• Guerre Hamas-Israël : le ramadan, date butoir pour une offensive contre Rafah
    Publié le 19/02/2024
    https://www.lepoint.fr/monde/guerre-hamas-israel-le-ramadan-date-butoir-pour-une-offensive-contre-rafah-1

    Une déclaration en forme d’ultimatum. Malgré des pressions internationales, Israël a annoncé une offensive contre Rafah si les otages israéliens détenus à Gaza n’étaient pas libérés d’ici au début du ramadan. Alors que les espoirs de trêve s’éloignent, une partie de la communauté internationale s’inquiète des retombées qu’une opération militaire aurait pour la population civile vivant dans des conditions souvent précaires à Rafah, située à la frontière de l’Égypte.

    « Si, d’ici au ramadan, les otages ne sont pas à la maison, les combats continueront partout, y compris dans la région de Rafah », a déclaré dimanche à Jérusalem le ministre israélien Benny Gantz, membre du cabinet de guerre de Benyamin Netanyahou. « Le Hamas a le choix. Ils peuvent se rendre, libérer les otages, et les civils de Gaza pourront ainsi célébrer la fête du ramadan », a ajouté l’ex-chef de l’armée. Le ramadan, le mois saint des musulmans, doit commencer autour du 10 mars. (...)

    #Rafah

  • LA HAYE - La Cour internationale de Justice (CIJ) tient des audiences publiques sur la demande d’avis consultatif - État de Palestine
    19 février 2024 | UN Web TV
    https://webtv.un.org/fr/asset/k13/k13rkfn0l5

    Résumé
    La Cour internationale de Justice (CIJ) tient des audiences publiques sur la demande d’avis consultatif sur les Conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est.

    Description

    La Courinternationale de Justice (CIJ), organe judiciaire principal de l’Organisationdes Nations Unies, tient, du 19 au 26 février 2024, des audiencespubliques sur la demande d’avis consultatif sur les Conséquencesjuridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans le Territoirepalestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, au Palais de la Paix, à LaHaye, où elle a son siège. Séance tenue sous la présidence de M. Nawaf Salam,président de la Cour.

    #CIJ

    • France 24 - https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20240219-%F0%9F%94%B4-en-direct-benny-gantz-%C3%A9voque-le-ramadan-comme-d

      La CIJ consultée sur les conséquences de l’occupation israélienne de territoires palestiniens

      La plus haute juridiction des Nations unies tient à partir de lundi des audiences sur les conséquences juridiques de l’occupation par Israël de territoires palestiniens depuis 1967, avec un nombre inédit de 52 pays appelés à témoigner. Les États-Unis, la Russie ou encore la Chine s’adresseront aux juges lors d’une session répartie sur une semaine au Palais de la Paix à La Haye, siège de la Cour internationale de justice (CIJ).

      Le 31 décembre 2022, l’Assemblée générale des Nations unies avait adopté une résolution demandant à la CIJ un « avis consultatif » non contraignant sur les « conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ». La résolution avait été adoptée avec 87 voix pour, 26 contre et 53 abstentions, les États occidentaux étant partagés sur la question tandis que les pays arabes avaient unanimement voté pour.

    • 19 février 2024 - 13:50 GMT
      https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2024/2/19/icj-on-israel-occupations-of-palestine-live-hearings-to-begin

      Les représentants palestiniens à la Cour internationale de justice (CIJ) ont présenté leurs arguments sur les conséquences juridiques de l’occupation par Israël de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de la bande de Gaza.
      Ils ont affirmé que l’existence et l’exercice du droit palestinien à l’autodétermination n’est pas et ne peut jamais être un sujet de négociation.
      Paul Reichler, représentant juridique, a déclaré que l’objectif fondamental de l’occupation est « l’acquisition permanente du maximum de territoire palestinien avec le minimum de Palestiniens ».
      Les représentants palestiniens ont également demandé à la CIJ de déclarer que les pratiques discriminatoires d’Israël à l’encontre du peuple palestinien sont équivalentes à l’apartheid.
      Ils ont également déclaré que l’occupation israélienne était illégale et qu’elle devait cesser immédiatement, inconditionnellement et totalement.
      Visiblement ému, Riyad Mansour, l’envoyé de la Palestine auprès des Nations unies, a conclu les plaidoiries en déclarant à la CIJ qu’une décision jugeant l’occupation israélienne illégale et « les conséquences juridiques de cette décision » ouvriraient la voie « à une paix juste et durable ».
      Les débats se poursuivront demain à 9h00 GMT, avec la présentation des arguments des représentants de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite, des Pays-Bas, du Bangladesh et de la Belgique.

    • Johann Soufi
      @jsoufi
      11h • 23 tweets • 8 min read •
      10:51 PM · 19 févr. 2024
      https://twitter.com/jsoufi/status/1759697262035231052

      📣 Chose promise, chose due.

      Petit résumé de l’audience du jour : les plaidoirie de la Palestine devant la Cour internationale de justice. 🇵🇸⚖️🇮🇱 Image
      2. La Cour à un nouveau président, le juge libanais Nawaf Salam. 🇱🇧👨🏻‍⚖️

      Le président annonce que les mémoires écrits de chacun des Etats seront publiés au fur et à mesure de leur plaidoiries.

      Je vous invite vraiment à aller les lire. 👇

      https://www.icj-cij.org/fr/affaire/186/procedure-ecrite

      3. Israël a déposé un mémoire de 5 pages qui insiste sur la nécessité pour israéliens et palestiniens de régler ce conflit de manière bilatérale, sans recours à la justice internationale. Cette fois, #Israël n’a pas jugé utile de se déplacer pour défendre sa cause. 🤷🏻‍♂️

      https://www.icj-cij.org/sites/default/files/case-related/186/186-20230724-wri-08-00-fr.pdf
      4. C’est la #Palestine qui ouvre le bal des plaidoiries, ce matin, par la voix de son ministre des affaires étrangères Riyad-al-Maliki.

      « La Palestine n’était pas une terre sans peuple » commence t’il.

      5. Al-Maliki explique qu’Israël n’a jamais respecté les décisions de la Cour, ni l’avis consultatif du 9 juillet 2004 sur le mur en Cisjordanie, ni l’ordonnance du 26 janvier 2024 sur le risque de #génocide.

      Au contraire, les crimes se sont intensifiés ! #Rafah

      6. « Israël veut le territoire Palestinien, mais il ne veut pas du peuple palestinien. C’est la raison pour laquelle il le déplace de force depuis des années » dit-il montrant une carte de 1947, 1967, de 2020, puis une carte présentée par Netanyahu devant l’Assemblée générale.

      7. « Le peuple Palestinien subit le colonialisme et l’apartheid depuis trop longtemps. Certains s’indignent de ces paroles mais ils devraient plutôt s’indigner de la réalité qui est la nôtre » ajoute t’il.

      8. « Il est temps de mettre un terme à l’impunité dont jouit Israël et aux doubles standards. C’est un impératif moral » conclut le ministre des affaires étrangères.
      9. Andreas Zimmermann, Professeur de droit international et Directeur du Potsdam Centre of Human Rights prend la parole pour rappeler qu’Israël a toujours refusé l’intervention de la justice internationale au prétexte que ca entraverait un processus de paix, pourtant inexistant.
      10. Paul Reichler, un des avocats les plus reconnus en droit international public explique : « une occupation permanente est un oxymore juridique ». En droit international humanitaire, l’occupation militaire est toujours temporaire ! Ce n’est pas le cas en #Palestine.

      11. Paul Reichler poursuit : « From the river to the sea, Israël n’a jamais eu l’intention de respecter le droit à l’autodétermination des palestiniens ». Il cite les innombrables déclarations israéliennes qui montrent clairement l’intention d’annexer la Palestine.

      12. Reichler, un 🇺🇸, explique que seuls les Etats Unis et les Fidji considèrent l’occupation 🇮🇱 conforme au droit international. Il critique vigoureusement la position américaine et cite notamment Obama et met en exergue l’hypocrisie américaine sur cette question Image
      13. Il conclut par les mot du poète palestinien Mahmoud Darwish : « Dans le silence nous devenons complices. Quand nous parlons, chaque mot peut changer le monde ». Mesdames, messieurs les juges, vos mots changeront le monde. Le silence n’est pas une option » conclut l’avocat.

      14. Namira Negm, directrice de l’Observatoire africain des migrations, souligne ensuite les atrocités que vivent les palestiniens en expliquant : « Les crimes que les Palestiniens subissent sont la version de l’apartheid du XXIe siècle ».

      15. Philippe Sands, avocat et professeur franco-britannique : « Je ne suis pas idéaliste sur ce que peut faire le droit international, mais c’est tout ce que nous avons. Les palestiniens ont le droit à l’autodétermination et que tous leurs droits soient respectés ».

      16. « Une décision judiciaire n’entrave pas la paix. Au contraire elle rend une résolution du conflit plus probable », affirme l’avocat franco-britannique @philippesands. « L’existence d’un Etat palestinien ne peut pas dépendre de la volonté d’Israël, la puissance occupante ».

      17. « Tous les Etats ont l’obligation juridique de forcer #Israël a mettre un terme à son occupation illégale. Cela signifie plus d’aide, plus de complicité, plus d’argent, plus d’armes, plus de commerce, plus rien du tout ! » conclut-il.

      18. Le Professeur Alain Pellet, bien connu des étudiants français, plaide à son tour : « Israël a violé un nombre incalculable de normes de jus cogens (c’est-à-dire des principes réputés universels et supérieurs qui constituent les bases des normes impératives du droit Intl) ».
      19. « En aucun cas des négociations ne peuvent remettre en cause des normes de jus cogens dont l’une des principales conséquences conduit à annuler tout traité qui est contraire à ses principes » ajoute le professeur Pellet.
      20. Il explique : « #Israël a l’obligation de décoloniser la Palestine, de garantir le droit au retour des Palestiniens, de compenser leur préjudice, et de punir les auteurs de crimes internationaux ». Image
      21. Riyad Mansour, @Palestine_UN 🇵🇸, conclut les plaidoiries palestiniennes les larmes aux yeux : « Les responsables israéliens ne cachent meme plus leur intention. Ils parlent désormais ouvertement de se débarrasser des palestiniens, d’une manière ou d’une autre ».

      @Palestine_UN 22. « Alors que le droit est limpide, et qu’il nous donne raison, il n’a jamais protégé les palestiniens ». Il pleure, sans pouvoir prononcer le moindre mot. Quiconque a encore une once d’humanité dans cet océan de souffrances ne peut rester insensible à ce moment.
      23. Voilà pour ce premier jour d’audience.

      Je retiens trois choses.

      1️⃣. La colonisation et l’apartheid, deux notions qui seront l’objet des débats devant la Cour.
      2️⃣. L’isolement total des 🇺🇸 devant la Cour concernant l’occupation 🇮🇱.
      3️⃣. La détresse des 🇵🇸 face à une tragédie et une hypocrisie qui durent depuis trop longtemps.

  • L’Égypte prépare une zone à la frontière de Gaza qui pourrait être utilisée pour abriter des Palestiniens - sources - 16/02/2024 | Zonebourse
    https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/L-Egypte-prepare-une-zone-a-la-frontiere-de-Gaza-qui-pourrait-etre-utili

    L’Égypte prépare une zone à la frontière de Gaza qui pourrait être utilisée pour abriter des Palestiniens

    L’Egypte prépare une zone à la frontière de Gaza qui pourrait accueillir des Palestiniens au cas où une offensive israélienne à Rafah provoquerait un exode à travers la frontière, ont déclaré quatre sources, dans ce qu’elles ont décrit comme une mesure d’urgence de la part du Caire.

    L’Égypte, qui a nié avoir entrepris de tels préparatifs, a maintes fois tiré la sonnette d’alarme quant à la possibilité que l’offensive dévastatrice d’Israël à Gaza déplace des Palestiniens dans le Sinaï - ce qui, selon le Caire, serait totalement inacceptable -, faisant écho aux mises en garde d’États arabes tels que la Jordanie.

    Les États-Unis ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils s’opposeraient à tout déplacement de Palestiniens hors de Gaza.

    L’une des sources a déclaré que l’Égypte avait bon espoir que les pourparlers visant à conclure un cessez-le-feu permettraient d’éviter un tel scénario, mais qu’elle établissait la zone à la frontière à titre de mesure temporaire et de précaution.

    Trois sources de sécurité ont déclaré que l’Égypte avait commencé à préparer une zone désertique avec quelques installations de base qui pourraient être utilisées pour abriter les Palestiniens, soulignant qu’il s’agissait d’une mesure d’urgence.

    Les sources avec lesquelles Reuters s’est entretenu pour cet article ont refusé d’être nommées en raison du caractère sensible de la question.

    Israël a déclaré qu’il lancerait une offensive pour s’emparer du « dernier bastion » du Hamas à Rafah, où plus d’un million de Palestiniens ont trouvé refuge après son offensive dévastatrice à Gaza.

    Israël a déclaré que son armée élaborait un plan d’évacuation des civils de Rafah vers d’autres parties de la bande de Gaza.

    Toutefois, Martin Griffiths, responsable de l’aide humanitaire des Nations unies, a déclaré jeudi qu’il était « illusoire » de penser que les habitants de Gaza pourraient être évacués vers un lieu sûr et a mis en garde contre le risque de voir les Palestiniens se répandre en Égypte si Israël lançait une opération militaire à Rafah.

    Il a qualifié ce scénario de « cauchemar égyptien ».

    L’Égypte a présenté son opposition au déplacement des Palestiniens de Gaza comme faisant partie du rejet arabe plus large de toute répétition de la « Nakba », ou « catastrophe », lorsque quelque 700 000 Palestiniens ont fui ou ont été forcés de quitter leurs maisons lors de la guerre qui a entouré la création d’Israël en 1948.

    La première source a déclaré que la construction du camp avait commencé il y a trois ou quatre jours et qu’il offrirait un abri temporaire en cas de passage de la frontière « jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée ».

    Interrogé sur les récits des sources, le chef du service d’information de l’État égyptien a déclaré : "Cela n’a aucun fondement dans la vérité : « Cela n’a aucun fondement. Nos frères palestiniens ont dit et l’Égypte a dit qu’il n’y avait pas de préparation à cette éventualité ».

    La Fondation du Sinaï pour les droits de l’homme, une organisation militante, a publié lundi des images montrant des camions de construction et des grues travaillant dans la zone, ainsi que des images de barrières en béton.

    Citant une source non identifiée, la Fondation du Sinaï a déclaré que les travaux de construction étaient destinés à créer une zone sécurisée en cas d’exode massif de Palestiniens.

    Reuters a pu confirmer qu’une partie de la vidéo se trouvait à Rafah grâce à la position des bâtiments, des arbres et des barrières, qui correspond à l’imagerie satellite de la zone.

    Reuters n’a pas été en mesure de confirmer la localisation de l’ensemble de la vidéo ni la date à laquelle elle a été filmée.

    LES LIENS AVEC ISRAËL SOUS PRESSION

    Quelque 1,5 million de Palestiniens se trouvent actuellement à Rafah, soit plus de la moitié de la population de la bande de Gaza, selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens.

    Israël affirme qu’il doit étendre son assaut à Rafah pour éliminer le Hamas, le groupe à l’origine de l’attaque du 7 octobre qui a fait 1 200 morts en Israël et 250 autres personnes enlevées, selon les décomptes israéliens.

    Avec plus de 28 000 personnes déjà tuées lors de l’offensive israélienne à Gaza, selon les autorités sanitaires de la bande de Gaza dirigée par le Hamas, le sort des personnes réfugiées à Rafah est devenu un sujet de préoccupation internationale, y compris pour les alliés occidentaux d’Israël.

    Le président américain Joe Biden a déclaré au premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu’Israël ne devrait pas procéder à une opération à Rafah sans un plan visant à assurer la sécurité des personnes qui y sont réfugiées.

    Un porte-parole du département d’État américain a déclaré : « Le président a clairement indiqué qu’il ne soutenait pas le déplacement forcé des Palestiniens de Gaza. Les États-Unis ne financent pas de camps en Égypte pour les Palestiniens déplacés ».

    Le bureau de M. Netanyahu a ordonné à l’armée d’élaborer un plan d’évacuation de Rafah. Mais aucun plan n’a encore vu le jour.

    Lors d’une interview accordée à ABC News, M. Netanyahu a déclaré que les Palestiniens pourraient se rendre dans les zones situées au nord de Rafah et libérées par l’armée.

    Avi Dichter, ministre israélien de l’agriculture et du développement rural, a déclaré mercredi que l’évacuation était « une question militaire » et que l’armée israélienne savait comment procéder.

    Dans des commentaires à la radio de l’armée israélienne, M. Dichter a déclaré qu’il y avait « suffisamment de terres à l’ouest de Rafah » et a mentionné Al Mawasi, une zone sur le littoral vers laquelle l’armée israélienne a déclaré que les civils devaient fuir au début de l’offensive.

    La guerre de Gaza a mis sous pression les relations entre l’Égypte et Israël, qui ont signé un accord de paix en 1979.

    Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, ancien ministre égyptien des affaires étrangères, a déclaré en début de semaine que les actions israéliennes menaçaient la continuité des accords avec l’Égypte et la Jordanie, en référence aux traités de paix conclus avec ces deux États arabes.

    Le ministre égyptien des affaires étrangères, Sameh Shoukry, a déclaré le 12 février que l’Égypte avait maintenu l’accord pendant 40 ans et qu’elle continuerait à le faire tant que les deux parties s’y engageraient.

    • L’Egypte construit une zone de sécurité dans le Sinaï en prévision d’un éventuel afflux de réfugiés depuis Gaza

      https://www.lemonde.fr/international/article/2024/02/17/l-egypte-construit-une-zone-de-securite-dans-le-sinai-en-prevision-d-un-even

      Des engins de chantier aménagent un espace dans l’optique d’une offensive israélienne sur Rafah, le dernier sanctuaire de l’enclave palestinienne.

      Par Hélène Sallon (Beyrouth, correspondante)

      Publié hier à 12h59, modifié hier à 15h08

      Dans le Sinaï égyptien, le long de la frontière avec la bande de Gaza, entre les terminaux de Rafah et de Kerem Shalom, des engins de chantier aplanissent le sol d’une étroite bande de terre. Des images satellites, analysées par l’agence Associated Press vendredi 16 février, montrent que des travaux sont en cours dans ce périmètre. Des grues et des camions y sont visibles. Des barrières de béton ont été dressées pour ceinturer cette zone d’environ 20 kilomètres carrés.

      Selon l’ONG Sinai Foundation for Human Rights, qui a révélé l’existence de ce chantier le 12 février, l’endroit est destiné à accueillir des réfugiés palestiniens, dans l’éventualité où l’Egypte devrait faire face à un exode massif depuis Gaza. Des entrepreneurs locaux ont dit à l’ONG avoir été chargés des travaux par l’entreprise Sons of Sinai, propriété de l’homme d’affaires Ibrahim El-Argani, proche de l’armée égyptienne. Il est prévu que des murs de 7 mètres de haut soient construits, sous la supervision du génie militaire, et sous forte présence sécuritaire.

      Des sources égyptiennes ont confirmé, sous couvert de l’anonymat, au Wall Street Journal l’aménagement d’une zone de sécurité, pouvant accueillir jusqu’à 100 000 personnes. Une source égyptienne indique au Monde que la peur de faire face à un afflux de déplacés en cas d’offensive israélienne sur la ville de Rafah explique cette décision. Le chef des services de communication de l’Etat, Diaa Rashwan, a toutefois nié l’existence d’un tel projet. Il a rappelé que l’Egypte s’oppose à tout déplacement forcé de Gazaouis sur son territoire du fait de la guerre entre Israël et le Hamas dans l’enclave palestinienne.

      Le Caire n’a pas beaucoup d’options

      Ce scénario pourrait cependant se matérialiser si le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, mettait à exécution sa menace, agitée depuis le 7 février, de lancer une offensive sur Rafah, qui est devenue le dernier refuge de plus d’1,4 million de Gazaouis. « La décision de lancer l’offensive sur Rafah n’a pas été prise. Nétanyahou souhaite en faire un moyen de pression dans les négociations de trêve avec le Hamas. Mais s’il n’y a pas d’accord, il sera difficile pour les Israéliens d’éviter une offensive », estime Laure Foucher, spécialiste du Moyen-Orient à la Fondation de recherche stratégique (FRS).

      Le Caire et Washington exhortent Israël à renoncer à cette opération, invoquant des « conséquences humanitaires dévastatrices ». Ils exigent qu’un plan d’évacuation des déplacés de Rafah vers le nord de l’enclave soit mis sur pied. Vendredi, le ministre de la défense israélien, Yoav Gallant, a assuré qu’« Israël n’a pas l’intention d’évacuer des civils palestiniens vers l’Egypte », ni de mettre en danger l’accord de paix signé en 1978 avec Le Caire. L’armée israélienne n’a toutefois pas dévoilé de plan pour la prise en charge des civils palestiniens dans le nord de l’enclave, qu’elle a réduit à l’état de ruines.

      « Les Egyptiens sont pragmatiques. Si les Gazaouis n’ont pas d’autre choix que de fuir vers l’Egypte, ils les accueilleront pour les protéger mais, derrière de hauts murs, pour ne pas qu’ils s’installent en Egypte », estime Khalil Sayegh, un analyste palestinien. Le Caire n’a pas beaucoup d’options. « Tirer sur les Gazaouis qui tenteraient de fuir vers le Sinaï provoquerait un tollé au sein de l’opinion égyptienne, qui soutient les Palestiniens, et serait une violation du droit international », poursuit M. Sayegh.

      Inquiétudes

      La perspective d’un déplacement des Palestiniens dans le Sinaï suscite des inquiétudes. « En cas d’afflux massif, cette zone pourrait rapidement ressembler à un camp de concentration. Et, il n’y a aucune garantie qu’ils pourront revenir à Gaza », déplore l’expert palestinien. Les Palestiniens craignent qu’Israël ne cherche à provoquer une seconde Nakba (« catastrophe »), le nom donné à l’exode forcé de 700 000 Palestiniens, lors de la création d’Israël en 1948. Des réfugiés qui n’ont jamais pu rentrer sur leurs terres.

      « Une nouvelle crise des réfugiés signerait l’arrêt de mort d’un futur processus de paix », a alerté Filippo Grande, le directeur de l’agence des Nations unies en charge des réfugiés (HCR), dans un entretien à la BBC vendredi. Le chef du HCR a appelé à « éviter à tout prix » un exode des Palestiniens vers l’Egypte, estimant qu’une fois sortis de Gaza, les réfugiés ne pourraient plus y retourner. Le HCR et l’UNRWA, l’agence des Nations unies chargée des déplacés palestiniens, disent ne pas être impliqués dans des préparatifs pour l’accueil de réfugiés palestiniens dans le Sinaï.

      Hélène Sallon(Beyrouth, correspondante)

  • Egypt building buffer zone to possibly receive Palestinian refugees
    14 February 2024 19:26 GMT | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/egypt-building-buffer-zone-possibly-receive-palestinian-refugees-repo

    A report by the rights group Sinai Foundation for Human Rights said that construction is currently underway to create a security zone with Gaza, which would act as a buffer area that could receive Palestinian refugees if they are forced out of Rafah.

    The group said, citing local contractors, that the aim is to create an area in the Sinai peninsula that is surrounded by walls that are seven metres high. The reported plans would also pave over the destroyed homes of indigenous groups in the area.

    Middle East Eye could not independently verify the report.

    Earlier this month, Egyptian journalist Ahmed El-Madhoun posted a video online that showed workers strengthening the security wall separating Egypt and Gaza.

    Since the war in Gaza began in October, there have been several Israeli proposals reported in the media detailing plans to push Gaza’s Palestinian residents into Egypt, which Cairo has rejected.

    Sinai for Human Rights
    @Sinaifhr
    6:24 PM · 14 févr. 2024
    https://twitter.com/Sinaifhr/status/1757818082825851371

    السلطات المصرية تشرع في بناء منطقة أمنية عازلة محاطة بأسوار لإستقبال فلسطيني غزة .

    حصلت مؤسسة سيناء على معلومات من مصدر ذو صلة تفيد بإن أعمال البناء الجارية حاليا شرقي سيناء
    هي لإنشاء منطقة أمنية معزولة مع الحدود مع قطاع غزة بهدف استقبال لاجئين من غزة في حال حدوث عملية نزوح جماعي من سكان قطاع غزة.

    وفي مقابلة للمؤسسة مع اثنين من المقاولين المحليين قالا ان أعمال البناء التي حصلت عليها شركات محلية من الباطن بتكليف من شركة أبناء سيناء للتشييد والبناء المملوكة لرجل الأعمال المقرب من السلطة إبراهيم العرجاني، تهدف لإنشاء منطقة محاطة بأسوار بارتفاع 7 أمتار، بعد إزالة أنقاض منازل السكان الأصليين التي دمرت خلال الحرب على الأرهاب، وتمهيد التربة وتسويتها، على أن تنتهي هذه الأعمال في أقصر وقت ممكن لا يتجاوز العشرة أيام.
    كما أضاف أن هذه المعلومات جرى تداولها على نطاق ضيق بهدف عدم انتشارها، وأن العمل يجري تحت إشراف الهيئة الهندسية للقوات المسلحة وفي تواجد أمني كثيف.

    وكانت مؤسسة سيناء قد نشرت قبل يومين تقريرا مدعما بصور حصرية يوضح بدء السلطات في أعمال إنشاء بوتيرة سريعة للغاية، في ظل تشديد أمني كبير في المنطقة الحدودية شرق سيناء. كما رصد فريق المؤسسة صباح اليوم إنشاء جدار إسمنتي بارتفاع 7 أمتار بدء من نقطة في قرية قوز أبو وعد جنوب مدينة رفح ويتجه نحو الشمال باتجاه البحر المتوسط بموازاة الحدود مع قطاع غزة.

    وفي مقابلة مع مهند صبري، الباحث في شؤون سيناء والأمن في مصر، قال:" إن أعمال البناء التي شوهدت في سيناء على طول الحدود مع غزة - إقامة محيط أمني معزز حول مساحة محددة ومفتوحة من الأرض - هي إشارات جدية على احتمالية أن مصر تستعد لقبول والسماح بتهجير سكان غزة إلى سيناء، بالتنسيق مع إسرائيل والولايات المتحدة".

    وكانت الأعمال الهندسية قد بدأت في وقت مبكر من صباح الأثنين 12 فبراير في منطقة حدها الشمالي ينحصر بين قرية الماسورة غربا ونقطة على خط الحدود الدولية جنوب معبر رفح، بينما ينحصر حدها الجنوبي بين قرية جوز أبو رعد ونقطة على خط الحدود الدولية جنوب معبر كرم أبو سالم، في ظل تواجد تواجد ضباط تابعين لجهاز المخابرات الحربية وعدد من سيارات الدفع الرباعي تحمل عناصر قبلية مسلحة تابعة لمليشيا “فرسان الهيثم” التابعة لإتحاد قبائل سيناء الذي يرأسه رجل الأعمال إبراهيم العرجاني بالقرب من منطقة “قوز أبو رعد” جنوب مدينة رفح بصحبة عدد كبير من المعدات والجرافات برفقة عدد من المقاولين المحليين.
    #سيناء #رفح #غزة #مخيمات_لاجئين

    #IsraelEgypte
    https://seenthis.net/messages/1041350

    • Sinai for Human Rights
      @Sinaifhr
      Dernière modification :
      10:27 PM · 14 févr. 2024
      https://twitter.com/Sinaifhr/status/1757879298940149921

      Egypt to create a gated high-security area in the reception of Palestinian refugees from Gaza

      The Sinai Foundation obtained information through a relevant source that indicates that the construction work currently taking place in eastern Sinai, is intended to create a high-security gated and isolated area near the borders with Gaza strip, in preparation for the reception of Palestinian refugees in the case of the mass exodus of the citizens of Gaza Strip.

      The foundation interviewed two local contractors who said that local construction companies had been commissioned this construction work by Ibrahim Al-Arjani - A close businessman to the authorities - Abnaa Sinai For Construction & Building, who had been directly assigned the commission through the Egyptian Armed Forces Engineering Authority. The construction work is intended to build a gated area, surrounded by 7-meter-high walls. After the removal of the rubble of the houses of the indigenous people of Rafah, who were displaced forcibly and their houses demolished during the war against terrorism against ISIS. The area is expected to be levelled and ready in no more than 10 days. They said this information is being circulated in closed circuits to avoid publication, noting that the work is being done under the supervision of the Egyptian Armed Forces Engineering Authority under heavy security presence.

      Sinai Foundation published a report two days ago -https://sinaifhr.org/show/333 - with exclusive images showing the Egyptian authorities starting rapid construction on the border area of eastern Sinai. Additionally, this morning the Institution’s team observed the building of a cement wall of 7 meters in height starting at a point in Qoz Abo Raad village south of Rafah city, directed towards the Mediterranean Sea north, parallel to the border with Gaza Strip.

      In an interview with Mr Mohannad Sabry, @mmsabry
      a researcher specialising in Sinai and Egyptian security, he said: “ The construction works seen in Sinai along the border with Gaza—the erection of a reinforced security perimeter around a specified and open stretch of land—are serious signals that Egypt could be preparing to accept and allow the displacement of the people of Gaza into Sinai, in coordination with Israel and the United States”.

      The construction works that started early Monday, February 12 have its eastern borders lying between a point southern of the Rafah border crossing and another southern of the Kerem Shalom border crossing, while its western borders lie between Qoz Abo Raad village and El-Masora village. Military intelligence officers are present as well as the ‘Fursan Al-Haitham’ militia that stems from the Sinai Tribal coalition headed by businessman Ibrahim Al-Arjani, near the Qoz Abo Raad area south of the city of Rafah, along with construction tools, bulldozers and local contractors.


      #sinai #rafah #Gaza

    • Standoff over Rafah assault tests Israel’s most important alliances
      By Steve Hendrix, Claire Parker and Miriam Berger
      February 15, 2024 at 12:27 p.m. EST
      https://www.washingtonpost.com/world/2024/02/15/israel-rafah-gaza-war-displaced
      https://www.washingtonpost.com/wp-apps/imrs.php.jpg
      Tents housing displaced Palestinians near the border separating the Gaza Strip and Egypt in the Rafah refugee camp on Tuesday. (Loay Ayyoub for The Washington Post)

      Egypt is concerned that an influx of Palestinians would destabilize northern Sinai, a sensitive military zone where its military recently spent a decade fighting off an Islamist insurgency.

      Cairo also opposes the displacement of Palestinians into Sinai on political grounds, refusing to become complicit in what President Abdel Fatah El-Sisi describes as the “liquidation of the Palestinian cause” — or a permanent exodus of Gazans from the Strip.

      But a report this week from U.K.-based Sinai Foundation for Human Rights, which has a monitoring team in northern Sinai, suggested that Egyptian authorities were creating an area to house Palestinian refugees who crossed the border.

      Footage obtained by the organization and shared exclusively with The Post shows trucks and bulldozers clearing debris from a rectangular plot of land measuring about eight square miles adjacent to the Gaza border, with a concrete wall being built around the perimeter. The Post verified some of the footage and obtained satellite images that show that two square miles within that area were cleared between Feb. 5 and Wednesday.

      Asked for comment, an Egyptian official referred The Post to a statement last month by Diaa Rashwan, head of the State Information Service. “Egypt has full sovereignty over its land, and has complete control over its entire northeastern borders, whether with the Gaza Strip or with Israel,” the statement said.

      Despite its public refusal to entertain any scenario in which Palestinians are pushed into Egypt, the country is probably preparing contingency plans, a former Egyptian official said.

      “If as a result of the attacks [in Rafah] tens of thousands of Palestinians cross the border, do you think the Egyptian army would shoot at them? The answer is no,” they said. “Any responsible government would have to think, ‘Okay, if we have the worst-case scenario, how would we deal with that?’”

    • L’Égypte aménage une zone qui pourrait abriter des Palestiniens à la frontière avec Gaza
      16 février 2024
      https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20240216-%F0%9F%94%B4-en-direct-la-communaut%C3%A9-internationale-tente-de

      L’Égypte aménage une zone près de sa frontière avec Gaza où des Palestiniens pourraient être accueillis si une offensive israélienne à Rafah provoquait un exode vers son territoire, ont déclaré quatre sources à Reuters. Des installations de base, qui pourraient accueillir des réfugiés dans une zone située dans le désert.

      L’Égypte, qui a nié avoir entrepris de tels préparatifs, a prévenu à plusieurs reprises de la possibilité que l’offensive lancée par Israël dans la bande de Gaza déplace des Palestiniens dans le Sinaï, ce qui, selon le Caire, serait totalement inacceptable.

      L’une des sources a déclaré que l’Égypte avait bon espoir que les négociations visant à conclure un cessez-le-feu permettraient d’éviter un tel scénario, mais qu’elle établissait la zone à la frontière en tant que mesure temporaire et de précaution.

    • 16 février 2024 (10:55 GMT)
      Palestinian exodus into Egypt’s Sinai would mean ‘disaster’: UN
      https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2024/2/16/israels-war-on-gaza-live-17000-children-torn-from-parents-un-says

      A mass movement of refugees from Rafah into Egypt’s Sinai Peninsula would be a disaster for Palestinians and prospects for peace in the Middle East, the UN’s high commissioner for refugees says.

      Filippo Grandi, speaking at the Munich Security Conference, said Egyptian authorities have made it clear that displaced Palestinians must receive assistance.

      “It would be a disaster for the Palestinians, … a disaster for Egypt and a disaster for the future of peace,” Grandi said of Israeli’s planned Rafah ground invasion.

      Asked whether Egyptian authorities had contacted Grandi’s agency about contingency plans, he said: “The Egyptians said that people should be assisted inside Gaza, and we are working on that.”

  • Tout va bien, l’état sioniste massacre les civils mais, grâce aux demandes de la “#communauté_internationale (Biden et ses larbins), respecte le droit international puisqu’il n’a pas envoyé de troupes au sol.

    Dans la ville de #Rafah, bombardée sans relâche, Israël annonce avoir libéré deux otages retenus par le Hamas
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/02/12/israel-annonce-avoir-libere-deux-otages-du-hamas-lors-d-une-operation-a-rafa

    Toutefois, les frappes de la nuit ne semblent pas marquer le début de cette offensive, qui inquiète la communauté internationale

  • Après les y avoir parqué
    #génocide

    🔴 En direct : intenses frappes israéliennes sur #Rafah, les pourparlers de trêve se poursuivent
    https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20240203-%F0%9F%94%B4-en-direct-frappes-sur-rafah-les-pourparlers-de-tr%C3

    La ville de Rafah, où se sont réfugiés plus d’un million de Palestiniens menacés par la guerre à Gaza, est le théâtre samedi d’intenses frappes israéliennes, à l’heure où la diplomatie tente d’imposer une nouvelle trêve sur fond d’embrasement régional. Suivez en direct l’évolution de la situation au Proche-Orient.

  • [En direct] Gaza : de puissantes frappes israéliennes à Rafah, climat régional tendu
    La ville de Rafah, où se sont réfugiés plus d’un million de Palestiniens menacés par la guerre à Gaza, est le théâtre samedi 3 février d’intenses frappes israéliennes à l’heure où la diplomatie tente d’imposer une nouvelle trêve sur fond d’embrasement régional.
    Publié le : 03/02/2024 - 06:13Modifié le : 03/02/2024 - 09:55
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20240203-en-direct-gaza-puissantes-frappes-rafah-climat-r%C3%A9gional-tendu-isra


    3 février 2024 - 05h32

    Un nouveau bilan fait état d’au moins 100 civils tués dans la soirée et cette nuit à Rafah

    Peu après minuit, de puissantes frappes ont résonné à Rafah, ville jouxtant l’Égypte, à la pointe sud de la bande de Gaza. Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé le décès d’au moins 100 civils dans la soirée et la nuit, dont 14 tôt samedi dans des frappes sur deux résidences de Rafah.

    #Genocide #Rafah

  • Palestinians desperate to flee Gaza pay thousands in bribes to ‘brokers’

    Fixers with alleged links to Egyptian intelligence are making a fortune in ‘fees’ from people hoping to exit through the Rafah crossing

    Palestinians desperate to leave Gaza are paying bribes to brokers of up to $10,000 (£7,850) to help them exit the territory through Egypt, according to a Guardian investigation.

    Very few Palestinians have been able to leave Gaza through the #Rafah border crossing but those trying to get their names on the list of people permitted to exit daily say they are being asked to pay large “coordination fees” by a network of brokers and couriers with alleged links to the Egyptian intelligence services.

    One Palestinian man in the US said he paid $9,000 three weeks ago to get his wife and children on the list. The family have been sheltering in schools since the 7 October attacks. On the day of travel, he was told his children’s names were not listed and he would have to pay an extra $3,000. He said the brokers were “trying to trade in the blood of Gazans”.

    “It’s very frustrating and saddening,” he said. “They are trying to exploit people who are suffering, who are trying to get out of the hell in Gaza.” His family have yet to leave.

    According to the UN, 85% of Gaza’s population is now displaced. Most people are packed into the southern city of Rafah as Israeli air and ground assaults push them out of central and northern parts of the territory.

    Egypt, a key regional player in negotiations on Gaza, has long resisted opening the Rafah crossing, fearing that millions of people would flee into the neighbouring Sinai peninsula. The influx, Cairo claimed, could pose a security threat. Egypt’s president, Abdel Fattah al-Sisi, also said a mass influx of refugees from Gaza would set a precedent for displacing Palestinians from the West Bank into Jordan.

    A network of brokers, based in Cairo, helping Palestinians leave Gaza has operated around the Rafah border for years. But prices have surged since the start of the war, from $500 for each person.

    The Guardian has spoken to a number of people who have been told they would have to pay between $5,000 and $10,000 each to leave the strip, with some launching crowdfunding campaigns to raise the money. Others were told they could leave sooner if they paid more.

    Facebook pages that offer news from the Rafah crossing are filled with posts from Palestinians asking for help to get on the list.

    Everyone interviewed said they had been put in touch with brokers through contacts in Gaza. Payments are made in cash, sometimes through middlemen based in Europe and the US.

    Belal, a US citizen from Gaza, was told he would need to raise $85,000 to get 11 family members out of the territory, including five children under three.

    “I’m only considering this option because the US government is not responding to me. If I had any hope about my father’s case, I wouldn’t be,” said Belal, who has spent the past three months appealing to the US state department taskforce to put his diabetic father on the exit list.

    “I’m in this situation because the US doesn’t want to help its own citizens,” he said.

    Belal’s 70-year-old father was briefly detained in December by Israeli forces. He was one of a group of men who were stripped to their underwear, had their hands zip-tied and were taken to a secret location.

    Even before his father’s detention, Belal had spent weeks seeking help, spending hours on the phone to Washington or the US embassy in Jerusalem and emailing reams of information to the state department.

    US state department policy initially specified that it would only assist immediate family of US citizens to exit Gaza but it subsequently said it would expand its assistance to include parents of US citizens and siblings.

    “Since mid-December I’ve received no email from them, and I followed up six times – they can only communicate by email,” he said. “By contrast, I see other people who pay money to leave, and they’re able to exit within a day or two.”

    The state department said it was unable to comment on individual cases, with a spokesperson adding it was unaware of the broker system that some are using to pay to exit Gaza. “We have assisted over 1,300 US citizens, US lawful permanent residents and family members in departing Gaza,” the spokesperson added.

    Mohannad Sabry, an expert on the Sinai peninsula and author of Sinai: Egypt’s Linchpin, Gaza’s Lifeline, Israel’s Nightmare, said the brokers “target the most vulnerable people”.

    “If a family has a member who is injured or sick so they can’t wait, those are the perfect victims; they can squeeze any amount and the family has to come up with the money. It’s a complete racket.”

    Sabry described the Egyptian authorities’ public justifications for not opening the borders as “cover for the corruption happening on the ground”. The head of Egypt’s State Information Service declined to comment when contacted by the Guardian.

    Sabry added: “This is not low-level corruption – this is state-enabled corruption.”

    With very few ways to get out of Gaza, especially for those without citizenship of another country, Palestinians in the territory and their relatives abroad said they had little choice but to put their trust in the broker network.

    One Palestinian living in the UK, who has lost members of their family in Israeli airstrikes, said: “People are making money off the misery of others. They’re desperate to get out to save their lives and instead of helping they’re trying to make money. If there’s a way to get people out, then why not just help?”

    The Palestinian said they were told it would cost $4,000 to help each of the family’s nine young male members to leave in early December. They are now being quoted between $6,000 and $10,000.

    The family turned to the brokers after failing to get help from the British government or humanitarian organisations.

    “I’m not sure why no schemes have been introduced, nothing to evacuate people. I don’t even hear humanitarians talk about this any more,” the Palestinian said.

    “It’s like they’re saying: ‘We’re not going to protect you or give you safety, we’re just going to give you some food and water while you are bombed.’”

    The UK Foreign Office said it had evacuated 300 British nationals and their dependants – defined as children and parents – who were its priority.

    Not all people are willing to pay, however, even if they have the resources. “Every moment threatens their lives and my life,” said one Palestinian in Gaza trying to get out with their family. But they added: “I won’t pay a penny in bribes.”

    https://www.theguardian.com/global-development/2024/jan/08/palestinians-flee-gaza-rafah-egypt-border-bribes-to-brokers

    #frontières #Gaza #Egypte #migrations #fuite #exode #Israël #réfugiés

    • Bande de Gaza : 100 jours de désespoir au cœur d’une guerre trop longue

      À Rafah, aux portes de l’Égypte, un million de personnes campent jusque sur la #plage. Youssef, Asma et tant d’autres sont prisonniers de la bande de Gaza, où, d’#évacuation en évacuation, ils survivent avec leurs familles, des enfants aux personnes âgées. Témoignages.

      « Je suis encore en vie, et tu sais quoi ? Je vais aller habiter sous une tente à Rafah. » Après plusieurs jours sans connexion Internet, Youssef* envoie ce premier message vocal sur Facebook. Une note qu’il termine par un ricanement cynique et nerveux à la fois. C’est donc une tente collée à la frontière égyptienne qui sera le dernier refuge pour Youssef, sa femme enceinte de cinq mois et leurs deux enfants.

      Cent jours après le début du conflit entre Israël et la bande de Gaza, 23 968 personnes, principalement des enfants et des femmes, ont été tuées dans des frappes aériennes, selon le ministère de la santé du Hamas. Des milliers d’autres sont encore portées disparues sous les décombres. Les personnes blessées, pour la plupart privées de soins, se comptent aussi par milliers. Plus de la moitié des hôpitaux de l’enclave palestinienne ne fonctionnent plus, selon l’ONU. Au tableau de ce désastre humanitaire, il faut ajouter les 136 otages israéliens dont on ignore le sort exact.

      Pris au piège du siège total imposé par Israël et de la fermeture du point de passage vers l’Égypte, Youssef et sa famille, dont ce n’est pas le premier déplacement, ne pourront aller plus loin. Déjà, en octobre, ils avaient rejoint le camp de réfugié·es de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza. Une frappe aérienne avait anéanti en quelques secondes l’appartement où elle vivait à Gaza City. Youssef avait juste eu le temps de récupérer quelques affaires et de sauver sa voiture, dans laquelle il avait fait monter tout le monde.

      Direction donc Nuseirat, une des #safe_places (« #lieux_sûrs ») établies par l’armée israélienne. Mais début janvier, ce camp de réfugié·es est à son tour pris pour cible par cette même armée. Elle demande aux milliers de personnes installées là de quitter au plus vite leurs habitations, assurant que des combattants du Hamas s’y cachent.

      « Ils ont jeté des tracts sur le quartier où on était en disant qu’on devait évacuer, alors on est tous partis. » Mais cette fois, plus de carburant dans la voiture. La fuite de Youssef et de sa famille se fait dans une petite carriole. « Je ne pouvais plus acheter de fuel. Avant, c’était 7 shekels [1,70 euros] le litre, maintenant c’est 120 shekels [30 euros] », explique le père de famille gazaoui.

      Sur Facebook, les messages audio se succèdent, noyés dans un brouhaha immense en arrière-fond. Les cris, les pleurs d’enfants se mêlent aux voix de femmes et d’hommes. « Pour le moment, on est dans une école de l’ONU à Rafah. On partage une salle de classe avec 25 autres personnes mais je pense qu’une tente, ça sera plus sain pour ma femme enceinte et les enfants », poursuit Youssef.

      Tout au sud de l’enclave palestinienne, des centaines de milliers de familles s’entassent désormais derrière les barbelés qui marquent la frontière avec l’Égypte. La bande de Gaza était avant la guerre une prison à ciel ouvert. Rafah en est désormais la dernière cellule.

      Un million de personnes arrivées à Rafah

      « Les gens sont partout ! Il y a trop de monde dans la ville. Les déplacés vivent dans les mosquées, sous des tentes, voire dans la rue. Mais il pleut, et il fait froid », raconte Asma dans un français parfait. La Palestinienne, enseignante de 42 ans, s’était promis de ne pas quitter son appartement de Khan Younès, mais le 21 décembre, elle a dû se résoudre à tout abandonner. « Les soldats israéliens nous ont demandé d’évacuer en lançant des tracts. »

      Asma est donc partie avec son père, âgé de 90 ans, et sa mère, 77 ans. « On a mis presque une heure pour leur faire descendre les trois étages de notre immeuble. On a juste pu prendre avec nous des choses essentielles : de la farine, du sel, des boîtes de sardines, des couvertures. Je ne voulais pas partir, j’ai tellement pleuré. »

      Selon le maire de Rafah, un million de personnes sont arrivées dans sa ville depuis le 7 octobre, et l’afflux se poursuit. Rafah est désormais un immense camp. Les tentes s’alignent partout, même sur le bord de la mer. Sur les images transmises par des journalistes palestiniens sur place, partout des enfants. Des petites filles et des petits garçons qui jouent dans la boue et au milieu des déchets.

      La ville n’est pas à l’abri des frappes aériennes israéliennes. Ces dernières semaines, des familles entières ont été décimées dans le bombardement de leur immeuble. La guerre du ciel n’a jamais épargné personne dans la bande de Gaza. Le 12 janvier, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Martin Griffiths, l’a répété : « Il n’y a pas d’endroit sûr à Gaza, où une vie humaine digne est quasi impossible. »

      Le 13 janvier, après une semaine de silence, Asma reprend contact et envoie une série de messages audio sur WhatsApp. Sa voix est fatiguée, son souffle coupé. Elle suffoque presque, comme étouffée par l’angoisse. « Les nouvelles sont mauvaises, dit-elle. L’armée israélienne est proche de ma maison. J’ai peur. » Asma marque une pause, puis reprend. « J’ai perdu l’école où je travaillais, je ne veux pas qu’on me prenne aussi ma maison. Je ne peux pas tout perdre. Cet appartement, c’était mon lieu de paix. C’est trop, je n’ai plus d’espoir. »

      Dans un dernier message audio, la Palestinienne se souvient que ce mois de janvier aurait dû se dérouler autrement. Loin de la violence et de la terreur. « On devait venir en France avec d’autres professeurs gazaouis. Cet été, je voulais aussi aller en Égypte pour y passer quelques jours. J’avais un amoureux et maintenant... je ne sais plus où j’en suis. Lui aussi n’a plus de maison. Tout cela s’est fini. Il n’y a aucun avenir pour moi. »

      L’Égypte, juste derrière les barbelés

      Début janvier, plusieurs responsables israéliens ont évoqué un possible déplacement de la population de la bande de Gaza vers d’autres pays. Une option portée par Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir, deux ministres ultranationalistes du gouvernement Nétanyahou. Parmi les pays évoqués, l’Égypte mais aussi le Congo. Un plan rejeté en bloc par la communauté internationale.

      Au cœur de l’enclave, de nombreux Palestiniens cherchent à partir à tout prix. Depuis le début de la guerre, Youssef le répète quasiment dans chaque discussion : « Trop c’est trop. » Il espère pouvoir rejoindre l’Europe et offrir une vie stable à ses enfants. Mais comment sortir de ce siège, de ce piège qui se referme chaque jour un peu plus sur lui ?

      Il faut imaginer que pour les familles qui sont à Rafah, l’Égypte est toute proche. Leur sécurité est à portée de vue, juste derrière des barbelés. Mais le poste-frontière entre l’enclave palestinienne et le territoire égyptien est ouvert seulement aux camions humanitaires autorisés à entrer dans la bande de Gaza. Depuis le début du conflit, Le Caire s’oppose fermement à tout déplacement massif de population vers le désert du Sinaï.

      En temps normal, un Palestinien peut traverser ce point de passage après avoir payé 450 euros. Désormais, en faisant appel à des réseaux de trafic d’êtres humains, il faut débourser 4 000 à 5 000 dollars par personne, selon une source palestinienne locale. C’est la seule solution pour être inscrit sur la liste des personnes qui ont un permis pour sortir.

      « Je ne veux pas quitter la bande de Gaza comme cela et aller dans n’importe quel pays. Je veux que l’on me donne une autre nationalité, un travail. Le droit d’avoir une autre vie », explique Asma. Depuis la création de l’État d’Israël en 1948, des centaines de milliers de Palestiniens et Palestiniennes ont été contraint·es à l’exil au Liban, en Jordanie ou en Syrie, où pour la majorité elles et ils vivent encore dans des conditions très précaires.

      Sa terre, Rami Abou Jamus s’y accroche avec conviction. « On se retrouve sur la plage à Gaza. » C’est l’une de ses phrases préférées. Chaque jour, le journaliste palestinien partage son quotidien à Rafah. C’est là qu’il survit avec sa femme et son fils, âgé de deux ans et demi. Il s’appelle Walid. Son père le filme régulièrement. À chaque nouvelle vidéo, les traits du petit garçon se creusent un peu plus. Son visage d’enfant porte l’empreinte d’une guerre qui dure depuis cent jours. Une guerre déjà trop longue.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/150124/bande-de-gaza-100-jours-de-desespoir-au-coeur-d-une-guerre-trop-longue

      #safe_place

  • Guerre entre Israël et le Hamas : comment les otages israéliens libérés vont-ils être pris en charge ?
    https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/guerre-entre-israel-et-le-hamas-comment-les-otages-israeliens-liberes-v

    C’est très bien ce genre d’article, on en trouve dans toutes les langues (j’ai un peu vérifié). Pourquoi personne ne se demande jamais comment les otages palestiniens vont être libérés, eux ?

    Treize premières personnes doivent être évacuées vendredi de la bande de Gaza, où elles sont retenues depuis le 7 octobre. Elles bénéficieront toutes d’une prise en charge médicalisée après un transfert qui s’organisera depuis l’Egypte.

    Le débat peut être déplacé (https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/11/24/liberation-des-otages-du-hamas-une-situation-aussi-dechirante-sur-le-plan-et) pour aborder des « enjeux vertigineux » (savoir qui élire ou non)... Mais, là encore, ça ne concerne pas les Palestiniens. Eux, c’est juste du « bétail » apparemment...

    Qui sera sauvé, au risque d’exposer encore plus les autres, et selon quels critères ? Alors que doit s’accomplir une première libération d’otages détenus par le Hamas, Frédérique Leichter-Flack, professeure d’humanités au Centre d’histoire de Sciences Po, détaille dans une tribune au « Monde » les vertigineux enjeux éthiques auxquels cette situation confronte l’ensemble des Israéliens.

  • Rafah: Black Friday - Forensic Architecture
    http://www.forensic-architecture.org/case/rafah-black-friday

    In this report, Forensic Architecture collaborates with Amnesty International to provide a detailed reconstruction of the events in Rafah, Gaza, from 1 August until 4 August 2014.

    On 8 July 2014, Israel launched a military operation codenamed Operation Protective Edge, the third major offensive in Gaza since 2008. It announced that the operation was aimed at stopping rocket attacks from Gaza on Israeli civilians. A ground operation followed, launched on the night of 17-18 July. According to the Israeli army, one of the primary objectives of the ground operation was to destroy the tunnel system constructed by Palestinian armed groups, particularly those with shafts discovered near residential areas located in Israel near the border with the Gaza Strip.

    The report examines the Israeli army’s response to the capture of Lieutenant Hadar Goldin and its implementation of the Hannibal Directive – a controversial command designed to deal with captures of soldiers by unleashing massive firepower on persons, vehicles and buildings in the vicinity of the attack, despite the risk to civilians and the captured soldier(s).

    As the investigation team was denied access to Gaza, Forensic Architecture had to develop a series of techniques in order to recount the events remotely. The team collected hundreds of images and videos, either recorded from citizens or from media agencies. The footage was subsequently located in space and in time and embedded in a 3D model of Rafah. This resulted to the Image Complex, a device that allowed us to explore the spatial and temporal connections between the various photographs and videos and finally to reconstruct the development of the battle. Furthermore, Forensic Architecture located elements of witness testimonies within the timeline and model of Rafah, and corroborated the reported events with the audio-visual material. When the metadata of such material was inadequate, we used other time indicators such as observed shadows or the morphology of the smoke plumes to locate sources in space and time.

  • Parler de crimes de guerre à propos de Gaza 2014 n’est pas un scoop, soyons clairs. Ce qui est nouveau, en revanche, c’est la pertinence de nouvelles analyses de données qui s’appuient sur des techniques de pointe en matière d’investigation et d’analyse, mises au point par Forensic Architecture, une équipe de recherche basée au Goldsmiths College de l’Université de Londres.

    "Jusqu’à présent, les autorités israéliennes se sont montrées incapables de mener des investigations indépendantes sur les crimes de droit international commis à Rafah et ailleurs, et bien souvent plus que réticentes à le faire. Les conclusions de ce rapport viennent s’ajouter à la longue liste des documents crédibles pointant du doigt les graves violations commises durant le conflit à Gaza, ce qui requiert la tenue d’une enquête indépendante, impartiale et efficace. » (Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.)

    Gaza : crimes de guerre commis par Israël à Rafah | Amnesty International France
    http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actualites/Gaza-crimes-de-guerre-commis-par-Israel-Rafah-15726
    #israel#gaza_2014#crimes_de_guerre#amnesty#rafah

  • ’black friday’. CARNAGE IN #RAFAH DURING 2014 ISRAEL/GAZA CONFLICT

    On 8 July 2014, Israel launched a military operation codenamed Operation Protective Edge, the third major offensive in Gaza since 2008. It announced that the operation was aimed at stopping rocket attacks from Gaza on Israeli civilians. A ground operation followed, launched on the night of 17-18 July. According to the Israeli army, one of the primary objectives of the ground operation was to destroy the tunnel system constructed by Palestinian armed groups, particularly those with shafts discovered near residential areas located in Israel near the border with the Gaza Strip.

    On 1 August 2014 Israel and Hamas agreed to a 72-hour humanitarian ceasefire that would take effect at 8am that day. Three weeks after Israel launched its military offensive on Gaza, thousands of Palestinians who had sought refuge in shelters or with relatives prepared to return to their homes during the anticipated break in hostilities.

    In Rafah, the southernmost city in the Gaza Strip, a group of Israeli soldiers patrolling an agricultural area west of the border encountered a group of Hamas fighters posted there. A fire fight ensued, resulting in the death of two Israeli soldiers and one Palestinian fighter. The Hamas fighters captured an Israeli officer, Lieutenant Hadar Goldin, and took him into a tunnel. What followed became one of the deadliest episodes of the war; an intensive use of firepower by Israel, which lasted four days and killed scores of civilians (reports range from at least 135 to over 200), injured many more and destroyed or damaged hundreds of homes and other civilian structures, mostly on 1 August.


    https://blackfriday.amnesty.org
    #Israël #Gaza #forensic_architecture #conflit #visualisation #cartographie
    cc @reka

  • Automne arabe
    https://lundi.am/Automne-arabe

    La ville de Rafah ne sera bientôt qu’un souvenir sur les cartes du Sinaï. La cité bédouine va être rasée par l’armée égyptienne afin de faciliter la lutte contre le terrorisme dans la région, et limiter les trafics existant entre la bande de Gaza et le désert du Sinaï. 1200 maisons seront détruites. Cet espace est censé, depuis les accords de Camp David de 1979, demeurer une zone démilitarisée – mais rares sont les jours où les armes se taisent dans le Sinaï.

    Le Sinaï est la partie la plus orientale de l’Égypte, petit bout de terre coincé entre la Méditerranée au nord, la mer Rouge et le canal de Suez à l’ouest, le golfe d’Aqaba au sud et Israël à l’est. Peuplé essentiellement de Bédouins, ce désert est demeuré longtemps à l’écart des grandes politiques de modernisation du Caire : les Bédouins, souvent relégués au statut de citoyens de seconde zone, n’ont pas eu accès à l’éducation et aux infrastructures du reste de l’Égypte.

    égypte #sinaï #rafah #gaza

    • Attention de ne pas confondre les groupes terroristes avec les Bédouins. Même si ces derniers, parfois, se lient avec les terroristes, ils ne sont ni religieux, ni politisés, mais demandent à ce que leurs terres soient rendues. Et ça va pour tout le sud du Sahara

  • War Between #al-Nour_party and #Muslim_Brotherhood Reaches #Sinai
    http://english.al-akhbar.com/content/war-between-al-nour-party-and-muslim-brotherhood-reaches-sinai

    Egyptian Salafi demonstrators attend a unity rally in downtown Cairo. AFP/Khaled Desouki Egyptian Salafi demonstrators attend a unity rally in downtown Cairo. AFP/Khaled Desouki

    The one-year-long hidden conflict between #Egypt’s Salafi political party, al-Nour, and the blacklisted Muslim Brotherhood continues, even if its intensity is somewhat diminished. Most recently, the conflict appeared in northern Sinai in light of the upcoming parliamentary elections.

    Mohammed Salem

    read (...)

    #Mideast_&_North_Africa #Abdel-Fattah_al-Sisi #al-Arish #Ansar_Bayt_al-Maqdis #Articles #gaza_strip #June_30 #Rafah

  • #Israel bars Amnesty, Human Rights Watch workers from #Gaza
    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.611015

    Human Right Watch investigators have been barred from entering Gaza via the #Erez crossing since 2006, while Amnesty’s people have been barred since June 2012. Until the Morsi government in Egypt was brought down, they would enter Gaza from Egyptian territory through the #Rafah crossing.

    #Egypte

  • In #Rafah, hospital morgues cannot hold all the bodies

    In the 24 hours after the collapse of the cease-fire, 123 civilians were killed in Rafah alone, including 30 children and 14 women, Palestinians say.


    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.608532

    #cadavres #hôpital #morgue #Gaza #décès #morts #Palestine #Israël

  • #Sinai Peninsula: Where #Egypt’s ’war on terror’ targets civilians
    http://english.al-akhbar.com/content/sinai-peninsula-where-egypt%E2%80%99s-war-terror-targets-civilian

    Egyptians carry the coffin of a person who was killed in El-Arish, capital of north Sinai, on July 14, 2014, after militants fired mortar shells last night at a military base. (Photo: AFP-STR) Egyptians carry the coffin of a person who was killed in El-Arish, capital of north Sinai, on July 14, 2014, after militants fired mortar shells last night at a military base. (Photo: AFP-STR)

    After each attack in Egypt’s Sinai Peninsula, everybody starts talking about the need to impose security but the warnings go unheeded and the attacks continue. Palestinians were accused of perpetrating the latest attack in the city of #al-Arish that led to dozens of victims among civilians, the army and the police force but no culprits were (...)

    #Mideast_&_North_Africa #Abdel_Fatah_al-Sisi #al-Shlak #Articles #Egyptian_army #Rafah #Sheikh_Zuweid

  • Al-Shujayeh : #Palestine’s #Saigon
    http://english.al-akhbar.com/content/al-shujayeh-palestine%E2%80%99s-saigon

    A displaced man from the Shejaiya neighborhood in the #gaza_strip sleeps at the UN school where he and others have taken refuge after fleeing heavy fighting in their area on July 21, 2014. (Photo: AFP-Marco Longari) A displaced man from the Shejaiya neighborhood in the Gaza Strip sleeps at the UN school where he and others have taken refuge after fleeing heavy fighting in their area on July 21, 2014. (Photo: AFP-Marco Longari)

    The bitter reality of the Palestinians in Gaza is that they are alone, beleaguered, under siege, and are undesirables even for some of those who are supposed to be their brethren. Fifteen days of barbaric massacres have claimed the lives of more than 600 Palestinians – more than 90 percent of whom (...)

    #Opinion #Articles #Desmond_Tutu #genocide #Israel #Rafah_crossing #South_Africa #UN_Security_Council #Vietnam

  • #Gaza : « Les #enfants paient un #prix terrible », dénonce l’#Unicef
    http://www.rfi.fr/afrique/20140721-gaza-enfants-paient-prix-terrible-denonce-unicef

    Parmi ces #civils, les enfants payent un lourd #tribut. Les #images des quatre enfants tués par des tirs d’#obus israéliens, sous l’œil des #caméras, mercredi dernier, ont eu un fort retentissement. Ce lundi matin, encore, sept enfants ont été tués dans un raid israélien mené à #Rafah. Les #ONG War Child et Defence for children soulignent qu’il y a eu plus d’enfants tués à Gaza que de combattants palestiniens . Anthony Lake, directeur général de l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’#enfance, a également alerté sur le fait que « la #violence sur les enfants atteint des proportions dramatiques, tant sur le plan #physique que sur le plan #psychologique, mettant gravement en péril les #espoirs de #paix ».

    « A l’heure actuelle, Unicef a comptabilisé 80 enfants qui sont morts à Gaza depuis le début de l’opération israélienne, alors que les combats se poursuivent dans l’un des quartiers de Gaza –City. Il semble que d’autres enfants ont été tués, mais en raison de la situation sur le terrain nous n’avons pu encore confirmer les chiffres. Il y a également 650 enfants qui ont été blessés à Gaza », rapportait Catherine Weibel, la porte-parole de l’UNICEF pour la Palestine, jointe par RFI dans la soirée de dimanche.

    La violence, « nouvelle réalité »

    Soulignant que la moitié de la population de Gaza est constituée d’enfants, Catherine Weibel insiste sur le fait que « c’est la troisième fois, en à peine plus de cinq ans, qu’il y a une énorme escalade de violence à Gaza et dans le sud d’Israël ». Une répétition préjudiciable pour l’avenir de ces enfants. « Les enfants, de manière générale, s’ils traversent un épisode de violence, arrivent à se reconstruire. Mais lorsque les épisodes de violence se succèdent, c’est très dommageable. Parce que pour ces enfants, cette violence devient une espèce de nouvelle réalité », explique-t-elle. « On a une génération d’enfants qui va avoir, malheureusement, de très gros problèmes psychologiques », dénonce la porte-parole d’Unicef pour la #Palestine.

    #Israel #Israël #assassins

  • Egyptian media wages incitement campaign against Palestinians as #Gaza burns
    http://english.al-akhbar.com/content/egyptian-media-wages-incitement-campaign-against-palestinians-gaz

    Palestinians wait next to their luggage, hoping to be given the permission to cross into #Egypt at the #Rafah crossing between Egypt and the southern Gaza Strip on July 12, 2014. (Photo: AFP-Said Khatib) Palestinians wait next to their luggage, hoping to be given the permission to cross into Egypt at the Rafah crossing between Egypt and the southern Gaza Strip on July 12, 2014. (Photo: AFP-Said Khatib)

    Right across Egypt’s Rafah border crossing, civilians in Gaza are facing yet another heinous Israeli military offensive that started on July 8 and has so far claimed the lives of over 265 Palestinians and left a further 2,000 injured. While the hostile political and military stance against #Hamas in Egypt is of no surprise, (...)

    #Mideast_&_North_Africa #Abdel_Fattah_al-Sisi #Articles #Israel #Mohammad_Moris #Muslim_Brotherhood #Palestinian #Revolutionary_Socialists

  • Health crisis looms in #Gaza after #Israel bombs water infrastructure
    http://english.al-akhbar.com/content/health-crisis-looms-gaza-after-israel-bombs-water-infrastructure

    A Palestinian woman carries empty bottles to fill them with water near a UN school where she took refuge in the northern Gaza Strip town of Beit Lahia early on July 16, 2014, after evacuating her house near the border with Israel. (Photo: AFP-Mohammed Abed) A Palestinian woman carries empty bottles to fill them with water near a UN school where she took refuge in the northern Gaza Strip town of Beit Lahia early on July 16, 2014, after evacuating her house near the border with Israel. (Photo: AFP-Mohammed Abed)

    To either prepare for a ground invasion or to simply to make life for Gazans harsher than it already is, Israel decided to bomb the wells that provide tens of thousands of people in Gaza with water. It has also (...)

    #Palestine #Articles #Coastal_Municipalities_Water_Utility #Gaza_City #Rafah

  • #Gaza: The Resistance fights #Israel and its spies
    http://english.al-akhbar.com/content/gaza-resistance-fights-israel-and-its-spies

    A Palestinian walks past the #Hamas administration building after it was hit by an overnight Israeli air strike, on July 16, 2014, in Gaza City. (Photo: AFP-Thomas Coex) A Palestinian walks past the Hamas administration building after it was hit by an overnight Israeli air strike, on July 16, 2014, in Gaza City. (Photo: AFP-Thomas Coex)

    It is not possible for Israel’s warplanes to see everything, so its eyes on the ground are its collaborators. They had always been bothersome for the Resistance, beginning with field operatives to moles in the armed wings. In the third war on Gaza, stories about collaborators were sparse but present nonetheless.

    Ahmed Hadi

    read (...)

    #Palestine #Al-Qassem_Brigades #Articles #collaboraters #Rafah #Shabak #Tel_Aviv

  • 2 killed in Israeli airstrikes | Maan News Agency
    Published today (updated) 15/07/2014 19:53
    http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=713389

    GAZA CITY (Ma’an) — An elderly Palestinian man was killed on Tuesday in an airstrike on agricultural land in the northwestern areas of Khan Younis late Tuesday.

    Additionally, Ismael Qaddouh Fattouh , 25, was killed in a drone strike in the al-Zaytoun neighborhood of eastern Gaza City.

    The two deaths raised the toll to seven for Tuesday, and 196 in total.

    Two people were also injured in an airstrike on the Bakroon family home in the al-Shujayyiah neighborhood of eastern Gaza City.

    Ten people including three children and two women were injured in another airstrike on Jabaliya refugee camp.

    Israeli strikes also targeted three houses belonging to the Badwan family in al-Zaytoun neighborhood in southern Gaza, another belonging to the al-Ghoul family in al-Shati refugee camp, and a third belonging to the al-Dahdouh family in Tal al-Hawa.

    Several Israeli airstrikes were also launched on agricultural land in al-Mighrafa, Tal al-Hawa in southern Gaza, al-Manshiya in northern Gaza, and lands in the al-Shaghaf neighborhood in eastern Gaza.

    The raids came shortly after Israel’s army announced it was ending a ceasefire it said it had observed since 9 a.m. under the terms of an Egyptian truce proposal.

    Hamas said it was not consulted by any official party and only heard of the initiative through the media.

    ““““““““““““““““““““““““““““““““““““
    Israeli airstrikes kill 5 on eighth day of Gaza assault
    Published today (updated) 15/07/2014 19:53
    http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=713144

    GAZA CITY (Ma’an) — Israeli airstrikes killed five Palestinians in Gaza overnight Monday, with at least 192 killed and 1,400 injured as Israel’s assault enters its eighth day.

    An airstrike in Khan Younis early Tuesday killed 33-year-old Suleiman Abu Luli , 58-year-old Ata al-Umour and 53-year-old Bushra Khalil Zurub , Gaza health ministry spokesman Ashraf al-Qidra said.

    Earlier, 46-year-old Ismail Salim al-Najjar and 49-year-old Muhammad Ahmad Ibrahim al-Najjar were killed in an airstrike near Israeli settlements evacuated in 2005.

    An airstrike destroyed the home of Ismail Haniyeh’s adviser, Basim Naim, and at 7:30 a.m. a house in al-Shati refugee camp and Beit Lahiya were completely destroyed by aerial attacks.

    At least another four Palestinians were injured in an airstrike in the northern Gaza Strip.

    ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““
    http://imemc.org/article/68429

    Killed Monday :
    1. Adham Abdul-Fattah Abdul-‘Aal , 27
    2. Hamid Suleiman Abu al-‘Araj , 60, Deir al-Balah.
    3. Abdullah Mahmoud Baraka , 24, Khan Younis.
    4. Tamer Salem Qdeih , 37, Khan Younis.
    5. Ziad Maher an-Najjar , 17, Khan Younis.
    6. Ziad Salem ash-Shawy , 25, Rafah.
    7. Mohammad Yasser Hamdan , 24, Gaza.
    8. Mohammad Shakib al-Agha , 22, Khan Younis.
    9. Ahmed Younis Abu Yousef , 22, Khan Younis.
    10. Sara Omar Sheikh al-Eid, 4, Rafah.
    11. Omar Ahmad Sheikh al-Eid , 24, Rafah.
    12. Jihad Ahmad Sheikh al-Eid , 48, Rafah.
    13. Kamal Atef Yousef Abu Taha , 16, Khan Younis.
    14.Ismael Nabil Ahmad Abu Hatab, 21, Khan Younis.
    15. Boshra Khalil Zo’rob , 53, Rafah.
    16. Atwa A’mira al-’Amour , 63, Khan Younis

  • #Gaza: Families destroyed by Israel’s bombs
    http://english.al-akhbar.com/content/gaza-families-destroyed-israel%E2%80%99s-bombs

    A Palestinian family leaves their home after an Israeli strike warning in Gaza City on July 15, 2014. (Photo: AFP-Thomas Coex) A Palestinian family leaves their home after an Israeli strike warning in Gaza City on July 15, 2014. (Photo: AFP-Thomas Coex)

    His whole life passed before his eyes like a film uncut by memory. He dived into the rubble of his home, hoping to find something to defeat the idea of his family’s death. But death is always stronger and here, the smell of blood fills the air.

    Orouba Othman

    read (...)

    #Culture_&_Society #Articles #Khan_Younis #Palestine #Rafah #Yibna_refugee_camp