• #rubrica. Leggere che passione!
    https://informareonline.com/rubrica-leggere-che-passione-43

    Come ogni mese torna la nostra rubrica culturale “Leggere che passione”, ecco i due #libri consigliati ai nostri lettori. MAURO BIANI – AFASCISTI – PEOPLE Il libro ‘Afascisti’ di Mauro Biani (edito da People nel gennaio 2023) è una potente raccolta di vignette satiriche che denuncia l’indifferenza politica e il rischio della normalizzazione del fascismo […] L’articolo RUBRICA. Leggere che passione! proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Cultura #Magazine_Luglio_2026 #Raffaele_Mercaldo

  • Les refuges climatiques seront utiles s’ils n’oublient pas de faire de la chaleur un objet politique

    Alors que la France a déjà connu trois vagues de chaleur en quelques semaines à peine, le concept de refuge climatique, qui s’institutionnalise dans un certain nombre de pays, cristallise les espoirs des citoyens en surchauffe. Il peut s’agir d’une réponse prometteuse, mais uniquement à certaines conditions, notamment de les concevoir et de les déployer en gardant en tête des critères d’accessibilité, d’hospitalité et de justice socioécologique. En bref, d’en faire des objets politiques.
    Notre maison brûle et nous la regardons (enfin) en face. Alors que la France vient de connaître deux séquences caniculaires précoces et intenses, la chaleur semble s’imposer comme un problème public majeur. Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré par Météo France et une nouvelle vague de chaleur touche désormais une grande partie du pays.

    Le traitement médiatique immédiat de la canicule s’est largement détourné des enjeux de fond, privilégiant des réponses à court terme et individuelles au détriment d’une réflexion collective sur l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. Plan massif de climatisation, mise en cause des scientifiques, légitimation de la débrouille au sein des foyers…

    Ce cadrage tend à occulter une réalité bien documentée : celle des inégalités socioécologiques. L’exposition aux fortes chaleurs, la vulnérabilité face à leurs conséquences et les capacités d’adaptation varient selon les conditions de logement, l’état de santé, les ressources économiques, l’âge ou encore l’accès aux espaces publics. Les enquêtes sociologiques, à commencer par celle d’Eric Klinenberg sur la canicule de Chicago en 1995, montrent aussi que l’isolement social constitue un facteur majeur de surmortalité.

    Contre toute solution hâtive qui pourrait participer d’une maladaptation, les sciences sociales nous invitent à politiser la chaleur, en saisissant la canicule comme un problème social collectif permettant d’articuler les enjeux d’adaptation et ceux d’atténuation.

    Ainsi, ouvrir des refuges climatiques ne suffit pas : encore faut-il que ceux qui en ont besoin les connaissent, puissent s’y sentir à l’aise et s’en saisissent pour construire collectivement les conditions d’un « bien-vivre » dans un monde plus chaud.

    Refuges climatiques : de quoi parle-t-on ?

    Le concept de refuge climatique s’institutionnalise. De Buenos Aires à Bologne, en passant par Porto et Londres, de nombreuses villes l’adoptent pour adapter leur tissu urbain à la crise climatique et protéger leurs habitants de la chaleur.

    Barcelone fait figure de référence, avec un réseau de plusieurs centaines de refuges : écoles, bibliothèques, musées, parcs et jardins, répondant à des critères de confort thermique, d’accessibilité, de repos et d’accès à l’eau.

    Le contour des refuges climatiques varie pourtant d’une ville à l’autre. Certains réseaux privilégient les parcs et jardins, d’autres des équipements climatisés. En réaction, une définition minimale s’esquisse peu à peu dans la littérature scientifique : le refuge climatique conjugue rafraîchissement et hospitalité afin d’offrir un « réconfort thermique » limitant la vulnérabilité face aux aléas climatiques pour tenter de se protéger de l’aléa météorologique.

    Mais faire du confort thermique un enjeu politique suppose de mesurer le stress thermique vécu par les habitants, en tenant compte non seulement de l’îlot de chaleur urbain, mais aussi de l’ombre, de la ventilation, de la morphologie des rues et de la qualité des logements.

    Parce qu’il résulte des interactions entre expériences de chaleur, conditions de logement, ressources socio-économiques et accès aux refuges climatiques, le confort thermique appelle des politiques d’universalisme proportionné, bénéficiant à tous, tout en accordant une attention prioritaire aux plus vulnérables.

    Comment configurer les refuges climatiques ?

    Les villes font face à plusieurs défis. Le premier porte sur les infrastructures : faut-il créer de nouveaux espaces refuges ou bien adapter les services existants ?

    Le choix des techniques de rafraîchissement soulève en outre des enjeux environnementaux et politiques. La climatisation en est l’exemple emblématique : si son rôle dans l’accentuation de l’îlot de chaleur urbain est bien documenté, un usage ciblé reste indispensable pour les publics les plus vulnérables (seniors, enfants, SDF…).

    La recherche souligne aussi la nécessité d’adopter des pratiques architecturales favorisant le confort d’été : matériaux biosourcés, protections solaires (volets, stores) et solutions passives de rafraîchissement, comme les réseaux de froid urbain. Autant de leviers pour concevoir des refuges climatiques et adapter les villes.

    Ainsi, un réseau de refuges climatiques ne se réduit pas à des lieux frais. Ceux-ci doivent aussi proposer des services (eau, wifi, etc.) et être pensés, dès leur conception, comme des espaces d’hospitalité, ce qui suppose une animation et des personnels formés à ces nouveaux usages.

    L’enjeu de l’accessibilité

    La question de l’accessibilité du refuge est un élément clé à intégrer dans une perspective de justice socioécologique.

    - Cette accessibilité est d’abord temporelle : fréquemment, les équipements publics sont fermés lors des pics de chaleurs, et les espaces verts restent inaccessibles aux heures nocturnes les plus fraîches.

    - Elle est également spatiale : ignorer les frontières physiques ou symboliques limitant l’accès à ces infrastructures revient à renforcer les inégalités socioécologiques.

    - Elle est, enfin, territoriale : l’exemple de Bologne, en Italie, montre que les refuges climatiques gagnent à être pensés comme un réseau, relié par des cheminements rafraîchis. En Émilie-Romagne, le projet « Green Cells » s’appuie ainsi sur les coursives historiques ombragées pour rendre ce maillage praticable.

    Une question également culturelle

    Mais le défi à relever est également culturel. Concevoir des refuges climatiques suppose d’abord de les penser comme des lieux d’hospitalité et d’entraide.

    Les recherches montrent que leur conception mérite d’être pensée à partir des quartiers et des communautés concernées afin d’identifier les besoins des habitants et de favoriser leur appropriation. Dès leur conception, l’implication des réseaux de proximité est essentielle, comme à Porto, où le design et localisation des refuges climatiques s’inscrivent dans une méthodologie participative qui tient compte de la connaissance préexistante des lieux par les habitants.

    Autre changement culturel complémentaire : la diffusion d’une culture de rafraîchissement des corps. Au Japon, la démarche « Cool Biz » adapte les normes vestimentaires en été ; à Genève, l’interdiction du travail en extérieur l’après-midi en période de canicule s’accompagne de pédagogie quant aux gestes de rafraîchissement.

    Veut-on vraiment parler de « refuges » climatiques ?

    Le terme de « refuges climatiques » mérite qu’on s’y arrête : il est très largement associé à des représentations liées à la catastrophe, en lien avec les notions de « refuges » et de « réfugiés ». Or, si l’on veut penser ces lieux comme des espaces de solidarité, d’entraide et de soutien, il importe de dépasser cet imaginaire.

    Ils comportent aussi un potentiel effet repoussoir, lié à l’imaginaire néolibéral d’un individu autonome et puissant, peinant à se reconnaître comme vulnérable et interdépendant. Qui souhaite se dire « réfugié » climatique ? Et comment désigner ceux qui le sont réellement ? Les enquêtes montrent que les plus vulnérables, notamment les personnes âgées ou malades, sous-estiment leur propre vulnérabilité tout en l’identifiant plus facilement chez les autres. Faut-il y voir le signe du refus d’un potentiel stigmate associé à cette vulnérabilité ?

    Le choix des mots n’a rien de neutre au moment de concevoir des dispositifs d’action publique : faut-il parler de « haltes fraîcheurs », se limiter à la chaleur, intégrer aussi la protection contre le froid en hiver, ou viser plus largement des « lieux du bien vivre » ?

    La qualification retenue oriente les usages auxquels ces espaces sont destinés : simples réponses à une crise ou lieux de solidarité, de convivialité et de délibération sur nos manières d’habiter un monde où de nombreux seuils socioécologiques ont déjà été franchis. Plus qu’un changement de vocabulaire, elle engage un projet politique : faire de ces lieux des espaces où se renforcent les liens socioécologiques et où se construit, à partir des réalités locales, une conception partagée du bien vivre.

    Ainsi, les refuges climatiques ne seront à la hauteur du problème qu’à condition d’être plus que des points frais sur une carte : des lieux accessibles, intégrés aux pratiques habitantes, capables d’accueillir des publics vulnérables sans les stigmatiser, et de soutenir des apprentissages collectifs face à la crise socioécologique.

    https://theconversation.com/les-refuges-climatiques-seront-utiles-sils-noublient-pas-de-faire-d

    #villes #urbanisme #politique #refuges_climatiques #chaleur #urban_matter #canicule #accessibilité #hospitalité #justice_socioécologique #changement_climatique #atténuation #adaptation #climatisation #vulnérabilité #inégalités #isolement #isolement_social #surmortalité #politisation #politisation_de_la_chaleur #rafraîchissement #fraîcheur #réconfort_thermique #stress_thermique #îlots_de_chaleur #logement #infrastructure #architecture #entraide #corps

  •  »Das war von Anfang an die Marschrichtung« : Über die Plädoyers und das Urteil im RAF-Verfahren gegen Daniela Klette wegen der Post-RAF-Raubüberfälle
    https://kontrapolis.info/18114

    La justice vindicative capitaliste ignore les droits des accusés. Parfois on récompense la soumission et les aveux mais certaines cibles représentent le diable pour les justiciers de l’état de droit . Dans ces cas on ne négotie pas, on élimine.

    17.6.2026 von Stephanie Bart, analyse und kritik 727 -Die Staatsanwaltschaft plädierte auf 15 Jahre Haft, die Nebenklage auf elf, Daniela Klette auf Systemchange, Erhalt der planetaren Lebensgrundlagen und ein Leben in Geborgenheit für alle, die Verteidigung auf Freispruch und einen Schuldspruch wegen Waffenbesitz, der mit der Untersuchungshaft abgegolten wäre, und die Kammer verurteilte Daniela Klette am 27. Mai zu 13 Jahren Haft.

    28.4.2026: Die Vertreterin der Staatsanwaltschaft nutzt den Gerichtssaal als Bühne, um ihre politische Ideologie der Kapitalverwertung als gesellschaftlichem Ziel und individuellem Daseinszweck zu propagieren. Sie lässt dem Hass ihrer Klasse gegen die Besitzlosen in einem flammenden, doch nicht zündenden Plädoyer freien Lauf. Sie charakterisiert Daniela Klette, Burkhard Garweg und Ernst-Volker Staub genau so, wie die Kapitalist*innenklasse den Besitzlosen gegenübertritt: als habgierig und mordwillig. Wiederholt artikuliert sie unüberwindliche Aversionen gegen die von Daniela Klette ausgesprochene, sogar in bürgerlichen Geschichtsbüchern nachlesbare, allgemein bekannte, einfache Lebenstatsache, dass Linke nicht für Geld morden.

    Sie wertet den »Lebensunterhalt«, das heißt die physische Existenz: Brot–Mantel–Dach, wofür das geraubte Geld verwendet worden sein soll, als »Bereicherung«. Doch der Reichtum beginnt erst nach dem Lebensunterhalt, der das Notwendige, während der Reichtum das darüber Hinausgehende ist. Die Vorstellung von einer Existenz von Besitzlosen jenseits der Lohnsklaverei als einem »unrechtmäßigen Reichtum« setzt voraus, dass die Besitzlosen überhaupt nur existieren dürfen, um das Kapital durch ihre Arbeit zu mehren. Entsprechend besteht für die Staatsanwaltschaft das Trauma der Geldbot*innen und des Kassenpersonals darin, »nicht einsetzbar« zu sein, wie sie wörtlich sagt.

    Sie erklärt die verrohte, reißerische Reklame eines Munitionsherstellers in einer Waffenzeitschrift, die in Klettes Wohnung gefunden wurde, zu den Gedanken der Täter*innen während der Tat. Es wird wohl solch übersinnlicher Fähigkeiten bedürfen, wie des nachträglichen Gedankenlesens in Abwesenheit, um der Konstruktion eines Trios zu folgen, das alle Überfälle durchgeführt haben soll und bei dem auf einen Geldtransporter in Stuhr durchaus habe morden wollen, (als ob ein Toter noch die Sicherungen zum Geld aufschließen könnte), was durch die abstrakte Drohung einer Festnahme fehlgeschlagen sei. Die Staatsanwaltschaft stützt ihre Hypothese auf die in Daniela Klettes Wohnung gefundenen Gegenstände, die in einem unmittelbaren Zusammenhang mit den Überfällen stehen sollen, sowie auf einzelne Gemeinsamkeiten in den Tathergängen einzelner Überfälle, in denen sie ein Muster sieht, von dem sie auf identische Täter*innenschaft schließt, die wiederum Klettes nicht nachweisbare Anwesenheit an den Tatorten glaubhaft machen soll.

    12.5.2026: Daniela Klettes Plädoyer ist die Antwort auf den Versuch des Staats, mit diesem Prozess die Geschichte des Widerstands wegzulügen und die gegenwärtige Notwehr gegen die kapitalistische Vernichtung der planetaren Lebensgrundlagen zu delegitimieren. Sie ordnet ihre eigene politische Entwicklung in die globalen sozialen Kämpfe ein, verweist auf die Dringlichkeit des Systemwechsels und nimmt Stellung zu Überfällen und Traumatisierungen.

    13.5.2026: Die Verteidigung fügt in ihrem Plädoyer zu den Gemeinsamkeiten die Unterschiede in den Tathergängen hinzu, und von der Trio-Konstruktion der Staatsanwaltschaft bleibt nichts übrig.

    Die Verteidigung stellt fest, dass die Anwesenheit ihrer Mandantin an den Tatorten nicht nachgewiesen werden kann;

    dass die in der Wohnung gefundenen zwei CDs mit Aufzeichnungen von Ausspähungen überfallener Objekte bis 2001 sowie die Goldbarren, Geldscheine und Waffen weder Fingerabdrücke noch andere DNA-Spuren ihrer Mandantin enthalten; dass die Geldscheine nicht aus den Überfällen stammen; dass die Funde in der Wohnung eine Verbindung ihrer Mandantin zu den Überfällen – wie etwa die der Hehlerei, wäre die Wohnung als Depot genutzt worden –, aber nicht ihre Mittäterinnenschaft beweisen.

    Zum Verfahren selbst stellt die Verteidigung fest, dass der Vorsitzende Richter nicht der gesetzliche Richter ist, der nach dem Geschäftsverteilungsplan des zuständigen Gerichts zuständige;

    dass feindstrafrechtliche Sonderkategorien, die auf Terrorismusverfahren beschränkt sind (Militarisierung), widerrechtlich auf ein formell normales Strafverfahren übertragen wurden, und dass dadurch obendrein eine irreversible Vorverurteilung ihrer Mandantin erzeugt wurde.

    Sie stellt fest, dass das LKA Niedersachsen zur Auswertung der digitalen Asservate die KI Pathfinder des privaten Herstellers Cellebrite eingesetzt hat; dass die KI eine Blackbox ist (Daten-rein-Ergebnisse-raus), dass Verarbeitung, Auswertung und Verbleib der Daten nicht nachvollziehbar sind; dass es für eine solche Übertragung der hoheitlichen Ermittlungsrechte an private Kapitalist*innen keine Rechtsgrundlage gibt; dass der Verteidigung dieses Werkzeug zur Erschließung der 18 Terabyte Daten nicht gewährt, mithin die richterliche Pflicht, der Verteidigung die Akten zugänglich zu machen, und das Waffengleichheitsgebot verletzt wurden, und dass, ebenfalls gesetzeswidrig, nur be- und keine entlastenden Beweismittel gesucht wurden.

    Sie stellt fest, dass mit sieben Selbstleseverfahren von insgesamt circa 3.000 Seiten (heißt: Prozessbeteiligte müssen die 3.000 Seiten selbst und außerhalb der Verhandlung lesen) wesentliche Inhalte der Beweisaufnahme der Öffentlichkeit entzogen wurden, wie auch die schlechte Erreichbarkeit des Verhandlungssaals und dessen schlechte Akustik die Öffentlichkeit massiv einschränkten.

    Sie stellt fest, dass die DNA-Gutachten fehlerhaft zu Lasten ihrer Mandantin sind; dass die damaligen Zeug*innenaussagen durch gemeinschaftliche Erinnerungen und suggestive Fragen zustande gekommen und die gegenwärtigen teils von medialen Darstellungen überlagert sind.

    Sie stellt fest, dass die Kammer die Anhörung aller, auch der von den Ermittlungsbehörden beauftragten Sachverständigen abgelehnt und damit ihre Aufklärungspflicht und die Prinzipien der Unmittelbarkeit und der Mündlichkeit verletzt hat; dass die Kammer fast alle Beweisanträge der Verteidigung abgelehnt hat, darunter insbesondere den auf ein Gutachten zu den Schüssen auf den Geldtransporter in Stuhr, welches die Hypothese des Mordvorsatzes widerlegt.

    Die Verteidigung spricht von einer »Blockade«.

    27.5.2026: Die Kammer verurteilt Daniela Klette zu 13 Jahren Haft für Raubdelikte und Verstöße gegen Waffengesetze. Sie folgt der Staatsanwaltschaft in der Trio-Konstruktion und unterscheidet sich von ihr dadurch, dass sie in dem Überfall in Stuhr anstatt eines fehlgeschlagenen Mordversuchs einen Rücktritt vom Mordversuch sieht. In allen juristischen Kommentaren zum Rücktritt stehe geschrieben, dass die drohende Festnahme die Freiwilligkeit niemals aufhebe.

    Die Kammer meint, Pathfinder sei »keine echte KI«, mit ihr sei »nicht ausgewertet, sondern nur aus der Datenflut vorselektiert« worden. Für die Urteilsfindung seien die DNA-Spuren und die Zeug*innenaussagen »nicht wichtig«. Die Kammer ist von Klettes Mittäterinnenschaft aufgrund der Funde in der Wohnung und der Trio-Konstruktion auch ohne den Nachweis ihrer Anwesenheit an den Tatorten überzeugt, denn, so der Vorsitzende: »Das war von Anfang an, von vornherein war das die Marschrichtung der Kammer.«So einfach, und kriegstüchtig zugleich. »Wir haben es doch in der Anklageschrift gehört, deswegen spare ich mir das jetzt.« Wozu dann überhaupt noch die öffentliche Prüfung der Beweismittel in der Hauptverhandlung, warum dann nicht direkt die Anklageschrift zur Urteilsbegründung machen, wie es für normale Unrechtsstaaten in normalen politischen Strafverfahren üblich ist?

    Die Verteidigung legt Revision ein, ein paar Tage später zieht die Staatsanwaltschaft nach. Voraussichtlich im Oktober wird der BGH über die Zulässigkeit entscheiden.

    Wie bereits zuvor wurde auch in den Schlussworten über die Traumatisierungen der Geldbot*innen und des Kassenpersonals gesprochen. Tatsache ist, dass Staatsanwaltschaft und Kammer hauptberuflich nichts anderes tun, als Menschen zu traumatisieren, indem sie sie hinter Gitter wegsperren lassen. Ihre Quote liegt bei 97 Prozent, bei den Überfällen wurden etwa zehn Prozent der Betroffenen traumatisiert.

    Während die Staatsanwältin nicht die Andeutung eines auch nur dargestellten Mitgefühls für die Betroffenen erkennen ließ, hat der Vorsitzende dies für die Kammer vorgetragen. Daniela Klette und die Verteidigung haben tiefes Bedauern ausgesprochen und ihr Ziel, Leiden der Betroffenen zu vermeiden, mit ihrem Verhalten im Prozess realisiert.

    In der Hauptverhandlung hatte der Vorsitzende gesagt, wer Überfälle mache, kalkuliere schwere Retraumatisierungen mit ein, denn es sei bekannt, dass man überall auf traumatisierte Menschen treffe. Tatsächlich kamen in der Verhandlung brutale, plastische Beispiele davon zur Anschauung im Umgang der Werttransportunternehmen mit ihrem »Lower Value Human Capital« generell und besonders dann, wenn dasselbe akut traumatisiert ist.

    In der Urteilsbegründung legt die Kammer der Angeklagten zur Last, dass in dem Fall, wo die Retraumatisierung des Geldboten zu dessen Erwerbsunfähigkeit geführt hat, mit dieser auch finanzielle Einbußen für den Betroffenen verbunden sind. Aber es ist nicht Daniela Klette, die die finanzielle Einbuße (SGB II) bestimmt und durchsetzt, sondern es ist die Justiz selbst, die aus der Krankheit eine Strafe macht.

    Die Staatsanwaltschaft legt Daniela Klette auch die Traumatisierung zur Last, die ein Zeuge, ein Polizist, der in seiner Freizeit zum Einkaufen anwesend war, seiner elfjährigen Tochter zugefügt hat, indem er die abziehenden Täter*innen mit ihr im Auto verfolgte. Dahinter steht der Gedanke, dass es diese Traumatisierung ohne den Überfall nicht gegeben hätte, und das ist die eine Hälfte der Wahrheit, und die andere ist, dass es den Überfall ohne das Privateigentum an der Erde nicht gegeben hätte, für dessen Aufrechterhaltung Staatsanwaltschaft und Kammer bezahlt werden, zu schweigen vom Fehlverhalten des Polizisten.

    Das Problem der fehlenden individuellen Tatnachweise, ohne die man aaaiiigentlich nur in Unrechtsstaaten verurteilt werden darf, wurde in Köln 1852 anders gehandhabt als in Stammheim 1975–77, und dort anders als in Verden 2025–26. Im mutmaßlich nächsten Prozess gegen Daniela Klette in Frankfurt am Main wegen drei Anschlägen im RAF-Kontext wird es, wenn die Klage zugelassen wird, wieder anders gehandhabt werden, aber die Marschrichtung bleibt.

    Stephanie Bart ist Schriftstellerin. Zuletzt erschien von ihr der RAF-Roman »Erzählung zur Sache« (Secession, Berlin 2023).

    Quelle: https://www.akweb.de/politik/daniela-klette-urteil-13-jahre-fuer-post-raf-raubueberfaelle

    daniela-klette-raf-prozess-urteil-900x600.jpg

    passiert am 16.06.2026

    #Allemagne #justice_de_classe #RAF #terrorisme

  • M5S, Aveta: “Castel Volturno, la #ZPS certifica il valore ambientale dell’area. #cpr sempre più incompatibile”
    https://informareonline.com/m5s-aveta-castel-volturno-la-zps-certifica-il-valore-ambientale-del

    “L’istituzione di una Zona di Protezione Speciale a #castel_volturno è un atto di grande rilievo, che certifica in modo formale il valore ambientale e naturalistico di un territorio che il Governo continua, in maniera del tutto incomprensibile, a indicare come sede per la realizzazione di un CPR”. Lo dichiara il consigliere regionale del Movimento […] L’articolo M5S, Aveta: “Castel Volturno, la ZPS certifica il valore ambientale dell’area. CPR sempre più incompatibile” proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa #raffaele_aveta

  • M5S, Aveta: “Approvata la mozione contro il #cpr a #Castel_Volturno, la Campania chiede al Governo di fermarsi”
    https://informareonline.com/m5s-aveta-approvata-la-mozione-contro-il-cpr-a-castel-volturno-la-c

    “Oggi abbiamo chiarito in maniera definitiva la posizione della Campania sulla realizzazione del CPR a #castel_volturno. Con l’approvazione della nostra mozione, la Regione assume un impegno chiaro: esprimere formale contrarietà alla realizzazione del Centro di permanenza per il rimpatrio e attivare ogni interlocuzione utile con il Governo, il Ministero dell’Interno, la Conferenza Stato-Regioni e […] L’articolo M5S, Aveta: “Approvata la mozione contro il CPR a Castel Volturno, la Campania chiede al Governo di fermarsi” proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa #Comunicato_Stampa #raffaele_aveta

  • Fortes chaleurs : cette médiathèque parisienne mise sur la #low-tech plutôt que sur la clim

    Face aux fortes chaleurs, tous les bâtiments publics ne se valent pas. À Paris, la médiathèque James Baldwin, conçue par #Philippe_Madec – pionnier d’une architecture écoresponsable –, dans l’ancien lycée Jean-Quarré, montre comment la low-tech peut aider à garder un lieu respirable : #ventilation_naturelle, patio, ombre, réemploi, bois et #terre_crue.

    Quand le thermomètre grimpe, certains bâtiments deviennent vite invivables. Trop vitrés, trop minéraux, trop dépendants de systèmes techniques énergivores, ils révèlent brutalement leurs limites. À Paris, dans le XIXe arrondissement, la médiathèque James Baldwin propose une autre voie : celle d’un bâtiment public bas-carbone, pensé dès sa conception pour limiter le recours à la climatisation, favoriser la ventilation naturelle et utiliser au maximum l’existant. Installée à deux pas de la place des Fêtes, dans l’ancien lycée hôtelier Jean-Quarré, cette nouvelle médiathèque, livrée à l’été 2024 et conçue par l’atelier Philippe Madec, est un concentré d’#architecture_écoresponsable. Structure en béton conservée, matériaux réemployés sur place, patio central à ciel ouvert, résille en bois pour créer de l’ombre, murs en terre crue, isolation biosourcée, apports de lumière naturelle : tout concourt à faire de ce lieu un #démonstrateur de #frugalité appliquée. Rien de punitif ou d’austère, mais une manière de construire autrement, avec moins de matière neuve, moins d’énergie et davantage d’#intelligence_climatique.

    La médiathèque James Baldwin répond aussi à un besoin local : le XIXe arrondissement ne disposait jusqu’ici d’aucune médiathèque de cette ampleur. Mais elle va plus loin. Elle forme, avec la Maison des réfugiés, un équipement hybride, à la fois culturel, social et écologique. Un lieu où l’on peut emprunter des livres, travailler, apprendre le français, assister à des ateliers, se poser dans un jardin ou simplement trouver un peu de fraîcheur lorsque la ville suffoque.

    Un bâtiment qui travaille avec l’#air

    Dans beaucoup de bâtiments récents, le confort d’été reste encore pensé après coup. Lorsque la chaleur entre, on compense. Lorsque l’air devient lourd, on ventile mécaniquement. Lorsque les façades surchauffent, on ajoute des équipements. À la médiathèque James Baldwin, la logique est différente : l’architecture elle-même organise une partie du #rafraîchissement. Le geste le plus visible se trouve au cœur de l’ancien lycée. Les circulations verticales existantes ont été supprimées pour créer un #patio_végétalisé autour d’un Charme commun. Ce #vide agit comme un poumon. Il apporte de la lumière naturelle au centre du bâtiment, facilite l’évacuation de l’air chaud et évite l’effet de masse que pouvait produire la structure d’origine, très répétitive, en poteaux, poutres et panneaux préfabriqués.

    Certains planchers ont aussi été démolis afin de créer des doubles hauteurs. Là encore, il ne s’agit pas seulement d’un choix esthétique. Ces percées permettent à l’air de mieux circuler, aux regards de traverser les niveaux et aux espaces de perdre leur caractère fermé. Le bâtiment devient plus lisible, plus lumineux, plus vivant. Cette approche résume bien l’esprit low-tech du projet pensé par Philippe Madec, pionnier d’une #architecture_low-tech et écoresponsable. La solution ne consiste pas à ajouter toujours plus de machines, mais à réduire les besoins dès le départ. Créer de l’#ombre avant de refroidir. Ventiler naturellement avant de climatiser. Tirer parti de l’#inertie, des #vides, de l’#orientation, des #matériaux et des #usages. En période de fortes chaleurs, cette #sobriété n’a rien d’un renoncement : elle devient une condition de #confort.

    Et, effectivement, quand on se promène à l’intérieur du bâtiment, par 38 degrés en extérieur, les zones fraîches – là où s’organisent la lecture ou la consultation de contenus multimédias, les cours d’informatique ou encore l’espace de coworking pour association – contrastent avec des zones plus chaudes, pensées uniquement pour la circulation. Apporter de la fraîcheur là où c’est nécessaire, s’en passer là où l’humain n’est que de passage. Évidemment, plus on monte dans les étages, plus la température est difficile à maîtriser mais l’ensemble reste malgré tout supportable. Beaucoup plus qu’un appartement passoire thermique d’un des immeubles alentour.

    Certes, la ventilation naturelle atteint ses limites lorsque les températures dépassent durablement 35 à 38 °C, surtout si les nuits ne permettent plus au bâtiment de se décharger de la chaleur accumulée. Mais c’est précisément là que l’approche low-tech garde son intérêt : elle ne promet pas de transformer un bâtiment en frigo, elle réduit les besoins, retarde la surchauffe, améliore le confort ressenti et limite le recours systématique à la #climatisation.

    Philippe Madec, l’architecte du “faire avec”

    Cette manière de concevoir un bâtiment public porte la signature de Philippe Madec. Architecte, urbaniste, écrivain, il défend depuis des décennies une architecture attentive aux lieux, aux climats, aux usages et aux ressources disponibles. Cofondateur du mouvement de la “#frugalité_heureuse_et_créative”, il plaide pour une transformation profonde du secteur : moins de démolitions, moins de béton neuf, plus de #réhabilitation, de matériaux bio et géosourcés, de #sobriété_énergétique et d’#intelligence_collective.

    Dans un entretien accordé à WE DEMAIN, il résumait cette urgence par une formule directe : “N’attendons pas de notre gouvernement la possibilité de faire autrement ! Faisons !” À la médiathèque James Baldwin, ce “faisons” prend une forme très concrète. Il ne s’agit pas d’un manifeste théorique, mais d’un bâtiment ouvert au public, inscrit dans un quartier dense, confronté aux mêmes contraintes que le reste de la ville : chaleur, manque d’espace, besoin d’équipements, pression sur les ressources.

    Lors du Forum de l’Économie Légère, Philippe Madec invitait aussi à poser la question “to build or not to build”. Faut-il toujours construire ? Faut-il repartir de zéro ? Ou peut-on d’abord regarder ce qui existe, le réparer, le prolonger, le transformer ? La médiathèque James Baldwin répond clairement : dans une ville déjà largement bâtie, l’avenir passe aussi par l’art de composer avec l’existant.

    Faire du bâtiment sa propre matière première

    L’ancien lycée Jean-Quarré aurait pu être rasé. C’est souvent ainsi que l’on traite les bâtiments jugés obsolètes. On démolit, on évacue, on reconstruit, en oubliant que chaque mur contient déjà de la matière, de l’énergie grise et une histoire. Ici, l’atelier Philippe Madec a choisi une autre méthode : conserver, transformer, réemployer avec une philosophie : faire du bâtiment “sa propre matière première”. Budget total de la création de la médiathèque et de la Maison des réfugiés ? Environ 21 millions d’euros.

    Concrètement, la déconstruction a été très sélective. Des dalles industrielles, des panneaux, des éléments de façade ou de structure ont été déposés, découpés, broyés ou réutilisés sur place. Certains matériaux servent aux cheminements, d’autres à des murs ou à des aménagements. Le bâtiment devient ainsi une carrière de lui-même. Ce qui aurait pu finir en gravats retrouve une fonction.

    Ce geste est essentiel à l’heure où la construction reste l’un des grands secteurs consommateurs de ressources. Réhabiliter plutôt que démolir permet de limiter les déchets, de réduire la quantité de matériaux neufs, mais aussi de préserver une part de la mémoire du site.

    Entre les deux bâtiments du site, une nouvelle structure joue un rôle central. Elle porte un nom simple : “Le Lien”. Elle connecte la médiathèque et la Maison des réfugiés, accueille les circulations principales et donne au projet sa silhouette la plus reconnaissable. Sa résille en bois forme une sorte de mantille courbe, à la fois signal architectural et pare-soleil autoportant. Ce “Lien” n’est pas qu’une belle image. Il incarne l’un des principes du projet : relier plutôt que séparer. Relier les bâtiments, les usages, les publics, les fonctions. Il accueille, selon les niveaux, des espaces de cafétéria, de tisanerie ou des lieux associés à la lecture. Il organise les passages et rend visible la transformation de l’ancien lycée dans le tissu urbain.

    La terre crue joue elle aussi un rôle important. Utilisée sous forme de terre coulée (technique encore expérimentale), elle permet de reprendre les outils et savoir-faire de la construction en béton, mais avec un matériau géosourcé, moins transformé, à plus faible énergie grise. Des panneaux préfabriqués en terre coulée, c’est-à-dire de la terre crue coulée dans un coffrage, ont été expérimentés sur le chantier, avec l’idée de tester ce procédé et d’en faire, demain, une technique plus courante. Là encore, la low-tech n’est pas un bricolage : c’est une innovation par la sobriété.
    Des jardins pour rafraîchir et relier

    La réponse aux fortes chaleurs ne se joue pas seulement à l’intérieur du bâtiment. Elle se joue aussi dehors. Le projet accorde une place importante à la #végétalisation : jardins en pleine terre, espaces plantés, toitures végétalisées, terrasses, jardins partagés, espaces de lecture en extérieur. Ces lieux ne sont pas de simples ornements paysagers. Ils participent au confort, à la biodiversité, à l’infiltration, à l’ombre et à la qualité d’usage.

    Dans un quartier dense, ces respirations comptent. Elles prolongent la #rénovation de la place des Fêtes et étendent son aire d’influence vers l’est. Elles donnent aux habitants des espaces où se poser sans consommer, lire dehors, attendre un rendez-vous, discuter, cultiver, traverser. Elles contribuent aussi à faire du site un équipement public plus poreux, moins fermé, plus accueillant.

    La végétalisation ne remplacera pas, à elle seule, une politique ambitieuse d’adaptation des villes aux fortes chaleurs. Mais elle en constitue un maillon essentiel, surtout lorsqu’elle est pensée avec le bâtiment, et non ajoutée après coup. À la médiathèque James Baldwin, les jardins, le patio, la mantille en bois, les matériaux et la ventilation naturelle forment un même système. Un système discret, mais cohérent.

    Un #refuge_climatique et démocratique

    À l’heure où les vagues de chaleur se multiplient, les #bâtiments_publics vont devoir changer de rôle. Ils ne seront plus seulement des écoles, des bibliothèques, des gymnases, des mairies ou des centres sociaux. Ils devront aussi devenir des #refuges_climatiques, des lieux capables d’accueillir les habitants lorsque les logements surchauffent, lorsque les places minérales deviennent impraticables, lorsque les plus fragiles cherchent un espace respirable.

    La médiathèque James Baldwin montre une piste. Elle prouve qu’un équipement public peut être pensé autrement : avec moins de béton neuf, plus de réemploi, des matériaux moins énergivores, une ventilation naturelle, des espaces ombragés, des jardins et une attention réelle aux usages. C’est peut-être cela, la leçon la plus forte du projet. La ville de demain ne sera pas seulement une ville bardée de capteurs, de climatiseurs et de solutions techniques sophistiquées. Elle devra aussi réapprendre des gestes simples : ouvrir, ventiler, ombrager, planter, réutiliser, ménager. Non par nostalgie, mais par lucidité.

    https://www.wedemain.fr/maison-responsable/fortes-chaleurs-cette-mediatheque-parisienne-mise-sur-la-low-tech-plutot-qu

    #alternative #architecture #canicule #fraîcheur

    • Mouvement pour la frugalité heureuse et créative dans l’architecture et le #ménagement_du_territoire

      https://www.youtube.com/watch?v=tgHKSrluVss

      Le « Mouvement pour une Frugalité heureuse et créative » dans l’architecture et le ménagement des territoire promeut la frugalité à travers l’architecture frugale et le ménagement des territoires.

      Il est né du Manifeste du même nom, lancé le 18 janvier 2018 par Dominique Gauzin-Müller (architecte-chercheur), Alain Bornarel (ingénieur) et Philippe Madec (architecte et urbaniste). Reconnaissant « la lourde part des bâtisseurs » dans les désastres en cours, ce manifeste appelle à développer des établissements humains frugaux en énergie, en matière et en technicité, créatifs et heureux pour la terre et l’ensemble de ses habitants, humains et non humains.

      En réponse à cet appel, des groupes locaux ou thématiques se sont créés pour mobiliser les signataires du manifeste, puis de grandes rencontres nationales ont été organisées. Le mouvement s’anime aujourd’hui de multiples initiatives décentralisées, proposant visites, conférences, ateliers, formations, publications, partages d’expériences, et de nombreux outils de développement tels que ce site web ou encore la cartographie collaborative des ressources frugales.

      Le mouvement est ouvert à toutes et à tous, aux professionnels engagés dans la « métamorphose de l’acte de construire » et la « révolution du ménagement« , mais aussi à tous les citoyens désireux de voir se développer d’autres façons d’habiter nos territoires.

      C’est un réseau engagé et bienveillant qui repose entièrement sur les initiatives bénévoles des signataires s’investissant dans les groupes locaux, qui décident en toute autonomie de leurs activités, et qui sont le cœur vivant et actif du mouvement.

      L’association, gérée par un conseil collégial, a vocation à assurer la logistique et le financement des projets, notamment grâce à la redistribution des ressources des dons et des adhésions.

      Il est encore temps, il est toujours temps de nous rejoindre : bienvenue à vous, bifurquons ensemble sur les chemins de la Frugalité !


      https://frugalite.org

    • Associer

      Une architecture engagée, libre

      Vers une #habitabilité des mondes heureuse et équitable

      Dans un monde fini, à toutes les échelles de projet, notre atelier s’engage dans la métamorphose des établissements humains, entendus comme milieux garants d’une coexistence heureuse entre les hommes et avec les mondes du vivant. Au début des années 1980, Philippe Madec mène un travail théorique pour se libérer de l’opposition modernisme / postmodernisme, et pour fortifier son engagement écoresponsable. Ce travail émancipateur a ouvert un passage du modernisme au durable et donné sens aux pratiques professionnelles des quelques 35 architectes et urbanistes qui collaborent aujourd’hui au sein de l’atelier.

      Après plus de trois décennies d’existence, l’atelierphilippemadec est devenu (APM)&associés en 2022 puis « associer » en 2025. Comme de nombreux ateliers nés dans les années 1990, construits autour d’une personnalité qui l’incarne, nous avons enclenché une mutation. Moment délicat qui peut se lire comme un projet à part entière. Ce dernier ouvre sur la pérennisation d’un outil de travail tissé de valeurs partagées, mais aussi la reconnaissance de la nature essentiellement collective du travail des architectes et urbanistes, en l’occurrence réunis autour d’une personnalité fédératrice. Ce projet relève d’une transmission entre générations unies dans leur compréhension des conditions contemporaines de vie. Il tient aussi et surtout du désir d’être en mesure de s’engager, aujourd’hui, pour continuer de proposer des alternatives aux modes conventionnels de penser et de faire l’architecture, la ville et les territoires.

      De cette histoire collective, il résulte en 2025 le nom d’atelier « associer » qui fait référence à ce qui nous tient à cœur au quotidien dans notre travail : associer sociétés, climats, territoires, écologies, matières et savoir-faire.

      À l’heure où la notion de sobriété s’impose dans le débat public, l’atelier porte en étendard celle de frugalité, par son engagement dans le Manifeste éponyme, comme au jour le jour de son travail. Le débat n’est pas terminologique : il impose de se questionner sur notre capacité collective à agir dans des conditions de plus en plus complexes et contraignantes. Face aux bouleversements environnementaux, nous portons la conviction qu’un projet partagé et désirable permet d’éviter l’expression unilatérale de contraintes restrictives, voire inéquitables. Une architecture qui peut être à l’avant-garde d’un nécessaire ré-enchantement du monde.

      https://associer.archi

    • https://mamot.fr/@n1k0/116826744529879889

      –-

      Canicule : À Grabels, près de Montpellier, cette école perd 7 °C face à la chaleur

      Face aux fortes chaleurs, l’école maternelle Jean Ponsy à Grabels teste des solutions simples pour améliorer le confort des élèves. Résultat : jusqu’à 7 °C ressentis en moins.

      https://actu.fr/occitanie/grabels_34116/canicule-a-grabels-cette-ecole-perd-7-c-face-a-la-chaleur_64449580.html

      –-

      #Projet_racine

      La canicule, un enjeu majeur pour les #écoles

      Face à l’intensification des vagues de chaleur, le sujet de l’adaptation des écoles primaires est central. Les périodes de canicule peuvent entraîner des conséquences graves sur la santé, en particulier pour les enfants, qui font partie des publics vulnérables.

      L’intensification des périodes caniculaires, d’année en année, amène ce sujet à un point particulièrement critique, avec notamment la fermeture des établissements scolaires dans les moments les plus chauds.

      Du fait du dérèglement climatique, les vagues de chaleur sont amenées à être plus intenses, plus longues, et à survenir sur une période de l’année plus étendue, de mai à octobre, dans l’ensemble des régions (scénario +4°C de la TRACC).

      D’année en année, la situation devient de plus en plus préoccupante.
      Les écoles publiques, pour la plupart très peu adaptées aux épisodes climatiques extrêmes, nécessitent une attention particulière.

      Ce sont souvent des bâtiments anciens, peu isolés, mal ventilés, dont l’inertie thermique est faible. Les conditions d’accueil y deviennent rapidement inconfortables, voire dangereuses, en période de forte chaleur.
      Adapter les bâtiments et les usages pour maintenir l’activité

      En appliquant des gestes simples mais efficaces, comme la protection solaire, la ventilation nocturne et l’utilisation de brasseurs d’air, il est possible de limiter la montée en température dans les locaux et d’améliorer le confort des enfants. Ces leviers permettent d’assurer un environnement plus supportable pour toutes et tous et de limiter l’impact des canicules sur les activités scolaires.

      Au-delà des solutions matérielles, une bonne organisation (décalage des horaires de cours, migration des activités dans des zones plus fraîches de l’école ou de la cour) peut également permettre d’assurer la continuité pédagogique, même pendant les pics de chaleur.

      Ces solutions existent, elles sont éprouvées. Pourtant, leur mise en œuvre reste rare. Les vagues de chaleur sont encore trop peu anticipées, et les réflexes d’adaptation encore peu intégrés dans le fonctionnement quotidien des écoles. Car les freins à l’adaptation ne sont pas seulement d’ordre technique ou budgétaire, ils sont souvent organisationnels. C’est précisément le cœur du projet RACINE : identifier ces freins organisationnels, en comprendre les mécanismes, et tester des méthodes concrètes pour les dépasser.

      https://programme-cee-actee.fr/programmes/projet-racine

    • Façade en forme de vagues, murs ajourés... Dans cet immeuble de Montpellier, tout a été conçu pour limiter la chaleur

      Comment l’#architecture_bioclimatique peut-elle réduire la température intérieure de 8 degrés sans climatisation ? À Montpellier, des bâtiments utilisent l’effet Venturi et des moucharabiehs modernes pour créer des courants d’air naturels et protéger les appartements du soleil brûlant.

      35 degrés(Nouvelle fenêtre) cet après-midi-là à Montpellier. La ville suffoque, mais quand cette habitante rentre chez elle, elle respire. Dans son appartement tout neuf et traversant, Adia Guasproca n’a pas la climatisation. « Niveau fraîcheur, franchement, on est bien là. En ressenti, on a quoi ? 23, 25 degrés ? », indique-t-elle.

      Deux étages plus haut, même impression agréable, y compris sur la terrasse. Grâce à ce mur ajouré, inspiré des moucharabiehs orientaux, le lieu est à la fois ventilé et ombragé. Car dans cet ensemble immobilier, tout a été conçu pour limiter la chaleur. Sur cet immeuble, par exemple, très bien isolé, les façades font des vagues. Ce choix n’est pas seulement esthétique. Les courbes agissent comme un parasol géant qui limite l’entrée du soleil dans les appartements. Malgré les 33 degrés mesurés dans le patio, Eliott Mio peut profiter de la terrasse. « Dans notre précédent appartement, c’est vrai qu’on avait un balcon qui servait à rien parce qu’il était en plein soleil et il faisait trop chaud. Là, ici, c’est clair que ça fait vraiment une pièce de vie supplémentaire. La plupart de la journée, vraiment jusqu’à 17 heures, on est à l’ombre. Bon, il fait chaud, mais c’est quand même agréable. Il y a beaucoup d’air », confie-t-il.
      Une architecture rafraîchissante

      À l’intérieur, 8 degrés de moins que dehors. Le logement est très bien ventilé. Et en effet, cette ventilation ne doit rien au hasard, mais tout à l’architecture. Le vent marin, plus frais, rentre au cœur des habitations, dopé par les courbes de la façade.

      « Cette architecture finement biseautée en courbe permet aussi d’accentuer la vitesse du vent et de créer des mini-dépressions et des mini-turbulences. C’est ce qu’on appelle l’effet Venturi. Par exemple, si on se promène au pied des tours à la Défense à Paris, on a souvent des bourrasques de vent ou même dans le métro des différentes villes françaises. À ce moment-là, on tourne derrière un pilier et on a une bourrasque de vent. C’est exactement ce qui se passe », explique Vincent Callebaut, architecte spécialisé en architecture bioclimatique. Enfin, d’ici quelques années, les arbres et les végétaux plantés dans la cour et sur les terrasses feront de ce lieu un îlot de fraîcheur.

      https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/vagues-de-chaleur-canicules/architecture-des-immeubles-ou-tout-a-ete-concu-pour-limiter-la-chaleur_80

      #effet_venturi

  • Wie wird ein Mensch radikal, Herr Jünschke ?
    https://overton-magazin.de/dialog/im-gespraech/wie-wird-ein-mensch-radikal-herr-juenschke

    https://www.youtube.com/watch?v=ougSbT3Pd-c

    Trente huit ans après la libération de l’ancien membre de la Rote Armee Fraktion (RAF) Klaus Jünschke le journaliste Roberto De Lapuente essaye de le faire parler de sa radicalisation mais n’obtient pas grand chose du vieil homme. On apprend qu’il considère comme une faute grave sa participation aux événements historiques mais il fait comprendre au journaliste que les raisons pour son engagement militant de l’époque n’ont pas changé et qu’il préfère désormais l’action pacifique au combat armé.

    Pour les spécialistes l’interview contient entre les lignes quelques fragments supplémentaires de la mosaïque historique endommagée par la censure officielle.

    Roberto De Lapuente (Overton-Magazin): Liebe Freunde des Overton Magazins, Radikalisierung ist auch heute noch ein Thema und das war es auch früher schon.

    Die RAF, das ist eigentlich lange her, aber ich habe heute jemand bei mir, der früher bei der Roten Armeefraktion war, Klaus Jünschke. Hallo Herr Jünschke, vielen Dank für Ihre Zeit.

    KLAUS JÜNSCHKE: Ja, schönen Abend.

    OVERTON: Sie waren RAF Mitglied, sie waren von 72 bis 88, wenn ich das richtig weiß, im Gefängnis. Sie sind auch der erste begnadigte RAFler in der Bundesrepublik.

    KLAUS JÜNSCHKE: Ja, genau.

    OVERTON: Sie wurden 72 festgenommen, aber die das Urteil ist, glaube ich, erst 77 gefällt worden. Das stimmt. Ja. Ja, wir hatten ja Prozesse, die heute wir das irgendwie für ganz unglaublich gefunden, aber 6 Jahre Untersuchungshaft ? Bis das Urteil rechtskräftig geworden war.

    KLAUS JÜNSCHKE: Ja.

    OVERTON: Sie waren in Stammheim?

    KLAUS JÜNSCHKE: Nein, in Kaiserslautern. Also in Untersuchungshaft und nachdem das Urteil rechtskräftig wurde, wurde ich nach Diez verlegt von Kaiserslautern und da habe ich dann die restlichen 9 Jahre zugebracht.

    OVERTON: Waren Sie bei der Inhaftierung der einzige RAF Gefangene in diesem Gefängnis?

    KLAUS JÜNSCHKE: Nein, wir waren drei Angeklagte in Kaiserslautern. Wolfgang Grundmann, der ist mit viereinhalb Jahren entlassen worden und Manfred Grashof und ich, wir beide wurden zu lebenslänglich verurteilt.

    OVERTON: Sie haben schon im Vorfeld gesagt, RAF, das ist eine Gruppe von Menschen, die alle doch aus verschiedene Ansätze hatten und haben heute sowieso. Wir sprechen ja auch dieser Tage wieder von der RAF, da kommen wir auch noch dazu. Stichwort wäre da Daniela Klette. Im Vorfeld Daniela Klette kannten Sie, haben Sie kennengelernt selbst als RAF Mitglied?

    KLAUS JÜNSCHKE: Nein, ich habe die meisten, die auf den Verhandlungsfotos sind von der sogenannten zweiten und dritten Generation, die habe ich nicht persönlich kennengelernt.

    OVERTON: Sie sind die erste Generation, muss man dazu sagen.

    KLAUS JÜNSCHKE: Ja, so sagt man das.

    OVERTON: Ja, das wäre nämlich tatsächlich eine Frage. Ich habe Sie ja vorgestellt als RAF Mitglied. Ich habe auch gesagt RAFler, so ein bisschen vereinfacht, flapsig, wie man es halt im Alltag sagt. Wie hat man denn innerhalb der Gruppe selbst zueinander gesagt? War RAF das Wort, was man auch verwendet hat oder die Abkürzung, die man auch verwendet hat?

    KLAUS JÜNSCHKE: Naja, wir haben uns ja nicht als RAFler angesprochen. Das ist ja grotesk, ne?

    OVERTON: Aber aber in der Wahrnehmung war das also wir als RAF oder war das eher nur so ein Label, dass man für außen hatte?

    KLAUS JÜNSCHKE: Also, als man in den Anfangszeiten überlegt hat, wie die Gruppe heißen soll, dann kam ja dieser Name Rote Armeefraktion zustande und ein Emblem mit einer Heckler und Kochmaschinenpistole und das hat aber für uns im Gespräch untereinander noch nie eine Rolle gespielt, ne? Das ist ja klar.

    OVERTON: Ja, verstehe. Sie waren ja jemand, der radikalisiert war, das kann man glaube ich schon so sagen. Das ist ja auch heute noch ein Thema Radikalisierung. Sehen Sie denn, wenn Menschen sich heute in verschiedenen Gruppen radikalisieren, ganz egal jetzt welche, ich will auch gar nicht in irgendwelche politischen Richtungen gehen, sehen Sie da vertraute Muster, die Sie auch bei sich entdeckt haben damals oder bei sich wahrgenommen haben oder erst später noch wahrgenommen haben, als sie gemerkt haben, sie sind in so einer Radikalismusfalle oder Spirale.

    KLAUS JÜNSCHKE: Na, wichtig ist doch sich zu vergegenwärtigen, dass in der damaligen Zeit weltweit eine Protestbewegung unter Studenten und anderen jungen Leuten in Gang gekommen war und es aus diesen Protestbewegungen in Deutschland Studentenbewegung genannt oder APO zum bewaffneten Kampf entschlossen und das war in den USA mit den „Wheathermen“ in England mit „Anger Brigade“ in Frankreich gab es „Aktion Directe“ in Italien „Brigade Rosse“ und ja, das ist also ein Phänomen gewesen, dass das äh weltweit stattfand und für die einzelnen, die sich in diesen Gruppen anschlossen, wie mich gab’s ja in individuelle Vorgeschichte, die jeweils wieder ein Mensch einzig Adig war, ne? Ich bin ich Psychologie studiert habe. Habe an Protesten gegen die Notstandsgesetze teilgenommen gegen gegen die äh gegen den Vietnamkrieg. Wir haben damals angefangen mit pazifistischen Parolen bei den Ostermärchen „Keine Mark und keinen Mann für den Krieg in Vietnam“, und das hat sich mit der Zeit radikalisiert für den Sieg im Volkskrieg als Identifikation mit den Viet Kong, aber auch als Identifikation mit den anderen Befreiungsbewegungen, mit denen wir uns damals solidarisierten und für die wir kämpften. Das waren Palästinenser, das waren Kämpfer in Angola, Mosambik, Guinea Bissao, also portugiesische Kolonien oder wir haben uns mit den Black Panther identifiziert, mit den Stadtguerillas in Brasilien, in Uruguay und in diesen Prozessen. Also für mich persönlich ist auch zum Verständnis wichtig, dass ich in der Zeit nach der Haftentlassung bei Lesungen oder bei öffentlichen Diskussion immer wieder Leute getroffen haben, die gesagt haben: „Mensch, wenn ihr damals zu mir gekommen wärt, dann wäre ich bei euch gewesen, hätte ich mitgemacht.“ Und mir selbst ist es ja so gegangen. Ich bin nicht jemand gewesen, der zu Beginn der RAF in Berlin aktiv dabei gewesen ist, sondern ich war in Mannheim und habe in Mannheim studiert und im SDS mitgewirkt und war dann im Sozialistischen Patientenkollektiv Heidelberg. Und in dieser Zeit gab es in Heidelberg eine sehr heftige Demonstration gegen das Staudammprojekt in Cahora-Bassa. Dieser Cahora-Bassa Staudamm im in Mosambik sollte den Apartheidsstaat Südafrika mit Stromversorgen. Und in Heidelberg gab es eine Weltbankkonferenz, da war der ehemalige Verteidigungsminister der USA McNamara anwesend und in dieser Gegendemonstration gegen diesen Welt gegen dieses Weltbanktreffen kam es zu Straßenschlachten und ganz heftigen Polizeiübergriffen und dadurch wurden RAF Leute auf Heidelberg aufmerksam, kamen nach Heidelberg, haben dann auch das SPK in Heidelberg kennengelernt und einige von uns gefragt, ob sie zum unterstützen bereit wären. Und so bin ich an die RAF herangekommen und ich habe das eingesehen, dass die gesagt haben, wir sind auf allen Fahndungsfotos und wir müssen uns vorsichtiger bewegen als jemand, der nicht gesucht wird. Und wir können uns nicht bei allen Kleinigkeiten auffällig verhalten. Und also wenn es darum geht in ein eine Firma zu gehen, Autoschilder nachmachen zu lassen oder in eine Stadt zu gehen und zu gucken, wo gibt’s Banken ohne Verglasung und auf diese Weise habe ich eben den Weg zur RAF gefunden.

    OVERTON: Ja, ab wann, wenn ich das so nachfragen darf, ich meine ihnen war ja sicherlich in der damaligen Zeit schon klar, dass es brenzlich wird, um es jetzt mal ganz vorsichtig auszudrücken, dass das Leben im Untergrund kein Zuckerschlecken ist. Ich weiß, ich habe ja im Vorfeld gesagt, dass ich neulich erst ein Buch von Ronald Reagan gelesen habe, wo sie auch vorkommen. Da geht’s eigentlich ums Fußballspiel, um dieses deutsch-deutsche Fußballspiel bei der WM 74. Ist aber auch ein bisschen Sittenbild der Bundesrepublik und sie kommen da eben auch vor. Sie waren viel in Wohnungen gesessen, sie haben auch Wohnungen, habe ich gelesen, beschafft sozusagen. Es war ja jetzt kein Leben im Sonnenschein. War das für Sie so ein Stück weit auch das Romantische des Sozialrebellen, was Sie da ausleben wollten? Weil ich meine, es gab ja auch andere in Heidelberg und Mannheim und und so weiter, die natürlich auch wie sie im Kampf waren, aber der bewaffnete Kampf war jetzt nicht unbedingt das, was sie gewählt hätten.

    KLAUS JÜNSCHKE: Na ja, aus der heutigen Sicht ist das äh schwer nachvollziehbar, ne? Wenn wenn man reingeht in die in die Lebensgeschichte derjenigen, die damals aktiv waren und sich als kleine radikale Minderheit verstanden haben, dann war man konfrontiert mit einer Gesellschaft, in der erklärt wurde, wenn es Hitler noch gäbe, würde man euch von der Straße fegen oder ihr gehört vergast und all diese Dinge waren 20 Jahre nach dem Ende des Nationalsozialismus in der Gesellschaft so virulent, dass es für diejenigen, die protestiert haben, eine Veränderung gab der Loyalität gegenüber der Gesellschaft, in die man als Jugendlicher reingewachsen war und die man als Erwachsener dann scharf ablehnen lernte, weil man sich damit nicht mehr identifizieren konnte, sondern im Gegenteil die diese Erklärung, die es gab von Ulrike Meinhof Beispiel beispielsweise im konkret vom Protest zum Widerstand, also wenn [räuspern] dass man Protest sei oder Protest ist, dass man sagt, was einem nicht passt und Widerstand ist, dass man das, was einem nicht passt, nicht mehr geschehen lässt, ne? Und wir haben ja in unseren Gruppen und das war ja, denke ich, bei allen Aktiven, die damals unterwegs waren, egal in welcher Stadt, hatten wir Kommilitonen, die kamen aus Griechenland. In Griechenland gab 67 den Militärputsch. Wir hatten Kontakt zu spanischen Arbeitern in der Stadt, die Hilfe brauchten, um um Wohnungen um sich treffen zu können und den wir geholfen haben, die von Folter in Spanien erzählten. Wir hatten Kommilitonen aus der Türkei, die von Folter erzählt haben, und da war natürlich auch in der Erfahrung mit solchen Schicksalen die Frage, ihr redet, ihr redet, ihr redet, und es muss doch etwas geschehen, dass das aufhört. Und so sind ja Haltungen entstanden, die die ja zu der Vorstellung geführt haben, man muss mehr tun, als zu schreiben und zu reden und zu demonstrieren.

    OVERTON: Wenn ich fragen darf, wie war denn so ihr Alltag als wenn ich sag RAF Terrorist? Fühlen Sie sich dann angegriffen oder ist das?

    KLAUS JÜNSCHKE: Ich fühle mich nicht angegriffen. Das ist ja 50 Jahre her. Und ich habe mich mit dieser Zeit auf eine Weise auseinandergesetzt, die man nachlesen kann. In der Zeit damals hätte ich das als beleidigend empfunden, aber wenn man es Terrorist sagt zu jemanden, der Angst verbreitet, dann ist das ja etwas, was geschehen ist, nicht wahr? Ja, wir wären ja nicht alle verhaftet worden nach diesen Bomben im Mai 1972, wenn uns die kleine Basis getragen hätte. Wir haben ja erlebt, wie unsere Sympathisanten Angst bekommen haben in der damaligen gesellschaftlichen Situation, Also uns haben Leute erzählt, als die erste ersten Bomben in Frankfurt hochgingen im IG-Farben-Hochhaus, dass es Demonstration gab in Frankfurt, wo die Teilnehmer „Bomben Bomben noch mehr Bomben“ gerufen haben, aber das war eine einmalige oder kurze Phase und dann ist das umgeschlagen und die Angst hat sich breit gemacht, und wir sind wie Maikäfer vom Baum geschüttelt worden und waren innerhalb von ein paar Wochen, Monaten alle verhaftet.

    OVERTON: Trotzdem, wie wie war denn so der Alltag für Sie? Ich meine, sie mussten ja schon aufpassen. Ich weiß jetzt nicht, ob Ihr Gesicht auch an den an den verschiedenen Polizeistationen geklebt ist. Wahrscheinlich ist es damals auf dem Fahndungsfoto gewesen und wir haben alle unser Äußeres geändert. Also, ich hatte dann auf einmal aschblonde Haare, ich hatte ja schwarze dunkle Haare, und natürlich habe ich keinen Bart mehr getragen und das Verhalten angepasst an die Wohnungen, die wir hatten und an die Nachbarschaft, die da war, also unauffällig sich zu bewegen. Das ist selbstverständlich gewesen.

    OVERTON: Ich meine, ich stell mir das so vor, ich weiß nicht, ob es so ist, aber es ist ja schon eine Belastung, dass man sich immer so verhalten muss, dass man nicht auffällt jeder Polizeikontrolle unter Umständen beim Autofahren aus dem Weg gehen. Ich weiß ja glaube ich, dass Wohnungen auch nur bar bezahlt wurden von der RAF und so weiter. Haben Sie da nicht auch ab und zu das Gefühl gehabt, oh Gott, in was bin ich da hineingeraten? Kommt sowas?

    KLAUS JÜNSCHKE: Na ja, klar kommt sowas. Also ich hatte in der Zeit in der ich beim SPK war, im SPK Elisabeth von Dyck kennengelernt und wir verliebten uns und als ich dann abgetaucht bin und sie nicht mitkam, habe ich gedacht, ich könnte sie einfach mal hin und wieder besuchen gehen und das wurde unmöglich. Weil natürlich überall, wo wir Kontakte hatten, stand die Polizei und hat gewartet und geguckt, ob ob da jemand kommt, bei den Elternhäusern, bei Verwandten, bei Klassenkameraden Die haben ja ein System der totalen Kontrolle der Biographie entwickelt, haben sie ausgewertet und haben geguckt, wo gibt es Anknüpfungspunkte, um jemanden zu zu fassen.

    OVERTON: Sie sind ja dann 72 ins Gefängnis gekommen, da waren sie dann wie lang bei der RAF? Das war ja nicht so lange.

    KLAUS JÜNSCHKE: Neun Monate

    OVERTON: Neun Monate nur. Wie war das, als sie dann im Gefängnis saßen und dann kam die zweite Generation? Das sind natürlich bürgerliche Begriffe. Ich denke, in ihrer Gruppierung haben sie weder von der ersten noch von der zweiten und dritten Generation gesprochen, aber da kam ja war ja dann die zweite Generation, die hat ja dann plötzlich schon eine andere Marschrichtung gehabt, weil das erste Programm, was sie hatten, war ja diese sogenannte Big Raushole, also die ganzen RAF vor allen Bader, Meinhof, Enslin, Raspe und so weiter rauszuholen, also das war im Grunde der politische Kampf. Hat sie das befremdet, dass man dann plötzlich so dieses Personalisierte im Visier hatte?

    KLAUS JÜNSCHKE: Wenn man sich die Geschichte ansieht und dann gibt’s ja mit der Bader, mit der Befreiung von Andreas Bader, die kann man sagen, die Gründung der RAF war, die sozusagen entgegen dem, was damals geplant war,

    OVERTON: Ganz kurz, Sie meinen den Sprung aus dem Fenster, diesen diesen dieses diesen mystischen Moment, wo im Frankfurter Sozialinstitut,

    KLAUS JÜNSCHKE: Das war in Berlin in Dahlem.

    OVERTON: Ah, okay. Das ist da als man dann Ulrike Meinhof dann in die Illegalität gegangen ist.

    KLAUS JÜNSCHKE: Ja, Andreas Bader wurde befreit und einige waren dabei. Das war die Gründung, kann man sagen, der RAF und die RAF wäre nicht gegründet worden ohne den Vietnamkriegen aus der Identifikation mit dem Elend, dass man damals wahrgenommen hat und der unglaublichen Brutalität, mit der in Vietnam Krieg geführt wurde. Und dazu kam ja diese Orientierung etwas für diese Bewegung zu tun. Und es kam zu der Entscheidung, als der Golf von Ton King blockiert wurde, Bomben zu legen gegen amerikanische Einrichtungen und weil es zu Übergriffen gegen RAF Mitglieder kam, waren gleichzeitig Richter oder Polizeistationen Angriffsziele und weil die ganze Hetze gegen die Gruppe natürlich von der Springerpresse getragen war, kam es auch zu einem Angriff gegen das Springerhochhaus in Hamburg und all diese Dinge waren ja viel zu viel für das, was unsere Basis sozusagen und wir selbst verkraften konnten. Es kam zu den Verhaftungen. Aber Orientierung, das heißt antiimperialistische Orientierung, das denke ich zieht sich durch die ganze Geschichte der RAF, aber was eben zu zum Selbstverständnis gehörte und das kann man ja nachlesen in den Schriften, die in der Regel von Ulrik Mein verfasst wurden, da stand zum Erfolg gehört, dass sie uns nicht kriegen. Und nachdem sie uns 72 gekriegt hatten, verhaftet hatten, haben wir nicht zusammengesessen, um zu besprechen, was denn schief gelaufen war, sondern wir saßen vereinzelt in Zellen in Isolationshaft und haben mit der Zeit mitbekommen, dass das eine Art von Haft ist, die man nicht aushalten kann auf Dauer. Und wir sind ja auch alle krank geworden. Als die Prozesse nach 3 Jahren haben, 1975, hatten unabhängige Gutachter bei allen in Stammheim und bei uns in Kaiserslautern beschränkte Verhandlungsfähigkeit festgestellt. Und dieser Widerstand gegen die Isolationshaft durch Hungerstreiks führte dazu, dass Holger Mainz gestorben ist in Wittlich, und das hat andere, die in den Angehörigenkomitees aktiv waren, motiviert die Botschaft in Stockholm zu überfallen und die Gefangene zu befreien. Heute haben die, die das damals gemacht haben und überlebt haben, das auch kritisiert, dass sie das gemacht haben. Aber aus der damaligen Verzweiflung ist das geschehen. Danach kam es zur einer weiteren Befreiungsaktion. Das war die Entführung von Hans Martin Schleier und das wurde von Palästinensern unterstützt mit der Entführung der Lufthanaschine und das hat natürlich auch zur weiteren Isolierung der RAF beigetragen.

    OVERTON: Aber ist das eigentlich, also sie saßen damals hier im Gefängnis, als diese Geschichte mit der Landshut und mit Schleier war, das ging ja alles so ineinander. Es war ja dann kein antiimperialer Kampf mehr. Es ging ja dann eigentlich darum, die die Köpfe der ersten Generation, ich verwende jetzt das bewusst des der ersten Generation, um das unterscheiden zu können, es ging ja darum, dass man die aus dem Gefängnis bekommt. Das ist ja kein antiimperialer Kampf mehr. Es war ja dann wirklich auf die Personen bezogen. Haben war das nicht der Moment, wo sie sich gedacht haben, na ja, es ist eigentlich ein seltsamer Kampf der neuen RAF, der da geführt wird?

    KLAUS JÜNSCHKE: In der Isolationshaft müssen sich mal vorstellen, wenn nach ein paar Jahren Haft die Konzentrationsfähigkeit gar nicht mehr vorhanden ist, man abends nicht mehr weiß, was man tagsüber gelesen hat und das Gefühl ist an manchen Tagen verrückt zu werden, Panikattacken zu bekommen, das kann man alles nachlesen. Wenn man sich mit dem Thema sensorische Deprivation befasst und durch lange Einzelhaft, das war ja jetzt gerade wieder durch die Coronazeit in allen Medien, was es bedeutet, wenn man Kontaktarmut erlebt und wenn Kontaktsperren stattfinden und Menschen mit sich allein sind, was das psychisch ausmacht. Und das ist damals von der Regierung ignoriert worden, aber von denen, die in den Antifolterkomitees aktiv waren, ist es sehr ernst genommen worden und das ist bestimmend gewesen, das Überleben der Gefangenen zu sichern, oder?

    OVERTON: Da gab es natürlich in der Öffentlichkeit Menschen wie Heinrich Böll, die freies Geleit für Ulrike Meinhof verlangt haben, oder die Theologin Dorothe Sölle und viele andere, die versucht haben, an die Regierung zu appellieren, während diese Hungerstreiks stattfanden, doch eine Art Verständigung in Gang zu setzen. Und die Bereitschaft, die gab es nicht, oder?

    KLAUS JÜNSCHKE: Und wir sind mit diesen Hungerstreiks an die Öffentlichkeit gegangen, haben, Öffentlichkeit über unsere Situation hergestellt, aber es nicht wirklich erreicht, dass es eine Änderung gab. Es hat lange lange gedauert, bis ich glaube, ich habe nach 13 Jahren Haft einigermaßen normale Haftbedingungen gehabt.

    OVERTON: Wenn wir auf heute kommen, Herr Jünschke, Sie sagten vorher, der Vietnamkrieg war ursächlich für die Gründung der RAF wegen dem großen Unrecht, was da passiert ist, den unmenschlichen Kriegsbedingungen. Gut, Krieg ist ja immer unmenschlich, aber ja, sie wissen, was ich meine. Wir haben ja heute sowas ähnliches, wenn wir in den Gazasreifen schauen, dort wird unmenschlich gewütet. Sehen Sie in der deutschen Gesellschaft eine Gefahr, dass es ein Phänomen gibt oder geben wird, das ähnlich ist wie die RAF, nur halt unter zeitgemäßen Bedingungen unter Umständen oder hat die oder ist sind die die Behörden heute anders sensibilisiert und würden da auch vorher schon dazwischen gehen?

    KLAUS JÜNSCHKE: Na ja, als Daniela Klette verhaftet wurde, ist sie sofort in isolationshaft gekommen. Also das heißt strenge Einzelhaft, und ich glaube nicht, dass die Behörden irgendetwas gelernt haben. Wir haben haben eine Gesellschaft, die hat nach der Erklärung der RAF, dass sie ihren Kampf aufgibt, 1998, das zu den Akten gelegt. Und es gab, als Gerhard Baum Innenminister war, einen Forschungsauftrag für eine ganze Vielzahl von Wissenschaftlern unter anderem auch an kritische Kriminologen, die, muss ich sagen, eine tolle Studie gemacht haben, „Protest und Reaktion“, wie durch diese Eskalationsleiter und das sich gegenseitig Aufschaukeln zwischen Protestbewegungen und Polizei eine Radikalisierung stattfand. Und das alles ist spielt keine Rolle in unserer Gesellschaft. Wir haben heute Polizeibeamte, die martialisch auftreten wie Marsmenschen und natürlich gibt es aufgrund dieser Situation Gegenwehr. Wo Unterdrückung ist, gibt es Widerstand. Und was in unserer Gesellschaft in der nächsten Zeit oder jetzt passiert, kann ich nicht beurteilen, aber gerade läuft ein Prozess gegen junge Leute, die heißen die oder die werden im Internet als Ulm Fünf bezeichnet, die haben im vergangenen Oktober die Büros einer Firma Elbit Systems zerstört. Diese Firma ist eine deutsch-israelisches Projekt und die Anwälte sagen, wir werden in der nächsten Zeit beweisen, dass mit dieser Zusammenarbeit Arbeit der Völkermord in Gaza mit zu verantworten ist. Und das ist etwas, wo man sich fragen muss, wie kommt unsere Regierung sehenden Auges dazu, angesichts der Bilder aus Gas, der Zerstörung und dessen, was Israel dort anrichtet, weiterhin Waffen dorthin zu liefern. Jetzt werden mit diesen Waffen in Libanon wieder unschuldige Leute umgebracht in Massen und das kann man man beobachten. Und wir haben eine Regierung, die gerade wieder hat Außenminister Wadephul den israelischen Außenminister in Berlin empfangen, und das geht nicht. Das ist einfach nicht akzeptabel. Und ich kann, man muss ja nicht blind sein, aber angesichts der Kräfteverhältnisse in der Welt ist absehbar, dass Deutschland verurteilt wird vor dem internationalen Gerichtshof. Es laufen ja die Anklagen der durch die Waffenlieferungen an einem Völkermord beteiligt zu sein.

    OVERTON: Sie sagen natürlich, die wollen beweisen, dass dass diese Firma beteiligt ist am Völkermord. Das wird aber ja diejenigen, die vor Gericht stehen, nicht freisprechen.

    KLAUS JÜNSCHKE: Also, da geht’s ja um Sachbeschädigung wahrscheinlich und so weiter. Na ja, aber die sind jetzt, glaube ich, sieben oder 8 Monate in Untersuchungshaft und haben Büroeinrichtungen zerstört und das ist eigentlich Grund genug für eine Entlassung vom Schaden her, aber der Prozess gegen sie findet in Stammheim statt, in dem Prozessgebäude, das für die RAF Leute gebaut wurde. Und das ist eine Katastrophe finde ich. Kann man so blödes sein, so etwas zu machen.

    OVERTON: Ja, also da bin ich ja bei Ihnen. Wegen der Sachbeschädigung jemanden 7 Monate einzusperren, das sehe ich auch nicht. Das ist völlig klar. Es gab in der letzten Zeit, bevor wir zur Daniela Klette kommen, es gab aber auch in der letzten Zeit eine Meldung, dass gerade ist die Vulkangruppe in Berlin sagt ihn ja was wahrscheinlich. Das war ja dieser Stromausfall, der da provoziert wurde oder bewerkstelligt wurde, wie man sagen will. Ähm, da gab’s dann auch die Meldung, dass Stefan Wisnwski eine räumliche Nähe zu den Vordenern dieser Vulkangruppe hat. Glauben Sie, dass das Zufall ist oder ist es wirklich so, dass heutige Aktivistengruppen durchaus das Wissen von ehemaligen RAFlern nutzen oder ist das einfach eine zufällige Entwicklung?

    KLAUS JÜNSCHKE: Ich glaube nicht, dass Stefan Wislewski irgendetwas damit zu tun hat. Ich habe von Freunden aus Berlin gehört, dass keiner von denen, die sich ein bisschen auskennen in Berlin, irgendeine Ahnung hat, wer das sein könnte. Wie man in so einer Aktion, die alle scharf verurteilt haben, den Strom abzustellen mit all den Folgen für Altenheime in diesem Gebiet und so. Und wir müssen davon ausgehen, dass es genau wie beim Celler Loch, ein Sprengstoffanschlag gegen eine JVA durch den Verfassungsschutz, dass es solche sogenannten Falsche-Flagge-Aktionen gibt, um vielleicht Leute anzuziehen, eine bewaffnete Gruppe zu bilden. Es gehört ja zum Konzept, Aufstände zu bekämpfen, Unruhen zu bekämpfen, Menschen zu kriminalisieren.

    OVERTON: Also ich bin wirklich vorsichtig, wenn man von irgendetwas mit Gewalt hört, sofort zu sagen, dass ist linke Gewalt ist. Man muss vorsichtig sein. Es ist durch die RAF auch gelernt worden, dass es unter Umständen kontraproduktiv ist, für die eigenen Ziele einen bewaffneten Kampf zu führen.

    KLAUS JÜNSCHKE: Das ist ja auch meine meine Bilanz aus dieser Zeit, ne? Ich habe ja äh das auch schon immer mal wieder gesagt, ne? Wir haben uns nicht nur den Ast abgeschnitten, auf dem wir gesessen haben, sondern wir haben Menschen verloren aus unseren eigenen Reihen und Leute getötet. Es gab bei bei Banküberfällen Tote und es bedeutet doch eine Katastrophe, dass für Geld Menschen sterben. Das darf doch überhaupt nicht sein, und trotzdem ist es passiert. Wenn so etwas passiert und man ordnet das hinterher als Unfall ein oder als Katastrophe, dann sind das natürlich gute Worte, aber man muss so etwas von vorne herein ausschließen. Das ist ein no go, oder?

    OVERTON: Ich weiß jetzt nicht, ob das nur Worte sind. Ich nehme Ihnen das durchaus ab, dass Sie dass Sie das ernst meinen. Ganz ganz klar. Ist ein schlechtes Gewissen, ist das ein Thema bei Ihnen oder ist das lang genug her, dass man sich jetzt kein schlechtes Gewissen mehr leisten muss?

    KLAUS JÜNSCHKE: Es geht doch um Verantwortung für das, was man getan hat. Und wenn man sieht, also im Rückblick, was wir gewollt haben und was tatsächlich dann geschehen ist, und man zu dem Schluss kommt, das hätte nicht sein dürfen, dann muss man sich Gedanken darüber machen, wie etwas anders hätte laufen können. Es war einfach falsch. Es war keine Solidarität mit Vietnam Soldaten umzubringen, von denen man gar nicht weiß, wer es war. Es hätten genauso gut „War Resister“ sein können, die da gestorben sind bei diesen Bombenanschlägen. Und das ist einfach falsch gewesen. Wir haben damals ja auch äh solidarische Kritiken gehabt. Ich habe neulich mal was für den Sohn von Dorothee Sölle aufgeschrieben, weil ich mir Gedanken machte über ihre Beziehung zur RAF und habe so einen Satz bei ihr gefunden. „Gerade wo sie keine Massenbasis hat, da braucht sie als Aktion von vorläufig einzeln kämpfenden eine größere strategische Rationalität.“ Und das, was das bedeutet, ist dass der ganze Ansatz der RAF auf die dritte Welt gerichtet, angesichts der Erfahrungen mit dem Faschismus auf den Straßen und der erstarkenden NPD wäre es besser gewesen, ohne Waffen jemanden wie Beate Klarsfeld zu unterstützen bei dem Bemühen. SS Leute, sie hat ja versucht den (Kurt) Lischka den ehemaligen Gestaposchef von Berlin hier in Köln zu entführen und nach Frankreich zu bringen. Und hätten wir so etwas gemacht, wäre die RAF in einer anderen Situation gewesen und hätte auch eine Stärke entwickeln können, die nicht zu diesem zu diesem katastrophischen geführt hätte.

    OVERTON: Ja, jetzt wir haben ja vorher schon öfters mal von Daniela Klette gesprochen. Sie wurde ja vor einem Jahr etwa verhaftet. Es ist ja immer die Rede gewesen von drei RAFlern, die noch frei wären und die nie inhaftiert wurden. Daniela Klette, Ernst-Volker Straub und Burghard Garweg. Wenn man von denen als RAFlern spricht, nehmen sie die überhaupt als Teil der RAF wahr? Ich meine, RAF ist seit ’98 Geschichte. Ich glaube, gehörten der dritten Generation an, wenn ich das richtig weiß. Ist das überhaupt richtig, die heute immer noch als RAF Mitglieder zu bezeichnen?

    KLAUS JÜNSCHKE: Die RAF gibt’s doch gar nicht mehr. Hat sich aufgelöst und dann gibt’s keine RAF Mitglieder mehr. Man kann von ehemaligen sprechen und natürlich sind das Ehemalige. Sie waren ja in der RAF organisiert, dazu stehen sie ja auch. Und die Problematike bei diesem Prozess ist natürlich, dass es mit der Auflösung der RAF, hätte es eine politische Antwort der Regierung geben müssen, so etwas wie eine Amnestie für alle. Und das ist nicht geschehen. Und die sind also in einer Situation gewesen, wo sie ohne sich zu stellen einen Weg gesucht haben zu überleben und das hat zu Straftaten geführt.

    OVERTON: Sie haben Geldtransporte überfallen und Banken und so weiter.

    KLAUS JÜNSCHKE: Was auch immer, das will ich gar nicht beurteilen. Ich kenne das nicht. im Einzelnen. Aber der Punkt ist, sie wären nicht zur RAF gekommen, wenn es damals nicht die Isolationshaft gegeben hätte, dann hätte der Prozess unter anderen Bedingungen 1972 nach den Verhaftungen das auflösen können und das hat es nicht, das ist nicht geschehen und diese Mitverantwortung des Staates, die wird in unserer Gesellschaft von kleinen Kreisen immer mal wieder thematisiert, aber die spielt in der Politik überhaupt keine Rolle. Im Gegenteil, wer damit kommt, also schon allein als die Studie von kritischen Kriminologen, von der ich vorhin gesprochen habe, die wurde von Gerhard Baum in Auftrag gegeben und der nachfolgende Innenminister Zimmermann wollte die verhindern, weil da von einer Mitverantwortung des Staats die Rede ist. Und das ist unsere Situation. Es gibt in der Justiz in der Politik keine Bereitschaft, die eigenen Fehler zu benennen und das ist ein Irrsinn.

    OVERTON: Jetzt war Klette natürlich genauso wie die anderen zwei genannten Straub und Garweg jahrzehntelang in der Illegalität, Banküberfälle und so weiter. Ich will das auch nicht beurteilen. Im übrigen gibt es ja Videoaufzeichen, man sieht das ja, aber es darum geht’s mir nicht. Meine Frage ist, Sie waren nur 9 Monate in die in der Illegalität. Hatten Sie, als sie festgenommen wurden, auch ein Stück weit, ist es da auch Gefühl von Erleichterung, trotz allem, dass man jetzt da raus ist, dass man weiß, okay, diesen diesen Druck, diesen Illegalitätsdruck, den hat man nimmer, und wie muss es dann erst bei Klette gewesen sein, die ja fast dre Jahrzehnte oder noch länger, eigentlich vier Jahrzehnte in der Illegalität lebte. Glauben Sie, dass da auch Erleichterung bei Klette dabei war?

    KLAUS JÜNSCHKE: Das glaube ich nicht. Nein, doch nicht schön, in Haft zu sein. Und jetzt gucken Sie ihr Alter an. Die Staatsanwaltschaft hat 15 Jahre gefordert und die Bundesanwaltschaft möchte noch einen weiteren Prozess dran hängen und das ist gnadenlos, finde ich.

    OVERTON: Das ist es, ja. Aber ich möchte ja ich möchte ja das nicht verklären, verstehen Sie mich nicht falsch. Es war ja auch gnadenlos in der Illegalität zu leben. Das meine ich. Also, das ist ja auch ein Druck, den man hat. Im gewissen Sinne ist die Illegalität ja auch wie ein Gefängnis, oder?

    KLAUS JÜNSCHKE: Also die bisher bekannt gewordenen Informationen über deren Leben in Berlin hat ja alle überrascht, wie entspannt das für die war in so einer Bauwagensiedlung oder so ein sie hat Kurse besucht und hat ein einigermaßen normales Leben geführt und ich muss sagen Respekt.

    OVERTON: Ja, ich stell mir es trotzdem schwierig vor, weil man dreht sich ja doch immer um und hat vielleicht doch Angst, dass dann eines Tages doch einer da steht, der sagt, ich kenne dich doch. Und so ist es ja dann auch gekommen irgendwann. Das muss ja schon irgendwo da sein, oder? Also, es es macht ja was mit einem diese Angst.

    KLAUS JÜNSCHKE: Sie macht auch mich in diesem Prozess, wo sie jetzt ist, einen entspannten Eindruck.

    OVERTON: Hatten Sie, ich habe ich habe das jetzt für die Frau Klette gefragt. Das heißt, als Sie festgenommen wurden, Erleichterung war überhaupt kein Thema für Sie.

    KLAUS JÜNSCHKE: Ein Schock war das.

    OVERTON: Wann in der Haft ist ihnen das erste Mal gedämmert, dass sie da dass sie völlig umdenken müssen, weil das wird ja nicht sofort gewesen sein. Sie werden ja eine Weile gebraucht haben, bis sie diesen Radikalisierungseffekt an sich selbst wahrgenommen haben.

    KLAUS JÜNSCHKE: Also ich demonstriere jeden Freitag für Gaza und das ist etwas was in dieser Gesellschaft als ja, dann ist man fast schon bedroht, dass einem das Bankkonto gesperrt wird oder dass sonst was passiert. Und diese Haltung wird als extrem wahrgenommen, obwohl es eine Selbstverständlichkeit sein sollte. in Italien, in England, in Frankreich, in Spanien überall demonstrieren hunderttausende gegen diesen Völkermord in Gaza und wir hier in Köln sind ein kleiner Haufen und bundesweit ist es auch eine kleine Minderheit, die an Demonstration und Öffentlichkeitsarbeit wahrnimmt.

    OVERTON: Wie ist das eigentlich? Sie demonstrieren, das ist ja ihr gutes Recht. Sie haben natürlich recht mit dem, was sie sagen. Ich weiß ja nicht, ob sie erkannt werden. Ich meine, sie haben ja diese Geschichte, wie gehen denn Menschen damit um, wenn sie im Alltag, wohlgemerkt im Alltag, das hier ist eine andere Situation, aber wenn sie im Alltag davon sprechen, dass sie bei der RAF waren, ist das etwas, was die Leute mit Spannung hören oder ist es etwas, was man heute dann lieber wegschiebt und sagt, das ist bestimmt ein Radikaler, sind sie bestimmt nicht, aber aber man weiß ja nicht, was die Leute denken, ne?

    KLAUS JÜNSCHKE: Ich habe ja ein Buch gemacht, als ich entlassen wurde und war auf Lesereisen und habe viel geschrieben. Ich habe, glaube ich, an die zehn Bücher veröffentlicht und bin öffentlich und unter Leuten. Was neu ist in der letzten Zeit, dass Einladungen zurückgenommen wurden wegen RAF. Also ein Theater wollte mich einladen, wo es um Konstanz, wo es um Haftbedingungen ging. Da hat die Intendanz gesagt, geht gar nicht mit ehemaligen Terroristen. Auf einer Tagung der Straffälligenhilfe in Niedersachsen sollte ich sprechen über eine Arbeit, die ich gemacht habe, über Obdachlose in Haft. Und dann kam wegen Daniela Klette und meiner Äußerung für ihre Freilassung eine Absage. Und was ähnliches ist mir passiert bei einer Einladung in Bremen bei einem Strafffälligenhilfeprojekt. Das ist neu. Also ich merke, dass die offiziellen Stellen oder Einrichtungen nicht mehr so frei sind, wie das früher war. Ich habe ja hunderte Veranstaltungen gemacht seit ich frei bin, seit 1988.

    OVERTON: Das ist ja auch ihr Antrieb, oder? Dass sie aufklären über Radikalisierung, dass sie aufklären über die RAF, dass sie auch aufklären und sagen, bewaffneter Kampf ist überhaupt keine Lösung, sondern ein Problem.

    KLAUS JÜNSCHKE: Also, der Slavo Chicek hat die Tage mal gesagt, wenn man von Terrorismus reden will, ohne von den Oberterroristen in den USA und Israel zu sprechen, sollte man still sein.

    OVERTON: Ja, gut, das ist vielleicht treffend. Wie ist das eigentlich, Herr Jönschke? Haben Sie, hat man Kontakt unter ehemaligen RAF Mitgliedern? Ist das so ein bisschen wie ein, entschuldigen Sie, wenn ich so frage, aber einfach so ein plakativ, um es plakativ zu machen, so ein bisschen wie ein Klassenbreffen. Gibt’s sowas?

    KLAUS JÜNSCHKE: Es gibt einige, die haben äh untereinander Kontakt und alle haben nicht zu allen Kontakt. So sieht’s aus. Und Klassentreffen sind mit nicht bekannt. Ich war mal auf Klassentreffen von meiner Schule, aber die RAF veranstaltet keine Veteranentreffen und es gibt leider keine eigene Aufarbeitung der Geschichte. Und was es gibt, wenn heute sich jemand informieren will, ist dieses Buch von Stefan Aust „Baader Meinhof Komplex“, das wird gelesen, aber es gibt nichts von der Gruppe und das ist eigentlich schade.

    OVERTON: Was halten Sie denn von dem Buch? Also, das ist ja das Standardwerk und wird von vielen Leuten gelesen.

    KLAUS JÜNSCHKE: Viele haben ein Buch über ihr Leben geschrieben, aber das ist keine gemeinsame Bilanz.

    OVERTON: Sie haben jetzt das Buch von Stefan Aust erwähnt. Das ist ja, ich würde sagen, das Standardwerk in Deutschland. So wird’s jedenfalls äh genannt. Ist das ist das ein glaubhaftes Buch oder haben Sie da auch ihre Probleme mit?

    [technische Anmerkung, Ende Interview, Verabschiedung] Das Bild sehe ich jetzt steht jetzt bei Ihnen bei mir auch oben. Ja, ich merke, dass wir auch ein bisschen Schwierigkeiten haben. Herr Jümschke, dann machen dann machen wir so. Ich verabschiede ich mich jetzt, weil das wäre eh die letzte Frage gewesen. Ja, und ich sag den Zuschauern, dass wir jetzt Ton und Bildprobleme haben. Ich sag trotzdem vielen Dank, Herr Jönschke, für ihre Zeit und für das Gespräch und für für den Einblick in die Vergangenheit und in das, was sie bewegt. Danke schön. Bis dann. Tschüss, Wiedersehen.

    #Allemagne #histoire #RAF #terrorisme #répression #iatrocratie #SPK

    • La trad est dégueulasse mais il me semble que ce qu’il dit ne relève absolument pas de la « non-violence », mais de choix tactiques à opérer lorsque l’action entreprise est intensément illégale et pas une illégalité de plus, comme tout mouvement en produit, sauf à n’être rien.
      Sauf erreur faute de connaissance de l’allemand, ce qui est cité, par exemple, par Jünschke, c’est de ne pas avoir décidé d’avoir pour cibles des anciens SS, quitte à ne pas les tuer (?), l’anti-impérialisme constitutif et légitime ayant dans ce cas à se proposer aussi un détour, un « retour à l’Allemagne », pour ne pas avoir à se retrouver politiquement isolé.
      C’est ce qui a été essayé et qui a échoué (faute d’incarnation ? d’avoir visé un rouage majeur plutôt qu’un « humain », ce qui viendra ensuite, toujours au pif ?). IG Farben, c’est le nazisme, c’est le miracle économique allemand et c’est la guerre au Vietnam
      In french :

      Les gens nous ont raconté que, lorsque les premières bombes ont explosé à Francfort, dans le gratte-ciel IG Farben, il y avait eu une manifestation à Francfort où les participants criaient « des bombes, des bombes, encore des bombes », mais c’était une phase ponctuelle ou courte, puis cela a changé et la peur s’est répandue et nous avons été secoués comme des hannetons de l’arbre et en quelques semaines ou quelques mois nous étions tous arrêtés.

      Et au bout du bout, on a la survie plus ou moins agrémentée de vie de la camarade Klette, où la seule illégalité intensive et matérielle relève étroitement de ce qui permet la vie clandestine : le braquage (Jünschke évoquait lui l’insignifiance tragique de mourir pour de l’argent).

      Étonnant de voir des postions qui se réclament d’un marxisme plus ou moins pur jus coller de la « non violence » sur des expériences de lutte armée, comme si ce n’était pas la violence qui accouchait de « notre » société.

    • Traduire ce que dit Jünschke est difficile car sa manière de parler n’est pas celle d’un pro de la com qui sait faire passer un message par des phrases courtes bien construites. C’est juste un vieux monsieur qui évite le piège des réponses habituelles aux questions à la con.

      Klaus Jünschke est connu pour avoir été le premier gracié du RAF, ce qui lui a valu la réputation de traître chez les proches des autres prisonniers. Il mentionne qu’il a gagné sa vie dans le rôle du témoin repenti. Les idées qu’il exprime sont alors celles qui lui sont accessibles à partir de cette position. Sa pensée est évidemment formée aussi par son passé familial et sa situation particulière.

      Il mentionne par exemple que pour lui les Klarsfeld sont des héros sans mentionner leur déclaration en faveur de la droite sioniste.

      https://de.wikipedia.org/wiki/Beate_Klarsfeld#Politische_Positionen

      Im Juni 2024 sagten Klarsfeld und ihr Mann, sie würden in einer Stichwahl zwischen Rassemblement National von Marine Le Pen und dem Linksbündnis der Nouveau Front populaire für den Rassemblement National stimmen, denn „Der RN bekämpft den Islamismus, und das ist für Juden wichtig.“

      Aujourd’hui Jünschke est un specimen de la gauche qui ne met pas en question l’ancien accord tacite du monde politique allemand alors que le capital, la droite, les verts et les social-démocrates l’ont abandonné il y a des années.

      Il est comme le camarade pas repenti du tout Burghard Garweg qui a montré qu’il ne sait que reproduire les vieilles convictions anti-impérialistes qui n’ont jamais eu d’autres fondations que les textes marxistes-léninistes ostensoirs de la foi des enfants de pasteurs défroqués.

      C’est triste mais il faut admettre que la gauche allemande a pris un coup presque mortel lors de la destruction de la #DDR par les réactionnaires qui vingt cinq ans plus tard ont détruit aussi le mouvement socialiste et le système social grec.

      Jünschke nous montre par ses affirmation ce qui arrive par éloignement des luttes collectives et par manque d’innovation analytique. On se transforme en chimère de gauche incapable de trouver de nouvelles positions politiques qui servent les intérêts des classes populaires .

      #gauche_de_pacotille

    • J’ai considéré qu’il évoquait les Klarsfeld de l’époque (des chasseurs de nazis, et, au pire, des « sionistes de gauche » j’imagine) et pas ceux d’aujourd’hui.

      Je ne savais pas qu’il avait été gracié après s’être repenti (avoir balancé ?).

      je lis que

      Entre 1988 et 2003, le ministre-président de Rhénanie-Palatinat Bernhard Vogel (CDU) et les présidents fédéraux Richard von Weizsäcker, Roman Herzog et Johannes Rau ont amnistié huit membres de la RAF : Klaus Jünschke (1988/16 ans de prison),
      Manfred Grashof (1988/17 ans), Verena Becker (1989/15 ans), Angelika Speitel (1989/11 ans), Bernd Rössner (1994/19 ans), Helmut Pohl (1998/19 ans), Adelheid Schulz (2002/16 ans) et Rolf Clemens Wagner (2003/24 ans)37

      https://www.ifri.org/sites/default/files/migrated_files/documents/atoms/files/ndc52.pdf

      doit-on tous les considérer comme des repentis ou plutôt admettre que la RAF n’était plus considérée comme un danger en 1988, ce qui aurait conduit à considérer que 16 ans de taule pour un braquage soit un tarif plus approprié qu’une perpétuité ?

      16 ans après, était-il était supposé refusé une grâce sous peine de passer pour un collaborateur de l’État en admettent ce geste discrétionnaire ?

      Quoi qu’il en soit la question posée reste entière : à quelles conditions politiques, sociales, culturelle faut il oeuvrer pour que des guérilleros puissent vivre « comme des poissons dans l’eau ». La finalité comme les modalités des actions entreprises sont au coeur de cette question.

      #lutte_armée

      .

  • “Il nuovo volto delle mafie”: in onda la nuova puntata di “Operazione Cattura”
    https://informareonline.com/il-nuovo-volto-delle-mafie-in-onda-la-nuova-puntata-di-operazione-c

    La criminalità organizzata non è scomparsa. Ha semplicemente mutato il proprio volto. Nonostante, infatti, i più grandi blitz degli ultimi decenni che hanno tratto in arresto alcuni dei più grandi boss delle varie organizzazioni criminali, accanto al declino di famiglie storiche, le trasformazioni che hanno mutato l’assetto dei rapporti di gerarchia criminali, potrebbero suggerire che […] L’articolo “Il nuovo volto delle mafie”: in onda la nuova puntata di “Operazione Cattura” proviene da Informareonline, scritto da Alessandro Giuseppe Terracciano

    #Approfondimenti #Attualità #Cesare_Sirignano #Il_nuovo_volto_della_mafia #Michele_di_bari #Primaset #raffaele_cantone

  • La raffineria di cocaina nella #Locride non è un episodio, ma un allarme che pochi colgono

    La scoperta di un laboratorio di coca a #Sant'Agata_del_Bianco (Reggio Calabria) dimostra un salto di qualità nel narcotraffico nazionale. In Calabria non solo si importa polvere bianca, ma si produce anche.

    Rinvenire una raffineria di cocaina nelle campagne italiane è indubbiamente una notizia, di quelle che a volte finiscono in prima pagina di cronaca. Ma siccome succede in Calabria se ne occupano davvero soltanto quei giornalisti attenti dei quotidiani locali che si trovano spesso (quando si tratta di ‘ndrangheta ancora di più), per onor di cronaca e interesse pubblico, a coprire ciò che la stampa nazionale non tratta se non con trafiletti di agenzie di stampa. In generale, la mafia fa notizia solo quando si tratta dei tesori o delle donne di Matteo Messina Denaro. In Calabria non fa notizia se non si tratta di grandi numeri e grandi scandali, nemmeno quando si tratta di una certa criminalità organizzata o alcune sue evoluzioni. Questa notizia, cioé che in Calabria si produce – non solo si importa – cocaina e che dunque si è fatto un enorme salto di qualità e di pericolo nel narcotraffico nazionale, pare riguardare pochi.

    Nella Locride, un laboratorio adibito a raffineria di cocaina

    “Le attività investigative (…) permettevano, nelle prime ore del 14 febbraio 2026, di rinvenire, all’intemo delle campagne della Locride, nel comune di Bianco, un vero e proprio laboratorio adibito a raffineria di cocaina, come inequivocabilmente risulta dal materiale utilizzato per la produzione, taglio ed essicazione della sostanza, dalle presse idrauliche per la formazione dei panetti, stampi, fornelli a gas, forni a microonde, lampade, mestoli, acido citrico, materiale per imballaggio e confezionamento e bilancia sequestrati”.

    Si tratta di un’operazione coordinata dai carabinieri di Civitavecchia per la Direzione distrettuale antimafia di Roma: dodici soggetti indagati, quattro fermati, tra cui tre della Colombia, due della Repubblica dominicana e gli altri della Campania e del Lazio. Ma nessun calabrese. La cosa dovrebbe sorprendere, ma non sembra venir registrata a pieno.

    Due soggetti sono accusati di essere broker sudamericani della cocaina. Uno, dominicano, “responsabile dei contatti con fornitori nazionali ed esteri, dell’organizzazione logistica dei trasporti e della gestione dei flussi finanziari, anche mediante l’utilizzo di piattaforme di cambio in criptovalute, nonché principale anello di raccordo tra il sodalizio e narcotrafficanti calabresi”; l’altro, colombiano, “detto il ‘presidente’, avvalendosi di propri connazionali (…), gestisce i corrieri, le consegne ed il prezziario”.

    In seguito a una frenetica ricerca a Pescara, intercettata dalle autorità a Civitavecchia, di 200 kg di acido borico (che viene impiegato per aumentare il peso e il volume della sostanza stupefacente conferendole l’aspetto cristallino che contraddistingue la cocaina di alta qualità, ndr), il soggetto dominicano e un altro vengono “sorpresi, in piena notte, intenti, all’interno del laboratorio predetto, ad armeggiare quantità notevoli di quella che appariva essere pasta di cocaina, la quale, assieme a diversi panetti, anch’essi apparentemente di cocaina, sottovuoto con tanto di timbro (per un totale complessivo di 518 kg), veniva sottoposta a sequestro”.

    Narcotraffici in Calabria, ma senza calabresi, né ’ndrangheta?

    Quindi, ricapitolando, fino al febbraio del 2026, un’organizzazione criminale sudamericana, in combutta con un gruppo di distribuzione dello stupefacente nel Lazio, opera una raffineria di cocaina in Aspromonte, per la precisione a Sant’Agata del Bianco.

    Ma non solo non ci sono calabresi tra i fermati, ma nemmeno pare esserci menzione nel decreto di fermo, di chi siano i calabresi coinvolti: si menzionano ‘fornitori calabresi’, altri ‘calabresi potenti’, delle stesse zone di un soggetto di origini calabrese del gruppo romano. Ma – come spesso succede anche alle autorità di mezzo mondo – si usa il termine ‘calabrese’ per indicare sciattamente qualcuno coinvolto nel giro criminale quando non si riesce a essere più precisi. Perché ovviamente, a Sant’Agata del Bianco, tutti si aspettano che ci sia di mezzo la ‘ndrangheta. La Locride, e Bianco nello specifico, sono terre di mafia antica, di famiglie che hanno fatto la storia dell’organizzazione criminale calabrese. È impensabile per qualcuno che ci sia una raffineria di cocaina nella Locride e non sia coinvolto qualche clan, forse più di uno. Ma di ‘ndrangheta in questa indagine non se ne parla, non viene nemmeno menzionata. E allora che succede?

    Il narcotraffico e la ‘ndrangheta non sono sempre la stessa cosa

    Ed ecco che arriva il punto cruciale per l’analisi. Da una parte c’è una narrazione diventata mainstream che vuole la ‘ndrangheta immutabile forza conservatrice che controlla ogni centimetro di vita in Calabria, soprattutto nei tuoi territori più longevi, come la Locride. Per questa narrazione, la raffineria di Sant’Agata del Bianco a gestione sudamericana non rientra nella narrazione della ‘ndrangheta se non a patto di dire che le fila del tutto siano proprio mosse dai clan locali. Ma non sembra essere così, perché se fosse stato così dall’indagine sarebbe emerso un clan o due.

    Dall’altra parte esiste una realtà che diventa sempre più complessa da decifrare, ma che mostra una qualche riluttanza e resistenza alla narrazione della ‘ndrangheta-piglia-tutto. In questa seconda prospettiva sembra emergere un aspetto non trascurabile che cambia tutto: il narcotraffico e la ‘ndrangheta non sono sempre la stessa cosa, nemmeno in Calabria. La ‘ndrangheta non fa solo narcotraffico, e il narcotraffico non è solo ‘ndrangheta.

    In questa prospettiva la vicenda della raffineria di Sant’Agata del Bianco si fa ancora più cupa. Se è plausibile immaginare una sorta di signoria pagata dai sudamericani-laziali ai clan del luogo (perché è improbabile che un placet non ci sia stato, per questioni di controllo del territorio), è altresì plausibile immaginare che tale signoria non venga accompagnata dalla protezione mafiosa e che, soprattutto, non sia associata a operazioni congiunte tra clan e trafficanti. Per dirla in altro modo, per un gruppo basato nel Lazio andare nella Locride per investire in una raffineria ha un senso strategico: oltre all’isolamento geografico, lì si è nel cuore della potenza ‘ndranghetista, ci sono contatti, alleanze possibili, il porto di Gioia Tauro.

    Ma ci sono anche dei rischi, come dice proprio uno del gruppo, se ti trovano ‘coi calabresi’ “quella è associazione a delinquere, ti danno il 41bis e ti fai vent’anni” per sottolineare il rischio di espozione alle inchieste antimafia (diverse dalle inchieste sul narcotraffico). La Calabria è terra disperata, una operazione di polizia in più o in meno è più probabile che perda nella moltitudine delle inchieste e che venga attribuita comunque alla ‘ndrangheta.

    Per la ‘ndrangheta ci sono vantaggi se altri mettono su un business: i boss locali, senza alzare un dito ma semplicemente dando un nulla osta, ci guadagnano comunque qualcosa e rimangono sovrani del territorio. Non possono offrire protezione perché magari non gliela chiedono e perché a volte non possono: ce lo insegna l’esperienza al porto di Gioia Tauro dove da anni ormai la sovranità dei clan della Piana viene esercitata senza protezione, ma solo come lascia passare. La signoria dunque non rende questo un business di ‘ndrangheta, altrimenti non si spiegherebbe l’assenza di calabresi ‘specifici’ nell’indagine, e nemmeno l’affidamento della raffineria a soggetti che si fanno scoprire perché frenetici nella ricerca dei materiali, non proprio affidabili. Resta probabile che i rapporti coi ‘calabresi’ a cui il gruppo sudamericano-laziale fa riferimento siano di appartenenza varia e non omogenea, come ormai è il traffico di stupefacenti in Calabria, mai sotto una unica regia.

    La trasformazione locale della cocaina, un salto sconvolgente

    Oltre a cozzare con la narrazione della ‘ndrangheta ‘world wide mafia’, onnipresente e onnipotente, questa analisi ci restituisce due pensieri finali.

    Uno, il guadagno qui è enorme e difficile da stimare con precisione, ma le intercettazioni offrono uno squarcio illuminante: il «presidente» colombiano spiega che acquistando un chilogrammo di cocaina «grezza» a 16.500 € e trasformandola in prodotto «cotto» è possibile rivenderla a 20.500 €, con un profitto di 4.000 € per chilogrammo. Moltiplicato per i 518 kg sequestrati nella raffineria di Sant’Agata del Bianco, si parla di oltre due milioni di euro di guadagno potenziale da una singola operazione. E questa è solo una raffineria scoperta, in un solo momento. Il business della trasformazione locale della cocaina rappresenta un salto economico e strategico di portata sconvolgente.

    E due, c’è qualcosa di ancora più inquietante che dovrebbe allarmare tutti e che invece è passato completamente in sordina. Se la Calabria diventa produttrice di cocaina – cioè se oltre a curare l’importazione della sostanza finita ora importa anche pasta di coca per raffinarla sul territorio – i danni possibili per la regione e per la nazione sono di un livello di pericolo mai visto prima. La Colombia insegna cosa significa diventare terra di produzione: violenza endemica legata al controllo delle raffinerie, infiltrazione capillare delle istituzioni per proteggere gli impianti, devastazione ambientale causata dai prodotti chimici utilizzati nel processo di raffinazione, e soprattutto la trasformazione del territorio in zona contesa tra gruppi criminali per il controllo di un business dai margini stratosferici, per una terra povera e marginale.

    La produzione locale significa radicamento permanente e militarizzazione del crimine, significa che la Calabria non è più solo un punto di transito o smistamento ma il cuore pulsante di un’industria che genera miliardi. E tutto questo sta accadendo mentre la stampa nazionale guarda altrove e la narrazione pubblica resta ancorata a schemi che non riescono più a leggere la realtà. La raffineria di Sant’Agata del Bianco non è un episodio: è un segnale di allarme che pochi sembrano voler ascoltare di come il narcotraffico cambia non solo la regione, ma anche la sua mafia.

    https://lavialibera.it/it-schede-2709-la_raffineria_di_cocaina_nella_locride_non_e_un_episodio_

    #cocaïne #Italie #Calabre #production #raffinerie #drogue #mafia #narcotrafic #Aspromonte #Bianco

  • #Ingeco_srl, l’Ing. #Raffaele_Stornaiuolo: “La #sicurezza_sul_lavoro parte dai banchi di scuola”
    https://informareonline.com/ingeco-srl-ling-raffaele-stornaiuolo-la-sicurezza-sul-lavoro-parte-

    La #tutela_ambientale è un fenomeno che, sebbene la discrepanza tra quanto se ne parli e quanto effettivamente si faccia in merito sia ancora enorme, risulta molto più attenzionato che in passato. Quello della sicurezza sul lavoro, invece, è purtroppo un sempreverde che non si scolla mai dalla lista delle peggiori vergogne del nostro paese: […] L’articolo Ingeco srl, l’Ing. Raffaele Stornaiuolo: “La sicurezza sul lavoro parte dai banchi di scuola” proviene da Informareonline, scritto da Luca Capone

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Maggio_2026 #villaricca

  • Il sorriso di Michela

    Nata in una frazione di #Mignano_Monte_Lungo (cittadina che oggi si trova in provincia di Caserta ma che all’epoca era compresa nella provincia significativamente denominata “#Terra_da_Lavoro”), fin da piccola Michelina visse di furti e di espedienti. Nel 1862 conobbe Francesco Guerra, ex soldato borbonico aggregatosi alla banda del brigante #Domenicangelo_Cecchino detto “#Rafaniello” e divenutone il capo alla morte di quest’ultimo, e ne divenne la compagna se non addirittura la sposa. Però Michelina non fu una “donna del capo” ma capo banda lei stessa.
    Le scorrerie della #banda_Guerra nella zona di Mignano durarono sette anni. Poi, nel 1868, le nuove tecniche di controinsurrezione adottate dal generale genovese #Pallavicini_di_Priola (quello che qualche anno dopo catturò Carmine Crocco), diedero i loro frutti. Il 30 agosto, imbeccati da un vecchio proprietario di Mignano lautamente ricompensato, la Guardia Nazionale comandata da un tal maggiore Lombardi e guidata da un delatore, tal Giovanni o Domenico De Cesare (lo stesso cognome della brigantessa, ironia della sorte), intercettò la banda nei pressi di una masseria, mentre imperversava un violentissimo temporale. Il Guerra e Michelina furono crivellati di colpi, sorpresi mentre insieme cercavano riparo dalla pioggia dentro il tronco cavo di un grosso albero. La stessa fine toccò ad altri due briganti.

    I corpi di Francesco Guerra, Michelina De Cesare, Francesco Orsi e Giacomo Ciccone furono esposti denudati sulla piazza di Mignano. Erano tutti così martoriati, specie quelli di Michelina e dell’Orsi, da far credere che fossero stati orribilmente torturati prima di essere uccisi, anche se delle sevizie non c’è ovviamente traccia nel rapporto del Comando Generale delle Truppe per la Repressione del Brigantaggio nelle Provincie di Terra di Lavoro, Aquila, Molise e Benevento…

    https://www.youtube.com/watch?v=1uRkSmLnYro&t=4s

    Bella ’sta storia
    E chi la sente,
    Bella la gente
    Ca la racconta
    Bella la terra
    Ca nun sâ scorda,
    Bella Michela
    Ca nun s’arrènne…

    Tu che stai lì, prigioniera, perché sei donna del Sud
    Sul tuo cuore una bandiera che non hai tradito mai
    Sul tuo viso un sorriso che per sempre porterai, porterai.

    Tu che stai lì, prigioniera, della tua fotografia
    Che il nemico ti ha scattato per la sua vigliaccheria
    Lui confuso nei trofei non si accorge di chi sei, di chi sei.

    Tu sei il sorriso di Michela e così ti metti in posa
    E il vestito che tu indossi non è un abito da sposa
    E il fucile che tu porti è un fucile vero e non una rosa.

    E sei tu che combatti la tua guerra di frontiera
    Sei il sorriso di Michela e sei tu donna del Sud
    E sei tu che difendi la tua terra di frontiera
    Donna bianca, donna nera
    E sei tu donna del Sud

    Bella ’sta storia
    E chi la sente,
    Bella la gente
    Ca la racconta
    Bella la terra
    Ca nun sâ scorda,
    Bella Michela
    Ca nun s’arrènne…

    Tu che stai lì, prigioniera, perché sei donna del Sud,
    Così bella, così fiera, nella consapevolezza
    Che più forte del brigante non può esserci che la sua brigantessa.

    Tu che stai lì, prigioniera, tu sei la fotografia
    Che ci parla di una donna che ha il sorriso di una dea,
    Che se vive, che se muore, non tradisce mai il suo amore, la sua idea.

    Tu sei il sorriso di Michela e colpisci il tuo nemico
    Col tuo sguardo di pantera ed il tuo sorriso antico
    E la sfida che tu lanci come un fiore dal balcone del tuo Sud.

    Bella ’sta storia
    E chi la sente,
    Bella la gente
    Ca la racconta
    Bella la terra
    Ca nun sâ scorda,
    Bella Michela
    Ca nun s’arrènne…

    E sei tu che combatti la tua guerra di frontiera
    Sei il sorriso di Michela
    E sei tu donna del Sud

    E sei tu che difendi la tua terra di frontiera
    Donna bianca, donna nera
    E sei tu donna del Sud.

    E sei tu che difendi la tua terra di frontiera
    Donna bianca, donna nera
    E sei tu donna del Sud.

    E sei tu che combatti la tua guerra di frontiera
    Sei il sorriso di Michela
    E sei tu donna del Sud

    E sei tu che difendi la tua terra di frontiera
    Donna bianca, donna nera
    E sei tu donna del Sud.

    Tu sei il sorriso di Michela che non ti sei mai arresa
    Sei il sorriso che combatte la retorica infinita
    Di chi ha invaso la tua terra per rubare il tuo sorriso
    E la tua vita.

    https://antiwarsongs.org/canzone.php?lang=fr&id=38947
    #chanson #musique #brigands #brigantessa #femmes #femme_brigande #Michelina_De_Cesare #Italie #Italie_du_Sud #résistance

  • Der Schah-Sohn Reza Pahlavi als ein „zweiter Selenskjj“ im Iran

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12422600

    Friendica: https://loma.ml/display/373ebf56-1969-e9ed-ae44-4eb154165475

    IsarAthener / oAnth:

    Die USA lassen nicht locker den Europäern im Konflikt am Golf um jeden Preis eine aktive Rolle aufzudrängen.

    ♲ Hans Wurst - 2026-04-23 08:55:15 GMT

    Iran: Schah-Sohn Reza Pahlavi trifft Bundestagsabgeordnete in Berlin

    https://www.msn.com/de-de/nachrichten/politik/iran-schah-sohn-reza-pahlavi-trifft-bundestagsabgeordnete-in-berlin/ar-AA21wfMN

    Monarchistische Gruppen sehen den Sohn des letzten Schahs von #Persien als politischen Anführer der iranischen Opposition. Wie groß der Rückhalt des im US-Exil lebenden Pahlavi im Land tatsächlich ist, bleibt vorerst unklar. Mit Beginn der Massenproteste im Iran im Januar forderte Pahlavi einen Machtwechsel und rief unter anderem die iranischen Sicherheitskräfte zum Überlaufen auf.
    Für seine Unterstützung des Kriegs der #USA und #Israels, der auch die iranische Zivilbevölkerung trifft, geriet er in Teilen der iranischen Gesellschaft im In- und Ausland in die Kritik. In Berlin sind auch Demonstrationen für und gegen seinen Besuch angekündigt.
    Reza Pahlavi lebt in den USA im Exil. Er hat sich für eine säkulare Demokratie im Iran ausgesprochen und stellt sich als Alternative für den Fall dar, dass die derzeitige Führung in Teheran stürzen sollte.
    Mehr als zwei Dutzend deutsch-iranische Gemeinschaften im ganzen Land haben den geplanten Besuch von Reza Pahlavi in Berlin in dieser Woche deutlich verurteilt und gewarnt, dass jede Form der Begegnung deutscher Abgeordneter mit ihm das Risiko birgt, einer zutiefst spaltenden Persönlichkeit Legitimität zu verleihen, die nicht die Bestrebungen des iranischen Volkes repräsentiert. Insbesondere iranische Kurden verweisen auf die bitteren Erinnerungen an die genozidalen Maßnahmen, die unter der Herrschaft von Reza Pahlavis Vater und Großvater verübt wurden.
    Reza Pahlavi verdanke seine Bekanntheit ausschließlich dieser berüchtigten Vergangenheit seines Vaters, eines Diktators, der 37 Jahre lang durch ein Einparteiensystem herrschte, das sich auf die berüchtigte Sicherheitsorganisation Savak stützte, politischer Gegner und Intellektuelle wurden gefoltert und getötet. Der Schah wurde schließlich durch eine große Volksrevolution gestürzt.
    Hossein Yaghoubi, Vorsitzender der Gesellschaft von Deutsch-Iranern (#GDI), erklärte: »Tatsache ist, dass sich Reza Pahlavi nicht von den gut dokumentierten Verbrechen seines Vaters distanziert hat. Noch in der vergangenen Woche in Schweden bezeichnete er die blutige Bilanz seines Vaters als Quelle des Stolzes.« Yaghoubi fügte hinzu: »Selbst die Stadt Berlin hat unmittelbare Erfahrungen mit der Repression seines Vaters gemacht.«
    Er erinnerte damit an den 2. Juni 1967, als Studentenproteste gegen den Schah gewaltsam beendet wurden. Der Student Benno Ohnesorg wurde dabei erschossen. Der 2. Juni gilt als Markstein hin zur Entwicklung der linksterroristischen #Rote_Armee_Fraktion (#RAF).
    Deutsch-iranische Stimmen betonten zudem, dass sie es als empörend empfinden, dass Reza Pahlavi wiederholt und ausdrücklich zu Krieg und militärischen Angriffen westlicher Staaten gegen Iran aufgerufen hat. Auch seine engsten Berater haben zu Angriffen auf die Infrastruktur Irans aufgerufen.
    In einem offenen Brief an Bundestagspräsidentin Julia Klöckner sowie an die Vorsitzenden der Fraktionen äußerten Unterzeichner eines offenen Briefes ihre »ernste Besorgnis« über Pahlavis Besuch. Zu den 21 Unterzeichnern zählen Joachim Rücker, ehemaliger Präsident des UN-Menschenrechtsrats, sowie Horst Teltschik, langjähriger Vorsitzender der Münchner Sicherheitskonferenz und früherer Berater von Bundeskanzler Helmut Kohl. Die Bereitstellung eines Forums für Pahlavi berge die Gefahr, »ein autoritäres politisches Modell zu legitimieren und die echten demokratischen Bestrebungen des iranischen Volkes zu untergraben«.

    #proxy

  • Procès des inculpé·es du 15 juin 2021 à Limoges - La bogue
    https://labogue.info/spip.php?article2460

    #resistance #sabotage #incendie #enedis #orange #bouygues #linky #antitech #surveillance #antiterrorisme #harcèlement #affaire_de_limoges

    Les 19 et 20 mars 2026 à Limoges, deux personnes étaient convoquées devant la justice, à la suite d’une enquête de plusieurs mois menée « avec les moyens de l’antiterrorisme » et d’un contrôle judiciaire de près de cinq ans, pour répondre d’accusations de « dégradations de biens par des moyens dangereux pour les ersonnes » et d’« association de malfaiteurs ». Les faits incriminés étaient des sabotages par incendie véhicules et antennes-relais) réalisés en opposition au déploiement du compteur Linky et de la 5G, en février 2020 et janvier 2021. Les personnes convoquées risquaient 10 ans de prison et des centaines de milliers d’euros d’amendes. Le comité de soutien et les inculpé·es ont fait de ce procès une tribune contre le numérique, qui a réuni plusieurs centaines de personnes.

    (...)

    Le vendredi 3 avril 2026, le tribunal de Limoges a rendu son délibéré concernant l’affaire du 15 juin.
    Les deux prévenus sont condamnés : l’un à une peine de 3 ans d’emprisonnement avec sursis simple, l’autre à une peine de 2 ans d’emprisonnement avec sursis simple. Ils ont en outre l’interdiction de se fréquenter pendant 3 ans. Le jugement sur les les intérêts civils (dommages intérêts) a été renvoyé au 2 septembre.
    Le comité de soutien aux inculpés considère que ces condamnations expriment la prise en compte par la justice de deux éléments essentiels :
    – d’abord, une considération pour la dureté d’un contrôle judiciaire de presque cinq ans préalable au procès, qui a constitué pour les prévenu•es une véritable « peine avant la peine », qu’il semblait juste de ne pas lourdement aggraver.
    – ensuite, le signal de la percée ô combien nécessaire et urgente dans le débat public de la principale question que soulevait ce procès : celle de la remise en question du déferlement numérique imposé, à l’œuvre dans nos sociétés depuis plusieurs dizaines d’années, source de dégâts colossaux sur l’environnement et les sociétés humaines.

    Les parties ont 10 jours pour faire appel de cette décision.

    (...)

    Victor Cachard
    auteur d’une Histoire du sabotage en deux volumes (éditions Libre), a expliqué comment le sabotage était apparu historiquement comme remède à l’action violente contre les personnes et essayant d’être plus efficace que les « bras croisés ». Le sabotage est une pratique pivot entre violence et non-violence. Cette pratique a été utilisée dans le cadre des luttes syndicales à partir de la fin du XIXe siècle. Les avocat·es (Enedis, Bouygues et Orange) des parties civiles se sont élevé·es contre cette présentation, assimilant les destructions matérielles à de la violence.

    Célia Izoard
    philosophe et journaliste, est l’autrice de plusieurs ouvrages sur le numérique (dont le dernier s’intitule La ruée minière au XXIe siècle) et traductrice de la dernière version de 1984 de Georges Orwell. Elle a dénoncé dans son intervention les effets nocifs pour la planète du déploiement de la 5G, l’exploitation minière avec les crimes et les guerres qu’elle entraîne, le gaspillage de la mise en place des Linky, et les mensonges sur l’obligation de pose du compteur.

    Jean-Michel Hupé
    chercheur en neurosciences durant 25 ans, s’est tourné ensuite vers la sociologie et a cofondé l’Atelier d’écologie politique de Toulouse (ATECOPOL). Il a rappelé tous les effets nocifs de l’IA, de la 5G et des ondes. Il soutient la nécessité de la désobéissance civile, voire du sabotage. La présidente et la procureure se sont posé des questions sur la possibilité d’invoquer « l’état de nécessité » pour justifier les actions de sabotage. Son intervention a été très attaquée par les avocats d’Enedis et de Bouygues.

    Nicolas Bérard
    journaliste à L’Âge de faire et auteur d’ouvrages sur le Linky, la 5G et le numérique, a expliqué les effets délétères de ces objets numériques sur le sommeil, la sédentarité, l’isolement, la santé mentale des jeunes. La présidente confirmait avoir suivi avec attention une émission sur la santé mentale des jeunes filles. Nicolas Bérard a regretté l’absence de prise en compte des mobilisations citoyennes.

    Karima Mersad
    enseignante chercheuse à Paris I en neurobiologie et en psychologie cognitive, a témoigné de la façon dont elle s’est rendue compte de l’apparition de symptômes perturbants pour elle (maux de tête, troubles du sommeil…). Elle a expliqué comment, de façon scientifique, elle avait étudié son environnement et progressivement compris qu’elle était victime des ondes électro-magnétiques. Elle a témoigné des difficultés vécues par les personnes électro-hypersensibles.

    Matthieu Amiech
    éditeur (éditions la Lenteur), auteur (Peut-on s’opposer à l’informatisation de nos vies ?) et contributeur régulier à la revue en ligne Terrestres : il a cité Fairtiq, une application proposée en région Occitanie qui est la seule manière d’avoir accès aux réductions sur les transports, mais exige l’utilisation d’un smartphone et de la géolocalisation. Il précisait que l’enregistrement de la plupart des trajets des citoyens était une des critiques faites au régime soviétique, alors que lorsque c’est Carole Delga (présidente de la région Occitanie) qui la met en place, il n’y pas de souci... Puis il citait le « portefeuille d’identité numérique » qui est une promesse de réunir toutes les cartes dans la même application… permettant de fait la privation de droits de manière automatique, donc le délitement complet des libertés civiles. Il donnait enfin des exemples de privations de droits sur la base de communications numériques, de messages, de relevés par des objets connectés.

    Sandrine Larizza
    salariée de France Travail au sein des services d’indemnisation des demandeurs d’emploi, a témoigné de la déshumanisation des relations avec les usagers en raison de la numérisation des services et du développement de l’IA. Elle a rappelé que selon le Défenseur des droits, une personne sur deux est en difficulté par rapport à l’accès aux services numériques.

    Romain Couillet
    est un professeur des universités, spécialiste reconnu internationalement de mathématiques appliquées dans le traitement numérique des télécommunications. Depuis 10 ans, il a pris conscience de la nocivité du développement du numérique pour les humains et la planète. Il a choisi d’arrêter ses recherches pour se consacrer aux réflexions sur les différents niveaux de refus du numérique. Il milite aussi à Stop Micro à Grenoble. Romain Couillet assimile les industriels et les chercheurs qui justifient le développement de l’IA à ceux qui niaient les dangers du tabac ou de l’amiante. Il se situe dans la filiation d’Alexander Grothendieck qui a cessé ses travaux en raison de leur usage militaire.

    Romain Couillet terminera son propos, la voix tremblante d’émotion, par l’évocation des résistant·es d’hier traité·es de terroristes qui sont aujourd’hui au Panthéon, et fera le parallèle avec ces lanceurs d’alertes jugés pour avoir essayé d’empêcher la course folle vers la destruction générale, en espérant qu’il y aura un avenir pour que dans 50 ans on puisse les réhabiliter pour ce qu’ils sont : des héros !

    Émotion dans tout le tribunal, quelques mouchoirs sortent des poches. La présidente semblera ébranlée. La procureure, de son côté, se fendra d’un rappel à l’ordre à son encontre : nous sommes dans l’enceinte d’un tribunal, et les propos de ce dernier témoin, assimilables à la justification et la promotion du sabotage, sont passibles de poursuites.
    Le tribunal était très attentif lors de ces exposés, concerné, conscient peut-être de la véracité de ces propos. La présidente semblait bienveillante à l’égard des prévenu·es et du public nombreux qui se trouvait dans la salle mais encore plus nombreux à l’extérieur.

  • Rechtsanwalt : »Das Gericht verweigert die Aufklärung« 
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1198882.daniela-klette-rechtsanwalt-das-gericht-verweigert-die-aufklaerun

    Daniela Klette - Rechtsanwalt : »Das Gericht verweigert die Aufklärung« Foto : dpa/Focke Strangmann

    La justice allemande se comporte toujours en justice de classe vindicative. Il faut condamner la dernière membre présumée survivante de la dernière génération du #RAF . Son groupe aurait dyamité le chantier de prison de Weiterstadt, grand spectacle coûteux. La justice ne pardonne jamais qu’on la prenne comme cible.

    9.4.2026 - Der Prozess gegen Daniela Klette wird voraussichtlich im Mai zu Ende gehen. Die Verteidigung kritisiert die DNA-Sachverständige als nicht objektiv

    Im Strafverfahren gegen Daniela Klette, die der RAF angehört haben soll, haben ihre Rechtsanwälte am Mittwoch insgesamt 23 Anträge gestellt. So wurde an diesem 61. Prozesstag erneut die Objektivität der polizeilichen Ermittler*innen zu den DNA-Spuren infrage gestellt. Deren Arbeitsweise entspreche nicht dem Stand wissenschaftlicher Grundlagen, so die Verteidiger.

    Rechtsanwalt Lukas Theune erklärte dazu: »Das Gericht verweigert die gebotene Aufklärung so sehr, dass nun sogar die Nebenklage beantragt hat, wenigstens die DNA-Sachverständige zur Hauptverhandlung zu laden. Nach wie vor gibt es auch keine Belege für die Trio-These der Staatsanwaltschaft. Das haben wir am Mittwoch mit mehreren Anträgen deutlich gemacht.«

    Daniela Klette wird vorgeworfen, zusammen mit zwei zur Fahndung ausgeschriebenen Männern mehrere Raubüberfälle auf Geldtransporter und Supermärkte unternommen zu haben. Mehrere Zeugen sahen allerdings drei Männer oder vier Personen am Tatort.

    Im April werden im niedersächsischen Verden die Plädoyers von Staatsanwaltschaft, Nebenklage und der Verteidigung erwartet. Auch Daniela Klette wird dann nochmals selbst das Wort ergreifen, teilten Solidaritätsgruppen im Internet mit. Das Urteil könnte dann im Mai fallen.

    »Das Gericht verweigert die gebotene Aufklärung so sehr, dass nun sogar die Nebenklage beantragt hat, wenigstens die DNA-Sachverständige zur Hauptverhandlung zu laden.«
    Lukas Theune, Rechtsanwalt

    Im Zusammenhang mit den Ermittlungen gegen Daniela Klette hat die Bundesanwaltschaft zahlreiche Zeug*innen vorgeladen. Dies kritisiert die Rote Hilfe in einer aktuellen Stellungnahme als »Einschüchterungsversuche«. Die Vorladungen seien »nicht Teil von Ermittlungsarbeit, sondern einer politischen Kampagne, die linke Aktivitäten des vergangenen Jahrhunderts dämonisieren soll«, erklärte Hartmut Brückner vom Bundesvorstand der Solidaritätsorganisation.

    Ein zweiter Prozess gegen Daniela Klette wird schon vorbereitet. Ende März hat die Bundesanwaltschaft eine Anklage erhoben. Sie wirft der 67-Jährigen die Beteiligung an drei der RAF zugeschriebenen Anschlägen zwischen 1990 und 1993 vor, darunter die Sprengung des Knast-Neubaus im hessischen Weiterstadt. nis

    #Allemagne #justice

  • C’est la France qui devra financer seule l’avion de combat du futur Rafale F5, les Émirats arabes unis ont été vexés et ne veulent plus participer au programme
    https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/defense/c-est-la-france-qui-devra-financer-seule-l-avion-de-combat-du-futur-rafale-f5

    À cause d’un désaccord avec les #Émirats_arabes_unis sur le partage de #technologies sensibles comme l’#optronique, la #France devra finalement financer seule le #Rafale #F5 ce qui pèsera sur son #budget militaire et étalera son développement dans le temps.

    #rafale_f5 #EAU

  • Dénoncer le programme - Les logiques du désengagement électoral au révélateur des privatisations du gouvernement Jospin | #Rafaël_Cos dans Revue française de science politique, 2018/2
    https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-science-politique-2018-2-page-239

    Au cours des années 1970, une configuration programmatique interne à la gauche s’était progressivement fixée qui articulait la référence au Programme commun de gouvernement (PCG) et l’ambition stratégique de dessiner un vaste secteur public. Les réformes consécutives audit « tournant de la rigueur » ont toutefois largement relégué la référence à cet emblème de la gauche, « congelant » celui-ci dans une formule négative – le « ni-ni » (ni privatisations, ni nationalisations). Plus encore, les dernières expériences gouvernementales et certains glissements doctrinaux donnent à penser que, au milieu des années 1990, de nombreux dirigeants socialistes sont disposés à remettre en cause le périmètre des entreprises nationalisées. Pour des raisons contingentes, le compromis programmatique qui se fixe au début de l’année 1997 autour de la nécessité de « stopper » les privatisations prévues par le gouvernement Balladur suspend dans l’ambiguïté les déplacements repérables durant les années précédentes. Dans ces conditions, la séquence de campagne qui succède à l’officialisation de la plateforme socialiste est investie par certains dirigeants « modernistes » comme une phase de mobilisation pour remettre en cause l’engagement officiel et installer un programme de réformes plus conforme à leurs préférences.

    [...]

    A posteriori, deux caractéristiques peuvent être isolées du bilan du gouvernement Jospin en matière de secteur public : sa nouveauté par rapport à celui des autres gouvernements de gauche, et son ampleur, y compris si on le compare à ceux des gouvernements de droite. Le gouvernement de « gauche plurielle » est le premier gouvernement de gauche français sous lequel le nombre d’entreprises appartenant au secteur public s’affaisse : celui-ci est passé de 2 510 à la fin de l’année 1997 à 1 570 au terme de l’année 2001. En retour, la mandature Jospin correspond à la séquence où le nombre d’entreprises intégrant le giron de l’État n’a jamais été aussi faible. Avec 31 milliards d’euros de recettes, le gouvernement Jospin est celui qui a retiré le plus grand bénéfice des opérations de privatisations (sans même inclure la vente de participations minoritaires). Sur les 21 entreprises figurant dans la loi de privatisation votée en 1993 sous le gouvernement Balladur, plus d’un tiers ont été privatisées sous le gouvernement Jospin (la Société marseillaise de crédit, la CNP Assurances, CIC-UIC-GAN SA, Thomson CSF, Thomson Multimédia, Aérospatiale-Matra, le Crédit Lyonnais et la Banque Hervet). En 2002, il ne reste de ces 21 entreprises qu’Air France, la SNECMA et la Caisse centrale de réassurance. La part de l’emploi public dans l’emploi salarié a régressé de plus 20 % entre 1996 et 2001. L’Insee peut alors relever que la présence de l’État dans les secteurs industriel, bancaire et assurantiel est « désormais symbolique ».

    Mais l’importance de ce bilan contraste avec la discrétion de la politique mise en œuvre. En avril 1996, un groupe de collaborateurs des députés socialistes à l’Assemblée nationale avait rédigé un texte intitulé « Privatisations : Chirac-Juppé bradent en douce ». L’un des arguments mis en avant consistait à dénoncer la « privatisation par décret », considérée comme un « blanc-seing donné au gouvernement ». De fait, il n’en fut pas différemment s’agissant des privatisations « jospiniennes ». L’ouverture du capital de France Télécom n’a pas dû faire l’objet d’aménagements réglementaires particuliers dans la mesure où le décret du 13 janvier 1997, promulgué sous le gouvernement Juppé, autorisait déjà l’État à procéder au transfert d’une partie minoritaire de son capital. Surtout, dans les mois suivants les premiers dossiers engagés, le gouvernement choisit de ne pas remettre en cause la loi de privatisations de 1993, qui prévoyait la vente du capital de 21 entreprises. En conséquence, les cessions d’actifs, majoritaires ou non, de GAN SA, Thomson-CSF, Thomson Multimédia, Air France, Aérospatiale ou le Crédit Lyonnais ont toutes été réalisées par décret. Cet ensemble de logiques fait écho à la manière dont C. Pierret [secrétaire d’État à l’Industrie fabiusien], en entretien, appréhende sa stratégie de réforme :

    « Pourvu que je puisse faciliter ces évolutions sans qu’elles ne suscitent de vagues, ni à l’égard du groupe socialiste au Parlement, des groupes socialistes au Sénat et à l’Assemblée, ni à l’égard des Verts, ni à l’égard des communistes, j’avais carte blanche pour... être suffisamment diplomate pour que les choses se fassent sans qu’elles attirent de critiques. C’est-à-dire la plupart du temps sans qu’elles attirent excessivement le regard. Et comme ça, nous avons pu faciliter les évolutions, par les contacts avec les organisations syndicales, avec les élus locaux. [...] La concertation étant acquise, les objectifs étant précisés, sans bruit, sans déclaration de presse, sans rien, on a pu faciliter des évolutions qui, si elles avaient été mises sur la place publique, avec les drapeaux qui claquent au vent, auraient été immédiatement un enjeu politique. [...] Nous avons été ceux qui, dans toute l’histoire de la République, avons le plus privatisé. Personne ne s’en est aperçu ; alors qu’on l’a fait au grand jour, c’était pas caché ! Mais on a fait en sorte que tout se passe bien. »

    Cette volonté de ne pas politiser un enjeu autrefois particulièrement clivant a en partie pu prospérer du fait du caractère fragmenté de cette politique d’ensemble – chaque décision renvoyant à des dossiers particuliers et à des rapports de forces localisés. Certaines opérations ont également été morcelées dans le temps : un an après la mise sur le marché d’un premier bloc du capital de France Télécom, la part publique de celui-ci tombe à 62,34 %, puis à 55 % en décembre 2000. Surtout, ce caractère morcelé interagit avec d’autres composantes de l’agenda gouvernemental. L’année 1998 apparaît rétrospectivement comme la période où le nombre d’entreprises publiques vendues est le plus élevé – y compris depuis 1988 –, mais correspond également à une phase où l’attention politique et médiatique se focalise, dans un contexte de retour à la croissance (elle est de 1,4 % en 1996, 2,3 % en 1997 et 3,6 % en 1998), sur la préparation du passage aux 35 heures. L’agenda médiatique se déconnecte ainsi de l’agenda sectoriel des privatisations.

    Alors que, dans le cadre de cette première séquence, la conduite d’un ensemble de réformes à haute charge symbolique avait contribué à « noyer » les différentes opérations de cession d’actifs, l’échéance de l’élection présidentielle conduit néanmoins à moduler la politique d’ouverture du capital. Le calendrier des opérations de cession renvoie en effet ici à l’analyse de R. Kent Weaver, selon laquelle la proximité des élections peut conditionner la conduite des réformes envisagées. La configuration de l’époque se rapproche d’une forme d’« évitement de la sanction », soit l’objectif de neutraliser les coûts imputables à une mesure dont on anticipe l’impopularité. Au niveau global, et d’après les données de l’Insee, le nombre de ventes d’entreprises est ainsi passé de 471 en 1998 à aucune en 2002.

    [...]

    Car si la « variable partisane » ne permet pas de rendre raison du bilan du gouvernement Jospin (pas plus du reste que la « variable coalitionnelle »), ce n’est pas non plus – ou pas uniquement – du côté de « contraintes exogènes » exerçant depuis le dehors du parti que l’on peut trouver le ressort ultime de cette logique de désengagement électoral. Une telle lecture reviendrait en effet à devoir assumer deux postulats qui ne résistent pas à l’analyse : le premier consisterait à penser l’articulation entre partis et politiques publiques selon un schéma séquentiel trop rigide (un parti se dote d’un programme avant que ses représentants gouvernementaux ne mesurent son caractère impraticable) ; le second consisterait à interpréter le programme comme une vitrine transparente des préférences partisanes, là où il s’agit plus souvent de la transcription d’un rapport de forces interne et circonstancié. En ce sens, lier la sociologie de l’action publique à celle des partis consiste non seulement à prendre la mesure des contraintes multiformes avec lesquelles doivent bricoler les représentants d’un gouvernement, mais aussi à prendre sociologiquement au sérieux les mobilisations programmatiques (que font les acteurs lorsqu’ils font un programme ?) et à être plus attentif à l’espace de luttes que constituent ces mobilisations programmatiques.

    [...]

    Penser les déplacements des préférences politiques des dirigeants socialistes au prisme des rapports de forces internes au Parti conduit à nourrir une hypothèse qui paraît valoir au-delà du gouvernement Jospin. Le mandat Hollande semble en effet confirmer que, sous certains aspects, l’exercice du pouvoir de la gauche de gouvernement a moins été vécu sous le régime de la contrainte exercée par le contexte néolibéral, qu’il n’a été perçu par sa faction moderniste comme un accès à un ensemble de ressources (positions dominantes, instruments réglementaires, technologies symboliques, etc.) susceptibles de favoriser certaines orientations programmatiques – orientations qui, de toute évidence, apparaissaient plus délicates à assumer dans le cadre de la démocratie partisane.

    #parti_socialiste #ps #lionel_jospin #privatisations #programme

  • Des missiles pour Hitler au Dôme de fer d’Israël : l’usine Volkswagen d’Osnabrück en Allemagne va-t-elle être reconvertie ?
    https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/4807000486269/des-missiles-pour-hitler-au-dome-de-fer-israelien-l-usine-volkswagen-d-osn


    Le système de défense antiaérienne israélien Dôme de Fer intercepte une salve de roquettes tirées depuis la bande de Gaza, illuminant le ciel nocturne d’Ashkelon (Israël), le 9 octobre 2023.

    L’ancienne usine de fabrication de missiles V1 pour la Wehrmacht de Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale va-t-elle être utilisée pour fabriquer des composants du système israélien de défense aérienne « Dôme de fer » ? C’est le destin ironique qui pourrait arriver à l’usine d’Osnabrück (en Allemagne) de Volkswagen, actuellement en difficulté.

    Selon des informations du Financial Times, Volkswagen est en effet en pourparlers avec l’entreprise israélienne #Rafael en vue d’un accord qui modifierait la production de l’usine, passant des voitures à la défense antimissile.

    Les deux sociétés espèrent sauver l’ensemble des 2 300 emplois de l’usine qui était menacée de fermeture. Elles ont aussi l’ambition de vendre ces systèmes aux gouvernements européens. Le gouvernement allemand soutient activement la proposition, selon une source du Financial Times. Ce partenariat avec Rafael marquerait un retour majeur vers l’armement pour Volkswagen. Le groupe avait notamment produit le V1 et des véhicules militaires pendant la Seconde Guerre mondiale.

    90 % d’interception
    Le « Dôme de fer », qui n’est qu’un élément du système de défense israélien même s’il en est devenu le symbole, a intercepté des milliers de roquettes depuis sa mise en service en 2011, offrant une protection essentielle en période de conflit.

    Il a été largement utilisé pour protéger les sites militaires et civils des tirs fréquents de projectiles en provenance notamment de Gaza et du Liban. Israël a d’abord développé seul le « Dôme de fer » après la guerre du Liban de 2006, avant d’être rejoint par les États-Unis, qui ont apporté leur savoir-faire en matière de défense et des milliards de dollars de soutien financier. Le système a un taux d’interception d’environ 90 %, selon Rafael, qui a participé à sa conception.

    En décembre 2024, Volkswagen a annoncé qu’il allait supprimer plus de 35 000 emplois en Allemagne d’ici à 2030 et réduire sa production dans le pays. L’entreprise avait alors annoncé que l’usine d’Osnabrück ne devrait plus produire de véhicules après mi-2027, en vue d’un « autre usage » de l’usine, sans préciser lequel. Le groupe s’était alors mis à la recherche d’un repreneur.

    Coopération militaire israélo-allemande
    Volkswagen souffre du ralentissement des ventes et de la concurrence chinoise. Ses modèles à batterie, peu attractifs, freinent sa transition vers l’électrique alors que les coûts salariaux restent élevés.

    Israël et l’Allemagne ont renforcé leur coopération en matière de défense ces derniers mois et ont signé en janvier un pacte de sécurité visant à développer leur collaboration dans les domaines de la lutte contre le terrorisme et de la cyberdéfense.

    En décembre, l’Allemagne a approuvé une extension de contrat de 3,1 milliards de dollars (2,94 milliards d’euros) pour le système de défense antimissile balistique Arrow 3, de fabrication israélienne et développé avec le soutien des États-Unis.
    Un porte-parole de VW a déclaré au Financial Times que l’entreprise était en discussion avec « divers acteurs du marché » mais qu’il n’y avait « actuellement aucune décision ou conclusion concrète concernant l’orientation future » du site d’Osnabrück.

  • La crescita senza più confini di #Vivenda

    La società di ristorazione traina con i suoi numeri il gruppo #La_Cascina. Protagonista del “progetto Albania” sui migranti promosso dal Governo Meloni
    Un fatturato che passa da 300 a 334 milioni di euro tra il 2024 e il 2025 con 51 milioni di pasti serviti e oltre ottomila dipendenti, 1.890 in più nel giro di dodici mesi.

    Questi freddi numeri descrivono la crescita della #Vivenda_Spa, colosso della ristorazione che da Palermo a Milano conta 150 unità locali e fa parte del gruppo La Cascina le cui aziende macinano un appalto dopo l’altro in tutta Italia. Si tratta di una compagine societaria storicamente vicino a #Giulio_Andreotti poi finita coinvolta nell’inchiesta “#Mafia_capitale” e oggi vicino all’attuale governo guidato da #Giorgia_Meloni che ha accompagnato nell’avventura dei centri per migranti previsti dal protocollo Italia-Albania gestiti da #Medihospes, cooperativa che è parte del gruppo. Per capire il presente facciamo un salto indietro al 2003.

    Siamo a Bari e la cooperativa La Cascina finisce al centro di un’inchiesta della Procura per le forniture avariate a scuole, caserme, ospedali e università pugliesi. Fanno notizia non solo alcune delle frasi intercettate dagli investigatori -che vanno da, come riporta il manifesto, “se ‘sta carne la diamo ai leoni dello zoosafari, muoiono” a “stai attento con la trielina, ancora li fai morire, i cristiani”- ma il quadro generale ricostruito dall’indagine che dà conto della qualità scadente del cibo fornito. Un terremoto giudiziario che colpisce i vertici aziendali, con i dirigenti #Salvatore_Menolascina, #Emilio_Fusco Roussier (attuale vicepresidente di #Anir_Confindustria) #Camillo_Aceto (oggi presidente della cooperativa Medihospes), #Gabriele_Scotti e #Ivan_Perrone che finiscono ai domiciliari, poi revocati.

    Nel 2004 a Roma viene registrata in Camera di commercio la #Vivenda_Spa che prende il timone del settore della ristorazione. La spinta iniziale arriva anche dalla holding pubblica #Sviluppo_Italia Spa (oggi #Invitalia) guidata da #Ferruccio_Ferranti, vicino ad Alleanza nazionale, che acquisisce il 30% della nuova società investendo dieci milioni di euro. La sede individuata per Vivenda Spa è la stessa de La Cascina: il complesso di via Francesco Antolisei 25 a Roma dove ha le radici il gruppo societario.

    I dipendenti totali del gruppo La Cascina sono 14mila. Le aziende che compongono il gruppo (La Cascina costruzioni Srl, Vivenda Spa e Medihospes) fatturano oltre 600 milioni di euro l’anno

    Quell’indirizzo in quel periodo è anche sede del giornale “Trenta giorni”, diretto da Andreotti, il cui busto accoglie nei primi anni i fornitori che si recano nella sede per firmare i contratti. Insieme alla Dc l’impulso iniziale per fondare il gruppo arriva da #Comunione_e_liberazione dato che La Cascina nasce, nel 1978, per volere di don #Giacomo_Tantardini, guida romana del movimento, e di alcuni studenti universitari che volevano aprire una #mensa per i colleghi.

    Vivenda Spa nel 2025 ha superato la quota di ottomila dipendenti, 1.890 in più rispetto al 2024. È attiva in 150 città italiane

    Le fotografie di via Antolisei finiscono su tutti i giornali nell’estate 2015 quando per Vivenda Spa e La Cascina arriva un provvedimento interdittivo “quale soggetto economico le cui figure apicali risultano partecipi ad accordi di natura corruttiva” nell’ambito dell’indagine “Mafia capitale”. Per l’allora prefetto di Roma Franco Gabrielli è necessaria la nomina di due commissari per salvaguardare la continuità dei servizi garantiti dalle società, dai richiedenti asilo ai senza dimora fino alla ristorazione con 12mila persone assistite e 37 milioni di pasti garantiti annualmente.

    Nel settembre 2015 quattro dirigenti della cooperativa patteggiano pene da due anni e sei mesi a due anni e otto mesi mettendo a disposizione della procura 400mila euro, l’equivalente della corruzione contestata. Nel luglio 2016, il Tribunale di Roma dichiara “reciso ogni rapporto con ambienti criminali” e revoca dopo un anno l’amministrazione giudiziaria. Passano dodici mesi -siamo nel maggio 2017- e si chiude anche il capitolo processuale barese. Menolascina e Fusco vengono assolti “perché il fatto non sussiste” da un’accusa di falso mentre per gli altri reati contestati di truffa e frode -a loro due insieme ad altri 15 imputati- scatta la prescrizione.

    I giudici della Corte d’Appello, come riportato da la Repubblica, parlano di violazioni “innumerevoli, gravi e ampiamente riscontrate dalle prove documentali e testimoniali acquisite” e del fatto che fornitori e dirigenti de La Cascina “erano pienamente consapevoli delle merci di qualità scadente o comunque prive degli indispensabili requisiti igienici” e “non solo non interrompevano immediatamente i rapporti con il fornitore ma addirittura tendevano a coprirlo”. All’epoca l’avvocato degli imputati dichiarò: “Un processo più di interesse mediatico che giudiziario”. Era Francesco Paolo Sisto del Foro di Bari, oggi viceministro della Giustizia.

    Il vento gira e le società del gruppo cominciano a macinare appalti. Compresa la Vivenda Spa che negli ultimi quattro anni è passata dall’assorbire il 3,5% delle quote di mercato del settore della ristorazione al 5,4%, posizionandosi dietro alle “regine” Cir Food, Gruppo Serenissima, Camst, Dussmann Service e Sodexo. Accanto alle mense, però, l’azienda implementa anche l’attività legata alla ristorazione. In collaborazione con la #Cooperativa_Solidarietà_e_lavoro, Vivenda gestisce poi i dieci ristoranti “#Maxelà” diffusi in tutta Italia. Quello più famoso si trova a Roma in piazza delle Coppelle noto per le assidue frequentazioni di deputati e senatori ma anche per gli incontri più “riservati”, come quello tra Giorgia Meloni e Letizia Moratti durante le trattative per la nomina del presidente della Repubblica. Non c’è però solo la ristorazione.

    Dal 2022 sono state incorporate in Vivenda le società #La_Cascina_global_service Srl, #Turigest Srl e #Global_cri Srl con l’obiettivo di garantire anche servizi di pulizia, gestione e manutenzione delle aree verdi oltre che logistica. Inoltre la società romana controlla anche #La_Cascina_costruzioni Srl, attiva nel settore edilizio che tra il 2022 e il 2023 ha visto crescere il suo fatturato del 700%, raggiungendo i 188 milioni di euro. Fino al 15 aprile 2022 a guida dell’azienda c’era l’attuale assessore alla Salute della Regione Basilicata #Cosimo_Latronico, ex parlamentare in quota centrodestra tra il 2013 e il 2018, che nel 2015 ha aderito al partito “#Conservatori_e_riformisti” fondato da #Raffaele_Fitto, oggi vicepresidente della Commissione europea con delega alla coesione e alle riforme.

    Per capire il “peso” di Vivenda serve ancora dar conto delle attività della Cooperativa sociale Medihospes, braccio operativo del gruppo nei servizi socioassistenziali, soprattutto per persone migranti e senza dimora, che ha fatturato più di 179 milioni di euro nel 2024 gestendo servizi in tutta Italia. E non solo: nel maggio 2024 Medihospes si è aggiudicata la gestione per 133 milioni di euro dei centri di detenzione voluti dal Governo Meloni in Albania. Proprio dove, pochi mesi dopo la vittoria dell’appalto, anche Vivenda ha aperto una sua sede locale. Con 14mila dipendenti e più di 600 milioni di euro il gruppo La Cascina non conosce ormai più confini.

    https://altreconomia.it/la-crescita-senza-piu-confini-di-vivenda
    #restauration #Albanie #Italie

  • Au secours | France services
    https://www.france-services.gouv.fr

    Je vais devoir renoncer à mes droits à la formation car je n’ai pas de téléphone et je n’en veux pas. En effet, j’ai obligation de créer une identité numérique et de me connecter+ avec france+ et un qrcode sur téléphone pour faire ma demande.

    J’étais déjà connectée avec france connect impots mais ça leur suffit toujours pas.

    Quelle sacré bande de salopards.
    #controle_social #vivement_la_mort #fichage #fascisme_en_marche

    • Pourtant c’est simple :

      Comment faire mes démarches sur Guichet Unique Entreprise si je ne remplis pas les conditions pour utiliser FranceConnect+ ?

      –—

      S’authentifier via FranceConnect ou INPI Connect, télécharger la synthèse PDF, la signer électroniquement avec une solution de signature avancée, réimporter le document signé, puis cliquer sur le bouton approprié.

    • Et sinon, emprunter un téléphone ami juste le temps de faire la demande ?

      Ensuite tu vires FranceConnect+ dudit téléphone.

    • ah merde, j’ai fermé l’onglet sans faire attention et donc mon post en écriture avant de l’envoyer, grumpf je vais faire plus court duc oup

      Non @olaf, ce n’est pas du tout mon propos. Je ne veux pas un palliatif. Je veux comprendre comment personne n’est vent debout contre ce fichage avec un seul identifiant numérique.

    • @olaf j’ai effectué cette démarche pour le très relou Identité Numérique (La poste).
      Mais 1. si la personne utilise déjà son téléphone pour le meme service, ton utilisation du même téléphone sera impossible.
      2. il faut un téléphone avec une carte SIM (car c’est un vecteur d’identification), donc pas juste un smartphone de fond de tiroir.
      Je suppose que c’est pareil avec FranceConnect+ .

      3. et si on en a une 2ème fois besoin, je suis quasi sur qu’il n’est pas possible de changer de téléphone (un autre ami) sans une procédure lourde de désassociation du premier.

    • Compte personnel de formation : le gouvernement coupe brutalement le robinet | Alternatives Economiques
      https://www.alternatives-economiques.fr/compte-personnel-de-formation-le-gouvernement-coupe-brutalement-le-robinet/00117924

      En 2025, plus de 40 000 dossiers ont été financés pour obtenir des certifications attestant de la maîtrise d’Excel ou dans l’édition de sites internet

    • Retour d’expérience sur le verrouillage du CFP.
      J’ai postulé à l’université de Toulouse pour une formation qui m’intéressait et me donnait un diplôme universitaire en 6 mois et démarrait ce 26 mars.
      Pour cela j’ai fourni des documents comme la copie de mon passeport, j’ai aussi accédé à la plateforme mon compte de formation en passant par le site des impôts et le système de reconnaissance franceconnect.
      Mon dossier a été accepté en commission et le secrétariat de l’université m’a indiqué au téléphone que je n’avais rien à faire que cliquer sur « demander un devis » sur la page qui présentait la formation sur mon compte CFP.
      C’est là que commencent les barbelés numériques, il me faut une identification différente nommée franceconnect+ pour continuer et donc :
      – un scan de ma pièce d’identité
      – un smartphone androïd uniquement avec l’application dessus
      – une carte vitale ou une certification SS du compte amélie
      Je sais que c’est parfaitement illégal d’obliger à cela et que légalement il doit y avoir forcément une alternative.
      Connaissant mes droits, je ne renonce pas, et je passe par un bureau de france services, ça me prend l’après midi. Sauf qu’ils ne connaissent pas d’alternatives et que le mot #CNIL ne leur dit rien. De plus, aucun n’est assermenté pour valider ma pièce d’identité. Je fais un cours à la cantonade sur l’informatique et les libertés avant qu’un des gars m’imprime de nouvelles obligations : plus besoin de smartphone mais c’est bien marqué un mois de délai pour avoir un éventuel retour alors que je dois valider ma demande de devis le soir même.
      Je repars dépitée avec la photocopie en main, mais je ne veux pas renoncer à cette formation, j’achète une carte sim prépayée pour valider cette saloperie de qrcode via l’appli.
      Je retourne sur le site de la CFP, et je me rends compte que je n’ai pas de compte amelie et que même si je cède sur ces multiples fichages, il me faudra attendre le délai d’activation du compte de securite sociale. Mais le pire c’est que le bouton ’demander un devis’ a disparu avant la fin du délai.

      Voila comment j’ai fini par abandonner cette formation qui devait utiliser les 3000 euros de mon compte personnel de formation professionnelle.
      Dommage, je ne pourrais pas servir la france en créant et animant des réseaux pour la transition, c’est balo hein. La discriminatiom numérique et leurs saloperies de fichage permet donc d’éliminer celleux qui ne veulent pas passer par les fourches caudines du macronisme numérique et de conserver le fric dans les caisses.

  • Pourquoi le gouvernement veut rapatrier l’hébergement des données de santé des Français

    L’exécutif cherche un nouvel hébergeur pour sa plateforme de données médicales des Français. Jusqu’alors stockées par Microsoft, elles risquaient de tomber entre les mains des autorités américaines.

    https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/pourquoi-le-gouvernement-veut-rapatrier-lhebergement-des-donnees-de-sante
    https://www.liberation.fr/resizer/v2/OCXHPJXAQJA3TPIUTXYKVO6I2E.jpg?auth=b3f97cf9f7b6fa6f2283d5dbd3afd2bd63859

    C’est sûr que c’est hype sécure d’avoir confier toutes les données de santé confidentielles de toustes les habitant·es de france à Bill Gates un vrai capitaliste verreux nourri à la mysanthropie de la tech.
    Faudra aussi penser à retirer le traitement informatique par IA des fichiers de sécurité intérieur de chacune de ses habitant·es de france aux américains. On n’y est pas encore. Macron redistribue le ruissellement à ses amis.

    Bon libé, faudra aussi te trouver des journalistes pour écrire des choses plus intelligentes, pas des journalistes qui te serinent le baratin du gouvernement. Tu peux balayer la sécurité informatique (qui n’existe pas) et passer au choses sérieuses. Par exemple le pactole que retirent les assurances des données de santé.

  • Greece a testing ground for smart surveillance technologies

    Europe is rapidly building an AI-ready smart-border regime — bankrolled by the EU, pushed by Germany and tested in Greece. Defense and security firms are among the biggest winners. Much of it is unfolding under the radar, with safeguards for people on the move lagging behind.

    Border guards patrolling Greece’s frontier with North Macedonia to prevent irregular crossings have long relied on an unusual early-warning system: the storks nesting on a bridge over the Axios River. When the birds suddenly scatter, officers know someone is likely moving in the bushes below – usually migrants trying to slip out of Greece and head toward Northern Europe. Soon, their role will be obsolete.

    Smart border technology, cameras and drones, will take their place – tireless, unblinking, and financed by Brussels. Greece plans to extend the high-tech surveillance model it built along the Evros land border with Turkey – designed to stop asylum seekers entering the European Union – to its northern frontier. The aim this time is to seal the exit routes used for secondary movement toward Western Europe.

    What is being planned here is part of a broader shift driven by Berlin, Brussels and Athens: Germany wants fewer arrivals, the EU is funding new technologies, and Greece has become the test bed for Europe’s AI-enabled border regime.

    This cross-border investigation by Solomon, Die Tageszeitung (Germany), SWI Swissinfo (Switzerland) and Inkstick Media (US) took us to eight countries – including on-the-ground reporting in seven – and involved interviews with more than two dozen officials, insiders and frontline officers. We also reviewed hundreds of pages of public and internal documents, freedom-of-information request responses, procurement records and technical documentation. Taken together, the findings show how Europe is rapidly building a smart border system, who profits from it, and what risks it creates. Among the key findings:

    - How Brussels’ efforts to seal the Balkan route, combined with Berlin’s demand to curb onward movement to Germany, are driving the expansion of Greece’s new border architecture;

    – Previously unpublished details about Greece’s plan to replicate the “Evros model” – the high-tech fence-and-sensor system along the Turkish land border – at its northern borders with North Macedonia and Albania;

    - How E-Surveillance, the EU-funded program backing Greece’s new automated border monitoring, reflects a wider European trend: powerful systems advancing with vague data rules and thin public oversight;

    - How defense giants, security firms, university labs and research institutions, backed by an influential Brussels lobby, profit from a new ecosystem of EU-funded border projects.

    Drones and AI at the border

    Last September, senior EU border officials attended an internal meeting to be briefed on innovation at the headquarters of Frontex, the EU border agency, in Warsaw. According to participants, a Frontex-tested drone surveillance network was presented. It featured vertical-take-off (V-BAT) drones hovering along the Bulgarian-Turkish border, transmitting real-time video to a command hub where the system alerted the police about migrant-crossing attempts and “criminal activities.”

    One of the contractors is Shield AI. The California-based company is run by a former Navy SEAL, Brandon Tseng. Tseng claimed that the 60-day pilot in Bulgaria – a country which, like Greece, is accused of systematically violating asylum seeker rights – significantly reduced irregular border crossings and crime, citing Bulgarian officials. Shield AI declined to answer questions about the system, its deployment, costs, or data use. Frontex confirmed in a written response that the pilot demonstrated a prevention effect “contributing to a visible reduction or temporary stop of criminal activities,” adding that the deployment had “comprehensive fundamental-rights safeguards” and that the preventive effect was “an indirect outcome.”

    Such pilots illustrate the agency’s strategy for deploying “next-generation European border surveillance capabilities” across the EU’s external frontiers – and how pilots can be hard to distinguish from operational deployments.

    Frontex has also created an internal AI Hub and an AI Roundtable to identify which of the agency’s AI systems could be classified as “high-risk” under the EU AI Act. According to the regulation, systems used in migration, asylum and border control management “affect persons who are often in particularly vulnerable positions” and should, “in no circumstances,” be used either to circumvent asylum seeker rights such as through surveillance-assisted pushbacks, in which people located with the help of drones and sensors are forced back across the border before they can apply for international protection.

    Frontex stated that it “does not operate or deploy high-risk AI systems.” Greece’s Hellenic Coast Guard also said it “does not operate artificial-intelligence systems” and that all procurements include data-protection clauses — even as it acknowledged using EU-provided “electronic platforms which have an AI mechanism.” The Coast Guard declined to specify which platforms it uses, citing the confidential nature of this information and the need to protect operations.

    The choice of words is not accidental, as authorities prefer to talk about “algorithms,” “automation” or “innovation,” says Dr. Niovi Vavoula, an Associate Professor and Chair in Cyber Policy at the University of Luxembourg. “They hide behind broader words to avoid scrutiny and to keep systems upgradeable without relabelling them as AI.”

    The European Commission has said that, contrary to deployed systems, research pilots remain outside the full legal framework — a distinction that Vavoula calls increasingly untenable. Pilots at live borders now closely resemble operations, yet are still shielded from full transparency, data protection impact assessments and public scrutiny. In her view, once such systems are tested on real people in uncontrolled, active operations (as in the Bulgaria pilot), “we are past the purely testing research phase” and any research exceptions “shouldn’t be applicable”.

    The Evros Model Goes North

    Such concerns are often dismissed at a time when migration has been reframed as a security threat across Europe. “Everything to do with borders is being more and more exempt from democratic oversight, accountability, transparency,” said Bram Vranken, a researcher at Corporate Europe Observatory, a Brussels-based watchdog tracking tech and defense lobbying.

    This new narrative is evident in the replication of the “Evros model” — the high-tech fence-and-sensor system Greece installed along its border with Turkey to spot and stop irregular migration, equipped with long-range cameras, thermal sensors, drones, and central command hubs.

    Under the EU’s €35.4 million“E-Surveillance” program, Greece is bringing the Evros system to its northern borders.

    Meeting minutes and technical and other documents reviewed for this investigation detail plans for Mobile Incident-Management Centers: 4×4 vehicles with thermal cameras, drones, and encrypted communications systems, operating alongside new fixed surveillance sites and feeding real-time alerts to regional and national command centers.

    Internal documents describe these units as “essential” for monitoring blind spots where “no other advanced electronic or automated surveillance systems” exist.

    Tender documents reviewed by our team include broad secrecy clauses and stiff penalties for disclosure – standard, officials say, for national security contracts. But the same documents are thin on key safeguards: for example, daytime footage has a 15-day deletion limit, but no such explicit rule exists for thermal images. Encryption and auditing requirements are exhaustive, while privacy and data protections for people caught in the system are not.

    Dr. Vavoula calls this a “second black box”: technical opacity layered with legal omissions.

    In Evros, the system has proven effective in deterring asylum seekers from reaching EU soil, according to Greek and EU officials, as shown in a previous Solomon investigation. Which is why Evros is now more of a blueprint than a test site: the same technology used to keep migrants out of Europe will be used to keep them inside Greece, limiting movement toward the Balkans and beyond.

    For years, Greece resisted EU pressure to bolster checks at its northern exits. After a scathing 2021 Schengen evaluation, the EU demanded upgrades. The new system is expected to be fully operational in 2027. Police sources briefed on the plans say the system will automate what once depended on human observation: a crossing detected on thermal camera, auto-tracked by drone, and relayed to a rapid-response unit.
    Ample funding and political pressure

    Greece’s northern frontier has long served as a quiet exit route for people trying to reach Western Europe via the Balkan corridor, and Greek policy was to tolerate the movement to a degree, seeing it as a way to ease pressure inside the country.

    Greece’s new rush to secure those exits is partly driven by German pressure, according to Greek migration and security officials involved in the deliberations. Berlin has taken one of Europe’s hardest lines on migration, tightening asylum rules and insisting on tougher border controls across the bloc.

    When Germany’s new chancellor, Friedrich Merz, met Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis in May 2025, the message was blunt: “Secondary migration from Greece to Germany must decrease. Returns must increase.” Germany received over 25,000 asylum applications in 2024 from people already recognized as refugees in Greece.

    Asked by this investigation whether the German Interior Ministry could confirm that it was putting pressure on Greece, the official line was: “The Federal Government supports measures that contribute to an effective protection of the EU’s external borders and the fight against inhumane smuggling.”

    A senior Greek official summed up the dynamics: “Brussels wants results. Berlin wants fewer arrivals. Athens delivers both – it is that simple.” The political pressure is palpable, driven by the fact that migration remains one of the top voter concerns across much of Europe.
    Smart border winners

    The EU money at stake is vast. For 2021-2027, Greece has over €1.5 billion in EU Home Affairs funding at its disposal. Greece’s border allocation (BMVI) is the largest in the EU. Its Home Affairs package is second only to Germany’s.

    Our investigation found that much of it is earmarked for surveillance and automation:

    – a unified maritime surveillance system using radars, cameras and patrol vessels;

    - new surveillance equipment;

    - encrypted police communications in border zones;

    - offshore patrol vessels with Vertical Take-Off and Landing (VTOL) drones;

    - €100 million to extend and equip the Evros fence.

    Greek officials say one of the goals is full coverage of the land border with Turkey through a mix of personnel and high-tech detection systems. Some 2,000 border guards are currently deployed there, assisted “by technology, equipment, the fence, which is an important means of deterrence,” said Michalis Chrisochoidis, Greece’s civil protection minister.

    Spending on high-tech deterrence dwarfs investment in search and rescue or services for asylum seekers. A Solomon investigation found that just €600,000 (or 0,07 percent) of total EU border management funding to Greece was earmarked for search and rescue. In October 2025 the Greek Migration Ministry decided to cut spending and benefits for asylum related services by a hefty 30 percent.

    Across the EU, member states plan to spend less than 0.04 percent of their border funds on assistance and protection for people on the move, funnelling nearly all resources into infrastructure and surveillance.
    A corporate windfall

    Defense and security companies are major beneficiaries of Europe’s border-security boom.

    Shield AI, the US company behind the Bulgaria pilot, sells its V-BAT drones not only to Greece but also to the Netherlands and the US Coast Guard and Navy.

    Israeli defense giants, long embedded in Europe’s border-security market, are also deeply involved. Israel’s Aerospace Industries (IAI) and Elbit Systems – the country’s biggest defense company – provide Heron and Hermes drones to Frontex and Greece, including for the monitoring of vessels departing Libya for Crete.

    In 2023, IAI acquired Greece’s Intracom Defense (IDE), embedding Israeli industry inside Greece’s defense ecosystem. Other Israeli companies — including Aeronautics and Rafael — supply UAVs, sensors and analytics to Greek and EU missions. Earlier investigations have documented the reach of Israeli-made surveillance tools in Europe’s border systems and in Greek refugee camps, with companies tied to Israel’s defense sector providing key software and hardware.

    Greek firms profit too. Construction giant GEK Terna helped extend the Evros fence; Space Hellas led a multi-million expansion of the Automated Border Surveillance System in Evros; And companies like ESA Security and Byte delivered the “smart” camp monitoring systems (Centaur and Hyperion).

    Behind the contracts is a powerful lobbying network in Brussels. A web of interlocking associations – including ASD (representing Europe’s aerospace, security and defense industries); EOS (the security-industry association); and ECSO (set up in 2016 as the European Commission’s cybersecurity public-private partner) – pushes for a tech-first agenda and more public money for security R&D. Industry figures often rotate across associations advising the Commission.
    The Great Tech Bazaar

    At a major defense expo in Athens last spring, the future of Europe’s border control was on full display: radar-fusion platforms, AI powered camera networks, “heat maps” predicting migration flows. Startups pitched tools that blur the line between civil and military tech – a trend encouraged by EU policy. Even the European Commission had a booth. Its Joint Research Centre is heavily involved in, among other things, migration-route forecasts.

    The line between civilian and military tech is increasingly blurred. Programs like the EU Defense Innovation Scheme bring start-ups, companies, research centers and universities into defense and policing supply chains, creating a pipeline where tools built for commercial use are quickly turned into surveillance products.

    One example is ROBORDER, an EU-funded project to build a “fully-functional autonomous border surveillance system.” Its consortium spanned major research institutions — including the center for Research and Technology Hellas, the University of Athens and a German R&D behemoth (the Fraunhofer Society) — as well as NATO and Greece’s Defense Ministry. The project’s results then fed into REACTION, the EU-funded AI border surveillance program coordinated by Greece’s Migration Ministry. Due by the end of 2025, it promises an “automated picture” of Greek land and sea borders for early warning and response.

    Beyond winning contracts, the real prize, according to experts, is data. Dr. Vavoula said migration has become “a primary testing ground” for harvesting mass amounts of personal data that can be used to train AI models predicting movements or “riskiness” — with huge potential for bias.
    EU “set on” AI

    The EU sets the technological direction, funds it, and expects member states to align. Greece has become one of the most enthusiastic adopters.

    The EU’s Integrated Border Management Strategy is backed by the €6.7 billion BMVI fund (2021–27), while Horizon Europe adds hundreds of millions for security and border-tech research.

    Greece is building its own AI-powered surveillance hub, THORAX – a nearly €49 million system fusing radar, drone, and sensor data from the army, police and coast guard, using machine learning to flag and deal with threats.

    In 2025, the Commission proposed tripling overall home-affairs funding to €81 billion for 2028–2034, including €15.4 billion for border management, €12 billion for migration and €11.9 billion for Frontex. One of the explicit goals is to “fully digitalise border control management” and modernise law-enforcement capacities.

    Lobbying has played a key role: Companies like Airbus, Thales, Leonardo and Indra lobbied for a unified security market and then won many of the resulting contracts.

    “The EU is set on the idea of imposing AI in border management,” said Theofanis Papadopoulos, head of Greece’s Managing Authority for Migration and Home Affairs Funds. “They make these calls, fully oriented toward AI and e-surveillance. They provide funding, launch calls with this very specific orientation and this gives reason for the Member States to move towards this direction.”

    Minutes from a meeting of the committee that oversees how Greece uses EU migration and home-affairs funds confirm it: a Hellenic Police official described an integrated surveillance system as “a requirement of the European Commission” for closing the northwest route and curbing secondary migration.

    Similar tools are already being tested outside the EU — including in Britain, where a Home Office pilot using facial-age estimation algorithms on asylum seekers, uncovered through freedom-of-information requests, has raised concerns about bias and reliability and the checkered track record of some of the companies involved.
    The Human Cost

    Hans Leijtens, the executive director of Frontex, has said cutting-edge technologies can “sav[e] lives that otherwise may have been lost.” The Commission has argued they will enhance efficiency while respecting fundamental rights.

    But on the ground, the record is troubling. In June 2023, an overcrowded fishing vessel carrying hundreds of migrants from Libya sank inside Greece’s search and rescue zone. The deadliest shipwreck in the Mediterranean in recent history unfolded in plain view of Europe’s surveillance systems — not for lack of sensors or aircraft, but amid what critics describe as a failure of political will. In a written response, the Hellenic Coast Guard insisted its primary mission is the protection of life at sea, noting that its crews have rescued more than 268,000 people in over 6,500 incidents.

    Rights groups warn that “technology contributes to the growing trend of human rights violations at borders,” and that drones and cameras frequently support pushbacks and abuse. “These tools are not trained to show compassion,” Dr. Vavoula cautions. At the border, she added, the rationale is deterrence, not protection.

    Safeguards remain minimal. Tender files for Greece’s E-surveillance program this investigation reviewed are detailed on technical requirements but vague on oversight, data retention, or remedies.

    Insiders described the paperwork involved in data protection impact assessments as box-ticking exercises.

    In 2024, Greece’s Data Protection Authority issued a record fine on the country’s Migration Ministry for deploying two EU-funded camp surveillance systems without proper safeguards – violations first exposed by Solomon journalists.

    Other EU projects show similar weaknesses. Nestor, a “next generation” pre-frontier surveillance system detecting movements well before people reach the EU’s borders, relied heavily on self-assessment, with an ethics board made up mostly of consortium members, according to documents reviewed for this investigation. The European Commission said that the project was evaluated by independent experts through the European Research Executive Agency.

    Stergios Aidinlis, associate professor of AI law at the University of Durham, argues that ethics and legal oversight in such programs can be “too formalistic” and warns about the potential conflicts of interest when governments or companies are the ones doing the oversight, as in the case of NESTOR, where the Athens-based, state-affiliated Center for Security Studies heads the ethics advisory board. The center declined to comment.

    From Warsaw’s conference rooms to the Evros riverbanks the same trend appears: systems are expanding faster than the safeguards meant to govern them. Across Europe, billions in public money are flowing into an increasingly automated border infrastructure. Oversight and projections, officials and experts acknowledge, have not kept pace.

    https://wearesolomon.com/mag/format/investigation/greece-a-testing-ground-for-smart-surveillance-technologies
    #Grèce #surveillance #technologie #test #smart_borders #frontières_intelligentes #AI #IA #intelligence_artificielle #complexe_militaro-industriel #Evros #frontières #migrations #réfugiés #business #drones #Axios #Macédoine_du_Nord #externalisation #modèle_Evros #e-surveillance #Frontex #V-BAT #Shield_AI #Brandon_Tseng #murs #barrières_frontalières #route_des_Balkans #mouvements_secondaires #Israel’s_Aerospace_Industries (#IAI) #Elbit_Systems #Heron #Hermes #Intracom_Defense (#IDE) #Aeronautics #Rafael #GEK_Terna #Space_Hellas #ESA_Security #Leonardo #Byte #Centaur #Hyperion #ASD #EOS #ECSO #vidéosurveillance #Defense_Innovation_Scheme #ROBORDER #Fraunhofer_Society #REACTION #Integrated_Border_Management_Strategy #Horizon_Europe #BMVI #THORAX #radar #Airbus #Thales #Indra #lobby

  • Puntata del 18/11/2025@0
    https://radioblackout.org/podcast/puntata-del-18-11-2025

    Il primo argomento della puntata è stato quello della #logistica, infatti in compagnia telefonica di #Andrea_Bottalico, abbiamo parlato del suo ultimo libro “Logistica in Italia. Merci, lavoro e conflitti”. Approfittando della prossima presentazione del testo edito da Carocci Editore a Torino presso la sede di USB, ripercorriamo assieme all’ autore il particolare sviluppo nel […]

    #aggressione #Comitato_Cittadini_e_Lavoratori_Liberi_e_Pensanti #comparto_tessile #Euroingro #ilva #inquinamento #Napoli_Monitor #presentazione_libro #Raffaele_Cataldi #salute #sudd_cobas #Taranto
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/11/F_m_18_11_Andrea-Bottalico-su-presentazione-libro-sulla-logistica-a-T

  • #Mauritanie : près de 2 000 « retours volontaires » ont eu lieu depuis le début de l’année

    Le nombre de « retours volontaires » depuis la Mauritanie se multiplie depuis cette année. Selon l’OIM, près de 2 000 exilés ont été ramenés dans leur pays depuis janvier 2025. Le double par rapport à toute l’année 2024.

    Le nombre de retours volontaires depuis la Mauritanie explose. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, entre janvier et septembre, 1 754 migrants ont bénéficié d’un « retour volontaire ». Un chiffre auquel il faut ajouter les 200 migrants rapatriés le 21 octobre dernier.

    Au total, au moins 1 954 migrants ont pu être ramenés chez eux via un « retour volontaire » depuis la Mauritanie. Un chiffre qui a doublé par rapport à l’année 2024. L’année dernière, 995 « retours volontaires » ont été opérés par l’OIM.

    Une majorité de Guinéens

    À l’intérieur de ces vols, on retrouve majoritairement des Guinéens. Depuis le mois d’août, ils ont occupé au moins 762 places, selon nos informations confirmées par l’OIM.

    Ils ont été rapatriés à bord de 4 #vols organisés cet été. Le 5 août, 190 migrants, dont 111 enfants, ont bénéficié d’un « retour volontaire ». Le 2 septembre, 195 migrants (107 enfants et 55 femmes) sont montés à bord d’un vol charter de l’OIM. Quelques semaines plus tard, le 23 septembre, il y avait 177 Guinéens, dont 36 femmes et 120 enfants, à bord du vol. Et enfin, le 21 octobre, ce sont 200 migrants, dont 90 enfants et 53 femmes, qui ont été rapatriés.

    « Les conditions sécuritaires deviennent trop difficiles »

    Cette hausse des demandes de « retours volontaires » est notamment due aux conditions de vie des migrants en Mauritanie, selon une source dans le pays à InfoMigrants. « Les conditions sécuritaires deviennent trop difficiles. Les contrôles ne s’arrêtent jamais et la police va jusqu’à rentrer dans les maisons pour arrêter des gens », raconte cette même source qui souhaite rester anonyme.

    Selon elle, « près de 2 000 demandes de ’retours volontaires’ de Guinéens sont encore en attente ». « Les prochains prochains retours volontaires assistés sont en cours de planification et préparation », nous explique l’OIM.

    Il évoque également des difficultés avec les #visas, « extrêmement compliqués à obtenir », notamment à cause de la nouvelle législation adoptée en début d’année.

    Il y a trois mois, c’est la communauté sénégalaise en Mauritanie qui dénonçait les mêmes #mauvais_traitements. « Nous sommes un peu perturbés, étonnés et franchement fatigués des rafles qui se multiplient du jour au lendemain », expliquait Oumar Ndaw, le vice-président de la Fédération des associations et groupements des Sénégalais en Mauritanie.

    « Globalement, nous observons une augmentation générale des demandes », acquiesce l’organisation onusienne. Se basant sur « des témoignages recueillis auprès des migrants assistés », elle complète : « Plusieurs d’entre eux évoquent des changements dans la politique migratoire en Mauritanie qui pourraient avoir influencé leur décision de retour ». Mais « ces éléments restent à approfondir dans le cadre d’une analyse plus structurée », ajoute l’OIM.

    Le traitement des migrants a également été dénoncé par l’ONU. Au terme d’une visite de dix jours en Mauritanie en septembre, le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’Homme des migrants, Gehad Madi, a exhorté Nouakchott à « respecter les norme internationales en matière de droits humains ».

    « Au cours de ma visite, j’ai entendu des témoignages faisant état de cas d’#arrestations_arbitraires, de #détentions prolongées dans des conditions difficiles et d’#expulsions_collectives sans évaluation individuelle ni accès à une assistance juridique », avait-il déclaré Gehad Madi dans un communiqué. « Je suis également préoccupé par la situation des #femmes et des #enfants migrants, particulièrement exposés aux risques de #violence, de #séparation_familiale et de #vulnérabilité accrue. »

    Politique migratoire durcie

    Pour lutter contre l’immigration irrégulière, la Mauritanie serre la vie depuis le début de l’année, période à laquelle une vaste campagne d’expulsions de migrants avait été mené. Elle avait mené à l’expulsion de plus de 28 000 personnes durant les six premiers mois de l’année, selon le gouvernement Mauritanien.

    Un tournant qui s’explique notamment car la Mauritanie, vaste pays désertique situé sur la côte atlantique ouest-africaine, est devenue le principal lieu de départ des canots arrivés aux #Canaries, selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras. Au cours de l’année 2024, 46 843 exilés ont atteint l’archipel espagnol situé au large des côtes marocaines, du jamais vu.

    Ainsi, inquiète de voir cette route migratoire se réactiver, l’Union européenne a signé un #accord avec le pays en 2024. Au programme : renforcement de la #coopération entre agences, démantèlement des réseaux de passeurs, construction de #centres_de_rétention et délégation des contrôles, le tout grâce à une enveloppe de 210 millions d’euros accordée au pays saharien.

    Et depuis, le nombre de migrants arrivant aux Canaries depuis l’Afrique de l’Ouest a drastiquement chuté. Moins de 14 000 personnes sont arrivées aux Canaries cette années, soit une baisse de 59%.

    Interrogé par l’ONG Human Rights Watch en août, le gouvernement mauritanien « rejette catégoriquement les allégations de torture, de discrimination raciale ou de violations systématiques des droits des migrants ». Il a cité les mesures récentes prises pour améliorer le respect des droits, notamment l’"interdiction stricte des expulsions collectives" et les nouvelles #Procédures_Opérationnelles_Standard (#POS) adoptées en mai 2025 pour réglementer les débarquements et la « prise en charge » des migrants, avec des garanties solides en matière de droits et de protection.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/67716/mauritanie--pres-de-2-000-retours-volontaires-ont-eu-lieu-depuis-le-de

    #retours_volontaires #IOM #OIM #chiffres #statistiques #externalisation #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #rafles

    ping @6donie @reka

    –-

    voir aussi :
    Mauritania once again deports a large number of migrants
    https://seenthis.net/messages/1115330

  • #Santé des femmes : rattraper le temps perdu
    5 émissions radio !

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-grand-reportage/sante-des-femmes-rattraper-le-temps-perdu-7139410

    #podcast

    Au départ de ce Grand Reportage, il y a une dissonance. D’un côté, les questions de santé des femmes sont de plus en plus mis en lumière, comme l’endométriose et la ménopause. De l’autre, les témoignages de patientes qui déplorent un manque d’écoute et de prise en charge persistent toujours.
    Avec

    Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche honoraire à l’Institut Pasteur de Paris, et membre du Comité d’éthique de l’Inserm où elle est co-fondatrice du groupe « Genre et recherches en santé »

    De cette tension est née l’envie de comprendre : que sait-on vraiment de la santé des femmes aujourd’hui et à quoi la recherche s’intéresse désormais ?

    Où tu apprends, entre autres, que le #travail de #nuit des #femmes augmente de 28% le risque de cancer du sein. (cf 52:35)

    #précarité #famille_monoparentale #france #médecine