• REPRENDRE LA TERRE AUX MACHINES en région Grenobloise !
    https://www.latelierpaysan.org/REPRENDRE-LA-TERRE-AUX-MACHINES-en-region-Grenobloise

    RENCONTRE ENTRE PAYSANNES ET PAYSANS, ACTEURS ET ACTRICES SOCIAUX ENGAGÉS les 20 et 21 mai Appel et programme complet ici : Attention réservation obligatoire ! => formulaire d’inscription en cliquant ici Journées à prix libre

    Restauration prévue et possibilité d’hébergement solidaire

    (voir le formulaire d’inscription) Contact

    pepsisere@gmail.com

    06 47 98 45 58 Actualités

    https://framaforms.org/rencontres-reprendre-la-terre-aux-machines-grenoble-20-21-mai-2022-16511

  • Bilan de deux ans de COVID IHU Méditerranée-Infection

    https://www.youtube.com/watch?v=-LbJwJR3V7A

    – 96,7 des contaminés omicron étaient vaccinés au Danemark, d’ou l’abandon de la politique vaccinatoire.
    – La dangerosité diminue.
    – A propos des infections moins de 15 jours après la vaccination non prises en compte dans les statistiques.
    – Les accidents post vaccinaux.
    – En accord avec Bill Gates sur l’efficacité vaccinale.
    – Conséquences de l’épidémie sur la démographie française.
    – Les pics de l’épiderme symptômes de la désorganisation des système de soins dans certains pays (France Angleterre . . . ).
    – Pourquoi de telles différences entre les pays dans les taux de mortalité. Record pour les USA, dont l’espérance de vie était déjà en cours de diminution, à cause de l’obésité.
    – Le premier problème de santé publique est l’obésité.
    – C’est une zoonoze. A propos de l’élevage intensif.

    #omicron #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique #raoult #didier_raoult #france #zoonoze #visons

  • Vaccination & Anticorps facilitants

    https://www.youtube.com/watch?v=CudkMkXoxcI

    De la politique du No Pain - Pas de douleur.
    L’obésité, le véritable problème de la santé publique.
    Les frères Bogdanofs
    Enfants et infection. De l’évolution de la vie sociale des enfants.
    Evolution du nombre de virus par patient.
    La France, second pays au monde après les USA pour ce qui est du nombre de cas.

     #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique #raoult #didier_raoult #france

  • Sur la catastrophe en cours et comment en sortir - Serge Quadruppani & Jérôme Floch
    https://lundi.am/Sur-la-catastrophe-en-cours-et-comment-en-sortir

    Il y a tout de même pas mal de choses intéressantes dans cet article de Quadruppani (qu’on sait déjà mais dites au public antibiopolitique).

    On a pourtant aussi toutes les raisons d’écouter le cri de rage d’un ami infirmier, à qui j’ai fait lire l’interview de Lamarck : « Je voudrais surtout pas tomber dans le pathos, mais le subjectif est là, et je vais pas le refouler : quand tu as vu des personnes âgées qui ont un nom : Marthe, Francis, Suzanne, Mario, Huguette , Gilberte et tant d’autres, magnifiques, qui ne demandaient qu’à finir leurs vies tranquilles, sereines et entourées, partir en 24 heures, emballées dans des housses mortuaires, sans préparation, sans que leurs proches ne puissent les voir, ne serait-ce qu’une dernière fois, quand tu as vu tes collègues infirmières et aides-soignantes, pourtant pleines d’expérience, et qui savent tenir la « bonne distance » professionnelle avec la mort, te tomber dans les bras et pleurer de détresse, que tu as vu toute l’équipe soignante aller au tapis, frappée de plein fouet par le virus, et les rares soignantes encore valides rester à poste 18h sur 24, que tu as vu le quart des personnes prises en charge mourir en une semaine, les poumons bouffés par le virus, et qu’il s’en fallait à peine d’un mois pour que des vaccins soient disponibles... alors le gus qui te déclare, du haut de son Olympe conceptuel : « c’est la porte ouverte à la modification moléculaire de l’humain », tu as juste envie de lui hurler : « ta gueule, connard ! Tu n’as aucune idée de ce dont tu parles... ! » C’est con, hein ? »

    Non, c’est pas con, et d’autant moins que c’est assorti d’une critique des affirmations lamarckienne qui peut s’avérer fort utile pour dissiper les fantasmes attachés à ce vaccin à ARNm souvent au cœur des argumentaires antivax. « Bien, alors le truc affreux [d’après Lamarck] ce serait ces vaccins à ARN messager modifié « enrobés dans un vecteur complètement artificiel ». Le mot est lâché : « artificiel », sûrement opposé à « naturel ». Ne relevons même pas que bien des produits artificiels se sont révélés forts utiles, et que nombre de produits naturels peuvent être extrêmement nocifs. Le truc ici consiste à faire peur : c’est « artificiel » ! Pas bon ça ! Le vecteur en question est une microparticule avec 4 lipides (dont du cholestérol), 4 sels (chlorures de sodium, de potassium, dihydrogénophosphates de sodium, de potassium), du sucre (saccharose) et de l’eau... (c’est presque Bio !) Non, faut que ça fasse peur ! Car nous disent-ils tout ça « est injecté massivement depuis décembre 2020 sans tests cliniques suffisants tant sur l’innocuité que sur l’efficacité ». C’est évidement faux, les essais de phase I, II, et III ont bien eu lieu, et si la phase III se poursuit c’est pour étudier les effets secondaires inattendus, la durée de protection induite par la production d’anticorps et la mémoire immunitaire induite, et d’envisager le calendrier vaccinal de rappels le cas échéant … à ce jour près de 8 milliards de doses de vaccins contre la Covid ont été administrées, et près de 55% de la population mondiale a reçu au moins une dose (dont seulement 6% dans les pays pauvres). Jamais dans l’histoire des traitements et vaccins il n’y a eu une telle surveillance de pharmacovigilance. »

    Et jamais peut-être il n’a été aussi important d’éclaircir nos rapports avec la science en général, et avec la science médicale en particulier. L’humeur antivax est ancienne, en particulier dans des milieux où les ennemis du capitalisme se recrutent en grand nombre. Au risque de déplaire à bien des amis ou des alliés, disons-le sans détour : cette humeur repose pour l’essentiel sur des fantasmes sans fondement. Deux reproches principaux ont alimenté longtemps le refus de la vaccination, et, malgré tous les démentis, ont resurgi à la faveur de celle contre le Covid : son lien avec l’autisme et les accidents consécutifs à la présence d’aluminium. La première rumeur, qui eut d’abord les honneurs du Lancet, a ensuite été démentie et il s’est avéré que celui qui l’avait lancée était un escroc. Quant à la seconde, s’il est vrai que de l’aluminium a bien été ajouté à certains vaccins pour les booster, et que ce métal a, dans quelques cas, déclenché des réactions locales à l’endroit de l’injection, il n’a jamais entraîné d’accidents graves.

    […]

    On se gardera pourtant de reprendre à notre compte le vocable de « Big Pharma ». Pas seulement parce qu’on le retrouve systématiquement dans des bouches qui ont très mauvaise haleine, — est-ce un hasard ? — mais parce qu’il charrie une vision simpliste de ce à quoi nous faisons face et ne permet donc pas d’en saisir la complexité, les dynamiques et les rouages. « Big Pharma » est à l’ère des gouvernements biopolitiques revendiqués ce qu’était le mythe des deux cents familles au XIXe siècle. Il n’y a pas plus de gouvernement mondial secret que de Big Pharma, ce à quoi nous faisons face c’est à une coalition d’intérêts qui opèrent et prospèrent au sein d’un ordre du monde et d’une organisation sociale organisés par et pour eux. Il y a donc fort à parier que, à l’instar de toutes les structures étatiques, l’INSERM ne soit pas à l’abri de du lobbying général des grandes compagnies pharmaceutiques comme de l’influence de telle ou telle d’entre elles. Mais c’est justement parce qu’il s’agit d’une coalition d’intérêts particuliers et non pas d’une entité monolithique, qu’on peut compter sur l’existence de contradictions en son sein. Peut-on imaginer que s’il existait le moindre soupçon d’effets secondaires néfastes avec l’ARN, Johnson&Johnson et Astrazeneca, les concurrents sans ARN, épargneraient leurs rivaux d’une intense campagne de lobbying pour effrayer la population et récupérer tout le marché ? Et comment s’expliquer, sous le règne omnipotent de « Big Pharma » et du déjà un peu ancien « nouvel ordre mondial » que les stratégies sanitaires, idéologiques et politiques aient été aussi radicalement différentes des Etats-Unis à la France, d’Israël au Brésil, de la Suède à la Chine ?

    […]

    La vérité est à la fois beaucoup plus simple et complexe. Face à la pandémie, à la profondeur de ce qu’elle venait remettre en cause et au risque qu’elle faisait peser soudainement sur l’économie mondiale, les gouvernants ont paniqué. Et c’est cela que leurs litanies de mensonges devaient recouvrir, alors que tout leur pouvoir repose sur leur prétention à gérer et anticiper, ils ont dû bricoler, dans un premier temps du moins. Non pas pour sauver des vies mais pour préserver leur monde de l’économie. Au moment même où les appareils gouvernementaux de toutes les plus grandes puissances mondiales connaissaient leur plus grande crise de légitimité, certains ont voulu y voir le complot de leur toute puissance. Le complotiste aime les complots, il en a besoin, car sans cela il devrait prendre ses responsabilités, rompre avec l’impuissance, regarder le monde pour ce qu’il est et s’organiser.

    […]

    Dans la vidéo « La Résistance », dont le titre est illustré sans honte par des images de la seconde guerre mondiale, le Chant des Partisans en ouverture et Bella Ciao à la fin, on voit défiler les gourous anti-vax sus-cités. Renard Buté y nomme l’ennemi suivant le vocabulaire typique de QAnon : c’est l’ « Etat profond » et les « sociétés secrètes », il nous dit que le vaccin tue, que c’est un génocide qui est en cours, et qu’il faut s’y opposer par toutes sortes de moyens. La vidéo semble vouloir rallier les différentes chapelles antivax, de Réinfocovid au CNTf (organisation délirante, mêlant islamophobie, revendication du revenu garanti et permaculture, et partisane de rapatrier les troupes françaises pour… surveiller les frontières contre la « crise migratoire » et les banlieues), et après un appel à la fraternisation avec l’armée et la police (thème de prédilection du CNTf) débouche sur un autre appel… à la constitution d’une nouvelle banque qui serait entre les mains du peuple. Tout cela se mêle à des thèmes qui peuvent paraître pertinents aux yeux d’opposants radicaux au capitalisme : l’autonomie comme projet de vie, la manière de s’organiser et de faire des manifestations moins contrôlables, la démocratie directe… autant de thèmes et revendications qui pourraient sortir de bouches amies, voire des nôtres. Que ce genre de salmigondis touche pas mal de gens qui pourraient être des alliés, et que des amis proches puissent éventuellement avoir de l’indulgence pour ce genre de Renard fêlé, nous paraît un signe de l’ampleur de la secousse que la crise du Covid a provoquée dans les cerveaux.

    […]

    On a tendance, dans notre tradition très hégélienne de l’ultragauche à considérer que tout ce qui est négatif est intrinsèquement bon. Comme si par la magie de l’Histoire, la contestation de l’ordre des choses produisait automatiquement et mécaniquement la communauté humaine disposée à un régime de liberté supérieur. Pourtant, lorsque l’on se penche sur la nébuleuse anti-vaccin, c’est-à-dire sur les influenceurs et porte-paroles qui captent l’attention sur les réseaux sociaux, organisent et agrègent les énoncés et les rassemblements, on s’aperçoit qu’une écrasante majorité baigne depuis de longues années dans l’extrême droite la plus bête et la plus rance. Militaires à la retraite, invités hebdomadaires de radio courtoisie, lobbyistes contre les violences féminines (oui, oui...), il suffit de passer une heure à « googliser » ces porte-paroles autoproclamés pour avoir une idée assez précise des milieux dans lesquels ils grenouillent. Certes, on pourrait être magnanimes et essayer d’imaginer que l’épidémie de Covid ait pu transformer de telles raclures en généreux camarades révolutionnaires mais comment s’expliquer que les seules caisses de résonances que trouvent leurs théories alternatives sur le virus et l’épidémie soient Egalité et Réconciliation, Sud Radio, France Soir, Florian Phillipot, on en passe et des pires ? En fait, si on se peut se retrouver d’accord sur des énoncés formels, on bute bien vite sur un point fondamental, c’est-à-dire éthique : la manière dont on est affecté par une situation et à la façon que l’on a de se mouvoir en son sein. En l’occurrence, ce qui rend tous ces « rebelles » anti-macron aussi compatibles avec la fange fasciste c’est l’affect de peur paranoïaque qu’ils charrient et diffusent et qui sans surprise résonne absolument avec une longue tradition antisémite, xénophobe, etc. Et c’est là que l’on peut constater une différence qualitative énorme avec le mouvement gilets jaunes. Eux, partaient d’une vérité éprouvée et partagée : leur réalité matérielle vécue comme une humiliation. C’est en se retrouvant, sur les réseaux sociaux puis dans la rue, qu’ils ont pu retourner ce sentiment de honte en force et en courage. Au cœur du mouvement antivax se loge une toute autre origine affective, en l’occurrence la peur, celle qui s’est distillée des mois durant. La peur d’être contaminé, la peur d’être malade, la peur de ne plus rien comprendre à rien ; que cette peur du virus se transforme en peur du monde puis du vaccin, n’a finalement rien de surprenant. Mais il nous faut prendre au sérieux cette affect particulier et la manière dont il oriente les corps et les esprits. On ne s’oriente pas par la peur, on fuit un péril opposé et supposé, quitte à tomber dans les bras du premier charlatan ou sauveur auto-proclamé. Il n’y a qu’à voir les trois principales propositions alternatives qui agrègent la galaxie antivax : Didier Raoult et l’hydroxychloroquine, Louis Fouché et le renforcement du système immunitaires, l’Ivermectine et le présumé scandale de son efficacité préventive. Le point commun de ces trois variantes et qui explique l’engouement qu’elles suscitent, c’est qu’elles promettent d’échapper au virus ou d’en guérir. Toutes disent exactement la même chose : « Si vous croyez en moi, vous ne tomberez pas malade, je vous soignerai, vous survivrez. » Mot pour mot la parole biopolitique du gouvernement, dans sa mineure.

    […]
    Dans la soirée évoquée, ce n’est pas « quelqu’un du public » mais bien Matthieu Burnel lui-même qui avait ironisé sur les suceurs de cailloux !

    Parce que le pouvoir n’a jamais été aussi technocratique, livide et inhumain, certains tendent une oreille bienveillante aux premiers charlatans venus leur chanter « le vivant ». Mais l’engrenage est vicieux et une fois qu’on a adhéré à une supercherie du simple fait qu’elle prétende s’opposer au gouvernement, on a plus d’autre choix que de s’y enferrer et d’y croire. Lors d’une discussion un lundisoir, une personne du public avait commis quelques blagues peu finaudes à propos d’antivax qui lécheraient des pierres pour se soigner du cancer, et cela a apparemment provoqué quelques susceptibilités. Le problème en l’occurrence, c’est que cette plaisanterie n’était caricaturale que dans sa généralisation certainement abusive. Il n’en est pas moins vrai qu’Olivier Soulier, cofondateur de Réinfocovid assure soigner l’autisme et la sclérose en plaque par des stages de méditation et de l’homéopathie, que ce même réseau promulguait des remèdes à base de charbon aux malheureux vaccinés repentis pour se « dévacciner ». Autre nom, autre star, Jean-Dominique Michel, présenté comme l’un des plus grands experts mondiaux de la santé, il se propulse dès avril 2020 sur les devants de la scène grâce à deux vidéos sur youtube dans lesquelles il relativise l’importance et la gravité de l’épidémie, soutient Raoult et son élixir, et dénonce la dictature sanitaire à venir. Neurocoach vendant des séances de neurowisdom 101, il est membre d’honneur de la revue Inexploré qui assure soigner le cancer en buvant l’eau pure de l’une des 2000 sources miraculeuses où l’esprit des morts se pointe régulièrement pour repousser la maladie. Depuis, on a appris qu’il ne détenait aucun des diplômes allégués et qu’il s’était jusque-là fait remarquer à la télévision suisse pour son expertise en football et en cartes à collectionner Panini. Ses « expertises » ont été partagées par des millions de personnes, y compris des amis et il officie désormais dans le Conseil Scientifique Indépendant, épine dorsale de Réinfocovid, première source d’information du mouvement antivax. Ces exemples pourraient paraître amusants et kitchs s’ils étaient isolés mais ils ne le sont pas.

    […]

    Historiquement, ce qui a fait la rigueur, la justesse et la sincérité politique de notre parti, - et ce qui fait qu’il perdure-, c’est d’avoir toujours refusé de se compromettre avec les menteurs et les manipulateurs de quelque bord qu’ils soient, de s’être accrochés à une certaine idée de la vérité, envers et contre tous les mensonges déconcertants. Que le chaos de l’époque nous désoriente est une chose, que cela justifie que nous perdions tout repère et foncions tête baissée dans des alliances de circonstances en est une autre. Il n’y a aucune raison d’être plus intransigeant vis-à-vis du pouvoir que de ses fausses critiques.

    […]

    Au moment où l’idée même que l’on se faisait de la vie se trouvait acculée à être repensée et réinventé, on a critiqué les politiciens. Quand le gouvernement masquait si difficilement sa panique et son incapacité à exercer sa fonction fondamentale et spirituelle, prévoir, on a entendu certains gauchistes même anarchistes caqueter : si tout cela arrive, c’est qu’ils l’ont bien voulu ou décidé. Ironie cruelle, même lorsque l’État se retrouve dans les choux avec le plus grand mal à gouverner, il peut compter sur ses fidèles contempteurs pour y déceler sa toute puissance et s’en sentir finauds.

    Faire passer des coups de force, de l’opportunisme et du bricolage pour une planification méthodique, maîtrisée et rationnelle, voilà le premier objectif de tout gouvernement en temps de crise. En cela, il ne trouve pas meilleur allié que sa critique complotiste, toujours là pour deviner ses manœuvres omnipotentes et anticiper son plein pouvoir. C’est en cela que le gouvernant a besoin du complotiste, il le flatte.

    #Serge_Quadruppani #covid #antivax #gauche #émancipation #réflexion #science

  • Didier Raoult : deux ans d’enquête sur une imposture - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=-p92CwIHgIA

    Directeur de l’institut hospitalo-universitaire de Marseille, Didier Raoult est devenu, au printemps 2020, une idole pour une partie de la population française. En faisant la promotion d’un traitement inefficace contre le Covid-19, le chercheur marseillais a acquis une aura, une stature nationale au point de recevoir, dès le mois d’avril, la visite du président de la République.

    Et pourtant, dès cette époque-là, Mediapart révélait déjà deux rapports qui documentaient les méthodes douteuses de Didier Raoult, des arrangements avec la science et un manque d’expertise de ses équipes en épidémiologie.

    Je reporte dans mon flux, parce que le message d’origine est déjà pollué par les débiles habituels :
    https://seenthis.net/messages/944462

    • C’est aussi en 2017 il me semble que l’INSERM a retiré ses billes et n’est pas restée tutelle de son labo. Il faut que je retrouve la source, c’est dans un des articles de Mediapart. Le rapport d’évaluation était assassin sur la qualité scientifique

    • Des dates sont énoncées dans la vidéo, je crois, mais je n’ai pas envie de réécouter. Il me semble que l’INSERM comme le CNRS ont mis longtemps (janvier 2020 après je ne sais quelle enquête officielle ?) mais une notice wiki sur l’IHU donne des dates antérieures. (mes excuses, mais) je soupçonne une rédaction tardive faite pour dédouaner tutelles et autres garants scientifiques institutionnels. Si tu trouves...

    • j’ai janvier 2018 ici :
      https://www.mediapart.fr/journal/france/070420/chloroquine-pourquoi-le-passe-de-didier-raoult-joue-contre-lui

      Extrait :

      [...]

      Didier Raoult, en dépit d’une brillante carrière, s’est vu privé en janvier 2018 du label du CNRS et de l’Inserm, deux de ses établissements de tutelle. Mediapart a pu consulter les deux rapports scientifiques qui ont conduit à ce retrait. Instruits en janvier 2017, par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), autorité administrative indépendante, ils sont le fruit du travail d’une quinzaine de chercheurs européens venant notamment du University College de Londres (UCL), de l’Institut Bernhard Nocht de médecine tropicale de Hambourg ou de l’Institut Pasteur.

      Ces études dressent un bilan sans concession de l’Urmite, le fameux laboratoire de recherche de Didier Raoult sur les maladies infectieuses et tropicales (scindé depuis cet audit en deux unités, Mephi et Vitrome).

      Selon les évaluateurs, faute d’analyse épidémiologique, de vérifications et de recherches approfondies, le travail de certaines équipes de son unité n’apporte pas de « bénéfice scientifique ».

      Concernant la « qualité scientifique et la production » de l’unité Mephi (pour « Microbes, évolution, phylogénie et infection »), dédiée notamment à l’identification de nouvelles bactéries et virus, les évaluateurs regrettent que la priorité soit donnée au « volume de publications plutôt qu’à leur qualité ». Si l’unité du professeur Raoult a été à l’origine de plus de 2 000 publications entre 2011 et 2016, « seules 4 % d’entre elles l’étaient dans des revues de haut impact international », précisent-ils.

      Par ailleurs, le « manque d’expertise dans des domaines clefs », en particulier « en épidémiologie », entraîne des essais cliniques mal conduits et des études biostatistiques approximatives. En résumé, les découvertes ne donnent lieu à aucune recherche approfondie permettant de connaître par exemple les effets d’un virus sur le corps humain.

      Concernant « Microbiota », l’équipe de Didier Raoult, les scientifiques remarquent que l’approche qui consiste à découvrir systématiquement de nouvelles bactéries n’est pas suivie des analyses nécessaires. Selon eux, cette « compilation de nouvelles bactéries » – comme « on collectionne les timbres », persiflent les évaluateurs – donne certes lieu à un volume important de publications, mais sans plus d’avancées pour la connaissance scientifique et médicale.

      Ils considèrent, par ailleurs, que la création d’un journal New Microbes and new infections, « qui sert à publier des articles refusés par les autres revues, est quelque peu désespérée ». Ils relèvent que ce journal est juge et partie, puisque plusieurs chercheurs du laboratoire font partie du comité éditorial dirigé par le professeur Michel Drancourt, lui-même à la tête de l’unité de recherche Mephi et bras droit de Didier Raoult.

      Faut-il y voir un lien de cause à effet ? Lors de leur inspection, les scientifiques notent à plusieurs reprises l’isolement du laboratoire, tant au niveau national qu’international, et mentionnent l’« adversité » dont fait preuve son directeur.

      Selon la commission d’évaluation, cette opposition systématique du professeur à la communauté scientifique isole ses équipes des autres laboratoires et a pour conséquence une moindre qualité des recherches menées, ne permettant pas d’avoir un « bénéfice scientifique et épidémiologique ».

      Mêmes constats pour la seconde unité Vitrome (pour « Vecteurs-infections tropicales et méditerranéennes »), spécialisée dans la découverte de pathogènes émergents et de leurs vecteurs (comme les moustiques, les puces ou les tiques).

      Là encore, le nombre de publications ne semble pas être gage de qualité. Sur 1 153 articles parus entre 2011 et 2016, dont la moitié ont pour auteur Didier Raoult, seuls quatre peuvent être considérés comme « remarquables ». Quant au travail de recherche scientifique, la multiplication des découvertes de nouvelles formes microbiennes répond davantage à une logique « productiviste » que scientifique, « ne démontrant pas, par exemple, leur pathogénicité ».

  • Effets de la vaccination sur l’épidémie

    https://www.youtube.com/watch?v=_x-eozrCCNM

    Constat curieux : Les vagues de vaccination et de contamination arrivent en même temps.
    Marseille, les contaminations augmentent dans les beaux quartiers, suite au retour des sports d’hiver.
    « Dans les pays où on a le plus vacciné, il y a le plus de cas ».
    . . . . .

     #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique #raoult #didier_raoult #france

  • Didier Raoult : deux ans d’enquête sur une imposture — Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170122/didier-raoult-deux-ans-d-enquete-sur-une-imposture?M_BT=1920977384383

    "Directeur de l’institut hospitalo-universitaire de Marseille, Didier Raoult est devenu, au printemps 2020, une idole pour une partie de la population française. En faisant la promotion d’un traitement inefficace contre le Covid-19, le chercheur marseillais a acquis une aura, une stature nationale au point de recevoir, dès le mois d’avril, la visite du président de la République. Et pourtant, dès cette époque-là, Mediapart révélait déjà deux rapports qui documentaient les méthodes douteuses de Didier Raoult, des arrangements avec la science et un manque d’expertise de ses équipes en épidémiologie. Plus tard, Mediapart révélait également que les équipes de Didier Raoult prescrivaient de façon sauvage à des patients atteints de tuberculose un traitement expérimental, non testé, qui a provoqué dans (...)

    #covid19 #médecine #santépublique

  • *Désinformer en informant - le #rapport_Bronner*

    Imputer à « la destructuration du paysage informatif » l’assaut du Capitole, les antivaccins et le risque de voir emportée la cohésion nationale, comme le fait le Président dans sa lettre de mission, est une démarche audacieuse et abusive, mais elle comporte l’avantage immense d’exonérer le politique. La désinformation aussi est toujours celle des autres.

    –-> Lettre à #Gérald_Bronner, président de la commission « Les lumières à l’ère numérique ». Quand la lutte contre la désinformation désinforme :

    Monsieur,

    « #Didier_Raoult est un grand scientifique français. », disait le 2 septembre 2021, le président de la République, qui insistait : "Il faut rendre justice à Didier Raoult, qui est un grand scientifique"[1].
    Le 29 septembre 2021, dans la lettre de mission par laquelle il vous demandait de présider la commission de haut niveau qui allait prendre pour titre « #Les_lumières_à_l’ère_numérique », le président faisait figurer parmi les phénomènes inquiétants qui rendaient opportune la mise en place de votre mission, la montée des #mouvements_antivaccins, qu’il rattachait à l’éclatement des sources d’information, comme il le faisait pour la prise du #Capitole.
    Chacun le sait, les adversaires du vaccin trouvent dans les interventions publiques du docteur Raoult une forme presque irremplaçable de légitimation[2].
    Dans votre rapport, vous vous référez à une étude qui montre, je vous cite, que, dans l’ensemble, les Français s’informent eux aussi majoritairement sur des sources web fiables. Selon cette étude, la consultation de sites non fiables sur Internet représenterait environ 0.4% du temps de connexion à Internet des résidents en France. On lit dans la même étude que 95% du temps que les Français passent à s’informer est consacré à des sites fiables.
    La désinformation dont sont victimes les Français ne semble pouvoir être détachée, sans simplification abusive, ni de déclarations telles que celles du président ni des sites fiables qui les véhiculent. On peut rappeler d’autres épisodes : #Olivier_Véran et les #masques inutiles contre le #COVID, le président et le chlordécone, les ministres #Blanquer et #Darmanin sur le prétendu déficit de petites filles musulmanes à l’Ecole, le ministre Blanquer au sujet des ventes d’écrans plats au mois de septembre, la ministre Vidal et son observatoire des libertés académiques[3], etc.
    Il est établi, en outre, que les #lobbies_industriels parviennent à désinformer les citoyens avec une redoutable efficacité (tabac, sucre, réchauffement climatique…)[4] et ce, par le truchement de sites fiables ou de personnalités respectables.
    En se focalisant sur les sites non fiables et sur les #réseaux_sociaux, votre rapport donne une image biaisée de la désinformation, comme si les manifestations de celle-ci ne devaient pas avoir grand-chose à voir avec les acteurs publics ou privés respectables dans sa genèse et avec les médias fiables dans sa diffusion.
    Ce #biais était attendu et il transparaissait déjà dans la lettre de mission du Président, qui, on l’a vu, présente la #prise_du_Capitole comme une conséquence de l’éclatement des sources d’information, mais omet de mentionner le discours de monsieur Trump ou l’organisation tout sauf spontanée des émeutiers. A lire le Président, on pourrait penser que la prise du Capitole a été un effet émergent des réseaux sociaux et que tel est le cas aussi pour les antivaccins.
    Il faut cependant noter que le Président affirme aussi que ces antivaccins n’ont pas prospéré. Il vous a fallu donc vous intéresser à la montée des antivaccins provoquée par la révolution virtuelle en dépit du fait que cette montée n’a pas prospéré.
    A titre subsidiaire, on observera que le Président affirme que les antivaccins ont cessé d’être des citoyens, ce qui est inexact, et qu’il veut les emmerder, ce qui pourrait être un propos haineux, sur la prévention desquels le Président vous demande aussi, dans sa lettre de mission, de réfléchir. Sans doute avez-vous manqué de temps pour vous intéresser à ces propos, tenus peu de temps avant la remise de votre rapport, mais on se souvient ceux de février 2019 au sujet du prétendu parler des boxeurs gitans et de l’impossibilité pour cette catégorie de la population de s’exprimer correctement. On ne sait pas si les conséquences de ce genre d’affirmations, devenues virales, doivent être imputées aux réseaux ou au Président. C’est une question importante que vous n’approfondissez pas.
    Mais en vérité, le Président va plus loin, car, selon lui, les développements d’#Internet mettent en cause rien de moins que la #cohésion_nationale et c’est en tant que garant de cette dernière qu’il agit lorsqu’il vous demande de prendre la tête de la commission qu’il met en place. Imputer à Internet l’affaiblissement de la cohésion nationale a pour effet de rendre moins visibles d’autres causes plus massives, plus directes, plus politiques et qui ne relèvent pas du fonctionnement des algorithmes des gafam, mais se trouvent dans le périmètre d’action du politique. La cohésion nationale est-elle affaiblie parce que le Président exclut de la #citoyenneté une partie de la population ou parce que cette déclaration, pensée sans doute pour l’être, devient virale ?
    Se concentrer sur ce qui est périphérique et occulter l’essentiel est une tactique de désinformation fréquemment utilisée par l’industrie du tabac et autres marchands de doute, connus pour financer des études sur tous les sujets possibles afin de noyer l’essentiel. Situer Internet au centre de la question de la désinformation et de l’affaiblissement de la cohésion nationale et en faire le point de départ, comme le veut la lettre de mission que vous avez reçue, donne une vision déformée de ces problèmes qui exonère le pouvoir politique et les médias fiables de leurs #responsabilités.
    On peut craindre dès lors que votre rapport ait surtout pour effet de renforcer la croyance selon laquelle la désinformation n’est jamais le fait de #médias fiables, des gouvernants ou des entreprises et que l’affaiblissement de la cohésion nationale découle d’Internet et non, par exemple, des inégalités sociales et de l’absence de volonté de les réduire ou de l’impuissance du politique à le faire.
    Par construction, par commande du Président, le #désordre_informationnel devait être rattaché par votre commission aux sites non fiables et aux réseaux sociaux. Vous ne deviez pas chercher à savoir si le gouvernement, les sites fiables ou les lobbies désinforment. Vous deviez, pour ainsi dire, vous intéresser aux 5%, pas aux 95%. C’est ce que vous avez fait. Que votre analyse de ces 5% soit souvent pertinente n’y change rien.
    C’est cette démarche, au demeurant, qu’adopte l’Education Nationale ; votre rapport y sera sans doute cité et diffusé. Il y sera fait appel dans les stages par lesquels notre institution veut centrer notre réflexion sur la désinformation aux phénomènes que vous commentez. Votre rapport contribuera probablement à rendre plus difficile notre mission de traiter de façon objective la question de la désinformation.

    Bien à vous,

    Nowenstein, professeur agrégé.

    [1] La video est consultable ici : https://www.dailymotion.com/video/x83wskh

    [2] Cet article du Monde reprend certaines déclarations du docteur Raoult qui ont contribué à semer le doute sur l’intérêt du vaccin contre le COVID : https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2022/01/12/la-tumultueuse-fin-de-regne-de-didier-raoult-desavoue-par-sa-fille-medecin-e

    [3] Sur ces quatre derniers sujets, j’ai écrit par la voie hiérarchique aux intéressés sans jamais obtenir de réponse. Voir ici.

    [4] On se rappelle, par exemple, les déclarations su président Macron en faveur du #vin (https://sebastiannowenstein.org/2020/01/21/lettre-au-president-macron-par-la-voie-hierarchique-au-sujet-du) : il arrive souvent qu’il soit difficile de dissocier acteurs privés et publics dans des actions qui ont pour effet de produire de la désinformation dans l’#opinion_publique.

    #désinformation #Bronner #vaccins #santé #mensonges #Macron #Emmanuel_Macron #Macronisme #Raoult #anti-vaxx #anti-vax

  • Yes il est de Marseille !

    Emergence in Southern France of a new SARS-CoV-2 variant of probably Cameroonian origin harbouring both substitutions N501Y and E484K in the spike protein | medRxiv
    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.24.21268174v1

    SARS-CoV-2 variants have become a major virological, epidemiological and clinical concern, particularly with regard to the risk of escape from vaccine-induced immunity. Here we describe the emergence of a new variant. For twelve SARS-CoV-positive patients living in the same geographical area of southeastern France, qPCR testing that screen for variant-associated mutations showed an atypical combination. The index case returned from a travel in Cameroon. The genomes were obtained by next-generation sequencing with Oxford Nanopore Technologies on GridION instruments within ≈8 h. Their analysis revealed 46 mutations and 37 deletions resulting in 30 amino acid substitutions and 12 deletions. Fourteen amino acid substitutions, including N501Y and E484K, and 9 deletions are located in the spike protein. This genotype pattern led to create a new Pangolin lineage named B.1.640.2, which is a phylogenetic sister group to the old B.1.640 lineage renamed B.1.640.1. Both lineages differ by 25 nucleotide substitutions and 33 deletions. The mutation set and phylogenetic position of the genomes obtained here indicate based on our previous definition a new variant we named “IHU”. These data are another example of the unpredictability of the emergence of SARS-CoV-2 variants, and of their introduction in a given geographical area from abroad.

  • Stéphane Dedieu :
    https://twitter.com/dedieu_stephane/status/1474300901972189186

    1- On se laisse dépasser par la contamination car COMME D’HABITUDE l’exécutif n’a rien anticipé...et n’a rien fait pour protéger les enfants dans les écoles (merci #JeanMichelCovid et les 🤡 de la @sf_pediatrie).

    2- Donc les cas explosent (ce qui était prévu).

    3- Donc ...

    4- ... on va baisser les règles d’isolement...en oubliant pourquoi elles existent 🤦‍♂️... et que #Omicron est beaucoup plus transmissible que #Delta.

    5- ... on augmentera en conséquence les cas, les hospitalisations et la durée de cette vague.

    6- Pour justifier de cette incompétence de gestion, l’exécutif, bien appuyé par des médias perroquets 🦜, fait passer le message de la non-dangerosité de #Omicron 🤦‍♂️... et se calque sur la stratégie de « laisser diffuser le virus », chère à #Raoult, #Blablachier, #gkierzek, #BlanquerMent...

    ➡️ On ne dira jamais assez à quel point cette stratégie est « court-termiste », dangereuse, et un immense non-sens scientifique et médical

    ➡️ Pendant ce temps, toujours rien du côté du #teletravail, ni de l’amélioration de la qualité de l’air 💨🌬 ni de campagne sur le port CORRECT du masque 😷, ni sur les FFP2... on continue à ne rien contrôler, surtout pas les faux #PasseSanitaire, ni les restos qui laissent entrer sans vérification du pass, ni certains commerçants qui ne portent pas le masque depuis des mois...

    ... Mais tout cela valait bien le coup hein puisqu’il fallait sauver Noël 🤦‍♂️

    Donc... Joyeux Noël 🎅

    • La cinétique de l’épidémie montre qu’elle est imprévisible et non contrôlée.
      Les variants se succèdent et sont différents suivant les groupes de pays.
      Des groupes de pays réagissent différemment aux virus.
      Le vaccin n’a pas bloqué l’épidémie.
      Hydroxychloroquine
      Chiffres
      Diffamations

  • Idem 2020 : Didier Raoult et la chloroquine, ou les médias et les blogs en bons chiens de garde de l’industrie pharmaceutique Frustration : 31 mars 2020
    https://www.frustrationmagazine.fr/didier-raoult-chloroquine-medias-industrie-pharmaceutique

    Complètement fixés sur la personne de Didier Raoult et sur la polémique autour de l’utilisation de la chloroquine, les médias ont monté un véritable tribunal médiatique à l’encontre de ce médecin, et ont donné toute latitude, une fois de plus, aux soutiens de l’industrie pharmaceutique, qui se frotte les mains tant il y a d’argent à se faire dans cette crise.

    Ces derniers jours, on a pu lire toutes sortes de choses inintéressantes, du moins inutiles dans le contexte, au sujet de Didier Raoult, le médecin infectiologue marseillais qui a réalisé un essai clinique avec de l’hydroxychloroquine et un antibiotique appelé azithromycine pour tenter de guérir des malades du coronavirus. Entre autres : il était mauvais élève, il a passé son bac littéraire en candidat libre puis est parti deux ans travailler sur des navires de commerce. Il a un look peu commun pour un scientifique, les cheveux longs, la barbe. C’est une “star mondiale”, un “personnage”, écrit France Info.

    Les médias ne s’arrêtent pas là : ils nous apprennent aussi que l’essai clinique de Didier Raoult, qui a suscité de grands espoirs chez de nombreux patients, n’aurait pas été réalisé dans les règles de l’art, selon la méthodologie en vigueur dans le milieu scientifique. Des personnes se seraient intoxiquées, notamment aux Etats-Unis, en prenant de la chloroquine (comme nous l’apprend, par exemple, Le Figaro, avant de préciser, après un titre vendeur et mensonger, qu’il s’agissait… d’aliments pour poissons. Difficile de faire plus tendancieux). D’ailleurs, Didier Raoult serait même la nouvelle coqueluche des milieux conspirationnistes.

    L’article : https://www.frustrationmagazine.fr/didier-raoult-chloroquine-medias-industrie-pharmaceutique

    Un exemple parmi des dizaines d’autres : le portrait paru dans Le Monde le 25 mars https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/25/didier-raoult-le-trublion-du-covid-19_6034364_3244.html est particulièrement cruel (sous couvert d’objectivité) pour le médecin qui, rappelons-le tout de même, est un spécialiste reconnu mondialement pour ses travaux en microbiologie. Dès les premières lignes, les journalistes affirment, sans recontextualiser, que son essai clinique est “au mieux fragile, au pire bancal”, puis décrivent Didier Raoult comme “controversé, fort en gueule, haut en couleur et incontrôlable”. Sa reconnaissance mondiale et ses travaux ne sont qu’évoqués, en deux phrases, au milieu d’un amas d’histoires sans rapport les unes avec les autres : Didier Raoult s’est engueulé avec un collègue chercheur, il ne s’entend pas avec le milieu de la recherche parisien et ne pratique pas les courbettes (insulte suprême, sans aucun doute, aux yeux des médias), il a tenu des propos climatosceptiques, l’un de ses articles scientifiques a été invalidé pour fraude, il est soutenu par plusieurs hommes politiques, dont Christian Estrosi, le maire de Nice. Un autre chercheur interrogé dans le portrait se dit “choqué des attaques personnelles dont [Didier Raoult] est victime sur les plateaux de télévision, alors qu’il n’est pas là pour se défendre”. “Ses déclarations à l’emporte-pièce lui nuisent cependant bien plus que les attaques de ses nombreux adversaires”, juge Le Monde en conclusion de ce passage. Objectif, vraiment ?

    Didier Raoult est peut-être un personnage. Et alors ? Est-ce que cela justifie pour autant un tel tribunal médiatique ? On aurait même envie d’ajouter : quel niveau de médiocrité faut-il atteindre pour se croire le droit de descendre ainsi, avec une mauvaise foi évidente, quelqu’un qui oeuvre pour tenter de guérir des malades ?

    Créer un nouveau marché
    La chloroquine, commercialisée notamment sous le nom de Plaquenil, ne coûte quasiment rien, puisque son brevet est tombée dans le domaine public, et est très facile à fabriquer. Si les essais que poursuit Didier Raoult se montraient concluants à grande échelle, cela signifierait qu’il existe une solution facile et accessible pour guérir le coronavirus.

    Mais ce serait évidemment trop simple. Interrogé par Lundimatin, un “jeune retraité de la recherche pharmaceutique” explique : “L’industrie pharmaceutique qui non seulement a l’oreille de tous les ministres de la santé depuis des lustres mais détient aussi tous les moyens de développement n’est sûrement pas intéressée pour faire un plan de développement long et coûteux pour un produit peu cher et, qui plus est, « génériquable » (5 euros la boîte de 30 comprimés de Plaquenil)”. Il ajoute : “Tant que la recherche et le développement seront entre les mains d’intérêts privés eux-mêmes soumis aux cours boursiers, ce seront tendanciellement les opportunités de marché qui détermineront les axes de développement clinique”.

    Qu’il s’agisse de la chloroquine ou d’une autre molécule, il s’agit donc, avant tout, de créer un nouveau marché. Et dans le cas du coronavirus, il y a de quoi se faire de l’argent puisque le problème concerne l’ensemble de la population, y compris les pays riches. Dans le même entretien, le médecin retraité explique ainsi que les recherches sont en principe menées “par les milieux académiques plus que par l’industrie pharmaceutique, sauf lorsqu’une population occidentale est aussi atteinte”. Une telle industrie, ensuite, a tout loisir de créer artificiellement des pénuries, de jouer de l’offre et de la demande, bref, de faire du bon vieux capitalisme et un maximum de bénéfices, comme nous vous l’expliquions dans cette enquête de 2018.
    https://www.frustrationmagazine.fr/lindustrie-pharmaceutique-a-t-elle-interet-a-nous-soigner-enquet

    Avides de polémiques à deux francs six sous, les médias se sont défoulés avec une joie évidente sur la personne de Didier Raoult qui a le malheur, en plus de proposer un traitement peu cher et accessible, de se foutre complètement de “la capitale” et de “l’establishment”, comme le résume Le Monde dans son portrait, trahissant par la même le vrai problème que leur pose le médecin marseillais : il n’est pas soumis comme eux le sont aux intérêts des puissants.

    Car aveuglés par leur haine et complètement à côté de la plaque, ces mêmes médias ont laissé la porte grande ouverte aux soutiens de l’industrie pharmaceutique. Il suffit de constater l’omniprésence sur les plateaux et dans les articles, d’une personne comme Karine Lacombe, médecin-chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, en conflit d’intérêts évident puisqu’elle a touché de l’argent, a-t-elle elle-même déclaré dans sa déclaration publique d’intérêts en 2016, des groupes pharmaceutiques Gilead et Abbvie, respectivement détenteurs des brevets du remdesivir et du kaletra…. deux autres molécules testées en ce moment au niveau européen contre le coronavirus. Cette femme, qui s’en est pris violemment à Didier Raoult sur France 2, a eu les honneurs, entre autres, d’un portrait de Libération qui la décrit comme “impressionnante de solidité”, dans lequel le journaliste se dit “épaté”, la qualifie même d’”unique, exceptionnelle”, mais n’évoque pas un instant ses liens avec l’industrie. Idem dans Le Monde, où Karine Lacombe est citée parmi ces “médecins qui crèvent l’écran”. L’article se félicite d’ailleurs qu’elle ne touche pas d’argent pour ses interventions médiatiques. Encore heureux.

    La copie écran : https://www.frustrationmagazine.fr/didier-raoult-chloroquine-medias-industrie-pharmaceutique

    Acharnement sur la forme au détriment du fond
    La mécanique est si bien rodée que les médias se sont jetés dans la danse sans même y penser, croyant défendre leur sacro-sainte objectivité. Ainsi, les premiers constats de Didier Raoult, publiés dans une vidéo sur YouTube, ont été immédiatement qualifié de “partiellement faux” par la rubrique Décodeurs du Monde. Ont suivi les articles déjà évoqués plus hauts au sujet du médecin, portraits au vitriol et attaques personnelles lors de ses interventions télévisées.

    L’article : https://www.frustrationmagazine.fr/didier-raoult-chloroquine-medias-industrie-pharmaceutique
    Capture d’écran du module affilié à l’article du Monde sur Facebook.

    Quasiment inaudible pendant presque un mois, Didier Raoult a finalement été entendu par le gouvernement, et l’hydroxychloroquine fait désormais partie des molécules testées à grande échelle au niveau européen (parmi trois autres traitements) Le médecin marseillais a été inclus dans le conseil scientifique chargé de conseiller l’exécutif, duquel il a démissionné depuis (un “crime de lèse-majesté” qui explique aussi l’acharnement des médias), s’en expliquant dans une tribune dans Le Monde : “Je n’ai pas voulu continuer de participer au conseil scientifique, dans lequel on trouvait deux modélisateurs de l’avenir (qui pour moi représentent l’équivalent de l’astrologie), des maniaques de la méthodologie. Les médecins confrontés au problème du soin représentaient une minorité qui n’a pas nécessairement l’habitude de s’exprimer et qui se trouvaient noyés par cet habillage pseudoscientifique”. “Le médecin peut et doit réfléchir comme un médecin, et non pas comme un méthodologiste”, ajoute le chercheur.

    Le traitement médiatique réservé à Didier Roult n’est que le symptôme d’un problème plus large. Ce n’est pas Didier Raoult lui-même – bien que les médias se soient acharnés de façon complètement exagérée sur sa personne – mais la solution qu’il préconise qui dérange. Mais quand le doigt montre la lune… Les médias ont donc tapé allègrement sur Didier Raoult, trop heureux de montrer au gouvernement, et à l’industrie pharmaceutique embusquée derrière lui, à quel point ils les soutenaient dans leur quête du profit. Bons chiens de garde, on vous a dit.
    (Illustration par Elsa Klée)

    #karine_lacombe #médias #merdias #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique #raoult #didier_raoult #france #chloroquine #hydroxychloroquine #actualités_françaises

    • La 5 ieme vague : https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/231121/la-cinquieme-vague-nouvel-episode-d-un-feuilleton-qui-na-que-trop-du

      Extrait : En France, sur les 90 semaines depuis le commencement de la crise du Covid-19, la plus forte incidence a été observée entre le 23 et le 29 mars 2020, au tout début de la crise (cf. fig. 1). Lors de cette semaine paroxysmique, 140 nouveaux malades pour 100 000 habitants ont été estimés par le Réseau Sentinelles (premier réseau de surveillance de maladies transmissibles en France) ; les autres sources de médecins généralistes de terrain, dits de premier recours, sont concordantes. Pour fixer les idées, 100 000 habitants, c’est environ la population d’une préfecture importante (Caen, Nancy, Avignon…). À titre de comparaison, le même réseau de médecins estimait dans les mêmes conditions à plus de 600 malades de syndromes grippaux en une semaine pour 100 000 habitants en moyenne lors des pics épidémiques des années antérieures depuis 20 ans.

  • Immigration. « Le dernier entré ferme la porte à clé » Pr Didier Raoult
    https://numidia-liberum.blogspot.com/2021/10/immigration-le-dernier-entre-ferme-la.html

    Espagnols, pieds-noirs, Portugais, Maghrébins, Africains : la France a une longue tradition de terre d’accueil.
Le fantasme de l’immigration est violent. Et il est souvent manié avec encore plus de violence par les enfants d’immigrés !

    C’est illustré par la parabole de l’ouvrier de la onzième heure, de l’Évangile selon Matthieu. On y voit un propriétaire terrien qui rémunère au même niveau tous ses employés, quelle que soit l’heure à laquelle ils ont commencé leur journée. Cette parabole était censée apaiser les premiers chrétiens choqués de voir des païens, juifs et non-juifs, ouvriers de la onzième heure, appelés comme eux dans la communauté des chrétiens. Elle voulait signifier que la générosité de Dieu dépasse la justice humaine.

    À Marseille et à Paris, dans ma jeunesse, les noms à consonance italienne, polonaise ou espagnole étaient moqués. Au début de ma carrière médicale, dans les quartiers nord de Marseille, le personnel de deuxième génération, issu des flux d’immigrants italiens, espagnols et pieds-noirs, se plaignait de l’immigration récente (portugaise et maghrébine). J’ai pris l’habitude de leur dire que celui qui pense « c’est le dernier arrivé qui ferme la porte » doit avoir en tête que cette porte aurait pu être fermée par ceux qui l’ont précédé. Ainsi ni Édouard Balladur, ni Nicolas Sarkozy, ni Manuel Valls, ni Éric Zemmour [1] ne seraient français sans le droit du sol, et sans la porte ouverte laissée par leurs ancêtres. Avec des hauts et des bas. Ainsi, le décret Crémieux de 1870 n’accorda la nationalité française automatique qu’aux juifs d’Algérie [2], alors que l’ordonnance royale de 1834 la donnait, de fait, à tous les résidents algériens, musulmans compris...

    Le fantasme nostalgique d’une France issue de la Gaule
    La France est peuplée de migrants et de leurs descendants. Il ne s’agit d’ailleurs pas de descendants de Gaulois, qui ne furent qu’un peuple parmi les envahisseurs de passage. Les Celtes ont traversé la France, quand les Grecs et peut-être les Phéniciens occupaient le littoral méditerranéen. Le fantasme nostalgique d’une France issue de la Gaule, qu’il n’a pas connue, d’un Éric Zemmour, avec le succès de son livre que l’on connaît, traduit surtout une névrose, associant peur du changement, ignorance et aveuglement. La France continentale européenne est une nation géographique, aux frontières majoritairement naturelles (mer et montagne) mais poreuses, placée au centre de l’Europe, elle a été le réceptacle de toutes les migrations d’Europe et du Sud, en particulier venues de pays qu’elle a d’abord envahis. La Bretagne, chère aux Le Pen, n’a jamais été colonisée par les Francs - alors ce ne sont pas de vrais Français ? -, mais par les Romains, pendant 500 ans, en dépit d’Astérix qui flatte notre imaginaire gaulois, puis au Sud par les Bretons venus en y important leur langue, du sud de l’Angleterre dont ils étaient chassés par les Saxons (que l’on retrouve magiquement écrite dans La Morte d’Arthur, de Thomas Malory). Au nord, la France fut envahie par les Normands scandinaves. Comme le chantait Maurice Chevalier « Et tout ça, ça fait d’excellents Français », ni plus ni moins xénophobes que les autres ! Ceux qui plaident pour la mémoire devraient relire l’histoire...
    Par le professeur Didier Raoult ; Publié le 20/01/2015 

      #en_vedette #raoult #didier_raoult #france #immigration #migrations #migration #racisme #frontieres #migrants #frontières #histoire #travail

  • Covid : l’étrange recette marseillaise

    L’étude des mortalités sur différents départements comparables est sans ambiguïté : la méthode marseillaise de soins marche.

    En Avril 2020, la question était déja posée : « Guerre contre le Covid-19 : les marseillais sont-ils mieux armés que les parigots ? »
    https://blogs.mediapart.fr/canis-insanus/blog/050420/guerre-contre-le-covid-19-les-marseillais-sont-ils-mieux-armes-que-l

    À l’époque déjà, le billet en concluait que sur le plan des données recueillies il semblait y avoir un net avantage pour la méthode pratiquée par l’IHU, à savoir un traitement des patients et ce sans même préjuger de la validité du traitement en question : un malade marseillais avait statistiquement plus de chance de s’en sortir qu’un malade parisien.

    Plus d’un an s’est écoulé depuis ce billet. Les polémiques n’ont pas diminué, loin s’en faut, et les questions sur la pertinence des méthodes et traitements proposés par le Pr. Raoult n’ont cessé d’enfler depuis. Quelle leçon tirer du parcours marseillais depuis avril 2020 ?

    Épluchons grâce à l’OpenData les données concernant justement la ville de Marseille et tentons de les comparer à, par exemple, celles de Lyon et Paris qui ont le mérite de s’occuper de métropoles d’environ deux millions d’individus à chaque fois. Pour faire bonne mesure, on y inclura le département du Haut-Rhin, moins urbain, mais qui s’est distingué lors du début de l’épidémie de coronavirus en France par un nombre élevé de morts.

    Dans le département où exerce le Dr Raoult, où une majorité de gens ont été testés et pris en charge (et dont certains ont bénéficié du traitement maintenant si controversé à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine), on observe qu’il n’y avait que 39 décès par million d’habitants pendant les semaines où a sévi le confinement alors que sur la même période, on déplorait 137 décès par million d’habitants dans les trois autres départements choisis.

    Apparemment, la différence entre le traitement (quel qu’il soit) effectué dans les Bouches-du-Rhône et le non-traitement tel qu’appliqué (avec componction ?) partout ailleurs semble donc coûter la bagatelle de près de 100 décès supplémentaires par million d’habitants, ou plus précisément, entre 40 et 185 selon les départements urbains à forte mortalité.

    Cette différence entre les Bouches-du-Rhône et les autres départements est en réalité très significative et à ce niveau là, insister sur un test randomisé pour bien s’assurer que traiter et suivre des patients permettent de meilleurs résultats confinerait à l’obstination compulsive. Du reste, les mois qui ont suivi ont amplement démontré que renvoyer les malades avec un doliprane et un arrêt de travail ne suffisait pas alors que les tester, traiter et accompagner accroissaient notablement leur espérance de meilleur résultat médical.

    Par ailleurs, les mêmes données montrent que malgré les différences de décès causés par le COVID, les départements ont sensiblement la même mortalité totale (toutes causes confondues, il n’y a pas de différence significative entre les départements). Dans le même temps, plus les départements ont de décès causés par le COVID, moins ils ont de décès par d’autres causes…

    Ceci indique que si les départements ayant davantage de décès de COVID n’ont pas plus de mortalité totale, alors inévitablement, une proportion de décès de toute cause a été affichée comme décédée du COVID.

    Cependant, si dans les Bouches-du-Rhône, il y a eu de façon très significative moins de morts du Covid, et davantage de morts d’autres causes négatifs au COVID au moment de leurs décès (alors que les taux d’infection ou d’entrées en soins critiques ne sont pas pas du tout corrélés à cette mortalité), la seule variable d’explication ne peut être qu’une différence de traitement.

    Cette différence de traitement comprend de nombreux facteurs et ne peut être restreinte aux seuls propositions médicales du Pr. Raoult puisque jouent aussi la densité des hôpitaux, les nombres de lits disponibles à tout instant, la densité de la population… bref, tous facteurs confondus qui concourent à soigner les gens (et hors vaccin qui n’existait pas encore lors du premier confinement) : si on applique les bons traitements, les meilleurs protocoles, sans doute dans des hôpitaux suffisamment équipés, on diminue par un facteur 5 ou 6 la mortalité par rapport aux pires départements, ce qui revient à dire que le traitement offre une efficacité plusieurs fois supérieure à celle des vaccins…

    Les semaines avant et après confinement, on ne trouve pas de différences significatives entre les départements, que ce soit pour les décès COVID, les autres types de décès ou tous décès confondus. Par contraste, cela implique ou bien que les traitements et protocoles appliqués dans les Bouches-du-Rhône font une énorme différence, ou bien que les services hospitaliers du Haut-Rhin, de Paris et de Lyon sont sous-développés ou disons fort dégradés par rapport à ceux du département marseillais.

    On sait donc désormais que juste avant et juste après le confinement, les mortalités « autres causes » n’ont que peu changé dans chaque département. On constate que le confinement n’a pas eu de répercussion significative sur le total des décès (et donc le tri des malades), contrairement à ce qu’ont dit les médias, sauf peut-être à Paris en éparpillant des centaines de milliers de Parisiens… en dehors de Paris.

    Bien qu’à chaque période, on n’observe pas de différence significative de mortalité totale entre les départements, celle-ci a augmenté pendant le confinement pour chacun d’eux. Malgré la plus grande proportion de personnes âgées dans les Bouches-du-Rhône, il n’y a eu qu’une augmentation de 14 % des décès totaux pendant le confinement par rapport aux semaines le précédant. Dans le même temps, le Haut-Rhin voit ses décès grimper de 94 %, de 58 % à Paris et de 46 % dans le Rhône.

    On ne peut s’empêcher de remarquer que les décès du covid dans le Rhône sont moindres qu’à Paris : peut-être que les docteurs lyonnais ont silencieusement appliqué, au moins en partie, les méthodes marseillaises ?

    Les choix opérés, depuis le renvoi dans leurs pénates des patients dolipranés, jusqu’à la volonté farouche de prendre en charge exclusivement par le public (le privé ayant été consciencieusement boudé depuis le début de la crise), en passant par le refus de toute latitude de prescription pour les médecins de terrain rejetés aux rangs de subalternes, ont tous participé à faire de cette crise une affaire d’État et à ruiner les processus et habitudes en place pourtant efficaces. Cette maladie, silencieuse pour un nombre écrasant de personnes, tue peu, et des personnes déjà très affaiblies, et moins encore lorsqu’elles sont correctement hospitalisées et suivies.

    Comme l’étude des surmortalités européennes le montre sur Euromomo https://www.euromomo.eu , la politique de santé suivie dans chaque pays est la seule variable vraiment explicative des différentiels observés. C’est d’ailleurs confirmé lorsqu’on regarde le classement mondial (OCDE) des décès du COVID, qui ne montre guère d’affinité entre richesse et meilleure performance : les politiques suivies sont plus pertinentes pour expliquer les résultats obtenus…

    Par contraste, dans de nombreux pays en développement, peu mentionnent le fait COVID et il n’y est pas observé de surmortalité : peu détecté, peu testé, la société ne s’arrête pas. Les dirigeants de ces pays ne sont évidemment pas meilleurs qu’en France mais ont d’autres chats à fouetter, ce qui remet le virus à sa place.

    En somme, si comme le prétend telle journaliste du quotidien Le Monde , Marseille devient le symbole de quelque chose, c’est plutôt de l’éloignement de certains politiciens, certains médecins de plateau télé de certaines régions, Paris en tête, à la médecine traditionnelle, celle qui consiste à tester, traiter et accompagner les malades.

    #décès #mortalité #doliprane #covid-19 #santé #pass_sanitaire #coronavirus #confinement #crise_sanitaire #vaccination #pandémie #EnMarche #Marseilles #Lyon #Paris #Haut-Rhin #Statistiques #OpenData #surmortalités #Raoult #Didier_Raoult

  • Didier Raoult à la retraite des Hôpitaux de Marseille
    https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/didier-raoult-mis-a-la-retraite-des-hopitaux-de-marseille-1630342819

    Ce 31 août au soir, Didier Raoult, 69 ans, ne fera plus partie d’Aix-Marseille Université et des Hôpitaux universitaires de Marseille. Retraite. Sa demande de vacations a été rejetée. Ses défenseurs crient à l’injustice.

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    Didier Raoult, en août 2020 lors d’une conférence de presse. AFP/Christophe Simon

    Ce mardi est le dernier jour de Didier Raoult au sein de l’AP-HM (assistance publique des hôpitaux de Marseille). Né le 13 mars 1952, le célèbre microbiologiste arrive à 69 ans à l’âge fatidique de la retraite. La nouvelle direction de l’AP-HM http://fr.ap-hm.fr n’a pas souhaité le prolonger. Demain, mercredi 1er septembre, il ne sera plus professeur des universités-praticien hospitalier (PU-PH) au sein d’Aix-Marseille Université et des hôpitaux universitaires de Marseille. Il n’est donc plus chef de service. Il n’enseigne plus. Dans ces deux institutions. 

    La direction générale nommée le 6 juin a refusé sa demande de vacations supplémentaires : deux demi-journées par semaine. Le nouveau directeur général de l’AP-HM, ex-numéro 2 des Hôpitaux de Paris, François Crémieux, ne s’en cache pas : « Il faut tourner la page Raoult ». Déclaration du 18 août dernier dans le journal « Le Monde ».

    Raoult pas soutenu par la commission médicale d’établissement
    Jean-Luc Jouve est sur la même longueur d’onde. Le président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HM, au micro de France Bleu Provence, se refuse à toute polémique, tout en ne faisant aucun cadeau. « Il demandait deux demi-journées de vacation par semaine. On ne pouvait pas en attendre un grand travail. On va dire qu’il a réussi sa succession car il est entouré d’une équipe brillante avec qui nous travaillons déjà ». Accusé par la vox populi de vouloir faire taire l’encombrant professeur médiatique, Jean-Luc Jouve se défend : « On est en démocratie. Il pourra toujours continuer à s’exprimer ». 

    Mais il est clair et net que la dernière sortie du professeur sur la vaccination, « protection modeste sur les variants » d’après lui, a scellé son sort. Jean-Luc Jouve : « Émettre des doutes sur l’efficacité de la santé publique, c’est inacceptable. C’est un mauvais message à faire passer. Quand on voit le très faible taux de vaccination dans les quartiers les plus indigents de Marseille, quelque part, l’IHU a sa part de responsabilité compte tenu de son aura. »

    Didier Raoult à la retraite reste directeur de l’IHU Méditerranée Infection, une fondation de coopération scientifique dont le conseil d’administration se réunit à l’automne. Et parmi ses membres fondateurs, l’AP-HM ne cache pas son désir d’évincer Didier Raoult. Seul ce conseil d’administration peut le révoquer. Mais l’AP-HM n’a qu’une seule des 18 voix. 

    Situé sur le site de la Timone, cet IHU s’étend sur 27.000 mètres carrés, dont 5.000 sont destinés aux soins du pôle maladies infectieuses et tropicales avec près de 75 lits d’hospitalisation complète depuis 2016 et 25 lits d’hôpital de jour. Philippe Parola dirige lui une unité de recherche soutenue par l’IHU, il est un proche du professeur Raoult, et il tient à souligner : « Didier reste directeur de l’IHU. Il sera à nos côtés ». 

    Pour les inconditionnels du professeur, cette page tournée par la retraite victimise un peu plus le Marseillais. Aux abords du fief du chercheur - l’IHU Méditerranée - collé à l’hôpital de la Timone, on se rend compte assez vite que l’iconoclaste est devenue une icône. « Il gêne, on le fout dehors. Quand vous voyez ces sénateurs et ces députés de 80 ans qui dorment à l’Assemblée... » 
    Défendre Raoult, c’est tirer sur les élites parisiennes. Et ça soulage les Marseillais. Frédéric, comptable, reçoit tous les jours sur son smartphone les vidéos de Didier Raoult. « Je le trouve crédible parce qu’il nous a ouvert sur beaucoup de choses. Ceux que je ne supporte pas, ce sont ces médecins qui font en sorte de n’être compris que par eux-mêmes. Ici à Marseille, vous ne trouverez personne qui dit que Didier Raoult a fait du mal. Il est probable qu’il y ait beaucoup de gens qui n’aiment pas être contredits dans les hautes sphères. » On a quand même trouvé quelqu’un qui en dit du mal. Sarah, préparatrice en pharmacie : « La retraite, ça lui donnera le temps de relire ses études ! Marseille le vénère, pas moi. Quelqu’un qui expose ses études sur Youtube, c’est de la poudre de perlimpinpin ». 

    L’infectiologue à la retraite ne se mettra pas en retrait pour autant. La copine de Sarah n’a aucun doute : « Il fera toujours parler de lui quoi qu’il arrive. Je trouve qu’il ne part pas vraiment à la retraite. » . . . .

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