu jour depuis le début du covid et paf, un coup de BFMTV et il rechute aussi sec  !

    • Je ne veux pas particulièrement défendre Mr. Sefrioui que je ne connais pas, mais je ne vois rien de répréhensible ici ? :

      Début octobre, il avait accompagné au collège où exerçait Samuel Paty le père d’une élève pour demander le renvoi de l’enseignant qui avait montré des caricatures du prophète Mohammed à ses élèves.

      Se présentant comme « membre du Conseil des imams de France », il avait aussi diffusé il y a quelques jours sur Youtube une vidéo dans laquelle il dénonçait le professeur, en le qualifiant de « voyou ».

      « Né en 1959 au Maroc, devenu Français après son mariage avec une convertie qui milite avec lui, l’homme est un vieux briscard de l’islamisme. Il est fiché S, inscrit au FSPRT [le fichier des radicalisés] et sa carrière d’extrémiste est impressionnante : imam autoproclamé, responsable d’une librairie islamique, activiste antisioniste aux franges de l’antisémitisme.

      Il appel au renvoi, pas au meurtre, c’est son droit, non ? Imam, libraire, antisioniste : jusqu’ici rien d’illégal ?

      « Pour eux, la France est un État raciste, islamophobe, le pays impie et mécréant absolu », insiste-t-elle, « ils veulent le chaos et la guerre civile pour élaborer un nouvel ordre autour de la charia ».

      C’est quoi ce délire ? Une « source proche du gouvernement » ?! Qui, dans ses rêves les plus fous, imagine installer la charia en France ?! Qui en revanche instaure la guerre civile avec des lois sur un supposé séparatisme musulman ?

      La France, État raciste et islamophobe ? Difficile de trancher, mais le doute est permis...

    • La France est raciste, donc « islamophobe » , puisque faut bien utiliser ces catégories qui valident « l’insécurité culturelle », chère aux Camus (Renaud) et aux « printemps républicains » (Valls revient parce que Laurent Bouvet est dans les têtes), et le prof en question a été recadré par l’inspection (pas de vagues !) avant de se faire égorger par une ordure littéralement exécuté par la police dans la foulée et l’élève qui a lancé l’histoire a menti à son père (elle n’était pas au cours qu’elle évoqué) et lui même islamiste a été ravi de se saisir de ce bobard concoté à son usage et Sefrioui est un fasciste qui avec son groupe, Forsane Alizza, avait manifesté avec le FN et le GUD (mais sans l’ex Action française Darmanin).

      Conflans : Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste aux racines de l’engrenage
      https://www.liberation.fr/france/2020/10/17/conflans-abdelhakim-sefrioui-un-militant-islamiste-aux-racines-de-l-engre

      Son groupe, Forsane Alizza, manifestait en 2011 « contre la christianophobie » au prétexte d’une pièce de théâtre :
      Face à face tendu entre les forces de l’ordre et 200 à 300 manifestants d’extrême droite catholique
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/29/face-a-face-tendu-entre-les-forces-de-l-ordre-et-200-a-300-manifestants-d-ex

      @sinehebdo que par désintérêt ou méconnaissance tu nommes « fête du travail », le Premier mai est une chose - il est possible d’ignorer l’histoire des luttes ouvrières, de pas savoir que le terme de « fête du travail » est celui choisi à dessein par le maréchal Pétain pour sanctifier le travail (comme la création de la « fête des mères » sacralise la famille et la subordination des femmes), même si c’est bien embêtant de gommer que le Premier mai célèbre en fait les luttes des travailleurs, mais puisque tu t’intéresse davantage semble-t-il à la Palestine ou au racisme, c’est pour le moins étonnant que tu ne voie pas que certaines proclamations d’antisionisme ne sont qu’un faux-nez de fachos et d’antisémites divers (et pas seulement musulmans).

    • Ouh la, tu mélanges plein de choses et plein de posts.

      Si j’ai relié le Premier mai à la fête du travail, c’était pour célébrer, avec @mad_meg la lutte contre le travail, ou pour la paresse qui est un rêve partagé par de nombreu.ses travailleu.ses...
      https://seenthis.net/messages/881052

      Il est possible que « certaines proclamations d’antisionisme ne sont qu’un faux-nez de fachos et d’antisémites divers », mais dans ce cas, il faut dénoncer leur antisémitisme, pas leur antisionisme.

      Merci de m’éclairer sur ce triste personnage que semble être Sefrioui, mais là encore, dénonçons-le pour ce qu’il mérite, pas parce qu’il tente de porter plainte (donc légalement) contre un prof, plainte qui de toutes façons n’aurait pas abouti, ou parce qu’il est antisioniste...

    • Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : plusieurs opérations en cours contre la mouvance islamiste
      La Croix, le 19 octobre 2020
      https://www.la-croix.com/France/Attentat-Conflans-Sainte-Honorine-plusieurs-operations-cours-contre-mouvan

      Des opérations de police ont été lancées contre « des dizaines d’individus » qui n’ont pas un « lien forcément avec l’enquête mais à qui nous avons envie de faire passer un message », a déclaré Gérald Darmanin ce matin.

      Peut-être innocents, mais condamnés par l’Etat quand même

    • Une horreur et un dégoût redoublés par le fait que ces actes ignobles sont toujours utilisés par les racistes, les réactionnaires et les anti-immigrés avec, pour résultat, de diviser le monde ouvrier.
      [...]
      L’acte est effroyable. Tout aussi glaçant est le processus qui a conduit et armé la main de ce jeune de 18 ans, d’origine tchétchène. Son passage à l’acte a, en effet, suivi une campagne d’agitation et de manipulation, orchestrée par la mouvance de l’#islamisme intégriste. Celle-ci a voué le professeur à la vindicte publique, en faisant passer un cours sur la liberté d’expression pour du #racisme et de l’#islamophobie.

      Ces agitateurs intégristes prétendent parler au nom des musulmans qui peuvent, à juste titre, se sentir stigmatisés et rejetés. Mais ils ne visent qu’une chose : imposer leur ordre moral à tous, à commencer par les #musulmans.

      https://seenthis.net/messages/881840

    • Je ne veux pas particulièrement défendre Mr. Sefrioui que je ne connais pas, mais je ne vois rien de répréhensible ici ? :

      Un mec qui vient faire pression sur un prof alors que lui même n’a pas d’enfants dans ce collège, tu ne vois pas le problème ? Il n’a même pas le droit de pénétrer dans l’enceinte de l’établissement. Ce serait un cureton, il y aurait des réactions bien plus virulentes (à gauche) et je ne crois pas qu’ici quelqu’un s’aventurerait à dire « je ne vois pas où est le problème ».

      Darmanin est un problème mais l’islamisme aussi, faut pas être naïf non plus.

    • Le plus important (après le fait de ne pas assassiner un être humain) est de ne pas faire justice soi même, même quand on est en colère, et donc de choisir la voie judiciaire, y compris, pourquoi pas, de venir au collège (sans arme) et de se plaindre, non ?

    • Mais d’où est-ce que ce mec aurait une quelconque légitimité à venir emmerder un enseignant ? C’est pas un moulin un établissement scolaire, il n’a même pas à y foutre les pieds, à part s’il est parent d’élève (mais dans ce cas il y a un cadre donné pour rencontrer un enseignant).

    • Donc, entre En marche (slogan pétainiste), l’ex Action française de fraiche date Darmanin, les fafs islamistes et les identitaires et FN français qu’on ne vienne pas dire « je ne connais pas bien Damien Rieu mais je vois pas ce qu’il y a de répréhensible à s’installer sur le toit des mosquées pour défendre l’occident chrétien »

      En 2009, les deux proches de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon et Axel Loustau, étaient présents dans le cortège du Collectif Cheick Yassine... fondé par Abdelhakim Sefrioui (celui qui a mené campagne contre Samuel Paty)

      #islamistes : À propos d’Abdelhakim Sefrioui et du collectif Cheikh Yassine
      https://lahorde.samizdat.net/2020/10/20/a-propos-dabdelhakim-sefrioui-et-du-collectif-cheikh-yassine

      Voici quelques éléments sur celui qu’on soupçonne d’avoir mené campagne contre Samuel Paty, l’enseignant décapité dans les Yvelines le week-end dernier, en particulier sur ses fréquentations antisémites.

      Il y aurait beaucoup à dire sur la pertinence des caricatures publiées par Charlie hebdo et sur la façon dont la liberté d’expression peut être abordée en classe, mais rien ne peut évidemment ni justifier ni excuser le meurtre qui s’est déroulé samedi à Conflans-Sainte-Honorine. Bien que l’on sache par avance comment cette agression mortelle va être instrumentalisée, en particulier dans les rangs des islamophobes médiatiques et politiques, pour tirer à boulets rouges sur les réfugiés et sur les musulmans en général, ce meurtre montre aussi à quoi peut aboutir l’activisme politique de personnalités islamistes.

      #Dieudonné (aussi)

    • C’est pas un moulin un établissement scolaire, il n’a même pas à y foutre les pieds, à part s’il est parent d’élève

      Tout à fait. Mais je croyais qu’il accompagnait un parent d’élève.

      Cela dit, je ne suis pas là pour défendre ce mec, juste dire que si on doit le poursuivre en justice, il ne faudrait quand même pas créer des lois spéciales juste pour lui...

    • Je ne savais pas que les parents d’élève pouvaient se faire accompagner par un gus de leur choix pour s’imposer auprès d’un prof... Donc oui je suis à peu près certain que ce genre de choses est répréhensible (qu’on trouve ça compréhensible ou normal est effectivement une autre affaire).