• Iran : une anthropologue franco-iranienne arrêtée, la guerre des otages relancée
    https://www.mediapart.fr/journal/international/160719/iran-une-anthropologue-franco-iranienne-arretee-la-guerre-des-otages-relan

    Chercheuse à Sciences-Po Paris, Fariba Adelkhah n’a plus donné de nouvelles depuis le 5 juin et serait détenue à la prison d’Evin, à Téhéran. Son emprisonnement semble s’inscrire dans le cadre des pressions que certains radicaux du régime veulent exercer sur Paris pour mettre fin à la médiation française.

    #MOYEN-ORIENT #Recherche,_Hassan_Rohani,_gardiens_de_la_révolution,_Iran,_Fariba_Adelkhah

    • « Je ne publierai plus jamais dans une revue scientifique »

      #Olivier_Ertzscheid, enseignant-chercheur et blogueur renommé, explique pourquoi le système des revues scientifiques – depuis l’évaluation par les pairs jusqu’aux abonnements exorbitants – va à l’encontre du travail scientifique et de sa diffusion au plus grand nombre.

      Enseignant-chercheur, je ne publie plus que vraiment très occasionnellement dans des revues scientifiques. Et ce pour plusieurs raisons.
      Monde de dingue

      D’abord le modèle économique de l’oligopole (voire du quasi monopole dans le cas des SHS), qui gère aujourd’hui la diffusion des connaissances au travers de revues, est celui d’une prédation atteignant des niveaux de cynisme (et de rente) de plus en plus hallucinants.

      A tel point que de plus en plus d’universités préfèrent carrément renoncer à l’ensemble de leurs abonnements chez Springer ou Elsevier. La dernière en date est celle de Montréal.

      Hallucinante tant les tarifs d’Elsevier (ou de Springer) et les modalités d’accès proposées relèvent du grand banditisme et de l’extorsion de fonds.
      Ubuesque car nous sommes dans une situation où des universités doivent renoncer, j’ai bien dit renoncer, à accéder à des revues scientifiques. Monde de dingue.

      Un peu comme si des agriculteurs devaient renoncer à certaines graines et semences du fait des pratiques de certaines firmes agro-alimentaires. Monde de dingue au carré.

      D’autant qu’on sait que dans ce choix extrêmement délicat effectué par l’université de Montréal, l’existence de Sci-Hub, (site « illégal » dont je vous reparlerai un peu plus tard dans ce billet), pourrait avoir largement pesé dans la balance.
      Making of
      Olivier Ertzscheid, enseignant chercheur en Sciences de l’information et de la communication a initialement publié cet engagement sur son excellent blog affordance.info. Il nous l’a adressé et nous le publions avec plaisir. Rue89

      Parce que c’est ahurissant mais c’est ainsi, pour faire de la recherche scientifique aujourd’hui en France (et ailleurs dans le monde), il faut nécessairement passer par des bibliothèques clandestines (Shadows Libraries).

      Ensuite les « éditeurs » desdites revues ont arrêté depuis bien longtemps de produire le travail éditorial qui justifiait le coût et l’intérêt desdites revues : ils se contentent le plus souvent d’apposer leur « marque », toutes les vérifications scientifiques (sur le fond) sont effectuées gratuitement par d’autres chercheurs, et les auteurs eux-mêmes se coltinent l’application de feuilles de style la plupart du temps imbitables.
      Un système totalement biaisé

      Alors bien sûr vous allez me dire que l’intérêt des publications scientifiques dans des revues c’est que des « pairs », d’autres universitaires, vérifient que l’on ne raconte pas de bêtises. Et moi je vais vous répondre en un mot comme en 100 : B-U-L-L-S-H-I-T. Total Bullshit. Hashtag Total Bullshit même.

      Bien sûr que l’évaluation par les pairs c’est important. Sauf que même à l’époque où je publiais encore régulièrement dans des revues soumises à l’évaluation par les pairs, (et en l’occurrence « soumises » n’est pas un vain mot), ladite évaluation de mes pairs se résumait neuf fois sur dix à m’indiquer :

      Que je n’avais pas, ou insuffisamment, cité les travaux de tel ou tel mandarin (ou de l’évaluateur lui-même...).
      Que c’était très intéressant mais que le terme « jargon 1 » prenait insuffisamment en compte les travaux se rapportant au terme « Jargon 2 ». Jamais, je dis bien jamais aucun débat scientifique, aucune idée neuve, aucune confrontation d’idée, juste une relecture tiédasse.
      Que ce serait mieux si je changeais cette virgule par un point-virgule.

      Mais nonobstant, c’est vrai que la vraie évaluation par les pairs c’est important. Sauf que JAMAIS AUCUN CHERCHEUR NE S’AMUSERA A PUBLIER DES CONNERIES juste pour voir si ses pairs s’en rendront compte ou pas.

      Parce que, d’abord, en général, les chercheurs sont plutôt des gens instruits, relativement compétents, et relativement soucieux de contribuer à l’avancée des connaissances.

      Et aussi parce que SI TU PUBLIES UN ARTICLE AVEC DES CONNERIES SCIENTIFIQUES OU DES METHODOLOGIES FOIREUSES ben tu te fais immédiatement aligner et ta carrière est finie. Sauf bien sûr si c’est pour faire une blague ; -)
      Des revues lues par personne

      Alors soyons clair, nul n’est heureusement infaillible et, à moi aussi, il m’est arrivé de publier des articles sur mon blog de chercheur contenant sinon des conneries, en tout cas quelques inexactitudes ou imprécisions.

      Lesquelles m’ont été immédiatement signalées de manière tout à fait constructive par les lecteurs dudit blog, qui sont loin d’être tous des scientifiques-chercheurs-universitaires.

      Bref le syndrome Wikipédia. Oui il y a des erreurs dans Wikipédia, mais non il n’y en a pas plus que dans les encyclopédies classiques, et oui, à la différence des encyclopédies classiques, elles sont presque immédiatement signalées et corrigées.

      Parce que ces putains de revues scientifiques ne sont lues par personne !

      Ai-je besoin de développer ? Des milliards (oui oui) d’euros de budget par an versés à quelques grands groupes que je n’ose même plus qualifier « d’éditoriaux » et un lectorat proportionnellement équivalent à celui du bulletin paroissial de Mouilleron Le Captif (au demeurant charmante bourgade de Vendée avec un patronyme trop choupinou).
      Ça n’est pas notre métier

      Celle qui surclasse toutes les autres. La vraie raison c’est que notre putain de métier n’est pas d’écrire des articles scientifiques et de remplir des dossiers de demande de subvention qui nous seront refusés plus de trois fois sur quatre (chiffres officiels de l’AERES).

      Notre putain de métier c’est d’enseigner, de produire des connaissances scientifiques permettant de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons ET DE PARTAGER CES PUTAINS DE CONNAISSANCES AVEC LES GENS. Pas JUSTE avec nos gentils étudiants ou JUSTE avec nos charmants collègues, AVEC LES GENS.

      Notre putain de métier ce n’est pas d’attendre deux putains d’années que d’improbables pairs qui auraient par ailleurs bien mieux à faire – de la recherche ou des cours – aient bien constaté que nous n’écrivions pas n’importe quoi pour nous donner, au bout de deux ans, la permission de voir nos écrits diffusés avec un niveau de confidentialité qui rendrait jaloux les banques suisses et avec un coût d’accès qui ... rendrait aussi jaloux les banques suisses.
      Parce qu’il y’a ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent

      Et que ceux qui creusent, on les connaît. A commencer par les présidents d’université auxquels j’avais déjà par le passé témoigné de toute mon admiration pour le côté visionnaire de leur immobilisme.

      Sans oublier bien sûr tous mes charmants collègues qui, à force de « c’est trop compliqué », « j’ai pas le temps », et autres « c’est pas la priorité » ou « les éditeurs de revues ne veulent pas », ne déposent même pas la version auteur de leurs articles dans des archives ouvertes, et qui mettent donc une hallucinante énergie mortifère à creuser leur propre tombe (ça c’est leur problème) mais hélas, aussi et surtout, la tombe de la diffusion des connaissances et de l’accès aux savoirs.
      Parce que tant qu’il y aura des couilles éditoriales en or, y’aura des lames d’Open Access en acier

      Je vous avais déjà parlé d’Alexandra Elbakyan. S’il y avait un Panthéon des militants de l’accès aux connaissances scientifiques (et du courage scientifique du même coup), elle siègerait aux côtés d’Aaron Swartz.

      Cette femme a créé le site Sci-Hub qui est tout simplement à l’heure actuelle la plus grosse bibliothèque scientifique clandestine du Web, plus de 50 millions d’articles scientifiques, et dont la controverse qu’il suscite ne va pas assez loin.

      Bien sûr Elsevier lui colle un procès, bien sûr diverses manipulations plus ou moins légales tentent de faire disparaître ce site, qui heureusement, résiste et résiste encore. Pour s’y connecter actuellement, si l’adresse sci-hub.cc ne répond pas, tentez sci-hub.ac ou carrément l’IP 31.184.194.81 : -)
      Open Access Guerilla Manifesto

      Parce que ces requins du grand banditisme éditorial sont partout et qu’ils ont bien compris d’où venait le danger. A tel point que l’on apprenait il y a quelques jours qu’Elsevier ,(encore...), avait réussi à racheter une archive ouverte en sciences sociales (et pas l’une des moindres... SSRN). Carrément.

      Alors figurez-vous que y’a pas que Martin Luther King qui fait des rêves. Moi aussi j’ai fait un rêve.

      J’ai rêvé que les acteurs publics de la recherche publique (l’Etat, les universités, les présidents d’université, les enseignants-chercheurs, les bibliothèques universitaires) lisaient, adhéraient et appliquaient à la lettre le manifeste pour une guerilla de l’Open Access d’Aaron Swartz.

      J’ai rêvé que plus un centime d’argent public ne soit versé à ces escrocs mais que la totalité dudit argent public soit consacré à développer, construire et soutenir des initiatives comme Sci-Hub ou toute autre forme d’archive ouverte ou de libre accès, que ces initiatives soient légales ou illégales.

      J’ai rêvé que des gens qui disposent majoritairement d’un bac+8 soient capables de comprendre et d’entendre que le fruit de leur travail (de recherche), que leur rôle dans la société (faire avancer les connaissances et mettre ces connaissances à disposition du public), que tout cela était non seulement menacé, mais en train d’être entièrement détruit depuis déjà des dizaines d’années par un système devenu totalement dingue et atteignant un niveau de cynisme ahurissant et piloté par quelques grands groupes qui osent encore se dire « éditoriaux » quand la réalité de leurs pratiques les constitue en autant de mafias.

      J’ai rêvé que des gens qui disposent d’un bac+8, d’un salaire confortable, et d’un temps de cerveau disponible non-entièrement dédié à Coca-Cola, soient capables d’entendre et de comprendre que pour des populations entières sur cette planète, que pour des millions de personnes souffrantes, malades, exploitées ou tout simplement... curieuses, la privatisation des connaissances était littéralement, je dis bien littéralement, mortifère.

      Et comme depuis plus de 15 ans que je fais ce rêve, je me suis réveillé avec une putain de gueule de bois, à peine atténuée par la récente médaille d’or de l’innovation attribuée à Marin Dacos.
      Bon et là vous vous dites : « ok il est énervé », « ok c’est réjouissant », mais « ok il exagère »

      Parce que vous me connaissez hein. Pondéré. Pas sanguin pour deux sous. Raisonnable au-delà des attendus du devoir de réserve. La faconde de la grande muette à moi tout seul. Donc devinette.

      Qui a écrit :
      « Les éditeurs et les scientifiques insistent sur l’importance cruciale de l’évaluation par les pairs. Nous la dépeignons au public comme si c’était un processus quasi-sacré qui aide à faire de la science notre accès le plus objectif à la vérité. Mais nous savons que le système d’évaluation par les pairs est biaisé, injuste, non fiable, incomplet, facilement truqué, souvent insultant, souvent ignare, parfois bête, et souvent erroné. »

      Un punk à chien ? Non, le rédacteur en chef de la revue « The Lancet ».

      Qui a écrit :
      « Nous avons peu de données quant à l’efficacité réelle du processus, mais nous avons la preuve de ses défauts. En plus d’être peu efficace pour la détection de défauts graves et presque inutile pour la détection des fraudes, il est lent, coûteux, distrait le chercheur de son laboratoire, est très subjectif, tient de la loterie, et peut facilement abuser. Vous soumettez une étude pour un journal. Elle entre dans un système qui est en fait une boîte noire, puis une réponse plus ou moins justifiée sort à l’autre extrémité. La boîte noire est comme la roulette, et les profits et pertes peuvent être grands. Pour un universitaire, une publication dans un journal important comme Nature ou Cell équivaut à toucher le jackpot. »

      Un marxiste léniniste ? Non, Richard Smith du Journal of Royal Society of Medicine.

      Qui a écrit : qu’il n’enverrait plus jamais d’articles à des revues comme « Nature, Science ou Cell dans la mesure où ces revues à comité de relecture faussent le processus scientifique, et constituent une tyrannie qui doit être brisée. »

      Un agitateur anarcho-autonome ? Le prix nobel de médecine 2016.
      Résultat en libre accès

      Du coup, je me sens un peu moins seul, et pas uniquement du fait de ma schizophrénie. Donc non, je ne publierai plus jamais dans des « revues scientifiques », (et s’il m’arrive de le faire une ou deux fois à titre exceptionnel pour des gens que j’estime intellectuellement ou amicalement, la version intégrale – pas juste la version « auteur » – sera toujours disponible sur ce blog et dans une ou plusieurs archives ouvertes). Et s’il faut pour cela être dans « l’illégalité », j’y serai plutôt deux fois qu’une, et ce ne sera pas la première fois...

      Je ne publierai plus jamais dans des revues scientifiques qui ne me permettent pas de mettre simultanément en libre accès le résultat de ma recherche. Et j’espère sincèrement que nous serons de plus en plus nombreux à le faire.
      Dix ans de perdus ?

      Il y a à peine plus de dix ans, le 15 mars 2005 très précisément, un autre universitaire avait pris un tel engagement. Celui de « ne plus jamais publier dans des revues scientifiques qui ne me permette pas au minimum les libertés d’une licence Creative Commons Attribution NonCommercial. »

      Ce type, c’était Lawrence Lessig. Sur son blog. Lawrence Lessig. Le même qui, lors de l’enterrement d’Aaron Swartz après son suicide, prononçait avec une immense peine ces quelques mots, le 12 Janvier 2013 :
      « Mais quiconque affirme qu’il y a de l’argent à faire avec un stock d’articles scientifiques est soit un idiot, soit un menteur. »

      Dix ans plus tard je vais m’autoriser à aller un peu plus loin : quiconque affirme aujourd’hui qu’en acceptant de publier dans des revues scientifiques sans systématiquement déposer son texte dans une archive ouverte et/ou avec une licence d’attribution non-commerciale, ignore, ou feint d’ignorer, sa part de responsabilité dans la situation catastrophique de privatisation de la connaissance que mettent en œuvre quelques grands groupes éditoriaux à l’échelle de la planète. Celui-là est à la fois un idiot, un menteur et surtout un irresponsable.

      Alors je ne publierai plus jamais d’articles dans des revues scientifiques. Et je continuerai de m’opposer, de manière légale ou illégale, à toute forme de privatisation de la connaissance. Et vous ?

      https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-sciences/20160519.RUE2928/je-ne-publierai-plus-jamais-dans-une-revue-scientifique.html

    • Texte important sur la #privatisation de la connaissance et les résistances encore possibles ! #communs #recherche #ESR
      Et je rajoute #Jstor dont la plainte n’est pas étrangère au suicide d’Aaron Swartz. [Edit : Jstor = Springer, si j’ai bien compris.]

      Je ne publierai plus jamais dans des revues scientifiques qui ne me permettent pas de mettre simultanément en libre accès le résultat de ma recherche. Et j’espère sincèrement que nous serons de plus en plus nombreux à le faire.

  • Quand #ford, Hitler et #renault voulaient sauver le peuple de la ville
    http://carfree.fr/index.php/2019/07/08/quand-ford-hitler-et-renault-voulaient-sauver-le-peuple-de-la-ville

    « Produire la voiture populaire et sauver le peuple de la ville. Les desseins du populisme automobile chez Ford, Hitler et Renault » est un article de 2009 de Pierre Lannoy, professeur Lire la suite...

    #Etalement_urbain #Fin_de_l'automobile #allemagne #Belgique #bruxelles #dictature #france #histoire #recherche #usa

  • Google : la tendance « Zéro clic » se confirme, 49% des recherches s’arrêtent à la lecture des résultats - BDM
    https://www.blogdumoderateur.com/google-zero-clic-2019

    Les internautes considèrent qu’ils n’ont plus besoin de cliquer sur Google

    Cette étude montre qu’une partie non-négligeable du trafic est transmise aux sites Google (6%). Mais elle prouve surtout une tendance de fond, problématique pour les éditeurs de sites internet : près d’un internaute sur deux s’arrête à la page de résultats Google et n’accède pas aux sites web référencés sur cette page.

    On peut identifier au moins deux raisons : dans certains cas, les résultats proposés à l’internaute ne correspondent pas à son intention. Il n’a pas besoin de cliquer sur les résultats : les titres des pages référencées suffisent, il comprend qu’il doit procéder à un nouvelle requête. L’algorithme de Google n’est pas parfait, il n’est pas toujours en mesure de comprendre précisément les souhaits des internautes.

    L’autre raison est évidente et beaucoup plus gênante pour les éditeurs : Google, via le knowledge graph, les featured snippets et d’autres données structurées, devient de plus en plus un moteur de réponse. L’objectif de Google n’est pas de diriger le trafic vers les sites les plus pertinents, son but est de servir directement la réponse à l’internaute.

    C’est un vrai risque pour les éditeurs de sites internet, mais aussi pour la culture des internautes, qui ne vont plus sur les sites web pour s’informer précisément sur les sujets. Ils ont une confiance aveugle en Google : le moteur de recherche leur délivre forcément la bonne réponse, la seule vérité qui compte, il devient inutile d’aller plus loin.
    Sur mobile, 61% des requêtes Google s’arrêtent à la page de résultats

    La situation est moins marquée sur PC que sur mobile :

    3,88 % des internautes cliquent sur un résultat payant
    61,4 % cliquent sur un résultat naturel
    34,7% ne font aucun clic

    #Google #Moteur_recherche #Culture_numérique #Recherche_information

  • Voiture autonome : quelle est l’intelligence de votre voiture, et quelles sont les fonctions (in) utiles ? Jean-Claude Verset - 26 Juin 2019 - RTBF
    Extrait de l’article : Vraiment efficaces les gadgets autonomes de nos voitures ?
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_voiture-autonome-quelle-est-l-intelligence-de-votre-voiture-et-quelles-s

    Aux Pays -Bas, un rapport de l’Alliance ADAS (pour la promotion de la sécurité des systèmes d’aide à la conduite) a tenté d’étudier la précision des mesures prises pour rendre les véhicules plus autonomes. Un rapport qui révèle le long chemin qu’il faudra encore parcourir avant de disposer des voitures réellement autonomes.

    Contrôle longitudinal : vitesse et freinage intelligents
    Le rapport de l’Alliance ADA approche la sécurité autonome sous trois angles. Le premier est le « contrôle longitudinal » qui porte, principalement sur la vitesse du véhicule. On apprend que la précision du système d’avertissement de risque d’un accident frontal est « raisonnable » (entre bon et mauvais) mais n’a guère d’effet sur la sécurité routière. Il en va de même pour le freinage d’urgence autonome dont la précision est jugée tout aussi « raisonnable » et aurait, cette fois, un effet faiblement positif sur la sécurité. Il faut combiner le freinage automatique d’urgence et l’alarme d’accident frontal pour obtenir un effet positif sur la sécurité routière. Selon les termes de l’enquête néerlandaise, le mot « précision » désigne la capacité du système de lancer une alarme ou d’enclencher une action lorsque c’est nécessaire et de ne pas en lancer lorsque c’est inutile (les faux positifs).
    La précision de la détection des piétons et des cyclistes est, elle, jugée insuffisante et son impact sur la sécurité routière inconnue.

    Le contrôle de vitesse adaptatif qui consiste à adapter automatiquement la vitesse du véhicule aux variations du trafic est jugé raisonnable au niveau de la précision, mais les résultats sur la sécurité routière sont jugés contradictoires.

    Quant à l’adaptation intelligente de la vitesse, elle est estimée d’une bonne précision, et d’un impact réel sur la sécurité routière par sa capacité à prendre le relais de l’automobiliste.

    Le contrôle latéral : mode de conduite et changement de voie
    Le deuxième angle du rapport s’intéresse au « contrôle latéral », la capacité du véhicule autonome à garder le bon cap. Ce contrôle latéral appartient encore largement au futur.
    L’avertissement de dépassement de ligne existe déjà sur de nombreux modèles. Le rapport juge sa précision raisonnable (ni mauvaise ni bonne), mais sans grands effets sur la sécurité , car cette aide ne fonctionne pas dans toutes les circonstances, analyse le rapport. Même verdict pour l’alerte en cas de dépassement dans l’angle mort. L’avenir serait au « lane keeping system » qui permettra à l’ordinateur de bord de maintenir le véhicule sur sa bande. Ce qui n’est pratiquement pas encore disponible à ce jour.

    La surveillance de l’état du conducteur
    Le troisième angle de contrôle vise le conducteur. On peut déjà compter sur la caméra de recul et même sur un détecteur d’alcoolémie qui empêche une personne sous influence de prendre le volant. Cette fois, la précision est bonne et l’effet sur la sécurité du trafic important… Mais cela ne concerne pas les voitures autonomes.
    Les détecteurs de fatigue embarqués semblent encore perfectibles. Selon le rapport, les systèmes actuels de détection ne sont pas encore efficaces . Soit, ils ne détectent pas toutes les périodes de somnolence, soit en croyant endormi un conducteur parfaitement éveillé. Parmi les fonctions qui pourraient un jour être embarquées figure encore la détection de la distraction qui détermine si le conducteur ne quitte pas trop souvent la route des yeux. Un système qui ne serait pas non plus totalement au point.

    #voiture #transport #automobile #mobilité #transports #surveillance #voiture_autonome #voiture_autopilotée #voitures_autonomes #autopilote #robotisation #innovation #algorithme  #intelligence_artificielle #critique #industrie #recherche

    Tiens, aucune recherche sur la #pollution des #voitures , leur consommation !

  • Créer de nouvelles protéines avec Foldit
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/creer-de-nouvelles-proteines-avec-foldit

    Il y avait longtemps qu’on n’avait pas parlé de Foldit dans nos colonnes. Cela signifiait-il que ce système de « gamification » du pliage de protéines, qui avait tout de même permis la découverte d’une protéine susceptible d’être utilisée dans un traitement contre le SIDA en 2011, était désormais dépassé ? Que nenni, (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #biotechnologies #Jeu

    • Le second jury s’appelle “jury d’admission”, et ses membres sont nommés par le président du CNRS et pas forcément issus des disciplines concernés

      Dans le giron académique, il a toujours été plus prudent de ne pas ouvrir le champagne à l’annonce de ces résultats de début de printemps : statutairement, ce jury d’universitaires n’a pas le dernier mot. Car c’est l’institution elle-même qui tranche in fine, en publiant le classement de son jury d’admission.

      Mais cette année comme déjà l’an dernier, plusieurs sections ont vu leur classement largement remanié. Pas seulement en sciences humaines ou en sciences sociales : parmi les quarante-et-une qui travaillent au recrutement de nouveaux chercheurs, d’autres sections, y compris dans les sciences dures, accusent aussi des déclassements. Mais si la mobilisation commence du côté de la section 36 sur son flanc sociologique, c’est notamment parce que la triplette frappe les esprits : pour la troisième année consécutive, le jury d’admission a spectaculairement ignoré l’évaluation du candidat Akim Oualhaci défendue par le jury d’admissibilité, dont la composition avait pourtant été renouvelée dans l’intervalle.

      Akim Oualhaci fait-il l’objet de discriminations par l’institution - et si oui, lesquelles exactement ?

      En 2017, alors que l’année avait vu les procès en sorcellerie contre la sociologie s’empiler, beaucoup regardaient l’absence de poste pour les sociologues comme une mise au pas de la discipline.

      Les prétendus “critères d’excellence” sont devenus non seulement les instruments bureaucratiques de la remise en cause de l’autonomie du recrutement par les sociologues du CNRS, qui seraient incapables d’évaluer la qualité d’une candidature, mais aussi un stock d’arguments massues pour disqualifier les profils relativement atypiques, voire les discriminer.

      Aussi ceux qui dénoncent une discrimination s’interrogent encore :

      est-ce un parcours qu’on censure ou ce triple déclassement a-t-il à voir avec le fait qu’étant un chercheur investi dans une sociologie des classes populaires, ses travaux objectivent la distance sociale ?
      l’idée-même de se proposer d’objectiver cette “domination ethno-raciale” peut-elle avoir joué ? Ou encore, des interventions, comme celle annoncée ce jeudi 20 juin au calendrier du séminaire de l’EHESS "Luttes des savoirs et savoirs des luttes" où Akim Oualhaci est l’invité d’une séance intitulée "Les luttes des quartiers populaires racisés en France" ?

      Ou serait-ce alors, allons-y carrément, le patronyme et l’origine sociale du candidat trois fois écarté , et sa trajectoire de fils d’ouvrier qui n’a fait ni Sciences Po ni l’Ecole normale supérieure ?

      La nouvelle vague de déclassements pose la question de l’autonomie de la recherche, et, en somme, de qui juge qui (et de quoi). En désavouant la légitimité de la section 36 trois fois de suite, le jury d’admission a fragilisé la crédibilité d’une délibération collective.

      Le jury est souverain. Il n’est pas tenu d’argumenter, ni même de confronter ses choix à ceux du jury d’admissibilité, qui a passé au peigne fin les dossiers des candidats pendant des mois : le CNRS n’est pas l’INED, où à chaque vague de recrutement, le jury d’admission reçoit le président du jury d’admissibilité, qui défend et explique son classement. Rien de tel au CNRS, où les deux classements sont très étanches.

      Lien vers
      Définir l’excellence - La Vie des idées
      https://laviedesidees.fr/Definir-l-excellence.html

      Comment juger de l’intérêt et de la qualité d’une recherche scientifique ? Dans un monde de ressources rares, l’attribution de financements implique une sélection drastique des projets et des candidats. La sociologue Michèle Lamont a enquêté sur le fonctionnement des jurys nord-américains pour comprendre comment l’« excellence » scientifique peut être définie de manière collégiale.

      #recherche #discrimination #classes_populaires #administration #sociologie #CNRS = SS (arf arf) #évaluation #lutte_des_places

  • Le Fonds européen de la défense, qui a été voté le 18 avril, aggravera les conflits
    http://obsarm.org/spip.php?article323

    Voté par le précédent Parlement européen, ce fonds de 13 milliards d’euros laisse les exportations d’armes « sans aucun contrôle commun sur leur future exportation », déplorent, dans une tribune au « Monde », Laetitia Sedou (Réseau européen contre le commerce des armes - ENAAT) et Tony Fortin (Observatoire des armements). Les ventes d’armes françaises et européennes à l’Arabie saoudite font controverse dans le contexte du conflit au Yémen. Les élections européennes ont eu lieu. Aucun lien entre ces deux (...)

    #Transferts_d'armes

    / Recherche & développement, PESD (Politique européenne de sécurité et de défense)

    #Recherche_&_développement #PESD_Politique_européenne_de_sécurité_et_de_défense_

  • Pour une #ville #sans_voiture
    http://carfree.fr/index.php/2019/06/04/pour-une-ville-sans-voiture

    Nous avons l’honneur de publier ici même un rapport de 201 pages qui a fait date dans l’histoire de la mobilité. Ce rapport, réalisé en 1991 par un bureau d’études Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Livres #Quartiers_sans_voitures #Ressources #Transports_publics #Vie_sans_voiture #Ville_sans_voitures #2000 #Belgique #Europe #france #histoire #italie #mobilité #Québec #recherche #Suisse

  • Lettre aux chercheur.es, financeurs, industriels et aficionados du véhicule autonome
    http://carfree.fr/index.php/2019/06/03/lettre-aux-chercheur-es-financeurs-industriels-et-aficionados-du-vehicule-au

    Julian Carrey et plusieurs membres de l’ATelier d’ÉCOlogie POLitique livrent leurs réflexions sur les promesses du véhicule autonome et ses conséquences potentielles. La version longue peut être téléchargée ici. Une Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Destruction_de_la_planète #Fin_de_l'automobile #Réchauffement_climatique #Transports_publics #critique #industrie #recherche #science #technologie #toulouse #voiture_autonome

  • Start with the Map: David Mitchell on Imaginary Cartography | The New Yorker

    https://www.newyorker.com/books/page-turner/start-with-the-map

    The book that first set me on my way was “Watership Down,” by Richard Adams. I was nine years old when I read it. Basking in its afterglow, I plotted an epic novel about a small group of fugitive otters—one of whom was clairvoyant—who get driven from their home by the ravages of building work, and swim up the River Severn to its source, in Wales, where they establish an egalitarian community called Ottertopia.

    As any child author can testify, you can’t begin until you’ve got the map right. So I traced the course of the River Severn from my dad’s road atlas onto Sellotaped-together sheets of A4. Along the looping river, I drew woods, hills, and marshes in the style of the maps in “The Lord of the Rings”: blobs with sticks for trees, bumps for hills, and tufts for marshes. What about toponyms, though? Should I use existing human names, or make up Otterese words for places like Worcester or Upton-upon-Severn? Would otters have words for motorways or factories or bridges? Why would they? Why wouldn’t they? Never mind, I’ll sort that out later. I spent hours on that map, plotting the otters’ progress with a dotted red line and enjoying how nonchalant I’d be at school the day after my unprecedented Booker Prize victory. I’m sure I managed at least half a page of the novel before I got distracted.

    #cartographie #esquisses #recherche #cartographie_manuelle #cartographie_imaginaire #imaginaire

  • Les origines multi-modales du #langage
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/les-origines-multi-modales-du-langage

    D’où vient le langage ? Vaste question qui a longtemps été considérée comme impossible à répondre, au point qu’en 1866, rappelle le New Scientist, la société linguistique de Paris alla jusqu’à interdire toute discussion sur le sujet. Mais heureusement, depuis, le débat a repris. Le New Scientist nous explique ainsi qu’il (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #cognition

  • Six mois de gilets jaunes : un nouvel âge des mouvements sociaux
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/170519/six-mois-de-gilets-jaunes-un-nouvel-age-des-mouvements-sociaux

    Pour le politiste Samuel Hayat, la mobilisation des « gilets jaunes » constitue un signe, parmi d’autres, d’un basculement profond du rapport à la politique, clôturant un siècle et demi d’un espace fondé sur les affrontements partisans et idéologiques. Pour ce spécialiste de la révolution de 1848, « les gilets jaunes ne clivent pas la France ».

    #Crise_sociale #Recherche,_Histoire,_gilets_jaunes,_citoyennisme,_science_politique,_1848,_économie_morale,_Samuel_Hayat

    • Hayat est anarchiste et critique entre autres le #citoyennisme des Gilets jaunes. C’est intéressant...

      Une étude de l’Observatoire société et consommation a comparé le profil social de celles et ceux qui soutiennent et s’opposent aux gilets jaunes. Il y a bien sûr des corrélations, par exemple entre le niveau de diplôme ou de revenus et l’absence de soutien. Mais à part les très riches très diplômés, il n’existe pas de milieux sociaux homogènes dans leurs critiques du mouvement. Et même ceux qui critiquent le mouvement, par exemple sur la question de la violence, reconnaissent majoritairement la validité des revendications qu’il porte.

      C’est une spécificité qui signifie que le mouvement s’est construit sur des mots d’ordre qui font consensus et sont de deux ordres. D’abord, la justice sociale à travers la critique des profiteurs et des ultra-privilégiés. Ensuite, la critique radicale du système des partis que partagent souvent même ceux qui sont opposés aux gilets jaunes…

  • Apprendre la multiplication aux ordinateurs quantiques
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/apprendre-la-multiplication-aux-ordinateurs-quantiques

    On attend avec impatience l’arrivée des ordinateurs quantiques, et surtout le moment où ils achèveront la suprématie quantique, c’est-à-dire quand ils seront capables d’exécuter des tâches inaccessibles aux ordinateurs classiques. Pour des tas de raisons, il y a encore beaucoup de travail : combat contre la décohérence, correction des erreurs, mais (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #informatique_quantique

  • Inventaire de la #précarité des enseignant·es et chercheur·es
    https://precairesesr.fr/2019/05/07/inventaire-de-la-precarite-des-enseignant%c2%b7es-et-chercheur%c2%b7es

    Désengagement de l’État, autonomie budgétaire des #universités, financement de la #recherche sur projet… Quelles conséquences pour les doctorant·es et les docteur·es sans poste ? À partir des 1021 réponses reçues à son questionnaire, Le Collectif des travailleur·es précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) fait l’inventaire de la précarité des enseignant·es et chercheur·es sur la période 2014-2018.

    https://precairesesr.fr/wp-content/uploads/Inventaire-de-la-pre%CC%81carit%C3%A9.pdf

  • Internet, cette révolution qui n’en était pas une : les désillusions de l’activisme numérique
    http://www.internetactu.net/2019/05/07/internet-cette-revolution-qui-nen-etait-pas-une-les-desillusions-de-la

    Le livre de la sociologue Jen Schradie (@schradie), The revolution that wasn’t : How digital activism favors conservatives (La révolution qui n’était pas : ou comment l’activisme numérique favorise les réactionnaires, Harvard University Press, 2019, non traduit) sonne comme un nouveau revers pour tout ceux qui pensaient que le numérique allait changer (...)

    #Articles #Recherches #économie_de_l'attention #eDémocratie #Participation #politique #réseaux_sociaux

    • [...] dans les groupes des classes moyennes et supérieures, les outils sont plus accessibles, tout comme les compétences, les ressources et la confiance en soi. Les individus qui composent ces mouvements sont plus éduqués, ont un peu plus de compétences et de moyens, et donc accèdent plus facilement aux outils numériques… mais surtout, ils n’ont pas connu la peur de la répression.

      Voilà le résultat le plus important du travail de Jen Schradie : les « activistes » les plus susceptibles de subir la répression ont tendance à limiter leur « surface d’exposition ». Ce phénomène n’a pas grand chose à voir avec les conseils prodigués dans les brochures militantes pour assurer un certain niveau de confidentialité de ses échanges numériques. Il s’agit de la méfiance spontanée de celles et ceux qui savent plus ou moins consciemment que lorsqu’on est du mauvais coté du manche, aucun moyen technique ne permet de rétablir l’équilibre. Le seul levier qui ne risque pas de vous revenir dans la gueule, c’est celui des rapports humains différents de ceux que les dominants ont tendance à penser comme universels.

    • Pour Jen Schradie, les coûts de la mobilisation n’ont pas baissé avec internet, comme on le lit souvent. En ligne, les mises à jour de sites et les mises à jour sur les réseaux sociaux sont bien plus fréquentes selon le niveau social des acteurs, mais également selon la structuration même des collectifs auxquels ils appartiennent. En étudiant les sites web et les réseaux sociaux, Schradie calcule la participation en ligne sous la forme d’un score d’activisme numérique, qui se révèle bien différent selon qu’on se situe à gauche ou à droite du jeu politique. Elle souligne que les groupes les plus actifs en ligne sont aussi les plus structurés et les plus hiérarchiques.

      Un constat bien loin des promesses d’horizontalité et de décentralisation pionnières du numérique.

      […]

      Il questionne les outils que nous utilisons… et montrent que leurs biais ne reposent peut-être pas seulement sur le miroir qu’ils nous tendent, mais peut-être plus profondément sur la structure même qu’ils organisent. À la lire, on pourrait se demander, assez légitimement, si le fait que les conservateurs réussissent mieux à utiliser ces outils n’est pas aussi lié à l’idéologie qui façonne ces outils. Le fait qu’ils favorisent la propagation de messages simples, leurs logiques agrégatives plutôt que disséminatrices, interrogent fondamentalement les biais cachés dans les fonctionnalités mêmes de nos outils.

      #internet #activisme #militantisme #politique #technologie #critique_techno

    • Je pense régulièrement aux conflits à Ecorev où une idiote expliquait qu’Internet, c’était la démocratie par excellence parce que décentralisé et horizontal. C’était il y a dix ans et elle retardait de dix ans. J’ai des fois une pensée émue pour ces niaiseries de petite fille de 70 ans en pensant à ce qu’est le débat politique sur Internet.

      Hier j’ai vu un téléfilm BBC sur le Brexit et la condamnation des commanditaires de services qui vendaient du profilage et des achats d’espace sur les réseaux sociaux, au point de choper plusieurs milliards de vues.

      Dans « Brexit », Benedict Cumberbatch incarne Dominic Cummings | Le Huffington Post
      https://www.huffingtonpost.fr/2019/03/18/dans-brexit-benedict-cumberbatch-incarne-dominic-cummings_a_23694782

      Entre 2015 et 2016, sous l’impulsion de Dominic Cummings, le camp du « Vote Leave » aurait ainsi dépensé 40% du budget total de sa campagne pour diffuser des publications politiques ciblées sur Facebook grâce à des algorithmes sophistiqués censés toucher des millions d’électeurs jusqu’alors hors des radars des partis politiques. Depuis les révélations sur ces pratiques, la commission électorale britannique a imposé en juillet dernier une amende à « Vote Leave » pour avoir enfreint le code électoral.

  • Un robot au secours du corail
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/un-robot-au-secours-du-corail

    On a déjà présenté dans nos colonnes des moyens technologiques destinés à sauver la Grande Barrière de Corail. Physorg nous en révèle un autre basé sur la #Robotique. Les coraux, nous explique l’article, vivent en symbiose avec une espèce d’algue, les zooxanthelles. Il ne s’agit pas d’algues au sens où (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #écologie

  • LE #MANIFESTE ACADÉMIQUE POUR LA GRÈVE FÉMINISTE DU 14 JUIN 2019 EN SUISSE

    Nous sommes des #scientifiques de différentes disciplines et nous allons nous mettre en grève le 14 juin 2019. Les femmes* sont systématiquement et massivement sous-représentées au sein des universités et des hautes écoles spécialisées suisses. Cet état de fait a des conséquences fondamentales sur les processus de production et de transmission du savoir. Nous portons les revendications suivantes en lien avec notre environnement de travail :

    – Jusqu’à ce que 50 pourcent des postes professoraux soient occupés par des femmes* dans toutes les disciplines, chaque université et haute école suisse doit pourvoir les #postes_professoraux nouvellement mis au concours par des femmes* à hauteur de 50 pourcent. Les femmes* ne doivent pas être renvoyées à des emplois moins bien dotés. Le même principe vaut pour tous les organes directeurs et postes académiques des hautes écoles et des universités.
    – Nous exigeons un #salaire égal pour un travail égal, sans distinction de genre. Pour cela les classifications salariales individuelles et les #barèmes_salariaux doivent être rendus transparents.
    – Chaque poste professoral doit permettre le job sharing. Toutefois, le #job_sharing n’équivaut pas à fournir la même quantité de travail pour la moitié du salaire. Seule une réelle réduction de la charge de travail permet une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – Au minimum 50% des postes faisant suite au doctorat et financés par les universités doivent être de durée indéterminée.
    – L’#enseignement et la #recherche doivent être rémunérés à leur juste valeur. Le fait que les privat-docents doivent enseigner gratuitement afin de ne pas perdre leur titre doit être immédiatement aboli. Les titulaires de contrats d’enseignement et de mandats ne doivent pas avoir à attendre la fin du semestre pour recevoir leur rémunération.
    – La #parité de genre est requise au sein de chaque commission de recrutement, de chaque jury et de chaque organe décisionnel du Fonds national suisse #FNS de la recherche scientifique, ce pour chaque discipline.
    – Afin de garantir des procédures de recrutement équitables et une gestion du personnel sensible aux dimensions de genre, nous exigeons des #formations_continues obligatoires pour les personnes siégeant dans des commissions de recrutement ou qui occupent des fonctions de cadres.
    – L’enseignement de même que les procédures administratives au sein des universités et hautes écoles suisses doivent être attentives aux questions de genre. Nous exigeons pour cela des mesures de #sensibilisations adaptées aux fonctions de chaque groupe professionnel concerné au sein des hautes écoles et des universités suisses. L’enseignement doit sensibiliser à un usage de la langue prenant en compte les questions de genre.
    – Nous appelons à des mesures globales pour une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – La #mobilité (notamment pour les mesures d’encouragement) doit être promue, mais ne doit pas constituer un impératif.
    – Les #obligations_professionnelles régulières, telles que les réunions ou les séances administratives liées à l’institution doivent avoir lieu durant la semaine et se terminer à 17 heures.
    – La #vie_familiale doit être rendue possible dans les universités et les hautes écoles et les familles doivent être soutenues. Nous exigeons l’introduction et le développement du #congé_parental, afin qu’un partage équitable des #gardes_d’enfants et des tâches éducatives soit réellement possible.
    – La couverture légale et financière du congé parental doit également être assurée dans le cadre des projets financés par des fonds tiers. Le congé parental ne peut être déduit de la période de recherche définie pour le projet au détriment des chercheuses et chercheurs.
    – Les infrastructures pour la garde d’enfants au sein des hautes écoles et des universités doivent être renforcées. Un nombre suffisant de places de #crèche à des prix abordables doit être garanti, de même qu’une offre suffisante d’espaces parents-enfants.
    – Nous exigeons que les acquis pour lesquels le mouvement féministe s’est battu - comme la mise en place d’études genre dans les universités ainsi qu’au sein de différentes disciplines - soient étendus et non pas démantelés.
    – Nous exigeons davantage de moyens pour la prévention et la répression du #harcèlement_sexuel au sein des institutions universitaires.
    – L’instrument d’encouragement qui soutenait spécifiquement les femmes* en lien avec leur situation familiale aux niveaux doctoral et post-doctoral (Marie Heim-Vögtlin) a été aboli par le FNS au profit d’un format se réduisant à l’#excellence à partir du niveau post-doctoral. Nous appelons à la création de nouveaux instruments d’encouragement et au renforcement des instruments existants, afin que les jeunes chercheuses et chercheurs indépendamment de leur situation familiale ou de leur genre et des réseaux professionnels liés au genre, bénéficient des mêmes perspectives professionnelles.
    – Les #coming_out forcés, les imputations erronées de genre et les assignations de genre superflues doivent être combattues au sein des hautes écoles et des universités. Nous exigeons des adaptations administratives et institutionnelles pour les personnes non-binaires, trans et inter ; par ex. adaptations simplifiées ou suppression de l’indication de genre et toilettes non-genrées. Nous exigeons des formations à destination du personnel ainsi que des services compétents sur ces questions dans toute université et haute école.
    – Les #discriminations liées au genre et à l’#identité_de_genre sont étroitement liées à d’autres types de discriminations telles que celles fondées sur la racialisation, la religion, les origines sociales ou géographiques, l’orientation sexuelle, l’âge ou le handicap. Nous demandons à ce que les discriminations liées au genre au sein des établissements de recherche soient combattues dans une perspective multidimensionnelle et intersectionnelle.
    – Enfin, nous exigeons des mécanismes et des mesures de contrôle réels et contraignants pour mettre en œuvre l’#égalité des genres.

    Nous nous solidarisons avec le personnel non-académique des hautes écoles et des universités qui s’engage pour des conditions de travail meilleures et égalitaires, ainsi qu’avec les étudiant-e-s en grève. Nous soutenons par ailleurs toutes les autres revendications émises dans le cadre de la grève des femmes*.

    https://www.feminist-academic-manifesto.org
    #grève #grève_féministe #Suisse #14_juin_2019 #université #femmes #féminisme #lutte #résistance #genre #rémunération #travail #salaire

    • La grève des femmes, Suisse repetita

      Il y a vingt-huit ans, le 14 juin 1991, en Suisse, plus de 500000 femmes descendaient dans la rue pour réclamer l’application de l’article constitutionnel sur l’égalité entre hommes et femmes. Au bureau, à l’usine, à la maison, à l’école, elles décident de pas travailler pendant une journée, pour montrer que sans leur travail, la société ne peut continuer à fonctionner… Vingt-huit ans plus tard, l’égalité n’ayant toujours pas été obtenue, de très nombreuses femmes préparent une nouvelle journée de grève qui aura lieu le 14 juin prochain. Au pays de la « paix du travail », c’est un événement absolument exceptionnel, pour lequel se mobilisent particulièrement les jeunes générations de femmes.

      Victoire Tuaillon du podcast Les Couilles Sur La Table, et Emilie Gasc, journaliste à la Radio Télévision Suisse, ont interrogé ces femmes d’hier et d’aujourd’hui qui incarnent ce combat. Un documentaire en trois épisodes, à retrouver à partir du 11 juin dans Programme B pour Binge Audio, et sur Play RTS, Apple Podcasts et Spotify pour la RTS.

      https://www.binge.audio/la-greve-des-femmes-suisse-repetita

  • Quel avenir pour les « essaims de robots » ?
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/quel-avenir-pour-les-essaims-de-robots

    Dans nos colonnes nous avons souvent parlé des « essaims de robots » (par exemple ici, ou ici, ou encore, -plus inquiétant-, ici). Cette technologie inspirée de la #vie_artificielle et des sciences de la complexité, implique la création de dizaines, voire de centaines de petits robots, chacun possédant des capacités limitées, (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #Robotique