• Quand rap et reggae font tomber Christophe Colomb de son piédestal.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2024/06/quand-rap-et-reggae-font-tomber.html

    « Dans les imaginaires caribéens, ce choix de commémoration provoque une onde de choc, car il paraît invisibiliser ou minimiser les conséquences de la colonisation, puis de l’esclavage. Le cercle Franz Fanon organise un procès à Fort-de-France. L’accusation reproche à Colomb d’avoir, avec les Indiens, initié une série de massacres dont seront ensuite victimes le peuple noir esclavagisé, le peuple juif... (4) Le verdict réclame que l’on fasse disparaître Colomb de l’histoire et qu’on l’oublie. Au Honduras, on le crible de flèche en effigie. Le navigateur subit désormais une mort symbolique, comme en atteste la vague de déboulonnage de statues aux Etats-Unis, dans le contexte du crime raciste provoqué par des suprémacistes blancs à Charlottesville, en 2017. Colomb bascule, aux côtés des chefs sudistes, dans le camp des responsables de la déportation des esclaves et du racisme constitutif des Etats-Unis. Le Columbus day est de plus en plus remplacé par un indigenous day. Toujours sur l’album Melanin man, Mutabaruka incarne le fantôme de Colomb (« Columbus ghost »), dépeint comme une créature cynique et détestable, responsable de la destruction des peuples, initiateur d’un racisme implacable et de la suprématie blanche. Ses paroles remettent en cause également l’accusation de cannibalisme formulée par le navigateur à l’encontre des Arawaks. Les paroles insistent sur les répercussions considérables des voyages : " Tu célébreras ma victoire. / Tes enfants me loueronnt. / Je suis leur seule histoire. / Je suis Christophe Colomb ... Tu célèbres mon arrivée. / Je ne quitterai plus ton esprit". »

  • #Esclavage dans les #mondes_musulmans : les faits, les clichés et leur postérité

    #M’hamed_Oualdi revient sur les traites serviles en terre d’islam, souvent instrumentalisées pour relativiser l’esclavage pratiqué par les Européens. Il démonte les comparaisons hasardeuses, sans complaisance pour une histoire dont les #traumatismes sont encore vivaces.

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/210624/esclavage-dans-les-mondes-musulmans-les-faits-les-cliches-et-leur-posterit
    #islam #histoire #traite_d'êtres_humains #traite_islamique #comparaison #traite_atlantique #traite_trans-saharienne #Sahara #imaginaire #couleur_de_peau #religion

    • L’esclavage dans les mondes musulmans. Des premières traites aux traumatismes

      L’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Cet ouvrage propose une mise au point rigoureuse et informée sur ce sujet, afin de couper court aux polémiques qui l’entourent.

      Objet d’études scientifiques mais aussi et surtout de passions politiques, l’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Pour couper court aux inlassables polémiques qui entourent ce sujet prétendument tabou, M’hamed Oualdi l’aborde dans cet ouvrage en historien, c’est-à-dire d’une manière attentive à la fois à l’établissement des faits et à l’appréhension de leur complexité.
      Contre la vision homogénéisante d’un esclavage « islamique » unifié qui ne sert qu’à relativiser la gravité de la traite atlantique, il souligne la diversité des traites au sein de ces mondes depuis la période médiévale et la pluralité des formes que prend la servitude en leur sein. Il pointe aussi le caractère ambivalent des politiques abolitionnistes mises en œuvre par les puissances européennes au XIXe siècle, avant d’interroger la persistance de l’esclavage et des traumatismes qui lui sont liés dans les sociétés arabes et musulmanes contemporaines. Des premières traites aux « post-esclavages », ce sont ainsi non seulement les étapes marquantes dans l’histoire de ces sociétés qui sont restituées, mais aussi la trajectoire et la parole de millions d’hommes et femmes asservis.

      http://www.editionsamsterdam.fr/lesclavage-dans-les-mondes-musulmans

      #livre

  • “L’écriture inclusive fait diminuer nos stéréotypes discriminatoires”
    https://www.telerama.fr/debats-reportages/l-ecriture-inclusive-fait-diminuer-nos-stereotypes-discriminatoires-7020981

    Plus de trois cents études effectuées depuis un peu plus de quarante ans, par près de mille chercheurs d’une quinzaine de pays européens et nord-américains, aboutissent à une même conclusion : l’écriture inclusive change de façon efficace nos représentations mentales et fait diminuer nos stéréotypes discriminatoires. Et, chose rare dans le milieu scientifique, il n’existe aucune controverse entre les chercheurs sur les biais causés par les formes grammaticales masculines. Ils sont unanimement reconnus.

    • macron et l’écriture inclusive
      https://www.youtube.com/watch?v=sgkQ_FFFLeg

      repris du RN et re proposée par les réricainspublics : loi visant à protéger la langue française des dérives de l’écriture dite inclusive
      https://www.senat.fr/senateur/gruny_pascale14026u.html
      https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/dossiers/alt/DLR5L15N44968

      https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/amendements/1816/CION-CEDU/AC12

      On lira avec intérêt

      Amendement n°AC12
      Déposé le vendredi 24 novembre 2023
      (Amendement rejeté)

      Un mois après le fiasco d’une proposition de loi similaire par le Rassemblement National, Les Républicains démontrent ici qu’ils continuent de dériver vers l’extrême droite et de s’aligner sur ses propositions.

      Les auteurs et autrices de cette proposition de loi prétendent s’ériger en police du langage. Restreindre l’usage de la langue est une chimère : La langue française est le fruit d’une créolisation réussie, elle appartient à celles et ceux qui la parlent. Comme le soulignait récemment le linguiste Jean Pruvost, « la langue française est issue de la succession de trois langues, le celte, le latin et le germanique ». Elle résulte d’un processus créatif concret, pratiqué au fil du temps par le peuple, et s’est d’ailleurs enrichie de centaines de mots espagnols, arabes, russes, hébreux, sans compter ceux issues de langues régionales.

      La décision du sommet n’est pas absente du langage pour autant : la suprématie du masculin dans notre langue remonte à une décision de l’académie française elle-même, d’ailleurs récente à l’échelle de notre histoire, puisqu’elle ne date que du XVIIe siècle. La suppression de la règle dite de « l’accord de proximité » est même encore plus récente, puisqu’elle ne date que de 1975. C’est ce type de modification verticale de la langue française que l’on retrouve dans cette proposition de loi. Elle n’aurait pour effet que l’appauvrissement de la richesse et de la diversité du français.

      Par ailleurs, la langue française est parlée par plus de 321 millions de locuteurs et de locutrices, et 29 pays dans le monde l’ont pour langue officielle. Il n’appartient pas au législateur français de la contrôler.

      Par-dessus tout, cette proposition de loi témoigne du peu d’intérêt que ses auteurs et autrices ont pour la lutte pour l’égalité femmes/hommes.
      De nombreuses études ont montré de façon répétée que même si la grammaire autorise une interprétation générique du masculin, cette règle engendre dans notre cerveau des représentations mentales majoritairement masculines. L’écriture inclusive, composée de multiples outils de grammaire et de vocabulaire, est une méthode pour lutter contre ces représentations sexistes freinant le progrès social. Certains de ses formes se sont d’ailleurs largement imposées dans l’usage, comme la double flexion. Des études plus récentes ont permis d’analyser les effets engendrés par différentes formes d’écritures inclusives : Il a été démontré que les graphies permettant de mettre en avant les deux genres (la double flexion et le point médian entre autres) sont plus efficaces pour lutter contre les biais sexistes inconscients qu’une graphie neutre, avec des mots épicènes par exemple. Leur utilisation dans un appel à candidature permet par exemple d’augmenter le taux de réponse des femmes, et de lutter contre leur sous-représentation dans certains corps de métiers, ou à des postes à responsabilité.

      Cette proposition de loi constituerait donc concrètement un frein dans la lutte pour l’égalité de genre.

      Pour toutes ces raisons, nous proposons la suppression de cet article.

      Amendement rejeté, oh tiens, c’est étonnant.

  • La SEULE question qui importe : le nombre de personnes déterminées qui s’engagent
    https://ricochets.cc/La-SEULE-question-qui-importe-le-nombre-de-personnes-determinees-qui-s-eng

    La mégamachine et ses ravages sociaux, écologiques, climatiques, politiques... avance sans cesse. Les petites minorités qui luttent avec acharnement ne peuvent pas du tout l’arrêter, même en se mettant en burn out. Au mieux elles peuvent stopper/ralentir parfois certains projets locaux et certains projets gouvernementaux. Car la civilisation industrielle (Etat, productivisme, capitalisme, système techno-industriel, société de masse, « vie » connectée....) a l’argent, le pouvoir, les flics, (...) #Les_Articles

    / #Ras-le-bol, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, La civilisation, la civilisation (...)

    #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle
    https://reporterre.net/Comment-le-beton-a-recouvert-la-France

  • Elvis (* January 8, 1935) is alive.
    https://www.youtube.com/watch?v=QClj1WbIseQ


    And he is a gay communist now !

    La preuve

    https://www.youtube.com/watch?v=96V_gsINmko

    https://www.youtube.com/watch?v=RuBAqCBFNF8

    https://www.youtube.com/watch?v=Tyzv7GR6YUg

    Comme diraient mes copains amerloques : Only a dead communist is a good communist .

    Discussion scientifique : pourquoi il n’est pas le seul.
    https://www.youtube.com/watch?v=8eraNZHM1to

    Question : Pourquoi Elvis est vivant ?
    Réponse : C’est facile à prouver. Elvis est bon. C’est évident. Puisqu’on ne peut pas être et bon et communiste et mort à la fois (il n’y a pas d’intérêt une fois qu’on est mort), Elvis est vivant.
    QED.

    P.S. Elvis gay ? Bah évidemment. Vous avez regardé attentivement ses vidéos ? Alors !

    #rock_n_roll #wtf #crowdsourcing
    #sagesse_des_mouches #vie_éternelle #religion

  • Selling a #Mirage

    Last year, I became obsessed with a plastic cup.

    It was a small container that held diced fruit, the type thrown into lunch boxes. And it was the first product I’d seen born of what’s being touted as a cure for a crisis.

    Plastic doesn’t break down in nature. If you turned all of what’s been made into cling wrap, it would cover every inch of the globe. It’s piling up, leaching into our water and poisoning our bodies.

    Scientists say the key to fixing this is to make less of it; the world churns out 430 million metric tons each year.

    But businesses that rely on plastic production, like fossil fuel and chemical companies, have worked since the 1980s to spin the pollution as a failure of waste management — one that can be solved with recycling.

    Industry leaders knew then what we know now: Traditional recycling would barely put a dent in the trash heap. It’s hard to transform flimsy candy wrappers into sandwich bags, or to make containers that once held motor oil clean enough for milk.

    Now, the industry is heralding nothing short of a miracle: an “advanced”type of recycling known as pyrolysis — “pyro” means fire and “lysis” means separation. It uses heat to break plastic all the way down to its molecular building blocks.

    While old-school, “mechanical” recycling yields plastic that’s degraded or contaminated, this type of “chemical” recycling promises plastic that behaves like it’s new, and could usher in what the industry casts as a green revolution: Not only would it save hard-to-recycle plastics like frozen food wrappers from the dumpster, but it would turn them into new products that can replace the old ones and be chemically recycled again and again.

    So when three companies used ExxonMobil’s pyrolysis-based technology to successfully conjure up that fruit cup, they announced it to the world.

    “This is a significant milestone,” said Printpack, which turned the plastic into cups. The fruit supplier Pacific Coast Producers called it “the most important initiative a consumer-packaged goods company can pursue.”

    “ExxonMobil is supporting the circularity of plastics,” the August 2023 news release said, citing a buzzword that implies an infinite loop of using, recycling and reusing.

    They were so proud, I hoped they would tell me all about how they made the cup, how many of them existed and where I could buy one.

    Let’s take a closer look at that Printpack press release, which uses convoluted terms to describe the recycled plastic in that fruit cup:

    “30% ISCC PLUS certified-circular”

    “mass balance free attribution”

    It’s easy to conclude the cup was made with 30% recycled plastic — until you break down the numerical sleight of hand that props up that number.

    It took interviews with a dozen academics, consultants, environmentalists and engineers to help me do just that.

    Stick with me as I unravel it all.

    So began my long — and, well, circular — pursuit of the truth at a time when it really matters.

    This year, nearly all of the world’s countries are hammering out a United Nations treaty to deal with the plastic crisis. As they consider limiting production, the industry is making a hard push to shift the conversation to the wonders of chemical recycling. It’s also buying ads during cable news shows as U.S. states consider laws to limit plastic packaging and lobbying federal agencies to loosen the very definition of what it means to recycle.

    It’s been selling governments on chemical recycling, with quite a bit of success. American and European regulators have spent tens of millions subsidizing pyrolysis facilities. Half of all U.S. states have eased air pollution rules for the process, which has been found to release carcinogens like benzene and dioxins and give off more greenhouse gases than making plastic from crude oil.

    Given the high stakes of this moment, I set out to understand exactly what the world is getting out of this recycling technology. For months, I tracked press releases, interviewed experts, tried to buy plastic made via pyrolysis and learned more than I ever wanted to know about the science of recycled molecules.

    Under all the math and engineering, I found an inconvenient truth: Not much is being recycled at all, nor is pyrolysis capable of curbing the plastic crisis.

    Not now. Maybe not ever.

    In traditional recycling, plastic is turned into tiny pellets or flakes, which you can melt again and mold back into recycled plastic products.

    Even in a real-life scenario, where bottles have labels and a little bit of juice left in them, most of the plastic products that go into the process find new life.

    The numbers are much lower for pyrolysis.

    It’s “very, very, very, very difficult” to break down plastic that way, said Steve Jenkins, vice president of chemicals consulting at Wood Mackenzie, an energy and resources analytics firm. “The laws of nature and the laws of physics are trying to stop you.”

    Waste is heated until it turns into oil. Part of that oil is composed of a liquid called naphtha, which is essential for making plastic.

    There are two ingredients in the naphtha that recyclers want to isolate: propylene and ethylene — gases that can be turned into solid plastics.

    To split the naphtha into different chemicals, it’s fed into a machine called a steam cracker. Less than half of what it spits out becomes propylene and ethylene.

    This means that if a pyrolysis operator started with 100 pounds of plastic waste, it can expect to end up with 15-20 pounds of reusable plastic. Experts told me the process can yield less if the plastic used is dirty or more if the technology is particularly advanced.

    I reached out to several companies to ask how much new plastic their processes actually yield, and none provided numbers. The American Chemistry Council, the nation’s largest plastic lobby, told me that because so many factors impact a company’s yield, it’s impossible to estimate that number for the entire industry.

    With mechanical recycling, it’s hard to make plastic that’s 100% recycled; it’s expensive to do, and the process degrades plastic. Recycled pellets are often combined with new pellets to make stuff that’s 25% or 50% recycled, for example.

    But far less recycled plastic winds up in products made through pyrolysis.

    That’s because the naphtha created using recycled plastic is contaminated. Manufacturers add all kinds of chemicals to make products bend or keep them from degrading in the sun.

    Recyclers can overpower them by heavily diluting the recycled naphtha. With what, you ask? Nonrecycled naphtha made from ordinary crude oil!

    This is the quiet — and convenient — part of the industry’s revolutionary pyrolysis method: It relies heavily on extracting fossil fuels. At least 90% of the naphtha used in pyrolysis is fossil fuel naphtha. Only then can it be poured into the steam cracker to separate the chemicals that make plastic.

    So at the end of the day, nothing that comes out of pyrolysis physically contains more than 10% recycled material (though experts and studies have shown that, in practice, it’s more like 5% or 2%).

    Ten percent doesn’t look very impressive. Some consumers are willing to pay a premium for sustainability, so companies use a form of accounting called mass balance to inflate the recycled-ness of their products. It’s not unlike offset schemes I’ve uncovered that absolve refineries of their carbon emissions and enable mining companies to kill chimpanzees. Industry-affiliated groups like the International Sustainability and Carbon Certification write the rules. (ISCC didn’t respond to requests for comment.)

    To see how this works, let’s take a look at what might happen to a batch of recycled naphtha. Let’s say the steam cracker splits the batch into 100 pounds of assorted ingredients.

    There are many flavors of this kind of accounting. Another version of free attribution would allow the company to take that entire 30-pound batch of “33% recycled” pouches and split them even further:

    A third of them, 10 pounds, could be labeled 100% recycled — shifting the value of the full batch onto them — so long as the remaining 20 pounds aren’t labeled as recycled at all.

    As long as you avoid double counting, Jenkins told me, you can attribute the full value of recycled naphtha to the products that will make the most money. Companies need that financial incentive to recoup the costs of pyrolysis, he said.

    But it’s hard to argue that this type of marketing is transparent. Consumers aren’t going to parse through the caveats of a 33% recycled claim or understand how the green technology they’re being sold perpetuates the fossil fuel industry. I posed the critiques to the industry, including environmentalists’ accusations that mass balance is just a fancy way of greenwashing.

    The American Chemistry Council told me it’s impossible to know whether a particular ethylene molecule comes from pyrolysis naphtha or fossil fuel naphtha; the compounds produced are “fungible” and can be used for multiple products, like making rubber, solvents and paints that would reduce the amount of new fossil fuels needed. Its statement called mass balance a “well-known methodology” that’s been used by other industries including fair trade coffee, chocolate and renewable energy.

    Legislation in the European Union already forbids free attribution, and leaders are debating whether to allow other forms of mass balance. U.S. regulation is far behind that, but as the Federal Trade Commission revises its general guidelines for green marketing, the industry is arguing that mass balance is crucial to the future of advanced recycling. “The science of advanced recycling simply does not support any other approach because the ability to track individual molecules does not readily exist,” said a comment from ExxonMobil.

    If you think navigating the ins and outs of pyrolysis is hard, try getting your hands on actual plastic made through it.

    It’s not as easy as going to the grocery store. Those water bottles you might see with 100% recycled claims are almost certainly made through traditional recycling. The biggest giveaway is that the labels don’t contain the asterisks or fine print typical of products made through pyrolysis, like “mass balance,” “circular” or “certified.”

    When I asked about the fruit cup, ExxonMobil directed me to its partners. Printpack didn’t respond to my inquiries. Pacific Coast Producers told me it was “engaged in a small pilot pack of plastic bowls that contain post-consumer content with materials certified” by third parties, and that it “has made no label claims regarding these cups and is evaluating their use.”

    I pressed the American Chemistry Council for other examples.

    “Chemical recycling is a proven technology that is already manufacturing products, conserving natural resources, and offering the potential to dramatically improve recycling rates,” said Matthew Kastner, a media relations director. His colleague added that much of the plastic made via pyrolysis is “being used for food- and medical-grade packaging, oftentimes not branded.”

    They provided links to products including a Chevron Phillips Chemical announcement about bringing recycled plastic food wrapping to retail stores.

    “For competitive reasons,” a Chevron spokesperson declined to discuss brand names, the product’s availability or the amount produced.

    In another case, a grocery store chain sold chicken wrapped in plastic made by ExxonMobil’s pyrolysis process. The producers told me they were part of a small project that’s now discontinued.

    In the end, I ran down half a dozen claims about products that came out of pyrolysis; each either existed in limited quantities or had its recycled-ness obscured with mass balance caveats.

    Then this April, nearly eight months after I’d begun my pursuit, I could barely contain myself when I got my hands on an actual product.

    I was at a United Nations treaty negotiation in Ottawa, Ontario, and an industry group had set up a nearby showcase. On display was a case of Heinz baked beans, packaged in “39% recycled plastic*.” (The asterisk took me down an online rabbit hole about certification and circularity. Heinz didn’t respond to my questions.)

    This, too, was part of an old trial. The beans were expired.

    Pyrolysis is a “fairy tale,” I heard from Neil Tangri, the science and policy director at the environmental justice network Global Alliance for Incinerator Alternatives. He said he’s been hearing pyrolysis claims since the ’90s but has yet to see proof it works as promised.

    “If anyone has cracked the code for a large-scale, efficient and profitable way to turn plastic into plastic,” he said, “every reporter in the world” would get a tour.

    If I did get a tour, I wondered, would I even see all of that stubborn, dirty plastic they were supposedly recycling?

    The industry’s marketing implied we could soon toss sandwich bags and string cheese wrappers into curbside recycling bins, where they would be diverted to pyrolysis plants. But I grew skeptical as I watched a webinar for ExxonMobil’s pyrolysis-based technology, the kind used to make the fruit cup. The company showed photos of plastic packaging and oil field equipment as examples of its starting material but then mentioned something that made me sit up straight: It was using pre-consumer plastic to “give consistency” to the waste stream.

    Chemical plants need consistency, so it’s easier to use plastic that hasn’t been gunked up by consumer use, Jenkins explained.

    But plastic waste that had never been touched by consumers, such as industrial scrap found at the edges of factory molds, could easily be recycled the old-fashioned way. Didn’t that negate the need for this more polluting, less efficient process?

    I asked ExxonMobil how much post-consumer plastic it was actually using. Catie Tuley, a media relations adviser, said it depends on what’s available. “At the end of the day, advanced recycling allows us to divert plastic waste from landfills and give new life to plastic waste.”

    I posed the same question to several other operators. A company in Europe told me it uses “mixed post-consumer, flexible plastic waste” and does not recycle pre-consumer waste.

    But this spring at an environmental journalism conference, an American Chemistry Council executive confirmed the industry’s preference for clean plastic as he talked about an Atlanta-based company and its pyrolysis process. My colleague Sharon Lerner asked whether it was sourcing curbside-recycled plastic for pyrolysis.

    If Nexus Circular had a “magic wand,” it would, he acknowledged, but right now that kind of waste “isn’t good enough.” He added, “It’s got tomatoes in it.”

    (Nexus later confirmed that most of the plastic it used was pre-consumer and about a third was post-consumer, including motor oil containers sourced from car repair shops and bags dropped off at special recycling centers.)

    Clean, well-sorted plastic is a valuable commodity. If the chemical recycling industry grows, experts told me, those companies could end up competing with the far more efficient traditional recycling.

    To spur that growth, the American Chemistry Council is lobbying for mandates that would require more recycled plastic in packaging; it wants to make sure that chemically recycled plastic counts. “This would create market-driven demand signals,” Kastner told me, and ease the way for large-scale investment in new chemical recycling plants.

    I asked Jenkins, the energy industry analyst, to play out this scenario on a larger scale.

    Were all of these projects adding up? Could the industry conceivably make enough propylene and ethylene through pyrolysis to replace much of our demand for new plastic?

    He looked three years into the future, using his company’s latest figures on global pyrolysis investment, and gave an optimistic assessment.

    At best, the world could replace 0.2% of new plastic churned out in a year with products made through pyrolysis.

    https://www.propublica.org/article/delusion-advanced-chemical-plastic-recycling-pyrolysis

    #recyclage #green-washing #prolyse #illusion #efficacité #inefficacité #greenwashing #ExxonMobil #industrie_pétrolière #circularité #industrie_chimique #propylène #étylène #naphte #chimie

  • A Mirabel et-Blacons, nouvel emplacement pour antenne relais 3G/4G, et 5G plus tard
    https://ricochets.cc/A-Mirabel-et-Blacons-nouvel-emplacement-pour-antenne-relais-3G-4G-et-5G-pl

    Message du collectif local Non à l’antenne : Un dossier de déclaration d’implantation aux Berthalais d’une antenne relais haute de 36m est en cours à la mairie de Mirabel et-Blacons. https://www.mirabel-et-blacons.fr/2024/06/03/installation-dune-antenne-relais Cette antenne sera à 850 mètres de l’école maternelle qui accueille les enfants de Piegros La Clastre et de Mirabel et Blacons. La 4G installée est de type Lte (Long Term Evolution) permettant des évolutions futures de (...) #Les_Articles

    / #Ecologie, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Vallée_de_la_Drôme

    https://www.mirabel-et-blacons.fr/contact

  • Panne d’électricité en #Équateur : le gouvernement blâme le manque d’investissements
    https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/equateur-apres-une-panne-d-electricite-dans-tout-le-pays-le-gouvernemen


    Une station de métro de Quito (Equateur) ferme en raison d’un blackout électrique, le 19 juin 2024.
    GALO PAGUAY / AFP

    La panne a commencé mercredi en milieu d’après-midi et l’électricité est revenue progressivement pour être « rétablie à 95% » au niveau national trois heures plus tard.

    Des scènes de « chaos ». L’Equateur a subi, mercredi 19 juin, une panne générale d’électricité à « l’échelle nationale » en raison de la défaillance du réseau. La panne a commencé à 15h17 (22h17 à Paris) et l’électricité est revenue progressivement pour être « rétablie à 95% (3 500 mégawatts) » au niveau national trois heures plus tard, a affirmé le ministre de l’Energie, Roberto Luque. Le métro a été paralysé, nécessitant l’évacuation de milliers de passagers, parfois sur les voies, mais apparemment dans le calme, selon des vidéos diffusées par des médias.

    « Il y a une défaillance dans le réseau qui a provoqué des déconnexions en cascade, donc il n’y a pas d’électricité dans tout le pays », a d’abord annoncé Roberto Luque dans l’après-midi sur X, sans donner plus d’explications. « Nous concentrons tous nos efforts pour résoudre le problème le plus rapidement possible », a-t-il ajouté.

    Le gouvernement a blâmé le manque d’investissement passé dans des installations vétustes. « Une défaillance [d’une ligne de transmission] a provoqué un blackout sur le système national », a précisé le ministre. « Pendant des années, il y a eu un manque d’investissement dans ces systèmes et réseaux électriques et, aujourd’hui, nous en subissons les conséquences », a-t-il expliqué.

    #apagón

    #manque_d'investissement chronique sur le #réseau_électrique
    toute ressemblance…

    • Un apagón masivo deja a Ecuador sin luz durante más de tres horas | EL PAÍS América
      https://elpais.com/america/2024-06-19/un-apagon-masivo-deja-a-ecuador-sin-luz.html

      El apagón se produce en medio de la crisis energética que atraviesa el país desde 2023 y que se agravó en los últimos días tras registrarse fuertes lluvias en la sierra y en la región amazónica. Las tormentas afectaron a las hidroeléctricas Coca Codo Sinclair y Agoyán, que proveen de más del 50% de electricidad al país. El Ministerio de Educación ha suspendido las clases presenciales vespertinas en todos los centros para garantizar la seguridad de las actividades escolares.

      Las turbinas de las hidroeléctricas debieron ser apagadas el fin de semana debido al sedimento que las lluvias arrastraron y que dañó a las instalaciones. No obstante, el ministro Luque reconoció que los cortes eran evitables. “Se pudo haber evitado, sí señores, se pudo haber evitado”, afirmó antes de atribuir las responsabilidades a las anteriores Administraciones.

      El responsable de la política energética del país dijo que desde hace 20 años no se ha invertido en el sistema de protección sistémica de electricidad. Además, explicó que la falla que provocó un apagón en todo el país inició en la tarde cuando la línea de transmisión, conocida como Milagro-Zhoray, presentó una falla. “Eso es lo último que pudieron percatarse los técnicos del Operador Nacional de Electricidad. De forma automática esa energía se distribuyó a través de otras líneas que comenzaron también a presentar errores. Y después la falla afectó a otras plantas generadoras, y así todo el sistema comenzó a colapsar en una cadena de eventos que provocaron un blackout”.

  • Journée Mondiale du Réfugié : L’Etat du Sénégal naturalise plus de 400 refugiés Mauritaniens
    https://www.dakaractu.com/Journee-Mondiale-du-Refugie-L-Etat-du-Senegal-naturalise-plus-de-400-refu

    Journée Mondiale du Réfugié : L’Etat du Sénégal naturalise plus de 400 refugiés Mauritaniens
    La Représentation Multi-pays du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Sénégal et ses partenaires ont célébré la journée mondiale du Réfugié (JMR), ce 20 juin 2024 au centre international pour le commerce extérieur du Sénégal (CICES). Lancé en 2001, par l’assemblée générale des Nations unies, le haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) à travers cet événement a communiqué avec le monde sur la situation des réfugiés au besoin de protection et l’importance de les inclure dans une communauté, leur chercher des solutions durables. Une occasion pour mettre en lumière le courage et la résilience des réfugiés qui ont dû quitter le pays à cause de conflits de l’insécurité ou de persécution et de violation des droits humains. Placé sur le thème de la solidarité pour un monde qui accueille les personnes réfugiés, l’objectif de cet évènement est de sensibiliser sur la situation des réfugiés, de remercier les partenaires gouvernementaux et opérationnels, les ambassades, les donateurs et aussi de mobiliser les ressources pour faciliter l’inclusion socio-économique et la mise en œuvre de solutions durables pour les réfugiés.
    Le Représentant du MCO-Sénégal ( Multi-Country Office au Sénégal), Ali MAHAMAT a adressé ses remerciements à tous les invités qui ont répondu présents à ce grand évènement pour la célébration de cette journée mondiale des réfugiés. Ce dernier a profité de l’occasion pour exprimer toute sa gratitude aux autorités du Sénégal pour leur soutien. Au nombre de 11.000 réfugiés environ, le gouvernement sénégalais a octroyé des décrets de naturalisation à plus de 400 réfugiés mauritaniens. Sur ce point, il estime que c’est un geste de solidarité par excellence que ne cesse de montrer le gouvernement sénégalais à travers l’inclusion des réfugiés dans les programmes au niveau national. Sous un autre angle, en collaboration avec les autorités, il s’est réjoui de la recherche de solution durable pour les réfugiés. C’est ainsi par la voix du MCR, qu’ il salue l’engagement du gouvernement Sénégal prêt à couvrir les réfugiés.
    Pour l’Amiral Oumar WADE, vice -président du comité national de gestion des réfugiés et personnes déplacés(CNRRPD), cette journée célébrée depuis 23 ans s’inscrit d’abord sur la solidarité d’où la pertinence de ce thème car la plupart de ses gens qui ont trouvé leur refuge au Sénégal sont des personnes qui ont été victimes de violence, de persécutions, et de violations de droits dans leurs pays d’origine. En partenariat avec les nations -unies, il s’agit pour le Sénégal de leur assurer leur sécurité pour leur installation harmonieuse dans les communautés d’accueil et s’assurer que leurs droits fondamentaux que sont la santé, l’éducation et le droit de vivre dans un environnement. En à croire ,313 réfugiés ont été naturalisés sénégalais l’année dernière contre presque 500 qui sont en cours de traitement avec les services compétents. Il espère tout de même qu’ils seront finalisés d’ici la fin de l’année pour leur insertion socio-économique au Sénégal. D’une manière symbolique, des décrets de naturalisation et des prix d’encouragements ont été remis à des parents réfugiés et leurs enfants.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mauritanie#refugie#naturalisation#sante

  • La #sardegna si contrappone alla #speculazione eolica e fotovoltaica.
    https://radioblackout.org/2024/06/la-sardegna-si-contrappone-alla-speculazione-eolica-e-fotovoltaica

    Il territorio sardo è ormai, purtroppo, conosciuto per i numerosi progetti e cantieri che lo costellano nell’ambito della produzione energetica, in particolare quella cosiddetta green, che proviene dal vento e dal sole. La narrazione europea che impone una #transizione_energetica ed ecologica non sostenibile per i territori e per chi li abita diventa qui una […]

    #L'informazione_di_Blackout #devastazione_territori #transizione_ecologica
    https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2024/06/Comitati-no-speculazione-energetica-Gallura-2024_06_20_2024.06.20

  • L’Arménie annonce à son tour reconnaître l’État de Palestine
    Ouest-France Publié le 21/06/2024
    https://www.ouest-france.fr/monde/palestine/larmenie-annonce-a-son-tour-reconnaitre-letat-de-palestine-5e8b52ba-2fa
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyNDA2OTM2MDA5NTFlMDk3ZWU5ZWY4ZDUwODZhNmIwOGFlMzA?width=1260&fo

    (...) « Réaffirmant son allégeance au droit international et aux principes d’égalité, de souveraineté et de coexistence pacifique des peuples, la République d’Arménie reconnaît l’État de Palestine », a indiqué le ministère dans un communiqué, soulignant qu’ Erevan désire sincèrement l’avènement d’une paix durable » dans la région.

    Hussein al-Sheikh, le secrétaire général du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a rapidement « salué » la décision prise par Erevan. « C’est une victoire pour le droit, la justice, la légitimité et la lutte de notre peuple palestinien pour la libération et l’indépendance », a-t-il souligné sur le réseau social X. (...)

    #Reconnaissance_Palestine

  • Etats-Unis : Joe Biden annonce vouloir faciliter la régularisation de centaines de milliers d’immigrés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/18/etats-unis-joe-biden-annonce-vouloir-regulariser-des-centaines-de-milliers-d

    Etats-Unis : Joe Biden annonce vouloir faciliter la régularisation de centaines de milliers d’immigrés
    Le Monde avec AFP
    Publié le 18 juin 2024 à 19h24, modifié le 19 juin 2024 à 00h23
    En pleine campagne pour la présidentielle américaine, Joe Biden a annoncé, mardi 18 juin, des mesures pour faciliter les régularisations qui pourraient bénéficier à des centaines de milliers de personnes, des annonces aussitôt condamnées par son rival républicain Donald Trump.« Nous pouvons à la fois sécuriser la frontière [avec le Mexique] et fournir des voies légales d’immigration », a dit le président américain, candidat à un second mandat, dans un discours à la Maison Blanche.
    Le démocrate de 81 ans en a profité pour critiquer son prédécesseur, l’accusant d’alimenter les « peurs » des Américains et jugeant « scandaleux » de dire, comme le milliardaire républicain de 78 ans l’a fait, que les migrants étaient des « animaux » qui « empoisonnent le sang » du pays.Donald Trump, en campagne dans le Wisconsin, a lui assuré que s’il était élu en novembre, ce « projet d’amnistie illégal [serait] déchiré et jeté dès le premier jour », pendant que ses partisans clamaient, à l’intention des migrants en situation irrégulière, « Virons-les ! Virons-les ! ».
    L’équipe de campagne du républicain, qui promet des expulsions massives en cas de victoire électorale, a elle assuré que les mesures annoncées mardi allaient « sans aucun doute alimenter la criminalité des migrants » ou encore « voler les avantages sociaux des seniors américains ».
    Joe Biden tente à la fois de répondre aux accusations de laxisme de la droite et de rester fidèle à ses promesses de campagne d’un système d’immigration plus « humain ». Le président, qui avait annoncé récemment annoncé des mesures très restrictives contre les demandeurs d’asile arrivant à la frontière sud des Etats-Unis, va faciliter la délivrance de permis de séjour permanent – la fameuse « carte verte » – aux conjoints et conjointes de citoyens américains et à leurs enfants.Les personnes résidant depuis au moins dix ans aux Etats-Unis, et mariés à un citoyen ou une citoyenne américaine, pourront engager une démarche de régularisation sans devoir quitter au préalable le territoire américain, comme c’était jusqu’ici le cas.« Cette mesure va protéger environ un demi-million de conjoints et de conjointes de citoyens américains, et environ 50 000 enfants immigrés âgés de moins de 21 ans », selon la Maison Blanche.
    La grande association de défense des droits civiques ACLU a « salué » dans un communiqué la décision de Joe Biden, y voyant « le genre de mesures humaines et de bon sens qui rendent l’Amérique plus forte. » La même ONG avait au contraire décidé de porter plainte contre les mesures prises par le président démocrate pour limiter les entrées à la frontière avec le Mexique.Krish O’Mara Vignarajah, le chef de Global Refuge, une association de soutien aux migrants, a elle aussi félicité ces mesures pour faciliter les régularisations. « Cette décision va soulager des milliers de familles », a-t-elle souligné dans un communiqué sur X.
    Joe Biden veut par ailleurs accélérer la procédure de visas de travail pour certains immigrés ayant obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur aux Etats-Unis et ayant reçu une offre d’emploi dans le pays.Cette décision s’appliquera en particulier aux bénéficiaires d’un programme protégeant les mineurs immigrés, mis en place en 2012 quand Barack Obama était président.L’équipe de campagne du démocrate a diffusé une vidéo dans laquelle des bénéficiaires de ce programme, connus aux Etats-Unis sous le nom de « Dreamers », attaquent en anglais et en espagnol les positions anti-immigration de Donald Trump.
    L’ancien président se réfère régulièrement à des meurtres particulièrement choquants, commis par des personnes entrées illégalement aux Etats-Unis, pour marteler qu’il existe une vague de criminalité due à l’immigration clandestine. Mais ni les statistiques policières disponibles dans les grandes villes américaines, ni les études réalisées par des experts, ne montrent la réalité d’un tel phénomène.Son équipe de campagne a évoqué mardi l’arrestation récente d’un ressortissant du Salvador, accusé d’avoir violé et tué une femme sur un sentier de randonnée du Maryland, en 2023, pour ensuite assurer que Joe Biden allait régulariser des « millions » de personnes en situation irrégulière. Ce suspect ne remplit toutefois aucun des critères pour être concerné par les mesures annoncées mardi par la Maison Blanche.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#regularisation#asile#visa#carteverte#economie#enseignementsuperieur#sante#droit

  • #Chili : le volcan et le cosmos
    https://laviedesidees.fr/Entretien-avec-Baudoin-et-Lepage

    Dans un livre d’une grande élégance, Baudoin et Lepage conjuguent leurs talents respectifs pour nous offrir un récit autobiographique à quatre mains, autour de leur #voyage au Chili en plein ébullition sociale et politique.

    #Arts #révolution #Entretiens_vidéo #bande_dessinée #Amérique_latine #constitution

  • Désobéir lorsqu’on est fonctionnaire : que dit le droit ?

    Depuis 10 jours, la question de l’#obéissance ou de la désobéissance est particulièrement présente chez les fonctionnaires. Et à cette question intime, déontologique, politique, le statut de la fonction publique apporte de premiers éléments de réponse structurants et salutaires.

    Obéissance ou désobéissance : que dit le droit ? Depuis 10 jours, la question de l’obéissance est particulièrement présente chez les fonctionnaires. Une question déontologique, intime, politique, mais sur laquelle il faut commencer par rappeler les bases : le droit.

    Un statut pour des fonctionnaires-citoyen.ne.s

    Le premier statut de la fonction publique entre en vigueur le 20 octobre 1946, soit à peine plus d’un an après la fin de la seconde guerre mondiale. Il est marqué par une urgence : reconnaître le fait que les fonctionnaires ne sont plus, ne doivent plus être considérés comme des sujets, mais comme des citoyennes et des citoyens à part entière.

    Ce texte consacre le choix des fonctionnaires par #concours (et non par cooptation) ou le #droit_syndical (grande nouveauté). Mais il proclame également des #principes_déontologiques forts, et notamment celui de #responsabilité. L’article 11 de ce statut est ainsi rédigé : “Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées”. “Responsable”, le mot est écrit. Près de 80 ans après, cette rédaction est toujours en vigueur, et même renforcée d’une seconde phrase : “Il n’est dégagé d’aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés.”

    Devoir de désobéissance

    Le vote du statut de 1983 a complété et élargi ces dispositions. D’abord il les a rendues applicables aux fonctionnaires comme aux contractuels, sur les trois versants de la fonction publique : d’État, hospitalière et territoriale. Il a ensuite ajouté, au même article, une phrase déterminante (elle aussi encore en vigueur) : “Il doit se conformer aux instructions de son #supérieur_hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un #intérêt_public.” Une seule phrase, qui ne saurait être découpée. Aucune mention du terme “obéissance” mais une “conformité aux instructions”. Et surtout, immédiatement après ce principe, une mention d’un #devoir fondamental : le devoir de désobéissance.

    Ce devoir avait été dégagé par le Conseil d’État dès 1944, dans les mêmes termes. Un fonctionnaire qui avait, sur instruction de son maire, versé des allocations chômage de manière illégale, s’était vu sanctionner disciplinairement, et la sanction confirmée par le Conseil d’État. La désobéissance, dans ce cas, n’était pas une possibilité : c’était un devoir. Le #code_pénal (article 122-4) a depuis complété ses dispositions : obéir à un #ordre_manifestement_illégal, c’est mettre en jeu sa propre #responsabilité_pénale

    Prendre conscience de nos responsabilités

    Les principes dégagés par la loi sont limpides : les fonctionnaires ont une responsabilité propre.

    Ils sont cohérents avec le principe proclamé à l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : “La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.” Chaque agent public doit individuellement des comptes à la société dans son ensemble.

    C’est cela le sens du statut. Une protection particulière pour pouvoir exercer ces responsabilités énormes. Nous sommes déjà dans une période où ces responsabilités sont mises à rude épreuve, et où il nous faut être plus vigilant.e.s que jamais

    A toutes et à tous mes collègues fonctionnaires et agents publics : alors que l’extrême-droite a la possibilité d’arriver demain au pouvoir, et avec elle un projet xénophobe, d’exclusion, de remise en cause des libertés et des droits fondamentaux, il nous faut en prendre conscience de nos responsabilités, en parler à nos collègues dès aujourd’hui et nous organiser collectivement. Demain il sera trop tard.

    https://blogs.mediapart.fr/arnaud-bontemps/blog/200624/desobeir-lorsquon-est-fonctionnaire-que-dit-le-droit

    #désobéissance #fonctionnaires #fonction_publique

    • #Devoir_de_réserve : les agents ont le droit de prendre la parole

      Dans cette période préoccupante, entendre le point de vue de celles et ceux qui font vivre au quotidien nos services publics est important. Mais nombre d’#agents_publics se demandent s’ils ont le droit de s’exprimer sur les événements en cours. On entend souvent que les fonctionnaires seraient tenus au silence s’agissant des événements politiques, surtout en période électorale, en raison du devoir de réserve qui s’impose à eux. Qu’en est-il vraiment ?

      On s’est penchés sur le sujet, et on a publié un guide du devoir de réserve et de la #liberté_d'expression des agents publics. En substance : on exagère souvent l’importance du devoir de réserve, dont la portée est encadrée. Dans le cadre de ses fonctions, l’agent est tenu à un devoir de #neutralité. Il ne peut tenir des propos qui pourraient mettre en doute la neutralité du service public. Il est aussi tenu à un devoir de #discrétion : ne pas divulguer d’#informations_confidentielles.

      Quid des propos tenus par l’agent en dehors de l’exercice de ses fonctions. Cette situation est différente : la seule règle légale est la #liberté_d'opinion, garantie aux agents publics. Le devoir de réserve n’apparaît pas dans le code général de la fonction publique. C’est une invention jurisprudentielle, par les juges. Une sorte d’"exception" au principe de liberté d’opinion, ayant moindre valeur que celui-ci.

      Le devoir de réserve signifie que l’agent peut exprimer publiquement ses #opinions, mais avec #retenue et #modération. Le devoir de réserve est plus restrictif dans les domaines régaliens (magistrats, forces de l’ordre) et plus souple dans d’autres (enseignants, universitaires). Il varie également selon le niveau hiérarchique et le niveau de publicité des propos. Les propos tenus dans un cadre privé, la parole des agents est parfaitement libre. Le devoir de réserve ne vaut que pour les prises de parole publiques.

      A condition de rester modéré dans ses propos, la liberté d’opinion est donc la règle. Période électorale ou non, les agents peuvent participer à des meetings, être candidats, manifester, signer des tribunes, poster sur les réseaux sociaux...

      La jurisprudence le confirme : même en période électorale, critiquer un candidat est possible tant que les propos respectent “les limites de la polémique électorale” et que l’on ne s’exprime pas en sa qualité d’agent public. En dehors de l’exercice de nos fonctions, nous sommes donc avant tout des citoyens. Alors qu’une prise de pouvoir par l’extrême droite aurait des conséquences concrètes pour les agents publics, leur parole est d’#utilité_publique.

      Enfin, la première des protections reste et restera le collectif. Alors prenons la parole, partout et collectivement.

      https://blogs.mediapart.fr/collectif-nos-services-publics/blog/210624/devoir-de-reserve-les-agents-ont-le-droit-de-prendre-la-parole

  • https://mariewyttenbach.com/desinfox

    –—
    Sur les doubles/triples comptages des passages aux #frontières :




    voir aussi :
    #Seeing_double ? How the EU miscounts migrants arriving at its borders
    https://seenthis.net/messages/705957

    Sur l’appel d’air...

    #préjugés #migrations #réfugiés #immigration #BD #bande_dessinée #fact-checking #ressources_pédagogiques #afflux #invasion #immigration_massive #liquide #vagues #discours #chiffres #statistiques #Frontex #passages #mondialisation #globalisation #sur-médiatisation #surestimation #perception #chiffres_relatifs #chiffres_absolus #welfare_state #aides_sociales #shopping_social #appel_d'air #protection_sociale #accès_aux_soins #régularisation #sans-papiers #à_lire #économie #peur #fantasmes

    ping @karine4 @_kg_

    –-

    ajouté à la métaliste sur le lien entre #économie (et surtout l’#Etat_providence) et la #migration... des arguments pour détruire l’#idée_reçue : « Les migrants profitent (voire : viennent POUR profiter) du système social des pays européens »...
    https://seenthis.net/messages/971875

    • Welfare and social protection: What is the link with secondary migration? Evidence from the 2014-crisis hit Italian region of Lombardy

      Evidence on the relationship between secondary international migration and welfare state (or formal protection) support is currently limited. Also, the experience of financial support from semiformal and informal social protection networks has seen limited inclusion in current reflections on secondary mobility patterns such as onward and return migration. Our study analyses the relationship between support from formal, informal and semiformal social protection and short-term secondary migration intentions. The study uses open-access data from the Regional Observatory for Integration and Multiethnicity of Lombardy (Italy) and adopts a competing-risk framework through multinomial logistic regression. Our data do not support the hypothesis of an ex-post “magnetic effect” of the Italian formal social protection on its beneficiaries: individuals on formal welfare are more prone to onward and return migration. However, the positive relationship observed between welfare entitlements and onward migration intentions cannot rule out any effect of welfare magnetism from more generous welfare systems. Monetary aid received from Italian friends is negatively related to return intention. At the same time, economic support from foreign-born friends is correlated to return migration. We interpret results according to social network theory. Economic support and social capital from bridging networks can act as an ex-post integration-driven magnet. Bonding social capital from ties with migrants in Italy cannot secure the migrants’ stay in Italy. However, it can support return migration. Networks providing bonding transnational social capital, and expressed in the form of financial support from relatives living abroad, are instead positively correlated to both forms of secondary migration.

      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/psp.2469

    • Immigration et appel d’air : anatomie d’un fantasme
      https://www.youtube.com/watch?v=XnRPLS8Crnk


      #Clément_Viktorovitch revient chaque semaine sur les débats et les enjeux politiques. Dimanche 12 novembre : le début de l’examen au Sénat du projet de loi immigration. Parmi les mesures phares de ce texte : la régularisation des immigrés sans papiers qui travaillent dans les métiers « en tension ».

      C’est l’une des mesures les plus discutées au sein du projet de loi immigration : l’article qui prévoit la régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension. Les parlementaires Les Républicains en ont fait une ligne rouge : en aucun cas ils ne voteront le texte si cette mesure en fait partie. Or, la Première ministre a besoin de leur soutien si elle désire s’éviter un nouveau 49-3. Autant dire que les négociations s’annoncent serrées.

      Ce qui est intéressant, ce sont les arguments qui sont utilisés pour pourfendre cette mesure. Et notamment un argument, répété ad nauseam par les élus LR, mais aussi par le Rassemblement national : régulariser les immigrés sans papiers qui travaillent d’ores et déjà sur le territoire, cela créerait un « appel d’air », voire une « pompe aspirante », qui inciterait toujours plus d’exilés à tenter de rentrer illégalement sur notre territoire.

      Aucun accroissement des flux migratoires

      Il se trouve que cette question a été bien travaillée par la science politique. Nous avons, par exemple, un article très important qui a été publié en décembre 2020 par trois chercheurs : Joan Monras, Elias Ferran, Javier Vazquez-Grenno. Il a même été mise à jour en avril 2023, pour intégrer les données les plus récentes. Ce papier se penche sur la décision, prise par le gouvernement espagnole en 2005, de régulariser 600 000 exilés extra-européens. Bilan : près de 20 ans plus tard, aucun accroissement des flux migratoires n’a été constaté. Aucun appel d’air. Mêmes observations pour ce qui s’est produit aux Etats-Unis en 1986 : l’Immigration Reform and Control Act a permis à trois millions d’immigrés de régulariser leur situation. Résultat : toutes les études ont montré que cette décision n’avait pas entraîné une augmentation de l’immigration.

      Plus généralement, aucun article de recherche n’a jamais montré l’existence d’un prétendu « appel d’air » à la suite d’une campagne de régularisation. D’autant qu’il faut, en l’occurrence, être précis sur la mesure proposée par le gouvernement. Les individus concernés doivent justifier de trois ans de présence sur le territoire, avoir travaillé huit mois au cours des derniers 24 mois, dans un secteur en tension, le tout pour obtenir un titre de séjour d’un an renouvelable : cela n’a rien d’une régularisation massive !

      Ceux qui s’opposent à cette mesure mettent aussi en avant un risque pour l’économie. Mais là aussi, cette question a été tranchée. Un gros travail de synthèse a été réalisé, pour Sciences Po, par Hélène Thiollet et Florian Oswald. On observe que, certes, pour les emplois les moins qualifiés, l’immigration peut entraîner, à court terme, une pression sur les salaires. Mais ce n’est ni systématique, ni pérenne. À l’échelle de l’économie dans son ensemble, l’immigration a au contraire un impact soit neutre, soit positif. Quant aux campagnes de régularisation, elles ont un effet bénéfique pour les finances publiques, puisqu’elles font rentrer un surcroît de cotisations patronales dans les caisses de l’Etat. En plus, bien sûr, de sortir de la précarité des hommes et des femmes qui travaillent, sont intégrés, bien souvent payent des impôts, et contribuent à la vie de notre société.
      Peurs et fantasmes

      C’est précisément tout le problème des débats sur l’immigration : certaines positions ne sont étayées ni par des faits, ni par des preuves, mais par des peurs et des fantasmes. On pourrait d’ailleurs évoquer le cas de l’AME, l’aide médicale d’Etat pour les immigrés sans papiers, dont le Sénat vient aussi de voter la suppression – au motif, là aussi, qu’elle créerait un appel d’air. On sait pourtant que le vrai problème de l’AME, c’est plutôt que ceux qui devraient en bénéficier ne la demandent pas : d’après le dernier rapport de Médecins Du Monde, plus de 80% des personnes éligibles à l’AME n’y ont pas recours. Avec des conséquences évidemment dramatiques pour ces personnes, qui finissent par accumuler de graves retards de soin. Mais aussi des conséquences négatives pour notre système de santé et pour les finances publiques, puisque, comme l’ont rappelé de nombreux médecins, il vaut toujours mieux prendre en charges les pathologies le plus tôt possible.

      Tout le problème, c’est que le gouvernement a tendance à céder devant ces arguments, aussi contestables soient-ils. Le président Macron a d’ores et déjà restreint l’AME, en 2019, quand il a décidé d’en conditionner l’accès au fait de prouver trois mois de présence sur le territoire, contre l’avis des professionnels de santé. Nous verrons bien quel sera le texte qui ressortira, in fine, des débats parlementaires. Mais si l’on se fie à la manière dont ils ont commencé, on peut craindre que les passions n’y triomphent, hélas, sur la raison.

      https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/entre-les-lignes/chronique-immigration-et-appel-d-air-anatomie-d-un-fantasme_6150630.htm

    • Politique économique : le Nouveau Front populaire dessine un #changement_de_cap

      Le programme du Nouveau Front populaire, présenté le 14 juin, indique une direction de politique économique claire : il s’agit de reprendre le chemin d’une #politique_sociale et d’investissement (public et privé), articulée à une #politique_fiscale qui vise à (re)remplir les caisses et à instaurer davantage de #justice_fiscale. C’est une #réorientation marquée par rapport à la politique actuelle.

      Est-ce que les #mesures sont crédibles ? Oui, les pistes de #financement aussi. Est-ce que tout pourra être mis en œuvre et selon quel calendrier ? On verra bien. Dans tous les cas, la situation économique est incertaine et ce, quel que soit le gouvernement qui sera nommé.

      La bonne question n’est pas celle du « #sérieux » – la politique actuelle à maints égards n’est pas sérieuse, ni socialement, ni économiquement, ni budgétairement – mais de savoir quel cap de politique économique nous choisissons pour faire face aux incertitudes et répondre aux questions écologiques et sociales qui se posent. Car oui, il y a le choix.

      Le débat sur le #réalisme est à côté du sujet

      On pourrait résumer le programme du NFP ainsi : suspendre l’application des réformes antisociales, redonner du pouvoir d’achat aux ménages, renforcer les #services_publics, récupérer de l’argent sur le #patrimoine, et générer en retour des #effets_économiques vertueux.

      Cette politique tourne le dos à celle mise en œuvre depuis 2017 dont l’orientation principale, revendiquée par Bruno Le Maire, est la baisse des prélèvements obligatoires et l’horizon la réduction du rôle de la #protection_sociale et des services publics. Cette politique menée à un rythme rapide, comme une fuite en avant, une recherche vaine d’un retour de la #croissance, ne récolte qu’une baisse de la #productivité.

      Une large partie des critiques sur le sérieux du programme du NFP provient de commentateurs pour qui le seul débat économique valable est de savoir s’il faut d’abord définancer les retraites, l’école, les deux en même temps, ou si on n’ajouterait pas encore un peu de baisse de prélèvements sur les entreprises, pour la route.

      Et lorsque ces réformes sont évaluées scientifiquement, qu’on en démontre le #coût_social ou le peu d’#efficacité_économique, le plus souvent ces personnes haussent les épaules et passent à la suivante. Evidemment, une autre politique économique est possible.

      Des mesures sociales tout à fait à portée de main

      Si on considère les principales mesures proposées par le Nouveau Front populaire, elles apparaissent tout à fait envisageables. Elles sont sans doute d’ailleurs un peu plus modérées que celles du programme de la Nupes en 2022, pour tenir compte de la dégradation depuis des comptes publics.

      Pour ne prendre que quelques mesures sur les sujets que je connais le mieux : suspendre la réforme des #retraites de 2023 pour revenir à 62 ans immédiatement est faisable, d’autant que la réforme a à peine commencé d’être appliquée. Cela représente environ 0,8 point de PIB en 2032 pour le système de retraite et c’est en grande partie financé par la hausse prévue des cotisations de 0,6 point pour les employeurs et 0,6 point pour les salariés, selon un chiffrage réalisé d’après le simulateur du COR.

      Il est prudent de ne pas s’engager trop avant sur le droit à la retraite à 60 ans pour toutes et tous, même s’il apparaît évident que pour certaines personnes et certains métiers pénibles qui ne sont aujourd’hui quasiment pas reconnus, la baisse de l’âge de départ devrait être appliquée rapidement.

      Annuler les réformes de l’#assurance_chômage est également très facilement réalisable, la précédente n’étant même pas encore complètement montée en charge et la prochaine n’étant pas encore appliquée.

      Revaloriser le #point_d’indice de la fonction publique de 10 % est un #choix_budgétaire non négligeable dont il s’agit de mesurer l’ampleur, à hauteur de 0,8 point de PIB, selon certaines estimations. Cette priorité constitue bien une partie de la réponse aux graves difficultés de recrutement que connaissent actuellement les services publics.

      C’est particulièrement vrai pour les deux plus importants que sont la santé et l’éducation, dont les concours ne font plus, du tout, le plein. Cela sera sans doute plus utile pour l’avenir que la baisse de la fiscalité pour les ménages les plus aisés.

      L’indexation des salaires, elle, existe sous une certaine forme chez nos voisins Belges, qui ne s’en plaignent pas, et cela mériterait qu’on s’y penche pour en affiner les caractéristiques techniques.

      Aller plus loin sur les recettes

      Côté recettes, là aussi les pistes sont claires : récupérer des moyens sur les patrimoines des millionnaires et milliardaires par le retour à un impôt sur la fortune et l’instauration d’un impôt élevé sur les très hautes #successions. Il est également urgent de revenir sur certaines #niches_fiscales ayant peu d’effet positif et très coûteuses.

      C’est peut-être de ce côté-là d’ailleurs que le programme mériterait d’être approfondi. Un passage en revue systématique de la politique fiscale depuis 2017 pourrait donner des pistes de financement utiles. En effet, depuis cette date, les baisses de prélèvements obligatoires décidées par les différents gouvernements s’élèvent à près de 70 milliards d’euros par an.

      Ces 70 milliards ont eu deux contreparties : une baisse (ou un ralentissement du financement) des protections collectives (retraite, chômage, services publics), mais également un creusement du #déficit_public. Selon l’OFCE, de l’ordre de 40 milliards d’euros de baisse de recettes n’ont jamais été compensés depuis sept ans. Alors que le déficit s’est élevé à 5,5 % du PIB en 2023, ces mesures non compensées représentent environ 1,4 point de PIB, ce qui n’est budgétairement pas très « sérieux ».

      Selon la même logique, revenir sur le #CICE et le #pacte_de_responsabilité, mis en place sous François Hollande, ou sur la baisse de la #cotisation_sur_la_valeur_ajoutée des entreprises (#CVAE) plus récente, pourrait donner davantage de marge de manœuvre. Certes, ce n’est pas parce que ces mesures fiscales étaient contestables, qu’on peut les supprimer toutes, et d’un coup : les entreprises, même si elles n’en avaient pas besoin, s’y sont accoutumées. Mais il y a de la marge pour commencer tout de suite, et récupérer des montants conséquents.

      C’est pour cela qu’une revue paraît opportune afin de savoir jusqu’où et à quel rythme on peut remonter la pente dévalée au cours des dernières années. De manière intéressante, certains amendements aux dernières lois de finances de la majorité présidentielle, le rapport Bozio-Wasmer en cours de rédaction, ou encore la Cour des comptes, esquissent déjà des pistes en ce sens.

      N’esquivons pas le débat démocratique sur la politique à mener

      Ce qui serait « sérieux », et démocratique, c’est que les médias d’information utilisent le temps de cette élection pour mettre en perspective les #visions de politiques économiques alternatives des trois pôles : la baisse des prélèvements et des dépenses sociales de LREM, espérant faire revenir de la croissance, sa version amplifiée par le RN assortie d’une politique économique xénophobe motivée par des orientations racistes, et le changement de cap proposé par le Nouveau Front populaire qui fait le pari d’une réorientation écologique et sociale, appuyée par la fiscalité et dans une perspective keynésienne.

      Si le Nouveau Front populaire gagne, il aura alors à sa disposition tous les moyens de l’Etat pour calibrer, orchestrer, séquencer les mesures de son programme, et proposer des décisions à arbitrer. La feuille de route est suffisamment explicite pour que cela démarre vite, l’administration sait faire. Un programme est là pour définir un cap, le début du chemin et un horizon. En l’espèce, celui du NFP trace des perspectives sans ambiguïtés et enthousiasmantes.

      https://www.alternatives-economiques.fr/michael-zemmour/politique-economique-nouveau-front-populaire-dessine-un-changement-de-cap/00111532
      #crédibilité

  • Malgré la #surveillance accrue, malgré l’emploi de #technologie de plus en plus sophistiquée, malgré la #militarisation_des_frontières, malgré les #murs...

    Migration flows at highest since 2019

    Arrivals in Greece rise by 154%, mainly via Evros border and the islands in first months of 2024

    After a relative lull in recent years, migratory flows in 2024 have already increased significantly in the first months of 2024, mainly through the Evros border region in northeastern Greece, but also the Greek islands.

    According to data from the Ministry of Migration and Asylum, in the first quarter of 2024, these represent the highest migration flows since 2019.

    The flows to Evros in particular have been rising over the recent period as shown by the asylum applications filed in Fylakio, with 585 in April. At the same time, migrants arrive by sea on small boats and try to reach different parts of the country, such as the coast of Crete, Gavdos and Lakonia.

    The mayor of Gavdos, Lilian Afentaki, said that two boats arrived on the island with 19 and 43 people on board respectively in June. She points out, however, that their transfer is organized immediately, within two days at most, so there is no problem with tourist traffic.

    By way of comparison, about 11,000 migrants had arrived in Greece in the first quarter of 2019 (January-April). However, in the same period in 2020, arrivals dropped, with about 9,000 migrants entering the country. Arrivals then decreased drastically in 2021 and 2022. For instance, in 2021, from January to April, just over 2,000 arrived, and about 3,500 in 2022. And last year, 4,660 migrants entered the country in the first quarter. But in 2024 from the beginning of the year to April the number of arrivals had already reached 11,835, an increase of 154% compared to the same period in 2023.

    An increase in arrivals was also recorded on the islands in May, with 1,592 people arriving in that month in 2023 compared to 4,115 in 2024. And in June until Tuesday, 1,477 migrants had tried to reach Greek shores and were intercepted by the Hellenic Coast Guard. Already, those staying in facilities on both the islands and mainland Greece in April 2024 had almost doubled compared to the same month in 2023.

    As far as cooperation with the competent authorities in Turkey to monitor and control migratory flows is concerned, Hellenic Coast Guard sources say that there is still consultation and direct communication between the respective officials of the two countries.

    Greek Shipping Minister Christos Stylianides and his Turkish counterpart agreed in a meeting in Ankara in January to reactivate the communication channel between the respective coast guards.

    https://www.ekathimerini.com/news/1241844/migration-flows-at-highest-since-2019
    #migrations #réfugiés #statistiques #chiffres #arrivées #Grèce #Evros #2024 #les_murs_ne_servent_à_rien #Crète

  • Repentance | Tennessee Bible College
    https://www.tn-biblecollege.edu/repentance

    It is very hard to bring men to repentance.
    Now, how do we do that? How do we bring them to repentance? Well, by preaching the goodness of God. You think about how good God has been to all of us, has been to you. And how in the world can you turn Him down and turn away from Him? You ought to appreciate Him enough to obey His gospel. And then we cause men to come to repentance by preaching the severity of God.

    #repentance

  • Mer interrompue

    En cette journée mondiale des réfugié.e.s, la société civile transnationale se mobilise pour dénoncer les politiques meurtrières et racistes en Méditerranée !

    Se basant sur des témoignages recueillis par divers acteurs et actrices de la société civile tunisienne et transnationale, le présent rapport documente les pratiques d’interceptions de la #Garde_Nationale tunisienne en #Méditerranée centrale. Les données collectées, qui s’appuient sur 14 entretiens approfondis réalisés entre 2021 et 2023 auprès de personnes exilées qui ont survécu à des attaques en mer, mettent en lumière des pratiques violentes et illégales, qui vont de la #non-assistance, aux manœuvres visant intentionnellement à faire chavirer les bateaux en détresse, provoquant des #naufrages et coûtant la vie à de nombreuses personnes en exil.

    Cette #brutalisation des autorités frontalières tunisiennes qui est documentée maintenant depuis plusieurs années s’inscrit dans un contexte de renforcement des politiques d’externalisation des frontières de l’Union européenne et de ses Etats membres. Face à l’augmentation de la fréquentation de la route maritime tunisienne à partir de l’année 2021 et dans l’espoir de parvenir à limiter le nombre de traversées, celle-ci a considérablement augmenté son soutien aux forces de sécurité tunisiennes, mettant en place, à l’instar de sa coopération avec les milices libyennes, un « régime de refoulement par procuration ».

    Fruit d’un travail collectif impliquant Alarm Phone et de nombreuses actrices et acteurs de la société civile tunisienne, pour des raisons de sécurité dans le contexte actuel de criminalisation et d’attaques répétées à l’encontre des personnes et organisations solidaires des personnes migrantes en Tunisie, il a été jugé préférable de ne pas mentionner ces dernier.ère.s.

    A l’encontre de la répression, la publication de ce rapport sonne ainsi comme une promesse – la promesse que, peu importe les tentatives d’intimidation, la solidarité continuera à s’exprimer sans relâche.

    Ensemble, nous continuerons à documenter les pratiques violentes des gardes-côtes tunisiens comme de toute autre autorité impliquée dans les interceptions et les refoulements en Méditerranée et les violations de droits en mer.

    Ensemble, nous dénonçons ce régime de contrôle répressif de la mobilité ainsi que les politiques d’externalisation qui les rendent possibles et les encouragent.

    Ensemble, nous défendons une Méditerranée ouverte, solidaire et respectueuse de la liberté de mouvement de toutes et tous !

    https://alarmphone.org/fr/2024/06/20/mer-interrompue
    #témoignages #migrations #réfugiés #rapport #alarm_phone #violence #gardes-côtes_tunisiens
    ping @_kg_

  • Carnet de citations : Société N°40
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2024/06/20/carnet-de-citations-societe-n40

    Par « prolétaire », il n’y a rien d’autre à entendre, du point de vue de l’économie, que le travailleur salarié qui produit et valorise du « capital » et qu’on jette sur le pavé dès qu’il n’est plus indispensable pour les besoins de valorisation de « Monsieur Capital ». (Karl Marx) Notre danse aveugle n’a qu’un chorégraphe impersonnel, qui dicte […]

    #Regards_sur_notre_monde #[VF]


    https://0.gravatar.com/avatar/f4ffc1b00ed412e4578ae06b96dcc9e8b2a1ac722f797958cac984106850a6a2?s=96&d=

  • Le gouvernement allemand envisage des #déportations vers l’Afghanistan via l’Ouzbékistan, rapporte Der Spiegel

    Le gouvernement allemand et l’#Ouzbékistan mènent des discussions en vue de permettre des déportations de migrants se trouvant en #Allemagne vers l’#Afghanistan, sans organiser de consultations directes avec les taliban, rapporte dimanche le magazine allemand Der Spiegel.

    Le ministère allemand de l’Intérieur a envoyé dans ce but une délégation à Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan, à la fin du mois de mai, a indiqué le magazine, sans dévoiler ses sources.

    La délégation allemande a proposé au gouvernement ouzbek que les Afghans candidats à la déportation soient envoyés à #Tachkent, d’où ils pourraient être transportés à Kaboul par avion, écrit Der Spiegel.

    Le ministère allemand de l’Intérieur n’a pas immédiatement fait de commentaire.

    La ministre de l’Intérieur Nancy Faeser a déclaré plus tôt dans le mois que l’Allemagne envisageait de déporter les migrants originaires d’Afghanistan qui représentaient une menace pour la sécurité.

    Une telle décision serait toutefois controversée, l’Allemagne ne déportant pas de personnes vers des pays où leur vie est menacée. Berlin a cessé les déportations vers l’Afghanistan après la prise de pouvoir des taliban en 2021.

    Tachkent veut néanmoins signer avec Berlin un #accord définitif visant à réglementer l’entrée de travailleurs qualifiés ouzbeks en Allemagne avant de sceller un pacte sur la question des déportations, selon Der Spiegel.

    Le délégué spécial du gouvernement fédéral allemand aux accords migratoires se rendra en Ouzbékistan la semaine prochaine afin de discuter de l’accord concernant les travailleurs ouzbeks, précise Der Spiegel.

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/le-gouvernement-allemand-envisage-des-d%C3%A9portations-vers-lafghanistan-via-louzb%C3%A9kistan-rapporte-der-spiegel/ar-BB1ojW9N
    #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #migrants_ouzbeks

    via @karine4

  • Les réseaux du trading à haute-fréquence
    (mis ici pour archivage)

    Après les ouvrages 6/5, #Alexandre_Laumonier continue son exploration de la finance mondiale avec 4, un nouvel épisode de ses investigations qui vient de paraître. Ce livre est entièrement dédié à l’histoire et aux techniques des récents #réseaux de communication radio déployés par certains traders pour relier entre eux les marchés financiers. La raison ? Les ondes radio offrent la possibilité aux données de marché de passer d’une bourse à une autre deux fois plus rapidement qu’avec la fibre optique. Avoir une microseconde d’avance sur le concurrent garantit des gains dans ce qu’on appelle le trading à haute fréquence. Véritable enquête ethnologique et géographique, cette immersion au cœur des réseaux européens (courant principalement de Londres à Francfort) et américains (reliant le New Jersey, Washington et Chicago) se lit comme une histoire épique.
    Voici un extrait du chapitre 3 de 4, consacré au tout premier réseau en micro-ondes jamais réalisé aux États-Unis à destination d’une firme de #trading.


    https://www.visionscarto.net/enquete-reseaux-hft
    #HFT #trading_à_haute_fréquence #finance #livre #technologie #vitesse

    • 4

      « À quelques mois de la retraite, le commissaire-priseur ne s’attendait sans doute pas à vivre les enchères les plus épiques de sa carrière.

      « En cette grise matinée du 19 décembre 2012, dans une pièce du tout nouveau bâtiment hébergeant le Bureau fédéral de la province de Flandre-Occidentale, à Bruges, le bien public 38025/838 sv, décrit comme un « Gewezen militair domein met communicatietoren (hoogte 243,5-m) en acht ankerpunten », d’une superficie de 1 hectare, 31 ares et 66 centiares, sis au 1, rue du Héron, à Houtem, dans la région des Moëres, était mis aux enchères par son propriétaire, le ministère de la Défense du Royaume de Belgique, au prix de 250 000 euros.

      À 10 heures, et sans une seule microseconde de retard, onze personnes se regroupèrent autour d’une grande table rectangulaire. Le commissaire-priseur, son secrétaire et un représentant du ministère s’installèrent à l’une des extrémités de la table, tandis qu’en face d’eux trois groupes distincts prirent place, se regardant en chien de faïence : un Américain accompagné de deux avocats ; deux autres avocats travaillant pour un prestigieux cabinet belge mandaté par un acheteur potentiel ; et deux ingénieurs, qui restèrent silencieux tout au long de la matinée. Ils n’étaient pas venus pour acheter mais pour savoir qui allait l’emporter, information de première importance pour un certain nombre de personnes, notamment en France, au Canada, aux Pays-Bas et aux États-Unis.

      Même si la présence d’un cabinet d’avocats haut de gamme était plutôt inhabituelle étant donné la vétusté de l’« ancien domaine militaire comprenant un pylône de communication de 243,5 mètres », dont le ministère souhaitait se débarrasser, la séance débuta sereinement. Le commissaire-priseur vérifia que les participants s’étaient bien acquittés des 1 000 euros de frais d’inscription, s’assura que tous avaient en leur possession les documents administratifs relatifs au domaine – y compris le relevé cadastral, sur lequel le domaine militaire apparaît en forme de croix –, puis il fixa le pas d’enchères à 5 000 euros et la vente démarra.

      Ce qui ne devait être qu’une formalité se transforma en une longue matinée pendant laquelle le commissaire fut mis à rude épreuve. Au bout de vingt minutes seulement, la meilleure offre était déjà de 700 000 euros, ce qui réjouit le ministère de la Défense (il estimait secrètement faire une bonne affaire à partir de 400 000 euros) mais déstabilisa le commissaire-priseur. Il décida alors de monter le pas d’enchères à 10 000 euros pour accélérer la vente, puis la meilleure offre atteignit rapidement 1 million d’euros, puis 1,1 million d’euros, 1,2 million d’euros, 1,3 million d’euros, 1,4 million d’euros… À 2 millions, une heure plus tard, le commissaire-priseur, qui transpirait de plus en plus, réclama une pause et se réfugia dans les toilettes pour se ressaisir. L’histoire ne dit pas quelles pensées furent les siennes devant l’image de son visage sidéré que lui renvoya le miroir. « Du côté des vendeurs, personne n’arrivait à comprendre ce qui se passait », raconte un témoin, lui-même d’autant plus surpris par le montant des offres que, dans d’autres circonstances, il aurait pu lui-même enchérir.

      Cette année-là, le Royaume de Belgique, en quête de liquidités, avait déjà revendu bon nombre d’installations démilitarisées pour un total de 12 millions d’euros. Parmi celles-ci : un vieux bunker cédé pour 350 euros à un paysan ravi de pouvoir le démolir car il se trouvait au milieu de son champ ; un ancien fort construit pour défendre la ville d’Anvers, racheté 287 000 euros par le riche pdg de Katoen Natie, une compagnie de logistique active dans les ports du monde entier ; un ancien hôpital militaire acheté 4 millions d’euros par la commune de Bruges pour être transformé en logements sociaux. À ces 12 millions s’ajouta, le 19 décembre 2012, le produit de la vente de l’« ancien domaine militaire comprenant un pylône de communication ». Au terme de plus de trois heures et demie de bataille acharnée, devant les représentants de l’État belge médusés, le bien 38025/838 SV fut finalement adjugé 5 millions d’euros, soit la meilleure affaire du ministère de la Défense pour l’année 2012.

      Alors que les silencieux ingénieurs sortaient précipitamment de la salle du Bureau fédéral (le ticket de stationnement de leur voiture, malencontreusement garée devant un commissariat, était dépassé depuis longtemps), l’un des avocats au service de ceux qui remportèrent la mise fut approché par l’un de ses confrères qui, lui, représentait le camp vaincu. Le perdant tendit au gagnant sa carte de visite : « If we can arrange, here is my phone number. » Le 9 janvier 2013, le ministère rendit public l’acte de cession du domaine militaire sans toutefois divulguer le nom du nouveau propriétaire. « Information confidentielle », selon les services ministériels. »

      Ainsi débute 4, la suite des investigations d’Alexandre Laumonier, alias Sniper, sur le trading à haute fréquence entamées avec 6 et 5. Ce nouvel épisode est un récit épique de la naissance et de la prolifération d’un récent mode de communication des données boursières : les faisceaux hertziens en micro-ondes constitués de réseaux d’antennes paraboliques, ces réseaux aériens offrant l’avantage d’être deux fois plus rapides que les fibres optiques souterraines. Cette nouvelle enquête est à la fois une ethnologie des infrastructures liées aux transactions boursières ainsi qu’une histoire économique des techniques et des territoires. Composé comme un techno-thriller à rebondissements et au rythme soutenu, 4 mêle enquêtes de terrain, interviews, témoignages, extraits d’archive et récits historiques afin de décrire dans le détail les raisons de cette course à la vitesse induite par l’informatisation des marchés financiers.

      http://www.zones-sensibles.org/alexandre-laumonier-4

    • Trading à haute fréquence dans les #Moëres

      À l’extrême ouest de la Belgique, se dresse une tour de 243,50 mètres d’acier. Là-haut, quand le ciel daigne se décoller du polder, on devine la mer du Nord. Trop vétuste pour l’armée américaine, trop coûteux pour la Défense belge, le pylône a été acquis à prix d’or et contre toute attente par une discrète firme de Chicago, en 2012. Spécialiste des transactions à haute fréquence, Alexandre Laumonier retrace le destin inattendu de cette tige plantée deux mètres sous le niveau de la mer. Une histoire de marécages qui commence avec Jules César et qui se termine sous une pluie de dollars.

      https://www.wilfriedmag.be/articles/trading-a-haute-frequence-dans-les-moeres
      #paywall

  • La collaborazione tra l’Università di Bologna e il complesso militare industriale israeliano

    Un gruppo di docenti dell’ateneo ha lanciato una petizione online (https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfSq4-0GGl6r8CGHuLaXohv4LNbVeUE3FW4AvAEbFp7AWkMcw/viewform?pli=1) in cui chiede di sospendere immediatamente i progetti di ricerca e collaborazione con il gruppo #Thales e l’istituto israeliano #Technion. Avrebbero “forti e dirette connessioni con la violazione dei diritti umani dei palestinesi a Gaza e nei crimini descritti dalla Corte internazionale di giustizia”

    Un gruppo di docenti dell’Università di Bologna ha lanciato una petizione online in cui chiede all’ateneo più antico del mondo di sospendere immediatamente i progetti di ricerca e collaborazione con il gruppo Thales e l’istituto israeliano Technion, in quanto avrebbero “forti e dirette connessioni con la violazione dei diritti umani dei palestinesi a Gaza e nei crimini descritti dalla Corte internazionale di giustizia”. Ovvero l’ipotesi di condotta genocidiaria, avanzata dal Sudafrica contro Israele, attualmente sotto la lente del più alto Tribunale delle Nazioni Unite.

    Finora sono circa 300 i docenti, i ricercatori e il personale tecnico amministrativo che hanno firmato la petizione: si aspettano che l’ateneo bolognese si faccia realmente “portavoce degli ideali di pace e di giustizia nella Conferenza dei rettori delle università italiane (Crui)”, dando seguito e concretezza all’impegno preso di “discutere il tema del coinvolgimento delle università italiane nei territori palestinesi occupati, nei contesti di guerra e, più genericamente, nella filiera bellica”.

    È con queste parole, infatti, che il Senato accademico dell’Università di Bologna, il 21 maggio scorso, si è espresso, approvando una mozione sulla guerra a Gaza, presentata dai rappresentanti della componente studentesca.

    “La petizione arriva a seguito dei risultati dell’interrogazione sulla due diligence del marzo scorso -spiega Pierluigi Musarò, Professore di Sociologia dei processi culturali e comunicativi dell’Unibo- e risponde agli obblighi previsti dal diritto umanitario internazionale, cioè evitare qualsiasi complicità con soggetti responsabili delle violazioni dei diritti umani, in questo caso della popolazione palestinese”.

    Il 19 marzo, infatti, un gruppo formato da rappresentanze studentesche, docenti e personale amministrativo ha chiesto formalmente alla governance di ateneo di rendere pubblico lo stato delle proprie collaborazioni e delle partnership con realtà militari industriali, in particolare in relazione alla condotta di Israele a Gaza dall’ottobre 2023.

    Ne è risultata una dettagliata disamina dello stato della cooperazione scientifico-tecnica portata avanti da diverse strutture dell’ateneo con istituti universitari israeliani e con alcune aziende che i docenti definiscono “altamente problematiche, poiché direttamente connesse con i crimini di guerra che l’esercito e lo Stato israeliano stanno commettendo nella Striscia di Gaza”.

    Tra queste, ci sarebbero il gruppo Thales e il centro di ricerca israeliano Technion. Il primo, si legge nella petizione, è controllato dal governo francese e partecipato dall’impresa bellica Dassault: è l’undicesimo produttore di armi globale, il quarto in Europa, con proventi legati alla vendita di armi per circa otto miliardi di euro nel 2023. Opera nel settore delle tecnologie aerospaziali, in quelle di difesa e sicurezza (radar e sonar; sensori di target aerei; sistemi di comunicazione radio tattica; sistemi di comando e controllo; veicoli blindati; sistemi navali; missili e droni) e nelle tecnologie di identificazione biometrica e di identità digitale.

    “Con la compagnia israeliana Elbit System -scrivono i docenti- Thales produce il killer drone Hermes 450, utilizzato dall’esercito israeliano contro la popolazione civile e responsabile della strage dei sette volontari dell’Ong World Kitchen, avvenuta a Gaza il 3 Aprile 2024”. O ancora: “la partnership Thales-Elbit System, tramite la sussidiaria Uav tactical system, produce l’ultima generazione di droni-killer Orbiter, utilizzati dall’esercito israeliano in Cisgiordania sin dal 2008 e ora a Gaza”.

    Technion, invece, è l’istituto israeliano di tecnologia e “da decenni un centro di ricerca scientifica e tecnologica inscindibilmente legato all’apparato militare israeliano e all’occupazione dei territori palestinesi”. Oltre che “un’istituzione cruciale per lo sviluppo delle tecnologie utilizzate dall’esercito israeliano contro i palestinesi in azioni regolari e diffuse di sorveglianza, furto di terreni, sfratti ingiustificati, restrizioni alla libertà di movimento e repressione violenta”.

    Technion è coinvolto anche nello sviluppo per la tecnologia dei droni -si legge ancora- come lo Stealth, che può volare fino a 1.850 miglia e sganciare bombe da 500 chilogrammi tramite controllo remoto.

    Il documento passa in rassegna numerosi prodotti e soprattutto le relazioni tra le due aziende in questione con altre società del settore bellico israeliane e di altri paesi come Francia e Gran Bretagna. Il tutto rapportato al conflitto in corso e alle precedenti offensive nella Striscia di Gaza, per le quali, si ricorda, il Consiglio dei diritti umani delle Nazioni Unite e altre organizzazioni internazionali hanno accusato Israele di crimini di guerra.

    Alla luce di tutto questo, ribadiscono i docenti, “si profila la necessità di un maggiore livello di attenzione da parte dell’ateneo, circa le implicazioni etiche delle proprie partnership, al fine di evitare qualsiasi possibilità di complicità con enti e aziende coinvolte nella violazione dei diritti umani della popolazione palestinese e nella potenziale condotta genocidiaria dello Stato di Israele”.

    Si chiede pertanto che l’ateneo si impegni a “sospendere tutte le collaborazioni con soggetti commerciali, industriali e di ricerca, legati all’industria bellica israeliana, a partire, con esito immediato, dal gruppo Thales e dall’istituto Technion”. Di non rinnovare accordi con università israeliane che risultano “complici nella violazione dei diritti umani dei palestinesi, fino a quando il governo israeliano non rispetterà il diritto internazionale”. E infine, di creare un vero e proprio “Osservatorio etico, per il monitoraggio e la valutazione sistematica e continuativa nel tempo di tutte le relazioni che l’ateneo intrattiene con imprese che fanno parte del complesso militare/industriale/energetico, nel campo della ricerca o nella normale gestione operativa e nei rapporti istituzionali, indipendentemente dagli Stati coinvolti”.

    https://altreconomia.it/la-collaborazione-tra-luniversita-di-bologna-e-il-complesso-militare-in

    #résistance #Bologne #université_de_Bologne #Palestine #Israël #complexe_militaro-industriel #collaborations