• Dénoncer le programme - Les logiques du désengagement électoral au révélateur des privatisations du gouvernement Jospin | #Rafaël_Cos dans Revue française de science politique, 2018/2
    https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-science-politique-2018-2-page-239

    Au cours des années 1970, une configuration programmatique interne à la gauche s’était progressivement fixée qui articulait la référence au Programme commun de gouvernement (PCG) et l’ambition stratégique de dessiner un vaste secteur public. Les réformes consécutives audit « tournant de la rigueur » ont toutefois largement relégué la référence à cet emblème de la gauche, « congelant » celui-ci dans une formule négative – le « ni-ni » (ni privatisations, ni nationalisations). Plus encore, les dernières expériences gouvernementales et certains glissements doctrinaux donnent à penser que, au milieu des années 1990, de nombreux dirigeants socialistes sont disposés à remettre en cause le périmètre des entreprises nationalisées. Pour des raisons contingentes, le compromis programmatique qui se fixe au début de l’année 1997 autour de la nécessité de « stopper » les privatisations prévues par le gouvernement Balladur suspend dans l’ambiguïté les déplacements repérables durant les années précédentes. Dans ces conditions, la séquence de campagne qui succède à l’officialisation de la plateforme socialiste est investie par certains dirigeants « modernistes » comme une phase de mobilisation pour remettre en cause l’engagement officiel et installer un programme de réformes plus conforme à leurs préférences.

    [...]

    A posteriori, deux caractéristiques peuvent être isolées du bilan du gouvernement Jospin en matière de secteur public : sa nouveauté par rapport à celui des autres gouvernements de gauche, et son ampleur, y compris si on le compare à ceux des gouvernements de droite. Le gouvernement de « gauche plurielle » est le premier gouvernement de gauche français sous lequel le nombre d’entreprises appartenant au secteur public s’affaisse : celui-ci est passé de 2 510 à la fin de l’année 1997 à 1 570 au terme de l’année 2001. En retour, la mandature Jospin correspond à la séquence où le nombre d’entreprises intégrant le giron de l’État n’a jamais été aussi faible. Avec 31 milliards d’euros de recettes, le gouvernement Jospin est celui qui a retiré le plus grand bénéfice des opérations de privatisations (sans même inclure la vente de participations minoritaires). Sur les 21 entreprises figurant dans la loi de privatisation votée en 1993 sous le gouvernement Balladur, plus d’un tiers ont été privatisées sous le gouvernement Jospin (la Société marseillaise de crédit, la CNP Assurances, CIC-UIC-GAN SA, Thomson CSF, Thomson Multimédia, Aérospatiale-Matra, le Crédit Lyonnais et la Banque Hervet). En 2002, il ne reste de ces 21 entreprises qu’Air France, la SNECMA et la Caisse centrale de réassurance. La part de l’emploi public dans l’emploi salarié a régressé de plus 20 % entre 1996 et 2001. L’Insee peut alors relever que la présence de l’État dans les secteurs industriel, bancaire et assurantiel est « désormais symbolique ».

    Mais l’importance de ce bilan contraste avec la discrétion de la politique mise en œuvre. En avril 1996, un groupe de collaborateurs des députés socialistes à l’Assemblée nationale avait rédigé un texte intitulé « Privatisations : Chirac-Juppé bradent en douce ». L’un des arguments mis en avant consistait à dénoncer la « privatisation par décret », considérée comme un « blanc-seing donné au gouvernement ». De fait, il n’en fut pas différemment s’agissant des privatisations « jospiniennes ». L’ouverture du capital de France Télécom n’a pas dû faire l’objet d’aménagements réglementaires particuliers dans la mesure où le décret du 13 janvier 1997, promulgué sous le gouvernement Juppé, autorisait déjà l’État à procéder au transfert d’une partie minoritaire de son capital. Surtout, dans les mois suivants les premiers dossiers engagés, le gouvernement choisit de ne pas remettre en cause la loi de privatisations de 1993, qui prévoyait la vente du capital de 21 entreprises. En conséquence, les cessions d’actifs, majoritaires ou non, de GAN SA, Thomson-CSF, Thomson Multimédia, Air France, Aérospatiale ou le Crédit Lyonnais ont toutes été réalisées par décret. Cet ensemble de logiques fait écho à la manière dont C. Pierret [secrétaire d’État à l’Industrie fabiusien], en entretien, appréhende sa stratégie de réforme :

    « Pourvu que je puisse faciliter ces évolutions sans qu’elles ne suscitent de vagues, ni à l’égard du groupe socialiste au Parlement, des groupes socialistes au Sénat et à l’Assemblée, ni à l’égard des Verts, ni à l’égard des communistes, j’avais carte blanche pour... être suffisamment diplomate pour que les choses se fassent sans qu’elles attirent de critiques. C’est-à-dire la plupart du temps sans qu’elles attirent excessivement le regard. Et comme ça, nous avons pu faciliter les évolutions, par les contacts avec les organisations syndicales, avec les élus locaux. [...] La concertation étant acquise, les objectifs étant précisés, sans bruit, sans déclaration de presse, sans rien, on a pu faciliter des évolutions qui, si elles avaient été mises sur la place publique, avec les drapeaux qui claquent au vent, auraient été immédiatement un enjeu politique. [...] Nous avons été ceux qui, dans toute l’histoire de la République, avons le plus privatisé. Personne ne s’en est aperçu ; alors qu’on l’a fait au grand jour, c’était pas caché ! Mais on a fait en sorte que tout se passe bien. »

    Cette volonté de ne pas politiser un enjeu autrefois particulièrement clivant a en partie pu prospérer du fait du caractère fragmenté de cette politique d’ensemble – chaque décision renvoyant à des dossiers particuliers et à des rapports de forces localisés. Certaines opérations ont également été morcelées dans le temps : un an après la mise sur le marché d’un premier bloc du capital de France Télécom, la part publique de celui-ci tombe à 62,34 %, puis à 55 % en décembre 2000. Surtout, ce caractère morcelé interagit avec d’autres composantes de l’agenda gouvernemental. L’année 1998 apparaît rétrospectivement comme la période où le nombre d’entreprises publiques vendues est le plus élevé – y compris depuis 1988 –, mais correspond également à une phase où l’attention politique et médiatique se focalise, dans un contexte de retour à la croissance (elle est de 1,4 % en 1996, 2,3 % en 1997 et 3,6 % en 1998), sur la préparation du passage aux 35 heures. L’agenda médiatique se déconnecte ainsi de l’agenda sectoriel des privatisations.

    Alors que, dans le cadre de cette première séquence, la conduite d’un ensemble de réformes à haute charge symbolique avait contribué à « noyer » les différentes opérations de cession d’actifs, l’échéance de l’élection présidentielle conduit néanmoins à moduler la politique d’ouverture du capital. Le calendrier des opérations de cession renvoie en effet ici à l’analyse de R. Kent Weaver, selon laquelle la proximité des élections peut conditionner la conduite des réformes envisagées. La configuration de l’époque se rapproche d’une forme d’« évitement de la sanction », soit l’objectif de neutraliser les coûts imputables à une mesure dont on anticipe l’impopularité. Au niveau global, et d’après les données de l’Insee, le nombre de ventes d’entreprises est ainsi passé de 471 en 1998 à aucune en 2002.

    [...]

    Car si la « variable partisane » ne permet pas de rendre raison du bilan du gouvernement Jospin (pas plus du reste que la « variable coalitionnelle »), ce n’est pas non plus – ou pas uniquement – du côté de « contraintes exogènes » exerçant depuis le dehors du parti que l’on peut trouver le ressort ultime de cette logique de désengagement électoral. Une telle lecture reviendrait en effet à devoir assumer deux postulats qui ne résistent pas à l’analyse : le premier consisterait à penser l’articulation entre partis et politiques publiques selon un schéma séquentiel trop rigide (un parti se dote d’un programme avant que ses représentants gouvernementaux ne mesurent son caractère impraticable) ; le second consisterait à interpréter le programme comme une vitrine transparente des préférences partisanes, là où il s’agit plus souvent de la transcription d’un rapport de forces interne et circonstancié. En ce sens, lier la sociologie de l’action publique à celle des partis consiste non seulement à prendre la mesure des contraintes multiformes avec lesquelles doivent bricoler les représentants d’un gouvernement, mais aussi à prendre sociologiquement au sérieux les mobilisations programmatiques (que font les acteurs lorsqu’ils font un programme ?) et à être plus attentif à l’espace de luttes que constituent ces mobilisations programmatiques.

    [...]

    Penser les déplacements des préférences politiques des dirigeants socialistes au prisme des rapports de forces internes au Parti conduit à nourrir une hypothèse qui paraît valoir au-delà du gouvernement Jospin. Le mandat Hollande semble en effet confirmer que, sous certains aspects, l’exercice du pouvoir de la gauche de gouvernement a moins été vécu sous le régime de la contrainte exercée par le contexte néolibéral, qu’il n’a été perçu par sa faction moderniste comme un accès à un ensemble de ressources (positions dominantes, instruments réglementaires, technologies symboliques, etc.) susceptibles de favoriser certaines orientations programmatiques – orientations qui, de toute évidence, apparaissaient plus délicates à assumer dans le cadre de la démocratie partisane.

    #parti_socialiste #ps #lionel_jospin #privatisations #programme

  • Des missiles pour Hitler au Dôme de fer d’Israël : l’usine Volkswagen d’Osnabrück en Allemagne va-t-elle être reconvertie ?
    https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/4807000486269/des-missiles-pour-hitler-au-dome-de-fer-israelien-l-usine-volkswagen-d-osn


    Le système de défense antiaérienne israélien Dôme de Fer intercepte une salve de roquettes tirées depuis la bande de Gaza, illuminant le ciel nocturne d’Ashkelon (Israël), le 9 octobre 2023.

    L’ancienne usine de fabrication de missiles V1 pour la Wehrmacht de Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale va-t-elle être utilisée pour fabriquer des composants du système israélien de défense aérienne « Dôme de fer » ? C’est le destin ironique qui pourrait arriver à l’usine d’Osnabrück (en Allemagne) de Volkswagen, actuellement en difficulté.

    Selon des informations du Financial Times, Volkswagen est en effet en pourparlers avec l’entreprise israélienne #Rafael en vue d’un accord qui modifierait la production de l’usine, passant des voitures à la défense antimissile.

    Les deux sociétés espèrent sauver l’ensemble des 2 300 emplois de l’usine qui était menacée de fermeture. Elles ont aussi l’ambition de vendre ces systèmes aux gouvernements européens. Le gouvernement allemand soutient activement la proposition, selon une source du Financial Times. Ce partenariat avec Rafael marquerait un retour majeur vers l’armement pour Volkswagen. Le groupe avait notamment produit le V1 et des véhicules militaires pendant la Seconde Guerre mondiale.

    90 % d’interception
    Le « Dôme de fer », qui n’est qu’un élément du système de défense israélien même s’il en est devenu le symbole, a intercepté des milliers de roquettes depuis sa mise en service en 2011, offrant une protection essentielle en période de conflit.

    Il a été largement utilisé pour protéger les sites militaires et civils des tirs fréquents de projectiles en provenance notamment de Gaza et du Liban. Israël a d’abord développé seul le « Dôme de fer » après la guerre du Liban de 2006, avant d’être rejoint par les États-Unis, qui ont apporté leur savoir-faire en matière de défense et des milliards de dollars de soutien financier. Le système a un taux d’interception d’environ 90 %, selon Rafael, qui a participé à sa conception.

    En décembre 2024, Volkswagen a annoncé qu’il allait supprimer plus de 35 000 emplois en Allemagne d’ici à 2030 et réduire sa production dans le pays. L’entreprise avait alors annoncé que l’usine d’Osnabrück ne devrait plus produire de véhicules après mi-2027, en vue d’un « autre usage » de l’usine, sans préciser lequel. Le groupe s’était alors mis à la recherche d’un repreneur.

    Coopération militaire israélo-allemande
    Volkswagen souffre du ralentissement des ventes et de la concurrence chinoise. Ses modèles à batterie, peu attractifs, freinent sa transition vers l’électrique alors que les coûts salariaux restent élevés.

    Israël et l’Allemagne ont renforcé leur coopération en matière de défense ces derniers mois et ont signé en janvier un pacte de sécurité visant à développer leur collaboration dans les domaines de la lutte contre le terrorisme et de la cyberdéfense.

    En décembre, l’Allemagne a approuvé une extension de contrat de 3,1 milliards de dollars (2,94 milliards d’euros) pour le système de défense antimissile balistique Arrow 3, de fabrication israélienne et développé avec le soutien des États-Unis.
    Un porte-parole de VW a déclaré au Financial Times que l’entreprise était en discussion avec « divers acteurs du marché » mais qu’il n’y avait « actuellement aucune décision ou conclusion concrète concernant l’orientation future » du site d’Osnabrück.

  • Greece a testing ground for smart surveillance technologies

    Europe is rapidly building an AI-ready smart-border regime — bankrolled by the EU, pushed by Germany and tested in Greece. Defense and security firms are among the biggest winners. Much of it is unfolding under the radar, with safeguards for people on the move lagging behind.

    Border guards patrolling Greece’s frontier with North Macedonia to prevent irregular crossings have long relied on an unusual early-warning system: the storks nesting on a bridge over the Axios River. When the birds suddenly scatter, officers know someone is likely moving in the bushes below – usually migrants trying to slip out of Greece and head toward Northern Europe. Soon, their role will be obsolete.

    Smart border technology, cameras and drones, will take their place – tireless, unblinking, and financed by Brussels. Greece plans to extend the high-tech surveillance model it built along the Evros land border with Turkey – designed to stop asylum seekers entering the European Union – to its northern frontier. The aim this time is to seal the exit routes used for secondary movement toward Western Europe.

    What is being planned here is part of a broader shift driven by Berlin, Brussels and Athens: Germany wants fewer arrivals, the EU is funding new technologies, and Greece has become the test bed for Europe’s AI-enabled border regime.

    This cross-border investigation by Solomon, Die Tageszeitung (Germany), SWI Swissinfo (Switzerland) and Inkstick Media (US) took us to eight countries – including on-the-ground reporting in seven – and involved interviews with more than two dozen officials, insiders and frontline officers. We also reviewed hundreds of pages of public and internal documents, freedom-of-information request responses, procurement records and technical documentation. Taken together, the findings show how Europe is rapidly building a smart border system, who profits from it, and what risks it creates. Among the key findings:

    - How Brussels’ efforts to seal the Balkan route, combined with Berlin’s demand to curb onward movement to Germany, are driving the expansion of Greece’s new border architecture;

    – Previously unpublished details about Greece’s plan to replicate the “Evros model” – the high-tech fence-and-sensor system along the Turkish land border – at its northern borders with North Macedonia and Albania;

    - How E-Surveillance, the EU-funded program backing Greece’s new automated border monitoring, reflects a wider European trend: powerful systems advancing with vague data rules and thin public oversight;

    - How defense giants, security firms, university labs and research institutions, backed by an influential Brussels lobby, profit from a new ecosystem of EU-funded border projects.

    Drones and AI at the border

    Last September, senior EU border officials attended an internal meeting to be briefed on innovation at the headquarters of Frontex, the EU border agency, in Warsaw. According to participants, a Frontex-tested drone surveillance network was presented. It featured vertical-take-off (V-BAT) drones hovering along the Bulgarian-Turkish border, transmitting real-time video to a command hub where the system alerted the police about migrant-crossing attempts and “criminal activities.”

    One of the contractors is Shield AI. The California-based company is run by a former Navy SEAL, Brandon Tseng. Tseng claimed that the 60-day pilot in Bulgaria – a country which, like Greece, is accused of systematically violating asylum seeker rights – significantly reduced irregular border crossings and crime, citing Bulgarian officials. Shield AI declined to answer questions about the system, its deployment, costs, or data use. Frontex confirmed in a written response that the pilot demonstrated a prevention effect “contributing to a visible reduction or temporary stop of criminal activities,” adding that the deployment had “comprehensive fundamental-rights safeguards” and that the preventive effect was “an indirect outcome.”

    Such pilots illustrate the agency’s strategy for deploying “next-generation European border surveillance capabilities” across the EU’s external frontiers – and how pilots can be hard to distinguish from operational deployments.

    Frontex has also created an internal AI Hub and an AI Roundtable to identify which of the agency’s AI systems could be classified as “high-risk” under the EU AI Act. According to the regulation, systems used in migration, asylum and border control management “affect persons who are often in particularly vulnerable positions” and should, “in no circumstances,” be used either to circumvent asylum seeker rights such as through surveillance-assisted pushbacks, in which people located with the help of drones and sensors are forced back across the border before they can apply for international protection.

    Frontex stated that it “does not operate or deploy high-risk AI systems.” Greece’s Hellenic Coast Guard also said it “does not operate artificial-intelligence systems” and that all procurements include data-protection clauses — even as it acknowledged using EU-provided “electronic platforms which have an AI mechanism.” The Coast Guard declined to specify which platforms it uses, citing the confidential nature of this information and the need to protect operations.

    The choice of words is not accidental, as authorities prefer to talk about “algorithms,” “automation” or “innovation,” says Dr. Niovi Vavoula, an Associate Professor and Chair in Cyber Policy at the University of Luxembourg. “They hide behind broader words to avoid scrutiny and to keep systems upgradeable without relabelling them as AI.”

    The European Commission has said that, contrary to deployed systems, research pilots remain outside the full legal framework — a distinction that Vavoula calls increasingly untenable. Pilots at live borders now closely resemble operations, yet are still shielded from full transparency, data protection impact assessments and public scrutiny. In her view, once such systems are tested on real people in uncontrolled, active operations (as in the Bulgaria pilot), “we are past the purely testing research phase” and any research exceptions “shouldn’t be applicable”.

    The Evros Model Goes North

    Such concerns are often dismissed at a time when migration has been reframed as a security threat across Europe. “Everything to do with borders is being more and more exempt from democratic oversight, accountability, transparency,” said Bram Vranken, a researcher at Corporate Europe Observatory, a Brussels-based watchdog tracking tech and defense lobbying.

    This new narrative is evident in the replication of the “Evros model” — the high-tech fence-and-sensor system Greece installed along its border with Turkey to spot and stop irregular migration, equipped with long-range cameras, thermal sensors, drones, and central command hubs.

    Under the EU’s €35.4 million“E-Surveillance” program, Greece is bringing the Evros system to its northern borders.

    Meeting minutes and technical and other documents reviewed for this investigation detail plans for Mobile Incident-Management Centers: 4×4 vehicles with thermal cameras, drones, and encrypted communications systems, operating alongside new fixed surveillance sites and feeding real-time alerts to regional and national command centers.

    Internal documents describe these units as “essential” for monitoring blind spots where “no other advanced electronic or automated surveillance systems” exist.

    Tender documents reviewed by our team include broad secrecy clauses and stiff penalties for disclosure – standard, officials say, for national security contracts. But the same documents are thin on key safeguards: for example, daytime footage has a 15-day deletion limit, but no such explicit rule exists for thermal images. Encryption and auditing requirements are exhaustive, while privacy and data protections for people caught in the system are not.

    Dr. Vavoula calls this a “second black box”: technical opacity layered with legal omissions.

    In Evros, the system has proven effective in deterring asylum seekers from reaching EU soil, according to Greek and EU officials, as shown in a previous Solomon investigation. Which is why Evros is now more of a blueprint than a test site: the same technology used to keep migrants out of Europe will be used to keep them inside Greece, limiting movement toward the Balkans and beyond.

    For years, Greece resisted EU pressure to bolster checks at its northern exits. After a scathing 2021 Schengen evaluation, the EU demanded upgrades. The new system is expected to be fully operational in 2027. Police sources briefed on the plans say the system will automate what once depended on human observation: a crossing detected on thermal camera, auto-tracked by drone, and relayed to a rapid-response unit.
    Ample funding and political pressure

    Greece’s northern frontier has long served as a quiet exit route for people trying to reach Western Europe via the Balkan corridor, and Greek policy was to tolerate the movement to a degree, seeing it as a way to ease pressure inside the country.

    Greece’s new rush to secure those exits is partly driven by German pressure, according to Greek migration and security officials involved in the deliberations. Berlin has taken one of Europe’s hardest lines on migration, tightening asylum rules and insisting on tougher border controls across the bloc.

    When Germany’s new chancellor, Friedrich Merz, met Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis in May 2025, the message was blunt: “Secondary migration from Greece to Germany must decrease. Returns must increase.” Germany received over 25,000 asylum applications in 2024 from people already recognized as refugees in Greece.

    Asked by this investigation whether the German Interior Ministry could confirm that it was putting pressure on Greece, the official line was: “The Federal Government supports measures that contribute to an effective protection of the EU’s external borders and the fight against inhumane smuggling.”

    A senior Greek official summed up the dynamics: “Brussels wants results. Berlin wants fewer arrivals. Athens delivers both – it is that simple.” The political pressure is palpable, driven by the fact that migration remains one of the top voter concerns across much of Europe.
    Smart border winners

    The EU money at stake is vast. For 2021-2027, Greece has over €1.5 billion in EU Home Affairs funding at its disposal. Greece’s border allocation (BMVI) is the largest in the EU. Its Home Affairs package is second only to Germany’s.

    Our investigation found that much of it is earmarked for surveillance and automation:

    – a unified maritime surveillance system using radars, cameras and patrol vessels;

    - new surveillance equipment;

    - encrypted police communications in border zones;

    - offshore patrol vessels with Vertical Take-Off and Landing (VTOL) drones;

    - €100 million to extend and equip the Evros fence.

    Greek officials say one of the goals is full coverage of the land border with Turkey through a mix of personnel and high-tech detection systems. Some 2,000 border guards are currently deployed there, assisted “by technology, equipment, the fence, which is an important means of deterrence,” said Michalis Chrisochoidis, Greece’s civil protection minister.

    Spending on high-tech deterrence dwarfs investment in search and rescue or services for asylum seekers. A Solomon investigation found that just €600,000 (or 0,07 percent) of total EU border management funding to Greece was earmarked for search and rescue. In October 2025 the Greek Migration Ministry decided to cut spending and benefits for asylum related services by a hefty 30 percent.

    Across the EU, member states plan to spend less than 0.04 percent of their border funds on assistance and protection for people on the move, funnelling nearly all resources into infrastructure and surveillance.
    A corporate windfall

    Defense and security companies are major beneficiaries of Europe’s border-security boom.

    Shield AI, the US company behind the Bulgaria pilot, sells its V-BAT drones not only to Greece but also to the Netherlands and the US Coast Guard and Navy.

    Israeli defense giants, long embedded in Europe’s border-security market, are also deeply involved. Israel’s Aerospace Industries (IAI) and Elbit Systems – the country’s biggest defense company – provide Heron and Hermes drones to Frontex and Greece, including for the monitoring of vessels departing Libya for Crete.

    In 2023, IAI acquired Greece’s Intracom Defense (IDE), embedding Israeli industry inside Greece’s defense ecosystem. Other Israeli companies — including Aeronautics and Rafael — supply UAVs, sensors and analytics to Greek and EU missions. Earlier investigations have documented the reach of Israeli-made surveillance tools in Europe’s border systems and in Greek refugee camps, with companies tied to Israel’s defense sector providing key software and hardware.

    Greek firms profit too. Construction giant GEK Terna helped extend the Evros fence; Space Hellas led a multi-million expansion of the Automated Border Surveillance System in Evros; And companies like ESA Security and Byte delivered the “smart” camp monitoring systems (Centaur and Hyperion).

    Behind the contracts is a powerful lobbying network in Brussels. A web of interlocking associations – including ASD (representing Europe’s aerospace, security and defense industries); EOS (the security-industry association); and ECSO (set up in 2016 as the European Commission’s cybersecurity public-private partner) – pushes for a tech-first agenda and more public money for security R&D. Industry figures often rotate across associations advising the Commission.
    The Great Tech Bazaar

    At a major defense expo in Athens last spring, the future of Europe’s border control was on full display: radar-fusion platforms, AI powered camera networks, “heat maps” predicting migration flows. Startups pitched tools that blur the line between civil and military tech – a trend encouraged by EU policy. Even the European Commission had a booth. Its Joint Research Centre is heavily involved in, among other things, migration-route forecasts.

    The line between civilian and military tech is increasingly blurred. Programs like the EU Defense Innovation Scheme bring start-ups, companies, research centers and universities into defense and policing supply chains, creating a pipeline where tools built for commercial use are quickly turned into surveillance products.

    One example is ROBORDER, an EU-funded project to build a “fully-functional autonomous border surveillance system.” Its consortium spanned major research institutions — including the center for Research and Technology Hellas, the University of Athens and a German R&D behemoth (the Fraunhofer Society) — as well as NATO and Greece’s Defense Ministry. The project’s results then fed into REACTION, the EU-funded AI border surveillance program coordinated by Greece’s Migration Ministry. Due by the end of 2025, it promises an “automated picture” of Greek land and sea borders for early warning and response.

    Beyond winning contracts, the real prize, according to experts, is data. Dr. Vavoula said migration has become “a primary testing ground” for harvesting mass amounts of personal data that can be used to train AI models predicting movements or “riskiness” — with huge potential for bias.
    EU “set on” AI

    The EU sets the technological direction, funds it, and expects member states to align. Greece has become one of the most enthusiastic adopters.

    The EU’s Integrated Border Management Strategy is backed by the €6.7 billion BMVI fund (2021–27), while Horizon Europe adds hundreds of millions for security and border-tech research.

    Greece is building its own AI-powered surveillance hub, THORAX – a nearly €49 million system fusing radar, drone, and sensor data from the army, police and coast guard, using machine learning to flag and deal with threats.

    In 2025, the Commission proposed tripling overall home-affairs funding to €81 billion for 2028–2034, including €15.4 billion for border management, €12 billion for migration and €11.9 billion for Frontex. One of the explicit goals is to “fully digitalise border control management” and modernise law-enforcement capacities.

    Lobbying has played a key role: Companies like Airbus, Thales, Leonardo and Indra lobbied for a unified security market and then won many of the resulting contracts.

    “The EU is set on the idea of imposing AI in border management,” said Theofanis Papadopoulos, head of Greece’s Managing Authority for Migration and Home Affairs Funds. “They make these calls, fully oriented toward AI and e-surveillance. They provide funding, launch calls with this very specific orientation and this gives reason for the Member States to move towards this direction.”

    Minutes from a meeting of the committee that oversees how Greece uses EU migration and home-affairs funds confirm it: a Hellenic Police official described an integrated surveillance system as “a requirement of the European Commission” for closing the northwest route and curbing secondary migration.

    Similar tools are already being tested outside the EU — including in Britain, where a Home Office pilot using facial-age estimation algorithms on asylum seekers, uncovered through freedom-of-information requests, has raised concerns about bias and reliability and the checkered track record of some of the companies involved.
    The Human Cost

    Hans Leijtens, the executive director of Frontex, has said cutting-edge technologies can “sav[e] lives that otherwise may have been lost.” The Commission has argued they will enhance efficiency while respecting fundamental rights.

    But on the ground, the record is troubling. In June 2023, an overcrowded fishing vessel carrying hundreds of migrants from Libya sank inside Greece’s search and rescue zone. The deadliest shipwreck in the Mediterranean in recent history unfolded in plain view of Europe’s surveillance systems — not for lack of sensors or aircraft, but amid what critics describe as a failure of political will. In a written response, the Hellenic Coast Guard insisted its primary mission is the protection of life at sea, noting that its crews have rescued more than 268,000 people in over 6,500 incidents.

    Rights groups warn that “technology contributes to the growing trend of human rights violations at borders,” and that drones and cameras frequently support pushbacks and abuse. “These tools are not trained to show compassion,” Dr. Vavoula cautions. At the border, she added, the rationale is deterrence, not protection.

    Safeguards remain minimal. Tender files for Greece’s E-surveillance program this investigation reviewed are detailed on technical requirements but vague on oversight, data retention, or remedies.

    Insiders described the paperwork involved in data protection impact assessments as box-ticking exercises.

    In 2024, Greece’s Data Protection Authority issued a record fine on the country’s Migration Ministry for deploying two EU-funded camp surveillance systems without proper safeguards – violations first exposed by Solomon journalists.

    Other EU projects show similar weaknesses. Nestor, a “next generation” pre-frontier surveillance system detecting movements well before people reach the EU’s borders, relied heavily on self-assessment, with an ethics board made up mostly of consortium members, according to documents reviewed for this investigation. The European Commission said that the project was evaluated by independent experts through the European Research Executive Agency.

    Stergios Aidinlis, associate professor of AI law at the University of Durham, argues that ethics and legal oversight in such programs can be “too formalistic” and warns about the potential conflicts of interest when governments or companies are the ones doing the oversight, as in the case of NESTOR, where the Athens-based, state-affiliated Center for Security Studies heads the ethics advisory board. The center declined to comment.

    From Warsaw’s conference rooms to the Evros riverbanks the same trend appears: systems are expanding faster than the safeguards meant to govern them. Across Europe, billions in public money are flowing into an increasingly automated border infrastructure. Oversight and projections, officials and experts acknowledge, have not kept pace.

    https://wearesolomon.com/mag/format/investigation/greece-a-testing-ground-for-smart-surveillance-technologies
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  • L’impatto dei centri italiani per migranti di #Shëngjin e #Gjadër sulla popolazione locale

    Dal giugno 2024 almeno 50 lavoratori del porto albanese hanno perso il lavoro a causa dello spazio occupato dall’hotspot mentre a Gjadër gli abitanti assunti per svolgere lavori all’interno dell’hotspot e del Cpr si contano sulle dita di una mano. Le due cittadine pagano così un prezzo altissimo per l’accordo voluto dal Governo Meloni. Mentre la Corte di giustizia dell’Ue ne smonta in modo radicale il funzionamento. Il nostro reportage

    Almeno 50 lavoratori del porto di Shëngjin avrebbero perso il lavoro in un anno. È questo il prezzo altissimo pagato dai cittadini albanesi per l’attuazione del protocollo sui migranti siglato tra Roma e Tirana: un’informazione imbarazzante e per questo taciuta ma che tre diverse fonti hanno confermato ad Altreconomia.

    “I motivi sono banali -racconta una di queste- l’apertura della struttura italiana ha ridotto di molto lo spazio disponibile e l’arrivo delle navi militari italiane in un simile porto complica di molto la logistica”. Tutti lo sanno, nessuno però ne vuole parlare: a metà luglio 2025 l’ingresso al porto è vietato, i lavoratori sono sfuggenti e il direttore dello scalo albanese irraggiungibile. Il dato numerico resta così solo una stima che, però, basta a fotografare l’impatto sul tessuto sociale locale di centri italiani.

    Nella cittadina costiera albanese, affollata di turisti, la società Rafaelo resort hotel Spa sembra essere l’unica ad averci guadagnato davvero. Per l’ospitalità degli operatori di polizia italiani ha ricevuto in totale, dal giugno 2024 a oggi, 8,9 milioni di euro dal Viminale.

    Un importo che potrebbe ancora crescere: a metà luglio 2025, infatti, la Direzione centrale immigrazione e polizia delle frontiere ha pubblicato un nuovo bando richiedendo alle due partecipanti (oltre alla Rafaelo è in corsa anche la Xenia Spa, colosso del settore ricettivo con sede legale a Chiasso, in Svizzera) un preventivo biennale per l’accoglienza di 300 unità, che possono aumentare fino a 400 nei “periodi di avvicendamento del personale”. Numeri impressionanti se si pensa che al 27 luglio erano trattenute 29 persone nel Centro di permanenza per il rimpatrio (Cpr) albanese. Non solo. “Sinceramente tutte queste divise non so quanto facciano bene al turismo, le auto che fanno avanti e indietro verso il centro si notano”, racconta un residente.

    Sono circa 20 i chilometri che separano Shëngjin da Gjadër, dove sorge la seconda struttura prevista dal protocollo Italia-Albania: la più imponente, con una capienza di quasi 1.100 posti (sulla carta) tra quelli riservati alle persone straniere trattenute e quelli di servizio per il personale dell’ente gestore Medihospes e degli operatori di polizia. Muovendosi verso il centro, quando dalla strada principale che collega la capitale Tirana a Scutari si svolta a destra per immettersi sulla secondaria che porta alla cittadina albanese, si incontra già un po’ di Italia. Dall’ottobre 2009 nel Comune di Gocaj, infatti, è attivo uno stabilimento della Colacem Spa, una delle principali società italiane attive nella produzione di cemento. Superando il sito produttivo, dopo poco meno di dieci chilometri, dietro una curva a sinistra spicca l’ingresso della struttura su cui sventolano la bandiera italiana e quella dell’Unione europea.

    Il cancello, grigio e imponente, segna una linea di confine: i poliziotti albanesi bivaccano nel gabbiotto appena fuori. Si muovono, di fatto, solo se attivati dai “colleghi” italiani che al nostro arrivo non tardano a chiamarli per le foto che cominciamo a scattare dall’esterno della struttura. “Fermateli”, grida un poliziotto italiano. Quello albanese, però, una volta avvicinatosi, spiega infastidito che fuori dal centro la competenza è loro e i “colleghi” non hanno alcun motivo di intromettersi. “Ho visto che eravate sufficientemente lontani a fare le vostre riprese”, sottolinea.

    Tutto è molto labile, confuso, a tratti paradossale. Così mentre Arben, uomo sulla quarantina che abita nei pressi del centro, racconta quello che sa sulla struttura, due macchine della polizia penitenziaria italiana sfrecciano dietro di lui. “Dicono che dentro ci sono ‘criminali’, persone che hanno commesso gravi reati -spiega dubbioso mentre scarica la spesa dal baule della macchina-. Sinceramente so davvero poco. Anche perché dentro non si vede nulla”.

    In un piccolo paese di circa 800 abitanti l’ignoto spesso lascia spazio a voci e informazioni non verificate. A Gjadër ne girano tantissime.“Abbiamo sentito voci secondo cui i detenuti provenienti dal Regno Unito saranno trasferiti nella struttura carceraria per evitare che i centri rimangano vuoti. Ci sono trenta stanze lì. Abbiamo sentito che Meloni ha raggiunto un accordo con i leader britannici”, racconta una fonte interna ai Cpr che ha chiesto di rimanere anonima. Un’altra, invece, ci assicura che un cittadino albanese è attualmente presente nel Cpr. Non è così, dai dati ufficiali, ma la linea che separa la propaganda e la realtà nella cittadina albanese ormai non esiste più. E per gli abitanti non è affatto una novità la condizione in cui si ritrovano a vivere.

    Dopo essere stata in passato una delle zone più floride per la coltivazione di granoturco e girasoli oltre che per il pascolo di mucche da latte, tutto cambia nel 1974. In pieno comunismo, il presidente Enver Hoxha decide di costruire a Gjadër una delle più grandi basi militari dei Balcani. Sotto la collina adiacente ai centri per migranti fu costruita una lunga pista d’atterraggio segreta e, a poche centinaia di metri di distanza, una pista “sorella” per permettere il decollo all’aperto dei velivoli. Quell’area, poi, venne utilizzata anche dalla Cia durante gli anni Novanta per poi essere dismessa. Oggi è presidiata dai militari perché non è ancora stata bonificata e sembrerebbe che diversi materiali d’armamento siano ancora presenti tanto nella galleria quanto all’esterno. Informazioni, però, da prendere con le pinze perché anche su quanto successo nel passato spesso le testimonianze dei residenti restano contraddittorie.

    “Viviamo di nuovo immersi nell’incognita -spiega uno di loro, nato nel paese e poi trasferitosi all’estero-. L’abbiamo sperimentato durante il comunismo e oggi di nuovo ma credo ci sia una grossa differenza rispetto al passato”. Per l’uomo, infatti, la presenza di militari negli anni Novanta era più silente. “Oggi non è così. Anche solo perché mentre percorri la strada che arriva al centro di Gjadër ti ritrovi all’improvviso davanti all’ingresso delle strutture con sbarre, polizia e la bandiera italiana. È tutto così anomalo e triste”.

    La maggior parte dei residenti incontrati non hanno un’opinione chiara sul protocollo o comunque sono restii a condividerla. Quel che si sa, invece, è che in termini di posti di lavoro anche nella cittadina interna, così come a Shëngjin, la struttura non ha modificato le sorti degli abitanti. Sarebbero tre le persone che hanno trovato un lavoro all’interno, con un compenso mensile non superiore ai 500 euro e comunque più basso rispetto ai colleghi italiani che svolgono la stessa mansione. In totale, si stima che l’ente gestore abbia assunto circa il 20% di personale di origine albanese, molti dei quali provenienti da fuori Gjadër.

    “Stanno cercando nuovi operatori legali da inserire nella struttura -racconta una fonte interna ai centri la mattina del 23 luglio-. Stanno offrendo contratti a partire dal primo agosto perché dicono che il tribunale europeo darà ragione al governo italiano”. Così non è stato.

    La mattina del primo agosto, infatti, la Corte di giustizia dell’Unione europea ha stabilito che la definizione di “Paese di origine sicuro” non può essere applicata qualora uno Stato non garantisca a tutta la popolazione una protezione sufficiente. Un tassello fondamentale per l’impalcatura dell’iniziale progetto di funzionamenti dei centri in Albania. “Sorprende la decisione della Corte”, ha fatto sapere il governo. L’aria che tirava a Gjadër e forse anche a Palazzo Chigi era diversa. Probabilmente, quindi, nessun lavoratore in più verrà assunto. Quelli già contrattualizzati che continuano a vivere in un “clima di terrore”, invece, nei giorni scorsi hanno rinnovato l’accordo per altri tre mesi.

    https://altreconomia.it/limpatto-dei-centri-italiani-per-migranti-di-shengjin-e-gjader-sulla-po

    #modèle_Albanie #Albanie #migrations #réfugiés #externalisation #Italie #rétention #impact #travail #port #Rafaelo_resort_hotel #Rafaelo #Xenia #tourisme #Medihospes #forces_de_l'ordre #population_locale #modèle_albanais

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    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie:
    https://seenthis.net/messages/1043873

  • Chicho Sanchez Ferlosio - Carabelas de Colón (A contratiempo)

    https://bauldetrompetillas.es/wp-content/uploads/audio/AC14Acontratiempo.mp3

    https://bauldetrompetillas.es/chicho-s-ferlosio/contratiempo

    https://agustingarciacalvo.blogspot.com/2014/10/carabelas-de-colon-contratiempo.html?m=1

    Carabelas de Colón,
    todavía estáis a tiempo:
    antes que el día os coja,
    virad en redondo presto,

     presto;
    tirad de escotas y velas,
    pegadle al timón un vuelco,
    y de cara a la mañana
    desandad el derrotero,
     atrás, a contratiempo.
    Mirad que ya os lo aviso,
    mirad que os lo prevengo,
    que vais a dar con un mundo
    que se llama el Mundo Nuevo,

     nuevo,
    que va a hacer redondo el mundo,
    como mandó Tolomeo
    para que girando siga
    desde lo mismo a lo mesmo.
     Atrás, a contratiempo!
    Por delante de la costa
    cuelga un muro de silencio:
    si lo rompéis, chocaréis
    con terremotos de hierro,

     hierro,
    agua irisada de grasas
    y rompeolas de huesos;
    de fruta de cabecitas
    veréis los árboles llenos,
     Atrás, a contratiempo!

    ¡A orza, a orza, palomas!
    Huid a vela y a remo:
    el mundo que vais a hacer,
    más os valiera no verlo,

     verlo:
    hay montes de cartón-piedra
    ríos calientes de sebo,
    arañas de veinte codos,
    sierpes que vomitan fuego.
     Atrás, a contratiempo!
    Llueve azufre y llueve tinta
    sobre selvas de cemento;
    chillan colgados en jaulas
    crías de monos sin pelo, 

     pelo;
    los indios pata-de-goma,

    vistiendo chapa de acero,
    por caminos de betún
    ruedan rápidos y serios.
     Atrás, a contratiempo!
    Por las calles trepidantes
    ruge el león del desierto;
    por bóvedas de luz blanca
    revuelan pájaros ciegos,

          ciegos;
    hay un plátano gigante
    en medio del cementerio,
    que echa por hojas papeles
    marcados de cifra y sello.
     Atrás, a contratiempo!
    Sobre pirámides rotas
    alzan altares de hielo,
    y adoran un dios de plomo
    de dientes de oro negros,
      negros;
    con sacrificios humanos
    aplacan al Dios del Miedo:
    corazoncitos azules
    sacan vivos de los pechos.
     Atrás a contratiempo!
    Trazan a tiros los barrios,
    a escuadra parten los pueblos;
    se juntan para estar solos,
    se mueven para estar quietos,

     quietos;
    al avanzar a la muerte
    allí lo llaman progreso;
    por túneles y cañones
    sopla enloquecido el Tiempo.
     Atrás, a contratiempo!
    Por eso, carabelitas
    oíd, si podéis, consejo:
    no hagáis historia; que sólo
    lo que está escrito está hecho

     hecho.
    Con rumbo al sol que os nace,
    id el mapa recogiendo;
    por el Mar de los Sargazos
    tornad a Palos, el puerto,
     atrás, a contratiempo.
    Monjitas arrepentidas,
    entrad en el astillero;
    os desguacen armadores,
    os coman salitre y muergos, 

                 muergos,
    dormid de velas caídas
    al son de los salineros;
    y un día, de peregrinas,
    id a la sierra subiendo,
     atrás, a contratiempo.
    Volved en Sierra de Gata
    a crecer pinos y abetos,
    criar hojas y resina
    y hacerles burla a los vientos,

     vientos.
    Allí el aire huele a vida;
    se siente rodar el cielo;
    y en las noches de verano
    se oyen suspiros y besos.

    #Agustin_Garcia_Calvo
    #Chicho_Sanchez_Ferlosio
    #Rafael_Sanchez_Ferlosio
    #chanson
    #colonisation
    #Amérique

  • La carrière de « la sécurité » en milieu socialiste (1993-2012). Sociologie d’une conversion partisane | #Rafaël_Cos dans Politix 2019/2
    https://www.cairn.info/revue-politix-2019-2-page-135.htm

    La campagne éclair de 1997 (quatre semaines à peine entre l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale et le premier tour) n’est pas le lieu d’oppositions saillantes sur la sécurité : cadrée d’abord sous l’angle du « coup » chiraquien, puis articulée par les propositions du PS en matière économique et sociale, elle ne cristallise ni les efforts des équipes partisanes ni l’attention médiatique (aucun article du Monde, de Libération ou du Figaro n’est spécifiquement consacré au thème de la sécurité). Pourtant, le 1er juin 1997, au lendemain de la victoire de la gauche et à l’occasion de son discours de politique générale le 19 juin, le nouveau Premier ministre place « la sécurité » au rang de seconde priorité de l’action gouvernementale. La consécration gouvernementale de « la sécurité » résulte ainsi moins de la hiérarchie d’un agenda fixé par la campagne qu’elle ne traduit le travail de conversion entrepris par Lionel Jospin et ses proches depuis plusieurs années.

    [...]

    Cette distinction [jospinienne explicitée début 2002 d’avec une supposée "gauche angélique"] consiste, en pratique, à prolonger le durcissement de la politique déjà engagée durant les mois précédents (outre les attaques de plus en plus récurrentes contre « l’angélisme, le gouvernement a revu sa loi sur la présomption d’innocence et fait voter celle sur la sécurité quotidienne). Dans le programme du candidat, préparé dans les arcanes du gouvernement, la sécurité figure au premier titre des priorités budgétaires. Le deuxième volet des « Cinq France » qui organisent le texte est baptisé « Une France sûre », et développe un long passage sur la sécurité. Quoique le discours ménage un souci de distinction maintenu avec l’adversaire (critique de « l’attitude de ceux qui exploitent l’émotion et la peur », refus de « stigmatiser la jeunesse de notre pays »), celui-ci marque une série d’inflexions. Outre la fuite en avant institutionnelle que les propositions dénotent (contrat national de sécurité, loi de programmation pluriannuelle, ministère de la Sécurité publique, haut conseil pour la sécurité, etc.), le programme se distingue surtout par l’accent placé sur la justice des mineurs : le texte invite à briser le « tabou » de l’ordonnance de 1945, par une réforme que le Premier ministre avait refusée à son ministre de l’Intérieur dans la première moitié du mandat, lorsque Jean-Pierre Chevènement réclamait sa remise en cause. Sans citer explicitement la « tolérance zéro » [de Chirac], le texte en reprend les accents : « Je refuse l’impunité : tout délit doit trouver sa sanction. » De fait, comme l’ont signalé plusieurs commentateurs à l’époque, de nombreuses propositions rejoignent (ou même empruntent à) l’offre défendue par Jacques Chirac : la réforme de l’ordonnance de 1945, mais aussi la création d’un « grand ministère » de la sécurité, ou encore la création de « structures fermées » pour les mineurs délinquants. Avec l’extension des comparutions immédiates pour les mineurs, le candidat socialiste va même au-delà de ce que préconise son adversaire UMP. C’est donc tout le paradoxe du mandat de Lionel Jospin qu’il se sera ouvert sur la mise à l’agenda de « la sécurité » alors que celle-ci n’avait pas constitué un enjeu de campagne, mais que cette tentative de maîtriser cet agenda aura finalement servi les intérêts de l’adversaire – qui a imprimé certains des thèmes et propositions dominants de la campagne.

    Cet effet boomerang ne s’est pas achevé avec le terme de la compétition présidentielle et a en partie pu prospérer, dans les mois consécutifs à la campagne, sur l’objectivation progressive de « la sécurité » sous la forme d’une politique publique. La police de proximité est généralement considérée comme une « idée » de gauche, en référence à la politique mise en œuvre sous le mandat Jospin. Ce marquage n’existe pourtant pas dans les gènes de la mesure. Dans la première moitié des années 1990, il s’agit d’un motif réformateur dont les grandes lignes, inspirées notamment du community policing britannique et canadien, sont communes aux ministres de l’Intérieur successifs, indépendamment de leur affiliation partisane. En janvier 1995, quelques semaines avant le début de la campagne présidentielle, la création d’une « police de proximité » est mentionnée dans la Loi d’orientation et de programmation pour la sécurité (LOPS) présentée par Charles Pasqua.

    [...]

    La banalisation de « la sécurité » à l’intérieur du parti doit d’abord aux débats immédiatement consécutifs à la défaite [de 2002] et qui visent à fixer le sens de celle-ci. Alors que ces débats auraient pu accueillir une remise en cause de la ligne adoptée durant les derniers mois (comme c’est alors le cas sur les questions économiques et sociales), « la sécurité » est d’abord présentée comme un thème ayant été insuffisamment assumé, avant et durant la campagne : par voie de presse ou dans les ouvrages qui paraissent dans les semaines consécutives au scrutin, Laurent Fabius, Henri Weber, Jean-Christophe Cambadélis, Pierre Moscovici, Manuel Valls ou Gérard Collomb  valident le constat, également formulé par Lionel Jospin lui-même, selon lequel la gauche doit davantage s’accaparer « la sécurité ». Ainsi, non seulement les logiques de fixation du sens du scrutin ménagent une place importante à l’enjeu, mais la défaite et la crise facilitent sa circulation et son appropriation par les dirigeants socialistes.

    #parti_socialiste #ps #lionel_jospin

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    #Relations_Internationales #Etats-Unis
    Les Etats-Unis sont fatigués du monde, par Benoît Bréville (Le Monde diplomatique, mai 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/BREVILLE/55468

    Les USA avaient planifié une guerre informatique contre l’Iran - Politique - Numerama
    http://www.numerama.com/politique/146207-les-usa-avaient-planifie-une-guerre-informatique-contre-liran.html
    #Relations_Internationales #Orient #Iran #Etats-Unis #Documentaires

    À Washington, scénarios pour un conflit majeur, par Michael Klare (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/KLARE/56193


    #Russie #Etats-Unis #Chine #Asie

    La Russie installe des missiles à capacité nucléaire aux portes de l’Otan | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/depeche/la-russie-installe-des-missiles-capacite-nucleaire-aux-portes
    #Russie #OTAN

    « La Russie a de nouveau installé ses missiles Iskander capables d’emporter des têtes nucléaires dans son enclave de Kaliningrad, frontalière de deux pays de l’Otan, a annoncé samedi Vilnius, tout en notant que l’objectif de Moscou est d’obtenir de l’Occident des concessions sur la Syrie et l’Ukraine. »

    « Depuis le début de la crise ukrainienne en 2014, la Russie a multiplié les démonstrations de force avec une série d’exercices militaires dsans des régions bordant les Etats baltes, membres de l’Otan.

    L’Otan a réagi en décidant de déployer dès l’année prochaine quatre bataillons multinationaux en Pologne et dans les trois pays baltes pour renforcer son flanc oriental. »

    Les premiers chars américains débarquent en Europe pour se déployer à l’est
    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_les-premiers-chars-americains-debarquent-en-europe-pour-se-deployer-a-l-

    CADTM - Comment Washington tente de déstabiliser les gouvernements progressistes
    LES DOSSIERS DE WIKILEAKS SUR L’AMÉRIQUE LATINE
    2 novembre par Alexander Main , Dan Beeton
    http://cadtm.org/Comment-Washington-tente-de

    -"Source : Jacobin, 29 septembre 2015.
    Jacobin est une revue trimestrielle américaine de gauche. (...)

    Traduction : Mireille Azzoug

    Révision et édition : Mémoire des luttes"

    –"En recourant à la contrainte (les conditionnalités attachées aux prêts du FMI) et à l’endoctrinement (en formant les Chicago boys de la région), les Etats-Unis ont réussi, dès le milieu des années 1980, à répandre l’évangile de l’austérité fiscale, de la déréglementation, du prétendu « libre-échange », de la privatisation et de la réduction draconienne du secteur public à l’échelle de tout le continent.

    Le résultat fut étonnamment semblable à ce que l’on a pu voir en Grèce" ;

    –"Une bonne partie de l’histoire des efforts du gouvernement américain pour contenir et faire refluer la vague anti-néolibérale est accessible à travers les dizaines de milliers de câbles diplomatiques de WikiLeaks en provenance des missions diplomatiques américaines de la région, du début des années 2000 à 2010. Les câbles – que nous analysons dans le livre The WikiLeaks Files : The World According to U.S. Empire publié par Verso Books – révèlent jour après jour les mécanismes d’intervention politique des Etats-Unis en Amérique latine" ;

    –"Certaines des méthodes d’intervention déployées en Bolivie eurent leur pendant dans d’autres pays dirigés pas des gouvernements de gauche ou abritant de forts mouvements de gauche. Par exemple, après le retour au pouvoir de la gauche sandiniste en 2007, l’ambassade américaine à Managua se mobilisa pour doper le soutien au parti d’opposition de droite, l’Alliance libérale nicaraguayenne (ANL)" ;

    –"De tels câbles devraient être lus par tous ceux qui étudient la diplomatie américaine ou qui sont curieux de comprendre comment fonctionne dans la réalité le système américain de « promotion de la démocratie ». A travers l’USAID, la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy- NED), le NDI, l’IRI et autres entités paragouvernementales, Washington apporte une aide considérable aux mouvements politiques soutenant les objectifs politiques et économiques des Etats-Unis." ;

    –"Deux mois avant ce scrutin, le conseiller politique de l’ambassade avait alerté Washington sur le fait que Correa allait sans aucun doute « rejoindre le groupe Chavez-Morales-Kirchner des dirigeants nationalistes-populistes sud-américains ». " ;

    –"En avril 2007, 80% des électeurs équatoriens ratifièrent la proposition d’assemblée constituante et, en 2008, 62% d’entre eux se prononcèrent en faveur d’une nouvelle constitution. Ce texte consacrait une série de principes progressistes, dont la souveraineté alimentaire, les droits au logement, à la santé, à l’emploi et le contrôle de l’exécutif sur la banque centrale (un véritable interdit dans la feuille de route néolibérale).

    Au début 2009, Correa annonça que l’Equateur ferait défaut sur une partie de sa dette extérieure. Cette mesure, avec d’autres, récentes, provoqua la fureur de l’ambassade, tout comme la décision du président de rapprocher l’Equateur des pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), créée à l’initiative du Venezuela et de Cuba en 2004 pour faire échec à la Zone de libre échange des Amériques, ALCA), à l’époque fortement promue par l’administration Bush. Mais l’ambassadeur avait aussi conscience que les Etats-Unis n’avaient que peu de prise sur Correa" ;

    –"En avril 2002, le gouvernement américain soutint publiquement un coup d’Etat militaire de courte durée qui éloigna Chavez du pouvoir pendant 48 heures. Les documents de la NED auxquels on a pu avoir accès grâce à la loi sur la liberté de l’information montrent que les Etats-Unis fournissaient des fonds, ainsi qu’une formation à la « promotion de la démocratie » à des groupes qui avaient soutenu le coup d’Etat et furent ultérieurement impliqués dans la « grève » des managers" ;

    –"On ne doit pas oublier que les câbles de WikiLeaks n’offrent aucun aperçu sur les activités des services de renseignement américains qui agissent de façon plus secrète (...) Néanmoins, ils apportent amplement la preuve des efforts continus et déterminés des diplomates américains pour intervenir contre les gouvernements indépendants de gauche en Amérique latine, en utilisant l’octroi de subsides, les multiples instruments disponibles dans la boîte à outils de la « promotion de la démocratie » – et parfois en soutenant (y compris financièrement) des méthodes violentes et illégales." ;

    –"En juin 2014, le vice-président américain Joe Biden lançait l’Initiative pour la sécurité énergétique des Caraïbes (Caribbean Energy Security Initiative), considérée comme un « antidote » à PetroCaribe" ;

    –"la gauche est largement devenue majoritaire en Amérique latine. A l’exception du Honduras et du Paraguay, où des coups d’Etat de droite ont chassé les présidents élus, presque tous les mouvements de gauche arrivés au pouvoir au cours des 15 dernières années sont aujourd’hui toujours aux commandes. Largement grâce à l’action de ces gouvernements, entre 2002 et 2013 le taux de pauvreté a fortement baissé dans la région, passant de 44 à 28%, après avoir empiré au cours des deux décennies précédentes. Ces succès et la détermination des dirigeants de gauche à prendre des risques pour se débarrasser du diktat néolibéral devraient aujourd’hui servir de modèle à la gauche anti-austérité européenne." ;

    –"Il y a beaucoup d’autres choses que l’on peut apprendre des câbles de WikiLeaks. Pour les chapitres « Amérique latine » et « Caraïbes » de notre livre The WiliLeaks Files, nous avons passé en revue des centaines de câbles et nous sommes en mesure d’identifier des modes distincts d’intervention américaine que nous décrivons plus amplement dans l’ouvrage (certains ont déjà été exposés par ailleurs). D’autres auteurs ont fait la même chose que nous pour d’autres régions du monde. Mais il y a plus de 250 000 câbles (35 000 rien que pour l’Amérique latine) et il reste sans aucun doute encore bien d’autres aspects notables de la diplomatie américaine en action qui attendent d’être dévoilés.

    Malheureusement, après l’excitation initiale provoquée par la mise à disposition des câbles, peu de journalistes et de chercheurs ont montré un réel intérêt pour eux."

    #Relations_internationales #Etats-unis #Bolivie #Evo_Morales #Nicaragua #Equateur #Rafael_Correa #Vénézuela #Hugo_Chavez #ONG #Wikileaks #Amérique_latine #Guerre_Froide #Haïti #PetroCaribe #Ingérence #USAID #OTI_Office_for_Transition_Initiatives #Amérique_du_Sud

    Le monde selon Donald Trump, par Michael Klare (Le Monde diplomatique, janvier 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/KLARE/56966

    « Elle tranche avec celle de la plupart des experts ou responsables politiques cotés à Washington.
    Ceux-ci, comme s’en aperçoit vite quiconque séjourne dans la capitale, voient des cercles concentriques qui se déploient à partir de la Maison Blanche. »
    « Pendant des décennies, la politique étrangère américaine a visé à renforcer les liens avec et entre les pays amis, et à affaiblir ou à isoler les exclus. »
    « il est étranger à toute conception structurée attribuant des rôles définis aux alliés, amis et ennemis. Il se retrouve donc dans l’approche de M. Rex Tillerson, le patron d’ExxonMobil, qu’il a choisi comme secrétaire d’État. Les deux hommes perçoivent le monde comme une vaste jungle »

    La Constitution contre Donald Trump, par Anne Deysine (Le Monde diplomatique, avril 2017) #Institutions
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/DEYSINE/57384

    Donald Trump s’épanouit en chef de guerre, par Michael Klare (Le Monde diplomatique, mai 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/KLARE/57462

    –-La CIA publie en ligne 12 millions de pages de documents déclassifiés - Libération Par Martina Castigliani — 18 janvier 2017 #Relations_Internationales_Histoire
    #Histoire_Relations_Internationales
    http://www.liberation.fr/planete/2017/01/18/la-cia-publie-en-ligne-12-millions-de-pages-de-documents-declassifies_154

    [11/09/2001] Terrorisme, l’arme des puissants, par Noam Chomsky
    http://www.les-crises.fr/11092001-terrorisme-larme-des-puissants-par-noam-chomsky

    -"Un cas, celui du Nicaragua, n’est pas discutable : il a en effet été tranché par la Cour internationale de justice de La Haye et par les Nations unies. Interrogez-vous pour savoir combien de fois ce précédent indiscutable d’une action terroriste à laquelle un Etat de droit a voulu répondre avec les moyens du droit a été évoqué par les commentateurs dominants. Il s’agissait pourtant d’un précédent encore plus extrême que les attentats du 11 septembre : la guerre de l’administration Reagan contre le Nicaragua provoqua 57 000 victimes, dont 29 000 morts, et la ruine d’un pays, peut-être de manière irréversible." ;

    –"Ce précédent ne fait aucun doute. Combien de fois en avons-nous parlé à l’université, dans les journaux ?" ;

    –"on a tort de penser que le terrorisme serait l’instrument des faibles. Comme la plupart des armes meurtrières, le terrorisme est surtout l’arme des puissants. Quand on prétend le contraire, c’est uniquement parce que les puissants contrôlent également les appareils idéologiques et culturels qui permettent que leur terreur passe pour autre chose que de la terreur.

    L’un des moyens les plus courants dont ils disposent pour parvenir à un tel résultat est de faire disparaître la mémoire des événements dérangeants ; ainsi plus personne ne s’en souvient." ;

    –"tout cela eut lieu dans un climat idéologique marqué par les proclamations enthousiastes des intellectuels occidentaux. Il y a quelques années, l’autocongratulation faisait fureur : fin de l’histoire, nouvel ordre mondial, Etat de droit, ingérence humanitaire, etc. C’était monnaie courante alors même que nous laissions se commettre un chapelet de tueries. Pis, nous y contribuions de façon active. Mais qui en parlait ? L’un des exploits de la civilisation occidentale, c’est peut-être de rendre possible ce genre d’inconséquences dans une société libre. Un Etat totalitaire ne dispose pas de ce don-là." ;

    –"Certes, d’autres pays avaient soutenu la guerre d’Ankara contre les Kurdes, mais aucun avec autant de zèle et d’efficacité que les Etats-Unis. Ce soutien bénéficia du silence ou – le mot est peut-être plus juste – de la servilité des classes éduquées américaines. Car elles n’ignoraient pas ce qui se passait. Les Etats-Unis sont un pays libre après tout ; les rapports des organisations humanitaires sur la situation au Kurdistan appartenaient au domaine public. A l’époque, nous avons donc choisi de contribuer aux atrocités." ;

    –"Lutter contre le terrorisme impose de réduire le niveau de la terreur, pas de l’accroître. Quand l’IRA commet un attentat à Londres, les Britanniques ne détruisent ni Boston, ville dans laquelle l’IRA compte de nombreux soutiens, ni Belfast. Ils cherchent les coupables, puis ils les jugent."

    #Etats_Unis #Relations_internationales #Terrorisme #Nicaragua #Noam_Chomsky

    –Les cabotages diplomatiques de Donald Trump, par Olivier Zajec (Le Monde diplomatique, janvier 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/01/ZAJEC/58242

    « Idiots utiles » du Pentagone, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, février 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/HALIMI/58393

    "le Pentagone vient d’achever une étude qui préconise un emploi plus généreux de l’arme nucléaire (1). Celle-ci étant actuellement trop destructrice pour que son utilisation soit imaginable, et ne jouant donc pas son rôle de dissuasion, il conviendrait de la miniaturiser davantage afin de pouvoir y recourir contre un éventail plus étendu d’agressions. Y compris « non nucléaires »"

    Retrait américain de #Syrie : Paris et Londres inquiets, Moscou jubile | Courrier international
    https://www.courrierinternational.com/depeche/trump-se-desengage-du-moyen-orient-poutine-se-rejouit.afp.com

    Moins de troupes, plus de drones. par Gilbert Achcar, novembre 2021
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/11/ACHCAR/64033

  • Une entreprise émiratie conclut un marché avec les géants israéliens de l’armement
    Tamara Nassar, Electronic Intifada, le 22 juillet 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/07/24/une-entreprise-emiratie-conclut-un-marche-avec-les-geants-israe

    L’enquête de Marczak a découvert que Group 42 était impliqué dans la création de l’appli de messagerie ToTok.

    Google et Apple ont retiré ToTok de leurs réserves en décembre dernier craignant entre autres que les utilisateurs de l’appli soient susceptibles de voir leurs messages et leurs conversations contrôlés par le gouvernement des EAU.

    ToTok était très populaire dans les Emirats parce qu’il servait d’alternative gratuite aux applis de messagerie mondiales, FaceTime, WhatsApp et Skype, parce qu’elles sont restreintes par le gouvernement et ne permettent pas les appels.

    #israel #Emirats_Arabes_Unis #Group_42 #DarkMatter_Group #Unit_8200 #Pegasus_LLC #PAX_AI #NSO #ToTok #Israel_Aerospace_Industries #Rafael_Advanced_Defense_Systems #complicité #boycott #BDS

  • Rafael Uzcátegui : « Nicolás Maduro garantit l’impunité pour ceux qui violent les droits humains »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060719/rafael-uzcategui-nicolas-maduro-garantit-limpunite-pour-ceux-qui-violent-l

    Tortures, disparitions forcées, exécutions extrajudiciaires… Le rapport de l’ONU sur les droits de l’homme au Venezuela, présenté le 5 juillet, accable le gouvernement de Nicolás Maduro. Il décrit la répression des oppositions, les manquements pour soigner, pour nourrir la population, pour rendre la justice. Entretien avec le dirigeant de l’organisation vénézuélienne Provea, Rafael Uzcátegui.

    #Amérique_Latine #Rafael_Uzcátegui,_Venezuela,_Nicolas_Maduro

  • En #Angola, le nouveau président s’affronte au clan dos Santos
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280118/en-angola-le-nouveau-president-s-affronte-au-clan-dos-santos

    João Lourenço en campagne, avec José Eduardo en toile de fond © Angop À peine élu président, João Lourenço, le successeur de #José_Eduardo_dos_Santos qui a régné 38 ans sur l’Angola, a procédé à une vaste purge des enfants et affidés de l’ancien président. Ces derniers avaient été placés aux principaux postes clés de l’économie du pays. S’agit-il de mettre fin à la kleptocratie d’un clan ou de simplement se redistribuer les richesses de la #Corruption ?

    #International #Isabel_dos_Santos #Joao_Lourenço #José_Socrates #Lula #MPLA #Odebrecht #Rafael_Marques #Sonangal

  • En #Angola, le nouveau président s’affronte au clan dos Santos
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280118/en-angola-le-nouveau-president-saffronte-au-clan-dos-santos

    João Lourenço en campagne, avec José Eduardo en toile de fond. © Angop À peine élu président, João Lourenço, le successeur de #José_Eduardo_dos_Santos qui a régné 38 ans sur l’Angola, a procédé à une vaste purge des enfants et affidés de l’ancien président. Ces derniers avaient été placés aux principaux postes clés de l’économie du pays. S’agit-il de mettre fin à la kleptocratie d’un clan ou de simplement se redistribuer les richesses de la #Corruption ?

    #International #Isabel_dos_Santos #Joao_Lourenço #José_Socrates #Lula #MPLA #Odebrecht #Rafael_Marques #Sonangal

  • En #Angola, le nouveau président s’affronte au tout-puissant clan dos Santos
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280118/en-angola-le-nouveau-president-saffronte-au-tout-puissant-clan-dos-santos

    João Lourenço en campagne, avec José Eduardo en toile de fond. © Angop À peine élu président, João Lourenço, le successeur de #José_Eduardo_dos_Santos qui a régné 38 ans sur l’Angola, a procédé à une vaste purge des enfants et affidés de l’ancien président. Ces derniers avaient été placés aux principaux postes clés de l’économie du pays. S’agit-il de mettre fin à la kleptocratie d’un clan ou de simplement se redistribuer les richesses de la #Corruption ?

    #International #Isabel_dos_Santos #Joao_Lourenço #José_Socrates #Lula #MPLA #Odebrecht #Rafael_Marques #Sonangal

  • #Equateur : la page Correa se tourne mollement
    https://www.mediapart.fr/journal/international/180217/equateur-la-page-correa-se-tourne-mollement

    Les soutiens des « progressistes » latinos espèrent assister à l’arrêt de la montée des droites sur le continent lors de l’élection présidentielle équatorienne du 19 février. Mais alors que le président #Rafael_Correa ne se présente pas et que la crise économique a déjà bien écorné les politiques sociales et écologiques, l’heure n’est pas à l’enthousiasme.

    #International #Amérique_du_sud #Election_présidenitielle #gauches_latinos #Lenin_Moreno

  • En #Equateur, la page #Rafael_Correa se tourne mollement
    https://www.mediapart.fr/journal/international/180217/en-equateur-la-page-rafael-correa-se-tourne-mollement

    Les soutiens des « progressistes » latinos espèrent assister à l’arrêt de la montée des droites sur le continent lors de l’élection présidentielle équatorienne du 19 février. Mais alors que le président Rafael Correa ne se présente pas et que la crise économique a déjà bien écorné les politiques sociales et écologiques, l’heure n’est pas à l’enthousiasme.

    #International #Amérique_du_sud #Election_présidenitielle #gauches_latinos #Lenin_Moreno

  • Lettre de Silvia Federicci au Président Correa – Labo Décolonial
    https://labodecolonial.wordpress.com/2017/01/25/lettre-de-silvia-federicci-au-president-correa

    Aujourd’hui, avec différentes modalités, le gouvernement de Correa a lancé une nouvelle chasse aux sorcières via le ministère de l’Intérieur, afin de tenter de dissoudre Accion Ecologica (AE) une organisation internationalement connue et respectée qui depuis des années s’organise inlassablement en défense de la lutte que les autochtones sont en train de mener contre les activités destructrices des entreprise pétrolières. De fait, l’attaque de Correa contre la AE vient de sa volonté d’octroyer aux compagnies minières et pétrolières les terres des communautés indigènes qu’il a vilipendé de manière répétée comme étant des gens en retard et qui freinent le progrès de la société.

    Cet attaque, fut spécialement dirigé contre les femmes, vu qu’elles sont les plus mobilisées et actives dans la défense de la terre, l’eau, les forets, car elles savent qu’avec leur destruction non seulement cela compromet la subsistance de leurs communautés, mais aussi leur histoire, leur culture, leurs espoirs…

    #Équateur #Correa #Rafael_Correa #Silvia_Federicci #femmes #écologie #accaparement

  • Le reflux des gauches en Amérique du Sud
    http://america-latina.blog.lemonde.fr/2016/12/11/le-reflux-des-gauches-en-amerique-du-sud/#xtor=RSS-32280322

    Depuis la fin 2015, on assiste à un tournant politique en Amérique du Sud : le reflux de la gauche et du #populisme, qui ont marqué la région après l’élection du lieutenant-colonel #Hugo_Chavez à la présidence du #Venezuela (1999-2013). En … Continuer la lecture →

    #Argentine #Bolivie #Brésil #Chili #Colombie #Cuba #Diplomatie #Droits_de_l'homme #Economie #Equateur #Histoire #Nicaragua #Pérou #Salvador #Uruguay #Action_démocratique #André_Singer #Armée_de_libération_nationale #Belem #budget_participatif #Carlos_Minc #castrisme #centre_gauche #chavisme #corruption #Cristina_Kirchner #Dilma_Rousseff #ELN #Evo_Morales #FARC #Fernando_Gabeira #Fernando_Henrique_Cardoso #Fernando_Lugo #Fidel_Castro #Forces_armées_révolutionnaires_de_Colombie #Forum_social_mondial #Frente_Amplio #guerrillas #Internationale_socialiste #Isabel_Peron #José_Mujica #Juan_Domingo_Peron #Lava_Jato #Luiz_Eduardo_Soares #Luiz_Inacio_Lula_da_Silva #Margarita_Lopez_Maya #mensalão #Mercosur #Michel_Temer #Minustah #MRTA #Nestor_Kirchner #Odebrecht #Olivio_Dutra #Parti_communiste_de_Cuba #Parti_communiste_du_Brésil #Parti_de_la_social-démocratie_brésilienne #Parti_du_mouvement_démocratique_brésilien #PCdoB #PDVSA #Pemex #péronisme #Petrobras #PMDB #Porto_Alegre #PRI #PSDB #PT #Rafael_Correa #Raul_Castro #Raul_Pont #Ricardo_Lagos #São_Paulo #scandale_Petrobras-BTP #Sebastian_Piñera #Sentier_lumineux #Tarso_Genro #Teodoro_Petkoff #théologie_de_la_libération #transition_démocratique_au_Chili #Unasur #Veronika_Mendoza

  • On revient de loin

    http://leblogdocumentaire.fr/on-revient-de-loin-pierre-carles-pays-socialisme-equatorien

    Après #Rafael_Correa en France, #Pierre_Carles en #Equateur… Dans « Les ânes ont soif », le réalisateur de « Pas vu, pas pris » mettait en lumière les oublis volontaires du système médiatique français, peu enclin à inviter le président équatorien sur ses antennes. Avec « On revient de loin », Pierre Carles et son équipe vont voir si l’herbe est plus verte dans la politique menée par Correa. Un #documentaire d’enquête aux airs de fact-checking journalistique qui, s’il ne perpétue pas l’esprit canaille des premières enquêtes de Pierre Carles, n’en demeure pas moins fouillé et instructif. En salles dès aujourd’hui.

    #journalisme #démocratie

  • L’Equateur s’engage à lutter contre l’évasion fiscale
    https://www.mediapart.fr/journal/international/120916/l-equateur-s-engage-lutter-contre-l-evasion-fiscale

    Le ministre des affaires étrangères équatorien, en République dominicaine, le 15 juin 2016. © Reuters Le ministre des affaires étrangères équatorien, #Guillaume_Long, explique la stratégie de son pays contre l’évasion fiscale. Il dénonce un « coup d’État » contre Dilma Rousseff au #Brésil, et appelle au dialogue au #Venezuela.

    #International #Equateur #Fraude_fiscale #Rafael_Correa #Amériques

  • L’Equateur s’engage à lutter contre l’évasion fiscale
    https://www.mediapart.fr/journal/international/120916/lequateur-sengage-lutter-contre-levasion-fiscale

    Le ministre des affaires étrangères équatorien, en République dominicaine, le 15 juin 2016. © Reuters Le ministre des affaires étrangères équatorien, #Guillaume_Long, explique la stratégie de son pays contre l’évasion fiscale. Il dénonce un « coup d’État » contre Dilma Rousseff au #Brésil, et appelle au dialogue au #Venezuela.

    #International #Equateur #Fraude_fiscale #Rafael_Correa #Amériques

  • Between the Volcano and the Tyrant: Political Dissent Erupts in #Ecuador
    http://africasacountry.com/2015/09/between-the-volcano-and-the-tyrant-political-dissent-erupts-in-ecua

    After 134 years of dormancy, Ecuador’s #Cotopaxi volcano began spewing ash on August 13th. The 5,897-meter giant’s initial rumblings generated wide-spread panic due to its close proximity to the nation’s.....

    #LATIN_AMERICA_IS_A_COUNTRY #Indigenous #Politics #Quechua #Rafael_Correa

  • "Écouter « Kalimán »"
    http://syntone.fr/ecouter-kaliman

    On continue notre petit tour dans le patrimoine caché de la #fiction_radiophonique avec le choix de #Benjamin_Abitan, réalisateur à France Culture. Pour la rubrique « Blind Text » de nos #Carnets_de_Syntone de juin 2015, il a commenté l’écoute de #Kalimán contra la Araña Negra, un épisode du feuilleton créé par #Rafael_Cutberto_Navarro et #Modesto_Vázquez_González pour la #radio mexicaine en 1963. Une curiosité !

    https://soundcloud.com/acruz-7/kaliman-vs-la-arana-negra-capitulo-1

    #audio #histoire #Mexique