• VIDAL - #COVID-19 : les #mesures_barrières préviennent-elles l’apparition de symptômes en cas d’infection ? - Actualités
    https://www.vidal.fr/actualites/25460/covid_19_les_mesures_barrieres_previennent_elles_l_apparition_de_symptomes_en_

    Un article, publié dans Clinical Infectious Diseases, confirme l’effet protecteur de la distanciation physique et du port du masque vis-à-vis de la transmission du SARS-CoV-2, et apporte de l’eau au moulin de l’hypothèse d’un lien entre la charge infectieuse et la sévérité de la COVID-19.

    [...]

    Les résultats montrent que ces mesures barrières ne protègent pas complètement de l’infection, mais qu’elles ont néanmoins un effet protecteur significatif et qu’elles semblent, par ailleurs, prévenir l’apparition de formes symptomatiques chez les personnes infectées.

    Si ces données venaient à être confirmées par d’autres études, le respect systématique des mesures barrières (dont le port du masque) pourrait suffire à prévenir l’engorgement des services hospitaliers en cas de deuxième vague, simplifiant ainsi considérablement la gestion de la pandémie de COVID-19.

    [...]

    Pour rappel, lors d’une COVID-19, la réaction immunitaire innée varie selon la charge infectante (plus exactement la #MOI ou multiplicité d’infection, soit le ratio « particules infectantes/cellules cibles »). Une faible MOI de #SARS-CoV-2 stimule fortement et rapidement la production d’#interférons de type 1 et 3 par l’épithélium nasal. En revanche, une forte MOI déclenche une inhibition de cette réponse pendant 24 à 48 h (sans pour autant bloquer complètement la réaction immunitaire). Cela a été observé en culture cellulaire, chez le furet et chez l’homme.

    De plus, une étude Inserm/AP-HP récemment publiée dans Science et menée sur 50 patients a montré que les patients présentant des formes sévères ou très sévères de COVID-19 avaient une faible production d’#interféron bêta et une absence de production d’interféron alpha au début de la maladie.

    Enfin, le fait que la charge infectieuse puisse conditionner l’évolution et la gravité de l’infection n’est pas nouvelle. Dans le contexte des coronavirus humains, elle a été montrée lors d’infections expérimentales par 229E chez des volontaires sains.

    En conclusion, il est à espérer que, dans un contexte de #ras-le-bol, voire de refus, croissant des mesures barrières et du port systématique du masque, d’autres travaux viendront confirmer les résultats de cette étude suisse.
    Parvenir à prouver de manière définitive que ces mesures, et en particulier le port du masque, empêchent l’apparition de formes graves changerait complètement la donne en termes de gestion de la pandémie, et ce sans attendre un hypothétique vaccin. Sous réserve de convaincre la grande majorité des populations…

    Pour aller plus loin
    L’étude suisse sur les effets des mesures barrières
    Bielecki M, Züst R, Siegrist D et al. Social distancing alters the clinical course of COVID-19 in young adults : A comparative cohort study. Clinical Infectious Diseases, 29 juin 2020.

    L’étude sur la réaction immunitaire innée dans la COVID-19
    Blanco-Melo D, Nilsson-Payant BE, Liu WC et al. Imbalanced Host Response to SARS-CoV-2 Drives Development of COVID-19. Cell. 2020 May 28 ; 181(5) : 1036–1045.

    L’étude sur le profil immunitaire des personnes atteintes de formes sévères de COVID-19
    Hadjadj J, Yatim N, Barnabei L et al. Impaired type I interferon activity and inflammatory responses in severe COVID-19 patients. Science, 13 juillet 2020.

    Les études sur la réinfection expérimentale par 229E
    Callow KA. Effect of specific humoral immunity and some non-specific factors on resistance of volunteers to respiratory coronavirus infection. J Hyg (Lond). 1985 Aug ;95(1):173-89.

  • 20 juin paris : discours contre l’impérialisme, le colonialisme et le capitalisme
    https://ricochets.cc/20-juin-paris-discours-contre-l-imperialisme-le-colonialisme-et-le-capital

    Voici la transcription d’un discours important et clair qui résume bien le problème des #Violences_policières, de l’Etat et du capitalisme : MULTICOLORES SOUS NOS CAGOULES ! discours contre l’impérialisme, le colonialisme et le capitalisme (...) le colonialisme, c’est la mort. Car le colonialisme, c’est l’extension du capitalisme par la violence armée. Sa conclusion : Ce que j’appelle de mes vœux aujourd’hui, ce n’est pas une réforme de la police. Il ne s’agit pas de remplacer la guillotine par la chaise (...) #Les_Articles

    / Violences policières, #Ras-le-bol, Révoltes, insurrections, débordements...

    #Révoltes,_insurrections,_débordements...
    https://cerveauxnondisponibles.net/2020/06/24/multicolores-sous-nos-cagoules-discours-contre-limperialisme
    https://www.youtube.com/channel/UCyZvhM3scPMcemgiNSv4UtA
    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/1IlzH5qtJPE-f6fd-b431b45.html

  • Hurler son ras-le-bol

    Plusieurs petites gouttes d’eau ont fait récemment déborder plusieurs grands vases.

    Au Liban, la colère populaire a germé instantanément au milieu du mois autour d’une taxe sur les applications gratuites de téléphonie.

    Au Chili, en même temps, il a suffi d’une hausse de 6 ¢ du prix du ticket de métro pour déclencher des manifestations monstres.

    À Hong Kong, jeudi, des dizaines de milliers de personnes ont profité de l’Halloween pour manifester masquées en contravention d’un règlement. La fronde dure là depuis cinq mois.

    Les exemples semblables de minicauses aux mégaeffets se multiplient partout sur la planète. Il y a eu des mouvements contestataires populaires plus ou moins semblables en Russie, en Serbie, en Ukraine, en Albanie, en Algérie et bien sûr en France, où les gilets jaunes ont lancé leurs premières protestations il y a tout juste un an, d’abord pour s’en prendre à la hausse du prix du diesel.

    À tout coup, à l’évidence, de larges portions de la population utilisent un prétexte pour descendre dans la rue, le plus souvent pacifiquement, et crier leurs ras-le-bol devant la vie chère, les inégalités sociales, l’avenir bouché. Oxfam a révélé en début d’année que 26 multimilliardaires possèdent autant que la moitié de la planète.

    Il y a en fait autant de mouvements de colère populaires en cette fin de décennies que dans les turbulentes années 1960. Seulement, les chances de succès de cette effervescence sociopolitique, très souvent pacifique, semblent moins assurées qu’à l’époque.

    La répression « intelligente »

    Une étude éclairante de la professeure Érica Chenoweth, de l’Université Harvard, publiée en 2017 (Trends in Non Violent Resistance and State Response) montre que la manifestation non violente impliquant un millier de personnes et plus est devenue la norme au cours des dernières décennies. Mais si cette mécanique de changement social semblait jusqu’à récemment d’une « efficacité surprenante », selon la spécialiste, la décennie qui achève a vu ses succès « décliner dramatiquement ».

    La résistance non violente a pour ainsi dire été inventée pour libérer l’Inde de l’Empire britannique dans les années 1940. Le monde vient de célébrer en octobre le 150e anniversaire de naissance de Gandhi, père de cette stratégie politique.

    Les données de Mme Chenoweth établissent qu’entre cette période fondatrice et 2010, la moitié des manifestations suivant ce modèle ont obtenu une part du succès escompté avec une forte poussée du recours au modèle depuis les années 1980, avec la fin de la guerre froide. Le rideau de fer est d’ailleurs en partie tombé quand des millions d’Européens de l’Est ont marché dans les rues.

    Faire tomber des régimes, ce n’est pas le seul critère de la réussite. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas la tête du gouvernement qu’on ne parvient pas à lui arracher des concessions et à consolider un rapport social et politique favorable.
    — Ricardo Pinafiel

    L’étude montre aussi que la répression violente n’a stoppé que 15 % des campagnes de revendications, comme à la place Tian’anmen en 1989. De plus, si toutes les formes de protestations, ou presque, déclenchent une réaction plus ou moins coercitive, les États sous pression ont maintenant appris à résister en jouant de diverses tactiques. Les régimes plus ou moins autoritaires savent renforcer la loyauté des élites partisanes (par exemple en brutalisant les « traîtres » pour servir de leçon), stimuler l’adhésion populaire (par exemple en présentant les manifestants comme des agents manipulés par l’étranger), miner les mouvements contestataires (par exemple par la censure ou des campagnes de salissage des réputations des leaders).

    La politicologue parle de « smart repression », la répression intelligente utilisant aussi des agents provocateurs, des agents infiltrés ou la surveillance de masse. De sorte que de 2010 à 2016, le taux de succès des manifs a chuté à environ 20 % sous la moyenne. Bref, l’espace civique s’est refermé.

    De la « démocrature »

    « On observe mondialement une tendance à la criminalisation de l’action collective », commente Ricardo Pinafiel, professeur de sciences politiques de l’UQAM. « C’est malheureusement une tendance forte et elle affecte aussi toutes les démocraties libérales, y compris les plus consolidées. Comme dans la France des gilets jaunes, il y a partout une manière généralisée de discréditer ce type d’action. »

    Sa spécialité se concentre sur l’Amérique latine, qui a rejeté le modèle des dictatures militaires à la fin du XXe siècle avant de migrer en partie récemment vers ce que M. Pinafiel appelle la « démocratie autoritaire » (d’autres disent démocrature), capable de réprimer les contestations.

    « C’est le modèle d’Erdogan en Turquie, celui de Poutine en Russie et celui de Maduro au Venezuela. On est face à de l’abus de pouvoir, à une trop grande centralisation du pouvoir et souvent à une politique antilibérale ancrée dans des récits révolutionnaires ou nationalistes, avec un seul leader pour guider le peuple. J’applique également ce concept de démocratie autoritaire au Chili, et même au Chili de la présidente Michelle Bachelet. »

    Le professeur québécois préfère une perspective qualitative à l’approche quantitative adoptée par sa collègue de Harvard tout en reconnaissant la valeur de ses conclusions. Avec le politologue canadien Martin Breaugh (L’expérience plébéienne. Une histoire discontinue de la liberté politique, PUF), Ricardo Pinafiel suggère de parler de « plèbe » pour comprendre l’explosion de manifestations dans le monde.

    « La plèbe est faite des citoyens qui n’ont pas de titre à gouverner. Ils peuvent représenter jusqu’à 99 % des gens. Leur parole ne compte pour rien. Ce sont des locuteurs non autorisés de la scène politique. Leur seule forme d’expression c’est le nombre, la masse, c’est le fait de sortir dans la rue. Et si ce seul espace de manifestation qu’il leur reste est censuré, à ce moment, il n’y a plus de démocratie possible. »

    En fait, parfois, à quelque chose malheur est bon. Le professeur québécois n’aime pas trop ce concept d’« efficacité » qui oublie de considérer l’ensemble des retombées des mouvements sociaux.

    « En Amérique latine, beaucoup de présidents sont autrefois tombés à la suite de manifestations, rappelle-t-il. Maintenant, Maduro ne tombe pas au Venezuela. Piñera ne tombera peut-être pas au Chili. Il a été d’une brutalité extrême et il s’est excusé. Les équipes de communications ont tiré des leçons. Mais faire tomber des régimes, ce n’est pas le seul critère de la réussite. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas la tête du gouvernement qu’on ne parvient pas à lui arracher des concessions et à consolider un rapport social et politique favorable. »

    https://www.ledevoir.com/monde/566182/comment-les-etats-ont-appris-a-reagir-aux-protestations-non-violentes
    #conflits #manifestations #résistance #révoltes #pacifisme #Liban #Chili #Equateur #Catalogne #Hong-Kong #activisme

    Avec ce commentaire du Devoir sur twitter :

    Plusieurs peuples dans le monde hurlent en ce moment leur #ras-le-bol du pouvoir en place et de ses actions. Mais les révoltes pacifiques sont-elles encore efficaces ?

    https://twitter.com/LeDevoir/status/1191100471081152517
    ping @cede @karine4
    et ping @davduf autour de la question du #maintien_de_l'ordre et de la #répression de ces mouvements

  • Les #enseignants #précaires de l’#université disent leur #ras-le-bol
    http://abonnes.lemonde.fr/campus/article/2018/04/06/les-enseignants-precaires-de-l-universite-disent-leur-ras-le-bol_528

    Flavien Bouttet, 29 ans, entame sa troisième campagne de recrutement pour décrocher un poste de maître de conférences à l’université. Depuis trois ans, il enchaîne les mi-temps d’enseignement dans la filière Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), de Strasbourg à Nice, en passant par Orléans. « J’occupe un poste d’enseignant-chercheur, mais on ne me finance pas la partie recherche », résume-t-il, quelque peu amer. Une situation totalement « hypocrite » selon lui, dans la mesure où il doit quand même poursuivre de son côté ses travaux de recherche, pour avoir une chance d’être recruté un jour dans une université.

    Comme d’autres, il raconte voir aujourd’hui passer des offres d’emploi « scandaleuses » qu’ils ne voyaient pas il y a quelques années, à 850 euros net pour des services d’enseignement auparavant réalisés sous le statut d’attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER), à au moins 1 500 euros net. « Les universités savent qu’elles vont trouver des personnes qui vont accepter, parce que c’est souvent ça ou le chômage », argue-t-il.

  • « Charlie Hebdo » sourd au rap et aux cités - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2013/12/16/charlie-hebdo-sourd-au-rap-et-aux-cites_966955

    Dans un montage vidéo l’opposant à l’un des interprètes du morceau, Disiz, le directeur de Charlie Hebdo, Charb, dénonçait une chanson « communautariste, fasciste » réalisée par des rappeurs « branleurs millionnaires ». Face à lui, Disiz défendait la liberté d’expression au nom de « sa carte de rappeur ».

    L’incompréhension manifeste entre les deux personnages peut être lue comme la cristallisation d’une #rupture_sociale et politique plus large entre certaines élites médiatiques et politiques de gauche d’un côté, et l’univers social et culturel de référence d’une grande partie des enfants de l’immigration des années 2000, dont les rappeurs ne constituent qu’une figure médiatique. Les enquêtes que je mène sur le terrain auprès des acteurs associatifs du hip-hop dans les quartiers populaires m’amènent à partager un constat dressé par d’autres observateurs depuis une vingtaine d’années : une partie de ces enfants d’#immigrés, filles et garçons confondus, affirment de plus en plus la part #musulmane de leur identité. Cette affirmation passe par le respect de normes religieuses, de traditions familiales et, parfois, par des signes plus ou moins visibles de croyance (voiles, barbes, prières, etc.). Cependant, à y regarder de plus près, cette affirmation musulmane déborde bien souvent la simple question de foi et englobe l’expression d’éléments propres à l’univers #socio-territorial des cités : densités des liens entre voisins et entre familles, dimension collective de l’éducation des enfants, cloisonnement relatif des garçons et des filles, etc. Bref, dans bien des cas, on pourrait remplacer « nous les musulmans » par « nous les gens des cités » sans trahir le sens des propos de ceux et celles qui les tiennent. Et l’affirmation en apparence musulmane peut alors être comprise comme le conglomérat d’une appartenance à la fois sociale, territoriale, économique et religieuse.

    On comprend alors mieux pourquoi, chez bon nombre de ces enfants de l’immigration et des cités, la moindre critique qui touche à l’islam est perçue comme une critique de leur être social dans sa globalité. D’autant plus que, pour beaucoup, l’affirmation musulmane est la seule #identité_positive disponible puisque la mémoire #coloniale et #ouvrière de leurs parents est celle de l’#humiliation, qu’ils subissent des #discriminations croissantes dans l’accès à l’#emploi stable et que « les valeurs du hip-hop » ont échoué à fédérer culturellement les jeunes des cités au tournant des années 90. Le rap, en tant que musique majoritairement pratiquée par adolescents et jeunes adultes issus des quartiers populaires, est un espace usuel d’expression de cette affirmation. Et les canaux d’expression traditionnels ont perdu de leur centralité avec la désertification politique des quartiers par la gauche et par l’éducation populaire. Beaucoup de rappeurs, qu’ils soient ou non de confession islamique, partagent l’hypersensibilité de leurs pairs (copains d’enfance, voisins, collègues) sur cette question, comme la phrase de Nekfeu en atteste. Chez eux, comme l’écrivait le sociologue Philippe Bourgeois au sujet des enfants d’ouvriers portoricains des ghettos de East Harlem, « la quête du respect s’est métamorphosée en crainte de l’irrespect ».

    Dans ce contexte, les propos de Charb sonnent particulièrement faux. D’abord par leur méconnaissance de l’univers du rap en France, assimilant les interprètes de ce morceau à des millionnaires lorsque le montant de leurs revenus est sans doute bien inférieur au sien. Ensuite par leur mépris. Sans chercher à convaincre, Charb donne le sentiment de s’adresser à un entre-soi de ses lecteurs, supposés détester par principe ce qu’incarnent le rap et les rappeurs à leurs yeux : religiosité, violence, machisme, individualisme, consumérisme, etc. Ce faisant, son propos met en lumière l’opinion d’une génération d’#athées #militants de gauche, les « #laïcards », devenus autant hypersensibles à la religiosité que les musulmans des cités à sa critique. Contrairement aux militants de terrain, leur distance - sociale, économique, culturelle, géographique - avec l’univers des quartiers populaires les empêche de voir le sens de cette affirmation identitaire musulmane. Chez nombre d’entre eux, la lutte politique historiquement portée par la gauche contre l’#aliénation_religieuse, son emprise et son #conservatisme - lutte qui n’est ni « #islamophobe » ni « #raciste » en soi - semble céder la place à une posture de principe aveuglante. La religion devient un mal à combattre en tant que tel. Et les personnes revendiquant une religion des conservateurs, des aliénés, des frustrés, bref, des #ennemis imbéciles de la (leur ?) liberté. Dans un tel système idéologique borné, toute remise en cause de ce « #laïcardisme » condescendant est immédiatement taxée de « #communautariste », comme le fait #Charb.

    Quid alors de l’argument de la liberté d’expression invoqué par Disiz ? Celui-ci est peu convaincant, invoquant son statut d’artiste et la culture de la punchline - formule choc, propre au rap - pour minimiser le propos. Refuge confortable qui permet à son auteur de faire l’économie d’une analyse de la portée politique des discours tenus par les rappeurs et les artistes en général. Comme si les mots n’avaient pas de pouvoir de prescription. Il est donc aisé de comprendre que l’appel à l’autodafé évoqué par Nekfeu a été interprété par les journalistes de #Charlie_Hebdo comme une attaque virulente. Mais la réponse par l’insulte et le mépris social qu’y oppose Charb est une négation de la portée politique du contenu du journal qu’il dirige. Car cette virulence trouve son origine dans le #ras-le-bol d’une majorité de musulmans et de leurs pairs face aux provocations répétées et à l’obsession de l’islam dont Charlie Hebdo et une part croissante de la presse se sont fait une spécialité depuis une dizaine d’années.

  • Exhibit B/zoo humain : Le 104 réfute les accusations de racisme et demande à ses soutiens de s’exprimer sur les réseaux sociaux - Communiqué de presse 20 novembre 2014

    Chers spectateurs,

    Vous êtes nombreux à avoir participé à l’une des séances de l’installation-performance « Exhibit B » la saison dernière et à avoir partagé avec nous la force singulière de cette forme artistique.

    Devant le succès rencontré, nous avons décidé de la programmer à nouveau cette saison, en collaboration avec nos collègues du Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis (du 27 au 30 novembre au TGP, du 7 au 14 décembre au CENTQUATRE-PARIS).

    Vous avez reçu le 19 novembre un courrier signé des 2 directeurs qui est apparu nécessaire au vu d’une polémique initiée par des individus qui tentent de mener une campagne d’interdiction de cette œuvre.

    Ceux-ci (dont aucun n’a vu la performance) arguent du fait qu’« Exhibit B » serait un acte raciste, ce qui est un total contresens et donc un mensonge éhonté.

    Ces individus se déploient à la faveur des réseaux sociaux. Afin de ne pas laisser l’espace libre à ces seuls détracteurs, nous vous invitons, si vous le souhaitez, à y prendre la parole, au vu de votre expérience vécue autour de cette œuvre. Au-delà, vous pouvez aussi nous faire part de votre point de vue et nous l’envoyer à relations.publics@104.fr.

    Enfin, si vous jugez nécessaire de partager votre expérience personnelle d’« Exhibit B », n’hésitez pas à en parler autour de vous et à inciter votre entourage à assister à l’une des séances.

    Nous vous remercions pour l’attention que vous porterez à ce message.

    Bien cordialement

    L’équipe du CENTQUATRE-PARIS

    Articles de la blogueuse @Mrsxroots et de @LomamiPo qui appellent au boycott et détaillent leurs arguments http://mrsroots.wordpress.com/2014/10/14/boycotthumanzoo-i-le-racisme-sinvite-au-musee http://equimauves.wordpress.com/2014/11/02/boycotthumanzoo-ii-a-la-culture-de-notre-servitude

    • Si vous ne pouvez pas réfléchir au racisme sans reproduire les plus violentes représentations racistes, qu’y a-t-il à espérer ? Nous restons des cobayes. Doit-on mettre en scène les pires scènes racistes pour les dénoncer ? Si oui, comment, par qui ? Nous ne nous satisfaisons pas de la carte « liberté d’expressions », celle qui permet la prolifération des propos raciste (et pas que, on pourrait développer une longue liste). Qui servez-vous par ce processus ? Qui est lésé·e ? En quoi est-ce émancipateur pour les noir·e·s ? Votre culture, votre éducation, votre envie de sensation, les voilà servis. Lutter contre le racisme en utilisant des mécanismes raciste ? Non, nous n’y croyons pas. Et nous utiliserons nos moyens d’expressions pour dénoncer l’oppression qui se déguise en liberté. Navrées que Bailey en soit surpris et se sente censuré, oui nous avons des choses à dire sur nos représentations, aussi étonnant cela puisse paraître.

      #réification #exposition_raciste #ras-le-bol
      #whiteplaining

  • Remise à plat fiscale, et si on commençait par là ? | Blog de Nico
    http://blogdenico.fr/remise-a-plat-fiscale-et-si-on-commencait-par-la

    Remise à plat fiscale, et si on commençait par là ?
    Posted on 6 décembre 2013 | Leave a comment
    Après une parenthèse de quelques mois (pour cause principalement de paternité…), et après avoir hésité durant l’été, j’ai finalement décidé de relancer ce blog. La lecture d’un article de François Ruffin dans le dernier Fakir a joué un rôle dans cette décision en me convainquant de ne pas céder à « l’àquoibonisme » ambiant, et cela même si ce blog n’est qu’une petite goutte d’eau dans l’immense bataille des idées à mener pour faire entendre un autre son de cloche que le libéralisme ambiant. Pourtant, en observant le gouvernement dérouler comme prévu depuis un an et demi les mesures libérales réclamées par l’Europe et les marchés, sans fausse note, en allant souvent plus loin que la droite comme sur la flexibilité et le crédit d’impôt entreprise de 20 Mds, j’avoue avoir été tenté par la résignation, me disant que de toute façon rien ne pourrait changer sans un effondrement du système ou une révolution brutale des peuples. Résignation et colère aussi, en voyant que 5 ans après cette crise financière monumentale qui a provoqué une immense récession, les grands dirigeants de banques sont toujours aux commandes, les poches pleines des liquidités déversées par les Banques centrales qui sont en train de recréer des bulles gigantesques. Colère aussi en voyant à quel point l’absence de débat autorisé sur certains sujets de fond comme l’euro ou la mondialisation ouvre un boulevard au FN pour les prochaines élections.


    Bref, j’observais ça avec un peu de distance depuis la rentrée, jusqu’à ce qu’il y a 2 semaines je tombe quasiment à la renverse en entendant deux nouvelles coup sur coup : Ayrault se décide à lancer une grande remise à plat fiscale, et veut reprendre en main Bercy pour la mettre en œuvre. Et voilà comment, après avoir terminé en mai par une interview d’Anne-Sophie Jacques sur l’évasion fiscale, je me suis décidé à relancer le blog à propos du même thème, la fiscalité. Ce n’est pas par passion personnelle pour les impôts et taxes, mais parce que je pense qu’il s’agit clairement d’un des lieux où le gouvernement d’un pays a encore des marges d’action propres, même en s’étant volontairement dépossédé d’une grande partie de son pouvoir à travers les traités européens, les accords de libre échange ou la libéralisation des marchés financiers. Mais aussi parce que la fiscalité a été dans le passé et peut toujours être un outil efficace pour réduire les inégalités et que cela devrait constituer me semble-t-il l’un des principaux objectifs de tout gouvernement de gauche.

    #Remise-à-plat-fiscale
    #Economie
    #Fiscalité
    #Politique-française
    #Ayrault
    #Bercy
    #Hollande
    #Impôt sur le revenu
    #Piketty
    #Ramon-Fernandez
    #ras-le-bol fiscal
    #révolution-fiscale

  • Jean GADREY » Blog Archive » Ras-le-bol fiscal ou ras-le-bol de l’injustice fiscale et des inégalités indécentes ?
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2013/10/02/ras-le-bol-fiscal-ou-ras-le-bol-de-l%E2%80%99injustice-fisc

    Un certain type de « ras-le-bol fiscal » existe, je l’ai rencontré autour de moi et dans des débats, je ne vais pas le nier. Mais ce n’est pas celui que le gouvernement et Pierre Moscovici ont orchestré cet été et dont ils subissent le retour de bâton. Et encore mois celui sur lequel surfe l’UMP. Ce n’est pas une hostilité au principe de l’impôt, ni à la redistribution, ni à de bons services publics, ni à la solidarité, ni au financement public des associations d’utilité sociale. Il est le fait de gens qui ont voté majoritairement à gauche (autour de moi et dans les débats c’est le cas) et qui ne font pas partie des 10 % les plus riches.

    Leur ras-le-bol emprunte deux voies qui sont classiques pour porter un jugement sur les impôts et sur leur montant. La voie du « à quoi ça sert, pour financer quoi ? » (les dépenses publiques et leur bien-fondé), et la voie de la justice dans le prélèvement (les recettes publiques). Dans les deux cas, il s’agit de justice et de justesse, dans l’usage de l’impôt et des autres recettes publiques, et dans leur prélèvement. On assiste en fait à un ras-le-bol devant l’injustice fiscale, exprimé surtout par des gens de gauche.

    On peut aisément comprendre leurs interrogations, tournant au vif mécontentement. Venant de la droite, ils auraient râlé, mais ils se seraient dit « normal, c’est la droite ». Venant d’un gouvernement de gauche, ils râlent encore plus.

    Sur l’usage des impôts, ils disent : si c’est pour rembourser la dette publique, apparemment, elle ne se réduit pas, et le déficit annuel baisse beaucoup moins qu’annoncé. Si c’est pour avoir de meilleurs services publics, on ne voit rien venir de positif, c’est même l’inverse qui est programmé. S’agissant des associations, auxquels ils sont attachés, ils protestent contre des coupes de crédits qui font craindre l’équivalent d’un vaste plan social insidieux à l’échelle nationale. Et si c’est de façon générale parce que l’austérité publique serait la voie de sortie, ils n’y croient pas, ils pensent même tous, sans exception, qu’elle va nous faire plonger encore plus. Y compris en termes de dette publique.

    Sur l’injustice fiscale, c’est pire. Ils ont entendu que, en 2014, les ménages vont supporter l’essentiel des hausses d’impôts. Ils ont entendu que le nombre de personnes imposables avait augmenté de plus d’un million en 2013 (mais ça, c’est le résultat du gel du barème décidé par Fillon fin 2011, une mesure qui prendra fin l’an prochain, mais sans effet rétroactif). Ils ont entendu parler de hausses de la TVA, un impôt qui pèse proportionnellement bien plus sur les catégories modestes et moyennes que sur les plus riches.

    #fiscalité
    #ras-le-bol-fiscal
    #ras-le-bol-injustice-fiscale
    #inégalités
    #indécence

  • Petite question à vous les utilisateurs du net alternatifs, mais justes...

    J’aimerais télécharger de la musique en mp3. Vu que j’aimerais soutenir les auteurs/compositeurs, je veux payer pour mes morceaux, mais... comment je peux faire pour que je ne sois pas obligée, au même temps à soutenir amazon ou itunes ?? Y a-t-il des sites « fiables » à partir desquels les recettes vont surtout à ceux qui font de la musique et non à ceux qui la distribuent ?

    MERCI pour vos idées !!

    #musique #téléchargement_éthique #mp3 #sites_de_téléchargement #ras-le-bol-d'amazon #ras-le-bol-de-itunes #alternatives