• FSM 2026 : regard d’un rappeur congolais sur la lutte nationale et le droit international

    Entrevue de Marcel Pa’nucci par Khady Konaté, membre du collectif Jeunesse

    Dans le cadre du Forum social mondial 2026 à Cotonou, l’Association des Familles des Prisonniers et Disparus sahraouis (AFPDS) a organisé le 7 août dernier une activité Décolonisation et autodétermination du peuple sahraoui. L’objectif de la rencontre visait à faire le point sur la situation du peuple sahraoui du point de vue du droit international et de la lutte nationale.Le Sahara occidental reste la dernière colonie du continent africain. Malgré des engagements internationaux récurrents, la volontaire populaire sahraouie demeure entravée par le colonialisme et le néo-colonialisme. Le Collectif jeunesse s’entretient en marge de l’activité avec un participant de l’activité, Marcel Pa’nucci, originaire de la RDC.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/05/soutien-au-peuple-sahraoui-deux-textes/#comment-75418

    #sahraoui #rdc

  • RDC : MSF alerte sur l’exclusion du Nord-Kivu des financements contre le paludisme

    À l’approche de la clôture des demandes de subventions du Fonds mondial, MSF lance l’alerte : la province du Nord-Kivu pourrait être exclue des prochains financements contre le paludisme en République Démocratique du Congo. Alors que la maladie reste la première cause de morbidité dans cette région marquée par les conflits, ce désengagement pourrait avoir des impacts majeurs sur la vie et la santé des populations.

    Le cycle GC8 : un arbitrage financier aux conséquences lourdes

    Le GC8 représente le prochain cycle budgétaire triennal (2027-2029) du Fonds mondial destiné à combattre le paludisme, le VIH et la tuberculose. Les demandes de subventions, reposant sur les priorités des pays concernés, se clôturent fin juillet. En l’état actuel, le Nord-Kivu – une province pourtant confrontée à un conflit armé – ne figurerait plus parmi les zones sélectionnées pour la lutte contre le paludisme.
    Ces allocations financières, basées sur les priorités nationales, déterminent directement l’accès aux soins dans les régions les plus vulnérables.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/31/rdc-dans-lest-du-pays-des-factions-belligerantes-commettent-des-atrocites-notamment-des-viols-collectifs-des-executions-sommaires-et-des-enlevements/#comment-75125

    #rdc

  • RDC : l’épidémie d’Ebola se propage à un rythme alarmant

    Deux mois après la déclaration officielle de l’épidémie de maladie à virus Ebola en RDC, qui compte près de 2 000 cas confirmés et plus de 700 décès, Médecins Sans Frontières (MSF) appelle à un renforcement urgent de la réponse médicale. L’épidémie continue de se propager à un rythme sans précédent et dans de nouvelles zones, tandis que les efforts pour la maîtriser restent insuffisants. MSF appelle à un renforcement urgent de la réponse médicale internationale en Ituri.

    « Chaque retard coûte des vies. Nous continuons à courir après l’épidémie au lieu de garder une longueur d’avance sur elle. De plus en plus de personnes sont infectées, de plus en plus de familles perdent des proches. Nous avons besoin d’une action internationale plus forte et mieux coordonnée pour agir plus rapidement et améliorer l’accès tant aux soins liés à Ebola qu’aux autres services de santé essentiels », déclare Trish Newport, responsable du programme d’urgence de MSF. Une progression sans précédent du virus Ebola Bundibugyo

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2014/10/21/ebola-qui-sont-les-artisans-de-la-mort-et-comment-les-combattre/#comment-75101

    #santé #rdc

  • RD Congo : Répression à l’encontre de manifestants

    Les forces de sécurité ont fait usage d’une force excessive et n’ont fourni aucune protection contre des agresseurs

    (Kinshasa) – Les forces de sécurité en République démocratique du Congo ont fait usage d’une force excessive à l’encontre de manifestants qui protestaient le 12 juin 2026 contre un projet de loi qui pourrait prolonger le mandat du président Félix Tshisekedi, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

    Les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes et des matraques dans la capitale, Kinshasa, pour empêcher un groupe de manifestants rassemblés pour défendre la constitution actuelle de participer à un sit-in devant le bâtiment du Parlement. Elles n’ont pas non plus protégé les membres de ce groupe contre l’agression menée par un groupe lié au principal parti au pouvoir.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/17/rd-congo-escalade-des-violences-sexuelles-liees-au-conflit/#comment-75027

    #rdc

  • 13 millions de victimes et plus de 3 000 morts en 2025 : l’Afrique paie un lourd tribut aux événements climatiques extrêmes

    L’agence onusienne, qui fait autorité pour les questions relatives à l’atmosphère terrestre, au climat et à l’eau, recommande aux pays africains de renforcer leurs systèmes d’alerte précoce, et d’investir davantage dans l’adaptation au changement climatique et la préparation aux catastrophes.

    Les #phénomènes_extrêmes liés au #climat ont sinistré au moins 13 millions de personnes et entraîné plus de 3 000 décès recensés en #Afrique en 2025, avec des répercussions sur l’ensemble des secteurs de l’économie et les moyens de subsistance des populations, selon un rapport publié le jeudi 18 juin par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Intitulé « State of the Climate in Africa 2025 », le rapport révèle que les #inondations et #sécheresses ont constitué les #catastrophes_météorologiques les plus importantes sur le continent durant l’année écoulée, les inondations représentant plus de la moitié de tous les événements extrêmes signalés.

    L’#Afrique_de_l’Est a été particulièrement touchée, avec plus de 8,5 millions de personnes affectées par la sécheresse, alors que des conditions de sécheresse prolongées ont aggravé l’#insécurité_alimentaire et les pénuries d’#eau dans la #Corne_de_l’Afrique et les régions voisines. En #Afrique_de_l’Ouest, le #Nigeria a connu en mai des inondations dévastatrices qui ont fait plus de 200 #morts, tandis que les inondations en #République_démocratique_du_Congo (#RDC) ont coûté la vie à plus de 160 personnes en avril, soulignant l’intensité croissante des #précipitations saisonnières extrêmes.

    Le #Sahel a enregistré des précipitations supérieures à la moyenne, prolongeant une tendance observée ces dernières années, tandis qu’une grande partie de l’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique est restée plus sèche que d’habitude. En Afrique australe, les précipitations ont été marquées par une forte #variabilité, avec des épisodes intenses qui ont provoqué des inondations. En #Afrique_de_Nord, les #vagues_de_chaleur et les sécheresses prolongées ont causé des dégâts considérables à la #production_agricole, menaçant la #sécurité_alimentaire et les #moyens_de_subsistance.

    Le rapport précise également que l’Afrique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale. La #température moyenne annuelle de l’air en surface enregistrée à l’échelle continentale s’est classée entre le troisième et le septième rang des valeurs les plus élevées jamais enregistrées en fonction des données utilisées, avec une anomalie positive de 0,51 °C par rapport à la moyenne de la période 1991-2020.

    C’est l’Afrique du Nord qui a connu la plus forte anomalie de #températures en 2025 comparativement aux autres sous-régions africaines, soit +0,76 °C par rapport à la moyenne de la période 1991-2020. À l’inverse, l’Afrique australe a enregistré l’anomalie de températures la plus faible, soit +0,21 °C par rapport à la même période de référence.

    40 % des pays africains disposent de systèmes d’alerte précoce multi-dangers

    Au-delà des inondations et des sécheresses, le rapport met en évidence des changements climatiques à long terme qui sont déjà en train de remodeler le continent.

    Les #glaciers africains ont perdu plus de 90 % de leur superficie depuis la fin du XIXe siècle. La couverture glaciaire du #mont_Kilimandjaro est passée de 11,4 km2 en 1900 à 0,98 km2 ces dernières années. La superficie des glaces du #mont_Kenya et des #montagnes du #Ruwenzori (une chaîne de montagnes d’Afrique centrale, située à la frontière entre l’#Ouganda et la RDC) a aussi diminué, passant respectivement de 1,64 km² à 0,07 km², et de 6,51 km² à seulement 0,38 km².

    D’autre part, l’élévation du niveau de la mer le long des côtes africaines entre 1999 et 2025 dépasse la moyenne mondiale (estimée à environ 3,6 mm par an) dans plusieurs régions, atteignant environ 4,2 mm par an le long de la côte atlantique, 5,2 mm par an le long de la côte de l’océan Indien, et 5,6 mm par an en mer Rouge. Parallèlement, le réchauffement et l’#acidification croissante des océans endommagent les écosystèmes marins et menacent les moyens de subsistance des communautés qui dépendent de la #pêche. La température de la mer en surface (SST) a augmenté de 0,14 °C en moyenne en Afrique par décennie depuis la fin du 19e siècle, tandis que le PH de surface de l’océan a diminué de 0,017 unité par décennie.

    Malgré la fréquence et la gravité croissantes de ces changements qui favorisent des phénomènes météorologiques extrêmes plus destructeurs et exercent une pression croissante sur des communautés déjà vulnérables, seulement 40 % des pays africains disposent de systèmes d’alerte précoce multi-dangers, privant ainsi des millions de personnes d’#alertes en temps utile qui pourraient contribuer à sauver des vies et à réduire les dégâts, surtout dans les zones rurales particulièrement affectées.

    Alors que les coûts associés aux changements climatiques dans les pays africains peuvent atteindre jusqu’à 5 % de leur produit intérieur brut (PIB) et représenter ainsi un obstacle considérable à leur développement ainsi qu’à leur capacité à réduire la #pauvreté, l’OMM les appelle eux et leurs partenaires au développement, à renforcer les #mesures_d'adaptation au changement climatique, à améliorer la préparation aux catastrophes et à accroître les #investissements dans les infrastructures d’alerte précoce, afin de protéger les communautés contre des événements climatiques de plus en plus fréquents et intenses.

    https://www.agenceecofin.com/actualites/2306-139549-13-millions-de-victimes-et-plus-de-3-000-morts-en-2025-laf
    #changement_climatique #Sud_global

    • State of the Climate in Africa 2025

      Key messages

      Extreme weather wreaks heavy economic and human cost
      – Floods are most common reported hazard
      - African glaciers – including iconic Mt #Kilimanjaro - are vanishing
      - Sea level rise along some African coasts outpaced the global average since 1999
      - Africa faces critical gap in early warning systems but is making progress

      –-

      he African continent is warming faster than the global average, and the rate of warming across the continent since 1991 is substantially higher than in any of the previous 30-year periods. The annual mean surface air temperature averaged over land areas in 2025 ranked between the third and seventh warmest on record, depending on the dataset used, according to the report.

      Extreme weather is hitting the continent hard. Floods accounted for more than half of reported events – for instance severe flooding in Nigeria in May led to over 200 deaths, and flooding in the Democratic Republic of the Congo in April led to over 160 deaths. The 2024/2025 tropical cyclone season was particularly active in the South Indian Ocean. Drought affected more than 8.5 million people in East Africa.

      https://www.youtube.com/watch?v=MMwJ4-LQz5I

      https://wmo.int/resources/publication-series/state-of-climate-africa/state-of-climate-africa-2025
      #climat #rapport

  • Ebola : un premier cas, un médecin de retour de RDC, identifié en France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/06/24/ebola-un-premier-cas-identifie-en-france-chez-un-medecin-de-retour-de-rdc_67

    Ebola : un premier cas, un médecin de retour de RDC, identifié en France
    Le Monde avec AFP
    Un cas de maladie à virus Ebola a été identifié sur le territoire français. Il s’agit d’un médecin de retour de République démocratique du Congo (RDC), un pays actuellement confronté à une importante épidémie, ont annoncé les autorités sanitaires françaises. Celle-ci se traduit une fièvre hémorragique très souvent meurtrière.
    Le ministère de la santé « confirme ce jour l’identification d’un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le territoire national », affirme-t-il dans un communiqué mercredi 24 juin. Interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), le ministère a précisé que le cas avait été identifié en métropole. L’ONG Alima a annoncé qu’il s’agissait de l’un de ses médecins. Pris en charge dans un établissement spécialisé, le patient se trouve aujourd’hui dans un état stable.
    Ce dernier a une charge virale « très faible », a annoncé le ministère. Il « a embarqué sur un avion de ligne depuis Kinshasa [alors qu’il] était quasi asymptomatique » et son état s’est « légèrement dégradé pendant le vol » avant une prise en charge immédiate à son atterrissage à Paris.
    Le patient avait été isolé dès son arrivée sur le territoire national, avant que la maladie soit officiellement identifiée. « Toutes les mesures de précaution, et notamment l’isolement du patient, ont été prises dès son arrivée avec un transfert à l’hôpital dans des conditions sécurisées afin d’éviter tout risque de contamination », précise le ministère.La situation est suivie « de très près » par le premier ministre, Sébastien Lecornu, selon son entourage cité par l’AFP. Les personnes ayant été contact avec ce patient sont « en cours d’identification », avec à la clé un possible « isolement à domicile » de trois semaines sous « surveillance attentive » selon le ministère de la santé.
    Le cas français actuel est le premier identifié hors du continent africain pour cette épidémie qui frappe non seulement la RDC, mais aussi l’Ouganda, et met en jeu une souche rare du virus, dite Bundibugyo, contre lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. De précédents cas suspects, au Brésil ou en Italie, ont été finalement exclus ou non confirmés.De son côté, l’ONG Alima a dit chercher à « comprendre comment la contamination a pu avoir lieu » alors que les travailleurs humanitaires sont normalement enjoints à une quarantaine de trois semaines après avoir été en contact avec des cas infectés. « Les conditions de prévention de contamination ont été mises en place depuis le début de notre intervention pour préserver nos équipes », assure Alima dans un communiqué.
    C’est la première fois qu’un cas de maladie à virus d’Ebola est diagnostiqué en France. En 2014, lors d’une importante épidémie en Afrique de l’Ouest, deux patients avaient été accueillis sur le territoire français, mais après avoir été diagnostiqués à l’étranger.
    En revanche, plusieurs cas avaient alors été diagnostiqués sur les sols américain et britannique, chez des patients de retour des pays concernés par l’épidémie. Ces précédents restent néanmoins rassurants, n’ayant donné lieu à aucune propagation durable.
    Les experts en santé publique estiment largement que le risque de transmission de l’épidémie reste faible à travers le monde, en raison du caractère relativement peu contagieux du virus Ebola.
    « Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a jugé faible le risque d’infection pour les résidents européens et les voyageurs se rendant en zone de circulation active, et très faible pour la population générale européenne », rappelle ainsi le ministère de la santé.Au niveau régional, en revanche, l’épidémie actuelle d’Ebola, la 17e à frapper la RDC, est considérée comme particulièrement préoccupante. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui en a fait une urgence de santé publique, avait indiqué mi-juin que la transmission de l’épidémie s’accélère en RDC malgré le renforcement des mesures de riposte sanitaire.
    Selon les chiffres officiels, 896 cas ont été recensés, dont 232 décès, soit un taux de létalité d’environ 25 %. Mais nombre d’experts jugent probable que l’ampleur soit sous-estimée, l’épidémie frappant des régions très reculées.L’absence de vaccin, la présence de nombreuses zones de guerre, ainsi que la lenteur des autorités sanitaires à initialement repérer le virus, sont autant de facteurs qui rendent l’épidémie particulièrement difficile à contrôler.

    #Covid-19#migration#migrant#france#RDC#sante#ebola#OMS#retour#epidemie

  • Epidémie d’Ebola : au Kenya, la colère ne retombe pas contre l’ouverture d’un centre de quarantaine pour les malades américains
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/09/epidemie-d-ebola-au-kenya-la-colere-ne-retombe-pas-contre-l-ouverture-d-un-c

    Epidémie d’Ebola : au Kenya, la colère ne retombe pas contre l’ouverture d’un centre de quarantaine pour les malades américains
    A environ 200 kilomètres de la capitale, Nanyuki a été le théâtre mardi d’une nouvelle journée de mobilisation contre le projet, qui doit être installé sur une base aérienne. La journée a été marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre.
    Par Alba Dufaure (Nanyuki (Kenya), envoyée spéciale)
    « Notre pays n’est pas une décharge ! » Entre les hurlements, les sifflets, les lamentations, c’est le cri que l’on a pu entendre, mardi 9 juin, de la bouche d’une manifestante drapée dans un drapeau kényan. Comme elle, plusieurs centaines de protestataires sont descendus dans le centre-ville de Nanyuki, à environ 200 kilomètres de la capitale, Nairobi, pour dire leur opposition au projet américain d’établir un centre de quarantaine pour le virus Ebola.
    La tension est montée au fil de la journée aux abords de la base militaire destinée à accueillir ce centre. Certains manifestants brandissaient des croix, ornées du slogan « Rejetez Ebola » peint en rouge, d’autres arboraient des tenues de protection médicale. Dès le matin, les protestataires ont été dispersés par des tirs de gaz lacrymogènes et des canons à eau. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés. Un manifestant a été tué, selon la Commission kényane des droits humains, qui impute cette mort à un tir de la police.
    Le centre de quarantaine au cœur de la contestation est destiné à des ressortissants américains présentant des risques de contamination au virus Ebola et nécessitant d’être placés à l’isolement. Son établissement, d’abord annoncé par la presse américaine avant d’être confirmé par les autorités, répond au refus de Washington de laisser entrer des cas d’Ebola sur son territoire.
    Depuis que l’épidémie a été déclarée le 15 mai dans l’est de la République démocratique du Congo, plusieurs citoyens américains ont déjà été exposés au virus dans l’est de la RDC et en Ouganda. L’agence de presse Reuters en recense six qui ont été transférés vers un établissement médical en Allemagne – dont une personne testée positive –, tandis qu’un autre a été pris en charge en République tchèque. Installé sur la base aérienne de Laikipia, en bordure de Nanyuki, le futur centre devrait compter une cinquantaine de lits, et être géré par du personnel américain. Dans cette ville touristique, située au pied du mont Kenya, deuxième plus haut sommet d’Afrique, le projet suscite de vives inquiétudes alors que le pays n’a à ce jour recensé aucun cas de contamination au virus sur son sol.Martin Macharia s’est joint aux manifestants, juché sur son vélo. « Si le centre est ouvert, plus personne ne voudra venir », s’inquiète ce loueur de voitures dont le business dépend en partie des touristes. Le 1er juin, plusieurs centaines d’habitants étaient déjà descendus dans la rue à Nanyuki et deux personnes avaient perdu la vie.
    Saisie par le Katiba Institute, une organisation de défense des droits constitutionnels, la justice a suspendu le projet le 28 mai, puis à nouveau le 2 juin. Mais, d’après Reuters, des avions militaires américains ont continué d’arriver, acheminant du matériel technique ainsi que du personnel spécialisé, notamment des médecins, ingénieurs, spécialistes de laboratoire ou encore ouvriers du bâtiment.
    Plusieurs manifestants, interrogés par Le Monde, ont aussi dit craindre pour leur santé ou celle de leur famille si des personnes touchées par le virus sont installées à proximité. « Toute pandémie devrait être endiguée à son point d’origine », insiste Nick Karari, venu affirmer son opposition au projet. Cet entrepreneur, en pleine campagne pour le siège de gouverneur lors des élections de 2027, s’en prend au secrétaire d’Etat américain : « Marco Rubio a clairement affirmé que les Américains ne voulaient pas d’Ebola dans leur pays, alors pourquoi l’amener chez nous ? »
    Beaucoup dénoncent une hypocrisie du gouvernement américain. « Quand Trump est arrivé au pouvoir, il a arrêté les financements Usaid, alors comment pense-t-il que nous allons pouvoir combattre Ebola ? », interpelle ainsi Kamore Warukinyu, venu manifester pour la deuxième semaine de suite. Ce vendeur à la sauvette de chapatis, des galettes de farine très populaires au Kenya, se dit « très effrayé » et insiste : « Nous n’avons jamais vu Ebola et maintenant ils veulent l’importer chez nous alors que nous n’avons rien pour y faire face. »
    Les Etats-Unis ont promis 13,5 millions de dollars (11,8 millions d’euros) pour soutenir le Kenya dans ses efforts de préparation contre le virus. Washington a affirmé être en contact avec les autorités kényanes et rester « optimiste quant à la possibilité de résoudre les objections » au projet. Les autorités kényanes, elles, multiplient les prises de parole pour tenter de convaincre. Le ministre de la santé, Aden Duale, a avancé que le centre pourrait aussi accueillir des patients kényans, ce que n’ont pas confirmé les Etats-Unis.
    En visite en Afrique du Sud le 4 juin, le président du Kenya, William Ruto, a affirmé que le Kenya faisait « la bonne chose » en acceptant le projet américain et qu’en refusant le pays paraîtrait « inhumain ». Quelques jours plus tôt, il mettait en avant un « partenariat avec des amis qui ont travaillé avec le Kenya depuis trente, quarante ans ». Son gouvernement est déjà critiqué pour avoir signé, en décembre 2025, un accord de santé bilatéral avec les Etats-Unis, leur donnant accès à des données de santé kényanes en échange de financements. L’accord a également été suspendu par la justice kényane. A Nanyuki, les riverains déplorent un manque d’écoute de leur mécontentement. Bethuel Onyango, 24 ans est venu porter un message pour son gouvernement : « Nous sommes fatigués de leurs absurdités, le Kenya n’est pas un centre de confinement. Amener le virus ici, c’est inhumain. »

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#kenya#ebola#epidemie#sante#frontiere#RDC#ouganda#droit

  • RD Congo : Recrutement forcé et détention de milliers de personnes par le Rwanda et le M23

    Des civils et d’anciens soldats ont fait l’objet d’abus généralisés dans deux provinces clés de l’est du pays

    (Nairobi) – Les forces militaires rwandaises et le groupe armé M23 ont mené une campagne de recrutement forcé et de détention abusive de milliers de combattants capturés et de civils dans l’est de la République démocratique du Congo, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

    Le rapport de 87 pages, intitulé « “La mort était partout” : Détention arbitraire, meurtres et recrutement forcé commis par le M23 et les Forces rwandaises de défense », documente les rafles de grande ampleur et arrestations dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans l’est de la RD Congo, ainsi que de graves abus commis contre des détenus dans les camps de formation militaire de Rumangabo et de Tshanzu dans la province du Nord-Kivu, entre mi-2024 et décembre 2025. Les combattants du M23, soutenus par le personnel militaire rwandais, ont commis des meurtres, des actes de torture, des châtiments corporels et ont eu recours au travail forcé et à des enfants soldats. Ces abus constituent des crimes de guerre, et devraient faire l’objet d’enquêtes en tant que possibles crimes contre l’humanité.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/11/explosion-des-abus-sexuels-commis-sur-des-enfants-en-rdc-cette-annee/#comment-74684

    #rdc

  • Epidémie d’Ebola : l’ouverture d’un centre de quarantaine pour les malades américains fait polémique au Kenya
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/02/epidemie-d-ebola-l-ouverture-d-un-centre-de-quarantaine-pour-les-malades-ame

    Epidémie d’Ebola : l’ouverture d’un centre de quarantaine pour les malades américains fait polémique au Kenya
    Par Alba Dufaure (Nairobi, correspondance)
    Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 08h51
    Des manifestations ont éclaté, lundi 1er juin, autour de la base militaire de Laikipia, dans le centre du Kenya. Quelques centaines de protestataires s’opposaient à l’installation sur cette base aérienne, située près de la ville de Nanyuki, d’un centre de quarantaine destiné à accueillir des ressortissants américains potentiellement exposés au virus Ebola, qui sévit en République démocratique du Congo (RDC).
    Le projet a d’abord été révélé par le Wall Street Journal, mardi 26 mai, avant d’être confirmé par l’administration américaine, qui a évoqué l’envoi de 30 soignants et 50 lits médicalisés. L’infrastructure « de pointe » doit permettre d’accueillir les Américains devant être évacués de RDC tout en restant en isolement, et ainsi leur éviter le voyage vers les Etats-Unis. Le ministre de la santé kényan a de son côté confirmé, samedi, le projet d’installer un centre destiné à « renforcer les capacités de surveillance, d’isolement et de réponse aux urgences » face au virus Ebola, en partenariat avec les Etats-Unis. Washington a annoncé 13,5 millions de dollars (11,6 millions d’euros) pour soutenir le Kenya dans ses efforts de préparation.
    L’épidémie d’Ebola a été déclarée le 15 mai dans l’est de la RDC, provoquée par le variant Bundibugyo, contre lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. Plus de 1 000 cas suspects ont été identifiés selon l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine, qui dénombre 246 décès suspects dans le pays. L’Ouganda voisin a recensé, le 29 mai, un total de neuf cas, dont un mortel. Le Kenya n’a, à ce jour, enregistré aucun cas. Ce projet de centre d’isolement a donc suscité une vive opposition dans le pays et fait déjà l’objet d’une procédure judiciaire. Saisie par le Katiba Institute, une organisation de défense des droits constitutionnels, la Haute Cour du Kenya a suspendu, le 28 mai, son développement.
    En attendant la suite des procédures judiciaires, la justice a estimé que « l’intérêt public » nécessitait une mesure conservatoire, interdisant au gouvernement kényan la mise en place sur son territoire de tout établissement destiné au traitement d’Ebola, dans le cadre d’un accord passé avec les Etats-Unis ou tout autre gouvernement étranger. L’ordonnance proscrit également l’admission sur le sol kényan de personnes exposées ou infectées par le virus. Une nouvelle audience est prévue mardi.
    Dans sa plainte, le Katiba Institute pointe un manque de transparence des autorités et interroge la capacité du Kenya à faire face à une épidémie d’Ebola. L’organisme s’inquiète d’un « danger réel et imminent que le Kenya puisse être transformé en centre de quarantaine offshore pour des Etats étrangers, exposant les citoyens à des pertes de vies humaines évitables ». Le Katiba Institute n’est pas le seul organisme à s’opposer à ce projet. Alors que, le 27 mai, Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain, affirmait que son gouvernement « ne permettrait pas que des cas d’Ebola entrent aux Etats-Unis », la perspective d’importer au Kenya des cas suspects liés au virus a provoqué l’indignation.
    « Si c’est trop dangereux pour l’Amérique, c’est trop dangereux pour le Kenya », a ainsi répondu le KMPDU, le principal syndicat des médecins du pays dans un communiqué, menaçant de lancer un mouvement de grève national. Son secrétaire général, Davji Bhimji Atellah, s’est dit « profondément choqué par la volonté apparente du gouvernement de sacrifier la biosécurité nationale et la vie de ses citoyens en échange d’une aide étrangère », affirmant que le syndicat ne resterait pas les bras croisés « à regarder le Kenya être traité comme une colonie de confinement ». La Law Society of Kenya, l’association du barreau kényan, s’est dite elle aussi opposée à ce projet, affirmant que le Kenya ne pouvait pas « devenir une zone de rétention pour des maladies infectieuses dangereuses ».
    Washington a annoncé être « au courant » de l’action en justice en cours et être en contact avec les autorités kényanes tout en restant « optimiste quant à la possibilité de résoudre les objections ». Samedi 30 mai, le ministre de la santé du Kenya, Aden Duale, invité sur le plateau de la chaîne Citizen TV, a tenté de défendre le projet, arguant que le site ne serait pas exclusif aux ressortissants américains mais pourrait aussi accueillir, par exemple, des militaires kényans. Il a affirmé chercher à préparer le pays. Les autorités kényanes ont également annoncé la mise en place de centres d’isolement et de traitement liés au virus Ebola au sein de plusieurs hôpitaux.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#kenya#ebola#sante#epidemie#frontiere#biosecurite#RDC#quarantaine

  • RD Congo : La répression accrue et l’impunité, préoccupations majeures en matière de droits humains

    Lors de sa visite, le directeur exécutif de Human Rights Watch a exhorté les hauts responsables à changer de cap

    (Kinshasa) – Le directeur exécutif de Human Rights Watch, Philippe Bolopion, a exhorté les hauts responsables congolais à respecter la liberté d’expression, à mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires et à garantir l’obligation de rendre des comptes pour les abus, lors de sa visite en République démocratique du Congo du 17 au 21 mai 2026, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.

    Cette visite s’est déroulée dans un contexte marqué par l’occupation de l’est de la RD Congo par le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda ; par une vague de répression à l’encontre des journalistes, des activistes et des membres de l’opposition politique ; et par une utilisation à nouveau de sites de détention secrets dans la capitale, Kinshasa.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/11/explosion-des-abus-sexuels-commis-sur-des-enfants-en-rdc-cette-annee/#comment-74415

    #rdc

  • Je continue dans les articles bien merdiques et #flippant :

    Epidémie de fièvre d’Ebola : 88 morts en RDC et un mort en Ouganda, l’OMS déclare une « urgence de santé internationale »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/05/16/epidemie-de-fievre-d-ebola-deja-80-morts-suspectes-en-republique-democratiqu

    Selon l’Organisation mondiale de la santé, la situation actuelle ne nécessite pas la déclaration d’une pandémie. Des analyses en laboratoire ont conclu qu’il s’agissait de la souche Bundibugyo du virus, pour laquelle il n’y a ni vaccin ni traitement spécifique.

    #virus #Ebola #RDC

    C’est à se demander si la presse mainstream n’a pas pour but inavouable d’accélérer la chute du capitalisme ...

    • Chute de la démographie parce que les couples ne feront plus d’enfant à cause d’un monde qui part en vrille ? Je crois que c’est déjà largement amorcé.
      Inciter les lecteurs à minimiser les risques et à se contaminer. On a déjà connu ça.
      Chute du capitalisme : parce que les gens un peu raisonnables éviteront de se regrouper dans des lieux fermés comme les grands magasins, les restaurants, les stades, les salles de concerts, etc. Et donc arrêteront de consommer.

  • République démocratique du Congo : MSF prépare une intervention d’ampleur face à l’épidémie d’Ebola dans la province d’Ituri

    Suite à la déclaration officielle d’une épidémie de maladie à virus Ebola par le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo le 15 mai, Médecins Sans Frontières (MSF) se prépare à intensifier rapidement son intervention médicale dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays.

    Les 9 et 10 mai, MSF a reçu des alertes faisant état d’un nombre croissant de décès dus à une fièvre hémorragique virale présumée, dans la zone sanitaire de Mongwalu, une région située au nord-ouest de Bunia, la capitale de la province de l’Ituri. Une équipe s’est rendue sur place pour évaluer la situation, en collaboration avec le ministère de la Santé. Il a été rapporté que 55 personnes étaient décédées depuis le début du mois d’avril. MSF a ensuite reçu des informations indiquant que des cas avaient été identifiés dans les zones sanitaires de Bunia et de Rwampara.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/07/15/rdc-les-victimes-attendent-toujours-la-justice-la-verite-et-des-reparations-25-ans-apres-la-guerre-de-kisangani/#comment-74302

    #rdc

  • WHO declares Ebola outbreak in DR Congo a global health emergency
    https://www.bbc.com/news/articles/c2l2p0wwzzdo

    The World Health Organization (#WHO) has declared an #Ebola #outbreak in the Democratic Republic of #Congo's eastern Ituri province a public health emergency of international concern.

    The agency added that the outbreak, with around 246 suspected cases and 80 deaths reported, does not meet the criteria of a #pandemic #emergency.

    WHO director general Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus warned there are currently “significant uncertainties to the true number of infected persons and geographic spread” of the outbreak.

    The current strain of Ebola is caused by the #Bundibugyo #virus, the health agency said, for which there are no approved drugs or #vaccines.

    #it_has_begun_again #RDC

  • RD Congo : Les rebelles du M23 ont commis des atrocités dans une ville de l’est du pays

    Ce groupe armé soutenu par le Rwanda a perpétré des meurtres, des viols et des enlèvements à Uvira

    Le groupe armé M23 et les forces militaires rwandaises ont mené une occupation violente d’une ville de l’est de la République démocratique du Congo pendant un mois à partir de décembre 2025.
    Au cours de cette période, ces forces ont tiré sur des civils qui fuyaient, exécuté sommairement plus de 50 personnes lors d’opérations de fouille menées de porte à porte, violé au moins huit femmes et fait disparaître de force au moins 12 personnes.
    Des enquêtes pénales, notamment par la Cour pénale internationale, sont nécessaires pour garantir que ces crimes ne restent pas impunis.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/11/explosion-des-abus-sexuels-commis-sur-des-enfants-en-rdc-cette-annee/#comment-74217

    #rdc

  • RDC. Les atteintes aux droits humains effrénées commises par les ADF contre des civil·e·s sont des « crimes de guerre que le monde ne saurait continuer d’ignorer » – nouveau rapport

    Des civil·e·s tués, enlevés ou torturés lors d’une campagne de violences soutenue
    Les atteintes commises par ce groupe lié à l’État islamique s’apparentent à des crimes contre l’humanité
    « Les violences perpétrées par les ADF contribuent à l’escalade de la crise humanitaire » – Agnès Callamard
    Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la population civile subit une multiplication des atteintes aux droits humains imputables aux combattant·e·s des Forces démocratiques alliées (ADF) qui s’apparentent à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/31/rdc-dans-lest-du-pays-des-factions-belligerantes-commettent-des-atrocites-notamment-des-viols-collectifs-des-executions-sommaires-et-des-enlevements/#comment-73936

    #rdc

  • Donald Trump Is on a Mining Offensive in DR Congo
    https://jacobin.com/2026/05/drc-congo-mining-minerals-trump

    A chaque fois que tu te dis que les choses ne peuvent plus s’empirer, la situation devient pire. Voilà quelques méchants essentiels. L’Afrique nous montre ce que l’impérialisme états-unien a prévu pour l’Europe, les minérais en moins.

    2.5.2026 by Harrison Stetler - The Trump administration wants a new sphere of influence in the Democratic Republic of the Congo. US businesses are already rushing in, but many locals insist their mineral wealth should be for the Congolese themselves.

    The decapitation of Venezuela’s government. Saber-rattling over the annexation of Greenland. The US and Israeli war of choice against Iran. The opening months of 2026 have seen a dramatic escalation in Donald Trump’s bellicose militarism. And if much separates the three crises, what they share is the US president’s quest for American control over strategic flows of raw materials, whether that’s China’s oil and gas partners in Caracas and Tehran, or the more distant prospect of Arctic mineral wealth.

    Elsewhere the US resource offensive is playing out with far less bombast. Take the relatively quieter push to carve out an American sphere of influence in a country that once seemed peripheral to US designs: the Democratic Republic of the Congo (DRC). A sprawling country in the heart of equatorial Africa, the DRC boasts considerable resource reserves, including copper, cobalt, and lithium. Metals like these are key for high technology applications such as microchips, electric vehicle batteries, and the most sophisticated weapons systems.

    Already underway during Joe Biden’s administration, the US rapprochement with the DRC picked up speed with Trump’s return to the White House, when authorities in the capital, Kinshasa, purportedly approached the incoming US president to seek support in their protracted battle with breakaway militia groups in the eastern Kivu and Katanga regions. It was capped off this past December with the signing at the White House of a “strategic partnership” between the United States and the DRC.

    Providing for special US access to the DRC’s mineral wealth, that accord followed up on last summer’s much-touted “peace agreement” between the DRC and Rwanda, a country that supports the March 23 Movement (M23) paramilitaries in their devastating civil war with Kinshasa. Despite the White House’s claims to have ushered in a new era of peace in the DRC, fighting persists to this day. On March 2, the United States slapped sanctions on the Rwandan military for its continued support of anti-Kinshasa militia groups.

    To some observers, Trump’s warming to Kinshasa builds on the minerals-for-protection approach first concocted in the spring 2025 minerals agreement with Ukraine. For now, the US government’s direct engagement with the DRC is largely limited to support for president Félix Tshisekedi — whom Trump praised as a “brave man” at the February 5 national prayer breakfast in Washington — and diplomatic advocacy for US investors. Yet American defense contractors, such as former Blackwater (now Constellis) chief Erik Prince, are openly pining for closer security ties. Agents of Vectus Global, a new Prince-owned security company, were reportedly involved alongside forces of the central government in the early January battle for Uvira, an eastern DRC city abutting Lake Tanganyika.

    Viewed from Congolese civil society, there is little doubt that the US push is about anything more than business. Without more democratic control of the country’s mineral wealth, the fear is that the people of the DRC could once again be left with a minimal share of the benefits as US capital embarks on an investment spree that seems most of all primed to grease the wheels of corrupt governance — and the balance sheets of foreign corporations. “Anti-corruption has been totally thrown aside by the American administration,” said Jean-Claude Mputu, a spokesperson for the Congo n’est pas à vendre (CNPAV, “Congo Is Not for Sale”) collective. “The Congolese population lives atop vast mineral wealth, but they don’t benefit from it because money is siphoned off by local elites, and because the foreign corporations that poison our soil pay off our political leaders so that they don’t face legal pursuits.”

    The Trump administration’s attempt to carve out a foothold in the DRC is not without obstacles. The country is already under the sway of US rivals like China, whose companies are currently estimated to control some 80 percent of the DRC’s mineral wealth, including many of its prime, most secure assets. Tshisekedi, for his part, has opened the door to a surge in US investment, but seems just as keen to play competing foreign interests off each other. US industry insiders hope that Washington’s offer of a more proactive partnership, in contrast to Beijing’s hands-off approach, can level the playing field. But there are few signs that China looks unsettled. On March 26, the DRC and China strengthened their ties with a new minerals cooperation agreement, which includes provisions for greater local processing of metals.

    Leading the US counteroffensive are a new roster of investment funds, mining consortiums, and “exploratory” mining start-ups, all backed with critical US diplomatic support and public funding. Since Trump’s return to the White House, they are together laying the groundwork for a revived US sphere of influence in the DRC.

    One actor to emerge in the US resource push is a relatively obscure company called Orion Resource Partners, which manages some $8.6 billion worth of global mining investments. It is now plying its entry into the Congolese market, having already established a foothold in places like Guinea and Namibia where it harvests bauxite, iron, and lithium. With financial backing from the US government, Orion founded last October the Orion Critical Minerals Consortium (Orion CMC), a combined investment vehicle which raised $4 billion in capital.

    In February, Orion CMC announced a partnership with Anglo-Swiss mining major Glencore, which ceded a 40 percent stake in its DRC operations to the US-led consortium in a deal valued at $9 billion. The partnership will give Orion CMC and its investors, including the US government, control over a share of the output from Glencore’s DRC copper and cobalt mines. In March, Orion CMC likewise provided financing for US-based venture Virtus Minerals’ acquisition of Chemaf, a Dubai-based mining corporation active in the DRC since the early 2000s.

    Under both Democratic and Republican administrations, the US government has been closely implicated in these maneuvers. In 2024, the Biden administration pressured the Congolese government to block the sale of Chemaf to the Chinese firm Norinco. The Trump administration has lobbied Kinshasa to sideline executives at the state-owned mining group Gécamines who opposed the handover of Chemaf to US investors.

    Another critical gauge of support is the financial backstop provided by the US International Development Finance Corporation (DFC), which is propping up the private companies leading the US offensive. Founded in 2019 during Trump’s first term, the DFC is chartered to facilitate the projection of US economic interests abroad, providing seed capital for investments in external raw material supply chains. In December 2024, the Biden-era DFC provided over $500 million in backing for the construction of the Lobito Corridor railway designed to facilitate the extraction of minerals toward the Atlantic coast of Angola from landlocked Zambia and the southeastern DRC. The DFC’s $600 million investment in Orion CMC last fall is being billed as its largest capital injection to date, speaking to its strategic importance in Trump’s African mining push.

    Then there’s the US tech sector. Silicon Valley is also carving out a direct stake in African mining, with its all-hands-on-deck bet on artificial intelligence feeding expectations of a surge in demand for critical minerals in the coming years. In the early 2020s, Tesla CEO Elon Musk was even rumored to be considering an acquisition of Glencore, the world’s largest mining conglomerate in terms of annual revenue.

    KoBold Metals, a mining company founded in 2018, claims to use artificial intelligence and advanced research methods to chart out unexploited deposits of mineral wealth. The company counts among its investors Breakthrough Energy Ventures, a fund founded in 2016 by Bill Gates and whose stakeholders include Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, and Michael Bloomberg. In an agreement signed last summer with the DRC government, KoBold was granted seven exploratory permits for lithium, coltan, and rare earth deposits across 1,600 square kilometers of territory.

    When US mining major Freeport-McMoRan moved to sell its DRC assets to Chinese firms in the mid-2010s, it looked like American capital was throwing in the towel. Faced with the steep costs of mining in a region riven by instability — and the litigation risks inherent to working in a business climate plagued by endemic corruption — US companies seemed at a structural disadvantage to the state-backed behemoths of the Chinese mining sector.

    Ten years later, and a new generation of US corporations are back — and ready to get their hands dirty. They can also expect a long leash from a US administration that wholly assumes the transactional nature of its resource offensive in the DRC.

    A 2025 investigation on Orion’s activities in Guinea from the Platform to Protect Whistleblowers in Africa (PPLAAF) uncovered evidence of bribes to Guinean officials to expedite mineral exportation, alongside other environmental and due diligence abuses. A 2023 industrial accident by an Orion subsidiary resulted, for example, in the spilling of some 7,500 tons of bauxite — an incident that the group’s executives sought to cover up. Internal sources told PPLAAF that the firm has yet to commit $15 million in pledged community investment contributions, as the profits of the country’s minerals systematically avoid the grasp of local populations.

    “What is particularly worrying about Orion’s conduct in Guinea is the overall mismanagement and the fact that their sole and immediate interest is profit, regardless of working conditions and the effects on local communities,” said PPLAAF Executive Director Jimmy Kande:

    This sets a precedent that should have alerted the DFC and prevented it from backing Orion as its operational arm on the continent, given the corruption allegations and environmental crimes that have been investigated, including by Guinean authorities, and which remain subject to ongoing proceedings.

    Orion CMC’s deal with Glencore also has the US government–backed entity potentially entangled in one of the more sordid corruption cases in the recent history of DRC mining.

    The deal brings the group — and its investors, including the DFC — into implicit partnership with Israeli mining billionaire Dan Gertler, who has been under sanction by the US Treasury Department since 2017. In its decision to sanction Gertler under the 2012 Magnitsky Act, the Treasury deemed that the Israeli mining magnate “amassed his fortune through hundreds of millions of dollars’ worth of opaque and corrupt mining and oil deals in the Democratic Republic of the Congo.” Thanks to a scheme to pay Gertler’s mining royalties in euros and not in dollars, Gertler has continued to skim off wealth from his partnerships with Glencore.

    In 2017, the US Treasury estimated that the shortfall for the DRC’s budget, resulting from those dealings, amounted to some $1.3 billion. Musk has denied vying for the full acquisition of Glencore, but one study suggests that Tesla’s agreement to purchase six thousand tons of cobalt per year from the Anglo-Swiss firm results in $4–$5 million of annual royalties for the Israeli billionaire.

    “Dan Gertler is perhaps the individual who has most profited from Congo’s mineral wealth. He built a massive system of corruption that was sanctioned by the US government, but which has been skirted with the complicity of Glencore,” said Mputu, of the CNPAV collective. “Everyone seems to have made their peace with this situation. With Trump’s return to power, one of our concerns now is that those sanctions get lifted to allow Orion to work with Glencore.”

    The DFC and Orion did not respond to a request for comment.

    But there can be little doubt that other priorities are taking center stage as the US returns to the DRC resource race. Trump, for his part, did not mince his words when he celebrated last December’s deal from the White House: “We’re going to take out some of the rare earth, take out some of the assets and pay. Everybody is going to make a lot of money.”

    #impérialisme #sionisme #Afrique #RDC #Congo

  • L’administration Trump envisage d’expulser vers la RDC plus d’un millier d’Afghans ayant aidé l’armée américaine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/22/l-administration-trump-envisage-d-expulser-vers-la-rdc-plus-d-un-millier-d-a

    L’administration Trump envisage d’expulser vers la RDC plus d’un millier d’Afghans ayant aidé l’armée américaine
    Hébergés dans une ancienne base américaine au Qatar dans le cadre de leur demande d’installation aux Etats-Unis, 1 100 anciens collaborateurs afghans se sont vu proposer une « réinstallation volontaire ».
    Le Monde avec AFP
    L’administration Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration l’une de ses politiques phares, avait fixé au 31 mars la date limite pour fermer un camp où plus de 1 100 Afghans étaient hébergés dans une ancienne base américaine au Qatar. Ces Afghans étaient passés par la base pour y être enregistrés dans le cadre de leur demande d’installation aux Etats-Unis, craignant d’être persécutés par les talibans pour avoir collaboré avec les forces américaines sous le gouvernement soutenu par l’Occident qui s’est effondré en 2021, peu après le retrait des troupes américaines.
    « L’administration Trump ne cherche pas à trouver un pays sûr pour les 1 100 Afghans qui ont été ses alliés pendant la guerre et qui sont actuellement détenus par les Etats-Unis au camp As-Sayliyah. Elle tente plutôt de créer de toutes pièces un motif de refus », a dénoncé Shawn VanDiver, un ancien militaire américain qui dirige l’ONG #AfghanEvac. Il a affirmé avoir été informé par le gouvernement américain que ces Afghans avaient le choix entre la RDC ou un retour en Afghanistan. « On ne transfère pas des alliés de guerre dont les antécédents ont été vérifiés, dont plus de 400 sont des enfants, qui se trouvaient sous la garde des Etats-Unis, vers un pays en pleine décomposition », a-t-il déclaré dans un communiqué. « L’administration le sait. C’est justement le but », a-t-il ajouté. Le sénateur démocrate de Virginie Tim Kaine a parlé, dans un communiqué, d’une décision « insensée ».
    Sollicité par l’Agence France-Presse, le département d’Etat s’est refusé à confirmer que la RDC était envisagée comme destination, mais a précisé que les Etats-Unis étudiaient la possibilité d’une « réinstallation volontaire » à partir du camp d’As-Sayliyah, au Qatar. « Le transfert de la population du camp vers un pays tiers constitue une solution positive qui permet aux personnes encore présentes de commencer une nouvelle vie en dehors de l’Afghanistan en toute sécurité, tout en préservant la sûreté et la sécurité du peuple américain », a déclaré un porte-parole du département d’Etat.
    Plus de 190 000 Afghans se sont installés aux Etats-Unis après le retour des talibans, dans le cadre d’un programme lancé par l’ancien président Joe Biden. Mais le président Trump a démantelé ce programme et ordonné l’arrêt du traitement des demandes émanant de ressortissants de ce pays après qu’un Afghan, qui souffrait d’un syndrome de stress post-traumatique, avait tiré sur deux soldats de la garde nationale à Washington l’année dernière, en tuant un.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#afghanistan#retourvolontaire#expulsion#RDC#politiquemigratoire#droit#sante

  • En RD Congo, des manifestants pacifiques visés par un procès militaire

    L’état de siège dans la province de l’Ituri restreint la liberté d’expression et de réunion

    Cette semaine, un tribunal militaire de la ville de Bunia, dans la province de l’Ituri en République démocratique du Congo, rendra son verdict dans l’affaire contre trois membres du mouvement citoyen Lucha (Lutte pour le Changement).

    Les militants ont été arrêtés le 12 mars 2026 après avoir organisé une manifestation pacifique pour réclamer l’accès à l’eau potable, un service essentiel qui reste très limité dans de nombreuses régions de l’est de la RD Congo. Les activistes avaient informé les autorités locales de la manifestation prévue trois jours plus tôt.

    Olivier Sefu Anjisina, Jackson Kambale Odo et Joachim Kamate Paluku sont détenus à la prison centrale de Bunia pour « atteinte à la sécurité de l’État », une infraction vague et trop générale fréquemment utilisée pour réprimer la dissidence. En vertu du décret d’état de siège, imposé depuis 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri secouées par des conflits, les civils soupçonnés d’infractions sont jugés par des tribunaux militaires, et non civils. La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a souligné que les tribunaux militaires ne devraient en aucun cas avoir compétence sur des civils.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/31/rdc-dans-lest-du-pays-des-factions-belligerantes-commettent-des-atrocites-notamment-des-viols-collectifs-des-executions-sommaires-et-des-enlevements/#comment-73538

    #rdc

  • Estados Unidos llega a un acuerdo con la República Democrática del Congo para deportar a migrantes de terceros países

    Los Gobiernos de Estados Unidos y la República Democrática del Congo (RDC) llegaron a un acuerdo para la deportación de migrantes de terceros países desde el país norteamericano, informó este domingo el Ministerio de Comunicación congoleño. Las expulsiones comenzarán este mismo mes de abril, en lo que Kinsasa ha descrito como un “dispositivo de acogida temporal” que será “llevado a cabo respetando la soberanía nacional y las exigencias de la seguridad interior“, y no un “mecanismo de reubicación permanente” ni una “externalización de políticas migratorias”, según ha publicado el Ministerio en su cuenta de la red social X.COMMUNIQUÉ

    La #RDC met en œuvre, dès avril 2026, un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, dans le cadre d’un partenariat avec les États – Unis.

    Ce mécanisme, sans impact sur le Trésor public, s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale, des… pic.twitter.com/C76RXdkixPKinsasa ha asegurado que el país africano no asumirá la carga financiera de las expulsiones. “La gestión logística y técnica del dispositivo será garantizada por el Gobierno estadounidense a través de estructuras especializadas en los movimientos de personas en todo el mundo, que abordan tanto la migración regular como los desplazamientos forzados”, ha añadido el Ministerio congoleño.Desde su regreso a la Casa Blanca en enero del año pasado, el presidente estadounidense, Donald Trump, ha impulsado las expulsiones exprés y, a tal efecto, ha firmado acuerdos con varios países, entre ellos El Salvador, Esuatini (la antigua Suazilandia), Ghana, Ruanda, Uganda, Sudán del Sur y Guinea Ecuatorial, para la deportación de inmigrantes en suelo estadounidense. Como parte de su campaña de deportaciones masivas y con un gran secretismo, la Administración de Trump presionó a por lo menos 30 gobiernos de África para que aceptaran recibir a migrantes, de acuerdo con una investigación de The New York Times y la información que ha salido a cuentagotas desde esos países.Organizaciones de derechos humanos han pedido a los países africanos que rechacen pactos de expulsión firmados con Estados Unidos y han denunciado que los ya existentes exponen a cientos de personas a riesgos de detención arbitraria, malos tratos y devolución forzada a países donde podrían sufrir persecución o tortura.En medio de la polémica por las deportaciones masivas, que también ha sido criticada por la Unión Africana al criticar a Estados Unidos de externalizar la gestión migratoria a países con menos recursos, la RDC ha defendido que no se prevé ningún traslado automático y que cada caso será examinado de forma individual, conforme a las leyes del país y su seguridad nacional. El Gobierno congoleño ha señalado que tendrá “pleno control” sobre las decisiones relativas a la admisión, condiciones de estancia, retirada de estatus temporal y los mecanismos de retorno.Los migrantes deportados desde Estados Unidos serán trasladados en infraestructuras situadas en la zona metropolitana de Kinsasa, con el objetivo de garantizar un “seguimiento administrativo, de seguridad y humanitario eficaz”, según detalla el comunicado.El acuerdo, cuyas negociaciones adelantó Efe el sábado, coincide con un acercamiento entre ambos países para acabar con el conflicto en las provincias congoleñas orientales entre el Ejército de la RDC y el rebelde Movimiento 23 de Marzo (M23), apoyado por Ruanda. Desde 1998, el este de la RDC está sumido en un conflicto alimentado por numerosas milicias rebeldes y el Ejército, pese a la presencia de la Misión de Estabilización de las Naciones Unidas en la República Democrática del Congo (Monusco).La reanudación de los vuelos de deportación desde Estados Unidos a terceros países se activó después de que el Tribunal Supremo autorizara el pasado junio a Trump a efectuar estas expulsiones, un triunfo para su política de mano dura contra la inmigración. Un informe publicado el pasado febrero por los demócratas que integran el comité de Relaciones Exteriores del Senado de Estados Unidos muestra que Washington ha gastado más de 40 millones de dólares (unos 33,8 millones de euros) en deportar a 300 inmigrantes a terceros países en el último año.

    https://medios.mugak.eu/noticias/733413/noticia
    #Etats-Unis #USA #RDC #République_démocratique_du_Congo #migrations #réfugiés #expulsions #externalisation #pays-tiers #accord

    –—

    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • Enquête RSF : en RDC, deux journalistes séquestrés et torturés dans des conteneurs par le M23

    En République démocratique du Congo (RDC), le groupe armé M23, qui contrôle une partie de l’est du pays, a utilisé des conteneurs, sans lumière ni aération, pour détenir de nombreuses personnes, dont des civils et au moins deux journalistes. Grâce à des témoignages et à des images exclusives, Reporters sans frontières (RSF) a enquêté sur cette pratique et dénonce des conditions de détention inhumaines et dégradantes.

    “Cet endroit, c’est la vallée de la mort.” Détenu pendant plusieurs semaines, un ancien prisonnier du Mouvement du 23 mars (M23) – groupe armé actif dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et soutenu par le Rwanda – a vécu l’enfer. Parqué avec des dizaines d’autres personnes, il a été enfermé plusieurs jours dans un conteneur d’à peine dix mètres carrés. “Là-bas, on est entre la vie et la mort : pas de visites, aucun traitement digne de l’être humain, et des tortures quotidiennes”, décrit-il. 

    Cette pratique d’enfermement a été documentée par RSF à travers plusieurs témoignages de personnes détenues durant l’année 2025, anonymisés pour des raisons de sécurité. Selon les informations recueillies, au moins deux journalistes ont été enfermés dans ces conteneurs installés dans des lieux contrôlés par les membres du groupe armé. Grâce à des échanges avec diverses sources, la consultation de photos satellites et d’images exclusives, RSF a pu confirmer la présence de ces structures dans l’enceinte de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu à Goma, l’organe législatif de la province, dont le M23 s’est emparé après la prise de la ville en janvier 2025.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/06/08/rdc-le-m23-tue-torture-et-retient-des-civils-en-otage-dans-des-lieux-de-detention-nouvelle-enquete/#comment-72923

    #rdc

  • République du Congo : Denis Sassou NGUESSO réélu pour un cinquième mandat

    Le président de la République du Congo, Sassou NGUESSO, 82 ans, vient d’être réélu pour un cinquième mandat avec près de 95 % de voix avec plus de 85 % de votants ! IMPECCABLE. Il est dans la droite ligne de ses homologues régionaux NGUEMA de Guinée Équatoriale, KAGAME du Rwanda, BIYA du Cameroun, MUGABE de l’Ouganda et de tant d’autres grands démocrates qui ont disparu à la tache comme Sekou TOURE en Guinée, HOUPHOET-BOIGNY en Cote d’Ivoire, DOS SANTOS en Angola, BONGO au Gabon, DEBY au Tchad, MOBUTU au Zaïre, MUGABE au Zimbabwe dont certains nonagénaires. La liste est loin d’être exhaustive.

    Quelle belle et enthousiaste démocratie congolaise ou presque toute la population vote « librement » en masse pour le candidat sortant SASSOU NGUESSO tellement elle est heureuse : eau et électricité en abondance, écoles, hôpitaux et universités excellents, réseau routier remarquable. Cette photo idyllique n’est malheureusement pas celle de la réalité eu égard aux importants investissements effectués depuis tant d’années au cours des différents plans quinquennaux de développement qui ont entrainé une dette mirobolante dont le pays n’arrive pas à se défaire tel le scotch du capitaine Haddock. L’Indice de Développement Humain (IDH) reste faible (0,56).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/09/05/republique-democratique-du-congo-eternel-retour-du-meme/#comment-72905

    #rdc

  • En RDC, l’horreur de l’esclavage sexuel et la tragédie des enfants nés du viol

    L’ampleur des violences sexuelles liées au conflit en République démocratique du Congo (RDC) est alarmante, selon un nouveau rapport publié par l’ONU, qui alerte sur l’utilisation persistante du viol comme arme de guerre et les conséquences durables pour les enfants nés de ces violences.

    Selon les données collectées par le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme en République démocratique du Congo (BCNUDH), 887 cas de violences sexuelles liées au conflit ont été documentés l’année passée, affectant 1534 victimes, dont une majorité écrasante de femmes (854) et de filles (672).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/11/explosion-des-abus-sexuels-commis-sur-des-enfants-en-rdc-cette-annee/#comment-72826

    #rdc

  • RD Congo : Vague de disparitions forcées à Kinshasa

    Les autorités devraient publiquement rendre compte des disparus et une enquêter sur le Conseil national de cyberdéfense

    Depuis mars 2025, les forces de sécurité congolaises sont responsables de nombreuses disparitions forcées à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, et dans ses environs.
    Le gouvernement congolais utilise le Conseil national de cyberdéfense (CNC) comme mandataire pour procéder à des arrestations et à des détentions d’opposants politiques, pour des raisons discutables.
    Les autorités devraient veiller à ce que toutes les personnes placées en détention par le CNC soient immédiatement libérées ou présentées à un juge et que tout maintien en détention soit pleinement conforme au droit congolais et international.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/17/rd-congo-escalade-des-violences-sexuelles-liees-au-conflit/#comment-72591

    #RDC

  • RD CONGO. L’OCCUPATION DU M23, UN AN APRÈS

    « Un mélange d’horreur et d’organisation, de terreur muette et de brutalité »

    Témoignage · Colette Braeckman, ancienne reporter au quotidien belge Le Soir et membre du comité éditorial d’Afrique XXI, était à Goma au lendemain de la prise de la ville par le M23. Un an après, elle témoigne ici de ce qu’elle a vu, et ouvre ainsi notre série spéciale consacrée à l’occupation du Kivu par le groupe armé.

    https://afriquexxi.info/Un-melange-d-horreur-et-d-organisation-de-terreur-muette-et-de-brutalit

    #rdc

  • RDC : des enfants en danger face à la propagation de la rougeole

    Au début de l’année 2025, la République démocratique du Congo (RDC) a de nouveau été confrontée à une épidémie majeure de rougeole qui se poursuit actuellement. Les autorités sanitaires locales ont enregistré plus de 82 869 cas suspects et 1 175 décès à travers tout le pays. Cette recrudescence des cas de rougeole survient dans un contexte sanitaire, sécuritaire et humanitaire fragile, puisque le pays fait à la fois face à des épidémies de variole simienne (Mpox) et de choléra, mais également à la persistance des combats dans l’est du pays ainsi qu’à la baisse des financements de l’aide humanitaire.

    Médecins Sans Frontières (MSF) a déployé des équipes pour soutenir les efforts des autorités sanitaires locales visant à endiguer cette épidémie de rougeole. Entre les mois de février et juin 2025, MSF a lancé des opérations d’urgence, de prise en charge des patients et de vaccination des enfants dans les provinces de l’Ituri, de la Tshopo, du Nord-Ubangi, du Maniema, du Sankuru et du Grand Katanga pour répondre à l’augmentation des cas. Ces interventions ont permis de limiter la transmission des maladies, de prévenir les complications liées comme la pneumonie, l’inflammation du cerveau ou la cécité et de réduire le taux de mortalité lié à la rougeole.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/11/explosion-des-abus-sexuels-commis-sur-des-enfants-en-rdc-cette-annee/#comment-71834

    #rdc