• « 1300 € par mois » : ce pays européen généralise le revenu universel pour les artistes

    L’Irlande va rendre permanent en 2026 son revenu de base pour les artistes, une aide publique d’environ 1 300 euros par mois qui a déjà transformé le secteur culturel du pays.

    Le revenu universel, une réalité pour les artistes ? L’Irlande a déjà franchi le pas. Après trois ans d’expérimentation, Dublin annonce même la pérennisation de son programme de revenu de base pour les créatifs.
    Un revenu né du chaos du Covid

    Cette idée a émergé pendant la pandémie. En 2020, comme partout ailleurs, la culture irlandaise s’est retrouvée stoppée net : théâtres fermés, concerts annulés, spectacles suspendus, visibilité quasi nulle, etc. Face à l’effondrement des revenus des artistes, un groupe de travail a été mandaté par le gouvernement pour leur proposer une solution durable. Sa recommandation : un revenu de base pour les artistes.

    Le programme « Basic Income for the Arts » a été lancé en 2022. 2 000 artistes et travailleurs culturels ont été sélectionnés au hasard parmi les candidats éligibles pour participer à ce projet pilote financé par l’État. Chacun a reçu 325 euros par semaine, soit environ 1 300 euros par mois, sans condition afin de financer sa pratique artistique.

    De quoi offrir de la stabilité à un secteur souvent précaire. Comme l’expliquait l’ex-ministre de la Culture, Catherine Martin, en 2023, « s’inquiéter de comment remplir son frigo étouffe littéralement la créativité. Ce revenu donne de l’espace pour travailler ». Et c’est mission accomplie à en croire les bénéficiaires. L’artiste Elinor O’Donovan, basée à Dublin, raconte : « Ça a été transformateur pour mon travail et pour mon bien-être en général ».

    Initialement prévu pour trois ans, le programme devait s’arrêter en 2025. Il a finalement été prolongé jusqu’en février 2026, avant de devenir permanent à partir de l’année prochaine, selon le budget 2026 du gouvernement irlandais.

    Un programme permanent et un exemple pour le monde ?

    Le ministre irlandais de la Culture Patrick O’Donovan assume pleinement ce choix politique. Dans un communiqué officiel, il affirme que « ce programme est l’envie du monde entier. C’est une immense réussite pour l’Irlande et nous devons maintenant le rendre durable ». Ainsi, une nouvelle phase d’inscriptions sera mise en place à partir de septembre 2026, avec la possibilité d’étendre le nombre de bénéficiaires si le budget le permet.

    Contrairement à d’autres expérimentations menées en Finlande ou en Allemagne, le revenu irlandais pour les artistes sera désormais inscrit dans la politique culturelle du pays, avec une allocation maintenue autour de 1 300 euros par mois, imposable mais cumulable avec d’autres revenus artistiques.

    Selon une étude indépendante réalisée par Alma Economics pour le gouvernement, le dispositif réduit le stress financier, augmente la production artistique, favorise l’innovation et stimule l’économie via les retombées fiscales. « Ce revenu offre une stabilité qui permet aux artistes de développer leur pratique, d’innover et de contribuer pleinement à la vie culturelle du pays », commente Maura McGrath, la présidente du Arts Council. Reste à voir si d’autres pays européens s’inspireront de cette mesure ô combien bénéfique.

    - Face à la #précarité du monde culturel, l’Irlande a lancé en 2022 un revenu de base pour 2 000 artistes, d’un montant de 325 euros par semaine.
    - Le gouvernement vient d’annoncer que ce dispositif sera pérennisé en 2026 après des résultats jugés très positifs, notamment sur la stabilité financière et la santé mentale des bénéficiaires.
    – Une décision logiquement saluée par le secteur artistique.

    https://www.presse-citron.net/irlande-revenu-universel-artistes-perennisation
    #revenu_universel #rdb #revenu_de_base #Irlande #art #artistes

  • L’#Allemagne a testé et approuvé le revenu de base, mais devrait le remiser

    Pendant trois ans, une centaine de personnes choisies parmi 2 millions de volontaires ont reçu 1 200 euros par mois, sans condition de ressources. Cette expérience vient de livrer ses résultats, qui penchent en faveur du revenu universel. Pourtant, jamais l’Allemagne n’a été aussi loin de l’adopter, explique “Die Zeit”.

    Le mois où son revenu de base a cessé de tomber sur son compte en banque, Samira Korves ne l’a pas tout de suite remarqué. “Je n’avais plus besoin de cet argent”, explique-t-elle. Pendant trois ans, cette professeure de natation a reçu 1 200 euros par mois – comme ça, sans condition. De 2021 à 2024, elle a fait partie d’une expérimentation pour laquelle 2 millions de personnes s’étaient portées candidates. Seuls 122 citoyens ont finalement pu bénéficier de ce revenu mensuel, sous le regard curieux de scientifiques.

    Certes, la somme ne lui manque plus, mais Samira Korves admet qu’elle l’a bien aidée. Quand elle a pu reprendre ses cours après la pandémie, elle a été en mesure de recruter à temps partiel une entraîneuse ainsi qu’une kinésithérapeute. Elle a également investi dans du matériel et dans une plateforme de réservation pour ses clients. Son équipe compte aujourd’hui vingt personnes et opère dans cinq bassins différents.

    Premiers résultats

    Si elle est reconnaissante d’avoir reçu ces sommes sans condition, elle reste néanmoins critique. Elle s’enthousiasme à l’idée de voir des gens réaliser leurs rêves, sans toutefois se départir d’une interrogation :

    “Les autres auraient-ils investi cet argent de manière aussi raisonnable que moi ?”

    C’est la question qu’est censée résoudre l’expérimentation. L’association Mein Grundeinkommen [“Mon revenu de base”] a travaillé de concert avec des scientifiques de l’université de Vienne [en Autriche], de l’Institut allemand de recherche en économie et de l’Institut de recherche [allemand] sur le marché du travail et de l’emploi. Tous les six mois, les participants devaient remplir un questionnaire, l’occasion de raconter leur nouvelle vie avec ce revenu garanti. Quatre ans après le lancement du projet, les résultats sont disponibles.

    Certains sont sans surprise : les participants ont pu davantage économiser, consommer et aider leurs proches. Et selon certains témoignages, le dispositif leur a permis d’être moins anxieux et en meilleure #santé_mentale, en comparaison des membres du groupe témoin.

    Le #revenu_garanti ne pousse pas au farniente

    Un résultat a cependant surpris les scientifiques : “Personne ne s’attendait à voir autant de participants continuer à travailler malgré ce revenu assuré”, indique Susann Fiedler, psychologue comportementale. Après analyse, elle a été frappée de voir qu’aucun d’entre eux n’avait réduit son temps de travail. “Nous avions pourtant tablé sur une baisse de 20 %”, dit-elle.

    Remarquable également, le revenu de base n’a pas modifié la mentalité des participants. Que ce soit leur propension à prendre des risques ou leur allégeance politique, rien n’a changé au fil des ans, note Susann Fiedler :

    “Le revenu de base ne les a pas métamorphosés.”

    L’étude montre plutôt qu’il leur a permis de concrétiser leurs #aspirations. Certains se sont émancipés, d’autres ont investi dans leur activité. “Ils sont nombreux à avoir commencé des études ou à s’être reconvertis”, poursuit la psychologue.

    Le temps de changer de métier

    Bianca Radlbeck, originaire de Bavière, en a profité pour changer de métier. Dès le début du programme, cette soudeuse est partie s’installer à Munich pour faire des études en ingénierie économique. “Le revenu de base m’a énormément aidée”, commence-t-elle. Il lui a permis de louer une chambre en colocation dans l’onéreux quartier de Schwabing, pour environ 1 000 euros par mois. Elle a également pu démissionner de son job alimentaire de serveuse pour avoir plus de temps à consacrer à ses études.

    Aujourd’hui, elle est chef de chantier pour l’extension du réseau de chauffage urbain auprès des services municipaux. “J’ai passé trois mois à chercher chaussure à mon pied, mais sans jamais me faire du souci grâce au revenu de base, c’était génial”, raconte-t-elle. Elle continue d’ailleurs ses études en parallèle :

    “Malgré le revenu de base, on ne devient pas paresseux, j’en suis la preuve.”

    Méthodologie en question

    Pour autant, la méthode qui sous-tend l’étude s’avère plutôt décevante, notamment lorsqu’on se penche sur le #temps_de_travail prétendument inchangé. Les participants disent avoir dormi plus et avoir eu plus de temps libre et de contacts humains.

    Si cela semble contradictoire, c’est que, pour l’étude, le temps de travail ne comptabilise pas uniquement les heures rémunérées. Ce sont les heures perçues comme travaillées par les participants qui comptent. Donc celui qui se met à travailler à temps partiel mais qui étudie et révise ses examens en parallèle, ou qui augmente sa part de travail domestique, déclare le même nombre d’heures, alors que d’un point de vue classique, son temps de travail a diminué.

    “Impossible donc de soutenir que le revenu de base n’a aucune conséquence négative sur le #marché_du_travail”, conclut Dominik Enste, économiste à l’Institut économique allemand. Et 122 personnes, ce n’est pas assez pour tirer des conclusions sur l’ensemble de la population. Pour lui, “le groupe d’étude n’est pas représentatif de la société”. Les participants, âgés de 21 à 40 ans, étaient tous sans enfant, gagnaient entre 1 100 et 2 600 euros par mois avant le lancement du dispositif. Mais selon les organisateurs, ces conditions étaient nécessaires pour obtenir un échantillon homogène.

    Miroir déformant

    Autre miroir déformant, “les participants savaient dès le début que l’expérimentation prendrait fin au bout de trois ans”, ajoute Dominik Enste. Selon lui, personne n’aurait donc sérieusement pu décider de travailler moins à long terme ou de changer fondamentalement de vie. L’argent n’aurait pas été perçu comme une allocation de l’État mais plutôt comme une aubaine inattendue.

    Ça n’empêche pas Bianca Radlbeck de défendre ce dispositif s’il venait à être appliqué à grande échelle. “L’idée me paraît importante, et je pense que notre société y gagnerait”,argue-t-elle. Pour autant, notre époque ne semble pas s’y prêter : au début de l’expérimentation, le chômage était moindre et l’économie se portait mieux. Actuellement, l’État s’endette massivement et doit faire des économies. Un revenu de base financé par de l’argent public paraît d’autant plus utopique.

    “Pas sérieux”

    Kirsten Herrmann espère néanmoins que les résultats de l’étude changeront la nature des débats. Elle qui siège au conseil de direction de l’association Mon revenu de base pense qu’un tel modèle pourrait être généralisé : “Il faudrait augmenter l’impôt sur le revenu des plus aisés, et avec un impôt sur le capital, sur les transactions financières, sans oublier une taxe carbone, ça serait tenable financièrement.”

    En 2023, son association a proposé un simulateur en ligne avec lequel on peut, en quelques clics, restructurer en profondeur l’État providence. Ce qui semble facile en ligne l’est pourtant moins dans la vie réelle. Pour que les calculs tiennent, personne ne doit travailler moins qu’à présent, prendre sa retraite plus tôt, ni, idéalement, prendre une année sabbatique. Les économistes comme Dominik Enste restent sceptiques : “Le financement du modèle n’est pas sérieux.”

    Aucun consensus politique

    Le revenu de base est-il de toute façon encore pertinent ? Voilà plusieurs années qu’il est envisagé avec sérieux et que l’on soupèse ses qualités émancipatrices, mais aujourd’hui, le cœur des débats, c’est plutôt de déterminer si l’on ne pourrait pas travailler davantage.

    [Les conservateurs de] la CDU comme [les socialistes du] SPD sont d’ailleurs à mille lieues de s’occuper du revenu de base. Même [le parti de la gauche radicale] Die Linke, qui a longuement caressé cette idée, a fini par se prononcer contre lors de son congrès. Peu probable donc que, dans un proche avenir, 1 200 euros atterrissent mois après mois sur le compte de quiconque sans la moindre contrepartie.

    https://www.courrierinternational.com/article/economie-l-allemagne-a-teste-et-approuve-le-revenu-de-base-ma

    #rdb #revenu_de_base #revenu_universel #économie #investissement #émancipation

    • Si elle est reconnaissante d’avoir reçu ces sommes sans condition, elle reste néanmoins critique. Elle s’enthousiasme à l’idée de voir des gens réaliser leurs rêves, sans toutefois se départir d’une interrogation :

      “Les autres auraient-ils investi cet argent de manière aussi raisonnable que moi ?”

      Tu reçois de l’argent gratuit, t’as de la chance, tes projets se déroulent bien, et puis tu oublies que l’argent gratuit c’est peut-être ce qui t’a permis d’arriver là où tu es, avec de la chance, et donc, tu conclus que :

      – C’était pas de la chance, c’était uniquement mon talent
      – Les autres, faut pas être généreux avec eux, c’est du gaspillage

      La rage.

  • Study details ‘transformative’ results from L.A. pilot that guaranteed families $1,000 a month

    Some of L.A.’s poorest families received cash assistance of $1,000 a month as part of a 12-month pilot project launched nearly three years ago. There were no strings attached and they could use the money however they saw fit.

    Now, a new study finds that the city-funded program was overwhelmingly beneficial.

    Participants in the program experienced a host of financial benefits, according to an analysis co-authored by University of Pennsylvania and UCLA researchers. Beyond that, the study found, the initiative gave people the time and space to make deeper changes in their lives. That included landing better jobs, leaving unsafe living conditions and escaping abusive relationships.

    “If you are trapped in financial scarcity, you are also trapped in time scarcity,” Dr. Amy Castro, co-founder of the University of Pennsylvania’s Center for Guaranteed Income Research, told The Times. “There’s no time for yourself; there’s no time for your kids, your neighbors or anybody else.”

    The Basic Income Guaranteed: Los Angeles Economic Assistance Pilot, or BIG:LEAP, disbursed $38.4 million in city funds to 3,200 residents who were pregnant or had at least one child, lived at or below the federal poverty level and experienced hardship related to COVID-19. Participants were randomly selected from about 50,000 applicants and received the payments for 12 months starting in 2022. The city paid researchers $3.9 million to help design the trial and survey participants throughout about their experiences.

    Castro and her colleagues partnered with researchers at UCLA’s Fielding School of Public Health to compare the experiences of participants in L.A.’s randomized control trial — the country’s first large-scale guaranteed-income pilot using public funds — with those of nearly 5,000 people who didn’t receive the unconditional cash.

    Researchers found that participants reported a meaningful increase in savings and were more likely to be able to cover a $400 emergency during and after the program. Guaranteed-income recipients also were more likely to secure full-time or part-time employment, or to be looking for work, rather than being unemployed and not looking for work, the study found.

    “Instead of taking the very first job that was available, that might not have been a lasting, good fit for the family, [the participants were] saying, ‘Hold on a minute, I have a moment to sit and think and breathe, and think about where I want my family to be,’ ” said Dr. Stacia West, also a co-founder of the University of Pennsylvania’s Center for Guaranteed Income Research.

    In a city with sky-high rents, participants reported that the guaranteed income functioned as “a preventative measure against homelessness,” according to the report, helping them offset rental costs and serving as a buffer while they waited for other housing support.

    It also prevented or reduced the incidence of intimate partner violence, the analysis found, by making it possible for people and their children to leave and find other housing. Intimate partner violence is an intractable social challenge, Castro said, so to see improvements with just 12 months of funding is a “pretty extraordinary change.”

    People who had struggled to maintain their health because of inflexible or erratic work schedules and lack of child care reported that the guaranteed income provided the safety net they needed to maintain healthier behaviors, the report said. They reported sleeping better, exercising more, resuming necessary medications and seeking mental health therapy for themselves and their children.

    Compared with those who didn’t receive cash, guaranteed income recipients were more likely to enroll their kids in sports and clubs during and after the pilot.
    LOS ANGELES, CA - DECEMBER 28, 2023 - Martha Lopez Dubon, 39, spends a light moment with her daughters Sofia Fuentes, 6, left, and Lizzy Fuentes, 9, while waiting for customers at The Dubon Store in Los Angeles on December 28, 2023. Lopez is a recipient of the Basic Income Guaranteed: Los Angeles Economic Assistance Pilot, or BIG: LEAP. Lopez, an immigrant from Honduras who began selling clothing in the street at the beginning of the pandemic. When Lopez started receiving the $1,000 payments from the BIG: LEAP program in February 2022, she used half to pay rent. She saved the other half, with the goal of opening her own clothing store which she now operates. In 2022, the city of Los Angeles launched the Basic Income Guaranteed: Los Angeles Economic Assistance Pilot, or BIG: LEAP. Through the program, 3,200 low-income people received monthly payments of $1,000 - and there were no restrictions on how the money could be spent. (Genaro Molina/Los Angeles Times)

    Los Angeles resident Ashley Davis appeared at a news conference Tuesday about the study findings and said that her health improved because she could afford to buy fruits, vegetables and smoothies. Before, she was pre-diabetic and “my cholesterol was going through the roof,” Davis said.

    “I was neglecting my own needs,” said Davis, who described herself as a single mother of a special-needs child. She switched careers and is now studying to be a nurse, she said.

    Abigail Marquez, general manager of the Community Investment for Families Department, which helped oversee BIG:LEAP, said she’s spent 20 years working on various anti-poverty programs.

    “I can say confidently that this is by far the most transformative program,” Marquez said.

    BIG:LEAP was one of the largest of more than 150 guaranteed-income pilot programs launched nationwide in recent years. The program was funded through the city budget and included $11 million that city leaders moved from the Police Department budget in response to nationwide protests after the murder of George Floyd by a Minneapolis police officer in 2020.

    Despite the positive research findings, programs like BIG:LEAP have raised concerns among some taxpayer groups.

    “It’s simply wrong for the city government to take tax dollars earned and paid by people who are trying to pay their own bills and transfer that money to other people chosen by the government to receive it,” the Howard Jarvis Taxpayers Assn. said in a statement. “Guaranteed-income programs are appropriately funded voluntarily by charitable organizations and foundations, not forcibly through the tax code.”

    Councilmember Curren Price, whose South Los Angeles district includes some of the city’s most impoverished neighborhoods, introduced a motion Tuesday to continue a version of the pilot with a focus on people in abusive relationships and young adults in need of mental health and emotional support.

    Price said he would contribute $1 million toward the next phase from his council funds. Councilmember Hugo Soto-Martinez also pledged $1 million.

    Beyond that, it’s not clear where the next round of funding would come from. Price expressed hope the city would continue to support the effort through the general budget.

    “I don’t know how realistic it is that it’s going to be $40 million again,” Price said. “But I think it’s realistic that we could receive something.”

    https://www.latimes.com/california/story/2024-07-31/study-details-what-happened-when-la-residents-were-guaranteed-1000-dollars-

    #revenu_de_base #rdb #revenu_universel #ça_marche #pauvreté #efficacité #Los_Angeles #USA #Etats-Unis #lutte_contre_la_pauvreté #argent #temps

    ping @karine4

    • Report: Landmark guaranteed income program in City of Los Angeles produces “overwhelmingly positive” results

      Groundbreaking study demonstrates impact of direct cash over a 12-month period, showing increased ability of recipients to exit intimate partner violence, decreased food insecurity, and improved quality of life across a number of additional domains.

      Philadelphia, PA — City of Los Angeles residents who received $1000 monthly cash payments for a year as part of the Basic Income Guaranteed: Los Angeles Economic Assistance Pilot (BIG:LEAP) program reported positive trends in financial well-being, food security, intimate partner violence, parenting, sense of community, and reduced fear of community violence.

      “BIG:LEAP participants experienced overwhelmingly positive outcomes with the infusion of unconditional cash,”write the authors of a new report produced by the Center for Guaranteed Income Research (CGIR) at Penn’s School of Social Policy & Practice (SP2), in partnership with The University of California, Los Angeles (UCLA) Fielding School of Public Health.

      The program provided a guaranteed income (GI) to 3,200 households living in deep poverty within Los Angeles, California, the second largest and most unaffordable city in the country. Implemented by the city’s Community Investment for Families Department (CIFD) and supported by the city’s general fund with investments from local council district leaders, BIG:LEAP serves as an example of a government-led direct cash program executed at a large scale with public resources and infrastructure.

      According to the report’s authors, BIG:LEAP marks a number of milestones — the first large-scale randomized controlled trial of unconditional cash positioned to determine how much change can occur in recipients’ lives within a 12-month period, the largest GI study that has concluded since the U.S. government’s experiments with income tax in the 1960s and 1970s, and the first GI study since the 1970s to consider intimate partner violence and community violence.

      “The City of Los Angeles is working urgently to provide Angelenos with economic opportunities and resources in our efforts to alleviate poverty throughout L.A. These are encouraging results and I’m looking forward to expanding this program in more stable economic times. We must continue to implement creative solutions to the challenges we face and I look forward to continuing that work with locked arms,” says City of Los Angeles Mayor Karen Bass.

      Michael D. Tubbs, founder of Mayors for a Guaranteed Income (MGI), says, “Every day, folks are working hard and doing their part, yet still falling short. Guaranteed income gives them the flexibility to meet their families’ needs and the stability to reach for a better future.” MGI is a coalition of over 125 mayors committed to advancing a federal guaranteed income.

      Part of a series of CGIR publications collectively named The American Guaranteed Income Studies, the report found that despite extreme financial pressures and profound effects of the COVID-19 pandemic, recipients benefited from GI in several ways over the duration of the program:

      - Improved safety and autonomy — GI recipients reported reduced severity and frequency of intimate partner violence (IPV), with recipients using GI to prevent and exit circumstances of IPV.
      - Strengthened sense of community — GI recipients were considerably more likely to report reduced fear of neighborhood violence and increased positive interactions with neighbors.
      - Improved financial well-being — GI recipients demonstrated a significantly increased ability to cover a $400 emergency compared to the control group.
      - Enhanced food security — GI recipients showed a notable decrease in food insecurity and an increase in health-promoting behaviors.
      – Increased enrichment for children — Compared to those in the control group, parents receiving GI were significantly more likely to maintain their children’s extracurricular activities and reported more time for parenting.

      “In Los Angeles, a city of extreme wealth and extreme poverty, the opportunities for upward economic mobility can seem out of reach,” write the researchers, Drs. Bo-Kyung Elizabeth Kim, Amy Castro, Stacia West, and colleagues. “BIG:LEAP, the largest GI program at its time of launch, represented a bold and significant investment to provide economic security and a solid foundation for mobility to a diverse group of caregivers with children.”

      Los Angeles City Councilmember Curren Price proposed the pilot in 2021. “Through this program, we witnessed transformation beyond measure. BIG:LEAP didn’t just help Angelenos address health issues, school expenses, childcare, or emergency needs; it empowered participants to start businesses, move into their own homes, and reclaim hope from despair,” says Price. “The undeniable impact of programs like BIG:LEAP speaks volumes—it has the power to rewrite destinies and is vital for a brighter future.”

      Adds Council President Pro-tem Marqueece Harris-Dawson, “The BIG:LEAP program offers significant change for some and life-altering benefits for others. The data underscores its effectiveness and success in improving health and wellbeing, and stability for all who participated.”

      To qualify, participants were required to be at least 18 years old, have at least one dependent within the household or be expecting a child, be financially or medically impacted by COVID-19, and fall below the federal poverty threshold. Researchers measured participant impact against a randomized control group of 4,992 other residents who did not receive payments, though both study groups were compensated for completing surveys and interviews.

      One participant commented, “[BIG:LEAP] saved my life really … I’d probably be living on the streets. I probably would have had my kids taken … it gave me a sense of security instead of always wondering if I’m gonna be able to get money for the next meal.”

      The researchers say the study’s “remarkable” results suggest GI programs could serve as critical and commonsense approaches to supporting families and communities. “As the country, led by individual municipalities and innovative … leaders, moves toward shoring up the porous social safety net, GI appears to be an effective strategy to promote overall health and well-being,” the authors write.

      About the Center for Guaranteed Income Research

      The Center for Guaranteed Income Research (CGIR) is an applied research center specializing in cash-transfer research, evaluation, pilot design, and narrative change. CGIR provides mixed-methods expertise in designing and executing empirical guaranteed income studies that work alongside the existing safety net. Headed by its founding directors, Drs. Amy Castro and Stacia West, CGIR is housed at the School of Social Policy & Practice at the University of Pennsylvania.

      About Penn’s School of Social Policy & Practice (SP2)

      For more than 110 years, the University of Pennsylvania School of Social Policy & Practice (SP2) has been a powerful force for good in the world, working towards social justice and social change through research and practice. SP2 contributes to the advancement of more effective, efficient, and humane human services through education, research, and civic engagement. The School offers five top-ranked, highly respected degree programs along with a range of certificate programs and dual degrees. SP2’s transdisciplinary research centers and initiatives — many collaborations with Penn’s other professional schools — yield innovative ideas and better ways to shape policy and service delivery. The passionate pursuit of social innovation, impact, and justice is at the heart of the School’s knowledge-building activities.

      https://sp2.upenn.edu/report-landmark-guaranteed-income-program-in-city-of-los-angeles-produces
      #sécurité_alimentaire #alimentation #autonomie #sécurité #bien-être

      #rapport

    • #Center_for_Guaranteed_Income_Research

      The Center for Guaranteed Income Research (CGIR) is an applied research center specializing in cash-transfer research, evaluation, pilot design, and narrative change. We provide mixed-methods expertise in designing and executing empirical guaranteed income studies that work alongside the existing safety net. CGIR’s team, headed by its Founding Directors, Dr. Amy Castro and Dr. Stacia West, led the design and research for the Stockton Economic Empowerment Demonstration (SEED), and currently serve as the centralized research partners for Mayors for a Guaranteed Income (MGI). Dr. Castro and Dr. West have 20 combined years of experience in research, advocacy, and social work practice on economic justice, asset building, and cash-transfers.

      https://www.penncgir.org
      #justice_économique

  • Report: Arlington’s first guaranteed income pilot boosted quality of life for poorest residents

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    En résumé:
    Employment INCREASED by 16%, and their incomes from paid work INCREASED by 37%. The control group saw no such gains.
    https://hachyderm.io/@scottsantens/111890582659889973

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    Results from Arlington’s first guaranteed income pilot reveal that an additional $500 per month significantly enhanced the quality of life for impoverished families.

    Parents with children under 18, earning less than $46,600 annually, reported that the additional $500 monthly helped them obtain better-paying jobs, address basic needs and improve their overall well-being, according to a new report by the Arlington Community Foundation (ACF), the local nonprofit that oversaw the pilot.

    Moreover, the monthly payments enabled individuals to invest in certifications and educational advancement and tackle their medical bills, credit card debt and student loans.

    Between September 2021 and last December, ACF provided the monthly stipend to families earning 30% of the area median income so they could continue living in Arlington, which is known for having some of the highest living costs in the nation.

    The pilot sought to challenge the stigma associated with guaranteed income, which grants a minimum income to those who do not earn enough to support themselves. It drew inspiration from similar programs in Stockton, California, and Jackson, Mississippi.

    In the long term, Arlington’s Guarantee is meant to persuade state and federal lawmakers to implement some form of guaranteed income. This is not to be confused with universal basic income, another touted policy reform that guarantees income to people regardless of their eligibility for government assistance or their ability to work.

    Findings from the pilot come on the heels of a separate report, which found that more than half of families living in South Arlington cannot afford basic food, housing, medical and childcare expenses, compared to just 15% of families in North Arlington. ACF noted that most guaranteed income pilot participants reside in South Arlington.

    While private donations and philanthropy fully funded the $2 million program, Arlington County’s Department of Human Services (DHS) helped select, track and evaluate participants.

    DHS randomly chose 200 households to receive $500 a month and created a control group with similar demographics and income levels, which did not receive stipends, to compare the results. Most (53%) of participants identified as Black or African-American, followed by people who identify as white (23%). Thirty percent identified as Hispanic or Latino and 70% as non-Hispanic.

    With the extra $500 a month, most participants reported putting the money toward groceries, paying bills, buying household essentials, rent and miscellaneous expenses including car repairs.

    Individuals who received the stipend reported increasing their monthly income by 36%, from $1,200 to $1,640, compared to the control group, whose income only rose 9%. ACF says the extra cash gave participants breathing room to make investments that could improve their job prospects.

    “Rather than working overtime or multiple jobs to meet basic needs, some participants reported using the time to pursue credentials… that could lead to a higher-paying job or starting their own business,” ACF said. “Other participants indicated that Arlington’s Guarantee helped them pursue better-paying jobs by allowing them to purchase interview clothes or cover the gap between their old and new jobs.”

    By the end of the study, nearly three-quarters of participants who received a guaranteed income reported improved mental and physical well-being and an increased sense of control, compared to the control group.

    “It’s a mental thing for me. Just the fact that I knew that I had an income coming, it helped me not have panic attacks,” said one participant. “I knew I could have food for the kids and pay the bills. It allowed me to use my time to be wise about money and not stressed about money.”

    Still, most participants reported they still could not cover an unexpected $400 expense from their savings and said they would need to borrow money, get a loan or sell their belongings in case of an emergency. Income, food and housing insecurity were most acute among undocumented immigrants and those who were once incarcerated.

    Arlington County is not the only locality in Northern Virginia experimenting with a guaranteed income program. Last year, Fairfax County also supported a guaranteed income pilot, offering a monthly stipend of $750 to 180 eligible families over 15 months.

    Although the Arlington County Board signed a resolution imploring state and federal lawmakers to implement a guaranteed income program, neither it nor Fairfax County has indicated that a permanent version of these programs would be implemented locally.

    Meanwhile, ACF said it has been engaging state lawmakers about the prospect of restoring the child tax credit, which expired in 2021, to help raise families out of poverty.

    “This expanded federal CTC in 2021 was a game changer: it reduced child poverty by 46% by lifting 3.7 million children out of poverty before it was allowed to lapse in 2022,” the report said. “This was effectively a trial of guaranteed income policy by the federal government.”

    The U.S. House of Representatives recently passed legislation to expand this credit, which has headed to the Senate for a vote. The tax credit offers a break of up to $2,000 per child, with potentially $1,600 of that being refundable. If signed into law, it would incrementally raise the tax credit amount of $100 annually through 2025.

    Democrats in the Virginia General Assembly, meanwhile, have proposed establishing a child tax credit that would extend until 2029. A House of Delegates subcommittee voted yesterday to delay consideration of the bill until next year.

    https://www.arlnow.com/2024/02/06/report-arlingtons-first-guaranteed-income-pilot-boosted-quality-of-life-for-

    #rdb #revenu_de_base #revenu_garanti #qualité_de_vie #réduction_de_la_pauvreté #travail #Arlington #USA #Etats-Unis #statistiques #chiffres

  • Così la fine del #reddito_di_cittadinanza colpisce le donne vittime di violenza

    Secondo l’Istat il 38% delle donne inserite in un percorso di uscita dalla violenza ha subìto anche violenza economica e il 60% non ha autonomia finanziaria. Molte di loro per ricominciare avevano fatto ricorso al Rdc: adesso non ne usufruiranno più. I percorsi protetti sono rischio ed è possibile che tornino dal partner maltrattante

    Quando ha lasciato il marito che la picchiava, Alessia aveva sei figli da mantenere. Lavorava ma ha scelto di licenziarsi per mettersi in sicurezza. Arrivare a fine mese era difficile, soprattutto in una città costosa come Roma. Così è finita in una casa rifugio per donne vittime di violenza. Ha fatto domanda per ricevere il reddito di cittadinanza, che dopo qualche mese le è stato riconosciuto: insieme agli assegni familiari, arrivava a prendere circa 1.600 euro al mese. Con i soldi messi da parte, Alessia (il nome è di fantasia, come gli altri di questo articolo) si è poi trasferita con i figli in un piccolo paese nel Sud Italia: ha trovato un nuovo lavoro, e questo le ha permesso di ricominciare.

    Dal primo gennaio 2024 il reddito di cittadinanza verrà definitivamente sospeso, e questo rischia di compromettere i percorsi di uscita dalla violenza di molte donne. “Grazie al reddito di cittadinanza molte donne hanno lasciato il maltrattante e hanno trovato il coraggio di iniziare una nuova vita”, spiega Federica Scrollini, operatrice del centro antiviolenza BeFree di Roma. “Quel sostegno economico è stato volàno per la ricerca di una nuova autonomia che comprende casa, lavoro, cura di stesse e dei figli. Senza questa base di partenza, molti percorsi di fuoriuscita dalla violenza non vedranno la luce. D’altronde, con un mercato del lavoro in asfissia, i servizi sociali ridotti dall’osso e l’ennesima crisi economica alle porte, dove possiamo andare senza soldi?”.

    Secondo l’Istat il 38% delle donne inserite in un percorso di uscita dalla violenza ha subìto anche violenza economica. Il 60% non ha autonomia finanziaria, quota che sale al 69% se si considera la fascia tra i 18 e i 29 anni. Alcune di loro per ricominciare hanno fatto ricorso al reddito di cittadinanza, che da gennaio 2024 sarà sostituito dall’assegno di inclusione, concesso a tutte le famiglie con un minore, una persona con disabilità o con più di 60 anni, oppure con componenti svantaggiati inseriti in programmi di cura e assistenza certificati dalla pubblica amministrazione. L’importo è fino a 6mila euro l’anno, 500 al mese, più un contributo affitto di 3.360 euro l’anno, 280 al mese: il totale è di un massimo di 780 euro al mese, l’equivalente del reddito di cittadinanza. La misura prevede alcune agevolazioni per le donne vittime di violenza: nel conteggio dell’Isee, le donne potranno costituire nucleo familiare indipendente da quello del marito, e non avranno l’obbligo di partecipare percorsi di inclusione lavorativa, né di accettare le proposte di lavoro eventualmente offerte. “Il problema è che l’assegno esclude di fatto le donne che non hanno figli a carico, anche se si trovano in una situazione di difficoltà economica”, denuncia l’organizzazione ActionAid.

    Per le donne che non hanno figli, dal primo settembre c’è la possibilità di richiedere il supporto per la formazione e lavoro, pensato per le famiglie con una persona in grado di lavorare (i cosiddetti “occupabili”). Questo sussidio però è molto più ridotto -350 euro al mese- ed è vincolato alla partecipazione a progetti di formazione e di accompagnamento al lavoro individuati dal governo. Il limite massimo di Isee per ottenerlo, inoltre, è stato abbassato a 6mila euro, molto meno rispetto ai 9.360 euro del reddito di cittadinanza: gli “occupabili” che si trovano nella fascia intermedia restano senza aiuti. ActionAid ha lanciato quindi una petizione per chiedere al governo di garantire reddito, lavoro e autonomia abitativa affinché le donne non ricadano nella violenza.

    “Nei nostri servizi ci sono diverse donne che ancora ricevono il reddito di cittadinanza”, afferma Simona Lanzoni, vicepresidente della fondazione Pangea e coordinatrice della rete nazionale antiviolenza Reama, che ha aperto lo sportello Mia Economia sulla violenza economica. “Da gennaio rischiano di perdere quella sicurezza economica: ancora non sappiamo che cosa succederà. Comunque il reddito di cittadinanza non era una misura risolutiva: è utile in una fase iniziale, ma poi oltre quello che cosa c’è? In Italia mancano i sostegni al lavoro”.

    Lo sa bene Mara, brasiliana, arrivata in Italia da giovane. Per molti anni è stata vittima di violenza in ambito familiare, e ha anche subìto un abuso sessuale. Poi c’è stata la denuncia alla polizia: quando è arrivata in casa rifugio, aveva quasi cinquant’anni e non aveva niente in mano. Sono state le operatrici ad aiutarla a fare domanda per il reddito di cittadinanza: percepiva circa 700 euro al mese, e così si è sentita pronta a intraprendere un tirocinio, che da solo non le avrebbe garantito un guadagno sufficiente a sopravvivere. Dalla casa rifugio è passata alla casa di semi-autonomia: il tirocinio si è trasformato in un’assunzione, anche se a tempo determinato. Il contratto però le viene rinnovato di mese in mese, e il compenso non è sufficiente a pagare un affitto. Così Mara sta pensando di tornare in Brasile.

    Un altro strumento pensato per aiutare le donne che escono da una situazione di violenza e si trovano in condizione di povertà è il reddito di libertà: istituito nel 2020, consiste in un contributo economico di 400 euro al mese per un massimo di dodici mesi. Per il periodo tra il 2020 e il 2022 la misura è stata finanziata con 12 milioni di euro, a cui si aggiungono 1,8 milioni per il 2023: in tutto ne hanno potuto beneficiare meno di 3mila donne, un numero molto ridotto se si considera che secondo l’Istat ogni anno sarebbero circa 21mila le persone che avrebbero i requisiti per accedervi. In più non sono state adottate linee guida nazionali per valutare lo stato di bisogno delle richiedenti e oggi vige il principio del “chi prima arriva meglio alloggia”: le donne possono fare domanda e risultare idonee, ma una volta finiti i fondi non otterranno comunque il contributo.

    “Abbiamo molte donne che aspettano di ricevere il reddito di libertà”, spiega Mariangela Zanni, presidente del Centro Veneto Progetti Donna e consigliera dell’associazione nazionale Donne in rete contro la violenza(D.i.Re), che in Italia raccoglie più di cento centri antiviolenza e più di 50 case rifugio. “Si tratta di una misura importante, ma i finanziamenti sono pochi e le liste di attesa sono lunghe”.

    La violenza economica continua così ad essere uno dei principali strumenti di controllo sulla donna da parte del maltrattante. “La privazione del salario, l’impedimento di lavorare, l’obbligo a prendersi cura da sole dei figli, impedisce a molte donne che subiscono violenza di avere un’autonomia economica”, conclude Anita Lombardi, operatrice dello sportello di orientamento al lavoro del centro antiviolenza Casa delle donne di Bologna. “Per questo tutti gli strumenti che danno un sostegno economico, a partire dal reddito di cittadinanza fino al reddito di libertà, sono importanti affinché venga assicurato a queste donne il diritto a progettare la propria vita in libertà e autonomia”.

    https://altreconomia.it/cosi-la-fine-del-reddito-di-cittadinanza-colpisce-le-donne-vittime-di-v

    #revenu_de_Base #rdb #revenu_universel #Italie #femmes #violence_domestique #VSS #violences_sexuelles #violence_économique #autonomie_financière #autonomie #reddito_di_libertà

  • Un an de revenu universel en Espagne : un sentiment d’inachevé

    La question de la mise en place d’un revenu universel s’invite régulièrement dans les débats. Son introduction en France constituait d’ailleurs une des mesures phares du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2017, Benoît Hamon. Depuis, une ébauche en a été proposée en Espagne, durant le premier confinement, par le gouvernement de Pedro Sanchez. Un an après l’introduction du dispositif, qui devait concerner dans un premier temps les moins fortunés, un article publié dans The Conversation Espagne en dresse un bilan mitigé, le premier texte semblant avoir été largement improvisé.

    Si la route de l’enfer est pavée de bonnes intentions, l’incontinence réglementaire des gouvernements constitue souvent la carrière d’où sont extraits les pavés.

    Fin mai 2020, plongée dans une pandémie mondiale sans précédent, la société espagnole a accueilli à bras ouverts l’annonce par le gouvernement d’une mesure visant à lutter contre l’extrême pauvreté et l’exclusion sociale, sous le slogan « que nadie se quede atrás » (que l’on peut traduire en « que personne ne reste sur la touche »).

    Un an plus tard, à ces bonnes intentions répond la frustration de plus d’un demi-million de personnes dans le besoin qui, à ce jour, ne peuvent toujours pas accéder à la prestation.
    La naissance pleine d’espoir de la mesure

    Avec le décret-loi royal 20/2020 du 29 mai 2020, le revenu vital minimum (RVM), une prestation économique pour l’intégration des personnes en situation de vulnérabilité économique et sociale, a été approuvé. En Espagne, ce type de mesure décidée par l’exécutif intervient en seconde position dans la hiérarchie des normes, derrière les lois votées par le parlement.

    Pour agir, le gouvernement s’appuyait notamment sur l’article 41 de la Constitution espagnole qui reconnaît le droit à la sécurité sociale. Le RVM devait apporter une réponse urgente aux cas de pauvreté et d’exclusion dont les chiffres dépassaient déjà la moyenne de l’Union européenne avant la crise sanitaire, qui a par la suite aggravé la situation. Le Conseil européen alertait d’ailleurs sur ce point dans sa recommandation de 2019 sur le programme national de réforme.

    Le droit à l’assistance sociale reste d’ailleurs un droit de l’homme internationalement reconnu, d’autant plus que l’objectif de développement durable 1.3 des Nations unies exhorte les États à mettre en œuvre des systèmes de protection sociale universelle.

    Cette prestation a été conçue, d’après le décret-loi royal, comme un « outil pour faciliter le passage des individus de l’exclusion sociale imposée par l’absence de ressources à une situation dans laquelle ils peuvent s’épanouir pleinement dans la société ».

    À cette fin, l’objectif était de garantir un revenu minimum en fonction du nombre de membres du foyer. Celui-ci serait de plus compatible avec les dispositifs prévus par chacune des administrations autonomes, faisant ainsi office de prestation plancher.

    Dans le même temps, des mécanismes complémentaires ont été introduits pour favoriser l’intégration sociale, tels que la possibilité de cumuler la prestation avec des revenus issus d’un travail dans certains cas, l’obligation de participer aux programmes d’inclusion du gouvernement, ou celle de s’inscrire comme demandeur d’emploi avec le reste des membres de l’unité de cohabitation. Était aussi prévue la mise en place de mesures incitant les entreprises à embaucher des bénéficiaires du RVM.
    Une mise en œuvre mouvementée

    Depuis son entrée en vigueur, le règlement a été validé par les députés mais aussi modifié à cinq reprises, pour des aspects liés aussi bien à la procédure qu’à son régime juridique et à son application, ce qui traduit en creux un haut degré d’improvisation dans l’approbation du texte initial.

    La dernière réforme en profondeur, introduite par le décret-loi royal 3/2021, le reconnaît dans son exposé des motifs :

    « La période de mise en œuvre de la prestation, depuis son entrée en vigueur, a mis en évidence la nécessité d’améliorer certains de ses aspects afin de permettre la couverture du plus grand nombre de personnes et de pouvoir inclure certaines situations qui, avec la réglementation actuelle, échappent au dispositif ou ne sont pas incorporées de façon satisfaisante ».

    Ces difficultés apparaissent de façon encore plus évidente si l’on regarde les chiffres avancés par un communiqué de presse du ministère de l’Inclusion, de la sécurité sociale et des migrations en date du 18 mars 2021 :

    Sur les 1 150 000 demandes valides reçues, plus de 800 000 ont été traitées. Parmi celles-ci, 600 000 ont été rejetées, 210 000 ont été approuvées et 62 000 sont en cours de rectification. Il convient toutefois de garder à l’esprit que quelque 75 000 personnes se sont vues intégrer d’office dans le dispositif parce qu’il s’agissait de bénéficiaires de revenus minimaux régionaux qui remplissaient déjà toutes les conditions d’accès à la prestation. Par conséquent, l’aide approuvée sur demande ne concernerait à cette date que 135 000 personnes. Même en comptant toutes les demandes approuvées (210 000), cela ne représente que 25 % des demandes traitées.

    - Les ménages ou unités de cohabitation sont composés en moyenne de 2,77 personnes et la prestation moyenne accordée par ménage ou unité de cohabitation est de 460 euros.

    - Plus de 70 % des bénéficiaires de prestations sont des femmes.

    – Quarante-trois pour cent des personnes vivant dans des ménages bénéficiant du RVM sont des mineurs, et près de 70 % des unités de cohabitation comptent au moins un mineur.

    Comme nous pouvons le constater, les données ne traduisent pas seulement la complexité de l’accès ou des critères d’éligibilité serrés. Elles montrent aussi que la pauvreté et la vulnérabilité sociale touchent principalement les femmes et les personnes âgées. Cela devrait rappeler au législateur que le déploiement du dispositif devrait faire la part belle aux problématiques de genre de l’enfance.
    Les nouveaux amendements comme reflet de ses lacunes

    Jusqu’à présent, les cinq réformes entreprises ne semblent pas suffisantes et différentes propositions ont été avancées ces derniers mois pour améliorer encore la réglementation. Cela se ferait désormais sous forme de loi.

    D’une part, le syndicat UGT considère qu’une réforme structurelle plus large serait nécessaire. En ce sens, il propose d’abaisser de l’âge d’accès à 18 ans, de considérer la situation de vulnérabilité au moment de la demande sur la base des revenus déclarés, de mettre un place un accès automatique au RVM une fois que toutes les allocations de chômage ont été épuisées. Il demande aussi à ce que la certification de la situation de vulnérabilité qui détermine l’accès au dispositif fasse l’objet d’une gestion publique directe.

    Néanmoins, le syndicat avertit également que, malgré ces réformes prioritaires, le RVM continuerait de présenter une série de limites qui le rendent incapable de répondre aux situations de grande pauvreté.

    De son côté, Unidas Podemos a déposé 12 amendements, appelant à supprimer de la nécessité de prouver une résidence légale, continue et ininterrompue d’au moins un an en Espagne pour les demandeurs de protection internationale, les émigrants espagnols de retour au pays, les mineurs vivant dans des foyers en situation irrégulière ou les victimes de la traite ou de violences de genre.

    Le parti propose également l’exclusion des prestations pour charges de famille dans le calcul du revenu, la réduction de l’exigence d’une unité de cohabitation indépendante à deux ans pour les personnes de moins de trente ans, ainsi que la révision de l’échelle des paliers pour le calcul de la prestation afin qu’elle n’implique pas un désavantage comparatif pour les familles monoparentales ayant quatre enfants à charge ou plus.

    En résumé, depuis le débat théorique initial sur le revenu de base universel en tant que mécanisme permettant de garantir une reconnaissance de base à tous les membres de la société sans autres exigences, jusqu’à la réalité actuelle du RVM, un fossé existe entre ce qui a été promis et ce qui a été finalement convenu.

    https://theconversation.com/un-an-de-revenu-universel-en-espagne-un-sentiment-dinacheve-163595
    #revenu_universel #revenu_de_base #rdb #Espagne

  • La garantie d’emploi, un outil au potentiel révolutionnaire | Romaric Godin
    http://www.contretemps.eu/chomage-economie-garantie-emploi-depassement-capitalisme

    L’ouvrage de Pavlina Tcherneva qui inaugure la collection « Économie politique » avance une proposition qui peut paraître a priori insensée : fournir à tous les citoyens qui le souhaitent un travail rémunéré, permettant de vivre décemment. Tout l’intérêt de son propos est de montrer que, précisément, cette proposition n’a rien d’insensé, mais qu’elle est parfaitement réalisable pour peu que l’on se libère de certaines certitudes qui ne sont que des constructions politiques. L’idée que le chômage soit le mode d’ajustement « normal » de l’économie est déjà un choix politique remarquablement déconstruit par l’autrice. Source : (...)

  • BALLAST | Revenu de base ou salaire à vie ? (1/2)
    https://www.revue-ballast.fr/revenu-de-base-ou-salaire-a-vie-1-2

    Le reve­nu de base est incon­di­tion­nel. À la fois au sens où on y a droit quels que soient ses reve­nus d’autres sources — c’est l’universalité ou l’absence de contrôle des res­sources —, et au sens où on y a droit même si on refuse un emploi ou renonce volon­tai­re­ment à celui qu’on occupe — c’est l’absence de contre­par­tie. La pre­mière incon­di­tion­na­li­té per­met d’accepter de tra­vailler pour une rému­né­ra­tion moindre ; la seconde per­met d’exiger une rému­né­ra­tion plus éle­vée. Celui qui pré­dit une baisse des rému­né­ra­tions et celui qui en pré­dit la hausse peuvent donc avoir tous deux rai­son, mais pas pour les mêmes acti­vi­tés. Des stages, des emplois riches en for­ma­tion ou en pers­pec­tives, des occu­pa­tions gra­ti­fiantes (comme indé­pen­dant, en par­te­na­riat ou en coopé­ra­tive) peuvent être ren­dus viables par le fait que leur faible rému­né­ra­tion pécu­niaire est cumu­lable avec le reve­nu de base. En revanche, un tra­vail peu for­ma­tif effec­tué dans des condi­tions phy­siques ou humaines dégra­dantes devra être payé davan­tage pour conti­nuer à trou­ver des tra­vailleurs sus­cep­tibles de l’occuper durablement.

    #rdb

  • Usbek & Rica - « Si on ne veut pas sacrifier une génération entière, il faut expérimenter un revenu garanti »
    https://usbeketrica.com/fr/article/si-on-ne-veut-pas-sacrifier-une-generation-entiere-il-faut-experimenter

    Par exemple, le revenu minimum d’insertion, lorsqu’il a été créé en 1988, était l’équivalent de 50 % du SMIC, parce que le législateur pensait à l’époque que c’était à peu près ce qu’il fallait pour vivre correctement, et qu’en même temps ce n’était pas trop proche du niveau du SMIC pour ne pas « décourager » les gens à travailler – une idée reçue totalement fausse, mais c’est un autre sujet. Au fil des années, le SMIC a augmenté un petit peu mais le RSA est resté au même niveau, à tel point qu’il n’est plus qu’à 40 % du SMIC aujourd’hui. Les bénéficiaires du RSA se sont mécaniquement paupérisés par rapport aux gens qui travaillent. C’est un décrochage lent et inexorable. La crise doit nous faire prendre conscience de l’urgence de réformer ce système pour qu’il protège vraiment tout le monde en cas d’accident – qu’il s’agisse d’un accident personnel de santé ou de privation d’emploi, ou bien d’un accident collectif massif comme celui que l’on vient de vivre.

    #RDB

  • #Pauvreté en #France. Les jeunes et l’#Outre-mer en première ligne

    Le #rapport publié par l’#Observatoire_des_inégalités montre que 5,3 millions de Français vivent sous le seuil de 885 € par mois. Et la #crise_sanitaire, prévient l’organisme, va aggraver la situation.

    L’observatoire des inégalités, un organisme indépendant fondé à Tours en 2003, surveille en permanence les données statistiques du pays et s’intéresse aux « grandes évolutions structurelles ». La deuxième édition (2020-2021) du rapport bi-annuel sur la pauvreté en France qu’il publie ce jeudi 26 novembre dresse un constat alarmant, en particulier pour la jeunesse et les territoires d’Outre-mer. Dans un contexte marqué par l’épidémie de Covid-19, dont les conséquences échappent encore à ce diagnostic.

    « En 2020, la récession atteindra des niveaux inégalés depuis la dernière guerre mondiale. Nous allons en payer les dégâts avec une progression attendue dévastatrice du chômage », prévient Louis Maurin, directeur de l’Observatoire. Quel sera son impact : « 500 000 personnes pauvres de plus ? Un million ? On n’en sait rien » dit-il, alors que la majorité des données exploitées ont été collectées avant 2020. Et que les effets de la crise sanitaire « ne pourront se mesurer qu’en 2022 ».

    5,3 millions de pauvres en France

    Le pays compte 5,3 millions de pauvres « si l’on prend en compte le seuil de 50 % du niveau de vie médian (1 770 € par mois) », retenu par l’observatoire. C’est 8,3 % de la population totale. « La pauvreté est plus répandue qu’il y a 15 ans, la hausse s’est faite entre 2002 et 2012, avec 1,3 million supplémentaire (+ 35 %) », détaille Anne Brunner, codirectrice du rapport.Au total 6,3 millions de personnes vivent avec au maximum 934 € par mois pour une personne seule. Ce qui correspond au seuil des 10 % les plus pauvres. Et en moyenne ce dixième dispose de seulement 735 €.

    Les Français sans activité plus exposés

    Près de la moitié des personnes pauvres sont inactives, à la retraite ou au foyer. L’autre est composée de salariés, d’étudiants. Un chômeur sur quatre vit sous le seuil de pauvreté. La moitié des personnes pauvres vit en couple, un quart seules, un autre quart au sein de familles monoparentales.

    Lors d’une séparation, une famille sur cinq bascule dans la pauvreté. Le taux de pauvreté des femmes est légèrement supérieur à celui des hommes 52,7 % contre 47,3 % : un « reflet du poids financier des enfants sur leur niveau de vie », indique l’observatoire. Les immigrés seraient trois fois plus exposés, selon les dernières données disponibles datant de 2015.

    Les enfants et les jeunes plus touchés

    En France, un enfant sur dix grandit dans une famille pauvre. La moitié des pauvres ont moins de 30 ans, 20 % sont étudiants, un tiers sont des enfants et des adolescents. Les 18-29 ans sont les plus touchés. « Cette tranche d’âge est vulnérable à la crise économique qui suit la crise sanitaire », appuie Louis Maurin, directeur de l’Observatoire.

    Les Outre-mer en tête des territoires les plus pauvres

    Les données de l’Insee, publiées au cours de l’été et mentionnée par le rapport sont édifiantes. À Mayotte, 77 % de la population se situe sous le seuil de 60 % du niveau de vie médian ; 53 % en Guyane. À la Réunion, un quart des habitants vivent avec moins de 867 € par mois. Et en Martinique, les 10 % les plus pauvres vivent avec moins de 630 € mensuels.

    Parmi les villes qui comptent plus de 20 000 habitants, cinq communes de la Réunion en tête classement des vingt villes où le taux de pauvreté est le plus élevé. Devant Grigny (Essonne) et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) qui affichent des taux de 45 % et 46 %.

    Un #revenu_minimum unique pour lutter contre la pauvreté

    C’est ce que suggère de créer l’Observatoire des inégalités pour « sortir les plus démunis de la pauvreté ». Sept milliards d’euros « hors crise sanitaire, soit l’équivalent de baisse d’impôts accordée aux plus aisés en 2017 », suffiraient pour « que chaque français puisse bénéficier de 900 € par mois pour vivre. »

    Car si en France, pays d’Europe affichant l’un des taux de pauvreté les plus bas derrière la Finlande, « le modèle social protège », les jeunes de moins de 25 ans ne disposent d’aucune aide. « On est à un moment où il faut absolument que les plus favorisés aident davantage ceux qui le sont moins », plaident les auteurs du rapport.

    https://www.ouest-france.fr/societe/pauvrete/pauvrete-en-france-les-jeunes-et-l-outre-mer-en-premiere-ligne-7063848
    #statistiques #chiffres #seuil_de_pauvreté #pauvres #rdb #revenu_de_base #2020

  • En Allemagne, une pétition à l’adresse du Bundestag pour réclamer l’instauration d’un revenu de base spécifique à la crise.
    https://dl.dropbox.com/s/u19xiqz5we00qlx/applaus.jpg?dl=0
    (sur la pancarte : Revenu de base maintenant - parce que les applaudissements ne paient pas le loyer)

    Offener Brief an die Abgeordneten des Deutschen Bundestags, das Ministerium für Arbeit und Soziales, das Finanzministerium sowie die Bundeskanzlerin Angela Merkel

    Sehr geehrte Abgeordnete des Petitionsausschusses des Deutsches Bundestags,

    176.134 Menschen fordern mit ihrer Unterschrift unter der Petition 108191 ein existenzsicherndes Grundeinkommen für die Dauer der Coronakrise. Damit wird diese Petition von mehr Menschen unterstützt als jede andere Online-Petition an den Deutschen Bundestag zuvor.

    In dieser und zwei weiteren Petitionen, die wir unabhängig voneinander angestoßen haben, sprechen sich bis heute insgesamt mehr als 785.000 Unterzeichnende für ein befristetes Krisen-Grundeinkommen aus. Dies ist keine Forderung Einzelner, sondern Ausdruck einer breiten, gesellschaftlichen Bewegung.

    Sie haben als Mitglieder des Deutschen Bundestages in den letzten Wochen gezeigt, dass die Politik zu schnellem, unbürokratischem und großzügigem Handeln imstande ist, um die Folgen der Corona-Pandemie einzudämmen.

    Lassen Sie uns jetzt miteinander darüber sprechen: Wie schaffen wir es, dass niemand in dieser beispiellosen Krise ohne ein existenzsicherndes Einkommen bleibt? Wir bitten Sie eindringlich, unser Anliegen eines Krisen-Grundeinkommens für Alle so schnell wie möglich auf die politische Tagesordnung zu setzen!

    Wir alle sind die Wirtschaft, wir alle sind der Staat, wir alle sind die Gesellschaft. Viele Menschen, die bislang zu oft übersehen wurden, erkennen wir jetzt als systemrelevant: ihre Arbeit in der Pflege, an den Kassen und Regalen der Lebensmittelgeschäfte, in der unbezahlten Betreuung und Unterstützung von Kindern, Familie und Nachbarn. Sie alle brauchen jetzt ein Signal von Ihnen, dass ihr Beitrag zum Durchstehen der Coronakrise gesehen und wertgeschätzt wird. Alle brauchen jetzt finanzielle Sicherheit und die Gewissheit, dass unsere Regierung auch in schweren Zeiten für alle da ist.

    Die bisher beschlossenen Finanzhilfen sind ein großer Schritt in die richtige Richtung – aber sie erzeugen bei vielen Menschen anstelle von Sicherheit ein Gefühl der Verunsicherung, weil ihnen die Regeln zur Berechtigung oder Rückzahlung unklar sind. Andere Menschen fallen komplett durch das Hilfenetz, trotz der Bemühungen Ihrerseits, diese Lücken zu schließen.

    Sie haben mit der schnellstmöglichen Anhörung dieser Petition am 15. Juni 2020 im Deutschen Bundestag die Chance, das vielleicht wichtigste Zeichen in dieser Krise zu setzen:

    „Wir setzen uns nicht nur für Unternehmen ein, sondern für jeden einzelnen Menschen.“

    https://grundeinkommenjetzt.de/#mach-mit

    #revenu_de_base #crise_sanitaire #corona #Allemagne #pétition

  • Entretien avec Françoise Vergès | Radio Informal
    http://www.rybn.org/radioinformal/antivirus

    À propos d’inégalités invisibilisées, de normalité du confinement, de vulnérabilités et de racisme, de solidarité et d’auto-organisation comme contre-pouvoir, d’intersectionalité des luttes, de la métaphore du bateau négrier. Durée : 57 min. Source : Pi-node

    www.rybn.org/radioinformal/antivirus/audio/ANTIVIRUS18-FrancoiseVerges.mp3

  • This is remarkable: 170 Dutch academics put together a 5-point manifesto for economic change after the C19 crisis, building on #degrowth principles. It has gone viral in Dutch media. In this thread I’ll summarize the points in English.

    1) Shift from an economy focused on aggregate GDP growth to differentiate among sectors that can grow and need investment (critical public sectors, and clean energy, education, health) and sectors that need to radically degrow (oil, gas, mining, advertising, etc).
    2) Build an economic framework focused on redistribution, which establishes a universal basic income, a universal social policy system, a strong progressive taxation of
    income, profits and wealth, reduced working hours and job sharing, and recognizes care work.
    3) Transform farming towards regenerative agriculture based on biodiversity conservation, sustainable and mostly local and vegetarian food production, as well as fair agricultural employment conditions and wages.
    4) Reduce consumption and travel, with a drastic shift from luxury and wasteful consumption and travel to basic, necessary, sustainable and satisfying consumption and
    travel.
    5) Debt cancellation, especially for workers and small business owners and for countries in the global south (both from richer countries and international financial institutions).

    https://twitter.com/jasonhickel/status/1251146508709195780
    #manifesto #décroissance #le_monde_d'après #changement #changement_économique #redistribution #économie #énergie #agriculture #rdb #revenu_universel #revenu_de_base #travail

    • La doxa alter-capitaliste va nous infliger ad nauseam ce genre de discours halluciné. La réalité, c’est que les gouvernements, adapteront leur politique économique pour faire face aux nouveaux rapports de force entre pays, entre groupes capitalistes des divers secteurs, et à l’état de l’économie mondiale telle qu’elle sortira de cette crise. Si celle-ci, comme il est probable, accélère les tendances au protectionnisme (déjà en route), tous les gouvernements suivront. Ils prendront les uns après les autres des mesures protectionnistes et pousseront à relocaliser la production. Mais cette relocalisation qu’ils encourageront ne sera pas moins nocive pour les classes populaires, les travailleurs et l’environnement que la mondialisation capitaliste actuelle. Les industriels continueront à produire ce qu’ils estimeront stratégique pour leurs intérêts et ne produiront pas plus qu’aujourd’hui des biens vitaux pour les classes populaires, des logements, des moyens de transport ou autres. Bref : s’imaginer qu’il existerait un bon capitalisme, responsable et raisonné, un bon capitalisme s’appuyant sur une reproduction vertueuse du capital, et fort d’une exploitation humaniste de l’homme par l’homme, relève de la démence réformiste, et ne permettra jamais de comprendre dans quel monde nous vivons et ce qui nous attend.

  • Lettre à G. - Repenser la société avec André Gorz

    Film consacré à #André_Gorz, l’un des intellectuels les plus stimulants du XXIe siècle. Disciple de #Jean-Paul_Sartre, très influencé par #Ivan_Illich, il fut tout à la fois philosophe, journaliste engagé, critique économique, penseur de l’autonomie et pionnier de l’#écologie_politique en France.

    Le film complet en accès libre et gratuit jusqu’au 25 avril 20
    https://andregorz.fr/le-film

    Bande annonce
    https://vimeo.com/332445339

    Citation partagée par une amie sur un « autre » réseau social :

    En partant de la critique du #capitalisme, on arrive donc immanquablement à l’#écologie politique qui, avec son indispensable théorie critique des besoins, conduit en retour à approfondir et à radicaliser encore la critique du capitalisme. Je ne dirais donc pas qu’il y a une morale de l’écologie, mais plutôt que l’exigence éthique d’émancipation du sujet implique la critique théorique et pratique du capitalisme, de laquelle l’écologie politique est une dimension essentielle. Si tu pars, en revanche, de l’impératif écologique, tu peux aussi bien arriver à un #anticapitalisme radical qu’à un pétainisme vert, à un écofascisme ou à un communautarisme naturaliste. L’écologie n’a toute sa charge critique et éthique que si les dévastations de la Terre, la destruction des bases naturelles de la vie sont comprises comme les conséquences d’un mode de production ; et que ce mode de production exige la maximisation des rendements et recourt à des techniques qui violent les équilibres biologiques. Je tiens donc que la critique des techniques dans lesquelles la domination sur les hommes et sur la nature s’incarne est une des dimensions essentielles d’une éthique de la libération.

    André Gorz, Introduction / Écologica, Éditions Galilée, 2008.

    Via https://huit.re/Andre_Gorz

    Plus : https://www.cairn.info/publications-de-Gorz-Andr%C3%A9--2397.htm

    • Fermes d’avenir

      Notre mission ?

      Accélérer la transition agroécologique, en nous inspirant de la permaculture, dans le respect des humains et de la nature !

      Nous sommes convaincus que la transition vers des modèles agricoles vertueux est indispensable et impactera positivement :

      la santé des humains grâce à des produits issus de l’agriculture biologiques à un prix accessible à tous,
      les conditions de travail des agriculteur.trice.s sur des fermes viables, vivables et créatrices de valeur sur leur territoire,
      la restaurations des écosystèmes naturels : biodiversité, qualité des sols vivants, séquestration de carbone, qualité de l’eau, etc.

      Que faisons-nous ?

      Notre équipe travaille quotidiennement avec l’objectif suivant : faire pousser des fermes agroécologiques en France. Pour cela, nous développons des projets agricoles, nous formons des acteurs de la transition, nous finançons des agriculteurs et nous influençons différents publics.

      Pour relever ce défi, nos activités sont réparties en quatre pôles.

      https://fermesdavenir.org

  • Spain to implement universal basic income in the country in response to Covid-19 crisis.

    “But the government’s broader ambition is that basic income becomes an instrument ‘that stays forever, that becomes a structural instrument, a permanent instrument.”

    https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-04-05/spanish-government-aims-to-roll-out-basic-income-soon

    #revenu #revenu_universel #revenu_garanti #garantisme #espagne #covid19 #coronavirus

  • Brèves observations sur les revenus sociaux de quarantaine, par Bruno Lamas
    http://www.palim-psao.fr/2020/04/breves-observations-sur-les-revenus-sociaux-de-quarantaine-par-bruno-lama

    Un revenu de quarantaine sociale n’est pas un revenu de base inconditionnel ou universel (RBI). Cette distinction entre ces deux mesures doit être faite très clairement car dans ce contexte d’urgence, il est plus qu’évident qu’il existe des tentatives d’utiliser les revenus de la quarantaine sociale pour justifier la défense d’un RBI permanent comme panacée à la crise structurelle de la société capitaliste et comme fondement d’une nouvelle société. Je pense qu’il y a de bonnes raisons à la fois de critiquer les propositions de RBI et de défendre un revenu de quarantaine sociale dans les circonstances actuelles. Un revenu de quarantaine sociale est une mesure provisoire dans un contexte de pandémie ; dans ses versions les plus récentes, le RBI apparaît comme une proposition de ce qu’on appelle un nouveau modèle social et d’accumulation, qui se présente parfois comme déjà post-capitaliste. Je crois que nous devons assumer la nécessité d’un revenu social de la quarantaine et en même temps critiquer radicalement les propositions d’une société avec RBI et ses illusions.

    #revenu_de_base #RDB #revenu_garanti #critique_de_la_valeur #wertkritik #économie #travail #coronavirus #revenu_de_quarantaine

    • Deuxièmement, le fait que l’injection monétaire ne provoque pas une inflation immédiate du jour au lendemain mais seulement à moyen-long terme, peut (1) donner momentanément une plus grande capacité d’achat à ceux qui vivent aujourd’hui dans la misère et (2) permettre un gain de temps, même si ce n’est peut-être pas très long, pour que l’humanité réfléchisse et s’organise pour surmonter la décomposition du capitalisme sans tomber dans une barbarie mondiale. En ce sens, un RBI ne construit pas ou ne participe pas à la construction d’une nouvelle société ; elle peut, au mieux, donner une marge de manœuvre pour se débarrasser de l’ancienne.

      Ces avantages, pour ainsi dire, sont aussi ceux que peut procurer un revenu social de quarantaine, mais sans alimenter les illusions des idéologues du RBI selon lesquels nous serions déjà dans un nouveau régime social ou même dans une société post-capitaliste. Une pandémie mondiale n’est peut-être pas exactement l’environnement idéal pour une réflexion et une pratique collective et émancipatrice, mais c’est en tout cas où nous en sommes.

      En tout cas, contrairement aux propositions du RBI, qui font d’une exigence abstraite pour l’argent le fondement d’une société prétendument nouvelle, ce que le revenu social de quarantaine peut garantir, ce sont les conditions concrètes de survie dans le contexte de la pandémie de coronavirus, ce qui, dans la forme sociale capitaliste, ne peut être satisfait que d’une manière massive et avec la rapidité qu’exige la pandémie elle-même à travers la forme-argent. En ce sens, il me semble évident qu’un revenu social de la quarantaine est une mesure nécessaire et urgente, et je crois que cela doit être appliqué rapidement dans le monde entier, comme certains l’ont dit la semaine dernière, sous peine de sombrer dans les mois à venir dans une spirale de guerres civiles et d’économie de pillage simultanées aux quatre coins de la planète. Si, d’une part, il est évident que ces aides financières et toutes les autres sont censées provoquer une flambée inflationniste, il importe également de défendre les besoins sociaux et matériels de la manière la plus large possible, en tirant parti de l’immense capacité technique et scientifique qui existe aujourd’hui, contre toute préoccupation quant à l’insensée « viabilité financière ». De ce point de vue, et compte tenu de certaines des initiatives qui ont émergé ces dernières semaines un peu partout, une pandémie n’est pas non plus le pire scénario pour construire une base sociale plus large de soutien contre les formes capitalistes d’existence et de pensée.

      Mais ne nous faisons pas d’illusions : le discours politique aura tendance à accentuer le caractère humanitaire de la mesure, mais pour les États, la fonction principale d’un revenu social en quarantaine est de permettre un minimum absolu de reproduction sociale, d’assurer la légitimité déjà précaire de nombreux gouvernements et de prévenir une contestation sociale violente et généralisée. C’est pourquoi nous avons vu au cours de la semaine dernière, un nombre croissant de gouvernements de différents horizons discuter ou approuver des aides financières et des mesures similaires aux revenus sociaux de quarantaine. L’administration Trump parle d’émettre des chèques d’une valeur de 1000 dollars pour chaque citoyen américain, à envoyer dès la première quinzaine d’avril ; au Royaume-Uni, il semble déjà y avoir des pressions dans le même sens ; en Inde, il y a également des pressions pour étendre un soutien se rapprochant d’un revenu de base que l’État a introduit l’année dernière parmi la population paysanne ; au Brésil, le Sénat a approuvé aujourd’hui (31 mars) un revenu minimum de 600 reais pour les personnes à faibles revenus, et la mesure devrait bénéficier à environ 100 millions de personnes. Je soupçonne que des mesures similaires vont probablement commencer à apparaître partout afin d’apaiser les tensions sociales et le risque de pillage. Dans ce contexte, l’exigence pour un revenu social de quarantaine, surtout si elle se développe avec le temps ou prend la forme d’un RBI, doit nécessairement s’accompagner de formes d’organisation et d’entraide qui se dissocient à la fois des formes étatiques et nationales et des formes monétaires des rapports sociaux, en luttant résolument contre toutes les tendances nationalistes et économiques et tous les potentiels d’exclusion sociale. Cela sera d’autant plus nécessaire pour faire face à la crise mondiale de la période à venir, dont l’issue est encore ouverte.

      Intéressant !

  • Le revenu garanti revient.

    Rien ne sera jamais plus comme avant… | ploum.net
    https://ploum.net/rien-ne-sera-jamais-plus-comme-avant

    Nous commencerons à réfléchir sérieusement à l’idée de payer les gens un revenu de base pour rester à la maison, nous rendant compte que cela ne va pas détruire le monde, mais au contraire le sauver.

    Coronavirus : le revenu universel, c’est maintenant !
    https://www.courrierinternational.com/article/vu-dallemagne-coronavirus-le-revenu-universel-cest-maintenant

    “Les indépendants, les travailleurs free-lance, les créatifs, les artistes ont aussi besoin d’un soutien financier de l‘État.” Et ce, non sous forme de crédit, “mais sous la forme d‘un revenu de base mensuel […] à hauteur de 1 000 euros sur une période de six mois”, suggère le quotidien de Francfort.

  • La Democrazia del Reddito Universale

    Come ricordano anche gli altri saggi compresi in questo volume, l’idea di un diritto alla «sussistenza», al «minimo vitale», non è certo nuova. Fu già sostenuta da Russel, dai Fabiani e, andando a ritroso, argomenti in suo favore li ritroviamo in Hegel, in Kant, in Thomas Paine e altri ancora 1 . Si potrebbe anzi affermare che esista un legame profondo tra questa idea e quella di «comunità politica», come già attestavano l’uso dei pranzi in comune nelle antiche Sparta e Atene 2 o l’introduzione della lex frumentaria 3 nella Roma repubblicana. «A tutti i pasti consumati insieme invitiamo la libertà. Il posto rimane vuoto, ma il piatto rimane in tavola», così René Char ricostruisce, richiamando proprio l’antico rito del consumo collettivo di risorse sociali, l’inebriante esperienza, che solo pochi sono riusciti a vivere nel ’900 4 , dell’affacciarsi della libertà in uno spazio pubblico, libertà che finirà poi irrigidita e snaturata nei canali stretti della democrazia parlamentare. Rielaborando questa tradizione «politica» la teoria democratica ha connesso strettamente, sopratutto nel corso degli anni ’70, i concetti di reddito «di base» e di cittadinanza. In una visione lineare e progressiva della citizenship.

    https://www.bin-italia.org/la-democrazia-del-reddito-universale

    Pour télécharger le #livre :


    http://www.bin-italia.org/UP/pubb/Democrazia.pdf

    #revenu_universel #rdb #revenu_de_base #économie #démocratie #travail #post-fordisme #salariat #travail_salarié #temps #citoyenneté

    ping @albertocampiphoto