• Des milliers de policiers s’échangent des messages racistes sur un groupe Facebook | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1591288577-milliers-policiers-echangent-messages-racistes-groupe-facebo

    Dans un groupe Facebook privé, réservé aux forces de l’ordre et qui compte plus de 8.000 membres, des policiers surtout et quelques gendarmes postent de nombreux montages, messages et commentaires racistes et sexistes.

    Le montage se veut satirique, il fait surtout l’apologie de morts violentes mettant en cause des policiers. Chacun des symboles grossièrement collés sur les visages des 4 porteurs de cercueils ghanéens est une allusion lourde de sens. Le panneau « danger haute tension » pour la mort de Zyed et Bouna en 2005. Un poteau, pour le décès de Sabri à Argenteuil le 17 mai dernier. Une portière d’un véhicule de police en référence à la jambe écrasée d’un homme de 30 ans à Villeneuve-la-Garenne pendant le confinement. Et enfin un train, comme celui qui a enlevé la vie à Kémyl, 18 ans, à Montigny-lès-Cormeilles le 27 mai. Le montage – titré « le karma » – a été diffusé sur Facebook par un fonctionnaire de police parisien et approuvé par plus de 200 membres des forces de l’ordre.


    Ce célèbre mème a été détourné pour se moquer de la mort de quatre personnes. / Crédits : DR

    Sur le réseau social, un groupe Facebook privé, baptisé « TN Rabiot Police Officiel » réunit plus de 8.000 personnes. Des policiers principalement (ou se présentant comme tels), et quelques gendarmes et membres de familles de fonctionnaires. Pour intégrer le groupe, il faut indiquer aux administrateurs sa promotion à l’école de police ou de gendarmerie, son matricule et rédiger quelques phrases en jargon de « la boîte ». Un filtre qui semble efficace : StreetPress a vérifié plusieurs dizaines de profils pris au hasard. Tous ceux dont nous avons pu confirmer l’identité sont bien membres des forces de l’ordre. À l’abri des regards indiscrets, les fonctionnaires se lâchent : dans des posts ou en commentaires, on peut lire des centaines de message racistes, sexistes ou homophobes et des appels au meurtre.

    « TN Rabiot Police Officiel » a été créé le 8 décembre 2015. Il se présente comme un groupe « d’informations et de débats sur la sécurité publique et la réalité du travail et des missions des forces de l’ordre. » . Il est administré par Tony W., policier et Isabelle B., civile et présidente du Collectif Libre et Indépendant de la Police (Clip). Un collectif fondé à Lyon en 2012 par des « policiers en colère » après la mise en examen d’un fonctionnaire pour avoir tué d’une balle dans le dos Amine Bentounsi, rapporte Rue89Lyon, qui a essaimé dans d’autres départements.

    [exemples divers]
    Contacté par StreetPress, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu à nos questions.

    Elle est où la boite à gros mots promise par Castagneur ?
    Article mal fagoté, mais des captures d’écran. Ils ont vu peu de gendarmes dans ce groupe FB, mais ne se demandent pas pourquoi. Les gendarmes n’ont pas de syndicats fachos pour les défendre en toute circonstances. Le devoir de réserve est y est plus strict et plus contrôlé. Ça n’empêche pas de collectionner des armes personnelles (comme nombre de policiers), de voter RN, etc.
    De rares récits de démissions montrent que le poids des effets de milieux, de corps est très fort. Le racisme est une condition d’appartenance à laquelle il est difficile de déroger.

    #police #gendarmerie #policiers #gendarmes #racisme #racistes #Amine_Bentounsi #les_tueurs_à_la_langue_de_fiel

    • Gardiens de la paix, un documentaire d’Ilham Maad
      https://www.arteradio.com/son/61664080/gardiens_de_la_paix

      Des policiers racistes, fascistes et suprémacistes blancs se lâchent sur leur collègue noir

      « On est fichés "f", "f" comme fachosphère »
      Membre d’une unité de police d’escorte à Rouen, Alex découvre l’existence d’un groupe privé d’échanges audio sur WhatsApp, dont font partie une dizaine de ses co-équipiers. Certains sont encore stagiaires en école de police, d’autres, comme lui, sont policiers titulaires depuis plus de 20 ans. Intrigué par la présence de son prénom dans les messages, il découvre des propos orduriers ouvertement racistes, misogynes et antisémites. Certains de ses collègues vont jusqu’à se revendiquer du fascisme et du suprémacisme blanc. Sur les conseils de son avocate, M° Yaël Godefroy, Alex dépose plainte et déclenche une enquête interne qui est toujours en cours. Après son audition, la hiérarchie décide de muter Alex dans une autre unité. Ses collègues titulaires sont eux toujours en poste.

      Ilham Maad a réuni le policier et son avocate pour commenter des extraits de ces enregistrements. Une enquête sur cette affaire menée par Camille Polloni est à lire dans Mediapart.

      #police #racisme #radio #policiers #fascisme

    • Après son audition, la hiérarchie décide de muter Alex dans une autre unité. Ses collègues titulaires sont eux toujours en poste.

      Et donc en même temps : Christophe Castaner promet « une sanction » pour « chaque faute » raciste dans la police
      https://www.lci.fr/politique/a-relire-christophe-castaner-promet-une-sanction-pour-chaque-faute-ou-mot-racist

      D’après lui, les forces de l’ordre sont les premiers bénéficiaires de cette intransigeance d’exemplarité. « L’exigence que nous avons vis-à-vis des policiers qui fauteraient c’est garantir la sérénité de l’ensemble du travail de la police et de la gendarmerie. » (...) S’il y a faute, elles doivent être sanctionnées et elles sont sanctionnées."

    • En décembre dernier, un policier dénonçait ses collègues après avoir découvert qu’ils échangeaient des messages racistes, antisémites, sexistes et homophobes dans un groupe WhatsApp privé. Cinq mois plus tard, ils sont toujours en poste, en attendant leur passage en conseil de discipline.

      « Le racisme n’a pas sa place dans la police républicaine » , affirmait Christophe Castaner le 27 avril, après la diffusion d’une vidéo dans laquelle des policiers traitaient un interpellé de « bicot », à l’Île-Saint-Denis. La condamnation morale du ministre, ferme, a été suivie d’effets : deux agents ont été suspendus à titre conservatoire, sitôt l’enquête ouverte. Mais une autre affaire démontre que la police a encore du ménage à faire dans ses rangs.

      Mediapart et ARTE Radio ont eu accès à des dizaines de messages vocaux échangés par des policiers, fin 2019, sur un groupe privé WhatsApp qui comptait onze membres. Parmi ces agents, en poste ou anciennement en poste à Rouen, six passaient des heures à s’envoyer des audios qui relèvent du suprémacisme blanc.

      Persuadés de l’imminence d’une « guerre raciale » , pour laquelle ils affirmaient stocker des armes, ces policiers (titulaires et « adjoints de sécurité », les emplois-jeunes de la police) accablaient d’injures tous les « ennemis de la race blanche » : les femmes (des « putes » , même les policières), les Noirs (des « nègres » ), les Arabes ( des « bougnoules » ), les gens du voyage (des « putain de manouches » ), les Juifs (des « fils de pute » qui « dirigent le pays » en compagnie des « gauchistes » ), les homosexuels (des « pédés » ). « Pour vivre heureux, vivons casher » , plaisantaient entre eux ces policiers, soucieux de rester discrets sur leurs échanges. « On est fichés F, F comme fachosphère. »

      Comme le révélaient le quotidien Paris-Normandie et le site 76actu dès le mois de janvier, ces faits ont été découverts et dénoncés, en décembre 2019, par un policier noir de 43 ans. En poste à l’Unité d’assistance administrative et judiciaire (UAAJ) de Rouen – un service qui sécurise la préfecture et le tribunal, veille au bon déroulement des audiences et escorte les justiciables –, ce sous-brigadier prénommé Alex se trouvait dans une guérite en compagnie d’un adjoint de sécurité quand il a vu s’afficher des messages mentionnant son prénom sur le grand écran de son collègue. Celui-ci a accepté de lui montrer les échanges, puis d’en consigner une partie : 180 pages pour la seule période du 4 novembre au 26 décembre 2019.

      Assisté de l’avocate Yaël Godefroy, Alex a adressé un rapport à sa hiérarchie le 23 décembre et déposé plainte contre six de ses collègues dans la foulée, pour « provocation non publique à la discrimination », « diffamation non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nationalité, la race ou la religion » et « injures non publiques en raison de l’origine, l’ethnie, la nationalité, la race ou la religion ». Le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Éric Maudier, a également signalé ces faits à la justice.

      Mi-janvier, le procureur de Rouen, Pascal Prache, a ouvert une enquête confiée à l’IGPN. Sur le plan pénal, ces conversations à caractère privé ne sont passibles que d’une contravention, pouvant aller jusqu’à 1 500 euros.

      En parallèle, la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) a mené une enquête administrative, confiée à son service interne de déontologie. Aujourd’hui « bouclée » , selon une source policière, cette procédure « va se traduire par un renvoi des fonctionnaires concernés devant le conseil de discipline » . La date de l’audience n’est pas encore connue. Dans la police, les conseils de discipline débouchent sur des propositions de sanction – pouvant aller jusqu’à la révocation –, entérinées ensuite par l’échelon central du ministère de l’intérieur.

      À ce stade, les policiers mis en cause exercent toujours leur métier au contact du public. Ils n’ont pas fait l’objet de suspension mais « ont été affectés à de nouvelles fonctions au sein de leur service » , précise cette source policière. Leurs téléphones n’ont pas été saisis et ils se sont vantés, avant leur convocation, d’avoir déjà effacé une grande partie des messages.

      Inquiète de ne pas voir avancer l’enquête, l’avocate d’Alex a écrit au procureur de la République le 2 juin. Dans ce courrier, Yaël Godefroy s’étonne que son client n’ait « pas été interrogé depuis son dépôt de plainte » tandis que son collègue, celui qui lui a montré les messages dans la guérite, n’a « toujours pas été entendu ». « Mon client craint la perte ou l’altération des éléments de preuve » , écrit Yaël Godefroy, pour qui « il est impératif de faire constater et retranscrire ces messages en intégralité » avant que « le contenu des échanges » n’ait disparu pour toujours. Contacté par Mediapart, le procureur de Rouen indique que « l’enquête confiée à l’IGPN est toujours en cours » et précise qu’ « une audition a d’ailleurs eu lieu » mercredi.

      Cinq mois après sa plainte, Alex a accepté de sortir du silence. Sans vouloir « décrire la police comme un milieu malsain », il estime que le racisme « existe vraiment » au sein de l’institution et reste « tabou » . Son témoignage, recueilli par Ilham Maad pour ARTE Radio, est à écouter ci-dessous, entrecoupé de messages audio échangés par ses collègues Gilles, Camille, Julien, Thibaut, Xavier et Guewen. Une logorrhée sur l’inégalité des races, dénonçant une « invasion » de l’Europe, mâtinée de paganisme et de survivalisme, qui se complaît dans la répétition d’injures racistes et d’allusions sexuelles.

      Certains des propos tenus visent directement Alex. Un adjoint de sécurité de 19 ans critique ainsi son « travail de nègre » , ouvrant la voie à un déferlement de haine partagée contre les Noirs et les femmes. Alex « doit charmer à mort de la pute à nègres blanche » , disent ces policiers, alors que « n’importe quelle gonzesse qui a un minimum de jugeote sait qu’elle a affaire au nègre typiquement séducteur qui la fera cocue à tous les niveaux ».

      Une de leurs collègues, qu’ils soupçonnent de fréquenter Alex, est traitée de « pute à nègre » , laissant entrevoir une forme de jalousie perverse : « De toute façon, les gonzesses ne veulent pas de mec bien, elles prennent le nègre qui les saute et puis qui les lâche après. » L’un des policiers explique aux autres que s’il était responsable de la formation de la police nationale, il n’y aurait « plus de Noirs, plus d’Arabes et moins de gonzesses » .

      Avec une certaine constance, ces policiers s’en prennent aux « filles qui aiment bien les bâtards » plutôt que « les mâles blancs » , avec une explication toute trouvée. « Vu que c’est les Juifs et les gauchistes qui dirigent ce pays, on fait en sorte que la fille aille vers le bougnoule ou le nègre. En Angleterre ou en Allemagne, c’est pas comme ça, t’éduques ta fille pour qu’elle continue dans la race aryenne. »

      Ce vocabulaire issu du répertoire nazi s’accompagne de spéculations sur l’avenir. « Ce que ces putes n’ont pas compris, c’est que ça a beau être des racailles, des cassos, des putains de bougnoules de merde, tôt ou tard elles vont finir par le payer. Par exemple, quand il y aura l’effondrement économique, ils sauront pas les protéger. […] Moi j’ai les armes par contre, donc avec les armes je serai capable de pouvoir défendre mieux qu’un gros bâtard qu’elle a choisi, mieux que son singe. » Un autre regrette que dans sa section, les femmes soient « trop colorées ». « Y a que ça dans ma section, y a que de la colorée. Y a deux blanches sur dix. […] Si je leur dis que je suis fasciste, y en a plus aucune qui voudra me parler. »

      S’ils s’autoqualifient parfois de « fascistes » ou de « gros fachos » , les agents ont bien conscience que leurs échanges ne doivent pas être rendus publics. L’un des messages rappelle que leur groupe privé n’est ouvert « qu’aux hommes, et tous les hommes de l’unité n’y ont pas forcément accès » . Ils sont visiblement à l’aise entre eux, laissant échapper à l’occasion un rot ou un pet sonore, entre deux saillies sur « la race blanche », « les chambres à air » (pour désigner les chambres à gaz) ou la nécessité de « purger » la France.

      Ils se lancent par moments dans des diatribes sur les « chanteurs juifs » , citant Daniel Balavoine et Jean-Jacques Goldman, déclarés coupables de « propagande pro-nègre et bougnoules » . Se demandent si le journaliste Jean-Michel Aphatie, « un gros fils de pute qu’il va falloir abattre » , est juif ou non, et en concluent qu’il « a un phénotype assez suspect » . Quant aux « fils de pute de la gauche » , ils ne méritent rien d’autre qu’une « balle dans la tête » . « T’es une merde de gauche, tu mérites de mourir. Poutine il s’occuperait de ta gueule vite fait bien fait. Vivement la guerre civile, vivement l’effondrement, y a pas que la diversité qui va prendre cher, la gauche aussi, il va vraiment falloir éliminer ces fils de pute. Un jour ou l’autre, il va vraiment falloir que ces enculés paient. »

      Dans l’attente de la « guerre civile raciale » dont ils rêvent, les membres de ce groupe évoquent à plusieurs reprises leur désir de s’armer ou les armes dont ils disposent déjà. L’un dit à ses amis qu’il vient d’acheter un « fusil d’assaut » . Un autre affirme avoir « dix armes à la maison » . Deux semblent en affaire pour des « grenades flashbang » : « Moi je t’en prends quatre, comme ça j’en mets deux dans mon sac et j’en ai deux chez moi. » Tandis qu’un des adjoints de sécurité, regrettant de ne pas pouvoir être « calibré hors service » (porter une arme), dit s’être acheté « deux-trois petites conneries pour compenser » : « Une mini-lacrymo, ma télésco, mon choqueur de contact, mon poing américain. »

      Galvanisés, les amis inventent des slogans – comme « Make Normandie viking again » – et des théories, façon alt-right américaine : « Là où nous, les nationalistes racialistes, on doit être assez malins, c’est laisser le combat intersectionnel les obliger à s’exterminer entre eux. Ils vont déjà se séparer entre pro-arabes et pro-juifs, se bouffer la gueule, par exemple Mélenchon est très pro-arabe. Y a les féministes, tu sais pas sur quelle fesse elles dansent, ces grosses putes. Les pédés LGBT tout ça, machin-bidule, c’est pareil, les musulmans vont s’en charger. Quand les féministes, les LGBT, les juifs, les bougnoules, les nègres qui sont pas musulmans vont commencer à se bouffer la gueule entre eux, tu manges ton popcorn, tu regardes la télé, tu aiguises tes armes et quand ils se sont bien affaiblis tu achèves les bêtes. »

      Parmi ces six policiers, l’un se montre particulièrement actif : Gilles C., 46 ans, passé par la Seine-Saint-Denis avant la Normandie. Alex le considère comme « le gourou du groupe » . Sur WhatsApp, celui-ci partage des dizaines de liens vers Démocratie participative, le site raciste et antisémite attribué à Boris Le Lay, un néonazi français en fuite au Japon après plusieurs condamnations pour incitation à la haine raciale. Un site dont il est souvent question dans leurs échanges : « Moi quand j’écoute Démocratie participative au palais, je mets mes écouteurs. J’ai le droit d’écouter ce que je veux avec mes écouteurs. »

      Caché derrière un pseudonyme à consonance nordique, ce fonctionnaire « fan d’histoire » , de heavy metal et de fantasy poste aussi de nombreux commentaires sur Internet. Au sujet du film Jojo Rabbit , une comédie satirique sur Hitler, il écrit par exemple, en septembre 2019 : « Encore un film de propagande juif. » Bien qu’il ait récemment supprimé sa page Facebook, il continue à poster sous le même pseudonyme, notamment sur le réseau social russe VKontakt (VK), très prisé de l’extrême droite. Le 27 mars dernier, alors que l’enquête de l’IGPN est en cours, il félicite ainsi Boris Le Lay sur son profil VK : « Super vidéo. Longue vie et prospérité de Normandie. » Contacté par Mediapart, Gilles C. n’a pas donné suite.

      « Je suis obligé de rester un minimum correct, parce que je suis flic »

      Un autre membre du groupe, Thibault D., évoque quant à lui une chaîne YouTube où il aurait posté des vidéos sur les armes et le survivalisme, s’étonnant qu’elles aient été supprimées par la plateforme pour « incitation à la violence » . Ses collègues lui conseillent alors de passer par d’autres fournisseurs, mais Thibault D. estime que « la monétisation » n’y est pas aussi intéressante que sur YouTube. Et tranche la question : « De toute façon, je peux pas dire ce que je veux, je suis obligé de rester un minimum correct, tout simplement parce que je suis flic. Et que le jour où la hiérarchie tombe là-dessus, si elle est pas déjà tombée là-dessus, je veux qu’on puisse rien me reprocher d’illégal ou d’amoral, qu’on puisse pas me sanctionner. »

      Parmi les dizaines de messages écoutés, certains portent sur les personnes dont les fonctionnaires ont la charge, au sein du Palais de justice. Les protagonistes d’un procès d’assises sont traités de « gros nègre de merde » et de « gros bougnoule » , les interpellés dans les geôles de « putains de manouches, gitans et autres finis à la pisse nés dans une caravane » . Mais régulièrement, ces policiers se plaignent que leurs opinions soient considérées comme racistes.

      Fin décembre, certains membres du groupe reçoivent une convocation, des mains de leur commissaire. S’ils soupçonnent que leurs propos sur WhatsApp en sont la cause, ils continuent tout de même à en discuter. « Les patrons ils cassent vraiment les couilles, toujours à chercher la petite bête pour te niquer la gueule », analyse l’un d’entre eux. Tout en insistant sur le fait que « c’est privé » , ils disent avoir commencé à supprimer leurs échanges. Dans le volet disciplinaire de l’enquête, ils ont été auditionnés le 6 janvier pour « manquements à la déontologie » .

      Alex, le policier qui a porté plainte, se souvient d’avoir été « choqué » par le contenu des messages. « Ça pousse à la folie, je n’en dormais pas. Je vis tout seul. J’en ai parlé à mon frère, à des amis, mais c’était dur. J’ai dû prendre sur moi et décider d’avancer. » « Ces propos sont au-delà du supportable » , complète son avocate Yaël Godefroy, « ébahie par la violence » des termes employés. « Mon client n’a même pas pu les lire en totalité. Il m’a demandé d’en prendre connaissance. »

      « Pendant une semaine, j’étais dans les mêmes locaux que les personnes que j’avais dénoncées mais elles ne le savaient pas » , rappelle Alex. « Les fêtes de Noël, c’était une horreur. » Au retour des vacances, Alex apprend qu’il change de service, pour rejoindre une patrouille anti-délinquance. « Cette affectation m’a été imposée, mais je ne vais pas me plaindre. C’est un domaine qui me plaît. Ma hiérarchie est attentive et proche de ses hommes. Personne ne me parle de cette affaire, et j’évite aussi d’en parler, mais j’ai reçu des marques de soutien. »

      Tout au long de sa carrière, débutée en 1999, Alex dit avoir été dérangé par certains propos. S’il a connu « des années magnifiques » en banlieue parisienne, jusqu’en 2008, Alex se souvient aussi des « blagues racistes », « petites réflexions » et raccourcis connotés de quelques collègues. « En patrouille par exemple, s’ils voyaient une voiture occupée par des gens de couleur, ils disaient : “Ça, c’est une voiture de bâtards. Mais toi t’es pas comme eux. T’as choisi d’être comme nous.” »

      Le policier a constaté un changement en arrivant à Rouen. « Il y a moins de collègues antillais et maghrébins, moins de fonctionnaires noirs. On est jugés tout de suite sur notre apparence. Entourés de Blancs, ils ont moins de mal à se lâcher. » Par des collègues, Alex a appris que certains le surnommaient « le Noir » ou « le négro » dans son dos. Tout comme un huissier du tribunal, ancien fonctionnaire de police. « Je ne veux pas me faire passer pour une victime, dire que je n’ai rien à me reprocher ou que je suis le meilleur fonctionnaire du monde » , poursuit Alex. « J’ai sans doute réagi en étant trop agressif, je ne montrais pas l’exemple dans la manière de me défendre. Mais j’ai fait remonter l’info, et il ne s’est rien passé du tout. »

      Il estime avoir choisi, cette fois-ci, une voie plus adaptée : un rapport complet à sa hiérarchie et un dépôt de plainte. Et espère, en conséquence, que ses démarches ne resteront pas sans suite. « Mon client a été courageux, son collègue qui lui a prêté son téléphone aussi », résume Yaël Godefroy. « Il souhaite que cela dépasse son cas personnel, qu’il y ait un débat sur le racisme dans les institutions. En évitant deux écueils : la stigmatisation de la police d’un côté, le discours sur les “brebis galeuses” de l’autre. »

      Au Sénat, ce mercredi, le ministre de l’intérieur a promis que « chaque faute, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes », fera l’objet « d’une enquête, d’une décision, d’une sanction » .

      Les préférences politiques avouées des membres des forces de l’ordre en 2017, selon le Cevipof

      Et un vote tout différent qui illustre le dicton « parole de flic »

      #fascistes

    • Dans la série #lanceurs_d'alerte_policiers :

      Mort de Myriam Sakhri : la famille souhaite la réouverture d’une enquête indépendante
      https://seenthis.net/messages/858126

      Quatre mois avant sa mort, la gendarme d’origine algérienne envoie une lettre à sa hiérarchie dans laquelle elle dénonce des faits et des propos racistes de trois collègues. « Les mots bougnoule, boukak et youpin sont des termes récurrents », écrit-elle. Elle précise également que l’un des trois mis en cause n’hésite pas lancer « Tu nous rappelleras quand tu sauras parler français » aux personnes étrangères avant de raccrocher le téléphone. La jeune femme est reçue par son supérieur mais rien ne change et elle devient elle-même la cible d’insultes racistes.

  • Aux origines #coloniales de la #crise_écologique
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/24/aux-origines-coloniales-de-la-crise-ecologique_6027034_3232.html

    C’est une petite phrase qui n’a pas manqué de faire réagir les nombreux critiques de Greta Thunberg, la jeune égérie suédoise du combat contre le dérèglement climatique. Le 9 novembre 2019, une tribune intitulée « Why we #strike again » (« Pourquoi nous sommes à nouveau en grève »), dont elle est une des trois signataires, affirme que « la crise climatique ne concerne pas seulement l’environnement. C’est une crise des droits humains, de la justice et de la volonté politique. Les systèmes d’#oppression #coloniaux, #racistes et #patriarcaux l’ont créée et alimentée. Nous devons les démanteler. » « Nos dirigeants #politiques ne peuvent plus fuir leurs responsabilités », poursuit ce texte, reprenant là l’un des arguments avancés par l’#écologie_décoloniale : la #crise_climatique serait liée à l’histoire #esclavagiste et #coloniale de la #modernité_occidentale.

    • Dès les années 1970, des chercheurs afro-américains ont fait le lien entre la question écologique et la colonisation. « La véritable solution à la crise environnementale est la décolonisation des Noirs », écrit Nathan Hare en 1970. Cinq ans plus tard, le sociologue Terry Jones parle, lui, d’« écologie d’apartheid ». Cette approche sera développée dans les années 1990 par les penseurs décoloniaux latino-américains présents dans les universités américaines, tels Walter Mignolo à Duke (Caroline du Nord), Ramón Grosfoguel à Berkeley (Californie) ou Arturo Escobar à l’université de Caroline du Nord.

      Derrière paywall, article complet ici.
      https://www.seneplus.com/developpement/aux-origines-coloniales-de-la-crise-ecologique

    • Ecologie décoloniale : « Une connexion se fait aujourd’hui entre l’animisme et le droit moderne occidental »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/24/ecologie-decoloniale-une-connexion-se-fait-aujourd-hui-entre-l-animisme-et-l

      Quand a-t-on commencé à parler d’écologie décoloniale ?

      Déjà dans les années 1960, le sociologue péruvien Anibal Quijano intégrait dans sa critique du colonialisme la question de l’écologie. Il n’emploie pas le terme même d’écologie décoloniale, mais l’idée est là. Trente ans plus tard, on assiste à la dissémination de la pensée décoloniale sud-américaine avec notamment les travaux du sémiologue argentin Walter Mignolo et la critique du développement de l’anthropologue d’origine colombienne Arturo Escobar qui cherche à revitaliser des conceptions plurielles, authentiques et animistes. En Europe, il a fallu attendre les années 2000, avec notamment le travail de l’anthropologue Philippe Descola (Par-delà nature et culture, Gallimard, 2005), pour que soit posée la question des écologies plurielles. Mais il n’est pas encore question d’écologie décoloniale. Le philosophe Bruno Latour juge la pensée d’Arturo Escobar folklorisante. Quant à Philippe Descola, il estime que le structuralisme est davantage pertinent que l’approche décoloniale.

  • Guide de survie aux fêtes de famille (Binge Audio)
    https://www.binge.audio/guide-de-survie-aux-fetes-de-famille-3

    Il y a la tante qui dit n’avoir jamais été victime de #sexisme dans sa vie. Il y a la grand-mère qui est répète que les Noir·e·s courent plus vite que les Blanc·he·s et que bon, c’est la nature, hein. Il y a le frère qui n’aime pas trop le mot « #féminisme » ou le cousin qui n’a rien contre les gays tant qu’ils ne se montrent pas trop… Alors que faire ? Faut-il répondre, et si oui, comment, aux propos #sexistes, #racistes et #homophobes prononcés autour de la table de fête ?

    Pour vous aider à passer les fêtes de fin d’année et tout autre repas de famille en toute sérénité, Kiffe ta race s’associe à deux autres podcasts de Binge Audio, Les Couilles sur la table et Camille, dans un épisode spécial.

    Que répondre pour que les conversations soient les plus constructives possibles ? Comment éviter certaines impasses de raisonnement ? Quand et comment clore une discussion ?

    Grace Ly, Rokhaya Diallo, Camille Regache, et Victoire Tuaillon ont identifié cinq cas récurrents et vous proposent leurs techniques et parades pour éviter que ces discussions s’enveniment.

  • Gilets jaunes : derrière l’accusation de « mépris de classe », la condescendance de classe

    https://mars-infos.org/gilets-jaunes-derriere-l-3825

    La critique du mouvement des #gilets_jaunes est systématiquement soupçonnée d’être instruite par mépris de classe. Cette accusation est le plus souvent dénuée de fondements et elle est problématique sur le plan politique. Elle reflète surtout la condescendance de celles et ceux qui la formulent.

    Les textes des camarades qui soutiennent le mouvement des gilets jaunes se suivent et se ressemblent. Outre l’aveuglement volontaire dont ils témoignent souvent vis-à-vis du caractère #réactionnaire du mouvement, ils incluent pour la plupart un paragraphe visant à disqualifier les contradicteur·ices potentiel·les. Le ressort de cette disqualification est toujours le même : puisque le mouvement est « #populaire », celles et ceux qui le critiquent pratiqueraient le #mépris_de_classe. Entre militant·es de #gauche et anarchistes, c’est un peu l’injure suprême : accuser l’autre de dédain pour les plus faibles, c’est le discréditer immédiatement.

    [...]

    Cette condescendance est problématique sur le plan politique, à plusieurs égards :

    – Réduire toute critique à du mépris de classe, c’est refuser de voir que nombre de critiques émanent, précisément, de personnes d’extraction sociale modeste et s’appuient, précisément, sur leur vécu en milieu populaire.

    – C’est aussi fournir un paravent bien pratique pour empêcher la critique des comportements racistes, sexistes ou homophobes qu’adoptent les personnes mobilisées, quelle que soit leur classe sociale.

    – Renoncer à tout jugement #critique sous prétexte qu’un mouvement serait populaire, c’est nier au « peuple » sa capacité à faire des choix éthiques et politiques. C’est donc, en leur refusant d’avoir à répondre de leurs actes sur ces plans, exclure les classes populaires des interlocuteurs légitimes et de l’espace démocratique. Les personnes issues des classes populaires sont déjà très faiblement présentes dans l’espace médiatique et politique. Refuser à celles qui le font de les écouter sur le plan politique - et le cas échéant de les combattre sur ce plan - c’est contribuer à leur infériorisation.

    – Cette condescendance révèle enfin la distance qu’entretiennent celles et ceux qui l’adoptent avec celles et ceux qu’ils appellent « le peuple ». Il ne faut vraiment avoir aucun contact avec des ouvrier·es et des employé·es pour pouvoir affirmer, toute honte bue, qu’ils et elles seraient tou·tes indifféremment #dépolitisé·es, #racistes, #homophobes ou #sexistes. Outre que c’est insultant, c’est objectivement faux. Ce « peuple » que nous mépriserions est totalement fantasmé.

    Une des conséquences de la #condescendance_de_classe est de ne pas identifier les #fachos pour ce qu’ils sont mais de croire voir « le peuple » en eux. Camarades, si vous voyez un #fasciste agiter un drapeau bleu blanc rouge en hurlant « on est chez nous » sur une barricade, ce n’est pas « le peuple », c’est quelqu’un qu’il faut dégager.

    Collectif Athéné Nyctalope

  • « Le mouvement des “#gilets_jaunes” est avant tout une demande de revalorisation du #travail », Yann Le Lann, sociologue, propos recueillis par Sylvia Zappi
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/24/le-mouvement-des-gilets-jaunes-est-avant-tout-une-demande-de-revalorisation-

    Le sociologue Yann Le Lann (université de Lille) a coordonné une enquête d’un mois sur le mouvement de protestation. Il revient pour « Le Monde » sur les enseignements de l’étude.

    Yann Le Lann est maître de conférences en sociologie à l’université de Lille. Spécialiste du travail, il a coordonné l’#enquête du collectif Quantité critique, composé de chercheurs et de doctorants de Lille et de Sciences Po Paris, qui a analysé le mouvement des « gilets jaunes » durant un mois. Le sociologue estime que l’identité du mouvement est centrée sur la reconnaissance du travail.

    Quel est le profil des gilets jaunes que vous avez interrogé ?
    Ce qui resort de nos questionnaires recoupe les informations déjà publiées sur ce mouvement : ce sont les #classes_populaires, employés et ouvriers, qui sont présentes sur les barrages. On y retrouve aussi beaucoup de #femmes qui ont pris une place importante dans le mouvement, souvent en position pivot : c’est à elles qu’on fait confiance pour gérer des caisses de solidarité ou mener des actions. On trouve aussi une part importante de #retraités. Tous nos questionnaires montrent qu’on a affaire à des personnes aux revenus inférieurs à 1 600 euros mensuels, voire très souvent juste au niveau du SMIC.

    Ce mouvement est passé d’une revendication contre les taxes sur les carburants à une demande de hausse des salaires. Vous expliquez que c’est une bascule très signifiante. Pourquoi ?
    Parce que c’est important pour comprendre le décalage entre la première perception de cette mobilisation et sa réalité politique, ce qui a donné lieu à un malentendu sur ce mouvement. Les premiers temps, les chaînes d’information l’ont présenté comme l’expression d’un ras-le-bol des territoires périurbains braqués contre la taxe sur les carburants. Le mouvement a eu l’intelligence de subvertir cette audience pour déplacer la revendication vers des enjeux de #salaire et de #retraite qui sont devenus le cœur de leur plate-forme.
    A nos yeux, c’est donc la question de la reconnaissance du travail qui est en jeu. Ceux qui se mobilisent sont des salariés qui n’ont pas les moyens de se mettre en grève. Parce que leur budget est trop contraint ou parce qu’ils n’ont pas les ressources politiques autour d’eux pour porter une revendication salariale auprès de leur patron. Ou parce qu’ils ont déjà fait l’expérience d’une négociation salariale qui a échoué.

    Et pourtant, les « gilets jaunes » sont passés à une plate-forme revendicative beaucoup plus large…
    Oui, parce que l’écho médiatique leur a permis de se faire entendre sur d’autres enjeux. Mais la question centrale demeure celle du travail. Comme, pour eux, le canal classique de la revendication collective, organisée sur les lieux de travail, est bouché, ça a débordé ailleurs : ils ont en quelque sorte contourné cette impossibilité en s’organisant en dehors des heures de travail, sur des barrages et des places, en occupant l’espace public. Du coup, ce n’est pas le patron qui est interpellé mais l’#Etat, qui est jugé comme ayant une responsabilité en matière salariale et se retrouve à devoir gérer ces #revendications. C’est tout à fait nouveau et c’est un défi pour lui.

    N’est-ce pas une remise en cause des syndicats ?
    C’est un coup de semonce. Les « gilets jaunes » sont très loin des organisations syndicales. Ceux que nous avons interrogés portent un regard très varié sur leur action ; nous avons tenté de les répartir en trois groupes. Le premier, très largement majoritaire, regroupe tous ceux qui n’ont aucun contact avec les #syndicats. Cela concerne les nombreux salariés des petites et moyennes entreprises (PME) ou des très petites entreprises (TPE) dans lesquelles il n’y a pas de structuration de la négociation collective.
    Ensuite, il y a ceux qui ont été en contact avec des syndicats, ont tenté de négocier des hausses de salaire et de meilleures conditions de travail, et n’ont pas obtenu gain de cause. Ils en ressentent une forme d’amertume. Le troisième profil, minoritaire, correspond à des personnes plus politisées qui veulent qu’il y ait convergence de luttes avec d’autres secteurs professionnels emmenés par les syndicats.

    Quel est le positionnement politique des « gilets jaunes » de votre échantillon ?
    On a trois blocs quasi égaux de 20 % entre les #abstentionnistes et #votes_blancs, les électeurs de Jean-Luc #Mélenchon et ceux de Marine #Le_Pen. On a vu se confirmer une polarité au sein du mouvement entre la gauche radicale et l’#extrême_droite, avec, au milieu, une zone grise difficile à cerner. Mais le sentiment que le gouvernement ne respecte plus la souveraineté populaire, qu’il est en rupture avec les intérêts du peuple, unifie ces trois pôles. D’une manière générale, nous avons perçu une défiance totale vis-à-vis de tous ceux qui ont été aux affaires depuis quarante ans.

    [comme souvent, ici "le travail" est un vocable qui unifie tout et exempte d’une analyse concrète de ses modalités, on remarquera que stage, chômage, en activité à temps réduit ou pas, AAH, etc ne sont pas cités parmi les variables prises en compte, ndc]

    Comment cela se traduit-il en matière de valeurs politiques ?
    Il y a indéniablement, parmi les « gilets jaunes », une part importante qui ressent une vraie crainte à l’égard de la crise migratoire et qui, lorsqu’on l’interroge sur l’#immigration, porte des idées xénophobes ou #racistes. Ainsi, 48 % des personnes que nous avons interrogées estiment qu’en matière d’emploi, « on devrait donner la priorité à un Français sur un immigré en situation régulière ».
    Malgré cela, le mouvement s’est politisé sur des slogans qui empruntent aux valeurs de la gauche. Car les porte-parole des ronds-points ont privilégié les mots d’ordre qui permettaient de fédérer. Ce sont les revendications sur les salaires, les retraites, le référendum d’initiative citoyenne (RIC), qui se sont avérées les plus consensuelles et ont permis au mouvement de durer. Les « gilets jaunes » ont eu cette intelligence collective d’orienter leur parole publique vers le social et d’éviter de faire caractériser leur mobilisation comme un mouvement de « petits blancs » récupérable par l’extrême droite.

    Votre constat ne contredit-il pas les observations des chercheurs de Bordeaux dont « Le Monde » a publié les résultats ?
    Non, ils sont complémentaires. Il y a deux niveaux de pensée : les valeurs que l’on n’assume pas dans le face-à-face avec un enquêteur, et celles que l’on affirme seul en répondant à un questionnaire en ligne. Ces deux types d’enquête donnent des résultats souvent très différents.
    Nous avons mesuré qu’une partie des « gilets jaunes » est très sensible aux thèses présentant l’immigration comme un danger mais qu’ils ne les défendent pas à l’intérieur du mouvement. Les slogans xénophobes sont demeurés minoritaires. Ce sont la critique du gouvernement et la dénonciation d’une politique économique du pays qui ont soudé tout le monde.

    On a senti une lutte d’influence entre deux ailes du mouvement, les « mélenchonistes » et les sympathisants de Marine Le Pen. L’avez-vous perçue ?
    Cette opposition existe à l’évidence mais elle demeure difficile à capter parce qu’il y a très peu de militants organisés . Cela reste sourd, latent, entre des petits noyaux qui veulent que le mouvement s’organise autour des enjeux de démocratie et de justice sociale, et des tentatives de récupération de l’extrême droite sur les questions identitaires. Cette dernière a cependant échoué à l’intérieur du mouvement : j’ai le sentiment que le pôle abstentionniste des « gilets jaunes » n’est pas en train de basculer dans les bras de Marine Le Pen.

    Le fait que la revendication de hausse du #smic ait été autant centrale en est le signe. Tout comme la réaction massive contre les violences policières vécues sur les barrages et dans les manifestations du 1er décembre. Ce qui ne dit pas pour autant que le Rassemblement national ne puisse pas gagner, auprès d’une partie des Français, la bataille sur le sens du mouvement, alors qu’il n’est pas arrivé à imposer ses thèses à l’intérieur.

    #xénophobie #bataille_idéologique

  • Combattre le racisme, l’antisémitisme.... et l’islamophobie (Texte collectif, Le Club de Mediapart)
    https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280418/combattre-le-racisme-lantisemitisme-et-lislamophobie

    Alors que se développent dans toute l’Europe des propos, actes et agressions #racistes, #xénophobes et #antisémites :

    Nous dénonçons, combattons l’#antisémitisme, et tout acte criminel ou agression à ce titre, comme nous le ferions pour toutes les formes de #racisme quelles qu’elles soient.

    Nous savons que se taire aujourd’hui, #banaliser ces discours et ces agressions ouvre la porte demain aux pires drames que l’histoire récente ou plus ancienne a fait connaître : qu’il s’agisse du #génocide des juifs et des Roms perpétré par le nazisme, de celui des Tutsis, du génocide arménien, de l’épuration ethnique en Bosnie ou du génocide actuel des Rohingyas.

    Par les amalgames qu’il fait, le Manifeste contre le nouvel antisémitisme attise et renforce ce qu’il prétend dénoncer.

    […]

    Les violences antisémites actuelles, aussi insupportables qu’elles soient, sont loin d’être comparables à un #pogrom et encore moins à une #épuration_ethnique !

    Assimiler la #gauche_antisioniste, qui a toujours été au premier rang du combat contre tous les racismes, à une nouvelle forme de l’antisémitisme relève d’une diversion mensongère et scandaleuse.

    Assimiler ceux qui dénoncent la #colonisation_israélienne et son gouvernement d’extrême droite à des complices de l’antisémitisme est un amalgame inacceptable.

    Au moment où les agressions contre les Français d’origine maghrébine, africaine et contre les Roms se développent, au moment où dans le débat politique générale, les propos stigmatisants contre les #migrants et les #exilés se multiplient, au moment où se libère une parole raciste, xénophobe et #islamophobe décomplexée :

    Nous refusons la notion de responsabilité collective, que cela concerne un peuple ou une communauté religieuse.

    Nous refusons l’#amalgame entre les actes criminels odieux ou à caractère délirant de certains et les projets ouvertement racistes et antisémites d’#exécutions ou de #massacres ourdis par d’autres.

    Nous rappelons que les premières victimes de Daesh et de ses sbires sont d’abord les populations des pays arabes ou africains et des musulmans.

    Nous dénonçons un texte qui assimile tout musulman à un intégriste en puissance, le désigne à la vindicte populaire et exige allégeance culturelle et repentance religieuse.

    Les exactions atroces commises au nom des #intégrismes de tout genre, des #dictatures de toutes espèces ont en commun cette capacité à rivaliser dans l’horreur, la mise en scène de la terreur et le refus radical de notre commune humanité.

    Les politiques laminant la vie de millions de personnes et la démission des forces qui devraient défendre les droits sociaux des peuples nourrissent le terreau d’une désespérance. Elles favorisent les régressions identitaires et les passions funestes du terrorisme.

    Nous affirmons qu’il faut relever ce défi mortifère et se mobiliser pour arrêter cet engrenage fatal.

    Nous affirmons notre #solidarité avec toutes les #victimes de ces exactions et notre exigence de ne pas refaire ce qui fut fait en d’autres temps : accueillons et défendons toutes celles et ceux qui les subissent.

    En réaction à :
    Manifeste « contre le nouvel antisémitisme » (Philippe Val, Le Parisien)
    http://www.leparisien.fr/societe/manifeste-contre-le-nouvel-antisemitisme-21-04-2018-7676787.php

  • L’insulte de macron est voulue…

    #Macron insulte les ouvriers très sciemment, il s’adresse aux « diplômés », aux #gagnants s’il y en a, à une jeunesse qu’il veut égoïste et superficielle, aux #couches_moyennes haïssant plus pauvre qu’eux, à ceux apeurés qui craignent le désordre, à la petite bourgeoisie vestimentaire, celle qui n’a que ses habits faussement à la mode pour se distinguer des pauvres, tous ceux chez qui on peut cultiver une conception très réactionnaire de l’avenir, et il leur dit vous vous n’avez rien avoir avec ces brutes incapables. Ces gens là sont des #vaincus, des #minables, des #assistés et vous vous êtes l’avenir. C’est pour cela qu’il cultive l’opposition de Mélenchon, les forts en gueule, les débraillés et il leur parle ce qu’il estime être leur langage pour les renvoyer à ces gens sans éducation, ces « #inutiles » qui foutent le bordel. Il veut la scission au sein des couches populaires, il la joue, il la provoque et tout ce qui contribue à cette scission est du pain béni.

    Il s’adresse bien sûr aux mentalités de #droite et d’#extrême-droite, mais il table aussi sur le travail opéré sur le #PS, sur la rupture de la gauche avec la question sociale, comment cette « #gauche » a fait passer ou a tenté de faire passer la revendication salariale aux bonnes oeuvres de la dame patronnesse du #sociétal, celle qui isole la femme, l’immigré, cherche la fusion du même pour éviter de considérer les véritables antagonismes politiques, ceux entre le capital et le travail.

    Feignant, fouteurs de bordel… Pour ceux qui s’étonnent que le président qui affirme vouloir prendre de la hauteur se commette ainsi, il y a de la naïveté dans cette découverte. Le maître du château, le bourgeois qui se prend pour un #aristocrate, celui à qui le dédain tient lieu de légitimité a toujours employé un langage grossier pour désigner les subordonnés, c’est le sens que Macron donne à « jupitérien », l’arbitraire face aux « petits ». Il opère un clivage, il créé une #haine_de_classe tout à fait consciemment et il espère même que cette haine trouvera ses exutoires #racistes et #sexistes. C’est une image de la société française qu’il est en train de construire pour tenter de durer en s’appropriant les petits diplômés, voués à la précarité, mais que l’on incite à mépriser les ouvriers, les employés, les petites gens, les vieux, les faibles, ceux à qui l’on peut flanquer des coups en toute impunité, les édentés comme disait Hollande. Il n’en est pas à son premier « dérapage » et quand il va prononcer sa phrase, il cherche la caméra pour être sûr que le « message » passera.

    . . . . . . .
    https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/10/06/linsulte-de-macron-est-voulue

  • Insultes racistes : il quitte le terrain en pleurs
    http://www.tdg.ch/sports/actu/insultes-racistes-quitte-terrain-pleurs/story/24511562

    Ces dernières années, le football serbe a dû faire face à des affaires de racisme à plusieurs reprises. En 2012, des supporters locaux avaient lancé des chants #racistes en direction des joueurs noirs de l’équipe nationale d’Angleterre des moins de 21 ans, lors d’un match contre les U21 serbes.

    #racisme

  • Le #populisme progresse en #France et s’installe en Europe
    http://fr.myeurop.info/2015/12/16/le-populisme-progresse-en-france-et-s-installe-en-europe-14456

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/DEFILE+FRONT+NAT.JPG

    Daniel Vigneron

    Les élections régionales se sont soldées par une nouvelle et forte poussée du #Front_national en France. Dans le reste de l’Europe, les parties populistes ont également le vent en poupe et participent même au pouvoir dans cinq pays de l’Union.

    Chronique sur #RFI - Les populistes gagnent du terrain en Europe

    Même si le Front national n’a pas remporté de régions dimanche soir, les élections régionales françaises ont été marquées par une lire la (...)

    #EUROFOCUS #Autriche #Belgique #Danemark #Finlande #Hongrie #Italie #Pologne #Royaume-Uni #Suède #anti-immigrés #Elections_régionales #eurosceptiques #fascisme #FN #identitaires #nationalisme #racistes #UKIP #xénophobes

  • Être ou ne pas être en deuil | L’odeur de la ville mouillée
    https://lodeurdelavillemouillee.wordpress.com/2015/01/13/etre-ou-ne-pas-etre-en-deuil

    J’ai vu les photos de cette #foule où l’on pouvait lire #not_afraid et j’ai pensé : vous n’avez pas peur ? Eh bien vous avez de la chance, parce que personnellement, tout ça me colle sacrément les miquettes. J’ai eu peur de ce qui allait venir après et je ne suis toujours pas rassurée. J’ai eu peur que la #réflexion soit entièrement confisquée par l’#émotion, j’ai eu peur pour ceux qui risquaient de se voir assimilés malgré eux à ce carnage, à cause de leurs #origines ou de leurs #croyances – et ça n’a pas loupé. J’ai eu peur qu’on ne puisse plus se questionner sur la #liberté_d’expression, qu’on n’ait plus le droit de se demander si l’#humour, quand il renforce des #stéréotypes #racistes ou #sexistes peut encore se considérer subversif ou s’il n’est plus qu’épate-bourgeois. J’ai eu peur qu’on ne cherche pas à comprendre ce qui s’était passé pour que ce genre de chose soit possible ; j’ai eu peur qu’on vide les #mots de leur #sens.

    via @arkhi sur Twitter

  • #Vouziers (08) : Des #tags #racistes et #antisémites sur une aire de jeux

    La commune de Vouziers porte plainte contre les individus qui ont bombé des inscriptions sur le mobilier d’une aire de jeux située à proximité d’un collège.

    Ce village de 4.300 habitants est habituellement tranquille, sauf que depuis quelques jours, le maire dénonce un affichage sauvage du #Front_National. Depuis, les relations se sont un peu tendues à quelques semaines des élections municipales.

    #France #graffiti #racisme #xénophobie #antisémitisme #extrême-droite

    http://m.champagne-ardenne.france3.fr/2013/12/11/vouziers-08-des-tags-racistes-et-antisemites-sur-une-air

  • Les barbares campent sur Twitter - Politis
    http://www.politis.fr/Les-barbares-campent-sur-Twitter,23681.html

    Insultes sexistes et racistes, menaces physiques, appel au viol… Des cyber-activistes d’extrême droite se déchaînent sur la toile contre une jeune militante du Parti de gauche, coupable d’avoir raconté sur Twitter sa participation à la manifestation organisée à Marseille contre l’université du Front national, samedi.

    La violence et la haine envahissent dangereusement les réseaux sociaux. C’est devenu banal de le dire.
    Pourtant, je n’ai pas l’impression qu’on prenne pleinement la mesure du fumet sorti des égouts qu’exhale de plus en plus la toile à mesure qu’enflent les intentions de vote en faveur du Front national de Marine Le Pen.
    Si l’on n’y remédie pas, notamment en appliquant aux infractions et aux délits les plus flagrants les lois qui encadrent la liberté de la presse, il est plus que probable que des esprits simples (le web en attire beaucoup), chauffés par des excités, passent à l’acte.
    Présent sur le plateau de LCI au moment de l’annonce de la mort de Clément Méric, j’avais dit à chaud ne pas être surpris par l’agression violente de ce jeune militant, ayant constaté depuis plusieurs mois, sur le net, une montée de la violence verbale des militants et sympathisants d’extrême droite à l’encontre de tous leurs contradicteurs.

    Le fascisme le plus bestial

    La haine déversée sur une jeune militante du Parti de gauche, et quelques uns de ses soutiens, depuis ce week-end par quelques cyber-activistes qui se revendiquent de cette mouvance en est une nouvelle illustration. Et elle est édifiante. Le fascisme le plus bestial, avec son lot de menaces, de propos orduriers, racistes, mais en l’espèce aussi particulièrement sexistes, s’exprime désormais sans retenue.

    Le prétexte à cette attaque aura été la manifestation organisée à Marseille contre la tenue dans cette ville de l’université d’été du FN. Quelques 8.000 personnes ont défilé du Vieux-Port à la place Castellane, à l’appel du collectif Marseille contre l’extrême droite, qui regroupe une quarantaine d’organisations. Dans le cortège, Julie Del Papa rend compte de l’ambiance sur Twitter, s’attirant de premières répliques de twittos nationalistes auxquelles elle répond parfois.
    Assez vite à court d’arguments un certain @olbag, qui reconnaît avoir « l’intelligence de Nabilla », propose à la jeune femme de « l’enculer », suggestion reprise par @DTsumeo à la suite duquel @Fortesque18 suggère de la « flooder » (traduction française = envoyer une grande quantité de données aussi inutiles que malveillantes).

    #Insultes
    #sexistes
    #racistes
    #Twitter

  • « Le racisme et l’islamophobie selon Delphy », sur le site du collectif #Radiorageuses, par l’émission Dégenré-e (#Radio_Kaléidoscope)
    http://www.radiorageuses.net/spip.php?article271

    Voici une autre #conférence de #Christine_Delphy, agrémentée de commentaires et de morceaux de musique. Cette nouvelle conférence porte sur les bases historiques de l’#islamophobie et sur la collaboration de certaines #féministes à la production de lois #racistes et notamment celles légiférant sur le port du #voile.

    http://degenree.pimienta.org/2013/islamophobie.mp3

    Une premiere conférence sur le parcours de Delphy avait été diffusée en
    janvier, vous pouvez l’écouter ici :
    http://radiorageuses.net/spip.php?article227.

    #femmes #audio #radio

  • Bedauerliche Einzelfälle
    http://einzelfaelle.tumblr.com

    Tout ce que vous n’avez jamais eu envie d’apprendre sur les #pirates allemands mais que vous allez lire quand même parce que vous aimez trop les #scandales.

    Cette page est une collection des #tweets les plus #sexistes, #racistes et de #droite que des pirates ont publiés. L’auteure publie des captures d’écran.

    Des discussions ouvertes sur le sujet ont lieu depuis quelques annés dans le cadre du #Gendercamp http://www.gendercamp.de

    http://www.gendercamp.de/storage/images/styles/upload/5/9/6/289b7653ff5304ab361fa2d810fa6.png

    FEMINISMUS
    IN DER DIGITALEN GESELLSCHAFT

    Das GenderCamp ist eine politische Bildungsveranstaltung rund um Feminismus – Queer – Gender – Netzkultur – soziale Netzwerke – Netzpolitik – digitales Leben. Es lehnt sich am Prinzip des „BarCamps“ (http://de.wikipedia.org/wiki/BarCamp) an.

    #allemagne #gendercamp

  • Le Hamas célèbre la mort de 1365 Juifs israéliens à l’occasion de son 24e anniversaire

    14 décembre 2011

    Les terroristes du Hamas ont célébré le 24e anniversaire de l’organisation en organisant un défilé monstre à Gaza City. A l’occasion de cette commémoration, le Hamas a publié des statistiques et son bilan glorieux (merci l’Europe pour son amitié et sa générosité sans faille).

    – 1.848 « martyrs »
    – 1.365 Israéliens tués
    – 6.411 Isréliens blessés
    – 1.117 attaques terroristes
    – 87 missions suicide (menées par des bombes humaines)
    – 11.093 roquettes et obus de mortier lancés sur Israël

    http://philosemitismeblog.blogspot.com/2011/12/le-hamas-celebre-la-mort-de-1365-juifs.html

    Il n’y a pas que le Hamas qui est à remettre en cause dans le le conflit qui oppose Israël à la Palestine. Israël aussi a sa part de responsabilité.

    Le "philosémitisme", c’est bien, mais l’humanisme c’est mieux, et Israël n’est pas son plus digne représentant. Au nom du "plus jamais ça", la politique d’Israël ressemble de plus en plus au "ÇA" à éviter.

    S’il fallait établir des statistiques du même genre pour Israël, rien que pour "l’opération plomb durci", Israël rivalise bien avec les statistiques du Hamas, même s’il ne s’en vante pas.

    Et si le terrorisme palestinien est une réalité, dire qu’Israël pratique un terrorisme d’état, c’est aussi une triste réalité.

    Citation du Rapport Goldstone :

    Paragraphe 1905 : L’incidence de la déshumanisation

    Comme c’est le cas dans bien des conflits, l’une des caractéristiques du conflit israélo-palestinien est la déshumanisation de l’autre et des victimes en particulier. Le psychiatre palestinien, le docteur Iyad al-Sarraj a expliqué ce cycle d’agression et de victimisation qui fait que « aux yeux d’un soldat israélien, le Palestinien n’est pas un être humain égal. Parfois [...] il devient même l’incarnation du diable [...] ». « Cette culture de diabolisation et de déshumanisation » contribue à créer un état de paranoïa. « La paranoïa comporte deux facettes : d’une part, un sentiment de victimisation − je suis une victime de ce monde, le monde entier est contre moi, et l’inverse, je suis supérieur à ce monde et je peux l’opprimer − ce qui conduit à ce qu’il convient d’appeler l’arrogance du pouvoir ». En tant que Palestiniens, « nous voyons généralement dans les Israéliens l’incarnation du diable. Nous pouvons haïr et ce que nous faisons est une simple réaction et nous pensons que les Israéliens ne comprennent que le langage de la force. De leur côté́, les Israéliens disent la même chose de nous − nous ne comprenons que le langage de la violence ou de la force. C’est là l’arrogance du pouvoir et [les Israéliens] s’en servent sans absolument aucune considération d’humanité. À mon avis, nous nous trouvons non seulement dans une situation de guerre mais aussi dans une situation qui relève de la culture et de la psychologie. Je souhaite ardemment que les Israéliens amorcent (il existe un très grand nombre de Juifs dans le monde et en Israël qui réfléchissent sur eux-mêmes) une prise de conscience qui leur permettra d’atténuer leur crainte, parce qu’Israël vit dans la crainte malgré tout son pouvoir − et qu’ils commencent à faire face aux conséquences de leur propre victimisation et à traiter avec les Palestiniens comme des êtres humains à part entière, égaux en droit avec les Israéliens. De leur côté, les Palestiniens doivent eux aussi se regarder en face, se respecter et respecter leurs propres divergences afin de voir les Israéliens comme des êtres humains à part entière dotés d’obligations et de droits égaux. Voilà la voie à suivre pour parvenir véritablement à la justice et à la paix. »

    http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/docs/12session/A-HRC-12-48_ADVANCE2_fr.pdf

    Personnellement, je me sens trahi par Israël, toute ma vie j’ai soutenu Israël en mémoire de la shoa. Aujourd’hui, il n’est plus possible de confondre Israël, "pays des juifs" et la judéité. L’amalgame (favorable) ne tient plus. Israël est peut-être la seule démocratie du Moyen-Orient, mais son gouvernement est un gouvernement d’extrême-droite, donc élu par une majorité d’israéliens, dont la motivation est semblable à la motivation de son plus impitoyable bourreau : « La fin justifie les moyens ».

    La clé de la paix dans le conflit israélo-palestinien, c’est Israël qui la détient puisque le rapport de force est dans sa faveur. Ce conflit dure depuis 60 ans. Faire le pari qu’il peut durer 60 ans de plus et être toujours en faveur d’Israël tient de l’aveuglement. Tôt ou tard Israël devra payer sa part de la facture.

    Si Israël ne veut pas une shoa de plus, il est plus que temps que les consciences humanistes, et pas seulement juives, s’y réveillent, sinon le philosémitisme n’est qu’un racisme pro-juif.

    #Hamas, #Israël, #Palestine, #shoa,

    • L’auteur de cet article est malhonnête intellectuellement ou porte des œillères « pro-Israël ». Ce qui était célébré, c’était le 24e anniversaire du Hamas.

      Ceci dit la motivation du Hamas est également une plaie pour le peuple palestinien et ne va certainement pas arranger les choses pour ce peuple qui subit un état de fait depuis 60 ans.

      Que revendique le Hamas ?

      Le Hamas « marche parallèlement et simultanément sur la voie de l’appel au jihad (guerre sainte) et du gouvernement » , a ajouté M. Haniyeh, en soulignant que « c’est la meilleure réponse à ceux qui s’imaginent ou disent que le Hamas a renoncé à la ligne de la confrontation et de la résistance ».

      http://www.lepoint.fr/monde/24e-anniversaire-du-hamas-la-resistance-jusqu-a-la-liberation-de-toute-notre

      Le peuple palestinien serait mieux servi s’il renonçait à la violence. Cela mettrait fin à l’argumentation « représailles » du gouvernement Israélien dans son terrorisme d’état à l’égard du peuple palestinien.

      En fait, quand on se revendique d’un mouvement violent, la conséquence ne peut être que la violence. « Œil pour œil, dent pour dent » ne fait que des éclopés.

      Alors, si les israéliens et les palestiniens sont incapables de produire une paix honorable, qu’ils suivent les traces d’Adolf Hitler dont la seule logique était « un bon ennemi est un ennemi mort ». Qu’ils gardent leur conflit pour eux et n’empoisonnent plus le reste du monde.

      60 ans de conflit, ça représente trois générations dont deux n’ont aucune responsabilités dans ce qui a mené à ce conflit. Il est triste de se dire qu’en Israël et en Palestine les enfants naissent avec le statut d’ennemi.

      Je ne veux pas prendre parti pour le gouvernement israélien ou pour le Hamas. Je veux prendre parti pour les peuples qui souffrent de la politique imbécile de leurs gouvernants.

      L’holocauste nazi devait être l’ultime leçon apportée à l’humanité contre la guerre. Année après année, on voit que la leçon n’a pas porté.

      La sélection naturelle affirme que ne demeure que ce qui est efficace. L’humanité n’a pas encore compris que seule la solidarité la plus étendue est ce qui est le plus efficace. Elle continue d’habiller son humanité de ses particularisme, contribuant ainsi à se diviser plutôt qu’à s’unir.

      Nos enfants se montreront-ils plus intelligent que nous ? On l’espère, mais vu ce qui est derrière, l’avenir risque fort de ressembler au passé. On ne change le monde qu’en se changeant soi-même. On ne peut pas changer les autres en leur imposant quoique ce soit. Même la liberté et l’équité ne peuvent pas s’imposer.

      Alors qu’est-ce que je pense de la vie ? Ça ne vaut vraiment pas le coup. La seule chose que j’espère, c’est qu’il n’y aura rien après. Pensez-y avant de faire des gosses.

    • @pierre1 je t’avoue être perplexe. Tu postes un papier, assez long, pour le commenter en disant qu’il est malhonnête !
      Plus simple, tu ne le postes pas comme ça on ne perd pas de temps à le lire.
      Effectivement, ce papier est de la merde.

      Pour le reste de ton commentaire, je ne partage pas du tout. Tu ne veux prendre parti pour personne, moi je prends parti pour les palestiniens, comme j’ai pris parti pour les indiens des états-unis, comme j’ai pris parti pour les noirs d’Afrique du sud, comme ... La demi mesure, laisse cela à Bayrou.

      Israël est un pays raciste, colonialiste, qui organise le génocide du peuple palestinien. Tu peux essayer de renvoyer dos à dos palestiniens et israéliens mais tu ne convaincra que les simples d’esprits.

      Il y a un peuple (les israéliens) qui organise le génocide d’un autre peuple (les palestiniens), le reste, laisse le à Botul, c’est son dada.
      #nakba

    • Je prend parti pour la justice et l’équité. Israël est ce qu’il est, mais pas ce qu’il aurait dû être : un pays témoin de l’horreur de la guerre.

      Tu me dis que je dois prendre parti pour les palestiniens, mais en disant cela, tu justifies également le fait de prendre parti pour Israël. Tu justifies la guerre.

      L’humanité est une et indivisible, elle est au delà du partisianisme. Ça peut sembler bisounours, mais on n’a pas le choix, on prépare le monde pour tous les gosses à naître, pas pour nous. Nous on est déjà mort.

      Le vrai sens de la vie, c’est la transmission à la génération suivante de la plus value que nous avons taché d’être. On n’est qu’un maillon dans la chaine des générations. Briller tout seul n’a aucun sens, parce qu’on nait nu et que l’on repart nu.

    • M’ouais, suis de moins en moins d’accord. Comment ça

      ce qu’il aurait du être : un pays témoin de l’horreur de la guerre

      Pourquoi ? Pourquoi ce pays particulier ? Pourquoi pas tous les pays ?

      C’est fatigant cette destinée spécifique qu’on voudrait pour Israël. Israël n’a rien de plus et rien de moins à faire que les autres pays. Les israéliens sont des êtres humains, comme moi ou toi. Leur devoir c’est de respecter les autres êtres humains, comme c’est mon devoir et comme c’est le tien. Moi je fais mon devoir, eux font le contraire. Pour être plus claire, ce sont des #assassins des #colonialistes des #racistes et enfin les responsables du #génocide du peuple palestinien.

      Je ne justifie pas la guerre mais je fais partie de ceux qui pensent que Custer n’a eu que ce qu’il méritait. Pierre, bruler des gosses au phosphore blanc, elle est où la limite ? Quand est-ce qu’on va dire que là on a dépassé l’ignominie ? Heureusement Rony Brauman, Amira Hass, Norman Finkelstein, Gilad Atzmon et beaucoup d’autres me prouvent qu’être un être humain dépasse la race, la couleur ou l’ethnie.

      Le vrai sens de la vie c’est qu’on stoppe immédiatement le génocide du peuple palestinien, et par la force s’il le faut. On peut le faire en Libye, en Côte d’Ivoire, en Afghanistan, en Irak, on se prépare à le faire en Syrie, en Iran, tu ne penses pas que l’on pourrait au moins tenter de le faire en Palestine ?
      #nakba

    • Butadaie, je ne suis pas sioniste. Quand les Nations Unies ont permis la création d’Israël, ce n’était pas pour permettre à des juifs d’opprimer les palestiniens dans un slogan du style « Israël über alles », mais pour être digne de la confiance que le monde mettait dans le peuple juif. Au lieu de ça Israël est devenu une référence du pire, et la surenchère au pire s’aggrave de jour en jour.

      Israël pouvait être Israël sans prôner un état juif absolu, ce qui peut être perçu comme un racisme pro-juif. Israël peut tourner autour du pot en cherchant toutes les justifications possibles, il n’en reste pas moins qu’Israël se bâtit de plus en plus sur l’exclusion de ce qui n’est pas juif. Si on ne peut plus parler de sionisme, puisque Israël est, il est clair que l’on se trouve devant un nationalisme de la pire espèce pour lequel « la fin justifie les moyens ».

      Lorsque l’on désigne l’ennemi, on devient ennemi aussi. Il n’y a pas d’action qui puissent se permettre d’être unilatérale. Si Israël se conduit de manière inéquitable, la première chose que permet Israël, c’est d’autoriser à celui qu’il traite injustement de procéder à agir de même avec Israël et, bien entendu, en choisissant ses propres moyens.

      Les palestiniens en veulent, et à juste titre, à Israël, mais est-ce que la violence des palestiniens à l’égard d’Israël résout le problème de la violence d’Israël à l’égard des palestiniens ? Non, bien au contraire. Chaque violence de l’un ou l’autre camp implique des représailles de l’autre camp, et la situation devient plus complexe encore.

      Imaginons que l’on puisse établir un projet pour une paix durable. Comment pourrait-on s’y prendre sans léser l’un ou l’autre camp ? Ce qui est terrible, c’est que 60 ans de conflit on rendu la paix impossible. On ne peut plus remonter le temps, et deux générations sont nées qui sont, de fait, Israéliens.

      Les enfants ne pouvant être responsable des erreurs de leurs pères, on ne peut pas reprocher à ces deux générations d’israéliens de voler la terre des palestiniens (sauf pour les colonies d’habitation), et de la même manière, on ne peut pas attribuer aux deux générations de palestiniens nés en exil une terre où ils ne sont pas nés. Pourquoi ? Par que si on le fait, les israéliens peuvent effectivement revendiquer la terre d’Israël dont leurs ancêtres ont été chassés il y a deux-mille ans.

      Si on accordait ce droit à Israël, on devrait également accorder ce droit à tous ceux qui ont occupés cette terre depuis lors. La terre appartient à ceux qui y naissent, ainsi qu’à ceux qui y vivent. Si le conseil des Nations Unies avait pu prévoir que les juifs frappés de racisme allait à leur tour devenir raciste, et que son régime soit disant démocratique allait devenir un des pires qui soit, Israël n’aurait jamais existé.

      Les israéliens comptent sur la durée pour légitimer la terre volée, en application des lois de la guerre. Une guerre gagnée implique une terre gagnée. Malheur aux vaincus. Le problème, c’est qu’Israël aussi peut être vaincu, et dans ce cas les vainqueurs lui appliqueront aussi ce principe.

      C’est ici que nos avis divergent. Tu penses qu’Israël mérite ce qui va certainement lui arriver. Plus ce conflit dure, et plus Israël risque la raclée. C’est une question de probabilité. Les israéliens le savent. C’est bien pourquoi leur seul espoir est d’exporter le conflit afin de s’assurer les alliés les plus puissants possibles. Les palestiniens font de même. Conclusion : Tôt ou tard, nous allons nous retrouver avec un conflit mondial entre l’Occident pro-israélien, et le monde arabe (étendu aux pays musulmans).

      Je suis objecteur de conscience. Je ne participerai pas à ce conflit dans lequel d’autres voudraient m’impliquer. Je crois qu’une paix honorable vaut mieux qu’une guerre qui ne l’est jamais. Il est clair que pour moi, le peuple palestinien est celui qui est opprimé. Il est clair aussi pour moi que je ne peux pas partager ceux qui chez les palestiniens prônent la violence en réponse à la violence israélienne.

      Les israéliens boycottent Gaza et installe des états de fait en volant des terres palestiniennes. En ce qui concernent Israël, je suis pour un boycott des produits israéliens, et particulièrement de ceux qui proviennent des colonies.

      Il y a un milliard et demi de musulmans dans le monde. Si ce milliard et demi boycottaient commercialement Israël. Israël n’aurait pas d’autre choix que de participer activement à un processus de paix.

      Est-ce que j’y crois ? Non, les choses sont aller trop loin et l’influence des lobbies israéliens est très puissante. On peut juste espérer que les consciences se réveillent et qu’une vague de protestations se lève contre Israël. Moi-même, même si j’écris pour dénoncer Israël et ses magouilles, je n’y crois plus.

      La guerre règlera tout ça, et après on dira encore « plus jamais ça ». L’humanité est vraiment navrante.

    • Tu continues @Pierre1 dans le délire d’attribuer une destinée spécifique à Israël, c’est limite propagande. Peux-tu m’expliquer pourquoi tu écris ça

      mais pour être digne de la confiance que le monde mettait dans le peuple juif

       ?
      Qu’est-ce que c’est que cette confiance que le monde devrait mettre chez pas où ? Laisse tomber, on dirait du Botul. C’est le style de phrase utilisée pour essayer de justifier l’ignominie.

      Personne n’a a mettre de confiance chez personne. L’important c’est l’universel. Aucun peuple n’a une destinée spécifique car avec ça débute le racisme. Un être humain a de la valeur, point. Où qu’il soit, de quelque nationalité qu’il soit, il a de la valeur, point. Le reste, les destinées spécifiques, le côté électif, etc… laisse ça aux spécialistes du racisme et de la justification de l’horreur.

      C’est dur mais il faut t’y faire @Pierre1, Israël est un état #raciste, #colonialiste, et qui pratique le #génocide du peuple #palestinien. Les faits sont têtus, tu peux lui attribuer une destinée particulière, ça ne changera pas le fait que le peuple israélien brûle actuellement des bébés au phosphore blanc, torture dans ses prisons un peuple qui n’a eu qu’un seul tort, celui de vouloir vivre chez lui en paix.

      @Pierre1, il suffit d’écouter Botul pour comprendre les stratégies de propagande « Israël la seule démocratie du coin, Israël a une destinée, … ». Tu fais le contraire et tu deviens d’un coup universaliste, humaniste et témoin de l’#horreur.

      Je ne vais pas t’embêter longtemps mais bon, quand tu écris ça

      Israël pouvait être Israël sans prôner un état juif absolu, ce qui peut être perçu comme un racisme pro-juif

      tu fais du Botul dans le texte. « Ce qui peut être perçu comme » signifie qu’Israël n’est pas raciste, il pourrait être perçu comme, mais attention il ne l’est pas. Cela s’appelle du révisionnisme. C’est nier l’évidence. Si cet état n’est pas raciste alors rien n’est raciste en ce bas monde, rien. C’est triste @pierre1, je sais, mais Israël est la définition même du #racisme.

      Voici de que j’entends par universalisme : tu vas lire le poste de @kozlika à cette adresse http://seenthis.net/messages/46828 et tu pourras établir l’équation suivante :
      ordures israéliennes=ordures égyptiennes. D’un côté ils sont capables de brûler vifs des bébés parce que leurs parents souhaitent vivre libres dans leur pays, de l’autre, ils sont capables de lyncher des femmes à coups de pieds et de bâtons simplement parce qu’elles souhaitent vivre libres dans leur pays.
      Personne n’a plus ou moins de destinée que d’autre. Imaginer une destinée particulière pour un peuple, il y en a un qui avait pensé cela en Europe dans les années 30. Tu as vu ce que cela a donné ? alors faisons gaffe de ne pas laisser cette affaire de destinée spécifique se développer, sciemment ou inconsciemment.
      #nakba

    • @butadaie, dis-moi pourquoi les Nations Unies ont présidé à la création d’Israël en 1948 ? Était-ce à cause du lobby juif qui était inexistant à cette époque ? Non, si la création d’Israël est passée, c’est à cause de l’holocauste et de la nécessité de faire quelque chose pour le peuple juif.

      Rappelons tout de même qu’à l’époque, il n’y a avait pas que l’Allemagne qui était antisémite (on devrait dire anti-juif). Le monde entier l’était. L’occasion était trop bonne pour s’en débarrasser.

      Ce qui est fait est fait. On ne serait pas humaniste, si on prônait l’expulsion de tout ceux qui sont nés en Israël, voire même ceux qui y ont immigré. La cause précède toujours l’effet, et ce n’est pas en niant la cause qu’elle disparait, et ces effets encore moins.

      Il n’y a pas que de israéliens racistes et colonialistes, mais il y a clairement DES israéliens racistes et colonialistes, et ils sont même les plus nombreux puisqu’Israël étant une démocratie, il y a bien une majorité d’israéliens qui ont voté pour le régime en place.

      Quand on a dit cela, est-ce que ça arrange quoi que ce soit au sort des palestiniens ? Non, bien entendu. On ne peut pas régler ce conflit en prenant le parti d’un camp contre l’autre.

      Comme ce sont les israéliens qui ont le rapport de force en leur faveur, il faut dénoncer la politique inéquitable d’Israël envers les palestiniens pour les amener à la table des négociations. Ça n’a que trop durer, et pendant que cela dure Israël s’installe et volent des terres palestiniennes.

      La solution de la violence n’en est pas une, puisque dès lors Israël peut se réclamer de ses victoires pour légitimer ce qu’il fait. De la même manière, le rapport de force favorable à Israël peut s’inverser, et ce qui se passera alors pourrait dépasser ce qui c’est passé lors de la dernière guerre et tu serais obligé d’applaudir puisque tu prends parti de manière radicale.

      Il ne peut y avoir qu’une paix honorable où les deux parties feront le deuil de ce qu’ils ne pourront réclamer. Si les Nations Unies ont créé Israël, l’O.N.U. aujourd’hui, ne peut le défaire.

      Le sionisme visait à la création d’Israël. Israël étant existant le sionisme n’existe plus. On peut parler d’un après sionisme et dire que la politique colonialiste d’Israël est une honte, et qu’il faudra bien qu’Israël rende les terres volées par la force, mais reprendre par la force ces terres volées serait aussi une honte.

      Les israéliens et les palestiniens sont des êtres humains. Ils DOIVENT s’entendre comme des êtres humains au delà de leur particularisme. Vœu pieu, oui certainement. Si l’une ou l’autre des parties se définit autrement que comme un être humain d’abord, alors je me désintéresserai de son sort. Après tout nous exterminons des tas d’espèces tous les jours dans nos abattoirs pour les bouffer. On peut aussi accepter que les israéliens et les palestiniens, en tant qu’espèce, s’entretuent pour la connerie.

      Avoir la dignité d’un « être humain », ça se mérite. Il y a des israéliens et des palestiniens qui ne sont pas des êtres humains, mais ce n’est pas le cas de tous les israéliens et de tous les palestiniens. C’est aux israéliens et aux palestiniens qui ont conservé leur dignité d’être humain que je m’adresse. Les autres, ils peuvent s’entretuer en cohérence avec leurs idées. On ne récolte que ce que l’on sème. Tôt ou tard viendra le temps de la récolte, et il ne faudra pas pleurer ce jour-là.

    • Tu m’as envoyé voir le post suivant :

      http://seenthis.net/messages/46828

      Je l’avais déjà vue. Si quelqu’un n’est pas révolté en voyant cela, il n’est pas un être humain. Tu peux lier cette vidéo à Tsahal, mais je peux aussi lier cette vidéo aux affrontements entre palestiniens.

      J’avais relevé cette image dans une vidéo sur Israël à propos de l’opération plomb durci sur Gaza.

      http://img407.imageshack.us/img407/5917/imageatroce.jpg

      On y voit un bébé palestinien dont la tête a été explosée. Cette image est vraiment significative de ce que fait Israël et de la haine dans laquelle sont élevés les enfants d’israël. Celui qui a fait ça, l’a fait à bout portant. Ce n’est pas « une balle perdue ».

      Lorsque l’on n’en arrive là, on rejoint l’horreur nazie. Il n’y a plus d’excuse possible. Mais cela justifie-t-il pour autant qu’un palestinien en fasse autant sur un bébé israélien ?

      Je ne crois pas à « œil pour œil, dent pour dent ». Si je devais y croire, je tuerais mon enfant moi-même dans un dernier geste d’amour pour qu’il n’en arrive pas à produire lui-même ce genre d’acte. Cet acte est la négation même de l’humanisme.

    • Salut @pierre1, je vais essayer d’être court même si c’est pas facile.

      Concernant l’ONU dont tu rappelles les actes, il serait bien, entre gens raisonnés (car nous sommes des gens raisonnés et non des botul) il serait donc bien de rappeler la chose suivante : l’ONU parle de territoires occupés et a voté des résolutions pour qu’Israël les quitte. Donc, si nous devions encore avoir des échanges, je préfèrerais que tu n’écrives pas « Tsahal » mais armée d’occupation, car juridiquement c’est le terme ad’hoc. Tsahal c’est pour les journalistes de l’entertainement ou les botul, pas pour les gens raisonnés.

      Concernant ensuite le côté « démocratique » de l’état d’Israël, ce n’est qu’une légende colportée par BHL et ceux rémunérés pour la perpétrer. Il faudrait demander aux arabes israéliens s’ils sont d’accord avec cette légende de « démocratie ». Il faudrait aussi demander aux enfants de 10 ans, arrêtés sans raison, maintenus et torturés dans les geôles des « démocrates » et presque toujours sans jugement. Il faudrait demander également à Gilad Atzmon ce qu’il en pense. Attention, tu vas être déçu.
      Encore une chose, j’ai entendu dire qu’il y avait des lois dans cette démocratie qui s’appliquent uniquement aux arabes israéliens, est-vrai ? Concernant le logement par exemple, est-ce vrai ?

      Bien entendu qu’il existe des israéliens ou juifs non racistes, ils portent un nom, on les appelle des êtres humains. J’en cite, souvent, et je pense qui si tu leur sortais le coup du « tsahal » ou de la « démocratie » tu serais surpris de la réponse. Il y a des chances pour qu’elle ressemble à ce que je suis en train d’écrire car je n’ai rien inventé, j’ai simplement appris en les lisant.

      Enfin, tu as raison, la solution de la violence n’est jamais la bonne solution, mais il faut avoir confiance dans le droit international et demander aux « démocraties » du monde, réunies à l’ONU, de faire appliquer les résolutions votées pour la Palestine. Les faire appliquer dans le but de protéger les civils innocents, comme on l’a fait en Libye. On bombarde les checkpoints illégaux, on fait évacuer les territoires occupés (un peu comme on l’a fait en Irak) et crois mois, tout se passerait sans violence car qui pourrait imaginer résister à l’armée du monde ?

      Tu es le seul @pierre1 que je connaisse et qui croit encore dans les négociations de paix, mais...il en faut.

      #palestine #liberté #nakba #meutres_d_enfants #tortures_d_enfants #droit_international_bafoué #BDS

    • Salut @butadaie, je te remercie de ce dialogue. Je ne cherche pas à défendre Israël en amalgamant le meilleur d’Israël à sa globalité tellement merdique. Il faut vraiment dissocier ce meilleur du pire, sinon on tombe dans le même travers de l’islamophobie occidentale qui ne définit l’Islam que par son pire.

      Tu sais qu’il existe des israéliens dont on peut dire qu’ils abhorrent autant que nous ce que l’on fait au nom de la démocratie en Israël. Si ces gens étaient au pouvoir en Israël, le monde changerait vraiment, tant ce conflit israélo-palestinien fait mal au monde, autant qu’il fait aux populations concernées.

      De la même manière, il y a des gens en Palestine dont la haine d’Israël est telle qu’elle enlève tout espoir au peuple palestinien d’une résolution pacifique et honorable de ce conflit.

      Je ne veux pas prendre parti pour l’un ou l’autre des camps en guerre, parce que prendre parti ne rendrait pas justice aux affligés, mais profiterait aux fauteurs de guerre qui sont de chaque côté.

      Tu es le seul @pierre1 que je connaisse et qui croit encore dans les négociations de paix, mais...il en faut.

      Est-ce que je crois encore aux négociations de paix ? Même plus. J’ai 56 ans, et plus je vis, plus je constate que l’homme est un loup pour l’homme. Je suis un des ces hommes qu’aujourd’hui on qualifie d’un méprisant « bisounours ». S’il était possible de donner sa vie pour que le monde soit meilleur, je la donnerais. Mais au fond de moi-même j’ai l’atroce certitude que cela ne servirait à rien. L’humanité n’apprend pas de ses erreurs. Pire elle s’enfonce dans ses erreurs et trouve toujours un moyen de s’en justifier.

      Les israéliens « punissent » les palestiniens de leur résistance, et les palestiniens « résistent » face à la punition. La surenchère de représailles mènent à une absurde inhumanité. Ce ne sont pas les actuel israéliens ou palestiniens qui sont à plaindre, ils sont déjà « morts » en eux-mêmes. Ce sont les générations futures qui sont à plaindre parce qu’ils n’hériteront que de la haine.

      Discours foncièrement bisounours, oui c’est certain. Je n’ai rien d’autre à proposer. Si je devais qualifier la vie, je dirais que ça n’en vaut vraiment pas la peine. Je demande pardon à ma fille de l’avoir jeter dans cette vie. Je n’ai qu’une excuse : à l’époque où je l’ai conçue, j’étais jeune et j’avais encore de l’espoir.

      La vie est vraiment une escroquerie.

    • Salut @pierre1, t’as pas à me remercier pour quoi que ce soit, c’est seenthis qui fait le boulot et cet outil est finalement pas mal.

      Ouais, ouais, je te suis, je suis d’accord globalement mais … c’est néanmoins le discours de gauche bobo que j’ai toujours entendu, auquel j’ai cru, discours que j’ai alimenté et auquel je ne crois plus. Les hommes sont sympas, mais dans le conflit, parmi eux, des deux côtés, à égales responsabilités il y a des ordures.

      Et bien NON. Les ordures ne sont que d’un côté. Un enfant de 2 ans brulé au phosphore blanc ne peut pas être une ordure ! BHL veut nous le faire croire, TF1, TF2, TF4, TF4, TFArte etc.. veulent nous le faire croire mais ce n’est pas vrai. Les #sioux n’étaient pas des ordures même si on a voulu nous le faire avaler.

      Ça les fait tellement chier qu’on puisse penser cela qu’ils en arrivent aujourd’hui à essayer de nous faire avaler que le peuple palestinien est un peuple inventer. Ben non, les ordures ont la bombe, les avions, les chars, le phosphore blanc, les autres seulement les yeux pour pleurer et la haine qui monte.

      Tu penses honnêtement que l’ambition du palestinien est de casser du « juif » ? Que l’ambition de la mère palestinienne est de voir mourir sa progéniture ? Non Pierre, elle est comme toute les mères et souhaite simplement voir ses enfants heureux.

      C’est celui qui a la bombe qui doit faire le premier pas. C’est d’ailleurs ce qu’il fait aujourd’hui : il vient de faire des pas supplémentaires dans la construction de nouvelles colonies donc dans la spoliation des êtres #humains.

      La vie n’est pas une escroquerie. Elle l’est peut-être pour le peuple palestinien aujourd’hui, mais comme disent les bouddhistes, rien ne dure, tout se transforme.

      Meilleurs vœux Pierre

      #Palestine #nakba #génocide et peut-être #it_has_begun

  • Aux douaniers du Parisien - Hady Ba’s weblog
    http://hadyba.wordpress.com/2011/04/21/aux-douaniers-du-parisien

    Je disais donc que j’étais d’accord avec vous, chers idiots (non, tu ne peux pas écrire ça), #racistes (non plus) français-du-Parisien. Je le suis encore plus quand vous affirmez majoritairement les immigrés ne font pas suffisamment d’efforts pour s’intégrer. Là, vous touchez du doigt le noeud du problème et j’admire votre sagacité. Prenez toujours mon exemple. Je sais que je ne suis pas représentatif parce que je ne prie pas dans les rues et n’oblige pas ma femme (que je n’ai d’ailleurs pas) à mettre une burqa. Je fais même de la recherche dans une université pas trop nulle où je travaille avec beaucoup de vrais français. Vous vous attendriez donc que je fasse des efforts pour m’intégrer. Montrer ma reconnaissance et tout ça. Eh bien, vous savez quoi, chers idiots (non, tu ne peux pas écrire ça), racistes (non plus) français-du-Parisien, je n’en fais rien. Je n’essaie pas spécialement de fréquenter ces vrais français en dehors du boulot. Oh il arrive que certains d’entre eux deviennent mes amis. Mais ce n’est jamais suite à un effort réfléchi de ma part tendant à favoriser mon #intégration que cela arrive. Il se trouve juste que ça arrive comme ça pourrait arriver avec n’importe quels êtres humains normaux. Aucun effort d’intégration je vous dis ! Par exemple, certes je n’habite pas un ghetto ethnique comme Mantes la Jolie où s’entassent mes congénères immigrés, mais devinez ce que je fais quand je rentre à la maison ! Eh bien, souvent je mange de la cuisine sénégalaise, parce que mes colocataires sont sénégalais. Nous avons reproduit, au cœur d’un quartier « normal » (on se comprend), notre propre #ghetto ethnique. Pis encore, alors que nous sommes parfaitement capables de parler français (sans doute mieux que vous d’ailleurs chers idiots (non, tu ne peux pas écrire ça), racistes (non plus) français-du-Parisien), nous communiquons entre nous en utilisant une langue un obscur dialecte africain : le wolof. Sachant que c’est par la maîtrise et la pratique de la langue que se jugent désormais l’intégration à la nation française, vous voyez bien là, chers et sagaces idiots (non, tu ne peux pas écrire ça), racistes (non plus) français-du-Parisien à quel point nous nous refusons à l’assimilation.