• Dans la #Bosnie-Herzégovine morcelée, « la #rivière #Una unit les gens »

    Le #cours_d’eau rassemble ceux que la politique et les #divisions_ethniques séparent. Sur les rives de la Una, scientifiques, pêcheurs et militants se mobilisent pour préserver un #écosystème exceptionnel.

    L’eau est d’un vert presque irréel, toujours translucide. Au premier abord, son cours paraît d’une tranquillité infinie et invite à la contemplation. Mais ici ou là, la Una creuse des barrières de tuf, s’engouffre sous des îlots boisés et rejaillit en d’innombrables cascades, parfois hautes de 20 mètres. Debout dans le courant, canne à mouche à la main, Edib Djaferbegovic entretient un lien organique avec cette rivière majestueuse. « Mes premiers pas, mon jardin d’enfant, c’était ici, sur les bords de la Una, raconte ce pêcheur passionné d’une cinquantaine d’années au sourire juvénile. Ma famille m’a offert une canne à pêche, et j’allais pêcher devant la maison. Aujourd’hui, j’essaie de transmettre tout cela aux générations futures avec mon école de pêche, j’apprends aux enfants à respecter la rivière et les poissons qui y vivent. »

    De sa source, un œil bleu qui surgit au milieu des roches karstiques en Croatie voisine, jusqu’à sa confluence, à 212 kilomètres de là, avec la Sava qui se jette ensuite dans le Danube en Serbie, la Una longe les « frontières » de l’ex-Yougoslavie. Et en premier lieu, celles que la guerre a imposées à la Bosnie multiculturelle. Edib Džaferbegović, est le vice-président de l’association des pêcheurs de la Republika Srpska (RS), le territoire à majorité serbe de ce pays de 3,2 millions d’habitants. « Malheureusement, la guerre des années 90 a engendré des divisions qui ne nous ont rien apporté de bon, souffle-t-il le regard triste. Mais la Una, comme d’autres rivières de Bosnie-Herzégovine, unit les gens. Preuve en est : mon nom et mon prénom [sont bosniaques], alors que l’association est en Republika Srpska. Quelle que soit votre nationalité, là où on se soutient et là où on passe du temps ensemble, c’est au bord des rivières. »

    Peu à l’aise à l’évocation des divisions ethniques et des discours qui enferment son pays dans un éternel après-guerre, Edib préfère encenser l’incroyable #beauté et la richesse de sa rivière. Ce prodige de la pêche à la mouche a parcouru les cours d’eau les plus réputés de la planète. Mais même au cœur de la Nouvelle-Zélande sauvage, il n’a pas trouvé d’équivalent à la Una. « Là-bas, il y a de belles rivières, mais il y a très peu d’espèces de poissons. Ici, on trouve 37 espèces de #poissons par kilomètre de rivière ! C’est extrêmement rare et c’est un trésor qu’il faut préserver. » Et Edib de rappeler l’origine du nom légué par les Romains, subjugués par le charme de cette rivière aux eaux émeraude : Una, l’unique.

    Un huchon flegmatique

    Sous les chaleurs estivales, les pêcheurs de la vallée ne sont pas les seuls à remonter le cours d’eau. Sur les berges ou au sommet des cascades, des chercheurs venus des quatre coins de Bosnie-Herzégovine et de toute l’Europe centrale ont déployé leurs filets et leurs instruments de mesure. Certains tentent de dénicher le « tigre du Danube », ou, selon les goûts, le « lion du Danube ». « L’espèce de poisson que nous venons de capturer est le #huchon, aussi appelé saumon du Danube, explique, en brandissant un échantillon contenant un alevin, Kurt Pinter, biologiste à l’université Boku de Vienne. C’est un superprédateur qui a quasiment disparu de la majeure partie du bassin du Danube. La Una est l’un des derniers systèmes fluviaux où l’on trouve encore une population en bon état. » Plus tard dans la soirée, un collègue bosnien sortira quelques instants des eaux l’un de ces flegmatiques huchons, qui peut atteindre 1,30 mètre. Un saumon menacé, notamment par les barrages qui l’empêchent de remonter jusqu’aux eaux fraîches des affluents où il se reproduit.

    Pendant une semaine, plus de 70 scientifiques et étudiants inventorient ainsi la #faune et la #flore, et cartographient l’ensemble du bassin versant : la Una, mais aussi la Sana et la Sanica. Au total, 660 kilomètres de rivières, de méandres et de prairies entourées des denses forêts bosniennes. Avec pour objectif de mieux documenter la #biodiversité exceptionnelle de cet #écosystème encore relativement préservé, afin de convaincre les autorités de le proclamer « Parc national de la rivière sauvage ».

    « En Autriche, où je vis et travaille, les rivières ont été transformées en machines au service des humains, résume Kurt Pinter, de l’eau jusqu’aux genoux et entouré de papillons. Cette rivière ici, ce n’est pas une machine, c’est la #nature. On le voit bien à la quantité d’insectes qui volent partout, et de tout ce qui bouge au fond du lit de la rivière. Nous devons conserver cette merveille pour les générations futures. » Au fil des inventaires, les chercheurs redécouvrent entre autres des #écrevisses dont la présence n’avait plus été documentée depuis des décennies.

    Projet d’enfouissement de #déchets_nucléaires

    Malgré son excellent état de #conservation, la Una n’échappe pas à la pression des activités humaines. #Urbanisation des berges, projets hydroélectriques, #pollutions liées au #sur-tourisme, et surtout un projet d’enfouissement de déchets nucléaires sur la rive croate : autant d’inquiétudes pour les scientifiques et les associations environnementales. « Ce projet porté par le gouvernement croate est peut-être le plus grand danger pour tous les habitants de cette partie de la Bosnie-Herzégovine, alerte Jelena Ivanic du Centre pour l’environnement, l’une des ONG organisatrices de l’expédition, basée à Banja Luka. L’usine de traitement des eaux qui alimente toute la municipalité de Novigrad se trouve à seulement quelques centaines de mètres du site où pourraient être enfouis ces déchets nucléaires. » Au campement sous les saules, le projet anime les discussions du soir. Certains évoquent même un « #racisme_écologique » du puissant voisin croate, membre de l’UE. Le site pourrait contaminer les eaux de la Una, puis celles de la Sava et du Danube.

    Pour Jelena Ivanic, ces travaux scientifiques sont une occasion de renforcer les liens entre les habitants de Bosnie-Herzégovine et de dépasser les querelles communautaires imposées par le mille-feuille institutionnel créé par les accords de paix de Dayton de 1995. L’occasion aussi de se ressourcer, pour celle qui a appris à nager dans la Una, près de sa ville natale de Novi Grad. « Même quand on travaille dans la préservation de l’environnement, on est constamment confrontés à des histoires d’attaques contre quelqu’un de l’autre nationalité, car ce sont les discours qu’essaient d’imposer nos dirigeants politiques, se désole la militante écologiste de 38 ans. Ces expéditions sont une occasion unique pour les gens ordinaires de s’unir autour d’un objectif d’intérêt commun et de travailler aux côtés des scientifiques. Et dans le cas de la Una, cette rivière relie véritablement les habitants, ils y sont profondément attachés. »
    Forêts alluviales

    Comme d’autres rivières de Bosnie-Herzégovine, les berges boisées de la Una subissent les assauts d’une urbanisation galopante. En quelques années, les #maisons_secondaires, souvent massives et dotées de #piscines, se sont multipliées sur ses rives, entraînant une #destruction des fragiles écosystèmes et de nouvelles pollutions, alors que le traitement des eaux est sous-développé.

    Dans la région, le maire de la ville de Bihac, Elvedin Sedić, fait partie des rares élus à avoir ordonné la démolition d’une quinzaine de ces vikendica (« maisons de week-end »). « Ici, tout le monde se connaît, ce qui rend compliqué de faire respecter les lois, analyse l’édile, qui dit soutenir l’idée d’un parc national sur l’ensemble de la Una. Les gens ont souvent des contacts à tel ou tel échelon administratif : canton, entité, Etat fédéral… Les sanctions sont également bien trop légères. Les gens intègrent souvent les amendes, qui vont de 250 à 500 euros seulement, dans leur budget de construction. Il faut renforcer la législation pour protéger réellement les berges de la Una. »

    Si les milieux naturels de Bosnie-Herzégovine souffrent d’une législation parcellaire et rarement appliquée, l’#attachement respectueux de ses habitants à la rivière distingue la Una des cours d’eau voisins, souvent transformés en décharge à ciel ouvert. A mille lieues des mers de déchets plastiques qui étouffent régulièrement la Drina, dans l’est du pays, ou la Morava, en Serbie voisine, la Una reste largement immaculée. Une tradition héritée de l’#Unski_Smaragdi, une association précurseure des mouvements écologistes locaux, active depuis les années 80 et qui a permis à la Una de conserver son aspect naturel, avec ses cascades et ses forêts alluviales. Pour l’écologue de Sarajevo, Sabina Trakic, ce succès à long terme est une source d’inspiration pour les enjeux environnementaux actuels.

    « Le lien très fort des gens avec leurs rivières, quelles que soient leurs nationalités, a engendré une cohésion des personnes qui est le pilier de notre système fluvial, estime la biologiste, tombée sous le charme des chutes d’eau cristallines de la Una il y a plus de vingt ans. Quand on étudie les écosystèmes, il est impossible d’affirmer : ici commence un écosystème, là se termine un autre. Les rivières illustrent parfaitement cette continuité. »

    ▻https://www.liberation.fr/international/europe/dans-la-bosnie-herzegovine-morcelee-la-riviere-una-unit-les-gens-20260926
    #union #division #conservation #résistance #mobilisation

  • Wie sich Antisemitismus wandelt : Die Zahlen belegen, dass es eine Debatte über die Linke braucht
    ▻https://www.tagesspiegel.de/berlin/wie-sich-antisemitismus-wandelt-die-zahlen-belegen-dass-es-eine-debatte

    Voici un commentaire.typique pour le courant sioniste proche des institutions impérialistes états-uniennes au sein du parti Die Linke .

    Ce sont les fossoyeurs du parti socialiste que fut Die Linke au moment de sa fondation en 2007. Dix neuf ans après le parti de gauche est devenu la parfaite réincarnation des traitres social-démocrates grâce au travail de manipulation par des personnes comme Stefan Liebich.

    Ce texte montre comment le philosemitisme naïf des simples personnes et le philosemitisme de propagande des naiz et de leurs héritiers est utilisé comme arme contre toute tentative de tranformation sociale et humaniste de l’Allemagne.

    Le Tagesspiegel a mal orthographié le nom de LIEBICH.

    30.9.2026 von Stefan Liebig, Dani Kranz - Dafür, dass die Mehrheit der Linken antisemitisch ist, gibt es keinen Beleg. Die Frage war nie, ob die Linke als Partei Juden angreift, sondern ob sie ein Klima mitprägt, in dem andere es tun.

    Nach dem Wahlsieg der Linken in Berlin ist eine heftige Debatte über Antisemitismus in der Partei entbrannt.

    Drei Stimmen aus der Wissenschaft halten dagegen: Stefanie Schüler-Springorum, Leiterin des Zentrums für Antisemitismusforschung an der Technischen Universität (TU) Berlin, nennt die Debatte „überzogen“. Antisemitismus gebe es in allen Parteien; dass nun die Linke im Mittelpunkt stehe, habe mit dem Hamas-Überfall vom Oktober 2023 und dem Gaza-Krieg zu tun.

    Der Soziologe Peter Ullrich, selbst Mitglied der Linken, geht in der „taz“ weiter: Die Debatte solle die Partei schwächen und SPD und Grüne von einer Koalition abhalten, der Vorwurf werde strategisch eingesetzt. Er spricht sogar von einem „kollektiven Wahn“. Und Wolfgang Benz, der langjährige Vorgänger Schüler-Springorums, sagte dem Tagesspiegel: „Die Linke ist nicht antisemitisch.“

    An diesen Einwänden ist etwas dran. Antisemitismus ist kein Problem nur eines politischen Lagers; am stärksten verbreitet ist er laut Umfragen weiterhin am rechten Rand. Und selbstverständlich können politische Gegner Antisemitismusvorwürfe taktisch einsetzen. Daraus folgt aber nicht, dass die Vorwürfe unbegründet sind. Ob ein Vorwurf politisch genutzt wird, ist eine andere Frage als die, ob er zutrifft.

    Das Problem beginnt bei den Zahlen, auf die sich die Entwarnung stützt. Langjährige Bevölkerungsumfragen zeigen tatsächlich, dass Anhänger der Linken klassischen antisemitischen Vorurteilen seltener zustimmen als der Durchschnitt – etwa der Vorstellung, Jüdinnen und Juden hätten zu viel Einfluss auf der Welt.

    Solche Fragen erfassen aber vor allem klassischen Antisemitismus. Heute äußert sich Antisemitismus meist als Israelfeindschaft: Von den Vorfällen, die die Recherche- und Informationsstelle RIAS 2025 bundesweit dokumentiert hat, hatten mehr als zwei Drittel einen Bezug zu Israel, bei Versammlungen mit antisemitischen Vorkommnissen sogar fast neun von zehn.

    Wird diese Form des Antisemitismus gezielt erfasst, sieht das Bild anders aus. Die Leipziger Autoritarismus-Studie hat 2024 erstmals eigene Fragen zu antisemitischem Antizionismus aufgenommen. Ihnen stimmten 16 Prozent der Anhänger der Linken klar zu, den älteren, offen judenfeindlichen Israel-Fragen nur gut ein Prozent. Je nach Frage erscheint derselbe Personenkreis also fast unbelastet oder deutlich belastet.

    Die Kognitionswissenschaftlerin Monika Schwarz-Friesel hat dafür das Bild des Chamäleons geprägt: Antisemitismus passt seine Erscheinungsform an Zeit und Umgebung an – vom religiös motivierten Judenhass über den Rassenantisemitismus bis zur Dämonisierung Israels.

    Es geht nicht darum, ob die Mehrheit der Linken antisemitisch ist – dafür gibt es keinen Beleg. Es geht darum, dass in einer demokratischen Partei, die in Berlin regieren will, antisemitische Positionen folgenlos vertreten werden können. Stefan Liebig und Dani Kranz

    Uralte Motive wie das vom Kindermörder werden auf den jüdischen Staat übertragen. In linken Milieus kann dies als Antizionismus geschehen, der dem jüdischen Volk das Recht auf Verteidigung seiner Existenz und staatliche Selbstbestimmung abspricht, Israel grundsätzlich für illegitim erklärt und die Geschichte jüdischer Verfolgung, Diaspora und Marginalisierung ausblendet. Wer nur klassische Formen des Antisemitismus misst, übersieht solche Veränderungen leicht.

    Belastbare Trends lassen sich aus den bisherigen Daten deshalb kaum ableiten. Neue Formen des Antisemitismus werden erst seit kurzer Zeit systematisch abgefragt, Vergleichswerte über längere Zeiträume fehlen.

    Das Dunkelfeld wächst

    Dabei belegen Historiker wie Shulamit Volkov die zentrale Rolle Israels und des antizionistischen Antisemitismus spätestens seit den 1960er-Jahren. Die Aussage, linker Antisemitismus nehme ab, ist deshalb empirisch schlecht abgesichert und widerspricht den Befunden Volkovs und anderer Historiker.

    Hinzu kommt: Immer mehr Menschen verweigern bei Fragen zu jüdischen Themen die Antwort, in einer großen sozialwissenschaftlichen Bevölkerungsumfrage 2021 fast ein Viertel. Naheliegend ist, dass viele das Thema lieber meiden, als sich offen zu äußern. Umfragen haben hier einen wachsenden blinden Fleck: Jeder gemessene Rückgang wird unsicherer, das Dunkelfeld wächst.

    Entscheidend ist zudem, wie aus Einstellungen Handeln wird: Einstellungen werden umso eher zur Tat, je stärker sie sind und je mehr Gelegenheit und Mobilisierung hinzukommen. Schon wenige Prozent Zustimmung zu extremen Positionen können deshalb einen Großteil der Vorfälle hervorbringen, wenn deren Anhänger organisiert und mobilisiert sind.

    Umfragen, die nur Zustimmung zählen, unterschätzen gerade diese Positionen und ihre Folgen. Das zeigt eine Studie der Universität Konstanz unter Studierenden. Etwa jeder sechste Studierende stimmt dort Aussagen zu, die selbst nach der engen Definition der „Jerusalemer Erklärung“, die Schüler-Springorum mitinitiiert hat, eindeutig antisemitisch sind – zum Beispiel der Gleichsetzung Israels mit den Nationalsozialisten.

    Viele protestieren auch aus echtem Mitgefühl mit Gaza

    Diese Einstellungen sind der stärkste Antrieb, an einseitig propalästinensischen Protesten teilzunehmen; die Bereitschaft, gegen den Terror der Hamas zu demonstrieren, hängt dagegen gar nicht davon ab. Und wer sie stark vertritt, unterscheidet kaum noch zwischen friedlichen Protestcamps und solchen, in denen jüdische Studierende beleidigt oder angegriffen werden.

    Die Konstanzer Forscher zeigen allerdings auch, dass viele Studierende aus echtem Mitgefühl mit den Menschen in Gaza protestieren, ganz ohne antisemitische Motive. Diese Unterscheidung ist wichtig. Sie bedeutet aber auch, dass eine kleine, besonders aktive Gruppe das Erscheinungsbild solcher Proteste prägen kann: Während viele Menschen in Umfragen schweigen, sind auf Demonstrationen, an Hochschulen und in sozialen Medien diejenigen am sichtbarsten, die ihre Positionen laut und entschlossen vertreten.

    Hier liegt das eigentlich Gefährliche. Es geht nicht darum, ob die Mehrheit der Linken antisemitisch ist – dafür gibt es keinen Beleg. Es geht darum, dass in einer demokratischen Partei, die in Berlin regieren will, antisemitische Positionen folgenlos vertreten werden können.

    Was auf Parteiveranstaltungen […] unwidersprochen bleibt, wird sagbar, was Mandatsträger dulden oder mittragen, wird hoffähig. Stefan Liebig und Dani Kranz

    Auch wenn es nur ein kleiner Teil ist: Was auf Parteiveranstaltungen, in Bündnissen oder bei gemeinsamen Demonstrationen unwidersprochen bleibt, wird sagbar; was Mandatsträger dulden oder mittragen, wird hoffähig.

    Die Soziologen Werner Bergmann und Rainer Erb haben beschrieben, wie der Antisemitismus nach 1945 nicht verschwand, aber ins Private verdrängt wurde, weil er gesellschaftlich geächtet war. Eine Partei, die solchen Positionen eine Bühne gibt, hebt diese Ächtung auf – und schafft die Bedingungen, unter denen aus Einstellungen Handlungen werden.
    Die Linke unterbetont den islamisch geprägten Antisemitismus

    Zugleich entstehen Echokammern, die Gleichgesinnte gegenseitig bestärken und Widerspruch verstummen lassen – zumal die Lautesten den öffentlichen Raum prägen. Das ist der eigentliche Vorwurf an die Linke.

    Besonders beunruhigend ist das mit Blick auf den islamisch geprägten Antisemitismus, den die Rechte politisch instrumentalisiert und die Linke unterbetont. Denn bei propalästinensischen Demonstrationen überschneiden sich Teile der antiimperialistischen Linken mit islamistisch beeinflussten Gruppen.

    Wie groß das Radikalisierungspotenzial in diesem Umfeld ist, zeigt der Forschungsverbund MOTRA, der regelmäßig extremistische Einstellungen in Deutschland untersucht: 2025 stimmten gut 27 Prozent der befragten Muslime klar antisemitischen Aussagen zu, 2021 waren es 12,5 Prozent. Bei jungen Muslimen der zweiten Einwanderergeneration hat sich der Anteil zwischen 2022 und 2024 mehr als verdreifacht. Die Forscher sehen darin Anzeichen für Radikalisierungsprozesse.

    Das heißt nicht, dass Muslime per se antisemitisch sind. Die große Mehrheit teilt solche Einstellungen nicht, und wer Muslime unter Generalverdacht stellt, bedient selbst ein Ressentiment. Wo eine Partei aber islamistisch beeinflussten Bündnissen eine Bühne bietet, befördert sie diese Radikalisierung und verschiebt die Grenzen des Sagbaren – für den Antisemitismus in den eigenen Reihen wie für den ihrer Bündnispartner. Die Folgen tragen vor allem Jüdinnen und Juden.

    In der bisherigen Debatte kommt eine Perspektive zu kurz: die der Betroffenen, insbesondere von Jüdinnen und Juden selbst, deren geringe Zahl ihre Verletzlichkeit als Minderheit verstärkt. Umfragen erfassen, was Nichtjuden über Juden denken, kaum aber, was Jüdinnen und Juden erleben.

    Betroffene schildern, Freunde und politische Weggefährten verloren zu haben – gerade im linken und progressiven Milieu, dem sie sich verbunden fühlten. Stefan Liebig und Dani Kranz

    Im Gemeindebarometer des Zentralrats der Juden geben drei Viertel der Befragten an, sich seit dem 7. Oktober an ihrem Wohnort weniger sicher zu fühlen. Nach dem jüngsten Lagebild der jüdischen Gemeinden verbergen Kinder und Jugendliche zunehmend ihre jüdische Identität; jede fünfte Gemeinde musste im vergangenen Jahr Veranstaltungen aus Sicherheitsgründen absagen. Jüdische Hochschullehrende machen auf ein antisemitisches Klima aufmerksam, das ihnen meist als israelbezogener Antisemitismus begegnet.

    Der Meldestelle RIAS schildern Betroffene zudem, Freunde und politische Weggefährten verloren zu haben – gerade im linken und progressiven Milieu, dem sie sich verbunden fühlten. In Einstellungsumfragen erscheint das kaum. Es ist aber die Realität des Antisemitismus – für Jüdinnen und Juden Lebenswirklichkeit, keine Theorie und kein wissenschaftliches Glasperlenspiel.

    Vor diesem Hintergrund ist es bestürzend, wie Wolfgang Benz den Sorgen begegnet, die der Zentralrat der Juden nach der Wahl geäußert hat. Die Sicherheit von Juden in Berlin sei „ja nun nicht durch die Linke bedroht“, keine Minderheit werde „so gut durch die Polizei geschützt“; und wenn jüdisches Leben hier so unsicher sei, „warum leben dann so viele Juden lieber hier als in Israel?“

    Wolfgang Benz ist Historiker. Er hält die Kritik an der Berliner Linken für zu weitgehend. © Imago/Serienlicht

    Jeder dieser Sätze verfehlt den Punkt. Dass Synagogen, jüdische Schulen und Kindergärten rund um die Uhr bewacht werden müssen, ist kein Beleg für Sicherheit, sondern ihr sichtbarstes Gegenteil. In diesem Ausmaß braucht keine andere Minderheit hierzulande Poller, Panzerglas und Streifenwagen vor ihren Gebetshäusern. Wer das als Privileg ausgibt, verwechselt Belagerungszustand mit Normalität.

    Die Gegenfrage nach Israel ist schlicht zynisch: Sie verweist deutsche Jüdinnen und Juden auf einen anderen Staat, als wären sie hier Gäste auf Abruf – ein alter antisemitischer Topos, der vom heimatlosen „ewigen Juden“ bis zum völkischen „Gastvolk“ reicht und den die Antisemitismusforschung seit Jahrzehnten beschreibt.

    Antisemitismusforscher, die Antisemitismus kleinreden und die Sorgen der Betroffenen abtun, befördern am Ende, gewollt oder nicht, genau das, was sie erforschen sollen. Stefan Liebig und Dani Kranz

    Die Frage war nie, ob die Linke als Partei Jüdinnen und Juden angreift, sondern ob sie ein Klima mitprägt, in dem andere es tun. Wenn ein Antisemitismusforscher der betroffenen Minderheit erklärt, wie sicher sie sich zu fühlen habe, statt ihr zuzuhören, führt er genau jene Entfremdung vor, die viele Jüdinnen und Juden gegenüber ihren früheren Verbündeten im progressiven Milieu beschreiben.

    Niemand bestreitet, dass es Antisemitismus in allen politischen Lagern gibt. Doch wer Antisemitismus als Chamäleon ernst nimmt, die Grenzen der Umfragen kennt und den Betroffenen zuhört, kommt zu einem anderen Schluss als Schüler-Springorum, Ullrich und Benz.

    Dass alle drei aus demselben Haus kommen – Schüler-Springorum leitet das Zentrum für Antisemitismusforschung, Benz hat es zwei Jahrzehnte lang geleitet, Ullrich ist dort Fellow –, wiegt besonders schwer: Antisemitismusforscher, die Antisemitismus kleinreden und die Sorgen der Betroffenen abtun, befördern am Ende, gewollt oder nicht, genau das, was sie erforschen sollen. Die Debatte über die Linke ist nicht überzogen. Sie ist überfällig.

    #Die_Linke #social-démocrates #Atlantikbrücke #sionisme #philosemitisme

    • Parler du philosemitisme de Stefan Liebich n’est pas suffisant. Il est allé plus loin encore en choississant le camp de l’impérialisme états-unien. Il serait intéressant de poser la question pourquoi personne n’a eu lidée de l’’exclure du parti Die Linke quand on a appris qu’il était membre de Europabrücke , l’association qui sert à l’empire états-unien à dicter parfois mot par mot aux politiciens allemands les positions à prendre. Le chancelier Merz fait également partie de la bande.

      Stefan Liebich
      ▻https://de.wikipedia.org/wiki/Stefan_Liebich

      Seit 2023 ist Liebich mit der Chefredakteurin des US-Magazins Slate, Hillary Frey, verheiratet und lebt mit ihr in Brooklyn, New York.

      Stefan Liebich war u. a. Vorstandsmitglied bei Help – Hilfe zur Selbsthilfe e. V.[7] und der Deutschen Afrika-Stiftung[8] sowie Mitglied der Deutsch-Israelischen Gesellschaft, der Deutschen Gesellschaft für Auswärtige Politik und der Europäischen Akademie Berlin.

      Stefan Liebich war von 2013 bis 2018 Mitglied der Atlantik-Brücke.

      Partei

      In der DDR war Stefan Liebich Mitglied der Pionierorganisation Ernst Thälmann und der FDJ. Später gründete er den Marxistischen Jugendverband „Junge Linke“ mit. An seinem 18. Geburtstag (1990) trat er der Partei des Demokratischen Sozialismus (PDS) bei.

      1996 und 1998 wählte die PDS Marzahn Stefan Liebich zum Bezirksvorsitzenden. Im Dezember 1999 wurde er stellvertretender Landesvorsitzer der PDS Berlin. 2001 übernahm er den Landesvorsitz der Berliner PDS von Petra Pau, 2003 bestätigte der Landesparteitag ihn in diesem Amt.

      Im Oktober 2005 kündigte Liebich an, nicht wieder für den Landesvorsitz der Linkspartei.PDS in Berlin zu kandidieren. Er schlug Klaus Lederer als neuen Landesvorsitzenden vor. Er selbst wolle sich auf den Vorsitz der Fraktion im Abgeordnetenhaus konzentrieren.

      Im Dezember 2005 beantragte Liebich die (zusätzliche) Mitgliedschaft in der WASG, deren Berliner Landesverband er Ende November noch wiederholt als „Gurkentruppe“ bezeichnet hatte, nachdem diese gegen die PDS bei den Abgeordnetenhauswahlen angetreten war. Die Mitgliedschaft wurde Liebich verweigert.

      Im Januar 2026 verkündete er mit der Begründung, nicht auf zwei Hochzeiten tanzen zu wollen, seinen Austritt aus der Linkspartei. Er kündigte an, sich künftig für die Demokratische Partei in seiner neuen Heimat, den Vereinigten Staaten, engagieren zu wollen.

      Le CV de Liebig ressemble à celui d’un fils de l’élite indienne de l’épioue avant l’indépendance. Les spécimens les plus minables de cette couche sociale au service des colonisateurs se font acheter au point de vouloir devenir comme leurs maîtres coloniaux. Chez Liebich c’est moins évident parce que le processus se passe entre « blancs », mais sa vie ressemble assez à la déscription du phénomène que donne Frsntz Fanon dans Peau noire, masques blancs en 1952.

      #USA #Allemagne #colonialisme

    • Exklusiver Zugang zur israelischen
      Staatsbürgerschaft Bewahrung der jüdischen Mehrheit als demographisches Ziel
      Lidia Averbukh / Dani Kranz
      ▻https://www.swp-berlin.org/publications/products/aktuell/2016A58_avk_kranz.pdf

      Il ne faut pas exagérer la ressemblance de l’état hébreux avec le régime nazi. Ce sont deux phénomènes historiques distincts dans deux contextes peu similaires. Pourtant ils olt un point commun qui les rend tout aussi détestables et imhumaines. C’est l’idée d’une race ou d’un peuple élu qui possède le droit exclusif d’habiter son espace vital sacré et possède des qualités qui l’élèvent au rang de peuple supérieur aux autres.

      ien sûr une telle race supérieure est toujours agressée et combattue par les race inférieures qu’il faut tenir à l’écart ou éliminer pour se protéger contre sa propre disparition.

      Pour l’état juif implanté en Palestine ses lois d’immigration sont ce wue les lois de Nuremberg furent pour l’état allemand nazi. Crs textes définissent la personne jukve, l’un pour protéger le peuple d"ariens allemands leutre pour protéger le peuple jujf.

      Ce sont deux définitions racistes inhaines contre lequelles il faut lutter par tous les moyens. Il n’y a qu’une seule et unique race humaine sans égard des merveilleuses variations de couleur de peau ou taille de nez que l’évolution nous a donné.

      Le texte de Lidia Averbukh et Dani Kranz décrit la logique et quelques conséquences de la tentative de définir le juif et ses droits en terre sainte. Dans leur déscription le suprémacisme juif n’est pas évoqué alors qu’il cinstitue un élément constitutionnel et incontournable des lois et pratiques décrites.

      #sionisme #racisme

  • Thélyson Orélien face à la presse française raciste dans tous ses états. — Jean Venel Casséus (Journaliste - écrivain haïtien)
    ▻https://jvcasseus.com/articles/thelyson-orelien-face-a-la-presse-francaise-raciste-dans-tous-ses-etats

    Il est difficile d’imaginer une mobilisation comparable contre un jeune écrivain scandinave, figure parfaite du « bon Blanc » littéraire, sur la seule foi d’un compte anonyme créé quelques mois plus tôt et actif depuis quelques jours. On parlerait de prudence, de présomption d’innocence et de fiabilité discutable des détecteurs. On interrogerait l’accusateur.
    Cette affaire est triste. Elle est méchante. Elle ressemble à une tentative d’assassinat de caractère menée, au nom de la vérification mais sans ses précautions élémentaires, contre Thélyson Orélien et son chef-d’œuvre, C’était ça ou mourir. À travers cette attaque, ce sont aussi les lettres haïtiennes que l’on cherche à atteindre. La presse française n’attend pas de savoir pour faire savoir. Elle grossit une rumeur, organise son retentissement, puis demande à sa victime de répondre au vacarme.
    Ô mon Dieu, quelle douleur d’être haïtien dans ce monde !

    #Littérature #Création #Racisme #Haïti

  • Immo-Clan gegen Remmo-Clan
    ▻https://overton-magazin.de/top-story/immo-clan-gegen-remmo-clan


    Titelseite der taz vom 23.9.2026

    Quel est le « clan » allemand le plus nocif ? Les Quand, Porsche, Piech et von Brauchitsch ou les Remmo et d’autres Familles pas si riches ?/Enfin, qu’est-ce que c’est un qu’un clan ? Je ne e’en connais qu’en Écosse oû les hommes portent des jupes et oû on ignore leurs sous vêtements qu’ils portent avec ;-)

    23.9.2026 von Peter Nowak - Die ausufernde Diskussion um den LINKEN-Bundestagsabgeordneten Ferat Kocak zeigt einmal mehr, wie die Rechten aller Couleur die öffentliche Debatte bestimmen.

    Die Taz ist mit ihren Titelblatt vom 23. September wieder einmal ihrem alten Markenkern gerecht geworden, witzig und respektlos gegen alle Autoritäten zu sein. Es zeigt Bundeskanzler Merz auf einem Treffen von Großbanken und die Überschrift lautet: „Verbindungen zum Immo-Clan?“

    Das ist eine sehr berechtigte Frage. Denn Merz und andere Politiker nicht nur der Unionsparteien sind ständig auf Treffen von Banken, Immobilienkonzernen und anderen mächtigen Wirtschaftsbranchen anzutreffen. Daraus machen sie auch gar kein Geheimnis. Sie lassen davon Fotos in die sozialen Netzwerke stellen. Man legt auf gute Beziehungen Wert und die werden durch lukrative Spenden bekräftigt, die von den Konzernen an die jeweiligen Parteien fließen. Dabei wird oft an die Grenzen der Legalität und vielleicht mal darüber hinaus gegangen.

    Immobilienentwickler Christoph Gröner musste sich wegen einer Großspende 2021 an die Berliner CDU vor Gericht verantworten. Das könnte auch dem SPD-Spitzenkandidaten Steffen Krach noch passieren. Kurz vor der Wahl gab es in seinen Büros und seiner Wohnung eine Polizeirazzia. Ihm wird unter anderem Verletzung von Amtsgeheimnissen bei einer Ausschreibung vorgeworfen. Natürlich wird in der Berichterstattung korrekt betont, dass für Steffen Krach die Unschuldsvermutung gilt. Daher fragt auch kaum jemand, ob die Nähe von Krach zur Immobilienwirtschaft auch ein Grund dafür ist, dass er so vehement die Sozialisierung großer Wohnkonzerne in Berlin ablehnt, obwohl 2021 eine große Mehrheit in einem Volksbegehren die politischen Parteien beauftragt hat, ein Gesetz zu verabschieden, das solche Sozialisierungen ermöglicht.

    Antifaschistisches Vermächtnis wird infrage gestellt

    Es gibt auch kaum jemand, der die Frage stellt, ob die Nähe des ehemaligen BlackRock-Managers Friedrich Merz nicht eine Erklärung dafür bietet, warum er wie andere Politiker darauf drängt, die Sozialisierung von Großkonzernen zu erschweren, sie am liebsten sogar verbieten zu wollen, obgleich es sich dabei sogar um einen Artikel des doch so hochgelobten Grundgesetzes handelt.

    Der Artikel 15 des Grundgesetzes war auch eine Konsequenz aus dem Wissen, dass führende Großkapitalisten und auch Großagrarier den NS-Faschismus mit gefördert und finanziert haben. Zudem haben sie von der Zerschlagung der Arbeiterbewegung, dem innenpolitischen Terror gegen jede Opposition und der Arisierung jüdischen Eigentums profitiert.

    Mit dem Angriff auf den Artikel 15 des Grundgesetzes soll nicht nur ein erfolgreiches Volksbegehren, das sich auf diesen Artikel beruft, für nichtig erklärt werden. Es ist auch ein Angriff auf einen antifaschistischen Teil des Grundgesetzes. Er ist Teil des Rechtsrucks, für den es die AfD gar nicht braucht. Dafür sorgen schon Union, FDP und Teile der SPD selber. Daher ist nach dem 20. September die Aufregung groß. Schließlich wurde in Berlin die LINKE stärkste Partei, die mit dem Versprechen angetreten ist, den Auftrag des Volksbegehrens von 2021 umzusetzen und tatsächlich ein Gesetz in die Wege zu leiten, das große Wohnkonzerne gegen Entschädigung enteignet.
    Mit dem Remmo-Clan geschadet

    Das wäre eine reale Schwächung des Immo-Clans und deswegen wird gleich nach der Wahl alles aufgeboten, um eine Koalition unter Führung der LINKEN in Berlin erst gar nicht zuzulassen. Die Hauptstoßrichtung der Kampagne richtet sich nicht zufällig gegen die LINKE des Stadtteils Neukölln. Der ist nicht nur am schnellsten gewachsen, hat besonders viele aktivistische junge Mitglieder und steht in vielen Punkten sehr weit links innerhalb der LINKEN.

    Die Nahostfrage spielt in einem Bezirk, in dem viele Menschen mit arabischem Hintergrund leben, eine wichtige Rolle. Dass dort Positionen vertreten werden, die sich nicht nur gegen die ultrarechte israelische Regierung richten, sondern Israel selber angreifen, ist eine Tatsache. Ebenso zeigt der Umgang mit der Schankstube Bajsel, wie schnell dann Einrichtungen und Personen, die sich solidarisch mit Israel erklären, zum Feind erklärt werden. Solche Vorfälle dürfen nicht bagatellisiert werden. Hier muss Kritik klar formuliert werden.

    Doch das erklärt nicht die Heftigkeit der Kampagne, die vor allem gegen den Bundestagsabgeordneten Ferat Kocak gerichtet wird. Ihm wird vorgeworfen, mit Mitgliedern des Remmo-Clans gechattet zu haben. Der Begriff hat es sogar zu einem eigenen Wikipedia-Eintrag gebracht und ist mit Recht umstritten. Denn es ist ein Sammelbegriff für die arabische Familie Remmo. Einige ihrer Mitglieder sind wegen krimineller Delikte rechtskräftig verurteilt worden. Sie sollen u.a. an Einbrüchen in verschiedenen Museen verantwortlich sein.
    Logik des Verdachts

    Doch es sind nicht etwa Clans oder ganze Familien, die verurteilt wurden, sondern konkrete Personen, denen konkrete Handlungen nachgewiesen werden müssen. Es ist sogar rechtsstaatlich völlig inakzeptabel, dass Familienmitglieder von den Verurteilten quasi gesellschaftlich mit verurteilt werden. Doch hier wird deutlich, wie mit dem Clanbegriff Politik gemacht wird.

    Das wird in dem Buch Generalverdacht gut ausgeführt, das in der Edition Nautilus erschienen ist. Zu den Autorinnen und Autoren gehören auch Mitglieder der Neuköllner Linkspartei. Im Vorwort des Buches heißt es:

    „Die Debatte um die sogenannte Clankriminalität hat seit Jahren Konjunktur. Ein immer weiter wachsendes Gefüge aus polizeilichen Maßnahmenkatalogen, Medienberichten, Entertainmentformaten und (pseudo-)wissenschaftlichen Beiträgen fantasiert eine Bedrohung herbei, gegen die hart durchgegriffen werden soll. Die Konsequenz sind Razzien, rassistische Kontrollen und Kriminalisierung in migrantischen Stadtteilen, die als Problembezirke gebrandmarkt werden; der falsche Familienname genügt, um auf polizeilichen Verdachtslisten zu landen.“

    Genau das wird aktuell in der aufgeheizten Debatte deutlich. Da wird ein Chat, der eigentlich einen aufstiegswilligen Menschen zeigt, der sich in die Gesellschaft integrieren will, zum Skandal, weil er von einem Mitglied des Remmo-Clans kommt. Genau jener Firat Remmo hat jetzt einiges gesagt, das eigentlich Allgemeingut sein sollte, zumindest bei Menschen, die betonen, dass sie die Grundrechte verteidigen wollen.

    Firas Remmo betonte, er sei in Berlin geboren und aufgewachsen und pflege persönliche Beziehungen unabhängig von politischen Überzeugungen oder gesellschaftlichem Hintergrund. Im Laufe seines Lebens habe er Menschen unterschiedlicher politischer Richtungen kennengelernt und nach eigenen Angaben bei Wahlen unter anderem SPD, CDU, FDP und zuletzt auch die Linke unterstützt. Damit hat er sich übrigens nicht anders verhalten, wie Angehörige des Immo-Clans, der aber natürlich nicht so genannt wird.

    Firas Remmo nimmt auch ganz klar Stellung zum Clan-Begriff: Dieser werde häufig in einem negativen Zusammenhang verwendet und vermittle ein Bild, mit dem sich seine Familie nicht identifiziere. „Wir lehnen diese pauschale Bezeichnung für unsere Familie ausdrücklich ab“, erklärte er. „Wir sind ganz normale Menschen, die in dieser Stadt leben, arbeiten, Familien gegründet haben und ihren eigenen Weg gehen“, betonte er. Dass ist ein Stück rechtsstaatliche Belehrung, die auch dann gilt, wenn der Autor vielleicht schon mal rechtskräftig verurteilt wurde. Denn auch verurteilte Straftäter haben Rechte und dazu gehört auch, sich gegen Stigmatisierung zu wehren.
    Ferat Koczak und der Neukölln-Komplex

    Die Kritik an der Erzählung von den Clans ist in den letzten Jahren stärker geworden, weil sie vom rechten Rand in die sogenannte Mitte der Gesellschaft eingedrungen ist. Das zeigt sich aktuell beim Fall Ferat Kocak. Kaum jemand erwähnt überhaupt noch, dass Kocak selber Opfer des Neukölln-Komplexes geworden ist, einer rechten Anschlagsserie. Das Auto von Kocak wurde angezündet, nachdem er von Neonazis immer wieder bedroht wurde. Fast wären die Flammen auch auf das Haus übergesprungen, in dem er mit seinen Eltern lebte.

    Kocak ging an die Öffentlichkeit, beteiligte sich am Kampf um die Aufklärung der rechten Terrorserie und erreichte schließlich, dass die Täter, darunter ein ehemaliges AfD-Mitglied, zu Haftstrafen verurteilt wurden. Dadurch politisierte sich Ferat Kocak und wurde schließlich Direktkandidat für Neukölln auf der Liste der LINKEN. Auch in der Partei glaubte niemand, dass er das Mandat tatsächlich gewinnen kann. Es war einem Haustürwahlkampf von Linken in- und außerhalb der Partei geschuldet, dass er erfolgreich war. Er hat von Anfang klargestellt, dass er sich als Antifaschist auch im Parlament versteht. Damit wurde er noch mehr zu einem Hassobjekt von Rechten jeglicher Couleur.
    Wie bei Andrej Holm

    Dass die Kampagne gerade jetzt zu solcher Stärke aufgefahren ist, liegt daran, dass die LINKE tatsächlich in Berlin regieren könnte. Dadurch würde Berlin sicher keine kommunistische Metropole. Aber es könnten tatsächlich einige Reformen auf den Weg gebracht werden, die für die große Mehrheit der Bevölkerung Verbesserungen bringen und dem Immo-Clan etwas Macht nehmen könnten.

    2012 als die LINKE mit Katrin Lompscher die Senatsverwaltung für Wohnen übernahm, richtete sich die Kampagne gegen ihren Staatssekretär Andrej Holm. Offiziell wurde ihm vorgeworfen, eine kurzzeitige Mitarbeit bei einem DDR-Wachregiment nicht angegeben zu haben. Doch in Wirklichkeit fürchtete der Immo-Clan den linken Stadtsoziologen und Aktivisten für Mieterrechte. Den wollten sie nicht auf dem wichtigen Posten im Senat haben.

    Damals gab es eine große Unterstützungskampagne für Andrej Holm, an der sich auch Menschen beteiligten, die keine Mitglieder der Linkspartei waren. Heute wäre eine Unterstützung für Ferat Kocak nötig, ohne auch Kritik an manchen seiner Positionen beispielsweise zum Nahostkonflikt zu verschweigen. Es gilt klarzustellen, dass es sich hier einmal mehr um eine Kampagne handelt, in der die Rechten mit der sogenannten bürgerlichen Mitte zusammenarbeiten.

    Peter Nowak

    Peter Nowak ist freier Journalist für verschiedene Zeitungen und dokumentiert sie auf seiner Homepage. Mit Clemens Heni und Gerald Grüneklee gab er im Juni 2022 das Buch „Nie wieder Krieg ohne uns … Deutschland und die Ukraine“ im Critic Verlag heraus.

    #Allemagne #racisme #droite #Sippenhaft

  • La #fable et le #mythe. L’#IA et la fin des #collectifs.

    On notera que les modèles les plus puissants d’IA à ce jour – ceux-là que l’on présente comme l’armageddon cyber et le terminator langagier (capable entre autres de lipogrammer en E avec la facilité d’un Mr Jourdain) – s’appellent « Fable » et « Mythe ». Et l’on en déduira ce que l’on voudra mais on se souviendra que le nom de l’IA est avant tout « #récit ».

    On notera aussi que ces modèles d’IA sont déployés au coeur d’une société baptisée « #Anthropic », dont on ne sait plus si le nom est :

    - programmatique (tous ces modèles sont anthropiques, c’est à dire faits et conçus par des humains),
    – antiphrastique (ils ont vocation à dépasser l’humanité, c’est en tout cas leur « récit »)
    - ou paronymique (on lit « anthropic » et l’on entend aussi « entropie » qui dit que quelque chose se transforme, et qui dit aussi l’imprédictibilité de cette transformation).

    Derrière ces récits je veux vous conter celui qui affleure si peu et me semble pourtant si déterminant. Le récit de la manière dont l’IA signe la fin des collectifs, de la manière dont elle engage cette fin et des moyens colossaux qu’elle y consacre.

    Des travaux de sociologues ont, longtemps après les premiers scandales de la Silicon Valley, permis de documenter pourquoi il n’était pas très étonnant que des #biais racistes et sexistes soient présents un peu partout dans les #algorithmes des plateformes dès lors que les gens qui les développaient (ces algorithmes et ces plateformes) étaient très majoritairement des hommes jeunes, blancs et issus de milieux aisés ; et comment l’#automatisation des #inégalités constituait (et constitue toujours) un cadre de référence (lire notamment Safiya Umoja Noble, Kate Crawford, Virginia Eubanks, Olivier Alexandre, Jen Schradie et quelques autres …)

    D’autres sociologues, d’autres chercheurs, ont montré que derrière ces technologies, se trouvait un #travail_invisible, celui des modérateurs et modératrices, asservis dans des formes renouvelées et exacerbées d’un capitalisme tissé de #néo-colonialités (cf les travaux d’Antonio Casilli et de Paola Tubaro et ceux de Sarah T. Roberts).

    Depuis longtemps enfin on connaît les dynamiques du capitalisme linguistique, puis globalement sémiotique, et de ce qu’il fait à la langue et donc au monde.

    Dans l’effervescence analytique et critique de « l’IA » et de ses structures de pouvoir (cf l’une des conclusions de Kate Crawford que je vous remets en toute fin d’article), et en plus de la stratégie Ender qu’elle installe dans notre rapport à la technologie, il est une dimension assez peu souvent évoquée : la capacité structurelle de l’IA à défaire et à effondrer des collectifs. Une dimension qui s’ajoute à une autre de ses modalités fondamentales qui est celle d’un principe d’épuisement : épuisement du langage, des signes, des images, du sens. On ne parle plus ici de capacité de calcul, mais de disponibilité de calcul. Et avec cette disponibilité vient le biais et l’heuristique du même nom. Tout ce qui peut être calculé le sera, la bibliothèque de Babel imaginée par Borges existe de fait non plus comme imaginaire mais comme potentialité activable. Cette potentialité (qui est celle des IA génératives) n’est pas une nouvelle capacitation – hors quelques contextes très précis – mais un effondrement de notre détermination : notre puissance (de calcul d’abord mais aussi et surtout de création et d’imagination) se confronte à des artefacts qui n’ont pas simplement vocation à la démultiplier ou à la dépasser mais, ce faisant, à nous renvoyer l’impression d’une dépossession en nous plaçant dans une boucle de rétroaction insincère dans laquelle nous finissons collectivement par apprendre bien plus à ces artefacts qu’ils ne sont en capacité de nous le rendre individuellement.

    Les travaux critiques autour de l’IA mettent le plus souvent en discussion à la fois les enjeux environnementaux de ces technologies et de leurs infrastructures, et les enjeux d’expertise métier (risque de désapprendre ou de perdre de compétences ou qualifications). Bien plus que les impacts de l’IA sur les individus y compris lorsqu’ils sont abordés sous l’angle d’une entité globalisante (« les étudiants », « les professeurs », « les médecins », « les avocats », etc.), un point nodal peu exploré me semble être celui de la manière dont les IA remplacent l’ensemble des formes documentées de coordination sociale, c’est à dire aussi bien ce qui relève de logiques délibératives ou décisionnelles mais aussi l’ensemble des instances d’apprentissage mutuel quels qu’en soient les modalités (conflit, solidarité, etc.).

    De manière plus fine, l’IA inaugure des formes de désintermédiation fortes, brutales et « robustes » dans tout le spectre des interactions sociales qui constituaient jusqu’ici le coeur du travail collectif qu’elles qu’en soient les formes et les modalités. L’IA ou plus exactement le biais de disponibilité du recours à l’IA et l’efficience de ce biais, vient éparpiller façon puzzle toutes les formes de coordination reposant jusqu’ici principalement sur la stratification d’interactions sociales : coordination par la hiérarchie ou l’autorité, coordination par les règles, les procédures ou les routines, coordination par l’ajustement mutuel ou la participation périphérique, coordination par la délibération, la négociation, la confiance … les technologies d’IA (assistants conversationnels notamment mais pas uniquement) relèguent en arrière-plan ces dynamiques de premier recours, et ce jusqu’à leur effacement parfois complet. Ces coordinations tournent en « tâche de fond » alors qu’elles sont et devraient continuer d’être … le fond de la tâche. Les travaux d’Antoinette Rouvroy (entre autres) l’ont bien montré, la gouvernementalité algorithmique tend à remplacer les publics politiques par des agrégats calculés, par des clusters comportementaux (d’autres travaux parlent de « publics fantômes »). Clusters sur lesquels, et c’est cette fois Eva Illouz qui le documente et le démontre dans « Le futur des émotions« , « la question est moins celle de l’intelligence artificielle que de la relation artificielle » et de l’ensemble du spectre émotionnel qui n’est plus qu’une ingénierie des affects, un Fordisme des sentiments. Eva Illouz qui explique encore dans le magazine Usbek & Rica : « Le problème est que ces entités inertes nous répondent désormais. Les chatbots, pour ne citer qu’eux, nous parlent, interagissent avec nous et nourrissent ainsi une fiction extrêmement puissante de relationnalité. » Or là encore, cette relation artificielle s’exprime presqu’exclusivement dans le cadre de relations duales qui sont ainsi « optimisées » pour gommer d’abord des altérités, puis presque « logiquement » des collectifs dans lesquels elles s’expriment et se donnent à voir.

    Par parenthèse, il faudrait aussi évoquer et rappeler sans cesse que dès lors que ces « relations artificielles » duales basculent dans le domaine de la médecine et de la santé mentale, ces artefacts échouent et constituent même un danger dans leur prise en charge de problématiques comme les pulsions suicidaires.

    Bien sûr tout cela n’est pas entièrement nouveau et a été en quelque sorte « préparé » par de précédentes désintermédiations liées au déploiement de plateformes et d’infrastructures qui déjà opéraient un glissement majeur dans l’initiative des coordinations et dans la responsabilité des négociations, affichant ces plateformes en dirigeants et leurs algorithmes en autant de contremaitres (« Uberisation » notamment). Et c’est notamment pour tout cela que la question de l’effacement ou du remplacement du lien social est, comme Hannah Arendt l’a montré, la première condition d’un déploiement de régimes fascistes que l’on éprouve déjà et qui sont à l’oeuvre dans la systématisation – par exemple – de contrôle et de surveillance des individus autant que des populations.

    Un exemple tout particulièrement intéressant est celui de l’encyclopédie collaborative Wikipédia qui jusqu’ici parvenait essentiellement à se coordonner par des échanges et des interactions collectives qui, si elles étaient toujours traversées de tensions, s’organisaient toujours autour de la reconnaissance d’une identité commune qui demeurait celle de « la » communauté. Le grignotage et les attaques des contenus de Wikipédia par l’entrisme de contenus et de « bots » autant générés qu’instrumentalisés par l’IA met fortement en tension et en difficulté la capacité de maintenir cet horizon commun au-dessus de logiques plus singulières qui, si elles se figent et s’installent, peuvent à moyen terme faire chanceler l’ensemble du projet. De la même manière, il sera intéressant de regarder la manière dont le monde du logiciel libre et son fonctionnement communautaire peuvent être impactés par les technologies d’IA autour (notamment) des pratiques de Vibe Coding.

    Dans la grande ligne de temps du numérique, des enthousiasmes naïfs aux promesses natives du web jusqu’à son pourrissement et son « emmerdification », les premiers agrégats communautaires ont presque tous fini par se dissoudre dans des plateformes de promiscuité plus que de proximité ; l’individualisation, sous le double coup, d’une part de la publicitarisation où chaque individu est enjoint à se penser d’abord en tant que marque, et d’autre part du prétexte de la personnalisation de chaque fonctionnalité, de chaque recherche et de chaque usage, l’individualisation est devenue la norme.

    Et les collectifs ? Soit ils se sont soit lentement désagrégés ; soit ils ne subsistent que sous les formes délétères d’antichambres de contestation instrumentales (voir par exemple les révolutions et printemps arabes ou les gilets jaunes ou le Brexit au prisme de l’instrumentalisation opérée par les plateformes, Facebook en tête) ; soit ils sont les nouveaux avatars des néo-colonialités d’un capitalisme extractiviste et prédateur (Digital Labor, Uberisation), c’est à dire des collectifs de populations exploitées, isolées, assignées à résidence autant qu’à surveillance.

    Si l’IA est redoutablement efficace pour dissoudre ces collectifs, c’est pour au moins quatre grandes raisons.

    D’abord parce qu’elle installe un marché attentionnel qui est au premier plan « dual » (celui des agents conversationnels avec qui nous sommes en face à face permanent), j’en ai parlé plus haut.

    Ensuite parce qu’elle parvient à invisibiliser encore davantage les infrastructures de travail des collectifs exploités.

    C’est aussi parce qu’elle renverse la dynamique qui jusqu’ici nous voyait forts collectivement face à des technologies efficaces singulièrement, en une perspective où nos singularités s’affrontent a des artefacts différents des précédents seuls « algorithmes » ; les algorithmes facilitaient et accéléraient les calculs de prévisibilité (comportementale par exemple), mais si l’on peut le dire ainsi, nous savions à l’avance ce qu’ils étaient en capacité de prédire ; les IA nous proposent un autre horizon dans lequel c’est moins la prédiction d’une tendance collective qui se travaille (et peut donc être contestée ou renversée par un ou des collectifs organisés s’y opposant) que l’instanciation simultanée d’un ensemble de potentialités face auxquelles il est bien plus complexe de réagir et de s’organiser de manière uniforme.

    Et c’est enfin parce que certains bots peuvent augmenter la coopération tandis que d’autres la diminuent. Ce qui démontre que le braconnage (au sens de De Certeau) peut aussi passer du côté des machines dès lors qu’il est programmé pour ce faire. Ce que montrent en creux Lei Shi et al. dans leur article, c’est que la cohésion d’un collectif devient un paramètre que l’on peut faire varier par l’introduction d’agents artificiels ;

    Les technologies d’IA, pour l’instant en tout cas, contraignent et cantonnent les réponses collectives à des espaces périphériques difficilement mobilisateurs. Par ailleurs et de manière plus triviale mais extrêmement efficace, les discours sur l’IA font un même « texte » de trames sémantiques aussi diverses que celle des IA généralistes, génératives, sectorielles, agentiques, générales, etc. Et en les présentant toujours comme inextricables et nécessairement en relations causales, il est compliqué de parvenir à positionner un discours critique qui ne soit pas résumé ou astreint à la seule dimension des infrastructures (discours presqu’impossible à politiser face au contre-argumentaire robuste et médiatiquement vérouillé d’un accélérationnisme maquillé en progressisme), ou à l’éternel débat (et donc démonétisé attentionnellement) qui est celui de l’angoisse d’un grand remplacement ou d’une grande incapacitation (par des algorithmes, par des robots, par des IA …).

    D’autant que comme Antoinette Rouvroy l’écrivait il y a peu (je souligne) : « Contrairement à l’idée naïve d’une substitution de l’information à la matière, l’économie numérique fait proliférer de nouvelles infrastructures dont l’ampleur reconfigure durablement les milieux de vie. Le débat public intervient – lorsqu’il intervient – lorsque les investissements sont déjà réalisés et que le retour en arrière apparaît économiquement ou politiquement impensable. La transformation du territoire précède et court-circuite la délibération collective. »

    Pour le dire peut-être plus rapidement, « l’IA » dans le débat public est à la fois un concept écran (qui masque les enjeux qu’il porte) et un concept bouclier (qui se protège lui-même avec la ruse du flou incapacitant de sa dénomination).

    S’il faut prendre un exemple très récent, on pourra s’appuyer sur l’émergence de cette nouvelle doxa consistant à affirmer le recours à des assistants IA dans le cadre des parcours pédagogiques d’accompagnement et de formation, et ce de la maternelle (ou presque) à l’université (ou à ce qu’il en restera dans deux ans). Le « tutorat par l’IA » devient la modalité première (et exclusive) mise en avant dans certains groupes prédateurs se prétendant « écoles » aux USA ainsi que dans quelques établissements privés à Londres. En France également, tant dans les discours de Gabriel Attal ou d’Edouard Philippe très récemment, on entend aussi cette nouvelle antienne ad nauseam, et même si ce tutorat par l’IA est présenté comme complémentaire d’autres dispositifs (par exemple de faire bosser des retraités gratuitement …) il s’agit bien là encore de dissoudre des collectifs d’enseignants et d’accompagnants. Le 14 Juillet on apprenait via un communiqué d’Anthropic la sortie de « Claude For Teachers » qui offre aux enseignants certifiés du primaire et du secondaire aux États-Unis un accès gratuit aux fonctionnalités premium de Claude ; un entrisme façon « pied dans la porte » somme toute assez classique et qu’à peu près tous les acteurs du numérique ont déjà activé à leur échelle mais dont l’impact raisonne ici avec les risques évoqués ci-dessus. « Il y aura toujours des profs« , disent-ils, monsieur le commissaire. Oui il y en aura toujours, peut-être. Mais la certitude et le projet, c’est qu’il n’y ait plus aucun collectif enseignant. L’IA offre un prétexte parfait en termes d’alignement avec l’agenda libéral dont tant d’entreprises se sont déjà saisies pour masquer des licenciements derrière le putatif progès technique d’un basculement vers l’IA.

    Même chose du côté des élèves et des étudiants, dont l’un des apprentissages fondamentaux de la citoyenneté collective passait aussi par les échanges (physiques ou numériquement médiés) autour de l’école, des devoirs et plus globalement des études. Tout cela se dissout. L’IA est n’est alors tout au plus que l’Instanciation d’un Abandon.

    Dans une interview récente, Eva Illouz parle de cette « idée que les émotions peuvent être converties, mesurées et rendues calculables » et la qualifie de « croyance épistémologique« . Je crois qu’elle se trompe en cela que cette conversion et cette calculabilité sont non seulement possibles mais avérées. La question n’est pas tant de savoir si on peut qualifier cela de « croyance » mais, à partir du moment où cette croyance s’affirme et s’installe comme un premier régime de vérité, de comprendre l’enjeu et les finalités de ces conversions dans le cadre d’une gouvernance par les nombres et d’une gouvernementalité algorithmique qui ont fini par s’imposer comme le cadre principal de(s) politique(s) publique(s).

    Je vous parlais enfin d’une citation de Kate Crawford dans son « Atlas de l’Intelligence Artificielle » qui demeure incontournable, la voici en guise de conclusion :

    « L’IA n’est ni intelligente ni artificielle. Elle n’est qu’une industrie du calcul intensive et extractive qui sert les intérêts dominants. Une technologie de pouvoir qui à la fois reflète et produit les relations sociales et la compréhension du monde. (…) Les modèles permettant de comprendre et de tenir les systèmes responsables ont longtemps reposé sur des idéaux de transparence… (…) Dans le cas de l’IA, il n’y a pas de boîte noire unique à ouvrir, pas de secret à révéler, mais une multitude de systèmes de pouvoir entrelacés. La transparence totale est donc un objectif impossible à atteindre. Nous parviendrons à mieux comprendre le rôle de l’IA dans le monde en nous intéressant à ses architectures matérielles, à ses environnements contextuels et aux politiques qui la façonnent, et en retraçant la manière dont ils sont reliés. »

    ►https://affordance.framasoft.org/2026/09/la-fable-et-le-mythe-lia-et-la-fin-des-collectifs
    #IA #AI #intelligence_artificielle #néo-colonialisme #racisme #sexisme #épuisement #dépossession #infrastructures #expertise_métier #coordination_sociale #apprentissage_mutuel #désintermédiation #travail_collectif #gouvernementalité_algorithmique #chatbots #relationnalité #fordisme_des_sentiments #responsabilité #abandon

    –-

    signalé aussi par @biggrizzly :
    ▻https://seenthis.net/messages/1183279

    • Merci
      Sur le nazisme qui n’a jamais cessé, se poursuit sur le contrôle constant de nos imaginaires de joie et de paix et notre capacité cognitive à relier des idées divergentes.
      Les voleurs d’œuvres d’Art.

      Soulèvement haut les cœurs tant qu’ils sont collectifs et résistants par les réalisateurices de Naza qui montrent -aussi- le rôle de l’IA dans le génocide palestinien.
      La machine tue, sauf les sacs à merde kakis qui se cachent derrière.
      Ne croyez pas que le consentement soit aussi petit que le pixel qui l’exige, notre management par les IA s’infiltre aussi à cet endroit.

  • ما يقرب من 100 منظمة تدين العنف ضد المهاجرين في سبتة
    ▻https://migreurop.org/article3626.html

    تشارك «ميغروبوب» في التوقيع على هذا البيان الذي يدين انتهاكات الحقوق التي ارتكبتها الدولتان الإسبانية والمغربية ضد الأشخاص المنفيين في سبتة. وقد تم إجراء العمل التوثيقي من قبل فريق Border Resistance بالتعاون مع متطوعين ونشطاء، وبفضل جهود فروع تطوان وفنيق والنادر التابعة للجمعية المغربية لحقوق الإنسان (AMDH)، يكشف عن نمط من العنف الجسدي والنفسي المنهجي. ويسلط النص الضوء على البعد العنصري والجنساني لهذا العنف، ويُظهر أنه يندرج في سياق التوترات الحدودية بين المغرب وإسبانيا، الناتجة عن الوضع (…) #Actions_collectives

    / #Maroc, #Espagne, #Externalisation, #Militarisation_des_frontières, #Mort·e·s_aux_frontières, #Racisme

    ▻https://borderresistance.movements.mov/about
    ▻https://amdh.org.ma/fr

  • L’intolérance au lactose est en réalité la norme chez l’humain, mais le racisme, le gouvernement des États-Unis et les intérêts commerciaux en ont fait un trouble
    ►https://theconversation.com/lintolerance-au-lactose-est-en-realite-la-norme-chez-lhumain-mais-l


    Celle-là, je ne l’avais pas vu venir.
    Pour la petite histoire, j’ai passé toute mon enfance et une partie de ma vie adulte à avoir d’énormes problèmes digestifs qui m’ont beaucoup fait consulter, avoir des examens médicaux, des angoisses… pour rien. Jamais rien trouvé.
    Un jour, y a pas mal d’années, j’ai décidé toute seule de tester l’hypothèse du lactose.
    Bingo.
    Ça aurait quand même pu être trouvé plus tôt.
    #racisme #alimentation

    Ces dernières années, les suprémacistes blancs ont fait de l’intolérance au lactose un signe distinctif de la « faiblesse » des personnes non blanches. Des utilisateurs des réseaux sociaux ont copié-collé une carte illustrant la répartition géographique de la tolérance au lactose, initialement publiée dans la revue scientifique Nature, dans des fils de discussion racistes sur le forum de discussion en ligne 4Chan.

    En 2017, des trolls sur Internet ont perturbé une installation artistique antiraciste en scandant des slogans néonazis et en renversant des cruches de lait de manière désordonnée afin de mettre en avant leur identité blanche.

  • « Grand remplacement » : Aurore Bergé critiquée jusque dans son camp après avoir refusé de qualifier l’expression de raciste
    ▻https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/09/10/grand-remplacement-aurore-berge-critiquee-jusque-dans-son-camp-apres-avoir-r

    « Grand remplacement » : Aurore Bergé critiquée jusque dans son camp après avoir refusé de qualifier l’expression de raciste
    La ministre chargée de la lutte contre les discriminations a estimé que le débat sur ce sujet « fait partie de la liberté d’expression ».
    Le Monde avec AFP
    Aurore Bergé s’est attirée, jeudi 10 septembre, des critiques jusque dans son propre camp pour avoir invoqué la « liberté d’expression » au sujet de la théorie complotiste d’extrême droite du « grand remplacement », refusant de la qualifier de « raciste ».
    Pressée mercredi sur CNews de dire si cette théorie était selon elle raciste, la ministre chargée de la lutte contre les discriminations a éludé la question à plusieurs reprises, avant de répondre : « Non, je ne pense pas que ce soit une théorie… », laissant sa phrase en suspens. Elle a précisé « combattre » cette théorie, selon laquelle une immigration de masse voulue par certaines élites remplace la population blanche et chrétienne d’Europe. Elle est « fausse factuellement », « même mensongère, parce que cherchant à créer un terreau de peur dans notre pays », a-t-elle ajouté, considérant néanmoins que les partisans de cette théorie ont « le droit de l’exprimer dans l’espace public ». « Je considère que c’est un débat politique sur la question de l’immigration », souligne la ministre.
    Jeudi, sur Franceinfo, elle a également estimé que le débat sur ce sujet « fait partie de la liberté d’expression ». « Et donc je crois que le ranger sur le caractère raciste voudrait dire qu’on n’a pas le droit d’en débattre. Moi, je préfère combattre », a-t-elle plaidé.
    « Hein ? Aurore Bergé, tu expliques qu’une théorie raciste, ça se débat comme une opinion politique ? Le racisme est un DÉLIT », l’a interpellée sur le réseau X la députée Prisca Thevenot, membre comme elle du parti présidentiel Renaissance. « Le “grand remplacement” n’est pas un débat : c’est une théorie complotiste, qui a motivé des attentats terroristes », a ajouté cette proche du candidat à la présidentielle Gabriel Attal.
    La réaction de l’élue attaliste a suscité une vague de soutiens à gauche. « C’est rare. Mais, sur ce coup, Prisca Thevenot a totalement raison. Comment Mme Bergé peut-elle rester ministre des discriminations en disant que le grand remplacement n’est pas une théorie raciste ? », a appuyé le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, toujours sur X.Le député Aurélien Rousseau, proche du candidat social-démocrate à la présidentielle Raphaël Glucksmann, a aussi partagé cette « indignation ». « C’est une coupable complaisance de banaliser la pseudo-théorie du “grand remplacement” qui est un racisme sans fard », a-t-il estimé. Le banquier d’affaires Matthieu Pigasse, qui caresse aussi une candidature à gauche, a prévenu qu’« à force de courir derrière l’extrême droite ils en banalisent les mots, les obsessions et désormais le racisme »

    #Covid-19#migration#migrant#grandremplacement#racisme#xenophobie#immigration#discrimination#sante#droit

  • Et encore personne pour rappeler que le « grand remplacement » n’est pas que raciste : c’est fondamentalement un dog whistle antisémite, une resucée modernisée des Protocoles des sages de Sion, parce que d’après toi, c’est qui, dans cette saloperie, les « grands remplacistes » qui complotent pour détruire l’occident chrétien en faisant venir du sang allogène ? On ne voit vraiment l’antisémitisme que quand on a envie…
    ▻https://www.franceinfo.fr/politique/aurore-berge-critiquee-jusque-dans-son-camp-pour-avoir-invoque-la-liberte

    Tout commence mercredi. Pressée sur la chaîne CNews de dire si cette théorie était selon elle raciste, la ministre du camp présidentiel a éludé la question à plusieurs reprises, avant de répondre : « Non, je ne pense pas que ce soit une théorie... », laissant sa phrase en suspens. Elle a précisé « combattre » cette théorie, selon laquelle une immigration de masse voulue par les élites remplace la population blanche et chrétienne d’Europe. Elle est « fausse factuellement », « même mensongère parce que cherchant à créer un terreau de peur dans notre pays », a-t-elle ajouté.

    Jeudi matin, sur franceinfo, elle a estimé que le débat sur ce sujet faisait « partie du combat politique » et « de la liberté d’expression ». « Et donc je crois que le ranger sur le caractère raciste voudrait dire qu’on n’a pas le droit d’en débattre. Moi, je préfère combattre », a-t-elle plaidé.

  • Nouveau maccarthysme universitaire aux États-Unis : l’accusation d’antisémitisme, instrument de censure et de mise au pas
    ▻https://www.lemediatv.fr/articles/2026/nouveau-maccarthysme-universitaire-aux-etats-unis-laccusation-dantisemitis

    Nouvel instrument de contrôle politique dans les universités des États-Unis, l’accusation d’antisémitisme permet de disqualifier ou sanctionner toute critique d’Israël. Un nouveau maccarthysme, soulignent certains intellectuels juifs.

    #International #Palestine #Racisme

  • #Aung_San_Suu_Kyi, #Rohingya et extrémistes bouddhistes

    Le phénomène de l’#extrémisme_bouddhiste en Birmanie, incarné par le #bonze_Wirathu, a surpris tous ceux qui n’envisagent le bouddhisme que comme une #religion de paix ou une simple spiritualité.

    Pour l’expliquer, Frédéric Debomy et Benoît Guillaume se sont rendus en Birmanie, dévoilant au fil des déplacements et des rencontres les ressorts d’une société brisée par des décennies de #dictature_militaire et obsédée par les questions d’#identité.

    On y découvre que l’#intolérance des #moines extrémistes est largement partagée par la société et que les musulmans, cibles privilégiées, n’en font pas seuls les frais : les chrétiens ne sont pas toujours épargnés et les femmes largement discriminées.

    Dans ce contexte, la plus célèbre des opposantes à la dictature, parvenue partiellement au pouvoir, déçoit, ce qui semble s’expliquer à la fois par un contexte miné et son évolution personnelle.

    Le lecteur découvrira ainsi dans les pas des auteurs combien il reste à parcourir pour que ce pays connaisse véritablement la démocratie.

    ▻https://www.massot.com/products/aung-san-suu-kyi-rohingya-et-extremistes-bouddhistes

    #BD #bande_dessinée #bande-dessinée #livre #generation_Wave #droits_humains #Birmanie #minorités_religieuses #haine_raciale #Wirathu #chasse_aux_musulmans #racisme #camps_de_réfugiés #Ma_Ba_Tha #discriminations #nationalisme #armée #mouvement_969 #Arakan #démocratie #camps_de_travail #USDF #préjugés #islam #bouddhisme #Ligue_nationale_pour_la_démocratie (#LND) #islamophobie #cronies #christianisme #Tatmadaw #Gouvernement_birman_en_exil (#NCGUB)

  • « À plus de 4000 kilomètres du conflit » - La méridienne
    ▻https://www.la-meridienne.info/A-plus-de-4000-kilometres-du-conflit

    Le fanatisme et la violence, consubstantiels à l’entreprise coloniale, sont incomparablement plus répandus dans la société israélienne que dans la société palestinienne. « En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts », alertait l’historien Zeev Sternhell il y a huit ans (Le Monde, 18 février 2018). La journaliste israélienne Orly Noy, présidente de l’organisation B’Tselem, parle de « lavage de cerveaux collectif » et estime aujourd’hui qu’il va falloir des « décennies de réhabilitation de cette société génocidaire »

    […]

    J’aimerais prolonger ici l’analyse de mon précédent article : que se passe-t-il quand un génocide est commis par un pays comme Israël, avec lequel il existe en France une complicité sur tous les plans – politique, idéologique, économique, militaire, policière, culturelle ? Quand un pays que la société française a appris à considérer comme suprêmement vertueux et civilisé se vautre dans une barbarie sans limite qui devrait obliger à ouvrir les yeux – et à comprendre enfin qu’un projet politique fondé sur la pureté ethnique et religieuse ne peut produire que de l’oppression et de la violence, quelle que soit la noble vocation qu’on lui prête ?

    Eh bien, cela se confirme : sans surprise, cette complicité résiste. Elle se défend. Elle se recompose, elle s’acharne. Elle augmente sans cesse sa virulence contre celles et ceux qui prétendent la dénoncer

    @mona #Palestine #Gaza #Israël #empathie #solidarité

  • « J’ai vu la mort » : un couple et un lycéen victimes d’agressions racistes à Lyon
    ▻https://www.revolutionpermanente.fr/J-ai-vu-la-mort-un-couple-et-un-lyceen-victimes-d-agressions-ra

    Aux alentours de 20h, un lycéen de 17 ans a été la cible d’un groupe de 10 personnes, sur le parvis du Groupama Stadium à Lyon. Le jeune homme et son groupe d’amis quittaient leur session de futsal quand ils se sont fait insulté avec des propos racistes : « bougnoules, négros, on va vous tuer ». Tandis que son groupe d’amis a réussi à s’extirper et à fuir, le jeune homme, lui, a été roué de coups. Certains de ses agresseurs étaient cagoulés et portaient des matraques. Le jeune homme a été transféré à l’hôpital Edouard Herriot. Il souffre d’un nez cassé, d’une mâchoire fracassée, de nombreuses ecchymoses et il a reçu 30 jours d’ITT. Le témoignage de la mère du jeune homme sur Facebook est glaçant : « ils ont failli tuer mon fils, ils l’ont massacré ». Celle-ci a déposé une plainte et une enquête a été ouverte.

    Quelques heures plus tard, vers minuit, Meriem Boucheda, une élue de Rillieux la Pape et son conjoint ont également été victimes d’une violente agression raciste, toujours sur le parvis du Groupama Stadium. Cette étudiante de 21 ans en droit public et son conjoint de 25 ans quittaient le stade après avoir assisté au match Le Havre – OL. Ils se font surprendre par un groupe de 6 supporters, sortant d’un bar, leur ont lancé des insultes racistes : « sales bougnoules ». Le couple ne réagit pas, puis le groupe de supporters insiste et le jeune homme se retourne interrogateur auprès de ses agresseurs. Meriem a témoigné auprès du média 20 minutes : [« On n’a même pas eu le temps de réagir qu’il a saisi la nuque de mon conjoint avec ses deux bras, lui bloquant le visage et le tirant directement vers le sol. Il a commencé à s’acharner sur lui, pendant que les autres le frappaient de coups de pied ou l’empêchaient de se relever ».

    ▻https://www.revolutionpermanente.fr/IMG/logo/ol-leipzig_groupama_stadium_11.jpg

    #racisme

  • « On m’a conseillé de me taire, mais je le refuse » : en #Bretagne, la solitude et la colère d’une crêpière victime de vagues d’insultes racistes
    ▻https://www.liberation.fr/societe/on-ma-conseille-de-me-taire-mais-je-le-refuse-en-bretagne-la-solitude-et-

    Joëlle Dambo, crêpière primée des #Côtes-d’Armor, subit depuis sa médiatisation récente un déferlement de commentaires haineux et racistes. Passablement esseulée en son village de Centre Bretagne, elle n’a de cesse de faire condamner les personnages qui l’ont agonie d’injures.

    #racisme

  • Edward Bulwer, Lord Lytton, THE COMING RACE,1870
    ▻https://www.gutenberg.org/cache/epub/1951/pg1951-images.html

    Science fiction écrite par un membre de la noblesse impéraliste britannique on découvre dans son roman des motifs toujours d’actualité dans les cercles ésothériques et conspirationnistes de droite. Son « Vril » est à l’origine de nombreux récits farfelus dangereusement impreignés du racisme meurtrier de la colonisation et de l’esclavagisme du dix neuvième siècle.

    Ici le narrateur vient d’arriver comme Gulliber ou Niels Klim chez les habitants des cavernes souterraine leur raconte son admiration pour les États Unis.

    My host then proceeded to question me as to the habits and modes of life among the races on the upper earth, more especially among those considered to be the most advanced in that civilisation which he was pleased to define “the art of diffusing throughout a community the tranquil happiness which belongs to a virtuous and well-ordered household.” Naturally desiring to represent in the most favourable colours the world from which I came, I touched but slightly, though indulgently, on the antiquated and decaying institutions of Europe, in order to expatiate on the present grandeur and prospective pre-eminence of that glorious American Republic, in which Europe enviously seeks its model and tremblingly foresees its doom. Selecting for an example of the social life of the United States that city in which progress advances at the fastest rate, I indulged in an animated description of the moral habits of New York. Mortified to see, by the faces of my listeners, that I did not make the favourable impression I had anticipated, I elevated my theme; dwelling on the excellence of democratic institutions, their promotion of tranquil happiness by the government of party, and the mode in which they diffused such happiness throughout the community by preferring, for the exercise of power and the acquisition of honours, the lowliest citizens in point of property, education, and character. Fortunately recollecting the peroration of a speech, on the purifying influences of American democracy and their destined spread over the world, made by a certain eloquent senator (for whose vote in the Senate a Railway Company, to which my two brothers belonged, had just paid 20,000 dollars), I wound up by repeating its glowing predictions of the magnificent future that smiled upon mankind—when the flag of freedom should float over an entire continent, and two hundred millions of intelligent citizens, accustomed from infancy to the daily use of revolvers, should apply to a cowering universe the doctrine of the Patriot Monroe.

    Edward Bulwer-Lytton
    ▻https://en.wikipedia.org/wiki/Edward_Bulwer-Lytton

    In June 1858, when her husband was standing as parliamentary candidate for Hertfordshire, she denounced him at the hustings. He retaliated by threatening her publishers, withholding her allowance and denying her access to their children. Finally he had her committed to a mental asylum, but she was released a few weeks later after a public outcry.

    ...

    Bulwer-Lytton’s works were well known in his time. He coined famous phrases like “pursuit of the almighty dollar”, “the pen is mightier than the sword”, “dweller on the threshold”, “the great unwashed”, and the opening phrase (incipit) “It was a dark and stormy night”. The sardonic Bulwer-Lytton Fiction Contest, held annually from 1982 to 2024, claimed to seek the “opening sentence of the worst of all possible novels”.

    Bulwer-Lytton’s works had an influence in a number of fields.

    Bulwer-Lytton’s most famous quotation is “The pen is mightier than the sword” from his play Richelieu:

    beneath the rule of men entirely great, the pen is mightier than the sword

    He popularized the phrase “pursuit of the almighty dollar” from his novel The Coming Race,[46] and he is credited with “the great unwashed”, using this disparaging term in his 1830 novel Paul Clifford:

    He is certainly a man who bathes and “lives cleanly”, (two especial charges preferred against him by Messrs. the Great Unwashed).

    The writers of theosophy were among those influenced by Bulwer-Lytton’s work. Annie Besant and especially Helena Blavatsky incorporated his thoughts and ideas, particularly from The Last Days of Pompeii, Vril, the Power of the Coming Race and Zanoni in her own books.[48][49]

    Bulwer-Lytton’s name lives on in the annual Bulwer-Lytton Fiction Contest, in which contestants think up terrible openings for imaginary novels, inspired by the first line of his 1830 novel Paul Clifford:[50]

    It was a dark and stormy night; the rain fell in torrents – except at occasional intervals, when it was checked by a violent gust of wind which swept up the streets (for it is in London that our scene lies), rattling along the housetops, and fiercely agitating the scanty flame of the lamps that struggled against the darkness.

    Entrants in the contest seek to capture the rapid changes in point of view, the florid language, and the atmosphere of the full sentence.[51] The opening was popularized by the Peanuts comic strip, in which Snoopy’s sessions on the typewriter usually began with “It was a dark and stormy night”.[52] The same words also form the first sentence of Madeleine L’Engle’s Newbery Medal–winning novel A Wrinkle in Time. Similar wording appears in Edgar Allan Poe’s 1831 short story “The Bargain Lost”, although not at the very beginning. It reads:

    It was a dark and stormy night. The rain fell in cataracts; and drowsy citizens started, from dreams of the deluge, to gaze upon the boisterous sea, which foamed and bellowed for admittance into the proud towers and marble palaces. Who would have thought of passions so fierce in that calm water that slumbers all day long? At a slight alabaster stand, trembling beneath the ponderous tomes which it supported, sat the hero of our story.

    Several of Bulwer-Lytton’s novels were made into operas. One of them, Rienzi, der Letzte der Tribunen (1842) by Richard Wagner,[53] eventually became more famous than the novel.[citation needed] Leonora (1846) by William Henry Fry, the first European-styled “grand” opera composed in the United States, is based on Bulwer-Lytton’s play The Lady of Lyons,[54] as is Frederic Cowen’s first opera Pauline (1876).[55] Verdi rival Errico Petrella’s most successful opera, Jone (1858), was based on Bulwer-Lytton’s The Last Days of Pompeii, and was performed all over the world until the 1880s, and in Italy until 1910.[56] Harold: The Last of the Saxon Kings (1848) provided character names (but little else) for Verdi’s opera Aroldo (1857).[57]

    Theatrical adaptations

    Shortly after their first publication, The Last Days of Pompeii, Rienzi, and Ernest Maltravers all received successful stage performances in New York. The plays were written by Louisa Medina, one of the most successful playwrights of the 19th century. The Last Days of Pompeii had the longest continuous stage run in New York at the time with 29 straight performances.[58]

    In addition to his political and literary work, Bulwer-Lytton became the editor of the New Monthly in 1831, but he resigned the following year. In 1841, he started the Monthly Chronicle, a semi-scientific magazine. During his career he wrote poetry, prose, and stage plays; his last novel was Kenelm Chillingly, which was in course of publication in Blackwood’s Magazine at the time of his death in 1873.[13]

    Bulwer-Lytton’s works of fiction and non-fiction were translated in his day and since then into many languages, including Serbian (by Laza Kostic), German, Russian, Norwegian, Swedish, French, Finnish, and Spanish. In 1879, his Ernest Maltravers was the first complete novel from the West to be translated into Japanese.[59]

    In Brisbane, Queensland, Australia, the suburb of Lytton, the town of Bulwer on Moreton Island (Moorgumpin) and the neighbourhood (former island) of Bulwer Island are named after him.[60][61][62] The township of Lytton, Quebec (today part of Montcerf-Lytton) was named after him[63] as was Lytton, British Columbia, and Lytton, Iowa. Lytton Road in Gisborne, New Zealand, was named after the novelist. Later a state secondary school, Lytton High School, was founded in the road.[64] Also in New Zealand, Bulwer is a small locality in Waihinau Bay in the outer Pelorus Sound, New Zealand. It can be reached by 77 km of winding, mostly unsealed, road from Rai Valley. A weekly mail boat service delivers mail and also offers passenger services. In London, Lytton Road in the suburb of Pinner, where the novelist lived, is named after him.

    Portrayal on television

    Bulwer-Lytton was portrayed by the actor Brett Usher in the 1978 television serial Disraeli.

    Un peu de conspirationnie

    Vril Women of WWII :
    ▻https://www.viewzone.com/vril2.html

    Time to split...

    As the reality of the war became clear, members of Vril were increasingly frustrated by attempts to use their revealed technology for killing machines. Around Christmas time 1943, an important meeting of the Vril-Gesellschaft took place at the seaside resort of Kolberg. Maria Ortic and “Sigrun” presided and discussed the urgency of the Aldebaran Project. They feared that the war chaos posed a danger to their ultimate goal of using the vril-engine’s time-warp potential to reach their benefactors on their Aldebaran planet. The mediums had received precise information about the habitable planets around the sun Aldebaran and had already planned a trip there.

    A few weeks later, at a January 22, 1944 meeting between Hitler, Himmler, Kunkel (of the Vril Society) and Dr. Schumann the Aldebaran Project was discussed. When tethered, the anti-gravity engine produced a time-warp field. The Vril had been told that this would enable them to travel faster than the speed of light. They had conveyed specific details on how to achieve this. So specific, in fact, that a test flight was conducted.

    The Vril were allowed to use Vril-7, a large-capacity disc, 45 meters in diameter that had just been built and tested. According to reports, the first test flight in the “dimension channel” took place in the winter of 1944 with the craft tightly tethered. In this way the vril-engine could be used as a sort-of stargate. It was a sobering experience, just short of disaster. The Vril 7 returned after the “flight” looking “as if it had been flying for a hundred years”. The outer skin was damaged in several places. For sure, these problems would have to be addressed before the “real” trip to Aldebaran was made or the passengers would not survive.

    [Above:] Vril 7 at the Brandenburg testing grounds. The woman in the foreground is the Vril Gesellschaft medium “Sigrun” who has been authenticated in other WW2 photos standing in front of Fw 190 fighters. She not only supervised the construction of Vril-7 but she was also its pilot.

    Vril’s medium “Sigrun” made frequent trips to the facility to oversee construction and testing of the Vril 7. In 1944, a group of engineers approached her with a request. They wanted to know if the Vril Triebwerk engine could be adapted to one of their projects — the Arado E.555 strategic bomber [right]. They were abruptly told, “No” and returned to their conventional designs. Sigrun was actually insulted because the entire purpose of the Vril discs was aimed at peaceful space flight.

    In early March of 1945, the Thule society received a letter, signed by Maria Orsich, making reference to the trip to Aldebaran. It seems some of the Vril group had already made the trip and had decided to stay. The letter ends with, “neimand bleibt hier” — no one has remained here. But did they really go to another planet?

    Many people now believe that Aldebaran was a red herring. The real destination was the Utopia that was being established in the Antarctic — New Swabiland. This was the raison d’etre for the racial purity and breeding programs. This is where the 100+ submarines that Allies counted “missing” were sent, along with countless cargo ships.

    During the occupation of Germany, at the beginning of 1945, Americans discovered photographs of the Haunebu II and the Vril I crafts as well as of the Andromeda device — the 300 foot cigar shaped craft — in the secret archives of the SS. But their most precious find were two prominent scientists, Viktor Schauberger and Wernher von Braun, who were ushered into the US under the now unclassified Project Paperclip.

    It’s no wonder that a certain American air and space developer is reported to have confessed before he died, “If the public ever learns that we have had this technology all these years, they will never forgive us for keeping it secret.”

    Some Vril images... What do they mean?

    [Above:] Conspiracy theorists often attempt to show that the same Thule and Vril designs appear in contemporary UFO photographs. They say this proves the Nazis escaped with the craft before the War’s end and explains why we see UFO craft so often.

    I like to think there is a group of humans, somewhere, who have worked so diligently to improve their genetics, creating a superior and more healthy body and mind. Looking at our world today, it seems a goal beyond reach.

    It is said that the Vril energy can repair a body’s DNA, allowing one to revert to the healthiest state of youth. The medium “Sigrun” was supposedly 140 years old and never aged. Lot’s of things are possible when you can manipulate time.

    If any Vril women are reading this, I’m all packed.

    But wait... there’s more!

    Consider that the Vril time machine/anti-gravity device used a rotating drum of mercury, in a unique state called “red mercury”... and that Vril energy can rejuvenate living tissue... now look at this story (December 2011), presented as found:

    Die Vril-Frauen | Transinformation
    ▻https://transinformation.net/die-vril-frauen
    C’sdt long ...

    La guerre culturelle à Berlin

    SIGGI VON VRIL
    ▻https://siggivonvril.com/siggi

    Die physische Wahrnehmung einer kreativen Essenz, die sich durch meine Seele und die ihr zur Verfügung stehenden Möglichkeiten ausdrückt. Das ist SIGGI VON VRIL, eine Selbstreflexionsreise. Eine kosmische Reise mit dem Ziel, sich zu erweitern und zu regenerieren. Heilung aller Leben anzustreben, die mit meiner Seele verbunden sind. Ganz nach dem Gedanken Realität zu kreieren.

    Clubcommission-Mitglied Musikbrauerei : Diskussion um rechtsextreme Veranstaltungen
    ▻https://groove.de/2025/12/03/clubcommission-mitglied-musikbrauerei-diskussion-um-rechtsextreme-veranstaltu

    ▻https://de.wikipedia.org/wiki/Brauerei_Schweizergarten

    3.12.2025 von Jakob Senger

    In der Musikbrauerei häufen sich Veranstaltungen, bei denen rechtsextreme und verschwörungsideologische Akteure auftreten. Der bekannte Verschwörungsideologe Ken Jebsen soll am 16. Dezember erneut eine Rede dort halten. Das ist keine Ausnahme: In der Event-Location in Prenzlauer Berg haben in der Vergangenheit mehrfach Auftritte und Medienproduktionen mit verschwörungsideologischem und rechtsextremem Hintergrund stattgefunden. Darunter des rechtsextremen Magazins Compact, sowie des vom Verfassungsschutz als Verdachtsfall eingestuften Medium Auf1.

    Diese Vermietungen stellt die Clubcommission vor ein Dilemma, denn die Interessenvertretung der Berliner Clubs kann die Musikbrauerei nicht ohne weiteres aus ihrem Verein anschließen, auch wenn sich diese klar gegen Hass, Antisemitismus und Rechtsextremismus positioniert. Diese Werte gehören zum kürzlich entworfenen Leitbild, das erst als Reaktion auf die Auseinandersetzung entstanden ist.

    Derzeit prüfe man die Modalitäten eines Ausschlusses der Musikbrauerei aus der Clubcommission, sagt deren Vorsitzender der Berliner Morgenpost im oben verlinkten Beitrag. Das sei jedoch ein nicht unkompliziertes Verfahren, weswegen man sich aktuell in juristischer Beratung befinde, erklärt der Vorstand Marcel Weber.

    Nun befürchte man bei der Clubcommission, ins Visier rechter Medien und Akteure zu geraten. „Wir sind ein öffentlicher Verein, der eine Adresse hat”, erklärt Weber weiter gegenüber der Morgenpost. (…) Wir wissen jetzt schon, dass es richtig schlimm sein wird.”

    Die Musikbrauerei sei ein „Ort des demokratischen Austausches”, sagt dagegen Jens Reule-Dantas, Betreiber der Musikbrauerei. Zudem machte er ebenfalls gegenüber der Morgenpost darauf aufmerksam, dass politische Veranstaltungen lediglich fünf Prozent aller Veranstaltungen ausmachen. Teil dieser fünf Prozent im vergangenen Jahr: Die „Erste alternative Medienmesse”, die Ende März von der Partei „Die Basis” veranstaltet wurde. Ende April 2025 stellten Künstler:innen „alternative Kunst” aus – darunter auch eine Künstlerin, die sich Siggi von Vril nennt, deren Name auf eine Verschwörungserzählung mit NS-Bezug verweist.

    Der Verein für Demokratische Kultur in Berlin e.V. weist darauf hin, dass rechte Gruppen zunehmend Restaurants und Eventlocations anmieten, um Infrastrukturen für ihre Zwecke aufzubauen.

    #livres #science_fiction #conspirationnisme #droite

    • Voilà pourquoi l’extrême droize l’apprécie. C’est écrit dans l’esprit colonialiste et raciste dans lequel ont grandi Göring, Musk et Thiel.

      I learned from Zee, who had more lore in all matters than any male with whom I was brought into familiar converse, that the superiority of the Vril-ya was supposed to have originated in the intensity of their earlier struggles against obstacles in nature amidst the localities in which they had first settled. “Wherever,” said Zee, moralising, “wherever goes on that early process in the history of civilisation, by which life is made a struggle, in which the individual has to put forth all his powers to compete with his fellow, we invariably find this result—viz., since in the competition a vast number must perish, nature selects for preservation only the strongest specimens. With our race, therefore, even before the discovery of vril, only the highest organisations were preserved; and there is among our ancient books a legend, once popularly believed, that we were driven from a region that seems to denote the world you come from, in order to perfect our condition and attain to the purest elimination of our species by the severity of the struggles our forefathers underwent; and that, when our education shall become finally completed, we are destined to return to the upper world, and supplant all the inferior races now existing therein.”

      #racisme #colonialisme #empire_britannique

  • Symboles nazis, insultes racistes, élèves harcelés : une prépa catholique parisienne mise en cause [24 juin 2026]
    ▻https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-reportage-de-france-inter/le-grand-reportage-du-mercredi-24-juin-2026-9231720

    Un autre professeur affirme, lui, avoir alerté la direction dès 2015 sur ce qu’il décrit comme des dérives préoccupantes : « Par curiosité, un soir, j’ai assisté à une messe avec l’aumônier de l’établissement. Ce dernier expliquait pendant la messe qu’il fallait reprendre le contrôle de la France face aux Juifs et aux francs-maçons, qu’il disait omniprésents. Et à la sortie de la messe les étudiant tractaient pour l’action française ». Un autre épisode l’a marqué : « En 2017, j’ai dû moi-même décrocher un portrait de Franco [dictateur espagnol, au pouvoir entre 1936 et 1975] affiché en salle des élèves. » Cet enseignant affirme avoir lui aussi alerté Eric Barbier : « Il me répondait systématiquement qu’il ne fallait pas faire de vagues, afin de ne pas mettre en danger l’École normale catholique. Mais qu’est-ce qui est plus dangereux que la #fascisation d’un établissement ? »

    #enseignement_privé_catholique #racisme

  • [Entretien] Pour Christophe Sauvé, « le manque d’anticipation climatique cristallise les tensions et la haine envers les #voyageurs »
    ▻https://splann.org/interview-christophe-sauve-voyageurs

    Christophe Sauvé alerte sur les conditions de vie des Voyageurs en période de #canicule. Aires d’accueil très minéralisées, caravanes surchauffées, manque d’anticipation : selon le militant associatif de #Loire-Atlantique, les épisodes de #chaleur aggravent des inégalités déjà profondes, alors que la récente #loi_ripost durcit les règles applicables aux occupations illicites. L’article [Entretien] Pour Christophe Sauvé, « le manque d’anticipation climatique cristallise les tensions et la haine envers les Voyageurs » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Démocratie_locale #Libertés_et_droits_humains #ADGVC_44 #aires_d'accueil #anti-tziganisme #Christophe_Sauvé #déplacement #gens_du_voyage #immobilier #logement #nantes #Nantes_métropole #nomade #nomadisme #occupation_illégale #précarité #racisme_environnemental #répression #rezé #saffré #William_Acker

  • [Nouvelle enquête] #hooliganisme : l’extrême droite s’implante dans les tribunes bretonnes
    ▻https://splann.org/nouvelle-enquete-hooligan-extreme-droite

    Depuis plusieurs saisons, des stades de foot réputés pour leur ambiance populaire et fair-play affichent un visage bien moins tolérant. En cette reprise du championnat, nous republions notre enquête sur le hooliganisme en Bretagne. L’article [Nouvelle enquête] Hooliganisme : l’extrême droite s’implante dans les tribunes bretonnes est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #antifascisme #antiracisme #brest #en_avant_guingamp #extrême_droite #fascisme #football #francis-le_blé #Guingamp #hooligan #identitaires #nationalisme #néonazisme #racisme #Rennes #roazhon_park #roudourou #stade #stade_brestois #stade_rennais #supporteurisme #tribune #ultra #ultras

  • Etats-Unis : Donald Trump prend un décret censé empêcher le « tourisme des naissances » et contester le droit du sol
    ►https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/06/etats-unis-donald-trump-prend-un-decret-cense-empecher-le-tourisme-des-naiss

    Etats-Unis : Donald Trump prend un décret censé empêcher le « tourisme des naissances » et contester le droit du sol
    Le président américain, dont une mesure sur le même thème a déjà été annulée par la Cour suprême, veut mettre un terme à la pratique consistant pour des étrangères à accoucher aux Etats-Unis afin que leur enfant soit américain.
    Le Monde avec AFP
    Donald Trump a signé, jeudi 6 août, un décret censé empêcher le « tourisme des naissances », consistant pour des étrangères à accoucher aux Etats-Unis afin que leur enfant soit américain, dans une nouvelle tentative pour remettre en question le droit du sol.
    Le président américain a dit vouloir procéder à des « ajustements » après une décision qu’il a qualifiée de « très malheureuse » de la Cour suprême, laquelle avait annulé il y a un peu plus d’un mois un décret supprimant le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière.
    Les enfants nés aux Etats-Unis de parents « présents illégalement ou temporairement » sont « citoyens par la naissance en vertu du 14e amendement » de la Constitution, avait conclu la Cour en annulant le décret pris par M. Trump dès son retour au pouvoir. Il s’agissait d’une mesure emblématique pour le dirigeant républicain, qui a mis en œuvre une politique d’immigration très restrictive, même si de nombreux experts avaient prédit dès le départ qu’elle serait rejetée par la Cour suprême.
    Le président américain, dans un échange avec la presse dans le bureau Ovale, a dit penser que sa nouvelle offensive pour limiter le droit du sol, à la marge cette fois, serait, elle, jugée conforme à la Constitution. Son proche conseiller Stephen Miller, l’un des principaux inspirateurs de la politique anti-immigration de Donald Trump, a décrit le « tourisme des naissances » comme « un des abus les plus graves et flagrants » du droit américain.
    Les spécialistes soulignent toutefois que ce phénomène reste marginal, par rapport aux plus de 250 000 naissances annuelles d’enfants d’immigrés en situation irrégulière ou de résidents temporaires aux Etats-Unis.
    Stephen Miller a assuré, par ailleurs, que le gouvernement américain « étendait » les catégories de personnes auxquelles le droit du sol ne s’applique pas, pour inclure par exemple les « membres d’organisations terroristes » ou des personnes « agissant pour le compte de gouvernements étrangers ». Le nombre de personnes potentiellement concernées et l’impact de ces nouvelles mesures, alors que des restrictions au droit du sol existent déjà, ne sont toutefois pas clairs.

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  • Razza, maschilità e violenza di Stato

    Se si ripercorrono le cronache di alcuni fatti di sangue che riguardano giovani uomini migranti e cittadini neri e brown, non è difficile accorgersi della persistenza in Italia di un razzismo che non è solo di tipo sociale e culturale, ma è anche strutturale – ossia pervade lo Stato e le sue istituzioni, incluse le forze di polizia. Nei casi delle persone uccise dalle forze dell’ordine tra il 2021 e il 2026, l’atto estremo non appare giustificato da nessuna «legittima difesa», se non da una sorta di profilazione razziale che rendeva l’eliminazione di quei corpi meno scandalosa e, in fondo, accettabile.

    Il 26 gennaio del 2026 muore Abderrahim Mansouri, ventottenne marocchino, ucciso con un colpo alla testa da Carmelo Cinturrino, agente di polizia nel boschetto di Rogoredo, luogo attraversato e abitato da spacciatori, tossicodipendenti e persone senza fissa dimora. Da Cinturrino viene immediatamente addotta la legittima difesa, e altrettanto immediatamente il discorso pubblico (istituzionale e mediatico) accetta questa versione, sulla base del «legittimo sospetto» non solo legato al luogo in cui avviene l’omicidio, ma anche alle figure coinvolte, l’agente – italiano – e la persona uccisa – un ragazzo non italiano – di cui ancora oggi fatichiamo a conoscere la vicenda personale.

    Sappiamo che non è morto sul colpo e che poteva essergli risparmiata un’ora di agonia. Dalla stampa, che dà per buona la versione dell’agente Cinturrino, si evince che era un ragazzo con precedenti penali per spaccio di eroina, rapina e resistenza a pubblico ufficiale e che aveva una famiglia in Italia – il fratello che, per nulla convinto dalla ricostruzione dei fatti fornita dalla polizia, si è rivolto all’avvocata Debora Piazza.

    Le reazioni istituzionali seguono un copione già visto con l’omicidio di Moussa Diarra nel 2024 – ucciso alla stazione di Verona con un colpo al petto a notevole distanza da un agente della Polfer di pattuglia quella notte – o con quello di Ramy Elgaml a Milano, la notte del 24 novembre del 2024, sempre a Milano, quando una macchina dei carabinieri insegue per vari chilometri e sperona il motorino su cui viaggia con un amico e lo uccide per non essersi fermato a un posto di blocco: solidarietà completa e senza riserve alle forze dell’ordine.

    L’ipotesi di un uso eccessivo della forza non viene presa in considerazione (si vedano le dichiarazioni del ministro Salvini a favore di Cinturrino e la petizione «Io sto col poliziotto», lanciata immediatamente dopo dal ministro e dal suo partito), a prescindere dal profilo di Mansouri: si tratta senza dubbio di pericoloso malvivente, così pericoloso da legittimare un colpo alla testa da parte di un tutore dell’ordine.

    Che Mansouri fosse un ragazzo, un ragazzo marocchino, uno spacciatore e dunque un piccolo delinquente, non viene negato da nessuno, nemmeno dal fratello. Non lo hanno negato tantomeno tutti coloro che – inascoltati in precedenza nonostante avessero denunciato le malefatte di Cinturrino e di altri poliziotti che controllavano la zona – si sono presentati agli inquirenti, pur rischiando di essere perseguiti per irregolarità o per spaccio, raccontando dei furti di denaro e droga, delle torture, della violenza su di sé e su altri, degli arresti arbitrari e delle minacce a cui Cinturrino e altri poliziotti li avevano sottoposti.

    In Italia, «spacciatore marocchino» è un significante di grande peso simbolico tramandato dagli anni Novanta ad oggi, indipendentemente dalla reale cittadinanza dello spacciatore. «Marocchino» sta per nordafricano, per scuro (nel senso di brown), e per «panico morale contro la microcriminalità» a cui i vari provvedimenti per «città (più) sicure» hanno dato risposta da allora soprattutto nel Nord Italia.

    Qui, in quegli anni, «marocchino» era chiunque venisse da un luogo a sud del Po e questa etichetta, unita a quella di spacciatore, senza alcun discrimine sul tipo di droga, sul grado di pericolosità del soggetto o sul suo grado di coinvolgimento nella malavita organizzata, equivaleva alla figura di una persona, di genere maschile, estremamente stigmatizzata e identificata come «cancro sociale».

    Oggi, a differenza degli anni Novanta, a questo stigma si combina il panico da invasione e l’idea che a invadere la società italiana dal Sud globale siano persone «naturalmente» propense a divenire «cancro sociale» e a destrutturare i valori alla base della convivenza civile.

    Mansouri-spacciatore marocchino non è un soggetto pericoloso, almeno nel momento in cui deflagra il colpo di pistola che lo colpisce alla tempia. Uno sparo in alcun modo giustificabile. Così come quello sparato al cuore di Moussa Diarra, che brandiva un coltellino, a distanza, in evidente stato confusionale; né il colpo mortale a Younes El Boussettaoui, che dava fastidio agli avventori di un bar, sparato nel luglio del 2021 dall’ex assessore comunale della Lega Massimo Adriatici; né l’inseguimento mortale di Elgaml, che fuggiva in motorino da un posto di blocco.

    L’idea che il corpo scuro – e nero – sia «fuori luogo», avvertito come una minaccia insostenibile alle basi (valoriali) della cittadinanza, è da leggersi come elemento fondativo, oggi, di una grammatica della nazione che è sostanziata da una politica delle emozioni cesellata a partire da un razzismo estremamente radicato e al contempo negato. Diarra, ventiseienne, in Italia da 12 anni; Elgaml diciannovenne cittadino italiano di origini egiziane; El Boussetaoui, trentanovenne cittadino marocchino: si tratta di corpi che meritano una lezione perché fuori posto, indisciplinati, aggressivi, indocili, fuori dal decoro e sbruffoni.

    Non importa se El Boussetaoui fosse da tutti conosciuto, che la sua famiglia fosse ben radicata, né che Elgaml fosse solo un ragazzo, nato e cresciuto a Milano, città in cui abitava con tutta la famiglia. «Dare una lezione» a un corpo estraneo – nordafricano, musulmano, dal nome che denota non-appartenenza, un corpo che manifesta tensioni storiche tra un lato e l’altro del Mediterraneo, e che è altrettanto storicamente oggetto del razzismo italiano contro il mondo islamico al di là del Mediterraneo – non ha nulla a che vedere con la legittima difesa.

    Nerezza, brownness, maschilità e alterità migrante. Nel caso di chi, come El Boussetaoui, Diarra, Elgaml e Massouri, è stato ucciso in nome della «difesa della società» questa stessa intersezione aveva reso le vittime un pericolo da dissipare. Si tratta di persone la cui morte non è solo accettata, ma auspicabile.

    Si tratta di persone che non sono necessariamente pericolose perché minaccia fisica reale per le forze di polizia o per i cittadini apprendono dai giornali di cosa sia il boschetto di Rogoredo, ma che lo sono proprio in virtù della loro mascolinità nera e scura, dell’essere non cittadini e corpi e vite relegati ai margini (spacciatori e tossicodipendenti come nel caso di Massouri, con problemi di salute mentale o di traumi legati alla migrazione, come nel caso di El Boussetaoui e Diarra, o semplicemente italiani mai pienamente riconosciuti come tali, come nel caso di Elgaml).

    Siamo di fronte a un’ontologia del sospetto, o di sospetti «per essenza» che devono essere puniti, e talvolta pure eliminati. Sono i «maranza», una definizione colloquiale che identifica soggetti maschili, giovanissimi e giovani, scuri e neri, dediti a pratiche da gang e/o a piccoli crimini (i teppistelli di oggi).

    Per arrivare a sostenere che di Diarra – lo ha fatto il ministro Salvini – nessuno «sentirà la mancanza», è necessario non solo precostituirlo come parte di un «loro» (i maranza, appunto) contrapposto a un «noi» e negare l’esistenza di una rete di affetti attorno a lui che possa tagliare trasversalmente tale supposta dicotomia, ma anche identificarlo come cattivo e pericoloso.

    Nel caso di Elgaml, come in quello di Diarra, l’operato delle forze dell’ordine non può per definizione essere tacciato di condotta illegittima. Tale operato è in funzione della difesa di quella «comunità immaginata» che non ha bisogno di essere definita poiché la sua natura è apparentemente auto-evidente.

    Così come si può non nominare la bianchezza di tale comunità, può non essere nominata la funzione essenziale a cui le forze dell’ordine assolvono, ossia quella di preservarla. Senza nominare razza e bianchezza, nella dicotomia «noi-loro» si addensa tutta la pesantezza del razzismo sistemico (o sociale) e strutturale (o istituzionale) italiano.

    Il 22 ottobre 2024 viene pubblicato l’annuale Rapporto sull’Italia redatto dalla Commissione del Consiglio d’Europa contro il razzismo e l’intolleranza (Ecri). Esso conferma la tesi dell’esistenza in Italia di razzismo sistemico e strutturale e sottolinea come le minoranze siano esposte a discorsi d’odio, mancanza di protezione e assenza di programmi di inclusione e valorizzazione della diversità. Inoltre, accusa la polizia italiana di fare «profilazione razziale» contro persone rom e nere.

    Nonostante la complessità dei temi toccati, all’indomani della sua pubblicazione, i commenti istituzionali così come i maggiori giornali italiani si sono concentrati quasi esclusivamente sulle accuse dell’Ecri alle forze dell’ordine, rifiutando l’idea che esse siano agenti di una discriminazione e di una esposizione alla morte prematura di persone razzializzate come non bianche che pervade l’intera struttura sociale e cultura italiane (rimando al mio saggio sulla rivista «Studi sulla questione criminale» per i dettagli di questa lunga scia di morte).

    Massouri così come El Boussetaoui, Elgaml e Diarra, era profilato come «sospetto per essenza» e ontologicamente pericoloso, e dunque «uccidibile». Immediatamente liquidato come colui che tra i due doveva morire, anche quando Cinturrino si scopre essere un malvivente che usa la propria divisa per acquisire favori e denaro ed esercitare potere discrizionale contro gli ultimi degli ultimi (incluso uno spacciatore disabile «contro cui l’agente si accaniva» a martellate), alla famiglia di Massouri, e all’Italia intera non si chiede scusa, come non si chiese scusa ai famigliari e ai cari di Diarra e Elgaml: perché loro non sono noi e le loro famiglie non sono le nostre.

    Cinturrino è oggi indagato con altri sei agenti della sua squadra per estorsione e percosse, calunnia e rapina, detenzione e spaccio di sostanze stupefacenti, sequestro di persona, depistaggio, concussione, arresto illegale e omicidio volontario premeditato, una volta che le perizie e i video trovati, oltre alle testimonianze, hanno provato l’inesistenza della pistola attribuita a Massouri e che quest’ultimo è stato raggiunto da un colpo alla testa quando era al telefono e stava scappando verso il bosco.

    Nel caso di Diarra il giudice ha respinto la richiesta di archiviazione sulla base della contestazione all’uso eccessivo della forza da parte della Polfer. Per la morte di Ramy è stato richiesto il rinvio a giudizio dei sette carabinieri coinvolti nell’inseguimento, accusati di depistaggio e favoreggiamento: costrinsero testimoni a cancellare video e falsificarono i verbali. Nel caso di El Boussetaoui, il giudice ha condannato Adriatici a una pena superiore a quella chiesta dall’accusa.

    Sia chiaro, non c’è nulla di cui rallegrarsi. Queste persone sono state brutalmente uccise per il futile motivo di essere il «loro» in mezzo al «noi» da chi dovrebbe proteggere tutti.

    ▻https://rivistadissonanze.it/corpi/sospettare-e-punire-profilazione-razziale
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  • Aktivistin zur GEAS-Umsetzung in Bayern: „Infrastruktur für Abschiebungen am Fließband"
    ▻https://www.borderline-europe.de/dramen/aktivistin-zur-geas-umsetzung-bayern-%E2%80%9Einfrastruktur-f%C3%B

    Der Münchner Flughafen erhält ein neues Abschiebeterminal, das künftig zwei Charterabschiebungen und 100 Einzelrückführungen täglich ermöglichen soll. Katharina Grote vom Bayerischen Flüchtlingsrat warnt im Interview, das Terminal biete die Infrastruktur für Abschiebungen „am Fließband", sobald Deutschland alle Instrumente des GEAS voll ausschöpft, zudem sollen Asylsuchende künftig in der ehemaligen JVA Ingolstadt im Außengrenzverfahren untergebracht werden.

  • Janis Ian: the teenage girl who wrote an interracial love song that terrified radio in 1965
    ▻https://faroutmagazine.co.uk/janis-ian-teenage-girl-interracial-love-song-terrified-radio-1965

    Society’s Child
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=-QPF-duKQro

    Ian’s first release; the sad complications of a young interracial couple. This was very controversial subject matter in the 60’s.

    ▻https://janisian.com
    ▻https://en.wikipedia.org/wiki/Janis_Ian

    Lyrics:

    Come to my door, baby,
    Face is clean and shining black as night.
    My mother went to answer you know
    That you looked so fine.
    Now I could understand your tears and your shame,
    She called you “boy” instead of your name.
    When she wouldn’t let you inside,
    When she turned and said
    “But honey, he’s not our kind.”
    She says
    I can’t see you any more, baby,
    Can’t see you anymore.
    Walk me down to school, baby,
    Everybody’s acting deaf and blind.
    Until they turn and say, “Why don’t you stick to your own kind.”
    My teachers all laugh, the smirking stares,
    Cutting deep down in our affairs.
    Preachers of equality,
    Think they believe it, then why won’t they just let us be?
    They say I can’t see you anymore baby,
    Can’t see you anymore.
    One of these days I’m gonna stop my listening
    Gonna raise my head up high.
    One of these days I’m gonna raise up my glistening wings and fly.
    But that day will have to wait for a while.
    Baby I’m only society’s child.
    When we’re older things may change,
    But for now this is the way, they must remain.
    I say I can’t see you anymore baby,
    Can’t see you anymore.
    No, I don’t want to see you
    anymore, baby.

    #USA #musique_pop #racisme #histoire