• Des ordonnances Macron aux « Gilets Jaunes » - Stéphane Sirot - Restriction ou extension du domaine de la lutte syndicale ?

    A l’automne 2017, les ordonnances Macron ont rétréci drastiquement le périmètre d’intervention du syndicalisme dans les entreprises.

    Un an plus tard et dans un tout autre registre, le mouvement social dit des « Gilets jaunes » s’est formé et développé en-dehors des organisations de travailleurs, alors même qu’un grand nombre de leurs revendications et une large part des citoyens en mouvement s’inscrivent dans le cœur de cible du syndicalisme de rapport de force.

    http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/STGJ190119.mp3

    Ce mouvement est unique et spécifique. Mais on pourrait faire un rapprochement avec la période de 1788-1789, qui précède la convocation des Etats Généraux par Louis XVI. On a vu l’émergence de cahiers de doléances qui mettent sur le papier les revendications des gilets jaunes, une absence de leader et une incapacité du pouvoir à répondre à ce mouvement. A l’inverse, la comparaison avec le poujadisme et les jacqueries me semble erronée : ce n’est pas une révolte contre l’impôt mais contre l’injustice qui est ressentie dans la répartition du produit des richesses.

    On a tendance à l’oublier, mais les violences ont presque toujours accompagné les conflits sociaux. Avant la Première guerre mondiale, le maintien de l’ordre était dévolu à l’armée. Il y avait des morts presque chaque année dans les mouvements sociaux. Il y a eu une tendance à la pacification des mouvements sociaux dans les années 80 et 90, avec des manifestations encadrées et pacifiques. 

    Mais depuis le début des années 2000 (émeutes des banlieues et CPE) on a une résurgence des violences à l’occasion de grandes manifestations. Ces actions violentes, sans être suivies par la masse, ne sont pas forcément rejetées. On a vu samedi des gilets jaunes pacifiques regarder ces affrontements sans les fuir. 

    Habituellement, le soutien de l’opinion s’effrite quand des violences se déclenchent dans les mouvements sociaux. Ce n’est pas ici le cas. Il y a en réalité deux mouvements de gilets jaunes : un mouvement de terrain et un autre de l’opinion publique. Il y a dans les profondeurs de l’opinion une identification aux gilets jaunes. Cela va au-delà du soutien traditionnel aux mouvements sociaux, qui fonctionne généralement plus par sympathie que par identification. 

    L’absence d’interface entre le pouvoir légal (gouvernement) et le pouvoir légitime (les citoyens) nourrissent la violence l’absence de structuration du mouvement.

    Les citoyens s’adressent directement à l’Etat et usent d’un droit à l’insurrection, comme le formalise la Constitution américaine. Ce droit n’était plus exercé car nos sociétés ont construit des contre-pouvoirs et des corps intermédiaires, qui jouaient le rôle tampon entre l’Etat et les citoyens. Ce n’est plus le cas. 

    Un syndicalisme dépolitisé et institutionnalisé, volontiers enserré dans le carcan du « dialogue social » et doutant de ses propres capacités à mobiliser, se trouve aujourd’hui en situation d’être réduit au rang de fait social résiduel.

    Pour autant, rien n’est écrit d’avance. L’histoire syndicale plus que séculaire fournit à ceux qui croient encore à l’importance et à l’utilité des organisations des outils
dont le réinvestissement offre des perspectives de relance.

    Stéphane Sirot https://www.u-cergy.fr/fr/recherche-et-valorisation/experts/droit-sciences-politiques/stephane-sirot.html est historien, spécialiste de l’histoire des grèves et du syndicalisme. Il enseigne l’histoire politique et sociale du XXe siècle à l’Université de Cergy-Pontoise et l’histoire des relations sociales à l’Institut d’administration des entreprises de l’Université de Nantes.
    http://www.lemouvementsocial.net/comptes-rendus/stephane-sirot-le-syndicalisme-la-politique-et-la-greve-france-et

    _ Cet exposé a été enregistrée le 19 Janvier 2019, par Radio Campus Lille, lors d’une conférence débat organisée par l’Université Populaire Chti Guevara de Lens. http://chti-guevara.blogspot.com *

    Source : https://www.campuslille.com/index.php/entry/des-ordonnances-macron-aux-gilets-jaunes-stephane-sirot

    #Audio #Radio # #radios_libres #radio_campus_lille #conflits #grève #Stéphane_Sirot #giletsjaunes #gilets_jaunes #syndicats #CGT #syndicalisme #luttes_sociales #loi_travail #social #syndicat #neutralisation #syndicalisme_rassemblé #CPE #mouvement_social #CSE #dialogue_social #dépolitisation #journée_d_action #histoire #france


  • Le Service National Universel, le SNU qui vient ! Campus Lille
    https://www.campuslille.com/index.php/entry/service-national-universel-snu

    C’était ce que l’on appelle une « promesse de candidat ». Emmanuel Macron, lors des élections présidentielles, avait indiqué qu’il mettrait en œuvre un Service national universel. Les choses se mettent en place et permettent de voir le contour réel que cela va prendre. Le SNU devrait se mettre progressivement en place en juin 2019 et le département de la #Creuse sera l’un des départements « pilote ».

    http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/LP181208.mp3

    Beaucoup de dispositifs différents dans le temps, Service civique, service national, Cadets, Journée de la Défense se super- posent aujourd’hui dans un fatras difficilement compréhensible. Le SNU a pour objet d’unifier dans le temps tous ces dispositifs pour en faire un instrument de domestication de la jeunesse au compte du « maintien de l’ordre » (baptisé « cohésion sociale »), qui n’est que le maintien de l’exploitation, de la misère sociale et de l’état permanent de guerre.

    Il s’agit de mettre à terme en situation toute une classe d’âge chaque année, soit environ 800 000 jeunes. C’est donc toute la jeunesse de notre pays qui sera enrôlée dans ces opérations. L’opération montera en charge pendant 7 ans avant d’atteindre son objectif.

    Voici les prévisions :
    ■ 2019 : 824 907 jeunes
    ■ 2020 : 820 076 jeunes
    ■ 2021 : 824 269 jeunes
    ■ 2022 : 826 929 jeunes

    Le rapport du groupe de travail chiffre à 24 000 les jeunes qui refuseront « par conviction, refus d’autorité ou par désintérêt » le SNU, et à 8 000 ceux qui, du fait de leur handicap, ne pourront l’effectuer. Sont également à éliminer 2 000 filles enceintes et mères de famille et 40 000 jeunes français à l’étranger. Le gouvernement table donc sur un effectif réel de 700 000 jeunes mobilisables chaque année.

    Aux manettes : le ministère de la Défense, c’est-à-dire l’armée.
    C’est le général Daniel Ménaouine qui est responsable du groupe de travail au ministère de la Défense. Bien entendu, dans la droite ligne de l’hypocrisie macronienne ambiante, on cachera que c’est l’armée et la gendarmerie qui vont encadrer les jeunes, on parlera de « citoyenneté », tarte à la crème de toutes les sottises que le pouvoir débite au kilomètre.

    La grande crainte des rapports est le rejet par la jeunesse de cet embrigadement. On lit ainsi : « Il faudra être extrêmement prudent pour que les bonifications résultant de l’engagement ne puisse pas être globalement lues comme le rendant obligatoire à raison de l’ampleur de la restriction des droits qui résulterait de son inaccomplissement. [...] « En effet, la contradiction relative qu’il y aurait à vouloir rendre obligatoire un engagement, qui n’a de sens que librement consenti, et qui serait susceptible de perturber, au moins dans la perception initiale qu’en auraient les intéressés, le bon déroulement des études et l’entrée sur le marché de l’emploi, risquerait de focaliser les critiques et de cristalliser une opposition, certes minoritaire, mais qui peut suffire à entraver le déploiement du projet. »

    La conclusion du rapport du groupe de travail du général de division Daniel Menaouine est tout aussi alarmiste : « On ne doit pas dissimuler l’ampleur des oppositions qui, sans doute minoritaires aujourd’hui, pourraient demain concerner, de manière plus significative, les principaux intéressés, c’est-à-dire les jeunes, et leurs organisations. »

    On parle de citoyenneté, mais la question de fond, en confiant la mise en œuvre du SNU à l’armée, c’est l’encasernement des consciences au nom des « valeurs » de la République, dont tout le monde parle et que personne ne peut définir.

    La palme en matière d’hypocrisie revient au Conseil d’Orientation des Politiques de jeunesse, dans son avis du 30 janvier 2018, qui se prononce pour un SNU sur la base du volontariat, mais qui indique : « Si néanmoins le caractère obligatoire du SNU devait être retenu, il conviendrait alors de veiller à garantir une mixité sociale effective et à éviter la multiplication des dérogations. » C’est un volontariat où tous doivent aller !
    Le volontariat obligatoire, en quelque sorte.

    Kaki un jour, Kaki toujours

    S’il s’agit de former des futurs citoyens, pourquoi est-ce à l’armée et à la gendarmerie de le faire ?


    Il s’agit en fait d’imbiber la société par le militaire. C’est la discipline des consciences qui est recherchée.
    C’est la Commission de la Défense nationale de l’Assemblée nationale qui a été chargée d’établir ce projet le 12 septembre 2017, et pas une autre Commission, comme celle liée à l’Education, par exemple.
    Pour camoufler l’opération, le SNU sera « rattaché » aux services de tutelle de la Jeunesse, mais les cadres militaires resteront affectés au ministère de la Défense.

    Le SNU se ferait en trois étapes et deux phases majeures. De 15 à 18 ans, il y aura une phase, obligatoire et uniforme, 15 jours en hébergement en internat ou en immersion dans une structure publique ou associative, sur le temps scolaire ou pendant les congés scolaires. Sera alors délivré un « passeport citoyen ». Ensuite, la phase II est celle de l’engagement « volontaire » pour une durée de trois à six mois, avant 25 ans.

    A partir de 13 ans, il y aura d’abord la généralisation de l’information sur le SNU, pour mieux conditionner les cerveaux sur
    son inéluctabilité. Dès 15 ans, on va ainsi « bourrer le crâne » des enfants sur la question de la Défense nationale au sein de l’Ecole publique. On va donc faire intervenir des militaires, des gendarmes, des Anciens Combattants, des réservistes de tout poil qui vont parler de la Patrie et de la Défense nationale (nom pudique d’aujourd’hui pour ne pas dire « de la Guerre »).

    L’objectif : la Résilience, c’est-à-dire la capacité de mobiliser tout le monde en cas de conflit.
    Définition : « La résilience désigne la résistance d’un matériau aux chocs ; (le « fait de rebondir », du latin resilientia, de resiliens) : la capacité d’un corps, d’un organisme, d’une espèce, d’un système à surmonter une altération de son environnement. » En clair, la mobilisation de la société dans son ensemble en cas de « choc ». Il fut un temps où l’on appelait cela la mobilisation, qui est toujours la première étape de la guerre, c’est-à- dire : faire mettre un uniforme à tout le monde. L’idée du rapport de la commission de la Défense est aussi d’inciter un grand nombre de jeunes de 11 à 16 ans à devenir des « cadets ».

    La Commission Armée-Jeunesse, dans son rapport du 27 mai 2016, visait un objectif de 3 000 cadets, dont il existe trois formes :
    Les cadets de la Défense,
    Les cadets de la Gendarmerie,
    Les cadets de la Sécurité civile.


    Pour macron, " Le service national universel sera mené à son terme"

    Ce sont des formations de type militaire. Le rapport de la Commission de la Défense propose un plan de 100 000 cadets qui coûterait aussi cher que la Journée de Défense qui serait alors supprimée et remplacée par le SNU.

    Deuxième étape de 16 à 25 ans : préparation militaire, engagement associatif, service civique. Selon le rapport de la Commission, le « volontariat » sera encadré par une exigence : « le SNU devra s’adresser à tous, être attendu par tous, être utile à tous ». Il n’y aura pas d’uniforme, mais le port d’une « tenue commune ». Le Kaki est voyant, en effet, et pourrait dévoiler la manœuvre.

    Un embrigadement généralisé

    L’objectif est clairement affiché : « la défense de la Nation s’incarne avant tout par la contribution de chacun à la cohésion nationale ». Que devient la liberté de conscience de celui ou de celle qui se moque comme de sa première chemise de la « cohésion nationale » ?
    C’est-à-dire par exemple des partisans de la lutte des classes ?
    C’est la militarisation de la société. En rang par deux, je ne veux voir qu’une tête. La ligne bleue des Vosges est remplacée par la cohésion sociale !

    Tout cela s’inscrit dans l’article 111-2 du Code du Service national : « La journée Défense et citoyenneté a pour objet de conforter l’esprit de défense et de concourir à l’affirmation du sentiment d’appartenance à la communauté nationale, ainsi qu’au maintien du lien entre l’armée et la jeunesse ». Engagez-vous et vous verrez du pays !
    Le SNU est conçu pour être un filtrage des « meilleurs » qui pourront alors être engagés dans l’armée : c’est un réservoir destiné à alimenter les casernes.

    Dans son audition du 22 mars 2018, le général de corps d’armée Ponties a précisé que : « l’instauration du SNU permettra non seulement de renforcer l’esprit de défense, mais aussi de valoriser l’offre du ministère des Armées et ainsi de se conformer aux enjeux de pérennisation du modèle d’armées français qui dépend d’un volume de recrutement ambitieux. »

    L’enseignement moral et civique (EMC), créé par la loi du 8 juillet 2013, permet aussi de mettre en œuvre deux modules de Défense, c’est-à-dire de préparation à la guerre. Mais il existe aussi un autre module « Exercer sa citoyenneté dans la République française et l’Union européenne ».
    On met ainsi sur le même plan, ce qui est fort discutable, la citoyenneté dans la Nation et celle, fumeuse et hypothétique, de l’Union européenne.Ce serait autre chose d’employer une formule comme « être un citoyen du monde », ce que chacun ressent un peu, mais cela n’est pas l’allégeance à des institutions supranationales, c’est la référence à une dimension qui embrasse l’Humanité toute entière. Si ce n’est pas de la propagande pour l’Union européenne, qu’est-ce donc ? Autant on peut se sentir citoyen d‘un pays, autant citoyen de l’Union européenne, c’est une autre affaire politique de conviction personnelle. Là, tout est mis sur le même plan : si tu veux être citoyen, tu dois faire allégeance aux institutions anti- démocratiques et cléricales de l’Union européenne.

    Selon une statistique, en 2012, seulement 60% des jeunes ayant vécu la Journée de Défense ont reçu un enseignement de défense. Il faut donc atteindre 100%. Le recensement obligatoire en mairie dès 16 ans permettra ainsi l’inscription obligatoire du jeune sur les listes électorales. Tant pis pour celui qui ne veut pas voter. Cela ne sera plus une démarche volontaire marquant une volonté d’adhésion, mais un fait obligatoire. Bonjour, la liberté de conscience !

    Une main d’œuvre taillable et corvéable à merci

    Toujours selon le rapport parlementaire, tout cela vise à favoriser la mise en œuvre du service civique pour chercher les volontaires pour les armées, dans l’internationale et pour l’insertion. Le service civique dure de 6 mois à un an. Il donnera des points pour obtenir ses diplômes. Il est payé environ 738 euros par mois au maximum. Cela ne fait pas cher du CDD. Le rapport parlementaire note, attristé, que l’Agence du service civique propose des stages qui sont en fait des emplois à plein temps dans des structures sportives, ce qui fait faire des économies substantielles aux clubs.

    Le rapport parlementaire ouvre aussi d‘autres pistes comme celle d’une préparation militaire de douze jours à partir de 18 ans et celle d’inciter les jeunes avant 26 ans « à effectuer un service d’une durée longue, de six mois minimum, auprès d’une structure agréée, qu’il s’agisse par exemple des armées, d’une collectivité territoriale, d’un établissement de santé, des acteurs du secteur associatif ou encore des entreprises. » Pour avoir une main d’œuvre quasi- gratuite, ce ne seront pas les volontaires qui vont manquer !

    Une autre piste proposée : service obligatoire de neuf mois pour tous !

    Il est à noter que si pour le Service civique étaient exclus les Comités d’entreprise, les syndicats, les partis et les associations religieuses, pour le SNU, il n’est fait mention d’aucune incompatibilité.
    Chacun voudra se servir en main d‘œuvre gratuite. Bien entendu, les associations, syndicats et religions étant devenus « subsidiaires » de remplacement des carences de l’Etat, ils auront droit « à des compensations adéquates ».
    Sera délivré un agrément pour 3 à 5 ans qui pourra être retiré à tout moment. La carotte et le bâton.

    La réserve citoyenne de l’Education nationale sera aussi mise à contribution pour formater les consciences des élèves. La réserve civique, c’est la constitution d’une garde nationale à la mode américaine. C’est la militarisation de la société. D’ailleurs, une enquête Eurobarometre réalisée en 2011 auprès des 15-30 ans montre que la France est en dernière position sur la question de la reconnaissance de l’engagement bénévole ; seulement 7% des jeunes contre 25% en moyenne au sein de l’Union européenne.
    La jeunesse française résiste à l’enrôlement. C’est sans doute cela « l’esprit gaulois » que vilipende Emmanuel Macron. Le SNU vient donc bien à propos pour briser cette résistance.

    Au passage, le rapport parlementaire indique la vraie raison de la suppression du service militaire en 1997 par Jacques Chirac : « C’est bien parce qu’il était devenu inefficace et qu’il remettait en cause la capacité opérationnelle de l’ensemble des armées que le service militaire a été abandonné ». Ce n’est donc pas pour « moins d’armée », mais pour « mieux d’armée » que le SNU va être fait pour remplacer l’ancien service militaire.

    Tous mobilisés, tous militarisés

    Service National Universel - SNU - Mode d’emploiLe SNU sera obligatoire et d’une durée continue déterminée. On parle actuellement d’un mois ou de plusieurs. Mais l’objectif est clair : « Dans cette optique, le SNU aurait avant tout vocation à préparer une nouvelle génération d’appelés à un engagement ultérieur, au sein de la garde nationale ou de la réserve civique. En d’autres termes, ce scénario est organisé autour d’un seul objectif : tous réservistes ! ».

    C’est l’aveu de la militarisation totale de la jeunesse.
    Mais pas que la jeunesse. Le rapport parlementaire indique : « Dans ce contexte, l’engagement de tous au service de l’intérêt général, des autres et, in fine, de la Nation, est indispensable au renforcement de la cohésion nationale. Il s’agit d’un enjeu qui dépasse le seul service national universel. Vos rapporteurs en sont convaincus, l’engagement doit être l’affaire de tous, du plus jeune âge jusqu’au plus vieux. C’est pourquoi, le parcours qu’elle propose n’a pas vocation à prendre fin à 25 ans, mais bien à se poursuivre tout au long de la vie. » Tous enrôlés, tous mobilisés, tous militarisés !

    Tout le monde sera appelé à faire le SNU, les garçons, les filles, « en l’absence totale de distinction de genre et d‘orientation sexuelle » et « dans toute la mesure compatible avec le handicap, à l’incorporation des personnes en situation de handicap ». Il y aura même les étrangers mineurs dont les parents immigrés sont en situation irrégulière, avec cette interrogation douloureuse : « Il est évidemment délicat d’imposer cette obligation qui pourrait être regardée comme un début de régularisation, alors que les parents n’ont pas droit au séjour ou, du moins, pas encore reconnu et pas durable. »

    Mais la Commission de la Défense s’inquiète des réactions possibles des jeunes. Si cela est fait dans le temps scolaire et universitaire :
    Quid des études ?
    Pendant les congés : quid des jeunes qui veulent travailler pour se payer leurs études ?
    S’ils sont salariés : quid des patrons qui ne verront pas d’un bon œil une partie de leurs salariés être absents ?
    Et surtout, le caractère obligatoire risque de voir les jeunes se cabrer. Aussi, on va parler de « volontariat », mais tout faire pour l’imposer. Ainsi, le rapport parlementaire propose que cela donne des points supplémentaires pour l’admissibilité aux concours de la Fonction publique afin d’inciter les jeunes à être « volontaires ». De même, il préconise que les jeunes qui seraient réfractaires au SNU soient sanctionnés par « l’impossibilité de passer le code, le baccalauréat ou un autre diplôme, l’exclusion des concours administratifs ».

    La piste privilégiée est de faire faire cela dans les établissements scolaires, car cela coûterait cher à l’armée et pourrait diminuer ses moyens pour les OPEX. On va donc surcharger les enseignants de tâches supplémentaires pour permettre aux militaires de jouer à la guerre sur les théâtres des opérations extérieures, terme galant pour cacher les opérations néo-coloniales.

    Il y a aussi un "débat" entre les deux ministères concernés (Education nationale et Armées) pour savoir qui doit en suppor- ter le coût... Et ce n’est pas à prendre sur l’augmentation des crédits militaires.
    Si les sommes nécessaires sont prises sur les crédits de l’Education nationale, alors cela diminuera d’autant les crédits affectés à l’Instruction (voire des postes d’enseignants !). La nomination d’un gendarme à la retraite comme adjoint dans un collège de Stains indique sans doute la marche à suivre pour le gouvernement, mais cela a provoqué la grève des personnels ! Il n’y aura donc pas que les jeunes à refuser ce projet réactionnaire.

    Le diable se cache dans les détails

    Il est recommandé pour développer « l’esprit de défense » de faire visiter par les élèves des lieux de mémoire comme « Verdun ou les plages de Normandie », mais pas que. Est ainsi conseillé par la Commission parlementaire « un monument rendant hommage aux harkis ou à ceux de l’Armée noire qui sont tombés pour la France. » Si ce n’est pas l’apologie de la France coloniale, qu’est ce donc alors ?

    Il y a aussi un problème de taille pour le gouvernement. La Constitution n’autorise le Législateur à définir des sujétions que pour la défense nationale et ce pour des citoyens majeurs. Il est donc impossible en l’état actuel d’imposer un internat à des mineurs. Aussi, le gouvernement se propose de faire modifier la Constitution pour organiser l’embrigadement de mineurs. Quel progrès démocratique !

    Mais pour cela, il faudrait contourner l’obstacle du Conseil constitutionnel. Un seul moyen : passer par la voie référendaire. Ce qui est assez risqué, tous les apprentis Bonaparte le redoutent. Mais bien entendu, la piste d’un référendum auprès des jeunes est écarté, « car cela constituerait une prise de risque pour l’Exécutif » (Source : Le Monde Campus du 10/10/2018)
    Un autre moyen serait le recours au monde associatif en externat. Il existe 600 000 associations dans lesquelles pourraient se faire ce stage qui serait tout bénéfice pour lesdites associations.
    Ce serait de la main d’œuvre gratuite, une sorte de STO humanitaire (Service du Travail Obligatoire sous le Régime de Vichy). Et les associations, cela va des joueurs de boules aux associations religieuses en passant par celles qui font dans l’humanitaire comme d’autres naguère faisaient dans le beurre.

    C’est ainsi qu’en 2019-2022, dans le cadre du service civique 5 000 jeunes - dont 500 eux-mêmes réfugiés seront engagés en faveur de ces derniers. D’un côté, le gouvernement bombarde les peuples et de l’autre, il « mobilise » les jeunes pour réparer ses dégâts.
    Et cela ne va pas aider la jeunesse à s’en sortir. Selon une étude de l’INSEE en 2013, 20% des jeunes femmes et 17% des jeunes hommes sont pauvres. Le CREDOC, en 2015, annonce qu’un jeune sur quatre a renoncé à des soins médicaux faute de moyens financiers


    Le SNU vue par la République En Marche (Programme Mars 2017)

    Un détail est assez amusant à la lueur de l’actualité de novembre 2018. Il est proposé par l’armée qu’à la fin du SNU, un gilet jaune soit remis à chaque jeune, avec derrière le sigle SNU. En cas d’accident ou de catastrophe, le jeune devra le vêtir pour se rendre au lieu des secours et des interventions. Quand l’armée elle-même propage les gilets jaunes, tout est permis !

    Comme il semble évident que les « bénéficiaires » du SNU ne pourront pas tous être logés dans les internats scolaires et ce qu’il reste de casernes, alors le rapport de la Commission suggère de revenir à une forme de réquisition des logements. Cela va rappeler des souvenirs !

    Pour le recensement des jeunes au SNU, il ne sera pas fait d’appel d’offre pour un système informatique global, mais « cela devrait être l’occasion de l’élaboration à laquelle la jeunesse elle-même participerait ». En clair, la jeunesse sera aussi appelée à participer à son propre fichage et recensement électronique.

    Pour toutes les raisons expliquées dans cette brochure numérique, la Fédération nationale de la Libre Pensée dit :
    Non au Service national universel !

    Sources :
    Rapport d‘information par la Commission de la Défense nationale et des Forces armées
    http://www.assemblee-nationale.fr/15/rap-info/i0667.asp

    Avis du Conseil d’Orientation des Politiques de jeunesse (30 janvier 2018)
    http://www.jeunes.gouv.fr/IMG/pdf/COJ_-_Avis_SNU_-_Rendu_le_30_janvier_2018.pdf

    Rapport du groupe de travail SNU par le général de division Daniel Menaouine http://cache.media.education.gouv.fr/file/11_-Novembre/92/6/Rapport_Consultation_SNU_19112018_1034926.pdf Le Monde campus et différents articles de presse

    #Audio #Radio # #radios_libres #radio_campus_lille #service_national_universel #snu #contrôle #jeunesse #petain #en_marche #militarisation #armée #militarisation #éducation nationale #Défense_nationale #résilience #cadets


  • La fabuleuse histoire des radios libres dans les années 80, à Caen
    https://spark.adobe.com/page/PpH6QY7WRdECb

    De Radio Kincaille à Radio Vesuvio, via Caen FM et Radio Viking, les ondes caennaises étaient branchées sur fréquence «  aventure  » au début des années 80. Récit d’une folle épopée et séquence nostalgie.

    #Radios_libres #Radio #Caen


  • Les métropoles barbares, l’exemple de Lille - Guillaume Faburel, Hors-sol, la P.A.R.C. . . . .
    https://lille.indymedia.org/spip.php?article31944

    Démondialiser la ville, désurbaniser la terre !

    La conférence débat du 7 Novembre au Polder à écouter => http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/BCE181114.mp3

    Une victoire contre la densification urbaine, comme celle de Saint-Sauveur, est une première à Lille, si ce n’est en France. Balayer le vieux monde industriel et le nouveau monde technologique oblige à formuler une critique radicale des formes urbaines qui les soutiennent. La revue Hors-Sol qui a contribué à cette victoire via l’A.S.P.I. (Association pour la Suppression des Pollutions Industrielles) vous invite à une soirée de critique de l’urbanisme contemporain et de sa traduction métropolitaine.

    Capitales du cancer, du suicide, de l’obésité, du chômage, des Miss France et du vote Front National, Lille et la région Hauts de France poursuivent leur engagement dans une course à « l’attractivité » des sièges sociaux et des activités à haute valeur ajoutée : de Bois Blancs à Fives-Cail et de Lille sud à #Euralille 3000. Lille est la deuxième ville la plus polluée de France et l’une des villes au ratio de m2 d’espaces verts par habitants le plus faible. Embouteillages, pollutions de l’air et des eaux, prédation des matières premières, le modèle urbain re- lève d’une totale irrationalité écologique. L’urbain ne recouvre que 2% de la surface terrestre, mais rejette 80% des gaz à effet de serre. Pourtant, il reste le modèle hégémonique d’organisation de l’espace. Partout, les mégapoles explosent. D’ici vingt ans, les deux tiers de l’humanité survivront dans des métropoles barbares.

    Hors-sol souhaite reprendre le fil de la critique radicale de ce qu’on appelle désormais « l’urbain », à défaut de ville. Critique délaissée depuis les années 1970 pour un « Droit à la ville » qui ne saurait, et n’a jamais su, représenter une réponse aux enjeux économiques, dé- mocratiques et environnementaux actuels. Voilà un siècle déjà que Lewis Mumford dénonçait cette « mégalopole mécanisée, standardisée et parfaitement déshumanisée » qu’on ne veut ni ne peut se réapproprier.

    Pour en causer, nous avons invité Guillaume FABUREL, géographe et auteur de Les métropoles barbares, démondialiser la ville, désurbaniser la terre https://lepassagerclandestin.fr/catalogue/essais/les-metropoles-barbares.html (le passager clandestin, 2018), ainsi que les membres de l’association P.A.R.C. https://lille.indymedia.org/spip.php?article31832 en lutte contre la bétonisation de la friche Saint-Sauveur.

    Guillaume FABUREL  : Guillaume Faburel est professeur d’études urbaines à l’Université Lyon 2, et enseignant dans les Instituts d’Etudes Politiques de Lyon et de Rennes. Ces travaux portent notamment sur les questions de biopouvoirs urbains et de communs territoriaux, ainsi que vers les formes d’activismes et d’alternatives socio-écologiques à la métropolisation. http://triangle.ens-lyon.fr/spip.php?article3047

    Chercheur à l’UMR Triangle, il y est responsable de l’Axe Etudes Urbaines. Il est par ailleurs membre du comité de direction de l’Ecole urbaine de Lyon et coordonne le master Ville et environnements urbains, qui associe 7 établissements du site de Lyon - Saint-Etienne sur le thème des grandes mutations contemporaines de l’urbain.

    https://www.campuslille.com/index.php/entry/les-metropoles-barbares-lille-guillaume-faburel

    #radio #audio #ville #métropole #métropoles #métropolisation #inégalités #lille #gentrification #radios_libres


  • « Il était une fois le podcast. 2 : Un terrain vague inépuisable »
    http://syntone.fr/il-etait-une-fois-le-podcast-2-un-terrain-vague-inepuisable

    Les légendes du #podcast une fois évacuées, nous voilà arrivé·es au cœur du sujet : élaborer son #histoire culturelle. Parler non seulement de ce qui sépare, mais de ce qui réunit les #radios_libres, les #sagas_mp3, les plateaux entre ami·es, les séries audio, la #radio de rattrapage, les sons unitaires, les #webradios, les plateformes… En cinq mots comme en cent : du son sur le #web. Comment il est arrivé là, depuis où et quelles formes il a pris, notamment en France.

    C’est la suite de
    http://syntone.fr/il-etait-une-fois-le-podcast-1-faire-table-rase


  • Les radios de la méduse | Jean-Baptiste Bernard
    http://cqfd-journal.org/Les-radios-de-la-meduse

    1981. Après des décennies de train-train, la radio changeait. La fin du monopole d’État et l’ouverture de la bande FM provoquaient un grand souffle d’air sur les ondes. L’occasion pour les radios libres, porteuses d’autres discours et pratiques, de s’installer durablement dans le paysage. Une trentaine d’années plus tard, elles sont toujours là. Encore vaillantes, mais en sursis. Source : CQFD



  • «Gérard Collomb» par Megacombi (#Radio_Canut)
    http://audioblog.arteradio.com/post/3086013/gerard_collomb

    On allait com­men­cer une émission tran­quillou et bim, le scoop de la mort qui tombe ! Alors on est passé en mode brea­king News ! avec pla­teau en feu , repor­ta­ges, cor­res­pon­dant dans la ville et des spé­cial fea­tu­ring
    – Le cancer du col­lomb
    – Les pre­miè­res réac­tions de la rue
    – Coupure d’eau pour les rroms
    – L’hotel Dieu, de l’hopi­tal à l’hotel de luxe privé
    – Tu sais que je l’ai croisé déjà
    – Le reste de l’actua­lité
    – Des poules en manif antifa
    Durée : 1h04.

    http://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/sons/3012947/3088287_MegaCombi361-PT254-30052018_Gerard_Collomb_est_mort.mp3

    #Gérard_Collomb #création_sonore #audio #radio

    • La Megacombi avait déjà eu l’info de la mort de #Jacques_Chirac avec pas mal d’années d’avance. Les #radios_libres, premières sur le #scoop !
      http://audioblog.arteradio.com/post/3073504/_chirac_est_mort

      On vous l’avait annoncé déjà l’année dernière (Emission du 23 septembre 2015), Christine Bouttin l’avait confirmé il y a quelques semaine alors on vous ressert ce scoop à travers
      une édition très spéciale !
      Les médias dominants resteront-ils muets cette fois ci ?

      – A la recherche de Jacques Chirac (Quête by Garbote)
      – Les premières réactions de la rue lyonnaise (Micro trottoirs by Combi et Méga) et parisienne (by Flobé)
      – La réaction du PCF du Rhône (coup de fil by Flobé)
      – Devant l’hôtel particulier du mort et dans les rassemblements spontanées parisiens (correspondances by Collaps)
      – Romain, 31 ans, admirateur de Jacques Chirac (Rencontre by Collaps & Combi)
      – Débat sur l’héritage avec le député Chiraquien Georges Chacal et la droitologue Alice Couturier.
      – Le reste de l’actualité (Journal by Kobri)
      – Les pommes (Carte postale by Gribish)

      Pour terminer, une visite inattendue, celle du chanteur Renaud qui profite de l’évènement pour faire son grand retour et il a choisit Radio Canut.

      http://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/sons/3012947/3075778_MegaCombi290-PT182-12102016_PAD_redif_chirac.mp3


  • Dans les Pieds sur terre d’aujourd’hui, un nouvel épisode de l’excellent Journal breton d’#Inès_Léraud, sur le choix de l’attribution (ou non) d’une #subvention d’une #collectivité_locale (bretonne) à une #radio_associative (bretonne)
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/journal-breton-saison-2-1213-la-fabrique-du-silence-retour-a-glomel

    Suite au témoignage de la conseillère municipale d’opposition Morgan Large dans notre Journal breton 6 (saison 2) la subvention qu’attribuait la ville de Glomel à la radio locale #RKB, a été supprimée. Enquête sur les raisons de cette suppression, qui met à jour les pressions insidieuses qui s’exercent sur les associations et sur la presse locales.

    http://rf.proxycast.org/1438386770310860800/10078-25.05.2018-ITEMA_21690559-0.mp3

    #Bretagne #agroindustrie #France_Culture #audio #radio #radios_libres


  • Pendant que le milieu du #podcast professionnel se gargarise de #monétisation (comprendre : #publicité et autres #contenus_sponsorisés), les #radios_associatives se voient couper leurs #subventions d’une façon qui les fragilise de plus en plus. Ça ressemble fort à la promotion d’un certain « modèle de société ».

    « Vers l’effondrement des radios associatives ? »
    https://www.lalettre.pro/Vers-l-effondrement-des-radios-associatives_a16436.html

    La table ronde d’ouverture du 24e congrès annuel de la Confédération Nationale des Radios Associatives a donné le ton. Celui d’une profonde inquiétude sur l’avenir. Pas à moyen ou long terme mais à très court terme. Les financements se font rares et les dossiers de demandes seraient techniquement élaborés pour, de plus en plus souvent, freiner l’engouement des dirigeants bénévoles.

    En lien, ce débat organisé prochainement par #Radio_Campus_Paris
    http://www.radiocampus.fr/2018/05/15/debat-sur-le-role-des-radios-associatives-a-lassemblee-nationale/13027

    NOUS SOMMES AUSSI LE SERVICE PUBLIC ou comment réfléchir à ce que pourrait être un #service_public_radiophonique élargi aux initiatives de la société civile. JEUDI 7 JUIN 2018 salle Colbert de l’Assemblée nationale : Radio campus France joue à la démocratie et organise avec le soutien de Céline Calvez (députée LREM, Hauts de Seine) un débat sur le rôle des radios associatives, les médias de proximité en pleine réforme de l’audiovisuel public. Imaginons exploiter la porosité entre les missions de service public radiophonique et le tiers-secteur associatif. L’objectif : faire réfléchir et travailler ensemble des acteurs médiatiques mais pas seulement vous l’aurez bien compris.

    #radios_libres

    • Voilà qui va en ce sens encore plus explicitement : « Wings : quand les #podcasts deviennent des #startups »
      https://lesmoissonoresblog.wordpress.com/2018/05/25/wings-quand-les-podcasts-deviennent-des-startups

      Devant une assemblée majoritairement féminine au bar parisien la Recyclerie, Lauren Bastide et Julien Neuville ont présenté jeudi soir Wings, le nouveau projet de #Nouvelles_Écoutes. Avec 500.000 écoutes mensuelles (selon les chiffres présentés), le studio veut aider les créateurs et créatrices de podcasts à se faire connaître et à se professionnaliser. Plusieurs axes de développement prometteurs sont proposés : la programmation, la réalisation sonore, la production, la croissance d’audience, le #marketing et la monétisation.

      S’il existait déjà des formations pour apprendre à être podcasteurs comme proposé par Louie Media, le projet Wings s’inspire plutôt des “accélérateurs” de startups. Dans ce cadre les entrepreneurs sont encadrés par des “mentors” pour développer leur projet déjà existant, et grandir en compétences et en notoriété. Cette envie de Nouvelles Écoutes d’aider à la production ne sort pas de nulle part, le studio a déjà aidé des podcasts comme Parti Pris sur le vote blanc et le récent Commencer sur une création d’entreprise.

      Si la « révolution » du podcast fait tant d’émules (indépendamment des programmes réellement intéressants qui sortent ici ou là) c’est qu’elle recouvre, plus pragmatiquement, une #libéralisation de la production sonore, jusqu’ici portée principalement par #Radio_France, les radios associatives et des productrices et producteurs indépendants (elles et eux-mêmes réunis en association ou sous un autre statut). L’ubérisation de l’audio est en marche pour une partie du milieu podcastique - une partie seulement, car il reste un gros socle d’amateurs et amatrices qui ne se placent pas dans cette logique le moins du monde.


  • L’histoire de Radio Canut. A la recherche d’un media émancipé
    https://rebellyon.info/L-histoire-de-Radio-Canut-A-la-recherche-17836

    L’aventure « Radio Canut » débute à la fin des années 1970. Nous sommes alors en pleine période d’agitation politique et sociale. Des mouvements surgissent en tous lieux : les jeunes s’organisent pour subvertir le quotidien des lycées-casernes et des corridors d’usines que sont les établissements professionnels ; les femmes se regroupent pour revendiquer leur spécificité et faire reconnaître leurs droits ; des comités surgissent dans les quartiers et les cités, s’insurgent contre l’urbanisme technocrato-policier et tentent de se réapproprier l’espace et le quotidien ; les mouvements régionalistes se dressent face au centralisme étatique ; les travailleurs immigrés, victimes du racisme et de conditions de vie déplorables, tentent de briser le mur du silence ; les luttes contre le nucléaire ou contre l’armée se font massives et déterminées etc.

    Ces initiatives fournissent l’essence des radios libres dont le rôle est d’en assurer le relais et de les soutenir devant l’opinion publique. Une fonction rendue nécessaire par la prise de conscience de l’influence médiatique, des enjeux du conditionnement et de l’encadrement idéologique en société occidentale. Dans ce domaine, la radiodiffusion apparaît comme le moyen de communication le plus accessible, celui qui possède le meilleur rapport coût/pénétration. Dès lors, c’est sur ce terrain qu’un combat acharné voit le jour entre le Pouvoir étatique et les structures contestataires soucieuses d’autonomie.

    #radio #radios_libres #médias_alternatifs #Radio_Canut #mémoire_militante


  • « Brasero, un feu de joie radiophonique »
    http://syntone.fr/brasero-un-feu-de-joie-radiophonique

    « Il faut transformer la #radio d’appareil de distribution en appareil de communication. Non seulement émettre, mais recevoir, non seulement faire écouter l’auditeur, mais le faire parler, ne pas l’isoler, mais le mettre en relation avec les autres. » C’est avec cette citation de #Bertolt_Brecht dans sa Théorie de la radio que Brasero s’est annoncée sur la radio associative toulousaine #Canal_Sud un jour de 2016. « Brasero », comme un cut-up de « brassage radio » et une évocation du « brasier qui consumera le vieux monde » – une expérimentation qui brûle, craque et grésille chaque lundi de 19h à 20h sur les ondes du 92.2 MHz.


    Toutes les émissions sont écoutables sur
    http://www.canalsud.net/?-Brasero-146-

    Un son bref juste pour une mise en oreilles
    http://www.canalsud.net/?Il-etait-une-fois

    http://www.canalsud.net/IMG/mp3/09-quivafairelemenage.mp3

    #radios_libres #éducation_populaire et encore une #meilleure_émission_de_la_bande_FM


  • Radio Klaxon sème des ondes sur la ZAD | Clément Beaudet
    http://syntone.fr/radio-klaxon-seme-des-ondes-sur-la-zad

    Notre-Dame-des-Landes, la lutte contre le projet d’aéroport s’est accompagnée d’une défense active et fertile du territoire. Parmi ses outils : une radio. Depuis 2012, la Zone-à-Défendre (ZAD) possède sa propre station, Radio Klaxon, une des seules radios pirates aujourd’hui en France émettant sur les ondes FM sans l’autorisation du CSA. Studio aménagé dans un bus posé dans un champ, Radio Klaxon pirate les ondes du 107.7, fréquence de Radio Vinci Autoroutes1, et arrose la ZAD sur le 87.5. Source : Syntone


  • Interferences | Laurent Galandon
    http://interferences.radio-mega.com

    Adaptation radio de la bande dessinée du même nom de Jeanne Puchol et Laurent Galandon. Retour à la fin des années 1970, lorsque les radios libres se développent pour obtenir la liberté d’expression. Lorsqu’Alban et Pablo découvrent la célèbre Radio Caroline au début des années 1970, ils décident de partir à leur tour à l’assaut des ondes : ils créent Radio Nomade, leur radio pirate ! Durée : 42 min. Source : Radio Méga

    https://soundcloud.com/radiomega-1/interferences-1/s-sCGmT



  • Saint Castaner sur l’audioblog d’Arte

    Les sons du mois 


    - Saint Castaner
    
Un portrait drôle et méchant du nouveau chef du parti « En Marche ».
http://audioblog.arteradio.com/post/3082012/saint_castaner

    Le lien direct vers le mp3 fonctionne
    http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/castaner.mp3

    



    - Lexicul-Queer #1 : Kinky 
Une chronique lexicale pour vous initier au langage queer. 
http://audioblog.arteradio.com/post/3082019/lexicul-queer__1___kinky



    - Récits d’esclavage 
Les élèves de 4e 3 du collège Lucie Aubrac de Tourcoing travaillent sur l’esclavage
http://audioblog.arteradio.com/post/3082009/recits_sur_l_esclavage

    Source : http://lsmr.mj.am/nl/lsmr/1rth9.html?m=ADwAKKnjSSoAAVGqyAIAAGff8H8AAOsz3ZIAGTh3AAIasQBaHTfMy_l-cx8IQ5m

    #Audio #Radios_Libres #Web_Radios Humour #Christophe_Castaner le #PS #En_Marche
    Qui ne saute pas n’est pas . . . #consternant #MDR


  • Internements psychiatriques : « J’étais rentré libre, j’aurais dû en sortir libre » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/11/28/internements-psychiatriques-j-etais-rentre-libre-j-aurais-du-en-sortir-li

    Il ne se souvient plus trop de son passage devant le juge. « Pouf », marmonne-t-il. L’homme se tait, puis se reprend. Il aurait préféré raconter comment, aux urgences de l’hôpital Pompidou, ils l’ont attaché, puis piqué. Depuis - cela fait trois semaines -, il attend de sortir. « Ce n’est pas tant qu’ils m’hospitalisent contre moi qui me gêne, c’est après, cela ne va pas. On s’ennuie tellement. » Un autre : « Je leur en veux pas, sauf au psychiatre. J’étais rentré libre, j’aurais dû en sortir libre. » Un autre, encore : « Le juge ? C’est la première fois que ça m’arrive. J’y suis allé ce matin. Je l’ai vu au tribunal. C’était pour leur sauver la face à eux, les médecins, ça sert à valider leur décision, qu’ils ne soient pas abusifs. » Ou ce témoignage encore : « De toute façon, on doit passer devant un juge. Il lit ce qui est écrit dans le dossier. Il pense comme le médecin. »
    Contention

    Des histoires parmi tant d’autres, recueillies ces dernières semaines. Avec en toile de fond, un chiffre qui peut faire frémir : l’an dernier en France, ce sont près de 100 000 patients qui ont été hospitalisés en psychiatrie sans leur consentement. 92 000 personnes enfermées contre leur gré, parfois pour quelques jours, d’autres fois pendant plusieurs semaines. Soit 12 000 de plus qu’en 2012. Cette hausse sensible fait suite à une augmentation encore plus forte entre 2006 et 2011, atteignant presque les 50 %. Au total, depuis dix ans, on peut parler d’un doublement de ces hospitalisations sans consentement. Et parallèlement, durant cette même période, on a constaté une multiplication des pratiques d’isolement et de contention.
    Visages

    La psychiatrie publique est de plus en plus marquée du sceau de la sécurité. On enferme, on attache, alors qu’il y a trente ans ces pratiques avaient disparu. La législation française sur les soins sans consentement a été modifiée par la loi du 5 juillet 2011. Comme une nécessité, y sont réaffirmés les droits des personnes, et pour cela la loi a introduit deux mesures phares : l’intervention du juge des libertés et de la détention dans le contrôle de l’administration des soins sans consentement ; et l’obligation pour celui-ci de donner dans les douze jours son aval à toute hospitalisation sans consentement, lors d’une audience publique qui a désormais lieu à l’hôpital. Autre innovation importante, la possibilité de soins ambulatoires obligatoires : la personne n’est plus hospitalisée mais elle a l’obligation de suivre chez elle un programme avec un contrôle régulier à l’hôpital.

    Lorsque la loi a été votée, une bonne partie du milieu psychiatrique s’est arc-boutée contre ce qu’elle appelait la « judiciarisation ». Comme si la liberté des praticiens était menacée. Ainsi, le pédopsychiatre Roger Ferreri s’emportait : « On va maintenant nous opposer la vérité judiciaire. Au moins, avant, la situation était claire. Quand on hospitalisait un patient contre sa volonté, ce n’était pas pour son bien, mais parce que la société voulait se protéger. Là, c’est un changement radical. Le juge va décider de la pertinence de la poursuite d’un traitement. » Finalement, le pire ne s’est pas produit : certes, nos psychiatres critiquent toujours la succession de certificats qu’ils doivent remplir, mais la présence du juge s’est très vite imposée. Et depuis, rares sont ceux qui la contestent.

    Ancienne responsable des urgences du Vinatier, le grand « HP » de Lyon, Natalie Giloux est psychiatre, actuellement cheffe de service. Marion Primevert, elle, est magistrate, elle préside la chambre « propriété nationalité » au tribunal de grande instance de Paris et codirige la formation annuelle « les soins psychiatriques sans consentement » à l’Ecole nationale de la magistrature.

    Toutes les deux ont la quarantaine, et toutes les deux sont à l’origine de 12 Jours, le film de Raymond Depardon qui sort ce mercredi (lire ci-contre). Elles l’ont en effet contacté en juin 2015 : « Il était urgent, disent-elles d’une même voix, de filmer l’application de la loi de 2013 [modifiant des dispositions de la loi de 2011], qui fait entrer le juge des libertés et de la détention dans l’institution psychiatrique. » Depardon a accepté. Et a donc posé sa caméra au Vinatier, à Bron, près de Lyon. Images de la folie. Rarement on a vu d’aussi près des visages de malades, mais aussi de juges. Peut-on filmer ces moments-là ? Dialogue à deux. L’une parle, l’autre poursuit.

    « Ce sont des audiences publiques, ce sont des moments très sensibles, centrés sur une expression de la maladie, explique la psychiatre Natalie Giloux. Ce qui est intéressant, c’est de voir que la parole de ces patients n’est pas qu’insensée, elle est souvent juste, forte, émouvante. Le patient fait part de l’épreuve de sa maladie, des soins, de ses espoirs. Cela détruit l’idée ou les présupposés qu’ils n’ont pas grand-chose à dire. L’intérêt est de considérer le patient en tant que citoyen, sa parole peut être entendue, mérite l’attention. » Marion Primevert : « J’ai le sentiment que s’ils ne parlent pas et si on ne les écoute pas, alors d’autres parleront à leur place. Il est important de leur donner la parole, et c’est ce que fait la loi. »

    Natalie Giloux : « On ne sait rien d’eux, certains doutent même d’être malades. » Marion Primevert : « Nous, magistrats, nous avons peu d’éléments. Il n’y a pas beaucoup de choses dans le dossier hormis les certificats médicaux. Le juge vérifie la conformité. » Natalie Giloux : « Le juge entend le patient, non pas comme malade mais comme citoyen. Il ne va pas plus loin. »
    « Prévention »

    Dans le documentaire, comme dans la vie, le juge hésite, parfois. De fait, il y a très peu de décisions de mainlevée, c’est-à-dire qui mettent fin à l’hospitalisation : 10 % en moyenne en France, à peine 3 % au Vinatier. Marion Primevert comme Natalie Giloux l’ont noté : « Les psychiatres savent maintenant remplir leurs dossiers comme il faut. » Marion Primevert : « Le juge n’est pas capable d’avoir une évaluation médicale, il se fonde sur le dossier, contrôle la motivation de la mesure, et met en balance les atteintes des droits fondamentaux et la nécessité de soigner quelqu’un. » Natalie Giloux : « Je suis allée à plusieurs audiences, on sait combien l’application de cette loi est délicate. Il est difficile pour les avocats de se positionner, c’est parfois une place infernale. Un juge peut avoir le sentiment de ne servir à rien. »

    Natalie Giloux, encore : « Mais vous savez, cela n’a rien de satisfaisant de soigner quelqu’un contre son gré. Tout l’art est de faire en sorte que le patient accepte les soins, pour qu’il soit le moins hostile. Et que cela puisse permettre de développer la prévention. » Marion Primevert : « Il y a des injonctions contradictoires. Cette loi est là pour porter le droit des patients, et en même temps, il y a des discours sécuritaires de plus en plus forts dans la société. L’hôpital psychiatrique est coincé là-dedans, les juges aussi, mais il faut se départir des discours stigmatisants. » Natalie Giloux note : « Quand on prescrit une hospitalisation sous contrainte, et que l’on dit à notre patient qu’il va rencontrer un juge, souvent il répond : "Mais je n’ai rien fait." »

    #violence_médicale #psychose #injustice #discriminations #internement


  • Manifeste des chimpanzés du futur contre le transhumanisme Radio Campus Lille - Collectif Davids - Les poings sur les i - 14 novembre 2017

    Vendredi 10 novembre, nous nous sommes rendus à la conférence-débat autour du dernier livre de Pièces et Main d’oeuvre, "Manifeste des chimpanzés du futur contre le transhumanisme" organisée par Hors-sol, ClissXXI et L’Auberge espagnole à Mons-en-Baoeul. Ci-dessous, le texte de présentation.

    Frères humains, sœurs humaines,
    Vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels dont l’activisme impérieux et l’objectif affiché consistent à liquider l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’automachination par ingénierie génétique et hybridation électro-mécanique. Vous avez entendu l’ultimatum cynique et provocant de ce chercheur en cybernétique : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles au pré. » Et encore, « ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. »
    Nous sommes les chimpanzés du futur et nous vous appelons à la résistance contre ce néo-nazisme surgi des laboratoires. Les animaux politiques qui écrivent à l’enseigne de Pièces et main d’œuvre combattent le transhumanisme depuis une quinzaine d’années. Ils ont déjà publié nombre de livres sur des sujets voisins, Terreur et Possession, Aujourd’hui le Nanomonde, L’Industrie de la contrainte, etc.

     
    A partir de l’enregistrement de la soirée, nous vous avons concocté cette émission spéciale de chimpanzés du présent.

    La suite de l’article : http://www.campuslille.com/index.php/entry/manifeste-des-chimpanzes-du-futur-contre-le-transhumanisme-1

    #audio #Radio #Radios_libres #Radio_Campus_Lille #transhumanisme #Pièces_et_Main_d_oeuvre #Hors-sol #ClissXXI #Nanomonde #Industrie_de_la_contrainte #automachination #chimpanzés_du_futur #hommes-machines


  • Pétition unitaire des radios associatives

    Le gouvernement a annoncé en août dernier sa décision de supprimer les #contrats_aidés de type CUI-CAE (130 000 au total).

    Si dans certains secteurs associatifs, ceux qui remplissent les missions que l’Etat actuellement abandonne (santé, poste, éducation notamment) le gouvernement semble reculer, il n’en est pas de même pour le secteur culturel et médiatique.

    L’impact d’une telle mesure signifie, à court terme, la disparition des #radios_associatives dont les salariè.es relèvent pour la quasi-totalité du dispositif des contrats aidés.

    En supprimant brutalement ce dispositif, le gouvernement affirme de facto sa volonté de faire taire le principal secteur non commercial des médias hexagonaux et nous savons que d’autres mesures restrictives (FSER…) pourraient suivre celle-ci. C’est donc la survie des médias associatifs et non commerciaux, dont les #radios_libres sont un secteur emblématique et historique, qui est en jeu aujourd’hui.

    De ce fait, nous appelons tous les acteurs du secteur à la #mobilisation_générale, dont la signature de ce texte n’est qu’une première étape.

    Liste des 49 premières radios associatives signataires au 3 novembre 2017 : http://www.rfpp.net/spip.php?article617

    Cet automne 2017 est bien morose pour le secteur associatif en France, et les « radios privées non commerciales » ne font pas exception. Certaines déjà tiraient la langue : ces derniers mois, à mesure que des collectivités locales se désengageaient de leur financement, on a vu défiler les appels au secours. Avec la suspension des contrats aidés par le gouvernement cet été, et la dotation probablement très insuffisante du Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (FSER) en 2018, des radios risquent de mettre la clé sous la porte. Une situation gravissime qui fragilise plus d’un millier de personnes déjà précaires, accentue l’atomisation de la société et atteint à la liberté d’expression.

    http://syntone.fr/radios-associatives-peril-en-la-demeure/#note-2
    http://syntone.fr/tag/radios-libres
    source : @syntone




  • « La ville est à nous », l’émission radio de l’APU Fives (07/10/17)

    Première d’une série d’émissions de l’APU Fives avec Radio Pastel sur les thématiques chères à l’association (défense des droits des habitant.e.s, luttes urbaines etc.). Dans cette émission :
    • présentation de l’APU Fives et de ses actions
    • discussions autour de l’ouvrage Sociologie de Lille du collectif Degeyter (éditions de la Découverte) avec deux de ses auteurs.
    (Le lien directe vers le mp3 fonctionne)
    http://www.apufives.org/wp-content/uploads/2017/10/A-nous-la-ville-L%C3%A9mission-de-lAPU-Fives-07.10.17-1.mp3

    http://www.apufives.org/2017/10/21/la-ville-est-a-nous-lemission-radio-de-lapu-fives-071017


    #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Pastel #Lille


  • Le conseil régional des #Hauts-de-France, le FN, la Censure (avec majuscule) - la région vient de sortir PASTEL FM du dispositif de financement FRANF/Région
    Rappel

    ROUBAIX -Le FN accuse la radio Pastel FM de soutenir le « communautarisme islamiste » LVDN - Bruno Renoul - 30/11/2016
    http://www.lavoixdunord.fr/82554/article/2016-11-30/le-fn-accuse-la-radio-pastel-fm-de-soutenir-le-communautarisme-islamist
    Le groupe du FN au conseil régional des Hauts-de-France a dénoncé en séance plénière les subventions accordées à plusieurs radios locales, dont la roubaisienne Pastel FM. Cette dernière est accusée de favoriser le « communautarisme islamiste ».

    Ce n’est pas la première fois que la radio roubaisienne Pastel FM est pointée du doigt. Par le passé, elle a déjà été accusée dans l’hebdomadaire Marianne et sur le site d’extrême-droite Riposte Laïque de dérouler le tapis rouge à des invités controversés tels que Tariq Ramadan ou le prédicateur denaisien Hassan Iquioussen. Cette fois, c’est le FN qui s’en prend à la radio roubaisienne fondée en 1980.

    Lors de la dernière séance plénière du conseil régional des Hauts-de-France, jeudi dernier à Lille, le groupe FN s’est élevé contre une délibération octroyant plus de 165 000 euros de subventions à douze radios associatives des Hauts-de-France. Dans le lot se trouve Pastel FM, qui va toucher cette année 11 603,70 € de la région. Ce qui déplaît profondément au FN, qui juge que cette antenne présidée par l’élu écologiste Slimane Tir « affiche clairement son communautarisme islamiste » et « partage publiquement des profils d’individus faisant l’éloge de l’immigration et du voile ».

    « Les contribuables n’ont pas à financer des radios qui ne sont pas neutres politiquement. »
    Joint par téléphone après cet épisode, Philippe Eymery, le président du groupe FN au conseil régional, confirme que selon lui, l’argent public « n’a pas à participer au développement du communautarisme » et de manière plus générale, « les contribuables n’ont pas à financer des radios qui ne sont pas neutres politiquement ».

    Le FN est toutefois muet quand on lui demande en quoi le fait d’inviter Tariq Ramadan participe au développement du communautarisme. Reste que l’intellectuel musulman a en effet été maintes fois invité à s’exprimer sur les ondes de Pastel FM, par le biais de l’association Rencontre et Dialogue, présidée par un autre Vert de Roubaix, Ali Rahni. Sa dernière venue à Roubaix, dans une salle municipale, avait d’ailleurs fait polémique en 2013.

    Programmation orientée vers la « diversité »
    Plus globalement, la programmation de cette radio est clairement orientée vers la « diversité », avec une dominante pour la culture maghrébine, mais ce n’est pas une exclusive, puisqu’elle possède des émissions intitulées « Voix du Mékong », « Polonia », « Bollywood » ou encore « Lusofonia ».

    Contacté, le président de la radio, Slimane Tir, n’a pas souhaité nous répondre pour ne pas « relayer la propagande frontiste ». La région n’a pas non plus souhaité se défendre sur le fond, se bornant à expliquer sur la forme que ce n’est pas elle qui choisit quelles radios sont soutenues. « Nous complétons les aides allouées par le fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER) sur la base de 90 centimes pour un euro », explique-t-on du côté du cabinet du président du conseil régional, Xavier Bertrand.

    #HDF #censure #FN #Radios_Libres #Tariq_Ramadan


  • Les contrats aidés | L’Actualité des Luttes
    https://actualitedesluttes.info/?p=2675

    Depuis quelques semaines, l’Etat a gelé les signatures et le renouvellement des CAE (contrat d’aide à l’emploi) et des CUI (contrat unique d’insertion). D’ici la fin de cette année,des milliers de salarié-e-s vont se retrouver au chômage et les chômeurs – souvent en fin de droit – qui espéraient une signature de contrat, sont dans une situation plus que précaire.au total c’est 154 000 emplois qui disparaissent. À Fréquence Paris Plurielle, 5 salarié-e-s risquent d’ici la fin de l’année de perdre leurs emplois. Dans l’émission de ce jour, après un reportage réalisé le 26 septembre aux abords du ministère des Finances sur la mobilisation contre la suppression des contrats aidés, c’est avec trois salarié-e-s de la radio que nous parlons de cette situation. Durée : 1h. Source : Fréquence Paris (...)

    http://actualitedesluttes.info/wp-content/uploads/2017/09/170928.mp3