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    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale

    La colonisation belge du Congo constitue l’une des pages les plus sombres de notre histoire. Elle fait toujours l’objectif d’un très vif débat au sein de notre société. Que faire de ces traces (noms de rue, parcs, statues) qui glorifient la colonisation ? Vivre ici vous propose deux activités – l’une plus militante, l’autre plus institutionnelle – pour nourrir votre réflexion.
    Date de publication samedi 18 septembre 2021 à 08h00
    Source : Vivre Ici

    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale - © Tous droits réservés

    Pour découvrir et questionner notre patrimoine colonial, le collectif « Mémoire Coloniale et Lutte contre les Discriminations » organise des visites guidées depuis plusieurs années. Le collectif citoyen, panafricain et décolonial s’inscrit avant tout dans une démarche pédagogique. « Pour nous, il faut conscientiser les citoyens et leur montrer en quoi la colonisation est directement en lien avec le racisme que vivent encore aujourd’hui les communautés afro-descendantes de Belgique. » explique Aliou Baldé, guide pour le collectif depuis 5 ans.

    Ce travail de conscientisation passe notamment par l’espace public où des traces de cette propagande coloniale sont toujours bien visibles aujourd’hui. « Cet espace n’a rien de neutre ! Il a été mis en place par des décisions politiques. Cet espace n’est donc pas le reflet de l’histoire, mais est un espace de mémoire. Et une mémoire biaisée de ce qu’a été réellement la colonisation. » complète le jeune homme.

    Pour Aliou Baldé, l’enjeu est donc fondamental : il s’agit bien de reconstruire l’identité nationale belge. « On a malheureusement inscrit dans le conscient et l’inconscient collectif que la colonisation ne concernait que les Congolais. Or, l’histoire de la colonisation constitue aussi l’histoire de la Belgique. On doit construire nos identités d’une autre manière que ce que la propagande coloniale a fait jusqu’à présent. »
    Adopter une approche systémique
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale - © Tous droits réservés

    Ces dernières années, notre actualité a été marquée par des statues déboulonnées : des figures fortes comme Léopold II ou le Général Storms ont concentré toute l’attention et la colère citoyenne. De son côté, le collectif a décidé de mettre l’accent sur une approche systémique : ses membres ne cherchent pas à condamner les actions d’un homme en particulier, mais plutôt de critiquer et de déconstruire le système colonial dans sa globalité. « Il ne s’agit pas de défendre le passé de ses grands-parents et leurs bonnes intentions au Congo, et d’en tirer comme conclusion que la colonisation a bien eu des effets positifs. Il faut se décentrer de sa position personnelle. » explique Aliou Baldé.

    Pour comprendre cette approche systématique, le guide utilise une métaphore imagée, celle de l’éléphant. « Quand on est trop proche de l’éléphant, on ne le voit pas. Il faut alors prendre du recul pour voir l’animal dans son entièreté. Dans le cadre de la colonisation, on doit d’abord interroger le système en tant que système et puis seulement entrer dans ses particularités. »
    Une quinzaine de visites thématiques
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale - © Tous droits réservés

    Au total, une quinzaine de visites sont proposées - principalement à Bruxelles - et développent des thématiques propres : les centres de décision et Léopold II, le rôle des militaires belges dans la conquête du Congo, la question de la restitution et des zoos humains, les vagues migratoires africaines dans le quartier Matongé, la place des femmes dans la colonisation, la problématique de « Tintin au Congo » ou encore les rapports entre l’Union européenne et l’Afrique aujourd’hui.

    L’une de ces visites nous emmène autour de l’Université Libre de Bruxelles et aborde le rôle central des universités et des institutions scientifiques dans la production du savoir colonial qui a permis de légitimer un système de domination et des théories racistes. « L’un des héritages visibles, ce sont les 14 crânes que l’université possède toujours officiellement. Ces êtres humains n’ont pas du tout donné leur corps à la science. Ils ont servi à des théories racistes comme la craniométrie*, » explique Aliou Baldé. « Ici, l’un des enjeux, c’est la réparation qui passe par la restitution : donner une sépulture digne à ces personnes, retrouver leur famille, faire un véritable travail d’archives, etc. Tout n’est pas réparable, mais on peut réparer certaines choses. »

    Cet été, le collectif en collaboration avec ULB-Coopération a d’ailleurs lancé un podcast gratuit et immersif sur cette visite guidée. Durant 1h30, les auditeurs et auditrices explorent neuf lieux emblématiques du campus du Solbosch et leurs liens avec l’histoire coloniale belge au Congo.

    Quant aux autres visites guidées, plusieurs sont organisées chaque mois. Pour connaître les dates exactes de ces visites, rendez-vous sur memoirecoloniale.be.

    La craniométrie est une pratique scientifique du XIXème siècle consistant à mesurer le crâne des différentes « races humaines ».
    L’Africa Museum de Tervuren
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale - © Tous droits réservés

    Deuxième étape de cette balade décoloniale : l’Africa Museum ou le Musée Royal de l’Afrique centrale. Créé en 1897, sous l’impulsion du roi Léopold II, ce musée a d’abord été conçu comme une ode à la colonisation.

    Depuis le début de sa rénovation en 2013 jusqu’à sa réouverture en décembre 2018, le musée a entrepris un véritable changement de cap. « Je pense que les gens ne se rendent pas compte des changements internes au musée. Le musée reconnait aujourd’hui le caractère oppressif, autoritaire, raciste de la colonisation. Il s’en distancie tout en apportant une relecture du passé accessible au grand public à travers des ateliers et des visites guidées. » explique Marie-Reine Iyumva, collaboratrice du musée.

    Ce changement se manifeste aussi à travers un renouvellement de l’équipe qui est désormais plus jeune et plus diversifiée. « J’en suis la preuve ! Au sein du musée, nous avons maintenant des travailleurs afro-descendants qui ont une autre sensibilité et qui peuvent discuter de la politique interne, éducative avec un autre œil. » complète Marie-Reine.

    Outre le retrait d’œuvres racistes, le musée expose désormais des artistes africains contemporains dans des expositions temporaires. Cet été, une nouvelle salle a également vu le jour : l’AfricaTube où les visiteurs peuvent visualiser des vidéos produites par la jeunesse congolaise. Ces jeunes utilisent les nouvelles technologies pour parler de leur culture, de leur histoire et de leur identité.
    Le petit bijou marbré du musée
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale - © Tous droits réservés

    La Grande Rotonde – pièce maîtresse du musée – constitue l’un des symboles les plus frappants de cette transformation.

    Au départ, elle était décorée pour rendre hommage à Léopold II et à la colonisation : on y trouvait le buste du roi, son monogramme – le double L – un peu partout, l’étoile du drapeau de la colonie sur le sol. « Cet endroit devait faire rentrer la Belgique dans la perspective d’une puissance coloniale. » explique François Makanga, guide-conférencier depuis la réouverture du musée.

    Le long des murs, dans des corniches, on peut toujours voir 14 statues au service de la propagande coloniale. Les Africains y sont globalement représentés comme des êtres inférieurs à civiliser : les hommes noirs sont réduits à une taille d’enfant, les femmes noires sont fortement sexualisées, les personnages sont toujours occupés à des activités physiques primaires, et non intellectuelles. « Toutes ces statues étaient là pour travailler les imaginaires à une certaine perspective de ce qu’étaient censés être l’Afrique et les Africains. »

    Sous les feux des critiques, le musée a alors décidé de laisser la place à un artiste congolais, Aimé Mpané avec deux énormes statues pour contrecarrer la portée politique et propagandiste. « L’une – Crâne du chef Lusinga - représente le passé et les exactions commises par le régime léopoldien. La seconde – Nouveau souffle ou le Congo bourgeonnant - incarne l’avenir radieux et la valeur refuge du Congo, à savoir les gens. » détaille le guide-conférencier. « Le visiteur est ainsi invité à circuler dans cette rotonde et à regarder le passé et l’avenir des relations entre la Belgique et le Congo. »

    Le projet RE/STORE – issu de la collaboration entre Aimé Mpane et de l’artiste belge Jean-Pierre Müller - a complété l’aménagement de la salle. Des voiles semi-transparents sont disposés devant les statues colonialistes. La superposition de ces œuvres anciennes et contemporaines permet ainsi une relecture de ce lourd héritage colonial.

    L’Africa Museum est ouvert en semaine de 10h à 17h, les week-ends et les congés scolaires de 10h à 18h. Plus d’informations sur le site internet du musée.

    Maxime Maillet

    *Ce titre fait référence au raid de l’officier belge Émile Storms sur le village de Lusinga en 1884, expédition au cours de laquelle la tête du chef fut tranchée avant d’être emportée en Belgique.

    #Bruxelles #Balade_décoloniale #Congo #RDC #Roi_Léopold #Tervuren #Musée

  • La misère des enfants mineurs en République démocratique du Congo alimente les profits des entreprises technologiques et automobiles

    Depuis la première ruée vers l’Afrique jusqu’à aujourd’hui, la classe ouvrière congolaise, et les pauvres de ce pays ont enduré toutes sortes d’horreurs, de répression, d’exploitation et d’oppression dues au pillage et la barbarie impérialistes. La coercition du travail pendant le régime du caoutchouc sous le roi Léopold II de Belgique a sapé le développement à long terme de la République démocratique du Congo. Le règne du roi fut sanglant et brutal, c’était un régime d’exploitation qui s’appuyait sur le travail forcé pour cultiver et commercialiser le caoutchouc, l’ivoire et les minéraux.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/08/28/la-misere-des-enfants-mineurs-en-republique-democratiqu

    #international ##Rdc #enfant

  • Souveraineté alimentaire et accès à la terre

    « Cette étude, dont vous tenez le résultat entre les mains, est le troisième volet d’une série consacrée à l’accès à la terre, thématique centrale du programme 2017-2021 d’Entraide et Fraternité (EF). Les deux premiers volets ont été consacrés en 2018, à Madagascar et en 2019, aux Philippines.

    Cette dernière contribution, consacrée à l’insécurité foncière en République démocratique du Congo (RDC), s’inscrit également, de façon plus transversale, dans une réflexion sur la « décolonisation des savoirs », suscitée par un collectif de chercheurs de l’Angaza Institute de Bukavu, en partenariat avec l’Université catholique de Louvain. Le défi relevé consistait à identifier, à prendre en compte et à déconstruire les relations de pouvoir logées au cœur de la fabrique de la connaissance. »

    Note sur : Emery Mushagalusa Mudinga : Insécurité foncière en RDC
    L’accaparement des terres dans la province du Sud-Kivu : expériences paysannes

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/08/27/souverainete-alimentaire-et-acces-a-la-terre

    #international #terre #alimentaire

  • Au #Cameroun, la #cartographie participative, « puissant outil » de reconnaissance des #droits des #Pygmées

    Pygmées en lutte (2/4). Rivières, forêts vierges, ponts, villages, lieux sacrés : grâce au #GPS, Baka et Bagyeli se sont lancés dans le quadrillage leurs territoires pour mieux les protéger.

    Dans la cour d’une maison en terre battue construite en plein cœur de #Nomédjoh, un village #Baka situé dans la région Est du Cameroun, une dizaine d’hommes, de femmes et d’enfants forment un cercle. Au centre, ils ont disposé à même le sol cinq cartes représentant leur territoire. Les yeux rivés sur ces documents abîmés par le temps et la moisissure, ils se courbent à tour de rôle et pointent du doigt « la rivière », « la forêt encore vierge », « le pont »… A y regarder de plus près, on ne voit pourtant que des points, des lignes, des légendes ou encore des chiffres colorés.

    « Ces cartes représentent les 1 950 hectares de notre #forêt. C’est notre plus grande richesse », explique avec fierté Dieudonné Tombombo, le président de la forêt communautaire. « Nous gérons nous-mêmes notre forêt qui est pour l’homme Baka un supermarché, un hôpital et une banque, renchérit près de lui, René Ndameyong, 40 ans. Avant, on n’avait droit à rien. Les Bantous nous disaient que tout leur appartenait, alors que les #peuples_autochtones sont les premiers habitants de la forêt. »

    D’après ce père de deux enfants au sourire contagieux, les Baka ont longtemps été chassés des forêts, interdits de chasse, de pêche ou encore de pratiquer des activités champêtres à certains endroits. L’introduction au début des années 2000 de la cartographie participative a permis aux communautés de mieux faire entendre leur voix. Et les peuples des forêts en ont profité.

    Validations des populations

    En 2011, l’association Rainforest Foundation, qui lutte pour la protection des peuples autochtones, a lancé l’initiative #Mapping_for_Rights, ce qui a permis de former plus de 7 000 cartographes locaux au Cameroun et en #République_démocratique_du_Congo (#RDC), et ainsi de cartographier plus de 800 communautés pour une superficie de 5 millions d’hectares. Avec l’appui des organisations non gouvernementales (ONG), il s’agit le plus souvent d’établir des cartes pour faire #barrage à l’installation de projets – routes, aires protégées, plantations agro-industrielles – menaçant la vie des communautés par l’accaparement du #foncier et les restrictions d’accès aux #ressources_naturelles.

    Les communautés se réunissent et identifient ensemble les noms des lieux sacrés, rivières, zones de pêche, de chasse, de ramassage de produits forestiers non ligneux, leurs champs, tracent les contours de leur village… Une fois les informations validées par toute la communauté (et souvent les villages voisins), des hommes formés à la cartographie vont en forêt, armés de systèmes de localisation par satellite (GPS) pour le #géoréférencement des points importants. Ces données GPS sont traitées par ordinateur. Des documents provisoires sont établis, et soumis à la validation des populations avant que les cartes définitives soient établies.

    Après l’établissement de ces cartes, la population de Nomédjoh a « pris #confiance et n’a plus eu #peur, car nous avions la preuve de ce qui nous appartenait », se souvient René Ndameyong. « Les autorités l’ont validée et aujourd’hui nous sommes un village avec un chef nommé par le gouvernement ». Depuis 2007, Nomédjoh s’est aussi vu attribuer, à sa demande, une #forêt_communautaire. Au Cameroun, la #foresterie_communautaire est un processus par lequel l’Etat cède une partie (maximum 5 000 hectares) à une communauté qui a alors la possibilité de l’exploiter.

    Grâce à la vente du #bois, Nomédjoh a construit trois studios pour les enseignants de l’école publique, a pu tôler une salle de classe, équiper quelques maisons d’énergie solaire. « Notre but principal est de protéger la forêt, tout faire pour qu’elle ne finisse pas puisqu’elle est notre vie », assure Dieudonné Tombombo.

    « Prouver l’impact sur nos sites »

    Dans le sud du pays, Assok offre un autre exemple d’une initiative réussie. Martin Abila, guérisseur traditionnel, vient officiellement d’être désigné chef du village par le gouvernement, « une première dans toute la région pour un autochtone ». Lors de la cartographie participative qui a permis au village d’être reconnu, Martin a constaté que plusieurs zones de la forêt avaient été détruites par des exploitants. Il cherche désormais des financements pour « créer une pépinière et reboiser ».

    « La cartographie participative est un puissant outil qui permet de mener des #plaidoyers pour les #droits_des_communautés auprès des autorités, des groupes agro-industriels, miniers ou de la communauté internationale », explique Samuel Nguiffo, coordonnateur du Centre pour l’environnement et le développement (CED), une ONG locale.

    Lors de la construction du #pipeline entre le Cameroun et le Tchad qui traversait les territoires #Bagyeli, ces derniers n’ont pas été consultés. Mais, grâce à la cartographie participative effectuée en 2007 en collaboration avec les Bantous, « on a pu prouver l’#impact sur nos sites. Jusqu’à aujourd’hui, cette cartographie nous sert, car les Bantous menacent de nous chasser sans passer à l’acte. On a des cartes, ce sont nos #preuves », sourit Joachim Gwodog, le chef du campement Logdiga, dans la région du Sud.

    Ces feuilles de papier « permettent de montrer qu’un village ou un campement existe, que des hommes y vivent, possèdent des ressources, des vestiges, des sites traditionnels, autant d’éléments concrets difficiles à mettre de côté », résume Marie Ba’ane, directrice de l’ONG Appui à l’autopromotion et à l’insertion des femmes, des jeunes et désœuvrés (Apifed) . Si ces cartes ne sont pas encore officiellement reconnues par l’administration camerounaise, elles sont de plus en plus prises en compte.

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/08/24/au-cameroun-la-cartographie-participative-puissant-outil-de-reconnaissance-d

    #cartographie_participative #accaparement_des_terres

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    voir aussi, en #Malaisie (#Bornéo) :
    #Penan Community Mapping : Putting the Penan on the map
    https://seenthis.net/messages/748077

  • Smoking guns. How European arms exports are forcing millions from their homes

    The #nexus between the arms trade and forced displacement is rarely explored and the role of European arms trade policies that facilitate gross human rights violations in third countries is often absent from displacement and migration studies. This report joins the dots between Europe’s arms trade and forced displacement and migration.

    Key findings

    - Arms and military equipment manufactured and licensed in Europe and sold to third countries provokes forced displacement and migration. This arms trade is motivated by how highly lucrative the industry is and current control and monitoring mechanisms facilitate rather than curtail problematic licensing and exportation.

    – The arms trade is political and is driven by profit but is under-regulated. Although other sectors, such as food and agriculture, do not undermine the fundamental right to life and other human rights in the same way that the arms trade does, they are far more stringently regulated.

    - It is possible to methodically trace arms, military equipment and technology, from the point of origin and export to where these were eventually used, and document their devastating impact on the local population. The report confirms beyond any reasonable doubt that European arms are directly used not to defend populations or to enhance local or regional security as is often claimed, but to destabilise entire countries and regions.

    - The arms industry is involved in clear violations of non-transfer clauses and end user agreements (EUAs) despite a supposedly robust system of controls. The evidence shows that once arms are traded, and although they may be traced, it is virtually impossible to control how they may eventually be used. Furthermore, although importing countries were known to have breached EUAs, EU member states continued to sell them arms and military equipment.

    - Regardless of whether arms were exported to official state security forces or were eventually used by non-state armed actors, or whether EUAs and other control mechanisms were respected, the result was the same – European arms were used in military operations that led to destabilisation and resulting forced displacement and migration. The destabilisation, facilitated by arms supplied by Europe, then contributed to Europe hugely expanding its border security apparatus to respond to the apparent threat posed by refugees attempting to arrive and seek asylum.

    - European countries are among the top exporters of lethal arms equipment worldwide, comprising approximately 26% of global arms exports since 2015. The top five European arms exporters are France, Germany, Italy, Spain and the UK – together accounting for 22% of global arms exports in the 2016–2020 period.

    - Arms exports from Bulgaria, Croatia and Romania have soared in recent years, a large proportion of which is exported to West Asian countries. For example, before 2012, Croatia exported ammunition worth less than €1 million a year, but with the start of the Syrian war this surged every year to reach €82 million in 2016. The European Parliament called on Bulgaria and Romania to stop arms exports to Saudi Arabia and the US (if there was a risk that these arms may be diverted), so far to no avail.

    – In Syria an estimated 13 million people need humanitarian assistance and more than half of the population remains displaced from their homes – including 6.6 million refugees living in neighbouring countries, such as Jordan and Lebanon, who subsequently attempt to flee to Europe in a reverse movement to the arms that displaced them. Another 6.7 million are internally displaced persons (IDPs) inside Syria.

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    Five case studies document that:

    Italian T-129 ATAK helicopter components were exported to Turkey and used in 2018 and 2019 in two attacks in the district of Afrin in Northern Syria as part of Operation Olive Branch and in Operation Peace Spring on the Turkish–Syrian border. According to UN figures, 98,000 people were displaced during the Afrin offensive between January and March 2018, while 180,000, of whom 80,000 were children, were displaced, in October 2019 as a result of Operation Peace Spring.

    Bulgaria exported missile tubes and rockets to Saudi Arabia and the US, which eventually ended up in the hands of IS fighters in Iraq. The equipment was diverted and used in Ramadi and the surrounding region, where the International Organisation for Migration reported that from April 2015, following the outbreak of the Ramadi crisis, over half a million people were displaced from Anbar province, of which Ramadi is the capital city, while 85,470 were displaced specifically from Ramadi City between November 2015 and February 2016. Around 80% of all housing in Ramadi was severely damaged after the offensive. In 2017 another missile tube originating in Bulgaria was found to have been used by IS forces in the town of Bartella, located to the east of Mosul. At least 200,000 people from minority groups were displaced from the greater Mosul area between 2014 and January 2017. By July 2019, over two years after military operations had ended in Mosul, there were still over 300,000 people displaced from the city.

    British, French, and German components and production capacity, including missiles, missile batteries, and a bomb rack, were exported to Turkey, where they were mounted on Turkish-made drones and exported to Azerbaijan. These same drones, loaded with European-manufactured arms components, were used in the 44-day conflict in Naghorno- Karabakh, which provoked the forced displacement of half of the region’s Armenian population – approximately 90,000 people.

    Between 2012 and 2015 Bulgaria exported assault rifles, large-calibre artillery systems, light machine guns, hand-held under-barrel and mounted grenade launchers to the Democratic Republic of Congo’s (DRC) national police and military. The conflict in DRC is one of the world’s longest, yet Europe continues to supply arms that are used to perpetrate gross human rights violations. In 2017, Serbia exported 920 assault rifles and 114 light machine guns that were originally manufactured in Bulgaria. That same year, 2,166,000 people were forcibly displaced, making it one of the worst since the conflict began. Specifically, Bulgarian weapons were in use in North Kivu in 2017 coinciding with the forced displacement of 523,000 people.

    At least four Italian Bigliani-class patrol boats were donated to Libya and used by its coastguard to forcibly pull back and detain migrants who were fleeing its shores. In 2019, the Libyan coastguard mounted a machine gun on at least one of these boats and used it in the internal conflict against the Libyan National Army. Many of those fleeing Libya had most likely already fled other conflicts in other African and West Asian countries that may have purchased or were in receipt of European arms, so that at each step along their journey from displacement to migration, the European arms trade is making massive profits by firstly displacing them, and then later deterring and pushing them back.

    The arms companies we identified in these case studies include: Airbus (Franco-German), ARSENAL (Bulgaria), BAE Systems (UK), Baykar Makina (Turkey), EDO MBM (UK), Intermarine (Italy), Kintex (Bulgaria), Leonardo (Italy), Roketsan (Turkey), SB Aerospatiale (France), TDW (Germany), Turkish Aerospace Industry (Turkey), and Vazovski Mashinostroitelni Zavodi ЕAD (Bulgaria).

    https://www.tni.org/en/publication/smoking-guns
    #rapport #tni
    #armes #commerce_d'armes #migrations #asile #réfugiés #Europe #armée #militaire #industrie_de_l'armement #droits_humains #droits_fondamentaux #France #Allemagne #Italie #UK #Angleterre #Espagne #Bulgarie #Croatie #Roumanie #Arabie_Saoudite #Syrie #T-129_ATAK #Turquie #Operation_Olive_Branch #Operation_Peace_Spring #Irak #Ramadi #Bartella #Azerbaïjan #arméniens #Congo #RDC #République_démocratique_du_Congo #Serbie #Kivu #Nord_Kivu #Bigliani #Libye #gardes-côtes_libyiens #complexe_militaro-industriel
    #Airbus #ARSENAL #BAE_Systems #Baykar_Makina #EDO_MBM #Intermarine #Kintex #Leonardo #Roketsan #SB_Aerospatiale #TDW #Turkish_Aerospace_Industry #Vazovski_Mashinostroitelni_Zavodi_ЕAD

  • Un an de revenu universel en Espagne : un sentiment d’inachevé

    La question de la mise en place d’un revenu universel s’invite régulièrement dans les débats. Son introduction en France constituait d’ailleurs une des mesures phares du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2017, Benoît Hamon. Depuis, une ébauche en a été proposée en Espagne, durant le premier confinement, par le gouvernement de Pedro Sanchez. Un an après l’introduction du dispositif, qui devait concerner dans un premier temps les moins fortunés, un article publié dans The Conversation Espagne en dresse un bilan mitigé, le premier texte semblant avoir été largement improvisé.

    Si la route de l’enfer est pavée de bonnes intentions, l’incontinence réglementaire des gouvernements constitue souvent la carrière d’où sont extraits les pavés.

    Fin mai 2020, plongée dans une pandémie mondiale sans précédent, la société espagnole a accueilli à bras ouverts l’annonce par le gouvernement d’une mesure visant à lutter contre l’extrême pauvreté et l’exclusion sociale, sous le slogan « que nadie se quede atrás » (que l’on peut traduire en « que personne ne reste sur la touche »).

    Un an plus tard, à ces bonnes intentions répond la frustration de plus d’un demi-million de personnes dans le besoin qui, à ce jour, ne peuvent toujours pas accéder à la prestation.
    La naissance pleine d’espoir de la mesure

    Avec le décret-loi royal 20/2020 du 29 mai 2020, le revenu vital minimum (RVM), une prestation économique pour l’intégration des personnes en situation de vulnérabilité économique et sociale, a été approuvé. En Espagne, ce type de mesure décidée par l’exécutif intervient en seconde position dans la hiérarchie des normes, derrière les lois votées par le parlement.

    Pour agir, le gouvernement s’appuyait notamment sur l’article 41 de la Constitution espagnole qui reconnaît le droit à la sécurité sociale. Le RVM devait apporter une réponse urgente aux cas de pauvreté et d’exclusion dont les chiffres dépassaient déjà la moyenne de l’Union européenne avant la crise sanitaire, qui a par la suite aggravé la situation. Le Conseil européen alertait d’ailleurs sur ce point dans sa recommandation de 2019 sur le programme national de réforme.

    Le droit à l’assistance sociale reste d’ailleurs un droit de l’homme internationalement reconnu, d’autant plus que l’objectif de développement durable 1.3 des Nations unies exhorte les États à mettre en œuvre des systèmes de protection sociale universelle.

    Cette prestation a été conçue, d’après le décret-loi royal, comme un « outil pour faciliter le passage des individus de l’exclusion sociale imposée par l’absence de ressources à une situation dans laquelle ils peuvent s’épanouir pleinement dans la société ».

    À cette fin, l’objectif était de garantir un revenu minimum en fonction du nombre de membres du foyer. Celui-ci serait de plus compatible avec les dispositifs prévus par chacune des administrations autonomes, faisant ainsi office de prestation plancher.

    Dans le même temps, des mécanismes complémentaires ont été introduits pour favoriser l’intégration sociale, tels que la possibilité de cumuler la prestation avec des revenus issus d’un travail dans certains cas, l’obligation de participer aux programmes d’inclusion du gouvernement, ou celle de s’inscrire comme demandeur d’emploi avec le reste des membres de l’unité de cohabitation. Était aussi prévue la mise en place de mesures incitant les entreprises à embaucher des bénéficiaires du RVM.
    Une mise en œuvre mouvementée

    Depuis son entrée en vigueur, le règlement a été validé par les députés mais aussi modifié à cinq reprises, pour des aspects liés aussi bien à la procédure qu’à son régime juridique et à son application, ce qui traduit en creux un haut degré d’improvisation dans l’approbation du texte initial.

    La dernière réforme en profondeur, introduite par le décret-loi royal 3/2021, le reconnaît dans son exposé des motifs :

    « La période de mise en œuvre de la prestation, depuis son entrée en vigueur, a mis en évidence la nécessité d’améliorer certains de ses aspects afin de permettre la couverture du plus grand nombre de personnes et de pouvoir inclure certaines situations qui, avec la réglementation actuelle, échappent au dispositif ou ne sont pas incorporées de façon satisfaisante ».

    Ces difficultés apparaissent de façon encore plus évidente si l’on regarde les chiffres avancés par un communiqué de presse du ministère de l’Inclusion, de la sécurité sociale et des migrations en date du 18 mars 2021 :

    Sur les 1 150 000 demandes valides reçues, plus de 800 000 ont été traitées. Parmi celles-ci, 600 000 ont été rejetées, 210 000 ont été approuvées et 62 000 sont en cours de rectification. Il convient toutefois de garder à l’esprit que quelque 75 000 personnes se sont vues intégrer d’office dans le dispositif parce qu’il s’agissait de bénéficiaires de revenus minimaux régionaux qui remplissaient déjà toutes les conditions d’accès à la prestation. Par conséquent, l’aide approuvée sur demande ne concernerait à cette date que 135 000 personnes. Même en comptant toutes les demandes approuvées (210 000), cela ne représente que 25 % des demandes traitées.

    - Les ménages ou unités de cohabitation sont composés en moyenne de 2,77 personnes et la prestation moyenne accordée par ménage ou unité de cohabitation est de 460 euros.

    - Plus de 70 % des bénéficiaires de prestations sont des femmes.

    – Quarante-trois pour cent des personnes vivant dans des ménages bénéficiant du RVM sont des mineurs, et près de 70 % des unités de cohabitation comptent au moins un mineur.

    Comme nous pouvons le constater, les données ne traduisent pas seulement la complexité de l’accès ou des critères d’éligibilité serrés. Elles montrent aussi que la pauvreté et la vulnérabilité sociale touchent principalement les femmes et les personnes âgées. Cela devrait rappeler au législateur que le déploiement du dispositif devrait faire la part belle aux problématiques de genre de l’enfance.
    Les nouveaux amendements comme reflet de ses lacunes

    Jusqu’à présent, les cinq réformes entreprises ne semblent pas suffisantes et différentes propositions ont été avancées ces derniers mois pour améliorer encore la réglementation. Cela se ferait désormais sous forme de loi.

    D’une part, le syndicat UGT considère qu’une réforme structurelle plus large serait nécessaire. En ce sens, il propose d’abaisser de l’âge d’accès à 18 ans, de considérer la situation de vulnérabilité au moment de la demande sur la base des revenus déclarés, de mettre un place un accès automatique au RVM une fois que toutes les allocations de chômage ont été épuisées. Il demande aussi à ce que la certification de la situation de vulnérabilité qui détermine l’accès au dispositif fasse l’objet d’une gestion publique directe.

    Néanmoins, le syndicat avertit également que, malgré ces réformes prioritaires, le RVM continuerait de présenter une série de limites qui le rendent incapable de répondre aux situations de grande pauvreté.

    De son côté, Unidas Podemos a déposé 12 amendements, appelant à supprimer de la nécessité de prouver une résidence légale, continue et ininterrompue d’au moins un an en Espagne pour les demandeurs de protection internationale, les émigrants espagnols de retour au pays, les mineurs vivant dans des foyers en situation irrégulière ou les victimes de la traite ou de violences de genre.

    Le parti propose également l’exclusion des prestations pour charges de famille dans le calcul du revenu, la réduction de l’exigence d’une unité de cohabitation indépendante à deux ans pour les personnes de moins de trente ans, ainsi que la révision de l’échelle des paliers pour le calcul de la prestation afin qu’elle n’implique pas un désavantage comparatif pour les familles monoparentales ayant quatre enfants à charge ou plus.

    En résumé, depuis le débat théorique initial sur le revenu de base universel en tant que mécanisme permettant de garantir une reconnaissance de base à tous les membres de la société sans autres exigences, jusqu’à la réalité actuelle du RVM, un fossé existe entre ce qui a été promis et ce qui a été finalement convenu.

    https://theconversation.com/un-an-de-revenu-universel-en-espagne-un-sentiment-dinacheve-163595
    #revenu_universel #revenu_de_base #rdb #Espagne

  • Les enfants de vapoteurs comprennent la réduction des risques ~ Vapolitique
    https://vapolitique.blogspot.com/2021/06/les-enfants-de-vapoteurs-comprennent-ce.html

    En France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, l’essor du vapotage a accompagné des chutes sans précédent du tabagisme des jeunes. Malgré ce constat, la théorie de la renormalisation est toujours très utilisée dans les débats politiques... ou dans le chef de certains "tabacologues" ou associations anti-tabac. — Permalien

    #rdr #santépublique #vape

  • Plus de 90 Maliens rentrent chez eux en toute sécurité à bord d’un vol en provenance du Tchad | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/plus-de-90-maliens-rentrent-chez-eux-en-toute-securite-bord-dun-vol-en-provenan
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/sekou_coulibaly_0.jpg?itok=cIXLa-SH

    Plus de 90 Maliens rentrent chez eux en toute sécurité à bord d’un vol en provenance du Tchad. N’Djamena - L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a aidé 95 Maliens, dont 72 femmes et enfants, à rentrer chez eux depuis le Tchad, en coordination avec les gouvernements du Tchad et du Mali. Les migrants ont embarqué le 1er juin à bord d’un vol spécialement affrété dans le cadre du programme d’aide au retour volontaire de l’OIM. Parmi les personnes qui ont bénéficié de l’aide au retour volontaire se trouvaient des personnes qui ont quitté le Mali dans l’espoir de rejoindre l’Europe mais qui se sont retrouvées bloquées au Tchad, ainsi que d’autres qui ont été plongées dans la précarité socioéconomique en raison de la COVID-19.Le Tchad est une importante plaque tournante de la migration africaine qui attire des centaines de milliers de personnes de tout le continent. Plus particulièrement dans le nord, des milliers de migrants se déplacent pour travailler dans les mines d’or artisanales ou traversent les frontières soit vers la Libye dans l’espoir de rejoindre l’Europe, soit depuis la Libye pour échapper à des expériences traumatisantes.
    Un récent rapport de l’OIM montre qu’entre août 2019 et septembre 2020, plus de 9 700 migrants se rendant en Libye depuis le Tchad ont été observés aux points de contrôle des flux dans le nord. Au cours de la même période, quelque 11 700 autres ont été observés se rendant vers le Tchad depuis la Libye.« Ces périples migratoires peuvent être très risqués car les itinéraires ne sont pas toujours sûrs et les migrants sont vulnérables aux mauvais traitements, notamment à l’exploitation du travail et à l’exploitation sexuelle », explique Jean-Claude Bashirahishize, responsable du programme de protection et d’aide aux migrants de l’OIM au Tchad.
    Confronté à un revenu de plus en plus faible et à des perspectives limitées, Sekou a décidé de vendre son équipement et de quitter le Mali dans l’espoir de rejoindre l’Europe.« J’ai des amis qui avaient fait le voyage et qui m’ont dit comment procéder. Je suis parti du Mali pour rejoindre le Niger, puis l’Algérie et enfin la Libye », raconte-t-il. « En Libye, j’ai payé 300 euros à un « coxeur » [passeur] qui m’a fait monter sur un bateau pneumatique. Mais le bateau s’est crevé en mer et les garde-côtes nous ont ramenés. Je me suis enfui à Benghazi où j’ai travaillé pendant quelques mois pour gagner un peu d’argent. Ensuite, je me suis rendu à Kufra, puis à Faya [nord du Tchad] et enfin à N’Djamena par la route. Quand je suis arrivé à N’Djamena, je n’avais plus rien ». Sekou a été orienté vers l’OIM par l’Ambassade du Mali au Tchad. L’OIM travaille en étroite collaboration avec le gouvernement tchadien depuis 2019 et les missions diplomatiques au Tchad pour élaborer un mécanisme d’orientation par lequel les migrants vulnérables peuvent être rapidement orientés vers des mécanismes de protection appropriés.
    « Les activités de protection et d’aide aux migrants de l’OIM, y compris l’aide au retour volontaire, garantissent que les migrants bloqués et vulnérables ont accès à des moyens sûrs et dignes pour rentrer chez eux s’ils le souhaitent, et pour retrouver leur famille », poursuit M. Bashirahishize. Le vol charter a été rendu possible grâce au Programme régional de développement et de protection en Afrique du Nord (RDPP-NA), un programme phare mis en œuvre en Afrique du Nord pour renforcer la protection des migrants vulnérables, et fournir une aide immédiate et directe telle que le retour volontaire et la réintégration.
    Le programme a aidé plus de 300 migrants bloqués au Tchad à rentrer chez eux en toute sécurité dans plus de 9 pays, dont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et la Sierra Leone, depuis son lancement en 2019.
    À leur retour, les migrants éligibles peuvent bénéficier d’une aide à la réintégration qui peut comprendre un soutien psychosocial, des formations qualifiantes, une orientation ou une aide en nature pour monter des projets socioéconomiques individuels, collectifs ou communautaires.

    #covid-19#migrant#migration#tchad#benin#RDC#mali#niger#nigeria#senegal#sierraleone#OIM#retour#reintegration#protection#sante#psychosocial

  • Covid-19 : à Kinshasa, les étrangers se ruent sur les vaccins dont les Congolais ne veulent pas
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/10/covid-19-a-kinshasa-les-etrangers-se-ruent-sur-les-vaccins-dont-les-congolai

    Covid-19 : à Kinshasa, les étrangers se ruent sur les vaccins dont les Congolais ne veulent pas. La campagne de communication semble pour le moment sous-dimensionnée dans un pays où fleurissent les préjugés sur le Covid-19 et les vaccins.Dans la cour de l’hôpital Saint-Joseph de Kinshasa, une dizaine d’Indiens de tous âges attendent sur des bancs, devant une grande tente estampillée « OMS » (Organisation mondiale de la santé). Tous viennent recevoir leur première dose de vaccin AstraZeneca contre le Covid-19. « Vous fumez ? You have allergies ? » Dans un anglais mâtiné de lingala et de français, le personnel de l’hôpital pique à la chaîne. Depuis le début de la campagne, le 19 avril, il y a « 80 % d’étrangers et seulement 20 % de Congolais, pour 400 vaccinés », explique le docteur Thierry Mukendi. Ce matin-là, seules deux Congolaises d’une soixantaine d’années ont poussé la porte de l’hôpital.
    Au Centre médical de Kinshasa, une structure du centre-ville, le constat est encore plus accablant : la proportion d’étrangers venus bénéficier du vaccin atteint 90 %. Dans la salle d’attente : des Belges, des Libanais, des Grecs… Les expatriés, nombreux dans la capitale congolaise, se sont vite passé le mot. Fin avril, une page Facebook suivie par la communauté indienne invitait à un événement intitulé « Camp de vaccination Covid » dans un hôpital de la ville, propriété de l’homme d’affaires Harish Jagtani.
    Les doses injectées proviennent toutes du mécanisme de solidarité internationale Covax codirigé par l’OMS, l’Alliance du vaccin et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies, à destination des populations de pays à faibles ou moyens revenus. Mais la campagne de vaccination n’a pas réussi à décoller. Elle a pris du retard, du fait des vérifications liées aux risques concernant les vaccins AstraZeneca et des problèmes logistiques que posent l’acheminement des doses dans un pays grand comme l’Europe de l’Ouest. Pour éviter de les détruire, la République démocratique du Congo (RDC) a restitué à Covax 1,3 million de doses AstraZeneca sur les 1,8 million reçues. Afin d’écouler les stocks restants avant leur date de péremption fin juin, il a donc été décidé d’ouvrir la vaccination à tous les volontaires majeurs. « J’ai été étonnée qu’on en donne à des gens comme moi, qui ont les moyens de payer et de se faire rembourser par leur assurance », confie Marit Hjort, une Norvégienne de 29 ans. Les Congolais, eux, boudent le vaccin pour le moment. Un trentenaire venu à l’hôpital Saint-Joseph avec deux collègues indiens secoue vigoureusement la tête lorsqu’on lui demande s’il se fera vacciner. « On n’aime pas les vaccins ici. Et moi je n’ai pas peur du Covid-19 : on a des remèdes, des tisanes maison. »
    Un grand nombre de fausses informations circulent en RDC sur le virus et le vaccin. « Il y a encore une majorité de Congolais qui pensent que le Covid-19 n’existe pas, ou alors qu’il ne touche que certaines couches sociales », analyse le docteur Dauphin Bena, au Centre médical de Kinshasa. Sur les réseaux sociaux, le vaccin est accusé de rendre stérile, ou impuissant.Pour contrer ces préjugés, la campagne de communication semble pour le moment sérieusement sous-dimensionnée. Le président et le ministre de la santé ne se sont pas fait vacciner publiquement, comme dans d’autres pays. Il n’y a pas d’affichage dans les rues, ni de spots à la télévision et à la radio. Alors que la vaccination a commencé depuis plus de deux semaines, les missions de sensibilisation se font encore rares dans les quartiers de la capitale. La commission de la communication sur les risques et engagement communautaire, chargée de ces activités, commence tout juste à former ses agents. Les responsables déplorent le manque de moyens alloués par le gouvernement.Pour le programme élargi de vaccination congolais (PEV), le dispositif national chargé des vaccins, l’afflux d’étrangers n’est pas un problème : les injections sont ouvertes à tous les résidents du pays. « Ceux qui ont compris les bénéfices de ce vaccin ont le droit d’en profiter. On ne fait pas de distinction de nationalité ou de couleur de peau », explique Elisabeth Mukamba, la directrice du PEV. « Je trouve cela normal qu’on ait cet accès. Le virus n’a pas de frontière », souligne Nadim Essa, un Canadien installé en RDC, qui a reçu sa première dose le 30 avril.

    #Covid-19#migrant#migration#RDC#sante#vaccination#PEV#frontiere#circulation#resident#etranger

  • Das schier Unglaubliche... war und wird wahr - DaybyDay ISSN 1860-2967
    https://www.daybyday.press/article7468.html

    L’administration responsable pour l’archivage et la mise à disposition aux ayants droit des documents élaborés en #RDA par la Stasi a été transformée en STASI v2 par une bande d’anticommunistes et de carrieristes parmi les journalistes allemands.

    Les intrigues sont arrivés à un point où l’auteur de ce site s’est trouvé dans l’obligation de publier la preuve de sa non-appartenance au système Stasi.
    https://www.daybyday.press/IMG/pdf/bstu_antwortschreiben_2016-02-18.pdf

    D’autres journaliste ont passé plusieurs annés de leurs vies à se défendre contre des accusations fabriquées.

    Wie die Stasi-Unterlagenbehörde dem rbb und „Bild“ half, Dutzende Journalisten auszuforschen | Übermedien
    https://uebermedien.de/59424/wie-die-stasi-unterlagenbehoerde-dem-rbb-und-bild-half-dutzende-journali

    Mittarbeiter der Stasi-Unterlagenbehörde haben offenbar dem rbb und der „Bild“-Zeitung geholfen, Mitglieder und Funktionäre der größten deutschen Journalisten-Gewerkschaft auszuforschen. Mehr als 1.000 Seiten wurden herausgegeben, Unterlagen über 164 Menschen dafür durchleuchtet – rechtswidrig, wie die Behörde selbst einräumt. „Die haben sich benommen wie die Stasi 2.0“, sagt ein Anwalt, der die Unterlagen kennt. Der Deutsche Journalistenverband spricht von einer „Aktenaffäre“ und fordert umfassende Aufklärung.

    #BRD #Stasi

  • La Face cachée des #énergies_vertes

    Voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires… La transition énergétique laisse entrevoir la promesse d’un monde plus prospère et pacifique, enfin libéré du pétrole, de la pollution et des pénuries. Mais cette thèse officielle s’avère être un mythe : en nous libérant des combustibles fossiles, nous nous préparons à une nouvelle dépendance à l’égard des métaux rares. De graves problèmes écologiques et économiques pour l’approvisionnement de ces ressources stratégiques ont déjà commencé. Et si le « monde vert » qui nous attend se révélait être un nouveau cauchemar ?

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/61421_1

    #film #film_documentaire #documentaire

    #COP21 #COP_21 #transition_énergétique #technologie #technologies_vertes #voiture_électrique #énergies_propres #extractivisme #mines #green-washing #greenwashing #délocalisation_de_la_pollution #pétrole #métaux_rares #néodyme #cobalt #graphite #lithium #photovoltaïque #énergie_solaire #énergie_éolienne #éolienne #solaire #dépendance #RDC #République_démocratique_du_Congo #Australie #Chili #Bolivie #Indonésie #Chine #industrie_minière #Mongolie #Terres_rares #eaux_usées #radioactivité #réfugiés_des_technologies_vertes #eau #IDPs #déplacés_internes #cuivre #santé #Chuquicamata #cancer #Aliro_Boladas #centrales_à_charbon #modèle_économique_extractiviste #énergies_renouvelables #engie #Norvège #charbon #hypocrisie #green_tech #zéro_émissions #changement_climatique #Jean-Louis_Borloo #ADEME #Renault #bornes_électriques #Rapport_Syrota #Jean_Sirota #BYD #EDF #Photowatt #Péchiney_métallurgie #magnésium #nationalisme_des_ressources #Bolivie #recyclage #déchets #décharges_sauvages #Neocomp #fausse_transition #sobriété #progrès_technologique #décroissance #énergies_renouvelables

    –-

    déjà signalé par @odilon sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/888273

    • « La face positive des énergies vertes »

      Le documentaire « La face cachée des énergies vertes » est passé fin novembre sur Arte. Truffé d’erreurs et d’arguments partisans, allant jusqu’à comparer le problème des pales d’éoliennes, soit disant non recyclables, à celui posé par les déchets nucléaires !

      Autre exemple : ce documentaire assène que les énergies vertes et que les batteries nécessitent obligatoirement l’utilisation de terres rares. Ce n’est pourtant pas du tout l’avis de l’Ademe. D’autre part, le photovoltaïque n’utilise jamais de terres rares. Et pour l’éolien et les voitures électriques, leur utilisation dans les moteurs à aimants permanents permet de gagner en performances, mais cet usage n’est ni systématique, ni indispensable.

      Cet article présente :

      – La quinzaine d’erreurs grossières parmi les très nombreuses qui émaillent ce documentaire.
      – Le cercle vertueux du photovoltaïque et de l’éolien : plus on en installe, plus on réduit les émissions de gaz carbonique.
      – Que nos voitures contiennent davantage de terres rares que les voitures électriques sans moteurs à aimants permanents.
      – Pour qui roule le journaliste Guillaume Pitron, à l’origine de ce documentaire.

      En se fondant sur les avis qui se colportent, principalement sur la production des terres rares utilisées dans les énergies vertes, Guillaume Pitron, qui a enquêté dans une douzaine de pays, nous fait visiter quelques sites d’exploitation qui portent atteinte à l’environnement et à la santé des travailleurs.

      Hélas ce documentaire est gâché autant par sa partialité, que par de très nombreuses erreurs grossières.

      https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2390
      https://seenthis.net/messages/894307

    • Geologic and anthropogenic sources of contamination in settled dust of a historic mining port city in northern Chile: health risk implications

      Chile is the leading producer of copper worldwide and its richest mineral deposits are found in the Antofagasta Region of northern Chile. Mining activities have significantly increased income and employment in the region; however, there has been little assessment of the resulting environmental impacts to residents. The port of Antofagasta, located 1,430 km north of Santiago, the capital of Chile, functioned as mineral stockpile until 1998 and has served as a copper concentrate stockpile since 2014. Samples were collected in 2014 and 2016 that show elevated concentrations of As, Cu, Pb, and Zn in street dust and in residents’ blood (Pb) and urine (As) samples. To interpret and analyze the spatial variability and likely sources of contamination, existent data of basement rocks and soil geochemistry in the city as well as public-domain airborne dust were studied. Additionally, a bioaccessibility assay of airborne dust was conducted and the chemical daily intake and hazard index were calculated to provide a preliminary health risk assessment in the vicinity of the port. The main conclusions indicate that the concentrations of Ba, Co, Cr, Mn, Ni, and V recorded from Antofagasta dust likely originate from intrusive, volcanic, metamorphic rocks, dikes, or soil within the city. However, the elevated concentrations of As, Cd, Cu, Mo, Pb, and Zn do not originate from these geologic outcrops, and are thus considered anthropogenic contaminants. The average concentrations of As, Cu, and Zn are possibly the highest in recorded street dust worldwide at 239, 10,821, and 11,869 mg kg−1, respectively. Furthermore, the contaminants As, Pb, and Cu exhibit the highest bioaccessibilities and preliminary health risk indices show that As and Cu contribute to elevated health risks in exposed children and adults chronically exposed to dust in Antofagasta, whereas Pb is considered harmful at any concentration. Therefore, an increased environmental awareness and greater protective measures are necessary in Antofagasta and possibly other similar mining port cities in developing countries.

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5922233

      #santé #mines

    • L’association #Vernunftkraft

      Aufgeklärte und deshalb zu Recht besorgte Bürger dieses Landes (https://www.vernunftkraft.de/bundesinitiative) erkennen hinsichtlich der Rationalität energiepolitischer Entscheidungen nicht hinnehmbare Defizite.

      Die Zerstörung von Wäldern zwecks Ansiedlung von volkswirtschaftlich sinnlosen Windindustrieanlagen ist dabei die Spitze des Eisbergs.

      Zentrale Elemente der gegenwärtigen Energiepolitik sind extrem unvernünftig.

      Daher möchten wir der Vernunft Kraft geben.
      https://www.vernunftkraft.de

    • La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique

      En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Graphite, cobalt, indium, platinoïdes, tungstène, terres rares… ces ressources sont devenues indispensables à notre nouvelle société écologique (voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires) et numérique (elles se nichent dans nos smartphones, nos ordinateurs, tablettes et autre objets connectés de notre quotidien). Or les coûts environnementaux, économiques et géopolitiques de cette dépendance pourraient se révéler encore plus dramatiques que ceux qui nous lient au pétrole.

      Dès lors, c’est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte – le récit clandestin d’une odyssée technologique qui a tant promis, et les coulisses d’une quête généreuse, ambitieuse, qui a jusqu’à maintenant charrié des périls aussi colossaux que ceux qu’elle s’était donné pour mission de résoudre.

      http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-La_guerre_des_m%C3%A9taux_rares-9791020905741-1-1-

      #livre #Guillaume_Pitron

    • Rapport ADEME 2012 :

      Énergie et patrimoine communal : enquête 2012

      L’enquête « Énergie et patrimoine communal » est menée tous les cinq ans depuis 1990. Elle porte sur les consommations d’énergie et les dépenses payées directement par les communes sur trois cibles principales : le patrimoine bâti, l’éclairage public et les carburants des véhicules.

      https://www.ademe.fr/energie-patrimoine-communal-enquete-2012

      –—

      Rapport ADEME 2015 :


      Scénarios 2030-2050 : une vision énergétique volontariste

      Quel mix énergétique pour les années 2030-2050 ? L’ADEME actualise son scénario Énergie Climat et propose des mesures pour contribuer à la déclinaison du plan CLIMAT.

      Les objectifs ambitieux du Plan Climat lancé par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, confirment la stratégie volontariste de la France pour la transition énergétique. Dans le contexte actuel de mise à jour de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’actualisation du scénario énergie-climat de l’ADEME vient contribuer aux réflexions pour mettre en oeuvre ces objectifs.

      Cette contribution est double : d’une part, l’actualisation des « Visions énergétiques » de l’ADEME, qui souligne l’enjeu que représente l’atteinte des objectifs ambitieux inscrits dans la loi, et d’autre part, l’étude « Propositions de mesures de politiques publiques pour un scénario bas carbone », qui propose une liste de mesures concrètes à mettre en oeuvre.

      https://www.ademe.fr/recherche-innovation/construire-visions-prospectives/scenarios-2030-2050-vision-energetique-volontariste

    • En #Géorgie, la révolte de la “capitale du #manganèse” contre une exploitation hors de contrôle

      Le développement de technologies comme les voitures électriques a fait grimper la demande de manganèse. À #Tchiatoura, où cette ressource est abondante, on en paie les conséquences : excavations à tout-va, paysage saccagé, maisons qui s’effondrent, et main-d’œuvre mal payée.

      La grogne sociale monte depuis 2019 dans le district de Tchiatoura, ancienne “capitale” soviétique de la production de manganèse. Depuis trois mois, 3 500 mineurs sont en #grève pour réclamer la hausse de leurs salaires (qui ne dépassent pas 250 euros) et une meilleure assurance maladie. À la mi-mai, quelques mineurs du village de #Choukrouti, près de Tchiatoura, se sont cousus la bouche et ont entamé une #grève_de_la_faim, rapporte le site géorgien Ambebi.

      Face au silence des autorités locales et nationales, depuis le 31 mai, dix familles font un sit-in devant l’ambassade des États-Unis (la puissance occidentale la plus influente en Géorgie), à Tbilissi, la capitale. “Les gens réclament des compensations pour leur maison et demandent l’aide des diplomates étrangers”, pour rappeler à l’ordre la compagnie privée #Georgian_Manganese, filiale géorgienne de la société britannique #Stemcor, explique le site Ekho Kavkaza.

      Les habitants protestent contre les dégâts écologiques, économiques et culturels causés par une extraction intensive à ciel ouvert du manganèse. Utilisé dans la fabrication de l’acier, la demande pour ce métal est en forte croissance, notamment pour les besoins de l’industrie des véhicules électriques, des piles, des batteries et circuits électroniques.

      #paywall

      https://www.courrierinternational.com/article/degats-en-georgie-la-revolte-de-la-capitale-du-manganese-cont

    • En #Géorgie, la révolte de la “capitale du #manganèse” contre une exploitation hors de contrôle

      Le développement de technologies comme les voitures électriques a fait grimper la demande de manganèse. À #Tchiatoura, où cette ressource est abondante, on en paie les conséquences : excavations à tout-va, paysage saccagé, maisons qui s’effondrent, et main-d’œuvre mal payée.

      La grogne sociale monte depuis 2019 dans le district de Tchiatoura, ancienne “capitale” soviétique de la production de manganèse. Depuis trois mois, 3 500 mineurs sont en #grève pour réclamer la hausse de leurs salaires (qui ne dépassent pas 250 euros) et une meilleure assurance maladie. À la mi-mai, quelques mineurs du village de #Choukrouti, près de Tchiatoura, se sont cousus la bouche et ont entamé une #grève_de_la_faim, rapporte le site géorgien Ambebi.

      Face au silence des autorités locales et nationales, depuis le 31 mai, dix familles font un sit-in devant l’ambassade des États-Unis (la puissance occidentale la plus influente en Géorgie), à Tbilissi, la capitale. “Les gens réclament des compensations pour leur maison et demandent l’aide des diplomates étrangers”, pour rappeler à l’ordre la compagnie privée #Georgian_Manganese, filiale géorgienne de la société britannique #Stemcor, explique le site Ekho Kavkaza.

      Les habitants protestent contre les dégâts écologiques, économiques et culturels causés par une extraction intensive à ciel ouvert du manganèse. Utilisé dans la fabrication de l’acier, la demande pour ce métal est en forte croissance, notamment pour les besoins de l’industrie des véhicules électriques, des piles, des batteries et circuits électroniques.

      #paywall

      https://www.courrierinternational.com/article/degats-en-georgie-la-revolte-de-la-capitale-du-manganese-cont

  • La garantie d’emploi, un outil au potentiel révolutionnaire | Romaric Godin
    http://www.contretemps.eu/chomage-economie-garantie-emploi-depassement-capitalisme

    L’ouvrage de Pavlina Tcherneva qui inaugure la collection « Économie politique » avance une proposition qui peut paraître a priori insensée : fournir à tous les citoyens qui le souhaitent un travail rémunéré, permettant de vivre décemment. Tout l’intérêt de son propos est de montrer que, précisément, cette proposition n’a rien d’insensé, mais qu’elle est parfaitement réalisable pour peu que l’on se libère de certaines certitudes qui ne sont que des constructions politiques. L’idée que le chômage soit le mode d’ajustement « normal » de l’économie est déjà un choix politique remarquablement déconstruit par l’autrice. Source : (...)

  • Sur les pas du roi Léopold, Les investisseurs dans les plantations de palmiers à huile de PHC en République démocratique du Congo | The Oakland Institute
    https://www.oaklandinstitute.org/kuramo-capital-investisseurs-plantations-de-palmiers-rdc

    Alors que les efforts de la communauté pour récupérer 100 000 hectares de leurs #terres ancestrales, initialement saisies il y a plus d’un siècle pour des #plantations de #palmiers_à_huile, sont confrontés à une répression violente, des arrestations illégales et des meurtres, un nouveau rapport de l’Oakland Institute — Sur les pas du roi Leopold : Les investisseurs dans les plantations de palmiers à huile de PHC en République démocratique du Congo — dévoile les noms des investisseurs finançant les plantations en #RDC. [...]

    Parmi les investisseurs de premier plan, se trouvent l’Université du Michigan Endowment, le Bill & Melinda Gates Foundation Trust, le Government Employees Pension Fund et la Public Investment Corporation d’Afrique du Sud, le Royal County of Berkshire Pension Scheme et le City of London Investment Management Group, entre autres.

    https://www.oaklandinstitute.org/sites/oaklandinstitute.org/files/leopolds-steps-fr.pdf

    et donc #fbmg https://seenthis.net/messages/905575 à mettre à jour (ça n’arrête pas)

  • BALLAST | Revenu de base ou salaire à vie ? (1/2)
    https://www.revue-ballast.fr/revenu-de-base-ou-salaire-a-vie-1-2

    Le reve­nu de base est incon­di­tion­nel. À la fois au sens où on y a droit quels que soient ses reve­nus d’autres sources — c’est l’universalité ou l’absence de contrôle des res­sources —, et au sens où on y a droit même si on refuse un emploi ou renonce volon­tai­re­ment à celui qu’on occupe — c’est l’absence de contre­par­tie. La pre­mière incon­di­tion­na­li­té per­met d’accepter de tra­vailler pour une rému­né­ra­tion moindre ; la seconde per­met d’exiger une rému­né­ra­tion plus éle­vée. Celui qui pré­dit une baisse des rému­né­ra­tions et celui qui en pré­dit la hausse peuvent donc avoir tous deux rai­son, mais pas pour les mêmes acti­vi­tés. Des stages, des emplois riches en for­ma­tion ou en pers­pec­tives, des occu­pa­tions gra­ti­fiantes (comme indé­pen­dant, en par­te­na­riat ou en coopé­ra­tive) peuvent être ren­dus viables par le fait que leur faible rému­né­ra­tion pécu­niaire est cumu­lable avec le reve­nu de base. En revanche, un tra­vail peu for­ma­tif effec­tué dans des condi­tions phy­siques ou humaines dégra­dantes devra être payé davan­tage pour conti­nuer à trou­ver des tra­vailleurs sus­cep­tibles de l’occuper durablement.

    #rdb

  • Usbek & Rica - « Si on ne veut pas sacrifier une génération entière, il faut expérimenter un revenu garanti »
    https://usbeketrica.com/fr/article/si-on-ne-veut-pas-sacrifier-une-generation-entiere-il-faut-experimenter

    Par exemple, le revenu minimum d’insertion, lorsqu’il a été créé en 1988, était l’équivalent de 50 % du SMIC, parce que le législateur pensait à l’époque que c’était à peu près ce qu’il fallait pour vivre correctement, et qu’en même temps ce n’était pas trop proche du niveau du SMIC pour ne pas « décourager » les gens à travailler – une idée reçue totalement fausse, mais c’est un autre sujet. Au fil des années, le SMIC a augmenté un petit peu mais le RSA est resté au même niveau, à tel point qu’il n’est plus qu’à 40 % du SMIC aujourd’hui. Les bénéficiaires du RSA se sont mécaniquement paupérisés par rapport aux gens qui travaillent. C’est un décrochage lent et inexorable. La crise doit nous faire prendre conscience de l’urgence de réformer ce système pour qu’il protège vraiment tout le monde en cas d’accident – qu’il s’agisse d’un accident personnel de santé ou de privation d’emploi, ou bien d’un accident collectif massif comme celui que l’on vient de vivre.

    #RDB

  • #Pauvreté en #France. Les jeunes et l’#Outre-mer en première ligne

    Le #rapport publié par l’#Observatoire_des_inégalités montre que 5,3 millions de Français vivent sous le seuil de 885 € par mois. Et la #crise_sanitaire, prévient l’organisme, va aggraver la situation.

    L’observatoire des inégalités, un organisme indépendant fondé à Tours en 2003, surveille en permanence les données statistiques du pays et s’intéresse aux « grandes évolutions structurelles ». La deuxième édition (2020-2021) du rapport bi-annuel sur la pauvreté en France qu’il publie ce jeudi 26 novembre dresse un constat alarmant, en particulier pour la jeunesse et les territoires d’Outre-mer. Dans un contexte marqué par l’épidémie de Covid-19, dont les conséquences échappent encore à ce diagnostic.

    « En 2020, la récession atteindra des niveaux inégalés depuis la dernière guerre mondiale. Nous allons en payer les dégâts avec une progression attendue dévastatrice du chômage », prévient Louis Maurin, directeur de l’Observatoire. Quel sera son impact : « 500 000 personnes pauvres de plus ? Un million ? On n’en sait rien » dit-il, alors que la majorité des données exploitées ont été collectées avant 2020. Et que les effets de la crise sanitaire « ne pourront se mesurer qu’en 2022 ».

    5,3 millions de pauvres en France

    Le pays compte 5,3 millions de pauvres « si l’on prend en compte le seuil de 50 % du niveau de vie médian (1 770 € par mois) », retenu par l’observatoire. C’est 8,3 % de la population totale. « La pauvreté est plus répandue qu’il y a 15 ans, la hausse s’est faite entre 2002 et 2012, avec 1,3 million supplémentaire (+ 35 %) », détaille Anne Brunner, codirectrice du rapport.Au total 6,3 millions de personnes vivent avec au maximum 934 € par mois pour une personne seule. Ce qui correspond au seuil des 10 % les plus pauvres. Et en moyenne ce dixième dispose de seulement 735 €.

    Les Français sans activité plus exposés

    Près de la moitié des personnes pauvres sont inactives, à la retraite ou au foyer. L’autre est composée de salariés, d’étudiants. Un chômeur sur quatre vit sous le seuil de pauvreté. La moitié des personnes pauvres vit en couple, un quart seules, un autre quart au sein de familles monoparentales.

    Lors d’une séparation, une famille sur cinq bascule dans la pauvreté. Le taux de pauvreté des femmes est légèrement supérieur à celui des hommes 52,7 % contre 47,3 % : un « reflet du poids financier des enfants sur leur niveau de vie », indique l’observatoire. Les immigrés seraient trois fois plus exposés, selon les dernières données disponibles datant de 2015.

    Les enfants et les jeunes plus touchés

    En France, un enfant sur dix grandit dans une famille pauvre. La moitié des pauvres ont moins de 30 ans, 20 % sont étudiants, un tiers sont des enfants et des adolescents. Les 18-29 ans sont les plus touchés. « Cette tranche d’âge est vulnérable à la crise économique qui suit la crise sanitaire », appuie Louis Maurin, directeur de l’Observatoire.

    Les Outre-mer en tête des territoires les plus pauvres

    Les données de l’Insee, publiées au cours de l’été et mentionnée par le rapport sont édifiantes. À Mayotte, 77 % de la population se situe sous le seuil de 60 % du niveau de vie médian ; 53 % en Guyane. À la Réunion, un quart des habitants vivent avec moins de 867 € par mois. Et en Martinique, les 10 % les plus pauvres vivent avec moins de 630 € mensuels.

    Parmi les villes qui comptent plus de 20 000 habitants, cinq communes de la Réunion en tête classement des vingt villes où le taux de pauvreté est le plus élevé. Devant Grigny (Essonne) et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) qui affichent des taux de 45 % et 46 %.

    Un #revenu_minimum unique pour lutter contre la pauvreté

    C’est ce que suggère de créer l’Observatoire des inégalités pour « sortir les plus démunis de la pauvreté ». Sept milliards d’euros « hors crise sanitaire, soit l’équivalent de baisse d’impôts accordée aux plus aisés en 2017 », suffiraient pour « que chaque français puisse bénéficier de 900 € par mois pour vivre. »

    Car si en France, pays d’Europe affichant l’un des taux de pauvreté les plus bas derrière la Finlande, « le modèle social protège », les jeunes de moins de 25 ans ne disposent d’aucune aide. « On est à un moment où il faut absolument que les plus favorisés aident davantage ceux qui le sont moins », plaident les auteurs du rapport.

    https://www.ouest-france.fr/societe/pauvrete/pauvrete-en-france-les-jeunes-et-l-outre-mer-en-premiere-ligne-7063848
    #statistiques #chiffres #seuil_de_pauvreté #pauvres #rdb #revenu_de_base #2020

  • La justice congolaise condamne Sheka à la prison à vie
    https://www.justiceinfo.net/fr/tribunaux/tribunaux-nationaux/46063-justice-congolaise-condamne-sheka-prison-a-vie.html

    La justice militaire congolaise a reconnu l’ancien chef milicien Ntabo Ntaberi, alias Sheka, coupable de crimes de guerre, le 23 novembre, et l’a condamné à la prison à vie. Un jugement majeur et un succès pour les victimes de l’Est de la République démocratique du Congo. Notamment les femmes.

    De son vrai nom Ntabo Ntaberi, il est plus connu sous le pseudonyme de Sheka. Dans les territoires de Walikale et Masisi, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), la simple évocation de son nom et de sa milice Nduma Defence of Congo (NDC), également appelée Maï Maï Sheka, faisait trembler les civils. En particulier les femmes. Les femmes de cette partie du Nord-Kivu ne sont certes pas au bout de leur calvaire car des hommes du redoutable chef de guerre circulent toujours dans ces zones forestières. (...)

    #Tribunaux_nationaux

  • Le dépistage de la COVID-19 pour les chauffeurs routiers au port de Mombasa aide à redynamiser l’économie | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/le-depistage-de-la-covid-19-pour-les-chauffeurs-routiers-au-port-de-mombasa-aid
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/testing_mombasa_0.jpg?itok=vIKPhmHq

    Des milliers de chauffeurs routiers à travers le Kenya ont été testés pour la COVID-19 par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) depuis juillet, dans le cadre d’un effort plus large visant à redynamiser les économies régionales touchées par la COVID-19.Ce sont plusieurs milliards de dollars de marchandises qui commencent la dernière étape de leur voyage par la route vers l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo, à bord de camions de transport provenant du port tentaculaire de Mombasa dans le sud-est du Kenya. Les chauffeurs ont été identifiés très tôt comme un groupe à haut risque de propagation et de transmission de la COVID-19. Cette situation, combinée à la fermeture des frontières et à d’autres restrictions de mobilité, paralyse une grande partie du commerce dans la région.
    L’OIM considère l’intégration du dépistage de la COVID-19 et d’autres mesures sanitaires dans les systèmes de gestion des frontières comme essentielle pour relancer les économies nationales et locales et atténuer les impacts socioéconomiques de la pandémie. En juillet 2020, l’OIM a effectué 2 570 tests aux points de contrôle unique de Malaba et Busia avec l’Ouganda, afin de faire avancer une file de camions s’étendant jusqu’à 90 km de la frontière. Avec le soutien de l’Agence danoise pour le développement international, au 23 octobre, l’OIM a testé plus de 14 200 chauffeurs transportant du fret en provenance du plus grand port d’Afrique de l’Est, à destination des pays d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et de la Corne de l’Afrique.

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#ouganda#rwanda#burundi#soudan#rdc#oim#frontiere#sante#chauffeurroutier#mesuresanitaire#test

  • Allemagne, 3 octobre 1990 : le démantèlement de la RDA
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2020/10/14/allemagne-le-demantelement-de-la-rda_152208.html


    #RDA #Allemagne #réunification #Hartz_IV #capitalisme #chômage #salaire #éphéméride #3_octobre

    La propagande de l’Ouest expliqua et répète encore que l’économie de RDA était désuète sinon moribonde ; en réalité les entreprises les plus susceptibles de concurrencer les multinationales occidentales furent parmi les premières à être découpées en morceaux puis liquidées. Foron, grand fabricant de réfrigérateurs qui exportait avec succès vers trente pays, fut démantelé ; Robotron, spécialisé dans l’informatique et les réseaux, fut offert à IBM et SAP ; les mines de potasse de Bischofferode attribuées à BASF malgré la grève de la faim des mineurs désespérés, tandis qu’il était fait cadeau à Elf Aquitaine des usines de la Leuna et du réseau de stations-service de RDA.

    6 500 entreprises furent vendues, toujours très en dessous de leur valeur. En fait d’économie de marché, ces rachats et liquidations donnèrent lieu à une orgie de subventions. « En vérité, les cinq années [de construction de l’Est] ont représenté le plus grand programme d’enrichissement d’Allemands de l’Ouest jamais mis en œuvre », déclarait en 1996 l’ancien maire de Hambourg Henning Vors­che­rau (SPD).

    Les grandes entreprises qui ne furent pas liquidées devinrent des ateliers de groupes de l’Ouest, à la main-d’œuvre sous-payée. L’ouvrier et chansonnier est-allemand Gundermann décrivait de manière sarcastique les nouvelles relations Est-Ouest : « J’ai enfin un vrai boulot, et toi tu as quelqu’un qui te fait le travail… »

  • Réduction des risques en période de Covid
    https://lenumerozero.info/Reduction-des-risques-en-periode-de-Covid-4916

    Pratique méconnue, la réduction des risques (RDR) fait partie, entre autres, des pistes de la « stratégie de déconfinement respectueuse des droits et des populations les plus fragiles », élaborée par l’association AIDES, qui lutte depuis de nombreuses années contre le VIH notamment. Cela nous a donné l’opportunité d’une discussion avec deux animateurs des associations Actis [1] et Rimbaud [2], autour du confinement et du déconfinement, des politiques de santé publique et de la santé communautaire [3] en période de Covid. Source : Le Numéro Zéro

  • Un #rapport de l’ONU s’inquiète de l’augmentation des #violences_sexuelles liées aux #conflits

    Malgré une décennie de lutte, l’#ONU constate que les violences sexuelles restent une #arme_de_guerre dans de nombreux conflits et qu’elles continuent d’augmenter sur toute la planète. L’ONU analyse dans son dernier rapport (https://news.un.org/fr/story/2020/07/1073341) les violations constatées dans 19 pays, principalement contre des jeunes #filles et des #femmes.

    Les violences sexuelles augmentent dans la plupart des #conflits_armés. C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’ONU sur les violences sexuelles liées aux conflits publié en juillet dernier.

    Le rapport insiste sur le fait que ce type de violence a un impact direct sur les déplacements en masse de populations, la montée de l’extrémisme, des inégalités et des discriminations entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, selon l’ONU, les violences sexuelles sont particulièrement répandues dans des contextes de détention, de captivité et de migration.

    Fin 2019, plus de 79 millions de personnes se trouvaient déplacées dans le monde. Cela signifie que près d’un pourcent de la population mondiale a dû abandonner son domicile à cause d’un conflit ou de persécutiosn. L’an denier, le nombre de déplacés a augmenté, tout comme le niveau de violences sexuelles se produisant sur des sites accueillant des déplacés.

    Ces violences ont notamment lieu quand des femmes et des filles mineures fuient des attaques. Ce 11ème rapport du Secrétaire général de l’ONU (en anglais) sur ce sujet se penche particulièrement sur les violences sexuelles utilisées comme tactiques de guerre ou comme une arme utilisée par les réseaux terroristes.

    Il dresse la situation dans 19 pays, entre janvier et décembre 2019, et se base sur des cas documentés par les Nations unies.

    En tout, 2 838 cas de violences sexuelles ont été rapportés dans ces 19 pays. Dans 110 cas, soit environ 4 % des cas, les victimes sont des hommes ou des garçons.

    #Afghanistan

    En 2019, la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA) a documenté 102 cas de violences sexuelles : 27 étaient liées au conflit qui oppose le pouvoir aux rebelles Talibans, touchant 7 femmes, 7 filles et 13 garçons.

    Alors que la plupart des agressions sont attribuées aux Talibans, les forces de sécurité et des milices pro-gouvernementales ont également été impliquées.

    #Centrafrique

    La Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) a confirmé 322 incidents de violences sexuelles liées aux conflits, affectant 187 femmes, 124 filles, 3 hommes, 2 garçons, et 6 femmes d’âge inconnu. Parmi ces cas, 174 sont des viols ou tentatives de viol et 15 cas sont des mariages forcés.

    Le gouvernement de Bangui a signé avec les groupes armés, en février 2019, un accord de paix qui appelle à la fin de toutes formes de violences liées au sexe. Mais les signataires continuent d’utiliser la violence sexuelle comme moyen de terroriser les civils, conclut le rapport de l’ONU.

    #Colombie

    En 2019, un organisme de l’État venant en aide aux victimes a recensé 356 victimes de violences sexuelles liées aux conflits dans un pays où sévissent de nombreux groupes criminels et armés. Dans quasiment 90 % des cas, il s’agissait de femmes et de filles. Près de la moitié des victimes avaient des origines africaines.

    51 cas d’abus ont été commis sur des enfants (31 filles et 20 garçons). Dans au moins une dizaine de cas, les agresseurs présumés appartenaient au groupe rebelle de l’Armée de libération nationale ou à d’autres groupes armés et organisations criminelles.

    #RDC

    En 2019, la mission de l’ONU en #République_démocratique_du_Congo (MONUSCO), a documenté 1 409 cas de violences sexuelles liées aux conflits, ce qui représente une hausse de 34 % depuis 2018.

    Parmi ces cas, 955 sont attribués à des groupes armés. Mais des membres de l’armée congolaise sont eux aussi impliqués dans 383 agressions. Enfin, la police nationale est responsable dans 62 cas.

    #Irak

    Au cours de l’année 2019, des civils qui étaient détenus par l’organisation de l’État islamique (OEI) en Syrie ont continué à retourner en Irak. Certains sont des survivants de violences sexuelles.

    En novembre dernier, le gouvernement régional du Kurdistan irakien a publié des statistiques sur les cas de disparition dans la communauté des Yazidis depuis 2014. Plus de 6 400 Yazidis ont ainsi été enlevés. Parmi eux près de 3 500 ont été libérés, en grande partie des femmes et des filles.

    Une commission crée en 2014 par les autorités régionales kurdes pour faire la lumière sur les crimes commis par l’OEI a enregistré plus de 1 000 cas de violences sexuelles liées aux conflits. Ces abus ont en grande partie touché les femmes et filles yazidies.

    #Libye

    La mission de l’ONU en Libye (MANUL) n’a pu vérifier que 7 cas de violences sexuelles qui ont touché 4 femmes, deux filles et un homme activiste pour les droits des LGBTQ.

    D’après le rapport, les femmes retenues dans le centre de détention très controversé de #Mitiga n’ont aucune possibilité de contester la légalité de leur détention. Ce centre est contrôlé par la « Force de dissuasion » qui est placée sous la responsabilité du ministère libyen de l’Intérieur.

    Quatre prisonnières ont été violées et forcées de se montrer nues. L’activiste pour les droits des LGBTQ a été victime d’un viol en groupe perpétré par des gardiens de la Force de dissuasion.

    La MANUL a aussi rapporté des schémas de violences et d’exploitation sexuelles, d’extorsion et de trafic de migrants dans des centres de détention de #Zaouïa, #Tadjourah, #Garian, #Tariq_al_Sikka à #Tripoli et #Khoms qui sont liés aux autorités chargées de la lutte contre la migration illégale.

    Certaines femmes et filles migrants sont exposées au risque d’être vendues pour des travaux forcés ou être exploitées sexuellement dans des réseaux criminels internationaux, dont certains sont liés aux groupes armées présents en Libye. A Tariq al-Sikka, deux filles, frappées en public, ont été victimes d’abus sexuels.

    #Mali

    En 2019, la force onusienne au Mali (MINUSMA) a enquêté sur 27 cas de violences sexuelles liées aux conflits, commis contre 15 femmes, 11 filles et un homme. Des accusations d’esclavage sexuel, de mariages forcés, de castration et de grossesses forcées ont également été rapportées.

    #Birmanie (#Myanmar)

    L’absence de responsabilité pour des violences sexuelles perpétrées contre la minorité musulmane #Rohingyas reste de mise.

    Une mission d’enquête sur les violences sexuelles en Birmanie a montré que ce genre d’agressions étaient une marque de fabrique de l’armée birmane lors des opérations qu’elle a menées en 2016 et 2017.

    De plus, comme le rappelle le rapport de l’ONU, les abus sexuels commis contre les femmes et filles Rohingyas étaient une #tactique_de_guerre qui avait pour objectif d’intimider, de terroriser et de punir les populations civiles.

    #Somalie

    La mission de l’ONU en Somalie (ONUSOM) a confirmé près de 240 cas de violences sexuelles liées aux conflits, dont l’immense majorité contre des mineures. Elles sont en majorité attribuées à des hommes armés non identifiés, au groupe des #Shebabs somaliens, mais aussi à des forces de #police locales et à l’armée somalienne. Près de la moitié de ces abus ont été commis dans l’État de #Jubaland, dans le sud-ouest du pays.

    #Soudan_du_Sud

    La mission onusienne de maintien de la paix au Soudan du Sud (MINUSS) a documenté 224 cas de violences sexuelles liées aux conflits, touchant 133 femmes, 66 filles, 19 hommes et 6 garçons.
    Soudan

    En 2019, l’opération de l’ONU au #Darfour (MINUAD) a constaté 191 cas de violences sexuelles contre des femmes et des filles. Les viols et tentatives de viol ont constitué près de 80 % des cas.

    Les agressions ont été attribuées à des nomades armés, des membres de l’#Armée_de_libération_du_Soudan et à des miliciens. Les forces de sécurité du gouvernement, dont les forces armés soudanaises et la police ont également été impliquées.

    #Nigeria

    En 2019, l’ONU a recensé 826 allégations de violences sexuelles liées aux conflits, dont des viols et des #mariages_forcés.

    La quasi-totalité de ces cas sont attribués à des #groupes_armés, dont #Boko_Haram et la #Civilian_Joint_Task_Force, une #milice d’autodéfense. Les forces de sécurité de l’État sont impliquées dans 12% des cas.

    Les efforts de l’ONU restent vains

    En avril 2019, une résolution (https://www.un.org/press/fr/2019/cs13790.doc.htm) adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies reconnait le besoin d’une approche centrée sur les survivants pour informer et mettre en place des mesures pour lutter contre les violences sexuelles liées aux conflits.

    La #résolution ne peut que constater que « malgré le condamnation répétées des violences, dont les violences sexuelles contre des femmes et des enfants dans des situations de conflit, et malgré l’appel à toutes les parties prenantes dans les conflits armés pour qu’elles cessent ce genre d’actes, ces derniers continuent de se produire. »

    Le rapport conclut en rappelant que l’#impunité accompagne souvent les #abus et que les efforts des parties impliquées dans un conflit à suivre les résolutions de l’ONU restent très faibles.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/26635/un-rapport-de-l-onu-s-inquiete-de-l-augmentation-des-violences-sexuell
    #guerres #guerre #viols

    ping @odilon

    • Violence sexuelle liée aux conflits : l’ONU plaide pour une nouvelle décennie d’action

      Il faut continuer à garder les crimes de violence sexuelle dans les conflits et leurs auteurs sous les projecteurs de la communauté internationale, a plaidé vendredi Pramilla Patten, la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU sur la violence sexuelle dans les conflits.

      « Comme le dit la célèbre maxime juridique : justice doit être rendue et être vue comme étant rendue. Les survivantes doivent être considérées par leur société comme les détentrices de droits qui seront, en fin de compte, respectés et appliqués », a déclaré Mme Patten lors d’un débat du Conseil de sécurité sur ce thème.

      Outre Mme Patten, l’Envoyée spéciale du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Angelina Jolie et deux responsables d’ONG, Khin Omar, fondatrice et présidente de Progressive Voice s’exprimant au nom du groupe de travail des ONG sur les femmes, la paix et la sécurité, et Nadia Carine Thérèse Fornel-Poutou, présidente de l’Association des femmes juristes de la République centrafricaine, ont pris la parole devant le Conseil.

      Selon la Représentante spéciale, le débat au Conseil de sécurité ouvre la voie à une nouvelle décennie d’action décisive, selon trois axes :

      Premièrement, l’autonomisation des survivantes et des personnes à risque grâce à des ressources accrues et à une prestation de services de qualité, afin de favoriser et de créer un environnement propice dans lequel elles peuvent signaler les violations en toute sécurité et demander réparation.

      Deuxièmement, agir sur la base des rapports et des informations reçus pour faire en sorte que les parties prenantes respectent les normes internationales.

      Troisièmement, le renforcement de la responsabilité en tant que pilier essentiel de la prévention et de la dissuasion, garantissant que lorsque les parties prenantes ne respectent pas leurs engagements, elles sont dûment tenues de rendre des comptes.

      « La prévention est la meilleure réponse. Pourtant, nous avons du mal à mesurer - ou même à définir - les progrès du pilier prévention de ce programme. Le respect est un exemple concret : la violence sexuelle persiste non pas parce que les cadres et obligations existants sont inadéquats, mais parce qu’ils sont mal appliqués », a souligné Mme Patten.

      « La résolution 1820 de 2008 ne demandait rien de moins que ‘la cessation immédiate et complète par toutes les parties aux conflits armés de tous les actes de violence sexuelle contre les civils’. Cette résolution a écrit une nouvelle norme et a tracé une ligne rouge. Maintenant, nous devons démontrer clairement quelles sont les conséquences quand elle est franchie », a-t-elle ajouté.
      Aller au-delà de la rhétorique

      De son côté, Angelina Jolie a rappelé la résolution 2467 adoptée par le Conseil de sécurité l’an dernier.

      « C’était la première à placer les survivantes, leurs besoins et leurs droits au centre de toutes les mesures. Mais les résolutions, les mots sur papier, ne sont que des promesses. Ce qui compte, c’est de savoir si les promesses sont tenues », a dit l’actrice américaine devant les membres du Conseil de sécurité.

      Celle qui est également réalisatrice de films a noté que la résolution 2467 a promis des sanctions, la justice et des réparations pour les victimes et la reconnaissance des enfants nés de viol.

      « Ce sont toutes des promesses qui doivent être tenues. Je vous exhorte donc tous à vous réengager aujourd’hui à tenir ces promesses : aller au-delà de la rhétorique et mettre en œuvre vos décisions », a dit Angelina Jolie.

      « Je vous prie de demander des comptes aux auteurs, d’aborder les causes profondes et structurelles de la violence et de la discrimination sexistes dans vos pays. Et s’il vous plaît, augmentez d’urgence le financement des programmes qui répondent aux besoins de tous les survivants, et en particulier des victimes invisibles - les enfants », a ajouté la star du cinéma qui a fait preuve ces 20 dernière années d’un engagement pour les causes humanitaires, notamment en faveur des réfugiés et des droits des femmes et enfants.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/26635/un-rapport-de-l-onu-s-inquiete-de-l-augmentation-des-violences-sexuell