• Une instance de l’ONU s’inquiète de la « haine raciale » et des « interpellations discriminatoires » par la police en France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/12/02/une-instance-de-l-onu-s-inquiete-de-la-haine-raciale-et-des-interpellations-


    Une petite fille se maquille à l’aide de la vitre d’une cuisinière, dans un campement de Roumains majoritairement roms, près de Nantes, le 21 juin 2022. LOIC VENANCE / AFP

    L’« ampleur » des discours de haine en France, mais aussi les « interpellations discriminatoires » conduites par les forces de l’ordre inquiètent le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD). Ses 18 experts indépendants ont diffusé vendredi 2 décembre une série d’observations et de recommandations après examen de la politique française concernant les minorités du pays.
    Le comité se dit « préoccupé par la persistance et l’ampleur des discours à caractère raciste et discriminatoire, notamment dans les médias et sur Internet », mais aussi par « le discours politique raciste tenu par des responsables politiques » ....

    ce manque de respect pour la France est scandaleux. faudrait peut-être dissoudre - dans l’acide ?- les gauchiasses de l’ONU

    #racisme #police #xénophobie_d'État

  • Lanceurs d’alerte dans la police : « Je ne connais aucun agent qui est épanoui dans son travail »

    Pour la première fois, six fonctionnaires témoignent des dysfonctionnements de leur institution dans « Police, la loi de l’#omerta ». Les deux auteurs de cet ouvrage alarmant et salutaire, une capitaine et un ancien gardien de la paix, espèrent ainsi libérer la parole de leurs collègues et remédier aux maux qui les rongent.

    « #Violences_policières, #sexisme et #racisme ordinaires, #dissimulation_de_délits, abondance de #faux_en_écriture_publique, #corruption, #tyrannie_hiérarchique, #radicalisation médiatisée des syndicats ou encore politique du chiffre… » Voilà une liste (non exhaustive) des #maux_policiers que dénoncent #Agnès_Naudin et #Fabien_Bilheran dans le livre Police, la loi de l’omerta (éditions Le Cherche Midi), qui paraît ce jeudi. Elle est capitaine, passée par la police aux frontières et la brigade des mineurs, autrice de plusieurs livres et porte-parole de la FSU Intérieur. Avant de quitter « la boîte », lui était gardien de la paix, ayant officié jusqu’à la brigade des stups du 36, quai des Orfèvres, l’ancien siège de la prestigieuse police judiciaire parisienne.

    Dans cet ouvrage, leurs deux témoignages sont assortis de ceux de quatre autres policiers. Il y a #Serge_Supersac, #CRS en bagarre avec les syndicats et la compromission de collègues, qui vit mal les audits de l’Inspection générale de la police nationale sur son commandement, et se tourne vers la recherche autour du lien police-population. Il y a #Jean-Marc_Cantais, confronté au suicide d’un collègue, puis catapulté à la tête d’unités dont il dénonce les indigences et les violences, et qui se liguent contre lui jusque devant les tribunaux. Il y a #Stéphane_Lemercier, officier confronté, de la Somme à l’Hérault, à des hiérarchies erratiques et à l’inanité de la politique du chiffre, qui finit par se réfugier dans les études et l’écriture de livres sur la police. Ou encore #Christophe_Annunziata, lâché deux fois par son administration et les syndicats, d’abord quand il a souffert de #harcèlement_moral (après qu’un collègue a mimé sur lui deux égorgements), puis quand il a cherché à dénoncer un membre de sa brigade des mineurs, qu’il soupçonne… de corruption de mineurs (ce dernier est actuellement mis en examen).

    Ce livre dense ne résout pas les problèmes qu’il pose (ni, a fortiori, ceux qu’il élude). Mais ces six cas particuliers, mis bout à bout, montrent de l’intérieur une institution policière dysfonctionnelle, tiraillée entre un pouvoir politique passionné de chiffres, des syndicats omnipotents, une direction recroquevillée sur des principes éloignés de l’intérêt général, des individus aux comportements délétères qui ne sont pas sanctionnés et d’autres qui sont placardisés pour avoir alerté sur les dérives de leurs collègues. L’ouvrage résonne comme un coup de semonce. Assez pour ébranler la chappe de plomb recouvrant la police nationale ? Agnès Naudin, interviewée par Libé avec son coauteur Fabien Bilheran, ne se pose (presque) pas la question : « De toute façon, tant qu’on ne va pas dans les médias, on ne les fait pas chier. Et tant qu’on ne les fait pas chier, il n’y a rien qui change. »

    Quelle a été la genèse de ce livre ?

    Fabien Bilheran : A la fin de l’année 2021, alors que je demandais depuis un an la rupture conventionnelle [il l’a obtenue en juin 2022, ndlr], j’ai appris qu’Agnès s’intéressait au sujet, en tant que porte-parole de la Fédération syndicale unitaire [0,2 % des suffrages aux élections professionnelles du ministère de l’Intérieur en 2018]. On est entrés en contact, et après quelques heures de discussion on en est arrivés à parler de ce livre. Depuis mon engagement auprès des Policiers en colère en 2016, je gardais dans un coin de la tête la possibilité de porter ce genre de témoignages. Entre le réseau d’Agnès et le fait que je suis membre de l’association de prévention du suicide des policiers Peps-SOS, c’est presque les témoins qui venaient à nous. On a même dû faire un tri.

    Agnès Naudin : Ensuite, il a fallu franchir les barrières de la méfiance, répondre à la question que les témoins se posaient : « A quoi ça sert de parler publiquement, après tout ce que j’ai déjà fait pour dénoncer ce qui ne va pas ? » On s’est aussi interrogés sur la légalité, la loyauté, le devoir de réserve. On a fait un gros travail de collecte de preuves. On a écarté des témoignages qui risquaient d’être remis en question. Enfin, toutes les personnes qui parlent dans ce livre sont déléguées de la FSU. Ça faisait partie des conditions sine qua non, pour moi, dès le départ, afin qu’elles soient un minimum protégées de l’administration.

    Les élections professionnelles au ministère de l’Intérieur se tiennent du 1er au 8 décembre. Ce n’est pas un hasard de sortir le livre maintenant ?

    A.N. : Je botte en touche, et vous pouvez l’écrire.

    F.B. : Je n’ai pas d’engagements syndicaux, et je ne suis pas soumis à la réserve électorale. J’estime que les syndicats majoritaires font partie du problème. Ils exercent un électoralisme de court terme, car ils participent à l’obtention des grades et des mutations pour les agents. Quand on n’est pas dans un syndicat, il est beaucoup plus difficile d’obtenir son avancement, même si on le mérite ou qu’on a de l’ancienneté. Publier ce livre maintenant permet de faire réfléchir les policiers au syndicalisme dont ils ont envie. Est-ce qu’ils veulent un syndicalisme de clientèle, qui va juste surfer sur les faits divers ou la dernière polémique ? Ou, au contraire, est-ce qu’ils veulent un syndicalisme qui ait une vision à long terme, qui ait une vision du collectif, au-delà des intérêts particuliers ?
    Guerre des images
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    Police / Justice
    26 sept. 2022abonnés

    Les syndicats ou les associations de policiers n’ont, selon vous, pas le pouvoir de faire bouger les lignes ?

    F.B. : J’ai été dans un syndicat, j’ai été dans les Policiers en colère. Si aujourd’hui j’ai quitté la police, c’est parce que j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir, mais que ça n’a pas suffi pour changer les choses, notamment sur la question du suicide, qui me tient particulièrement à cœur. C’est la plus grande cause de mortalité des gardiens de la paix. Contrairement aux discours politiques, et des syndicats majoritaires, qui s’offusquent des refus d’obtempérer toutes les je ne sais pas combien de secondes, le principal danger pour un policier, quand il entre en école de police, c’est le suicide. Quand le ministre en parle, c’est pour dire que le suicide est dû à des problèmes personnels. En réalité, quand on est policier, on est soumis à des interventions qui peuvent être traumatisantes, à des accidents de la route, à la mort, à la violence…

    A.N. : … et à l’ambiance dans les services.

    F.B. : Oui, voilà, aussi à l’ambiance dans les services, à la hiérarchie… On ne peut pas dire que le suicide n’est pas lié au travail. Le travail joue forcément un rôle dans le suicide, et rien n’est fait à ce sujet. C’est pour cela qu’on en arrive à cette extrémité : écrire un bouquin, avec des policiers à visage découvert, c’est parce qu’on est démunis. On a grand espoir, avec ce livre, de porter une autre parole que ce qu’on peut entendre médiatiquement. De faire réfléchir à ce qu’on peut faire de la police, pour qu’elle fonctionne mieux, pour accompagner les agents vers une sérénité au travail. Cette sérénité est la condition essentielle d’une bonne relation avec la population.

    A lire votre livre, on a l’impression que tous les policiers ont l’air de vouloir changer de service, ou de ne pas être heureux là où ils sont…

    A.N. : Je ne dirais pas ça. J’ai croisé plein de fonctionnaires dans les mêmes services depuis des années, qui n’en bougeront plus jusqu’à la retraite. C’est d’ailleurs parfois une difficulté pour la hiérarchie de gérer ces dynamiques-là. C’est surtout vrai ailleurs qu’à Paris, où au contraire on trouve des jeunes en début de carrière, sortis d’école, donc ça bouge vite…

    F.B. : Je suis un peu plus dur. Je ne connais aucun policier qui soit épanoui dans son travail. Quel que soit le lieu, l’endroit, le service, son prestige, qu’il y ait ou non des moyens… Il y a toujours un problème qui vient le contraindre ou qui rend son quotidien compliqué. Que ce soit de manière structurelle ou à cause de difficultés interpersonnelles.

    A.N. : Ce n’est pas que tous les policiers sont malheureux dans ce qu’ils font. Mais il est vrai que je ne connais pas de policier qui trouve du sens à ce qu’il fait. Parce que la sanction administrative n’a pas de sens, la politique pénale n’a pas de sens… Et puis il y a une instrumentalisation des statistiques policières à des fins politiques. Il y a un vrai décalage entre les chiffres affichés et le quotidien vécu des agents. Par exemple, si on veut voir plus de policiers qui s’occupent du stup, on va demander à tous les policiers de faire des infractions à la législation sur les stupéfiants. En conséquence, on va davantage détecter cette délinquance, et donc demander plus de moyens. C’est une boucle infinie.

    Si pas grand-chose ne fonctionne dans la police, qu’espérez-vous de votre livre ?

    A.N. : Soyons fous : qu’il permette de changer la police ! Il faudrait que chaque fonctionnaire qui, à un moment, a la capacité de faire le choix de couvrir un collègue ou pas, se souvienne de ces témoignages, qu’il se souvienne que chaque action a une répercussion. Et c’est à la portée de tout le monde. Je ne sais pas combien de policiers doivent se mobiliser pour que les choses changent, mais ce nombre existe. Pas besoin que les 150 000 agents fassent la révolution. Mais si 500 ou 600 lisent le bouquin, se disent « j’ai déjà été dans ces situations-là, je ne m’en suis pas rendu compte », qu’ils ouvrent les yeux sur leur propre situation… rien que ça, ce serait énorme. Quant à ceux qui s’y retrouveront à l’avenir, même s’ils ne sont pas victimes, mais plutôt comme des moutons à suivre le troupeau, il faut qu’ils disent « non, je suivrai pas ». Peut-être que, dans un groupe de dix, il suffit que deux moutons arrêtent de suivre le troupeau pour que les choses s’améliorent.

    F.B. : Le bouquin révèle une multitude de témoignages, l’idée est qu’il libère la parole. Et ensuite qu’on s’entraide et qu’on s’accompagne face aux représailles de l’administration que l’on peut subir quand on dénonce les dysfonctionnements. On envisage de constituer un collectif structuré pour soutenir les lanceurs d’alerte [de la police] dans leurs démarches. Plus largement, et c’est sûrement utopiste, il faut arriver à toucher un public large. La solution ne viendra pas uniquement de la police, mais aussi de la mobilisation de la société, qui va permettre l’émergence d’une meilleure police. On veut enclencher la dynamique. La réflexion est sociétale, et elle se pose ainsi : qu’est-ce qu’on fait de la police ?

    A.N. : Oui et, quelle police veut-on ? C’est une question qu’on pourrait poser aux citoyens.

    F.B. : Et ce n’est pas à un ministre de l’Intérieur de répondre à ces questions.

    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/lanceurs-dalerte-dans-la-police-je-ne-connais-aucun-agent-qui-est-epanoui

    #police #témoignage

    –—

    ajouté à la #métaliste de #témoignages de #forces_de_l'ordre, #CRS, #gardes-frontière, qui témoignent de leur métier. Pour dénoncer ce qu’ils/elles font et leurs collègues font, ou pas :
    https://seenthis.net/messages/723573

  • Dans l’Inde de Modi, l’islamophobie des nationalistes hindous s’épanouit en musique.

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2022/12/dans-linde-de-modi-lislamophobie-des.html
    "Les violences contre les musulmans en Inde s’inscrivent dans une longue histoire, mais un phénomène nouveau émerge ces dernières années : l’importance prise par les chants incendiaires dans la perpétuation des agressions. Les cortèges des provocateurs se déplace toujours en musique et lorsqu’ils passent devant une mosquée, le volume est poussé au maximum afin de susciter la réaction des musulmans. Entre les mains des suprémacistes hindous, la musique s’impose comme un redoutable outil de stigmatisation, une forme de dévotion et de propagande particulièrement efficace et insidieuse du point de vue des nationalistes. Depuis les années 1990, ces derniers ont pour habitude de diffuser des cassettes audios contenant des chansons haineuses, dont l’objet principal consiste à attiser les sentiments anti-musulmans. Sur des airs de musique popularisés par Bollywood, les chanteurs incitent à se débarrasser des musulmans. La dimension fédératrice et participative de la musique la rend d’autant plus dangereuse que le pays est socialement très divisé. En rassemblant les classes, elle devient un véhicule puissant pour les diffuseurs de haine antimusulmane. Dès lors, les DJ hindutva transmettent la colère avec une efficacité comparable à celle des imprécateurs les plus véhéments. « Les jeunes hommes qui dansaient le breakdance dans les processions de Rama Navami étaient divisés par classes et par castes. Mais pour haïr les musulmans, ils étaient tous unis. »

  • Middle East Eye sur Twitter : « WATCH : France24 correspondent Laila Odeh was heckled and verbally assaulted by Israelis in Jerusalem for speaking Arabic. https://t.co/TVl25XlNvG » / Twitter
    https://twitter.com/home

    Je ne sais pas comment mettre la vidéo sur Seenthis, mais elle donne une assez claire image de ce qui se passe dans la tête des jeunes Israéliens...

    #israel #racisme

    • La version que tu références :
      https://twitter.com/MiddleEastEye/status/1595855092086890498
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1595854911736090626/pu/vid/720x1280/jTVoLLAEaEeSYGNh.mp4

      La version sur France 24 AR :
      https://twitter.com/France24_ar/status/1595412642226921472
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1595411437454856196/pu/vid/1280x720/WE-L-OFSz8xWVg4C.mp4

      Et en cas de disparition de l’oiseau bleu, une version sur Youtube :
      https://www.youtube.com/watch?v=YSwXXCpeYi0

      La force de cette femme est impressionnante.

      Deux jours après, je ne trouve rigoureusement aucune mention de Laila Odeh dans Google News. Apparemment pas de couverture par les médias français, et pas de réaction officielle du gouvernement français. C’est donc un non-événement.

    • « ce qui se passe dans la tête des jeunes Israéliens... »

      Attention aux raccourcis, je connais des jeunes israeliens pour qui strictement le contraire passe dans la tête...

    • Je pense qu’on a très bien compris ce que veut dire @gonzo, sur ces vidéos ces « jeunes israéliens » gueulent « mort aux arabes, mort aux arabes » autour d’une journaliste palestinienne, quelques mois à peine après l’assassinat de Shireen Abu Akleh par l’armée israélienne, alors même que cette journaliste, Laila Odeh, a elle-même été blessée par l’armée israélienne d’une balle dans la cuisse en 2001… et que tout le monde dans les médias et les politiques français s’en fout royalement.

      Donc oui, on sait qu’il y a une petite minorité de jeunes israéliens avec autre chose que de la merde dans la tête (une bonne partie a même quitté le pays pour… je ne sais plus trop… il me semble qu’à une époque Berlin était devenu la destination privilégiée des jeunes israéliens progressistes).

      Mais je ne vois pas l’intérêt de faire remarquer #not_all_israelis à chaque fois qu’on est devant une telle marque de ce qui est tout de même, pour le coup, une politique d’État (je crois qu’on est à plus de 180 Palestiniens tués cette année - en 2021 la version officielle de la politique « morts aux arabes » a permis de tuer 310 Palestiniens, dont 71 mineurs).

      Ça ne sert pas à grand chose ici de jouer le rôle de celui qui vient taguer #not_all_men à chaque fois qu’on parles des violences faites aux femmes, ou #not_all_cops à chaque fois qu’on rappelle que la police tue, et encore moins #white_lives_matter parce que la police tue les noirs. :-))

    • Et bien moi je trouve ça très utile et même une sorte d’hyghiène intellectuelle, les israeliens ne sont pas les juifs comme j’entends dans les rues arabes, les algeriens, les tunisiens etc... ne sont pas les arabes comme j’entends dans les rues de mon village etc...

      Parce que partout il y a des esprits simples et binaires prêts à tous les raccourcis et volontiers au mépris et à la haine y compris sur seenthis j’ai pu le constater encore récemment...

      Pour ce qui est du désintérêt total de la mort d’autrui je peux te renvoyer au Tigré où là aussi c’est une horreur absolue qui n’existe qu’à peine...

    • Pourquoi pas. Mais @gonzo publie sur ce sujet sur Seenthis depuis janvier 2013. Il anime son blog académique https://cpa.hypotheses.org depuis 2006. C’est un universitaire, auteur et traducteur reconnu sur le sujet.

      Donc tenir à apporter « une sorte d’hygiène intellectuelle » sous un de ses posts ici, parce que certes #not_all_israelis, je suis désolé mais non, je ne trouve pas ça utile, mais au contraire assez irrespectueux.

      Et comme tu as dû remarquer : on est un petit club ici, on est souvent amis dans la vraie vie (c’est mon cas avec Yves que je tiens pour un copain). C’est plutôt mieux d’éviter les imputations d’antisémitisme entre nous.

    • On m’a passé cela, que je n’ai pas réussi à trouver sur Internet... @arno @O.A ; pas la peine de s’énerver... "De" aurait été mieux que "des", c’est vrai... J’imagine que ce ne doit pas être facile de ne pas hurler avec les loups quand on est Israélien. Même si je n’ai guère d’illusions sur l’état d’esprit qui règne aujourd’hui en cet endroit.

      À : Grp_Redaction <Grp_Redaction@france24.com> ; Grp_Correspondants <Grp_Correspondants@france24.com> ; Grp_Internet <Grp_Internet@france24.com>
      Objet : Communiqué : une équipe de France 24 agressée à Jérusalem
       

      (Des versions anglophones et arabophones suivent

      COMMUNIQUÉ DE LA SDJ DE FRANCE 24

      La société des journalistes de France 24 condamne très fermement le harcèlement et l’agression dont ont été victimes Leila Odeh, notre correspondante arabophone à Jérusalem, et son caméraman Nader Baybers. 

      Alors qu’ils étaient sur les lieux de l’une des attaques de ce mercredi matin à Jérusalem pour couvrir l’évènement, ils ont été encerclés par un certain nombre de jeunes religieux extrémistes en plein direct. Ces personnes ont fait des gestes offensants devant la caméra et ont prononcé des propos inacceptables : « Mort aux Arabes ! », « On ne veut pas d’Arabes, on ne veut pas de terroristes, dégage d’ici ». 

      Une fois le direct terminé, le nombre d’extrémistes encerclant notre équipe a encore augmenté. Les insultes et gestes offensants se sont eux aussi multipliés. « Pars à Gaza », ont-ils lancé à notre correspondante. Nader a été poussé et frappé. Le trépied de la caméra de l’équipe a été cassé.

      Alerté par Leila, qui lui demandait aide et protection, le policier situé à proximité a refusé d’intervenir malgré les demandes répétées et leur a intimé l’ordre de quitter les lieux. Face à cette violence et le refus de protection de la part de police israélienne, notre équipe a dû cesser son travail et prendre la fuite. 

      Au moins une autre journaliste a été harcelée par ces groupes sur les lieux des attaques. 

       

      Cette violence est inacceptable. Aucune démocratie, dont la liberté de la presse est un des piliers fondamentaux, ne peut la tolérer. Nous sommes également indignés de l’inaction de la police qui porte une grave responsabilité. Nous appelons les autorités sécuritaires et politiques israéliennes à assurer la protection des journalistes pour qu’ils puissent faire leur travail dans des conditions normales, sans craindre pour leur intégrité physique ou leur vie. 

      Tout doit être fait, y compris par la direction de France 24, pour s’assurer que Leila puisse continuer de faire son travail normalement et se rendre sur le terrain. 

       

      C’est la troisième fois en un peu plus d’un an qu’elle est ainsi ciblée par des extrémistes israéliens. Cette impunité doit cesser immédiatement. 

       

      FRANCE 24 EDITORIAL COMMITTEE STATEMENT

       

      France 24’s Editorial Committe strongly condemns the harassment and aggression against our Arabic-speaking Jerusalem team, correspondent Leila Odeh and her cameraman Nader Baybers.

       

      Covering the event on site after one of the bomb blasts on Wednesday morning in Jerusalem, they were surrounded by a group of young extremists. During their live broadcast these people made offensive gestures in front to the camera and aggressed our France 24 colleagues verbally, pronouncing insults such as :

      “Death to Arabs ! »,

      « We don’t want Arabs, we don’t want terrorists, get out of here ».

      Once off air, the number of extremists surrounding our team grew. Insults and offensive gestures also multiplied. “Go to Gaza”, they said to our correspondent. Nader, the cameraman, was pushed and punched, breaking his camera tripod.

      Leila, alerted a nearby police officer, requesting help and protection. The officer, however, refused to intervene, despite repeated requests, and ordered France 24’s crew to leave the premises. Amid this violence and the Israeli police’s refusal to intervene, our team was forced to stop their work and flee.

       

      At least one other journalist, from a different TV network, was harassed by groups at the scene of the attacks early in the day.

      This violence is unacceptable. No democracy, of which freedom of the press is one of the fundamental pillars, can tolerate this.

       
      We are outraged by the inaction of the police force, who bear a grave responsibility. Therefore, we call on the Israeli security and political authorities to ensure the protection of journalists, in order to practice their work freely and fairly, without fearing for their lives.

      Everything must be done, including by France 24 management, to ensure Leila can continue to pursue her work, on and off the field.

      It is the third time in just over a year Leila Odeh has been targeted by Israeli extremists. 

       

      This impunity must end immediately.

      بيان صادر عن جمعية صحافيي وصحافيات فرانس 24

      تدين جمعية صحافيي وصحافيات فرانس 24 بأشد العبارات الاعتداء الذي تعرضت له الزميلة ليلى عودة، مراسلة قناتنا الناطقة بالعربية في القدس، والزميل المصور نادر بيبرس.

      بينما كان الزميلان عودة وبيبرس يقومان بتغطية إخبارية في مكان وقوع إحدى الهجمات في القدس، صباح الأربعاء 23 تشرين الثاني/نوفمبر 2022، تمت محاصرتهما من قبل عدد من الشبان المتدينين المتطرفين، خلال البث المباشر. قام المعتدون بحركات غير لائقة، وهتفوا بعبارات مسيئة منها : "الموت للعرب !" و"لا نريد العرب، لا نريد الإرهابيين، ارحلوا من هنا".

      وعند نهاية البث، ازداد عدد المتطرفين المحاصرين لزميلينا، وازدادت كذلك الشتائم والإشارات غير اللائقة. فصرخوا بوجه مراسلتنا : "اذهبي إلى غزة". تم دفع الزميل بيبرس وضربه، فضلاً عن تحطيم مسند الكاميرا.

      عند قيام الزميلة ليلى بطلب المساعدة من شرطي في المحيط، رفض الشرطي التدخل رغم تكرار المناشدات، وأمرها بمغادرة المكان. في وجه هذا العنف ورفض تقديم الحماية من قبل الشرطة الإسرائيلية، غادر فريقنا المكان للحفاظ على سلامته.

       

      صحافية أخرى على الأقل تعرضت لمضايقات من قبل هذه المجموعات في نفس المكان.

       

      تؤكد جمعية صحافيي وصحافيات فرانس 24 أن هذا العنف غير مقبول. لا تقبل به أي ديمقراطية، تكون حرية الصحافة عمودا من أعمدتها. وتؤكد الجمعية على غضبها إزاء عدم التحرك من قبل الشرطة، التي تتحمل مسؤولية كبيرة. وتطالبُ السلطاتِ الأمنية والسياسية الإسرائيلية بضمان حماية الصحافيين، كي يتمكنوا من القيام بعملهم في ظروف طبيعية، دون أن يخشوا على سلامتهم أو حياتهم.

       

      يجب القيام بكل ما يمكن القيام به من قبل جميع الأطراف المعنية، بمن فيها إدارة قناة فرانس 24، لضمان أن تستمر ليلى عودة ونادر بيبرس بالقيام بعملهما في الميدان بشكل طبيعي.

       

      نذكّر أنه الاعتداء الثالث الذي تتعرض له ليلى عودة، خلال عامٍ ونيف، من قبل متطرفين إسرائيليين أثناء القيام بعملها. الإفلات من العقاب يجب أن يتوقف فوراً.

       

    • @arno @gonzo

      Hello,

      Il y a ceux qui écrivent avec des raccourcis qu’on peut comprendre et ceux qui lisent avec pas toujours le même « background » c’est à dire la même « culture » du milieu et parfois/souvent une lecture très « littérale » c’est là un des problème majeur des réseaux socios...

      il y a ceux qui écrivent et ceux qui lisent...

      Je lis seenthis depuis plus longtemps que je n’y participe (je n’en suis pas fier) et pour avoir lu les billets de Gonzo et lu son blog, pas un instant ne m’est venu l’idée de le suspecter de quoi que ce soit et pas davantage d’antisémitisme que d’autre chose. Si mon message a pu paraitre irrespectueux, je le déplore mais ce n’était pas son objet.

      Mon post que je veux bien considérer comme maladroit est une alerte, dans l’entre-soi de seenthis il y a aussi des gens qui font une lecture littérale de ce qui s’écrie et alimente la petite haine qui organise leur monde. Hors partout et tout le temps il me parait salutaire de glisser de la nuance qui empêche le monde de se diviser entre eux et nous... A plus forte raison quand on peut lire sans être inscrit...

      Donc moi ce que je vois sur la vidéo c’est des petits cons qui font de la provo, à première vue des lycéens d’une école religieuse (voir les tenues) et même des petits sépharades...
      (le plus vieux est certainement le vigile-bénévole)

      On a les mêmes en Loden et Weston à Neuilly prêts à crier « mort aux arabes et aux pauvres » et les mêmes à Aubervilliers en survet et casquette prêts à crier « mort à Israel et au juifs ».

      Des petits cons qui affirment une appartenance le cas échéant en appelant à faire disparaitre ceux d’en face...

      Donc on regarde ça on est atterré et on espère qu’ils vont saisir les associations de journalistes locaux et porter plainte et en même temps on comprends très bien au vu des résultats des élections et des postes ministériels etc...

      Donc Arno, dont j’ai bien compris que tu étais le « tôlier », la passion ne doit pas nous égarer même d’une voyelle ou d’une virgule car l’entre-soi de Seenthis est accessible à tous sur internet, les plus et les moins éclairés ...

      A suivre

    • Encore un mot quand même et je m’en excuse c’est un peu pathos...

      Je me méfies des raccourcis, des voyelles, des virgules, des guillemets parce que j’ai connus des « amharas » avec qui je buvais des bières qui ont finis coupés en morceau par leurs voisins.

      Des « tigréens » enfermés dans des camps avec un repas par jour et aucune certitude qu’ils ne seraient pas executés le lendemain ou le soir même et ça pendant des mois…

      C’était juste l’année dernière donc quand on me dis « amharas », « tigréens », « oromos », « juifs », « arabes », « noirs », je tends l’oreille pour essayer de repérer le moment de bascule où l’autre est assez déshumanisé, assez un autre, un étranger pour qu’on puisse le tuer sans que ça ait d’importance …

      voilà…

      il y a des endroits où je ne vais plus parce que tous les gens qui j’y connaissais sont morts et par soucis des lecteurs je ne raconterai pas comment on les a tués...

  • Rokhaya Diallo : « Le racisme est lié à l’expansion du capitalisme »
    https://www.frustrationmagazine.fr/rokhaya-diallo

    Rokhaya Diallo est une chercheuse, journaliste, autrice et militante antiraciste et féministe française. Alors qu’elle bénéficie d’un certain prestige à l’international – elle est depuis 2020 contributrice au Washington Post et, depuis 2021, chercheuse à l’université de Georgetown (Washington) -, elle est, en France, régulièrement la victime d’attaques et de polémiques d’une extrême violence, que […]

  • Pourquoi l’antiracisme est « neutralisé » sur Wikipédia (37mn)

    https://www.arretsurimages.net/articles/pourquoi-lantiracisme-est-neutralise-sur-wikipedia

    Dans le dernier numéro de la Revue du crieur (fondée en 2015 par Mediapart et La Découverte), la journaliste et militante antiraciste Siham Assbague raconte dans « Wikipédia, ou la discrète neutralisation de l’antiracisme » sa plongée de plusieurs mois dans l’encyclopédie en ligne. Le but ? Comprendre pourquoi, par exemple, les introductions des pages de militants antiracistes comme Rokhaya Diallo ou Marwan Muhammad précisent qu’ils sont des personnalités polémiques, tandis que celles des journalistes du Figaro Eugénie Bastié et Ivan Rioufol, pas moins polémiques dans l’espace public, ne le mentionnent pas (modifiée après son enquête, la page d’Ivan Rioufol le précise désormais). Résultat : aux biais propres à Wikipédia, à la sociologie de ses contributeurs et contributrices, s’ajoute un puissant filtre médiatique sur lequel repose une bonne partie de l’encyclopédie.

    #sources#wikipedia#désinformation#medias#anti-racisme#racisme#traitement_mediatique#polemiques#sociologie#sources_fiables

  • #Extrême_droite : les rats noirs de retour
    https://www.blast-info.fr/articles/2022/extreme-droite-les-rats-noirs-de-retour-RM1KvBFaQ8SY0q_fOALWWQ

    Tags ce weekend dans le quartier latin, photos et vidéos de nervis cagoulés, résurgence du logo historique du rat noir : le GUD, groupe mythique de l’extrême droite la plus violente, réapparaît de manière spectaculaire à Paris après avoir été en sommeil…

    #Discrimination #Racisme
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-extreme-droite-les-rats-noirs-de-retour-RM1KvBFaQ

  • Le développement des tiny houses met en exergue la politique raciste anti-Voyageurs.
    Thread by Rafumab on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1592448672750456832.html

    Car les lois et les règles créées contre l’installation et l’accès à la propriété des « gens du voyage » frappent directement ces « nouveaux nomades en tiny house ».
    Lorsque l’on vit dans un habitat mobile à usage principal d’habitation on ne peut stationner plus de 3 mois dans son propre terrain sans obtenir d’autorisation du maire.
    Or l’article relève (à juste titre) la frilosité des maires en raison de « vieux préjugés envers les gens du voyage, ou à la nécessité de réviser le PLU pour une poignée de demandes ».
    Dommage que ce développement n’aille pas plus loin par ce que moi ça me saute littéralement au visage. Surtout avec la phrase suivante : « Ce qui contraint les « tiny housers » à se déplacer tous les trois mois, à se mettre gentiment hors-la-loi ou à renoncer à leur projet de vie »
    Je crois que jamais personne n’aurait écrit ça pour un « gens du voyage ».
    Les Voyageurs ne sont ainsi jamais « gentiment hors-la-loi », mais plutôt « envahissants » dans des « installations sauvages et illicites », et coupables de « dégradations », de « troubles à l’ordre public » et « d’empoisonner la vie des riverains », des vrais gens quoi.
    Les Voyageurs ne sont pas « contraint à renoncer à leur projet de vie », mais ils sont plutôt « accompagnés vers l’ancrage et la sédentarisation » à travers des politiques publiques respectueuses de leurs traditions.

  • It’s time to make minimum wage laws apply to ALL workers (no, they don’t at present) - Food Politics by Marion Nestle
    https://www.foodpolitics.com/2022/11/its-time-to-make-minimum-wage-laws-apply-to-all-workers-no-they-dont-a

    For reasons of history—and, alas, racism—laws requiring minimum wages do not apply to restaurant workers, farm workers, and home employment workers, all mostly people of color.

    This report focuses on restaurant workers who depend on tips:

    Unique among pay inequities, the subminimum wage for tipped workers was an original pay gap created intentionally to deny Black women any wage at all, forcing them to live on tips. This original and intentional pay inequity has been compounded over the last 160 years since Emancipation by ongoing inequities in hiring by employers and tipping and harassment by customers — resulting in an unlivable situation for Black women. The fact that Black women persist in the restaurant industry is a testament to many of these workers’ pride in their work as hospitality professionals who deserve to be remunerated as such.

    #rapport #racisme #sexisme #exploitation #salaire_minimum #service

  • De Hollande à Darmanin : Ascenseur pour les fachos
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/de-hollande-a-darmanin-ascenseur-pour-les-fachos-wGYfDbWiTHaQ-aLjR7SytQ

    Pour ce nouvel épisode, Sebastien Fontenelle revient pour Blast sur la séquence hallucinante d’un député RN à l’Assemblée Nationale qui a defrayé la chronique. Un député qui hurle à un autre député, noir, en pleine prise de parole sur la situation des…

    #Extrême_droite #Racisme #Réfugiés
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-de-hollande-a-darmanin-ascenseur-pour-les-fachos-

  • Racisme de la police en France. Un thread de "Barbure" sur twitter.

    Ça fait 1 an et demi que je documente le racisme de la police en France. J’ai un doc Word de 16 pages avec juste des liens d’articles, de rapports...
    Je ne sais pas quoi faire de ces ressources, donc le voici sous forme de thread.

    https://twitter.com/_Barbure_/status/1588288232101662721

    Un document avec compilation de tous les liens :
    https://docs.google.com/document/d/1ps3V-dkCLrPrP3WvUj9MBnWp0DXKWqUgbffQIE0ngwk/edit

    #mots #vocabulaire #racisme

    –------

    Les personnes au profil de « jeune homme perçu comme noir ou arabe » ont une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlés par la police.
    https://t.co/QKhRUciw3G

    L’impact du #contrôle_au_faciès (Rapport de Justice Initiative)
    https://t.co/Fm0QyWI3Mr

    Police et #minorités_visibles : les #contrôles_d’identité à Paris
    https://www.justiceinitiative.org/publications/profiling-minorities-study-stop-and-search-practices-paris/fr

    « Ils nous parlent comme à des chiens », Contrôles de police abusifs en France (Rapport de Human Rights Watch, dénonçant des “contrôles abusifs et racistes” sur des enfants noirs et arabes )
    https://www.hrw.org/fr/report/2020/06/18/ils-nous-parlent-comme-des-chiens/controles-de-police-abusifs-en-france

    “Insultes racistes, recours excessif à la force, coups, homicides illégaux..."
    Ce rapport révèle un système qui favorise l’impunité des policiers accusés de ces actes.
    https://www.amnesty.org/fr/documents/eur21/003/2009/fr

    Racisme dans la police : Mediapart révèle un rapport interne qui appelle à « nommer les faits par leur nom »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/011122/racisme-dans-la-police-mediapart-revele-un-rapport-interne-qui-appelle-nom

    L’Etat condamné pour faute lourde après les contrôles d’identité au faciès de trois lycéens
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2021/06/08/l-etat-condamne-pour-faute-lourde-apres-les-controles-d-identite-au-facies-d

    Les personnes tuées par la police sont « essentiellement des jeunes et des personnes issues de minorités visibles », observe l’Acat dans son rapport.
    https://t.co/dmjqcGhTlh

    "On a peur qu’ils soient blessés ou tués" : comment des familles noires et arabes apprennent à leurs enfants à vivre avec les forces de l’ordre
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/on-a-peur-qu-ils-soient-blesses-ou-tues-comment-des-familles-noires-et-

    "Nègres", "pédés", "con de maghrébin" : des collégiens racontent leur interpellation
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/negres-pedes-con-de-maghrebin-des-collegiens-racontent-leur-interpellati

    Contrôles d’identité : des #discriminations vécues dès l’adolescence, selon une étude
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/22/le-rapport-avec-la-police-se-construit-des-le-plus-jeune-age-selon-une-etude

    "Quand on vous traite de bougnoule le premier jour de votre affectation, c’est qu’il y a un problème" : un agent victime de racisme au sein de la police témoigne
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/quand-on-vous-traite-de-bougnoule-le-premier-jour-de-votre-affectation-

    Racisme dans la police : « Ceux qui ont le courage de parler en prennent plein la gueule »
    https://connexion.liberation.fr/autorefresh?referer=https%3a%2f%2fwww.liberation.fr%2ffrance%2f

    “Bougnoule, bicot, youpin, négro, c’est rigolo pour eux" : une policière dénonce le racisme de ses collègues
    https://www.bfmtv.com/police-justice/bougnoule-bicot-youpin-negro-c-est-rigolo-pour-eux-une-policiere-denonce-le-r

    Magouilles, nazisme et violence : un « policier repenti » se livre
    https://www.mediapart.fr/journal/france/211218/magouilles-nazisme-et-violence-un-policier-repenti-se-livre
    https://www.youtube.com/watch?v=qy35OmwkoeA

    Des policiers utilisent le terme « négroïde » dans leurs enquêtes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160620/des-policiers-utilisent-le-terme-negroide-dans-leurs-enquetes?onglet=full

    "Il y a beaucoup plus de coups à prendre à dénoncer qu’à ne rien dire" : un policier dénonce l’omerta autour du racisme au sein de sa profession
    https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/il-y-a-beaucoup-plus-de-coups-a-prendre-a-denoncer-qu-a-ne-rien-dire-un

    "Tout le monde le sait, le voit et le subit" : des policiers racontent le racisme dans leurs rangs
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/tout-le-monde-le-sait-le-voit-et-le-subit-des-policiers-racontent-le-ra

    "J’étais l’arabe de service" : Mehdi, ex-policier, raconte le racisme subi dans un commissariat
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/j-etais-l-arabe-de-service-mehdi-ex-policier-raconte-le-racisme-subi-dan

    Des milliers de policiers s’échangent des messages racistes sur un groupe Facebook
    https://www.streetpress.com/sujet/1591288577-milliers-policiers-echangent-messages-racistes-groupe-facebo

    « #FDO_22_unis », un deuxième groupe Facebook où des milliers de policiers échangent des messages racistes
    https://www.streetpress.com/sujet/1591618480-fdo-22-unis-deuxieme-groupe-facebook-milliers-policiers-echa

    « Bougnoules », « nègres », « fils de pute de juifs » : quand des policiers racistes se lâchent
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040620/bougnoules-negres-fils-de-pute-de-juifs-quand-des-policiers-racistes-se-la

    Gardiens de la paix
    https://www.arteradio.com/son/61664080/gardiens_de_la_paix

    Au procès des policiers de Rouen : « On baigne dans un racisme ambiant »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040921/au-proces-des-policiers-de-rouen-baigne-dans-un-racisme-ambiant?onglet=ful

    #Violence, racisme, #sexisme : Le témoignage glaçant d’une policière
    https://www.youtube.com/watch?v=BsRDCW1YHLc&feature=youtu.be

    "#Légitime_défense" ou "#racisme_policier" : depuis 40 ans, l’#impunité sur le banc des accusés ?
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/legitime-defense-ou-racisme-policier-depuis-40-ans-l-impunite-sur-le-ban

    Bamboula, ça reste encore à peu près convenable", lâche un syndicaliste policier sur France 5
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/arrestation-violente-a-aulnay-sous-bois/video-bamboula-ca-reste-encore-a-peu-pres-convenable-dit-un-syndicalist

    Violences en série, menaces de viol, racisme : enquête sur la police d’Argenteuil
    https://www.streetpress.com/sujet/1593693154-violences-policieres-menaces-viol-racisme-enquete-police-arg

    « L’alcool est toléré en gendarmerie, pas les Arabes » - Un gendarme raconte 10 ans de racisme
    https://www.streetpress.com/sujet/1664887412-alcool-gendarmerie-arabes-gendarme-temoignage-racisme-discri

    Racisme et apologie des violences policières sur TN Rabiot, le groupe Facebook qui regroupe des milliers de fonctionnaires
    https://www.streetpress.com/sujet/1606917498-racisme-apologie-violences-policieres-groupe-facebook-michel

    Un CRS qui a arboré un blason nazi vient d’être... promu brigadier-chef
    https://www.marianne.net/societe/un-crs-qui-arbore-un-blason-nazi-vient-d-etre-promu-brigadier-chef#Echobox

    « Hitler n’a pas fini le travail » et autres insultes racistes par des policiers du TGI
    https://www.streetpress.com/sujet/1622562263-insultes-racistes-antisemites-policiers-tgi-racisme-police-h

    "Les Blancs, on ne les contrôle pas. On va chercher les Noirs, les Arabes, les Pakistanais"
    https://www.youtube.com/watch?v=_bmwJreChoo&feature=youtu.be

    « Je ne veux pas être dans le groupe du bougnoule » : des policiers de Nancy faisaient régner un « climat de haine »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/09/07/je-ne-veux-pas-etre-dans-le-groupe-du-bougnoule-a-nancy-des-policiers-faisai

    « Un policier a dit “Regarde comment on casse un bras” et... »
    https://www.streetpress.com/sujet/1638884427-violences-policier-bras-casse-saint-quentin-aisne-justice-ig

    "J’ai été torturé dans le commissariat de Sint-Quentin par des policiers"
    https://www.youtube.com/watch?v=w8BSH_DfxUI&feature=youtu.be

    #Violences_policières : un homme de 19 ans dénonce des actes de « torture » subis au commissariat de Juvisy-sur-Orge
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/violences-policieres-un-homme-de-19-ans-denonce-des-actes-de-torture-subi

    « Ni bougnoule ni gonzesse » : au procès de la « meute » de la #BAC de nuit de Nancy
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120322/ni-bougnoule-ni-gonzesse-au-proces-de-la-meute-de-la-bac-de-nuit-de-nancy#

    Insultes islamophobes et nostalgie du Troisième Reich, bienvenue à la Bac de nuit de Nancy
    https://www.streetpress.com/sujet/1647255530-insultes-islamophobes-nostalgie-nazis-reich-bac-nuit-nancy-p

    Violences policières, racisme, vol, mensonges : l’affligeante impunité de l’unité CSI 93
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/violences-policieres-racisme-vol-mensonges-laffligeante-impunite-de-lunit

    Violences, étranglement, sachet d’herbe sorti de la poche du brigadier... Une caméra de surveillance a tout enregistré, @Libe révèle l’intégralité de ces images accablantes pour la CSI 93.
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/violences-policieres-racisme-vol-mensonges-laffligeante-impunite-de-lunit

    Écœuré par les actualités récentes et les commandes politiques, le policier français Alexandre Langlois a demandé à être relevé de ses fonctions. Notre correspondante @BedardME l’a rencontré.
    https://twitter.com/RadioCanadaInfo/status/1335670419618230275

    (Sur la question de l’impunité, je vous conseille cet article "#IGPN : plongée dans la fabrique de l’impunité" :
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120620/igpn-plongee-dans-la-fabrique-de-l-impunite

    Il y a aussi ce podcast, où d’ancien policiers parlent de la #culture_raciste au sein de la police (qu’ils ont quitté)
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/police-tu-l-aimes-ou-tu-la-quittes-9658915

    Un autre témoignage, sur le racisme dans la #gendarmerie :
    https://www.youtube.com/watch?v=Io7s1mdNzYk

    Quand la BAC de Nancy était noyautée par un violent groupuscule raciste
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/quand-la-bac-de-nancy-etait-noyautee-par-un-violent-groupuscule-raciste-0

    Sept policiers de la BAC de Nancy condamnés pour « harcèlement » et injures racistes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140522/sept-policiers-de-la-bac-de-nancy-condamnes-pour-harcelement-et-injures-ra

    VIDÉO. « Espèce de con », « connard » : des policiers tabassent et insultent des jeunes à Lille
    https://www.revolutionpermanente.fr/Violences-policieres-A-Lille-des-policiers-frappent-et-insulten

    Un autre témoignage d’un ancien policier
    « Chaque fois qu’il croisait des jeunes de cités d’origine maghrébine, il disait "regarde-moi ces bonnes geules de racailles, moi je te réglerais ça à coup de lance-flamme" »
    https://www.youtube.com/watch?v=TDAGLrzurq4

    Les exilés à la rue racontent des violences policières trop banales
    https://www.streetpress.com/sujet/1666084694-exiles-rue-violences-policieres-harcelement-sexuel-police-po

    Coups de Taser dans les testicules : l’IGPN enquête sur l’interpellation d’un Malien sans papiers
    https://www.mediapart.fr/journal/france/101121/hold-violente-interpellation-45-jours-d-itt-et-des-coups-de-tasers-dans-le

    « Mon frère a été tué par la police d’une balle dans la tête »
    https://www.streetpress.com/sujet/1610725671-frere-tue-police-balle-tete-gaye-camara-violences-justice

    Viry-Châtillon : comment la police a fabriqué des faux coupables
    https://www.youtube.com/watch?v=qpkxkupSQVs&feature=youtu.be

    « J’ai été violé par deux policiers dans un commissariat. »
    https://twitter.com/_Barbure_/status/1588288240338972673
    #viol

    « Il y a une femme qui m’a tenu les pieds, pendant qu’un policier me tapait avec la pointe de ses pieds » : Gabriel a été interpellé à Bondy. Gabriel a 14 ans. 14 ans. Gabriel a accepté de nous raconter son histoire. Entretien avec @davidperrotin
    https://twitter.com/Loopsidernews/status/1269154225038209024

    #Gabriel , 14 ans victime de violences policières. La version des policiers est un chef d’oeuvre :


    https://twitter.com/younousomarjee/status/1269209379531825152

    L’affaire #Théo (thread) :
    https://twitter.com/nicolaschapuis/status/1331170006533623808

    #Affaire_Théo : un simple blâme pour les deux policiers renvoyés devant les assises ?
    https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/affaire-theo-un-simple-blame-pour-les-deux-policiers-renvoyes-devant-les-

    Quatre mineurs du Val-de-Marne dénoncent une garde à vue abusive et des propos à caractère raciste et homophobe
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/12/quatre-mineurs-du-val-de-marne-denoncent-une-garde-a-vue-abusive-et-des-prop

    Noisy-le-Grand : la vidéo qui accable la police
    https://www.lemediatv.fr/articles/2021/exclusif-noisy-le-grand-la-video-qui-accable-la-police-76yHk0XATSy_V5JY6vi

    Vous vous rappelez la tentative de meurtre raciste dans le Jura ?
    Le flic a pas entendu les insultes racistes du gars, par contre il a entendu les insultes de la victime... Qui est poursuivie pour avoir dégradé la bagnole qui lui a foncé dessus, WTF ?
    https://twitter.com/UnMondeRiant/status/1402001135356030988

    Tir policier mortel à Sevran : l’homme abattu était « une figure emblématique » du quartier des Beaudottes
    https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/tir-policier-mortel-a-sevran-lhomme-abattu-etait-une-figure-emblematique-

    Menacé de prison après avoir été criblé de balles par la Bac : l’incroyable acharnement contre Nordine A.
    https://www.revolutionpermanente.fr/Menace-de-prison-apres-avoir-ete-crible-de-balles-par-la-Bac-l-

    Survivant à des tirs policiers et emprisonné : Nordine et Merryl racontent leur calvaire judiciaire
    https://www.youtube.com/watch?v=d4H68tpqZ6w&t=18s

    VIDÉO. « Un bicot comme ça, ça ne nage pas » : indignation après des propos racistes tenus par des policiers
    https://www.leparisien.fr/video/video-un-bicot-comme-ca-ca-ne-nage-pas-indignation-apres-des-propos-racis

    « Un bicot, ça ne nage pas » : cinq jours d’exclusion pour deux policiers
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/un-bicot-ca-ne-nage-pas-cinq-jours-dexclusion-pour-deux-policiers-2021101

    Aux racines du #racisme_systémique de la police
    https://www.liberation.fr/debats/2020/06/15/aux-racines-du-racisme-systemique-de-la-police_1791267

    Aux racines de l’histoire raciste de la police
    https://www.binge.audio/podcast/programme-b/aux-racines-de-lhistoire-raciste-de-la-police

    En 2013, des policiers arrêtent un jeune homme noir innocent, le rouent de coups, l’étranglent. Un de leur collègue précise “c’est pas lui”, ils continuent. Son grand frère arrive, ils le frappent, lui tirent dessus au niveau du visage… avant d’éborgner leur mère à la grenade.
    Ils ont été acquittés
    https://www.lemonde.fr/police-justice/video/2021/06/02/enquete-video-en-seine-saint-denis-comment-une-operation-de-police-a-vire-au

    J’ai pas encore parlé du documentaire de Désarmons-les :
    https://www.youtube.com/watch?v=zrHcc_rPacE

    Quartier tranquille, coin peinard. Y’a R.
    Flic : balance du gaz répulsif sur les canapés puis casse une chicha au sol. Un habitant l’interpelle et râle. Normal.
    Réponse du flic : "Descends de chez toi ... avec ta sale gueule de singe, là"
    Vu leur impunité, pourquoi se gêner ?
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1454691724115292165

    Violences policières : les images accablantes du tir de LBD qui a mutilé #Adnane_Nassih
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/les-images-accablantes-du-tir-de-lbd-qui-a-mutile-adnane-nassih-20210504_

    Cet article sur le phénomène des "#amendes_gratuites" me semble intéressent, et peu connu :
    Jusqu’à 10 000 euros d’amendes cumulées durant les couvre-feux : des jeunes de quartiers dénoncent un harcèlement
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210721/jusqu-10-000-euros-de-contraventions-des-jeunes-de-quartiers-denoncent-un-

    Amendes abusives : pendant le confinement, « un acharnement » dans les quartiers populaires
    https://www.liberation.fr/societe/amendes-abusives-pendant-le-confinement-un-acharnement-dans-les-quartiers

    "Je suis endetté à hauteur de 2700 euros" : des jeunes de quartiers populaires parisiens victimes d’#amendes_abusives
    https://www.bfmtv.com/paris/je-suis-endette-a-hauteur-de-2700-euros-des-jeunes-de-quartiers-populaires-pa

    La Brigade des mamans contre les amendes abusives de leurs enfants
    https://www.bondyblog.fr/societe/police-justice/la-brigade-des-mamans-contre-les-amendes-abusives-de-leurs-enfants

    Contrôle de police mortel à Marseille : « Mon fils est mort, je demande que vérité soit faite »
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/controle-de-police-mortel-a-marseille-mon-fils-est-mort-je-demande-que-ve

    Si, il y a une histoire raciste de la police
    https://www.binge.audio/podcast/programme-b/si-il-y-a-une-histoire-raciste-de-la-police

    Rapport de 2019 du Réseau européen contre le racisme (ENAR) sur les crimes à motivation raciale et le racisme institutionnel : ces infractions sont en augmentation en Europe, mais ne sont souvent pas signalées. « Pour les victimes de ces crimes, les mauvais traitements, les abus et les violences de la part de la police sont un facteur déterminant dans la décision de ne pas les signaler aux forces de l’ordre », rapportait alors l’étude.
    https://www.enar-eu.org/IMG/pdf/shadowreport2018_final.pdf

    Samedi 17 Aout, nous avons déposé notre toute nouvelle cuve d’eau sur un des lieux de vie du Calaisis, ou chaque jours sont déposés environ 2 000L d’eau.
    Dimanche 18 aout 17h30, elle est lacérée au couteau par les forces de police et CRS.
    https://twitter.com/CalaisFoodCol/status/1430946921011720202

    Tirs policiers à Stains : « je me suis vu mourir »
    https://www.bondyblog.fr/societe/police-justice/tirs-policiers-a-stains-je-me-suis-vu-mourir

    –---

    Le reste sur ce google doc :
    https://docs.google.com/document/d/1ps3V-dkCLrPrP3WvUj9MBnWp0DXKWqUgbffQIE0ngwk/edit

  • « Retourne en Afrique ! » : la normalisation ratée du RN
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/retourne-en-afrique-la-normalisation-ratee-du-rn-8_Urym2zTN-OIsIJx3IPkQ

    Samedi le nouveau président du RN sera élu. Sauf surprise, ce sera Jordan Bardella, actuel président du parti par intérim. Il affronte Louis Aliot, maire de Perpignan. Tous les deux restent sensiblement sur la même ligne, celle de Marine Le Pen, et…

    #Extrême_droite #Politique #Racisme

  • Agressé par Morandini et par la fachosphère : le maire de Stains contre-attaque
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/agresse-par-morandini-et-par-la-fachosphere-le-maire-de-stains-contre-atta

    Depuis qu’une rue de Stains a été symboliquement et provisoirement renommée au nom de l’épouse du prophète Mohamed dans le cadre d’un projet citoyen et artistique célébrant des femmes inspirantes, le maire de la ville, Azzedine Taibi et les élus de la…

    #Antiracisme #Extrême_droite #Islamophobie #Racisme

  • Agressé par Morandini et par la fachosphère : le maire de Stains rompt le silence
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/agresse-par-morandini-et-par-la-fachosphere-le-maire-de-stains-rompt-le-si

    Depuis qu’une rue de Stains a été symboliquement et provisoirement renommée au nom de l’épouse du prophète Mohamed dans le cadre d’un projet citoyen et artistique célébrant des femmes inspirantes, le maire de la ville, Azzedine Taibi et les élus de la…

    #Antiracisme #Extrême_droite #Islamophobie #Racisme

  • Maurice Olender, le maître ignorant (Singulier, Pluriel)

    C’est que le parcours de Maurice Olender est à placer sous le signe d’une méfiance envers les formes instituées du savoir, les protocoles érudits et la force d’intimidation des sciences : ce grand savant, qui a côtoyé Jean-Pierre Vernant ou Pierre Vidal-Naquet, qui a édité Claude Lévi-Strauss ou François Hartog, manifeste une vigilance envers le savoir.

    Il sait combien les idéologies les plus funestes peuvent se dissimuler dans les écrits académiques, comme il l’a montré dans Race sans histoire : cette vigilance s’accompagne ainsi d’un regard oblique envers les savoirs.

    Celui qui refusa longtemps le langage, qui fut cliveur de diamants à Anvers, avant de donner régulièrement un séminaire à l’EHESS et de fonder une des collections essentielles pour les sciences humaines maintient une manière d’extériorité aux écritures institutionnalisées du savoir : autodidacte et artisan plus que spécialiste.

    La parole de la conversation est précisément le cœur battant de cette vigilance, s’énonçant en rupture d’autorité.

    La suite :

    https://diacritik.com/2021/01/07/maurice-olender-le-maitre-ignorant-singulier-pluriel

    #Litterature#Maurice_Olender#Edition#La_librairie_du_XXe_siècle#La_librairie_du_XXIe_siècle#Race#Racisme

  • Mort de Maurice Olender, écrivain et figure de l’édition européenne

    Chercheur formé à l’archéologie et à l’histoire ancienne, de même que philologue maîtrisant le grec ancien, il était un pilier de la vie des idées. Il s’est éteint à Bruxelles, le 27 octobre, à l’âge de 76 ans.

    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2022/10/28/mort-de-l-ecrivain-et-editeur-maurice-olender_6147740_3382.html

    L’écrivain-éditeur Maurice Olender, né le 21 avril 1946 à Anvers (Belgique), est mort, le 27 octobre, à son domicile de Bruxelles, d’une maladie pulmonaire. Il avait 76 ans. Avec lui disparaît une figure d’exception de l’édition européenne, un des artisans les plus actifs de la vie des idées de ces dernières décennies. En créant, il y a plus de trente ans, aux éditions Seuil, « La librairie du XXe siècle » (devenue « du XXIe siècle »), il n’avait pas prévu qu’elle comprendrait un jour plus de deux cents titres, marquerait profondément le paysage intellectuel et rassemblerait plus d’une centaine d’auteurs.

    Dans ce lieu sans équivalent, des historiens (Arlette Farge, Michelle Perrot, Michel Pastoureau, Nathan Wachtel) côtoient des philosophes (Sylviane Agacinski, Jacques Rancière, Henri Atlan), des anthropologues (Claude Lévi-Strauss, Marc Augé, Charles Malamoud) voisinent avec des romanciers (Alain Fleischer, Olivier Rolin, Michel Schneider, Antonio Tabucchi, Jean-Claude Grumberg), sans oublier de grands disparus (Paul Celan, Georges Perec), dont Maurice Olender a publié les œuvres avec autant de soin et d’amour qu’il en prodiguait aux vivants.

    Car la singularité de cette œuvre éditoriale tient au génie particulier de celui qui suscitait les ouvrages au lieu de les recevoir, accompagnait leur genèse, veillait sur ses auteurs, les aidait à accoucher, en Socrate amical, attentif, exigeant. L’amitié ne se dissociait pas, pour lui, du travail de la pensée et de l’écriture. C’est sans doute pour cette raison que la plupart des titres de cette collection d’essais, à la fois savante et littéraire, ont tant compté – pour leurs champs de recherche respectifs, pour les trajectoires des auteurs, et pour le public.
    Avant tout un érudit

    Cette aventure éditoriale fut d’autant plus éclatante qu’elle ne fut pas menée par un éditeur, du moins dans le sens courant du terme. Maurice Olender n’était pas un professionnel de l’édition, mais d’abord et avant tout un érudit, un chercheur formé à l’archéologie et à l’histoire ancienne, un philologue maîtrisant le grec ancien. Après des études de lettres à Bruxelles, il avait été pensionnaire étranger à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, boursier de l’Ecole française de Rome, chercheur associé au CNRS, avant d’être élu maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Ce furent d’abord ses collègues, amis et complices de l’hellénisme français qu’il voulut publier, Jean-Pierre Vernant, Marcel Detienne, Nicole Loraux, Pierre Vidal-Naquet.❞

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    #Litterature#Maurice_Olender#Edition#La_librairie_du_XXe_siècle#La_librairie_du_XXIe_siècle#Race#Racisme

    • Maurice Olender, discret agitateur de la pensée

      A voix nue. 5 épisodes de 30 mn

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-maurice-olender

      Depuis 1989, avec sa collection La Librairie du XXe siècle - puis La Librairie du XXIe siècle - Maurice Olender défend un savoir sensible, mêlant poésie, fiction et sciences humaines loin de tout dogmatisme et de toute vérité péremptoire.

      Dans sa jeunesse, Maurice Olender se rêvait homme de théâtre. D’une enfance passée loin des lettres lui est resté le goût du verbe. L’homme est définitivement un conteur. Ecoutons-le raconter son parcours intellectuel d’éditeur, de la fameuse collection La Librairie du XXe siècle - puis La Librairie du XXIe siècle - qu’il créé en 1989 pour les éditions du Seuil. Mais aussi d’historien, lui qui a mobilisé un savoir pluridisciplinaire pour débusquer l’une des mythologies savantes les plus destructrices du XXe siècle : la race.

    • (...) Ses recherches personnelles portaient à la fois sur des figures mal connues de la Grèce antique (Priape, Baubo) et sur les dérives idéologiques de l’imaginaire savant dans la culture européenne moderne. Son livre le plus traduit, Les Langues du Paradis (Seuil, 1989), explorant l’histoire des sciences humaines, décrit la naissance du couple Aryens-Sémites et la participation des linguistes à l’élaboration culturelle du racisme moderne.

      Car Maurice Olender était d’abord un penseur engagé, œuvrant sans relâche à démasquer les usages idéologiques de l’Antiquité, critiquant par exemple l’utilisation des « Indo-Européens » par l’extrême droite. C’est dans le même esprit qu’il avait fondé, en 1981, la revue Le Genre humain, qui a consacré plus de soixante numéros collectifs à l’analyse minutieuse des manifestations de l’abject dans le champ de la pensée.

      Le souci de l’exactitude

      Dans cette activité foisonnante, il avait le souci de l’exactitude, le culte de la virgule, le scrupule du détail. Quand il collaborait au « Monde des livres », dans les années 1980-1990, il lui arrivait de revenir corriger sur épreuves un verbe ou un adverbe. Tous ceux qui ont travaillé avec lui, en France ou dans les universités étrangères où il enseignait, le savent : il était attentif à ce que la plus infime référence fût exacte, notait tout, conservait la moindre trace. Le fonds qui porte son nom, créé à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine en 2005, est à ce titre une mine pour les historiens de demain.

      Son souci d’exactitude n’était pas une affaire obsessionnelle. Il venait plutôt du fait qu’il avait compris, très jeune, combien les mots peuvent sauver ou tuer. Rien n’est pire, dès lors, que de les négliger. C’est ce qu’il a dévoilé, en poète subtil et pudique, dans l’autoportrait Un fantôme dans la bibliothèque (Seuil, 2017). On y découvre un enfant juif né juste après la Shoah, qui refuse d’apprendre à lire. Il sait que le pouvoir des textes peut être mortel. Puis il décide, finalement, de devenir savant pour s’en protéger mieux. Et en protéger les autres, en conversant sans fin avec eux. La plus longue de ces conversations, il la partagea avec sa femme, la psychanalyste et romancière Lydia Flem.

  • Tous les autres s’appellent Ali

    Dans l’Allemagne des années 1970, un immigré marocain et une veuve allemande d’un certain âge tombent amoureux l’un de l’autre. Ils vivent ensemble pendant quelque temps, puis finissent par se marier pour régulariser leur situation. Ils sont quand même victimes des jalousies de tous ceux qui les entourent et du racisme au quotidien dans une Allemagne hostile aux immigrés. Cette situation s’améliore malgré tout avec le temps, mais d’autres problèmes au sein même du couple les attendent.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Tous_les_autres_s%27appellent_Ali
    #migrations #film #régularisation #amour #racisme #racisme_quotidien #couples_mixtes #Allemagne

  • Comment le sexisme de la médecine met la vie des femmes en danger
    https://www.lesinrocks.com/cheek/comment-le-sexisme-de-la-medecine-met-la-vie-des-femmes-en-danger-506984

    Dans leur ouvrage “Les Patientes d’Hippocrate”, les journalistes Maud Le Rest et Eva Tapiero s’intéresse au sexisme de la médecine et aux nombreuses conséquences sur la vie et la santé des femmes. Entretien.

    Pourquoi les jeunes filles sont-elles sommées de se rendre chez un·e gynécologue à l’adolescence tandis que leurs pairs masculins sont dispensés de toute obligation médicale ? Pourquoi faut-il en moyenne huit ans aux femmes atteintes d’endométriose avant de se voir poser un diagnostic ? Pourquoi les femmes ont-elles plus de chances de mourir d’une crise cardiaque que les hommes ? Pourquoi encore, les femmes atteintes d’autisme passent-elles plus facilement sous les radars médicaux ? Et pourquoi, lorsqu’un couple hétérosexuel galère pour avoir un enfant, la femme enchaîne les examens médicaux -plus ou moins douloureux- avant que l’on daigne s’intéresser à la fertilité de son compagnon ?

    C’est à toutes ces questions auxquelles Maud Le Rest et Eva Tapiero, deux journalistes indépendantes, tentent de répondre dans un ouvrage passionnant intitulé Les Patientes d’Hippocrate (Éd. Philippe Rey) en décortiquant les nombreux biais de genre qui interfèrent dans le traitement médical des femmes, encore régi par “une relation inégalitaire par la hiérarchie et par le genre”. En recueillant les témoignages de femmes, en interrogeant des expert·es et en s’appuyant sur des études, les deux autrices souhaitent “faire la lumière sur l’impact du patriarcat dans la médecine”, dénoncer le caractère systémique du sexisme médical et ses conséquences dramatiques sur la vie et la santé des femmes et proposer des pistes pour y remédier. Pour en savoir davantage, nous nous sommes entretenues avec l’une d’entre elles, Eva Tapiero.

    Qu’est-ce qui vous a poussées à vous intéresser à ce sujet ?

    Avec Maud, on travaille sur le sujet des féminismes et des droits des femmes depuis longtemps et le thème de la santé et des inégalités femmes-hommes dans ce domaine nous intéressait. On a voulu creuser davantage et interroger les femmes non seulement pour recueillir leurs témoignages mais aussi pour comprendre les conséquences concrètes de ces biais de genre, de cette maltraitance médicale sur leur vie.

    La douleur des femmes est-elle sous-évaluée par le corps médical, et si oui, comment l’expliquez-vous ?

    Oui, c’est assez paradoxal car elle est à la fois sous-évaluée et perçue comme exagérée. On imagine que les femmes dramatisent, elles ne sont pas prises au sérieux et résultat, on minimise leur douleur. C’est flagrant avec des maladies comme l’endométriose, où l’on observe encore en moyenne une errance médicale de huit ans avant un diagnostic, ou l’infarctus du myocarde dont on parle aussi dans le livre. Il y a une tendance à psychologiser la douleur des femmes, on va mettre leurs symptômes sur le compte du stress, leur conseiller de se détendre et donc passer parfois à côté de leurs pathologies. C’est une habitude sociale liée au patriarcat, on range toujours les femmes dans la catégorie “émotionnelles” et non “rationnelles”.

    Chez les femmes racisées, on recense une discrimination supplémentaire : le “syndrome méditérranéen”. De quoi s’agit-il précisément ?

    Les femmes racisées subissent une double peine, elles sont à la fois victimes de sexisme et de racisme. En réalité, il faudrait tout un ouvrage pour pointer cette discrimination spécifique, dont l’une des facettes est le “syndrome méditerranéen”. C’est un préjugé raciste selon lequel les personnes maghrébines et noires exagèrent leurs douleurs, “en rajoutent”. La conséquence à nouveau est le manque d’écoute, une parole qui n’est pas prise au sérieux, ce qui peut entraîner une prise en charge différée et de la négligence voire de la maltraitance dans les soins.

    Plusieurs recherches montrent d’ailleurs que de nombreux handicaps, symptômes ou maladies sont mieux prises en charge lorsque les patients sont des hommes, pourquoi ?

    C’est ce qu’on appelle dans notre ouvrage le masculin neutre. La norme est masculine et pendant très longtemps, les études ont été faites uniquement sur des hommes, ou sur des mâles. Lorsqu’on ne prend pas en compte la différence anatomique ou physiologique entre les femmes et les hommes, on se coupe fatalement d’un certain nombre d’informations. On peut citer l’exemple de l’infarctus du myocarde, les femmes ont des symptômes différents de ceux des hommes, qui sont moins connus par le corps médical et on peut donc passer à côté du bon diagnostic. Ces dernières années, on a beaucoup communiqué sur le sujet, notamment auprès du grand public, mais il faut du temps pour que ces informations soient, d’une part, enseignées, et d’autre part, diffusées largement.

    Comment expliquez-vous qu’à l’adolescence les jeunes femmes sont encouragées à aller voir un·e gynéco alors que les jeunes hommes, eux, n’ont plus de suivi médical régulier ?

    On nous a mis en tête que le corps des femmes devait être médicalisé : nous sommes incitées à aller nous checker régulièrement, à vérifier que tout va bien, c’est devenu un réflexe. Ça vient d’une volonté de contrôle du corps des femmes, et si elle a été réelle et conscientisée à une certaine époque, elle ne l’est plus aujourd’hui mais c’est rentré dans les moeurs : le corps des femmes doit être vérifié comme on fait le contrôle technique d’une voiture chaque année.

    Dans les parcours de procréation médicalement assistée, il y a aussi de grandes disparités de traitement entre les femmes et les hommes…

    Oui, tout à fait, ce sont les femmes qui sont en ligne de mire et ce sont elles qui subissent la majorité des examens lorsqu’il y a suspicion d’infertilité. La médecine ne se soucie de la fertilité des hommes qu’après alors que statistiquement, les causes de l’infertilité sont partagées entre les deux sexes. Il n’est pas rare de ne voir seulement la femme à une première consultation pour infertilité. On laisse de côté les hommes et d’ailleurs, même eux s’en plaignent parfois. Certes, l’âge des femmes par exemple est un facteur important dans un parcours de PMA, mais celui des hommes l’est également et on l’oublie souvent. On s’acharne sur le corps des femmes sans se soucier des conséquences psychiques et psychologiques.

    Dans votre ouvrage, vous évoquez aussi les violences obstétricales et gynécologiques sur lesquelles on est en train de lever le voile…

    Oui, il y a le déni de la douleur des femmes, et, de façon plus générale, une mauvaise écoute des patientes alors que c’est la base de la médecine. On le voit notamment dans les accouchements où, par exemple, la volonté de la patiente de ne pas accoucher allongée n’est pas entendue. Cette non écoute est un terreau pour d’éventuelles violences. On parle aussi du point du mari (Ndlr : lorsqu’on recoud le vagin après une épisiotomie ou une déchirure avec des points de suture supplémentaires et inutiles pour resserrer l’entrée du vagin), c’est l’apogée du sexisme médical : dans un moment où la femme est dans une grande douleur, on pense au plaisir de l’homme !

    Observe-t-on aujourd’hui une meilleure prise en compte du consentement médical ?

    C’est très lent… À une époque, le consentement lors d’un acte médical n’était jamais pris en compte, aujourd’hui, on en parle davantage et la génération de soignant·es qui arrive est plus au fait de ces considérations. Mais il faut encore que les formations sur le sujet s’améliorent et que les habitudes changent et ça, c’est un très long processus.

    Les Patientes d’Hippocrate, Maud Le Rest, Eva Tapiero, Éd. Philippe Rey.

    #sexisme #misogynie #racisme #violences_médicales #violences_gynecologiques #médecine #santé #discrimination

  • « Des hommes violent, violentent et tuent, et pourtant ce sont les féministes que l’on pointe du doigt »
    Tribune

    Ursula Le Menn est Porte-parole de l’association Osez le féminisme !
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/04/ursula-le-menn-des-hommes-violent-violentent-et-tuent-et-pourtant-ce-sont-le

    C’est devenu une habitude, presque un passage obligé. Lorsque des violences masculines commises par des hommes musulmans ou issus de l’immigration font la « une » des médias, des éditorialistes et personnalités politiques convoquent immédiatement les féministes, les accusant tour à tour de silence ou d’inaction.

    Cette rhétorique n’est pas nouvelle, on se souvient de son utilisation lors des violences sexuelles de masse commises à Cologne (Allemagne) lors du Nouvel An 2016, mais elle semble néanmoins gagner en popularité ces derniers mois. On la retrouve dans un article d’Eugénie Bastié, qui titre « Viols en pleine rue à Paris : où sont les féministes ? », ou encore dans le slogan « Les femmes afghanes sacrifiées, la lâcheté des féministes », asséné par l’homme politique conservateur Nicolas Dupont-Aignan sur les réseaux sociaux.

    A mesure que le mouvement féministe et ses revendications se font de plus en plus visibles, la volonté de contre-attaquer à la moindre occasion grandit elle aussi ; c’est ce que la féministe américaine Susan Faludi a appelé le « Backlash » [« retour de bâton »].

    Les buts servis par cette rhétorique antiféministe sont multiples, d’une part diviser les féministes et policer notre parole, inverser la culpabilité de violences masculines sur des femmes et enfin instrumentaliser le mouvement féministe à des fins racistes et misogynes. Les organisateurs de ces « olympiades du féminisme » divisent les militantes en deux catégories : les bonnes et les mauvaises féministes, les bonnes étant bien évidemment celles qui sont d’accord avec eux sur le sujet du jour.

    Une stratégie patriarcale

    Non seulement ce serait à ces polémistes de déterminer les sujets sur lesquels nous sommes sommées de travailler mais il leur reviendrait également le privilège de déterminer quelles sont les bonnes ou les mauvaises réponses, méthode éculée pour contrôler la parole politique des femmes.

    #paywall #féminisme #backlash #masculinisme #antiféminisme #racisme

    • L’autre dessein de cette rengaine est tout simplement d’inverser la culpabilité d’actes qui sont le fait d’hommes, sur des femmes, par le truchement d’une stratégie patriarcale non moins éculée. Outil bien pratique pour ne surtout pas avoir à questionner la dimension patriarcale de ces violences et ce qu’elles disent de la domination masculine.

      Des hommes violent des femmes dans la rue ? Mais que font les féministes ! Les talibans terrorisent les Afghanes ? Mais où sont passées les féministes ? Une adolescente est victime de cyberharcèlement sexiste et lesbophobe, à qui la faute ? Aux féministes pardi !

      Ces procès en féminisme ont généralement lieu lorsqu’un sujet concerne à la fois les femmes et l’immigration ou la religion : Cologne, Mila, Afghanistan, à chaque fois les féministes sont accusées de ne pas réagir. Peu importent les communiqués, les messages de condamnation des violences, les multiples actions de soutien mises en place, ce qui compte ce n’est pas la réalité de ce que disent ou font les féministes et de leur travail largement invisibilisé effectué le plus souvent bénévolement avec des ressources très limitées. Non, le double objectif, semble-t-il, est de décrédibiliser les luttes féministes tout en les instrumentalisant pour servir un discours raciste.

      Un alibi pour les réactionnaires

      En effet, cette rhétorique mensongère selon laquelle les féministes auraient peur de critiquer les religions ou de dénoncer des violences commises par des hommes racisés sert d’alibi aux réactionnaires : selon eux, les féministes se battraient contre un patriarcat occidental imaginaire, et qui ne devrait donc pas être questionné, plutôt que contre le « vrai » patriarcat qui n’existerait qu’à l’étranger ou au sein des communautés d’origine étrangère. D’une pierre, deux coups.

      Nous n’avons pas attendu les antiféministes pour mettre en place des réseaux de solidarité internationale, ni pour dénoncer les fondamentalismes, ni encore pour lutter contre toutes les violences sexuelles masculines. Nous dénonçons et continuerons de dénoncer les Weinstein, les PPDA, les Ménès, les Cantat, tout comme les talibans.

      Celles et ceux à l’indignation à géométrie variable, en revanche, ne semblent s’intéresser aux droits des femmes que lorsque l’agresseur constitue un ennemi politique. Ce sont les mêmes qui se serrent les coudes lorsqu’un journaliste d’envergure ou un homme politique est accusé de violences sexuelles à grands coups de « présomption d’innocence » et de « tribunal médiatique ».

      Non seulement nous n’avons pas de leçons de féminisme à recevoir mais celles et ceux qui nous les adressent ont encore moins à en donner.

      #luttes_féministes #instrumentalisation #racisme

  • Stigmatisation en chansons : le racisme anti-asiatique.

    Le rejet des populations asiatiques en Occident remonte au XIX° s. et s’inscrit dans le contexte d’une colonisation européenne qui se nourrit de la conviction de la supériorité de la « race blanche », comme on disait alors. Les Chinois apparaissent comme un peuple faible, en particulier au moment des guerres de l’opium, qui conduisent notamment à la mise à sac par les Européens du palais d’été de l’empereur à Pékin en 1860.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2022/10/stigmatisation-en-chansons-le-racisme.html

    • Antwerp Chocolate Hands

      These sweet hands come with stories of triumph and brutality.

      Antwerp is the capital of chocolate, selling it in various shapes and flavors, ranging from little peeing boys (manneken pis) to more traditional shapes such as animals and happy faces. But one of the most popular shapes is a severed hand.

      As the myth behind Antwerpse handjes (Antwerp hands) goes, there once was a mighty giant called Druon Antigoon. The giant terrorized the people by demanding tolls to anyone passing his lair near the Scheldt river. When someone could not pay, the giant chopped off their hand and threw it into the river. One day, however, a brave soldier named Silvius Brabo defeated the giant in battle, then chopped off his hand and threw it into the river. Some suggest that the name Antwerp comes from the Dutch for the words hand werpen or “hand throwing” (though this is debated among etymologists). Over the years, severed hands have became a symbol of the city, first as cookies decorated with sliced almonds, and later as chocolates filled with praline or marzipan. Outside Antwerp’s city hall, the Brabo Fountain even features a statue of the hero tossing the giant’s hand.

      While the legend about Antwerp’s chocolate hands tells a story of sweet victory, there is a more complex, bitter, and oft-overlooked history associated with the symbol of severed hands in Belgium. From 1885 to 1908, the Congo Free State was a private holding controlled by Belgium’s King Leopold II. Leopold grew rich, exporting valuable Congolese resources such as rubber and ivory. To do this, the king’s army forced many Congolese into labor. And for those who did not meet quotas? Soldiers would sever their hands and present them to officials as proof of enforcement. And while the news of Leopold’s horrific regime sparked an international outcry that resulted in his losing control over the state in 1908, the Congo remained a Belgian colony until regaining its independence in 1960.

      Though they may seem like simple candies, the chocolate hands represent a complex story of symbolism. The triumphant myth of vanquishing the giant is tempered by the less-than-savory realties of exploitation and colonization in the Congo. Perhaps the best way to consume such complicated stories is not by rewriting history or rejecting their edible symbols, but rather by using them as tool for discussion about how to build a better, sweeter future.

      https://www.atlasobscura.com/foods/antwerp-chocolate-hands

    • The Chocolate Hands of Belgium

      In the late 1800s, the great powers of Europe carved up Africa, grabbing colonies for themselves.

      One not-so-great power also got involved: The tiny kingdom of Belgium. Belgium itself had no colonial aspirations. But its ruler, King Leopold II, was greedy beyond measure. Early in life, Leopold set his heart on having a colony – of his own, as a personal possession and source of wealth. The best spots were already taken so Leopold looked at the vast, unmapped interior of Africa. To win acceptance from other Western powers – the only voices that mattered – he portrayed himself as a humanitarian. He would save the Congo from evil Arab slave traders. Furthermore, his European allies would also benefit; he promised to open the Congo to free trade.

      At first, ivory was the main export. In the 1890s an unexpected invention changed the world: The inflatable tire. Now you could have a comfortable ride on a bicycle, with the tires acting as cushions. Soon automobile tires created an even bigger market. The West grew hungry for more rubber.

      The Congo had wild rubber, the trick was to collect it. Leopold turned his energies toward this new source of wealth.

      Collecting rubber sap is unpleasant and often dangerous work. Congolese farmers weren’t interested. They had to be forced, and Leopold’s overseers had several methods. One that worked well: Women were seized and held hostage until their husbands returned with a full quota of rubber. There was a booklet of tips for hostage-takers: “When you feel you have enough captives, you should choose among them an old person, preferably an old woman. Make her a present and send her to her chief to begin negotiations.”

      Whippings, torture, rape, and casual murder were also widely documented.

      One method became notorious above all others: Cutting off hands. Leopold and his lieutenants had no objection to villagers being murdered for refusal to cooperate. But they didn’t want bullets “wasted” on private hunting. A soldier who shot and killed someone was required to cut off the right hand, and present it as evidence that the bullet had been used for an approved purpose.

      That was how it started. But the practice didn’t stay confined to corpses. Sometimes, a soldier might use a bullet for hunting, then chop off the hand of a living person, with blood spurting out from the arm stub. Or the amputations could be punishment: A picture from 1905 shows a young boy who had one hand and one foot cut off when his village failed to meet its rubber quota.

      A number of people tried to tell the world about the atrocities in the Congo. Among the first was George Washington Williams, a black American who at first believed the stories he heard about Leopold’s humanitarianism, went to see for himself the utopia that had been created, and instead found a living hell. He was a skilled orator and writer, and might have threatened Leopold’s plans… but he came down with tuberculosis and died soon thereafter. A British man named E.D. Morel, through his work for a shipping company, realized that Leopold was using slave labor to loot the Congo; he and others, joined by several missionaries, organized the opposition.

      At first, it was hard to get the world’s attention. Then Morel and his allies circulated photos of people in the Congo missing one or both hands. These images seared themselves into viewers’ minds.

      Two prominent writers, Arthur Conan Doyle (creator of Sherlock Holmes) and Mark Twain, bought the issue to wider attention. European newspapers printed cartoons, some of which depicted chopped hands and human victims.

      Leopold’s colony became Belgium’s shame. In 1908, the government of Belgium negotiated to buy the Congo from Leopold. Cruel forced labor continued, but Belgium put an end to the hand-chopping which had cause it such embarrassment.

      Today, anyone who knows this story might be horrified to walk into a confectionary shop in Antwerp, Belgium’s most populous city, and find chocolate hands on sale.

      These hands have nothing to do with the Congo, explains Antwerp mayor Bart De Wever. They’re about Antwerp. According to local legend, a mythical giant once lived near the Scheldt river and charged a toll to everyone who crossed the river. If anyone objected, he cut off one of their hands and threw it in the river. A hero named Brabo finally killed the giant and threw one of his hands into the river.

      The Dutch words “hand werpen” (“hand throw”) became the name Antwerp. A statue of Brabo stands in city center; he holds a hand in the air, poised to throw it as water spurts from the wrist.

      Does that mean it’s okay to buy and sell chocolate hands in Antwerp? I believe two more points should be considered.

      First, symbolism matters. In the United States, the Confederate flag has been a controversial symbol for many decades. In 1861, thirteen slave-holding southern states seceded from the U.S.A., calling themselves the Confederate States. A chief cause, and the one identified with the Confederacy today, was slavery. After the Civil War, these states rejoined the U.S, but many incorporated the Confederate flag into their state flag. This was defended with statements such as: “This isn’t a defense of racism, it represents regional pride.” Maybe. Maybe they were fibbing. Rarely if ever did the people waving the Confederate flag ever take a stance against racism.

      Slowly, attitudes changed. Flags changed. For seventeen years only one state, Mississippi, continued to include the Confederate flag in its state flag. In 2020, voters overwhelmingly agreed to dump that and to adopt a new flag featuring a magnolia flower.

      Severed hands symbolize one chapter of Belgium’s history. To insist on making snacks in this shape is to mock those who were murdered, tortured, raped, and mutilated – even if it’s only a coincidence that a severed hand symbolized both Antwerp’s founding myth and Leopold’s Congo.

      And second: Is this story really, entirely, coincidence?

      The severed-hand snacks date to 1934. A man named Jos Hakker, of the Antwerp Pastry Bakers Association, arranged a competition to select a culinary symbol for Antwerp. The winner was…. Jos Hakker himself, with his “Antwerp Hands,” which could be molded from cookie dough, chocolate, or whatever edible you wanted to sell.

      Hakker was born in Amsterdam in 1887, then moved to Antwerp in 1903. He was in his late teens and very early twenties as the European campaign against Leopold’s atrocities reached its zenith. A leading foe of King Leopold was E.D. Morel, whose shipping-company job often took him to Antwerp, Belgium’s main port. Antwerp was the doorway through which Leopold’s loot entered his country. Antwerp was the city where Morel observed that as shiploads of ivory and rubber arrived from the Congo, it was mostly army officers, guns, and bullets being sent. There was no trade going on. The only explanation was that the Congo was being looted through the use of slave labor.

      Morel tirelessly spread word of Leopold’s crimes. It seems likely that he would have done so in the key Belgian port where he spent so much time; and likely that Hakker, and others in his association, would have seen the pictures from the Congo. And right in their town square was Brabo holding a severed hand. Could anyone, seeing atrocity pictures from the Congo, have failed to think of their Brabo statue? Twenty-six years later, when they selected a severed hand as their symbol, had they really all forgotten it?

      Or did it seem irrelevant, perhaps even humorous? We’re unlikely to ever know. But let’s remember that Europeans and Americans of that era generally saw Africans as sub-human. Leopold shipped 138 people from the Congo to be put on exhibit at a “human zoo” in Antwerp in 1894. Eight died soon after arrival. No matter. He shipped in another group to put on display in 1897. Seven died this time, after a rough voyage all too reminiscent of the slave trade, and were buried in unmarked graves.

      Belgium wasn’t alone in this. The Philippines was a U.S. colony in 1904 when the U.S. shipped in Filipinos to exhibit at the St. Louis World’s Fair, as evidence that these people – who had been independent for millennia until Europeans invaded – were not ready for independence.

      As recently as 1958, Belgium clung to the idea that Africans existed for the amusement of white people. It shipped 183 families from the Belgian Congo (which gained independence two years later) to Brussels, to be exhibited in a “human zoo” at its Expo 58. The Congolese lived in a mock village. White spectators threw coins or bananas over the fence, to provoke a reaction. It appears, from one surviving photo, that there was even a petting zoo. Belgium was the last country in the world to host a “human zoo.”

      So it’s entirely plausible to imagine a clique of Belgian bakers in 1934, chuckling over the double meaning of their newly-chosen symbol.

      That’s pure speculation. We don’t know. We do know that Belgium was behind one of the world’s great mass murders. Belgians today enjoy public works paid for with Congo blood. After independence in 1960, the Congo elected Patrice Lumumba as its first prime minister. He talked of genuine economic independence. Within a year, Belgium (with U.S. support) had orchestrated his assassination.

      Belgium has shamed itself by being slow to reckon with its past. Belgium cannot undo that past. It cannot bring back the dead, nor undo the pain. But here is an opportunity to take a small step toward showing a bit of remorse; inadequate of course, but better than thumbing its nose. Antwerp refuses.
      Notes and Sources

      My main source for the colonial era, which I highly recommend, has been King Leopold’s Ghost: A Story of Greed, Terror and Heroism in Colonial Africa, by Adam Hochschild.

      “De Wever takes up arms for contested Antwerp Hands,” by Alan Hope, The Brussels Times, 1 April 2021

      Information about Jos Hakker and the history of the Antwerp Hands comes (with assistance from Google Translate) from “Uitvinder van de Antwerpse Handjes werd vervolgd tijdens WO II” and “Jos Hakker, de uitvinder van de ‘Antwerpse Handjes’ gedeporteerd uit de Dossinkazerne.”

      Daniel Boffey has written about human zoos in The Guardian: “Belgium Comes to Terms with Human Zoos of its Colonial Past,” and “New find reveals grim truth of colonial Belgium’s ‘human zoos’“

      https://karmacolonialism.org/the-chocolate-hands-of-belgium

    • #De_Wever takes up arms for contested Antwerp Hands

      Bart De Wever is the president of the Flemish nationalist party N-VA, as well as the mayor of Antwerp, but that doesn’t mean he has no time to take to social media to defend confectionery.

      The issue concerns the Antwerps Handjes, or Antwerp Hands, sold in all bakery and souvenir shops in the port city, and consisting of a bite-sized representation in pastry or chocolate of a human hand.

      The confectionery traces its origins back to 1934, but only now has it become the target of a campaign on Twitter, accusing it of being a reminder of the horrors perpetrated in the Congo under Belgian rule. In that period, slaves would have their hands – sometimes both hands – amputated for the slightest offence. Women and children were not excused.

      The issue has been picked up by the group Africa Archives, and the link made between the pastry and the atrocity. The group posted a tweet earlier this week (warning: contains a shocking image of a double amputee) describing the link as ‘diabolical’.

      “Totally unjustified,” responded Bruno Kuylen, director of the trade union for makers of bread, pastry, chocolate and ice cream in De Morgen.

      “Long before the A of Antwerp functioned as a logo and signboard for the city, the hand was used as a symbol by both the province and the city itself. A direct reference to the myth of how Antwerp originated.”

      As far as Antwerp’s origin is concerned, the story goes as follows.

      “The villain and giant Druoon Antigoon took a heavy toll on the skippers using the river, and whoever refused had their hand cut off. As everyone knows, the giant was outwitted by the Roman Silvius Brabo. He in turn cut off Antigoon’s hand and threw it into the Scheldt. According to legend, ‘hand werpen’ (hand throwing) became ‘Antwerpen,’ and the hand became the symbol of hospitality and friendship.”

      The confectionery came about as the result of a contest held in 1934 by the Royal Association of Master Patissiers, for something that could represent the city. Six chose to turn to the hand, and the prize went to Jos Hakker.

      Hakker, De Wever posted on Facebook, was Jewish, from a Dutch background.

      “He narrowly escaped the horrors of the Holocaust. Last year he received a memorial plaque in Provinciestraat. Or how the victim of one genocide is now linked to another genocide. The step from woke to witless is quickly taken. This shameful fabrication couldn’t be further from the truth.”

      https://www.brusselstimes.com/news/art-culture/162991/bart-de-wever-takes-up-arms-for-contested-antwerp-hands-congo-belgium

    • Uitvinder van de Antwerpse Handjes werd vervolgd tijdens WO II

      De crème de la crème van de Antwerpse zoetigheden zijn ongetwijfeld de #Antwerpse_Handjes. Toch was er tot voor kort maar weinig geweten over de maker van deze koekjes. Het is bakker Jos Hakker, een Joodse Amsterdammer, die deze specialiteit bedenkt in 1934. Een minder gekende verdienste van Hakker is zijn getuigenis over de Kazerne Dossin tijdens de Tweede Wereldoorlog. Tijdens de Tweede Wereldoorlog pakt de bezetter Hakker op voor deportatie naar Auschwitz-Birkenau. Onderweg weet hij te ontsnappen.

      Jos Hakker (°1887) groeit met zijn twee broers op in een weeshuis in Amsterdam. Daar krijgt hij een opleiding banketbakkerij. Wanneer deze afgerond is, verhuist hij in 1903 naar Antwerpen waar hij in de bakkerij van verre familie, het gezin Simons-Kahn, mag werken. Hier leert hij zijn vrouw kennen, de Nederlandse Rachel Simons, met wie hij later een zoon krijgt, Simon. Het koppel opent een eigen bakkerij in de Provinciestraat.

      Hoewel Jos en Rachel beiden Joods zijn, is de bakkerij niet koosjer. Hakker maakt typische Nederlandse zoetigheden en voorziet ook in Belgische tradities zoals chocolade bij Sinterklaas. In 1934 organiseert de Antwerpse Meesterbanketbakkersvereniging een wedstrijd op zoek naar een nieuwe Antwerpse specialiteit. Jos Hakker wint de eerste prijs met zijn creatie, de Antwerpse Handjes.

      Verraden tijdens de vlucht

      Wanneer in mei 1940 de oorlog uitbreekt, maakt Jos Hakker zich aanvankelijk geen grote zorgen. Pas wanneer hij in de nacht van 15 op 16 augustus 1942 getuige is van de eerste grote razzia in Antwerpen, dringt de ernst van de situatie pijnlijk door. Ondertussen is zijn vrouw ernstig ziek opgenomen in het Sint-Erasmusziekenhuis. Wanneer zij overlijdt, beslist Hakker om uit Antwerpen weg te vluchten. Hij probeert clandestien naar het neutrale Zwitserland te reizen, waar zijn zoon en diens verloofde verblijven. Maar onderweg verraden twee collaborateurs hem. Jos Hakker valt in handen van de bezetter.

      Uniek relaas van de Jodenvervolging

      Na twee weken gevangenschap in de Antwerpse Begijnenstraat wordt Hakker naar de Kazerne Dossin in Mechelen gevoerd. Hij houdt nauwgezet bij wat hij hier meemaakt. Na de oorlog is hij een van de eersten die getuigt over het gevangenschap in de kazerne.

      Op 15 januari 1943 vertrekken Transport XVIII en XIX vanuit Mechelen richting het concentratie- en vernietigingskamp Auschwitz-Birkenau, met Jos Hakker aan boord. Van de 1.623 inzittenden komen er slechts 1.557 aan in Auschwitz. Tientallen mensen kunnen onderweg uit de wagons springen. Van hen kunnen er 40 definitief ontsnappen aan de greep van de nazi’s, zo ook Jos Hakker. Hij gaat terug naar België, duikt onder en sluit zich aan bij het Luikse verzet.

      In 1943 en 1944 schrijft Jos Hakker de eerste teksten over de Kazerne Dossin in het clandestiene blad Le Coq Victorieux. Meteen na de bevrijding publiceert hij zijn boek De Geheimzinnige Kazerne Dossin – Deportatiekamp der Joden. Het is tot op vandaag een uniek document over de Jodenvervolging in België.

      Wereldberoemd in Antwerpen

      Na de oorlog heropent Jos Hakker samen met zijn zoon Simon de bakkerij in de Provinciestraat. De door hem bedachte Antwerpse handjes kennen nog veel succes. Tot op vandaag zijn ze wereldberoemd in Antwerpen en daarbuiten. Tegelijk bewaren ze ook het bijzondere verhaal van hun maker.

      https://www.antwerpenherdenkt.be/oorlogsgetuigen/jos-hakker-uitvinder-van-de-antwerpse-handjes-werd-vervolgd-tijden

  • Justice, gendarmerie : comment le #Racisme et l’impunité gangrènent la République
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/justice-gendarmerie-comment-le-racisme-et-limpunite-gangrenent-la-republiq

    Dans Toujours Debout, nous mettons en avant les combats de l’info, les enquêtes de nos confrères indépendants. Notre journaliste Nadiya Lazzouni reçoit notre confrère de Streetpress, Christophe-Cécil Garnier, avec qui nous discutons de leurs deux…

    #Police

  • Racisme, colonialité… les invisibles de la santé

    Le vendredi 23 septembre 2022, je participais (en visioconférence) à la table ronde « Decolonising health : A new anti-racist and research approach or a buzzword to address social justice agenda ? » du panel « Santé, inégalités raciales et intersectionnalité » organisé par Clara Affun-Adegbulu et Sarah Demart de l’Université libre de Bruxelles. Avec les trois autres intervenantes, Marie Meudec, Sharon Omankoy et Quinndy Akeju, les questions de racisme et de colonialité dans la santé ont été largement pointées en tant que handicaps sérieux d’accès aux soins. Le choix du français comme langue d’échange a permis la participation de personnes pour lesquelles l’anglais n’est pas usuel. De la même façon, le choix était pris de mixer les publics : universitaires, étudiant·es mais aussi professionnel·les. Même si le temps des questions fut court, la formation des professionnel·les de santé est ressortie comme un défi majeur de changement des pratiques.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/10/06/racisme-colonialite-les-invisibles-de-la-sante

    #santé #politique #racisme